Nous revenons de 3 semaines au Sri Lanka avec mon mari et mon fils de 8 ans.
Dépaysement garanti!
Nous avons effectué une première partie avec guide durant 9 jours pour visiter l'île puis il nous a déposé dans l'Est pour profiter de la plage très propice à la baignade durant cette période, bien plus que dans le Sud où nous avons fini notre séjour.
Les gens sont charmants et ce n'est rien de dire qu'ils apprécient les enfants. Notre fils a été choyé comme jamais. Les gens sortent de chez eux pour venir à votre rencontre afin d'échanger quelques mots.
Parlons maintenant des imprévus, des choses qui agacent et dont on ne parle pas beaucoup sur le forum.
Les tarifs des guides sont obsolètes. Vous pouvez doubler voir plus les prix de tout: logement, repas... Seuls, les transports en commun restent identiques à ceux afficher.
Et les pourboires... Malgré notre guide des premiers jours, il a fallu laisser un sacret budget à cela! Et il est difficile lorsque l'on débarque de savoir combien donner.
Un exemple: première excursion: parc d'Uda Walawe ( compris dans notre forfait avec le guide): vous avez en plus de votre guide, un chauffeur de 4*4 et un guide du parc. A la fin de votre safari, notre guide nous dit que l'on peut laisser un pourboire si nous sommes satisfait. Bien sûr, mais combien donner... Notre guide nous dit que 200rps, c'est bien... Donc on donne 200rps... On a cru que le guide du parc n'allait pas descendre tellement il faisait la gueule de ne recevoir que 200 rps. Nous étions très gênés de sa réaction, du coup, lorsque le chauffeur du 4*4 nous a déposé, nous lui avons donné 1000rps... Lui, avait l'air content...
Bref, tout ça pour dire qu'il vaut mieux être prévenu sur les pourboires et trouver le juste milieu qu'il nous a fallu trouver au bout d'un temps certain et qui nous a augmenté le budget de départ.
Notre première partie de voyage nous a un peu surpris car nous avions le sentiment d'être un porte monnaie ambulant et que les relations avec les locaux étaient perverties par cet aspect des choses.
Lors de notre 2è partie en solo, nous avons découvert une toute autre dimension de l'accueil de ces gens. Et là, ça a été formidable!
Je souhaitais aborder ce sujet car nous avons débordé de 500 e notre budget de départ. Ce qui n'est pas forcément possible pour tout le monde. Donc lorsque vous voyez dans un guide une guesthouse à 2500rps, vous pouvez compter 5000rps et, ce, même dans l'Est qui n'est pas encore très touristique mais qui va le devenir très rapidement.
Je reste à la disposition de tous si vous avez des questions.
Maysa
Coucou,
me voilà de retour de plus de 3 semaines au Sri Lanka. Vous trouverez ci-dessous, quelques informations concernant les guest houses que nous avons fréquentées (ville - nombre de nuits passées - prix pour une nuit - nom - note) :
Négombo - 1 nuit - 18$ - Marine's GH - 3/10
Anuradhapura - 1 nuit - 5200Rps (1/2 pension) - Milano Tourist Rest - 8/10
Polonnaruwa - 1 nuit - 1400Rps - Manel GH - 6/10
Sigiriya - 1 nuit - 4000Rps (1/2 pension) - Ancient View - 5/10
Dambulla - 1 nuit - 1000Rps - Little Dream - 3/10
Kandy - 3 nuit - 3300 Rps (1/2 pension) et 2600Rps - Nature Walk Resort - 7/10
Nuwara Eliya - 1 nuit - 2000Rps - King Fern Cotage - 1/10
Haputale - 2 nuits - 1000Rps - Srilak View - 7/10
Ella - 3 nuits - 1500Rps - Ella Holiday Inn - 8/10
Tissa - 1 nuit - 1500Rps - Elephant Camp - 2/10
Tangalle - 2 nuits - 2250 Rps - Ganesh Garden - 8/10
Mirissa - 3 nuits - 2000 Rps - Palm Villa - 7/10
Unawatuna - 2 nuits - 2000Rps - Peacok
Sinon, pour les transports : Negombo ==> Anuradhapura ==> Polonnaruwa ==> Sigiriya ==> Dambulla ==> Kandy : on a pris un chauffeur à 45$ par jour. Kandy ==> Nuwara Eliya : Train 150Rps Nuwara Eliya ==> Haputale : Train : 50 Rps Haputale ==> Ella : Train : 50 Rps Ella ==> Tissa : Bus : ??? Rps Tissa ==> Tangalle : Bus : ... Rps Tangalle ==> Mirissa : Bus : ... Rps Mirissa ==> Unawatuna : Bus : ... Rps Unawatuna ==> Bentota : Bus climatisé : 150 Rps
Pass site : 100$ Yala National Parc : 4500Rps (Jeep) + 1250Rps par personne Miniriya National Parc : 40$ Repas : 1000Rps en moyenne par personne
Budget sur place : 900€ par personne sans se priver pour 23 jours
Voili voilou Bonne lecture A plush
Sinon, pour les transports : Negombo ==> Anuradhapura ==> Polonnaruwa ==> Sigiriya ==> Dambulla ==> Kandy : on a pris un chauffeur à 45$ par jour. Kandy ==> Nuwara Eliya : Train 150Rps Nuwara Eliya ==> Haputale : Train : 50 Rps Haputale ==> Ella : Train : 50 Rps Ella ==> Tissa : Bus : ??? Rps Tissa ==> Tangalle : Bus : ... Rps Tangalle ==> Mirissa : Bus : ... Rps Mirissa ==> Unawatuna : Bus : ... Rps Unawatuna ==> Bentota : Bus climatisé : 150 Rps
Pass site : 100$ Yala National Parc : 4500Rps (Jeep) + 1250Rps par personne Miniriya National Parc : 40$ Repas : 1000Rps en moyenne par personne
Budget sur place : 900€ par personne sans se priver pour 23 jours
Voili voilou Bonne lecture A plush
bonjour à tous
j'envisage de consacrer un voyage de 4 semaines au Sri Lanka,
<1> quel parcours conseillez vous pour profiter de la nature, de la culture, de la mer en février ? (en tenant compte de la météo)
<2> budget de 50/60 euros par jour une fois sur place, jouable ?
<3> possibilité de louer un scooter à chacune des étapes ? (transfert en bus, train...)
<4> facile de se loger sans rien réserver ?
d'autres questions plus tard :) merci à vous tous
j'envisage de consacrer un voyage de 4 semaines au Sri Lanka,
<1> quel parcours conseillez vous pour profiter de la nature, de la culture, de la mer en février ? (en tenant compte de la météo)
<2> budget de 50/60 euros par jour une fois sur place, jouable ?
<3> possibilité de louer un scooter à chacune des étapes ? (transfert en bus, train...)
<4> facile de se loger sans rien réserver ?
d'autres questions plus tard :) merci à vous tous
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Allant à Kandy en famille à l'occasion de l'Esala Perahera, la fameuse procession annuelle, je me suis renseigné très tôt sur les GH car il y a toujours beaucoup de monde à cette période, et comme nous sommes 6, il vaut mieux prévoir. D'après les avis de VF, une GH se détachait nettement par les nombreux avis très positifs, la Shangri La. Va donc pour cette GH que je réserve pour cinq nuits.
Comme ce voyage est le troisième consécutif au Sri Lanka, nous sommes habitués aux hébergements sri lankais, plus ou moins sommaires, mais presque toujours avec un personnel chaleureux cherchant à faire plaisir aux clients. Quelle ne fut pas notre déception à la Shangri La. Certes, la GH est agréable et bien située, l'employée adorable, mais les proprios nous sont vite apparus être des pingres hypocrites. Tout est fait pour gratter le moindre sou, quelques exemples : Je pense que la GH n'est pas déclarée donc, si je me trompe pas, les proprios ne payent ni taxe ni impôts sur leur activité touristique (ils sont tous deux profs universitaires). Ce qui me fait penser cela est que la GH n'est référencée nulle part à Kandy, qu'il n'y a pas de panneau sur la rue, seulement les mots français "OUVERT" et "ENTREZ" collés sur le portail et donc compréhensibles seulement des touristes francophones, et que leur carte ne mentionne pas une GH mais un atelier d'art. La GH compte tout de même 8 chambres dont au moins deux quadruples et, vu la bonne presse sur les forums, le taux de remplissage doit être intéressant. Outre un vieux jardinier, il n'y a qu'une seule employée pour tout faire dans la GH, là où dans d'autres GH de même taille, il y a plusieurs employés. Le petit-déjeuner est le plus minable que nous ayons eu au Sri Lanka (toasts de pain de mie avec beurre et confiture, thé, et une coupelle de salade de fruits). Il a fallu réclamer pour avoir du lait avec le thé. J'ai bien demandé à avoir un petit déjeuner sri lankais autrement plus gouteux et nourrissant, mais ce n'était pas possible. Les économies de bouts de chandelle vont jusqu'à l'eau chaude, bien agréable à Kandy où il ne fait pas chaud. Il y avait dans notre chambre un ballon d'eau chaude. Hé bien, les propriétaires faisaient éteindre le ballon dès que possible, ce qui fait que, rentrés à l'improviste, il nous a fallu attendre 20 minutes avant de prendre une douche chaude. Un autre point noir a été le trek organisé par Nandana, le propriétaire. Randonnée à la journée dans la montagne, pour 1500 LKR/personne, prix comprenant le véhicule et le pique-nique, nous avons accepté, par facilité. Première mauvaise surprise, nous sommes 12 participants alors que nous pensions être 8. Le plafond nuageux est très bas, aux environs de 800m alors que nous devons monter à plus de 1000m. Plus la route s'élève, plus il est évident que nous ne verrons que pluie et brouillard si nous ne changeons pas de parcours. Tout accompagnateur compétent aurait changé d'itinéraire, mais pas Nandana. Nous voilà donc dans les nuages, nous nous arrêtons à un petit col. Nandana nous fait monter au sommet d'une arête surmontée d'un dagoba, par un escalier d'environ 700 marches. Là haut, on ne voit rien. Nous redescendons par le même escalier et remontons dans les vans, un début frustrant, une grimpette brutale et parfaitement inutile.
