Elections ce dimanche 7 novembre 2010 en Birmanie
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Les Birmans voteront dimanche pour la première fois depuis 1990, mais ne trouveront sur aucune liste celle qu'ils avaient plébiscitée à l'époque, l'opposante Aung San Suu Kyi, constamment ou presque en résidence surveillée depuis et dont le parti boycotte le scrutin.
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BO Boumbastic Globetrotter ·
Etonnant non? 😉
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
AS Asiansister ·
Quelques infos recueillies à travers internet Pas facile de savoir ce qui se trame!.................et pour cause!! Scrutin du 7 novembre : "huis clos électoral" Publié le 29 octobre 2010 Dans le même pays 22 octobre 2010 - Nay Phone Latt parvient à envoyer des poèmes depuis sa cellule. 7 septembre 2010 - Deux mois avant les élections : aucune garantie de liberté et d’accès pour la presse 31 mai 2010 - Le poète Saw Wai libéré avec un "retard" de quatre mois Consulter la fiche pays : Birmanie A moins de dix jours des élections nationales du 7 novembre 2010, les autorités militaires continuent à accentuer leur pression sur les médias birmans et étrangers. Alors que la censure se durcie, de nouvelles condamnations à des peines de prison ont été prononcées contre des journalistes birmans et les reporters étrangers se sont vus interdire de couvrir le scrutin. Reporters sans frontières et la Burma Media Association redoutent que la junte militaire impose le huis clos pendant le vote, comme le laisse supposer le ralentissement actuel des connections Internet, ce qui ouvrirait la voie à la répression en cas de contestation des résultats. Nous nous f��licitons des prises de position de nombreux pays sur l’absence de crédibilité démocratique de ces élections. En revanche, le silence de plusieurs pays de l’ASEAN et de son secrétaire général est scandaleux. On aurait espéré un peu plus de considération pour la liberté d’expression et le travail de la presse de la part de l’ASEAN qui devrait suivre les exemples de l’Indonésie et les Philippines dont les gouvernements ont, eux, dénoncé le caractère non démocratique des élections. Dans l’état actuel, Reporters sans frontières et la Burma Media Association appellent l’ASEAN et les pays voisins de la Birmanie à rejeter le résultat des élections, dans la mesure où la liberté de la presse n’a pas été garantie par les autorités de Naypyidaw. Les deux organisations appellent l’ASEAN à faire preuve de courage en faisant pression sur le général Than Swhe pour qu’il autorise la presse internationale à être largement présente en Birmanie pendant les élections. Dernière condamnation d’un journaliste en date, celle, le 14 octobre 2010, de Nyi Nyi Tun, éditeur du Kantarawaddy News Journal, à treize ans de prison par une cour martiale réunie au sein de la prison d’Insein. Les deux organisations de défense de la liberté de la presse appellent à la libération immédiate de Nyi Nyi Tun, condamné pour ses activités journalistiques, ainsi qu’à la libération de tous les prisonniers d’opinion, afin que ceux-ci puissent participer s’ils le souhaitent, au scrutin du 7 novembre. Nyi Nyi Tun a été arrêté le 13 octobre 2009 et accusé, dans un premier temps d’avoir participé à des "actes terroristes" à Rangoon. Les accusations ont été abandonnées, au profit d’une accusation de "crimes contre l’Etat". Il a été reconnu coupable de contacts avec des médias en exil (article 17/1 de la loi sur les associations illégales), d’avoir traversé la frontière illégalement (article 13/1 de la loi sur l’immigration), d’avoir tenté de répandre de fausses informations visant à perturber l’ordre public (article 505/B du code pénal), et d’avoir utilisé des médias électroniques sans autorisation (article 6/1 de la loi sur les communications télégraphiques). D’après sa famille, Nyi Nyi Tun a été torturé pendant les interrogatoires. Le Kantarawaddy News Journal , publié depuis 2007 dans l’Etat de Kayah, à majorité kareni, a été fermé après l’arrestation de son éditeur. Selon plusieurs journalistes birmans, les autorités se sont débarrassées d’un magazine privé influent dans cette région frontalière. Cette condamnation fait écho à celle d’un moine, Oakkan Tha, condamné à quinze ans de prison pour "activités anti électorales". Fin septembre, il a été reconnu coupable d’avoir envoyé des informations à la Mon News Agency, basée en Thaïlande. Agé d’une trentaine d’année, Oakkan Tha a été arrêté en janvier 2010. Les deux organisations ont également été informées d’un ralentissement important des connections Internet. "Je ne peux plus me connecter à mon compte gmail avec les proxies. Tous les sites basés en dehors du pays sont devenus horriblement lents", a expliqué un journaliste de Rangoon. Le magazine Irrawaddy a rapporté que des cafés Internet de la capitale ont fermé en préparation des élections. Ce ralentissement fait suite aux attaques informatiques dont ont été victimes plusieurs sites Internet de médias birmans en exil, notamment Irrawaddy et la DVB. Plus d’informations : http://en.rsf.org/burma-nouvel-arti... Toutes ces informations ne pourront pas être vérifiées par les journalistes étrangers, la junte