Quand savoir rentrer...
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Bonjour,

Je suis partie de France voici 11 mois. J'ai passé 10 mois en Nouvelle-Zélande avec un Working Holiday visa. J'y ai voyagé principalement "seule" (bien qu'on n'est rarement vraiment seule). À mi chemin de ces 10 mois, je suis allée également deux semaines en thaïlande où j'y ai rejoins mon ami de l'époque. J'ai trouvé l'Asie incroyable. Cependant, je me suis largement laissé conduire par mon copain (j'étais contente de ne pas avoir à choisir où/comment, et juste à me laisser porter).

J'ai adoré la Nouvelle-Zélande, mais c'est un pays à la culture très anglaise. Je suis donc partie plus tôt en Asie pour pouvoir me donner le temps de m'y fondre. Mon frère se mariant en juin, je suis totalement libre de voyagé jusqu'à là (mon voyage pourrait donc durée jusque' à 15 mois).

Je ne prépare pas mes voyages. Et depuis la Nouvelle-Zélande, je le confirme. Quitte à rater parfois les bons plans, je préfère aller, voir, rencontrer. Je privilégie les rencontres (de locaux ou de voyageurs) à la multitude d'endroits ou d'activités faits.

Seulement je suis partie de NZ et suis en Indonésie depuis 3 semaines, et là, le vide...

Je sais pas ce que je veux voir. Et pour résumer, j'ai plus souvent envie de rester tranquille qu'autres choses. Avant de partir j'avais réservé mon billet pour le Cambodge (erreur, je sais pas pourquoi j'ai fais ça, mais c'est comme ça). Je crois que j'étais fatiguée déjà en partant de NZ. Mais avec toutes les sollicitations, les marchandages et certaines précautions que l'Asie impliquent, j'ai du mal à récupérer une motivation digne de ce nom. Je suis fatiguée. J'ai fais du volontariat deux semaines sur une ile de Lombok (indo) et c'est un bon souvenirs, mais au finale, pour le moment, l'implication que cela demande est déjà trop.

Je suis donc là, à ne pas faire grand chose. À attendre le Cambodge, sans savoir ce que je vais y faire non plus... (à part Anchor, pour le côté touriste).

J'envisage évidement de rentrer en France. Je sais que je repartirai (j'ai bien envie de me laisser l'année prochaine voir l'année encore d'après pour voyager). Mais c'est dur de rentrer plus tôt que ce qu'on avait pu imaginer et surtout de ce que l'on pourrait. C'est dur de m'imaginer les 3 prochains mois en France en sachant que je pourrais être toujours en Asie. La peur de ne pas pouvoir repartir (pour x raisons) est forcement là. Et, même si on s'en fout de l'opinion des autres, c'est quand même dur de rentrer et de se confronter au regard de l'autre qui verra peut être ça comme un caprice alors qu'on avait "tellement de chance".

C'est encore plus dur de voir soi-même qu'on a pas tenu le coup... Je me dis que l'Asie est trop dur pour que je le fasse seule... J'ai l'impression de n'avoir pas réussi a m'adapter et de ne pas être débrouillarde comme je l'aimerais. J'aimerai trouver un compagnon de route pour me remotiver, pour partager. Mais je pars bientôt d'Indo. Alors je me dis "au Cambodge!", mais je sais plus si j'ai envie d'y aller pour l'instant...

J'ai honte d'avoir l'impression de n'avoir plus de curiosité...

Ce qui est sûre c'est que je préfère la qualité que la quantité. Je n'ai pas envie de passé d'un pays à un autre uniquement car mon visa a expiré et que je dois partir.

Je n'arrive pas à savoir si c'est ma tête qui me dis de rentrer (pour revoyager en étant regonfler) mais que mon coeur ne veut pas (car voyager de la sorte est mon rêve de toujours). Ou si c'est mon coeur qui veut rentrer, mais que ma tête refuse... Je n'arrive pas à savoir si c'est un abandon ou un besoin. Je n'ai pas envie d'abandonner car c'est dur. Mais je n'ai pas envie de me forcer ridiculement.

Je ne suis pas en déprime totale (bizarrement). Je ne pleure pas toute les deux secondes. Je suis juste dans une perplexité et une interrogation totale. La tristesse planant seulement sur le sentiment d'échec que je ne peux pas m'empêcher de ressentir comme telle.

Quand avez vous su quand rentrer ? Pourquoi ? Avez-vous déjà vécu ce genre de ressenti ? Qu'avez vous fait ? Je n'attend pas qu'on décide pour moi, mais des vécus, des réflexions extérieurs me feraient du bien (ne plus être dans une réflexion de moi à moi).

(Mes excuses pour les fautes, très probable, d'orthographe).
NE Neorod Regular ·
Salut Cécile, Tu as l'air de te torturer l'esprit.. En voyage, on n'est pas tout le temps dans le "faire". Il faut parfois s'accorder des moments plus paisibles, moins touristes et en profiter pour vivre pleinement le moment présent avec les locaux. Lorsque tu n'as pas de plans établis (donc des billets réservés), tu peux aisément voguer au fil de tes rencontres, de tes envies. Là j'ai l'impression que le Cambodge est plutôt une contrainte qu'une vraie envie..

Rentrer me parait aussi un peu précoce par rapport à ton discours. As tu le mal du pays ou besoin de retrouver les tiens ? ou les deux ? Si c'est le pays, alors tu peux aller à la réunion, à la Nouvelle-Calédonie et tu retrouveras une certaine facilité car c'est familier avec ce que tu connais.

Voyager seul(e) implique de s'exposer aux autres plus car on doit organiser la logistique par soi-même et donc être se faire violence parfois. C'est lourd mais on apprend beaucoup sur soi-même...
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
CC Cciu ·
Merci pour ta réponse.

Je comprend bien ce que tu me dis. Pelan Pelan (doucement doucement) comme disent les Indonesiens.

Lorsque je disais que "je reste là sans rien faire", ne sous entendais pas qu'il faille faire toujours faire un milliard de choses. Bien au contraire...

Cependant il a la lenteur qui nous permet de savourer les instants (le chant des mosquées, une tasse de thé en regardant la mousson, ...). Et il y a celle qui est un plus une ralenti qu'une lenteur. Celle qui nous fait dire que peut-être il faut rentrer car ces fameux moments, on ne les apprécie plus à leur juste valeurs...
DJ Djackx67 Veteran ·
Salut, je t'appote mon temoignage car j'ai été dans le meme cas que toi apres 2 semaines passée a Bali (apres 1 an de whv en Australie). J'etais en train de "glander a Kuala Lumpur et me posait egalement les memes questions. Voyager en solo en Asie me paraissait beaucoup moins facile qu'en Oz.

Puis j'ai rencontré quelqu'un qui partait pour le Laos et hop la motivation s'est vite rallumée je suis parti au Laos, puis Cambodge et Thailande, c'etait génial

Dans des cas comme ça, lorsque je sais pas trop "quoi faire" je sors et je rencontre du monde. Ça aide et souvent les itineraires se font en fonctions des rencontres. Apres faut pas non plus te "forcer" a aller dans d'autre pays. Si au bout d'un moment t'en as marre bah que veux tu....rentre :)
AV Avionna Regular ·
Bonjour Cciu,

Inévitable chez les gens qui voyagent seul(e) en longue durée : moments d'introspection, suivis par des moments de réflections, suivis par des points d'interrogations pour la bonne décision....ou même tout simplement "une" décision.

