De nuit la couchette nous est attribuée il n'y a pas de problème (en SL, en 3AC, en 2AC).
En 3AC et 2AC, cela a en effet été mon expérience.
Mais en SL (la très grande majorité de mes 40 trajets en train indien), je ne serais pas aussi affirmatif.
En fait, cela dépend du niveau de saturation du train. S'il est vraiment complet, il y aura saturation des compartiments General, et des passagers General débordent sur les autres classes. Je l'ai fait moi-même lors d'un train de nuit Agra -> Delhi après annulation subie.
Evidemment, lorsque le titulaire de la réservation se présente, la place est libérée. Mais le titulaire n'est pas réjoui que la couchette ait été déjà occupée par un inconnu et je le comprends, la propreté du corps n'étant pas garantie.
Autre cas que j'ai souvent rencontré, couchette déjà occupée par un senior qui préférait la couchette du bas que j'avais réservée. Senior qui me laisse sa couchette du haut. Pas vraiment ma préférence, non pas tant pour l'ascension, mais parce qu'en bas, on ne peut bénéficier de l'aération naturelle par la fenêtre.
Respectueux des anciens, j'ai à chaque fois accepté l'échange imposé... Et compris que la réservation d'une couchette du bas n'était pas forcément le meilleur choix.
Et puis en cas de difficulté, il est inutile de sa fâcher avec les gens, mais il ne faut pas hésiter à faire appel au contrôleur
Il arrive qu'il faille réclamer énergiquement.
C'est ce que j'ai eu à faire en avril 2015 au départ d'Ahmedabad dans un train effectivement saturé : difficulté à trouver un espace entre les corps dans le couloir pour les enjamber jusqu'à atteindre mon compartiment.
Au niveau de mon compartiment, toutes les couchettes sont occupées. Pas trop surprenant eu égard à l'occupation du couloir.
Pas le moindre contrôleur à l'horizon, et les autres passagers essayaient de dormir. Après avoir scrupuleusement vérifié les n° des couchettes (de nuit, ce n'est pas si aisé), j'engage l'occupant à me laisser ma couchette, ce qu'il refuse en rétorquant qu'il a son billet. Billet qu'il n'a évidemment jamais pu produire. Face aux dénégations, j'ai vraiment dû insister vigoureusement pendant plus de 15'.
In fine, l'occupant a fini par libérer la place pour s'installer au pied de la dite couchette où il est resté tout le trajet. Pas vraiment rassurant pour la sécurité de mes affaires et donc pas reposant.
Mais ce n'est arrivé qu'une fois sur 40 voyages (dont 10 trains de nuit en SL).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.