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L'Andalousie en hiver: 2 semaines de plaisir
Voyager en Andalousie en hiver, c'est se priver des jardins en fleur et probablement de belles odeurs. Mais c'est découvrir une région splendide en dehors des flots de touristes et de découvrir de façon très paisible de nombreux sites. Mais que nous avons eu froid ! ci-dessous mon carnet de voyage de deux belles semaines qui nous ont conduit de Séville à Ronda, de Ronda à Malaga, puis à Grenade en passant par le caminito del Rey. Audépart de Grenade nous avons visité des villages troglodytes et des villages blancs de la Sierra Nevada. Puis destination Ubeda et Baeza pour terminer en beauté à Cordoue.

2017 était prévue pour être l’année d’un voyage exceptionnel. Notre choix s’était porté sur la Colombie. Mais les circonstances ont fait que ce beau projet a dû être reporté. Et comme il n’était pas envisageable de passer une année sans goûter aux plaisirs de voyager, comme il fallait trouver une destination pas trop éloignée de notre province toulousaine, notre choix s’est porté sur une région que nous ne connaissions pas encore (réservée initialement aux voyages à faire une fois à la retraite…) : l’Andalousie. Le circuit a été assez rapidement arrêté dans ses grands contours. Impensable de rater les incontournables : Séville, Grenade, Cordoue. Très vite Ronda et les villages blancs y ont été intégrés. Et puis il a fallu faire des choix, car en deux semaines on ne peut pas tout voir. Nous avons donc dû renoncer à Cadix et sa région, à Gibraltar, et en remontant la côte à Almeria. Malaga est devenu une étape de transition sur le chemin entre Ronda et Grenade. Et puis qui dit voyage, dit aussi adaptation. Suite à l’achat d’une revue sur l’Andalousie à l’aéroport de Toulouse, nous découvrons un reportage sur le caminito del Rey, entre Malaga et Grenade. Séduits par la beauté du site et la diversité que cette jolie balade pourrait nous apporter (entre les visites de villes et de villages blancs), nous décidons d’intégrer cette sortie à notre circuit. D’autres modifications viendront en cours de route, comme quoi prévoir c’est bien, s’adapter c’est bien aussi…. Première étape : Séville du 23 au 27 novembre Jour 1 : 23 novembre (le voyage aller) Arrivés de nuit. 1er bus à l’aéroport complet, nous attendons le suivant, placés au 1er rang (un conseil pour les voyageurs : prendre un ticket Aller/Retour car cela revient moins cher que 2 billets séparés, si ben sûr vous devez revenir à l’aéroport). Pas compliqué, nous devons aller jusqu’au terminus. Plus compliqué, quand on est moyennement doué avec les plans de ville, a été de trouver la rue où l’appartement réservé était situé. Fort heureusement la météo était très clémente et inquiet de ne pas nous voir arriver, le propriétaire est venu à notre rencontre. Plus gênant a été de le comprendre car son élocution était « spéciale » et notre espagnol de nouveau en rodage, car nous ne l’avions plus pratiqué depuis notre voyage au Nicaragua de l’an passé. Mais bon accueil sympa, salutations et conseils, remise des clés, et on s’installe, s’étale même, jusqu’à ce que nous découvrions que nous ne disposerions pas de tout l’appartement, mais d’une chambre en propre et du partage du séjour et de la salle d’eau… Je vous rassure, même un « vieux » couple comme nous, avons survécu…. L’appartement était très bien situé, à proximité du musée des Beaux Arts et à 10 minutes environ de la gare routière (enfin 10 mn quand on connaît son chemin). A ce propos, la leçon de l’aller a été retenue. Et la veille de notre départ de Séville (car nous devions retourner à l’aéroport pour retirer notre voiture de location), nous sommes allés repérer les lieux, histoire de ne pas se stresser pour rien le lendemain. Les visites de la ville de Séville se sont enchaînées à un bon rythme mais aussi au fur et à mesure de nos errements et difficultés de repérage sur la carte urbaine. Mais rien de tel que de se perdre pour bien visiter…. Je me console comme je peux… Jour 2 : 24 novembre Ce premier jour, nous inscrivons l’Alcazar à notre programme. File d’attente assez importante jusqu’au moment où une guide passe dans les rangs en proposant une visite guidée et un coupe file… Nous sautons sur l’occasion et elle sur les 10€ par personne supplémentaires. Et nous nous joignons au petit groupe d’une dizaine de personnes ainsi constitué. La visite s’avère intéressante et je le dis clairement, il vaut mieux commencer par l’Alcazar et voir l’Alhambra ensuite. Un palais construit pour un mariage et ensuite jamais habité ! Quelle époque ! Les jardins sont beaux. Les orangers regorgent de fruits. Nous imaginons les odeurs au printemps ! Nous imaginons le printemps avec tous les parterres fleuris. Nous nous contenterons des couleurs d’automne et d’un très beau ciel bleu. Pas mal non plus cela dit ! Il y a beaucoup de monde et pourtant nous sommes fin novembre. Nous n’osons pas imaginer ce que cela doit être l’été ! Et il fait chaud : autour de 22/23°, soit +10° par rapport aux normales saisonnières.



Une fois la visite guidée terminée, nous flânons dans les palais et jardins, reprenons le temps de tout revoir. Les commentaires de la guide nous ont éclairés mais bon, 10€/pers…. C’est sûr, nous ne chercherons pas ses services pour la visite de la cathédrale bien qu’elle nous les ait proposés. En sortant de l’enceinte de l’Alcazar après environ 2h30 à 3h00 de visite, nous décidons de pratiquer dès le 1er jour les horaires de repas « à l’espagnole ». Le pique-nique calé dans mon sac à dos attendra. Car juste en face, se trouve la cathédrale. Ce matin, il y avait devant l’entrée, plus de 30mn avant l’ouverture, une assez longue d’attente. Et là plus personne ! Nous visiterons donc avant de déjeuner la cathédrale et monterons en haut de la Giralda.



Ces deux visites sont intéressantes. Je retiendrai de la cathédrale le magnifique tombeau de Christophe Colomb et de la Giralda (sœur jumelle de la Koutoubia de Marrakech) la belle vue sur la ville. En descendant de la Giralda, nous partons acheter du pain dans la boulangerie de la grande avenue devant la cathédrale et nous finissons par nous installer au soleil sur un banc de la place neuve. L’après-midi se poursuit en flânant dans les rues commerçantes animées (black friday oblige !) (calle Sierpes et Tetuan) puis dans le quartier de Santa Cruz. En fin de journée, courses dans le centre commercial de la Plaza de Armas puis repas à l’appartement. Jour 3 : 25 novembre Au programme, la place d’Espagne, la place d’Amérique, le parc Maria Luisa, le quartier Triana et le Metropol Parasol. Comme d’habitude nous nous sommes un peu égarés en sortant de l’appartement mais très vite nous nous sommes mis sur le bon chemin. La place d’Espagne : c’est le dernier témoignage de l’exposition universelle de 1912. L’ensemble est très beau. Des azulejos et de la faïence partout : les bancs, les escaliers, les rambardes, des goutières, …. Nous ne ferons pas le tour de la place en barque, ni à rame, ni à moteur électrique. Nous le ferons à pied ! Sous l’entrée centrale, derrière le jet d’eau, un groupe joue, chante et danse le flamenco. Certes pour les touristes, mais cela crée une ambiance sympa. Dans un coin, un guitariste s’est installé. Pour lui, pas pour les touristes ! Il faut dire que la sonorité à cet endroit est très bien. Et pour compléter cette touche plutôt romantique (le cadre s’y prête à lui seul), nous assistons à une séance photos de jeunes mariés. Avant de partir, nous visiterons également le musée militaire (gratuit) relativement intéressant et bien organisé. Nous y serons impressionnés par quelques pièces présentées. Direction ensuite la place d’Amérique. Avant d’y arriver, sur la gauche, un petit jardinet poétique. Puis au milieu de la place un joli petit bassin. D’un côté le musée d’archéologie et de l’autre, celui des costumes et traditions. Nous ne le visiterons pas et prenons l’option de flâner dans le très beau parc Maria Luisa parsemé de bassins d’allées couvertes de glycines et bien sûr d’orangers. Nous pique niquerons dans un coin du parc dans une tranquillité totale simplement perturbé par des moineaux et des pigeons attirés par notre repas. Très mauvais d’ailleurs. Nous avions voulu essayer des salades toutes préparées achetées dans la grande surface. Mal nous en a pris. C’était presque immangeable, les sauces étant sucrées…. Une fois cette petite pause faite, nous nous dirigeons ensuite vers le quartier gitan, recommandé notamment par des amis. Nous passons devant la Torre de Oro (sans la visiter), traversons le Guadalquibir, et nous voilà dans le quartier. Nous commençons par longer le Guadalquibir puis repiquons vers l’intérieur. Jolies ruelles, beaux azulejos en façade ou dans les entrées d’immeubles, jolis patios intérieurs. Nous faisons le tour du quartier, et juste avant le pont, nous visitons le marché couvert en train de fermer. De nombreux espagnols y sont encore à table dans ses restaurants. Ce doivent être de très bonnes adresses mais c’es extrêmement bruyant. Pause café sur l’avenue animée juste avant le pont. Une fois le pont traversé, nous en avons plein les pattes. Nous prenons donc l’option de prendre le bus qui circule en centre ville pour rejoindre le Metroplolitan Parasol. De pus, Justine commence à boiter bas. Elle a mal à son pied droit. J’insiste pour qu’elle aille s’acheter des médicaments. Le Metropolitan Parasol ! Surprenant, intéressant, aucun regret d’être venu voir cet ensemble et d’être monté sur ses passerelles et terrasses. Jolies vues sur Séville de toutes parts. Les 3€ pour y monter le valent bien. Ensuite nous flânons dans les rues commerçantes jusqu’à la cathédrale. C’est la fin de journée. Les bâtiments s’illuminent. Autres couleurs, autre ambiance. Et puis sur l’avenue centrale, de la musique. Défilé de fanfares au milieu de la foule. Décidément, dans nos voyages nous avons toujours rendez-vous avec des défilés surprises ! Inévitablement nous pensons au « carnaval » de Granada l’an dernier. Est e que ces défilés ont un lien avec la fête dédiée à Ch. Colomb le 23 novembre ? Nous rentrons ensuite à l’appartement. Du repos bien mérité avant une dernière journée sévillane. Jour 4 : 26 novembre A notre programme, le marché de l’art dominical sur la place du musée des Beaux Arts, le monastère de la Cartuja, San Lorenzo, Alameda de Hercules et pour terminer le palacio de les Dueñas. Le marché dominical : il débutait quand nous y sommes passés. Justine a craqué pour une petite statue une duaigne. Et comme nous sommes en début de journée et ne pas avoir à se la trimballer toute la journée, retour à l’appartement pour la déposer. Nouvelle traversée du Guadalquibir. Le pont est fermé à la circulation car de l’autre côté il y a une course pédestre. Le monastère de la Cartuja. C’est le musée d’art contemporain de Séville. Entrée :1,6 € et nous y resterons presque 2 heures. Des trucs intéressants, voire amusant (comme cette scène entourée de 4 caméras et d’��crans qui permettent de se voir sous tous les angles. En sortant, nous prenons la direction de San Lorenzo. C’est dimanche et les messes des deux églises ne sont pas terminées. Nous y entrons quand même car après avoir observé les sévillans, nous nous sommes aperçus qu’ils entraient et sortaient des églises en permanence. Nous allons voir tout particulièrement celle du Padre Jesus del Gran Poder. On peut voir la statue derrière l’autel en passant par plusieurs couloirs et en traversant un petit musée. On peut même si on le souhaite lui toucher un talon et faire un vœux (tout cela pendant la messe…).