Il existe des moments quand nos sens deviennent saturés par toutes les nouvelles expériences, toutes les nouvelles rencontres, toutes les nouvelles infos sur internet (celles avec lesquelles on nous bombarde et celles qu'on interroge) et puis il y a la goutte d'eau qui fait déborder le vase. ....... on continue à voyager parce que le billet de retour n'est que dans 2 ou 3 mois, parce qu'on est dans le coin et qu'on a peur de râter la perle, parce qu'on croit que c'est un passage de fatigue ou faiblesse....on se donne des bonnes raisons pour continuer avec une anxiété latente (celle de regretter un jour si on ne continuait pas). En plus il faut départager being " lonely" et being "alone. Deux sentiments différents. En avant dernier ? "freedom" ! Elle est là sur un plateau...et on ne sait plus quoi en faire. En dernier ? "culpabilité présente au sujet de regrets futurs à avoir à rentrer".

Voyager en groupe..... on peut parler et discuter. Voyager seul (e) ...... tout ça tourne en rond dans la tête.

Solution possible ? il y a toujours une lumière au bout du tunnel et il faut ne jamais la perdre de vue.

Bonne chance
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
LD Ldrapeau1976 Regular ·
Ce message ne vous ai pas destiné avionna mais juste une réflexion globale.

Il existe aussi la solution de rentrer qui ne veut pas dire ne jamais retourner dans les pays qui nous ont le plus plu pour une durée plus longue ou définitive.

Le retour n'est peut être qu'une étape car quand on est sur place on se rend pas forcément compte de la chance et de toutes nos découvertes passées et à venir.

C'est mon cas, je suis rentré après deux ans en Asie du Sud est, je sais aujourd'hui où je souhaite m'installer et je prépare les choses afin d'avoir un revenu suffisant pour y vivre définitivement.

Une immersion seul est aussi d'une très grande expérience, Je sais que celà m'a beaucoup changé.

Bon voyage à toutes et à tous.

Laurent
AV Avionna Regular ·
Idem !!! Cet été ? je repars dans le Pacific . Je vais m'y installer, même si modestement. A la longue mes retours en Europe me frustrent toujours et c'est cet entre deux qui est redouté quand on n'a pas d'autre(s) option(s). Heureusement, je suis retraitée et libre....sauf pour l'epaisseur du portemonnaie.

Bonne continuation au Cambodge. Cordialement Avionna
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
FD FDB Globetrotter ·
Bonsoir,

mon expérience est quelque peu différente, un voyage plus court (5 mois) y compris un 1er retour programmé et repoussé d'un mois.

par contre j'ai connu l'envie de continuer d'un côté et l'envie de retrouver mes marques chez moi de l'autre. Faire et défaire son sac sans cesse, changer de ville, trouver un nouveau logement pour la/les prochaine(s) nuit, trouver à manger qqch qui te satisfasse, etc... au bout d'un moment, ça fatigue.

essaye de te balader un peu pour voir si le destin met qqn sur ta route qui te permettra de rebondir, mais si ce n'est pas le cas, tu ne dois pas avoir de sentiment de honte ou de gêne à rentrer. Tu ne dois rien à personne et ce que tu as déjà fait ces 11 derniers mois, les autres ne l'ont pas fait.

3 mois en France à retrouver tes proches et tes amis, profiter de la vie comme tu ne l'as peut-être jamais fait chez toi, ça peut être très bien aussi 🙂

quelle que soit la décision que tu prendras au final, je te souhaite une bonne continuation !
Faby
CH Chuperdu Regular ·
Hello ! Pour ma part je dirai qu'avec le nombre de touristes "égarés" en Asie, tu fais partie de cette petite minorité de gens qui se posent des questions...ce qui est déjà un bon signe.

Pour ma part, partie en Asie pour fuir une déprime j'ai commencé avec 2 mois d'Indonésie...et c'est simple au début je me suis vraiment demandé ce que j'étais venu cherché là...c'était une vraie punition, et je m'en voulais d'avoir pris un billet retour dans 6 mois, et commençais sérieusement à rentrer.

Tu es très (trop) rarement seul en Asie (entre les partages de chambre en auberge et les déplacement en bus)...mais c'est simple à partir du moment ou tu ne bois pas, ne fumes pas...ect....l’interaction avec les autres touristes est plus une gêne qu'autre chose.

Mais finalement tu te laisses guider par ta bonne étoile et l'aventure commence...tu vas rencontrer la bonne copine, ou un groupe sympa, passer quelques temps avec, puis tu auras envie de te retrouver seule, et retomber bien plus tard sur une personne que t'auras croisé avant (voir dans un autre pays) et hop ça crée des liens...ect.

Alors un conseil, laisse toi le temps, mine de rien c'est épuisant de voyager seul...

Perso je suis arrivé à l'arrache...pas d'idée de quoi faire ou voir et même pas de cartes ou livres (guide Lonely). Mais j'ai suivi les gens que j'ai rencontré et hop voilà que les 2 mois d'Indonésie m'ont semblé trop court !... bon je continue pour de donner vraiment mon vécu...

puis arrivé en Thailande et ses Party ! Au début j'ai détesté (tous ses gens égarés et alcooliques berkkk) finalement je me suis découvert un profil de grooos fêtard et j'ai apprécié faire la fête sur la plage, profiter des payasages ect....

puis Cambodge avec passage en frontière en bus avec le billet le moins chère (quelle erreur!) bref idem au début tu te demandes ce que tu fous là et ensuite tu veux plus partir...

puis Laos et ses milliers de grottes et cascades...

puis retour Thailande Nord....mais là paf gros coup de j'en ai marre, c'est nul qu'est ce que je fous là...ect....mais vol retour dans 1 mois....et hop un billet pour la Malaisie histoire de finir au chaud au soleil...

Bref c'est le voyage va se faire tout seul, laisse toi aller.

Il y a partout des guides (livres) d'occasion...j'ai acheté un Lonely Asie (que je te recommande pas car trop générale, mieux vaut pays par pays) mon dernier jour en Asie...et en le feuilletant, j'ai réalisé qu'en effet j'étais passé à côté de choses sympa...donc prends le temps de lire.

Sinon si t'es à l'aise en scotter, ben fonce, c'est le meilleur moyen de voyager librement, à ta façon, de voir la vraie couleure de l'Asie, laisse toi perdre dans les villages au Camodge et je te garantie que tu comprendras pourquoi on l'appel le pays du sourire, laisse toi perdre dans milliers de petits chemin au Laos. Idem Bali c'est bien, mais en scooter tu pourras passer de la mer à la montagne aux rizières...ect

Mais prudence en 2 roues ! Si t'as jamais fais...je te déconseille (mieux trouves quelqu'un de sérieux et monte en passager...mais bon y'en a qui font leurs baptême là bas alors...)

Bref je suis persuadé que ton aventure va démarrer (si ce n'est déjà fait).

Et si t'as décidée de rentrer, eh bien No Worry ! T'as pas à te justifier, t'as voyagée, t'as profitée, et ça t'a suffit pour le moment...Point.

