Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu :
Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet
3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling
3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées
2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan
1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen)
3 jours à Zhangjiajie (Hunan)
3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan
6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing
5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours
5 jours et demi à Hong Kong
1 jour et demi à Macao
1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours
3 jours à Canton
3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian)
2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian)
8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan
1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli
3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages.
J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide.
Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes.
Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao.
En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute.
Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit.
Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie.
J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien.
Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Bonjour Pascalina,
Je lis tes écrits sur la Chine régulièrement....je te souhaite un agréable voyage chez les chinois , sans trop de tracasseries de toute sorte, tube digestif et genoux compris!!!!
Je suis allée en Chine 6 fois dans mes voyages antérieurs le premier il y a 31 ans quand la Chine s'était éveillée aux touristes
Je suis un peu plus âgée que toi et ton paquetage est similaire au mien quand je pars loin;
BON VOYAGE
Françoise
Hey notre Chinoise préférée !!! Un grand bonjour, ça fait plaisir de te lire et on continuera tous à le faire avec ta chronique...
Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes.
Sinon, deviens complètement chinoise et bois de l'eau chaude et de la bière tiède 😉
En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas.
La nourriture en Chine n'est pas très voire pas du tout épicée, ça dépend des régions comme tu le sais. Le matin, je te conseille un bao zi à la viande ou aux légumes ou, si c'est trop gras, un mantao :
Pas une once de graisse, très bourratif et reconstituant avec un petit café. Et ridiculement bon marché: 80 centimes de yuans...
Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit.
Bonjour Pasqualina
Nous allons particulièrement suivre ton voyage , voulant en faire une partie cet hiver ....Merci de te donner du mal pour nous faire partager tes expériences, nous savons à quel point c'est dur en chine, ayant déjà voyagé 2 Fois là bas, une à Pékin pendant 10 jours en février, et 3 mois dans le sud il y a 5 ans ( nous racontons notre périple dans notre blog)...Quel calvaire internet là bas...!!!!
Bon courage et surtout beau voyage !!
Nominanda
Bonne vacances sans trop de soucis.
Les petits inconvénients d'un voyage sont vite oubliés.
Mon deuxième voyage en chine pour l'hiver prochain. Tous tes renseignements seront précieux.
Récent lecteur de la partie "Chine", j'ai commencé à découvrir les écrits des uns et des autres et dont les tiens. Alors déjà merci pour les contributions passées et celles à venir
Je te souhaite un bon voyage et profitez en un maximum puisque tu dis que ce sera le dernier là-bas.
🙂
D’abord il me faut rectifier une erreur : le fortifiant s’appelle Isostar, pas hydrostar. Ça se vend en bouteille de boisson énergétique aussi, pas commode pour le voyage.
Merci Mesdames et Pampita pour vos encouragements.
Pampita, la nourriture chinoise pas épicée … moins qu’en Inde évidemment, mais je la trouve quand même très épicée dans la majorité des cas. Dès qu’on oublie de dire « bu yao la » on y a droit. Encore hier soir, dans le restau de l’hôtel (la majorité de leurs clients sont occidentaux), je commande du poulet aux arachides, il y avait 10 arachides contre 14 bouts de piment et 5 grains de poivre du Sichuan ! Oui, oui ça m’a tellement énervée que je les ai comptés. Heureusement qu’il y avait le riz blanc pour éteindre le feu … Va savoir de quelle région est originaire le cuisinier ?
Et souvent la serveuse dit « mei you la » simplement parce que ça ne vous arrache pas la bouche, mais c’est quand même très relevé avec des bouts de piment par ci par là.
Je ne sais pas si j’ai déjà raconté cet épisode dans mon voyage au Gansu et Amdo : un magasin d’une chaîne de restauration rapide de pizzas à Qining (Qinghai), ils avaient soit des pizzas pimentées soit des pizzas sucrées, pas de moyen terme ! J’appréhende le Hunan où on dit la nourriture encore plus épicée qu’au Sichuan. Il y a toujours les dumplings bien sûr, et j’aime beaucoup, mais pas tous les soirs !
Arrivée à Pékin :
Je suis donc arrivée à Pékin dans le quartier de Qianmen mercredi soir 2 juillet.
Je n’ai pas de quartier préféré à Pékin et j’ai choisi mon hôtel à chaque voyage dans un quartier différent. Qianmen, au sud de la place Tian An Men, est bien situé par rapport aux musées que je veux voir et après sa « restauration » c’est une zone piétonne très animée assez agréable le soir. J’y ai choisi sur booking.com un hôtel bon marché, 238 yuans la chambre single, le Beijing Hyde Courtyard Hotel, qui est situé dans un hutong sympathique et plein de vie et d’activités dans une rue transversale à la grande rue de Qianmen, parallèle à Dashilar. L’internet y est pour le moment assez erratique, le personnel très sympathique, je vous en dirai davantage dans quelques jours. A deux pas de l’hôtel se trouve un bureau de réservation de trains où j’ai pu aller échanger mes réservations internet contre de vrais tickets en ne payant que 5 yuans par ticket (j’ai payé les billets et la commission par paypal à l’agence australienne). Un des intérêts du quartier de Qianmen est aussi le restaurant d’origine de la chaîne des restaurants de canard laqué Qanjude, il est très fréquenté, souvent complet, pas donné (260 yuans le canard sans les à côtés) mais je me l��offre pour le 1er soir (un demi-canard bien sûr). Celui de Wanfujing est plus accessible (moins souvent complet).
Mon séjour de trois jours au Hebei.
CHENGDE : J’avais envie de revoir Chengde, que j’avais beaucoup aimée lors de mon premier voyage en Chine en 2004, mais booking.com n’offrait pas d’hôtel intéressant. J’ai alors contacté l’unique auberge de jeunesse, la Ming Dinasty, plus une sorte d’hôtel en fait, tenue par un couple sino-américain je crois, leur site web est vraiment très bien fait pour toutes sortes de renseignements pratiques notamment les transports. La propriétaire m’avait indiqué qu’il y a vraiment beaucoup plus de touristes (chinois en provenance de Beijing) le week end, et je crois que Marathon avait détesté Chengde un week end, donc j’ai avancé mon séjour au Hebei en partant à Chengde le lendemain de mon arrivée. Mais pas de chambre single au Ming Dinasty et hôtel près de la gare, un peu loin du centre donc j’ai finalement réservé sur ctrip.com. Un Super8 paraissait bien et pas cher, mais pendant les 2 mois d’attente de la réponse du Dongpo Inn (explications plus bas), il est devenu complet et j’ai eu pour 298 yuans une chambre double très bien avec frigo et salle de bain impeccable avec baignoire : le Bifeng Hotel, plein centre.
Pour le transport, un vieux bus ne payant pas de mine à la gare des bus Sihui (sud est de Beijing) m’a mis à Chengde en 2 h 50, rien à dire. Une très énergique et vive chauffeuse de taxi m’a conduite à mon hôtel au milieu des embouteillages.
Hélas il était déjà 16 heures grâce à un de mes derniers achats sur amazon avant le voyage : un petit réveil allemand de la marque Hama, réglage de l’heure par radio, deux réglages d’alarme, la température. Et bien pendant la nuit, alors que je l’avais mis à l’heure chinoise avant de me coucher, le réveil s’est remis à l’heure allemande : 6 heures avant ! Et n’a donc pas sonné … Quand à mon horloge biologique en plein décalage horaire, autant ne pas en parler. Les petites anecdotes qui pimentent le voyage. Pendant 2 mois je vais devoir régler l’alarme en soustrayant 6 heures, histoire de ne pas oublier complètement les maths pendant les vacances. J’en ai aussi un autre plus classique, un petit Seiko, mais il ne sonne que 3 fois (donc sur 10 minutes), nettement insuffisant si je suis fatiguée, je ne l’ai même pas entendu ce matin-là.
On visite Chengde essentiellement pour le palais et parc impérial et pour ses temples tibétains du 18e siècle : il y en a 8 en tout, dont deux incontournables : le Puning Si et sa statue de Guanyin gigantesque et le temple construit à l’imitation du Potala. Tous les deux demandant environ 2 heures de visite, j’ai choisi pour ce premier soir le temple Xumifushou, entre les deux autres. Arrivée à 17 heures devant le temple, la guichetière commence par refuser de me vendre le ticket, alors qu’il ferme à 18 h. J’ai compris pourquoi quand j’ai vu le prix : 80 yuans, parce que le ticket était couplé avec le mini-Potala pour lequel je devrais repayer 80 yuans le lendemain.
Si vous manquez de temps, les deux autres suffisent, mais j’ai trouvé la visite très agréable, beaucoup d’escaliers comme dans tous les temples d’art sino-tibétain de Chengde, car les bâtiments s’étagent sur une grosse colline, jusqu’à une pagode octogonale verte au sommet. Mais ce qui est le plus célèbre dans ce temple ce sont les dragons d’or sur le toit également en or du bâtiment principal. Par contre pas de lumière pour éclairer les statues à l’intérieur et photos interdites à l’intérieur des bâtiments. Peu de visiteurs à cette heure tardive, le vent s’était levé au sommet et faisait tinter les clochettes de la pagode, incitant à la méditation (c’est leur fonction, dixit une pancarte citant l’empereur Qianlong), à peine troublée par un éclat de voix chinoise par ci par là.
Après m’être restaurée dans une cantine en sous sol bonne et bon marché je pensais regagner mon hôtel quand mon oreille a été attirée par le son d’une musique aigrelette et très rythmée à un carrefour. Plusieurs dizaines de chinois ayant tous dépassé la cinquantaine, dansaient allègrement avec un éventail dans une main et un foulard dans l’autre. Certains étaient costumés d’autres non. Le petit orchestre comptait 4 cuivres et 3 rythmiques dont un gros tambour. Et ils ont dansé pendant plus d’une heure. A la fin quelques jeunes ont essayé d’apprendre. L’énergie de certains vieillards m’a frappée, notamment chez l’un d’eux costumé de soie orange : j’ai demandé à sa partenaire quel âge il avait en dessinant les chiffres dans ma main : 85 ans ! Après avoir bien sautillé, il s’est fumé une grande clope et il est retourné danser. Sa partenaire n’avait que 66 ans.
Ça conserve la danse ! Malheureusement impossible sans parler chinois de savoir qui ils étaient et de quelle danse il s’agissait. Ce n’était pas une danse moderne, plutôt une danse ancienne ou régionale. J’ai eu une chance incroyable, c’était pour moi le cadeau de bienvenue de Chengde.
Je prends du retard sur le voyage mais je voulais essayer de joindre des photos, alors en voici 6 de mon premier soir à Chengde :
3 du temple Xumifushou :
- le fameux toit d'or aux dragons,
- la vue du temple voisin imitant le Potala avec un dragon du Xumifushou au premier plan
- et l'étagement des bâtiments couronné par la pagode Liuli Ta
3 de la danse au carrefour du centre de Chengde :
- les deux premières avec le danseur de 85 ans, sa partenaire de 66 ans est en vert pomme
- la danseuse est un personnage comique simulant de fumer un long calumet avec force grimaces
- une partie des sept musiciens
L'évocation de ce restaurant de canard laqué, Quanjude de quianmen me ramène trois ans en arrière. Il faisait quelque chose comme - 10°, et un vent terrible et coupant. Je m'étais littéralement engouffrée dans l'entrée du restaurant, et à ma grande stupéfaction, on me conduisit vers un ascenseur. En France, nous sommes peu habitués aux restaurants à plusieurs étages. Le service était impeccable, et la peau de canard avec du sucre, un vrai régal.
Deuxième jour à Chengde :
Après une bonne nuit réparatrice à mon hôtel de Chengde, le Bifeng hotel, car je n’avais pas emmené mon ordinateur et je n’avais pas eu à lutter contre mes méconnaissances techniques et les aléas des connexions internet, j’ai pu jouir de ses détails assez luxe pour un hôtel de 300 yuans : le frigo, la baignoire (l’eau tombe dans la baignoire, pas sur les WC et sur le sol, ce n’est pas si fréquent en Chine) et aller faire un tour au petit déjeuner inclus. Chinois, pas de café ni de thé, seulement du lait reconstitué (eau + lait en poudre) faiblement dosé en lait, mais il y avait suffisamment de choses mangeables pour moi : œufs, pain, biscuit, etc…
En faisant le check out pour laisser mon sac, je découvre que l’une de réceptionnistes parle trois mots d’anglais et qu’elle utilise un programme traducteur sur l’ordinateur de la réception, alors je décide de tenter la réservation d’un transport pour Jinshanling le soir.
