Tadjikistan: mise à jour juillet 2008
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Bonjour,

Revenant d’un mois de ce beau pays montagneux, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos superbes recueillies précédemment.

D’ailleurs grand merci à Cupda, Naps, Bouyaka, et Wax.

Par ailleurs le LP ne sert strictement à rien pour ce pays. Il y’a un livre bien plus intéressant Tajikistan & The High Pamirs: A Companion and Guide (Odyssey Illustrated Guides) de 2008 mais un peu lourd.
"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Marek Halter

« Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente » Théodore Roszak
LO Lofoten Veteran ·
1. Les visas et GBAO

Pour les européens, il n'y a que 3 représentations tadjikes : Bruxelles, Berlin et Vienne.

Vienne est très efficace : visa par envoi recommandé en 10 jours tout compris. Seul défaut, c'est le plus cher : 80 E pour un mois + 20 E pour le GBAO + 20 E de frais de poste. Attention, pas de vallée de Roshtqala dans le GBAO !!!

http://www.tajikembassy.org/embassy/consularsection.html

Bruxelles vient de demménager et il est aussi facile de l’obtenir.

En Asie centrale:

Biskek : Il est facile de l’obtenir ici. D’ailleurs les 2/3 des voyageurs l’ obtiennent ici d’où la galère pour trouver quelqu'un de Mourghab pour partager les frais jusqu’à Sary tach. Délai d’obtention 3 jours 50 USD tout compris !!!

Taskent : Il est plus cher ici. Pour l’obtenir rapidement lettre d’invitation sinon patience autour de 80 à 100 USD.

Vous l’aurez compris le Tadjikistan a enfin facilité l’obtention des visas et GBAO. D’ailleurs le nombre de touristes a explosé cette année !!! 185 inscrit à l OVIR de Murghab mi Juillet. Beaucoup de vélos cette année à cause de la fermeture de la Chine et de la mauvaise réputation du Pakistan.

Pour info, seulement 700 visas touristiques ont été délivrés en 2007 !!!
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LO Lofoten Veteran ·
2. Autres formalités

Enregistrement à l'OVIR obligatoire 3 jours ouvrés maximum après l'arrivée. Ca coûte 20 USD et 4 somoni à Khojand où la banque est loin du bureau de l Ovir et compétition avec les Uzbeks et russes.

A Dushambe, c’est la galère seul l’hôtel peut vous le faire rapidement. A Khorog et Murghab pas de problèmes autour de 20 USD. Enfin, il est possible de s’enregistrer à pendjikent en venant de samarkande (des voyageurs l’ont fait)

Si vous allez randonner, normalement il faut payer 50 USD (100 USD pour l'alpinisme) plus 1 USD par jour et encore 50 USD pour le parc national tadjike. Ne pas payez bien sûr aucun contrôle. L’utilisation d’une agence vous fera payer ces formalités.

Enfin, si vous comptez aller au Sarez, il faut un permis spécial dur à obtenir seulement délivré par le ministre de la sécurité civile. Personnellement, j’ai écris à beaucoup de contact et voila la dernière réponse que j’ai eut :

“We interested in The posibility of opening The Sarez for Tourist, s zone, but umfotunately it is closed for a certain period of time and It requiers a special permission. So, the price for getting the permission is 50 US for you as you heard it already, but further more it will cost very more as the Sarez is the srategic zone”

Seul moyen d’y aller faire le trek aller retour depuis batchor mais trek long et difficille et nourriture pour 12 à14 jours minimum sans âne. Mais contrôle possible au bord du lac donc risqué.
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LO Lofoten Veteran ·
3. Les transports : la mauvaise surprise !!! attention au porte monnaie !!!

Les indications qu'on trouve sur les transports de 2006 ont beaucoup évolués. 1 USD = 3.4 S, et 1 E = 5 S

Hors Pamir

A Dushambe une course en taxi coûte entre 10 et 15 S, du quartier de l'hôtel Valkhsh à la gare routière du Pamir 12 à 15 S.

Pour aller à Khorog, une place coûte désormais autour de 160 S pour les locaux (perso 165 mais on demande 180) dans un vieux truc avec 12 passagers et 250 S pour une jeep à 7 à l’intérieur. La jeep n’a aucun intérêt car peu de confort aussi. Conseil dans le vieux truc se mettre au fond à droite pour étaler ses jambes. C’est vraiment cher pour le confort que l’on a !!!

Il y a des transports tous les jours, mais ça part entre 6 et 7 heures du matin.

Le trajet prend entre 18 et 25 heures pour 550 km, ça dépend du chauffeur qui est seul d’ailleurs, du nombre de pannes que vous aurez en chemin et si on décide de dormir en route.

Pour aller de Pendjikent à Khojand on demande autour de 90 à 100 S. Perso jai payé 60S dans une veille lada increvable.

Pour faire Khojand Dushambe c’est 150 S et 90 S jusqu’à l’intersection du lac iskander Kul!!

« Pas de transports en commun pour l'Iskander Kul, et très peu de circulation. Il faut être un peu chanceux en stop : perso, je n'ai pas eu de problèmes à en redescendre, pour monter je ne sais pas. Au pire, dans le sens de la redescente, la route principale est à 24 bornes et il y a un patelin nommé Sarvorda 4 bornes plus loin qui ne ressemble à rien mais duquel partent de nombreuses voitures. »

Cupda, les 24 bornes à la descente j’en ai fait 20 bornes avant de trouver une bagnole qui souhaite me prendre et c’est vraiment fatiguant !! Il existe un transport en commun que j’ai croisé en descendant à mi chemin vers 13h30 un camion bus que l’on croise que peu d’endroits dans le monde. Un conseil pour le stop tentez le w-end. Concernant ce lac il est magnifique mais il semble vu les voitures de luxe que ce soit le lieu de repos des riches de Dushambe. Pour monter en taxi on vous propose 60 S aller et 60 S retour !!!! De plus, je n’ai jamais vu des gens aussi peu sympatiques en montagne qu’à cet endroit.
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LO Lofoten Veteran ·
Pamir

Il y’a des marshuktas officiels et pirates. Le problème c’est qu’il ne marque jamais la destination sur le bus seulement des numéros et qu’il n’y a pas de timing précis tout dépend du nombre de passagers.

A l’exception de la vallée de Bartang ou il est vraiment difficille de trouver un transport collectif (mais possible en étant patient en allant tout les jours au bazar demander) les autres vallées sont desservies.

En général, les locaux disent qu’il n’y a pas de marshukta dans l'espoir de vendre une jeep, mais en fait il faut être patient dans les Pamirs.

