Une première au Ladakh (juillet/août)
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CU
Bonjour,

Nous souhaitons nous rendre au Ladakh cet été (juillet/août). La formule serait un mix entre trajets en taxi pour ce qui se situe dans les environs de Leh : à ce sujet, en pleine saison touristique est-il facile de réserver un taxi à la journée sur place (taxi stand) ? Si oui, existe-t-il un tarif selon les destinations ? Pour la vallée de la Nubra et le passage du fameux col le plus élevé, peut-on avoir un bon aperçu en une journée ou doit-on loger sur le trajet ? Où peut-on voir lajonction des fleuves Indus et zanskar : cela vaut-il la peine ? Mes questions peuvent paraître basiques mais ce sont mes premiers errements...; Nous effectuerons le trajet aller en avion et pour le trajet retour sur Delhi, nous souhaiterions privatiser une jeep : à ce sujet, mes questions sont les suivantes : coût d'une jeep privatisée ? agence fiable pour ce faire ? Est-il possible de faire les lacs Tso Kar et Tso Moriri sur le trajet de retour ? Qu'en est-il de Pangong lake : doit-on prévoir un trip différent pour ce lac ou peut-on aussi l'inclure dans le trajet de retour (qui prendra alors plusieurs jours) ou vaut-il mieux y consacrer une journée à partir de Leh durant notre séjour de manière indépendante ? Quel est le trajet le plus magnifique pour revenir sur Delhi ?

Grand merci pour vos réponses🙂
DJ Djullé84 Veteran ·
Bonjour,

Ne vous inquiétez pas pour les taxis à Leh, il doit y avoir plus de taxis que de touristes, ... et il y a beaucoup de touristes. Vous trouverez plusieurs prix ici : http://ladak.free.fr/commun/html/taxi2014.pdf Ce sont les prix de 2014. Ils sont révisés le 1er avril chaque année.

Le col vers la Nubra se passe dans la matinée. Départ de Leh vers 7-8 h et arrivée à Diskit vers 12-13 h.

La jonction Zanskar-Indus se voit à 1h de voiture de Leh un peu avant Nimu en direction de Lamayuru.

Le retour peut se faire en trois jours par le Tsomo Riri et le Tso Kar : 1er jour nuit à Korzok au bord du Tsomo Riri, 2ème jour passage au Tso Kar et route jusqu'à Jispa ou Keylong, 3ème jour Manali. Si vous êtes pressés, vous pouvez même reprendre un bus de nuit pour Delhi immédiatement.

Le Pangong Tso n'est pas sur la route. Il est possible d'y aller, il faudra commencer par lui et compter un jour de plus.

Le plus beau trajet est celui que vous envisagez. Son seul défaut est qu'il représente 4 grosses journées de route.

Bonne soirée.
FA FabGreg Globetrotter ·
Le Pangong Tso n'est pas sur la route. Il est possible d'y aller, il faudra commencer par lui et compter un jour de plus.

Pas sûr que cela soit possible en 1 journée. Car j'ai souvenir d'avoir lu un retour d'expérience récent (2 ou 3 ans) où des étrangers n'avaient pu rejoindre le Tsomo Riri Tso, car la route à suivre n'est pas autorisée aux étrangers, même avec permis pour les zones Pangong et Tsomo Riri.

Selon les militaires de garde, peut-être que cela passe, peut-être que cela ne passe pas. Mieux vaut ne pas avoir un avion à prendre dans la foulée.

En transport privé, l'idéal serait peut-être Leh -> Vallée de la Nubra -> Pangong -> Tsomo Riri -> Tso Kar -> Keylong -> Manali.

Mais de Pangong, ce n'est pas inintéressant de revenir à Leh pour visiter en chemin Thaktog, Sakti, Chemrey, Hemis, Stakna, voire Thiksey et Shey si pas déjà explorés depuis Leh.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
DJ Djullé84 Veteran ·
Bravo pour "Tsomo Riri Tso" ! Je n'ose pas aller jusqu'à cette écriture, qui est plus rigoureuse, mais j'apprécie ! En tant qu'étrangers, on ne peut pas aller du Tso Kar au Tsomo Riri (+ Tso pour les puristes) par le chemin le plus court qui passe par Chushul. Il faut revenir par la même route jusqu'à l'Indus à Karu et prendre la route vers Mahe et Korzok. C'est une longue journée de 12h de route environ. Dans ton circuit idéal, je note que tu ferais quand même Pangong --> Tsomo Riri ! ! ! A mon avis, il faut prévoir un jour d'arrêt à Korzok car on peut passer tout un jour à regarder le "Tsomo Ri Ri Tso" ou à se promener autour. Bonne journée. JL
FA FabGreg Globetrotter ·
En tant qu'étrangers, on ne peut pas aller du Tso Kar au Tsomo Riri (+ Tso pour les puristes) par le chemin le plus court qui passe par Chushul. Il faut revenir par la même route jusqu'à l'Indus à Karu et prendre la route vers Mahe et Korzok. C'est une longue journée de 12h de route environ.