Nous roulons ensuite jusqu'à une plantation de thé, toujours dans les nuages. Nous marchons plusieurs km en montée, en partie sous la pluie, le taux d'humidité doit être de 100% et nous ne voyons toujours rien. A la redescente, nous faisons halte pour pique-niquer sous une tonnelle peu avenante. Le pique nique est lamentable, des sandwiches de pain de mie de 4 sortes : aux oeufs, aux carottes râpées, au concombre et à la laitue, plus des bananes et un gâteau quelconque. Jamais vu un pique-nique aussi nul, il n'a pas dû coûter cher.
La descente s'effectue sur un chemin différent de celui de la montée, elle est interminable et nous sommes assaillis par les sangsues qui sont à la fête dans cette humidité. J'en chope au moins une vingtaine sur les chaussures, les pieds et les jambes des membres de la famille. Ma chère et tendre fait toute la descente en regardant ses pieds et en s'arrêtant toutes les 30 secondes pour vérifier qu'elle n'a pas de sangsue. Finalement, ma fille et moi seront les seuls à nourrir ces petites bestioles. nous n'apercevons le paysage que sur la fin et pour la première fois de cette marche.
Nous arrivons enfin à la route, nous attendant à y retrouver les vans. Mais non, nous continuons la marche sur la route. Ma femme demande à Nandana combien de temps il reste à marcher, il répond "10 minutes, pourquoi, vous trouvez cela trop long ?". Ma femme lui rétorque que marcher sur une route ne présente aucun intérêt et qu'il pourrait appeler les chauffeurs pour qu'ils nous rejoignent. Nandana lui répond que ce n'est pas possible, alors que lui et les chauffeurs ont un cellulaire et que la route est celle que les vans ont prise pour aller à la plantation. Il se fiche ouvertement de nous. Nous marchons finalement 20 minutes pour retrouver les vans au village. A la GH où nous arrivons fourbus vers 18h, la patronne nous demande si nous avons passé une bonne journée, nous lui répondons que la journée était complètement ratée, jusqu'au pique-nique minable. Cette fois, ils savent que nous sommes mécontents.
Dernier avatar de notre séjour à la Shangri La, le matin de la veille du départ, la patronne me donne la note en m'expliquant qu'elle et son mari seront absents le lendemain. Je règle donc le soir. Le lendemain, les proprios sont bien là même s'ils font attention à rester discrets, Nandana est à son bureau. Ils ne viennent pas nous dire au revoir, une grossièreté jamais vue dans ce pays, sans doute ont-ils compris que nous ne leur ferions pas de publicité et qu'ils n'avaient plus besoin de faire d'effort de politesse avec nous.
Pour terminer sur une note positive, j'ai trouvé en me baladant sur les hauteurs une GH fort sympathique : le Mc Leod Inn (65A Rajapihilla Mawatha, tél : +94 81 222 2832 (mcleod@slnet.lk), belle vue sur Kandy, chambres très propres, proprios sympas.
Pour un budget supérieur, l'hôtel Senani (avec piscine) dans la même rue : http://www.senanihotel.com/
Comme ce voyage est le troisième consécutif au Sri Lanka, nous sommes habitués aux hébergements sri lankais, plus ou moins sommaires, mais presque toujours avec un personnel chaleureux cherchant à faire plaisir aux clients. Quelle ne fut pas notre déception à la Shangri La. Certes, la GH est agréable et bien située, l'employée adorable, mais les proprios nous sont vite apparus être des pingres hypocrites. Tout est fait pour gratter le moindre sou, quelques exemples : Je pense que la GH n'est pas déclarée donc, si je me trompe pas, les proprios ne payent ni taxe ni impôts sur leur activité touristique (ils sont tous deux profs universitaires). Ce qui me fait penser cela est que la GH n'est référencée nulle part à Kandy, qu'il n'y a pas de panneau sur la rue, seulement les mots français "OUVERT" et "ENTREZ" collés sur le portail et donc compréhensibles seulement des touristes francophones, et que leur carte ne mentionne pas une GH mais un atelier d'art. La GH compte tout de même 8 chambres dont au moins deux quadruples et, vu la bonne presse sur les forums, le taux de remplissage doit être intéressant. Outre un vieux jardinier, il n'y a qu'une seule employée pour tout faire dans la GH, là où dans d'autres GH de même taille, il y a plusieurs employés. Le petit-déjeuner est le plus minable que nous ayons eu au Sri Lanka (toasts de pain de mie avec beurre et confiture, thé, et une coupelle de salade de fruits). Il a fallu réclamer pour avoir du lait avec le thé. J'ai bien demandé à avoir un petit déjeuner sri lankais autrement plus gouteux et nourrissant, mais ce n'était pas possible. Les économies de bouts de chandelle vont jusqu'à l'eau chaude, bien agréable à Kandy où il ne fait pas chaud. Il y avait dans notre chambre un ballon d'eau chaude. Hé bien, les propriétaires faisaient éteindre le ballon dès que possible, ce qui fait que, rentrés à l'improviste, il nous a fallu attendre 20 minutes avant de prendre une douche chaude. Un autre point noir a été le trek organisé par Nandana, le propriétaire. Randonnée à la journée dans la montagne, pour 1500 LKR/personne, prix comprenant le véhicule et le pique-nique, nous avons accepté, par facilité. Première mauvaise surprise, nous sommes 12 participants alors que nous pensions être 8. Le plafond nuageux est très bas, aux environs de 800m alors que nous devons monter à plus de 1000m. Plus la route s'élève, plus il est évident que nous ne verrons que pluie et brouillard si nous ne changeons pas de parcours. Tout accompagnateur compétent aurait changé d'itinéraire, mais pas Nandana. Nous voilà donc dans les nuages, nous nous arrêtons à un petit col. Nandana nous fait monter au sommet d'une arête surmontée d'un dagoba, par un escalier d'environ 700 marches. Là haut, on ne voit rien. Nous redescendons par le même escalier et remontons dans les vans, un début frustrant, une grimpette brutale et parfaitement inutile.
Nous roulons ensuite jusqu'à une plantation de thé, toujours dans les nuages. Nous marchons plusieurs km en montée, en partie sous la pluie, le taux d'humidité doit être de 100% et nous ne voyons toujours rien. A la redescente, nous faisons halte pour pique-niquer sous une tonnelle peu avenante. Le pique nique est lamentable, des sandwiches de pain de mie de 4 sortes : aux oeufs, aux carottes râpées, au concombre et à la laitue, plus des bananes et un gâteau quelconque. Jamais vu un pique-nique aussi nul, il n'a pas dû coûter cher.
La descente s'effectue sur un chemin différent de celui de la montée, elle est interminable et nous sommes assaillis par les sangsues qui sont à la fête dans cette humidité. J'en chope au moins une vingtaine sur les chaussures, les pieds et les jambes des membres de la famille. Ma chère et tendre fait toute la descente en regardant ses pieds et en s'arrêtant toutes les 30 secondes pour vérifier qu'elle n'a pas de sangsue. Finalement, ma fille et moi seront les seuls à nourrir ces petites bestioles. nous n'apercevons le paysage que sur la fin et pour la première fois de cette marche.
Nous arrivons enfin à la route, nous attendant à y retrouver les vans. Mais non, nous continuons la marche sur la route. Ma femme demande à Nandana combien de temps il reste à marcher, il répond "10 minutes, pourquoi, vous trouvez cela trop long ?". Ma femme lui rétorque que marcher sur une route ne présente aucun intérêt et qu'il pourrait appeler les chauffeurs pour qu'ils nous rejoignent. Nandana lui répond que ce n'est pas possible, alors que lui et les chauffeurs ont un cellulaire et que la route est celle que les vans ont prise pour aller à la plantation. Il se fiche ouvertement de nous. Nous marchons finalement 20 minutes pour retrouver les vans au village. A la GH où nous arrivons fourbus vers 18h, la patronne nous demande si nous avons passé une bonne journée, nous lui répondons que la journée était complètement ratée, jusqu'au pique-nique minable. Cette fois, ils savent que nous sommes mécontents.
Dernier avatar de notre séjour à la Shangri La, le matin de la veille du départ, la patronne me donne la note en m'expliquant qu'elle et son mari seront absents le lendemain. Je règle donc le soir. Le lendemain, les proprios sont bien là même s'ils font attention à rester discrets, Nandana est à son bureau. Ils ne viennent pas nous dire au revoir, une grossièreté jamais vue dans ce pays, sans doute ont-ils compris que nous ne leur ferions pas de publicité et qu'ils n'avaient plus besoin de faire d'effort de politesse avec nous.
Pour terminer sur une note positive, j'ai trouvé en me baladant sur les hauteurs une GH fort sympathique : le Mc Leod Inn (65A Rajapihilla Mawatha, tél : +94 81 222 2832 (mcleod@slnet.lk), belle vue sur Kandy, chambres très propres, proprios sympas.
Pour un budget supérieur, l'hôtel Senani (avec piscine) dans la même rue : http://www.senanihotel.com/
Bonjour,
Nous partons mi juillet pour un mois au Sri Lanka en famille avec nos 2 enfants de 8 et 12 ans.
Nous sommes en plein préparatif et nous nous posons quelques questions :
- Est-il possible de se déplacer à 4 en tuk-tuk ? (sans les bagages !)
- L’ascension du rocher de Sigiriya est-elle sans danger pour les enfants ?
- Pour profiter des plages quelques jours à cette période (baignades et snorkeling), nous hésitons entre Trincomalee-Nilaveli ou Urugam Bay et ses environs (nous avons également prévu de passer à Mirissa). Quels sont les avantages - inconvénients des 2 sites avec des enfants ?
