Depuis que je suis membre de ce forum (cela remonte quand meme😎!) tout le monde voyage en "routard", mais pourquoi tout le monde veut voyager en "routard"? Est ce un moyen de s'évader? Est ce un moyen de pouvoir dire en rentrant a la maison: j'ai dormi pour 6 sous et j'ai depensé 10 sous pendant tout le séjour en vous fesant passer pour un héros? Est ce une raison économique?Est un moyen de ce prouver quelques choses? Ou sont les limites du mot "routard", quand et comment devient-on "routard"? Que definissez-vous dans le terme "routard"?
Toutes ces questions me trotent dans la tete, c'est confus, je ne dis jamais que je voyage en routard car je ne sais pas quelle est le mode d'emploi pour le devenir, j'espere avoir une petite lumiere dans vos reponses a+ et bon vent😉!!
julien
un grand voyage commence toujours par un petit pas.
Association NE POUR VIVRE
Je ne voyage pas toujours en routard. Si j'en ai les moyens et l'envie, j'aime me ballader en voiture (louée ou à moi) voire en avion (loué, parce que j'en ai pas). Si je pars longtemps, et si mon but est de rencontrer les gens, vu qu'à part quelques rares pays comme la France, la plupart des pays sont BIEN PLUS PAUVRES, pour rencontrer les gens, il faut se méler à eux, et donc, faire comme eux: transports en commun, squatts pas chers, boui-boui etc... En plus, partir longtemps implique quand même d'avoir un budget serré, donc ça tombe bien.
Je ne cache pas qu'il y a un certain snobisme à voyager "à la roots". Mais ce n'est pas la raison première, et ce n'est pas toujours du snobisme.
Un truc qui est certain, c'est que j'évite toujours au maximum les hotels luxueux, avec piscine et tout. Vraiment pas mon truc. Par contre, les bons restaurants, quand c'est possible, une fois de temps à autre, c'est important. C'est une manière d'appréhender le pays autrement. La grande gastronomie est une facette non négligeable de la culture. Et elle est des plus agréables à connaître.
Tout dépend de ce qu'on recherche et de ses propres moyens, non?
De plus, une dernière précision: tout le monde n'est pas routard sur ce site. Ca dépend des topics. Et en fait, si tu regardes bien, apparemment, le topic le plus rempli est celui des hotels et forfaits tout compris. Après, si je n'y vais pas (ou toi, je ne sais pas?) c'est une autre affaire. VF n'est pas RF (Routard Forum). Tous les voyageurs, même ceux qui ne peuvent pas mais qui rêvent de pouvoir partir un jour, sont des membres actifs de ce forum. Les routards n'en sont qu'une partie.
Mais tu poses des questions essentielles, je pense. J'ai essayé de te répondre comme je pouvais.
A certaines raisons déjà évoquées par Loopkin (moins d'argent on dépense plus longtemps on voyage par exemple) je peux aujouter la liberté. Personellement je ne me dis pas "je voyage en routard", je voyage comment cela me fait sentir le mieux.
J'ai cité la liberté. Pour moi, partir avec 2 pantalons et 2 tee-shirts me fait sentir bien. Je pars et je me dépars des impératifs sociaux qui tendent à peser sur nous "posséder, avoir, accumuler". Et puis ce sont les objets qui commencent à te posséder et ce n'est plus le contraire. Et puis c'est le confort quotidien, les habitudes, la petite tranquillité qui te tient ancré alors que tu aspires à partir.
Etre dans les petits hôtels et manger très simplement va avec le reste, je me dis que je n'ai pas besoin de grand luxe pour être bien. La simplicité et une certaine "rudesse" des lieux me sont agréables (même si je préfère ne pas me payer non plus le luxe de punaises et poux) parce que on se focalise plus sur l'essentiel.
Et puis, je préfère largement inviter quelqu'un partager mon repas, acheter des fournitures scolaires pour les enfants d'un orphelinat... je ne dis ça pour dire que j'ai bon coeur, peut être c'est aussi la mauvaise conscience ou bien tout simplemet le plaisir de partager un repas avec quelqu'un que j'ai apprécié au cours d'une journée, ou le plaisir d'être avec des enfants qui reçoivent des cadeaux avec un émerveillement qui me laisse confuse, honteuse mais heurese.
En effet, cela ne laisse pas grand monde ébahi, ni dans mon environnement professionnel ni personnel, puisque la mode semble être encore plutôt aux voyages haut de gamme.
Voyager en routard ne signifie rien pour moi, je préfère dire que je voyage en indépendant, par opposition au voyage en groupe.
Voyager signifie liberté, liberté de modifier mes plans au jour le jour, liberté de manger où je veux, dans la rue comme dans un bon resto, liberté de changer d'hôtel si je ne me sens pas bien, liberté de suivre des gens de rencontre, ....
Comme il est dit dans un des posts, si je loge le plus souvent dans des endroits pas trop chers, c'est parce que je veux partir le plus souvent et le plus longtemps possible et que mes ressources ne sont pas infinies.
Bonne question et bonnes réponses de mes acolytes voyageurs, et si moi je devais y répondre ( ben oui...si t'es là sur ce post...😮 ), je dirais que je suis fier de voyager en routard......et que je le revendique....
Je ne veux pas m'encombrer d'excuses ou de sous entendus, mais voyager à la roots a pour moi une signification, c'est surtout celle de la liberté et de la revendication d'une forme de tourisme autre que celle de venir occuper un pays avec l'intention malsaine d'y dépenser son argent sans se préoccuper de l'impact que celà aura sur la population et l'environnement.
Je ne voyage pas que dans des trous à rats, non, et même parfois j'ose me payer un petit luxe avec piscine pour faire plaisir à ma compagne, mais toujours dans des petites structures et loin des hordes de touristes.
