Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ...
Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
Voyage aller : Baverans - Paris - Singapour - Auckland
43h dont 22h de vol et 20 000 km parcourus
Cette fois, c’est le jour J. Très bonne idée que d’avoir décalé le voyage en train pour Paris d’une demi-journée. Cela nous a permis de boucler les valises, et de partir l’esprit tranquille. Et surtout, on a récupéré la poussette ! Réveil à 4h15. 5h15 pour les loulous. Hard pour Félix. Pas de temps à perdre, le train part de Dole à 6h13. Ah ben non, train supprimé. Hop, direction Dijon, on a de la marge. Papi est là pour ramener la voiture. Dure dure de voir le papi sur le quai. Allez, cette fois, c’est bien parti. TGV direct pour Charles de Gaulle. Le train : déjà une première pour les loustics. Et pour nous, un avant-goût de ce qui peut nous attendre. 2h, ça passe finalement assez vite. Les loulous ont pas mal bougé, mais on avait de la place. Arrivée à Charles de Gaulle à 9h, comme convenu. Dans leur poussette, les garçons font un carton. On passe direct à l’enregistrement des business class. Y’en a qui doivent avoir pitié … 10h, les loulous roupillent. Un ptit Starbuck, et c’est le décollage. L’A 380, c’est vrai que c’est quand même pas mal. Du confort, de la place, une vraie impression de sécurité … Et puis les loulous, ils sont au paradis : deux petits lits pour eux devant nous, que demander de plus ? Qu’ils dorment ? Ouais … Ce ne sera pas vraiment le cas. 12h30 de vol pour rallier Singapour, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur faire faire ? Félix, lui, il envoie des baisers aux hôtesses. L’a tout compris. Décollage en douceur, les totottes dans la bouche. Pas un mot. Visiblement, les oreilles ne sont pas touchées. La suite, finalement, se déroulera à merveille. Jamais nous ne les aurions crus aussi patients. Un régal de les voir s’éclater, mais aussi des longues heures de câlins qui nous vont bien. Oscar aura vraiment du mal à tomber, mais finira par baisser pavillon à 3h de l’atterrissage. Lui aussi en douceur. Il est 6h, heure local. Minuit chez nous. 24°C, et il pleut. Les loulous sont réveillés, et visiblement, en pleine forme ! Ça nous permet de visiter le splendide terminal de transit. Moquette et carrelage, boutiques de luxe. Ça en jette. Direction l’hôtel. Nous avons volontairement choisi un stop de 15h pour récupérer. La chambre est minuscule, tous dans le même lit !
On y est !
Extinction des feux vers 8h, heure locale (2h chez nous) après une bonne partie de rigolade, ils nous semblent infatigables ces loulous ! Lever à 13h. 5h pour une nuit, ça nous parait court … Mais z’ont l’air de vouloir découvrir le monde. Une bonne douche, et c’est parti pour visite de Singapour. Un tour de 2h offert par Singapore Airlines et l’aéroport de Changi. On appréhende un peu avec les loulous : entre les décalages horaires, le manque de sommeil et les repas pris n’importe comment … Effectivement, la tournée en bus sera fatale. Ils ne garderont pas de grands souvenirs de Singapour … Nous non plus d’ailleurs. Même si la ville semble splendide, avec un mélange de modernisme et de tradition, nous nous sommes surtout concentrés sur le repos des moineaux. Si, on a quand même remarqué que la ville pouvait jouir d’un environnement absolument unique. De la verdure partout, et entretenue aux ciseaux. Retour à l’aéroport, quelques courses pour la suite du voyage, et c’est le deuxième embarquement. Cette fois, ce sont 9h30 d’avions qui nous attendent pour rallier Auckland. Une paille ! Oscar ne verra pas le décollage ; Félix, lui, est toujours aussi en forme. Comme d’hab, mais il va falloir qu’on s’y habitue, ce sont les stars du moment. Les 9h30 passent finalement assez vite, et nous atterrissons en douceur à Auckland à 11h30. 43 heures après avoir tourné les clefs de la porte de Baverans, 22 heures d’avion et 20 000 km parcourus. On y est !
J1 : arrivée à Auckland - ''Mais que diable allai(en)t-il(s) faire dans cette galère ?''
Lorsque l’on sort de l’aéroport, il fait 20°C, mais il en parait 30. Un coup de fil à United Campervan, et on vient nous chercher pour prendre possession de notre camping car. On fait les papiers, ils nous demandent notre bon de réservation et nos passeports. Sophie, c’est toi qui a la pochette noire ? Ben non, c’est toi qui l’avait à la sortie de l’avion. Aïe, on a perdu la pochette contenant ni plus ni moins que nos passeports et nos billets d’avion de retour. Le stress !!! On repart à l’aéroport à se recherche. La nana de United a dû l’oublier dans le charriot quand elle a chargé nos bagages dans la navette. J’interpelle un homme à l’aéroport en charge du rangement des charriots. Il ne comprend pas grand-chose à ce que je lui raconte, je ne comprends pas grand-chose à ce qu’il me répond. Mais visiblement, il semble avoir retrouvé un truc correspondant à notre pochette noire. Après une demi-heure de course, on parvient enfin jusqu’à un bureau : « Yes, we have ! » nous dit-on. « Il love you, madam ! »
Pas de lait de croissance, les enfants vont devoir s'habituer au lait normal !
Bon, du temps de perdu, mais quels stress quand même ! Retour au dépôt de United : on fait le tour du camping-car, explication sommaires du système de vidange et de remplissage, installation des sièges auto. Tout ça ne semble pas si simple que ça, mais on s’adaptera en cours de voyage. Il est déjà15h30, direction le « coondoun » pour les premières courses. C’est cool, le dimanche, les magasins sont ouverts ici. Mais les grandes surfaces sont plutôt petites. D’ailleurs, on ne trouve pas de lait de croissance. Ils boiront du lait normal ! Il nous reste 50 km pour rallier le camping et enfin nous poser. La route est dure. Très dure ! C’est Sophie qui a décidé de prendre les rênes du van. Elle lutte pour ne pas s’endormir au volant. Et moi, en bon co-pilote, je me gifle à peu près toutes les 5 secondes pour ne pas sombrer. Le décalage horaire fait mal. A la ramasse, nous rallions le Takapuna Beach Holiday Park à la tombée du jour. On nous octroie un emplacement avec vue sur la mer. Pas mal ! Mais pas le temps d’en profiter : il faut ranger les affaires, et là, c’est la panique générale. Tout le monde est « out », les enfants sont exécrables, et il nous faut apprendre à vivre dans ce tout petit espace à 4. La douche est un calvaire pour les loulous, et sincèrement, ce soir-là, on se demande comment on va bien pouvoir tenir un mois dans ce truc. A 21h30, tout le monde est au lit. Malgré la fatigue, j’ai du mal à trouver le sommeil. Grosse remise en question : dans quelle galère ais-je bien pu embarquer ma petite famille ?
Allez, on oublie les péripéties de la veille, et aujourd’hui, c’est le vrai début des vacances. On doit quitter le camping à 10h ce matin. Je regarde ma montre au réveil : midi 30 ! Bon, OK, on va passer la journée à Auckland finalement ! La nuit s’est globalement bien passée, même s’il a fallu donner un biberon à 1h30 du mat. Il est 11h30 en France, c’est l’heure de manger, et les loulous ne sont pas encore sur le rythme néo-zélandais ! On ne traine pas, on s’habille, et in quitte le camping-car le plus vite possible pour enfin laisser les loulous gambader. La vue sur le baie d’Auckland est splendide. Plutôt que de partir à la conquête de la ville, on a décidé aujourd’hui de rester dans la station balnéaire d’Auckland. Dès les premiers tours de roues de poussette, Oscar et Félix plongent. Vive le décalage horaire ! La balade dans la station est très agréable. On dégote une petite boutique de fringues pour enfants, et nous craquons déjà sur deux t.shirts. Ça commence ! Quelques jouets aussi, car on n’a pas emmené grand-chose, et deux trois bouquins car on a oublié les leurs dans l’avion.
Vive les ''pom'pot'' néozed !
La ville nous semble d’une propreté parfaite. Les maisons de bord de mer sont splendides. Un petit arrêt dans un bar nous permet de goûter notre première bière locale, de nous familiariser avec les dollars néozed, et de constater que nous allons bien galérer avec l’accent néo-zélandais. Réveillés, Oscar et Félix ont besoin de se défouler. Un petit parc local fera l’affaire : toboggans, balançoires, ils s’en donnent à cœur joie. Le gouter est pris sur le tard, mais avec une facilité déconcertante : les « Pom’pote » de chez nous se déclinent en une multitude de parfums ici, et les loulous peuvent manger tout seul sans en éparpiller partout. Ou juste un peu … Les loulous semblant en forme, on terminera la journée dans un resto italien. Deux bibs, une part de pizzas chacun, et des morceaux de garlic bread, c’est sûr, on ne devrait pas les entendre de la nuit ! A 20h, retour au camping-car : découverte des nouveaux jouets, et dodo à 21h. Rassurés après l’arrivée chaotique de la veille …
Hate de lire la suite de vos aventures neo-zelandaises!
C’est vrai que c’est courageux comme voyage avec deux petits en bas age!
Votre message m’interpelle car je planifie moi aussi 10 jours en camping car avec mon mari et mes enfants en avril prochain.
Les enfants auront alors 2 ans et demi et 5 ans et demi. Nous avons l’habitude voyager avec eux car nous vivons a Sydney – déjà 4 aller-retours Sydney-Paris avec eux, Thailande, Bali, NZ Sud (aout dernier mais en voiture car on voulait aussi skier un peu), Fiji, Singapore, Kuala Lumpur. Cette fois-ci je pensais opter pour le camping car. Nous arrivons et repartons d’Auckland.
Ca sera une premiere pour nous tous, et je ne suis pas sure que ce soit la meilleure formule avec deux loulous en bas age, qu’est ce qu’on fait s’il pleut? Est ce que c’est pas trop 10 jours en changeant d’endroit tous les jours? Est ce vraiment reposant pour les parents? Ou c’est la course tout le temps?
Bref pas mal de questions. Mais votre message me rassure! Je continuerai de vous lire pour en savoir un peu plus.
Pour l’itineraire je pensais faire une boucle Auckland – Tongariro NP- Taupo – Rotorua – Coromandel – Auckland.
Un peu de volcans et autres activites volcaniques pour mon aine et ensuite plage!
Quel etait votre itineraire? Vous aviez quel model de camping car?
Et bien, vous avez déjà pas mal baroudé, et je ne suis pas sur que vous ayez besoin de mes conseils !
En tous cas, pas de soucis à vous faire par rapport à vos questions.
En ce qui concerne la formule camping-car, c'était pour moi aussi une première. Et je dois dire que ce fût l'idéal avec nos deux loulous. Quelle liberté ! Et surtout, l'avantage d'avoir un frigo et une gazinière à portée de main, 24/24. Par rapport à la pluie, ben je dirais justement que c'est un des avantages du camping-car. On peut rester à l'intérieur à attendre, on peut faire des jeux avec les loulous. Il y a la télé aussi (avec lecteur DVD) en cas d'extrême urgence. Alors qu'avec une voiture, c'est un arrêt forcé dans un endroit couvert.
10J pour découvrir le nord, c'est pas mal. C'est ce que nous avons fait. Par contre, il aurait été plus judicieux de repartir de Wellington, ça vous aurait permis de faire moins de route et de traverser l'île sans faire deux fois la même route. Changer tous les jours de place ? Non, ce n'est pas gênant. et de toute manière, vous vous adapterez. C'est ça aussi l'avantage du camping car. Vous le verrez dans mon carnet, nous avons écourté certaines étapes à cause du mauvais temps, nous avons du adapter le voyage car un de nos loulous est tombé malade ... Donc ne pas partir avec un itinéraire trop cadré. L'itinéraire que vous indiquez me semble une très bonne base de départ. Les volcans doivent être sympa à faire, mais bon, avec la poussette double, on n'a pas tenté le diable. Attention quand même : vous partez en avril, sur l'île du nord. La météo risque de ne pas toujours être au rdv. Je pense notamment à votre désir de plage. Pas gagné du tout ! Nous ne nous sommes pas baigné une fois durant tout le mois d'avril ...
Reposant pour les parents ? Euh ... franchement ... non ! Mais bon, nous n'y allions pas pour nous reposer, nous le savions. Celà dit, nous avions un rythme plutôt cool. Les loulous se levaient vers 7h le matin, nous prenions notre temps. Décolage vers 9h, et les loulous se rendormaient assez vite. Du coup, on profitait souvent des matins pour tracer la route, et nous visitions l'après-midi. Les loulous zappaient la sieste car ils dormaient le matin. Bref, rythme inversé par rapport à d'habitude ! Cela dit, les vôtres sont plus grands, ils auront sans doute un autre rythme.
Voilà pour les premières réponses. N'hésitez pas si vous avez d'autres demandes.
Et moi, je continue le carnet très vite. A bientôt, et bonne préparation de votre voyage !
J3 - Auckland - Bay of Island : ''Heu ... elle est où la mer turquoise ? Et les îles paradisiaques, tu les vois toi ?''