Pour la Pamir Highway, le stop est payant bien attendu comme partout en Asie centrale. Il y’a « un peu de traffic » jusqu’à Shahzud après c’est le quasi néant à l’exception des camions chinois.

ð Location d’un 4*4 : ATTENTION FORTE AUGMENTATION DES PRIX !!!

Comme l’essence a augmenté à 3.7 3.8 S le litre les fausses ONG et le syndicat des chauffeurs en ont profité pour faire exploser le prix des 4*4. De plus, il y’a de moins en moins de 4*4 russes qui sont remplacés par des jeeps japonaises pas toujours en bonne état. De plus, un argument SCANDALEUX EST DE DIRE QUE LA PISTE EST EN MAUVAIS ETAT ALORS IL FAUT PAYER PLUS !! Les routes du pamir ne sont pas les pires j’en ai vu de pires et cet argument n’exite qu’au Pamir. De plus, il faut payer le retour !!!!

Le moins cher est d’aller directement au bazar et négocier dur mais sans parler russe c’est la galère. Le moins cher que l’on puisse trouver avec de la chance est 0.45$ au km mais très rare. Le taux actuel est de 0.55$ à 0.70$ le KM !! Les « fausses ONG » qui sont agence de voyages pratiquent des tarifs hallucinants : 15% de commissions pour trouver un chauffeur plus 20$ par jour pour le chauffeur !!!!

Donc pour faire le tour du Wakham c’est autour de 350-400 USD. Pour partager, la Pamir lodge à Khorog est un lieu intéressant pour trouver.

Pour faire Khorog Murghab c’est la galère !! Très peu de marshuktas et de passagers il faut donc être patient. Le tarif est de 70 S en partageant sinon on peut louer un marshukta entier autour de 110 USD moins cher q’un 4*4.

Pour faire Khorog Murghab par la vallée de Bartang préparer les $$$ : minimum 500 $ car après Bardachiev la route est en piteuse état et il y’a apparemment souvent de la casse niveau voiture. C’est mon seul regret de ne pas y être aller mais les prix sont délirants.

Pour la route Mourghab Sary tach c’est aussi la galère : une des routes les plus « désertes » (2 sens du terme) du Monde. Soit location de jeep super cher soit patience et recherche d’une voiture ayant ammener des touristes soit partager avec des kirghyzes allant à Och. De plus, peu de touristes dans ce sens là.

Pour conclure : il faut mieux aller à 3 ou 4 dans les pamirs pour ne pas exploser son budget ou alors avoir de la patience ou alors parler russe qui est un « luxe » dans ce pays. Les tarifs proposés vont causer du tort à moyen terme et les touristes ne viendront plus à l’exception des plus fortunés.
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LO Lofoten Veteran ·
4- Avertissement sur le Trekking

Le trek dans les Pamirs est très difficille car aucune infrastructure et très peu d’habitants. Le mal des montagnes est à prendre très au sérieux car souvent on est au dessus de 3500 mètres (altitude où cela peut commencer) et sur des terrains plats donc IMPOSSIBLE de descendre en cas de pépin.

La prudence s'impose donc en particulier si on est absolument tout seul comme cela a été dans mon cas car un membre de VF m'a trahi et a trekké tout seul! Il faut être à 100% autonome en bouffe, parfois en eau dans certains coins des Pamirs. Il faut une tente protégeant de l’humidité, des habits chauds et un duvet -10 -20. On ne croise si on a de la chance que des bergers, on porte minimum 18 kg voire 23 kg avec l’eau et la nourriture et peu d’air pour souffler. Au dessus de 4000 mètres il gèle la nuit.

De plus, le vent comme le disait déjà Marco Polo peut s’avérer assez violent et tourne vite de sens.

Enfin, le dernier danger est la PUISSANCE PHENOMENALE des rivières !! Pour les traverser sans animaux ou ponts c’est du suicide. La quantité d’eau disponible dans les Pamirs est impressionnante.

Pour trouver des ânes à louer c’est la galère pour se faire comprendre et on peut louer que maximum 1 jour. Il y’a moyen de louer un cheval avec guide mais c’est 100 S la journée plus avoir la nourriture nécessaire et tente grande.
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LO Lofoten Veteran ·
5- Trekking au Pamir : depuis Batchor vers les lacs d’eau douce.

Le trek décrit par Cupda a beaucoup de succès autour du Yashil Kul. Mais apparemment, au mois de juillet la rivière est très dangereuse à traverser.

Se rendre à Batchor : Depuis Khorog, on demande 100 USD en jeep, mais j’ai réussi à payer que 60 USD 220km aller retour. Sinon, marshukta jusqu’à Shazud puis 22 km à pied car pas de trasport. Pour se loger, pas de problème 20 S repas compris et il semble qu’il y est un prof qui parle anglais qui peut s’avérer utile pour louer un animal.

Batchor- intersection pour aller vers la vallée alpine. 2 heures de marche ou l’on trouve 3 maisons de bergers très sympatiques mais un fume (dans un coin si perdu) et veut un peu d’argent pour cela. Par contre le yoghourt est exceptionnel. La Rivière Andaravaj se jette dans l’autre rivière. Malheureusement, j’ai perdu ma caméra et ne pourrait pas envoyer de photos à ces habitants SI MERITANT. Attention à la traversée du 2ème pont à batchor très instable il faut jouer les acrobates.

Intersection- 1er nuit : Pour les courageux qui souhaitent tenter ce trek, la traversée de la rivière c’est la galère. Eviter la rive gauche et prendre le petit pont caché pour aller sur la rive droite. Puis suivre la rivière avec beaucoup de faux plat montant. Dormir sur l'herbe où vous souhaitez. Pour faire du feu, les bouses de vache sont super pratiques.

Jour2 : Si vous êtes un bon marcheur vous pouvez arriver au 1er lac à 4300 mètres d’une beauté formidable avec un spot de camping au fond du lac sinon dernier spot de camping avant la montée raide vers le lac. Il y’a à un moment 2 ruisseaux à traverser puis continuer du côté droit. Je me suis arrêté là malheureusement mais si l’on continue il y’a des lacs d’eau douce à 4500 mètres.

Jour 3 et 4 : retour tranquille vers batchor.

Jour 5 : De batchor à Shazud pas de véhicule : j’ai mis 5 heures avec un pamiri pour faire les 22 bornes record à battre. Peu d’eau potable sur cette portion.

