Route M219 Kachgar (Chine) - Katmandou à vélo
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DA
Bonjour,

nous prevoyons d'emprunter la route M219 en provenance de Kashi vers Katmandou et nous avons echo que cette route etait actuellement fermee. Quelqu'un aurait-il des informations recentes sur le sujet?

Merci pour l'aide Dave
Heureux les gens fêlés, ils laissent passer la lumière...
LU Lucq Globetrotter ·
haha...interessant!!!!!

de kasghar vers katmandu...en passant par ali!!!!! nous l avons fait en 2006...en bus et en camion...c tres long

de kasghar il faut prendre la route vers tiemu ensuite on continue vers ali... les paysages sont tres sauvages et la region aussi...belle aventure, mais difficille!

le plus gros probleme sera au niveau administratif...lors des check points vous laisserot ils continuer ou pas?????personne ne peut le predir d avance...c est la "part d inconnu" de ce voyage!

une fois a ali deux routes. celle qui va vers xigatse par l interieur du tibet, et celle qui suit la frontiere avec l inde... les bus suivent celle qui passe par l interieur, bien que plus longeu, par ce qu il ya quelques zones militaires a traverser via l autre route...

encore une fois, aurez vous des "problemes" (et quel type de problemes) avec la police ou l armée? impossible a predir.

officiellement toute cette region est interdite aux etrangers...le point positif, c est qu ils ne s attendent pas a voir debarquer des etrangers venant de la region d ali, mais venant du "tibet central- lassa xiagatse" qui est lui tres controlé. comme vous arrivez de la zone interdite vers la "zone touristique" il ya de grandes chnaces qu ils vous laissent passer (par peur de toute la paperasse a remplir en cas d arrestation...ni vu ni connu)

mais ca c est une theorie...qui a marché pour nous et forcement ne marchera pas pour d autres . de plus , a l epoque on etait etudiant de chinois a pekin, ce qui a facilité les chosextant au niveau administratif et on parlait et lisait le chinois!

en tpout cas si vous vous faites rejeter, vous pouvez toujours emprunter la KKH vers karimabad et gilgit au pakistan (visa paki "on arrival" à la frontiere sino-paki taskorgan-sost) demade de visa indien a islamabad (aucun problemes) tracer la route vers lahore-amristar (golden temple) daramsala-mehandranagar au nepal (visa on arrival contre $$$$$sonnants et trebuchants) et enfin katmandu!!!

en 2010, de shanghai je voulais me rendre a katmandu via lassa par le train (le plus court) et je me suis fait jeter du train a xining par ce que je n avais pas de permis (uniquelment acessible via agence et tour...les filous!) donc j ai continué jusqu'a urumqi, kasghar, karimabad , gilgit peshawar, islamabad lahore. (merveilleux pakistan)..pour arriver en inde et enfin au nepal

voila donc, pas d infos plus precises...juste bien prendre le temps et bien preparer votre coup...essayer et ne pas etre bloqué par lid��e de peut etre devoir rebrousser chemin!!! en ce moment tourst de la chine (sichuan, gansu qinhai, xinjiang) c est "chaud" au niveau ethnique...contestations, immolations etc...

oliwen
NA Nathaliejura Regular ·
Salut,

Actuellement quasi impossible sans se faire intercepter par la PSB et se faire expulser, au mieux...

Depuis 2008, les directives sont suivies à la lettre et même en passant les chekpoints nuitamment, la PSB arrêtent les cyclos. Au mieux, expulsion sans suite, et au pire : confiscation des vélos, appareil photos, caméras..., expulsion et interdiction de visa chinois pour dix ans...

Bon voyage Nathalie www.migrationsenbent.fr
Nathalie
TI Tichodrome Veteran ·
nous prevoyons d'emprunter la route M219 en provenance de Kashi vers Katmandou et nous avons echo que cette route etait actuellement fermee. Quelqu'un aurait-il des informations recentes sur le sujet? Dave

Pas vraiment récentes mais de l'automne 2010, probable que rien n'ait vraiment changé. La route a toujours été officiellement interdite sans permis mais une certaine tolérance permettait à des cyclistes de réaliser la traversée jusqu'en 2007. Depuis il semble que policiers et militaires chinois fassent appliquer strictement cette interdiction. Il est sûrement encore possible de se faufiler à travers les mailles du filet avec quelques précautions, un peu de débrouillardise et aussi probablement de chance... C'est pas gagné mais vaut le coup d'être essayé...