C'est exactement ce sur quoi je voulais attirer l'attention. Pas du tout ce que l'on pourrait imaginer en regardant une carte géographique représentant la route de Chushul.

Quand aux ressortissants de Chine Populaire, ils n'ont même pas le droit de dépasser le Chang La, et donc d'atteindre le Pangong Tso. Ce qui se comprend sans mal quand on connait les passé et présent militaires dans cette région.

Bravo pour "Tsomo Riri Tso" ! Je n'ose pas aller jusqu'à cette écriture, qui est plus rigoureuse, mais j'apprécie !

Disons que j'ai été à bonne école... Celle d'un certain Jean-Louis Taillefer 🙂 , auquel je suis très reconnaissant. Et auquel je dois toujours un retour d'informations.

Fabrice
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LA Lantana Regular ·
Bonsoir Bernadette,

Je ne reviendrai pas sur les infos de Djullé et FabGreg, elles sont trop précises ! Simplement pour vous dire que j'ai découvert toutes ces régions à l'occasion de trois voyages successifs au Ladakh. La vallée de la Nubra jusqu'à la frontière pakistanaise est vraiment sauvage mais attention à l'état des routes/pistes. Le Tso Moriri et le Tso Kar appellent à la contemplation des heures durant et aller à la rencontre des nomades. Ce pays mérite que l'on prenne le temps mais il appelle aussi à la patiente. Les pistes sont souvent abîmés par la météo hivernale. Si vous avez besoin d'être aidé sur place je vous conseille vivement l'agence locale qui s'est occupé de m'organiser treks et déplacements. Il s'agit de : Adventure Travel house Manager Lobzang Tseultim site internet : www.ladakhzanskartrekking.com Lobzang tseultim Si vous avez besoin de précisions, n'hésitez pas à me contacter. J'ai toujours un plaisir immense à partager les émotions que ce pays m'a procurée. Cordialement Nicole

FA FabGreg Globetrotter ·
La vallée de la Nubra jusqu'à la frontière pakistanaise est vraiment sauvage mais attention à l'état des routes/pistes.

En 1ère quinzaine de septembre 2014, les routes que j'y ai empruntées (Leh -> Teggar -> Sumur -> Diskit -> Turtuk, puis retour à Leh) étaient asphaltées et en parfait état, hormis évidemment la section centrale du Khardung La. Laquelle j'ai trouvée beaucoup plus confortable que celle du Chang La pour accéder au Pangong Tso. Comparées aux routes du Zanskar (tout particulièrement celle au sud-est de Padum), c'est un paradis !

Compte tenu du contexte militaire avec le Pakistan, je pense que dans la Vallée de la Nubra, les routes sont particulièrement bien entretenues par la BRO de l'Armée Indienne.

Par contre, on est toujours à la merci d'un éboulement sur certains passages.

Ainsi, un peu après Hunder, j'ai pu observer sur la grand-route les traces qu'avait laissé un éboulement de rochers. Quelques petits trous çà et là, mais rien qui n'amène mon conducteur à réduire sa vitesse.

Surtout, j'ai dû faire face à un éboulement majeur bloquant la route légèrement en aval de Changmar. Pourtant, j'avais consacré près de 3 h à la puja du Gonpa de Diskit 😕. Il semble que cet éboulement à Changmar (localisé en 34.770172,77.112387 sur Google Map, en rive gauche de la Shyok) soit un "classique", un éboulement récurent, car une tente-parachute est établie au bord de la route, peu en amont de Changmar et sert de point de ralliement (et restauration) aux routiers qui sont bloqués là, ne pouvant livrer leur cargaison en aval (Bodgang, Chalunka, Turtuk, et surtout les camps militaires indiens). Pendant la journée, ils tapent la carte, bavardent la nuit venue dans la tente-parachute, puis mangent et dorment dans leurs camions respectifs.