Voilà, si quelqu'un tente le trek, j’éspère qu’il me donnera des nouvelles. Il est extrêmement difficille de trouver de tels paysages au Pamir.
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LO Lofoten Veteran ·
6- Conclusion :

Un voyage au Pamir demande un peu de préparation et cela n'est pas reposant en général. Le Tadjikistan étant supposé un de pays les plus pauvres d’Asie, il pratique des prix très élevés. On peut observer que le traffic de drogue est la principale richesse du pays quant on voit ces voitures de luxe. Tout est importé et durant l URSS cet état dépendait fortement de Moscou. D’ailleurs, beaucoup de comportements sont toujours « soviets ».

Quant au contact avec les locaux il est très décevant : parler russe aide beaucoup ce qui permet d’être respecter plus. Seul, les villages Pamiris sont acceuillants surtout les enfants qui disent bonjour tout le temps. Le rapport avec les adultes est plus difficille.

Comme dans les autres pays d’ex URSS, les touristes sont considérés comme riches et donc comme un porte monnaie.

Heureusement que les paysages sont magnifiques et sauvages…

Les +:

Les paysages : plateaux désertiques, vallées alpines, rivières, corridor, glaciers La météo l'été super beau temps Les Pamiris

les - :

Le prix des transport Peu d'infrastructure pour le trek Glaciers très difficille d'accès
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LO Lofoten Veteran ·
7- HOMMAGE :

Aux habitants des Pamirs qui ont beaucoup de mérite sauf ceux de Khorog qui avec l’argent donné par les fondations et ONG ne ressemblent pas du tout au Pamiris.

A Marco Polo

Aux ingénieurs et ouvriers soviétiques qui ont construits la Pamir Highway.

Aux ouvriers Chinois qui refont la route Douchanbe Khojand
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SY Sylvy Regular ·
Bravo pour avoir pris le temps de donner tous ces renseignements. 🙂 🙂 🙂 J'aimerai aller au Tadjikistan en 2009 et je commence à me renseigner.
MA Manicamp ·
hello lofoten, content de te voir revenir vivant de ce voyage.

Pour ma part je vai en profiter pour placer une petite anecdote sur l'enregistrement à l'OVIR. Je l'ai fait à l'hotel Kayon à Dushanbe, ça m'a couté...cher, mais j'étais très fier de mon enregistrement obtenu si facilement à l'hotel un weekend alors que certains ont du payer plus cher et galèrer, mais vu que le papier ne ressemble pas à l'officiel, je m'inquiétais à chaque contrôle. Tout le voyage s'est passé sans encombre dans le pamir jusqu'à la frontiere afghane a Ichkachim: "ploblem" en montrant mon papier, je fais "ooooh nooon", et il me dit ok pour cette fois, ouf, j'ai pu visiter le bazar afghan. Mais au retour, a la frontiere ouzbek d'Oybek: ploblem, faux enregistrement, alors je tente d'expliquer, rien à faire, il fallait retourner au tadjikistan et payer une amande de 400USD, ou alors, je paye 200USD et il me fait l'enregistrement tout de suite, il me restait quelque centaines de somonis sur moi, je pensais retirer de l'argent a Tashkent. Donc je rale, je lui explique que j'ai plus rien, je gémis, jessaye de lui faire comprendre que je me suis fait arnaqué à l'hotel (je parle pas russe), les négotiations ont duré plus de 15 minutes, puis je sors un a un quelques billets, de pieces, et il me fait: ok c'est bon pour cette fois, mais il empoche la petite centaine de somoni que j'avais posé. Donc je m'en tire bien. Mais tout ça pour vous dire que l'enregistrement de l'hotel ne vaut rien, ou alors il faut peut etre y demander le vrai papier officiel.

Pour ce qui est des habitants, j'ai été extremement déçu, ne vous fiez pas à l'hoptimisme du lonely planet, a Dushanbe, surtout, nous ne sommes que des abrutis de porte monnaie sur pate, mon contact a Dushanbe ne savait absolument pas recevoir correctement même si il a été sympas le reste du temps, rapport uniquement commercial avec les autres, peu aidant, on dirait que ça les gonfle de voir des touristes. Quelle différence avec l'ouzbekistan! heureusement, dans le pamir, dès Khorog, le contact se réchauffe un peu, dés que je suis rentré dans le bazar afghan a ichkachim, ça m'a fait beaucoup de bien de me retrouver en homme parmis les hommes, et non pas un touriste parmis des locaux.
CU Cupda Veteran ·
« Pas de transports en commun pour l'Iskander Kul, et très peu de circulation. Il faut être un peu chanceux en stop : perso, je n'ai pas eu de problèmes à en redescendre, pour monter je ne sais pas. Au pire, dans le sens de la redescente, la route principale est à 24 bornes et il y a un patelin nommé Sarvorda 4 bornes plus loin qui ne ressemble à rien mais duquel partent de nombreuses voitures. »

Cupda, les 24 bornes à la descente j’en ai fait 20 bornes avant de trouver une bagnole qui souhaite me prendre et c’est vraiment fatiguant !! Il existe un transport en commun que j’ai croisé en descendant à mi chemin vers 13h30 un camion bus que l’on croise que peu d’endroits dans le monde. Un conseil pour le stop tentez le w-end.

Eh ben, ça correspond en tous points avec ce que j'avais marqué, non ? Allez, c'est pas grave, ça t'a fait les mollets 😛.

Merci pour cet update. J'espère bien y retourner faire la montée des lacs que tu as faite en partie. Tu dis que l'odyssey est bien ? Je crois que je vais me le payer rien que pour le plaisir.

Je suis surpris par vos retours à toi et manicamp sur la population : certes, il y a des cons comme partout, mais même à Dushanbe j'ai trouvé les gens cools dans l'ensemble, avec le bémol habituel des grandes villes simplement. Quand au "dollar sur pattes", ��a ne m'est jamais arrivé, à part une fois dans les Fans avec un berger plus stupide qu'autre chose, et évidemment avec les chauffeurs de taxi comme partout : serait-ce en train de changer ou avez-vous été si malchanceux ? Ou est-ce surtout parce que vous avez essayé de louer des jeeps ?
LO Lofoten Veteran ·
Bonjour, dans les ex pays communistes les mentalités et les prix changent très vite d'une année sur l'autre.

J'ai visité 13 des 15 ex pays d'URSS et bizarement à chaque fois il y'a des comportement similaires que l'on observe pas ailleurs.

Je confirme que le Tadjikistan hors Pamir, les habitants (sauf à Kojhand) sont totalement indifférents aux touristes sauf pour leur porte monnaie.

En parlant Russe, cela est différent c'est peut être ton cas.