Je vais vous raconter une petite histoire qui peut résumer le pourquoi....
Au Yémen, lorsque vous mangez au restaurant, vous pouvez à la fin de votre repas appeller les mendiants qui sont à la porte afin que ceux ci puissent finir votre assiette......je sais, dis comme celà, ça parait terrible, mais quand vous êtes confrontés à ces gens qui crèvent de faim, vous vous y faites vite et vous vous faites un devoir à chaque fois de trouver quelqu'un qui puisse partager ce repas.
Toujours est il qu'un matin, à Aden, ville mythique entre toute autre, je descend dans la rue pour avaler une crèpe avec un thé au lait, et j'avais bien remarqué cette petite vieille toute rabougrie au coin de la rue et qui m'épiait....je commande donc deux crêpes et adjoint au serveur de mettre une des crêpes dans une assiette et de la donner à cette petite vieille, et quelle ne fut pas ma surprise alors de voir celle ci se redresser, s'asseoir à une table voisine de la mienne et taper sur la table afin de commander un verre d'eau......
En fait, durant un court instant, celle ci avait retrouvée toute sa dignité de femme, et durant quelques minutes elle se retrouvait dans la position d'une cliente qui exigeait qu'on la serve convenablement, j'étais super heureux et même si elle n'a adressé aucun regard à l'étranger que j'étais, je sentais bien qu'elle me remerciait de tout son être de lui avoir permis de retrouver toute sa dimension d'être humain, ne serait ce qu'un court instant......
Voilà pourquoi je voyage à la roots, car je pense qu'il n'y a que de cette façon que l'on peut saisir tous les petits détails de la rue qui vous porteront l'émotion au coeur....de se dire que l'on a participé, ne serait ce que petitement, au fugace bonheur d'un petit bout de femme.....
Frerot encore une fois tu m'épate!!!! Sans compter que tu ravive la flamme Yémen... ce sera peut etre plus tot que prévu et peut etre pas seule....😉
Mais bon la n'est pas le sujet, je sais pas si je voyage en routard, en individuel, en indépendant ou je ne sais quoi encore!!!!! 🤪 Je VOYAGE tout simplement. Je ne vais pas dans les tout inclus, parce que j'ai pas l'impression d'y avoir ma place. Je ne dors pas dans les palaces parce que j'en ai pas les moyens, ou plus tot parce que j'ai envie comme Loopkin de voyager plus longtemps. Je m'assoie dans la rue avec les gens pour les connaitres, pour me sentir pres d'eux de leur préocupations de ce qu'ils sont.
Mais oui bien sur il m'arrive de cotoyer des gens plus riche avec qui j'ai d'autre sorte d'échange. Mais pour moi, pour connaitre un peuple j'ai besoin de me retrouver sur une échelle de valeur qu'ils peuvent légèrement comprendre. J'ai besoin de leur faire sentir que je leur suis accessible qu^'ils aient 20 centimes en poche ou 100 euros... parce que de toute maniere si j'intrigue celui qui a 100 euros y viendra me parler de toute maniere ce qui n'est pas le cas de celui qui as 20 centimes...😎
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!
Mais j'ai l'impression cas chaque fois que quelqu'un prononce le mot routard autour de moi, il est regardé autrement, les gens l'admirent, le congratule, j'ai l'impression que pas mal de gens qui voyagent en routard se vantent de leurs exploits.
Comme dit loopkin il y a un certain snobisme autour de ce mot, il a dérivé de sa fonciton et de sa description de départ, c'est bien dommage.
a+ et bon vent
un grand voyage commence toujours par un petit pas.
Association NE POUR VIVRE
Le voyage routard est pour moi un moyen et non une fin. Ce n'est pas pour se donner l'air rebelle où se donner un style que je choisi ce mode de voyage mais tout simplement par ce que ce mode de découverte correspond à ma recherche. On ne deviens pas routard on l'est ou on ne l'est pas, c'est tout!!
Pour moi c'est le moyen de pénétrer un pays dans tout ce qu'il comporte. C'est la différence entre le voyage "vacance" où le voyage "recherche". J'aime aller dormir chez l'habitant manger leur repas quotidien et voir comment ils vivent afin de me rendre compte des différences culturelles qui existent entre eux et moi...C'est une recherce perso que j'ai encore du mal à définir puisque que je sais ce que je fuis mais pas ce que recherche, ci ce n'est une vérité...celle de l'humanité..vérité qu'un hotel 4 étoile avec piscine ne m'apporterait pas!!!!
... merci pour cette réponse, Sushi, qui résume très bien mon propre ressenti, notamment dans l'allusion à ce (ceux?) que tu fuis,
... qui n'est peut-être d'ailleurs qu'un moyen pour toi de savoir un peu mieux qui tu es ?
Par ailleurs, Loopkin et ouais, je ne pense pas que vouloir ou tout simplement aimer voyager "comme on est" soit le signe d'une volonté de se distinguer, de se montrer différent, si ce n'est pour quelques "fashion victions" vite repérables ...
Pour beaucoup "voyager en routard" cela signifie "bien voyager".
Personnellement j'ai une double expérience puisque à titre personnel j'ai parcouru la planète entière avec mon seul sac à dos et pas grand chose en poche, et à titre professionnel j'ai emmené des milliers de personnes dans le monde en tant que guide.