MON CHOIX POUR LA GRANDE MURAILLE : JINSHANLING.
D’abord un grand merci pour les deux VFistes qui m’ont le plus aidée pour cette étape : en premier Dorothevb qui est allée à Simatai et Jinshanling au printemps et dont les deux fils de préparation (nature autour de Beijing) et de retour d’expérience m’ont donné envie de revoir la grande muraille, très mal vue à Badaling en 2004 (foule, brouillard, 1000 marches pour y monter et même chose pour le retour) et de dormir sur ou près de la muraille. Mais en même temps sa tendinite au genou après sa randonnée Simatai-Jinshanling m’a refroidie, ce n’était pas pour moi. L’expérience de Marathon m’a alors permis de choisir Jinshanling comme un lieu avec peu de touristes et avec des vues spectaculaires.
Pour dormir près de la muraille il y a sur Lonely Planet des options très chères et il y a aussi le Dongpo Inn où Dorothevb a séjourné au pied de Simatai. C’est une auberge très simple (pas de salle de bain) mais tout le monde adore, elle permet en ce moment où Simatai est fermée de voir Simatai au crépuscule sans personne quand les gardiens sont partis et de faire au petit jour avant l’arrivée des gardiens la randonnée Simatai – Jinshanling. Mais les propriétaires ne parlent que chinois et il y a des intermédiaires anglophone ou francophone qui font, très mal, le lien par mail. J’ai écrit mon premier mail en avril et ai attendu un mois une réponse. En attendant j’avais décidé de ne voir que Jinshanling donc j’ai répondu que mon projet avait changé, pour savoir comment faire en arrivant de Chengde et s’ils pouvaient me déposer à Jinshanling le matin. Je demandais aussi poliment de répondre un peu plus vite cette fois. Et je n’ai plus jamais eu de réponse à ce mail. Oublié ? Fâché pour ma remarque ? Pas intéressante à cause de son arthrose ? Je ne sais. Donc une semaine avant mon départ, j’ai demandé à Sam le patron du Beijing Hyde Hotel de réserver par téléphone une chambre au Jinshan hotel au pied de Jinshanling et de leur demander comment parvenir chez eux. Pas de problème pour la chambre (300 yuans chambre twin, petit déjeuner inclus) mais je devais me débrouiller pour aller de l’autoroute à leur hôtel, environ 10 km. J’ai découvert cet hôtel sur le forum anglophone du Great Wall, avec photos et numéro de téléphone.
Le point faible était donc le transport. Ma gentille réceptionniste de Chengde a d’abord essayé de contacter un taxi mais il demandait 800 yuans. Je n’arrivais pas à savoir combien il y a de kilomètres entre Chengde et Jinshanling ni combien d’heures de voiture : en fait un peu plus de 100 km, 120 ou 130 peut-être, et un peu moins de 2 heures de trajet, dont la 1ère demi-heure dans les embouteillages de Chengde, ensuite sur l’autoroute (40 yuans de frais pour le taxi), puis 10 km sur une route sinueuse de montagne en bon état. Alors j’ai sorti le numéro de téléphone du transport du Dongpo Inn et là le prix Chengde-Jinshanling était 400 yuans donc j’ai dit d’accord pour 17 h 30. Tout cela avec le traducteur de l’ordinateur, celui du portable d’une autre réceptionniste et d’une amie un peu anglophone arrivée à la rescousse a pris une heure. Et n’a rien coûté. Donc vraiment un très gentil accueil dans cet hôtel, qui m’a évité de me retrouver seule à 7 heures du soir au bord de l’autoroute avec 10 km de marche à faire.
MES VISITES A CHENGDE :
Il me restait un peu moins de huit heures pour visiter les deux grands temples (2 heures chacun) et le parc et le palais impérial. Quelques données pratiques, horaires et prix :
- le parc et le palais se trouvent au centre de la ville, le prix est 120 yuans, les horaires : 7 ou 8 h du matin (désolée je ne m’en souviens plus) jusqu’à 18 h 30
- les 8 temples extérieurs sont en dehors de la ville mais le taxi coûte environ 13 à 15 yuans et il y a des bus rouges à 1 yuan, notamment pour revenir. Les trois grands temples du nord : Puning Si, Xumifushou et le mini potala ferment à 18 heures (ouvrent à 8 heures je crois) mais arriver au moins une ou deux heures avant pour avoir le temps de visiter. Le prix est de 80 yuans pour le Puning Si et de 80 yuans pour le Xumifushou et le mini potala, billet groupé mais à visiter le même jour sinon il faut repayer. Pour les temples de l’est, de l’autre côté de la rivière, désolée je n’y suis pas allée, ils ferment plus tôt d’après tous mes guides papier (16 h 30 ?), sont moins touristiques et se trouvent au pied du rocher du marteau qui se voit de partout, mais il aurait fallu une bonne demi-journée de plus (merci réveil !)
Le Puning Si est un temple en activité, même s’il est payant, on peut voir des moines dans chaque bâtiment et aussi en train de faire des travaux devant le bâtiment central (la salle Mahavira avec les trois bouddhas) qui était donc fermé, mais un brûleur d’encens fumait abondamment devant. Ce qui est le plus célèbre au Puning Si c’est son immense et majestueuse statue de Guanyin (bouddha féminisé ou déesse de la Miséricorde, que les puristes me corrigent) couleur acajou de 22 m de haut avec 43 bras censés en représenter 1000. On est à ses pieds, elle est entourée de deux statues blanchâtres aux grands visages souriants. Comme une chinoise a sorti un gros appareil photo et a pris posément 3 ou 4 photos sans attirer aucune remarque, j’en ai risqué une, je ne sais pas encore si elle est réussie (sans flash bien sûr). Il parait que c’est la plus haute statue de Guanyin du monde, je crois que le bâtiment qui l’abrite qui a été construit après elle et autour d’elle. Cela prend environ deux heures de monter jusqu’en haut et de redescendre en prenant son temps. En redescendant à main gauche, on vous fait sortir dans une zone de magasins avec des vendeurs costumés ; j’ai trouvé ça un peu déplaisant, mais on n’est pas du tout harcelé, il suffit de traverser et de sortir. Des taxis attendent devant pour pouvoir aller rapidement au temple suivant.
Le temple Putuozongcheng est le nom exact de la réplique du Potala. Il est situé sur une colline boisée de pins, la montée commence en pente douce et après, de nombreuses marches d’escaliers permettent d’accéder au grand bâtiment blanc et rouge imitant extérieurement le Potala. Mais quand on arrive à l’intérieur c’est un bâtiment chinois avec ses toits recourbés et ses bois et dorures. On peut monter plusieurs étages jusqu’à une grande terrasse faisant le tour du bâtiment et permettant de belles vues sur Chengde et la nature verdoyante autour. Des guides papier mettent en garde contre les nombreux vendeurs de ce temple, mais je n’en ai pas vu, juste deux petites buvettes, une à mi parcours et une sur la terrasse, toutes deux fort utiles si on a terminé sa bouteille.
Un bus rouge ou un taxi permettent de revenir vers le centre, vers le Palais impérial et son parc. Construits aussi au 18e siècle, comme les temples, par les empereurs qui voulaient fuir la chaleur estivale de Pékin. De fait encore aujourd’hui, il fait plus frais à Pékin et l’air y est plus sain, moins pollué. Comme á fait plaisir de voir le ciel bleu à Chengde quand celui de Pékin est d’un gris blanc ou jaunâtre suivant les jours et qu’on ne sait s’il s’agit d’humidité, de pollution, de sable du désert de Gobi, rien de bon pour les poumons en tout cas.
Il ne me restait plus que 3 heures avant mon rendez-vous avec le taxi donc j’ai vu le palais assez rapidement, il y a de jolies poteries dans certains pavillons, si vous n’en voyez pas dans les musées de Pékin ou d’ailleurs, ça vaut la peine de prendre son temps pour les voir. Elles sont d’époque Ming et surtout Qing (la dynastie des constructeurs du palais). Après le parc immense contient deux grandes parties :
- la zone des lacs : promenade avec pavillons, petits ponts, îles etc ; on peut la parcourir à pied (ce que j’ai fait mais sur une petite partie, plus le temps), prendre un bateau, faire un tour en bus (payant). J’adore cette partie du parc, elle est aussi belle que le palais d’été de Pékin et vaut vraiment la visite. On peut y passer plusieurs heures sans s’ennuyer, car à chaque détour du chemin, un autre paysage se montre, appelant une photo. Les concepteurs des jardins chinois ne connaissaient pas la photo, mais oui la peinture et leur souci du détail et la variété des points de vue forcent l’admiration.
- une grande zone boisée s’étendant sur des monts, on peut la parcourir avec un petit bus (50 yuans) que j’ai pris : il s’arrête en 3 endroits : point de vue sur Chengde (bof), point de vue depuis la muraille encerclant le parc sur les deux temples Putuozongcheng et Xumifushou et les montagnes environnantes (bien) et un dernier arrêt sur une ancienne retraite impériale avec aussi des points de vue sur Chengde, le parc et sa pagode (bien). Et la balade dans ce paysage accidenté et boisé vous met très loin de Pékin, agréable. En tout 1 h 10 minutes
Quand je suis arrivée à l’hôtel Bifeng, le chauffeur du Dongpo Inn m’attendait déjà, mais ce sera pour la prochaine fois … Pareil pour les photos. L’internet ne marche pas dans ma chambre et je squatte le bar depuis plusieurs heures déjà.
Toujours un plaisir de te lire, chère Pasqualina ! 🙂
Pour la nourriture, bien sûr que certains trucs sont épicés. Mais il y en a plein d'autres qui ne le sont pas. Et le matin, un bon bao zi ou un mantao que tu achètes pour rien dans la rue peuvent te donner de l'énergie pour le reste de la journée.
Pas de chance depuis quelques heures : l'internet ne fonctionnait pas dans ma chambre hier, ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine, j'espère que ce n'est pas le cas au Shanxi où je pars ce soir, car la pluie en montagne c'est zéro, on ne peut rien faire.
Surtout que l'une de mes chaussures de marche est décolée et que je n'arrive pas à la faire recoller. En plus je voulais voir un musée, le musée de la Capitale, donc la pluie m'aurait peu gênée. Mais je viens d'apprendre que l'on ne pénètre dans ce musée que si on a au moins réservé la veille ! Donc je ne verrai pas mon troisième musée et vu la pluie, se promener dans les rues ou les jardins perd de son charme. C'est sans doute le moment d'avancer ma chronique.
En commençant par les photos de mon deuxième jour à Chengde : il y avait un ciel si bleu et du soleil, regardez.
D'abord trois photos du monastère en activité Puning Si :
- la grande halle abritant la statue géante de Guanyin
- la statue de Guanyin, elle est évidemment beaucoup plus impressionnante en vrai
- le bâtiment le plus haut au sommet du mont : nature arrangée (rocaille), amas de cadenas porte-bonheur, façade simili-tibétaine aux fenêtres aveugles et toit chinois et un vrai lama au 2e étage
Ensuite trois photos du monastère à l'imitation du Potala de Lhassa au Tibet :
- une entrée très chinoise
- le faux Potala : façade tibétaine aux fenêtres aveugles, toits chinois et nature environnante
- l'architecture intérieure est bien chinoise, elle
- panorama du haut du faux potala : le Xumifushou, Chengde et le rocher du Marteau.
Puis deux photos du palais impérial d'été de Chengde :
- un des pavillons sous les grands pins
- un des objets les plus fantasques : cuivre émaillé, époque de l'empereur Qianlong, le constructeur de la plupart des temples
Enfin quelques photos du parc :
- d'abord la carte du circuit dans la partie montagneuse boisée
- la vue du temple Putuozongcheng depuis la muraille du parc
- et trois photos de la zone des lacs, difficile de choisir ...