militaire ayant décidé de ne pas accorder de visas de presse. Cette décision de la Commission électorale, annoncée le 18 octobre dernier, tend à confirmer la volonté d’imposer un huis clos électoral. Selon Thei Soe, président de la commission, "nous n’avons pas besoin d’observateurs étrangers. Nous avons une large expérience dans l’organisation d’élections." Seuls les 25 correspondants birmans de médias étrangers et les deux correspondants chinois seront autorisés à couvrir le scrutin. Plusieurs journalistes européens ont informé Reporters sans frontières que leurs demandes de visa de touristes avaient été rejetées par les autorités birmanes. "Visiblement les diplomates birmans ont appris à utiliser Google, et refusent les demandes déposées par des journalistes identifiables", a ironisé un reporter français. Depuis des décennies, les journalistes étrangers obtiennent rarement des visas de presse et sont contraints de travailler avec des visas de touristes, avec tous les risques que cela comporte pour leurs fixeurs et ceux qui acceptent de témoigner, comme le blogueur Zarganar, arrêté après avoir témoigné à la BBC. La Commission électorale a également annoncé le 18 octobre que les médias ne pourront pas entrer dans les bureaux de vote. Cette commission non indépendante et le Bureau de la censure, dirigé par un officier, scrutent tous les articles relatifs à l’élection et aux prises de position des 37 partis politiques enregistrés. Récemment, le magazine privé Favorite News a été suspendu pendant deux semaines pour avoir publié un dessin de presse ironique sur les élections. Enfin, les médias officiels ont relancé leurs attaques contre les radios internationales, telles que BBC, DVB, RFA ou VOA, qui diffusent des programmes en birman. Ainsi, le 1e octobre, le New Light of Myanmar titrait : "VOA et BBC sèment la haine dans la population. RFA et DVB provoquent la colère du public. Ne nous laissons pas influencés par ces radios de tueurs qui tentent de créer des troubles."
Asian Sister
AS Asiansister ·
Encore quelques infos: RÉPRESSION - Depuis deux ans, le régime birman écarte de la société tous ceux qui pourraient nuire aux élections prévues la semaine prochaine. Plus de deux milles personnes sont détenues pour des raisons politiques. Dans sa voiture déglinguée, Win* parle tellement qu'il oublie de zigzaguer pour éviter les nids-de-poule. « Je suis certain que nous ne sommes pas suivis», assure le jeune homme en jetant un coup d'oeil dans le rétroviseur intérieur de son utilitaire bleu. Déjà cabossé, son véhicule grince plaintivement sur la route qui mène à Insein, un quartier de Rangoon. C'est ce secteur nord de la plus grande ville de Birmanie qui abrite la plus importante prison du pays. Win y a été incarcéré pour des raisons politiques à deux reprises. Il a été libéré en septembre 2009. «Ma cellule était très petite, dix pieds sur huit [3 m sur 2,5 m], se rappelle-t-il. Il n'y avait pas d'eau. Je m'essuyais avec un longyi . Je faisais mes besoins dans un sac en plastique que des prisonniers de droit commun changeaient deux fois par jour.» La presse birmane en exil a calculé que les prisons de Birmanie ne comptaient qu'un médecin pour 7300 détenus1. Prudent, Win ralentit mais n'arrête pas son véhicule devant l'entrée de la prison d'Insein. «Il y a des policiers en civil. Ils me connaissent tous «, ironise-t-il, tout sourire. Très loin derrière les barricades, les bâtiments du complexe carcéral, invisibles, où Win a été torturé. «Ils m'ont interrogé trois jours et trois nuits, se souvient-il. J'avais à peine de quoi manger. J'étais assis. Si je m'endormais, je tombais à terre. Et ils me battaient. A la fin de cet interrogatoire, je ne pouvais plus marcher.» Ses tortionnaires espéraient obtenir de lui les noms des camarades qui avaient encadré avec lui les manifestations démocratiques de 1996 ainsi que celles de septembre 2007. A cette époque, des milliers de moines, rapidement rejoints par des centaines de milliers de citoyens, protestaient dans les rues du pays contre la vie chère. D'abord surprise par ce soulèvement pacifique, la junte birmane a mis fin au mouvement en mitraillant les cortèges. Officiellement, la répression a fait treize morts. Cahin-caha, le tacot de l'ancien détenu sillonne les rues d'Insein, Win fait demi-tour. Win s'engage dans des impasses. Win emprunte d'étroites allées. Rien n'y fait, lui et le visiteur de passage ne peuvent apercevoir les bâtiments de la geôle. Pas question de s'approcher de l'entrée du complexe carcéral d'Insein, hautement gardé. «Le gouvernement ne veut pas que les gens voient la prison parce que les détenus travaillent très dur, croit-il savoir. Ils sont maigres.» Les neuf années que ce jeune homme politique a passées derrière les barreaux ont consumé sa vie à petit feu. Sa femme l'a quitté. Il n'a plus de travail. Mais cette expérience n'a pas émoussé sa conscience politique. A l'approche des élections, il encadre un groupe d'une trentaine de jeunes qui observeront en catimini le scrutin du 7 novembre et tenteront de rapporter les irrégularités à la presse. «Ma peur a diminué, confie Win, après réflexion. Les militaires pensent effrayer en réprimant. Mais c'est le contraire.»