J'ai pu constater qu'une bonne partie des routards voyagent sur des sentiers encore plus balisés que ceux d'un voyage organisé. Parcourant tous les mêmes itinéraires, se retrouvant tous dans les mêmes hôtels et mêmes restaurants. Quant à leur connaissance du pays elle se limite bien souvent à pas grand chose ou à quelques clichés. La plupart se retrouvent entre eux et se contentent d'écouter la même musique où qu'ils soient en bouffant toujours les mêmes apple pies et riz frits ! Sous leurs airs de voyageurs libres ils utilisent tous le même réseau de petits services bien structurés. Combien se prennent vraiment en charge pour partir dans des régions inconnues ou se plonger dans la société qu'ils visitent? Bien peu
Dans le même temps d'autres font le choix du voyage organisé confortable. Parmi eux, et surtout sur certains voyages, il y a des moutons qui ne se posent pas trop de questions et se laissent mener. Mais il y a beaucoup de gens qui ont préparé leur voyage pendant des semaines et qui veulent tout savoir, tout comprendre, un approfondissement qu'ils continueront après leur retour.
Si à titre personnel je n'envisage pas le voyage autrement qu'avec mon sac sur le dos et en solitaire je dois reconnaître objectivement qu'en 30 ans d'errance j'ai croisé plus de crétins et "d'aveugles" dans la catégorie routard que dans celle des voyageurs plus "pantouflards" qui font le choix du voyage organisé.
Car finalement je crois qu'il y a les gens qui voyagent les yeux ouverts et les autres. Et quelle que soit la forme de voyages retenue on rencontre ces deux groupes de personnes. Voyager intelligemment ou pas n'a finalement rien à voir avec le mode de voyage
Quasiment rien à rajouter car tout celà est vrai et la description faite par Trans de nos amis routards est en tout point malheureusement exacte, tant est que l'on rencontre ce type de " voyageurs " un peu partout dans le monde et que l'on est quasiment certain d'obtenir auprés d'eux une bonne adresse de bar ou de marque de bière qu'un bon plan pour aller découvrir tel ou tel endroit.....
Mais c'est aussi la finalité de ce forum de nous faire nous poser des questions sur notre façon de voyager et de comparer avec ce que font les autres......même si on est pas toujours en accord avec ce qui est dit ici ou là...😉
En fait, on pourrait répondre tout simplement à l'interrogation première de savoir " pourquoi voyagez-vous en routard " en rétorquant parceque l'on aime tout simplement voyager en individuel et en sac à dos pour coller au plus prés du pays et des locaux, et de rappeller que cette image du routard est maintenant beaucoup véhiculée grâce au petit personnage mis en évidence sur la couverture d'un des guides préférés de certains voyageurs.....tout simplement peut être.
Et puis d'abord, qu'est ce que c'est que d'être routard ? Il y a certainenement autant de définitions qu'il y a de gens qui pensent en être un (ou pas d'ailleurs). Est ce qu'un gars (ou une fille) qui traverse l'europe avec son combi vw est assimilé à cette catégorie de voyageurs ou simplement à un routier ? (au moins les routiers ils sont sympas). Est ce que "pour un euro de plus avoir la clim" dans une chambre d'hotel nuit à sa réputation de routard tout terrain ? Est ce que plus le sac à dos est petit signifie que tout est dans la tête ?
"être ou paraître ?"
Ce n'est pas le terme routard qui fait la personne mais le contraire. Il y a mille façons de voyager : à chacun la sienne
Je préfère également la dénomination "voyageur indépendant". La motivation prmière est la liberté. Liberté d'aller où l'on veut, quand on veut. La liberté de découvrir des gens, des lieux peu visités. D'improviser de nombreuses variations sur le programme de base que l'on s"est fixé. La liberté de choisir son hôtel et son resto ...
Je crois que l'on accorde trop d'importance à la façon dont on voyage. Le voyage n'est pas un moyen de se mesurer aux autres, de regarder ce que l'on a dans les bagages, ce que l'on transporte dans le porte feuille. Un voyage n'a rien a voir avec la forme du bagage, la longueur de la barbe, la capacité à la solitude...
Un voyage peut avoir plusieurs raisons et moyens mais un voyage c'est quand même aller ailleurs, être confronter a qqch d'extérieur à soi. Et de même que l'on peut se découvrir un ailleurs à domicile à la rencontre d'une personne, on peut, bien qu'étant à des milliers de kilomètres de chez soi avec un maigre porte feuille et un tout petit sac à dos sur le dos, être à domicile.
Un voyageur doit, pour pouvoir affirmer avoir voyager, aller à la rencontre du pays, de ce qui ne lui ressemble pas sans pour autant s'y attendre. On ne visite pas un pays, on lui rend visite. On peut arriver dans un pays en ayant des préjugés et le découvrir autre ; on peut arriver dans un pays dont on a aucune idée et se rendre compte qu'il n'y a pas de grande différence d'avec ce que l'on connait.
J'ai du mal a écouter les personne qui me racontent : "c'était super, on a vu ça, on sait baigné là, on a réussi a dégoté une voiture et on a roulé, en chemin on s'est arrêté là puis là puis là... on a fait la faite là....". Ce genre de personnes pouront une autre fois vous raconter avoir été déçu par tel ou tel pays. Comment peut-on être déçu par quelque chose que l'on ne ramène pas à soi ?
J'aime écouté ou seulemnt observé quelqu'un qui me dit : "ils sont comme ça, ils font ça, ils ont ça, ils m'ont...". Cette personne là ne dira jamais si elle aime ou pas ce pays, elle n'en ai même pas capable. Elle aura apprécié simplement le fait de s'être exstériorisé quelques semaine, quelques minute, quelques heures, quelques mois, quelques jours...
Quand tu arrive a saisir que ce n'est pas toi qui crée le pays que tu visite mais que tu es le témoin occulaire de ce qui ce passe dans ce pays, alors que tu voyage en routard ou pas, ça n'a aucune importance.
Il est surement vrai que lorsqu'on dit :"je voyage comme routard", les gens qui nous entoure éprouvent une certaine admiration... POur ma part, lorsqu'on me demande ce que je fais, je réponds : "je voyage" et c'est tout, mais les gens sont tout de même fascinés.