- Nous souhaitons également faire quelques randonnées à travers les plantations de thé. Quel serait le meilleur site ?
Merci à tous pour l’aide que vous pourrez nous apporter.
Merci à tous pour l’aide que vous pourrez nous apporter.
Bonjour,
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Voilà 2 semaines que nous sommes rentrés du Sri Lanka. Ayant moi-même beaucoup lu le forum avant notre voyage, je vais tenter de vous transmettre quelques informations.
Mon mari et moi avons l'habitude de voyager, mais c' était le 1er pays lointain que nous faisions découvrir à nos 2 filles de 10 et 12 ans. Comme je le pressentais, le Sri Lanka permet de facilement découvrir les charmes de l'Asie : les centres d'intérêt sont variés, les distances relativement courtes et les Sri Lankais serviables...
Notre itinéraire a été le suivant :
1er jour : route pour Anaradhapura + visite de Minhintale.
2ème jour : visite de Anaradhapura + route pour Sigiriya. En chemin, promenade en éléphant à Habarana
3ème jour : visite de Sigiriya, puis de Polonnaruwa. Nuit à Sigiriya
4ème jour : visite de Dambulla, du temple de Nalanda et d'un jardin d'épices. Arrivée à Kandy vers 15 h : visite du temple de la dent en soirée
5 ème jour : visite du jardin botanique de Peradeniya, du temple d'Embekka devale, de l'orphelinat des éléphants de Pinnewala. Nuit à Kandy
6 ème jour : route pour Nuwera Eliya. Arrêt à la cascade de Ramboda + visite d'une plantation de thé. L'après-midi, ballade dans Nuwera Eliya.
7 ème jour : train pour Ella
8 ème jour : ballade autour de Ella ( petit Adam's peack) + tuk-tuk pour aller visiter le temple de Dowa. Nuit à Ella
9 ème jour : taxi pour Tangalle avec un arrêt pour visiter les sculptures bouddhiques de Buduruwagala. Plage
10 ème jour : bus pour Mirissa. Plage
11 ème jour : plage à Mirissa
12 ème jour : excursion en bus à Galle. Plage et nuit à Mirissa
13 ème jour : plage le matin puis train pour Colombo depuis Weligama, puis taxi pour l'aéroport
Nous avons choisi de prendre un chauffeur pour la 1ère partie de notre voyage axé sur le triangle culturel, puis de recourir aux moyens de transport locaux. Nous n'avons pas regretté ce choix, chaque mode de transport ayant ses avantages. Il était bien confortable d'avoir à notre arrivée à l'aéroport à 5 h du matin un chauffeur qui nous attendait pour nous conduire directement à Anaradhapura et qui s'est révélé être d'excellent conseil pour le choix des hébergements ou pour l'organisation des visites..en plus d'être une personne fort agréable. Ensuite à partir de Nuwera Eliya nous avons expérimenté le train jusqu'à Ella ( un superbe parcours au milieu de la montagne, des plantations de thé et au contact des Sri Lankais, puisque nous avons voyagé en 2de classe..., le tuk-tuk pour de petits parcours, le bus et aussi à l'occasion un taxi pour gagner du temps...) En ce qui concerne l'hébergement, le choix est grand. On a facilement trouvé des guesthouses simples mais charmantes, qui souvent proposaient des chambres familiales avec 2 grands lits. Je recommande tout particulièrement Shangri La à Kandy ( un accueil francophone très chaleureux, l'impression d'être reçu dans une maison traditionnelle et un super rapport qualité prix : 3 000 rps pour 4 avec le petit déjeuner + 350 rps par personne le dîner délicieux ). Autre adresse coup de coeur : Hill top guesthouse à Ella : pas de chambre familiale, mais une superbe vue et des repas extra aussi. Enfin, nous étions sous le charme de Palm villa à Mirissa ( 5 000 rps une grande chambre familiale pour 4 ou 5 avec le petit déjeuner, servi face à la mer ; et encore un accueil francophone attentionné). Dernière remarque : nous avons voyagé avec Sri Lankan airlines : avion parfaitement à l'heure, service très correct à bord et prix des billets très compétitif ( 446 euros pour des hot seats achetés c'est vrai le 31 août 2009 pour février 2010...) Je suis à disposition pour d'autres infos tant il est vrai que surfer sur le forum avant ou après le voyage, c'est déjà s'évader ...
Nous avons choisi de prendre un chauffeur pour la 1ère partie de notre voyage axé sur le triangle culturel, puis de recourir aux moyens de transport locaux. Nous n'avons pas regretté ce choix, chaque mode de transport ayant ses avantages. Il était bien confortable d'avoir à notre arrivée à l'aéroport à 5 h du matin un chauffeur qui nous attendait pour nous conduire directement à Anaradhapura et qui s'est révélé être d'excellent conseil pour le choix des hébergements ou pour l'organisation des visites..en plus d'être une personne fort agréable. Ensuite à partir de Nuwera Eliya nous avons expérimenté le train jusqu'à Ella ( un superbe parcours au milieu de la montagne, des plantations de thé et au contact des Sri Lankais, puisque nous avons voyagé en 2de classe..., le tuk-tuk pour de petits parcours, le bus et aussi à l'occasion un taxi pour gagner du temps...) En ce qui concerne l'hébergement, le choix est grand. On a facilement trouvé des guesthouses simples mais charmantes, qui souvent proposaient des chambres familiales avec 2 grands lits. Je recommande tout particulièrement Shangri La à Kandy ( un accueil francophone très chaleureux, l'impression d'être reçu dans une maison traditionnelle et un super rapport qualité prix : 3 000 rps pour 4 avec le petit déjeuner + 350 rps par personne le dîner délicieux ). Autre adresse coup de coeur : Hill top guesthouse à Ella : pas de chambre familiale, mais une superbe vue et des repas extra aussi. Enfin, nous étions sous le charme de Palm villa à Mirissa ( 5 000 rps une grande chambre familiale pour 4 ou 5 avec le petit déjeuner, servi face à la mer ; et encore un accueil francophone attentionné). Dernière remarque : nous avons voyagé avec Sri Lankan airlines : avion parfaitement à l'heure, service très correct à bord et prix des billets très compétitif ( 446 euros pour des hot seats achetés c'est vrai le 31 août 2009 pour février 2010...) Je suis à disposition pour d'autres infos tant il est vrai que surfer sur le forum avant ou après le voyage, c'est déjà s'évader ...
Bonjour!
Voilà, plus que quelques semaines et j'y suis! Voilà où en est mon itinéraire. Je compte voyager sac au dos, petit budget et transports publics.
Je serai ravie d'avoir vos avis, vos conseils, commentaires, etc. Alors n'hésitez pas!
J1 arrivée 3h25 et départ pour Anuradhapura (en train ou en bus -vous connaissez les horaires?-, ou en taxi si je suis vraiment trop naze) Nuit Anuradhapura
J2 Visite Anuradhapura Nuit sur place ou départ Habarana
J3 (c'est la Poya, les visites sont quand même possible?) Visite Polonnaruwa Nuit Habarana
J4 Parcs Minneriya et Kaudulla Nuit Habarana ou Sigiriya
J5 Visite Sigiriya Nuit Sigiriyia ou Dambulla
J6 Visite temples troglodytiques et départ pour Kandy Nuit Kandy
J7 Visite Kandy Jardin botanique, temple de la dent, réserve d'Udawattakelle (mais c'est déconseillé d'y aller seule) Nuit Kandy (spectacle de danse!)
Et depuis là, c'est moins précis...
J8 Nuwara Eliya, mais il paraît que c'est pas super? Single Tree Hill, jardin, plantation de thé, parc Victoria
J9-J12 Woodlands Network Bandarawela nuits chez l'habitant Visite d'Haputale (Horton Plains, World's End, Lipton's seat, ...) et d'Ella (Little Adam's Peak, une petite séance d'ayurverda, ...) Il y a l'air d'y avoir des chutes et des fabriques et plantations de thé un peu partout. J'entends volontiers vos expériences et suggestions.
J13 Nuit près du parc que je compte visiter. (Uda Walawe et Sinharaja dans la même journée, possible?) Je dois me décider pour une visite : Yala, Uda Walawe ou Sinharaja
J14-17 Playa Mirissa, c'est décidé, avec une journée à Galle. Et Tangalle, à voir?
J18 Induruwa pour aller lâcher des mignonnettes tortues dans la mer.
J19 Je pensais remonter sur Colombo ou Négombo, demi-nuit car vol à 4h25.
Qu'en pensez-vous?🙂
J1 arrivée 3h25 et départ pour Anuradhapura (en train ou en bus -vous connaissez les horaires?-, ou en taxi si je suis vraiment trop naze) Nuit Anuradhapura
J2 Visite Anuradhapura Nuit sur place ou départ Habarana
J3 (c'est la Poya, les visites sont quand même possible?) Visite Polonnaruwa Nuit Habarana
J4 Parcs Minneriya et Kaudulla Nuit Habarana ou Sigiriya
J5 Visite Sigiriya Nuit Sigiriyia ou Dambulla
J6 Visite temples troglodytiques et départ pour Kandy Nuit Kandy
J7 Visite Kandy Jardin botanique, temple de la dent, réserve d'Udawattakelle (mais c'est déconseillé d'y aller seule) Nuit Kandy (spectacle de danse!)
Et depuis là, c'est moins précis...
J8 Nuwara Eliya, mais il paraît que c'est pas super? Single Tree Hill, jardin, plantation de thé, parc Victoria
J9-J12 Woodlands Network Bandarawela nuits chez l'habitant Visite d'Haputale (Horton Plains, World's End, Lipton's seat, ...) et d'Ella (Little Adam's Peak, une petite séance d'ayurverda, ...) Il y a l'air d'y avoir des chutes et des fabriques et plantations de thé un peu partout. J'entends volontiers vos expériences et suggestions.
