Trek Lamayuru – Chilling – Stok et ascension Stok Kangri (Inde)
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Bonjour,

Je reviens avec mon compagnon d’un trek Lamayuru-Stok et ascension du Stok Kangri en autonomie complète et nous avions quelques infos à partager.

Le trek est magnifique est très peu couru (nous n’avons croisé personne entre Lamayuru et Chilling, un peu plus de monde en sens inverse sur Chilling-Stok car c’est un des départ du trek de la Markha).

Il semble possible de le faire en homestay car il y a désormais des homestay dans tous les villages rencontrés et possibilité de louer une tente dans les camps. Pour notre part, nous l’avons fait en autonomie complète, ce qui permet d’être davantage dans la nature et d’être plus souple sur la gestion des étapes. Nous avions organisé un dépôt de ravitaillement (nourriture et matériel technique) à Chilling avec une agence. (Lagangpa Tours)

Alors que nous avons l’habitude de trek en montagne et que nous sommes deux trentenaires en bonne forme et acclimatés, nous avons trouvé ce trek très sportif. Il y a plusieurs passage de cols à 4800-4900m, avec des descentes dans la vallée entre 3200 et 3500, ce qui fait pas mal de dénivelés avec un sac de trek et surtout beaucoup de km pour traverser des vallées immenses. Il est difficile d’agencer les étapes autrement en raison des cols qui doivent être passés de bonne heure pour éviter les grosses chaleurs.

Deux infos d’itinéraires:

- Entre Wanla et Hinju, le sentier emprunte une route. Certes, elle est très peu passante et dans un cadre très beau, toutefois cela reste moins agréable que les autres étapes. Il y a sûrement possibilité de se faire déposer à Hinju par une voiture. C’est possible aussi de commencer le trek à Hinju (puisque Wanla est accessible en voiture) mais c’est dommage car la première étape Lamayuru-Wanla est très sympa.

- Le pont qui permet de passer la Sumda Chenmo a été emporté et le sentier qui permet de monter au camp de base du Dung Dung Chan La n’existe plus. Il faut donc traverser la rivière à gué au niveau de la confluence de Lasgo (sans difficulté) et monter la montagne d’en face, jusqu’à un petit col qui permet de rejoindre la vallée de Dung Dung Chan La. Ce sentier est très visible en descendant du Kongskil La.

Concernant l’ascension du Stok Kangri :

- Nous avons rejoint Mankarno, puis le camp de base du Stok Kangri depuis le Stok La. Pour ceux qui veulent faire uniquement le Stok, je conseille de partir de Spituk en passant par Rumbak et le Stok La plutôt que de partir de Stok. Cela fait une petite acclimatation, le Stok La est magnifique dans ce sens et la montée au camp de base beaucoup moins fréquentée par ce chemin. Il y a possibilité de trouver tente, nourriture, piolet et crampons au camp de base (pas besoin de cordes). Toutefois, nous étions content d’utiliser notre matériel plutôt que celui proposé, issu des stocks de l’armée.

- Nous sommes partis dans les derniers à minuit (les premiers partent à 21H30) pour arriver au sommet au lever du soleil. Nous avons eu très froids malgré polaire, doudoune, gore-tex, surpantalons, gants, moufles, aussi prévoir des vêtements chauds. L’itinéraire est facile à trouver (trace bien marquée et nombreuses cordées), le glacier, très peu profond ne nécessite en effet pas de cordes. Outre le froid et l’altitude, il n’y a pas de difficultés techniques mais il faut savoir marcher sur de la neige dur très raide, traverser une arête rocheuse facile et trouver son chemin dans le glacier à la frontale. Pour les randonneurs qui n’auraient jamais fait d’alpinisme, je conseille de prendre un guide.

N’hésitez-pas à me contacter si vous avez des questions sur cet itinéraire.

Bonne découverte du Ladakh Miléna
ET Etiennefert Regular ·
Bonjour,

Concernant l’ascension du Stok Kangri :

- Nous avons rejoint Mankarno, puis le camp de base du Stok Kangri depuis le Stok La. Pour ceux qui veulent faire uniquement le Stok, je conseille de partir de Spituk en passant par Rumbak et le Stok La plutôt que de partir de Stok. Cela fait une petite acclimatation, le Stok La est magnifique dans ce sens et la montée au camp de base beaucoup moins fréquentée par ce chemin. Il y a possibilité de trouver tente, nourriture, piolet et crampons au camp de base (pas besoin de cordes). Toutefois, nous étions content d’utiliser notre matériel plutôt que celui proposé, issu des stocks de l’armée.

- Nous sommes partis dans les derniers à minuit (les premiers partent à 21H30) pour arriver au sommet au lever du soleil. Nous avons eu très froids malgré polaire, doudoune, gore-tex, surpantalons, gants, moufles, aussi prévoir des vêtements chauds. L’itinéraire est facile à trouver (trace bien marquée et nombreuses cordées), le glacier, très peu profond ne nécessite en effet pas de cordes. Outre le froid et l’altitude, il n’y a pas de difficultés techniques mais il faut savoir marcher sur de la neige dur très raide, traverser une arête rocheuse facile et trouver son chemin dans le glacier à la frontale. Pour les randonneurs qui n’auraient jamais fait d’alpinisme, je conseille de prendre un guide.

N’hésitez-pas à me contacter si vous avez des questions sur cet itinéraire.