Moi, je vadrouille avec mon copain : on a un Van des 80's, qu'on a repeint, et on vit dedans. Une autre forme de voyage. On a choisi ce mode de vie afin de découvrir paysages, cultures, cuisines, populations, ... ... Mais on ne se dit pas "routard"... On voyage, c'est tout !
La liberté n'est pas oisiveté, c'est un usage libre du temps: c'est le choix du travail et de l'exercice. Etre libre, en un mot n'est pas pas ne rien faire. C'est être le seul arbitre de ce qu'on fait ou ne fait point.
Une sacrément bonne question, et plein de réponses intéressantes.
Ce que je remarque c'est que c'est un débat qui dure depuis un siècle et demi au moins: vers le milieu du 19 e siècle, à l'époque ou les Cook Tours venaient d'être créés, presque tous les auteurs de récits de voyage en Egypte estimaient nécessaire, en préambule, de se démarquer de ces "Cook Tourists", non sans un certain mépris. Comme le dit Buzard ("Travelling Cultures", super intéressant!), le touriste, c'est toujours l'autre!
On se définit routard par opposition à touriste, routard par opposition au voyageur bourgeois, et enfin Voyageur par opposition au touriste et au routard respectivement!
Et comme toujours, les catégories ne veulent pas dire grand chose, surtout parce qu'elles ont tendance à tout globaliser, alors que nous sommes tout sauf des systèmes! Rien n'interdit au voyageur de passer la nuit dans un 4 étoiles et de profiter de sa piscine (pas si mal à Fès au mois d'aout?!) et d'aller manger un morceau dns un boui-boui le midi, cote à cote avec "les vrais gens". Et ce n'est pas parce qu'on dort dans un palace que l'on ne peut pas avoir des rencontres authentiques avec les gens de la rue ou d'ailleurs le reste du temps. Enfin, il y a aussi les jours ou les moments "roots" et ceux qui ls sont moins: après une journée passée à arpenter les rues poussiéreuses du Caire, à manger du foul sur le pouce le midi et à rencontrer plein de monde au détour de chaque rue, j'étais drolement contente de me retrouver super au calme au café climatisé "Le Naguib Mahfouz" (que je conseille à tous!!! - même si ce n'est vraiment pas roots du tout!😛) devant un succulent jus de mangue, confortablement installée sur une banquette orientale à bouquiner tranquille...
Pour moi, la vraie liberté du voyage, ce serait d'oser se départir des conseils assénés par le Guide du Routard notamment, qui, à grand renfort de formules du type "les vrais routards préfèreront..." "une adresse pour routard" "non-routards s'abstenir"..., essaient de nous mettre dans des cases prédéterminées et assez agaçantes!!
Bon vent à tous!!
Caro
toute classification est effectivement arbitraire mais recouvre souvent une certaine réalité :
le guide fameux n'est désormais lu que par des non-routards qui cherchent à faire quelques économies
pour ma part, voyager routard c'est tout simplement naturel
le luxe ou semi-luxe type climatisation, piscine et autre ne me fait pas tripper en vacances. C'est quelque chose que l'on a facilement en occident donc je ne vois pas l'intérêt d'aller chercher ça ailleurs sauf à répondre à un besoin vital de fraicheur dans un pays très chaud...mais on peut bien se priver un peu, c'est une question de volonté d'ailleurs moi ce n'est même pas me priver je n'en ressents pas le besoin
les grands hotels au milieux de nul part je trouve ça outre déplacé (dans tous les sens du terme) mais surtout cela ne me viendrai pas à l'idée d'y dormir...question de style (même pas de moyens...)
Ce qui me tue, c'est que de nombreux "routards" le sont uniquement lorsqu'ils sont dans un autre pays.
Dans leur pays, ils sont fonctionnaires, informaticiens, eployés de banque ou que sais-je, bref, des classes moyennes ou supérieures. Dans leurs pays, is ne leur viendrait jamais à l'esprit d'aller s'asseoir une heure à la gare, et taper la discute avec les paumés du coin. Dans leur pays, ils ne leur viendrait pas à l'esprit de rentrer dans le bistrot crasseux, commander un ballon de rouge, et engager la discute avec un pillier de bar.
Pourquoi le faire à l'étranger, pourquoi soudain "s'ouvrir à l'autre", alors que lorsque vous prennez le métro à Paris, vous vous jettez sur les banquettes, en doublant la mémé, histoire d'être assis le temps des 5 stations qui vous séparent de votre bureau.
J'exagère, je caricature, mais réflechissez: Cette ouverture d'esprit, cet "esprit roots", le cultivez vous toute l'année ou 3 semaines par an?
... cette attitude peut aussi être le signe que ces gens, dont nous faisons partie (car ce ne sont pas toujours les autres, les "pas beaux" contrairement à ce que l'on pourrait croire ici très souvent ) ne se sentent pas bien dans leur quotidien, dans le style de vie et la société dont ils ne peuvent sortir ... et aussi dans les inter-relations avec leurs homologues ?
Ce n'est certes pas une excuse, ... seulement une explication parmi d'autres
pour reprendre des propos sur le confort en voyage (car il s'agit de cela finalement lorsque l'on évoque le voyage en routard) cela correspond contrairement à ce qui semble avoir été compris à une attitude en harmonie avec un style de vie...au quotidien
je ne ressents pas le besoin d'aller dans un hotel avec piscine à l'étranger et je ne ressents pas nom plus l'envie d'acheter ou de louer une maison tt confort en France : ça ne m'attire pas. Des personnes avec un pouvoir d'achat inférieur au mien (je le constate sur mon lieux de travail) se paient des voitures neuves, louent des maisons de folie...et ne font rien car leur budget est réglé au centime près...
en voyage comme dans la vie, passer une heure dans une gare ça ne me dérange pas, j'achète un journal, je regarde si il n'y a pas une femme mignonne avec qui parler...et je suis même prêt à rester une demi-journée dans le coin pour engager plus avant la discussion (donc reporter mon départ ou l'annuler) aussi extraordinaire que cela puisse vous paraitre...