De rares espaces de liberté

D'après l'Association d'assistance aux prisonniers politiques2, 2193 personnes sont aujourd'hui détenues pour des raisons politiques en Birmanie. Le chiffre a doublé en trois ans. Certains dissidents ont été condamnés à des peines dépassant le siècle, comme s'ils devaient encore purger de prétendues fautes après leur mort. Le régime totalitaire espère ainsi écarter de la société ceux qui pourraient troubler les élections, les premières depuis vingt ans. Et effrayer ceux tentés par la contestation. Il assure que ce scrutin est une étape dans un processus de démocratisation discipliné. Divisée, l'opposition ne se fait aucune illusion. Elle n'y voit qu'un stratagème pour légitimer le pouvoir des militaires. Enfermé dans une cellule au pied de l'Himalaya, à plus de 1200 km au nord de Rangoon, Zaganar continue à rédiger des parodies politiques et à critiquer ses oppresseurs. Cet humoriste, le plus connu du pays, a été emprisonné pour la quatrième fois il y a deux ans pour avoir donné des interviews à la BBC. « Il écrit ses sketches en prison, il m'en donne des copies et je répète ses farces sur les radios birmanes», confie sa belle-soeur, qui lui rend visite tous les deux mois. Au parloir, six policiers notent tout ce qu'elle dit. D'autres la suivent étroitement dans les rues de Rangoon où elle réside. «Je me suis fâchée avec eux. Depuis, ils me laissent tranquille», se réjouit cette femme courageuse. En prison, les détenus politiques inventent des tas d'astuces pour poursuivre la lutte. Ils ont des radios et du papier. «Les gardes nous apportaient cela en échange d'un paquet de cheeroots», explique Nay*, en allumant un de ces cigares birmans. Lui est sorti de prison en septembre 2009 après avoir purgé une peine de plus de vingt ans. Il était l'un des leaders des manifestations de 1988. Dans le quartier des détenus politiques d'Insein, Nay rédigeait un bulletin d'informations hebdomadaire qu'il distribuait en douce. Il cachait ses cahiers et son transistor dans un trou creusé dans le sol de sa cellule. En 1996, il a écrit sur un morceau de sac en plastique à Aung San Suu Kyi, alors libre, pour lui demander de transmettre une liste de revendications aux Nations Unies. Ce qu'a fait la célèbre opposante, Prix Nobel de la paix 1991. Des gardiens corrompus ont fermé les yeux sur cette correspondance interdite. Alerté par ce biais, le Comité international de la Croix-Rouge a commencé à visiter les geôles birmanes. Quelques années plus tard, les conditions de détention se sont améliorées. Les détenus politiques ont maintenant accès aux journaux, certes censurés. Mais ces petites combines ont été découvertes par l'administration pénitentiaire. «Un prisonnier politique à qui l'on a promis une remise de peine m'a dénoncé, se rappelle Nay. Il n'a pas eu de remise de peine et j'ai été condamné à sept ans de prison supplémentaires.»