Enjoy
MA MathisC ·
Salut Cciu,

Très intelligent comme post. Je pense que c'est un phénomène qu'on aborde que trop peu (la culpabilité de s'avouer ce fameux "échec", comme tu dis). Je suis souvent passé par cette phase et cela m'arrive encore. Si je peux me permettre un conseil, c'est (dans la mesure où tes ressources et le temps dont tu disposes te le permettent), de retourner faire un "saut" à la maison avant de plier bagages à nouveau. Ne t'inquiète pas, le virus du voyage est une chose difficile à éliminer.

C'est ce que j'ai fait pour ma part l'année dernière. J'avais passé 6 mois à enseigner l'Anglais dans une petite ville en Thaïlande, puis 6 semaines supplémentaires à "squatter" avec des locaux qui tenaient un bar. C'était une expérience formidable, et c'est de cette façon que j'ai vraiment appris à parler Thaï couramment. Mais je sentais que quelque chose n'allait pas et que ça ne me mènerait nulle part de rester plus longtemps. Résultat : retour en France de 4 mois. Et le résultat ne s'est pas fait attendre ! Ça m'a non-seulement donné envie de repartir, mais en plus assez rapidement (à peine 3 semaines).

Ne te fais pas trop de soucis pour ça, tout le monde a sa propre sensibilité, ses envies, ses attentes. J'espère en tout cas que les choses s'arrangent pour toi.

Bonne continuation,

Mathis.
Envie d'en connaître un peu plus sur la culture des pays visités ?

Mathis, votre fidèle serviteur, se fera une joie de vous entraîner à leur rencontre entre interviews, articles d'investigations et reportages photos sur http://travelthewords.fr/.
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour Cécile, ton post intéresse car tu as nombre de réponses. Cela prouve sans doute que les questions que tu te poses beaucoup se les sont posées. On fuit souvent sa routine domestique en voyageant et lorsque le voyage dure on peut tomber dans une autre routine que l'on veut à nouveau fuir. Il y a sans doute un peu de cela, mais la réponse à tes états d'âme sont sans doute plus complexes avec une multitude d'interactions du fait de ton vécu. Une expérience de 11 mois c'est déjà une belle performance, et le regard des autres on y est sensible, mais ne pas tomber sous ce type de diktat. Souvent plus facile à dire qu'à faire, mais dans ton cas il n'y a pas matière à être critiquée ou moquée. Un type de voyage qui amène un renouvellement permanent, c'est le voyage à vélo. Tu ne tombes jamais dans la routine. Très vite tu prends un mode de vie un peu décalé, pour te retrouver sur la route au lever du jour, surtout en Asie. il y fait meilleur et peu de circulation. Tu vois la vie s'éveiller et tu peux observer tout un tas de choses qui à 9 heures resteront insoupçonnables. Et puis, si les premiers jours ton corps souffre un peu, sans chercher à forcer, très vite il va s'aguerrir et tu vas te découvrir comme quelqu'un d'autre physiquement, et cela rejaillit sur le mental. Et le vélo te permettra ou te forcera à t'arrêter là où les Occidentaux ne font que passer sans s'arrêter, et bien souvent ne vont pas. Ton rapport à la population sera différent, tu seras beaucoup plus amenée à compter sur leurs conseils car généralement tu n'auras aucune indication dans les guides et tu ne croiseras pratiquement plus d'Occidentaux. Je pourrais disserter des heures sur le voyage à vélo, j'ai aussi voyagé classiquement, certes jamais pendant 11 mois, mais à vélo la routine ne s'installe pas ou beaucoup moins facilement. Je rentre d'un mois sur les pistes nord du Laos et je vais repartir un mois sur les pistes du centre de la Mongolie. Mais peut-être que le passage régénérateur par la France fait du bien, en particulier dans les Vosges, le plus fabuleux coin de la Terre😉. Et puis, même si on ne s'en rend pas compte, on reste attaché à ses racines comme le saumon qui traverse la mer pour venir pondre dans son torrent. J'ai vécu plusieurs années à l'étranger, en particulier dans un pays que je considère presque comme ma deuxième patrie, tellement les gens sont accueillants et la nature est sauvage, l'Albanie. Eh bien ! aussi exaltante que ma vie était la France me manquait. Une dernière anecdote vécue: en 2010 après une traversée à vélo de 3,5 mois en Amérique du Sud de Quito à Uyuni, au moment de traverser le Sud Lipez j'en ai eu marre pour différentes raisons. Je suis donc rentré en France avec cette sensation de non achevé qui te taraude. Mais durant trois ans cela a trotté dans ma tête et en 2013 je suis reparti sur une entreprise à vélo plus vaste, la traversée de tout le désert de l'Atacama entre Chili, Bolivie et Argentine et j'ai fait le plus incroyable des voyages. Tout simplement j'avais mûri mon envie dans ma tête et le moment était venu. On évolue à tout âge et snif! j'ai plus de deux fois ton âge. Tu peux rester cool! Je te mets quelques photos des pistes nord du Laos ça te donnera envie d'y aller t'y perdre et manger des feee matin midi et soir😏. Luc
CH Chuperdu Regular ·
Vraiment très intéressant tous ces retours positifs que chacun d'entre vous apporte...merci a tous 😊
AV Avionna Regular ·
Bonjour Luc, En mettant à part curiosité intrinsèque.

Un trait humain : le sens -même le besoin- d'apartenir à quelque chose, à quelque part et même (au pire) à quelqu'un. " Etre accepté, être approuvé, être aimé, faire partie de " à l' école, au travail, au club, à la maison, etc.... font non seulement partie de notre panoplie humaine mais nous motivent la vie entière . La recherche d'autres choses, d'autrepart, d'autrui ? Un décalage ? Paul Theroux (écrivain de voyages) l'a bien ressenti et exprimé (Happy isles of Oceania) : "pendant qu'on voyage on construit presque une route échapatoire - voire une fuite . Avec automatiquement trop peu de temps pour s'appesantir sur trop de choses on se donne une bonne raison et une bonne excuse pour ne s'occuper que de l' immediat et on s'abstrait d'avoir à apartenir et d'avoir à faire face.

Sans pessimisme ou optimisme, un petit mal à l'aise d' autosuffisance devient quelquechose qu'on traine derrière soi; et puis on veut rentrer pour re-apartenir, pour refaire partie de, presque pour redonner un sens, une direction à sa vie ; et puis une fois rassuré le quotidien nous re-ennuit et on veut repartir.

Bon... je m'arrête avant que mes chevaux ne s'emballent....

Luc, bonne continuation et bonne forme !!! Chapeau pour faire tout ça ! Cordialement. A.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
BE Benoitfox92 ·
Hello

Je n'ai pas tout lu (je reviendrais plus tard, là c'est 3h du mat 😇 ) J'avais envie de répondre par ma propre expérience très récente : J'ai quitté mon travail pour prendre des vacances à l'ile de la Réunion il y a 2 mois.

J'ai pas vraiment organisé mon voyage, mais j'ai pris le billet aller et retour, "au cas où"... On sait jamais, j'avais peut être envie de travailler et de rester là bas.