J13 Nuit près du parc que je compte visiter. (Uda Walawe et Sinharaja dans la même journée, possible?) Je dois me décider pour une visite : Yala, Uda Walawe ou Sinharaja
J14-17 Playa Mirissa, c'est décidé, avec une journée à Galle. Et Tangalle, à voir?
J18 Induruwa pour aller lâcher des mignonnettes tortues dans la mer.
J19 Je pensais remonter sur Colombo ou Négombo, demi-nuit car vol à 4h25.
Qu'en pensez-vous?🙂
bonjour à tous les voyageurs qui ont découvert le sri lanka.
je prépare un voyage dans ce pays pour juillet 2012 et je me pose la question de savoir si la location d'un véhicule avec chauffeur est absolument conseillée au vu des conditions de circulation ou des difficultés d'orientation sur les routes (panneaux indicateurs existants ou pas, dans notre alphabet ou pas) ou s'il est possible d'envisager à peu prés sereinement une location de voiture sans chauffeur.
merci pour votre partage d'expérience.
cordialement.
mpec
Bonjour,
Nous, ma femme et moi, partons au SL du 16 au 26/08/2010.
Séjour trop court, mais nous n'avons guère le choix...
Nous souhaitons louer une voiture sans chauffeur afin d'être autonome (Ma femme photographie énormément et demande à s'arrêter très très très souvent), "aventurier" et espérant être plus rapide...
Peut-on réserver dès notre arrivée à l'aéroport de Colombo sans avoir réservé de FRANCE?
Connaissez-vous une agence de location sérieuse sur place?
Le permis international suffit-il?
Quels sont les tarifs pour 8 jours approximativement?
Y a t-il vraiment des risques avec leur façon de conduire?
Merci pour vos expériences et vos réponses!
Nous sommes vraiment impatients de découvrir cette "perle"...!!!!
Bonjour tout le monde,
Départ pour le Sri Lanka vendredi prochain et j'ai (enfin) mis le nez dans le Rough Guide ce we. Du coup, j'ai quelques questions pour essayer de faire quelques choix cornéliens.
J'ai l'impression que tout le monde visite le parc Yala en partant de Tissa. Est-ce que quelqu'un l'a fait en partant de Buttala ?? Le fait est qu'il y a à Buttala un eco-lodge qui a l'air fort sympathique, appelé Galapita et que nous aimerions pê nous faire une nuit en plein milieu de la nature. D'où 2ème question : est-ce que quelqu'un a déjà dormit là-bas ?
Par ailleurs, on hésite grandement à inclure l'ascension de l'Adam Peak dans notre programme, car j'ai lu pas mal de commentaires qui disent qu'au mois d'août, la probabilité d'un lever de soleil sans nuage est quand même assez faible (j'ai déjà donné une fois en Chine avec 3h de montée pour rien, ça fait un peu mal où je pense...) Qu'en pensez-vous ?
Enfin, on hésite aussi sur les villes/plages à faire sur la côté sud, entre Mirissa, Tangalle, Matara... S'il ne fallait faire qu'une de ces villes, laquelle faudrait-il choisir pour avoir une plage superbe, la possibilité de se baigner un peu et aussi une ville sympa avec peut-être même quelques trucs à visiter (oui, je sais, nous sommes exigents ;-))
Merci d'avance à tous! Thibault
Départ pour le Sri Lanka vendredi prochain et j'ai (enfin) mis le nez dans le Rough Guide ce we. Du coup, j'ai quelques questions pour essayer de faire quelques choix cornéliens.
J'ai l'impression que tout le monde visite le parc Yala en partant de Tissa. Est-ce que quelqu'un l'a fait en partant de Buttala ?? Le fait est qu'il y a à Buttala un eco-lodge qui a l'air fort sympathique, appelé Galapita et que nous aimerions pê nous faire une nuit en plein milieu de la nature. D'où 2ème question : est-ce que quelqu'un a déjà dormit là-bas ?
Par ailleurs, on hésite grandement à inclure l'ascension de l'Adam Peak dans notre programme, car j'ai lu pas mal de commentaires qui disent qu'au mois d'août, la probabilité d'un lever de soleil sans nuage est quand même assez faible (j'ai déjà donné une fois en Chine avec 3h de montée pour rien, ça fait un peu mal où je pense...) Qu'en pensez-vous ?
Enfin, on hésite aussi sur les villes/plages à faire sur la côté sud, entre Mirissa, Tangalle, Matara... S'il ne fallait faire qu'une de ces villes, laquelle faudrait-il choisir pour avoir une plage superbe, la possibilité de se baigner un peu et aussi une ville sympa avec peut-être même quelques trucs à visiter (oui, je sais, nous sommes exigents ;-))
Merci d'avance à tous! Thibault
Bonjour,
Je suis en pleine préparation de notre voyage de noce qui devrait avoir lieu du 12 octobre (départ de Nice) au 12 novembre. Nous n’avons pas encore acheté les billets car nous voulons avoir une idée du prix exacte et comparer quand même avec les offres des agences de voyage. Même si on pense prendre les vols secs (avec départ direct de Nice par Emirates) et choisir un chauffeur indépendant ou une agence locale. Nous avons prévus : 19 jours / 18 nuits au Sri Lanka, 8 jours / 7 nuits au Maldives (d’où la fin de séjour balnéaire au SL pas vraiment utile) et 3 jours / 4 nuits à Dubaï (histoire de profiter du stop gratuit à Dubaï pour voir à quoi ça ressemble).
A l’aide de nombreux témoignages et Blog de voyages, j'ai essayé de faire un circuit assez précis pour les 19 jours que nous allons passer au SL (normalement ce sera du 13 octobre au 31 octobre 2011).
Nous voyagerons en voiture avec chauffeur (c’est surtout le poids des valises + équipements photos + tous les souvenirs que nous ne manquerons pas d’accumulés nous connaissant, qui m’a fait choisir ce mode de transport, et aussi le fait de pouvoir s’arrêter n’importe où pour pouvoir faire une photo… oui moi être une dingue de photos).
Nous aimerions alterner les Guest House (restant confortable quand même, avec eau chaude) avec des logements un peu plus « classe » (surtout après plusieurs jours de visites un peu speed et de randonnées, se faire plaisir avec une journée plus « light » et une arrivée plus tôt pour profiter d’un hôtel plus haut de gamme)
Voici l'itinéraire et les hôtels ou GH que nous pensons choisir (n'hésitez pas à nous en proposer d'autres, on est là pour ça)
Jour 1 : Arrivée à l'aéroport à 8H45 Direction Pinawella visite orphelinat des éléphants Pinawella-Dambulla 75km 2H de route arrivée après midi Arrivée pas trop tard pour profiter de la piscine et se reposer Nuit au Dambulla Kandalama Hotel
Jour 2 : Visite monastère de Dambulla Visite de Minhintale Ascension 1800 marches puis trajet vers Habanera et ballade à dos éléphant Nuit au Habarana Rest House
Jour 3 : visite de Sigiriya, avant 10H le matin Habanara : pour safari jeep dans le parc de Minnerya Nuit au Habarana Rest House Jour 4 : Excursion à Polonnaruwa retour Hotel pour après midi piscine Nuit au Cinnamon Lodge Habarana
Jour 5 : Trajet pour Kandy Nalanda : visite Nalanda Gedige Matale : jardin d'épices direction ukewele, wattegama, Polgolla cascades Hunas Falls Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 6 : Kandy : visite des 3 temples de Gadaladeniya, Lankatikala et Embekke à 10 km Visite et Shopping à kandy, et en fin de journée spectacle de danses kandyennes Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 7 : Kandy : Visite du temple de la Dent Visite du jardin botanique Peradeniya Visite de la réserve d’Udawattakelle Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 8 : Trajet vers Nuwara Elyia Pusswlawa le Grand Reservoir de Kothmale, Les cascades de Ramboda . Visite de la plantation de thé Blue Field Factory Nuit au Tea factory Nuwara Elyia
Jour 9 : Trajet jusqu’à Kitulgala, en route visite de Hatton Pont de la rivière Kwaï Observation des oiseaux Nuit au Plantation Resort
Jour 10 : Trajet vers Ratnapura Visites Ratnapura / rando ? Route vers Haputale Nuit au Mount Field Cottage
Jour 11 : Horton Plains Randonnée à Horton Plains, la boucle de 3H de marche, World’s end précipice de 880m Autre rando ? Nuit au Mount Field Cottage
Jour 12 : Haputale : Petit déjeuner départ pour 2h30 de randonnée avant d’aller `a la plus haute cascade du pays (240m chutes de Bambarakanda ), baignade sous la cascade. Train de Haputale à Badulla ballade cascades de dunhinda train de Badulla à Ella Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 13 : Randonnée Little Adam’s Peak Visite des chutes de Rawana Ella Visite petit temple et grotte à gauche en approchant d’Ella (LP p199) Visite de Bandarawella et du temple de Doha Ella _ Ayurvéda soin de 2 H à Suwamadara Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 14 : Trajet d’Elle à Tissa (90 km 2h) Visites pendant le trajet ? Excursion en bateau vers l'île Bird dans le crépuscule sur le lac Tissamaharama Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 15 : Safari Yala Visite de Kataragama Tour en vélo dans tissa Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 16 : Reserve ornithologique de Wirawila wewa Route vers Tangalle Excursion bateau observation baleines ( jetwingeco ?) Observation tortues ? Nuit au Mangrove chalets de Tangalle Jour 17 : Visite mulkirigala Route vers matara Visite temple Weherahena Dondra Visite de matara Route vers Mirissa Nuit au Palace de Mirissa
Jour 18 : Journée tranquille à Mirisa Nuit au Palace de Mirissa Jour 19 : Route de Mirissa à l’aéroport avec visite Weligama et Galle en route (vol à 20H30)
Que pensez vous de cet itinéraire ? Est-ce qu’il y a des journées trop chargées ? Des choses à voir absolument qui manque ? Des hôtels ou GH que vous conseillerez à la place de ceux là ? J'attends vos avis avec impatience, merci. Isa
Je suis en pleine préparation de notre voyage de noce qui devrait avoir lieu du 12 octobre (départ de Nice) au 12 novembre. Nous n’avons pas encore acheté les billets car nous voulons avoir une idée du prix exacte et comparer quand même avec les offres des agences de voyage. Même si on pense prendre les vols secs (avec départ direct de Nice par Emirates) et choisir un chauffeur indépendant ou une agence locale. Nous avons prévus : 19 jours / 18 nuits au Sri Lanka, 8 jours / 7 nuits au Maldives (d’où la fin de séjour balnéaire au SL pas vraiment utile) et 3 jours / 4 nuits à Dubaï (histoire de profiter du stop gratuit à Dubaï pour voir à quoi ça ressemble).