Voici un petit récit que j'avais écrit à l'issue de notre tentative de l'automne 2010 mais jamais pris la peine de poster, si ça peut aider... Quelques images sur ma page photo (album définitif à venir) et quelques infos aussi sur les blogs de mes partenaires : http://transhimalaya.blogspot.fr/ http://freewheelinghimalaya.blogspot.fr/ Ainsi qu'un grand merci à edtortue dont le topo nous a servi de fil conducteur.

Kashgar : ambiance morose à la guesthouse, d’après les rumeurs le premier checkpoint de Kudi est quasi infranchissable et des patrouilles interpellent les rares cyclistes qui arrivent à passer. Tous ceux qui avaient ce projet en tête laissent tomber. Nous sommes sur un voyage de longue durée et sommes prêts à perdre quelques jours pour tenter notre chance, nous partons !

Kashgar – Yingjisha – Shache - Yecheng/Kargilik : 3 jours faciles dans un paysage semi-désertique. Hôtels confortables même s’il faut parfois en essayer plusieurs pour trouver celui qui accepte les étrangers.

Yecheng/Kargilik – Pussa : encore une étape tranquille. Pussa est un gros village avec quelques restaurants et boutiques où l’on nous propose un petit dortoir pour la nuit.

Pussa – Kudi : 2 jours, premier col du parcours sur une bonne piste et seul jour de pluie. Nous nous arrêtons à 5 km de Kudi et dissimulons notre camp à quelques mètres de la route avec le projet de passer le checkpoint de nuit.

Kudi – Mazar : 2 jours. Traversée nocturne du checkpoint avant 4h du matin. Quelqu’un crie mais nous sommes déjà remontés sur les vélos et disparaissons dans la nuit. Un moment d’angoisse : vont-ils partir à notre poursuite ? Rien ne bouge, nous estimons que nous sommes tranquilles jusqu’à l’aube. Nous roulons à la lumière de la lune, jusqu’au lever du jour où nous nous dissimulons à l’écart de la route pour éviter les éventuelles patrouilles. Nous repartons vers 18h, peu avant la nuit, et profitons de la lune et d’une bonne route pour rouler jusqu’à minuit avant de monter les tentes à l’abri des regards. Une journée d’attente avant de repartir pour la dernière étape nocturne qui devrait nous amener jusqu’à Mazar. La lune reste cachée derrière la montagne, la progression à la frontale est pénible sur la mauvaise piste caillouteuse qui a remplacé la route. Nous finissons par arrêter un camion pour terminer l’ascension du col et descendre jusqu’à Mazar où nous passons la nuit dans une des baraques qui fait office de relais routier (restaurant, boutique, dortoir).

Mazar - Xaidulla : 2 jours. Nous roulons maintenant au grand jour avec un peu d’angoisse chaque fois qu’une voiture s’approche de nous. Tranquille montée au Xaidulla La (4940 m) puis descente sur Xaidulla en ralentissant le rythme pour arriver à la nuit tombée et refaire discrètement nos provisions. C’est une ville de garnison mais les nombreux militaires présents semblent plus préoccupés par leurs courses du soir (d’alcool en particulier) que par notre présence. Nous faisons cependant profil bas, renouvelons notre stock de nouilles instantanées que nous agrémentons de quelques rations militaires, puis passons la nuit dans le dortoir du restaurant où nous dinons.

Xaidulla – Dahonglutian : 3 jours + 1 jour de pause. Passage du Kosbel Pass (4286 m). Nous échapperons aux nuits sous tente grâce à un abri désaffecté puis à l’hospitalité des cantonniers. Nous nous offrons une journée de repos à Dahonglutian ; quelques baraques, restaurants et boutiques : de quoi refaire les provisions ainsi qu’un peu de toilette et lessive avant d’affronter le désert de l’Aksai Chin.