J'espère que je vous aurai donné envie d'aller à Chengde, à seulement 3 heures de bus de Beijing, de quoi s'évader de la grande ville, surtout quand le smog y sévit. Pour ceux qui ont des enfants, on peut faire du pédalo sur les lacs, comme sur les lacs de Beijing. C'est vrai que les temples ressemblent peu aux vrais temples tibétains que j'ai pu voir dans le Khâm et l'Amdo, mais ce sont des synthèses sino-tibétaines créées par des empereurs du 18e siècle qui voulaient honorer les dignitaires tibétains, monghols ou kazakhs qu'ils recevaient et en même temps célébrer leur toute puissance. Ils sont bien dans l'air du temps de la civilisation multi-ethnique que veulent promouvoir les actuels dirigeants chinois. Pas étonnant qu'ils soient en train de les restaurer et que tant de chinois aillent les visiter. Mais en dehors du week end, les groupes ne m'ont vraiment presque pas dérangés, un peu à l'entrée du palais, c'est tout, pas dans les temples ni dans le grand parc. Gardez le week end pour Beijing où il y a du monde tous les jours de toutes façons.
Ton voyage commence sous de bons auspices, la déesse des voyageurs t'accompagnera durant tout ton périple... 🙂
A mon avis tu ne lis pas bien les informations de Pasqualina 🤪
... ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine
Et c'est quoi cette "déesse des voyageurs" ? 😮
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Séjour de 24 h à Jinshanling :
J’avais arrêté mon récit à ma rencontre avec le chauffeur du Dongpo Inn. Il parle trois mots d’anglais, pas suffisants pour lui expliquer mon cas. Pendant qu’on était coincés à un feu rouge au milieu des embouteillages de Chengde vers 18 h, je lui ai dit « Bu Dongpo Inn, Jinshan Binguan », pas le Dongpo Inn, c’est l’hôtel Jinshan et je lui ai montré les caractères chinois que la réception de l’hôtel de Beijing m’avaient écrits pour l’hôtel Jinshan. Il a secoué la tête, et avait l’air très déçu. J’ai dans l’heure suivante bien dû recevoir 4 ou 5 téléphones d’un interlocuteur anglophone du Dongpo Inn à qui j’ai expliqué ce que je vous ai raconté plus haut. Que mon intention première était bien d’aller au Dongpo Inn, mais qu’on ne m’avait pas répondu, alors j’avais réservé à l’hôtel Jinshan qui est au pied de Jinshanling, ce qui était plus logique pour moi. Ils voulaient m’emmener au Dongpo Inn, mais on ne dénonce pas une réservation à 18 h. Je leur ai demandé le transport pour le lendemain vers Miyun (200 yuans) par contre, donc ils ont quand même gagné 600 yuans de transport avec moi, mais pas la chambre et les repas. J’ai bien dit que tout le monde semble ravi du Dongpo Inn mais qu’il y a un problème de communication, que les réponses n’arrivent pas ou très tard. Ce sera bien s’ils comprennent que cela peut leur faire perdre des clients et en parlent à leurs intermédiaires. Le téléphone pour le taxi :
en plus du (0086)13613143252 déjà donné sur le forum, ils m’ont donné le numéro suivant pour les rappeler dès que je serais descendus de la muraille le lendemain : 13733342535. Je n’ai pas convenu d’une heure car je voulais me sentir libre d’y rester 1 heure si mes genoux me faisaient souffrir, ou des heures si tout allait bien.
HÉBERGEMENT À CÒTÉ DE LA MURAILLE :
Je suis arrivée au Jinshan Binguan vers 19 h 15, peu avant la nuit, on ne voit pas la muraille depuis l’hôtel ni du petit hameau situé autour. Il y a un assez bon restaurant, à 50 m à pied, appartenant au même ensemble que l’hôtel. Il est censé fermer à 22 h mais ils m’ont poussée dehors à 20 h 30, j’étais la seule cliente et je venais de finir de manger. Le petit déjeuner est inclus et ils en ont de deux types, le chinois et l’occidental. Bref nourriture très convenable.
La chambre est très simple, dans un petit pavillon genre construction de hutong en briques grises et un petit carré d’herbe devant. Il y a deux lits, une salle de bains avec une grande flaque d’eau stagnante au milieu et de l’eau chaude au robinet. Je n’ai pas essayé la vieille télé et fait rare, il n’y avait pas de bouilloire. Bref le même prix qu’au Bifeng hotel de Chengde (300 yuans) pour un confort très inférieur, mais bien sûr ils profitent de la situation. Plus cher qu’au Dongpo Inn, mais avec la possibilité de prendre une douche chaude. Le Dongpo Inn a la vue sur Simatai.
Donc pour comparer les deux options, étant donné que le Jinshan n’offre aucune possibilité de transport et qu’il faut jouer les passagers clandestins dans le taxi du Dongpo Inn pour y arriver, je pense qu’il vaut mieux réserver au Dongpo Inn, par mail, ou par téléphone en faisant téléphoner quelqu’un qui parle chinois (comme par exemple la réception de votre hôtel de Beijing) : s’il était plein, ou si la douche est incontournable pour vous, alors il y a l’option du Jinshan Binguan qui n’est pas si mal. En ce moment où Simatai est fermée, dormir au Dongpo Inn permet aussi de la voir au crépuscule et au petit jour, ce qui est bien pour tous les gens qui n’ont pas des problèmes de genoux comme moi. Enfin pour ceux qui veulent dormir près de la muraille sans payer ces onéreux coûts de transport, les auberges de jeunesse ou les hôtels bon marché de Beijing (par exemple sur le site du Leo Hostel), offrent une excursion avec nuit sur la muraille dans un endroit « top secret » donc je ne sais pas où … pour un prix tout à fait abordable.
PROMENADE SUR LA GRANDE MURAILLE .
D’abord un peu de renseignements pratiques. Cela m’avait frappée qu’aucun guide ne donnait les horaires d’ouverture de Jinshanling alors qu’ils donnent ceux de Simatai, Badaling, etc… C’est parce que Jinshanling ne ferme pas, il est ouvert 24 h sur 24 (le guichet je ne sais pas) ; par contre le téléphérique lui n’est ouvert que de 8 h 30 à 17 heures. Le prix est 65 yuans en été, 55 yuans en hiver, moins cher que Chengde donc. Je vous joint le plan de Jinshanling en photo. La route avec le hameau, le guichet, etc… est en bas, la muraille est en haut, c’est la ligne sinueuse en tirets, à gauche direction Simatai. On peut voir qu’il y a de gauche à droite 5 moyens d’accès :
- un chemin difficile (ce que m’ont dit les locaux quand je regardais la carte),
- le téléphérique,
- un chemin accédant au col de Shaling, partie en escaliers et partie pavé, je ne sais pas la proportion,
- un autre qui relie le hameau avec deux tours détachées de la muraille sur une crête mais que plusieurs personnes m’ont déconseillé en descente car il est très glissant - c’est un chemin en terre –
- et enfin le chemin le plus à droite (ouest) qui un peu en contrebas de la tour et de la maison du général relie la muraille au village par une route toute plate et correspond au col de Zhuanduo.
Je suis montée par le téléphérique et descendue par cette route ouest. Plus de 6 heures de bonheur total, au soleil avec des vues extraordinaires et pas trop de gens, rarement bruyants, plus de touristes étrangers que je n’en avais vu jusqu’alors, peut-être la moitié des visiteurs de Jinshanling ce samedi là sont étrangers, de toutes nationalités. En fait j’ai dû marcher la moitié du temps et me reposer à l’ombre la moitié du temps en contemplant le paysage ou en discutant avec l’un des marcheurs. J’ai pique niqué à l’ombre vers 14 h. Vraiment rien à voir avec mon triste souvenir de Badaling en 2004. Les photos dans mon prochain post. Pasqualina
Ton voyage commence sous de bons auspices, la déesse des voyageurs t'accompagnera durant tout ton périple... 🙂
A mon avis tu ne lis pas bien les informations de Pasqualina 🤪
... ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine
Et c'est quoi cette "déesse des voyageurs" ? 😮
Je ne saisis pas ton message, Raga...
Guanyin est, entre autres, la déesse des voyageurs. Pasqualina lui a rendu visite, donc son périple va bien se passer... Voilà... Pas la peine de chercher midi à 14h, c'est juste un petit encouragement... Tu sais, comme quand on dit "bon voyage"... Toi, y'en a compris ou moi faire un dessin?🤪
Tu me diras, Guanyin, c'est un peu l'auberge espagnole, tout le monde y met ce qu'il veut : compassion, voyage, enfantement...
J'avais lu que les caravaniers bouddhistes d'Asie centrale la considéraient comme la protectrice des voyageurs. Peut-être parce que le bouddhisme est arrivé en Chine par cette voie... Ou peut-être parce qu'elle a aidé le singe (dont je ne me rappelle jamais le nom) pour qu'il continue son pèlerinage en Inde, dans le Xiyouji...
En Thaïlande, j'ai entendu la même chose. Par contre, quand j'ai dit à des amis japonais ou vietnamiens que Guanyin était la déesse des voyageurs, personne ne m'a compris.
Bref, j'ai l'impression que chacun fait endosser à Guanyin ce qui lui plaît...
j'avoue que tu m'apprends quelque chose (mais en seulement 19 voyages en Chine je n'ai certainement pas ton expérience😉
Ca, c'est le genre de petite phrase qui commence généralement à faire déraper un fil...😕 Donc on va s'en tenir là en ce qui concerne les petites phrases, ok?
Bonjour Pasqualina,
Je te suis "pas à pas". J'adore. Merci. Quelques péripéties mais rien de plus que les "joies du voyages".
Concernant la grève de tes intestins pendant les voyages, il y a un produit qualifié de "miracle". Il s'agit d'essence de cannelle de Chine (sans rire !). 1 à 2 gouttes par jour sur la plante des pieds suffisent à stabiliser et régulariser la digestion. Peut-être que tu pourras trouver cela justement en Chine ! C'est vraiment efficace.
Je profite de ton passage à Jinshanling pour te demander si l'excursion Jinshanling-Simatei est réalisable. Je voudrais nous faire conduire de Simatei à Jinshanling et retourner à pied à Simatei. Si l'on ne peut pas aller sur la muraille à Simatei, je ne vois pas l'intérêt d'y aller. J'ai réserver 2 nuits à fin juillet au Dongpo In - et sans aucune difficulté - réponse par mail en moins de 24 heures !!!!
J'espère que tu vas bien et que la météo s'est rétablie .
A bientôt
Marie-Claude
Ca, c'est le genre de petite phrase qui commence généralement à faire déraper un fil...😕 Donc on va s'en tenir là en ce qui concerne les petites phrases, ok?
sans commentaire ... pour l'instant😉😉+
peut-être parce qu'elle a aidé le singe (dont je ne me rappelle jamais le nom) pour qu'il continue son pèlerinage en Inde, dans le Xiyouji...
ca c'est plus intéressant ; elle a effectivement aidé le moine (Xuang zang - à vérifier ) et ses acolytes (singe, cochon, cheval et ..... ) , lors d'un voyage sans que , que ça en fasse pour autant la déesse des voyageurs
😇
ca c'est plus intéressant ; elle a effectivement aidé le moine (Xuang zang - à vérifier ) et ses acolytes (singe, cochon, cheval et ..... ) , lors d'un voyage sans que , que ça en fasse pour autant la déesse des voyageurs
Ca, c'était une explication possible, une hypothèse...
Mais le fait est que Guanyin est, à certains endroits (Haute-Asie, Thaïlande etc.), considérée comme la déesse des voyageurs, en tout cas par certains. Mais pas par tout le monde, je te l'accorde, et j'ai été le premier à le dire en donnant l'exemple de certains amis japonais ou vietnamiens qui n'en avaient jamais entendu parler.
Pampita et Ragamuffin, Je ne sais pas si la déesse Guanyin me protège ou non, mais j’ai un mélange de chance et de malchance pour le moment, vous le verrez mieux avec les péripéties de mon voyage vers Pingyao.
