La "guerre contre la drogue" de Thaksin hante toujours la Thaïlande
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KALASIN (Thaïlande) | L'ex-Premier ministre thaïlandais en exil Thaksin Shinawatra a été renversé par l'armée il y a cinq ans, mais il hante encore les familles des victimes de sa "guerre contre la drogue", horrifiées par la perspective de son retour s'il gagne les élections.

AFP | 24.06.2011 | 13:36

"J'aimerais pouvoir les tuer", dit ainsi Somporn, vendeur de rue, en référence à l'ancien chef de gouvernement et aux policiers qu'il accuse d'avoir tué son fils Pravit, retrouvé attaché à un arbre dans un parc de Kalasin, dans le nord-est du pays, à 21 ans. Des organisations de défense des droits de l'Homme affirment que la police l'a tué dans le cadre d'opérations plus que musclées du gouvernement Thaksin (2001-2006) contre les trafiquants de drogue qui ont abouti, selon elles, à des milliers d'exécutions extra-judiciaires. La colère de Somporn est inhabituelle dans cette région rurale et pauvre, bastion des partisans de Thaksin, qui a affirmé vouloir rentrer en décembre si ses alliés remportaient le scrutin du 3 juillet. Avant le putsch de 2006, le milliardaire avait réussi à gagner les coeurs de ces masses démunies, dont beaucoup sont encore convaincues qu'il est le premier à les avoir entendues dans un pays dominé par les élites de Bangkok. Même son approche de la lutte contre la drogue, unanimement condamnée à l'étranger, était populaire. Sa soeur Yingluck, tête de liste du parti d'opposition Puea Thai, a assuré à l'AFP qu'elle "gèrerait la politique antidrogue en préservant les droits de l'Homme". Sans convaincre. Il est "assez effrayant" de voir que les responsables d'une politique qui a encouragé l'impunité des forces de sécurité puissent retrouver le devant de la scène, estime ainsi Benjamin Zawacki, d'Amnesty International, alors que Yingluck caracole en tête des sondages. Pendant la principale offensive contre la drogue, entre février et avril 2003, le pays a vu le nombre de meurtres augmenter de 88%, selon une commission consacrée à ce dossier qui a enregistré plus de 2.800 meurtres, dont quelque 1.400 liés à la drogue. Le gouvernement avait évoqué des règlements de compte entre trafiquants. Mais beaucoup de ces meurtres étaient intervenus après que des suspects figurant sur une liste noire de la police se furent présentés dans les commissariats pour se rendre ou se disculper, selon Amnesty. Pravit, lui, avait été arrêté en février 2004 pour une bagarre, avant d'être libéré sous caution. Celui qui était sur le point d'achever une cure de désintoxication a ensuite été rappelé pour récupérer son téléphone portable, selon son père. Il n'a jamais été revu. "Le médecin a dit qu'il était mort d'asphyxie. Le jour suivant, j'ai ouvert le cercueil et j'ai trouvé des bleus sur ses côtes, comme si quelqu'un l'avait battu". Aujourd'hui, à l'hôtel de ville de Kalasin, une plaque se félicite d'une "province sans drogue". Mais pour les défenseurs des droits de l'Homme, il n'y a pas de quoi être fier. "La couverture systématique des policiers de haut rang à tous les niveaux a permis à des officiers ayant commis des abus de rester en poste et de continuer à terroriser le public", dénonce Sunai Phasuk, de Human Rights Watch. Sur la trentaine d'affaires répertoriées à Kalasin par les ONG, une seule a donné lieu à des poursuites: six policiers sont actuellement jugés pour l'assassinat d'un jeune de 17 ans, retrouvé pendu en juillet 2004 quelques jours après son arrestation pour vol de moto. Mais les procédures s'éternisent. Et sa tante Pikul Phromchan, qui milite pour toutes les victimes de Kalasin, vit dans la peur, comme témoin protégé. "Je me bats autant que je peux mais je n'ai pas beaucoup d'espoir dans le système judiciaire".
maadjaknai? suisse. aray? prathét sawis. aah sweeden? mai chai sweeden, switzerland. aah sawouitseelèèènd? heeee

ONE LESS CAR
IN Inbound Regular ·
KALASIN (Thaïlande) | L'ex-Premier ministre thaïlandais en exil Thaksin Shinawatra a été renversé par l'armée il y a cinq ans, mais il hante encore les familles des victimes de sa "guerre contre la drogue", horrifiées par la perspective de son retour s'il gagne les élections.