La junte n'est pas autiste

A vingt minutes de taxi au nord du centre-ville de Rangoon, le calme du lac Inya attire des amoureux, enlacés sous des ombrelles. La résidence d'Aung San Suu Kyi donne sur ce plan d'eau agréable. Elle y est incarcérée depuis 2003. L'an dernier, un Américain mormon s'est mystérieusement introduit à la nage chez elle, enfreignant les règles de l'assignation à résidence de la dissidente. Malchance pour elle? Coup monté? «Un retraité du Ministère birman des affaires étrangères m'a dit que beaucoup d'ambassades de Birmanie avaient reçu instruction de délivrer un visa à une personne dont la description correspond à celle de cet Américain», précise avec malice U Kyi Win, un des avocats d'Aung San Suu Kyi. Jugée en août 2009, elle a été condamnée à dix-huit mois supplémentaires de résidence surveillée.

Avocat condamné

Confiné dans son cabinet obscur, l'avocat de «La Dame», 78 ans, a déjà écrit une poignée de lettres au Conseil des ministres de Birmanie pour expliquer que la détention de sa cliente Aung San Suu Kyi était illégale, car sans base juridique. La Cour suprême a accepté mercredi 20 octobre de se saisir du dossier. «Personne ne s'y attendait, se réjouit le vieil homme. Je démontre que la restriction des droits de ma cliente est illégale. J'expose cela au pays et au monde entier. Cela est utile.» Car cela fait parler. Et la junte n'est pas autiste. Les diplomates peuvent négocier. Le Bureau international du travail a par exemple obtenu la libération de quinze activistes sur les neuf premiers mois de l'année. Ces personnes enquêtaient de trop près sur le travail forcé en Birmanie. Reste que l'exercice du métier d'avocat demeure risqué. Depuis vingt-sept ans, U Aung Thein défend des activistes politiques. Actuellement, il a seize affaires en cours. De volumineux dossiers s'entassent sur son bureau désordonné au centre-ville de Rangoon. «Généralement, nous n'avons pas assez de temps pour consulter nos clients, détaille-t-il. Les audiences ne sont pas publiques. Même les proches des suspects n'ont pas le droit d'y assister.» Lui-même a été condamné à quatre mois ferme pour avoir mis en doute l'intégrité du système judiciaire birman devant des juges. Sa licence d'avocat a été annulée. U Aung Thein n'accepte pas ce musellement. Désormais, il bûche ses dossiers à son cabinet et il transmet ses plaidoiries à des confrères qui les prononcent pour lui. La ruse est encore efficace pour titiller la junte. I Note : *Prénoms fictifs. 1 www.irrawaddy.org/article.php?art_id =17493 2 www.aappb.org/
Asian Sister
AS Asiansister ·
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en viste en Thaïlande, a appelé le Myanmar à organiser un scrutin inclusif et transparent lors des élections générales prévues le 7 novembre. M. Ban et le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva ont tenu une conférence de presse conjointe au siège du gouvernement suite à une réunion bilatérale, qualifiée de "productive" par M. Ban. M. Abhisit a informé M. Ban de ses récentes visites et réunions avec les dirigeants birmans sur les élections à venir dans le pays ainsi que des efforts menés par l'ASEAN et les Nations Unies pour oeuvrer de concert afin d'assurer un scrutin inclusif et transparent. Evoquant le rôle joué par l'ONU dans les élections au Myanmar, M. Ban a indiqué que son organisation, avec le mandat de l'Assemblée générale, est prête à fournir un "soutien technique et logistique". Il a encouragé la Thaïlande et d'autres membres de l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) à aider le peuple birman à instaurer la démocratisation. La façon dont le gouvernement sera formé est le problème le plus important, car il constituera un test pour savoir si le gouvernement birman "est en mesure de répondre aux attentes de la communauté internationale", a déclaré le secrétaire général. M. Ban a confirmé son intention de rencontrer le Premier ministre birman U Thein Sein à Hanoï, au Vietnam, lors du 17e sommet de l'ASEAN. Les élections générales du Myanmar, les premières du genre en deux décennies, doivent avoir lieu le 7 novembre, en vertu de la nouvelle Constitution approuvée par référendum en mai 2008.
Asian Sister
JB Jbeaulieu Regular ·
Bonjour

Pour des nouvelkles sur la Birmanie, voir INFO-BIRMANIE, super intéressant comme site.