Pas encore calés sur le nouveau rythme Oscar et Félix. Résultat : la jungle dans le lit à 1h à 2h du matin ! Nous, on se lève à 6h30. On a décidé de faire la grève de la douche du camping-car : trop mal fichue, trop petite, pas assez de débit … Bref, on prendra nos douches dans els camping à partir de maintenant. 7h30, les loulous ouvrent les yeux. On tire les rideaux : « Wouaaaaaa ! » la vue sur la mer ! Une fois la toilette effectuée, direction la plage, histoire de se dégourdir un coup les jambes avant de prendre la route. Oscar n’a qu’une chose en tête : escalader les rochers, et accessoirement se mouiller les pieds. Félix, lui, préfère faire la course avec les mouettes. En tous cas, nous, on se régale à les voir courir sur la plage, les chèches au vent. 9h : première vidange du camping-car. Je prends une grande respiration avant de vider le contenu de nos deux premiers jours dans le caniveau. Mais bonne surprise : la contenu n’a pas d’odeur ! La pastille chimique est visiblement très efficace. Je n’irais pas dire que c’est un bonheur que de vidanger, mais ce n’est vraiment pas une contrainte du coup. 9h30, nous voici sur la route de Russel et de la Bay of Island. La route confirme notre première impression du pays : une grande propreté, beaucoup de verdure, un paysage vallonné qui fait ce n’est jamais monotone. On croise nos premiers moutons … Dommage que la météo ne soit pas au rendez-vous. On avait l’intention de rouler tout le matin, mais à 11h, les loulous nous réclament une pause.
Épique la traversée de la Kaurie Forest !
Quelques sandwichs plus tard, et nous voilà d’attaque pour la traversée de la Kaurie Forest. Épique ! Le GPS n’a visiblement pas apprécié à sa juste valeur la « gravel road » qu’il nous fait emprunter : des trous, des souches d’arbres ��� et une pluie diluvienne qui commence à s’abattre sur le pare-brise ! Sophie n’en mène pas large, à 15km/h de moyenne : « T’as vu le niveau d’essence ? On y arrivera jamais … » Mais si, mais si … après 1h30 d’effort et de serrage de fesse ! A 16h, nous voici enfin arrivés à Russel. La baie est totalement bouchée, et c’est sous le déluge que l’on se risque à une petite balade dans les ruelles. Dire que ce doit être un des plus beaux coins de Nouvelle-Zélande … On s’arrête dans une boutique pour acheter un cale-tête pour le siège auto d’Oscar, pas du tout adapté à son âge et sa petite tête. Et on retourne au camping, sous la flotte, toujours … On se renseigne sur la météo, et ça ne semble pas rassurant pour demain. On passera la soirée dans le camping-car, les loulous prenant place dans la capucine pendant que maman leur prépare enfin une vraie purée maison. 20h45, tout le monde est au dodo. Moi, je m’apprête à télécharger les photos sur l’ordi, mais mauvaise surprise : la prise universelle n’est pas compatible avec les prises terre. La poisse … Allez, on verra demain pour en trouver une autre.
J4 - Bay of Island - Auckland : au pays des dauphins, Oscar et Félix préfèrent la compagnie des lapins !
Ça y est, première nuit complète ! Tout le monde est maintenant bien sur le rythme néo-zélandais. Oscar me réveille, Félix s’occupe de maman. Un p’tit bib, et c’est parti pour une demi-heure de câlins dans le lit. C’est désormais officiel : on dormira les 4 dans le même lit durant tout le séjour. Génial ! Par le contre, le temps, lui, ne s’est pas arrangé. On prend donc notre temps ce matin : bain pour tout le monde, lessives … Et maintenant, que fait-on ? Allez, c’est décidé, on fait un retour arrière et on regagne Auckland et son soleil. On ne nagera pas avec les dauphins dans la baie, et on zappe même la pointe nord. Faut voir le côté positif : ca nous fait deux jours de gagné sur le programme, ce qui nous permettra d’alléger la fin du voyage, un peu raide niveau kilomètres. Cette fois, pas question d’écouter le GPS : on passe par la côté et la route goudronnée ! On ne le regrettera pas : les criques et les baies sont splendides, avec une mer déchaînée ; même sous la pluie et la grisaille, c’est splendide !
Oscar et Félix apprennent à boire à la paille
Ce midi, on s’arrête au Mac Do de Wangarei. Un exemple de propreté, et heureuse surprise, les burgers sont très bons. Oscar et Félix apprennent à boire à la paille. On fait le plein de courses au countdown de coin et son rayon bébés cinq fois plus petits que celui des animaux, et on reprend la route avec un objectif : rallier le comptoir de United Campervan suffisamment tôt pour pouvoir changer le siège auto d’Oscar. Mais à 16h, les loulous nous rappellent qu’ils ont un rythme à respecter. Ca tombe bien, on passe devant le « Sheep World ». Allez, hop, on part à la rencontre des moutons. Mais aussi des lapins, des cochons, des alpagas … Moment magique pour Oscar et Félix qui passeront 20 bonnes minutes dans les cages aux lapins. Ils ne savent plus où donner de la tête, et s’amusent à imiter les lapins à s’en déformer les mâchoires !
5 jours pour payer l'autoroute sur Internet : mouais, on verra bien !
Vraiment un bon moment passé avec nos loulous. A 17h15, on reprend la route bien tard avec peu d’espoir d’être à l’heure pour changer le siège auto. Histoire de gagner du temps, on prend l’autoroute. Les péages sont bizarre ici : de simples panneaux nous indiquant que notre plaque d’immatriculation avait été filmée et que nous avions 5 jours pour payer sur Internet. Mouais, on verra bien … Toujours est-il qu’à 18h30, nous voilà arrivés devant le comptoir de United. Trop tard. Y’a plus qu’à trouver le camping le plus proche et y retourner demain à la première heure …
J5 - Auckland - Péninsule du Coromandel : Et si on allait goûter l'océan pacifique ?
Soleil ! Pas de regrets d’avoir fait demi tour du coup. Aujourd’hui, Oscar et Félix peuvent étrenner leurs nouveaux bermudas. Trop beaux ! Le petit dej se fait en extérieur ce matin. Rapide, car pas mal de route pour aller voir la mer de la péninsule du Coromandel. Mais avant, changement de siège auto. On arrive à obtenir tant bien que mal le même que celui de Félix. Un peu vieillot, quelques sangles en moins, mais un petit bricolage made in Sophie, et l’affaire est dans le sac. Ça fait du bien de voir le loulou avec la tête bien calée ! On a perdu un peu de temps, et il faut déjà s’arrêter manger sur une aire d’autoroute. Un pic nic frugal à base de blancs de poulets, et on reprend la route. Arrivée à Hot Water Beach à 15h. Le camping est perdu dans la pampa, mais comme tous les top10, il est splendide. Un vrai petit coin de paradis.
Végétation luxuriante, mer, soleil ...
Allez, pas de temps à perdre, direction la plage. Malheureusement, c’est marée haute et il est interdit de se baigner. Et pas possible de creuser dans le sable pour se faire un spa individuel. Par contre, il y a moyen de se tremper les pieds. Oscar ne s’en prive pas, et se régale avec les vagues qui viennent lui chatouiller les mollets. Félix, lui, a bien plus de difficultés ; c’est que ça fait peur les vagues ! 16h30, on prendra le goûter au bord de la plage. Le cadre est enchanteur, avec une végétation luxuriante, la mer, le soleil … Encore un superbe moment. On retourne au camping pour profiter des installations avant la nuit. Oscar et Félix s’offrent un bain en extérieur, avant de finir sur les balançoires et le trampoline du camping. Ils adorent ! Enfin, surtout Oscar, parce que Félix a quand même un peu peur ! Ce soir, on s’offre un petit fish and ships dans la salle commune du camping. La journée a été éprouvante, et à 19h45, les loulous plongent dans le lit sans broncher. Demain, encore une belle journée de route au programme pour aller voir les maoris de Rotorua …
J6 - Péninsule du Coromandel - Rotorua : Hakas, geysers et chutes en tout genre ; journée sportive !
Bing ! Ce qui devait arriver est arrivé : Oscar est tombé du lit dans la nuit. Deux-trois pleurs mais rien de grave, il s’est rendormi dans la foulée. Ce matin, on prend le petit déjeuner au camping, dans la salle commune. C’est super propre et très agréable. Et on commence à s’habituer au soleil qui semble ne plus nous quitter. On a fait un petit effort sur les horaires, et à 8h45, nous sommes déjà sur la route. 8h46 : les loulous s’endorment … Ils commencent à prendre leur rythme de croisière, avec un gros dodo le matin, et une mini sieste l’après midi. Ma foi, à nous de nous adapter.
La route : un cimetière à possums
La route matinale est splendide, avec la descente de la péninsule du Coromandel. Par contre, c’est un vrai carnage à possum. Ces espèces de petits renards nocturnes pullulent dans tout le pays, et sont en train de modifier sensiblement l’écosystème néo-zélandais. Autant dire qu’ils ne sont pas spécialement bien vus par les habitants qui, parait-il, n’hésitent pas à appuyer sur l’accélérateur lorsqu’ils en voient un devant leurs roues. Sophie commence à compter les cadavres, mais s’arrête au bout d’une vingtaine. Les loulous, eux, ont bien dormi. Et nous, on a bien roulé. Si bien que la pause déjeuner se fait à peine à 60km de Rotorua. Un arrêt au bord d’une rivière, sympa. Nous sommes du coup en avance sur notre programme de la journée et on arrive à Rotorua en début d’après-midi. Histoire de changer, on choisi un camping de la chaîne Kiwi. Ben ce sera la dernière fois. Désormais, on ne jurera plus que par les Top 10 ! On est les uns sur les autres, eux feuilles mortes partout, aucun charme.
Oscar et Félix, stars made in Japan
Allez, pas grave, on n’est pas non plus là pour ça. Et ce camping a quand même un intérêt, il est à quelques centaines de mètres de Te Puia, un des sites géothermal du coin. On nous indique que c’est accessible aux poussettes sans problème : parfait ! On se prend l’entrée classique, et on nous offre le spectacle maori en prime. Un spectacle certes orchestré avec des maoris un peu grassouillets, mais c’est quand même une première approche de la culture locale. Et le haka reste très impressionnant. A la sortie, on fait une petite rencontre insolite avec une famille française et leur petit Oscar. Ils font le tour du monde, te pour se sentir moins seul, le petit Oscar s’est inventé un petit frère qu’il a nommé … Félix ! La balade dans le site géothermal est vraiment sympa : geysers naturels, sources d’eau bouillantes à la surface agitée de bulles géantes, piscines de boue bouillonnante, le tout agrémenté d’une odeur de souffre pas franchement dérangeante. Encore plus que d’ordinaire, Oscar et Félix sont autant des attractions que les geysers. Notamment auprès des asiatiques qui se les arrachent pour les prendre en photo ! Belle partie de rigolade !
Deuxième chute de la journée, celle de trop pour Oscar ...
De retour au camping, les loulous ont besoin de se défouler. Oscar en fait trop, et boom, deuxième chute de la journée. Un peu plus grave celle-ci, puisqu’elle lui laisse une belle bosse au front, et surtout un nez bien écorché. Cassé, il finira la soirée en ronchonnant dans le camping-car. Dodo à 19h45, tout le monde est HS après cette nouvelle belle journée néo-zélandaise. Demain, départ en direction du sud de l’île. On avait prévu de rester deux jours à Rotorua, mais on a fait le tour de ce que l’on voulait voir. Et encore une journée de gagnée !
Qu’il a fait froid cette nuit ! Heureusement que l’on est 4 dans le même lit pour nous réchauffer mutuellement ! Allez, ce matin, on ne tarde pas et on n’a pas de regret de quitter ce camping sans âme. Aujourd’hui, on file en direction du sud. On avait prévu une étape au bord du lac Taupo et ses eaux claires, mais les loulous restent profondément endormis. Même les montagnes et les volcans alentours ne semblent pas les émouvoir. Du coup, on pousse jusqu’à Turangi pour la pause déjeuner. La petite bourgade est animée comme jamais. On dirait une fête des écoles avec un tas d’animations et de stands sur lesquelles se pressent les familles du coin. On aurait bien mangé un bout sur le pouce, mais pas pratique avec les loulous. On opte donc pour le Burger King qui, avec les Mac Do, semblent être les seuls restos du pays à disposer de deux chaises bébé ! On fait le plein de lait, et en route direction le Tongariro NP..
Le volcan Ruapehu, sous la brume
On traverse de grandes étendues vierges, entourées de hauts sommets dont le volcan Ruapehu, malheureusement sous la brume. Sophie a bien roulé, et nous voici à Oakhune à 15h. Ça fait du bien de retrouver un Top 10 ! D’autant plus que celui-ci est particulièrement confortable et intimiste. Le parc est réputé pour ses randos, mais avec la poussette, on se contentera d’un petit tour dans la station de ski, un peu morte à cette saison. Le personnel du camping nous a en outre indiqué une petite balade à faire en bord de rivière. Effectivement, très sympa, même si on regrette d’être dans un sous-bois et de ne pas pouvoir profiter de la vue sur les volcans. En regagnant la ville, on se laisse tenter par un apéro dans un joli pub anglais.
Doudou hippo nous gâche la soirée barbecue ...
18h : retour au camping. Ce soir, c’est barbecue ! Oui, sauf que sur la route du retour, on s’aperçoit qu’Oscar a perdu son doudou hippo. The doudou. Sophie ramène les loulous au camping, et moi, je fais demi-tour pour retrouver le sésame. Rien sur la route, rien au pub. Je rentre bredouille au camping. L’heure est grave. Tellement grave, que nous nous choisissons de repartir en camping-car pour refaire tous les chemins empruntés dans l’après midi. La nuit commence à tomber, pas simple … Et toujours rien en vue. Il n’y a qu’un endroit que l’on n’a pas fouillé : le trajet le long de la rivière. Cette fois, il fait pratiquement nuit noire. Me voilà parti à la frontale pour un footing nocturne improbable. Mais mes yeux de vipère ne verront rien ce soir. De retour au camping, on oublie le barbecue et on prie pour que la nuit sans doudou hypo se passe bien … 20h, Félix tombe le premier. On en profite pour lui piquer doudou girafe et le filer à son frangin, qui ne met pas 5 minutes pour tomber à son tour dans les bras de Morphée. Ouf ! Quant à nous, nous finirons sur les sièges avant du camping-car, à déguster un plat de nouilles chinoises qui ne restera pas dans les anales. A la guerre comme à la guerre !