JINSHANLING, SUITE ET FIN :
Mais samedi dernier, à Jinshanling, le soleil et la chance me souriaient. Peu de touristes donc et aucun groupe à micro. Seulement des groupes d’amis ou familiaux, avec des enfants qui s’interpellent d’une tour à l’autre ou des chinois virils qui poussent des hurlements pour voir si ça résonne loin. Quant aux vendeurs, j’avais lu que certains vous accompagnent tout le long du chemin, heureusement rien de cela. Une femme a bien essayé de me suivre et de me conseiller au début dans la première tour (petit Jinshan) mais j’ai montré que je voulais rester seule en disant « ighe jen » : une personne. C’est ce qu’on me dit toujours avec étonnement : « ighe jen ? ». Mais oui je voyage seule … Et cette dame n’a pas insisté. Pour le reste, il n’y avait des vendeurs que dans certaines tours à deux étages bien abritées et au frais, ils ne harcelaient pas les clients, offrant seulement quelques babioles et des boissons assez fraîches, fort utiles si on a fini les siennes. Une bouteille d’un demi-litre de coca par exemple coûte 10 yuans (le double au moins des petits commerces) à la 1ère tour comme dans le village (ou à l’intérieur des sites de Chengde ou de Beijing) par contre elle passe à 20 yuans dans le pavillon du général, où il y a des escaliers à grimper avec les bouteilles, dur. L’eau coûte la moitié (1/2 litre).
Au départ je ne savais pas combien de temps j’allais rester, j’avais décidé de faire 2 ou 3 tours en direction de l’est (vers Simatai), puis de revenir en arrière et partir vers l’ouest puisque les VFistes consultés, notamment Marathon m’avaient dit que c’était la plus belle partie. Et de revenir ensuite au téléphérique si je n’étais pas trop loin ou de descendre à pied. Finalement , comme j’ai fait la fin de la descente de la petite Jinshan direction ouest sur les fesses tant elle était raide, je ne me voyais pas revenir sans aide ni m’abîmer les genoux, donc je suis descendue à pied et je ne le regrette pas. Dès le début j’avais avisé la tour du général vers l’ouest et m’étais dit que si j’arrivais jusque là je serais très contente de moi. Et je suis redescendue deux tours après vers la Zhuanduo pass, sa statue et son bas relief de général Ming.
Sur le chemin plat du retour, juste après avoir quitté les escaliers, j’entends un claquement dans ma chaussure de marche droite, la semelle était pratiquement complètement décollée. J’ai dû retourner à l’hôtel ainsi en traversant tout le hameau où les gens prenaient le frais devant leurs maisons et se sont bien payés ma tête. Une femme a eu pitié de moi et m’a donné un ruban pour attacher une partie de la semelle mais elle claquait encore et le petit ruban a encore plus déclenché l’hilarité générale.
Arrivée à l’hôtel, j’ai téléphoné au numéro donné la veille et en 10 minutes le chauffeur était là, j’avais à peine eu le temps de changer de chaussures : je n’allais pas donner le même spectacle dans le métro de Pékin ! Il m’a déposé devant l’arrêt du bus 980 à Miyun qui est parti 5 ou 10 minutes après. Par contre il ne s’agit pas d’un autocar mais d’un autobus de ville qui s’arrête partout et qui n’a pas de compartiment à bagages. Donc j’ai dû voyager avec le sac à dos sur les genoux, ce dont ils se seraient bien passés après les escaliers de Jinshanling. J’essayais de dormir quand même mais mon sommeil était troublé par le voisin de derrière qui recevait sans arrêt des coups de fil : après une jolie musique suivait un tonitruant « oueiiii » et ensuite il criait la moitié du temps, pas de chance dans tout le bus il n’y en avait qu’un et il avait fallu qu’il soit juste derrière moi ! Le bus nous a déposés dans une rue non loin de la station de Dongzhimen, mais à près de 8-10 minutes à pied quand même car il fallait tourner autour d’un gros pâté de maisons. Heureusement un jeune chinois m’a aidé à trouver la station, il a même insisté pour me porter le sac à dos, il prenait aussi la ligne 2 mais en sens contraire. Il parlait assez bien l’anglais, ayant fini ses études et étant à la recherche d’un travail depuis un an. Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?
Arrivée à l’hôtel à Qianmen, j’étais trop fatiguée pour ressortir et j’ai essayé le bar de Sam, le caf��-restau de l’hôtel. C’est ce soir-là où j’ai mangé le fameux poulet aux arachides avec 10 arachides et 14 bouts de piment que j’ai mentionné à Pampita il y a quelques jours. J’avais pris aussi une salade verte qui devait être assaisonnée avec une sauce « thousand islands », mais il n’y avait aucune sauce. Comme je refusais la sauce au soja, la gentille et novice serveuse m’a offert de la confiture de fraise. Un retour à la carte bilingue a permis de solutionner ce petit malentendu. Mais cela prouve bien que les chinois ne comprennent rien à notre façon de manger, même s’ils sont ouverts à l’improvisation pour nous satisfaire. L’utilisation des sauces peut être assez folklorique. Je me souviens de l’année dernière à l’auberge de jeunesse de Qufu, j’avais commandé une salade de fruits. Il y avait aussi des tomates cerises dans l’assortiment, un peu bizarre, mais pourquoi pas, c’est vrai qu’elles sont un peu sucrées. Mais ils ne devaient plus avoir de yaourt alors la sauce blanche sur les fruits, une fois goûtée s’est révélée être de la mayonnaise. Ces anecdotes pourraient bien trouver leur place dans le fil « La Chine en délire » de notre ami Pampita, que je vous conseille de suivre si vous ne le faites pas déjà. Il est à la fois désopilant et très instructif.
Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir !
1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès
2. ma petite maison au Jinshan hotel
3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ
4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan)
5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes
6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours.
7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ?
comme le dit Mme Claude, nous suivons pas à pas tes pérégrinations...
Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?
Ca dépend de quelle fac ils sortent...
Chaque année, près de 10 millions d'étudiants chinois entrent à l'université. Le système est ultra-sélectif (comme tout en Chine) et l'accès à la fac dépend du résultat au Gaokao, examen d'entrée à l'université après les études secondaires. Meilleur est le résultat, meilleure est la fac dans laquelle on va étudier (en Chine, les universités sont classées en 3 niveaux : niveau 1 pour les meilleures, niveau 2 pour les moyennes, niveau 3 pour les moins bonnes).
Les étudiants qui sortent d'une université de grade 1 n'auront normalement aucun problème pour trouver du travail. Ce qui n'est malheureusement pas le cas pour les diplômés d'une fac de grade III.
Petite parenthèse intéressante : les jeunes Chinois qui vont étudier à l'étranger sont généralement (mais pas toujours) ceux qui ont raté leur Gaokao et qui ne veulent pas entrer dans une université de grade III ! C'est considéré comme un pis-aller par les familles chinoises qui ne veulent pas trop perdre la face et envoient leur enfant à l'étranger (au moins, il pourra dire "j'y étais"). Mais s'ils avaient le choix, l'immense majorité des étudiants chinois qui partent à l'étranger iraient dans les meilleures universités de Pékin, Shanghai, Wuhan, Nankin etc. J'ai bien précisé : "généralement", car il y a bien sûr des exceptions. Les étudiants qui ont la chance d'aller dans les toutes meilleures universités/écoles occidentales (Harvard, HEC...) ou d'y suivre des cursus spéciaux (cuisine, mode, beaux-arts...) le font de leur plein gré. Mais ces cas spéciaux sont minoritaires dans la masse des étudiants chinois étudiant à l'étranger (35 000 en France - ils en prévoient 50 000 en 2015 -, 200 000 aux Etats-Unis...) Dans la majorité de ces cas, comme je l'ai dit, c'est un choix par défaut ; ils n'ont que faire d'aller étudier à l'étranger et ils auraient préféré entrer dans de bonnes universités chinoises, celles qui font gagner le plus de face et d'argent une fois les études finies. Et c'est tout ce qui intéresse les familles chinoises...
Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir !
1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès
2. ma petite maison au Jinshan hotel
3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ
4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan)
5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes
6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours.
7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ?
Merci Pampita de suivre mes aventures, malgré le retard, car je suis à Jinshanling dans mon récit et à Luoyang en réalité.
Oui, je sais qu'il n'y a que deux photos, problème d'internet au Mianshan, je ne sais pas si c'était lié au temps, c'était pluie et purée de pois, on ne voyait pas au-delà de 100 m. J'ai déjà envoyé ce texte et ces deux photos et le post suivant avec le reste des photos a été perdu car l'internet s'est coupé et la réception me harcelait pour que je quitte la chambre.
J'espère avoir plus de chance ce soir dans l'auberge de jeunesse Yjia de Luoyang. Mais le bar devrait fermer normalement dans 4 minutes...
Et pour conclure sur Jinshanling, voici les coordonnées de l'hôtel Jinshan :
Pinyin: Jīn shān bīng guǎn
English: Jinshan hotel
Telephone: 86-10-8402-4628
Finalement le bar nous a donné une rallonge. Bonsoir, Pasqualina.
Mais nous sommes nombreux à suivre tes aventures, je suis loin (très loin même) d'être le seul 🙂
Merci pour les photos et pour avoir le courage de nous narrer tes pérégrinations, même en décalage. Il y a bien longtemps que j'ai perdu ce courage, je t'admire...
Amitiés
Les chinois sont moqueurs, un peu comme nous, français.
Prenant plaisir à lire tes exploits, je viens te lire avec assiduité.
Bon voyage et vents protecteurs.🙂
Bonjour à tous,
Effectivement je m'inquiète aussi ! elle boude ? elle fait grève ? elle est trop occupée ? Et nous, nous sommes suspendus à ce contact et nous n'avons pas de nouvelles !!! Hou hou, Pasqualina, nous sommes là !
Bonsoir à tous
Marie-Claude
Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista, probablement récoltée dans un restaurant de rue bien sympathique de cette ville. Ma chambre étant au 3e étage sans internet et l'internet au 1er mais sans toilettes !
Après une nuit et une matinée de train et une après-midi extraordinaire sur une montagne du Hunan appelée Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ?
Mais tout cela sera pour plus tard car je dois toujours vous parler de Beijing.
Entre parenthèses, je ne sais pas pourquoi VF a transformé de manières inintelligible le malheureux Jinshan Binguan pourtant écrit avec nos lettres dans mon post sur Jinshanling.
Trois jours à Beijing :
Je vous rappelle que je suis déjà venue plusieurs fois à Beijing, et même si je suis très loin d’avoir tout vu, je voulais cette fois surtout voir des musées car en 2004 et 2006, ils étaient beaucoup moins intéressants et souvent avec des étiquettes seulement en chinois. Toute la Chine a vu fleurir des musées ces dernières années, il sont modernes, bien présentés, avec une présentation chronologique (quelquefois par thème : bronze, porcelaine, etc…) avec des panneaux et des étiquettes bilingues chinois et anglais. En plus ils sont gratuits, contrairement aux autres sites touristiques chinois dont le prix ne cesse d’augmenter et dépasse souvent les prix pratiqués en France. Attention il faut avoir son passeport sur soi, on vous le demande à l’entrée. Evitez de venir avec des briquets, on va vous les prendre à l’entrée et vous ne les reverrez plus. Il fallait tenir compte aussi du lundi, jour de fermeture des musées de Pékin, mais pas de la Cité Interdite.
UN DIMANCHE À BEIJING :
Donc le dimanche 7 juillet je suis allée compléter ma visite du musée national (commencée l’année dernière), qui se trouve place Tian An Men, non loin de la cité interdite, c’est le dernier énorme bâtiment à droite quand on regarde la porte de la Cité Interdite avec le portrait de Mao.
Le sous-sol du bâtiment est consacré à un panorama chronologique de l’art chinois (tout ensemble, bronze, pierre, poterie, peinture, suivant les époques) depuis 4000 av JC. En plus comme c’est le musée national, ils ont piqué de belles pièces dans toutes les régions et tout ce qui est exposé est vraiment très beau et/ou intéressant historiquement. Si vous voulez faire une répétition avant d’aller en Chine, je vous conseille le musée Cernuschi à Paris (gratuit lui aussi) ou son site web très bien fait si vous n’êtes pas sur Paris. Le musée Guimet est très bien aussi, avec des chefs d’œuvre notamment du Xinjiang, mais il est moins éducatif si on veut apprendre les différentes dynasties et ce qui caractérise leur art.