Dahonglutian – Kielong : 5 jours + 1 jour de pause, traversée de l’Aksai Chin. La première étape se termine dans une maison de cantonniers abandonnée dont les murs sont couverts des graffitis des cyclistes nous ayant précédé (Marthaler, Corax, Quaife, Sur la Route des Nuages…) ; mais aucune inscription occidentale depuis 2007. Le Khitai Pass (5180 m) nous donne accès au vaste plateau de l’Aksai Chin. Pendant 4 jours nous roulons aux alentours de 5000 m et avons droit à de la tôle ondulée, du vent et de la poussière mais les paysages sont magnifiques. La nuit, la température tombe à – 25 °C et chaque matin nous attendons que le soleil nous atteigne avant de lever le camp. Nous ne croisons que quelques convois militaires et de rares voitures, en général des touristes chinois qui nous prennent en photo et nous laissent quelques bricoles à grignoter. Grosse frayeur quand un convoi ouvert par une voiture de police tous feux clignotants s’arrête à notre hauteur… simplement pour nous offrir un sac de provisions. Nous finissons par croire que cette route « interdite » ne l’est pas tant que ça. Nous ferons une journée de pause à Kielong à refaire le plein de chaleur à côté du poêle de notre restaurant – dortoir. Que ce village de 5 baraques (3 seulement en dur et les seules habitées en ce début octobre) figure sur une carte au 1/1M6 en dit long sur la densité de peuplement de la région.

Kielong – Domar : 4 jours, la fin de l’Aksai Chin et l’entrée au Tibet. Le premier jour avec le franchissement du Satsum La (5360 m) puis le bivouac au bord du Lungmo Tso sera un des points forts de la traversée. Encore une aube glaciale mais un magnifique lever de soleil puis le Jiesham Darban (5210 m) nous amène à Sumxi, plus une petite caserne qu’un village. Il y a quand même un restaurant où nous savourons le meilleur repas de la traversée. Le lendemain, après le Qieshan La (5400 m), plus haut col de la traversée, nous avons droit à une longue descente, malheureusement trop peu roulante sur une mauvaise piste en tôle ondulée jusqu’à une cabane qui nous sert d’abri. Une journée supplémentaire de piste pénible nous rapproche de Domar. Nous bivouaquons quelques kilomètres avant le village en prévision d’une traversée nocturne du checkpoint.

Domar – Rutok : 3 jours dont une toute petite étape. Nous franchissons le checkpoint avant 4h du matin et traversons Domar. L’ascension du Domar La est glaciale (-15 °C) et rythmée par quelques inquiétants aboiements de chiens que nous n’arrivons pas à distinguer dans le noir. Étape dans une maison vide avant d’arriver au Pangong Tso. L’hôtel sur lequel nous comptions pour un peu de repos est fermé, voire abandonné. Aucune trace du village de pêcheurs annoncé sur certains topos non plus ; nous montons la tente au bord du lac. Très courte étape le lendemain avec longue pause à midi pour arriver discrètement à Rutok de nuit, bouffe au restaurant et nuit à l’hôtel.

Rutok – Ali – Namru – Ali : 4 jours. Départ de Rutok en plein jour, difficile de faire autrement avec l’ouverture tardive de l’hôtel. La police nous interpelle à la sortie de la ville mais nous laisse finalement partir avec la consigne d’aller nous enregistrer à la PSB d’Ali. Nous approchons de la civilisation : la route est asphaltée et le téléphone mobile passe. Les 3 jours qui nous séparent d’Ali sont propices à la réflexion. Que faire à Ali : nous laisser arrêter par la police comme cela se faisait avant 2007 dans l’espoir d’obtenir un permis nous permettant de continuer ou traverser clandestinement ? La prudence l’emporte, nous renonçons à la perspective d’un bon repas et d’une douche et nous bivouaquons à l’abri des regards quelques km avant la ville. Le lendemain, nous traversons Ali à 4 h du matin. Drôle d’impression que cette ville endormie où les seuls signes de vie sont les attroupements à la sortie des boites de nuit ainsi que les rares voitures des noctambules. Nous franchissons sans encombre le checkpoint à la sortie de la ville et atteignons peu après l’aube le col nous donnant accès à la vallée de la Gar Tsangpo, affluent de l’Indus ; le Ladakh est si proche… Nous roulons bon train le long de cette route presque plate et sommes proches de Namru lorsqu’une voiture venant de face s’arrête à notre hauteur. Un homme en descend que nous prenons d’abord pour un touriste curieux mais il exhibe une plaque de police « Ali PSB, show your permits ! ». Nous jouons les naïfs et l’entretien est plutôt cordial. Il propose que l’un d’entre nous reste avec les vélos pendant qu’il accompagnera les 2 autres à Ali régulariser notre situation. Nous gardons espoir mais quand nous comprenons qu’il a appelé un véhicule pour rapatrier tout le monde sur Ali notre inquiétude grandit. Il nous conduit dans un hôtel à Ali avec une convocation à la police le lendemain. Nous sommes pessimistes quant à la poursuite de notre périple, mais en attendant nous profitons d’une douche (froide) et d’un vrai repas.