Concernant les Pamirs, les fausses ONG et fondations avec l'argent injecté (nécessaire car région très isolée) sont en fait des agences de voyages et donnent l'image que les touristes étrangers sont tous riches.

La location d'une jeep si on veut découvrir le Wakham est quasi obligatoire surtout si on veut remonter vers la Pamir highway et Bulunkul.

Il y'a bien sûr des habitants très sympatiques dans les villages. Par exemple, un Pamiri s'est levé à 4h30 pour m'ammener à la station de bus (malheuresment plein comme d'hab).

Dans les guest house, souvent il ny a aucune conversation avec les habitants et c'est vraiment dommage.

Autre chose, les fausses ONG au lieu de faire du businees avec les touristes, pourQUOI ELLES NE DISTRIBUENT PAS DES LUNETTES DE SOLEIL à des habitants dont les yeux souffrent??

N.
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LO Lofoten Veteran ·
Salut!

Decidement tu n'a pas eut beaucoup de chance sur ce voyage mais ça permet d'apprendre pour les futurs voyages. Crois moi le Tadjikistan c'est pas l'endroit le plus simple à visiter surtout en solo.

J'ai préféré 10 fois plus le Karakorum car vraiment bon marché et logistique totale.

J'ai perdu ma caméra à khorog dans un taxi avec beaucoup de photos.

Le Lonely planet c'est la bible des voyageurs d'asie centrale mais malgrè beaucoup de critiques tout le monde le possède!!! A éviter seulement prendre les cartes et adresses d 'hôtels.

N
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MV Mvbergen Globetrotter ·
Tu dis que l'odyssey est bien ? Je crois que je vais me le payer rien que pour le plaisir.

Je suis encore loin d'avoir lu les 700 pages du guide mais pour un peu plus de 29 euros (payé à BXL), tu n'es absolument pas roulé...

Bonne lecture

Micherl
LI Lionel34 Regular ·
Toi et Tadek avez l'air de vous être bien amusé là-bas :-) C'est la montagne qui vous met sur les nerfs comme ça ? Cool les gars. On est là pour partager nos voyages mais pas pour assister à vos règlements de comptes. En tous cas, en croisant vos infos respectives, mon envie d'aller mettre les pieds là-bas se confirme sérieusement.
Lionel - > 2013-2015 : Me Gusta mucho este pais - voyage en camping-car en famille en Amérique, de Ushuaia à Montreal - > Lac Song Kol en Kirghizie
CU Cupda Veteran ·
Merci Michel. Toujours motivé ?
MV Mvbergen Globetrotter ·
Oui mais plutôt pour 2010. Mali et une autre destination en 2009 Michel
CE Celesteen ·
Nous avons eu une expérience similaire au poste frontière de Kanibadam (entre Khojand et Kokand). Nous ne nous étions pas enregistrés à l'Ovir car nous n'avions qu'un visa d'une semaine et avions franchi la frontière à Penjikent un dimanche puis avions été directement dans les monts Fans.

Au départ, les premiers douaniers que nous croisons veulent nous inviter à manger avec eux, nous refusons, un peu timides (j'sais pas pourquoi ça fait toujours un peu peur un douanier !!!). Nous avons ensuite décjanté avec ceux du contrôle passeport. Nous ne parlons pas russe mais nous comprenons bien qu'il nous manque la registratya... ça a duré presque 2 heures, avec supplications, ils voulaient nous faire reprendre un taxi pour Khojand. J'avais sorti 2 billets de 5USD mais celui que j'avais en face de moi jouait l'incorruptible. A la fin, un autre m'a fait signe de rajouter 2 billets et nous avons pu partir... en pensant que ça irait plus vite du côté ouzbek mais c'était sans savoir que les douaniers voulaient discuter!!!

Sinon, bilan très positif autant en OUzbekistan qu'au Tadjikistan: trek magnifique dans les Fans en autonomie et à la belle étoile... Les seules personnes moins sympathiques que nous ayons rencontrées sont les chauffeurs de taxi, notamment entre Penjikent et Istaravshan (route dantesque!) où nous nous sommes fait extorquer des dollars... ce qui nous conquisait à penser que les transports étaient plus chers au Tadjikistan qu'en OUzbekistan.
LO Lofoten Veteran ·
Ah cet OVIR!! cest du nimporte quoi!!

Je confirme les transports au tadjikistan sont plus cher qu'en Ouzbekistan et au Kirgyztan pour 3 raisons:

1- Le Tadjikistan n'a aucune production de pétrole et de gaz et importe tout!!!

2- Comme souvent en Asie centrale les chauffeurs de taxi sont malhônnetes avec les touristes étrangers qui ne parlent pas Russe donc toujours négocier avant de partir. Parfois, ça gache le voyage de toujours négocier.

3- La route Khojand Dushambe est fermé l'hiver ainsi que la Pamir Highway donc les chauffeurs ne peuvent gagner d'argent dans ce métier que l'été.
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LO Lofoten Veteran ·
Salut,

Si tout les livres de voyages pouvaient être fait de cette manière !!: on sent l'amour du pays de la part de l'auteur. La partie historique de la découverte du Pamir est vraiment superbe.

Quelques photos du lac interdit Sarez en plus.

Seul bémol : trop lourd pour le prendre en voyage.

N.
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MV Mvbergen Globetrotter ·
J’ai lu le titre consacré au Kirghizistan (à l’occasion de mon voyage dans ce pays à la fin du printemps 2007) paru chez le même éditeur et feuilleté chez mon libraire (spécialisé voyages) plusieurs autres titres bien fichus. Odyssey est plutôt orienté " Asie " et mérite d’être plus connu. A titre personnel, même sur un forum francophone, il est regrettable de ne pas favoriser d’autres guides (s’ils sont bien ficelés et malgré le fait qu’ils ne sont pas en français) que les deux collections bien connues : le Franchouillard et le Petit Bâclé… Cette remarque est valable pour d’autres excellents guides papier comme par exemple Trailblazer. Michel
TO Tosar ·
De retour après 40 jours de vélo au Tadjikistan

Pour l'OVIR je l'ai fait 8 jours après mon arrivée à khorog. aucun problème. J'y suis retourné à Murgab (gratuit)

Perso je pense que c'est vraiment un pays à faire à vélo, on évite tous les problèmes liés au transport.

Les Tadjiks rencontrés étaient vraiment sympas, peut être que le contact en vélo est différent.

Entre Dushanbe et Khorog comme peu de touristes s'arrêtent (sauf cycliste) les contact étaient vraiment naturels et sans arrière pensée business.