Ces visites faîtes, nous partons à la recherche d’un coin pour pique niquer. Et nous finirons par nous installer sur des bancs au milieu de l’Alameda de Hercules. On s’y est amusé de voir des enfants jouer avec de petits jets d’eau. Au bout de la place, des parents ont même organisé un atelier de bulles de savon… Carte en main, je décide que de cette place nous irons longer la calle Feria pour y voir le marché aux poissons. Une fois sur place, les stands sont vides et nettoyés. Reste l’odeur ! Et tout autour quelques petits restaurants à tapas. Puis nous partons visiter ce qui sera le clou de notre journée : le palacio de las Dueñas. On n’y visite que le rez de chaussée car il est encore habité. C’est un peu cher (8€/pers) mais c’est très beau. Les jardins sont magnifiques et à l’intérieur tous les bibelots et objets exposés sont de très grande qualité. Les panneaux explicatifs (en espagnol ou anglais uniquement) sont assez complets et notre choix de ne pas prendre les audioguides (2€ de plus / pers.) est conforté. En sortant du palais, je suis tenté pour aller visiter le palacio Pilate. Mais là Justine craque car nous avons déjà longuement visité deux musées aujourd’hui. Nous finirons donc par flâner dans les ruelles du quartier Santa Cruz, par traverser le jardin Murillo, nous retrouver quasi devant l’entrée de la place d’Espagne et par rentrer à l’appartement en passant devant la cathédrale, la plaza nueva, etc. Sur le retour, achat d’éventails dans une boutique repérée le premier jour et que Justine craignait ne pas retrouver. Retour à l’appartement pour déposer nos affaires, se reposer un peu puis nous repartons repérer le chemin et l’arrêt de bus pour le lendemain matin (direction l’aéroport pour y récupérer la voiture de location). Petite récapitulation des principaux sites visités à Séville Cathédrale de Séville et sa Giralda Période artistique : Gothique - Période historique : XIIe siècle La cathédrale se dresse à l'emplacement même de la Grande mosquée du XIIe siècle, dont est aujourd'hui conservé le minaret, connu sous le nom de la Giralda en raison de la girouette qui orne son sommet depuis le XVIe siècle. La cour des Ablutions et l'actuelle porte du Pardon font également partie de l'ancienne mosquée. Elle fut convertie en église chrétienne après la conquête de la ville par Ferdinand III de Castille en 1248. La dépouille de Christophe Colomb y est conservée. La Giralda : l’ancien minaret de la mosquée arabe fut complété au XVIe siècle par le clocher, les corps supérieurs et la girouette surnommée « El Giraldillo ». La partie décorée en briques est l'œuvre de l'architecte Alí de Gómara. La cour des orangers On pense que la surface actuelle de la cour des Orangers est approximativement celle qu’occupait l’ancienne mosquée, à laquelle appartiennent deux des murs extérieurs. Au centre, se trouve une grande fontaine dont le bassin serait l’un des rares vestiges de l’époque wisigothe. Archives générales des Indes Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle Ce bâtiment, anciennement Halle aux marchands, fut construit en 1572. Il s'agissait d'un projet de Juan de Herrera. Sa construction fut dirigée par Alonso de Vandelviva et Juan de Minjares. Le deuxième étage fut ajouté au XVIIe siècle, tout comme la croix du Serment. Un siècle plus tard, lorsque Charles III choisit de faire de cet édifice le siège des Archives des Indes, d'autres travaux furent entrepris, comme l'embellissement de l'escalier principal. C'est un édifice de forme carrée avec une vaste cour centrale. Il renferme de précieux documents qui permettent de recréer l'histoire des rapports entre l'Espagne et les colonies américaines d'outre-mer. La place d’Espagne Période artistique : contemporain - Période historique : XXe siècle La place est bordée de bancs en céramique peinte représentant toutes les provinces espagnoles. Elle fut construite à l'occasion de l'Exposition ibéro-américaine organisée à Séville en 1929. Aníbal González en est l'auteur. Il allia un style inspiré de la Renaissance aux éléments typiques de la ville : briques apparentes, céramique et fer forgé (œuvre de Domingo Prida). De plan semi-circulaire, elle est dominée par 2 tours accolées, de chaque côté de l'édifice central abritant les dépendances. Les deux tours sont reliées par des galeries en arcades en plein cintre percées de plusieurs porches. Une fontaine se dresse sur la place. Quartier Santa Cruz Période historique : XIIe siècle Le quartier de Santa Cruz se trouve dans le centre historique de Séville. En flânant dans ses rues, nous pourrons apercevoir des édifices datant du XIIe siècle, tels que l'Alcazar (Reales Alcázares) ou d'autres particulièrement remarquables, comme la cathédrale, les Archives des Indes, l'hôpital des Vénérables et l'hôtel de ville. Dans ce dédale de ruelles, nous trouverons aussi la paroisse du Sagrario et celle de Santa Cruz, ainsi que la chapelle Santa María de Jesús. Sans oublier deux couvents : celui de San José del Carmen et celui de la Encarnación. Nous devrions être séduits par le charme des rues sévillanes, la couleur des azulejos, et l'odeur des fleurs d'oranger. L’Alcazar de Séville Période artistique : Arabe - Période historique : Xe siècle C’est le témoin des noces de Charles Quint et Isabelle de Portugal. L'Alcazar de Séville est un ensemble palatial entouré de murailles. Pierre Ier le Cruel fit reconstruire l'ancien alcazar almohade pour l'aménager en résidence royale au XIVe siècle. Même si les styles mudéjar et Renaissance y sont dominants, on peut apprécier des témoignages de toutes les époques. Les jardins de l’Alcazar Les jardins de l’Alcazar forment l’un des grands ensembles de la cour espagnole et peut-être le plus ancien. Ils constituent la représentation la plus originale d’un style spécifiquement hispanique, le mudéjar, expression musulmane adaptée au monde chrétien. Depuis leur origine arabe, ils ont connu des transformations continues, en particulier pendant la Renaissance et sous le règne de Philippe III. Leur résultat est le délicat pavillon de Charles Quint dans la huerta de l’Alcôve, la magnifique galerie des Grottes et les jardins de la Danse, des Dames, des Galères, le jardin Rustique, etc. Les matériaux employés, comme les azulejos, ainsi que les éléments, canaux, fontaines, jets, etc. lui confèrent son caractère morisque si particulier. Parc Maria Luisa Période historique : XIXe siècle L’infante Marie-Louise-Fernande de Bourbon, duchesse de Montpellier, en fit don à la ville de Séville en 1893. En forme de trapèze, il est parcouru d'avenues très vertes (avenues Hernán Cortes et Pizarro). Les fontaines et les statues situées aux croisements des sentiers font du parc un musée de plein air. La fontaine aux lions et celle aux grenouilles sont les plus significatives. Parmi les étangs, on distingue celui des lotus et celui des canards. Place d’Amérique Période artistique : Contemporain - Période historique : XXe siècle Elle fait partie de l'ensemble urbain et artistique créé pour l'exposition ibéro-américaine de 1929. Oeuvre d'Aníbal González, elle se trouve à côté du Parc de Marie-Louise. Elle est bordée de trois palais de différents styles. Le premier, néogothique, est le Pavillon royal. Le second, néomudéjar, abrite le musée des Arts et des Traditions populaires. Le dernier, néo-Renaissance, est le siège du musée archéologique de la Province, où est conservé le Trésor du Carambolo qui est la plus importante découverte d'orfèvrerie préhistorique. Le quartier gitan (Triana) Il faut traverser le Guadalquibir pour y accéder. A ne pas rater pour l’ambiance, les azulejos, quelques jolis patios. Le marché couvert y mérite une halte toute particulière. Le monastère de la Cartuja (musée art contemporain) Le prix de l’entrée est très modique (1,60€) et les expositions réservent quelques surprises intéressantes et d’autres moins. L’endroit est très calme, peu de visiteurs et on peut flâner dans ces étonnants locaux très tranquillement. Ne pas rater la tonnelle couverte de glycines vers la sortie avec une jolie fontaine en son centre. C’est une bel espace de fraîcheur. Le Metropol Parasol L’ensemble architectural est pour nous une pure merveille et très très étonnant. Sur la place il offre de beaux espaces d’ombre. Des terrasses et des passerelles (accès : 3€/personne), on bénéficie de très belles vues sur toute la ville. Deuxième étape : Ronda et les villages blancs du 27 au 29 novembre Jour 5 : 27 novembre Grâce à notre repérage de la veille, nous rejoignons l’arrêt de bus (navette aéroport) sans problème. C’est une fois à l’aéroport que cela s’est un peu compliqué. Pour accéder à notre loueur de voiture, il faut rejoindre le point de rencontre du parking 2… Après quelques errements et questions posées à des employés dans le parking 1, nous finissons par trouver le « meeting Point » de Rent a Car. Mais là, point de navette. Après quelques hésitations, nous appelons le N) indiqué sur une affichette Mais nous n’avions pas bien regardé car il ne s’agissait pas de la même société…. Finalement, j’ai appelé sur le N° figurant sur la réservation et une quinzaine de minutes plus tard, une navette vient nous chercher. Le loueur se situe à quelques kilomètres de l’aéroport. Tout se passe ensuite sans souci et à la place d’une Opel Corsa nous avons le choix entre une Fiat 500 ou une Toyota Yaris. Choix de la Yaris. Programmation de TomTom et en route pour Ronda. Nous avons un peu moins de 190 km à parcourir. La route se fait sans problème et nous finissons par nous garer dans le parking sous-terrain sous la place centrale en début d’après-midi. L’hôtel est à environ 5 minutes à pied du parking. Installation et déjeuner (pique-nique) dans la grande chambre. Le temps s’est mis au gris et la pluie menace. Ronda : du village celtique d’« Arunda » à la capitale du royaume taifa alors nommé « Hisn-Rand-Onda », Ronda a aussi été « Laurus » la romaine. Les Rois Catholiques la récupèrent en 1485, alors qu’elle composait l’un des derniers bastions du royaume de Grenade. La ville se déveoppe ensuite pleinement aux 16e et 18e siècles. Un pont impressionnant sépare le centre historique surnommé « la ville » (la ciudad) d’une partie plus récente, appelée « le petit marché » (el mercadillo). Ronda est divisée en trois quartiers :

San Francisco, le plus ancien, El mercadillo, le plus moderne fondé après la Reconquista et le plus typique avec ses maisons et clôtures blanches. On y trouve le Parador de Tourisme, les arènes et le parc Alameda, La ciudad, la partie la plus ancienne comprenant les plus grands bâtiments, palais et autres lieux à visiter : les palais de Mondragón et Salvatierra, Casa del Rey Moro, la Puerta de Felipe V ou l'église principale.

Nous commencerons la visite de la ville par la Plaza de Toros (situé dans partie contemporaine de Ronda, el Mercadillo, ) : à quelques pas du Puente Nuevo se trouve l’arène la plus traditionnelle du pays. Elle fut construite en 1785 dans un style néoclassique et sa façade est de style baroque. Elle est considérée comme l’une des plus belles au monde et héberge le musée taurin.



Dans le manège attenant aux arènes, nous pouvons voir un cavalier s’entraîner au dressage de son pur sang andalou. Nous avons droit à quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant. Attirée par la boutique, Justine s’y rend sans se rendre compte qu’à ce moment-là elle sort des arènes et donc ne peut plus poursuivre sa visite. Après avoir montré nos billets à la caissière, Justine peut me rejoindre et nous pouvons terminer ensemble cette belle visite. Des arènes, direction le pont neuf et la ciudad. Le pont neuf (Puente nuevo) date du 18e siècle et propose une vue impressionnante sur la vallée du rio Guadiaro et la Sierra de Grazalema. Nous décidons de ne pas prendre le sentier qui descend sous le pont car son accès est payant. Nous prenons alors l’option de le traverser et d’aller visiter la ciudad. C’est le centre historique de Ronda. Une grande partie des monuments et maisons seigneuriales s’y trouvent concentrées. Jolie balade dans les ruelles et traversées de belles placettes. Sur le chemin du retour, nous bifurquons vers les remparts (en cours de restauration) avec l’intention d’aller visiter les bains arabes (Baños arabes) : ils ont la réputation d’être parmi les mieux conservés d’Espagne. Ses voûtes impressionnantes, arcs et colonnes datent des 13e et 14e siècles. Jolie visite.

Nous rejoignons ensuite le pont neuf en longeant le vieux pont arable et remontant vers le centre par une petite route pavée. Avant de regagner l’hôtel nous faisons une petite pause Chocolat / Churros à la terrasse chauffée du café des cloches (Campaniles). Nous nous promenons ensuite dans les rues animées de cette partie de la ville et rentrons à l’hôtel. Pour le restaurant, notre choix s’est porté (grâce au Guide du Routard) sur la Bodega El Soccoro. Ce fut un très bon choix. Justine y a choisi un plat d’œufs brouillés / chrorizo / Boudin noiret moi œufs brouillés / champignons / jambon de pays. Le tout accompagné d’une bière pour moi et d’un verre de vin blanc pour Justine. Pour dessert, flanc aux œufs pour Justine et riz-au-lait pour moi. Trop de cannelle sur le riz au lait… Dommage ! En sortant du restaurant, Justine rentre se reposer à l’hôtel et moi je repars faire un tour pour faire des photos de nuit du pont et des ruelles et monuments de la vieille ville. Les ruelles seront pour moi tout seul ! Quel calme !

Bonne nuit et bon petit déjeuner… enfin copieux car sinon, les croissants pas terribles ainsi que les yaourts. D’ailleurs, je ne reprendrai pas de croissant le lendemain…. Notre deuxième journée (grise, très grise) est prévue pour visiter les villages blancs. Jour 6 : 28 novembre Grazalema : le village conserve des restes de l'époque romaine et musulmane. C’est un des plus beaux de la province et le meilleur exemple des villages blanc, dont les monuments les plus importants sont la Fontaine Romaine, l'Église de Nuestra Señora de la Aurora et l'Église paroissiale de la Encarnación.



Situé dans le Nord-Est de la province, la plus montagneuse et la plus élevée, c’est curieusement ici qu’il y a la plus grande pluviosité de la péninsule. Sur son territoire communal se trouve El Torreón, le sommet le plus élevé de la province, et la source du río Guadalete, qui traverse la province de l'Est à l'Ouest. Tout son territoire communal se trouve dans le Parc naturel de la Sierra de Grazalema. Après avoir déposé Justine sur une petite place à l’entrée du village, je suis allé me garer un peu plus loin. Juste à côté de la place une belle statue représentant un encierro, tradition locale. A la recherche de toilettes, nous traversons le marché et en trouvons à côté de la maison du tourisme où nous récupérons également un plan de la ville. Jolie balade dans les ruelles jusqu’au lavoir et à la fontaine aux têtes assez spéciales (époque a priori wisighote).

La visite terminée, nous prenons la route de Zahara de la Sierra. Avant d’arriver au village installé à flanc de montagne, nous longeons une retenue d’eau… presque sans eau. Ici la sécheresse semble se faire durement ressentir. Nous nous garons en bas du village et entamons une belle montée. Les ruelles sont jolies et nous finissons par nous poser sur une place à côté de l’église. Là je décide de monter jusqu’à la tour de garde et Justine de m’attendre sur un banc. Le chemin grimpe bien. Je passe devant un fauconnier qui attend les touristes probablement pour une démonstration de dressage et après quelques minutes de montée accède à cette tour de garde. La tour par elle-même n’est pas exceptionnelle mais le point de vue est très beau, tant sur le village que sur la vallée, le plan d’eau et au loin le village de Grazalema.