J8 - Tongariro - Wellington : Un zoo "made in Sisco" qui fait travailler les mollets !
Ce matin, on est debout dès 7h15. Le temps de ranger un peu le benzène (oui, je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais on ne sait pourquoi, le camping-car est devenu un « benzène » …), les loulous jouent dehors dans la rosée avec le voisin. Il n’a rien trouvé de mieux que de leur apprendre à jouer avec un fusil à eau. Oscar en raffole ! A 9h15, on est d’attaque pour rallier Wellington. Mais avant, on repart sur les traces de doudou hippo. De jour, on se dit qu’on a des chances de le retrouver. Mais comme la veille, nous reviendrons broucouille, comme on dit dans le bouchonois. La route vers Wellington est une des plus sauvages que l’on ait parcourue, avec des champs de mouton à perte de vue. A 14h30, nous voilà déjà arrivé à la capitale. Les loulous ont fait une bonne sieste grâce à la nouvelle trouvaille de Sophie : les séparer de nous et de lumière par un rideau. Tellement simple qu’on se demande comment on y avait pas pensé plus tôt …
Le lion et les girafes, les nouveaux animaux préférés d'Oscar et Félix
Vu l’avance que l’on a, on n’hésite pas à prendre directement la direction du zoo. En plein centre-ville, quasiment personne, le zoo est superbe. Par contre, c’est peu San Fransico ici, et les ruelles font quelques degrés de dénivelé. Dur dur avec la poussette ! On commence par les ours. Mouais, même pas peur. Finalement, ce sont les perroquets, les iguanes et les porcs épiques qui fascinent le plus les loulous. Quant aux lions : les « grrrrrrrrrr » jaillissent spontanément devant un beau mâle qui prend la pose ! Point d’orgue : la rencontre avec les girafes. On restera bien 20 minutes à les observer, à moins d’un mètre de nous, sous les regards ébahis des loulous. Petite frayeur pour terminer avec une baston de baboon qui met en panique Oscar ! Vraiment un bon moment passé dans ce joli zoo, à qui il ne manque que les éléphants. Passage à la boutique obligé, on repartira avec un nouveau doudou girafe pour Oscar, en espérant qu’il l’adopte en lieu et place de doudou hippo … Ce soir, on a un peu de temps : BBQ ! Ça fait du bien de manger une bonne pièce d’Angus Beef, saignante à cœur. Vraiment succulente cette viande aux morceaux nettement plus petits que ceux de nos charolaises, mais tout aussi tendres. Extinction des feux à 20h, rassasiés et bien cassé par cette belle journée. Demain, on espère pouvoir prendre le bateau et rallier l’île du Sud.
genial votre recit, et vos photos sont absolument magnifiques! je pensais eviter au max les camping commerciaux mais vos commentaires sur les Top10 me donnent envie d'y jeter un oeil. Je pensais plutot dormir dans les DOC.
Votre commentaire sur la douche du camping car m'interpelle, c'est si galere que ca?
Votre camping car etait pour combien de personnes, 4 ou 6? les enfants etaient assis derriere vous ou au fond du camping car? Encore merci, et au plaisir de vous relire bientot 🙂
Merci Marcetflo !
Je ne sais pas si je suis totalement une référence en matière d'expérience de camping, car j'avoue aimer mon petit confort ! Et les Top 10 nous l'apportaient. Après, ce sera peut-être trop "commercial" pour vous, moins authentique ... L'avantage des Top10 également, c'est qu'ils ont tous le même fournisseur Web-WIFI. Donc on achète une carte WIFI dans un camping, et on peut l'utiliser dans tous les autres camping Top10. Pratique pour nous qui faisions notre carnet tous les soirs pour alimenter notre carnet de voyage à destination de la famille.
Pour la douche, ben, là encore, j'aime bien mon confort !!! La douche du camping-car est vraiment minuscule, et je passais à peine entre les deux portes avec mes 100kg de muscle !!! La cabine abritait également les toilettes, et donc après chaque douches les toilettes étaient trempées. Bref, moi, j'ai trouvé ça pénible et j'ai largement préféré me doucher dans les campings (chaleur de l'eau, débit de l'eau, espace ...). Mais bon, c'est largement faisable de se doucher dans le camping-car, suffit d'être moins difficile que moi !!!
Le camping-car était pour 4 personnes. C'était celui-ci : http://www.frogs-in-nz.com/Nos-voyages/Camping-car/United-Campervans/Confort-United-4-couchages-Premier
Vraiment rien à dire, impeccable, hormis la douche ... Les loulous étaient juste derrière nous, c'était une condition non négociable. Faîtes attention au siège auto, surtout pour votre dernier. Les loueurs ne sont pas forcément bien équipés, et proposent pratiquement que de vieux sièges en mauvais état. Or, les enfants y passent beaucoup de temps ... Je vous conseille de vous faire confirmer par le loueur que le siège enfant sera un siège neuf et/ou de bonne qualité (notament pour dormir, il faut un siège qui ne soit pas trop raid, sinon, vous allez passer vos vacances à lui tenir la tête pour ne pas qu'il attrape un torticolis ...)
J9 - Wellington : Te Papa : le plus beau musée du monde
Le programme du jour est on ne peut plus vague : je suis censé appeler l’agence Frogs pour réserver notre bateau et passer dans l’Île du Sud. Mais ça ne répond ni à 9h, ni à 10h … Zut, j’avais oublié qu’on était le lundi de Pâque ! Du coup, on est coincé à Wellington. Pas grave, ça va nous permettre de relâcher un peu la pression et de nous poser une journée complète. Les loulous s’éclatent sur la structure gonflable du camping tout le matin. Du coup, ils sont HS à 10h. Une petite balade en bord de mer devrait les achever. Effectivement, ça les achèvera en quelques minutes. Sauf qu’on s’est planté de route, et qu’en guise de bord de mer, on se retrouve au milieu d’une ZI ! Ma foi, ça ne les empêche pas de ronquer, bien calés dans leur poussette. De retour au camping, les loulous ne donnent toujours signe de vie. C’est l’occasion d’aller surfer un peu sur le net et se tenir au courant de l’actu. Tiens, Dole a gagné contre Bièvre et s’est offert le leader Vinay : les voilà sauvés de la relégation. Cool ! 11h45, toujours pas de nouvelles des moineaux. Ben on va manger … Réveil à 12h15, en pleine forme après plus de 2h de sieste ! Le repas est compliqué, comme souvent depuis le début du voyage.
Les loulous s'éclatent sur les tam-tam samoan
14h, départ pour le centre-ville de Wellington. On choisit le front de mer pour notre balade du jour. On se croirait à Cap Town ! Avec le soleil, la balade est sympa, et on peut même se permettre un arrêt crème glacée tellement les loulous sont en forme. Après avoir fait un petit tour traditionnel sur l’aire de jeu, on entre à Te Papa. Le musée de la culture et des traditions néo-zélandaises. On pensait s’ennuyer un peu, et surtout ennuyer les loulous, mais on y restera plus de 2h sans voir le temps passer ! Les loulous se sont éclatés à jouer du tam tam samoan, de la guitare et à toucher tout ce qui leur passait sous la main. Il faut dire que le musée est exceptionnellement bien fait, avec des compartiments spéciaux pour les enfants. A 18h, on est mis dehors ! Quelques petites courses pour recharger le frigo, et nous revoici au camping à 19h. Les loulous n’ont pas dormi de l’après-midi et sont crevés, mais ils parviennent malgré tout à tenir le coup le temps du repas. A 20h, en revanche, ils ne ronchonnent pas au moment de passer dans le lit. Sophie passera sa soirée au point Internet du camping. Quant à moi, c’est décidé : ce soir, je bricole un truc pour pouvoir utiliser notre prise universelle et enfin télécharger les photos et mettre à jour le carnet de voyage. Un vieux couteau, une heure de patience, et nous voilà reconnected ! Demain, Internet, ce sera depuis le camping-car …
J10 - Wellington - Picton : Île du Sud, nous voilà !
Mardi 10, ce n’est pas férié, on va pouvoir passer sur l’autre île ! On a le temps, car le bateau ne part qu’à 14h. Du coup, on prend les bains, on fait toutes les vidanges à la dump station. Aïe ! Le bouchon des toilettes m’échappe des mains et … tombe dans le trou des caniveaux. La poisse … va falloir que je déploie encore tous mes talents de bricoleur pour résoudre le problème. Mouais, en fait, un simple chiffon, un sac plastique et un élastique feront l’affaire … On est à 70km de Martinborough et d’un petit vignoble réputé. On tente le coup, mais après une trentaine de bornes, il faut se rendre à l’évidence : on ne sera jamais à l’heure pour embarquer dans le ferry. Du coup, retour arrière, repas au Mac Do, et embarquement tranquille au port de Wellington.
L'arrivée dans les Sounds avec le soleil : un moment inoubliable
Encore une première pour nos loulous ! On les canarde de photos sur le pont balayé par le vent, avant qu’ils ne plongent dans un profond sommeil durant toute la traversée. A 16h30, le ferry attaque les Sounds : le soleil, la mer, la montagne. L’arrivée est absolument superbe. Le débarquement à Picton ne pose aucun problème, et on regagne notre camping à 18h. Après 10 jours de voyage, on se décide enfin à acheter la carte de membre des campings Top10. Pas trop tôt ! Ainsi que la carte d’accès WIFI. La soirée est un peu galère ce soir avec un Félix crevé et ronchon. A 20h, tout le monde est au lit. Demain, on se fait une petite croisière dans les sounds.
J11 - Vignoble de Malborough - Abel Tasman NP : Oui, les néozelandais savent faire du vin
Comme prévu, le temps est gris ce matin au lever du soleil. On va devoir faire une croix sur notre croisière dans les Marlborough Sounds. C’est la seconde qui tombe à l’eau après celle de Bay of Island en début de voyage. Pas grave, on a de la ressource locale. Nous sommes dans la plus grande région viticole de Nouvelle Zélande. Cap au sud, direction Renwick et le domaine réputé de Cloudy Bay. Mais avant, un petit détour par la Queen Charlotte Drive. 35 km de route sinueuse surplombant les Barlborough. C’est sans doute plus beau depuis un bateau et par beau temps, mais cette petite portion de route suffit à notre bonheur. Un petit paradis que ces Sounds, qui nous rappelle parfois la sublissime baie d’Along. A 11h, on débarque dans le vignoble des Marlborough. Un vignoble à la bordelaise, sans coteaux, mais d’une propreté et d’une netteté qui ne nous surprend pas. La région est réputée pour ses blancs, et notamment les Sauvignon. Pas notre tasse de thé, mais bon …
Te Koko : un sauvignon pas comme les autres ...
Claudy Bay : une très belle maison, avec une proposition de dégustation de 6 vins à 5$. Pour ouvrir les papilles, un effervescent. Bof … pas bien toniques les bulles. On enchaîne avec un Sauvignon, très typique de l’appellation. On est dans le Val de Loire. C’est bon, mais c’est pas notre truc. Et hop, un deuxième Sauvignon qui arrive. Vieilli 8 mois en fût. Et là, cette fois, c’est excellent ! La cuvée Te Koko, on en reprendra. On passe au Chardonnay, là encore bien équilibré, mais manquant légèrement de longueur. Et pour terminer les blancs, deux Riesling : un sec et un vendange tardive. Ce dernier se révélant absolument divin, mais à plus de 40 € la demi bouteille. Allez, on termine avec deux rouges, deux pinots noirs. Pas tout compris les explications de la charmante demoiselle, mais c’est bon. Même très bon ! Allez, on craque sur une bouteille de chaque que l’on embarque dans le camping-car pour tenir le coup jusqu’à la fin de voyage !
Et hop, une demi-journée de gagnée !
Les loulous ont été adorables pendant tout ce temps-là (normal, ils ont dormi tout le matin et enfin mangé normalement). Midi passé, on s’arrête dans un pub pour déjeuner. Un vrai pub irlandais, mais une excellente bière locale. La Moa : « enfin quelque chose de bon à boire dans les Marlborough » comme ils disent ! Une bonne pièce de bœuf, bien persillée, des frites (encore …), et on repart à l’attaque de la route. La pluie a redoublé d’intensité. On décide de pousser le plus loin possible pour gagner du temps sur le programme. Les loulous se sont de nouveau endormis, ça tombe bien. On fera finalement près de 200 bornes pour rallier directement Abel Tasman. Une demi-journée de gagnée ! Ce sera précieux pour la fin du voyage un peu chargée… On s’arrête au camping Top 10 de Motueka. Encore un excellent camping, avec une salle de bain spécifique pour nos loulous qui s’éclateront une bonne demi-heure dans leur baignoire. Quelques courses, un repas frugal constitué de taboulé et saucisses dans la cuisine commune, les loulous qui font leur numéro devant les autres tables. Bref, la belle routine des soirées en Nouvelle Zélande ! Demain, croisière (si si, on y croit) dans le parc d’Abel Tasman.
J12 - Abel Tasman National Park : Cette fois, notre croisière, on la tient !