Juste deux mauvaises expériences avec des militaires, un vol de compteur a Kargush, et un contrôle un peu tendu le long du wakham (tenu en joue par un militaire pendant 20/30 min)

Conclusion perso : Super voyage, seul bémol la nourriture, surtout quand on pédale toute la journée, résultat 5/6 kilo de perdus.
LO Lofoten Veteran ·
Bonjour,

Respect aux cyclistes sur cette route surtout ceux sans logistique.

Oui le vélo permet d'éviter le probleme de transport.

Les Pamiris sont acceuilants dans les villages mais par exemple sur le corridor de Wakhan ils commencent à voir passer pas mal de touristes.... mais les enfants sont très curieux de la présence des touristes. les tadjikes continuent à apprendre le russe et pas l'anglais car ils vont travailler en russie.

"Entre Dushanbe et Khorog comme peu de touristes s'arrêtent (sauf cycliste) les contact étaient vraiment naturels et sans arrière pensée business." => ça ne m'étonne pas.

Pour la nourriture, il faut leur pardonner c'est vraiment la situation géographique qui empêche d'avoir diversité de plats. Ils sont autosufissants à 70 % et le reste sont des aides.
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TR Transilien Regular ·
Cet été, Osh -> Dushanbe en vélo par le Wakhan. A partir de Khorog par la route sud (col de Shurabad et Kuliab). D'accord avec les 2 précédente remarques, celle de Tosar (on s'est croisé dans le Wakhan) et la suivante. Dans le Wakhan, j'ai trouvé l'hospitalité des familles extraordinaire mais les gamins commencent à devenir pénibles sur la route et il faut faire attention avec les soldats. Route sud par Shurabad et Kuliab, pas un touriste. Partout un problème de nourriture lié au pays et ... au vélo : 4 kg perdu. CR sur internet N.
OL Olive314 Regular ·
Salut !

Tu écris:

"Quant au contact avec les locaux il est très décevant : parler russe aide beaucoup ce qui permet d’être respecter plus. Seul, les villages Pamiris sont acceuillants surtout les enfants qui disent bonjour tout le temps. Le rapport avec les adultes est plus difficille.

Comme dans les autres pays d’ex URSS, les touristes sont considérés comme riches et donc comme un porte monnaie."

Ben, ça me donne l'impression de n'avoir pas visité le même pays que toi ! J'ai trouvé l'accueil tadjique tout simplement incroyable (et pas seulement dans le Pamir). Les gens m'ont nourris et logé gratuitement à de multiple reprises. Le plus touchant a été l'accueil qu'on m'a réservé dans la vallée du Wakhan où des gens très pauvres m'ont accueillis comme un roi sans aucune attente en retour. Ce qui est (presque) la seule fois où ça m'est arrivé en voyage. Il y a bien sûr des gens supers dans tous les pays mais là, au Tadjikistan, c'est du "haut niveau" ! C'est bien simple, je n'ai pas mis les pieds une seule fois dans un hôtel ou un "toursit lodge" sur 43 jours passés dans ce pays.

Alors je suis d'accord que les points noirs sont : l'OVIR, certains contrôles (militaires) mais pas tous et certains taxis mais pas tous non plus. Mais pas d'accord pour dire que l'on peut être déçu de l'accueil des gens simples au Tadjikistan.

Aucun autre pays jusqu'à présent visité ne me semble posséder des habitants aussi hospitaliers que les tadjiques. J'ose espérer que tout n'a pas changé en une année et surtout j'encourage tout le monde à ne pas aller là-bas en "consommateur" mais de faire l'effort d'apprendre un peu de russe et surtout d'aller vers les gens. Quoique c'est même pas la peine, c'est eux qui viendront vers vous je pense en posant des tas de questions ! Evidemment que parler un peu de la langue est un gros atout, ça montre au moins qu'on fait un effort vers les gens. Après tout dépend aussi de l'image qu'on donne et du hasard qui fait qu'on a plus ou moins de chance dans les rencontres. Je recommanderais à bcp de monde d'aller là-bas mais en se préparant avant. Il ne faut pas non plus payer 3 fois plus cher ou en dollars des trucs que les locaux payent un prix correct en somoni : forcément à la longue ça pourri tout ! Donc demander à droite et à gauche, se renseigner, comparer, négocier, être assez ferme...sinon en un rien de temps ça va faire comme dans tous ces pays tellement touristiques... Donc pour ne pas donner trop l'image du "pigeon" il n'y a pas d'autres solutions que de faire l'effort d'apprendre au moins un peu de russe. C'est pas facile mais ça vaut le coup !

Olivier
BR Breizhoo Veteran ·
Pour ma part, meme son de cloche que le message precedent..."J ai pas l impression d avoir visiter le meme pays que toi en ce qui concerne l accueil des tadjiks". Je placerai leur accueil des tadjiks parmis les meilleurs et les plus authentiques qu il m ait ete donne de rencontrer. Apres presque 1 mois dans le pays, j ai paye 4 nuits d hotel (et encore parce que je voulais des douches chaudes!!!), le reste du temps j etais heberge et nourri gratuitement par des personnes rencontrees dans la journee. Il suffisait que je m arrete dans un village (pas seulement au Pamir) pour que je croule sous les offrandes de pommes, poires, pain, noix, the, tomates, concombres.

Je m etais arrete sur le bord de la route pour acheter un soda. Alors que je bois mon soda, un homme en voiture s arrete, on discute 5 min, et alors qu il doit repartir il me tend un billet de 10 somoni (5 fois le prix du soda) en me disant " achetes toi en d autres au cours de la journee....". 😮😮😮 J ai gentiment decline son offre, mais on ne me l avait jamais faite celle-la. Et c est au Tadjikistan que ca s est passe.

Meme en arrivant a Dushanbe, en demandant une adresse d homestay a un badeau, celui-ci m a invite spontanement dans sa famille. Ca va faire 1 semaine que je suis chez eux: loge, nourri, blanchi (sans rien en contre-partie cela va de soi). Lorsque j ai eu le malheur de ramener 1 kg de raisin du marche, la mere et le pere m ont fait des gros yeux en me disant qu il ne faut pas que je depense mon argent pour eux....😕😕

Le premier repas qui m a ete offert au tadjikistan etait celui offert par les douaniers a la frontiere en venant du Kyrgyztan (on ne peut pas faire plus rapide en terme d invitation!!!) et je ne serai pas etonne que le dernier me soit offert par ceux de la frontiere tadjikistan-ouzbekistan.