AFP | 24.06.2011 | 13:36

"J'aimerais pouvoir les tuer", dit ainsi Somporn, vendeur de rue, en référence à l'ancien chef de gouvernement et aux policiers qu'il accuse d'avoir tué son fils Pravit, retrouvé attaché à un arbre dans un parc de Kalasin, dans le nord-est du pays, à 21 ans. Des organisations de défense des droits de l'Homme affirment que la police l'a tué dans le cadre d'opérations plus que musclées du gouvernement Thaksin (2001-2006) contre les trafiquants de drogue qui ont abouti, selon elles, à des milliers d'exécutions extra-judiciaires. La colère de Somporn est inhabituelle dans cette région rurale et pauvre, bastion des partisans de Thaksin, qui a affirmé vouloir rentrer en décembre si ses alliés remportaient le scrutin du 3 juillet. Avant le putsch de 2006, le milliardaire avait réussi à gagner les coeurs de ces masses démunies, dont beaucoup sont encore convaincues qu'il est le premier à les avoir entendues dans un pays dominé par les élites de Bangkok. Même son approche de la lutte contre la drogue, unanimement condamnée à l'étranger, était populaire. Sa soeur Yingluck, tête de liste du parti d'opposition Puea Thai, a assuré à l'AFP qu'elle "gèrerait la politique antidrogue en préservant les droits de l'Homme". Sans convaincre. Il est "assez effrayant" de voir que les responsables d'une politique qui a encouragé l'impunité des forces de sécurité puissent retrouver le devant de la scène, estime ainsi Benjamin Zawacki, d'Amnesty International, alors que Yingluck caracole en tête des sondages. Pendant la principale offensive contre la drogue, entre février et avril 2003, le pays a vu le nombre de meurtres augmenter de 88%, selon une commission consacrée à ce dossier qui a enregistré plus de 2.800 meurtres, dont quelque 1.400 liés à la drogue. Le gouvernement avait évoqué des règlements de compte entre trafiquants. Mais beaucoup de ces meurtres étaient intervenus après que des suspects figurant sur une liste noire de la police se furent présentés dans les commissariats pour se rendre ou se disculper, selon Amnesty. Pravit, lui, avait été arrêté en février 2004 pour une bagarre, avant d'être libéré sous caution. Celui qui était sur le point d'achever une cure de désintoxication a ensuite été rappelé pour récupérer son téléphone portable, selon son père. Il n'a jamais été revu. "Le médecin a dit qu'il était mort d'asphyxie. Le jour suivant, j'ai ouvert le cercueil et j'ai trouvé des bleus sur ses côtes, comme si quelqu'un l'avait battu". Aujourd'hui, à l'hôtel de ville de Kalasin, une plaque se félicite d'une "province sans drogue". Mais pour les défenseurs des droits de l'Homme, il n'y a pas de quoi être fier. "La couverture systématique des policiers de haut rang à tous les niveaux a permis à des officiers ayant commis des abus de rester en poste et de continuer à terroriser le public", dénonce Sunai Phasuk, de Human Rights Watch. Sur la trentaine d'affaires répertoriées à Kalasin par les ONG, une seule a donné lieu à des poursuites: six policiers sont actuellement jugés pour l'assassinat d'un jeune de 17 ans, retrouvé pendu en juillet 2004 quelques jours après son arrestation pour vol de moto. Mais les procédures s'éternisent. Et sa tante Pikul Phromchan, qui milite pour toutes les victimes de Kalasin, vit dans la peur, comme témoin protégé. "Je me bats autant que je peux mais je n'ai pas beaucoup d'espoir dans le système judiciaire".