De retour sur la placette, nous décidons d’y pique-niquer. Nous y serons juste « dérangés » par un couple d’asiatiques avec leur gamin qui joueront à se faire peur et se courir après pendant quelques minutes. Et surtout nous bénéficierons d’un très beau point de vue. Nous reprenons ensuite la route avec l’intention d’aller voir les artisans du cuir du village d’Ubrique. Une fois dans le village, nous constatons, dans la rue principale, que toutes les boutiques sont fermées. Et en plus après avoir tourné plusieurs fois, nous ne trouvons pas de places de parking a proximité. Nous décidons alors de partir sans s’arrêter et nous dirigeons bers le village d’El Bosque où il s’avérera qu’il n’y a rien à voir…. Alors sur le retour vers Ronda, on décide de passer par Ronda la Vieille. Pour y accéder, la route traverse des vallons cultivés et les paysages sont jolis. Mais nous trouverons porte clause une fois sur place. Ronda la vieille ou Acinipo : situé à 20 km de Ronda, à 1000 mètres d’altitude, le site occupe une position stratégique. Occupée depuis le Néolithique, Acinipo révèle la présence d’homme à l’âge de cuivre et de bronze. Lors des dernières fouilles, une série de cabanes protohistoriques circulaires ont été mises à jour. Toutefois, c’est avec les romains que la ville d’Acinipo connait son apogée, et en particulier à partir de la fin du 1er siècle, comme l’indiquent les grandes constructions de cette époque. Acinipo apparaît pour la première fois dans des textes de Ptolémée et de Pline l’Ancien. Considérée comme le premier établissement de la colonie de Ronda, Acinipo a aussi été longtemps connue sous le nom de Ronda la Vieille (Ronda la Vieja). En réalité, les deux villes d’Acinipo et de Ronda coexistèrent à l’époque avec le nom de Arunda.

Je ferai quand même quelques photos du site à travers les grilles du parking et nous retrerons à Ronda. Arrête en route pour quelques photos de coucher de soleil sur les vallons et oliviers. De retour à l’hôtel, surprise. Tout semble fermé ce soir à Ronda. Nous avions projeté de retourner à la Bodega… En solution de repli, nous finirons par nous installer dans la pizzeria MicalAngelo. Ce fut finalement un bon choix. Accueil sympa, pizza bonnes et addition légère. Du 29 novembre au 30 novembre : Malaga Jour 7 – 29 novembre Cette journée sera principalement consacrée à la visite des cités balnéaires de Marbella à Malaga. Malheureusement sous la pluie qui ne nous quittera pas quasiment de Ronda à Malaga. A l’entrée de Marbella, nous nous sommes arrêtés pour acheter des mandarines à un marchand au bord de la route. Mais il n’en avait pas… finalement je lui ai acheté un grand filet d’oranges qui se révèleront très bonnes. A Marbella, juste un arrêt pour se promener sur le port. En sortant du parking nous croiserons un monsieur revenant de faire ses courses, petit sac cadeau d’une grande marque à la main…. Beaux bateaux, belles voitures, menus hors de prix dans les restaurants. Vite nous sommes repartis, entre deux averses vers Malaga. La côte ne représente aucun intérêt. Et finalement nous arriverons en tout début d’après-midi en ville. Sur les conseils de la propriétaire du petit appartement que nous y avons loué pour une nuit, nous nous garerons dans le parking sous-terrain de l’Alcazar. En sortant du parking, nous accédons directement à une grande place, longée d’un côté de terrasses de bars et restaurants. Au hasard, nous nous posons dans l’un d’entre eux et finalement, le hasard a bien fait les choses. La paella au lapin du menu était bien bonne (ainsi que notre entrée d’ailleurs). Pour un prix très raisonnable, nous avons finalement très bien mangé. Ensuite, cela a été un peu galère pour trouver notre appartement car l’adresse que nous avait donné la propriétaire n’était pas connue des gens du quartier et différente de clle que j’avais sur le voucher de Booking. Tout s’est finalement bien arrangé, sauf que l’appartement était vraiment très très petit et très peu équipé. Toutefois, situé a proximité des vieux quartiers de Malaga, nous avons pu aller nous promener autour de la cathédrale la nuit tombée. Nous ne verrons donc pas grand chose de cette grande ville qui semble très riche au niveau culturel (beaucoup de musées). Comme la météo semble s’arranger pour le lendemain, nous décidons donc de maintenir notre balade au Caminito del Rey, sur la route de Grenade. 3eme étape : Grenade du 30 novembre au 05 décembre Jour 8 – 30 novembre Matin : caminito del Rey Départ le matin assez tôt (vers 8h15), et bien sûr, au sortir du parking, nous partons dans le mauvais sens ! Incorrigibles que nous sommes ! Notre GPS a vite fait de nous rappeler à l’ordre et très vite nous prenons la bonne route et sortons de Malaga. Le temps est comme prévu revenu au beau, même si en s’enfonçant un peu dans les montagnes quelques nuages refont leur apparition. Arrivés vers 9h30 a proximité du site, nous nous garons en bord de route et partons vers l’entrée du Caminito en passant par un long tunnel sans éclairage. Ce sera peut être la partie la plus difficile pour Justine car côté vertige, aucun souci maintenant. A l’entrée du Caminito (à 1,7 km du bord de la route), je peux prendre sans souci les tickets d’accès même sans avoir réservé. C’est l’avantage du hors saison. Et nous partons après avoir reçu les consignes de sécurité à respecter sur le site et le port du casque (de chantier) obligatoire. La balade est sympa et sans aucune difficulté. On alterne des passages sur des passerelles en bois et sur des sentiers. Les vues sur les gorges sont belles. Cette promenade est une bonne coupure nature au milieu de toutes nos visites de villes, villages, musées et monuments divers. Je ne sais pas sir cette balade est aussi agréable en pleine saison compte tenu du succès du site. Mais là, en cette fin de mois de novembre, nous avons bien apprécié. Bon, il est vrai qu’un peu plus de soleil et quelques degrés en plus auraient quand même étaient les bienvenus !

Au bout du Caminito, il y a possibilité d’aller prendre une navette (à environ 1,5 km de la sortie du site) qui pour 1,55€ ramène les visiteurs vers les parkings du point de départ. Sinon, il faut refaire les 7 km de balade (plus le km et demi pour rejoindre la route) dans l’autre sens. De retour à la voiture, nous prenons la direction de Grenade. Arrêt pique-nique dans la montagne dans un coin sympa en bord de route. Et nous arriverons à Grenade en début d’après-midi. Sur la route, par sms, nous avons pris contact avec Domingo, le propriétaire de l’appartement que nous avons loué dans le quartier de l’Albaicin. Il nous a indiqué un parking gratuit à l’entrée du quartier. Pratique et économique ! A peine sommes nous arrivés sur le parking que Domingo reprend contact avec nous et nous propose de nous rejoindre en scooter pour nous monter le chemin. Parfait ! Aussitôt dit, aussitôt fait et quelques minutes plus tard nous faisons connaissance. L’appartement est à environ 7mn à pied du parking. Idéal ! L’appartement ? Superbe ! IL se situe dans une vieille maison maure que Domingo retape petit à petit. Dommage qu’il fasse si froid car nous ne pourrons pas profiter du très joli patio. Dommage qu’il fasse si froid également à l’intérieur de l’appartement ! Nous n’arriverons pas à le chauffer correctement pendant toute la durée de notre séjour. Pas par manque de radiateurs mais suite à une isolation très approximative. L’air froid passe sous la porte d’entrée et par les fenêtres…Vraiment dommage car l’appartement est très bien et si un jour nous revenons à Grenade, j’essaierai de le louer de nouveau car il est très bien situé et vraiment très sympa. Et Domingo ! Il nous donnera plein de conseils et explications. Pour rejoindre à pied l’Alhambra le lendemain matin, des suggestions aussi de visites, des conseils pour faire les courses dans le quartier, etc. Plusieurs fois pendant le séjour il nous contactera pour savoir si tout va bien ! Grenade : aux pieds de la Sierra Nevada, entre le Darro et le Genil, se dresse l’une des villes les plus intéressantes de l’Andalousie orientale. À son impressionnant héritage Al-Andalus s’ajoutent ses joyaux d’architecture Renaissance et ses installations les plus modernes, représentatives du XXIe siècle. Dernière ville reconquise par les Rois Catholiques en 1492, Grenade est baignée d’arômes arabes inimitables. Sa gastronomie, son artisanat et son urbanisme sont définitivement marqués par son glorieux passé. Fontaines, miradors et cármenes, ces maisons entourées de jardins caractéristiques de la ville, contribuent à en dessiner les secrets inoubliables. C’est à juste titre que l’un de ses anciens quartiers, l’Albaicín, est inscrit au patrimoine de l’humanité tout comme l’Alhambra et le Generalife.

Après-midi : visite du quartier de l’Albaicin et promenade sur la carretera del Darro En sortant de l’appartement, nous partons en repérage pour l’accès à l’Alhambra par le chemin que nous a indiqué Domingo pour le lendemain matin. Dans ce sens c‘est parfait, ça descend ! Les ruelles sont belles et je suis en train d’avoir un joli coup de cœur pour ce quartier. Arrivés au vieux pont que nous traverserons demain pour rejoindre l’Alhambra, nous poursuivons notre chemin le long du Darro et rejoignons le centre de la vieille ville. Mais pas question d’aller plus loin cet après-midi, alors nous remontons dans l’Albaicin par les belles ruelles. Nous atteignons le belvédère et profitons de cette belle, mais froide, fin d’après-midi pour voir le coucher de soleil sur l’Alhambra depuis cette place très animée. Nous rentrons ensuite plus ou moins directement à l’appartement après avoir fait quelques courses et s’être un peu perdu. Nous aurons même quelques difficultés pour retrouver la ruelle qui conduit à l’appartement… Coucher de bonne heure car notre challenge, pour le lendemain, c’est d’être avant 9h00 dans l’Alhambra ! Jour 9 : 1er décembre Pari tenu. Nous sommes au pied de l’Alhambra vers 8h30. Domingo nous avait prévenu. La montée est sévère par ce chemin. Une pause vers la mi parcours s’avère nécessaire. Justine peine. Mais cela a le mérite de bnous réchauffer car ce matin il faut autour de –3°… Nous serons dans le site vers 8h45. Il est presque vide. Les allées et buissons sont couverts de givre. Le ciel est d’un bleu azur magnifique.

Premières visites des jardins, des bains maures. Nous tentons d’entrée dans les palais Nasrides et nous nous faisons refouler. Notre réservation est pour 30mn plus tard et donc avant l’heure… Nous en profitons pour faire un tour dans le palais de Charles Quint qui ressemble à un bloc de très mauvais goût au milieu d’un site où tout n’est que beauté et harmonie ! Impossible de tout décrire en quelques mots : les palais Nasrides, l’Alcazar, les musées dans le palais Charles Quint (gratuits et chauffés !)… Finalement nous ferons une pause pique nique en milieu de journée au bord d’un bassin, dans les jardins à côté du Parador. Nous nous amuserons à y nourrir les poissons rouges et distribuer quelques miettes de pain aux moineaux pas farouches.

Puis direction le Generalife et ses jardins et jeux et jets d’eau. Nous l’avions gardé pour la fin de cette visite et nous avons bien fait ! Que c’est beau ! Magnifique même ! Que les architectes de l’époque étaient ingénieux pour amener et faire circuler toute cette eau. Tout n’est que fontaines, bassins, canaux d’irrigation ! Jusqu’à cet étonnant escalier d’eau ! Là je suis séduit et bluffé ! Au printemps tous ces jardins doivent être magnifiques couverts de fleurs ! Car déjà que c’est très beau en hiver ! Nous quitterons le site vers 15h30, soit près de 7h après y être entrés. Nous avons pris une allée qui descend vers le Darro et qui traverse un beau parc arboré. C’est l’automne et la grande allée est couverte de feuilles mortes. Nous rejoignons la place neuve et de là nous prenons un minibus de ville (C2) pour rejondre l’Albaicin en passant par le quartier de Sacromonte. Petite visite du quartier… en bus… Nous ne nous arrêtrons pas pour aller visiter une des maisons troglodytes ou assister à un concert de flamenco. Nous laissons nos places aux passagers de plusieurs bus de tourisme garés à proximité. Mais il est trop tôt finalement pour retourner à l’appartement et du coup, nous redescendons, à pied cette fois, vers la place neuve en traversant le quartier de l’Albaicin. Arrivés sur la place, c’est l’heure du goûter (un peu plus de 17h) et nous craquons pour un « chocolate/Churros » . Et là, je ne vous dis pas la taille des churros ! Dégustation faite, nous repartons en bus (le C1 cette fois, plus direct) et rentrons à l’appartement. Il y fait froid et nous n’arrivons pas à faire monter la température. Alors soupe, pipi, les dents et au lit ! Repos bien mérité après cette très belle journée. Jour 10 : 2 décembre (vieille ville et monastère de la Caduja) Ce matin, une fois n’est pas coutume nous ferons une petite grasse matinée. Nous avons quitté l’appartement vers 10h30. Bus et direction le quartier de la cathédrale. Au programme, la cathédrale, la chapelle royale, l’Alcaïceria (ruelles de l’ancien souk), puis direction Corral del Carbon (ancien caravansérail)… Bon pour ce dernier, à voir si vous passez devant mais il ne vaut pas le détours selon moi. Puis nous partons visiter la Casa de los Tiros. Petit musée très sympa (gratuit pour les ressortissants de l’Union Européenne).

En sortant du musée, compte tenu de la température, nous décidons de renoncer à notre traditionnel pique-nique et entrons directement dans le restaurant en face du musée. C’est plutôt bonne pioche. Le serveur est sympa, parle français et le menu est bon et pas trop cher. En revanche, un peu comme partout ici, l’isolation n’est pas terrible et nous n’arriverons pas à nous réchauffer. En sortant du restaurant, nous décidons de suivre les conseils de Domingo et partons vers la monastère de la Caduja. Bus puis fin du trajet à pied. Nous arrivons sur le site vers 15h45 et y resterons jusqu’à sa fermeture ou presque à 18h. Il n’y a pas grand monde (nous croisons juste un bus de touristes portugais en arrivant). L’entrée n’est pas trop chère (5€ avec audio guide) et cet endroit que Domingo nous avait décrit comme étonnant tient toutes ses promesses ! Nous n’apprécions pas habituellement le style rococo mais ici, finalement, cela passe plutôt bien. Etonnante cette croix en trompe l’œil qui selon la légende aurait épuisé un pigeon qui cherchait désespérément à s’y poser ! Etonnantes ces statues en bois aux drapés et franges si finement ciselés qu’on croirait vraiment du tissus ! Belles ces grilles ! Son cloître paisible ! Enfin, nous tombons sous le charme de l’endroit, son calme (nous serons les deux derniers visiteurs) et avons même un peu de mal à en sortir. Cela ne s’explique pas, c’est un sentiment sans aucun doute très personnel. D’autres resterons peut être indifférents au lieu. Mais nous nous avons beaucoup aimé. De retour à l’appartement, j’adresse d’ailleurs un message de remerciements à Domingo de nous avoir conseillé cette visite.