Bref, le Tadjikistan sans conteste sur ma top-liste des pays les plus accueillants. GROS KIFF LE TADJIKISTAN!!!!
"Allons-y, puisque le jour se leve encore...!" Surly LHT Deluxe...je l'aurai un jour, je l'aurai!!!
LO Lofoten Veteran ·
Tant mieux! Mais toutes les histoires de voyage sont différentes en fonction des rencontres......

Je n'ai peut ête pas eu de chance dans ce pays où personne ne m'a vraient aidé sans contrepartie d'argent.

A Dushambe comme le précédent tu as eu de la chance car absolument personne ne m'a aidé dans cette ville ou pire encore des flics ont essayés de me racketé sans succès....
"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Marek Halter

« Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente » Théodore Roszak
LO Lofoten Veteran ·
J'oublie de dire qu'au mois de juillet le baril de pétrole était à 145$ ce qui avait une incidence sur le comportement de certains tadjikes.... et sur le prix des transports.

De plus lorsque je devais traversé une rivière j'ai croisé un bergé avec un cheval qui m'a proposé se me faire traversé moyennant beaucoup d'argent.....

Alors encore une fois tout dépend des circonstances de voyage... avec un coup de geule sur les ong sur place...
"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Marek Halter

« Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente » Théodore Roszak
LO Lofoten Veteran ·
Quant au poste frontière tadjike qui est magnifique les militaires changent tous les 3 semaines vu les conditions de travail. Mais par exemple au mois de juillet des cyclistes dans le sens tadjike kirghyze se sont fait "fouillés" partout a même démonter le vélo pour vérifier si il n'"y avait pas de drogue!!!

Justement sur ce poste frontière il y'a beaucoup de racket sur les étrangers en particulier et l'attente peut être longue si le chauffeur n'a pas prévu "quelque chose".....
"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Marek Halter

« Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente » Théodore Roszak
TO Touloulou1 Regular ·
Bonjour,

Nous sommes déjà en octobre 2008 et nous étions au Tadjikistan en août 2007… Malgré l’année et le silence qui séparent ces deux périodes, je voulais vraiment remercier vivement les personnes qui, à cette époque, avaient donné des infos précieuses sur ce forum, à propos de ce pays dont personne ne parle et dont le Lonely Planet est des plus pauvres, de même qu’Internet d’une façon générale. Ces infos m’ont été très utiles, je vais dire très « rassurantes » surtout, car je ne savais absolument pas où je m’aventurais en décidant de faire des treks au Tadjikistan. Un grand MERCI donc à vous tous ; à mon tour d’apporter une petite pierre à l’édifice en décrivant les treks effectués, même s’ils l’ont déjà été en partie ou sous une autre variante, dans ce même forum.

Je voulais dire aussi à ceux qui se « tâtent » encore pour partir au Tadjikistan, que ce pays n’a été que l’un des pays que j’ai parcourus au cours d’un long voyage de 18 mois, mais que c’est vraiment l’un de ceux qui m’a le plus marquée, et où je rêve de retourner. Ses paysages sont par endroits – au Pamir plus précisément - complètement lunaires, incroyables, c’est un véritable désert d’altitude où il pleut encore moins qu’au Sahara paraît-il, et où la vie y est extrêmement dure, ce qui rend les lieux et les gens très attachants (malgré les horribles chauffeurs de taxi, comme partout ailleurs…). Il règne une grande pauvreté, un froid et un vent mordants tout au long de l’année qui rendent les peaux burinées comme du vieux cuir, il n’y a aucun légume mis à part des patates (en gros, au Pamir, notre régime de base était patates + yaourt, et c’est le quotidien des gens). Ils ont vraiment du mérite de vivre dans un tel dénuement. L’image la plus frappante de la vie humaine là-bas est pour moi Alichur, bourgade poussiéreuse balayée par les vents, qui évoque « le désert des Tartares » ; il n’y a quasiment aucun emploi, la route est déserte même si l’ouverture au commerce de la route avec la Chine permet désormais le passage d’immenses camions chinois qui arrivent à plein et repartent à vide… et servent bien souvent de seul moyen pour se déplacer aux habitants contraints de faire du « stop » et qui ne savent jamais quand ils pourront partir s’ils en ont besoin. Les toilettes publiques d’Alichur, très « spéciales », sont aussi le symbole, pour moi, de la misère dans laquelle vivent les habitants. Par ailleurs, l’accueil dans les Fans a été le plus fabuleux qui soit ; on nous a offert des sourires immenses, à manger toujours en quantité, du bois, précieux, et une grande chaleur humaine. Et ce malgré le trekking et les randos à cheval en tour organisé qui se développent et contribueront, un jour ou l’autre, à changer les choses… De tels magnifiques moments m’ont permis d’oublier l’horreur de la corruption autour de l’OVIR qui règne à Dushanbe et qui nous a fait vivre des aventures détestables car nous ne voulions PAS payer le « bakshish ». A savoir donc, comme certains l’ont déjà écrit ici, que si vous entrez au Tadjikistan en provenance de Samarcande il n’y a PAS d’OVIR à Penjikent (enfin, c’était le cas à l’été 2007) et donc ne croyez pas les histoires qu’on vous raconte à ce sujet. Par ailleurs, les petits papiers délivrés par les hôtels de Dushanbe et qui sont soit-disant de véritables enregistrements à l’OVIR n’en sont ABSOLUMENT PAS, et donc si vous vous faites contrôler avec ça, vous serez bons pour mettre la main au portefeuille. En conclusion : faites votre enregistrement OVIR à Khojand, Khorog (facile mais sujet à horaires d’ouverture un peu particuliers tout de même, et il peut y avoir la queue) ou Murghab (très facile). Ca vaut le coup de prendre le risque d’attendre d’arriver dans l’une de ces villes-là avant de s’enregistrer à l’OVIR, je n’ai jamais entendu parler de gens qui ont eu une amende car ils ont dépassé les 72h réglementaires sans enregistrement OVIR. Pour notre part, on a fait dès notre entrée dans le pays l’AR Penjikent-Dushanbe (car on voulait faire un trek dans les Fans) rien que pour l’OVIR… et c’est certain, on ne le refera plus. Monts Fan : trek Artush-Shing via les cols de Goytan et Tavasang (fait en août 2007) Temps de marche indiqués : pour les 3 premiers jours et demi, avec des ânes portant nos sacs ; pour la suite, avec nos sacs sur le dos.

J1 : 2h30 de marche Départ d’Artush à 16h ; 2h30 de marche ; nuit au pied du Kulikalon, un peu au-dessus du camp russe (prairies sympathiques, eau, bois, tentes d’estives avec très bon accueil et dégustation de petit lait et de yaourt, miam !).