A l’aide de nombreux témoignages et Blog de voyages, j'ai essayé de faire un circuit assez précis pour les 19 jours que nous allons passer au SL (normalement ce sera du 13 octobre au 31 octobre 2011).
Nous voyagerons en voiture avec chauffeur (c’est surtout le poids des valises + équipements photos + tous les souvenirs que nous ne manquerons pas d’accumulés nous connaissant, qui m’a fait choisir ce mode de transport, et aussi le fait de pouvoir s’arrêter n’importe où pour pouvoir faire une photo… oui moi être une dingue de photos).
Nous aimerions alterner les Guest House (restant confortable quand même, avec eau chaude) avec des logements un peu plus « classe » (surtout après plusieurs jours de visites un peu speed et de randonnées, se faire plaisir avec une journée plus « light » et une arrivée plus tôt pour profiter d’un hôtel plus haut de gamme)
Voici l'itinéraire et les hôtels ou GH que nous pensons choisir (n'hésitez pas à nous en proposer d'autres, on est là pour ça)
Jour 1 : Arrivée à l'aéroport à 8H45 Direction Pinawella visite orphelinat des éléphants Pinawella-Dambulla 75km 2H de route arrivée après midi Arrivée pas trop tard pour profiter de la piscine et se reposer Nuit au Dambulla Kandalama Hotel
Jour 2 : Visite monastère de Dambulla Visite de Minhintale Ascension 1800 marches puis trajet vers Habanera et ballade à dos éléphant Nuit au Habarana Rest House
Jour 3 : visite de Sigiriya, avant 10H le matin Habanara : pour safari jeep dans le parc de Minnerya Nuit au Habarana Rest House Jour 4 : Excursion à Polonnaruwa retour Hotel pour après midi piscine Nuit au Cinnamon Lodge Habarana
Jour 5 : Trajet pour Kandy Nalanda : visite Nalanda Gedige Matale : jardin d'épices direction ukewele, wattegama, Polgolla cascades Hunas Falls Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 6 : Kandy : visite des 3 temples de Gadaladeniya, Lankatikala et Embekke à 10 km Visite et Shopping à kandy, et en fin de journée spectacle de danses kandyennes Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 7 : Kandy : Visite du temple de la Dent Visite du jardin botanique Peradeniya Visite de la réserve d’Udawattakelle Nuit au Shangri la à Kandy
Jour 8 : Trajet vers Nuwara Elyia Pusswlawa le Grand Reservoir de Kothmale, Les cascades de Ramboda . Visite de la plantation de thé Blue Field Factory Nuit au Tea factory Nuwara Elyia
Jour 9 : Trajet jusqu’à Kitulgala, en route visite de Hatton Pont de la rivière Kwaï Observation des oiseaux Nuit au Plantation Resort
Jour 10 : Trajet vers Ratnapura Visites Ratnapura / rando ? Route vers Haputale Nuit au Mount Field Cottage
Jour 11 : Horton Plains Randonnée à Horton Plains, la boucle de 3H de marche, World’s end précipice de 880m Autre rando ? Nuit au Mount Field Cottage
Jour 12 : Haputale : Petit déjeuner départ pour 2h30 de randonnée avant d’aller `a la plus haute cascade du pays (240m chutes de Bambarakanda ), baignade sous la cascade. Train de Haputale à Badulla ballade cascades de dunhinda train de Badulla à Ella Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 13 : Randonnée Little Adam’s Peak Visite des chutes de Rawana Ella Visite petit temple et grotte à gauche en approchant d’Ella (LP p199) Visite de Bandarawella et du temple de Doha Ella _ Ayurvéda soin de 2 H à Suwamadara Nuit au Hill Top Guest House à Ella
Jour 14 : Trajet d’Elle à Tissa (90 km 2h) Visites pendant le trajet ? Excursion en bateau vers l'île Bird dans le crépuscule sur le lac Tissamaharama Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 15 : Safari Yala Visite de Kataragama Tour en vélo dans tissa Nuit au My village hotel à Tissa
Jour 16 : Reserve ornithologique de Wirawila wewa Route vers Tangalle Excursion bateau observation baleines ( jetwingeco ?) Observation tortues ? Nuit au Mangrove chalets de Tangalle Jour 17 : Visite mulkirigala Route vers matara Visite temple Weherahena Dondra Visite de matara Route vers Mirissa Nuit au Palace de Mirissa
Jour 18 : Journée tranquille à Mirisa Nuit au Palace de Mirissa Jour 19 : Route de Mirissa à l’aéroport avec visite Weligama et Galle en route (vol à 20H30)
Que pensez vous de cet itinéraire ? Est-ce qu’il y a des journées trop chargées ? Des choses à voir absolument qui manque ? Des hôtels ou GH que vous conseillerez à la place de ceux là ? J'attends vos avis avec impatience, merci. Isa
Bonjour à tous,
Nous projetons de partir en juillet 2016, pour 3 semaines et demi, au Sri Lanka avec nos 2 enfants de 7 ans. Nous avons l'habitude des voyages en autonomie.
Je suis au tout début de l’organisation du trajet et je me rends peu compte des distances. Je balaye le forum depuis des semaines et je remercie d'avance toutes les personnes qui laissent leur trace sur le forum qui sont si utiles! 🙂
Voici les préminices de notre itinéraire:
- Arrivé aéroport de COLOMBO - départ le jour-même pour NEGOMBO pour se remettre du vol pour minimum 2 nuits. - SIGIRIYA OU ANADHAPURA - TRINCOMALEE/ UPPEVILLI - KANDY - NUWARA ELIYA - ELLA - URUGAM BAY - MIRISSA pour se poser au moins 5 jours pour la fin du séjour.
Je ne sais pas encore comment repartir les jours sur ce parcours. Mais l'idée de terminer au calme au bord de la plage nous plait bien. Et rester 2 nuits à Negombo, au début du séjour, nous semble aussi nécessaire avec les enfants !
Merci de laisser vos idées et commentaires.
Nous projetons de partir en juillet 2016, pour 3 semaines et demi, au Sri Lanka avec nos 2 enfants de 7 ans. Nous avons l'habitude des voyages en autonomie.
Je suis au tout début de l’organisation du trajet et je me rends peu compte des distances. Je balaye le forum depuis des semaines et je remercie d'avance toutes les personnes qui laissent leur trace sur le forum qui sont si utiles! 🙂
Voici les préminices de notre itinéraire:
- Arrivé aéroport de COLOMBO - départ le jour-même pour NEGOMBO pour se remettre du vol pour minimum 2 nuits. - SIGIRIYA OU ANADHAPURA - TRINCOMALEE/ UPPEVILLI - KANDY - NUWARA ELIYA - ELLA - URUGAM BAY - MIRISSA pour se poser au moins 5 jours pour la fin du séjour.
Je ne sais pas encore comment repartir les jours sur ce parcours. Mais l'idée de terminer au calme au bord de la plage nous plait bien. Et rester 2 nuits à Negombo, au début du séjour, nous semble aussi nécessaire avec les enfants !
Merci de laisser vos idées et commentaires.
Bonsoir,
Je suis un peu effrayée par les messages que je lis sur le forum Sri Lanka (pourtant, il n'y en a pas des masses...). Lorsque je lis les posts, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de retours (plus ?) de routards, ou plutôt de voyageurs petits budget. Existe t-il encore dans ce pays des voyageurs ayant l'habitude de voyager à petit budget comme moi ???
Maintenant que j'ai mon billet je ne peux plus reculer mais enfin, je n'entend parler que de GH à plus de 2000 Rs la nuit (Ella, l"ambiente", 2400 la petite chambre+10% service 😕), ce qui est largement au-dessus de mon budget ! Je souhaiterais mettre un maximum de 1000/1200 Rs par nuit, une GH sommaire mais propre me convenant parfaitement. La difficultés est qu'aucun guide n'est de secours puisqu'ils datent tous d'il y a deux ans et que même le plus récent, le Futé, semble être dépassé au niveau des prix. Donc, cela sera la surprise sur place...
Je ne tiens pas à faire beaucoup de plage, peut-être 2 jours, mais est-il possible de se loger sur la côte sud (Mirissa, Tangalle ?) à prix correct ? Quels seraient les endroits plus abordables, les montagnes ? Y a t-il du choix au niveau des GH ?
Merci de votre aide !
Je suis un peu effrayée par les messages que je lis sur le forum Sri Lanka (pourtant, il n'y en a pas des masses...). Lorsque je lis les posts, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de retours (plus ?) de routards, ou plutôt de voyageurs petits budget. Existe t-il encore dans ce pays des voyageurs ayant l'habitude de voyager à petit budget comme moi ???