Nous sommes rentrés à pied à l’appartement. En passant nous nous sommes arrêtés à un autre belvédère qui donne sur l’Alhambra mais la vue y était moins belle. Et comme la nuit était tombée, avant de rentrer, nous faisons un petit tour dans l’Albaicin pour faire quelques photos de nuit, un dernier passage au mirador pour voir l’Alhambra, quelques courses dans une des épiceries du quartier ainsi qu’à la boulangerie (achat d’un gallego (assez gros pain, mais j’avais demandé à la boulangère quel nom ils lui donnaient ici).

L’Alhambra ou la splendeur des Nasrides Période artistique : Arabe - Période historique : XIVe siècle L'Alhambra est un superbe ensemble de constructions et de jardins. Les peupleraies y sont denses, et confèrent une ombre et une fraîcheur agréables, agrémentées par les abondants jeux d'eau et ruisseaux. Elle fut le plus grand centre politique et aristocratique de l'occident musulman. L'enceinte du palais est composée de cours rectangulaires d'une grande beauté, aux nombreuses fontaines, sans oublier les édifices Nasrides où demeuraient les rois et leurs serviteurs. L'édifice le plus ancien est l'Alcazaba. L'une des constructions les plus importantes est la tour de guet qui offre un panorama spectaculaire sur l'Alhambra. La cour des Lions et sa fontaine forment l'un des plus beaux ensembles de l'enceinte. Le Generalife Période artistique : Arabe - Période historique : XIIe siècle La « huerta » royale : il s'agissait de la résidence de campagne du sultan, la huerta qui approvisionnait les palais et la zone de villégiature de la noblesse. Cet aspect de grand verger fut obtenu en déviant le cours du Darro à travers des canaux qui conduisaient jusqu'au Généralife. La cour du Canal, à la grande beauté multicolore, sert d'entrée à l'enceinte. L'édifice est composé de deux corps situés aux extrémités d'une grande cour, avec un bassin au centre. Sur les flancs du Cerro del Sol, se trouve la cour d'agrément du Généralife, construite aux XIIIe et XIVe siècles. Les vues que l'on peut y admirer sont d'une beauté extraordinaire. Casa de los tiros Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIe siècle De l’extérieur, elle ressemble à une forteresse. C’est une demeure seigneuriale ou maison de noble. Ses tours sont carrées et surmontées de créneaux. Cette maison appartenait à la famille Granada Venegas. Son blason et sa devise sont présents sur la façade, mais aussi à l’intérieur de l’édifice : « Le cœur commande ». La salle principale est connue sous le nom de « Cuadra Dorada » (Écuries dorées). La décoration polychrome du plafond est magnifique. Son intérieur abrite le musée Casa de los Tiros. Du mardi au dimanche : 9h00 / 15h30 – Gratuit pour membres UE. La cathédrale Période artistique : Renaissance - Période historique : XVIIIe siècle, XVIe siècle Diego de Siloé trouva la solution parfaite pour accoupler une coupole Renaissance à un ensemble de facture gothique. Il unit le plan circulaire à la basilique, ce qui lui valut la reconnaissance des architectes de l'époque. Le chœur résume à lui seul la splendeur de cet édifice. Sa coupole est ornée de vitraux d'une grande beauté, ainsi que de sculptures et peintures d'Alonso Cano. On peut admirer trois portes magnifiques : celle de l'Ecce Homo, celle de saint Jérôme et celle du Pardon, montrant de superbes reliefs sur la foi et la justice. La façade principale est de facture baroque. Les stalles du coro sont plateresques. Les chapelles latérales contiennent de précieux retables et tableaux. L'ancienne salle capitulaire est aujourd'hui le siège de l'exposition du trésor de la cathédrale, dont certaines pièces sont également regroupées dans son musée et dans la sacristie. La chapelle royale Période artistique : Gothique - Période historique : XVIe siècle Elle symbolise la présence castillane à Grenade et y devint le symbole de l'influence de la monarchie. Située à l'intérieur de la cathédrale, Enrique Egás entama sa construction en 1506. Elle est de style gothique, alors que depuis quelques temps déjà, la Castille avait adopté le style Renaissance. Elle abrite les sépulcres des Rois catholiques, mais aussi ceux de leur fille Juana et de son époux Philippe le Bel. L’Albaicín C’est le quartier arabe andalou par excellence. Habité depuis le XIe siècle, c’est sous la dynastie nasride qu’il se transforme en solide foyer urbain accueillant les médinas, les principales résidences et les grandes mosquées. Pour le visiter, un itinéraire part de la Plaza Nueva, contiguë à la place Santa Ana, où se dresse l’église du même nom. La basilique avait été projetée par l’architecte de la Renaissance, Diego de Siloé. Les travaux ont commencé en 1501 et se sont achevés soixante-deux ans plus tard. Sa façade est magnifique, de même que la tour mudéjare et la grande chapelle, décorée d’une belle armature de faîtage mauresque.

Jour 11 – 03 décembre Au cours de cette journée nous avons décidé d’aller visiter des villages troglodytes (Guadix, Purullena et Marchal) et tenterons de visiter le château de Calahorra (car ouverture a priori aléatoire). Première étape de la journée : Guadix. Située plus à l'intérieur des terres, au cœur de la province de Grenade, Guadix est considérée comme l'une des plus anciennes zones de peuplement humain d'Espagne. Nous y avons fait le tour de la ville et celui de l’Alcazar (qui ne se visite pas) avant d’accéder au quartier des maisons troglodytes. Nous décidons de ne pas visiter les maisons privées et privilégions celle de la maison d’interprétation. Bien nous en a pris car cette visite est très intéressante. Des films instructifs sur l’histoire et la construction des caves. Et puis dans quelques salles, des animations par jeux d’ombres sonorisées. Nous sommes également montés sur un belvédère accompagnés de touristes portugais. Jolies vues sur le quartier et notamment sur les cheminées des caves aux formes si particulières. Deuxième étape : château de la Calahorra situé à12km de Guadix, municipalité de La Calahorra. Il se trouve au sommet d’une colline (1250 mètres) dominant la zone dénommée Marquesado del Zenete (marquisat de Zenete). Pour accéder au château il faut prendre un chemin empierré. Une fois au pied du château, mes craintes se sont malheureusement avérées. Il est fermé et a priori n’ouvre que le mercredi. Dommage car l’extérieur est étonnant et nous aurions bien aimé le visiter. D’autant plus que le propriétaire était présent et venait de faire une visite privée avant de verrouiller les portes. Nous n’étions pas les seuls à nous trouver plantés là devant la grosse porte en bois fermée à clef. Il nous ne est resté que la possibilité d’en faire le tour et de profiter de la vue sur toute la région du haut de cette colline où est bâti ce château.

En descendant, comme c’est l’heure de déjeuner nous cherchons un restaurant dans le village. Nous repérons une auberge où beaucoup de voitures sont stationnées devant. Signe d’une bonne adresse ? Nous tentons le coup et ne serons pas déçus. Ici la spécialité c’est le cochon ! Tout est fait maison et nous nous régalons. Pour ceux qui passent par là, l’auberge s’appelle Labella. Etapes suivantes : les villages de Purullena et Marchal. Purullena situé dans la Hoya de Guadixest réputé pour être un des villages les plus représentatifs de l'habitat dans les grottes. Nous ne ferons qu’y passer car rien n’est aménagé pour en rendre la visite intéressante. Le petit village de Marchal surprend dans un paysage spectaculaire ayant comme toile de fond la Sierra Nevada. Dans son centre, on y trouvera de nombreuses habitations troglodytes, où se détache l’étonnant palais (rose) des Gallardo (en fait nous n’avons pas trop apprécié ce bâtiment). Nous ferons une jolie promenade au milieu des oliviers et grimperons sur un petit belvédère où nous dérangerons les habitudes d’une petite famille, leur petit chien essayant de nous en chasser à force d’aboiements. Cette jolie balade terminée, nous décidons de poursuivre notre route en direction du plateau. Et dans un lacet, nous passons juste à côté d’un groupe de bouquetins qui broutent sur le bas-côté. Joli petit moment car j’ai pu m’arrêter et profiter de ce spectacle. En fin de journée, nous rentrons à Grenade et avons la chance de retrouver une place dans ce parking gratuit. Jour 12 – 04 décembre Nous avons décidé de consacrer la journée à une balade dans la Sierra Nevada dans les villages de l’Alpajurra. Au départ, gros souci ! Notre GPS ne fonctionne plus… Et bien sûr, du coup nous partons dans la mauvaise direction. Arrêt dans une station service pour acheter une carte routière de la région. Mais comme on ne s’en sort pas non plus avec la carte, on se replie sur le guidage avec le téléphone de Justine. Situéeà seulement 46 km de Grenade, la sierra de La Alpujarra est un site naturel jalonné de sources d'eaux thermales aux propriétés thérapeutiques. Nous avons traversé, sans s’arrêter, la station thermale de Lanjarón. Nous avons en effet privilégié la visite des villages blancs situés juste au-dessus avec les sommets enneigés de la Sierra Nevada en toile de fond. Le premier village est celui de Pampaneira. C’est le plus touristique. Les bus de touristes s’y arrêtent. Il est très joli. Ses ruelles sont belles dans lesquelles nous avons trouvé de nombreuses boutiques, notamment de tisserands. Nous sommes arrivés de bonne heure le matin dans ce village et nous l’avons visité quasiment tout seul. Nous prenons le temps de flâner et de visiter quelques boutiques dont une qui nous a fait craquer avec ses beaux métiers à tisser et filer en bois. Nous pique-niquerons sur un banc de pierre au bout du petit parking, au soleil et avec vue sur les sommets enneigés de la Sierra. Quel beau souvenir que ces sandwiches au pâté de foie de canard gras amené spécialement pour une occasion comme celle là. Ensuite, nous reprenons la route pour les villages de Bubion et Capileira. Les deux sont beaucoup moins touristiques et nous préfèrerons le second. Ces deux villages sont plutôt appréciés des randonneurs et nous y trouverons beaucoup plus d’auberges et de gîtes que de boutiques. Nous nous promènerons longuement dans ce dernier au calme et dans des ruelles d’une belle blancheur. Puis nous continuerons notre route jusqu’à la fin de la partie goudronnée. Là je vais poursuivre un peu à pied attiré par les sommets enneigés de la Sierra et les belles vues sur la vallée. Retour en fin de journée vers Granada. En traversant le village de Pampaneira nous pourrons voir que les bus annoncés sont bien là. Quelle chance de l’avoir visité le matin, sans personne ! Comme d’habitude nous nous garerons dans le parking gratuit et nous passerons une dernière soirée tranquille dans ce bel appartement de l’Albaicin. 4eme étape : Ubeda et Baeza Jour 13 – 05 décembre Nous sommes partis de bonne heure pour Ubeda. Bonne surprise après quelques kilomètres dans les avenues de Grenade, nous retrouvons le guidage de notre GPS. Nous traversons le pays des oliviers. Il y en a à perte de vue. Telles des vagues de l’océan, ils recouvrent toutes les collines jusqu’à leurs sommets plus ou moins escarpés. Nous arriverons à Ubeda en milieu de matinée. Dans cette ville qui fait partie du patrimoine de l’humanité, il y a beaucoup de sites à visiter. Impossible de tout voir en quelques heures. Nous nous concentrerons sur l’ancien hôpital réhabilité en centre culturel. Magnifique cage d’escalier, petite chapelle (lieu de concert maintenant). Puis nous repartons vers le centre historique où nous effectuerons donc quelques visites dont la synagogue de l’eau. La visite est très intéressante même si nous l’avons trouvé trop rapide. Cette synagogue avait été perdue dans l’histoire de la ville. Et c’est un promoteur qui voulait construire des logements et un parking à la place de vieilles maisons qui a découvert ces vestiges au moment des travaux. Quelle belle découverte ! Seule synagogue où il reste trace d’une source d’eau et son bassin de purification. Accolé, le logement du rabbin. Dommage que les photos y soient interdites et que la visite guidée soit aussi rapide. Repas de midi dans une pizzéria de la rue centrale de la vieille ville. Belle surprise également. Nous y avons choisi le menu complet à 10€ . Mais pour les amateurs de pizzas, mieux vaut venir avec un très gros appétit car ici, il n’y a qu’une seule taille de pizza : très très grande. D’ailleurs, la plupart des clients repartent avec leurs restes dans un emballage carton. Avant de partir pour Baeza, nous nous balladons dans les rues de la ville. Impossible de tout visiter car nous n’en avons pas le temps (ni le budget d’ailleurs, car à force toutes ces visites finissent par coûter cher !). Nous arriverons à Baeza en fin d’après-midi (les deux villes sont très très proches (une petite dizaine de kilomètres) et nous nous installerons dans le joli petit hôtel Aznaitin, situé à une centaine de mètre du centre historique. Une fois installés, et conseils pris à la réception pour le repas du soir, nous partons à la découverte nocturne de la ville. Pour nous Baeza est plus belle qu’Ubeda avec ses rues médiévales pavées, ses belles places et fontaines. Côté restaurant, pour une fois le hasard ne nous a pas porté chance. Attirés par la possibilité de manger une soupe chaude, nous nous décidons d’entrer dans un petit restaurant situé sous les arcades de la grande place de la ville. Nous nous installerons à côté d’un joli feu de cheminée. Erreur pour moi, je n’avais pas vu que dans mon dos, derrière de fins rideaux, il y avait une fenêtre…. Chaud devant, froid derrière… Vraiment pas agréable ! Quant au repas ! Pour ma part je n’ai pas voulu de soupe et bien m’en a pris. Justine a eu droit à un potage au gras de cochon… beurk ! Moi j’avais pris une assiette d’aubergines grillées couvertes de lardons de jambon. Bon mais froid… Seule l’addition a été « chaude »…. 5eme étape : Cordoue (06 au 08 décembre) Jour 14 – 06 décembre Nous passerons la matinée à Baeza et y visiterons notamment la cathédrale. Du haut de son clocher je pourrai apprécier les belles vues sur la ville et sur les oliveraies environnantes. Puis en fin de matinée nous prendrons la route pour Cordoue distante de 150 km et organisons notre rendez-vous avec la propriétaire de l’appartement que nous y avons loué, dans la vieille ville. Notre arrivée est prévue pour 14h / 14h15. Pour pouvoir circuler je lui ai communiqué le numéro d’immatriculation de notre voiture de location et nous avons rendez-vous devant l’entrée du parking sous-terrain où la propriétaire a une place réservée. Après quelques difficultés nous trouvons cette adresse mais personne ne nous attend. Je me gare tant bien que mal sur le trottoir et reprenons contact avec la propriétaire. Tout fini par se caler et je peux aller garer la voiture dans la petite place (heureusement que c’est une petite voiture !). L’appartement est situé à moins de 5mn du parking se situe sur une grande avenue de Cordoue à proximité de la place du temple romain. Très bien situé mais très froid et très peu équipé ! Une fois installés, nous y pique-niquerons et partirons à la découverte de la ville. Nous découvrirons le marché de Noël ( plaza de las Tendillas) avec en son centre une belle statue équestre et dominée par un monumental phénix, puis celle de la Corredera (autrefois des corridas étaient organisées sur cette place sur laquelle donnent 360 fenêtres. Nous nous baladons dans les jolies ruelles, nous perdrons souvent et découvrirons quelques merveilles. Nous gardons la visite de la Mezquita pour demain. Et comme il fat très froid, en rentrant à l’appartement nous nous arrêtons dans un petit troquet (le café Gloria) en tout début de soirée pour essayer de nous y réchauffer. C’est un endroit avec moins de 10 tables et beaucoup d’habitués. De l’extérieur il ne paye pas de mine et c’est probablement ce qui nous y a attiré (avec en plus le fait qu’il se situe à moins de 100m de l’appartement). Cette fois nous ne nous sommes pas trompés. Ce premier soir, je me suis régalé avec une des spécialités de la maison, le ragoût de taureau (rabo de toro). Le dessert sera pour nous l’occasion d’un fou rire. J’ai choisi du riz au lait… et il y avait plus de lait que de riz… Alors Justine, moqueuse m’a demandé « il est comment ton riz ? » et moi sur le ton des « Tontons flingueurs » appréciant leur gnole, de répondre « y’en a ! ». Bref, le plat était excellent mais ils ont des progrès à faire sur les desserts ! Jour 15 – 07 décembre Quelle bonne intuition de terminer notre voyage par Cordoue et le dernier jour par la Mezquita ! Nous y sommes arrivés assez tôt mais pas assez ! Beaucoup, beaucoup de monde ! Longues files d’attente au travers de la cour des orangers pour acheter les billets d’entrée. Fort heureusement cela passe assez vite et nous pouvons nous approcher de l’entrée. Une fois à l’intérieur commence l’émerveillement ! Je ne trouve aucun mot pour décrire ce site. Ici tout est beauté et harmonie avec ces doubles arches, ces centaines de colonnes, cette lumière tamisée. Bien sûr, nous aurions pu craindre l’intégration de la cathédrale dans la mosquée. Charles Quint n’avait il pas regretté en son temps d’avoir accordé à ses architectes de démolir une partie de la mosquée pour y construire la cathédrale. N’aurait il pas dit, ce que vous avez construit vous aurez pu le faire partout ailleurs alors que ce que vous avez détruit n’a nul autre endroit de comparable !