Il a plu une bonne partie de la nuit, mais ce matin, au réveil, c’est la bonne surprise. Le ciel est dégagé. Ca y est, on va enfin pouvoir la faire notre croisière ! Il faut juste trouver le bon créneau pour que les loulous soient en forme. Pas simple : entre les repas, les siestes et les toilettes, les journées sont déjà bien remplies. D’ailleurs, on part presque trop tôt ce matin. 9h. Les loulous en profitent pour ronquer dès les premiers lacets vers Kaiteriteri. Et comme on déteste les réveiller, ben on repousse la croisière prévue à 10h30 à 12h30. Et on visite en voiture les villages du parc d’Abel Tasman. C’est le plus visité du pays. On comprend pourquoi : des plages de sable orange, une mer turquoise … ça promet pour la croisière ! Réveil finalement vers 10h30. Un petit tour à la traditionnelle aire de jeu locale en attendant le repas, et c’est parti pour la croisière.
Rando en tongs-poussette, pas l’idéal !
On est un poil en retard, et Félix se mange une flaque d’eau quand tout est prêt. Et hop, 5 nouvelles minutes de perdues … heureusement, le bateau a un peu de retard. Finalement, on embarque normalement. Les loulous sont en pleine forme pour en profiter. Les wouhaaaaa … sortent de partout, et pour tout : la mer, les vagues, les oiseaux, le vent, le moteur du bateau … On passe de criques en criques, le parc mérite immanquablement sa réputation. Nous nous arrêtons à Torrente Bay. Une crique merveilleuse, qui a l’avantage d’abriter derrière elle un camp pour randonneurs. Pratique pour les loulous, car la plage, ça va 5 minutes, mais il est déjà temps de dormir. Une petite rando dans la forêt vierge fera l’affaire. On n’avait pas trop prévu, et en tongs et poussette, la rando se transforme vite en parcours du combattant ! Pas grave, on est au milieu de nulle part, les oiseaux entonnent des chants splendides. On est presque au paradis … Les loulous endormis, Sophie en profite pour se reposer un peu. Moi, je me bats contre ces put… de Sandfly, des mouchetiques qui ont choisi mes jambes pour déjeuner. Ça gratte …
Une raie Manta, des étoiles de mer …
14h30, tout le monde est réveillé. On va enfin pouvoir profiter de la plage. Enfin, pas Félix, toujours fâché avec les vagues. Lui, il préfère aller voir les canards. Oscar, en revanche, ne se fait pas prier pour enfiler le maillot de bain. Ses premiers pas dans la mer de Tasmanie sont un peu frileux, mais au moins, il y goûte ! Il a même la chance de croiser une raie Manta et quelques étoiles de mer. 15h45, c’est déjà l’heure de rentrer. Le bateau vient nous rechercher. Re Whouaaaaa ... un vrai bonheur que de les emmener en bateau ! Retour au camping. Bain, repas classique. A 20h, les loulous sont sur les rotules après une journée bien remplie et pas beaucoup d’heures de sommeil. Ils se rattraperont demain : 3h30 de route prévue pour rallier Punakaiki, avec un arrêt pour observer les otaries au cap Foulwind. On n’a pas fini d’entendre des Whouaaaaa …
J13 - Abel Tasman NP, Cap Foulwind, Pancake Rocks : Un peu trop de route pour Oscar ...
Saletés de Sandflys ! J’ai les guiboles qui m’ont démangé toute la nuit. Mais bon, réveil avec le soleil, alors on oublie. Un petit détour par le Mac Café, et on trace la route de bonne heure. La SH6 est splendide : montagnes, rivières, vergers … on pourrait rouler 24h sur 24 dans ce pays sans s’ennuyer : tout est beau ! A condition bien sûr d’aimer la nature et la montagne. Et les moutons : « ils ont une plus belle gueule que les nôtres ; ça leur donne l’air moins con ». Sophie se fout de ma tronche, mais si, c’est vrai : ils font moins cons. La route se poursuit le long de la Buller River. Sophie tarbeule avec le benzenne. Et à 13h30, nous voilà déjà à Cap Foulwind.
La claque de Cap Foulwind
Le temps a bien changé, et c’est sous la flotte que nous entamons notre première excursion de la journée. C’est quand même une sacrée claque que nous prenons, tant le paysage est grandiose. Une mer déchaînée, un ciel noir et gris, le vent qui va bien, des rochers … Quelle vue ! Et comme il semble que nous ayons de la chance aujourd’hui, comme par magie, un rayon de soleil se pointe au bon moment. La rencontre avec les otaries à fourrure du coin est des plus plaisantes. Même si elles sont trop loin pour Oscar et Félix qui, du coup, continuent de s’extasier devant les vagues de la mer de Tasmanie. Vraiment un très bon moment, au milieu d’une végétation luxuriante. Reprise de la route, direction Punakaiki. Ça commence à faire beaucoup de route pour les loulous. D’ailleurs, Oscar digère très mal son 4h … Du coup, la visite de Pancakes Rocks se fait au pas de course. D’autant plus que des trombes d’eau s’abattent sur nous. Vraiment dommage, car le site vaut vraiment le détour, avec les immenses vagues qui viennent s’écraser sur les pancakes.
Flic, flac, on patauge dans les flaques d’eau
Oscar et Félix auront toutefois eu le temps de faire connaissance avec les flaques d’eau. Erreur fatale, on a ri de les voir patauger. On le regrettera sans doute plus tard, car ils n’ont pas oublié de remarquer qu’ils nous avaient amusés … Les loulous vont devoir souffrir encore un peu, il nous reste 50 bornes à parcourir pour rallier le camping. 50 bornes magiques : on longe la côte au coucher du soleil, avec un mélange de soleil et de pluie offrant une lumière extraordinaire. On arrive finalement au camping à 18h30, pil poil pour donner le biberon. On restera dans le camping-car ce soir à jouer avec les loulous qui ont bien besoin de se défouler. Promis, demain, le programme sera allégé. Que 180 bornes, et rendez-vous avec les glaciers de Franz Joseph.
J14 - Route vers Franz Joseph : Quand la ''Round'n about'' va taquiner les glaciers ...
Soirée un peu agitée hier, avec une concentration de Stop Caristes qui avaient choisi le même camping que nous pour faire étape. Y’avait du beauf au mètre carré … Vu l’étape d’hier, nous avons choisi de faire light aujourd’hui. 150 bornes seulement pour rejoindre Franz Joseph. Pas pressés donc, nous décollons vers 9h30. Passage à la Bakery pour le café « take away » et les cookies, et let’s go. Les loulous se rendorment rapidement. A droite, la mer de Tasmanie, à gauche, les Alpes du Sud. Le paysage nous va bien. On traverse les anciennes cités minières d’or, forcément aujourd’hui un peu déserte même si certaines continuer d’exploiter le filon à des fins touristiques. A Ross, on se demande même si on ne va pas déplacer le village de quelques centaines de mètres pour reprendre du service : on estime que 700 millions d’or dorment sous les pieds des habitants … La route défile, et comme d’hab, on ne s’en lasse pas. La montagne se rapproche de plus en plus, les sommets enneigés se dévoilent. Et les garçons ne pipent toujours pas un mot. Ils nous laisseront finalement finir la route jusqu’à Franz Joseph, atteint vers midi. Le Visitor Center nous indique que nous pouvons visiter le glacier à pied sans problème avec la poussette, ou bien en hélico. Ils acceptent les bébés. On est tenté, mais on craint que les loulous aient peur. Ça se fera donc à pied après une petite pause repas au centre du village. Une pizza pas franchement gouteuse, et un brunch pour Sophie, légèrement plus reluisant. Le soleil tape, et on a pris des couleurs. Un coup de bol, il parait qu'il pleut un jour sur deux ici.
On élimine les muffins !
C’est parti pour la rando. Partis pour 20 minutes, on fera finalement presque deux heures de balade. Histoire d’aller au plus près du glacier. On a poussé la poussette jusque dans ces derniers retranchements ! Les gens nous regardent avec un mélange d’admiration et d’étonnement. En tous cas, ça valait le coup, car la vue est superbe. Et comme dit Sophie : « ça fait du bien de marcher un peu et d’éliminer les muffins » ! Retour au village vers 17h. Les garçons ont un peu dormi pendant la rando, malgré le chemin chaotique. Quelques courses, et nous revoilà au 4 Square du coin pour quelques courses. Le camping de Franz Joseph est impeccable, et désert à cette saison. On aurait été tenté par un petit BBQ, mais les loulous sont crevés. On finit donc comme souvent dans le camping car avec un croque-monsieur made in Sophie magique. Comme cette nouvelle journée passée. Demain, on trace la route jusqu’à Wanaka et son lac.
J15 - Franz Joseph - Wanaka : Ca ne te plairait pas toi de vivre ici ?
15 avril. C’est l’anniversaire du tonton Jeanjean, mais c’est aussi jour de derby Tavaux – Dole. On va suivre ça de loin, depuis le pays du rugby. A ce propos, impossible d’assister à un match avec les loulous . Mais Sophie scrute le moindre terrain en vue de recrutement possible. C’est pas ça qui manque les terrains. Et des vrais de campagne. Un peu comme celui de la ZI d’Arbois d’il y a 15 ans. Me rappelle d’un match qui avait du être arrêté deux fois : une fois parce que le poteau s’était brisé sur notre tronche, et une autre parce qu’un sanglier avait envahi le terrain. Aujourd’hui, pas mal de route à faire. Mais nous ne sommes pas certains d’arriver au bout. Oscar a de la fièvre depuis 2 jours, on va consulter. Mais comme on est dimanche … Finalement, une pédiatre d’astreinte nous ouvre les portes de l’hôpital Franz Joseph. Diagnostic : angine. Notre loulou n’a pas la grande forme. On hésite à prendre la route, et finalement, on se dit que ce sera sans doute le meilleur moyen pour Oscar de s’endormir. Banco, en moins de 2 minutes. Sophie trace la route jusqu’à Haast. On traverse une longue forêt sans grand intérêt. J’en profite pour piquer du nez pendant 20 minutes.
De 8m de précipitations annuels à ... 50cm
Midi 30, ça commence à crier famine dans le Benzène. L’arrêt à Haast est quasiment obligatoire de toute façon, vu que la ville détient la seule station service à 300km à la ronde. On s’arrête dans un café, prêt à déguster un nouveau burger sans intérêt. Finalement, il sera très bon, et le Coleshaw à la place des frites, ça change ! 14h30, reprise de la route. 130 kilomètres de contrastes. On passe de 8 mètres de précipitations annuels à 50 cm. Alors forcément, la végétation est différente. On passe des forêts luxuriantes et rivières aux eaux turquoises, à un paysage semi désertique. Puis l’arrivée sur les lacs Wanaka et Hawea est magique. D’immenses étendues d’eau entourées de montagnes, à en faire pâlir de jalousie les inconditionnels d’Annecy. On prendra le goûter au bord du lac de Wanaka, avec un Oscar qui semble reprendre goût à la vie. Un petit tour par l’aire de jeu locale et son toboggan de la mort. Quelques courses, et direction le camping. Oscar est désormais en pleine forme. On peut manger dans la salle à manger commune. Quelques Maki pas franchement extra, mais le sourire revenu d’Oscar suffit à notre bonheur. Ainsi que le Te Koko de Malsborough … La soirée se prolongera tard dans le camping car, Oscar et Félix trop heureux de se retrouver ! Demain, petite journée : seulement 70km de route pour rallier Queenstown.
J16 - Wanaka - Queenstown : On n'aurait pas mieux fait de rester deux jours à Wanaka ?
Trop claqué hier soir. Du coup, je me suis endormi en même temps que les loulous. Je vais devoir rattraper le carnet de route dans la journée … Une journée qui débute par un ciel bleu dur que l’on découvre grâce à notre réveil de Félix, désormais bien calé sur 7h30. On a décidé de prendre le temps ce matin. On n’a pas beaucoup de route à faire pour rallier Queenstown, alors pas de panique. On prend d’ailleurs pour la première fois un vrai petit déjeuner avec pain grillé, jus d’orange et tout et tout. Les loulous se font un coup de trampoline, vont admirer les moutons … Et c’est sur les coups de 11h que l’on quitte le camping. On voulait visiter un peu Wanaka, mais on n’avait pas passé la barrière du camping que les loulous s’endormaient. Dans ces cas là, mieux vaut tracer la route. On passera quand même par les beaux quartiers de Wanaka et ses maisons absolument superbes. On imagine la vie ici … Allez, en route pour Queenstown. Il y a deux chemins : le court accidenté, le long plus linéaire. On choisit le long pour le confort des loulous, mais on se plante de direction. Bien nous en a pris. On fera sans doute l’une des plus belles routes que nous avons empruntez jusqu’alors : la Crawn Range Road. A chaque virage en épingle, un nouveau paysage de montagne qui se découvre dans des tons d’automne magnifiques.
Queenstown : la déception
Nous arrivons à Queenstown à midi. Direction le camping pour le repas. Un déjeuner en extérieur au barbecue, ça fait du bien ! Le camping n’est qu’à quelques minutes du centre-ville. En quelques tours de poussette, on y est. Bof. Un peu déçu. Pas de charme : une rue piétonne avec des boutiques sans grand intérêt, un waterfront tout neuf mais mal agenc��. On regrette de ne pas être resté une journée complète à Wanaka. Les loulous ont en outre décidé de faire la grève de la sieste. A 17h30, on regagne le camping, avec un passage au resto indien pour un menu à emporter divin. 18h30, tout le monde a fini de manger ! Toilette, quelques minutes de jeu dans le lit, et on éteint les lumières à 19h30. Oscar et Félix ne demandent pas leur reste. Nous, on serait bien restés vers eux, mais avec deux jours de carnet de voyage en retard, on trouve les ressources pour s’extirper de la couette ! Demain, direction les fiords.