Maintenant que j'ai mon billet je ne peux plus reculer mais enfin, je n'entend parler que de GH à plus de 2000 Rs la nuit (Ella, l"ambiente", 2400 la petite chambre+10% service 😕), ce qui est largement au-dessus de mon budget ! Je souhaiterais mettre un maximum de 1000/1200 Rs par nuit, une GH sommaire mais propre me convenant parfaitement. La difficultés est qu'aucun guide n'est de secours puisqu'ils datent tous d'il y a deux ans et que même le plus récent, le Futé, semble être dépassé au niveau des prix. Donc, cela sera la surprise sur place...
Je ne tiens pas à faire beaucoup de plage, peut-être 2 jours, mais est-il possible de se loger sur la côte sud (Mirissa, Tangalle ?) à prix correct ? Quels seraient les endroits plus abordables, les montagnes ? Y a t-il du choix au niveau des GH ?
Merci de votre aide !
En juin 2017, je suis partie découvrir le SRI LANKA.
Je n’ai pas été déçue puisqu’en deux semaines, j’ai pu voyager de Colombo en passant par Negombo, le triangle culturel : Anuradapura, Sigiriya, Polonnaruwa, Dambulla, kandy, les montagnes autour de Nuwala Eli avec un très joli parcours en train jusqu’à Ella, et puis la côte sud-est, avec un magnifique safari à l’aube au parc national de Yala, pour nous arrêter à Galle et Hikkaduwa dans un coin de paradis.
Nous avons pu observer les troupeaux d’éléphants dans la réserve de Minneryia, un moment magique, Nous avons aussi eu un aperçu de la médecine Ayurvédique avec la visite du Ranweli Spice Garden près de Matale, et de différents massages Ayurvédiques ; Découvert la culture et les danses populaires au centre culturel de Kandy et son impressionnant marché ;
Fait plusieurs randonnées : Matale maheshgayan , Pidurangala, Little Adam’s Peak. Visiter une magnifique plantation de thé...
Bref, c'est un voyage que je conseille vivement, dépaysement total ! Mon voyage a été organisé par une petite agence près de Negombo, je vous la recommande vivement, petite agence qui pointe sur un tourisme responsable, respect de la nature et des gens qui vivent sur place, travaillant uniquement avec des personnes connaissant parfaitement leur pays.
Contactez moi si vous souhaitez avoir les coordonnées de l'agence.
Bon voyage à vous tous !!
Je n’ai pas été déçue puisqu’en deux semaines, j’ai pu voyager de Colombo en passant par Negombo, le triangle culturel : Anuradapura, Sigiriya, Polonnaruwa, Dambulla, kandy, les montagnes autour de Nuwala Eli avec un très joli parcours en train jusqu’à Ella, et puis la côte sud-est, avec un magnifique safari à l’aube au parc national de Yala, pour nous arrêter à Galle et Hikkaduwa dans un coin de paradis.
Nous avons pu observer les troupeaux d’éléphants dans la réserve de Minneryia, un moment magique, Nous avons aussi eu un aperçu de la médecine Ayurvédique avec la visite du Ranweli Spice Garden près de Matale, et de différents massages Ayurvédiques ; Découvert la culture et les danses populaires au centre culturel de Kandy et son impressionnant marché ;
Fait plusieurs randonnées : Matale maheshgayan , Pidurangala, Little Adam’s Peak. Visiter une magnifique plantation de thé...
Bref, c'est un voyage que je conseille vivement, dépaysement total ! Mon voyage a été organisé par une petite agence près de Negombo, je vous la recommande vivement, petite agence qui pointe sur un tourisme responsable, respect de la nature et des gens qui vivent sur place, travaillant uniquement avec des personnes connaissant parfaitement leur pays.
Contactez moi si vous souhaitez avoir les coordonnées de l'agence.
Bon voyage à vous tous !!
Bonjour,
je suis à la recherche d'un chauffeur pour le Sri Lanka.
Connaissez vous Sanath Alwis ? (travelwithsanath@gmail.com)
il me propose un tarif inférieur à 40 € par jour et pour bloquer la réservation un pré-paiement par le biais de "Western Union Money transfers". Avez vous déjà pratiqué ce genre de réservation. ?
Merci d'avance Pierre
Merci d'avance Pierre
Bonjour à tous!
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
Bonjour!
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Bonjour!
Nous partons à 2 filles pour 10 jours au sri lanka du 22 juin au 1er juillet... Vu tous les commentaires sur ce magnifique pays, nous avons trop trop hate! Voici l'ébauche d'itinéraire que nous avons : (j'aurais vraiment besoin de vos précieux coneils :-) )
21/06 : Arrivée à colombo à 19h55. Nuit à Colombo
22/06 au 24/06 : Triangle culturel. Nous aimerions voir Kandy (d'ailleurs, à part le temple de la dent et le lac, les temples autour valent-ils la peine?), le jardin botanique de Peradenyia (ca vaut le coup, non?) et on se demandait si Sigiryia et Dambulla valaient vraiment le coup ou pas? sachant qu'on perdrait pas mal de temps dans les transports mais bon, si c'est super, on ira bien sur!!) Et sinon, y a t il d'autres lieux à voir dans le triangle culturel qui vaille vraiment le coup? Nuit à Kandy le 24 au soir
25/06 : Trajet Kandy/ Haputale en train
26/06 : Journée à Haputale avec trek dans le coin pour voir des plantations de thé, les chutes d'eau et autres? Doit on le faire avec un guide ou est ce possible seul? Puis court trajet Haputale/Ella. Nuit à Ella
27/06 : Ascension little adam's peak (meme à cette saison, ca va?) puis départ pour Tissa. Nuit à Tissa
28/06 : Le matin, parc de Yala avec un guide puis départ pour Tangalle. Nuit à Tangalle.
29/06 : Tangalle puis, en fin de journée, départ pour Galle (ou alors une nuit de plus sur place? qu'en pensez vous?). Nuit à Galle
30/06 : Galle
1er/07 : Galle puis départ en fin d'apres midi pour negomb (avion le lendemain matin à 4h)
Alors, qu'en pensez vous? est ce qu'on devrait rester moins longtps dans le sud? Ou alors aller à Unawatuna (les avis sont mitigés sur cette ville)? et Bentota, est ce que ça vaut le coup? Et parmi ces villes, si vous avez des bonnes adresses à nous refiler, on est preneuses! :D
Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez nous donner pour ce voyage!!
Nous partons à 2 filles pour 10 jours au sri lanka du 22 juin au 1er juillet... Vu tous les commentaires sur ce magnifique pays, nous avons trop trop hate! Voici l'ébauche d'itinéraire que nous avons : (j'aurais vraiment besoin de vos précieux coneils :-) )
21/06 : Arrivée à colombo à 19h55. Nuit à Colombo
22/06 au 24/06 : Triangle culturel. Nous aimerions voir Kandy (d'ailleurs, à part le temple de la dent et le lac, les temples autour valent-ils la peine?), le jardin botanique de Peradenyia (ca vaut le coup, non?) et on se demandait si Sigiryia et Dambulla valaient vraiment le coup ou pas? sachant qu'on perdrait pas mal de temps dans les transports mais bon, si c'est super, on ira bien sur!!) Et sinon, y a t il d'autres lieux à voir dans le triangle culturel qui vaille vraiment le coup? Nuit à Kandy le 24 au soir
25/06 : Trajet Kandy/ Haputale en train
26/06 : Journée à Haputale avec trek dans le coin pour voir des plantations de thé, les chutes d'eau et autres? Doit on le faire avec un guide ou est ce possible seul? Puis court trajet Haputale/Ella. Nuit à Ella
27/06 : Ascension little adam's peak (meme à cette saison, ca va?) puis départ pour Tissa. Nuit à Tissa
28/06 : Le matin, parc de Yala avec un guide puis départ pour Tangalle. Nuit à Tangalle.
29/06 : Tangalle puis, en fin de journée, départ pour Galle (ou alors une nuit de plus sur place? qu'en pensez vous?). Nuit à Galle
30/06 : Galle
1er/07 : Galle puis départ en fin d'apres midi pour negomb (avion le lendemain matin à 4h)
Alors, qu'en pensez vous? est ce qu'on devrait rester moins longtps dans le sud? Ou alors aller à Unawatuna (les avis sont mitigés sur cette ville)? et Bentota, est ce que ça vaut le coup? Et parmi ces villes, si vous avez des bonnes adresses à nous refiler, on est preneuses! :D
Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez nous donner pour ce voyage!!
Bonjour,
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
Bonjour,
J'avais posté il y a qlq temps un message sur ce forum pour des conseils pour un circuit en Turquie cet été avec enfants mais l'appel du sous-continent indien a été plus fort et la lecture de plusieurs retours de voyage du Sri Lanka ont fini de nous convaincre de changer de destination 🙂 Donc nous voici entrain de préparer un séjour au Sri Lanka cet été avec nos deux enfants de 2 ans et 7 ans. les billets d'avion sont deja réserves comme ca on ne changera plus de destination 😉 Nous ferons un stop de 24h à Dubai question de voir un peu la ville (enfin surtout le mall of Dubai vu la chaleur en août)
Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de cet itinéraire ?
04/08 : Arrivée à 8h45 à Colombo, nuit sur Negombo 05/08 : Départ pour le triangle culturel (Dambulla, Sigiriya, Minneriya et Polonnaruwa) 08 : kandy 10: Nuwara Eliya 11: Ella 13 : Tangalle 16 : Mirissa 18 : Galle 19: colombo 21 : Retour
Nous ne prendrons pas de chauffeur excepté pour certaines étapes comme negombo vers Sigiriya et essayerons de nous debrouiller avec les transports en commun surtout le train.
Est-ce que cet itinéraire vous semble faisable avec des enfants ? Est-ce que je garde le stop a Nuwara Eliya (question de couper le trajet en deux) ou bien on file direct à Ella ? Devrait-on rester sur Tangalle tout le temps ou faire Tangalle et Mirissa ? Une nuit sur Galle suffit-elle ? voila ! beaucoup d'interrogations pour le moment ! je compte sur vos precieux conseils pour m'éclairer 🙂
Merci d'avance.