Comme je voulais aller à Turtuk, j'ai contourné l'éboulement en passant à pied par la rive droite, un très étroit chemin à flanc de falaise, avec un à-pic de 80-100 m m'a t-il semblé. Photo prise une fois rejoint la route en rive droite. On distingue le chemin côté gauche (sur la rive droite), au 2/3 environ à flanc de falaise. Au pied de la falaise, le fleuve Shyok, celui qui baigne Diskit et Hunder, puis qui rejoint l'Indus côté pakistanais. A certains passages, il faut se pencher pour passer sous la roche. De surcroît, chemin très étroit, car souvent, il n'y a la place en largeur que pour un pied, pas 2. Nécessité de se plaquer contre la paroi. Photo prise depuis le chemin lors d'un passage "large" (cf. premier plan côté gauche en bas de la photo). J'étais bien content de n'avoir que mon sac-à-dos de balade. J'ai admiré les soldats (sikhs pour la plupart et très grands) qui 3 jours plus tard ont suivi ce chemin avec tout leur bardât.

Quand je suis revenu 2 jours plus tard, l'éboulement était toujours là, et toujours actif, au sens où de petites pierres chutaient environ toutes les 10 s. L'Armée Indienne m'a fait traverser l'éboulement, ce qui est de loin le moment le plus périlleux de mes 3 semaines au Ladakh. Plus que le passage en rive droite, où j'étais maître du risque (il "suffisait" de mettre le pied au bon endroit), car au pied de l'éboulement, l'arrivée d'une pierre était totalement aléatoire.

A savoir pour ceux qui veulent aller à Turtuk, cet éboulement est un aléa majeur, tant à l'aller qu'au retour. Si je suis passé assez facilement à l'aller par le délicat chemin de muletiers, puis en auto-stop depuis le camp Post 9, je n'ai pas retrouvé de transport depuis Changmar au retour, ce qui m'a obligé à coucher sur place. Merci à Monsieur Guru (si, si, c'est son nom !), un balti qui m'a laissé la cabine de son camion pour moi tout seul le temps d'une nuit. Il a préféré partager la cabine d'un copain. Impossible de lui faire accepter la moindre indemnité. A droite, le camion Tata de Monsieur Guru. Cabine du camion Tata de Monsieur Guru pendant son dîner. A gauche, Monsieur Guru. A droite, l'homme de Changmar tenancier de la tente-parachute. Où j'aurais couché à défaut de la proposition de Monsieur Guru. Hospitalité précieuse, plus rare à Bodgang où l'on avait essayé 2 jours avant de m'extorquer des sommes déraisonnables pour une simple tente. A Bodgang, il y a des gens vraiment charmants et attentionnés, mais aussi un lot conséquent d'escrocs.

Les voyages forment la jeunesse... et même les moins jeunes.

Fabrice
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DO Dolma63 Regular ·
Si vous souhaitez vous rendre dans la Vallée de la Nubra et que la route est accessible, prenez effectivement le temps d'aller à Turtuk, dernier village avant la frontière pakistanaise. L'histoire de ce village est intéressante et j'y ai apprécié le calme et la sympathie des villageois.

Pour revenir à Delhi vous pouvez emprunter la route de Manali qui est magnifique et si vous avez le temps aussi faites escale à Vashisht dans l'Himachal Pradesh, petit village en hauteur de Manali où il y a un temple avec des sources d'eau chaudes très relaxantes :)

https://tripensac.wordpress.com/
https://lapprentie-voyageuse.com/
CU Curiosi Regular ·
😉Bonjour,

J'ai découvert l'existence de Turtuk au gré de mes lectures et nous avons décidé d'y passer une nuit... Ce coin a effectivement l'air assez intéressant.

Merci
FA FabGreg Globetrotter ·
Turtuk, dernier village avant la frontière pakistanaise. L'histoire de ce village est intéressante et j'y ai apprécié le calme et la sympathie des villageois.

Turtuk est le dernier village autorisé aux touristes, mais il y a au moins un autre village en direction du Pakistan.

Habitants effectivement sympathiques, mais le tourisme s'y est fortement développé ces dernières années, d'où une abondance de guesthouses sur le plateau, en rive gauche du torrent. Tristement, c'est là que quelques enfants m'ont sollicité pour "ten roupies", une première pour moi au Ladakh.

Fabrice
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