J17 - Queenstown - Te Anau : Journée de transition avant l'attaque des fiords
« Je me couche tôt, je me lève tôt ». Telle est la devise du jour de Félix. Pas celle d’Oscar. Résultat : le premier braille à 6h30, le second à 8h45. Bonjour le décalage ! Ma fois, on fera avec ! Et on est surtout content que notre Oscar ait pu récupérer avec cette grande nuit de sommeil. On avait prévu de partir tôt, mais du coup, on ne décolle qu’à 9h45. Félix se rendort immédiatement, Oscar est en pleine bourre : normal quoi ! On dit au revoir à Queenstown, sans grand regret. La ville ne nous a pas vraiment séduits, même si son environnement est splendide. On y regoûte d’ailleurs ce matin avec cette belle lumière et toujours ces reflets d’automne. Magnifique route durant 40 kilomètres le long du lac Wakatipu. Puis changement de décor lorsqu’on attaque les Eyre Mountains. C’est un peu plus terne, mais quelle nature encore. Pas une âme qui vive à des kilomètres à la ronde, et pourtant, toujours ces champs de moutons un peu partout. Mais où sont les fermes ??? Oscar s’étant endormi vers 11h, on décide de rallier Te Anau d’une traite. Sophie, toujours à la manœuvre, fait chauffer une fois de plus le Mercedes. Tiens d’ailleurs, après le bouchon des toilettes perdu à Wellington, on a cette fois pété la sortie des eaux usées … Ça craint …
Les loulous en mode ''all blacks’’
Après 2h30 de route, on arrive à destination dans le superbe camping de Te Anau. Il fait beau, on termine les restes de l’Indien de la veille dehors, sous le soleil. Après avoir tenté en vain de recoucher les loulous pour une vraie sieste, direction la ville. Objectif : réserver notre croisière dans les sounds du lendemain. La ville de Te Anau est relativement morte à cette saison. Ce sont les soldes. Même les restos s’y mettent ici, avec des rabais de 20% ! On craque sur deux paires de casquettes All Blacks et quelques autres souvenirs. Oscar, quant à lui, a bien du mal à retrouver la forme ; après l’angine pas encore guérie, ces sont les dents qui le travaillent. Ronchon le monsieur ! Un collier d’ambre, une petite crème qui va bien … Y’a plus qu’à prier pour qu’il s’en sorte, car le pauvre a du mal à apprécier cette partie du voyage. 17h30, on réserve enfin la croisière du lendemain : on se fait plaisir, et on prend le top du top. La journée risque d’être magique ! En attendant, retour au camping, biberons, et dodos à 19h15. Les loulous ont une fois de plus zappé la sieste de l’après-midi et sont claqués. En ce qui nous concerne, nous terminons la soirée à l’avant du camping-car, pizza-binouze au menu !
Je note pour la douche et votre idee de la piscine en plastique! Ainsi que pour le tuyau pour la WI-Fi dans les Top10, de toutes facons j'imagine que sur 7 nuits on sera oblige de passer par un camping commercial au moins une nuit? Desolee j'ai encore une question pratique, pour le frigo, comment ca se passe? Il se recharge en roulant? Si on est pas branche la nuit, ca reste frais quand meme? Encore merci pour les infos et votre carnet de voyage!
Ah oui, super pratique la piscine en plastique pour la douche ! Oui, vous serez sans doute obligé de passer par un camping pour plusieurs raisons : recharger l'électricité, vider le bac des toilettes, recharger l'eau. Nous nous sommes arrêtés chaque soir car on préférait dormir en camping plutôt qu'à l'extérieur, mais en gros, il faudra vous y arrêter toutes les trois nuits pour faire les vidanges et le plein. Pour le frigo, j'avoue qu'on ne s'en est pas beaucoup soucié, vu que l'on se branchait toutes les nuits. Mais à priori, pas de soucis si vous restez 2/3 jours non branchés, le frigo fonctionnera encore !
J18 - Fiordland, Milford Sound : Soleil, fiords, cascades, mer bleue turquoise : c'est ici le paradis ?
Le réveil est un peu rude ce matin. 7h, une longue journée nous attend. On a RDV à 11h45 à Milford Sound pour notre croisière dans les fiords. On attaque donc les 120 km de route qui nous séparent de Te Anau à l’embarquement à 8h45, avec un Oscar qui semble en forme. Il fait grand soleil, mais ça pince : 1°C, on n’avait plus l’habitude ! On mesure toutefois notre chance car la région est réputée pour être humide. On dit ici qu’il pleut deux fois par semaine : la première fois pendant trois jours, la seconde pendant quatre jours ! La route pour atteindre Milford Sound est splendide. De nombreux stops sont possibles pour immortaliser notre passage, mais les loulous dorment et nous nous contentons d’en prendre plein les yeux : des tunnels d’arbres, des grandes prairies d’herbes jaunes, et surtout, ces énormes blocs de roches qui nous entourent sans cesse. La montagne semble avoir été taillée à coups de serpes. Avec un peu d’avance, on s’octroie une petite pause à « the Chase » à 10km de l’arrivée. Les loulous sont réveillés, et on les emmène voir une petite cascade au milieu d’une forêt magique. L’ambiance est là, et il y a même un Kéa pour nous accueillir. Pour la plus grande joie d’Oscar et Félix.
Cascades + éclaboussures = fous rire !
On a pris un peu trop notre temps, et du coup, on est limite pour repartir. Les 10 derniers kilomètres se font au pas de course, tout comme le repas des loulous, torché en 5 minutes chrono, dans les sièges auto. On arrive finalement au comptoir d’embarquement à 11h45, just in time. On s’installe à l’arrière pour ne gêner personne, et on attaque le BBQ lunch compris dans la traversée. C’est vite avalé (avec l’aide des loulous), car on veut profiter de la croisière. Les fiords, une première pour nous. Ca ressemble beaucoup aux Sounds de Marlborough, mais en 10 fois plus gigantesque. Les chenaux sont étroits, et les falaises abruptes se succèdent, laissant ci et là passer quelques chutes d’eau splendides. C’est difficilement transmissible, mais l’ambiance est géniale. Les loulous s’en donnent à cœur joie, notamment quand le bateau s’approche au plus près des cascades : éclaboussures et fous rires ! On aura même eu la chance de voir quelques otaries à fourrure. 15h : fin du trip. Un vrai bon moment, même si on ne l’a pas effectué au meilleur moment pour les photos. Mais au moins, les deux moineaux ont été adorables. Oscar s’est endormi à mi-parcours, Félix a réussi à tenir jusqu’au bout mais il a sombré dès le débarquement. On reprend la route dans l’autre sens, et de nouveau 120km à avaler. Pour notre plus grand bonheur, tant cette route est splendide.
Les restes du resto indien, encore et toujours ...
Arrivée à Te Anau sur les coups de 17h30 : un petit tour à l’aire de jeu locale – petit tour, car ça caille au bord du lac ! – et retour au camping. Ce soir, on dîne dans la salle à manger commune. On continue les restes du resto indien d’il y a deux jours (on avait vu large, on c’est pas fini !), et dodo à 20h. Les loulous sont exténués et s’endorment immédiatement. Nous aussi d’ailleurs, et ce n’est que vers 22h que nous nous réveillons pour nous mettre à l’avant du camping car et écrire notre journal de bord. Vite fait, car demain, la plus grosse journée de route est au programme : près de 400 km pour remonter vers le nord et entamer notre derrière semaine de voyage. Déjà …
Première série de photos avec la (splendide) route vers les fiords. La série dans les fiords dans le post suivant.
J19 - Te Anau - Aoraki Mont Cook : d'un paradis à l'autre ...
Plus qu’une semaine. Oscar et Félix semblent vouloir en profiter, et se sont levés tus les deux à 7h. Tant mieux, on a une longue route à faire, et plus tôt nous serons partis, plus tôt nous serons arrivés. Le temps de faire le plein d’eau et les vidanges, nous voilà sur la route avant 9h. Le temps est gris, on a vraiment eu de la chance d’voir ces deux jours de soleil pour visiter les fiords. Nous connaissons la route que nous empruntons ce matin, puisque nous l’avons faite dans l’autre sens durant 170km. Et toujours cette même impression : les bords du lac Wakatipu, à l’approche de Queenstown, sont vraiment magiques. Mais avant, c’est une longue route pas franchement très excitante. C’est l’occasion d’écouter l’album Idéal Standard de Jean-Louis Aubert. Ça ne fait à peine que 50 fois qu’on doit l’écouter depuis le départ, vu qu’on n’a pris que 5 CD avec nous … C’est bien Jean-Louis Aubert, mais au bout d’un moment, ça saoule. Un peu comme les Télétubies que l’on regarde en boucle le soir. Je ne les supporte plus ces 4 bestioles affreuses. C’est d’une débilité. Et pourtant, les loulous adorent. Va comprendre …
Sophie teste enfin l'agneau néo-zélandais
11h15, on a bien roulé. Il ne reste plus que 140km avant de rallier l’arrivée du jour. On peut se permettre de faire une bonne étape pour midi, avec le soleil qui est revenu. Ca tombe bien, on est dans la région des vins de Central Otago. On s’arrête au hasard devant le premier établissement proposant dégustation de vin et restaurant. La dégust ne s’avérera pas du niveau de Claudy Bay dans les Marlboroughs, mais on retiendra quand même un bon Pinot Gris et des Pinots Noirs intéressants. En revanche, le repas va se révéler être le meilleur depuis notre arrivée. Sophie teste enfin l’agneau néo-zélandais, et il faut avouer que ses côtelettes aux petits pois à la menthe sont tout simplement divines. Quant à moi, je reste dans le classique avec un burger de poulet parfait. Le cadre est magnifique, avec une terrasse plein sud et des loulous qui peuvent se dégourdir les jambes. Un vrai bon moment de détente ! 13h30, on reprend la route. Les loulous ont déjà bien dormi le matin, mais ils replongent rapidement. Ils ne verront ni les vignobles, ni les magnifiques gorges de Wanakau aux eaux turquoises. A hauteur de Cromwell, on bifurque sur la SH8 et ses paysages désertiques une fois de plus déroutants (tout est jaune !), direction le Mont Cook. On avait comme objectif de s’approcher au plus près du mont, en fonction des loulous. On ira finalement jusqu’au pied du plus haut sommet de Nouvelle-Zélande !
Chambre avec vue sur le Mont Cook, pas mal !
On fera donc 100km de plus que prévus, les loulous ayant décidé de s’octroyer cette journée pour récupérer. Il n’y a pas de camping au Mont Cook. On a donc deux possibilités : rebrousser chemin et aller chercher celui à 25km de là (camping sauvage interdit ici), où prendre un hôtel. Allez, ça nous changera de dormir dans un bon lit ! Et puis une chambre avec vue sur le Mont Cook, ce n’est pas désagréable. Les loulous nous donnent raison rapidement : ils courent partout dans l’hôtel, et se font notamment une joie de grimper sur tous les canapés de la salle commune. C’est sûr, Oscar n’est plus malade ! Nous déjeunerons à l’hôtel, les 2 zozos faisant une fois de plus leurs stars. 20h15, dodo dans leurs petits lits, une première depuis 3 semaines ! Quant à nous, on savoure le bonheur d’un vrai sommier, après une vingtaine de jours à dormir sur des lattes en bois pas franchement confortables. Et demain, on se fait un petit dej face au Mont Cook : elle n’est pas belle la vie ?
Bonjour,
Je ne connais pas les camping cars NZ mais sur les modèles européens et nord américains, le frigo peut fonctionner soit sur la batterie lorsqu'on roule ( ou alors si tu as des batteries alimentées par panneaux solaires), sur l'éléctricité quand on peut se connecter dans un camping ou alors sur le gaz, propane en réservoir aux USA/Canada et bonbonnes de gaz en Europe. En Europe il faut permuter manuellement les sources d'approvisionnement, en Amérique du Nord le frigo fait ça tout seul en général.
J20 - Mont Cook, Lake Tekapo, Géraldine : La "round n'about" passe partout ... ou presque !
Dormir pendant trois semaines tous les jours dans le même lit que son papa et sa maman, on s’y habitue. A 1h du matin, c’est donc la crise de larmes, Oscar e Félix perdus dans leurs petits lits. Allez, on verra au retour pour rétablir l’autorité. Félix prend place aux côtés de papa, Oscar se cale contre maman. Nous, ça nous va bien ! Et la nuit dans un vrai lit est quand même réparatrice. Lever à 7h30, pour une fois sous l’impulsion d’Oscar. Pas question de se presser aujourd’hui. On veut d’abord profiter de l’hôtel, et notamment de la splendide vue sur le Mont Cook. Le soleil éclair l’autre versant ce matin. Idéal comme spectacle en prenant le petit déjeuner ! Les loulous continuent de s’éclater sur les canapés. Ce matin, ils se sont pris de passion pour une bande dessinée écrite en norvégien. Tellement passionnés que nous avons piqué le bouquin. Pas bien … En même temps, quand on fait le bilan, on a déjà laissé pas mal de choses sur la route néo-zélandaise : un doudou (la cata du jour 7 …), une paire de tongs (faut le faire quand même pour paumer des tongs …), les livres d’Oscar et Félix (sont restés dans l’avion), un biberon, une paire de lunettes de soleil … Bref, nous revoilà partis sur les coups de 10h, direction les pentes du Mont Cook. Le soleil est une fois de plus au RDV, avec la fraîcheur qu’il faut pour une bonne balade en montagne. Une première tentative en direction de Blue Lake et de Tasman View accouche d’un échec : inaccessible en poussettes malgré nos efforts. Je m’y rends donc seul, pendant que Sophie rebrousse chemin avec le convoi.