Une assez longue queue pour entrer dans le musée national de Pékin, mais qui défile vite, en 10 minutes environ j’avais mon billet gratuit, j’avais passé le contrôle d’entrée genre aéroport. Il y avait beaucoup de monde avec notamment les enfants qui courent dans tous les sens et qui s’ennuient, mais une sortie dominicale gratuite avec en plus l’air conditionné, c’est sûr que c’est tentant pour les familles. Mais j’étais concentrée sur mon sujet et cela ne m’a pas trop dérangée. Il y avait aussi la nettoyeuse de vitrines : en Chine il y a des femmes qui nettoient les vitrines des musées pendant les heures d’ouverture, ce qui évite d’avoir des traces graisseuses entre votre oeuil et le chef d’œuvre exposé, précieux aussi pour les photographes. Je n’en ai jamais vu ailleurs qu’en Chine, je suppose que dans les autres pays le nettoyage a lieu le soir, après la fermeture du musée. A 16 h 30 (le musée ouvre à 9 h et ferme à 17 h) un disque en continu a commencé à inciter en chinois et en anglais les visiteurs à aller voir ailleurs. 5 minutes après se sont rajoutés les cris des deux gardiennes des deux dernières salles avec les peintures et les porcelaines Ming et Qing. A 16 h 44 j’en avais plein les oreilles et je suis sortie (la dernière). J’avais oublié de vous dire que de superbes escaliers roulants permettent de descendre à ce sous-sol et d’en remonter, le luxe ! Car les escaliers des musées me sont souvent très pénibles.
En sortant du musée, c’était le smog dans toute sa splendeur, quelle différence avec Chengde et Jinshanling ! A 5 heures de l’après-midi, dans un ciel blanchâtre le soleil était comme une boule jaune cachée derrière ce plafond blanc, l’atmosphère était humide et étouffante. J’ai décidé d’aller enfin voir le jardin Beihai que je ne connais toujours pas. Pour remonter la longue rue qui longe la cité interdite je cherchais un moyen de transport, une de ces cages d’aluminium montée sur une moto s’est arrêtée à mon niveau, c’était une femme qui conduisait, sympa, mais pas le prix annoncé : 30 yuans pour un peu plus d’un kilomètre ? Je me suis rabattue sur le bus nº 5, 1 yuan, avec en plus massage gratuit à chaque arrêt, car le bus était bondé et les gens devaient se faufiler en plongeant dans la masse humaine. Je restais prudemment collée au guichet de la contrôleuse mais j’ai fait de même quand il m’a fallu descendre.
Dès que j’ai pénétré dans le parc, j’ai su que j’avais choisi le bon endroit pour finir ma journée.
Lac, pots de lotus avec leurs fervents admirateurs et photographes, pont de marbre blanc, belle végétation et un beau dagoba blanc pour couronner le tout. Hélas le parc était ouvert jusqu’à 21 h mais pas les principaux bâtiments : la forteresse ronde, le temple et le dagoba blanc qui fermaient à 18 h 30 (sûrement dernière entrée 18 h). Donc je me suis seulement promenée, notamment dans l’île de Jade, qui recèle à l’opposé du pont d’entrée un restaurant « trésor national » poursuivant les traditions impériales. Il s’agit du restaurant Fangshan. Il sert de 11 h à 14 h et de 17 ou 18 h à 20 heures. Je me suis laissée tenter, très belle salle avec peintures anciennes et dorures refaites dans un vieux pavillon impérial restauré. Les prix sur la carte variaient de 10 yuans à 1000 yuans. J’ai pris plusieurs petites portions pas trop chères, petites comme des tapas, tout étant cuisiné de manière exquise, avec une petite bière bien glacée (j’ai eu de la chance depuis le début du voyage, pas une seule bière chaude, toujours bien fraîches). Un taxi m’a ramené à la rue Dashilar, belle rue avec des maisons anciennes restaurées et dédiées au commerce : les magasins affichent leur ancienneté (19 ème siècle, une se réclame même de l’empereur Kangxi). Cette rue est perpendiculaire à l’avenue Qianmen et de retour à l’hôtel, je me suis évidemment jetée sur mon ordinateur pour essayer de récupérer le retard de mes chroniques.
Comme toujours, très difficile de choisir quelques photos un peu représentatives :
- d'abord deux vases à libations en bronze, aux formes toujours assez extraordinaires, avec dragons, tigres et autres animaux : ici le premier date de 770-443 av JC (péridode printemps et automne) et le rhinocéros de 202 av - 8 ap JC (Hans de l'ouest)
- parmi les poteries grandes ou petites montrant la vie quotidienne pendant de nombreuses dynasties, j'ai choisi cette superbe danseuse de la même époque (Hans de l'Ouest)
- deux peintures de la vie quotidienne, une brique peinte de la route de la soie (Jaiyuguan, Gansu, Jin de l'ouest, 220-316) et un détail d'une fresque Tang de la région de Xi'an (668) représentant une musicienne
- deux figures bouddhiques : tête d'un bouddha de 550-577 (Qi du nord, Shandong) et un bodhisattva de Dunhuang (Tang, 618-907)
- une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes)
- un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d'Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ?
- smog sur Tian An Men et ses environs, deux photos
- dimanche sur le canal entourant la cité interdite
- le lac Beihai et son dagoba blanc
- lotus en fleur et en bateau (2 photos)
- et pour finir le restaurant Fangshan
LUNDI À BEIJING :
Il pleuvait mais le clou de ma journée devait être ma visite au musée des peintures et calligraphies de la cité interdite (donc abritée).
Mais je devais d’abord chercher un cordonnier pour faire réparer mes chaussures de marche avant mes journées de montagne à Mianshan et Zhangjiajie. Le petit plan dessiné par la réceptionniste de l’hôtel ne m’a conduite nulle part et je n’ai pas trouvé son cordonnier. Dans une boutique du hutong où je demandais le chemin en montrant les chaussures, le vendeur m’a proposé de la colle et j’ai trouvé aussi une rallonge multiprises car mon adaptateur ne marche pas bien et fait des mauvais contacts sans arrêt. Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis ! Cela m’est déjà arrivé dans des coins paumés dans les zones tibétaines avec des paysans et paysannes, mais là en ville, manque d’éducation inadmissible. En plus tout ce qu’il m’a vendu était de la camelote, la colle ne collait rien du tout et son multiprise faisait aussi des mauvais contacts. 40 yuans perdus et une humiliation gratuite !
Mais revenons au but de ma journée. En fait il y a plusieurs musées dans la cité interdite, certains consacrés aux collections impériales d’objets précieux m’intéressent peu, mais il y en a deux qui, à mon avis valent vraiment le détour, l’un sur les porcelaines, l’autres sur les peintures et calligraphies. Compter une ou deux heures pour chacun, avec la cité interdite cela fera la journée complète et une grosse fatigue ! Surtout si vous rajoutez à la fin la colline du charbon au nord de la cité interdite qui permet dans un joli parc (escaliers et pagodons) d’avoir une vue sur l’ensemble de la cité interdite et aussi sur Pékin si pas trop de smog. Pour en revenir à mes deux musées, ils se trouvent en début de visite, de part et d’autre de la première grande cour après le contrôle des billets. Il faut sortir de cette cour par des portes latérales et aller chercher des pavillons en retrait sous les arbres : à droite le musée des porcelaines, à gauche celui des manuscrits et peintures. Depuis 2004 j’essaie de voir la collection de peintures de la Cité Interdite et jusqu’à ce jour rien, à chaque fois on me disait que c’était fermé. L’année dernière j’ai vu les porcelaines, très belle exposition chronologique, bien didactique, avec uniquement de très belles pièces. Cette année j’ai envoyé en juin un e-mail au musée de la cité interdite (musée du palais) pour leur évoquer mes difficultés à voir les peintures chinoises en Chine et particulièrement celles de la Cité Interdite. Ils m’ont répondu que l’actuelle exposition est ouverte jusqu’au 16 juillet. J’ai quand même eu un moment de stress lundi quand j’ai vu la porte de gauche de la cour fermée, et un gardien à côté dont l’unique mot intelligible était « closed », J’ai rebroussé chemin et j’ai trouvé un bureau où quelqu’un parlait anglais. Après téléphone le musée était bien ouvert mais il fallait contourner un bâtiment, en se glissant le long d’un grand mur, en raison de travaux derrière la porte. Pas de photos permises, mais un grand plaisir à voir ces peintures bien exposées dans la pénombre (elles sont très fragiles, surtout les plus anciennes, ce sont des peintures sur papier et soie, beaucoup plus fragiles que les peintures à l’huile ou à fresque occidentales) et dans un silence à peine troublé par des murmures des rares visiteurs (évidemment il faut le trouver ! et pas un seul étranger). J’ai compris enfin le système de présentation de ce musée et pourquoi il est si difficile à voir. Les œuvres sont exposées en rotations de 2 mois, là c’était l’exposition 6, du 17 mai au 16 juillet. Puis le musée ferme jusqu’à sa réouverture en septembre jusqu’à novembre pour l’exposition 7. Le musée comme la cité interdite ferme à 17 h mais à 16 h 30 on nous poussait vers la sortie, là c’était normal étant donné la taille de la Cité Interdite. Et autre renseignement pratique : ces musées ne sont pas gratuits, ils sont dans la Cité Interdite donc il faut payer les 60 yuans de l’entrée à la Cité Interdite, mais une fois dedans la Cité Interdite on ne repaye pas pour les voir. Je crois que par contre pour les musées des trésors accumulés par la famille impériale on repaye quelque chose, je n’en suis pas sûre, n’ayant jamais été attirée par ces objets un peu kitsch je crois, il y a notamment une collection d’horloges envoyées par les rois et présidents occidentaux.
Une petite remarque pratique encore : l’année dernière notre hôtel nous avait conseillé un bus qui nous amenait à la porte nord et nous n’avions pas pu rentrer, la visite étant organisée de la porte sud (entrée et achat des billets) vers la porte nord après les jardins, juste en face de la colline du charbon d’où on a la vue sur toute la cité interdite. Je ne sais pas si c’est toujours comme ça. Mais contourner la Cité Interdite avant même d’y entrer est déconseillé, il vaut mieux garder ses jambes et ses forces pour l’intérieur. Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.
En sortant de la Cité Interdite par la porte sud, j’étais assez fatiguée par la chaleur humide, les jambes lourdes et la plante des pieds douloureuses. J’ai oublié de prendre depuis l’Europe une crème reposante et rafraîchissante pour les pieds, genre akiléine, alors je me suis dirigée vers la rue Wanfujing pour aller faire quelques emplettes dans le centre commercial appelé Oriental Plaza, juste au début de la rue à droite. Je n’ai trouvé qu’une crème allemande à la camomille, mais ai fait le plein de viennoiseries pour mes futurs petits déjeuners dans une pâtisserie-boulangerie à la française juste à gauche de l’escalator en arrivant au sous-sol. Un peu plus loin dans le sous sol vers la droite, vous avez toute une zone appelée « Food Republic », citée dans le LP, vraiment sympa avec des stands de nourritures originaires de pleins de régions différentes de Chine. Souvent vous pouvez voir préparer la nourriture devant vous. Et là, contrairement aux adresses que je vous avais données jusque là, ce n’est pas cher. Vous pouvez manger pour quelques euros.
En sortant de l’Oriental Plaza, si vous remontez la rue Wanfujing, vous trouvez rapidement à droite dans une petite rue transversale, une annexe du restaurant de canard laqué Qanjude (moins rapidement plein que la maison mère de Qiamen, on trouve notamment des places entre 20 h et 21 h, après que les chinois aient mangé, mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne. A l’opposé sur la gauche de Wanfujing part la petite rue du marché de nuit avec les brochettes de scorpions etc… si célèbres, sympa pour une photo.