J2 : 6h30 de marche 2h de montée jusqu’au Kulikalon. En haut : les lacs ; compter 2 à 3h pour en profiter (on peut s’y baigner, notamment). Lac Bibijon, entouré de dizaines de tentes de Russes venus là faire de l’escalade, de la marche, ou prendre l’air et se faire bronzer… On se croirait dans un camping de la Côte d’Azur en plein été. Dommage car le cadre est très chouette. Au-delà de toutes les tentes, très belle vue sur un glacier avec petit lac aux eaux turquoises à ses pieds. Redescente au camp en 1h30. Pliage des tentes puis on continue la descente pendant 1h pour aller jusqu’au pied du col de Goytan ; installation du camp pour la nuit au bord de la rivière. Pas facile de trouver du bois mais les bergères nous ont aidés.

J3 : 9h à 9h30 de marche Montée du col de Goytan en 1h45 (point de départ au niveau des sortes de gorges qui partent sur la droite quand on vient d’Artush). Trajet joli, ombragé, odorant ; eau à mi-parcours près de champs cultivés. En haut, bien sûr, vue splendide. Descente de l’autre côté jusqu’au village de Goytan en 2h ; chemin extrêmement poussiéreux, qui casse les pattes, et bonjour les ampoules si vous n’êtes pas bien chaussés… Goytan est un beau village avec toits en terrasse et beaucoup de vergers. Descente dans la vallée en amont de Zintut - 1h de marche : suivre depuis Goytan le sentier (visible depuis le village) qui part à gauche sur le flanc de montagne après la route, jusqu’à un pont menant à une piste. Remontée dans la vallée par cette piste (paysages très rocailleux) ; 3h45 de marche jusqu’à la confluence avec le Sarymat. Prendre le deuxième pont 100 m après la confluence pour passer rive droite du Sarymat ; suivre la piste en surplomb jusqu’au dernier village, situé là où s’arrête la piste « carrossable » : 1h de marche depuis la confluence. Attention, dans ce « village » qui ne compte en fait que quelques maisons, enfants terribles, chapardeurs, curieux, très mal élevés : faire attention à vos affaires si vous vous arrêtez là. Nous on a dormi là (coin nul pour camper) mais en fait, on a découvert le lendemain qu’un peu plus loin, à maximum 30 min de marche de là, il y a un beau spot de camping.

J4 : 9h de marche Poursuite dans la vallée pendant 2h15 (en prenant bien son temps), beaux vieux arbres, eau. A un moment, il y a un enclos grillagé sur la droite du chemin, avec une cabane de berger. 5 min après, patte d’oie (à ne pas louper ! être attentif) : prendre à droite, c’est là le début du sentier qui monte au col. 1h30 après, arrivée à un campement avec point d’eau (et quantité de yaourt et de pain offerts à dévorer !) ; là, rester à gauche dans le vallon. A partir de là, la montée jusqu’au col de Tavasang prend environ 2h30 à 3h si vous portez vous-mêmes vos sacs (je dis ça car c’est à ce campement que notre ânier nous a « lâchés » : trop fatigué pour continuer, il a débâté nos ânes et nous a dit de continuer tout seuls !) ; on a d’ailleurs galéré à trouver la bonne voie, heureusement un berger providentiel a surgi des montagnes et nous a indiqué le chemin et nous a même aidés à finir en chargeant nos sacs sur son âne… Merci Monsieur ! De là-haut, ne pas s’attendre à voir les lacs ; on ne les voit toujours pas. Prendre le sentier qui descend raide à gauche puis entrer dans le goulet (au-dessus de celui-ci à gauche, repérer une maison isolée). Là seulement apparaît de nouveau de l’eau. Descente par moment « casse-gueule », attention aux éboulis. Temps de marche depuis le col jusqu’au prairies qui précèdent le village de Tiogli : 1h30. Ces prairies sont un magnifique endroit pour camper (au bord du ruisseau) ! Bien sûr, demander l’autorisation aux villageois car en fait elles sont leurs « jardins » ; super accueil, ils nous ont apporté du bois pour le feu (car il n’y a rien du tout, là !) et du pain au petit déj ! Du bas du village, on voit le lac de Margusor.

J5 : 5h de marche Descente depuis le village de Tiogli jusqu’au bord du lac en 1h15 (accueil formidable, les gens vous indiquent le chemin, aiment être pris en photo…). En arrivant au bord du lac, qui est aussi l’embouchure du torrent que vous suiviez plus ou moins jusqu’alors, partir à droite sur la piste ; 1h45 de marche jusqu’au 5ème lac (très bel endroit pour pique-niquer sous les arbres), puis 2h de marche dans cette vallée assez encaissée et venteuse dont les lacs se sont formés suite à des effondrements, jusqu’au seul emplacement possible pour camper, qui se trouve entre les 2ème et 3ème lac. Là vous déchantez car vous croisez des groupes organisés à cheval, vous revenez à la « civilisation »… et au lieu de camping, encore des groupes organisés qui boivent des bières et font des barbecues… D’ailleurs l’emplacement est très sale (détritus), caillouteux, peu de bois pour le feu… Bref, pas inoubliable.

J6 : 2h30 de marche Suite de la descente de la vallée jusqu’à Shing ; rien de spécial, sauf une belle allée de vieux noyers dans un village. Autour de Shing, le paysage est marqué par les glissements de terrain successifs qui ont affecté le coin, et ont même mené à de graves inondations en 2004. A Shing, il existe des transports : bus pour Penjikent à 6h30 et à 13h30 ; nous avons opté pour un taxi partagé à 15 soms le véhicule (ou 5 par personne puisqu’on était 3) jusqu’à Penjikent.

Conclusions : Magnifique trek, pas très difficile si vous êtes un peu en forme, paysages variés, accueil extraordinaire par les bergères des estives qui offrent thé, yaourt, pain… Donc c’est bien d’avoir aussi un petit quelque chose à leur rendre en retour. Variantes possibles si vous n’avez pas beaucoup de temps : J1 et J2 en une seule grosse journée ; J5 et J6 idem. Mais c’est dommage…

Logistique : Bus Penjikent-Artush à 8h30 de la gare routière, 5 soms / personne, durée environ 3h.

On trouve toute la nourriture nécessaire voire le petit équipement (popote, tasse, briquet…) au bazar de Penjikent.