Finalement je me suis trompé, je regrette d'avoir pris le billet retour. J'ai déjà fait le tour de l'ile, et j'adore utiliser le guide du routard pour faire le touriste. J'aurais très bien pu rester un mois de + pour profiter davantage. C'était pas un problème de changer le billet. Mais il fallait que je rentre un jour ou l'autre. Il fallait que je remplisse une des conditions suivantes pour "louper l'avion" volontairement et rester sur l'ile : -Avoir un job qui me plait, ou -Avoir une copine sur place pour me retenir

Mais il n'y a pas eu de "wahou" donc je suis rentré à la maison. Avant de rentrer dans l'aéroport, je me suis retourné, j'ai regardé l'ile une dernière fois et j'ai pleuré. Une fois rentré à la maison, les choses rentrent dans l'ordre, mais pas tout à fait. Je me sens chez moi, et là c'est le vide.Et je pense qu'en ce moment je ressens plus ou moins la même chose que lors de ma dernière semaine sur l'ile de la réunion. Et je parie que c'est cela que tu ressens en ce moment. Ce qu'il faut c'est réussir à prendre le controle, ne pas laisser les choses se faire, sous prétexte qu'elles sont planifiées. Parfois c'est l'impression de devoir rendre des comptes aux autres, qui a planifié mon retour.

Exemple : je suis rentré en france fin avril. J'avais peut être un travail de prévu cet été. Je ne suis pas en mauvais terme avec ma famille, laquelle se fait tellement de souci pour moi, que je culpabilise presque de m'être éloigné de la maison..

C'est dur, mais il faut prendre les devants, prendre des décisions qui vont au delà de la volonté des autres, et au delà de la contrainte financière.

Il faut faire les choses comme on les sent ! Parce que c'est ce qu'on a dans les tripes, qui compte. Personne ne peut juger. Il faut juste savoir écouter son coeur, et écouter les autres quand leur point de vue extérieur peut nous être utile.

J'ai fait l'erreur de rentrer à la maison, maintenant je ne sais plus vraiment si je reste ou si je repars. J'ai dépensé pas mal d'argent en voyagent.Rester sur l'ile m'aurait peut être couté moins chèr. Désormais j'ai grillé mes cartouches, et je suis un peu coincé en France, obligé de travailler , remettre la routine en marche, pour renflouer le compte en banque. Et ça m'énerve au plus haut point.

Ne fais pas la même erreur que moi. Ais la volonté de faire ce que tu as vraiment envie de faire. C'est pas grave d'avoir peur :)
NI Nicoltillard ·
Bonjour Ton courrier m'émeut. J'ai voyagé seule moi aussi et connu ce creux de la vague. Tu satures c'est normal. Prends le temps de te reposer, de ne rien faire, de méditer sans te juger à travers le regard possible des autres. Moi, je suis rentrée plus tôt d'un long voyage et ce n'était pas pour moi un échec, mais un choix. On ne peut pas toujours tout prévoir à l'avance et surtout on n'a pas de compte à rendre aux gens que l'on fait rêver !!! Courage! Bises
Nicol
LA Laumaen ·
Bonjour, Ton message ainsi que ceux des internautes sont très touchants. Merci pour ce retour d'expérience car je viens de tout quitter pour un périple sans retour (à priori !). Je termine les 30 jours du visa en Thaïlande et je pars au Cambodge lundi. Ton message datant de février, comment as tu vécu la suite de ton voyage ? Quelles décisions as tu prises ? Merci par avance pour ta réponse qui pourra peut être m'aider à poursuivre mon chemin. Laurent
JE Jeannie86 ·
Bonjour Je comprends tout à fait ce mélange de lassitude et déception de soi-même. Quand on a fait de nombreuses rencontres, parler au quotidien des langues étrangères, chercher de nouveaux hôtels, s'adapter à de nouvelles nourritures, l'esprit dit stop, j'ai besoin de repos, de faire une pause... Et puis l'envie de repartir, la curiosité, tout ça reviendra après un temps de repos bien mérité! Bizzz, bon prochain voyage 😉 Jeannie
Jeannie vavoirayeur
GR Gruyer Regular ·
Bonjour, Ce post suscite tellement de réponses que tu sais déjà que tu n'es pas la seule à connaître cette forme de "déception" de soi-même ou du voyage qu'on avait rêvé… Je pars souvent seule, mais jamais aussi longtemps (c'est pas l'envie qui manque). En cas de baisse de motivation, j'ai mon plan : me poser quelque part et me fondre dans la vie du quartier pendant quelques jours. Je me donne un travail à faire : traduire un article pour mon site, faire un album photo. Je m'y mets tous les jours à heure fixe dans un lieu agréable : une terrasse tranquille ou le patio de l'hostel. Se donner du temps pour absorber toutes les expériences qui finissent par saturer l'imaginaire… Au bout de quelques jours c'est reparti, j'ai des fourmis dans les jambes et trop envie de tenter ce voyage en bus de 12h… Voilà, bon voyage !
Céline serendipia-cc.com
SA Saubissan ·
Bonjour Cciu, Voilà déjà un beau voyage que tu nous contes là. Comme dit le proverbe: "C'est toujours ça que les petits cochons ne mangeront pas!" J'ai, pour ma part, dans ma jeunesse, voyagé au long cours, à deux reprises: une fois au Népal, en 1981, durant 9 mois (privilégiant la qualité à la quantité), puis une autre fois en 1988, avec l'idée de faire le tour du monde à pied, sans idée préconçue de durée. A cette époque, j'ai fui des responsabilités personnelles (une paternité, ce qui n'est pas rien!) qui m'empêchaient de réaliser ce que je considérais être "mon grand oeuvre", et je suis parti sans me retourner. J'ai passé, au final, 9 mois encore (le temps d'une gestation?) en Amérique du Sud, parcourant Brésil, Bolivie et Pérou, mais la destination n'a que peu d'importance, tant il s'agit plutôt de l'alchimie du chemin sur le voyageur, que je veux évoquer. Je ne m'étendrai pas trop sur mon expérience personnelle, qui n'a, somme toute, d'intérêt que pour moi-même, et je voudrais juste te dire que ce dilemme dans lequel tu trouves est sans doute un passage obligé pour tous les voyageurs au long cours. Chaque expérience étant unique, je me garderai bien de te donner conseil sur la suite que tu dois donner à ton questionnement.Je peux juste te dire que je l'ai traversé aussi, et t'expliquer ce qui, pour moi, a été le déclic de ma décision de retour. Comme tu l'as si bien dit, un voyageur solitaire est rarement seul, et, pour ma part, cette décision a été déclenchée après un périple en Cordillère des Andes avec une voyageuse de rencontre, sur les routes depuis bien plus longtemps que moi, ayant vécu des expériences incroyables mais dont le désarroi m'a fait trouver ma réponse.Elle était lasse de voyager, aspirant sans doute à une certaine stabilité, mais se retrouvait dans l'incapacité de rester plus de trois semaines au-même endroit. Dès qu'une certaine routine s'installait, elle éprouvait l'irrépressible envie de repartir. Je me suis dit que je ne voulais pas vivre cette insatisfaction permanente de la nécessité de créer l'impermanence. Et je suis rentré. J'ai fait face à mes responsabilités, j'ai pris mon quotidien à bras le corps, avec ses peines et ses bonheurs. Aujourd'hui, j'ai 55 ans, je vis dans un endroit merveilleux, et je cultive l'immobilisme et le voyage intérieur pour mon plus grand bonheur. Mes voyages m'ont incroyablement enrichi, humainement parlant, mais je n'ai plus jamais éprouvé le besoin d'aller voir ailleurs (géographiquement parlant). J'habite une région merveilleuse, et me réjouis des beautés qu'il y a autour de moi. Je pratique le tai chi et la méditation qui me font voyager tous les jours dans des confins qu'aucune compagnie aérienne ne pourra jamais me promettre, et ne m'éloigne guère de chez moi plus loin que ne le permet ma voiture (ce qui peut faire, tout de même quelques centaines de kilomètres).Je n'ai plus jamais repris l'avion et mon moyen de transport de prédilection est la marche à pied. J'ai une belle vie. Epilogue: En rentrant il y a bientôt 30 ans, j'ai retrouvé la femme que j'avais fui, nous avons deux beaux enfants, et l'aîné est un grand voyageur. Et j'espère que ma fille, qui a juste 17 ans, ira elle aussi voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Il y a un mois, pourtant, j'ai offert à ma femme, qui n'avait jamais voyagé (!!!), un séjour de trois semaines au Vietnam. (Nous avons pris l'avion) Nous avons kiffé grave et je crois qu'elle a pris le virus des voyages.Il se pourrait donc que nous soyons amenés à repartir, et c'est vrai que la découverte de l'Autre, dans toute sa différence est une bien belle aventure, qui permet de relativiser notre quotidien. Mais que tu restes ou que tu partes, c'est toujours avec toi qu'il te faut vivre. C'est donc, à mon sens, l'exploration ultime. Comme dit Platon "Connais-toi toi-même. Et tu connaîtras les dieux." Voilà. Tout ça pour dire que la réponse est en toi. Je te livre, pour finir, une citation entendue ce soir sur France Culture, dans le silence de la nuit, et qui n'a pas grand-chose à voir avec ta problématique. Quoique... "Les optimistes sont des imbéciles heureux. Et les pessimistes des imbéciles malheureux." G.Bernanos Je serai très honoré si tu juges utile, un jour, de me faire connaître le chemin que tu as pris. Bon vent. Vincent dans les Pyrénées.
QU Quillard ·
Bonjour, ouais...tu es seule et t'as une saturation Ca arrive aussi dans la vie "normale" Tu as raison d'écrire tout ça mais toi seule peut y remédier Mais peut être que des personnes peuvent t'aider à trouver la voie Faudrait que tu trouves une compagnie