Et en remontant encore la rue sur la gauche toujours vous trouvez La libraire de Pékin pour les langues étrangères ; on y trouve à la fois de quoi apprendre les langues étrangères pour les chinois et de quoi apprendre le chinois pour les étrangers (méthodes dans chaque langue), ainsi que des livres publiés en Chine dans les différentes langues sur les beautés de la culture chinoise : jardin, théâtre, cuisine, porcelaine, bronze, architecture, etc… etc… Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais. J’ai acheté un livre à 96 yuans sur les vernacular dwellings en anglais, les habitations régionales avec des chapitres sur la plupart des architectures que je vais voir cette année : hutongs de Pékin, architecture de bois dong, diaolous de Kaiping, forteresses rondes du Fujian, villages du Huizhou dans l’Anhui. Donc si vous finissez votre voyage à Pékin et que vous cherchez des livres souvenirs en français, c’est la bonne adresse. Si vous repartez de Shanghai, il ne faut pas chercher son équivalent situé dans une rue perpendiculaire au Bund mais qui ne contient presque aucun livre en français, c’est la boutique du musée de Shanghai qui vous permettra de trouver ce que vous cherchez : livres, babioles, belles porcelaines et copies d’objets antiques, un peu comme les boutiques du Louvre, pas donné pour les porcelaines et copies d’antiques, mais de bonne qualité.
De retour à l’hôtel, après avoir découvert que la colle ne collait pas les chaussures mais que son odeur d’acétone me faisait presque tomber évanouie, et que l’internet en fonctionnait pas dans ma chambre, problème de ruter, je suis allée squatter le bar bien après minuit pour continuer mes chroniques et trier mes photos.
Pas de photos, ni dans le musée de la cité interdite, ni dans les magasins de Wanfujing, ça tombe bien après l'inflation de photos sur la première journée de Beijing, ça prend énormément de temps de choisir les photos et de les télécharger.
La pluie a en grande partie massacré ma troisième et dernière journée à Beijing, mais je vous en parlerai plus tard, je dois dormir un peu avant de grimper sur la montagne de Zhangjiajie. Demain soir je dors dans une AJ sur la montagne, je n'emporte pas mon ordinateur. Donc pas d'affolement, il vous faudra attendre 48 h si l'internet marche bien dans mon prochain hôtel.
Encore merci pour tous vos encouragements et commentaires, à +, Pasqualina
Merci Pasqualina, toujours un plaisir de te lire 🙂
Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista,
Le remède miracle en cas de diarrhée aigüe : un verre de Sprite avec une cuillère de sel bien dilué. C'est radical: sauf grave intoxication, plus rien ne sort...😎
Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ?
Tout à fait ! Ton chinois progresse à vitesse grand V. Ni de zhongwen hen hao !
- une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes)
Tu veux dire les Hui ? Mais ils n'étaient pas spécialement présents au Xinjiang. Dans cette région, avant les Ouïghours - peuple turc - il y avait les Xiong-Niu - nomades, qu'on considère généralement comme des proto-Turcs - et les Tokhariens - qui eux sont Indo-européens.
- un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d'Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ?
Pour montrer aux han et au monde que la Chine est très gentille avec ses minorités... Mais cette petite propagande est moins "interloquante" que dans certains musées où tu peux lire des panneaux finissant par une ode au Parti communiste qui est en train de développer la Chine, sans aucun lien avec le thème du musée...
J'aime tes photos de Pékin, ce brouillard qui rend l'ambiance un peu mystérieuse... Je trouve que les villes chinoises sont très photogéniques quand il y a du brouillard. Ou alors en hiver, vers 16h30-17h, par un froid glacial, quand la boule orangée solaire s'approche de l'horizon. Il y a à ce moment-là une atmosphère vraiment très particulière.
Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis
Ha ha ha... Le plus drôle, c'est que quand tu retournes le "compliment", beaucoup de Chinois se vexent comme des poux ! Apparemment, critiquer le physique est acceptable dans un sens mais pas dans l'autre...
Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.
C'est vrai qu'ils sont souvent grande gueule, mais en même temps, ils sont gouailleurs et plutôt francs. J'aime bien les chauffeurs de taxi de Pékin (sauf quand ils font demi-tour dès qu'ils voient un laowai)
mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne.
Les Chinois dînent généralement à 18h. 22h, c'est déjà le bout de la nuit en Chine 😉
Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais.
Merci pour tes commentaires, Pampita.
Pour le nom "Hu" de ce peuple à grand nez, grand chapeau et souvent barbu, c'est le nom que leur donne les étiquettes du musée (idem dans le musée de Luoyang) concernant l'époque Tang. Peut-être un peuple de la route de la soie antérieur aux turcophones, ou est-ce le nom que leur donne les historiens hans, je ne sais pas.
Ah ça y est, j'ai compris, en chinois "hu" veut en fait dire "barbares". J'avais pris ça comme un nom propre et je commençais à désespérer de ne pas trouver de peuple, de tribu ou de dynastie Hu... Ca veut dire "barbares", soit tous les peuples non-han qui vivaient dans cette région, donc surtout des peuples turcs ou proto-turcs. Comme les Ouïghours sont également des Turcs, ça ne rime pas à grand chose de les opposer à ces hu qui les auraient devancés au Xinjiang selon les commentaires de ce musée (c'est le même peuple turc qui a reçu des apports de leurs cousins ouïghours) ; peut-être est-ce une tentative artificielle pour montrer que les Ouïghours ne sont pas les premiers occupants du Xinjiang et qu'ils n'ont donc pas trop à se plaindre... Il y a beaucoup de réécriture de l'histoire en Chine...
A noter d'ailleurs que la dynastie Tang, si vantée en Chine, est elle-même en partie d'origine turque ! Son fondateur, Li Yuan, était vraisemblablement moitié turc moitié han voire plus turc que han; il avait en tout cas des liens de parenté avec les tribus turques qui paissaient sur l'actuel territoire mongol et certains historiens disent qu'il en venait directement. Bien sûr, dis ça à un Chinois, il ne va jamais te croire ha ha ha 😉
Merci Pampita d'eclairer ma lanterne sur ce point.
Juste un petit coucou depuis un petit village dans les montagnes de Zhangjiajie ou je ne pensais pas trouver un ordinateur. Beau temps, beaucoup de marche avec ou sans escaliers et des paysages magnifiques, tantot ensoleilles, tantot baignes dans la nebulosite. Je connais toujours mes accents, mais pas sur ce clavier.
A demain si l'internet fonctionne.
Oui cela va mieux, j'ai un guide interprete, Jeffrey Tang, qui m'a accueillie hier a Zhangjiajie, reserve mes hebergements et a chapitre mes restaurants : pas de paiement si c'est trop epice (le Hunan ayant la reputation d'avoir une nouriture encore plus epicee que le Sichuan) !
Contente d'avoir de tes nouvelles et surtout de bonnes nouvelles !
Je patienterai donc pour savoir comment c'était de Mian Shan à part pluvieux et nébuleux !
Profite bien
Marie-Claude
un grand bonjour a toi Pasqualina de Jiuzhaigou ainsi qu autres forumistes
J ai reussi a trouver un ordi mais le clavier est pour le moins peu familier
ou sont les accents et les signes de ponctuation
Temps maussade et pluie depuis le 10/07 et cuisine tres epicee au Sichuan meme au petit dejeuner
nous partons ce matin pour Langmusi ou nous esperons avoir un peu de beau temps
A bientot
Bonsoir Pasqualina,
Nous sommes le 18 juillet. Nous avons lu attentivement depuis peu le récit de ton voyage depuis ton arrivée à Pékin. Malheureusement, tu n'as pas eu toujours du beau temps et tes intestins ont aussi un peu souffert. Nous espérons que tu vas mieux de ce point de vue. Nous, non plus nous ne parvenons pas à nous habituer à leur nourriture épicée... De Pékin avec ses musées, à la merveilleuse Gengde puis la grande muraille , tu passes à Luoyang et à Zhangdjiajie. Tu ne t'es donc pas arrêté à Pingyao comme prévu dans ton avant propos? Tu as eu des difficultés pour renoncer aux montagnes de Mianshan??Nous retenons aussi Le guide Jeffrey Tangdont : tu voudras bien nous donner ses coordonnées lorsque tu le pourras ou à ton retour. Merci d'avance.
A la lecture de ton voyage nous avons hâte d'y être à notre tour en octobre car ton récit détaillé nous fait saliver. Nous continuerons à présent à suivre ton voyage.
Bravo pour la peine que tu prends de nous expliquer ton parcours malgré la fatigue de fin de journée et tes difficultés pour avoir internet pour y parvenir souvent tard dans la nuit.
Merci pour tout.
Tialou
Mais si, je suis allée à Mianshan, j'ai commencé à transférer les photos sur mon ordinateur, vous allez voir quelle brume il y avait. C'est la prochaine étape, patience ... Et ce soir je suis à Dehang, village miao du Hunan, à quatre heures de route de Zhangjaijie.
MARDI (DERNIER JOUR) À BEIJING :
Pas mon jour de chance : il pleut des cordes et j’apprends en faisant téléphoner par la réception de l’hôtel que si on ne réserve pas au moins la veille, on ne peut pas pénétrer dans le Capital Museum, qui était mon but de la journée, avec son quartier (mosquée de la Vache, temple du cheval blanc, etc…). Je connaissais cette règle pour les chinois, mais je ne savais pas qu’elle s’appliquait aussi aux étrangers. S’il avait fait beau je serais allée supplier à la porte du musée, j’étais seule et n’allais pas encombrer leur musée ! Et s’ils avaient refusé de me laisser entrer, j’aurais visité au moins le quartier. Mais patauger dans les flaques sous cette pluie persistante ne me disait rien.
Il faut dire que je vis à Madrid où il pleut rarement (un peu plus cette année), évidemment vous autres qui avez vécu 80% de jours de pluie depuis des mois, vous devez me trouver bien douillette ! Heureusement qu’il ne pleut pas à Madrid, car je vis sous les toits et il y a une fuite dans le toit depuis plusieurs années, que mon propriétaire ne répare pas, j’ai des casseroles dessous, et les années normales, elles ne servent pas plus de 4 ou 5 fois par an.
Donc je suis restée dans le bar de l’hôtel avec mon cher ordinateur Asus, encore merci Mékong et Cyclomoulin pour votre aide dans ce précieux achat. Même si pour le moment il mange une partie de mes heures de sommeil et de visites, je vais devoir apprendre à faire plus vite. Je tape avec tous les doigts, mais apprendre les nouveautés techniques et les problèmes de connexion dévorent beaucoup de temps.
Vers 16 heures je suis sortie faire des photos sous parapluie dans la rue Qianmen et sa transversale Dazhalan Jie : de très belles maisons anciennes restaurées et d’autres les imitant et un quartier plein d’animation, voué au commerce. Une parallèle à Qianmen, étroite rue de hutong vend notamment des pantoufles chinoises brodées et toutes sortes de nourriture appétissante et bon marché : canard laqué, petits pâtés, fondue chinoise, etc… C’est vraiment un bon quartier pour résider quelques jours à Pékin et le Beijing Hyde Hotel est une bonne option, bon marché avec un staff anglophone à la réception très serviable. On peut aussi y donner son linge à laver pour 10 yuans le kilo, fort appréciable. Le Wifi est bon dans le bar, nettement plus instable dans les chambres si on s’éloigne du bar.
Mon train G (style TGV) pour Taiyuan partant vers 20 h 20 je suis allée à la gare de Beijing Ouest (Beijing Xi) vers 19 heures. Le chauffeur de taxi parlait un peu anglais et a répété plusieurs fois que la Chine et la France étaient des pays amis, ce que j’ai évidemment répété moi aussi et il a énuméré ce qu’il connaissait de la France : Zidane, le coup de boule (mimé), l’alcool (jiou) : évidemment, vu comme ça notre image n’est pas très glorieuse …
A Beijing Xi, grande gare ressemblant à un aéroport de taille moyenne, avec de superbes escaliers roulants, chaque groupe de trains a sa vaste salle d’attente, pour moi c’est la 9. Je trouve une place assise et je découvre rapidement que mes deux voisins vont à Taiyuan par le même train que moi. L’un d’eux va chercher des bouteilles d’eau et nous nous présentons en chinois, Wo shi Faguo jen (je suis française), ils sont de Taiyuan.