Ikram
J'avais posté il y a qlq temps un message sur ce forum pour des conseils pour un circuit en Turquie cet été avec enfants mais l'appel du sous-continent indien a été plus fort et la lecture de plusieurs retours de voyage du Sri Lanka ont fini de nous convaincre de changer de destination 🙂 Donc nous voici entrain de préparer un séjour au Sri Lanka cet été avec nos deux enfants de 2 ans et 7 ans. les billets d'avion sont deja réserves comme ca on ne changera plus de destination 😉 Nous ferons un stop de 24h à Dubai question de voir un peu la ville (enfin surtout le mall of Dubai vu la chaleur en août)
Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de cet itinéraire ?
04/08 : Arrivée à 8h45 à Colombo, nuit sur Negombo 05/08 : Départ pour le triangle culturel (Dambulla, Sigiriya, Minneriya et Polonnaruwa) 08 : kandy 10: Nuwara Eliya 11: Ella 13 : Tangalle 16 : Mirissa 18 : Galle 19: colombo 21 : Retour
Nous ne prendrons pas de chauffeur excepté pour certaines étapes comme negombo vers Sigiriya et essayerons de nous debrouiller avec les transports en commun surtout le train.
Est-ce que cet itinéraire vous semble faisable avec des enfants ? Est-ce que je garde le stop a Nuwara Eliya (question de couper le trajet en deux) ou bien on file direct à Ella ? Devrait-on rester sur Tangalle tout le temps ou faire Tangalle et Mirissa ? Une nuit sur Galle suffit-elle ? voila ! beaucoup d'interrogations pour le moment ! je compte sur vos precieux conseils pour m'éclairer 🙂
Merci d'avance.
Ikram
bonjour, quels sont vos conseils et idées pour un circuit de10 jours au sri lanka
pour 2 personnes qui visites temples et sites archeologiques
est ce facile de trouver un chauffeur guide francophone, les reservations
pour l'instant nous n'avons que la liste des sites et temples....et les horaires possibles de la sri lankan airline
tous vos conseils et adresses seront les bienvenus
merci de vos réponsesl
bonjour à tous,
je prépare un voyage au Sri Lanka pour juillet 2012 et voici l'itinéraire que j'ai imaginé.
je le propose à tous ceux qui ont voyagé au Sri Lanka pour accueillir leurs commentaires et leurs idées d'hébergements. je précise que nous sommes deux et que nous voyagerons en voiture de location avec chauffeur.
j'ai deux questions plus précises: - Minneriya National Park ou Yala National Park: quel est le plus beau? - j'ai pensé faire Ella - Haputale en train; y-a-t-il un trajet plus intéressant? Nuwara Eliya - Haputale peut-être?
merci d'avance pour votre participation et vos infos. cordialement. mpec
10-07 Arrivée (2:50 am). Negombo. Nuit à Negombo
11-07 Negombo à Anuradhapura. Panduywas Nuwara ; Padeniya Raja Mahavihara ; Yapahuwa ; Aukana Buddha. Nuit à Anaradhapura
12 et 13-07 Anuradhapura. Nuits à Anuradhapura
14-07 Mihintale. Route pour Sigiriya. Ritigala Monastery Nuit à Sirigiya
15-07 Sirigiya. Nuit à Sirigiya
16-07 Polonnaruwa. Nuit à Sirigiya
17-07 Minneriya National Park. Mandalgiri Vihara. Nuit à Sirigiya
18-07 Dambulla. Nuit à Sirigiya
19-07 Sigiriya à Kandy. Nalanda Gedige ;Aluvihara ;Matale ; Knuckles Range’s road (Rattota … Wattegama) ; Medawela Vihara. Nuit à Kandy
20-07 Kandy. Nuit à Kandy
21-07 Kandy : Embekke Devale / Lantilake / Galadeniya (circuit des temples). Nuit à Kandy
22-07 Kandy à Dalhousie. Road A5 to Nuwara Eliya ; Visite d’une fabrique de thé(Labookellie ?). Nuit à Dalhousie
23-07 Adam’s peak. Dalhousie à Haputale. Adisham monastery ;Liton’s seat. Nuit à Haputale
24-07 Haputale à Horton Plains National Park. World’s end. Route pour Ella. Belihul Oya ;Dowa temple Nuit à Ella
25-07 Ella. Nuit à Ella
26-07 Ella à Tissamaharana. Ella – Happutale par le train ? Buduruwagala. Nuit à Tissamaharana
27-07 Katagarama. Nuit à Tissamaharana
28-07 Katagarama’s festival ou Yala National Park. Nuit à Tissamaharana
29-07 Tissamaharana à Mirissa. Kirinda ;Tangalla ;Mulkirigala ; Dondra ;Weherahena temple. Nuit à Mirissa
30 et 31-07 Mirissa. Nuits à Mirissa
1er-08 Mirissa à Negombo. Weligama ;Koggola – Unawatuna ; Galle ;Ambalangoda – Bentota. Nuit à Negombo
2-08 Negombo. Départ (20 :55)
merci encore pour les infos que vous pourrez me données..
j'ai deux questions plus précises: - Minneriya National Park ou Yala National Park: quel est le plus beau? - j'ai pensé faire Ella - Haputale en train; y-a-t-il un trajet plus intéressant? Nuwara Eliya - Haputale peut-être?
merci d'avance pour votre participation et vos infos. cordialement. mpec
10-07 Arrivée (2:50 am). Negombo. Nuit à Negombo
11-07 Negombo à Anuradhapura. Panduywas Nuwara ; Padeniya Raja Mahavihara ; Yapahuwa ; Aukana Buddha. Nuit à Anaradhapura
12 et 13-07 Anuradhapura. Nuits à Anuradhapura
14-07 Mihintale. Route pour Sigiriya. Ritigala Monastery Nuit à Sirigiya
15-07 Sirigiya. Nuit à Sirigiya
16-07 Polonnaruwa. Nuit à Sirigiya
17-07 Minneriya National Park. Mandalgiri Vihara. Nuit à Sirigiya
18-07 Dambulla. Nuit à Sirigiya
19-07 Sigiriya à Kandy. Nalanda Gedige ;Aluvihara ;Matale ; Knuckles Range’s road (Rattota … Wattegama) ; Medawela Vihara. Nuit à Kandy
20-07 Kandy. Nuit à Kandy
21-07 Kandy : Embekke Devale / Lantilake / Galadeniya (circuit des temples). Nuit à Kandy
22-07 Kandy à Dalhousie. Road A5 to Nuwara Eliya ; Visite d’une fabrique de thé(Labookellie ?). Nuit à Dalhousie
23-07 Adam’s peak. Dalhousie à Haputale. Adisham monastery ;Liton’s seat. Nuit à Haputale
24-07 Haputale à Horton Plains National Park. World’s end. Route pour Ella. Belihul Oya ;Dowa temple Nuit à Ella
25-07 Ella. Nuit à Ella
26-07 Ella à Tissamaharana. Ella – Happutale par le train ? Buduruwagala. Nuit à Tissamaharana
27-07 Katagarama. Nuit à Tissamaharana
28-07 Katagarama’s festival ou Yala National Park. Nuit à Tissamaharana
29-07 Tissamaharana à Mirissa. Kirinda ;Tangalla ;Mulkirigala ; Dondra ;Weherahena temple. Nuit à Mirissa
30 et 31-07 Mirissa. Nuits à Mirissa
1er-08 Mirissa à Negombo. Weligama ;Koggola – Unawatuna ; Galle ;Ambalangoda – Bentota. Nuit à Negombo
2-08 Negombo. Départ (20 :55)
merci encore pour les infos que vous pourrez me données..
Bonjour
Nous partons au Sri Lanka du 16 juillet au 7 aout (c'est à dire dans 3 semaines, ça va venir vite! on a trop hâte!). Nous avons juste 1 vol sec pour l'instant et l'itinéraire est à presque prêt. Nous sommes 1 couple avec 2 garçons (11 et 14 ans). Nous voyageons en individuel et n’avons pas envie de louer une voiture avec chauffeur pour tout le voyage donc prévoyons un mixte voiture avec chauffeur et transport en commun.
J’aimerais avoir votre avis sur l’itinéraire envisagé et les doutes ou questions qu’il me reste à son propos.
Le timing du circuit que l’on imagine n’est jamais exactement celui que l’on a prévu et c’est tant mieux ! Mais quel est votre avis sur le timing du parcours proposé ci-dessous ? = trop serré ou il vous semble ok ?
Y a-t-il des étapes où le durée envisagée vous parait trop longue ou à l’inverse trop courte? Où vous pensez que l’on devrait écourter ou rester plus longtemps ?
Par rapport au circuit envisagé, est-ce que vous enlèveriez des choses et/ou conseilleriez d’autres choses qui ne sont pas incluses ici ?
Tout commentaire ou conseil nous sera utile.