Bonne continuation Bernard
BE Benushka ·
Bonjour Cécile,

j'ai passé 12 semaines non consécutives en Indonésie. Lors de mon deuxième voyage je me suis retrouvé à Pontianak (Kalimanatan) où il pleuvait à verse. Trempé jusqu'aux os, j'ai trouvé un hôtel un peu miteux. Je voulais aller dans le nord voir des orang-outan dans leur habitat naturel. Après plus de 20 heures d'avion c'était 20h de bus qui m'attendaient. Le bus qu'on m'avait dit de première classe n'était pas du tout tel que décrit. J'ai refusé de monter. Ca m'a beaucoup déprimé je ne savais plus quoi faire. Une carte mobile plus tard à communiquer par sms avec une amie, j'avais retrouvé un peu de moral. J'ai pris des décisions et j'ai quitté Pontianak 24h plus tard pour aller dans l'est vers Banjarmasin.

Parfois il me semble qu'il faut aller dans les endroits "touristiques" pour y faire des rencontres et ne pas se retrouver trop isolé. Ce qui était le cas pour moi à Pontianak. Les longs voyages comme le tien, peuvent aussi provoquer l'envie de retourner chez soi malgré ce que l'on croit penser. Rentrer pour mieux repartir.

Pour apprécier les voyages, il faut en avoir l'envie. Être depuis un an en voyage peut altérer ce désir. De plus les raisons de voyager évoluent tout le long de notre vie et de nos expériences. Après avoir voyagé seul, j'aimerais pouvoir partager mon expérience avec ma compagne. Je ne suis pas sûr que cela me plairait autant de repartir seul.

J'espère que ces quelques mots vont t'aider à prendre le chemin qui te correspond. Bien à toi et bon courage.

Benoit
HO Houlette ·
J'aime bien ce que tu dis et ta façon de voyager et c'est à cause de ça que le Cambodge si t'ès fatigué, c'est épuisant. Même si polpot n'est plus là son bras droit y est toujours et ça se sent et je me souviens de ces gens qui nous ont raconté leur survie en courant sur des cadavres. Les enfants sauvages de Phnom Pen que tu croises la nuit, les étudiants qui n'ont qu'une envie, se tirer et je parle pas du grand poste frontière avec la Thaïlande où malgré ton visa tu te fais raquetter . Je ne savais pas combien de temps y passer, je suis passer au Viet nam après une semaine !
JU Jules34170 ·
Bonjour Cecile

Tiens nous au courant de ce que tu es devenue depuis fevrier Tu as reçu plein de belles réponses Tu as vu, tout les voyageurs "au long cour" passent un jour ou l'autre par cette forme de "lassitude" Bref, je vais faire court je suis partie pour un tour du monde il y a plus de 30 ans avec une amie trés peu d'argent on se déplaçait en stop et on travaillait en chemin. Notre seule décision avant de partir, le voyage durerait 2 ans max. 2 ans parce que pour moi la plus grande liberté dans la vie c'est d'avoir et de garder "le choix", le choix de partir, de rester qqp ou de rentrer de repartir etc etc Avant de partir je vivais depuis 6 ans à Londres (1981) la bas on a rencontré plein plein plein de routards et dedans il y avait aussi pas mal de paumés qui a force de voyager ne "pouvaient plus rentrer" Bref on s'était fixé les 2 ans pour.... revenir ....quitte à repartir de nouveau plus tard mais si c'était notre choix....pas subi On vit à 500% quand on voyage quand on rentre on demande autour de nous "quoi de neuf?" et la invariablement...."j'ai changé d'appart, de cuisine, de voiture!!!! Wouahhhh !!!! Mais la routine et le quotidien sont de belles choses aussi toujours pareil quand tu les choisis Bref tout ça pour te dire que ce voyage (qui aura duré 21 mois au final)( mais il aurait pu durer 3 mois aussi si ça ne nous avait pas plu) est l'un des marqueurs de ma vie comme le sont les enfants....etc etc ojd j'ai 52 ans aucun regret de ce que j'ai fait ou pas fait

Je ne sais pas pourquoi je t'écris tout ça pas de conseil à te donner Mais tu peux trés bien rentrer et choisir de repartir plus tard (c'est ce que mon amie a fait et vit depuis en NZ) et moi plus de 30 ans aprés je vais bientôt repartir mais differement.... (faire un échange de poste à l'étranger)

Voila tout est possible donnes nous de tes nouvelles.......Juliet
W6 W675 ·
Bonsoir j'ai lu avec attention tout vos messages , je ne reviendrais pas dessus chacun y voie midi a sa porte . Partir il me semble que c'est déjà prendre une discussion , après il faut la mettre en ordre , finalisé ce voyage qui au début ne peut ettre qu'un rêve ou souhait . A vous lire vous avez beaucoup de chance de pouvoir partir comme cela et surtout aussi longtemps et je suis ravis pour vous sincèrement . On pourrais vous dire mais de quoi vous plainiez vous, vous avez la chance de pouvoir voyager et ca se n'est pas donner a tout le monde , Mais je comprend que d'ettre loin de chez soit peut a un moment ou un autre poser problème surtout si c'est son premier voyage et de surcroit seul(e). Il faut retrouver une motivation au voyage sinon je pense qu'il est plus raisonnable de renter peut ettre pour mieux repartir surtout si l’aspet financier n'est pas en cause.
Gérard
TO Tobus13 ·
J'ai connu ce genre de blues, mais pour un voyage+court (3 semaines) en Australie. L'idée de trouver un partenaire de voyage est une bonne idée, car si tu reste avec ce sentiment, tu seras limitée dans ta découverte et au retour, tu auras des regrets.
CC Cciu ·
Bonjour Laurent,

Merci de t'être intéresser à mon message. J'avoue l'avoir écris lorsque je me suis retrouvé toute seule dans une guesthouse vide. Et en cherchant sur internet, je me suis rendu compte qu'il y avait très peu de témoignage sur le fais de se lasser de voyager. Il y a pratiquement que des commentaires sur l'enrichissement et la magie que cela est... Autant dire que je me suis sentie d'autant plus seule ! Du coup, je me suis dis que ça pourrait peut être être utile à quelqu'un, un jour, juste de savoir que ça arrive. La suite de l'histoire on l'écrit bien nous même, la décision n'appartenais qu'à moi, mais ça aide quand même de partager cela.