Green Lake en guise de Blue Lake
Blue Lake s’est finalement transformé en Green Lake, pas franchement intéressant. La vue sur Tasman Mount est e revanche sympa, avec des restes de glace qui flottent sur le lac en contrebas. Allez, je redescends rapidos et rejoint la famille, direction la Tasman River. Cette fois-ci, aucun problème avec la poussette. Elle accède sans problème à la Tasman River, après 25 minutes de marche chaotique. Vraiment un bon achat cette « Round About ».Le point de vue est identique à celui de Tasman View, sauf que cette fois-ci, nous sommes en contrebas. Les loulous se sont endormis dans la poussette, on en profite pour faire quelques photos et pour tester notre filtre polarisant. Midi, retour au camping-car. Félix se réveille, mais Oscar a choisi de dormir encore. Le repas se fera donc en décalé. En plein milieu des montagnes, avec une salade de riz, on est au paradis ! 13h30, on reprend la route. Nous avons 150km pour rallier Fairlie, notre prochaine étape. Lais dès la sortie d’Aoraki – Mont Cook, on tombe sur un troupeau de mouton en pleine transhumance. On voulait en croiser un, on n’est pas déçu : plusieurs centaines d’animaux, peut-être plusieurs milliers, qui s’étalent sur 500 mètres de route, ça impressionne ! Le cheptel est encadré par 5 ou 6 bergers, et une douzaine de chiens. Le spectacle est sensationnel, avec les chiens qui courent partout pour faire avancer les moutons. Nous resterons ainsi bloqués pendant près d’une demi-heure, à rouler au pas. Oscar et Félix ont pris place sur mes genoux pour assister au spectacle : ils en ont dit des bêêêêêêê !!! Fins excités, ils ne parviendront pas à retrouver le sommeil par la suite.
Une lumière du soir absolument magique
Nous serons contraints de nous arrêter à Lake Tekapo pour le goûter à 15h. Une bien belle étape, même si le lac ne remplit pas toutes les promesses du guide. Oscar et Félix auront néanmoins trempés leurs panards dedans. De quoi les exciter encore plus ! 16h, reprise de la route : plus que 50km à faire. Mais cette fois, les moineaux sont exténués, et ils plient dès les premiers tours de roue. On quitte les paysages désertiques en moins de 10km pour retrouver des pâturages et des cultures. C’est d’ailleurs la première fois que nous en voyons. Tout redevient vert l’espace de quelques kilomètres. Arrivés à Fairlie, les loulous dorment toujours. Allez, on pousse un peu plus loin, c’est toujours de la route en moins pour le lendemain. On fera 50 bornes de plus avec un stop final à Géraldine. Une route vallonnée sans prétention mais avec une lumière du soir absolument magique. On finira la soirée dans le camping-car avec du classique : des bibs, puis les loulous dans la capucine pendant que l’on avale les excellents restes du resto indien (oui oui, y’en reste encore !), ces p… de télétubies, et dodo à 20h15. Encore une belle journée quoi !
J21 - Géraldine - Hanmer Springs : 35°C : la température idéale pour barboter
Et bing ! Encore une chute de lit pour Oscar en pleine nuit. Mais cette fois-ci, pas de bobo. Ca ne l’a même pas réveillé ! On l’a ramassé quand même … Lever à 7h ce matin. On est un peu en vrac ce matin. Après le biberon, on se recouche et on laisse les loulous gambader dans le camping-car. Visiblement, ils n’ont pas besoin de nous à les entendre rigoler au volant du benzen ! On quitte Géraldine vers 9h, après un passage à la Bakery pour un excellent capuccino et deux cookies. Le soleil ne nous quitte plus désormais. Blasés de Jean-Louis Aubert, on a choisi de mettre la radio ce matin. « It’s the final countdown … » Whaaaa … je ne savais pas que Europe était encore écouté quelque part dans le monde ! La route vers Christchurch, longue de 120km, se résume en une longue ligne droite perçant la plaine, pas franchement existante. C’est l’occasion pour nous de parler de tout et de rien. On se dit qu’il faudra faire un régime au retour. Qu’il ne nous reste plus que 5 jours. Ça pue quand on commence à compter les jours. Non, non, non : j’y pense pas, j’y pense pas, j’y pense pas ! Allez, je me colle sur l’ordi pour rattraper le retard dans le carnet de voyage des 10 premiers jours. Les loulous, eux, ont déjà entrepris une sieste qui durera 2h. Arrivé à Christchurch, on tente de remarquer les stigmates du tremblement de terre de 2010. On ne verra rien, en contournant la ville par l’ouest.
J'y pense pas, J'y pense pas, J'y pense pas ...
On passe devant l’aéroport, celui que nous fréquenterons dans quelques jours : non j’y pense pas, j’y pense pas, j’y pense pas ! Les loulous réveillés, on fait un stop au nord de Christchurch. On a repéré une espèce de pizzérias avec une aire de jeux pour enfants et des animaux parqués. On y passera un superbe moment. Les loulous sont au paradis dans un grand par cet nous laissent quasiment pour la première fois manger peinards. Dommage que la pierrade n’ait pas été à la hauteur du moment ! Un coq nous tient compagnie. Belle séance de rigolade lorsqu’il vient picorer les restes de Félix dans sa cuillère ! Pour digérer, on part donner à manger aux autres animaux du coin : des chèvres, des alpagas, des poneys. Oscar et Félix sont aux anges, et tendent des brins d’herbe du bout des doigts, légèrement impressionnés ! 13h30, on reprend la route, avec 80km pour rallier la station thermale de Hanmer Springs. Trop peu pour endormir les loulous après la bonne sieste du matin. D’ailleurs, ils ne dormiront pas du tout de l’après-midi. Passés les vignobles de Waipara, on retrouve e relief vallonné que l’on aime. Nous arrivons à Hanmer Springs vers 14h30. Après installation au camping, on part à la visite de la ville. Le Hanmer Springs Thermal Pool ans Spa est accessible aux bébés. Let’s go ! On est d’abord surpris que tout se passe en extérieur. Il fait grand soleil, mais une vingtaine de degrés maxi. Le complexe est immense, et nous sommes samedi. Tout Christchurch s’est donné RDV ici. On se fait une petite place dans une des piscines naturelles du site. Une eau à 35°C, parfaite pour les loulous. Munis de leurs maillots de bains, les voilà partis dans nos bras pour une bonne demi-heure de baignade. Un grand moment de bonheur.
Oscar et Félix font du charme aux charmantes hôtesse...
Oscar gigote dans tous les sens, passe son temps à plonger la tête sous l’eau et à faire des sauts avec papa. Félix, toujours un peu plus craintif, met du temps avant à son tour de s’éclater à patauger dans l’eau. Vraiment un bon moment. Cassés, ils ne disent pas grand-chose lorsqu’on les installe dans la poussette. Il est 17h30, et on ne sait pas trop quoi faire, vu qu’ils n’ont rien dormis de l’après-midi. On se tente quand même un petit apéro dans un bar. On verra bien … Finalement, on y passera la soirée. Oscar et Félix joueront leurs plus beaux tours de charmes aux non moins charmantes serveuses. Mais où vont-ils chercher cette énergie ? Un bon petit plat de pub, une bonne pinte : bref, une très belle soirée. Retour au camping-car vers 20h. Les loulous sont toujours aussi excités, et il nous faut quelques minutes pour les calmer avant un dodo qui lui ne mettra pas longtemps à venir. Quelle belle journée encore ! Demain, direction Kaikoura pour tenter d’observer les baleines et les dauphins …
J22 - Hanmer Springs - Kaikoura : Une bière à 10h du mat, ça augure une bonne journée ...
Panne de gaz cette nuit. Du coup, pas de chauffage et 0°C dehors. On se les est caillées grave cette nuit. Sophie avait transformé Oscar en momie avec une couverture. Avec Félix, on a adopté une autre stratégie : celle des montagnards. Serrés l’un contre l’autre, pour se tenir chaud mutuellement. Finalement, on a passé une super nuit ! Lever à 7h30. Vu la température ambiante, on tarde à sortir de la couette. Et on ne décolle que sous les coups de 10h. C’est dimanche aujourd’hui. Tiens, d’ailleurs, c’est le premier tour des présidentielles en France. No comment. Allez, dimanche, on se fait un petit dej différent. Ce matin, ce sera un muffin breakfast : pain de mie, bacon, œuf et cheese. Délicieux, quoi que pas très pratique en conduisant. La route vers Kaikoura est splendide. Il faut dire qu’on a pris un itinéraire « bis », et que nous ne croisons pas un chat. Un virage un peu serré et patatras, la porte du frigo s’ouvre pour la énième fois du voyage. Sauf que cette fois-ci, une bière en fait les frais et commence à se vider sur le sol. Pas le choix : pour ne pas gâcher, je me dois de me l’enquiller. A 10h30, la première gorgée a un peu de mal à passer, mais on s’y fait très vite. On arrive à Kaikoura avant midi. D’un côté, la mer bleue turquoise ; de l’autre, les montagnes enneigées : splendide ! Les loulous avalent leur pot de spaghetti bolognaise (vivement le retour à la maison et à la vraie cuisine de mamy …), et nous, nous terminons enfin les restes de l’indien.
Le bateau, interdit aux moins de 3 ans : la poisse ...
Après un passage en station-service pour recharger la bouteille de gaz, direction le i-center pour programmer nos activités. On a décidé de rester deux jours ici, avec plein de choses à faire : nage avec les dauphins ou les otaries, observation des baleines et des cachalots … Mais à notre arrivée, c’est le coup de massue : pas un opérateur n’accepte de prendre les enfants en dessous trois ans. On doit mettre une croix que notre croisière et sur l’observation des baleines. A moins que … A moins que nous ne payons très cher pour une observation par hélicoptère. Banco ! On est venu pour voir des baleines, on en verra ! On débourse près de 700 dollars pour les 4 (on aurait pu payer un peu moins cher, mais quitte à faire, on a loué l’hélico pour nous tout seul !), et on programme ça pour le lendemain, à 9h30, pour bénéficier d’une belle lumière sur la péninsule de Kaikoura. Une petite folie, et c’est tout excités que nous sortons du i-center. Direction la péninsule pour une balade conseillée par l’office de tourisme. Quelle balade ! Ca grimpe sec au départ (mes mollets me le rappellent encore ce soir …), mais cela valait le détour. On longe la péninsule avec une vue sur la mer absolument splendide. Malheureusement, avec la poussette, on ne peut pas approcher des otaries qui ont colonisé le coin. A la place, on propose des vaches à Oscar et Félix. L’effet est tout aussi réussi. Là goûter se fait tout en haut de la péninsule. Les loulous semblent apprécier ! La balade aura duré finalement 2h. Les loulous n'en ont pas perdu une miette, et ont une fois de plus zappé la sieste.
La bonne surprise du jour, à 10 mètres de nous !
De retour au parking, on jette un dernier regard sur la baie, que le soleil termine d’éclairer. On s’apprête à partir quand tout à coup, je dis à Sophie : « heu, tourne toi, tu vois rien là ? » « Où ça ? » « Ben là, juste derrière toi, à 10 mètres ! » Une otarie ! Un beau morceau en train de s’étendre. Puis un second juste derrière en train de faire la sieste. Hop, on ressort l’appareil photo, et on place Oscar et Félix au premier plan. Ils ne semblent pas spécialement impressionnés. En tous cas, moins que nous, car on ne fait pas franchement les fiers à côté de ces bestioles. On restera finalement une bonne demi-heure à les observer en train de bailler, de dormir, de nager … Ça semble avoir une vie sympa une otarie. C’est donc dans la bonne humeur de cette rencontre inattendue que nous regagnons le camping. Les loulous luttent pour ne pas dormir. Mais 18h, c’est plus l’heure ! Arrêt au japonais pour quelques sushis pour le soir, biberons, et dodo à 20h. En moins de 3 minutes, les loulous sombrent dans un profond sommeil. On met le carnet de voyage à jour, on fait quelques lessives, et à notre tour de regagner le lit. Demain, encore une belle journée qui se prépare avec ce fameux vol en hélicoptère, et la visite de l’aquarium pour les loulous.
J23 - Kaikoura - Péninsule de Banks : 20 mètres, 40 tonnes : good morning Milady !