Le reste du groupe arrive dont un plus important car on lui laisse aussitôt une place assise. Il parle un peu anglais, j’ai un soupçon : business man ou political man ? Oui il est bien du Parti, il ouvre son bagage pour me montrer une statue d’un grand homme. J’avoue mon ignorance, je ne le reconnais pas, ni même le nom qu’il prononce désolée je ne l’ai pas retenu. Et ainsi en devisant gaiement se passe le temps de l’attente, je suis en de bonnes mains, l’homme du parti prend ma valise et l’emmène jusqu’au moment où nos chemins se séparent, car nous n’avons pas le même wagon.
Les photos (si elle veulent bien se télécharger) :
1. La façade du Beijing Hyde Courtyard Hotel, bâti en 1947 pour héberger une banque au départ
2. La rue Qianmen par temps gris mais sans pluie (la veille) avec la porte Qianmen au fond
3. Matinée pluvieuse : mon ordi devant le saint bedonnant et rieur de la cour fermée intérieure de l'hôtel
4. La rue Qianmen sous la pluie
5. L'entrée du restaurant Qanjude de canard laqué
6. Belles façades de magasins dans la rue Dazhalan ; la façade de marbre cache un magasin de soieries datant de 1862
7. La gare de Beijing Ouest
TRAJET BEIJING XI – MIANSHAN, VIA TAIYUAN ET PINGYAO
Comment un voyage aussi bien commencé a-t-il pu se terminer de manière si compliquée ?
Il m’a fallu être bien obstinée pour aller au Mianshan.
D’abord j’ignorais l’existence de ce site près de Pingyao, j’étais probablement passée à côté de l’entrée l’année dernière, sans soupçonner sa richesse. Comme le LP ne le citait pas, je n’ai pas fait très attention aux messages écrits collés sur la paroi de l’Harmony Guest House de Pingyao l’année dernière et qui citaient surtout la nature : paysages et cascades.
Mais les deux membres du VF qui se cachent derrière le pseudonyme de Tialou m’en ont parlé il y a quelques mois et m’ont envoyé des photos époustouflantes (eux-mêmes envisagent de s’y rendre mais ne l’ont pas encore fait), alors j’ai dégagé deux jours dans mes premiers 30 jours de visa déjà bien occupés. Donc merci les Tialou.
La gare la plus proche de Mianshan est Jiexiu, que je ne connais pas, mais je connaissais Pingyao et Sarah la propriétaire de l’Harmony Guest House a accepté de m’y emmener pour 300 yuans aller et la même chose pour le retour, puisque je voulais y dormir une nuit. Donc je cherchais un train de nuit me faisant arriver vers 7 h du matin. Hélas ce train a été plein (en couchettes) 1 ou 2 jours après le début des réservations sur internet (qui ouvrent le 20ème jour avant le voyage). C’est pourquoi je me suis rabattue sur un train G en soirée de Beijing à Taiyuan, suivi du train K237 de Taiyuan vers Pingyao, partant une trentaine de minutes plus tard et arrivant vers 1 h du matin.
Et une nuit à l’Harmony Guest House que j’aime beaucoup. C’est une maison ancienne avec une succession de cours rectangulaires et les lits sont des lits kang dans le syle de l’époque Ming, assez large pour 2, 3 ou 4 personnes avec des tentures et une petite table basse posée au milieu. Vous pouvez voir les photos sur booking.com par exemple, d’autres guesthouses de Pingyao ont le même type d’installation. Mais le train G + une nuit d’hôtel, cela coûte nettement plus cher qu’une couchette dans un train de nuit, mais tout pour découvrir enfin le Mianshan !
Donc comme d’habitude le train G est parti à l’heure et on ne sentait même pas sa grande vitesse, il était plein. Mais à quelques reprises les lumières se sont éteintes et à chaque fois bien sûr le train a perdu de la vitesse et s’est arrêté avant de repartir aussitôt. Je ne me suis pas inquiétée jusqu’à la dernière demi-heure en constatant que le train G roulait maintenant à une allure pépère, en rien conforme à son cahier des charges. Comme moi, d’autres voyageurs qui avaient une correspondance à Taiyuan se sont inquiétés. On nous a fait traverser la moitié du train avec nos bagages et on nous a rassemblés (une trentaine) dans la voiture 9 où une hôtesse a pris nos coordonnées sur nos billets. Naïvement je croyais qu’ils allaient retarder le train en correspondance, le K237, et nous faire descendre en priorité en nous guidant vers lui. Mais rien de tout cela, lorsque nous sommes arrivés à Taiyuan, le K237 était parti à l’heure 7 minutes seulement plus tôt, il était presque minuit et le chef de gare nous informait qu’il n’avait aucune idée de l’heure où nous aurions un train, peut-être 3 h ou 5 h du matin … Pourquoi le train G avait-il plus d’une demi-heure de retard ? Pas d’explication claire, peut-être à cause de la pluie ?
Il était clair pour moi que je n’allais pas attendre sur une chaise malcommode une hypothétique correspondance et arriver lessivée au Mianshan. Malgré ce revers, j’ai eu en fait une grande chance : il y avait parmi les trente laissés pour compte un jeune homme qui rentrait dans sa famille à Pingyao mais parlait bien anglais puisqu’il étudiait à Liverpool. Quand je lui ai dit que j’allais essayer de trouver un taxi, il a fait une moue en disant que ce serait difficile et très cher. Je lui ai parlé des environs 300 yuans payés l’année dernière pour aller de Pingyao à Taiyuan, alors il a accepté de téléphoner à Sarah de l’Harmony Guest House, qu’il fallait de toutes façons avertir de mon retard (je n’ai pas de portable). Elle a demandé 400 yuans pour l’heure tardive et pour mieux décider un chauffeur sur le point d’aller dormir ou déjà endormi.
Pendant les minutes qui ont suivi, mon jeune ami chinois très efficace essayait de trouver d’autres personnes pour partager notre voiture et le prix (sans succès) et à récupérer l’argent du K237 : mais ils n’ont même pas daigné mettre quelqu’un au guichet des remboursements, alors qu’ils l’avaient promis. Bof, récupérer 13 yuans alors que nous allions en débourser quelques centaines… Dans le hall de gare il y avait plus d’une centaine de gens faisant la queue, c’était assez chaotique. Mais toute cette agitation a servi car un autre des trente nous a amené un chauffeur de taxi et le jeune chinois fort du prix de départ de 400 yuans a obtenu 300 yuans, puis 350 yuans en passant par l’autoroute à péage qui faisait gagner entre 30 et 60 minutes.
Il a fallu rappeler Sarah qui n’avait pas encore réussi à convaincre un chauffeur de se bouger, donc tout était pour le mieux, car il aurait fallu l’attendre près d’une heure 30. Dans la voiture j’ai proposé au jeune étudiant de payer moins que moi puisqu’il était encore étudiant mais il a paru gêné et a préféré payer la moitié. Une histoire de face ? Il a encore fallu téléphoner à Sarah aux abords de Pingyao pour que le taxi trouve la guesthouse (l’étudiant habitait tout près aussi) et c’est à deux heures du matin que nous avons sonné à la porte de l’Harmony Guest House. Le mari de Sarah m’a ouvert et conduite à ma chambre et à mon lit kang, ni lui ni Sarah n’ont pu fermer l’oeuil avant 2 h du matin ce jour-là. Pour moi, 1 heure de retard et 200 yuans, je m’en tirais à bon compte, grâce au gentil étudiant chinois et à Sarah. Et aussi grâce au fait que j’avais déjà fait ce trajet en sens inverse l’année dernière.
Après une courte nuit dans le lit kang de l’Harmony Guest House de Pingyao et un bon petit déjeuner (ils font notamment un bon capuccino avec une jolie décoration en étoile sur la couche de lait crémeux), me voilà partie en taxi vers le MianShan par une route encombrée de camions. Il pleuvine depuis le départ de Pingyao. J’ai lu quelque part que le Mianshan est à 2000 mètres d’altitude (mais j’en doute après y être allée, plus de 1000 mètres sûrement) et espère que nous allons passer au-dessus du plafond de nuages. Mais je vais déchanter, car Mianshan est au contraire exactement dans le nuage.
Quelques photos :
1. le lit kang de l’Harmony Guest House de Pingyao, mais je manque de recul, les photos sont plus parlantes sur le site booking.com ou sur le site web de la guesthouse
2. la porte sud de la vieille ville de Pingyao dans la grisaille, le taxi est parqué en dehors de la vieille ville
3. l’arrivée au Mianshan dans une brume style purée de pois : l’entrée où l’on achète les billets est grande comme un hall de gare, précédée d’un énorme escalier orné de gigantesque statues, un cheval ailé et un général de l’ancien temps qu’on devine dans la brume
Merci jean-Claude et Zoé pour vos messages, merci pour ceux qui préfèrent m'envoyer des MP et merci aussi pour les autres qui me lisent. Désolée pour le retard de cette chronique, je tombe de sommeil le soir et m'endore régulièrement l'ordinateur sur le ventre ! Je suis en ce moment à Fenghuang (Hunan) pour laquelle j'ai eu un coup de foudre, ainsi que pour la terrasse de mon mini-hôtel donnant sur la rivière. Du coup j'ai prolongé mon séjour d'un jour, histoire aussi de me reposer et de faire tout un tas de choses nécessaires : banque, poste, billets de train, couture, etc... Demain soir ce sera le départ pour Kaili et le Guizhou.
Je regretterai le Hunan, une région absolument magnifique, très fréquentée par les touristes chinois, mais trop peu par les occidentaux.
J'ai besoin de l'aide de ceux qui s'y connaissent en photo numérique. Il m'est arrivé ce soir quelque chose de tout à fait bizarre. Mon appareil photo a buggué, il l'a fait plusieurs fois ces jours-ci, il met "erreur carte" et clignote, il faut l'éteindre, retirer la carte et ça repart. Ce soir il m'a mis "erreur carte" et a tout simplement effacé l'intégralité des photos de la journée. La dernière photo de la carte est celle d'hier soir. Comment est-ce possible ? J'ai transféré les photos sur l'ordinateur en espérant revoir les photos d'aujourd'hui, mais non, j'ai bien les 1022 photos depuis le 15 juillet (Zhangjiajie) et aucune d'aujourd'hui. Je suis soulagée qu'il n'ait effacé que les dernières photos et pas la carte entière, mais comment cela est-il possible ? Est-ce un problème de la carte ou de l'appareil ? S'il se met à effacer 200 ou 300 photos comme ça, sans crier gare, ça devient stressant. Mon appareil est un Olympus SP-55OUZ, pas tout jeune, il m'accompagne depuis mon voyage au Vietnam en 2007.
Merci d'avance aux techniciens.
Un jour et demi au Mianshan :
Il n’était pas loin de midi quand je suis arrivée dans l’énorme salle d’acceuil du Mianshan, prévu pour des foules chinoises, mais vide ce jour-là. Au guichet, une gentille demoiselle parlant un peu anglais m’a donné le tarif pour personnes âgées (70 yuans).
Quelques renseignements pratiques d’abord :
Pour se rendre au Mianshan d’abord :
J’ai payé 300 yuans un taxi loué par l’Harmony Guest House depuis Pingyao. Mais le site est plus proche de la gare de Jiexiu. Le lendemain, alors que j’attendais le transport de L’Harmony Guest House, trois taxis de Jiexiu attendaient devant la sortie du Mianshan, au pied de l’escalier, ils m’ont proposé 80 yuans pour m’emmener à Jiexiu.
Le prix du Mianshan : 110 yuans prix normal + 50 yuans pour le bus. On vous donne une carte magnétique qui est vérifiée par l’hôtel, je n’ai pas très bien compris si la carte est valable 1 jour ou 2, ce qui est sûr c’est que le lendemain matin quand j’ai quitté mon hôtel, la réceptionniste a remis ma carte dans sa machine et m’a taxée de 30 yuans. Comme elle ne parlait que chinois je n’ai pas compris ce qu’était ce supplément, pour l’entrée ou pour le bus.