Fort heureusement tout est relativement bien intégré et le site est exceptionnel ! Nous mettrons presque 3 heures pour en faire le tour sans voir le temps passer. Sortis vers 13h30, nous achèterons un sandwich et poursuivrons notre visite le long des remparts, traverserons le Guadalquibir jusqu’à la tour de la Calahora. Puis nous visiterons les écuries royales, le quartier de San Basilio dans lequel est organisé un tour des patios andalous (que nous ne ferons pas), la petite synagogue, etc. Nous retournerons au marché Zoco pour y faire quelques achats (Noël approche !), serons émerveillés par des artisans du cuir (le fameux cuir de Cordoue) et terminerons notre journée par une visite du musée archéologique. Ce dernier sera également une belle surprise avec de très beaux objets exposés et la reconstitution originale du cirque romain. Et nous conclurons notre séjour à Cordoue par un dernier repas au café Gloria, ravis par cette magnifique journée. La mosquée cathédrale Période artistique : arabe - Période historique : VIIIe siècle La mosquée de Cordoue est un mélange de styles architecturaux superposés, qui se sont succédé pendant neuf siècles, au fil des différentes phases de construction et de modification. Située en plein cœur du centre historique de la ville, la mosquée de Cordoue est l'un des plus beaux monuments de l'art musulman d'Espagne. La mosquée fut érigée par l'émir musulman Abd al-Rahman Ier en l'an 785, sur les vestiges d'une ancienne église wisigothe, l'église San Vicente. La mosquée fut agrandie à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Ainsi, Abd al-Rahman III ordonna la construction d'un nouveau minaret. En 961, Al-Hakam II élargit la base de l'édifice et décora le mihrab. La dernière modification fut entreprise par al-Mansur en 987 et influença l'agencement intérieur. Le résultat est un magnifique labyrinthe de colonnes, à double rangée d'arcades, qui associent les arcs en plein cintre et les arcs en fer à cheval. En 1523, après la conquête chrétienne, une cathédrale a été érigée au sein de la mosquée. Plusieurs ornements de cette cathédrale sont dignes de mention : le grand retable, le retable baroque et les stalles du coro, en bois d'acajou. Le mihrab, l'élément le plus noble de la mosquée, est l'un des plus importants du monde musulman. Les mosaïques byzantines et le marbre sculpté viennent compléter la décoration. L'entrée se fait par la cour des Orangers. Environnement : Alcazar, musée archéologique provincial, église du couvent Sant Francisco. Les remparts Période historique : Xe siècle Les remparts arabes entouraient et protégeaient la ville, il n'en reste aujourd'hui que plusieurs pans de murs et quelques portes. Les portes aujourd'hui conservées de la muraille sont les suivantes : celle de Sevilla (XIVe siècle), située entre la rue Puerta de Sevilla et l'avenue du Corregidor, celle d'Almodóvar (également connue sous le nom de Puerta del Nogal) et celle du Puente, à côté de la mosquée-cathédrale, qui fut reconstruite au XVIe siècle. Le centre historique conserve également deux arcs : celui du Portillo et celui de Belén. La synagogue : la splendeur de l’époque médiévale Période artistique : Mudéjar - Période historique : XIVe siècle Avec la synagogue du Tránsito de Tolède, elle constitue l'un des exemples les plus représentatifs de ce genre de bâtiment au Moyen Âge. L'accès à cette synagogue de petite taille se fait à travers une cour. La porte d'entrée est richement décorée de yeserías mudéjares et présente trois petits balcons en forme d'arc lobé, ornés de psaumes sur l'alfiz. Le mur Est de la synagogue abrite le tabernacle. Environnement : Quartier juif. Musée archéologique : à la croisée des cultures Le musée archéologique de Cordoue propose une collection très complète, de la Préhistoire au Moyen Âge. On peut y admirer une importante collection consacrée à la préhistoire et à l'archéologie locale, à travers des pièces provenant des cultures ibère, romaine et wisigothe. Les collections islamiques, mudéjare, gothique et Renaissance sont également dignes d'intérêt. Pour leur valeur historique et artistique, il convient de mentionner le lion ibère de Nueva Carteya et la sculpture romaine du dieu Mithra. Les travaux d'agrandissement du musée ont récemment mis à jour le plus grand théâtre de l'Hispanie romaine, qui fait partie de la visite. Fin du voyage : retour aéroport Séville Jour 16 – 08 décembre Matinée tranquille et nous nous préparons doucement avant de reprendre la route et rejoindre l’aéroport de Séville. Les deux villes sont distantes d’environ 130 km. Sur le chemin j’ai reçu un message de la propriétaire qui me demandait de laisser en liquide le montant de la location du parking dont elle ne m’avait jamais parlé avant. De toute façon trop tard, nous étions sur l’autoroute ! La restitution du véhicule de location était prévue au plus tard à 13h00. Nous sommes arrivés à l’heure. Aucun souci lors de la restitution et la navette du loueur nous ramène au point rencontre de Rent a Car au parking 2. Notre vol de retour pour Toulouse était prévu à 16h40. Malheureusement nous partirons avec plus de deux heures de retard (mais pas assez pour prétendre à une indemnisation car il aurait fallu dépasser les 3h…) et nous arriverons à Toulouse trop tard pour prendre le train à Matabiau pour rejoindre la maison (dernier train à 20h00). Nous nous rabattrons donc sur un taxi et l’adition sera lourde…. Mais ce que nous retiendrons de ce voyage c’est la gentillesse de toutes les personnes que nous avons croisées, toujours prêtes à nous renseigner, souriantes. Nous retiendrons bien sûr la beauté des sites visités, le froid qui nous a accompagné de Grenade à Cordoue, la douceur de Séville et la merveille architecturale de la Mezquita.
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Escapade andalouse
Bonjour à ceux qui vont me suivre sur les chemins d'Andalousie 🙂

Séville m'attirait depuis longtemps mais faisait partie des villes que "j'aurais bien le temps de voir un jour". J'ai ma petite liste comme ça de voyages faciles, destinations proches dont je me dis bêtement que ce sera... quand je serai vieille 😕

Et puis la décision a été prise rapidement: une semaine de vacances imprévue début juillet, une compagne de voyage motivée, le prix d'un billet d'avion dérisoire sur un vol très court.

Un petit circuit classique est prévu: Séville, Cordoue, Ronda, Conil de la Frontera.
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Mes voyages à Madrid (balades, musées, gastronomie)
J'ouvre ce carnet pour vous raconter mon récent séjour dans la capitale espagnole (janvier 2017)

Pour plus de détails par quartiers et thématiques, et des centaines de photos, c'est sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.fr/madrid/

Nous séjournons à Madrid pour la seconde fois, toujours hors saison. La première fois fut en novembre 2013 et malheureusement le beau temps ne fut pas toujours au rendez-vous. Nous avions passé quelques heures au Prado (c'est tellement grand) vu une expo à Thyssen, visité le musée de la Reina Sofia, le musée d'Amérique, le musée Cerralbo, le musée de Ferrocaril (je voyage avec un fan), le palais royal, le parc du Retiro, et nous sommes baladés dans le centre mais pas assez à notre gout (enfin, pas assez de jour et par beau temps, donc pas trop de photos finalement)

Il s'agit pour ce deuxième séjour de flâner de nouveau dans le centre-ville, découvrir les quartiers de Chueca et Malasaña, retourner au Prado et à Thyssen, visiter d'autres musées.

Après un AR à 64€ pour deux (!) déniché avec Ryanair, le voyage a bien failli tomber à l'eau suite à l'annulation 5 jours avant de notre hôte Airbnb… Et oui, difficile de trouver de bonnes affaires si peu de temps avant le départ ! Par chance, en appelant Airbnb, ils ont consenti à nous offrir un coupon de réduction de 100€ pour compenser, ce qui nous a permis d'élargir le champ de recherche. Avec une arrivée tardive à plus de minuit dans le centre (oui, les billets sont moins chers, c'est pas pour rien !) pas si simple, mais nous avons finalement trouvé au pied de la station "Delicias", pas en plein centre mais non loin, et le métro étant propre et pratique, pas de soucis, ouf !

Nous voilà donc débarqués à 1h du matin dans les lieux, après un périple en avion puis 3 lignes de métro différentes, soit presque 1h30 de transport, aie !

Petit hic, pas de chauffage dans l'appart, à part un petit appareil d'appoint dont le vrombissement titille tellement les oreilles qu'il est impossible de dormir avec. Le réveil pique un peu, surtout dans la salle de bain bien fraîche ! Tant pis…

Premier jour :

La chance nous sourit et c'est avec plaisir que nous découvrons un beau soleil illuminant nos pas pour la journée. Vu l'heure tardive d'arrivée, autant dire que le réveil le fut également. Après un casse-croute dans la chaîne espagnole "100 montaditos", spécialisée dans ces mini-sandwiches déclinés de 100 façons, nous décidons de remonter à pied vers le centre. Le but étant de flâner tranquillement et de prendre les photos qui nous faisaient tant défaut lors de notre précédent périple. Nous passons devant le musée de la Reina Sofia, remontons à Lavapies, avant d'atteindre le "bario de las Letras" un peu plus haut. En ce début d'après-midi, tout semble tranquille, certaines rues évoquent plutôt un grand village qu'une capitale trépidante ! Nous flânons un peu sur la jolie place de Santa Ana.











Nous remontons ensuite vers un quartier plus commerçant et plus animé, notamment la jolie calle Mayor, pour atteindre la Puerta del Sol, coeur battant de la capitale espagnole, toujours noire de monde et offrant un certain spectacle de rue (on pouvait admirer Alien se faisant prendre en photo par des touristes, entre autre…) Petit encart à l'entrée du musée "Ratoncito Perez", petite souris version espagnole. Non pas pour le visiter mais pour prendre en photo ma jolie frimousse et celle de ma petite cousine, que j'ai emmenée avec moi !