Et un article synthèse (janvier à juillet) dans mon blogue.

Jacques
« Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait ou vous défait. » (Nicolas Bouvier, L'usage du monde)

Asie : http://voyagesasie.overblog.com

Amérique du sud : http://jacques.voyages.overblog.com
MI Micad Regular ·
Dimanche prochain,7 novembre, à 9h 10, le magazine Interception sur France Inter traitera de la situation en Birmanie avec sans doute des témoignages d'opposants à la dictature.
BO Boumbastic Globetrotter ·
Une petite minute de silence pour cette note d'humour provenant des autorités birmanes 😇

Les électeurs ont voté "librement et joyeusement" selon la junte

On n'insistera pas sur le "librement" mais sur le coté "festif" de ces élections qui se déroulent "dans la joie et la bonne humeur" 🤪 comme illustré par la dépêche suivante:

Des combats à l'arme lourde éclatent entre les rebelles karen et l'armée birmane

Alors que les Birmans ont voté dimanche pour la première fois depuis vingt ans, une milice de l'ethnie karen a opéré un raid surprise sur une ville située à la frontière thaïlandaise, faisant flotter le spectre d’une nouvelle guerre civile.

Des combats se sont poursuivis ce lundi, au lendemain des premières élections législatives depuis vingt ans - ", poursuit le journaliste. Une rumeur, selon laquelle des soldats birmans forçaient par les armes des habitants de la région à se rendre aux urnes, a mis le feu aux poudres dimanche. "Cette rumeur, c’est l’étincelle que Na Kha Mew attendait pour prendre les armes", affirme Cyril Payen. La junte entend assujettir les seigneurs de guerre La question ethnique était l’un de grands enjeux des élections législatives. Une nouvelle Constitution, votée en 2008 et qui entre en vigueur ce lundi, prévoit le désarmement des milices ethniques et leur incorporation à l’armée birmane. Depuis quinze ans, ces groupes s’étaient ralliés à la junte. En échange, elle leur octroyait une large autonomie et la jouissance des revenus liés au trafic de drogue. "En vertu de cette nouvelle Constitution, les chefs de guerre et leurs armées perdront leurs autonomies, leurs uniformes, une grande partie de leurs armes et, évidemment, la jouissance des trafics divers, explique Cyril Payen. La junte veut les transformer en garde-frontière". Fin octobre, le journaliste avait passé clandestinement la frontière birmane pour y rencontrer Na Kha Mew. Les propos du chef karen ne laissaient aucune ambiguïté sur l’imminence d’un conflit. "Il n’y a plus de cessez-le-feu, il n’y a plus de paix, déclarait-il au micro de Cyril Payen. Toutes les minorités ethniques vont s’allier et nous allons vaincre la junte militaire qui nous a trahie". Quelques jours plus tard, lors d’une réunion secrète le long de la frontière, les différents chefs des minorités ethniques se sont mis d’accord pour combattre la junte et les dispositions prévues dans la nouvelle Constitution. Imminence d’un conflit "Se mettre à dos les seigneurs de guerre paraît complètement fou, commente Cyril Payen. Ces milices représentent des milliers d’hommes lourdement armés". Les Was représentent une force de 25 000 à 30 000 hommes très bien équipés, auxquels s’ajoutent les 8 000 hommes de l’ethnie Kachin ainsi que plusieurs autres petits groupes, forts de 2 000, 3 000 ou 4 000 hommes. "C’est une erreur de calcul de la part de la junte", estime pour sa part Isabelle Dubuis, coordinatrice de l’association Info Birmanie. "La question des minorités ethniques n’a pas été bien prise en compte. (…) Il existe un vrai risque d’instabilité et de reprise du conflit dans des régions stratégiques pour le pouvoir central. C’est là qu’est géré le commerce frontalier avec la Chine et la Thaïlande". En cas de conflit prolongé, les conséquences humanitaires s’avèreraient désastreuses. L’été 2009 a donné un avant-goût du drame humanitaire que pourrait engendrer un tel conflit. Au nord-est de la Birmani"]dont le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créature de la junte, est quasiment assuré de la victoire. Le chef de guerre de la milice karen DKBA, Na Kha Mew, mène depuis dimanche un raid surprise sur la ville de Myawaddy, un important poste-frontière proche de la Thaïlande situé à l’extrême est de l’ancienne capitale birmane Rangoun.