Du coup la suite de l'histoire : Je me disais que c'était peut être le fais d'avoir pris le billet pour le Cambodge trop tôt, que ça me bloquait. J'ai donc acheté un billet pas cher pour la Malaysie, départ le lendemain. Et au moment où j'ai eu ce billet, la sensation d'avoir pris le mauvais m'a envahi. J'ai fini par prendre l'avion pour la France deux jours plus tard. J'ai trouver un boulot pour refaire des l'argents, afin de repartir dans un futur proche. J'y ai retrouver mon ex, qui est redevenu mon copain, puis qui est redevenu mon ex... Déprime. Et finalement je repars pour l'Australie fin juin. C'est vrai que revenir pour 5 mois c'est long. Je suis un peu extérieur à tout, car je n'étais plus là depuis longtemps, et je ne reste pas suffisamment pour vraiment pouvoir m'impliquer. C'est pas facile. Mais je ne regrette pas du tout d'être rentré. Pas du tout. J'ai suivi ce que j'avais besoin à ce moment là.

Pour ce qui est de mon futur voyage, je repars aussi car j'ai 27 ans, que je veux profiter des visaWHV qu'on ne peut avoir qu'avant 30ans. Mais cette fois ci, j'espère vraiment trouver quelqu'un avec qui voyager. Un vrai compagnon de voyage, pas seulement des rencontres. Peut-être que si je ne trouve pas quelqu'un, je rentrerai plus tôt. Mais ça, je le verrai bien. Je me ferme aucune porte. Il faut toujours respecter ses envie sans en avoir honte. C'est pas toujours facile... Surtout lorsque l'on ne sais pas ce que l'on ressent, que l'on est perdu. Mais si les envie et les besoins changent, il faut changer avec et pas rester fixer sur des projets qu'on a esquissé bien avant (rien n'empêche pas d'y revenir un jour). Je pense que c'est une des leçons les plus importantes que j'ai appris avec mes voyages.

J'espère que ma réponse t'aidera si un jour tu en as besoin, Bonne route à toi.
HA Hasard85 Regular ·
Bonjour, Jai 72 ans et adore toujours voyager...Premièrement fais ce qui te fais plaisir sans t occuper du quand dira ton.de toutes les façons tu ne seras pas comprise!!!je pense que tu es victime d'une saturation de tes émotions .Si tu aspres des photos fais un test : regardés tes photos et essayes de te souvenir des a côtés ..Si ce que je pense est juste tu te souviendras parfaitement de tes premiers mois et peu du dernier....je viens de rentrer d un mois en Roumanie , Ukraine Pologne .....ma dernière semaine e était-ce trop! .jetais à Siem Reap en janvier...Si tu.veux un contact local et francophone e ris moi en mp
CC Cciu ·
Bonjour Juliet,

Merci pour ton intérêt ! Merci pour ton message qui est fais du bien !

Après réflexion, j'avais prévu un changement de destination (Malaisie à la place du Cambodge). Je voulais que mes voyages se fassent par plaisir non pas par principe. Mais mon billet pour la Malaisie acheté, j'ai compris que je n'avais pas pris la bonne destination. Et c'est finalement pour ça que je n'ai fais ni l'un ni l'autre et que je suis rentrée en France. Argent jeté par l'a fenêtre pour les certains, mais pas pour moi. Je ne regrette pas du tout mon mon choix. Il m'aura fallu ça... J'ai vite retrouver un petit boulot.

Pourtant mon retour est difficile... sentimentalement, mais aussi amicalement. J'y ai perdu des plumes, ça c'est sûr... Et comme j'ai toujours eu le souhait de repartir sous peu, je n'arrive pas forcement à m'impliquer dans tout, comme je l'aimerai et je me sens un peu vide. Heureusement j'ai ma famille et quelques amis solides qui sont toujours là. Mais comme toi, je veux faire les choses par choix et non pas par défaut.

Je vais repartir fin juin en Australie (je veux profiter des Visas WHV que je ne pourrai avoir que jusqu'à 30ans.). Pour l'instant, le seul souhait que j'ai pour ce futur voyage est de me trouver un/des compagnon/s de route (pas seulement ne faire que des rencontres, riches mais plus éphémères). Sinon, il se peut qu'effectivement je rentre plus tôt, car ça me pèse un peu de repartir seule. Mais ça, je le verrai au moment voulu, je n'ai rien de prévu...

Cécile
TI Timeisnow ·
Après réflexion, j'avais prévu un changement de destination (Malaisie à la place du Cambodge). Je voulais que mes voyages se fassent par plaisir non pas par principe. Mais mon billet pour la Malaisie acheté, j'ai compris que je n'avais pas pris la bonne destination. Et c'est finalement pour ça que je n'ai fais ni l'un ni l'autre et que je suis rentrée en France.

C'était votre décision. En théorie, elle n'est pas discutable, et puis, ce qui est fait est fait . Dans la pratique, vous pouvez avoir envie d'en parler... Reste à trouver de bons interlocuteurs ; ce n'est pas évident entre ceux qui n'écouteraient pas et ceux qui se mettraient à votre place sans la capacité de comprendre que "Time is now" et que le passé ne se refait pas.

iDé
Néo-sédentaire en Touraine (2017, 2018, 2019, 2020), la région où j'ai grandi... Après 7 années pleines de vagabondages à travers l'Indonésie, l'Asie, l'Inde, l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale.
LA Laumaen ·
Bonjour Cécile, Merci encore pour ton message et les nombreux commentaires qui ont suivis. Je suis admiratif de ta capacité d'analyse et d'introspection. Je t'avoue avoir fondu en larme dans un train au Sri Lanka devant des paysages magnifiques ou encore dans un bus en Birmanie après avoir lu une simple citation de Victor Hugo dans un roman de Musso : les plus belles années à vivre sont celles que tu n'as pas encore vécues. (L'appel de l'ange : l'histoire d'une rencontre dans un aéroport !). Tu devais certainement rentrer pour finir le livre de ta relation amoureuse et ouvrir un nouveau chapitre. J'aurais aimé avoir 20 ans de moins et te proposer d'essayer d'etre un compagnon de voyage en Australie. Ceux de ton âge qui ont parcouru l'Australie ont adoré. Tu vas retrouver beaucoup de français la bas et peut être "La" rencontre qui changera ta vie. Et tu as trouvé la solution pour profiter pleinement d'un voyage : la partage. Je compte aussi sur le hasard pour vivre au mieux cette nouvelle vie que j'ai choisie. En tout cas, lire tes messages et ceux des internautes est aussi une sorte de compagnie ! On se sent un peu moins seul, même si les rencontres éphémères sont quelques fois tres enrichissantes. Si tu veux envoyer quelques mots de temps en temps sur tes aventures en Australie, je te lirais avec plaisir. A bientôt Laurent
DE Devmukh ·
Bonjour, Rien d'anormal dans ce que tu cites. J'ai plusieurs fois eu à stopper mes voyages : mauvaises conditions météorologiques, préparation insuffisante, moral plus bas que prévu et pas l'envie de rester dans le pays que je souhaitais visiter. C'est un peu comme les vacances, on part en se disant, tout va réussir, et puis l'on connnait tous les impondérables qui arrivent. Il faut savoir arrêter, continuer , ou tout simplement abandonner, pour retrouver un peu de soi, un peu de calme, et mieux repartir ensuite. Ou pas, d'ailleurs. Oublies les exigençes de notre société et regarde en toi ce qui te donne envie. Bon courage Paul
Paul
PI Pierrascas ·
Bonjour ,