Je ne crois pas du tout que le fait de voyager en "routard" ait quelque chose à voir avec le confort, comme tu dis.
Ni d'ailleurs avec les moyens dont on dispose pour voyager (désolé, mais je fait encore partie de ceux qui croit que partir réellement à la découverte d'un pays pendant plusieurs mois nécessite un certain budget au départ!).
C'est plutôt un état d'esprit, une certaine façon d'appréhender le voyage, d'aller à la rencontre des cultures et des populations, de ne pas s'arrêter au superficiel.
Pour moi, ce n'est pas une façon de voyager, c'est une manière d'être. Et comme on le disait deux posts plus haut : c'est aussi une manière d'être chez soi et pas uniquement en dehors de ses frontières.
Au risque de passer pour un démago auprès de la moitié des membres, et pour un fanfaron auprès de l'autre moitié, je voudrais te demander:
Et si la fille n'est pas mignone? Tu ne discutes pas avec elle?
Enfin, c'était juste une question comme ça, mais ça me fait un peu penser, comme état d'esprit, au livre de Boris Vian, "Et on tuera tous les affreux". Vaste programme...
Merci pour cette réponse réfléchie à un post provocateur.
Je suis assez d'accord avec ton analyse, mais en même temps, ces personnes cherchent à briller en société à coups d'"exploits" du genre "j'ai traversé la nouvelle guinée avec un couteau suisse" ou "je suis pote avec la moitié des villageois au fin fond de l'amazonie".
Tout cela ne serait qu'une affaire d'égo, et de désir de reconnaissance donc.
Mais comment être ouvert aux autres si soit même on a du mal à évoluer dans sa propre société?
Tiens c'est bizarre, dans un autre post, tu terminais en disant "je vais déjeuner avec ma secrétaire".
Donc, tu déjeunes avec ta secrétaire, peut etre parcequ'elle est mignone, peut etre parceque tu as des histoires de boulot a regler avec elle, peut etre pour faire "du social", mais au final, tu méprises le fait qu'elle claque la moitié de son salaire dans le crédit de sa barraque.
Franchement, en termes d'ouverture d'esprit, c'est un peu limite.
Donc, laisses moi douter de ton inoxydable ouverture d'esprit, tellement grande, que tu es pret a passer une demie journée dans une gare a te geler les miches dans l'espoir de draguer une jeune femme. Ta vie affective est elle si vide?
pour reprendre des propos sur le confort en voyage (car il s'agit de cela finalement lorsque l'on évoque le voyage en routard) cela correspond contrairement à ce qui semble avoir été compris à une attitude en harmonie avec un style de vie...au quotidien
je ne ressents pas le besoin d'aller dans un hotel avec piscine à l'étranger et je ne ressents pas nom plus l'envie d'acheter ou de louer une maison tt confort en France : ça ne m'attire pas. Des personnes avec un pouvoir d'achat inférieur au mien (je le constate sur mon lieux de travail) se paient des voitures neuves, louent des maisons de folie...et ne font rien car leur budget est réglé au centime près...
en voyage comme dans la vie, passer une heure dans une gare ça ne me dérange pas, j'achète un journal, je regarde si il n'y a pas une femme mignonne avec qui parler...et je suis même prêt à rester une demi-journée dans le coin pour engager plus avant la discussion (donc reporter mon départ ou l'annuler) aussi extraordinaire que cela puisse vous paraitre...
dans ce genre de discussion, nous ne sommes pas obligés de toujours généraliser, même si on le fait parfois exprès (essayons au moins de le faire avec un peu plus de finesse que dans le post qui précède)
et si je reconnais avec toi que certains (beaucoup ?) de ceux qui cherchent à voyager hors des sentiers battus par leur choix de destination ou de style de voyage sont plus des voyageurs de salon (ou de forum 😉) narcissiques en recherche d'un public,
...il existe encore et aussi, je ne sais pas merci ! des gens sincères dans leur envie de découvrir des endroits et des gens encore authentiques, plus près de la vie et de la nature (humaine aussi) que nous le sommes en général ...
Par ailleurs, être ouvert aux autres pour moi n'a jamais signifié être ouvert à tout le monde, notamment dans nos sociétés où cette nature humaine se décompose, c'est peut-être pour cela qu'il est plus facile pour certains de l'être avec des gens (pour plus pauvres qu'ils soient en apparence) qui vivent loin de nous avec d'autres schémas de vie et de pensée dont ils se sentent plus proches ...
En étant tellement cathégorique : "jamais d'hôtel avec piscine", tu peux passer à côté de bijoux de moments agréables voir uniques. Pour exemple, l'hôtel "Shams" à Palmyre. C'est un immense hôtel en béton, froid et vide, pour les 2 fois où j'y étais en 1987 et 1996. Cependant, y prendre un repas sur la terrasse offrant une vue imprenable sur tout le site archéologique de la cité, ça, c'est réellement unique. Les Mezzehs y sont fameux et le service impéccable. Enfin aller se baigner dans la piscine déserte en plein désert, ça aussi c'est une expérience unique. Pareil pour l'hôtel "Shah Abbas" à Ispahan. Se priver de prendre un repas, ou une chambre si on en a les moyens, est fort dommage. Cet ancien caravasérail aménagé en hôtel luxueux est un pur moment de bonheur ... d'ailleurs cela pourrait faire le sujet d'une nouvelle discussion que je vais de ce pas ouvrir ...