Une flottille de bus attend dans le grand parking derrière le bâtiment d’accueil ils circulent sans arrêt dans tout le parc du Mianshan et vous pouvez les prendre à volonté sans repayer, en montant ou en descendant pour aller d’un site à l’autre. Par contre, vers 15 heures environ, les bus ne montent plus et ils se raréfient en descente. Je crois avoir compris que le dernier en descente est vers 18 heures.
Le plan du site du Mianshan : on peut acheter une carte du site pour 5 yuans, au guichet, et aussi dans le site (au petit super de mon hôtel par exemple). Comme elle n’a pas d’échelle, je continue d’ignorer les distances réelles, on m’a parlé de 12 km de l’entrée jusqu’au bout du trajet du bus. Mais comme il va lentement et qu’il y a beaucoup de méandres, j’ai eu l’impression que c’était plus grand. La plupart des sites sont répartis le long d’une route en bon état où seuls les bus et les véhicules autorisés (pas de voitures de touristes) circulent, mais elle n’est pas doublée par un sentier piétonnier donc les gens empruntent les bus. D’après les photos sur internet, cette route est à flanc de falaise et longe un canyon étroit, cela doit être spectaculaire, mais je l’ai à peine deviné le deuxième jour quand le nuage se déchirait momentanément avant de se refermer.
J’ai marché entre deux sites proches sur cette route, en faisant attention car à cause du brouillard il y avait très peu de visibilité et j’avais peur de me faire écraser. Pour certains sites à l’écart de la route il y a des sentiers dallés bien tracés avec des escaliers. Je voulais vous mettre une carte assez bien faite du CITS de Huangshan, mais VF ne me laisse pas. Si vous tapez "map of Mianshan" ou "Mianshan, Shanxi", vous trouverez des cartes et des photos avec du soleil sur internet. La route monte d'abord en zig zag jusqu’au début du site proprement dit : la tête du Dragon (Dragon’s Head). Ensuite sur les cartes, les sites ont l’air de se suivre sur une route droite, en fait c’est une route pleine de courbes et les temples sont souvent blottis dans des virages.
Nature et temples : Les attractions se partagent également pour ce que j’ai vu sur la carte et les photos sur internet entre beautés naturelles et temples-monastères. Comme il pleuvait et que la brume empêchait toute vision d’ensemble, j’ai complètement laissé de côté la nature (marcher le long d’une cascade sous la pluie sur un chemin glissant n’est pas passionnant) et me suis concentrée sur les temples. Je n’en ai vu que quatre en deux après-midi. Le Mianshan est vaste, si vous voulez voir par beau temps nature et temples, je vous conseille d’y passer plus qu’une nuit. Je crois que la plupart des jeunes qui font l’excursion à la journée organisée par l’Harmony Guest House de Pingyao vont au bout du trajet de bus voir les cascades et ne doivent pas avoir trop de temps pour les temples.
Hôtels : il y a, d’après internet, 5 hôtels au Mianshan, et le Yunfeng Villa Hotel est l’un des meilleurs : il est juste au milieu du site. Il est dans la même courbe que le temple Yunfeng. On accède à l’hôtel par un ascenseur de 10 étages qui vous met au pied de l’hôtel et du temple. La réception ne parle pas anglais, ce qui est un peu compliqué, par contre un des garçons du bon (et pas cher) restaurant parlait bien anglais, et m’a aidée à choisir mes plats et à avoir internet dans ma chambre. Pour les autres hôtels je crois qu’il n’y a pas d’anglophones. D’après Sarah de l’Harmony Guest House, j’étais la première de ses clientes à rester dormir au Mianshan. Donc les hôtels du Mianshan n’ont probablement que des clients chinois. En ce qui concerne l’hôtel Yunfeng, il est sur ctrip.com ce qui le rend commode à réserver, mais ne choisissez pas la chambre individuelle, ce sont des chambres sans fenêtre avec une très forte odeur de fumée laissé par d’anciens clients fumeurs. J’ai dû payer un surclassement pour avoir une chambre double avec fenêtre. Une demi-heure après, ctrip me téléphonait dans ma chambre pour faire le changement de réservation, ça c’est le service ctrip.
Histoire et légendes : la légende fait remonter la naissance du site à une époque troublée vers 500 av JC. Un officier de l’époque, nommé Jie Zitui se serait sacrifié pour son prince et serait mort dans un incendie volontaire du mont Mianshan. Depuis un culte lui serait rendu ainsi que l’habitude de manger froid une fois par an pour ne pas utiliser le feu. Des moines bouddhistes et taoïstes y ont installé des monastères et les empereurs ont fait des dons pour y construire des temples. Mais les Japonais ont détruit le site pendant la deuxième guerre mondiale et il est resté à l’état de ruine jusqu’en 1996, lorsque le gouvernement délégua à des entreprises privées le soin de le restaurer et rebâtir le site a ouvert en 2000 et les travaux continuent, les poulies étaient encore en place au temple Zheng Guo tout en haut de la falaise, je les ai vues. Suivant l’état des temples et peut-être aussi les maîtres d’œuvre, les œuvres d’art ont gardé un air d’authenticité ou ont l’air au contraire totalement refaites. Mais des photos au musée du temple Daluo montrent des lieux très ruinés, c’est vraiment une renaissance pour le Mianshan.
Le temple Yunfeng est mon préféré, c’est aussi le premier que j’ai vu, en plein brouillard. Il est constitué de nombreux pavillons colorés de rouge et blottis sous la falaise qui fait à cet endroit un creux, comme une sorte de coquille où s’abrite le temple. D’ailleurs j’ai été moi-même abritée de la pluie pendant toute ma visite du temple. La plupart des pavillons sont adossés à la falaise donc leur partie arrière est le rocher et ils ont un toit de bois. La beauté des statues varie suivant les pavillons, mais beaucoup ont l’air anciennes et rivalisent de beauté avec les autres très belles statues du Shanxi qu’on peut voir dans les temples de Datong ou près de Pingyao (Shuangling Si).
Mes photos vous donnent quelques exemples. La visite prend donc du temps si on pénètre dans chaque pavillon, entre une et deux heures.
Le temple ZhengGuo ou temple de la Plénitude (?) : J’ai dû quitter l’abri de la falaise pour aller voir le temple suivant, sans vraiment savoir si je le trouverais ouvert ni s’il en valait la peine. Il était déjà pas loin de 17 h, mais encore trop tôt pour rentrer à l’hôtel, il pleuvait vraiment, j’étais trempée malgré mon imperméable et le parapluie, je marchais dans le brouillard, d’abord sur des escaliers en zigzag grimpant le long de la falaise, puis sur des sentiers au milieu de la verdure pendant près d’une demi-heure. Après tant d’efforts pour venir au Mianshan et des conditions si adverses, je n’étais qu’obstination. Des panneaux me rassuraient de temps en temps sur la direction prise et j’ai croisé un groupe qui redescendait et dont la guide m’a assurée que le temple était ouvert. En fait quand je suis enfin arrivée, le vieux moine qui gardait le temple dans une maisonnette avant l’entrée m’a regardée avec des yeux ronds et il n’a eu de cesse de presser le pas. Mais j’avais fait trop d’efforts pour arriver jusque là, je n’allais pas visiter à toute allure. Ce temple vient manifestement juste d’être terminé. Sa pagode se dresse au sommet de la falaise (vu sur des photos au soleil sur internet) et il abrite de curieuses statues anciennes de moines contenant des momies : les visages des moines sont expressives comme souvent les statues d’arhats, mais on a fait des incisions dans diverses parties de leurs corps pour montrer les os qui apparaissent dessous. Pour le reste, les reconstructeurs du temple sont manifestement des fanatiques des dragons, ce temple est vraiment un festival de dragons de marbre ou d’or difficile de savoir s’il y en avait déjà avant ou si c’est un goût particulier du maître d’œuvre. Un peu comme les pinacles et les gargouilles rajoutées sur Notre Dame au 19e siècle par son restaurateur Violet le Duc.
Je suis ensuite retournée à l’hôtel en suivant le même chemin. Le brouillard s’est alors un peu levé quand je suis repassée par le Yunfeng Si et j’y suis restée encore un moment, absolument seule. A 20 heures, alors que j’allais rentrer, deux moines se sont mis à frapper sur le tambour et la cloche des deux petites tours à l’entrée et à psalmodier. Ces sons dans la montagne avec la nuit qui tombait, magique … Bien sûr quand je suis arrivée peu après dans le restaurant il était vide sauf une dizaine d’employés qui ont d’abord fait la moue. Mais ils sont venus ensuite discuter gentiment avec moi (un en anglais, les autres en chinois, plus difficile !) avant d’aller manger tous ensemble à une autre table. Et grâce au garçon qui parlait anglais, on m’a donné un câble Lan pour l’internet dans ma chambre.
Mes 20 photos pour cette première après-midi au Mianshan : d'abord 13 photos du Yunfeng Si, qui alternent vues du temple dans le brouillard, statues d'êtres monstrueux et inquiétants ou au contraire de bouddhas ou de moines pleins de sérénité. Dans la 5e on voit malgré le brouillard la falaise qui fait comme un second toit au-dessus des toits du temple. Dans la 7e, vous voyez une sorte de dentelle d'argile ou de plâtre coloré, très typique du Shanxi, il y en a aussi au Shuangling Si près de Pingyao ; les êtres à 6 bras de la photo suivante sont dans le même pavillon. La 13e et dernière photo du Yunfeng Si, plus colorée correspond à la fin de la journée avec un peu moins de brouillard et on voit en bas les tours de la cloche et du tambour où les moines vont venir prier à 20 heures.
Ensuite la 14e photo est une vue du chemin au flanc de la falaise. On voit aussi le vieux moine, le pavillon avec la statue dorée de Bouddha, la pagode, une des statues de moine-momie (le moine-guide écarte le vêtement pour me montrer l'emplacement des os au niveau de la clavicule), et enfin deux vues de dragons, j'en avais d'autres mais VF limite à 20 photos par post.
Conclusion de cette première demi-journée : malgré la pluie et le brouillard, le Mianshan vaut déjà le détour rien que pour ses temples. J'espère quand même que le lendemain le temps se sera éclairci et que je verrai la mer de nuages en-dessous, pas autour de nous !
Coucou Pasqualina,
Nous sommes heureux de te retrouver après ta visite au Mianshan. Heureux de savoir que le site t'a plu. Dommage que tu aies eu du mauvais temps! Tes soucis à la gare de TAIYUAN nous ont bien alerté sur les difficultés que l'on peut rencontrer en réservant un train en CHINE. J'ai pu lire qu'à présent tu pouvais réserver 22jours à l'avance les trains. Nous espérons que nous pourrons trouver un train de nuit pour les mêmes raisons que toi depuis BEIJING (économie d'une nuit d'hôtel).
Nous avions envisagé initialement de prendre un train de nuit pour TAIYUAN puis un bus de TAIYUAN-PINGYAO (2h de trajet pour 14yuans environ) un arrêt court à PINGYAO voire une nuit si nous décidons de retrouver quelques connaissances puis un bus pour JIEXU . (30 mn de trajet 7 yuans);Ou bien prendrons nous un taxi depuis PINGYAO comme toi pour le Mianshan.
Une seule interrogation trouverons nous facilement un taxi pour nous emmener voir Mianshan. Une nuit à Jiexu pour reprendre un train pour LUOYAN puis ZHANGDJIAJIE et suite de notre itinéraire. Il parait que pour y voir la "Sky Walk" il ne faut pas confondre le lieu de départ :le village ou la ville de ZHANGDJIAJIE.
Reste à vérifier le climat en cette époque de l'année (le 13 octobre) et à savoir autour du 13 octobre à Pékin ville de départ, si les chinois sont encore en vacances. Nous avons hâte de lire la suite de ton voyage....Nous avons pensé Tialou et moi qu'il serait plus simple de t'écrire sur le site plutôt qu'en MP pour t'éviter de faire des allées et venues compte tenu de tes difficultés rencontrées avec Internet.
Bonne continuation
"les TIALOU"
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It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous empêche pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...