Nous parcours la très animée et jolie calle del Arenal jusqu'à la place de l'Opéra, puis la place d'Orient, faisant face à l'imposant palais royal. Cette grande place fut d'ailleurs ouverte par Joseph Bonaparte (qui laissa un souvenir impérissable au peuple espagnol…), verdoyante, on admire le soleil sur les jolies façades ocres des immeubles entourant le Théâtre royal. Nous voulions admirer la vue depuis la place d'Armes, devant le palais, mais ce dernier est actuellement fermé à la visite pour cause de réception officielle, et il en va de même pour l'accès à la place ! Heureusement que nous l'avions visité la dernière fois, sinon la chance n'aurait vraiment pas été au rendez-vous ! Tant pis pour les quelques touristes déçus…





La nuit commence doucement à tomber, nous incitant à effectuer une petite "pause" à l'intérieur de la cathédrale de la Almudena. Tout aussi imposante que le palais, il ne s'agit pas de l'église la plus gracieuse qu'il nous ait été donné de voir. L'intérieur, néo-gothique, est plutôt austère, hormis quelques chapelles et vitraux modernes qui ne furent pas au gout de tous lors de l'inauguration.

Alors que nous nous apprêtions à repartir, un panneau indiquant la direction de la crypte attire notre attention. Une belle "forêt de colonnes" est annoncé, ainsi que des tombeaux. Curieux, nous allons voir. L'entrée est seulement soumise à une donation "libre" d'un euro au moins par personne. J'en profite pour souligner le manque d'amabilité du gardien, nous demandant d'où on vient et levant les yeux aux ciels lorsque nous répliquons que nous sommes Français… Nos compatriotes l'auraient-ils énervé ? Peu importe ses états d'âmes, nous entamons la visite. La crypte, néo-romane, est plutôt jolie sans être extra-ordinaire non plus. Malheureusement les chapelles les plus intéressants ne bénéficient pas d'un éclairage suffisant nous permettant de les admirer, et cadenassées, l'accès en est impossible. Tant pis ! Nous ne regrettons pas la visite pour autant.





Nous repartons vers la calle del Arenal pour une pause "zumo natural" (jus d'orange frais) dans la chaine espagnole "Café y té", aux prix finalement quelque peu surévalués, et service à revoir. Nos pieds nous ont portés des heures durant notre périple dans les jolies rues du vieux Madrid, ils ont donc besoin d'un peu de repos ! Avant la pause, nous entrons dans la petite église San Gines, mignonne sans plus, mais comportant quelques jolies chapelles. Petit détour également par le marché central San Migueul, tout en fer et en verre, plutôt reconverti en stands de tapas aux pris... surévalués là aussi. Pourtant c'est plein !

Après ce repos bien mérité, nous retournons sur nos pas pour trouver le restaurant réservé sur Eltenedor, Lafourchette espagnole. Petit resto canarien sans prétention au cadre simple, un accueil chaleureux et une nourriture préparée à la demande. Bon mais finalement pas léger (fromage frit et avec de l'huile paprika et coriandre, pommes de terres avec ces mêmes huiles, et poissons en panure), nous avons du mal à finir ! Petit marche en direction du métro, que nous prendrons pour rentrer, avec le plaisir de retrouver des stations propres et bien entretenues.



Pour résumer mes impressions, je reste sur mon ressenti du voyage précédent : Madrid est une capitale que je trouve sous-évaluée. Bien qu'elle ne possède pas énormément de monuments majeurs, je la trouve quand même jolie (enfin le centre "historique") avec ses petites rues piétonnes et animées, se jolies façades ocres, une architecture globalement cohérente et homogène (bon quelques édifices années 60 pas terribles mais pas trop en plein centre). La ville a une âme, parait authentique, et j'aime bien l'ambiance ! Si elle ne possède pas la magnifique architecture moderniste de Barcelone, je préfère tout de même la vieille ville de Madrid à celle de Barcelone, comme quoi tous les gouts sont dans la nature !

Suite à venir...
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Escapade au Portugal, de l'Algarve à la capitale
Bonjour à tous ! 🙂

En avril dernier, nous sommes partis en famille à la découverte d'un nouveau pays (en ce qui nous concerne), le Portugal. Ce voyage s'est partagé en deux, entre une partie 'road trip' dans la région de l'Algarve, et l'autre partie consacrée à la découverte de la capitale : Lisbonne.

Entre plages sauvages de la côte ouest, falaises jaunes de la côte sud, et beautés monumentales (et gastronomiques) de la capitale, retour sur un voyage qui nous aura enchanté dans sa globalité, autant les petits que les grands !



Préambule

Après de longs mois de traversée d'un hiver particulièrement maussade, le besoin de s'évader commençait sérieusement à se faire ressentir. Cette année, deux contraintes ont guidé notre projet vacances de printemps : 1. petit budget, et 2. pas en voiture (cette dernière n'étant pas en état de nous emmener bien loin ..).

Après passage en revue des destinations au départ des aéroports des environs, nous jetons notre dévolu sur Lisbonne. Cela fait un certain temps que l'on en entend parler autour de nous, et les retours sont systématiquement positifs = "vous allez adorer" - "idéal pour des vacances en famille" - etc .. Ce sera donc au départ de Bordeaux, et le vol se fera avec EasyJet (je rappelle le critère petit budget^^).

Ensuite, nous nous sommes penchés sur un semblant d'itinéraire, combinant notre goût pour le mode road trip nature, et la visite de la capitale qui apparemment est incontournable. Nous décidons de louer une voiture pour un circuit de 3 jours dans l'Algarve, puis remonter à Lisbonne pour les 4 derniers jours. Voiture louée chez Europcar, rien à signaler. Pour les logements, nous avons préféré un point de chute unique dans l'Algarve, à Aljezur, nous permettant de rayonner facilement entre la côte ouest et la côte sud. Côté Lisbonne, nous avons choisi de nous excentrer un peu, tout en se positionnant stratégiquement par rapport aux lignes de métro. Nous avons donc trouvé un appartement spacieux en face du parc Gulbenkian, au terminus de la ligne de métro venant de l'aéroport, et sur la ligne qui va au centre ville. Le voyage organisé, ne restait plus qu'à gentiment poireauter jusqu'à ce 17 avril 2018 ......

Jour 0 Voiture, bus, Avion, bus, Voiture .. et pizza !

Aujourd’hui, c’est une journée de trajet qui nous attend. Départ de Bordeaux, qu’il faut déjà rejoindre par 1h30 de voiture. Arrivé là-bas, le parking longue durée est complet, fort heureusement nous avions réservé notre place à l’avance, pour un tarif imbattable (35€ la semaine). De là, une navette nous amène jusqu’à l’aéoport, où nous prenons la direction du terminal ‘low cost’. Il a été refait le mois dernier, et nous appréhendions de vivre les mêmes soucis que les usagers qui y ont subi les bugs des premiers temps. Il n’en fut rien, passés comme une lettre à la Poste, embarquement en suivant dans un avion siglé de la compagnie EasyJet, et c’est parti pour 2h de vol (on reste constant dans la durée des vols pour le moment, ça se passe bien avec les enfants).

​Atterrissage à Lisbonne, il fait beau, et la semaine s’annonce assez favorable, malgré que l’on soit dans l’hiver.

​Nous rejoignons la zone des locations de voiture, pour récupérer celle que nous avions réservée à l’avance. Là encore, nous avons joué la sûreté avec une compagnie ‘sûre’, et affublée d’excellents retours pour l’agence de Lisbonne Aéroport : Europcar. Une Ford Punto récente, Diesel, 5 portes, pour 3 jours avec deux sièges enfants et le télépéage = 180€. Rien à signaler, remise des clés rapide, sièges installés, plus qu’à prendre la direction de l’Algarve.

​Nous nous engageons assez rapidement sur le célèbre pont Vasco de Gama, interminable ! Et de l’autre côté, nous sommes rapidement surpris par le nombre impressionnant de nids de cigogne que l’on retrouve partout, dès que c’est un peu en hauteur (les pylônes électriques en comptent parfois plus d’une dizaine). Le soleil se met rapidement à décliner, la journée touche presque à sa fin, quand nous approchons de notre objectif : Aljezur. Mais quelques kilomètres avant, nous passons près du village d’Odeceixe, au même moment où le soleil s’apprête à passer sous l’horizon. Une lumière sublime sur le petit village surplombé de son moulin, un joli timing pour réaliser la première photo de cette escapade portugaise !



Nous finissons par arriver à Aljezur, de nuit donc, où nous retrouvons notre hôte qui nous guidera jusqu’à notre location, une jolie maisonnette typique, sur les hauteurs, offrant une vue panoramique sur les environs. La maison n’est pas très grande, mais elle offre ce qu’il faut.

Après une pareille journée, pour le moins exténuante, et rien dans le frigo, nous décidons de manger local en allant chercher ….. des pizzas ^^ Ok, pour le local, on repassera. Mais on ne se voyait pas aller au restaurant vu l’état de fatigue de tout le monde, et notamment des enfants !

Le dîner aura raison de nous, et nous voilà endormis pour recharger les batteries.

Jour 1 Algarve - Cote ouest

Le lendemain matin, je descends en bas du village, par de jolies ruelles sacrément raides, jusqu’à une épicerie fine, permettant de nous procurer de quoi petit déjeuner, faire des sandwichs pour le midi, et à dîner pour le soir. Après un bon petit déjeuner avalé, nous décidons de commencer la journée à pied, par une balade dans les vieux quartiers d’Aljezur. Le soleil est déjà de plomb, ça chauffe vite .. ça promet pour la suite ! Crème solaire indispensable !



Après cette agréable balade en boucle, entre le château (du moins ce qu’il en reste) et le bas de la cité, nous repassons par la location pour prendre les pique-niques et prenons la route pour aller découvrir les principales plages de la côte ouest. Nous commençons par la plage d'Amoreira, jolie au demeurant, mais les conditions ne nous permettront pas franchement d’en profiter, à cause des embruns qui forment comme un brouillard nous privant quasi totalement de visibilité.



Nous descendons alors plus au sud, pour découvrir la plage d’Arrifana. Nous en profiterons pour déjeûner face à ce superbe panorama. Nous n’avons pas pris le temps de descendre jusqu’en bas, n’y voyant pas nécessairement un intérêt particulier, surtout vis-à-vis du temps que prendrait l’aller-retour. Nous préférons pousser encore plus loin, pour admirer la Praia Da Bordeira. Avec ses nombreux sentiers aménagés sur des pontons de bois, elle nous a offert un spectacle incroyable de vagues gigantesques poussées par un vent off shore, qui formait une dentelle au dessus de ces monstres qui s’éclataient sur les falaises, tout près de nous. Spectacle saisissant !



Nous continuons la piste jusqu’à la Praia do Amado, puis nous réengageons sur la route principale, pour continuer, toujours direction sud.

Prochain arrêt, la Praia do Castelejo (comprenez ‘château’), nommée ainsi à cause de son rocher représentant, sans besoin de trop d’imagination, un château fort. Comme pour Amoreira, les embruns rendent la vue bouchée, et la marée haute nous empêche de nous aventurer sur la plage, plage qui se limite à une zone de quelques mètres carrés. En revanche, je garde l’endroit dans un coin de ma tête, notamment pour le coucher de soleil, si jamais nous sommes dans le coin, ça peut être très chouette.



Nous filons donc plus au sud, jusqu’à ne plus pouvoir aller plus bas, et nous retrouvons donc au Cap San Vicente, et son phare, surplombant de hautes falaises. Autant jusqu’ici, sur la côte ouest, nous n’avons pas croisé grand monde, c’était même franchement très calme, autant là, à la croisée de l’ouest et de la côte sud (connue pour être très touristique), on commence à sentir la différence. Le parking est jonché de bus, du monde partout, des vendeurs itinérants sont là aussi, pour des souvenirs ou des gourmandises .. bref, l’ambiance change du tout au tout, et on regrette assez vite nos plages désertes !



Vue l’heure, nous prenons tout de même la décision de partir sur la côte sud, direction lagos, et sa Ponta da Piedade. La lumière s’estompe, nous passons à côté du phare et descendons les nombreuses marches jusqu’au plongeoir de la pointe, niché à l’abris de falaises à la couleur flamboyante.



L’heure tournant, nous reprenons la route de l’ouest, avec la maison en ligne de mire, et la possibilité d’un détour pour le coucher de soleil en fonction du timing.

Finalement, nous retournerons à la Praia Do Castelejo, où la marée basse nous permet de profiter pleinement de la plage et approcher le rocher à la forme qui a sans nul doute inspirer le nom de cette plage. Beaucoup d’embruns, l’air est chargé, ce n’est pas idéal pour les images mais nous profitons quand même pleinement de la magie de ce coucher de soleil.



Puis nous rentrons à Aljezur, pour un dîner à la maison, et une grosse nuit.



Jour 2 Algarve - Cote Sud

Le lendemain, nous avons pour projet de reprendre un peu la côte sud, là où nous l’avons laissée la veille, du côté de Lagos.

Mais avant cela, un petit crochet par Odeceixe, pour déambuler dans ce petit village, de jour. Nous nous garons tout en bas, puis remontons les ruelles au hasard, avec le moulin comme point de repère. L’endroit est très charmant, peu fréquenté, et les maisons d’un blanc éclatant agrémenté de jolies touches de couleurs nous immergent totalement dans un décor typique de l’Algarve. Nous arrivons finalement au moulin, près duquel une terrasse est aménagée pour profiter du panorama sur la ville.



Après cette agréable étape, nous prenons donc la route de Lagos, pour y voir un peu plus clairement la jolie vue que l’on peut y trouver. Nous nous garons sur le parking près du restaurant O Camilo, depuis lequel la vue est superbe. Des petits sentiers permettent d’atteindre des plateformes, parfois jonchées de jolies fleurs jaunes.



Certains passages demandent d’avoir le pied sûr ! Les couleurs donnent un côté paradisiaque à l’endroit. Nous descendons également les escaliers de bois pour atteindre la plage en contrebas, Praia Do Camilo, où quelques personnes prennent le soleil. La plage, au sable fin, est nichée entre les imposantes falaises de couleur ocre. L’eau est turquoise, avec un tel décor, on se croirait en Australie. Un tunnel taillé dans la roche permet de traverser la falaise et atteindre une autre plage (Praia Da Boneca).