Je ne connais pas réèllement la définition de "routard" mais éffectivement on dirais que de nos jours c'est ce donner un genre. Un peu comme ces jeunes de la "haute" qui se donne un genre de "rappeur de cité".
Le voyage, le gout de l'authentique, c'est dans le coeur qu'on l'a. Un routard, je pense, c'est celui qui veut découvrir par lui mêmes. Loin des cliché et du qu'en dira t-on. Se faire sa propre idée de ce qu'il découvre. C'est avant tout un choix personnel. Nous ne sommes pas égaux sur "les gouts et les couleurs". A 13 ans j'ai commencé à prendre le train tout seul pour retrouver des copains de vacances en province. Puis ce fut l'italie, l'angleterre, l'allemagne...à chaque fois avec plus d'envie de découvrir l'inconnu. Je n'avais que très peu d'argent et heureusement mon père travaillais à la sncf, je ne payais que 10% ou 50% du billet. Ensuite j'ai travaillé comme peintre en batiment, j'ai mis de l'argent de cotés et j'ai pris un aller simple pour Bangkok. Je suis resté plus de six mois avec.....10 000 frs. De retour je travaillais et je repartais... Depuis je suis marié j'ai deux enfants. Je continue de voyager avec ma petite famille, et c'est lmoi mêmes qui organise notre voyage. Sur place on bouge moins et en plus de mon sac à dos j'ai maintenand une valise à roulette. Plus de guest house ou hotel minable, mais beaucoup plus convenable et correcte, enfant oblige, avec les infos qui vont bien, voire des réservations. Désormais avec la magie d'internet on peut se trouver des coins tranquilles ( sans la foule ou le tourisme de masse) ou l' on veut. Alors que suis-je à présent ? Un routard? un voyageur? ou Mr toulmonde qui part en vacance avec sa famille ?
Loopkin je te rassure je parle avec tt le monde on me repproche svt même de trop parler je me force pas c'est tout simplement que je n'arrive pas à rester dans mon coin c'est plus fort que moi.
Steph13 je déjeune avec ma secrétaire parcequ'elle a 50 ans qu'elle travaille pour moi et que cela lui fait particulièrement plaisir de déjeuner avec quelqu'un qui pourrait être son fils et qui essaie d'être le plus courtois et gentil possible avec elle....
et rester une demi journée dans une gare c'est une façon de parler...mais après un moment...ce n'est plus dans la gare que cela se passe (cela s'appelle une rencontre) je te ferai un jolie dessein si tu as du mal à comprendre
Maitainoa, merci de les calmer un peu ainsi
Et Trek mon ami, les grands hotels avec superbes piscine en plein désert...je te les laisse je préfère prendre de la hauteur (4200) ...et pour cela...il me faut l'argent de la chambre. Je trouve beaucoup plus amusant de me laver avec l'eau du puit que de me baigner dans l'eau de la piscine. Je déteste me faire servir dans les grands hotels ou ailleurs. Xenophon lui même recommande l'exercice physique en assurant nous même les tâches ménagères et autres. Je suis partisan de cette option. Je te le répète question de style...
Le post précédent était pour répondre aux attaques personnelles, je trouve pas ça très interressant mais bon...je préfère néanmoins répondre ainsi pour apporter des petites précisions semble t-il bien utiles pour certains (il faut que j'aille voir le profil de Steph 13 il m'inquiète un peu lui).
Sinon, pour la définition du routard à chacun son voyage, je vous décrivais mon style de voyage qui doit recouvrir une réalité pour nombre de gens. Pour autant, ceux qui ne voyagent pas de la sorte n'ont pas à le prendre mal...à chacun son voyage...mais je trouve ça fort de café que l'on me reproche ma liberté...je ne comprends pas trop...le voyage n'est pas une compétition l'essentiel il me semble est que chacun fasse ce qu'il a envie de faire et surtout à sa façon
Je vous renvoie à L'art du voyage, son auteur est un historien M. Alain Chesneau de mémoire. Pour lui le voyage est donc un art...tout un programme...
pour finir un petit refrain pour Trek (1) puis après un pour Steph13 (2)
"j'ai trouvé des lits de camp bien plus doux qu'un oreiller et des diners de roi sur le zinc d'un buffet de gare, j'ai connu bien des gens je les aies tous bien aimé...lalallalallalalal" tu vois je suis pas le seul lui aussi qd il était jeune il s'en foutait du confort..(1)pourvu que ce soit en chantant sans doute, "la plus belle fille de ma vie dans la rue je l'ai suivi en chantant" et oui Steph13 ça peut devenir une prophétie réalisatrice si tu y crois très fort....(2)
Franck Michel, L'autre sens du voyage, Manifeste pour un nouveau départ, ed. Homnisphères, coll. Expression directe, 2003.
"Pour ne plus être dépendant, il s'agit de prendre ses distances par rapport à la facilité, de réapprendre à ne dépendre de rien. De préférer une certaine "richesse de la pauvreté" à la misère mortifère plongée au coeur d'une société vouée à la consommation".
Bref il conseil en voyage de se contenter de peu pour stopper la logique du toujours plus et surtout d'adopter un autre style de vie ou le temps n'est pas compté (antithèse donc du voyage organisé ou tout est programmé et minuté). Attendre un bus des heures fait ainsi partie du voyage dans une logique de réapropriation du temps. Pour regagner totalement notre liberté nous devons avoir la maîtrise et du temps, et de l'espace.
Le voyage en routard correspond à cet idéal de voyage.