J'ai aimé vos réflexions , moi qui , enfermée dans ma " tour d'ivoire " confortable et sans réels soucis , souhaiterais si souvent m'échapper avec la liberté et le courage qui paraît être les vôtres Tout celà est un choix . Vous avez choisit la curiosité , l'amour des rencontres , la liberté pour quelques mois et craignez de retourner a la routine déprimante . Et vous vous posez des questions bien naturelles au regard de se que vous avez vécu . Si vous aviez choisi de vivre ces derniers mois dans le confort sécurisant , plutôt que de découvertes , d'expériences multiples , de dangers parfois ...N' en seriez vous pas a vous poser des questions similaires , avec amertume et regrets ? Je crois qu'il y a des moments ou l'on a pas de réponses satisfaisantes . Qu'il faut laisser faire le hasard et se laisser guider par sa bonne étoile et surtout bien savoir qui l'on est .

Personnellement , femme de 58 ans , une vie bien ' pépére' qui n'était pas faite pour moi , et que pourtant tant d'autres envieraient , je me sens lâche et vide d'aucune prise de risque alors que j'ai bien des atouts pour aller découvrir d'autres lieux a ' l'aveugle '.

Bref , agissez en ne tenant compte que de votre instinct immédiat et surtout dites vous que rien n'est jamais définitif , sauf la mort .

Je sais que vous êtes une femme mais ne connais pas votre age . Je me sens encore un coeur vaillant , et des jambes fonctionnelles , mais partir seule 'le nez au vent' , me fais peur . Si toutefois vous aviez mon écoute .... Je vous souhaite de sortir de votre dilemme existenciel . Bien a vous Ghislaine .
MA Marmare ·
Je pense qu'il faut savoir écouter ton coeur et faire confiance à ton intuition...
HA Hasard85 Regular ·
Je pense qu'il faut savoir écouter ton coeur et faire confiance à ton intuition...

.absolument
PE Peepennaarak ·
Tout homme (ou femme ) est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue c'est a dire le besoin du voyage et de l'arrachement à soi mème et le besoin de l'Arbre, c'est à dire de l'enracinement et de l'identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l'un et tantôt à l'autre ; jusqu'au jour ou ils comprennent que c'est avec l'Arbre qu'on fabrique la Pirogue..... (mythe mélanésien de l'ile de Vanuatu)
PH Phil92 ·
Hello Cecile, Ton post est interessant. A 24 ans j'ai tout quitté pour aller vivre quelques années à Dakar où s'était installé un ami. Ayant trouvé un plan intéressant pour la Turquie et l'Iran, je fis un détour (Afghanistan Inde Nepal Pakistan). Au bout de 6 mois, j'ai eu un gros coup de blues, je suis rentré épuisé. Il était question de mettre à nouveau de l'argent de côté pour Dakar mais je n'ai pas retrouvé l'envie de repartir.
GP GPatrice06 ·
Bonjour, On fait un voyage pour soi, pas pour les autres. Si tu te sens pas bien, il faut rentrer sans te poser de question. Ce n'est ni un échec pour toi, ni un renoncement. Le regard des autres sera forcement un peu condescendant mais qu'importe. Au fond d'eux même, ils t'envieront quand même d'avoir osé ce qu'il n'ont pas fait eux. Un voyage n'est pas une fuite, ce doit être un moment agréable, toujours. Peut être n'es tu pas faite pour voyager seule. Moi perso je ne partirai jamais seul en voyage. Je serai sûr de déprimer. J'ai besoin de l'autre pour être un moteur. Et je ne m'en cache pas. Ne dépenses pas tout ton pécule à espérer que ça passe, ça ne passera pas. Tu as rempli une case de ta vie, tu as appris des autres et sur toi même, tu as visité la NZ et sans doute amélioré ton anglais, que veux tu de plus. Quand on est fatigué, on se repose avant de repartir, il n'y a pas de honte . Rentres, reposes toi, trouves un ou une compagnon de voyage et repars dans de bonne conditions. Ce n'est que mon avis. GPatrice06
Pour ceux qui croient, aucune preuve n'est nécessaire; pour ceux qui ne croient pas, aucune preuve n'est possible
BE Bedouine86 Regular ·
Cette discussion est très intéressante , car nous avons tous été plus ou moins confrontés à cette question. J'ai longtemps voyagé seule , surtout en Asie .Les échanges avec les gens comme en Inde , au Népal étaient riches , parce que je pouvais m'exprimer en anglais , même si mon accent est horrible, comme le dit Patrice , tu dois maîtriser cette langue et c'est un atout .Depuis quelques années , je partage le voyage avec une amie , nous ne sommes plus de jeunes routardes, mais nous gardons l'esprit .J'avoue qu'être deux est agréable .Particulièrement cette année , nous étions en Corée du Sud , peu de personnes s'expriment en anglais , et bien sur nous étions illettrées face à cette belle calligraphie..Je te souhaite un bon séjour , fais ce qui te plaît toujours et peut être trouveras tu des compagnons de route. Amicales pensées .Marijo
LA Laumaen ·
Merci, j'aime beaucoup ton message et ton ´proverbe mélanésien'. Décidément, ce forum est riche d'enseignements.
TU Tuladi ·
Bonjour, Étrange comme réflexion... Vous craignez d'être juger si vous rentrez deux ou trois mois plus tôt que ce que vous aviez prévu... par peur d'être jugée. mon expérience de la vie me fait dire que ce sont les personnes qui ont peur du jugement qui sont souvent celles qui jugent les autres ... J'espère que vos voyages au bout du monde vous apporterons la sérénité, l'humilité et la tolérance, vis à vis de vous même et des autres. Pensez que nombre de personnes ne voyagerons jamais de leur vie, et notamment ceux chez qui vous mènent vos pérégrinations... Bonne route Emmanuelle
CC Cciu ·
Bonjour Emmanuelle,

Merci pour votre point de vue, très intéressant.

Je n'ai jamais eu la prétention de dire que je ne jugeais pas les autres. Pour ma part, mon expérience de vie m'a appris qu'un jugement n'est pas forcement négatif du moment que je reste capable d'en changer et que j'accepte l'autre comme il est. C'est parce que je considère l'autre que j'accorde de l'importance à ce qu'il peut me renvoyer. S'entendre dire "tiens tu rentres tôt" me renvoie forcement au fait que mes plans ne se sont pas déroulé comme prévu. Mais ce n'est pas forcement une remarque faite de manière méchante. Je pense que les maladresses font parties de la vie. Personnellement je juge, je me trompe, je rectifie (ou pas).