ET ALORS ! Robespierre disait < Il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté> Thaksin a appliqué une autre réciproque - LA MORT POUR LES VENDEURS DE MORT.Ils les respectaient les trafiquants tués les droits de l'homme ? moi oui je les respecte, je ne vend pas de drogue.
TÊ Têtdanlgidon Regular ·
au vu de ton commentaire je pense que tu approuve aussi la torture par les américains en irak et à guantanamo puisque c'était pour protéger les américains contre le terrorisme. le problème c'est que même si tu soutiens cette politique totalitaire la plupart des exécutés n'avaient rien à voir avec la drogue mais étaient des opposants politiques.

as-tu vu le reportage "torture made in USA"?

peut-être te déplaces-tu en voiture? tu tues donc les cyclistes et piétons par ta pollution. donc il serait légitime de te tuer
maadjaknai? suisse. aray? prathét sawis. aah sweeden? mai chai sweeden, switzerland. aah sawouitseelèèènd? heeee

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ME MengWan Globetrotter ·
Chat-lut,

Je pense qu'il est inutile de discuter avec un provocateur terroriste (citation de Robespierre !) ...

J'ai l'impression que le climat de terreur qui prévalait pendant la "Guerre contre la drogue" (sic) en Thaïlande peut se représenter à loisir pour d'autres raisons ! (la drogue avait "bon dos")

C'est la démarche bien connue de la "Guerre à ...", çà vient des USA qui sont en guerre permanente depuis qu'ils existent et doivent s'inventer un nouvel ennemi à abattre à chaque nouvelle "guerre" ...

Foin de Robespierre et de sa "Terreur", la Thaïlande qu'on aime c'est celle du sourire et de son bon Roi mais pas celle des terroristes, "anti-drogue" ou pas.

🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
TÊ Têtdanlgidon Regular ·
merci, même si je pense que "le bon roi" n'a pas toujours été tout rose non plus même si c'est sa couleur. mais chut... pas envie de finir en taule pour lèse-majesté
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AS Asiawis Globetrotter ·
J'ai aucun respect pour les dealers... ( D'ailleurs j'apprecies les peines severes a leur encontre en Thailande, quand y'a pas un dessou de table pour les liberer......) mais comme c'est dit au dessu beaucoup d'executer , n'avaient rien avoir avec la drogue.... Rien que des reglemments de compte....d'ailleurs il a jamais etete inquieter par ca.... Pourtant c'est plusieurs milliers d'executer...
TÊ Têtdanlgidon Regular ·
c'est un vieux débat mais je connais des consommateurs qui croupissent des années en prison en thaïlande et même pour les dealers tout le monde sait maintenant que dans aucun pays la répression n'a fait diminuer le trafic et seul les pays (par ex.portugal) qui ont compris que la consommation de drogue est une maladie et la traite comme tel en aidant les consommateurs obtiennent de bons résultats
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TÊ Têtdanlgidon Regular ·
d'ailleurs il a jamais été inquieté pour ca.... Pourtant c'est plusieurs milliers d'executés...

même chose pour sa guerre contre le terrorisme dans le sud thaïlande.

d'ailleurs il était surnomé "taksinator 4000 morts"
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TÊ Têtdanlgidon Regular ·
Thaïlande: relance de la "guerre à la drogue" (7 novembre 2008) 6 novembre 2008 à 22:48 Citer Répondre

http://bangkokpost.com/...07Nov2008_news01.php

Sachant ce qui s'est passé durant la première "Guerre à la drogue" initiée par Thaksin, il va falloir faire attention aux balles perdues ...

Les adversaires politiques seront-ils (aussi) désignés comme cible aux "escadrons de la mort" ?

je vois que t'avais déjà relevé le problème il y a quelques temps...
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AS Asiawis Globetrotter ·
c'est un vieux débat mais je connais des consommateurs qui croupissent des années en prison en thaïlande et même pour les dealers tout le monde sait maintenant que dans aucun pays la répression n'a fait diminuer le trafic et seul les pays (par ex.portugal) qui ont compris que la consommation de drogue est une maladie et la traite comme tel en aidant les consommateurs obtiennent de bons résultats

Vieux debat sans fin, les consommateurs , sont pieger dans leur dependances. Severiter enver eux c'est dur choix car certain commetes d'autre delit pour obtenirleur dose, les soigniers.....il faut une volonter personnel et sourtout qu'ils soient fort psychologiquement ( souvent une des raison d'avoir ceder et tomber dans ce piege connu depuis des annees) Parcontre dealers qui profitent des autres pour gagner de l'argent facile aucune pitier

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