Ali – Kailash – Kashgar : Retour à la case départ Journée à ce qui doit être le bureau des étrangers de la police d’Ali, les plaques d’identité sur les bureaux indiquent « Visa Officer ». Deux jeunes policiers plutôt sympas (un gars, une fille) qui parlent bien anglais nous interrogent. Il s’agit plus d’un entretien cordial (on nous sert du thé) que d’un interrogatoire, ils ont un petit guide des questions à poser (saviez vous qu’il fallait une permis ? où dormiez vous ?….) et ne cherchent pas à nous coincer ni à nous contredire. C’est juste long car ils rédigent un procès-verbal manuscrit et doivent parfois chercher l’écriture d’un idéogramme dans leur téléphone. Après une pause dans un restaurant où nous conduit la jeune policière l’après-midi est consacrée au paiement de l’amende (500 RMB soit un peu plus de 50 €) et à un débat sur notre sort. Apparemment ce sont les policiers qui en décident, ils discutent en tibétain et nous ne comprenons pas grand-chose ; « Kashgar » revenant quand même pas mal dans la conversation. Il semblerait que les 2 jeunes soient prêts à une certaine mansuétude mais celui qui nous a arrêtés s’acharne sur nous et veut nous renvoyer à Kashgar. Il est le chef, notre sort est scellé mais ils nous font une proposition qui nous semble surréaliste : « Vous vouliez aller au Mont Kailash et au lac Manasarovar (c’est ce que nous annoncions comme destination), vous avez parcouru une route difficile pour arriver jusqu’à Ali, nous vous offrons une journée d’excursion jusqu’au pied du Kailash et au lac Manasarovar ». Nous y croyons à peine, c’est quand même à 250 Km de là ! Ils nous donnent rendez-vous à notre hôtel le lendemain à 6h.

Le lendemain, nous restons sceptiques mais nous sommes prêts. A l’heure prévue arrive un 4x4 de police avec un chauffeur, le jeune policier qui nous a interrogés et sa femme. Nous aurons droit à une journée un peu pénible à avaler les 500 km entassés dans la voiture avec un chauffeur roulant pied au plancher et grillant cigarette sur cigarette. Nous verrons bien le Kailash et le lac Manasarovar mais le cœur n’y était pas vraiment, cette excursion sous escorte policière n’ayant pas la saveur d’un périple individuel à vélo. Le soir retour à l’hôtel avec visite de la police pour estimer la taille de nos vélos et bagages et nous donner rendez-vous le lendemain en prévision du retour sur Kashgar.

A 5h, ce sont 2 véhicules et 7 personnes qui se présentent à l’hôtel. Pourquoi une telle escorte policière pour accompagner 3 inoffensifs cyclistes ? Nous nous entassons dans les 2 4x4 et prenons la route. Nous comprenons vite qu’ils ont l’intention de faire le parcours dans la journée : environ 1400 km dont l’essentiel sur piste, ce n’est pas gagné ; ils roulent comme des fêlés et nous n’en menons pas large. Nous comprenons au fil du parcours qu’il n’y a pas que des policiers avec nous : en plus des 2 chauffeurs (1 seul est flic) il y a le policier qui nous a arrêtés, la jeune policière sympa, son frère et 2 types dont un chinois qui nous sont présentés comme "businessmen". Profitent-ils de notre rapatriement pour s’offrir un voyage à Kashgar ? Il sera assez vite évident que malgré l’allure il est illusoire de boucler l’étape dans la journée et nous ferons étape pour la nuit à Mazar.