D’abord, ça fait du bien de dormir au chaud ! Le chauffage fonctionne de nouveau, mais ça n’empêche pas Félix se réveiller tout le monde à 6h45. Il semble pressé d’aller voir les baleines … Le temps de faire les toilettes, de prendre notre cappuccino et notre muffin, et on se pointe sur la piste de décollage des hélicos à 9h15. On a du mal à tenir les loulous lors du briefing. Vont-ils apprécier l’hélico ? Décollage à 9h45. Sophie se place devant, aux côté du pilote. Avec les garçons, on occupe les trois places arrière. Félix le trouillou sur mes genoux, Oscar à mes côtés, sur une place de grand. Et c’est parti ! Décollage en douceur, les loulous ne disent rien, c’est tout bon ! De toute manière, avec le bruit des hélices et les casques sur les oreilles, on ne les entend pas … La mer vue du ciel est d’un bleu turquoise éclatant. Et la péninsule, au lever du soleil, est absolument magique. Les photos sont compliquées, avec les reflets des vitres de l’appareil, mais peu importe, on en prend plein les yeux. Apparaissent alors les premiers dauphins. Par centaines ! On les voit de loin, mais leur ballet est féérique. Puis notre pilote part à la traque de « The Whale ». Il tourne, il cherche. Un peu comme John, notre Ranger de Sabi Sand en Afrique du Sud, qui se faisait un devoir de trouver les big five chaque jour. Près d’un quart d’heure sans rien voir … Il communique par radio avec les bateaux et les avions des alentours. Il semble avoir repéré sa proie : « il y en a une dans le coin. Je pense qu’elle va apparaitre dans quelques minutes. » Gagné ! L’animal fait surface et déploie sa longue carcasse à la surface de l’eau. Une « Sprerme Whale » d’environ 40 tonnes qui vient rependre sa respiration. On ne peut être qu’admiratif devant ce spectacle. « Whaaaaaaa » comme disent Oscar et Félix, estomaqués en voyant la baleine, ou plutôt le grand cachalot. Eux aussi s’en mettent plein les yeux à ce moment.
Un des moments les plus forts de notre périple
On tournera quelques minutes autour d’elle, à une distance respectable pour ne pas la gêner. Puis retour au bercail. Félix a vu ce qu’il voulait voir, il s’endort dans mes bras avant que l’hélico ne se pose. Un atterrissage en douceur, au millimètre. Quelle expérience ! A n’en pas douter un des moments les plus forts de notre périple. Exténués, les loulous reprennent place dans le camping-car. Félix dort toujours, et Oscar emboîte le pas dès les premiers kilomètres. Il nous reste deux jours plein de voyage, et nous avons bouclé le programme initial. Deux jours de bonus donc que nous décidons d’occuper en prenant la route de la péninsule de Banks. Elle a l’avantage d’être à seulement 80km de Christchurch et de notre aéroport, et surtout, elle est réputée pour l’observation des dauphins. Peut-être qu’ils accepteront les bébés là bas ? On croise les droits, et on trace la route. A midi, les loulous nous demandent une pause. Le hasard fait bien les choses durant ce voyage, nous sommes à Waipara, une région viticole. On s’arrête dans la première Winery que l’on croise. Encore un cadre enchanteur, avec un soleil splendide. Quelle belle idée d’avoir couplé toutes les caves de Nouvelle Zélande à des restaurants ! Les loulous s’éclatent dans le bac à sable, pendant que nous dégustons un superbe plateau de produits régionaux : saucisses, fromages, saumon, charcuteries, salades, fruits frais … le tout arrosé d’un Chardonnay du domaine. On est tellement bien, et les loulous aussi, qu’on y restera 2h30 ! A 15h, on reprend donc la route, direction la péninsule de Banks. On traverse Christchurch sans encombre, et arrivons à bon port vers 17h45. Le soleil se couche sur la baie, nous avons juste le temps d’apprécier le spectacle depuis notre camping idéalement situé. La soirée se déroulera dans le camping-car, avec Oscar et Félix en pleine forme : fous rires sur fous rire, ils deviennent de plus en plus complices. Vraiment un régal que de les avoir vu évoluer durant ce petit mois de rêve … Aller, dodo, demain, dernière vraie journée de vacance, le dernier jour étant consacré au rangement et à la remise en ordre du véhicule (Y’a du boulot !)
J24 - Péninsule de Banks - Christchurch : Rencontre avec Murfy, le zonar de la péninsule
Les meilleures choses ont une fin. C’est notre dernière vraie journée en Nouvelle-Zélande. Demain sera consacré au rangement et à la remise en état du camping-car. On a donc la ferme intention d’en profiter au maximum. Lever à 7h15, comme d’hab. La vue sur le splendide village d’Akaroa depuis le camping-car est une des plus belles de notre périple. On prend notre temps ce matin, notre croisière dans la péninsule de Banks étant prévue à 12h45. A 10h, on décolle et on visite le village d’Akaroa. Quelle douceur de vie ! Une vraie petite station balnéaire comme on les aime. L’été, ça doit être infernal, mais à cette saison, c’est magnifique. Quelques boutiques, un petit resto au bord de la mer, et il est déjà temps d’embarquer. Nous ne sommes qu’une poignée à monter à bord, il fait grand soleil. Encore des conditions parfaites ! Murfy, le chien des propriétaires du bateau, est également du voyage. Outre le fat de distraire Oscar et Félix, il a la capacité d’entendre les ultrasons émis par les dauphins. Pratique ! La péninsule de Banks se découvre rapidement, dans une eau turquoise splendide. On croise une belle colonie de cormorans sur les rochers, puis Murfy s’agite. Pas de doute, il a repéré des dauphins. Tous sur le pont ! Quatre dauphins d’Hector, les plus petits dauphins du monde, ont choisi note bateau comme terrain de jeu. Ça tourne autour, ça passe dessous … Les loulous sont aux anges, et nous aussi. On tente quelques photos, mais l’exercice est délicat : d’abord parce qu’avec un loulou dans un bras et le 70/200 dans l’autre, c’est pas simple. Mais surtout parce que ces petites bestioles, ça trace ! Bien plus qu’un Max Pacot et même un Aurèle Bonjour de Bobin ! Pas grave : l’essentiel est de profiter de l’instant, et on en profite à fond. Quand le bateau accélère, les dauphins s’excitent. Pas question de nous laisser nous échapper. Ils nous suivent, sautent, virevoltent : magique !
Après les dauphins, les otaries !
Allez, on les laisse, et on part chercher la colonie d’otaries du coin. Elles sont une vingtaine à se prélasser sur les rochers. On approche au plus près. L’une d’elle prend la pause, les autres dorment, à peine dérangées par notre arrivée. Là encore, les loulous sont au paradis. Oscar n’a qu’une idée en tête : repérer les otaries avant tout le monde : « là, là, et là » avec son petit doigt, engoncé dans son gilet de sauvetage. Bref, encore un grand moment. Deux heure plus tard, nous revoici au port. Il est 15h et les loulous sont exténués. On donne le gouter et on reprend la route, direction Christchurch. Cette foi, ça sent vraiment la fin … Les loulous s’endorment instantanément. Moi, je lutte en me concentrant sur les splendides vues sur la péninsule, mais tombe lorsque le relief devient sinueux et les paysages plus traditionnels. La nostalgie commence déjà à s’installer …
Une promesse : y revenir dans 15 ans ...
Cette fois-ci, on entre vraiment dans Christchurch. Et les stigmates du tremblement de terre sont désormais visibles : des rues barrées, des immeubles rasés, des ruines, des chantiers un peu partout … Arrivés à 18h au camping, les loulous se sont offerts 1h30 de sieste. On va pouvoir sortir ce soir ! Un petit resto italien jouxte le camping et fera l’affaire. Une soirée sympa, avec une aire de jeu pour les enfants qui nous arrange bien. Retour au camping-car vers 21h. Tour le monde part au dodo. Dans le creux de leurs oreilles, comme tous les soirs, on n’oublie pas de refaire la journée avec Oscar et Félix. Ils ne s’en souviendront sans doute pas de ce qu’ils ont vu. Resteront les photos. Et peut-être l’envie d’y retourner ? On leur promet de revenir dans quinze ans, s’ils le souhaitent, pour revivre cette aventure. Allez, au lit, demain, faudra être en forme pour faire tout ce que l’on a prévu.
J25 - Christchurch : Anzac day ! On dépensera nos derniers dollars à l'aéroport !
Last day in New-Zeland. Le réveil est forcément un peu plus dur. Sophie me glisse qu’elle est quand même contente de rentrer. Moi pas. J’y serais bien resté un mois de plus. La journée est consacrée au rangement. Sophie s’y colle le matin, pendant que je m’occupe d’aller promener les loulous. On est proche d’une zone commerciale, c’est l’occasion de dépenser nos derniers dollars. Pas de bol sur le premier magasin : un panneau indique une fermeture exceptionnelle. Et dans les autres, il ne semble pas avoir d’âme qui vive. Zut, on est le 25 avril, c’est férié ici ; Anzac Day. D’après ce que j’ai compris, c’est la célébration d’un évènement durant la seconde guerre mondiale. Avec Oscar et Félix, on tombe d’ailleurs sur le défilé du coin. Cornemuse et habits traditionnels, une fleur rouge sur le cœur, les habitant semblent attachés et respectueux du moment. En ce qui nous concerne, la matinée shopping tombe à l’eau. Les loulous s’étant endormis, je rentre au camping aider Sophie. Je fais les dernières vidanges du camping-car, Sophie essaie de boucler les bagages : ça rentre juste ! A 11h30, on décolle. On a trois choses à faire aujourd’hui : passer par le centre-ville de Christchurch et voir l’étendue des dégâts du tremblement de terre de 2011, filer au zoo pour faire plaisir aux enfants, et rendre le camping-car. Vraiment terrible ce tremblement de terre ; ce que nous avions vu la veille avec quelques bâtiments détruits n’est rien par rapport à ce que nous observons ce matin. L’hyper centre de Christchurch est dévasté. Il n’y a plus rien. C’est une ville fantôme, fermée à la circulation et au public. Même les bâtiments qui semblent intacts ont été désertés, laissant entrevoir à l’intérieur des meubles sans dessus-dessous. Terrifiant.
Wild Dogs : l'Afrique du Sud nous rappelle ...
Sur le chemin du zoo, la vie reprend son cours. Beaucoup de bâtiments sont en travaux, avec souvent des tasseaux pour tenir les clôtures ou des pans de murs. Le zoo de Christchurch n’a rien à voir avec celui de Wellington. Beaucoup plus grand, mais aussi nettement moins bien entretenu. Par contre, on voit les animaux de près. Et quels animaux ! Des lions à moins de 2 mètres, des tigres, des rhinos, des wild dogs, des guépards … Les loulous eux, préfèrent la compagnie des moutons et des lapins. Ils choisissent malheureusement de s’endormir avant la sortie du zoo. On est bloqué … On refait quelques photos, on prend un verre … 17h, les loulous sont enfin opérationnels. Nous, on stresse car du coup, in est en retard pour déposer notre camping-car chez United. On fait fissa, Sophie se prend un dos d’âne à 100km/h et fait un saut digne des meilleures course-poursuites de séries américaines, et nous voilà chez United à 17h25. Tout est closed. Pour cause d’Anzac Day, l’agence a fermé à 16h30. Tant pis, on se lèvera un peu plus tôt demain matin … On avait en effet choisi de dormir à l’hôtel cette nuit pour avoir du temps le lendemain pour prendre un bon petit déjeuner, c’est raté ! Nous voilà donc dans notre beau 4* en camping-car, la classe !
Une nuit d'hôtel pour bien récupérer avant les 23h d'avion du lendemain ...
L’hôtel étant équipé d’une piscine intérieure, nous voilà partis avec les combinaisons des loulous. Malheureusement, le bassin est bien trop froid pour eux. Et le Spa trop chaud. On fera donc juste trempette, avant de se replier vers la baignoire de la chambre pour un bon bain : y’avait besoin ! Dernière soirée, on a choisi d’en profiter et de faire le resto de l’hôtel. En pyjamas, Oscar et Félix vont une fois de plus amuser la galerie, pendant que nous dégusterons un bon saumon gravelax, suivi d’un filet d’agneau pour Sophie et d’un filet de bœuf pour moi. Succulent ! 21h, les loulous sont out. On regagne notre chambre pour un dernier dodo néo-zélandais. Crevés aussi, on repousse l’écriture du carnet de voyage au lendemain. Un lendemain que nous appréhendons forcément, avec de nouveau 23h d’avion pour rentrer. Mais c’est le prix à payer pour avoir vécu cette splendide aventure. Demain, dans le carnet du jour, on fera le bilan. A n’en pas douter, il sera très positif …
J26 - Retour en France et bilan : 4 750 kilomètres et des souvenirs plein la tête ...
La nuit à l’hôtel a été plutôt bonne. Félix a réussi à tomber du lit une fois, mais comme son frangin, ça ne semble pas le réveiller ! On avait mis le réveil à 6h30, mais il n’a pas marché. Heureusement, Sophie a ouvert les yeux à 7h. La toilette est rondement menée, et nous voilà chez United à 8h pour rendre le Benzen : 4 750km parcourus, pas mal ! Sophie a quelques sanglots dans la gorge qu’elle contient tant bien que mal en voyant partir son camion. C’est un peu le début de la fin de l’aventure … On nous conduit à l’aéroport, largement dans les temps. Le check in se fait en quelques minutes. Il nous reste quelques dollars, on les dépense en achetant deux trois souvenirs, des t-shirts et des polaires All Blacks pour les loulous notamment. A midi, nous voilà dans l’avion. Les loulous secouent le bras et disent « Bye bye » à la Nouvelle-Zélande. Nous aussi, avec la ferme intention d’y revenir un jour. Mais il y a tant de choses à voir dans le monde : on veut aussi partir au Japon, en Asie pus globalement avec l’Inde, le Laos, le Cambodge, l’Indonésie. L’Amérique du Sud aussi que nous ne connaissons pas : le Costa Rica, le Chili ou encore l’Argentine nous attirent. Le Canada aussi. M’enfin, c’est pas pour tout de suite. Va falloir renflouer les comptes … En attendant, il faut rentrer. Belle surprise dans l’avion : nous avons la rangée pour nous. C’est quand même plus confortable. Du coup, le voyage jusqu’à Singapour ne pose aucun problème, même si les loulous ne dorment pas beaucoup. L’attente a Changi Airport est en revanche interminable. 6h, on aurait mieux faire de prendre une chambre d’hôtel, comme à l’aller. Les loulous sont crevés, mais pas simple de trouver le sommeil dans la poussette et dans un aéroport forcément bruyant et lumineux. Notre second vol est programmé à minuit, mais pour nous, c’est 4h du matin. Dur dur de tenir éveillé … Et dur dur de devoir réveiller Oscar et Félix pour monter dans l’avion … De nouveau 13h à tenir. Réveillés en plein milieu de leur nuit, les loulous ont du mal à retrouver le sommeil. Ils sont même en pleine bourre après 2/3 heures de vol, alors que tout le monde essaie de dormir dans l’avion. Compliqué … D’autant qu’à chaque fois que l’on parvient à en endormir un, on doit le relever pour le prendre sur nos genoux pendant les périodes de turbulences. Bref, 13h longues longues longues, puis un atterrissage en douceur à Paris.
