Les premiers temps du tourisme en Afrique Australe
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DO
Je suis en verve actuellement et j'ouvre - encore lui diront certains- une nouvelle discussion sur ces pays qui nous attirent: "les premiers temps du tourisme en Afrique Australe -Namibie, Zimbabwe, Zambie, Botswana." Photos, réflexions, souvenirs, etc....comment avons nous choisi ces pays comme destination de vacances?



Grootfontein

fort de Namutoni

Femme Herrero

quand un donkey cart rencontre un crazy truck !!
JE Jety34 Veteran ·
Re-bonjour,

Je ne croyais pas si bien dire, Doumé est en verve lorsqu'il s'agit de parler Afrique. Le sujet m'intéresse mais ne suis pas à la maison pour fouiner dans mes cartons où j'ai entassé des prospectus, factures, cartes et autres vieux papiers de mes premiers voyages en Afrique et ne pourrai donc pas en joindre quelques uns à ce message. Le seul avantage de l'âge est celui de l'expérience ou du vécu. Sans vouloir radoter "de mon temps", je peux quand même dire que j'ai traîné mes guêtres dans ces coins avant que le tourisme de masse ne s'en empare : - L’Éthiopie, tout d'abord, que j'ai découverte pendant une période un peu houleuse à Djibouti où j'effectuais mon service militaire (1969/70). Ce pays m'avait tellement subjugué que j'y ai effectué mon premier voyage (3 mois) en 1973. J'y suis retourné plusieurs fois depuis la fin du régime "Rouge". Il reste mon chouchou même, si aujourd'hui son évolution débridée me déplaît beaucoup. - L'Afrique du Sud qui me titillait sérieusement pour avoir lu quelques bouquins consacrés aux Boers, aux guerres Anglo-zoulous et à l'apartheid. "On" ne comprenait pas bien, autour de moi pourquoi je désirais visiter un pays où régnait la ségrégation raciale. Le pays était tranquille, hors townships où il était interdit d'aller pour les étrangers. Le tourisme international n' existait pas encore, de plus, le contact avec les Noirs était pratiquement impossible (à mon grand désespoir). Ça m'a, tout de même, plu puisque j'y suis retourné plusieurs fois depuis ! - Le Zimbabwe, ou plutôt la Rhodésie du Sud qui m'a tenté par son côté politique (colons blancs et Ian Smith, rébellion et Mugabé et son coté insolite). Je n'ai pas vu grand chose de tout cela mais ai découvert un pays fantastique (faune, flore et paysage et quelques rencontres). J'y suis retourné après l'indépendance. - Namibie : ce sont des timbres du Sud-Ouest Africain qui m'ont donné envie d'aller là où peu de touristes ne se baladaient. Nous y avons vagabondé plusieurs fois avant ou au moment de l'indépendance, un peu partout (sauf frontière nord, Caprivi et Kaokoveld en raison de la guerre civile) sans jamais rencontré de touristes. La photo de Grootfontein montre ce qu'étaient toutes les localités du pays. Par exemple, à Sesriem et Sossuvlei, il n'y avait qu'un camping très basique où, en plusieurs jours, nous n'avons rencontré que 3 personnes : ça a bien changé aujourd'hui : on peut aller partout, la faune est plus riche et les gens plus accessibles, ce qui n'est pas toujours "bien" au niveau des Himbas.

Faute de photos ou de documents, voici quelques réflexions pour participer à la discussions de Dominique.

Bien cordialement. Jacky.

"Moins faire pour mieux voir !"
Yol + D'Jack
DO Doumechris Veteran ·
Jety, Merci à tous les 2 d'attaquer la discussion. Comme vous, j('ai pris goût à ces coins d'Afrique, un peu par hasard et grâce, il faut l'admettre à quelqu'un dont je ne suis pas friand :N.Hulot. Avant tout cela, j'avais comme beaucoup de nos compatriotes une fausse idée de ces pays. Je me rappelle encore de l' émission relative aux explorateurs (Le magazine des explorateurs)à la fin des années 50 à la TV faites avec P.Sabbagh et sa pipe. Pour moi, il y faisait toujours chaud vu que la population, dans ces films, était toujours quasiment à poil !!! Depuis, j'ai bien vite déchanté à ce sujet . J'ai commencé à voyager au grand large (hors Europe , vais je dire) en 1986 suite à une visite chez des cousins où j'ai découvert un catalogue de voyages: en le feuilletant, j'y ai vu un voyage au Yémen et dans un élan inconsidéré et immodéré, je leur ai dit que j'allais partir là bas en vacances: ils étaient interloqués sachant mon attachement à passer les vacances dans la famille dans une maison du fin fond de l'Aveyron (que j'ai hérité depuis!) . Je n'ai jamais voulu renier mes dires et suis parti dans ce pays merveilleux aujourd'hui détruit par l'inconscience des hommes . En fait, je ne partais pas sans billes car j'avais un pote de l'école primaire, qui était en poste à Sanaa en tant que responsable de la cellule économique. J'ai pris contact avec lui et malgré le temps qui s'était passé depuis notre dernière rencontre, était content de voir des Français. Partir au Yémen, c'était presque en 1986, partir dans la lune!!! Quand j'ai finalisé ce projet et que je l'ai annoncé à mes collègues de travail, ils m'ont tous pris pour un dingue. cela s'est très bien passé, j'ai même eu son Mitsubishi Pajero pour me déplacer sur place. J'ai parcouru avec un couple d'Italiens rencontrés sur le vol Moscou- Sanaa (le low cost de l'époque, c'était Aeroflot) , plus de 1500 km sans aucun accroc au passage des checkpoints innombrables dont certains étaient déjà tenus par des copains à Oussama. Lors de ce voyage, j'ai traversé la Mer Rouge en accompagnant mon copain qui s'occupait, à cette occasion, de la valise diplomatique entre le Yémen et Djibouti. C'est ainsi, que j'ai pris goût à cette région. N.Hulot, ce sera au prochain épisode.......

Bab El Yemen , une des portes d'entrée du souk principal de Sanaa

un village-marché sur la route Sanaa- Hodeidah (le grand port yéménite aujourd'hui bombardé quotidiennement par l'Arabie Séoudite)

la salle principale du funduk de Shahara où j'ai rencontré par hasard, l'homme aux chaussettes blanches sur la photo: Jacques Lanzmann .

Les gamins d'un village perché qui m'ont chanté 'au clair de la lune" souvenir d'un passage d'une enseignante française qui avait passé quelques semaines dans ce village.

un palais d'un des derniers émirs du Yémen transformé depuis en musée.

les derniers joailliers juifs sur le marché de Saadah (frontière nord proche de l'Arabie Séoudite)

une des rues commerçantes de Djibouti ville l'île de Musha dansle golfe de Tadjourah, lieu de détente favori des Djiboutiens et militaires français, le vendredi.

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