C'est assez à la mode, quand des vérités dérangent, qu'on accuse ceux qui les énoncent des maux les plus terribles. J'y vois la preuve du peu de résistance de beaucoup à l'épidémie du politiquement correct. Pourtant, les chiffres sont implacables.
On voit la Thailande évoluer régulièrement et espérons que les accidents et faits divers reculeront de manière prononcée et persistante.
Je me suis déjà trouvé dans un taxi et dans plusieurs minivans dont le conducteur était sous psychotropes et ces jours-là il y aurait eu plus de chances que mon destin bascule, en effet.
Sans les données dont seul le gouvernement thai dispose, nous ne pourrons tous que parler dans le vide du le taux de blessures et de décès des touristes.
Cela dit, le buveur noctambule provocateur risque plus la nuit qu'en journée le petit enseignant pépère et bien élevé ( quand c'est le cas ).
Mais vois-tu, dès que je suis à pied en ville dans mon pays, je risque mon intégrité physique à être frôlé à toute vitesse par vélos, trottinettes et autres objets électriques pilotés.
Chaque centre-ville s'est transformé en cour des miracles avec ses fous et ses hurleurs. Ne parlons pas des bus et trams où, avec ma bonne odeur, ma politesse et mon savoir-vivre, je me fais parfois l'effet d'un visiteur dans un zoo roulant.
Sans compter certains jours, surtout le vendredi, où je risque d'être explosé ou criblé sans avoir le temps de dire adieu aux amis de VF.
Alors, même dans l'avion, même sur les routes en Thailande, je me sens plus serein et décontracté. Et puis les gens, peu importe pourquoi ils rigolent, déjà...ils rigolent.
Par contre, je crains les serpents. Tu oublies toujours d'évoquer les serpents. L'an dernier, j'ai échappé de peu à deux reprises à une morsure. A l'extérieur d'un hôtel et à l'extérieur d'un temple.
Mais tu sais ce que c'est : on y retournera quand même.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood