Un peu de profondeur historique (1/2)
Le centre-est de la Tunisie contient un bon paquet de villes riches en histoire, superbes medinas, jolies plages, zones touristiques. Surtout, ces nombreuses étapes sont particulièrement proches les unes des autres (une dizaine de kilomètres à chaque fois) et ont pu être enchaînées de façon assez efficace donc assez jouissive. Où l'on prend conscience, principalement, de la puissance historique du pays !
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On était arrivé lundi 9 en fin de journée à Sfax, qui est en fait la deuxième pays et qui, de façon assez agréable, semble d'abord bien incarner le clivage un peu forcé nord/sud du pays : grandes avenues bien rangées, beaucoup de gens dans les rues le soir, jeunes femmes comme "libérées" et surtout précisément plus jolies que ce qu'on a pu voir jusque là (les hommes tenaient esthétiquement le haut du tableau, mais les forces s'équilibrent !)... La ville a elle aussi une histoire singulière, sa medina ayant connu une prospérité sous les premiers musulmans (IX-XXè siècle) avant de tomber dans une certaine torpeur jusqu'aux XVII-XVIIIè siècle. Elle devient alors deuxième ville de Tunisie, grâce au commerce maritime bientôt concentré sur Marseille, Gênes notamment. Les Français (protectorat de 1881 à 1956) investissent pleinement le lieu, bâtissant une ville nouvelle aux côtés de la madina (la transition est d'ailleurs très rapide entre les deux quartiers, chose surprenante et plutôt sympathique). Le phosphate de Gafsa y est exporté par le port, de même que les olives, les textiles.

L'une des portes de la vieille ville ; pas ma meilleure photo ever, pardon :o

Au coeur de la medina, la vieille mosquée... qui n'est ouverte qu'au moment des prières. WRONG !

Les ruelles, désertées, ont un drôle de charme

La nouvelle ville a plusieurs bâtiments typiquement coloniaux, si je puis dire. L'hôtel de ville, par exemple.

Ou celui-ci, qu'occupe aujourd'hui le Consulat français (il y a certes matière à discussion)
De façon assez inédite, ce n'est pas vraiment la visite même de Sfax qui fut heureuse mais quelques rencontres sous bien des aspects emblêmatiques. Sans vouloir taper de généralisations douteuses, ces instants ont donné une image assez superbe, complexe d'une ville de 750.000 habitants (10 millions dans tout le pays) qui fut quittée le lendemain matin. D'abord, alors que je vaquais dans la vieille ville, une jeune jolie femme, non voilée, a engagé la conversation ; Toufah (pomme en arabe) m'avait d'abord vu dans le bus Gafsa-Sfax, puis croisé par hasard dans la medina. Nous avons marché un peu, parlant en français, et Mlle (32 ans, non mariée) lâcha, face à mes interrogations sur le regard que l'on pourrait porter sur elle, ne pas aimer "un seul Tunisien"... La jeune femme, bien consciente du relatif libéralisme de Sfax (je lui disais être deux jours avant à Tataouine), ne souffrait pas moins du conservatisme social, rigolant à mon évocation de Tunis comme l'endroit rêvé pour la jeunesse féminine ("c'est même plus que l'égalité !", souria-t-elle).
Quelques mètres à peine plus loin, de façon du coup vraiment frappante, un vieil homme avec un visage fatigué, un peu de ventre et une canne (il marchait avec peine) m'arrêta dans un français quasiment parfait. Mohammed avait passé plus de 15 ans à Paris, travaillant en France avant de retourner au bled dans les années 1980 auprès de sa mère qui perdit alors la vie. A nouveau pleinement Tunisien depuis, il me dit assez durement "s'emmerder ici" (dixit), ne trouvant plus "les bonnes personnes" là où la vaste société parisienne avait fait son bonheur, semblait-il. Question de mentalité, grommelait-il. Il y a bien la famille, les enfants en fait (divorcé), mais il y avait surtout beaucoup d'amertume, de frustration. Autre chose que Toufah, pour d'autres raisons. Je repris ma route seul.
J'ai rencontré un autre Mohammed, un peu plus tard. La nuit était tombée et j'avais décidé de me mettre bien culinairement, après ces derniers repas "pris en route" et pas vraiment à la hauteur des couscous de Douiret ou Tamezret. J'ai donc débarqué dans un restaurant assez chic, en tongues, où il n'y avait pas grand monde et dont l'unique serveur cessa de me donner du "Monsieur" après mes supplications. A chaque (belle, bonne) assiette qu'il apportait, Mo s'arrêtait un peu plus pour discuter, certes étonné-ravi de mon "parcours", ma démarche (comme quasiment tout le monde ici :)), mais surtout au bout d'un moment pour confier ses réflexions, son avis sur tel ou tel point. Ne manquant pas de l'interroger sur la thoura, j'eus le droit à d'intéressantes et désagréables réflexions à l'égard des "gens de Gafsa", ces veaux du Sud qui ne savent pas se contrôler et ont connu une plus grande insécurité, du coup, lors des semaines tendues début 2011. Nous avons, plus sereinement, parlé de Sfax, des relations entre la France et la Tunisie. Il avait un beau visage, une immense gentillesse, semblait ne plus porter ses habits de travail, semblant se confier sans plus vraiment de gêne à mon grand plaisir.

Du jasmin ! Il se vend beaucoup dans les rues, et les hommes en portent à l'oreille gauche, droite ou accroché à la chemise selon leurs "intentions" (célibataire, casé ?.. :o)

Shuf les sièges en cachemire :nerd: GHETTO

Masha Allah l'entrée fracassante accompagnant une salade : olives, thon-piments-huile d'olive, "doigts de fatma" (feuilles de brick farcies avec un peu de viande et de fromage) et concombres ! La photo de la (très bonne) dorade ne rendait pas aussi bien :o

De retour à l'hôtel, délicieuse discussion avec M., officier de police parlant quasi-parfaitement français... et récitant sans prévenir certains des poêmes dont il est l'auteur :love:

Attirés par une musique dans une rue adjacente, nous sommes tombés sur une cérémonie de mariage (décidément!) fidèle à la tradition des îles Kerkennah, situées au large de Sfax. Un truc plus "freestyle" qu'à Temzeret, avec beaucoup de femmes sans voiles notamment (différence la plus aisément visible). Longue vie la famille ! (nb: oui, les deux types au premier plan font l'ouverture en dansant :love:)
J'ai connu mardi un merveilleux enchaînement de visites, comme je les aime lorsqu'ils sont faits avec rigueur, sans bâclage.. El Jem dans la matinée, à 40km au nord de Sfax. La ville n'est pas située au bord de la mer, expliquant l'insupportable chaleur qu'il y régnait alors (et encore, ce doit être pire vers 14h), mais compte deux superbes attractions : un amphithéâtre romain et un musée archéologique. Thysdrus (nom antique) est en effet l'occasion de taper un gros BIGUP aux Romains, qui développèrent la cité surtout aux Ier-IIè siècles avec nouveaux quartiers, demeures privées, ateliers de mosaïstes et, donc, un amphithéâtre qui était tout de même svp le troisième du monde romain après Rome et Campoue (30.000 spectateurs, plus que comptait la ville d'habitants..) ! J'en profite donc pour faire un léger point historique, d'autant plus que le récit a été plutôt timide en la matière depuis le début. Les Romains, ils s'imposent vraiment dans le coin au III-IIè siècle avant Jezuz, mettant fin à l'hégémonie de Carthage sur l'actuelle Tunisie (on va en parler un peu plus tard, de Carthage). Débarquant pleinement sur place (établissement d'une zone tampon avec la Méditerranée, puis de l'Afrique consulaire juste avant Jezuz, comprenant également le nord ouest de la Tunisie ; puis pleine colonisation), les Romains développent un buenal réseau de villes (fondations de la nouvelle Djerba, Sfax, El Jem, Monastir, Sousse, à l'intérieur et dans le Nord tout à fait également) et de routes. Les Vandales (des germains :o) mettront fin à la teuf au Vè siècle, débordant d'ailleurs sur Rome qu'ils pilleront peu de temps après (455, merci bien). Well donc merci et à bientôt les Romains, dont le musée d'El Jem expose quelques sublimes mosaïques découvertes dans le coin. Une bien belle étape, ma foi !

Voici le fort majestueux amphithéâtre. Et tout d'un coup, je rencontre mes premiers collègues : il y a bien d'autres touristes en Tunisie !..

Magnifique petit épisode sur place. Visitant, je tombe sur ce groupe d'ouvriers faisant une pause (soleil hardcore...). Mon "zalamalek" + "saha" (santé, bonap) leur suffit pour m'inviter à les rejoindre autour de la pastèque. Ceci n'était pas compris dans le ticket d'entrée :love:

J'avoue ne pas avoir été particulièrement ému par l'édifice, certes imposant. La classe tout de même.

La grande classe ! J'y étais à 48h près :)

Un peu plus tard, dans le très joli musée

Certaines des mosaïques font bien 5m sur 5, incroyablement bien conservées

"Dionysos enfant chevauchant une tigresse" :love:
Un peu de profondeur historique (2/2)
On continue le petit tour du centre-est de la Tunisie, "Sahel" riche en jolies et riches villes du littoral (ou pas). Après Sfax et El Jem, Mahdia, Monastir, Sousse et Kairouan ! Et on garde le rythme :)
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En regagnant la mer pour Mahdia, c'est retour aux origines islamiques (:nerd:). Et quelles origines ! La ville fut en fait la première capitale de l'empire Fatimide, cette dynastie qui a fondé le Caire. Début XXè, venus d'Algérie, les dissidents (contestation des Abbassides, qui avaient écarté les Omeyyades et transféré la capitale de l'Empire musulman de Syrie à Baghdad) enlèvent Kairouan (visitée quelques heures plus tard, patience) puis fondent Mahdia en 909 qu'ils abandonnent à peine un demi-siècle plus tard (la rançon de la croissante gloire). Du coup Mahdia a un côté très puissant, lié à cette histoire fabuleuse, alors même que sa medina n'est pas si développée et qu'il n'en reste pas grand chose. A vrai dire c'est surtout le cadre magnifique (cap Africa, qui est en fait un bout de terre qui se prolonge vers la Méditerranée ; comme une rampe de lancement, un peu :napo:), le calme de la vieille ville qui ont rendu l'étape si agréable.

"As Skifa al Kahla", "porche obscur" marquant l'entrée de la medina. L'une des rares traces de la ville fondée au Xè siècle... si elle n'en avait que les matériaux, reconstruite au XVIè :o

Ah ce devait être tout à fait superbe, à l'époque :) merci les Espagnols de Charles Quint qui ont tout rasé après bombardement au XVIè..

Du toit, on aperçoit les superbes plages de la ville. Les hôtels bourrins s'y concentrent.

Et de l'autre côté, la vieille ville s'étend joliment

Le couscous de poisson au déjeuner !! :cool: la sauce avait été servie direct avec la semoule, chaud chaud :o

Alors je ne fais pas du tout honneur à la grande mosquée, mais celle-ci 1. n'est qu'une reconstruction il y a 50 ans de l'old school, 2. n'est ouverte qu'aux heures de prière ²

Je me suis davantage appliqué par la suite, tapant une petite balade le long du rivage :)

Le petit carré d'eau est en fait le port d'origine de la ville Fatimide !! Ghetto ghetto ! Avec un cimetière autour

Je me trouvais alors sur le "borj el kebir", forteresse construite à la fin du XVIè au bout de la medina

La jolie vue qui va avec.

On finit avec les ruelles de la vieille ville : il y a bien quelques grands axes avec boutiques touristiques

Mais on se perd vite, tranquillou

Youpi.
Enchaînement quasi sans transition, quelques heures plus tard : nous voici à Monastir, à nouveau au bord de la mer. Le nom est assez familier car les infrastructures touristiques sont très développées, la beauté des plages aidant. Ceci dit, la ville elle même n'a pas de glorieux passé ou d'épisodes historiques particulièrement marquant... Il s'agit surtout de la ville natale d'Habib Bourguiba, père de l'indépendance (membre du Destour, parti de la Constitution pro-autonomie dans le cadre du protectorat, puis créateur du Néo-Destour en 1934, quelques années avant d'appeler puis d'obtenir l'indépendance, à force de publications et surtout de tournées internationales, forcé à l'exil par les autorités françaises) qui est revenu y vivre lorsque Ben Ali le déposa en 1987. Ceci dit, Monastir n'est pas "que" la ville du premier Président tunisien et le ribat (sorte de monastère fortifié) au bord de la mer atteste de la notoriété passée de l'ancienne Ruspina (nom antique). Difficile toutefois, en quittant la ville après quelques heures à peine, de trouver autre chose que les plages pour comprendre ce qui retient tant de touristes plus de quelques nuits (c'est un autre tourisme, dirait-on plus simplement).

Et nous voici à la timide Monastir, dont le fier Ribat et la surprenante (car petite!) "grande mosquée" représentent tout de même.

Les Tunisiens aussi ont le droit de profiter des belles plages de Monastir :napo:

Prise du haut du ribat, la photo montre un peu l'intérieur de celui-ci + la mausolée de Bourguiba au second plan

Le voici, plutôt fier ! Imposant une épouvantable marche, sans ombre.. Mon portable a eu la mauvaise idée de me laisser alors tomber, ne pouvant montrer la délicate organisation de l'intérieur : tombes de la famille, tombe d'Habib, chambre discrètement décorée avec des effets personnels du Président... Plaiz !
La journée avançait, et si j'avais gagné Sousse avant que le soleil se couche c'est surtout aux premières heures de mercredi 13 que je visitais la ville. A vrai dire, la troisième ville du pays m'a fait très forte impression et ce timing plutôt original (visite assez solitaire de l'immense vieille ville, Jerusalem-style) a grandement aidé à rendre la visite vraiment superbe. Non seulement les ruelles de la medina sont charmantes, très étendues et surtout pleines d'activités (souq jusqu'à 22h, repris dès 8h ! là où l'on remballe généralement les affaires en début d'après midi ailleurs) , mais Sousse compte quelques superbes monuments. La gloire est venue principalement des Aghlabides (la dynastie musulmane gérant l'Ifriqiya, la région maghrébine dans la bouche des Arabes, avant les Fatimides) qui lui donnent sa medina, son ribat et sa grande mosquée tout à fait superbe (1250 years old svp). La plus belle vieille ville jusque là, Tunis n'a qu'à bien se tenir !

Dans un coin de la medina de Sousse, deux puissants monuments : le ribat

Et la jama'a, la grande mosquée. Qui n'a pas de minaret, puisque le "nador" (la tour de guet) du ribat faisait l'affaire, pour l'appel !

Mais on l'aura compris, Sousse tire surtout sa beauté de ses superbes ruelles

parfois couvertes

La vieille ville compte, en outre, quelques merveilles bien planquées : zaouïas (petites mosquées, ou sanctuaires d'hommes saints), anciens caravanserails...

ainsi que, plus classiquement, de jolies mosquées.

Revoici le ribat, qu'on a pu pénétrer (:vice:)

Construit au XVIIIè, il s'agit du plus vieil édifice de la medina

Surtout, le premier "étage" envoie quelques cellules pour les moines-combattants, et surtout une salle de prière qui, en restant debout tout ce temps, est aujourd'hui la plus vieille du continent :cool: !

La preuve :o (le mihrab, qui indique la direction de la Mecque)

Juste à côté, la mosquée représente tout de même bien avec une jolie cour intérieure

Une salle des prières assez modeste, calme. Petit détail, pas de tapis ici (à Kairouan non plus, ça ne le fait pas trop) mais des espèces de paillassons un peu cheap :o

Un petit dernier tour par les ruelles, allez :)
Le joyeux tour s'est conclu assez magnifiquement avec Kairouan, en fin de matinée. Si le nom dit quelque chose, c'est peut être qu'il s'agit de la quatrième ville sainte de l'Islam, de façon plus certaine le lieu musulman le plus sacré du continent africain : débarquant chez les Berbères dès 670 (ndlr l'Hégire est en 622), le conquérant du Maghreb Oqba Ibn Nafi fonde "le camp", al Qarawin. La famille (les Berbères :p) résiste puit se fait écraser, et Kairouan devient du coup le centre de propagation de l'islam en Ifriqiya que ne remettent pas en cause les Fatimides, offrant à la ville une prospérité quasi-continue jusqu'à l'invasion des Hilaliens au XIè siècle (envoyés par les Fatimides... du Caire, right, en punition à une rebellion des Zirides qui avaient pris le relai sur place). La vieille ville compte du coup un nombre fou de mosquées (Abu Dhabi n'a qu'à bien se tenir, en densité :p) dont la grandiose jama'a (probablement précisé dans de précédents papiers, mais il est bon de le rappeler : le nom se forme à partir de la base verbale "se rassembler", et a donné son nom au jour saint musulman, le vendredi... i.e. le jour où l'on se rassemble) dont la beauté de l'édifice me coupa proprement le souffle (une impression qui n'avait pas été ressentie depuis longtemps). La balade dans la médina avait été tout à fait paisible, et assis dans la salle des prières, bercé par la mélodie des fidèles priant à voix basse, je m'allongeais un petit peu, tout heureux de cet enchaînement assez magnifique de visites.

L'une des "bab" (porte de la medina)

La medina de Kairouan est plutôt charmante, peu "touristique"

Il y a surtout un parfum un peu plus islamique qu'ailleurs, des hommes barbus étant fréquemment croisés (si si c'est un signe de religiosité)

Mais les différents points d'intérêt de la vieille ville ne pèsent point grand chose à côté de la grande mosquée

Dont l'intérieur est sublime (ici le minaret)

Si Oqba s'empressa évidemment de fonder un mosquée dès 670, "la grande" fut bâtie par les Aghlabides, au IXè siècle. Ca va quand même, 12 siècles d'âge :o

Dans la salle des prières (interdite d'accès pour les infidèles, comme beaucoup des importants lieux islamiques du pays), le plus joli est le calme, l'ambiance bien muslim-croyant-à-donf.

Allez tout de même, quelques autres attractions de la vieille ville : l'une des innombrables mosquées

"Le chameau réduit en esclavage"... en fait on force le pauvre bougre à tourner en rond all day long pour récupérer de l'eau d'un puits (au centre de la petite pièce) nommé "Barouta"... Selon la légende, l'eau serait tout à fait sacrée, jumélée (:nerd:) avec l'eau de zem zem (voir mon papier sur la Mecque, google "La Mecque ouverte").

et, enfin, l'une des superbes zaouïas de la medina (de l'extérieur, impossible d'imaginer de telles maisons). A noter que je n'ai point visité celle très populaire de Sidi Sahab, partenaire de route du Prophète carrément, et où les locaux viennent volontiers se recueillirent ou demander quelques divines faveurs. Un louage fut trouvé trop rapidement !