Une définition des termes du sujet nous demande lalla...c'est effectivement essentiel bien que très académique...il me semble que nous y avions pensé, pour ma part je m'attachais dans mes posts à d'abord définir "le voyage en routard" pour ensuite développer le "pourquoi" faisant ainsi le tour de la question de départ "pourquoi voyager-vous en routard".
Ce qui me tue, c'est que de nombreux "routards" le sont uniquement lorsqu'ils sont dans un autre pays.
Dans leurs pays, is ne leur viendrait jamais à l'esprit d'aller s'asseoir une heure à la gare, et taper la discute avec les paumés du coin. Dans leur pays, ils ne leur viendrait pas à l'esprit de rentrer dans le bistrot crasseux, commander un ballon de rouge, et engager la discute avec un pillier de bar.
Pourquoi le faire à l'étranger, pourquoi soudain "s'ouvrir à l'autre", alors que lorsque vous prennez le métro à Paris, vous vous jettez sur les banquettes, en doublant la mémé, histoire d'être assis le temps des 5 stations qui vous séparent de votre bureau.
Bien d'accord avec toi. cela fait un an et demie que je suis a Paris, et d'ailleurs je m'acclimate très mal!! Les bobos me soulent, je ne sors que très peu alors que quand j'étais en Bretagne, a Rennes, des rencontres inopinées comme dans les voayges, j'en faisais très sovuent. seulement à Paris, on est obligé de se fermer, surtout en tant que femme. au début, je régissais comme à rennes, quand quelqu'un m'adressait la parole dans la rue je répondais gentiment, j'engageais la conversation. mais je me susi vite rendu compte que je n'étais qu'un morceau de chair pour ces dragueurs lourdingues, et j'ai même du virer de chez moi un gars que j'avais invité à prendre un thé.
Ceci dit, dernièrement, je suis allée voir une copine qui jouait dans un bar, des chants tziganes. Lorsque je suis arrivée dans ce cbar, qui ne payait pas de mine, avec télé allumée et piliers de comptoir, il n'y avait pas grand monde, et je me suis dit, bonjour l'ambiance. Eh bien finalament, j'ai passé une de mes meilleurs soirées à Paris, à échanger un super moment avec les soi-disnat "bofs" qui étaient là, je serais bien restée jusqu'à la fin de la nuit s'il n'y avait pas eu de dernier métro. Tout ça pour dire que le voyage, ce n'est pas seulement à l'étranger, mais aussi dans sa vie de tous les jours, qu'il faut combattre sees préjugés à tous les instants, et qu'effectivement ça ne veut rien dire être "routard" à l'étranger si l'on ne l'est pa chez soi.
Moi je ne me dis pas routarde non plus, mais c'est vrai que quand je raconte mes voyages, les gens ouvrent souvent des yeux ronds comme des soucoupes et croient que c'est du courage que de partir seule et avec moins d'argent que la moyenne. Et souvent on me dit: t'es une roots toi! Loin de prendre ça pour un compliment, ça m'agace, car pour moi, ce mot correspond à une espèce de mode, de snobisme, qui me déplait encore plus que le snobisme bourgeois, parce que pour moi quelqu'un qui s'affirme comme roots est tout aussi bourgeois mais il n'en a même pas conscience.
En fait, je pense que les gens mettent cette étiquettte de routard car ils sont impressionnés, et pensent que c'est plus difficile que de voyager en organisé. C'est simplement différent, il y a plus de liberté. Mais c'est vrai que tant qu'on ne s'est pas lancé, la liberté fait peur!
En ce qui concerne les hotels et compagnie, pour moi ce n'est même pas une question de budget. Je n'en éprouve aucune envie. En plus ils dénaturent le paysage la plupart du temps. Il est vrai que de toutes façons je ne pourrais pas me les payer... 😉
Enfin, tout ça pour dire que chacun voyage comme il en a envie, à partir du moment où l'on respecte le pays où l'on se rend, les gens qui l'habitent et qu'on essaie d'oublier un peu ses préjugés.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Voilà une discussion interressante...
Beaucoup de choses ont été dites et je me suis reconnu dans plusieurs des messages ci-dessus.
Moi ce que j'aime c'est que personne ne fait le meme voyage, on peut aller dans le meme lieu, rencontrer les memes personnes, selon les personnes cela sera toujours différent, il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu...
Ce qui est sur pour moi c'est que de voyager seul, dans les trains, bus bondés, dormir pour 2 ou 3 euros, ce n'est certes pas le plus confortable mais c'est ce mettre au niveau des gens du peuple, de la majorité. Pour moi, il est indescent de dépenser pour une chambre ce que les gens ne gagneront meme pas le mois, ou l'année !
Un truc qui m'a démonté à mon arrivée à l'aeroport du Caire : je cherche d'autres voyageurs individuels pour partager un taxi vers la ville, je trouve jeunes 2 écossais look routards... dans ma chambre d'hotel sans ventilo, sans salle de bains je feuillette le lonely pour voir l'hotel où les écossais allaient, et là je vois 100 $ la nuit ! tu parles de routards !!! Vous vous en doutez je ne les enviez pas du tout, moi ça m'a plus d'attendre que le gars de l'hotel finisse sa prière du soir pour que je puisse entrer, ça m'a plu de croire risquer ma vie dans l'ascenseur destroy...
Pour rien au monde je ne cèderai la liberté que l'on a quand on est seul (ou 2 en individuel), de voir tous ces groupes moutons menés par leurs guides...
Pouvoir parler quelques mots aux gens dans leur langue, pouvoir partager avec eux un repas ou un "boeuf" musical...
quand on a gouté à l'hospitalité naturelle on en redemande...
Pour répondre au message ci-dessus qui dit que certains "routards" sortent peu des sentiers battus, je dirai que tout le monde n'a pas la chance de partir plusieurs mois et qu'il est normal d'être attiré par les sites les plus interressants, c'est mon cas malheureusement.