Le lendemain matin, changement de rythme, fini le Paris-Dakar, on se traine. C’est à midi que nous comprendrons : le « businessman » chinois a promis un gueuleton à toute notre escorte et il s’agit maintenant de ne pas arriver trop tôt au restaurant que nous n’avons pu atteindre la veille au soir. En tout cas le « businessman » chinois soigne ses relations avec la police : les plats défilent, l’alcool coule à flot et notre chinois se prend une bonne cuite. Heureusement que les chauffeurs restent à peu près sobres. Après midi tranquille, nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de Kashgar, nos « amis » policiers en profitant pour acheter quelques souvenirs. Arrivés à destination ils nous déposent à notre guesthouse mais gardent nos passeports. Apparemment nous n’en avons pas fini, c’est avec la police de Kashgar qu’ils semblent vouloir décider de notre sort et nous sommes convoqués le lendemain à leur hôtel. Cette rencontre avec la police de Kashgar nous semblera bien informelle : pas dans les locaux de la police mais dans la chambre de notre escorte avec un policier de Kashgar qui a l’air super pote avec le flic d’Ali qui nous a arrêté. L’objet du débat : où nous expulser ? Plusieurs destinations sont évoquées : le Kirghizistan, impossible notre visa est expiré ; le Pakistan via la KKH nous irait mais ils ne veulent pas ; c’est finalement le Népal qui était notre destination ultime qui remporte les suffrages. L’après-midi sera consacré à l’achat des billets d’avion. Il n’y a pas de vol direct de Kashgar vers Katmandou et il faut passer par Urumqi et Chengdu. Assez bizarrement nos policiers se satisfont que nous n’achetions les billets que jusqu’à Urumqi et nous donnent rendez-vous le lendemain à l’aéroport de Kashgar pour nous rendre nos passeports lors de notre départ.

A l’aéroport, nouvelle surprise, ils embarquent avec nous et nous font même bénéficier de leur allocation bagage pour que nous n’ayons pas de supplément à payer malgré l’excédent que représentent les vélos. Nous n’en aurons donc jamais fini de cette encombrante escorte ? A l’arrivée nous nous demandons quel va être notre sort mais notre escorte policière ne semble plus se préoccuper de nous : ils récupèrent leur bagages, nous disent au-revoir comme si nous étions de vieux amis et quittent l’aéroport nous laissant perplexes avec nos cartons à vélos ; c’est vraiment fini ? Il semblerait que oui, nous discutons un moment entre nous à essayer de comprendre la logique de notre expulsion d’Ali vers Urumqi : et si les policiers avaient juste profité de l’occasion pour s’offrir un peu de bon temps à la capitale régionale ?

L’expulsion vers le Népal n’étant plus d’actualité nous continuerons finalement sur Xining puis en train vers Lhassa avec l’intention de finir le parcours à vélo sur Katmandou, avec un permis cette fois ; pas sûr que ça se passerait aussi bien si nous étions arrêtés une 2e fois dans l’illégalité…

Conclusion de l’histoire : même si nous n’avons pas réussi la traversée complète de Kashgar à Katmandou, nous avons quand même parcouru la moitié de l’itinéraire jusqu’à Ali, 1 mois de vélo fabuleux, l’aventure valait le coup d’être vécue.
Quelques photos : http://obiou.fr/
LU Lucq Globetrotter ·
Au mieux, expulsion sans suite, et au pire : confiscation des vélos, appareil photos, caméras..., expulsion et interdiction de visa chinois pour dix ans...

non, les interdicrions de territoire ici en chine c est 5 ans!!!!!lol
LU Lucq Globetrotter ·
ton histoire est "sympa" c est un peu ce qui m est arrivé au pakistan...http://voyageforum.com/v.f?post=4033701;search_string=impressions%20pakistanaises

en chine, plus trop d aventures...meme au niveau des barrages de police dans l ouest... (je travaille dans une des (il n y en a que deux en chine) université des medias et communications. j'ai un visa "d expert" ) donc quand les flics le voient , ca passe comme sur des roulettes (sauf en 2010 dans le train...mais bon c estait gros quand meme et il m ont remboursés.)

enfin je dis plus trop d aventures possibles...mais on ne peut prevoir.... deja vivre ici est une aventure quotidienne!!!!lol

bonn je reviens a la charge mais je leur coneille de tenter...ca leur fera toujours une aventure...à moins qu'ils comptent s expartier en chine!
SA Saramaca Veteran ·
le plus gros probleme sera au niveau administratif...lors des check points vous laisserot ils continuer ou pas?????personne ne peut le predir d avance...c est la "part d inconnu" de ce voyage!

Ah ben si, c'est facile à prédire : s'ils se font choper à un checkpoint, ils seront forcément refoulés (à moins d'être arrivé à Kodari, et encore) !!! C'est la part de CONNU du voyage ! 😛

Sans passer les checkpoints de nuit, aucune chance.

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une fois a ali deux routes. celle qui va vers xigatse par l interieur du tibet, et celle qui suit la frontiere avec l inde... les bus suivent celle qui passe par l interieur, bien que plus longeu, par ce qu il ya quelques zones militaires a traverser via l autre route...