''Un mois exceptionnel, gravé dans nos mémoires à jamais''
Il fait 10°C et gris dehors. Le bus jusqu’à Paris est une nouvelle découverte pour Oscar et Félix qui se régalent derrière les vitres. A 9h30, on est gare de Lyon, et de nouveau 2h30 d’attente. On fait un premier arrêt brasserie, puis un tour de poussette pour endormir les loulous qui sont censés commencer une nouvelle nuit néo-zélandaise. Ca marche sur le coup des 11h. Un café au Mercure, et on prend le TGV direction Baverans. Les loulous ne verront rien du voyage, endormis dans nos bras. Nous en profiterons nous aussi pour piquer du nez, minés par les 36 dernières heures passées sans dormir. A Dole, la famille Garcia est là pour nous accueillir. On s’embrasse, on parle (beaucoup). Et on rentre à Baverans. Ca caille dans la baraque. Faut tout décharger, tout ranger. Et donner quelques baffes aux loulous pour ne pas qu’ils se rendorment et reprennent le rythme français. C’est dur. Même le bain est compliqué. A18h30, on ne peut plus les tenir. Il faut les coucher. Nous, on se fait un plat de pattes. C’est rapide. Je m’endors dans mon assiette. A 19h15, je suis dans mon lit. Sophie fait sa maligne sur facebook, fière de pouvoir tenir encore le coup. Mais un quart d’heure plus tard, elle me rejoint. La fin de l’aventure, le retour au quotidien. Bilan : un mois exceptionnel, gravé dans nos mémoires à jamais. Très peu de négatif : la météo dans la Bay of Island et dans les Malborough Sounds et deux croisières annulées ; l’odeur de friture un peu partout ; ces satanées sandflys qui sévissent quasiment partout sur l’île du sud, la douche du camping-car exagérément ridicule ; la perte du doudou d’Oscar ; son angine à mi-parcours et une semaine un peu compliquée. La liste des points positifs est en revanche très riche. En vrac : dormir avec ses loulous tous les soirs, et se faire réveiller par un gros câlin chaque matin ; prendre son café et ses muffins chaque matin en conduisant ; vivre des moments inoubliables : le survol de Kaikoura en hélico et la rencontre avec la baleine, la croisière magique dans les fjords la traversée des moutons à Aoraki, la vue sur le Mont Cook depuis notre lodge, les rencontres avec les otaries, le fantastique musée te papa à Wellington, la croisière dans la péninsule de Banks et la rencontre avec les dauphins, se baigner dans une eau naturelle à 35°C, Hot Water Beach et nos loulous qui découvrent la mer … ; en vrac toujours : la montagne, la montagne, la montagne ; les gens, adorables de gentillesse ; les maisons néo-zélandaises ; la propreté, partout ; les prix ; les couleurs automnales ; la formule camping-car, idéale pour visiter le pays, surtout avec des jeunes enfants ; la chaîne de camping Top Ten ; Internet sans fil partout ; le nombre incalculable de Whaaaaa prononcés par Oscar et Félix ; se laisser conduire tout au long du voyage ; Dolorès le GPS ; les wineries et leurs restos ; la Round N'About ; l’accessibilité du pays : la poussette est passée partout, même sur les pentes du Mont Cook ; et sans doute plus que tout le reste : prendre enfin le temps de voir ses enfants grandir. Un voyage extraordinaire en somme.
Votre voyage est vraiment le voyage d'une vie! Vos photos sont toutes plus belles les unes que les autres! La NZ est vraiment un pays magnifique. Nous avions eu un vrai coup de coeur l'annee derniere. Je reviendrai vers vous si j'ai d'autres questions concernant le camping car, d'ici la bonne continuation!
Merci Marcetflo ! Mais j'espère bien que ce ne sera pas notre voyage d'une vie ! On avait fait l'Afrique du Sud il y a trois ans, les Etats-Unis il y a 6 ans, et dans trois ans, ce sera sans doute un pays d'Asie. Pas de soucis, n'hésitez pas si vous avez besoin d'un conseil camping-car ou autre, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir !
Merci à vous pour ce magnifique récit de ce merveilleux voyage.
Devant passer 4 semaines en NZ avec ma femme et mes enfants (6 et 9 ans) au printemps prochain, j'avais déjà identifié United Campervan (et leur filiale Alpha Campervan) et le modèle que vous avez utilisé. Ce modèle est seul que j'ai trouvé ayant les ceintures de sécurités pour les passagers juste derrière le conducteur et non pas à l'autre bout du camping car. Je serais intéressé par votre consommation moyenne sur près de 5000 km, ainsi que tout autres conseil ou retour d’expérience sur ce camping car.
Merci d'avance.
C'est en effet un excellent modèle de camping-car, et l'un des rares effectivement à avoir deux places juste derrières celles des passagers avant. Et pour nous, c'était primordial, aucun intérêt de voyager en famille si c'est pour être à l'opposé de la maison !
L'autre avantage : les grandes baies vitrées de chaque côté du véhicule. Quel bonheur d'écarter les rideaux le matin et de voir le soleil se lever sur la mer ou sur la montagne !!!
L’inconvénient : la douche. Elle m'a semblé trop petite, mais peut-être est-ce ainssi dans tous les camping-car ? Elle était en outre mutualisée avec les toilettes, donc après chaque douche, les toilettes étaient trempées. il fallait calfeutrer les produits le papier toilette ... Bref, je n'ai pas trouvé ça pratique. et du coup, on se douchait dans les campings.
la conso, je ne m'en rappelle franchement plus. Mais j'avais été assez surpris, pensant que ce type d'engin consommait plus. Et un gros avantage, l'essence est nettement moins cher là bas que chez nous ...
Attention aux autoroutes ! Nous ne nous étions pas renseigné avant. Il n'y a pas de péages : des radars flashent les plaques d'immatriculation à la sortie, et vous avez ensuite 2 jours pour vous rendre sur un site Internet et payer. Sinon, c'est une amende, qui arrive chez le loueur, et qu'il ne manque pas de vous refacturer lors de la restitution du camping-car. Logique somme toute !
Voilà quelques conseils, mais n'hésitez pas si vous avez d'autres demandes.
En tous cas, vous allez faire un très très beau voyage. Et avec des enfants aussi grands, cela va vous offrir encore plus de possibilités de balades et de découvertes. Bonne préparation de voyage !
Super témoignage, qui illustre le fait que voyager avec des enfants en bas âge, c'est possible !
Niveau budget, combien avez-vous dépensé pour ces 4 semaines, à 4 ?
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Merci beaucoup pour ces infos. Dernière question, concernant le gaz pour le chauffage, sous quelle forme trouve-t-on les recharges, ces recharges se trouvent facilement, quelle a été votre consommation ?
Je suis certain que les enfants vont en prendre plein la vue pendant ces 4 semaines et pendant le reste de notre voyage, nous partons 6 mois 1/2 faire le tour du monde. Le passage par la NZ va se passer au milieu de notre voyage, et le camping car va leur permettre de retrouver des repaires durant 4 semaines d'affilées.
Génial le tour du monde !
Le gaz, ce sont des bouteilles classiques que l'on trouve dans les stations service, comme chez nous. Nous avons du changer la bouteille quelques jours avant la fin de notre périple. Nous avons donc tenu à peu près 3 semaines, sachant que nous mettions le chauffage quasiment toutes les nuits pour les loulous. Pas très cher de mémoire. En tous cas, c'est pas ce qui ruinera votre budget !
Budget pour les 26 jours sur place : un peu moins de 3000€ pour les vols, 3600€ de location de camping-car (incluant la traversée en ferry entre les deux îles), et 500€ de camping. Et puis un peu pour vivre là bas, en ne se privant de pas grand chose. On va dire entre 2000 et 2500 € de resto, visites, gazoil, souvenirs ...
Soit un budget total qui doit avoisiner les 9000 - 10000 €.
En mode routard, je pense qu'on peut faire : 2500€ pour les vols (on avait choisi Singapore airlines pour le confort), 2500€ de camping-car (en prenant une gamme en dessous), 150€ de camping (en faisant du sauvage et en n'allant dans les camping que pour recharger les batteries) et 1000 € pour le reste sur place. Soit 6000€. Mais pas de baleine vu d'hélico, pas de superbes dégustations dans les wineryes, pas de croisière avec les dauphins, ...
Merci pour ces précisions ! Je pense que le budget excursions/visites est absolument incontournable... à quoi bon partir aussi loin en vacances si c'est pour se priver de tout ? Il est intéressant de voir que vos billets et le camping car vous ont coûté plus cher que ce que vous auriez pu payer - aujourd'hui sans enfants je choisirais la version "routard" (pour les transports exclusivement, pas pour les excursions), mais avec des enfants cela change la donne, et je pense que le confort devient essentiel !
Superbe carnet de voyage en tout cas. Merci pour ce retour.
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Bonjour Maddy, j'ai une autre question egalement, quelle etait votre vitesse moyenne sur la route avec le camping car? Par exemple pour la route entre Auckland et Tongariror ou la route entre Taupo et Rotorua qui m'ont l'air d'etre des bonnes nationales, vous faisiez du combien? Je n'ai pas l'intention de foncer mais je voulais savoir si c'etait plutot de 80-90 km/h ou du 60 km/h histoire d'avoir une idee realiste des temps de trajet.
Autre question, comment sait on que la batterie doit etre rechargee? Y a t'il un voyant luminuex avant que ca soit la panne? Je pensais faire 1 soir sur 3 dans les campings commerciaux avec powered sites est ce suffisant? 3 jours d'autonomie ca vous semble possible?
Re-bonjour et derniere question, pensez vous qu'il soit possible de faire dormir les 2 enfants de 5 ans et demi et 2 ans et demi dans la couchette dans la capucine au dessus de la cabine du conducteur? Pour des questions pratiques ca serait mieux comme ca on peut profiter du camping car quand les petits sont couches, mais j'ai peut qu'ils tombent car les 2 ont encore besoin d'une barriere de securite...
A votre avis est ce possible de les faire dormir dans le sens de la largeur avec les pieds cote ouverture? Il y a t'il un systeme de securite ou une sorte de filet? Ou bien on peut peut etre faire un systeme avec un sac devant l'ouverture pour eviter les accidents?
Autre question, comment sait on que la batterie doit etre rechargee? Y a t'il un voyant luminuex avant que ca soit la panne? Je pensais faire 1 soir sur 3 dans les campings commerciaux avec powered sites est ce suffisant? 3 jours d'autonomie ca vous semble possible?
Encore merci 🙂
Bonjour,
Je me permets d'apporter déjà quelques éléments de réponse à votre question. Dans un camping car vous avez un tableau avec des voyants qui vous renseignent sur l'état des 2 batteries ( la b. moteur et la b. habitacle), le niveau de votre réserve d'eau claire et le niveau des eaux grises. Si les WC sont un système de cassette il n'y a pas de voyant dédié, si c'est un système de réservoir à vidanger- comme j'ai cru le comprendre dans le récit très agréable de Maddy- vous avez aussi un voyant qui vous situe le niveau. Tous ces voyants vous permettent de décider quand vous devez par exemple vidanger ou reprendre de l'eau, car la consommation de chacun étant variable on ne peut pas dire combien de temps on va tenir avec les différents réservoirs. Pour ce qui est de l'eau propre du réservoir, perso, je ne la bois pas, je l'utilise pour la vaisselle, se laver etc, mais pour boire j'ai 2 petits jerrycans que je remplis tous les jours.
Pour ce qui est de "tenir "entre 2 arrêts en camping: le frigo et la cuisine se font au gaz, pas de problème, l'eau- propre ou sale- ça dépend de votre consommation, idem pour les toilettes. En ce qui concerne l'électricité, il faut savoir que les prises électriques ( pour charger téléphone, ordi etc-) ne fonctionnent que si vous êtes branché, si non il faut les recharger quand vous roulez.Donc tout dépend à quelle vitesse vous videz les batteries de vos appareils, ou de votre utilisation d'un sèche cheveux par exemple, impossible sur batterie à moins d'avoir un modèle spécial cc en 12 V. Pour la lumière un peu d'éclairage le soir ne devrait pas vider vos batteries surtout si vous roulez tous les jours.
Pour les enfants, j'ai fait dormir mes 4 enfants qui avaient alors entre 7 et 14 ans dans la capucine en camping car au Canada, donc au niveau place pas de problème pour 2 enfants, par contre je ne suis pas très sûre pour ce qui est de sécuriser la capucine, je n'ai pas eu à me poser ce problème à l'âge qu'ils avaient. Nous avions une barrière de sécurité démontable à la maison, peut être que si vous avez cela ce serait bien de l'emporter. Je crois qu'il vous faudra l'avis de ccaristes qui ont voyagé avec de plus jeunes enfants que moi.
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If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...