A chacun de faire en sorte de le vivre à sa manière, moi, c'est ce qui me réjouit, de voir que l'on peut faire des rencontres extraordinaires dans des sites architouristiques.
Le comble pour moi reste d'avoir été "engagé" chamelier-stagiaire dans le désert sud-tunisien et donc de m'être retrouvé à tirer une laisse avec 3 dromadaires montés chacun par un touriste ! Evidement j'étais le 1re surpris...
Se mettre au niveau le plus bas c'est pouvoir partager le maximum de choses avec les gens...
Le dessin aide beaucoup aussi, les gens vous voient différement, les memes gammins qui mendient apres des touristes s'agglutinent autour de vous pour regarder la progression du croquis tout sourire, quel bonheur !
Et puis dessiner implique de rester souvent 1 heure sur un lieu alors que la photo est instatannée, il s'en passe des choses en 1 heure, le temps est réelement important... souvent les gens que l'on croisent manquent de plein de choses mais pas de temps !!! Prendre le temps c'est aussi faciliter l'échange et respecter leur quotidien.
On peut aussi parler de la photo... imaginez un couple d'étranger passent dans votre rue et vous prends en photo en train de passer la tondeuse, et s'en va... quelle sera votre réaction ? Par contre si la discussion s'engage, vous partagez un repas, ils demandent une photo souvenir, la refuserez vous ?
Je pense que c'est pareil en voyage...
Toutes ces raisons font que je tiens à ma liberté de voyageur individuel,
c'est vrai que le mot routard est un peu usurpé (quand on voit la catégorie hotel luxe dans le guide du routard...)
et puis comment prendre le temps de remplir un carnet de voyage en voyage organisé ???
Salut Ouais,
Routard, c'est une étiquette que l'on te colle, que tu soit vagabond, vadrouilleur, trimardeur, voyageur à petit budget, le mot consacré du petit bonhomme qui porte son globe sur le dos, depuis plus de trente ans, c'est "ROUTARD".Que tu le veuille ou non tu es un routard.
En 1953, je parcourais la France et l'Espagne, depuis mon pays d'origine(la Suisse), j'etais un fugeurs.Etiquette.En 1962 et 1963 je parcourais l'afrique de l'ouest de long en large J'étais un aventurier.Etiquette.En 1968 je m'installe au Québec, j'étais un immigrant.Etiquette.En 1970, 1971, 1972, Je zig-zag au USA au volant de ma vieille minoune(vieille bagnole en France, )avec femme et enfants, j'étais un hippie.Etiquette.En 1976 je traverse l'Europe du nord au sud, 6 mois sur le pouce(auto stop)avec 2 de mes fils, j'étais père merveilleux pour les uns, sinistre crétin pour les autres.Etiquette.En 1976, 77, 78, Jacmel Haïti, j'étais um humanitaire.Etiquette.En 1983 je loue un maison en Espagne, j'étais un bourgeois.Etiquette.En 1985, l'Italie en hôtel, oh!j'étais devenu un touriste.Etiquette.Maintenant je me ballade au Québec de lacs en forêts de rivières en montagnes, je suis un écolo.Etiquette.Je prépare un voyage en Inde pour cet hiver, je serais certainement un soixante-huitard, un baba-cool.Etiquette.
Que tu le veuille ou non Ouais on te colle un étiquette si je lis tes récits de voyages tu es catalogué"routard"pis quoi on s'en fou on voyage.
Salut.
Zingaro
Le dèsert est la seule chose qui ne peut être dètruite que par construction
Tout à fait d'accord, Zingaro, quelle que soit l'étiquette, on s'en fout, on voyage...on voyage pour se faire plaisir, selon nos choix, pas pour plaire (ou pourquoi pas déplaire) aux autres.
Que chacun respecte l'autre dans ses choix de voyage, dans sa manière de voyager et dans la vie tout simplement.
Beaux et bons voyages à tous.
mima
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Oui, mais juste un petit bémol concernant les choix de chacun à pratiquer cet art du voyage.....il faut que celà s'accompagne du respect du pays visité, du respect de la population qui vous accueille, du respect que l'on aura envers la faune et la flore de ce même pays et enfin de la sagesse que l'on aura à comprendre la façon de vivre de cette même population et de ne pas interférer dans celle ci.......
C'est mon credo dans le voyage et force est de dire que tout le monde ne pratique pas le même art.......
Respecter le pays où l'on va et les gens vers qui l'on va est une telle EVIDENCE qu'il ne m'est même pas venu à l'esprit de compléter mon précédent message par cette réflexion...merci Alan de la rappeler !!
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Tu as exprimé exactement ce que je pense sur ce sujet. En effet, je ne me suis jamais considéré comme routard mais tout simplement comme quelqu'un qui voyage et qui profite au maximum des lieux et des gens. Je peux très bien marcher une semaine avec ma tente sur l'altiplano, mais aussi me payer un fameux repas dans un bon restaurant à La Paz ou ailleurs...
Ce sont les envies et les moments qui dictent en quelques sortes ma façon de voyager. Je ne pourrais d'ailleurs pas m'enfermer dans une seule façon de voyager car cela serait passer à côté de trop de choses.
La vie est belle
"Old travellers never die, they just smell that way"
Kalimera a tous les aspirants voyageurs, je suis en Grece depuis un mois, Athenes et la Crete, et je vois que tout va bien, la vie y est bien douce, pas de…
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu (e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant…
Voyager pourquoi? 1- Pour quitter ce pays Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe...En effet, ce pays me gonfle de…
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet…
En parcourant les différents messages de ce forum que je consulte plus que ne fréquente depuis maintenant 2 ans, j'ai la désagréable impression de lire un…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/