La route du sud passe par le Mont Kailash et le lac Manasarovar, sans doute plus intéressante. Par ailleurs, maintenant que c'est tout goudronné entre Ali et Lhassa, c'est probablement plus rapide de passer par là. Je ne vois pas où peuvent bien être les zones militaires sur cette portion.

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officiellement toute cette region est interdite aux etrangers..

Elle n'est pas interdite puisqu'on peut légalement y voyager avec les permis appropriés (qui imposent guide et jeep, donc de passer par agence). Ce qui est interdit, c'est d'y circuler sans les-dits permis.

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comme vous arrivez de la zone interdite vers la "zone touristique" il ya de grandes chnaces qu ils vous laissent passer (par peur de toute la paperasse a remplir en cas d arrestation...ni vu ni connu)

J'en doute fort. D'abord on ne traverse pas de zone interdite entre Kashgar et Lhassa (sauf à s'écarter de la route et aller traîner près de la frontière Indo-Pakistanaise, ce qui n'est pas très recommandé). Ensuite, où places-tu la "zone touristique" ? A partir de la Friendship Hwy ? Mont Kailash ? Royaume de Guge ?

Nous, on s'est fait dégagés peu après Ali (environ mi-parcours). Des Allemands avaient aussi été expulsés d'Ali 1 mois plus tôt. Le gars de la PSB d'Ali est intransigeant, faut pas le croiser sinon c'est retour Kashgar dans le meilleur des cas. Le seul récit de cyclo que j'ai trouvé sur ces 2 dernières années à avoir réussi à passer plus loin qu'Ali, c'est un gars qui s'est fait choper au checkpoint du Mayum La. Il a été escorté jusqu'à Lhasa puis mis dans un avion pour Chengdu. Donc a priori, se faire attraper avant d'avoir rejoint la Friendship Hwy semblerait synonyme d'expulsion (mais je peux me tromper sur ce point).

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en tpout cas si vous vous faites rejeter, vous pouvez toujours emprunter la KKH vers karimabad et gilgit au pakistan (visa paki "on arrival" à la frontiere sino-paki taskorgan-sost

C'est pas gagné non plus. L'an dernier le poste frontière de Sost ne les délivraient plus, et il est à l'heure actuelle impossible d'obtenir le visa Paki en dehors de son pays de résidence. Difficile de prédire si les "visas on arrival" (visas à la frontière) seront rétablis ou non cette année (ouverture du poste frontière du Kunjerab d'ici 3 semaines).

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Depuis 2008, les directives sont suivies à la lettre et même en passant les chekpoints nuitamment, la PSB arrêtent les cyclos.

Au mieux, expulsion sans suite, et au pire : confiscation des vélos, appareil photos, caméras..., expulsion et interdiction de visa chinois pour dix ans...

Jamais entendu de récit de cyclos s'étant fait confisquer les vélos (ou autre matériel) ces dernières années au Tibet mais en revanche, c'est arrivé à plusieurs dans des zones plus ou moins interdites au Xinjiang et en Mongolie Intérieure. Lorsqu'on s'est fait expulsés du Tibet en 2010, la menace était annulation du visa impliquant une interdiction de territoire d'1 an (des cyclos que je connais ayant été expulsés de Chine en 2008 ont pu sans pb obtenir un visa en 2010).

@ Davecake : Je vous encourage à tenter la route si vous êtes prêts à passer les checkpoints de nuit. Comme l'a dit Tichodrome, c'est vraiment une traversée fantastique. A savoir cependant : - il faut connaitre / accepter les risques (notamment de se faire expulser de Chine, pas forcément dans la direction voulue) et donc prévoir un plan B. - la route est en re-construction dans l'Aksai Chin et jusqu'au Pangong Tso (fin des travaux prévus fin 2013 si mes souvenirs sont bons, c'est peut-être pour cela que vous avez entendu dire qu'elle était fermée). En attendant que ce soit entièrement goudronné, c'est un gros chantier avec probablement des sections bien pourries à vélo. C'est ensuite goudronné depuis Rutog jusqu'à Lhassa.

Si vous êtes motivés, ne vous laissez pas intimider par les rabats-joies à Kashgar et ailleurs qui ne manqueront pas de dire que c'est impossible de passer (bon cela dit, pour arriver jusqu'au Népal, il faudra quand même compter sur une dose de chance). Si vous parvenez jusqu'à la Friendship Hwy, il est ensuite peu probable que vous soyiez expulsés, sauf en cas de pbs politiques et de fermeture totale du Tibet (mais ça, impossible de l'anticiper).