Un grand merci d’avance, Sophie
4 zones de visites : triangle culturel / côte est plus au nord / côte est au sud / Montagnes du centre
triangle culturel Tranfert de Colombo vers le triangle culturel en 2 étapes Jour 1 : train Colombo – Kandy 1 nuit à Kandy Jour 2 : location voiture avec chauffeur à Kandy pour aller dans le triangle culturel Visite de Dambulla dans l’après-midi Nuit à Sigirîya Jour 3 : Visite Sigirîya + ballade aux alentours a pied/à velo Nuit à Sigirîya Jour 4 : Visite Polonnâruwâ à vélo Nuit à Sigirîya
Option jour 5 : parc kaudulla / minneriya, si nous faisons le choix de ce parc plutôt que celui de Kumana aussi envisagé. Quel est votre avis entre les 2 ? Nuit à Sigirîya
côte est plus au nord Jour 5 : fin de la location de notre chauffeur/guide et sa voiture Transfert vers Trincomalee : bus Dambulla – Trincomalee puis à l’arrivée, autre bus ou tuk tuk pour Nilaveli Baignade NuitàNilaveli Jour6 : snorkeling a Pigeon’s island NuitàNilaveli Jour 7 : Uppuveli, Trincomalee (bus, tuk tuk) NuitàNilaveli
côte est plus au sud Jour 8 : 1ère partie du Tranfert vers Arugam Bay : bus tincomalee - Batticaloa Arrêt à Batticaloa même si au départ pas envisagé, mais distance trop longue en 1 journée Promenade à Batticaloa Nuit à Batticaloa Jour 9 : 2ème partie du Tranfert vers Arugam Bay : bus Batticaloa – Arugam Bay Promenade à Arugam Bay Nuit à Arugam Bay Jour 10 : ballade canoë sur la lagune avec Mangrove ecotours + taxi/tuk tuk Panama/Okanda Nuit à Arugam Bay
Option Jour 11 : Parc Kumana si parc kaudulla / minneriya pas fait avant, quel est votre avis entre les 2 ? Nuit à Arugam Bay
Les montagnes du centre Question sur la météo : j’ai un doute. Cela vaut bien le coup d’aller dans cette région même si nous ne sommes pas vraiment à la bonne saison ? (Je n’envisage pas aller à Horton’s plains ou Nuwara Eliya justement à cause du temps.) Question : à votre avis, doit-on reprendre un chauffeur/guide pour cette partie autour d’Ella/Haputale ou c’est ok sans guide pour ce que l’on prévoit ? Jour 12 : Transfert vers Ella/Haputale : bus de Pottuvil à Monaragala puis bus Monaragala à Ella Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2, un avis ? Jour 13 : rando 1 aux alentours d’Ella et/ou Haputale, reste à définir, un avis ? Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2 Jour 14 : rando 2 aux alentours d’Ella et/ou Haputale, reste à définir, un avis ? Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2 Jour 15 : Autres explorations dans le coin avec taxi/tuk tuk, plantations de thé et autres Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2
Sur le chemin du retour – Kandy-Colombo Jour 16 : Transfert vers Kandy : train de Ella – en passant par Nuwara Elya – jusqu’à Kandy Nuit à Kandy Jour 17 : visite Kandy Nuit à Kandy = Environ vers le 3, 4 5 août donc dans les 1ers jours de la Peyera de Kandy Jour 18 : Transfert vers Colombo : train Kandy – Colombo Nuit à Colombo Question : Où conseillez-vous de dormir pour 1 décollage tôt le lendemain matin ? Jour 19 : en rab !!! pour le décalage entre prévisions et réalité + autres suggestions de visites/ballades Jour 20 : en rab !!! pour le décalage entre prévisions et réalité + autres suggestions de visites/ballades Jour 21 : départ tôt le matin
Encore un grand merci d’avance, Sophie
4 zones de visites : triangle culturel / côte est plus au nord / côte est au sud / Montagnes du centre
triangle culturel Tranfert de Colombo vers le triangle culturel en 2 étapes Jour 1 : train Colombo – Kandy 1 nuit à Kandy Jour 2 : location voiture avec chauffeur à Kandy pour aller dans le triangle culturel Visite de Dambulla dans l’après-midi Nuit à Sigirîya Jour 3 : Visite Sigirîya + ballade aux alentours a pied/à velo Nuit à Sigirîya Jour 4 : Visite Polonnâruwâ à vélo Nuit à Sigirîya
Option jour 5 : parc kaudulla / minneriya, si nous faisons le choix de ce parc plutôt que celui de Kumana aussi envisagé. Quel est votre avis entre les 2 ? Nuit à Sigirîya
côte est plus au nord Jour 5 : fin de la location de notre chauffeur/guide et sa voiture Transfert vers Trincomalee : bus Dambulla – Trincomalee puis à l’arrivée, autre bus ou tuk tuk pour Nilaveli Baignade NuitàNilaveli Jour6 : snorkeling a Pigeon’s island NuitàNilaveli Jour 7 : Uppuveli, Trincomalee (bus, tuk tuk) NuitàNilaveli
côte est plus au sud Jour 8 : 1ère partie du Tranfert vers Arugam Bay : bus tincomalee - Batticaloa Arrêt à Batticaloa même si au départ pas envisagé, mais distance trop longue en 1 journée Promenade à Batticaloa Nuit à Batticaloa Jour 9 : 2ème partie du Tranfert vers Arugam Bay : bus Batticaloa – Arugam Bay Promenade à Arugam Bay Nuit à Arugam Bay Jour 10 : ballade canoë sur la lagune avec Mangrove ecotours + taxi/tuk tuk Panama/Okanda Nuit à Arugam Bay
Option Jour 11 : Parc Kumana si parc kaudulla / minneriya pas fait avant, quel est votre avis entre les 2 ? Nuit à Arugam Bay
Les montagnes du centre Question sur la météo : j’ai un doute. Cela vaut bien le coup d’aller dans cette région même si nous ne sommes pas vraiment à la bonne saison ? (Je n’envisage pas aller à Horton’s plains ou Nuwara Eliya justement à cause du temps.) Question : à votre avis, doit-on reprendre un chauffeur/guide pour cette partie autour d’Ella/Haputale ou c’est ok sans guide pour ce que l’on prévoit ? Jour 12 : Transfert vers Ella/Haputale : bus de Pottuvil à Monaragala puis bus Monaragala à Ella Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2, un avis ? Jour 13 : rando 1 aux alentours d’Ella et/ou Haputale, reste à définir, un avis ? Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2 Jour 14 : rando 2 aux alentours d’Ella et/ou Haputale, reste à définir, un avis ? Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2 Jour 15 : Autres explorations dans le coin avec taxi/tuk tuk, plantations de thé et autres Nuit à Ella ou Haputale ? je ne sais pas encore entre les 2
Sur le chemin du retour – Kandy-Colombo Jour 16 : Transfert vers Kandy : train de Ella – en passant par Nuwara Elya – jusqu’à Kandy Nuit à Kandy Jour 17 : visite Kandy Nuit à Kandy = Environ vers le 3, 4 5 août donc dans les 1ers jours de la Peyera de Kandy Jour 18 : Transfert vers Colombo : train Kandy – Colombo Nuit à Colombo Question : Où conseillez-vous de dormir pour 1 décollage tôt le lendemain matin ? Jour 19 : en rab !!! pour le décalage entre prévisions et réalité + autres suggestions de visites/ballades Jour 20 : en rab !!! pour le décalage entre prévisions et réalité + autres suggestions de visites/ballades Jour 21 : départ tôt le matin
Encore un grand merci d’avance, Sophie
bonjour!
on vient de rentrer de 15 jours de vacances au sri lanka (du 26 juin au 10 juillet), et nous aimerions apporter une precision sur la conduite la bas.
avant de partir , nous avions bien recherché sur ce site et d autres egalement, si la conduite au sri lanka etait possible...
malheuresement, nous avons tjrs trouvé des reponses plus que negatives sur la conduite dans ce pays.
et pourtant apres avoir conduit par moi meme dans beaucoup de pays, j'ai failli ne pas louer de voiture.....mais j'ai bien fait de ne pas ecouter certaines personnes defaitistes ou peu sures d elles pour pouvoir prendre le volant
donc fort de notre experience, nous aimerions aider les personnes qui elles aussi decident de louer par eux memes un véhicule...et surtout arreter de lire que cela est presque du suicide de conduire la bas...
donc OUI la conduite est possible ....
il faut seulement etre sur de soi.
ne pas conduire en pensant que les regles de conduite francaises s appliquent la bas.
qu'il ne faut surtout pas s enerver et prendre son temps.( par exemple un trajet de colombo - anuradhapura 4h30 de route)
et surtout le plus important, il vous faut:
1 votre permis de conduire international
2 le faire valider a colombo ( attention les bureaux n ouvrent qu'a 8h30)et il faudra payer environ 1200rs
et par contre eviter de conduire la nuit ( route pas eclairée, camions sans feux de position, velos sans eclairage, vehicule qui double meme la nuit alors que vous arrivez en face et surtout , les animaux sauvages, elephant qui traverse la route au detour d un virage, la nuit croyez moi ca reveille.....
mefiez vous des bus, des tuk- tuk qui demarrent sans clignotant.
gardez bien vos distances et tout ira tres bien
voila j espere au moins avoir permis de rassurer certaines personnes qui decident de prendre le volant...et surtout la liberté de sillonné le pays librement n as pas de prix!!! c 'est un reel bonheur
Bonjour,
Nous projetons un séjour d'un mois au Sri Lanka fin juillet-fin aout 2013.
Suite a des informations divergentes et afin de réserver un hébergement à Kandy à cette période (autour du 19 Aout) quelqu'un connait-il les dates de l'Esala Perahera 2013 et plus précisément la dernière soirée qui semble être la plus intéressante ? Les contributions sur ce forum nous ont donnés déjà quelques pistes et vos informations nous seront précieuses en terme d'hébergements et de déplacements (location moto possible ?)
Thierry - Marlène
Suite a des informations divergentes et afin de réserver un hébergement à Kandy à cette période (autour du 19 Aout) quelqu'un connait-il les dates de l'Esala Perahera 2013 et plus précisément la dernière soirée qui semble être la plus intéressante ? Les contributions sur ce forum nous ont donnés déjà quelques pistes et vos informations nous seront précieuses en terme d'hébergements et de déplacements (location moto possible ?)
Thierry - Marlène
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle.
Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses.
Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Bonjour,
Je plannifie en ce moment mon voyage de noce qui se déroulera en octobre prochain. On souhaite faire 2 semaines au SL puis 1 semaine aux Maldives.
Au niveau météo, vous en pensez quoi ? Quelqu'un est-il deja alle dans l'un de ces pays à cette période ? Est ce qu'il faut s'attendre à 3 semaines de pluies ou pas ?
Merci beaucoup par avance pour votre aide et vos réponses.
Polo