Bonne découverte du Ladakh Miléna

Bonjour

Merci pour ces renseignements. Je pars bientôt pour une grande traversée du Zanskar. J'ai d'abord une question générale sur les conditions. J'ai lu il y a quelques semaines que les chutes de neiges avaient été abondantes et que des névés subsistent tard dans la saison. Avez vous eu un peu de neige au sommet des cols? Sinon quel est le niveau d'eau des torrents? Concernant l'ascension du Stok, est-il possible de louer du matos à Leh et est-il de même qualité moyenne qu'au camp de base? Vous parlez de neige raide, approximativement quelle pente ? Si la corde n'est pas utile, je suppose que ce n'est pas extrêmement raide (pas plus de 30°)? Quand vous dites que le glacier n'est pas profond, je suppose que cela veut dire qu'il n'y a pas de crevasses? Sur l'horaire, j'ai lu sur un topo qu'on pouvait sans problème partir moins tôt que les groupes organisés, pour arriver tranquillement au sommet dans la matinée. A part l'intérêt de voir le lever de soleil du sommet et peut-être l'intérêt pour les guides de rentrer au plus tôt, quel est l'intérêt de partir si tôt si le glacier n'est pas dangereux?

Merci d'avance pour vos réponses.
Etienne Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur c'est le chemin. "Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus" Proverbe africain http://etienne.fert.pagesperso-orange.fr/
OU Oumouba ·
Bonjour,

Je vais essayer de répondre à ce que je peux : En effet, il semble avoir davantage de neige cette année. Sur le Stok, tout la partie au dessus du glacier était enneigé, ce qui ne semble pas le cas chaque année. Pour les torrents, sur notre parcours, il y avait beaucoup de pont et quelques gués facile, nous n'avons pas eu de problèmes, mais je ne sais pas pour la traversée du Zanskar.

Dans les rues de Leh, il y a des magasins avec du matériel d'alpi moderne, mais je ne sais pas si c'était de la vente ou de la location. Cela dit, le matériel loué au camp de base suffit techniquement je pense, c'est juste qu'il est particulièrement lourd.

La pente de neige n'est pas excessivement raide, c'est juste préférable d'avoir déjà marché dans la neige, je pense, avant de s'engager en autonomie. Sur l'arrête, les guides encordent leurs clients, mais franchement, je ne pense pas que cela soit nécessaire pour quelqu'un qui a déjà marché sur des rochers une fois dans sa vie. Pour le glacier, c'est un glacier à plat en fond de cuvette, il y a des crevasses et des torrents à enjamber mais peu profonds et sans dangers.

Je pense que cet été, personne n'est partit après minuit, les jeunes qui tenaient le camp de base était assez formels. C'est apparemment pour éviter les difficultés sur la descente de la partie neige, sur l'arête et la pente principale, apparemment cela devient compliqué quand ça se réchauffe trop. Peut-être que d'autres années quand il y a moins de neige, c'est possible de partir plus tard.

Voilà pour ma petite contribution, mais il faudrait recouper avec d'autres retours.

Bon voyage !

Miléna
ET Etiennefert Regular ·
Je pense que cet été, personne n'est partit après minuit, les jeunes qui tenaient le camp de base était assez formels. C'est apparemment pour éviter les difficultés sur la descente de la partie neige, sur l'arête et la pente principale, apparemment cela devient compliqué quand ça se réchauffe trop. Peut-être que d'autres années quand il y a moins de neige, c'est possible de partir plus tard.

Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Concernant l'heure de départ, je pense que je partirai vers 3h même si on me le déconseille et, à moins qu'il y ait une autorité quelconque, je ne pense pas qu'on puisse me forcer d'autant qu'en général, et en particulier avec l'acclimatation de deux semaines de trek en altitude, je mets pour les montées entre 1,5 fois et 2 fois moins de temps que le temps indiqué sur un topo (le topo c2c indique 10h A/R). En plus, si la partie finale après le glacier est un peu difficile je préfère de loin la faire de jour. A moins d'une canicule peu probable en Septembre, le neige devrait être en conditions jusqu'à au moins 10h. Etienne
Etienne Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur c'est le chemin. "Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus" Proverbe africain http://etienne.fert.pagesperso-orange.fr/
OU Oumouba ·
Personne ne vous empêchera à mon avis de partir plus tard. Seul risque, se retrouver coincé sur l'arrête derrière les grands cordées les plus lentes avec les autres cordées qui redescendent. Pour ma part, j'étais contente de partir à minuit, ce qui nous a permis de doubler tout le monde est d'arriver les premiers au sommet avec le lever du soleil. Mais à chacun de voir et vous pourrez aussi ajuster sur place en fonction des conditions.
ET Etiennefert Regular ·
En fait, je préfère faire la partie finale de jour parce que je serai seul et sans guide, même si je dois bouchonner à certains endroits. De toute façon, j'aviserai en fonction des conditions qui seront forcément différentes quand je serai sur le sommet fin Septembre, ce qui implique déjà beaucoup moins de monde je suppose. Encore merci pour le temps passé à me donner ces infos.
Etienne Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur c'est le chemin. "Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus" Proverbe africain http://etienne.fert.pagesperso-orange.fr/
CL Clementdubdu ·
Bonjour, Ce message m'a un peu aidé avant mon ascension du Stok Kangri il y a quelques jours (début septembre), merci ! J'en profite pour signaler que si vous voulez d'autres infos plus récentes (j'avais moi même eu un peu de mal à en trouver...) je l'ai décrie sur le site Camptocamp. Clément

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