Autre solution si vous êtes pleins aux as : payer guide-jeep-chauffeur pour 2 mois, ce qui permet d'obtenir les permis et de faire le voyage légalement.
Transhimalaya Trois Roues pour le Toit du Monde (http://transhimalaya.blogspot.com)

"Appuyez-vous sur les principes : ils finiront bien par céder !" (Oscar Wilde)
NA Nathaliejura Regular ·
La KKH est actuellement fermée, complètement fermée, des événements sanglants ont eu lieu ces jours à Gilgit et Chilas, la vallée de la Hunza est coupée.
Nathalie
NA Nathaliejura Regular ·
Yo, Saramaca, c'est toi Anne ?

Contacte moi en privé !
Nathalie
LU Lucq Globetrotter ·
tout a bien changé depuis qq années... depuis 2006, le tibet est un autre monde... depuis 2010, le xinjiang et la KKH en chine ont bien changés aussi appatemment...

par contre, moi je me rapelle bien, au debut de la route qui part de tiemu vers ali et lhassa des enormes panneaux qui disaient qu a partir de ce point, c etait zone interdite pour les etrangers...(on les a meme photographiés car la verion anglaise etait a se trordre de rire...le fameux chinglish)

mais comme tout change tellement vite en chine, tout est possible...

en 2006, je me rapelle ali comme une toute petite ville (de style encore bien sino sovietique) endormie...jamais eu le moindre probleme avec le psb...et pourtant on est reste bien longtemps la, deux semaines a attendre que l hypotetique bus pour lhassa arrive et se remplisse (faut dire qu on avait bien le temps, 3 mois pour faire pekin-kasgar pekin) a la base, je ne voulait pas passer par le tibet...c est mon pote espagnol qui est dit que tant qu on etait a kasgar, autant rentrer via lhassa!.

comme je disais, les choses au tibet se calmeront en 2013, lorsque le premier secretaire et le politburo auront etes changes. en attendant, ce sera un peu hard en 2012 car la region sera muselée pour quele changement (au mois d oct 2012) se fasse sans problemes...et hu (president)a donné des instructions bien precises concernant le tibet qui lui a fait perdre la face une premiere fois en 2008...en effet, il a ete gouverneur du tibet avant d etre president! (vola la principale raison de tout ce durcissement ces dernieres années)

ceci dit il est vrai que cettains checkpoints me semblent physiquement difficilles a passer dans l illegalité (on ne peout pas dire qu on ne les as pas vu...)

en tout cas, toute cette histoire cette attitude des autorités, je trouve ca tres con...ca ne fait que focaliser l attention des etrangers sur le tibet...
PH Phenix1975 ·
salut lucq ça fait plaisir de lire des récits de personnes qui ont fait la route de kashgar à ktm. bravo pour votre courage, en vélo c'est vraiment une route difficile et sans permis pas évident. j'ai fait la route en décembre 2011 en camion. j'ai galéré à kudi, je me suis fait balancer car j'avais dit naivement que je voulais aller au tibet. je suis resté bloqué 3 jours et j'ai finalement réussi à passer vers 21h00 en camion après avoir passer le barrage militaire. jusqu'à ali pas de probléme, j'ai décidé d'aller voir la police sur conseil d'un chauffeur tibetain car il ne me restait que 6 jours de visa. j'ai eu de la chance car ils m'ont donner un laisser passé direction nepal sous 48 heures. le chek point de tingri est réputé le plus difficile du tibet, ils n'ont pas voulu me laisser passer mais finalement j'ai encore eu de la chance et j'ai eu l'autorisation de me rendre à zangmu. en ce qui conçerne le passage de la frontiere au kunjerab pour le pakistan, d'après ce que j'ai entendu il n'y a pas de visa on arrival(si quelqu'un peut me donner des infos sur l'etat actuel des choses, merci), en tout cas la police est très strict dès l'arrivée à taksgurgan, la police m'a arrete et fouillé et m'a dit dit de repartir sur kashgar. si non tu as réussi à aller à ktm via lhassa? en tout cas cette région est vraiment magnifique, magique, on peut voir des anes sauvages, des antilopes, l'aventure vaut vraiment la peine d'essayer. a bientot pour te lire. salut

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