​Après une petite étape rafraîchissante dans les ruelles de Lagos, nous continuons de longer la côte, direction l’est vers Abufeira, pour y découvrir la plage de Benagil et sa célèbre grotte. L’accès à cette grotte mythique, sans doute l’une des plus belles, peut se faire à la nage (pour les plus courageux), ou en bateau, si tant est que les conditions soient suffisamment bonnes pour pouvoir débarquer. Nous n’avons pas tenté le coup, et avons simplement observé cette grotte d’en haut.

Mais l’intérêt y est beaucoup plus limité, et ça ne vaut pas vraiment le coup à mon goût.

Nous poursuivons donc rapidement vers Praia Da Marhina, et l’arche d’Albandeira, où les paysages sont là encore magnifiques avec ces couleurs incroyables.



A chaque fois, des parkings permettent d’approcher les sites, et les accès sont relativement bien fléchés. Une fois garés, ne pas hésiter à se promener le long des nombreux sentiers, tout le long de cette côte regorge de merveilles.



Nous pourrions aller encore bien loin, à ce rythme, jusqu’à Faro, mais nous décidons de varier les plaisirs, et de s’éloigner de la côte, pour découvrir les richesses à l’intérieur des terres, et trouver aussi un peu de fraîcheur, car le soleil tape fort !! L’heureuse élue sera Silves, une jolie cité offrant une forteresse, une cathédrale, un pont, et des centaines de cigognes !!



Nous laissons la voiture le long du fleuve, puis montons en direction de la forteresse (ça grimpe). Arrivés au château, que nous comptions visiter, nous apprenons qu’il a fermé à 16h .. il est 18h en même temps, c'est plutôt l’heure de l’apéro que d’une visite.



Nous nous installons donc en terrasse d’un bar pour y déguster quelques tapas et nous désaltérer.



Une nouvelle journée de passée, nous repartons vers Aljezur que nous atteignons à 20h. Le soleil n’est plus très loin du lit, et après une photographie de la cité d'Aljezur et son château aux lumières du couchant, nous tentons le coup pour assister aux dernières lumières sur la plage la plus proche, et potentiellement photogénique, la Praia Amoreira.



Il faut tout de même un bon quart d’heure pour la rejoindre, et arrivés là-bas, les conditions ne sont toujours pas idéales. Ciel bouché, peu de lumières, cela n’empêchera pas d’en rapporter quelques images.

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5 Days in Porto in September 2017 (Full Travel Journal)
Tuesday, September 12 We had to get up early that day to leave our house at 3:30 AM, as our flight from Lyon Saint-Exupéry was scheduled for 6:35 AM. In the end, our Transavia flight took off with a delay.



I’d found a round-trip flight from Lyon to Porto on the Transavia website for 58 € per person, including only a carry-on bag.



Before landing at Porto Airport, we flew over the Douro River and the famous bridge between Porto and Vila Nova de Gaia.



The Douro flows into the Atlantic Ocean.

From the airport, we took the metro, which starts above ground before diving into Porto’s underground.



Once we’d dropped off our bags at the hotel, we set off to explore Porto.







You can’t go to Portugal without riding a tram—it’s a must! So we took an old tram (Line 1) to the beach.







The Guindais Funicular connects Praça da Batalha, high up in the city, to Ribeira in the historic center near the quays.



We didn’t take it—going down the stairs was fine. A one-way ticket costs 2.5 €.





The Dom Luís I Bridge is one of the city’s icons. Built between 1881 and 1886 by engineer Théophile Seyrig, a disciple of Gustave Eiffel,





The historic Ribeira district, once run-down, is undergoing an urban revival. Porto is gradually regaining its former splendor.



Old mansions with crests are being restored, splendid façades adorned with azulejos, Baroque-style churches, yellow trams, ancient shops, trendy restaurants, hip bars, boutiques, and design hotels!





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21-Day Trip to La Gomera and La Palma
Travel Journal: 21 Days in La Gomera and La Palma From February 6 to February 26, 2024

Tuesday, February 6 We left around 9 AM with our car, along with Pierre-Paul and Patricia, heading to the Bluepark parking lot in Bartenheim. As expected, we were awaited and left promptly for EuroAirport Basel. Took off at 12:25 PM for a 4-hour-15-minute flight under excellent conditions. Beautiful arrival in Tenerife with Teide in sight under a clear blue sky. Fifteen minutes later, we waited for bus No. 40 to Los Cristianos with quite a few other tourists, but we managed to find four seats. From the bus station, it was a 20-minute walk to our hotel. We checked into a lovely apartment for the four of us, complete with all the comforts. Outside, it was quite warm—at least 25°C! After dropping off our luggage, we went for a stroll. The immediate surroundings of the hotel held no interest for us: a modern, concrete area filled with hotels, bars, tourist agencies, and unappealing restaurants all offering the same bland international cuisine. Pat went to cool off at the pool, unfortunately overrun by loud, drunk English tourists. I took a walk to the paseo maritimo that leads to the port, skirting the seafront. The promenade was pleasant, but it could have been any seaside resort in the world—same old scene: a succession of bars with blaring music where many elderly people sipped cold beers waiting for the sunset, the backdrop a wall of resort-style hotels resembling rabbit hutches! Upon reaching the port, I scouted the route we’d take the next day to the Fred Olsen ferry. Back at the apartment, in the early evening, we looked for a non-touristy restaurant for dinner. Monique stopped a woman to ask her opinion! In this area, she told us, there’s no restaurant that serves Canarian or Spanish cuisine! The only place with decent restaurants is at the port. Off we went to the port, where we sat down at Al Bordo restaurant and ordered a seafood paella for four. Excellent, and at a very reasonable price (36 € for two). We returned to the hotel along the seafront.

Wednesday, February 7

Woke up at 6 AM. Had breakfast in the apartment with what we’d bought the day before at a supermarket. It was still dark when we left on foot toward the port, walking along the calm seafront at this early hour. Forty minutes later, we arrived and waited 10 minutes before the ferry docked. At 9:30 AM, we left the port of Los Cristianos for a 50-minute crossing on a calm sea under a beautiful blue sky. There were quite a few people on this large ferry, but many had no luggage, meaning they were visiting La Gomera for the day and would take the ferry back in the evening. Upon disembarking, we went straight to our rental car agency to pick up the car we’d booked online a few months earlier. It was a nice Peugeot 2008, spacious enough for the four of us and our luggage. We immediately took the beautiful road from San Sebastián that climbs directly into the mountains toward our rental in Vallehermoso. The road was in perfect condition—it seemed brand new, like all the others we’d take on this island later. This side of the island is very arid with little vegetation, and the terrain is particularly rugged, as it is throughout the island. We stopped at our first miradors, which would be followed by many more throughout our Canarian trip. Our first visit was to the small village of Agulo, perched on a promontory above the sea and at the foot of a high cliff. The village features typical Canarian houses with windows flush with the façade and black volcanic stone masonry on white or reddish-brown walls. The first recommended restaurant was already booked for a group, so we settled for the shaded terrace of the excellent El Alameda bar-restaurant. From Agulo, you can access the Abrante viewpoint via a winding road, where the view of Agulo, 600 meters below, is exceptional. A glass ledge over the void lets you test your fear of heights!

We drove to Vallehermoso to do our grocery shopping at the supermarket—a habit that would continue until the end of the trip. Our little house, "Casa rural El Encatadora," is located in a beautiful flower-filled valley a few kilometers west of Vallehermoso. Each of us had a bedroom with an en-suite bathroom, plus a living room, kitchen, and a small terrace overlooking the quiet street at the valley’s end, which didn’t bother us at all.

Thursday, February 8 The good weather seemed to follow us since our arrival in the Canary Islands. This morning, we took the road—still as beautiful and new—toward Arure, high up to the west. The landscape was magnificent, with breathtaking glimpses of the sea far below. In Arure, we parked in front of Conchita’s bar, where a hike (Rother No. 30) starts toward two viewpoints: Alojera, which we reached after 45 minutes on a lovely path. Monique, tired from the first steep climb, stopped at the first viewpoint and hitchhiked back to Arure. Meanwhile, we continued toward the second viewpoint, Los Barranquillos, where the view of the surroundings was partially hidden by misty clouds rising from the sea. The entire mountain is sculpted by ancient, endless terraces climbing until the slope becomes too steep for construction—visible traces of the hard work of past inhabitants trying to survive in a harsh environment. We had a decent lunch at La Conchita bar, then drove to the small seaside town of Puerto la Caleta, sheltered by an immense cliff plunging into the sea. Black sand beach, rough sea—despite our encouragement, Pat didn’t dare to swim! As for the old village of Caleta, it’s perched on the mountainside, and visiting it requires climbing steep, stair-filled alleys to discover a few traditional houses. Back at the casa, dinner in, and card games...

Vallehermoso

Friday, February 9 This morning, the sky was overcast, and the peaks around us were shrouded in clouds. We took the same road as yesterday to hike Las Creces. Quickly gaining altitude, we entered a thick fog—visibility was very limited. We stopped at the Las Creces parking lot; visibility improved, and the sun wasn’t far off. The hike is entirely within a beautiful laurel forest, with the sun playing hide-and-seek, but it wasn’t cold despite the altitude. After finishing the loop trail, we decided to picnic—not there, as it was too chilly—but on Vallehermoso’s beach, where we found a nice picnic area sheltered by large black rocks. A short digestive walk on the surrounding hill to admire the little beach from above. Back in Vallehermoso, we did some grocery shopping, then tried to return to the casa—only to find ourselves locked out because we’d left the key in the lock inside! After several attempts and with the help of Yéli, a relative of the owner we called for help, we were finally able to get back in!

Saturday, February 10

It rained last night, and the sky remained overcast. Monique decided to rest this morning. PP, Pat, and I set off on the hike that starts from the house toward the Marichal reservoir. The sun wasn’t far off, and by 11 AM, it was fully out. The pleasant hike passed by many flower-filled gardens and orchards—orange, lemon, and mandarin trees in fruit. The path climbed gently toward the reservoir, where the view of the Cano rock dominating the landscape was magnificent. The last part of the climb was a bit tough, overgrown with lush vegetation, and the trail was slippery from last night’s rain. We descended via a different, much more pleasant path and returned to the casa just in time for lunch, prepared by Monique. This valley is rich with its many farmers and market gardeners who’ve cultivated the entire valley, taking advantage of the water flowing down from the mountain, captured upstream and redistributed through countless pipes snaking along the paths. Numerous tanks also store water during dry periods. The houses are scattered across both sides of the valley, and these colorful little homes add a beautiful touch to the landscape. The many palm trees give this valley a distinctly tropical feel—you could almost imagine yourself in the Caribbean. Add to that some salsa music drifting from a hut where farmers were working, and the picture is complete. A well-chilled beer apéro capped off a lovely morning. The afternoon was dedicated to rest, relaxation, reading, and games.

Sunday, February 11 The blue sky returned, though a few clouds still capped the highest peaks. Today, we visited Garajonay National Park, which covers the highest central mountains. Up there, we were above the clouds, and the panoramas from the various viewpoints were stunning: first, Cherelepin, accessible from the Laguna Grande parking lot, then Alto de Garajonay, offering an exceptional view of Teide—over 3,000 meters high—emerging from the clouds on Tenerife, far in the distance. We continued to the Los Roques viewpoints, then stopped for lunch at the Degollada de Peraza restaurant, where the view of the barranco was impressive. We descended toward San Sebastián and checked into our new lodging, La Cabezada, located in the countryside about 3 km above San Sebastián. It’s a small apartment adjacent to the owner’s, with a lovely terrace overlooking the surrounding mountains and surrounded by a beautiful garden. Apéro, then dinner on our beautiful terrace.

Monday, February 12 This morning, we went down to visit San Sebastián de La Gomera: its old tower, main street with some beautiful traditional houses, and the Church of the Assumption. Back at the casa for lunch. In the afternoon, Pat, PP, and I set off on the short hike from San Sebastián beach to La Guancha beach. We drove down and parked on the beach. The path climbs along the hill overlooking San Sebastián, passes by the tall Christ statue dominating the landscape, and roughly follows the coast down to the isolated Guancha beach. A beautiful hike under a hot sun, and a swim was welcome, even if the beach and sea access weren’t very comfortable due to large pebbles and quickly deepening water. Apart from two nudist bathers, there was no one on this beach. We returned the same way.

Tuesday, February 13 Rest day. We went down to town to stroll and do some shopping. I took the opportunity to visit the parador, beautifully situated above the city in a lovely garden overlooking the port and town. Together, we went for a cuba libre at the "Cuba Libre" bar, then had lunch at Breñusca (mediocre paella!). Back at the casa, then we went back down to town to see a carnival parade, a "passacalles," which actually passed an hour earlier than scheduled. Oh well.

Wednesday, February 14 Each to their own program this morning. Pat went swimming at San Sebastián beach, Monique rested at the casa, and PP and I set off on the hike from Playa de Avalos to the Ermita de Guadalupe on Playa del Cangrejo. It wasn’t easy to find the right road or the parking spot, but we managed. The path seemed to have suffered landslides, according to a sign at the trailhead! We decided to check it out, ready to turn back if it seemed too dangerous. In the end, apart from one or two slightly tricky spots where we had to climb a pile of rocks, the trail remained passable, though a bit vertigo-inducing in places. The narrow path clings to very vertical cliffs nearly 300 meters above sea level! But what a magnificent view. At one point, the trail runs alongside a wall of basaltic pipes. We returned via the drivable track that parallels the trail a bit lower. Back at the house for lunch. In the late afternoon, we returned to town to attend the "Entierro de las Sardinas" (Burial of the Sardine), which closes the Canarian carnival festivities. While waiting, we strolled through the parador’s gardens and had mojitos in town. Around 9 PM, we heard the noise and cries of the mourners. The procession advanced, led by a large papier-mâché sardine on a float, surrounded by wailing mourners. The procession headed toward the sea, where the sardine was burned, and a mini fireworks display ended the procession. It was all very good-natured, and everyone had fun. We ended the evening with dinner at a good fish restaurant, El Pajar.

