Hello,
Tu as bien sûr raison, si ce n' est que tout statisticien te dira que le phénomène de piqure unique qui suffit empêche de réduire le risque à une donnée statistique (je me fais régulièrement allumer par ma fille, qui est ingénieur statisticien de formation et m' explique régulièrement la chose sur d' autres sujets).
Et de toutes façons les gens qui séjournent plus de trois mois d' affilée en zone paludéenne ne peuvent pas prendre de prophylaxie, d' où comme je l' ai dit auto-tests et Coartem pour eux (j' ai des amis au Malawi et en Zambe qui se font régulièrement infecter).
Quoique sur la durée les avis divergent: notre omnisciente Agence du Médicament (l' exception française..lol) dit trois mois, la faculté Sudaf dit un an, et l' armée américaine (études à l' appui) dit (pour le Lariam, que je prends sans voir d' éléphants roses sauf quand j' ai picolé), donc l' armée américaine dit sans limitation de durée tant qu 'on le supporte..allez savoir..
Quoiqu 'il en soit, le débat prophylaxie ou non (avec ou sans effets secondaires, j' ai de mon côté eu une hépatite médicamenteuse due à la Malarone, effet secondaire rare mais connu, et suis donc passé au Lariam), donc ce débat me fait penser au débat vaccin / non vaccin de mon enfance (les années 50). Si on avait suivi l' avis des anti, la tuberculose, la variole et la polyo n' auraient jamais été éradiquées en Europe).
Il faut en fait une analyse bénéfices / inconvénients, et c' est cela qui normalement guide les décisions (à prendre après avis d' un médecin spécialisé en médecine tropicale et non d' un médecin de quartier), au delà de la sensibilité (ou sensiblerie ?) sur les effets dits secondaires..
Juste une petite histoire: il y a quelques années, j' ai emmené en voyage une personne (médecin !!) qui ne voulait rien prendre..Le conseil de mon ami chirurgien Sud Africain est tombé comme un couperet: si elle persiste, tu ne l' emmènes pas, ne prends pas ce genre de responsabilité...
A+ (et bon voyage)
NB: je passe environ quatre mois par an dans des zones plus ou moins paludéennes, et ai déjà vu des gens attraper le palu, ce n' est pas un mythe et ça calme.
Le bonheur commence où le bitume s 'arrête et ....quand on est plus de quatre on est une bande de c... (Georges Brassens)