Bonjour,
Pour ma part, je me suis toujours passé des NEB, car, en matière d'indemnisation forfaitaire de passagers en vertu du règlement 261/2004 du 11 février 2004 du Parlement Européen et du Conseil, leur pouvoir se cantonne à la médiation. Ils n'ont strictement aucun pouvoir d'imposer l'indemnisation d'un passager à une compagnie aérienne.
C'est pourquoi, de mon point de vue, et de par mon expérience personnelle, je recommande (du moins pour les personnes résidant en France) :
1° envoi d'un courrier recommandé avec AR en français, à la compagnie aérienne à son adresse en France, telle qu'elle figure au registre de commerce (voir sur le site d'Infogreffe), éventuellement suivi d'un second courrier recommandé demandant, conformément à l'exigence des textes, la preuve des circonstances extraordinaires alléguées
2° si pas de réponse ou réponse non satisfaisante, on s'adresse au Juge de Proximité, juridiction spécialement crée pour résoudre les petits litiges de consommation. Sur ce type de cas, le jugement est rendu "en dernier ressort", c'est à dire sans aucune possibilité d'appel.
Cette procédure est très simple et entièrement gratuite. Le Juge de proximité n'est pas un Juge professionnel (il ne porte d'ailleurs pas de robe, il a simplement une médaille) : c'est quelqu'un comme vous et moi, qui assume cette fonction bénévolement, et qui a été choisi, sur volontariat, en raison de son expérience professionnelle touchant au droit : le plus souvent il s'agit de retraités, et par exemple, , ex commissaire de police, ex avocat, ex huissier de justice, etc.
Muni d'un jugement la condamnant à indemniser, si la compagnie résiste toujours, il suffit de frapper à la porte d'un huissier de justice. C'est ce que j'ai dû faire une fois contre la compagnie IBERIA. Ca lui a seulement coûté un peu plus cher.....Avec l'avis (car ça ne peut être qu'un avis et rien de plus) d'un NEB, on ne peut pas faire ça, et il faut alors recourir au Juge de proximité...... Autant ne faire qu'un voyage si je peux m'exprimer ainsi.
Ceci est particulièrement vrai dans le cas des "retards importants" (3 heures et plus), les compagnies ne voulant pas entendre parler des jurisprudences de la Cour de Justice de la Communauté Européenne qui imposent l'indemnisation comme s'il s'agissait d'une annulation. C'est différent des annulations ou des refus d'embarquement.
Et s'adresser au Juge de Proximité, ce n'est pas plus compliqué que de s'adresser à un NEB.... Il faudra seulement exposer son problème devant le Juge aussi simplement que possible, si toutefois la procédure va jusque là.....ce qui est rare.
En effet, tous les internautes (100% des cas) qui prennent la peine de m'écrire une fois arrivés à la fin de leurs démarches, en suivant les instructions données sur mon blog
http://retardimportantavion.unblog.fr
me disent avoir gagné.
1 seul cas après une seule lettre recommandée
1 autre cas après un second courrier recommandé exigeant la preuve des "circonstances extraordinaires" alléguées
et TOUS les autres cas, une fois la convocation à comparaître devant le Juge reçue, pour traiter de l'affaire sur le fond, , mais AVANT la date de celle-ci. Quasiment toujours, la compagnie cède en échange de la signature d'une clause de confidentialité. Il est vrai qu'en me donnant cette information, ils font une entorse à leur engagement de confidentialité, mais que ce n'est ce n'est pas moi qui vais le faire savoir.
Ca me laisse penser quand même, que le nombre de gens indemnisés est nettement plus important que les retours qui me parviennent.
Et vu que les mécontents écrivent toujours beaucoup plus facilement que les satisfaits, et vu que je n'ai pas eu un seul retour d'un insatisfait, il m'est permis de penser qu'il n'y a personne, parmi ceux qui ont suivi les instructions données sur mon blog, qui n'a pas été indemnisé.
C'est donc la voie de l'efficacité, et, en plus, elle est entièrement gratuite !
Cordialement
https://retardimportantavion.wordpress.com