Ânes a Artush : on a eus 2 ânes + l’ânier pour 5 jours (= durée comptée pour un accompagnement jusqu’à la montée du col de Tavasang – car après on avait prévu de le faire de toute façon sans âne, et y compris le retour de l’ânier chez lui à Artush) à 120 USD, sachant que nous devions lui fournir sa nourriture. Soient des prix unitaires plutôt « bien payés » d’environ 7 USD / âne / jour, et 15 USD / ânier / jour. Attention à ne pas vous faire embobiner : un bon âne peut porter jusqu’à 70 kg, et pas seulement 40 kg comme certains essaieront probablement de vous le faire croire. On aurait très bien pu partir avec un seul « bon » âne… Et à Artush, malgré la vie très modeste menée par les gens, on a eu du mal à trouver un ânier qui accepte de nous accompagner à un prix « raisonnable ». On nous a annoncé des prix complètement farfelus (du genre 15 USD / âne / jour, et 30 pour l’ânier !) ! Ne pas les accepter, sinon cela contribue, une fois de plus, à véhiculer l’idée que les étrangers ne comptent pas leurs sous et sont tous Crésus…et à faire augmenter les prix inconsidérément. Attention aussi au rôle d’entremetteur (qui se prend donc nécessairement une bonne commission) de M. Niyozkul, celui qui fait « guest-house au noir » au rond-point de Penjikent ; nous avons refusé toutes ses propositions d’ « aide » pour les ânes ; on a tout fait tout seuls et donc à bien meilleur prix que ce qu’il annonçait. Idem, attention quand il essaie de vous refourguer un de ses amis taxis pour aller à Dushanbe, là aussi il se prend une bonne commission ! Mieux vaut aller négocier tout seul comme un grand au bazar.

Pamir : trek Bulun Kul – Alichur (fait en août 2007)

J1 : 3h de marche Départ du croisement de la Pamir Highway avec la piste de Bulun Kul ; de là déjà, très belle vue sur les lacs salés. Marche jusqu’au lac (pas d’eau en chemin, et il fait chaud ! c’est vraiment le désert). Campement au lac à côté d’une bicoque remplie de bouses, utiles pour le feu dans ces régions sans bois…Le lac est alimenté par une petite source.

J2 : 3h de marche jusqu’au camp Du lac de Bulun Kul jusqu’à Sumantash, via la traversée à gué (eau jusqu’à mi-cuisse au maximum) de la rivière Alichur en contrebas de l’unique maison du coin, juste à côté de la yourte (enfin, y en avait une là en août 2007 !). Installation du camp de l’autre côté de la rivière, dans un cadre splendide ; pas vraiment de bois sur place, nous l’avons ramassé en chemin. Douche aux sources chaudes équipées d’une cabane. Passage de quelques troupeaux de yacks avec leurs bergers kirghizes. Largement le temps de faire une balade « à vide » au bord du lac, de visiter les vestiges (les cartes ACTED mentionnent un caravansérail mais ça ressemble plutôt à un mausolée en fait). Nous ne sommes pas allés jusqu’au cadran solaire mais il y a probablement le temps dans la même journée. Il y a là une piste carrossable.

J3 : temps de marche : je ne me souviens plus ! mais pas très long, tout à fait faisable De Sumantash jusqu’aux deux petits lacs indiqués près de la rivière en la longeant en direction d’Alichur (parfois nécessité de remonter sur le plateau), près d’une grosse maison kirghize et un enclos à bestiaux. Il y avait là des yourtes, très bon accueil mais malheureusement communication difficile car l’anglais n’est pas parlé du tout par ces Kirghizes, et nous ne savions que trois mots de russe. Camp très moyen : herbes piquantes, sel partout au sol, pas de bois (pour notre part, nous en avions trimballé depuis le camp précédent), eau stagnante, gelée la nuit (25 août !). En chemin, arrêt aux geysers (l’un à gauche de la piste, l’autre, plus spectaculaire, plus haut sur la droite à environ 50m de celle-ci : tendre l’oreille et aiguiser son regard pour le repérer ; suivre les traces blanches pour y accéder).

J4 : temps de marche : 4h30 y compris la pause pique-nique Du camp jusqu’au village d’Alichur, sur le plateau puis sur la piste ; paysages monotones, pas d’eau, rien d’inoubliable.

Conclusion : Pratiquement toujours plat, très facile si vous êtes acclimatés (altitude environ 3700m), petites étapes, variées, certains très beaux bivouacs, rencontres sympathiques de Kirghizes qui vous invitent à manger sous leur yourte. Possible en 3 jours en faisant des étapes plus longues. On ne conseille pas de le faire dans l’autre sens car sinon se posera de façon encore plus cruciale le problème de l’absence de transport… Au moins, en arrivant à Alichur, vous aurez de quoi loger et manger en attendant l’hypothétique transport pour repartir de là… Probablement difficile de trouver âne et âniers dans le coin (d’autant qu’à cette saison, tous les hommes sont partis aux estives). Pour notre part, nous nous sommes faits déposer au point de départ du trek en venant du Wakhan.
MA Makalux Regular ·
Interessant ce post ... j'en dédis qu'il faut vraiment que je me trouve qlq1 pour m'y accompagner, tout seul ça risque d'être un peu galere ...
Voyager, c’est être infidèle. Soyez-le sans remords. Oubliez vos amis avec des inconnus.

Quelques photos de voyage, cliquez ici ...
LO Lofoten Veteran ·
Salut,

Tout seul ne pose pas problème jusqu'à Khorog après c'est différent en fonction de ce qu'on veut faire sur place et du temps à consacrer ainsi que des rencontres et bien sur du budget.

Il est tout à fait possible de prendre les transports locaux mais il avoir une patience incroyable ou de la chance pour tomber au bon moment.

Niveau trek en dénivelée cela ne pose pas trop de problème mais ne pas négliger l'acclimatation car plateau souvent donc impossible de descendre rapidement.

Pour éviter les fortes rivières y aller à la fin de l'été.

Bon courage
"Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage". Marek Halter

« Les montagnes sont des géants assoupis. (...) Peut-être que nous ne sommes que leur rêve, un rêve de la terre somnolente » Théodore Roszak
JA Janori Regular ·
bonjour, au printemps prochain, je vais partir au Tadjikistan et Kyrghyzstan à vélo(2mois), où as tu pris ton visa tadjik + gbao (Belgique, Autriche...)? pour ce qui est de l'enregistrement à l'OVIR, doit on le faire seulement en entrant au Tadjikistan et aussi en sortant, ou dans chaque ville traversée? le col entre le Tadjikistan et le Kyrgyzstan est il ouvert début mai? par avance merci de ta réponse

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