Si je voyage, c'est parce que j'avais la chance d'avoir les bonnes conditions, mais qu'ensuite j'en ai fais le choix et que je m'en donne les moyens. Je fais également les concessions qui vont avec ce mode de vie.

Évidement certaines personnes n'auront jamais la chance de pouvoir voyager, mais d'autres ne le font pas par peur, par choix, par envie.

Voyager n'est pas vital. Certains n'en éprouvent jamais l'envie, d'autre vivent très bien sans. Nombre de locaux (autant en Asie qu'en NZ), que j'ai pu rencontrer, m'ont fait la remarque qu'ils ne pourraient pas faire ce que je fais, tout simplement parce qu'ils aiment leur vie comme elle est.

À mon grand regret, c'est surtout les européens qui continuent à mettre le voyage sur un piédestal, culpabilisant ceux qui partent de ne pas être assez reconnaissant, en oubliant souvent que ça rabaissent aussi ceux qui sont sédentaire (que ce soit un choix, ou pas).

Pour ce qui est de la sérénité, de l'humilité, et de la tolérance, j'espère progresser toute ma vie, et ce, bien au delà de mes voyages.

Bonne continuation à vous

Cécile
LA Laumaen ·
Cécile....tu es adorable !
MA Magrou ·
Que de vague a l'âme! Tout est trop flou trop relâché. Il est nécessaire de préparer ses voyages pour leur donner un sens. Le contact, la culture, l'aventure, oui! Et pour cela il faut être arme, avoir des bases culturelles ou un travail de fond. Votre excès de liberté à entraîné cette déperdition du sens de la décision. Attention à la déprime! Donner un sens à sa vie est fondamental. Bon courage. Un vieux croulant GM
AN Ando Veteran ·
bonsoir Cécile, vaste question, mais intéressante pour y répondre. En général nous partons pour minimum 3 à 6 mois ( ça dépend des durées des visas accordés ) et seulement une fois sur place, nous décidons quand ou comment continuer ou rentrer. Tout dépend des rencontres faites en cours de route, des avis ou des conseils qu'on nous donne sur place. ( toujours beaucoup de chance jusqu'à présent ) . Avec ma compagne, nous parlons quatre langues, ça aide, vérifions que la durée de validité du passeport ( et pas seulement du visa ) est suffisante pour ne pas être pris de court. Nous ne rentrons jamais parce que fatigués, ou à court d'argent, ou saturés, etc... il faut rentrer heureux pour pouvoir repartir de la même façon.
le voyage est un bonheur, pas une destination, Ando
KO Kola Globetrotter ·
Tout est trop flou trop relâché. Il est nécessaire de préparer ses voyages pour leur donner un sens. Et pour cela il faut être arme, avoir des bases culturelles ou un travail de fond. Votre excès de liberté à entraîné cette déperdition du sens de la décision. Donner un sens à sa vie est fondamental.

Un vieux croulant GM

Relâchement, préparation, armé, bases, excès de liberté... Bigre. Le vieux croulant a-il été militaire dans une vie antérieure... ou aurait-il été vieux avant même que jeunesse ne lui passe ?

Donner un sens à sa vie... Est-ce uniquement affaire de préparation, bien baliser le chemin avant de mettre un pied devant l'autre, ou est-il possible de suivre ses rêves, ses envies spontanées, les sens en éveil ? Se heurter aux vagues... à l'âme, accepter de se perdre pour mieux se retrouver, avoir l'avenir un peu flou mais le présent lucide. Faire une pause sur un forum. Ecouter la vie qui passe, la bienveillance des uns, l'amertume d'une autre et l'expérience stratégique d'un dernier.

Tout recevoir, examiner ce qui bouscule un peu, garder précieusement ce qui fait écho... puis riche de tout cela repartir, rester... Ou rentrer.
CA Capiste Veteran ·
Le problème du voyageur c'est qu'il n'est jamais que de passage et chacun a besoin à un moment ou un autre de retrouver son socle de vie.....avant de repartir.
TI Timeisnow ·
Donner un sens à sa vie est fondamental

Donner un sens à sa vie... Est-ce uniquement affaire de préparation, bien baliser le chemin avant de mettre un pied devant l'autre, ou est-il possible de suivre ses rêves, ses envies spontanées, les sens en éveil ? Se heurter aux vagues... à l'âme, accepter de se perdre pour mieux se retrouver, avoir l'avenir un peu flou mais le présent lucide

LoL. Donner son sens à sa vie... Nous pourrions l'appeler le SONSA. Tu es pleine de SONSA, aujourd'hui..! Ou le MON-MA, donner MON sens à MA vie.

Parce que UN sens, oui, mais lequel ? Bref, il ne s'agit pas de chercher à l'extérieur ce qui se trouve à l'intérieur. Le trouver, oui, éventuellement, si cela se produit, il n'y a aucune interdiction, le sens à sa vie peut se trouver à l'extérieur, pendant un temps plus ou moins long.

Être, oui. Être ainsi, non.

I am not the french people. I am one french. Not the number one, but only one french.

youtu.be/bNMp30aTx9Y
Néo-sédentaire en Touraine (2017, 2018, 2019, 2020), la région où j'ai grandi... Après 7 années pleines de vagabondages à travers l'Indonésie, l'Asie, l'Inde, l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale.
AV Avionna Regular ·
C'est interesant de naviguer entre objectivité et subjectivité .... mais la rhetorique pourrait nous noyer.....

Sans pour cela être macabre, si on s'imagine bien loin dans le temps futur et si on part du principe que une fois sur son lit de mort on aimerait ne rien regretter, on peut arriver à se détacher du present et remettre de la perspective dans les décisions et les priorités.

John Greenleaf Whittier l'a bien exprimé : -- "" Parmi les mots écrits et les mots dits les plus tristes sont : cela aurait pu être "". >> mon choix de signature !!!! Cordialement A.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
KO Kola Globetrotter ·
si on part du principe que une fois sur son lit de mort on aimerait ne rien regretter, on peut arriver à se détacher du present et remettre de la perspective dans les décisions et les priorités.

Ne rien regretter c'est peut-être avoir acquis très tôt la conscience (la sagesse ?)... que l'on ne contrôle pas toujours tout. C'est peut-être avoir pris comme ils venaient les revers et les bonnes fortunes... et les avoir affrontés pleinement en les acceptant comme l'indication d'un chemin possible. Même s'ils fracassaient certaines décisions et chamboulaient quelques priorités. "Ce que tu ne peux éviter, embrasse-le."

Alors, pour ne rien regretter... Se détacher du présent, ou Vivre au présent ?
AV Avionna Regular ·
La vie est une question de bon sens : faire la bonne part des choses en se souvenant des expériences passées, en profitant du moment présent et en construisant le futur.

Pourquoi se cogner éternellement la tête contre des vagues d' optimisme ou/et de pessimisme ? (((selon sa propre situation (geographique) et condition (économique, politique, religieuse, culturelle, intellectuelle, artistique etc... etc... ))) Trouver son propre milieu et établir un équilibre "in body, mind and soul " ...... ce ne sera jamais le milieu ou l' équilibre d'un(e) autre.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **

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