Un responsable thaïlandais cité par l’AFP estime qu’au moins 10 000 civils birmans se seraient réfugiés en Thaïlande pour fuir les combats à l’arme lourde. "Selon nos sources, les affrontements ont fait au moins 6 morts dont un ressortissant thaïlandais touché par un tir de mortier qui a traversé la frontière", rapporte Cyril Payen, correspondant de France 24 à Bangkok, qui fait également état de plusieurs dizaines de blessés. "La situation s’envenime d’heure en heure. Des milliers de soldats birmans affluent dans cette ville-frontière et affrontent les miliciens karen dans des combats de rue."

"On parle maintenant d'une extension de ce conflit le long de cette même frontière avec la Thaïlande mais aussi le long de la frontière avec la Chine ", poursuit le journaliste. Une rumeur, selon laquelle des soldats birmans forçaient par les armes des habitants de la région à se rendre aux urnes, a mis le feu aux poudres dimanche. "Cette rumeur, c’est l’étincelle que Na Kha Mew attendait pour prendre les armes", affirme Cyril Payen.

La suite de l'article dans le lien inséré plus haut.
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
TH Thaiboss Veteran ·
Cette rumeur, c’est l’étincelle que Na Kha Mew attendait pour prendre les armes", affirme Cyril Payen.

😮 c est cette meme étincelle que les " red shirt thai "attendent pour le nouveau soulevement
BO Boumbastic Globetrotter ·
Tu n'as vraiment peur de rien....surtout des amalgames hasardeux voire même foireux 😛😄😏😉 Allons, allons, le sujet est trop sérieux pour faire le clown et dire n'importe quoi 😕 Merci de faire ta propagande ailleurs 🙁
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
TH Thaiboss Veteran ·
😄 allez je te la mets.

yes, there is the "Burma Consensus" and the "Thailand Consensus"

Both are ruled through cronyism with a small ruling class at the top. Both have powerful military that is deeply involved in politics. Both have a system of government administration that favor the ruling elite and highly prejudice against others. Both have what they say are the enemy of the state, with Burma being many minorities and Thailand being the opposition and the red Shirt. Both have an economic structure that offers competitiveness to the rich ruling class resulting in wide income distribution gap. The tactics themselves also looks similar, such as in widespread censorship of the freedom of expression, the repeated slaughtering of their own countrymen, usage of state of emergency to the charges of terrorism on its opposition and also things like rejecting free and fair elections. Then other things are getting similar like political asylum and refugees out of the both countries-of dissidents who are escaping to freedom. Or the increasing numbers of political prisoners.
BO Boumbastic Globetrotter ·
Ca je ne peux pas nier les accords économiques entre les 2 pays, pas a l'honneur de la Thaïlande 🙁 mais peut-elle faire autrement? La est la question 😛 Franchement tu exagères mais plus rien ne m'étonnes de ta part ayant deja comparé Abhisit a Hitler 🤪
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
TH Thaiboss Veteran ·
m'étonnes de ta part ayant deja comparé Abhisit a Hitler 🤪

😊 last but not least , je suis chez ma mere en ce moment ( pres de bale suisse ) elle regarde les dimanches antenne 2. eh bien le jour du seigneur , ces messieurs les curés ou je ne sais quoi , ont dit a la télé que sarkozy était comme hilter en renvoyant les rom chez eux.😏 et en écoutant la telé ou émission allemande , eh bien tous les jours on parle toujours et toujours de hitler et des nazis.😏 c est la mode d en parler meme en Asie
BO Boumbastic Globetrotter ·
Oui mais bon ca n'est une question de mode, la junte est plus proche des nazis, dans sa folie (y a pas mal de points communs entre Than Shwe et Hitler dans leur délires astrologiques entres autres... 🤪), qu'Abhisit 🙁 De toute façon ca veut pas dire grand chose les nazis en Thailande, juste un déguisement parfois fashion 😕
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
BO Boumbastic Globetrotter ·
Un "espoir" dans ce monde brute, le parti créé par la junte ne revendique que 80 % des suffrages 😕 Voir ICI.
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
CR Crokchok Veteran ·
Un "espoir" dans ce monde brute, le parti créé par la junte ne revendique que 80 % des suffrages 😕 Voir ICI.

Quelle surprise 😏😏😏
Linus
AS Asiansister ·
Site intéressant, en anglais pour avoir des news par des opposants en exil voir ICI Bientôt la libération de "La Dame"!!!................on espère!
Asian Sister

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