Entierro de la Sardina in San Sebastián de La Gomera

Thursday, February 15

Woke up at 5:15 AM. The only suitable ferry was at 7 AM, which would get us to La Palma by late morning rather than evening. We packed our bags, had breakfast, then headed to the port, left our rental car, and boarded the ferry to Tenerife, from where we’d continue to La Palma. Calm sea, beautiful sun—by 10:30 AM, we disembarked in La Palma. We picked up our car and immediately headed to our new apartment in Breña Alta. It’s a large apartment with a superb terrace facing the sea, fully equipped and very comfortable. The hosts recommended Casa Goyo restaurant, near the airport and close to us. It’s a restaurant with many small rooms, some of which can be reserved for families. The fish-based cuisine (chipirones, pulpo) was excellent, hearty, and reasonably priced. Since it’s in the airport’s flight path, we occasionally heard planes landing. Quick and efficient service. Afterward, we visited Santa Cruz de La Palma, which reminded us of the historic quarters of La Orotava in Tenerife or the capital of Gran Canaria.

Friday, February 16

Beautiful weather, blue sky. We headed to the San Bartolo viewpoint toward the northeast coast, then to the lovely village of San Andrés, which we explored. From there, we walked along the shore to the natural pools of Charco Azul, where we swam in the cool but "swimmable" sea. Back in San Andrés for lunch at the "San Andrés" restaurant on the beautiful church square. Very good fish-based meal. We got back in the car and continued along the north coast to the port of Espindola and the natural pools of Fajana near the Cumplida lighthouse. A fairly strong wind whipped up beautiful waves crashing onto the rocky coast in bursts of foam. Back in Santa Cruz, we stopped at the Mercadona supermarket to buy fresh shrimp for dinner. San Andrés

Saturday, February 17

Uniform blue sky, even on the heights. We took the beautiful road that winds up to the summit of the Caldera de Taburiente. Several viewpoints offer 360° views of the entire island and beyond: you can make out La Gomera, El Hierro, and, of course, Tenerife with the perfect triangle of Teide. We parked at the Los Andes viewpoint parking lot and started our hike to Pico de la Cruz along a trail following the ridge, offering superb views into the caldera. We got back in the car and passed by the Roque de los Muchachos astronomical complex, composed of numerous observatories, some with very aesthetic mirror telescopes. We hiked from the Roque de los Muchachos parking lot to the various viewpoints, always as impressive. Picnic on site, then back to Santa Cruz. We stopped by our car dealer because the oil warning light came on—better safe than sorry. The representative reassured us but preferred to give us a Fiat Cross SUV instead. The Caldera de Taburiente

Sunday, February 18 The weather was a bit mixed, with cloudy patches. We set off to hike the Barranco de la Cuba de Galga. Unfortunately, the Los Tilos trail had been closed for several months due to a major landslide. The parking lot by the road was already quite full, and indeed, we crossed paths with many hikers along the way—it’s an easy hike with little elevation gain, which is rare here in La Palma! The beautiful path winds through a very narrow, deep gorge covered in lush tropical vegetation—you’d think you were in a Southeast Asian forest, especially with the humidity in the gorge bringing out earthy and floral scents. Halfway through, Monique turned back while the rest of us continued to the Cuba de Galga. A light drizzle accompanied us on the return. For lunch, we went to Chipi Chipi restaurant in the heights of Santa Cruz. The cool air forced us to leave the lovely terrace for the slightly noisy dining room. The meal was very good and hearty. Afternoon spent resting at our house.

La Cuba de la Galga

Monday, February 19 A few clouds still clung to the nearby mountain peaks. We headed south to Los Canarios. We stopped in front of the small San Antonio Abad church, where a path leads to the viewpoint in 15 minutes. Then we visited the San Antonio Volcano Interpretation Center and climbed to the viewpoint via the trail along the crater’s edge, offering a plunging view into the crater. Then PP, Pat, and I headed toward the Teneguía volcano but turned back given the remaining distance and the intense heat bearing down on us! Plus, the landscape was rather arid and not very interesting. We got back in the car and drove down to the salt flats at the island’s southern tip. The ocean crashes here in large waves, exploding against the volcanic rocks and feeding a "blowhole" carved into the rock. We stopped for drinks at the salt flats restaurant, then headed home. The salt flats in Fuencaliente

Tuesday, February 20 Beautiful weather with a few clouds clinging to the mountains, as usual. A relaxed morning since my parking reservation at La Cumbrecita didn’t start until 1 PM. It takes about 30 minutes from Santa Cruz to reach the valley floor via a beautiful but narrow road toward the end, though there’s very little traffic. Meanwhile, the clouds had disappeared, and the view from the La Cumbrecita viewpoint was superb. We recognized Pico de la Cruz in the distance, where we’d been a few days earlier. We then took the path leading to the Las Chozas viewpoint through a magnificent Canarian pine forest. We picnicked on site, then took the path to the Los Roques viewpoint. We returned the same way since the direct route was closed for construction. Back in Santa Cruz, we visited the Sanctuary of Las Nieves, with its beautiful golden Baroque altar. Hike from La Cumbrecita

Wednesday, February 21 After packing our things and loading the car, we left Santa Cruz under a very blue sky for Los Llanos de Aridane, where we stopped to visit this lovely town. The Church of Nuestra Señora de los Remedios has a beautiful coffered ceiling and an original papier-mâché Christ statue from the 16th century. Around it, colorful old Canarian houses brighten the streets of the town center. We took the opportunity to stroll, do some shopping, and finally sat down at La Pergola restaurant for a mediocre lunch. We got back in the car to check into our new house in Arecida. On the way, we stopped at the Mirador del Time, which once again offered an impressive panorama, allowing us—for the first time—to see the damage caused by the Tajogaite volcano eruption in 2021. You can clearly see the still-smoking crater and the large black lava flow covering the landscape down to the sea. We really liked our new accommodation: a local house that’s been renovated on the heights of Arecida, not far from the Canarian pine forest. From several terraces, we have a 360° view of the sea and mountains. We even have a private pool! There are two beautiful, brand-new bedrooms, each with its own bathroom—the best. Plus, we’re on the GR 131 trail that runs along the Barranco de las Angustias toward the northeast.

Los Llanos de Aridane

Thursday, February 22 Once again, beautiful weather greeted us when we woke up. We started the GR 131 with the goal of reaching the Torre del Time viewpoint—about 400 meters of elevation gain. The path, quite steep at first, winds through a superb Canarian pine forest. A few viewpoints let you appreciate the sheer drop of the Barranco de las Angustias—watch out for vertigo! At the Torre del Time viewpoint, there’s a nearly 1,000-meter vertical drop. We returned via another path, the PLP1, which meanders first through this beautiful forest, then along lovely flower-filled gardens adjacent to beautiful properties that cascade from the forest down to the road serving these neighborhoods. This afternoon, we tried to get closer to the area devastated by the 2021 lava flows. Several roads are still closed or reserved for residents, while others—brand new—have been rebuilt to open up this densely populated and cultivated region. In some places, the lava flow slightly diverted, sparing some properties that logically should have disappeared. Now, they’re encircled by a massive cooled lava field. In other spots, twisted and charred metal scraps or greenhouse remains protrude from the lava—all that’s left of the former banana plantations. A little higher up, you can see the slightly smoking crater of Tajogaite, responsible for this disaster. Back to Casa Barreros.

View of Los Llanos and, in the background, the 2021 lava flow

Friday, February 23

Though the sky was still blue, the temperature had dropped due to a chilly wind. By midday, it still rose to 22°C. Today, we headed north, specifically to the town of Tijarafe, where a very narrow road descends to the small port, Porís de Candelaria. The 3.7-kilometer road drops 700 meters in elevation, with gradients up to 30%—it was going to be intense! Indeed, the descent was scary, with the void right next to the very narrow road where passing was impossible except at a few rare spots. Everything went well—there was little traffic at this early hour. From the parking lot at the bottom, a path leads to Porís de Candelaria. It’s surprising to see this small fishing hamlet nestled in the shelter of an immense cave opening onto the sea, which was quite rough today. The sun, at this time of year, would appear late in the cave, which remained in shadow for much of the day. We returned via the same road, strolled through the small town of Puntagorda, and had lunch at El Jardín de los Naranjos restaurant—excellent meal. Fishing hamlet of Candelaria

Saturday, February 24 The air was still cool, but the sun was beautiful. While Monique stayed home to rest, the three of us headed to the village of Las Tricias to hike the Buracas Caves trail. We left the car parked on the LP1 road and took the small paved road down to the sign marking the trail’s start. The signage for all the trails we took here, as in La Gomera, was very well done. The path descended steadily, then more steeply toward the caves where the island’s first inhabitants lived—some petroglyphs are still visible in certain caves. The path then climbed back up, passing magnificent dragon trees and more or less elaborate huts occupied by Germans who’ve lived here for many years. Back at Casa Barreros for some rest.

Sunday, February 25 The weather once again blessed us with a beautiful day. This morning, we visited the local produce market held on weekends in Puntagorda. You’ll find agricultural products, crafts, and food to keep you going. A little further on, there’s a glass viewpoint overlooking the barranco plunging toward the sea, with a view of the thrill-seekers trying the zip line right next to it. Lunch at Naranjos—definitely a good spot—with their shrimp and spice tagliatelle. Back home for an afternoon of relaxation.

Monday, February 26 We left Arecida under a cloudy sky. Driving up from Los Llanos de Aridane toward the east, an enormous cascade of clouds poured from the mountain peaks into the Los Llanos plain—very impressive. Arriving in Santa Cruz, we went for a stroll, did some last-minute shopping, then had a final good-quality paella at La Chalana on the paseo maritimo. We left the car in the parking lot and took the 5 PM Olsen ferry to Tenerife on a slightly choppy sea, but the ferry didn’t rock too much. Arriving at 7:15 PM, we dropped off our things near the port in our reserved apartment and went for dinner at Abordo—rubbery chipirones. A digestive stroll among the ever-increasing number of tourists in Los Cristianos—restaurants were packed to the brim, the season is in full swing here. Gone is the calm of La Gomera and La Palma, and the laid-back tourism of German hikers among whom a few French were hiding!

Tuesday, February 27 To make our homemade breakfast more enjoyable, we went to buy pastries at the local bakery, then took one last walk on the paseo along the beaches, mingling with the many mobility scooters driven by elderly or disabled people, joggers, and tourists. Last apéro near the bus station, then off to the airport. After a smooth 4-hour-30-minute flight, we arrived in Basel-Mulhouse at 10:20 PM.

THE END

Conclusion A fantastic trip to two islands with magnificent and diverse nature, where landscapes range from desert-like to tropical depending on exposure to winds and clouds. Thanks to the many beautiful viewpoints, you can truly appreciate these exceptionally dynamic reliefs. A hiker’s paradise, the trails are all very well marked, though the choice of easy or moderate paths for "casual walkers" is quite limited. Another notable advantage, in our opinion, is that these islands are very lightly developed—you’ll hardly see any of those ugly hotel blocks that spoil the landscapes of some other Canary Islands. It’s true that the beaches on these two islands don’t meet traditional international tourism criteria: they’re small, with black sand, and often difficult to access. Special mention for the quality of the road network (except for a few small local roads), which seems brand new, well-paved, and well-signposted. We also enjoyed exceptional weather for February, with fewer than three days of gray or rainy weather out of 21.

Almost all the accommodations we chose met or exceeded our expectations, often at reasonable prices: an average of 98 € per night for an apartment or house with two bedrooms for four people.

All photos can be viewed by clicking this link: https://photos.app.goo.gl/G44pPk4g9PW1rNzg8
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Pas de Bacalhau en Algarve!
Il parait que le Portugal était la destination de l'été.... c'était celle du notre en tout cas !! ET ce fut le 3eme été ou le Portugal a comblé nos espérances !

On avait fait Porto, le nord, Lisbonne, l'Alentejo ...il manquait l'Algarve... "non on n'ira pas en Algarve il fait chaud c'est bétonné, il y a trop de touristes ..." on avait pleins d'apriori véhiculés par de mauvaises langues... mais ils n'y a que les c...qui ne changent pas d'avis alors on est parti en Algarve en aout !! sous le soleil la chaleur, avec les touristes !!

on est parti à 4 avec nos ado qui n'en sont bientôt plus, 19 et 21 ans un peu Tanguy sur les bords qui sont bien en vacances avec papa maman..! donc on doit faire un peu de compromis sur le rythme des visites... mais ça le fait ! et puis l'Algarve c'est culturellement limité....

j'ai eu un peu de mal de dénicher les bons plans sur l'Algarve alors je vais juste essayer de partager ce que nous avons fait et pourquoi on aime tant le Portugal du nord au sud !! Rien de revolutionnaire ou super roots on a joué les vacanciers en manque de farniente au soleil ! Bon on ne vas pas en Algarve comme on va à Lisbonne , comme on ne va au Portugal comme on pourrait visiter l' Espagne, quand on va au Portugal pour la première fois on se rend vite compte qu'a part 2 villes (et encore certains reste encore très septique sur Porto en la trouvant trop rude et sale) 3 monastères, et 4 villages touristiques, il n'y a rien à "voir" au sens monuments et patrimoine, rien n'est TRES beau, ni culturel, ni riche, grandiose au Portugal, c'est rude aride, sauvage c'est juste authentique, tellement authentique. mais en fin de compte Tout le monde aime le Portugal, pour son charme naturel son authenticité ses petites eglises toutes blanches, ses petits villages à flanc de coteaux , ses chènes ses falaises... et les portugais !!

L'Algarve c'est le lieu le plus touristique du Portugal peuplé l'été par 70% d' anglais de Belges et autres peuples du nord en mal de soleil autant dire que c'est un défilé de sandales en chaussettes, de bermuda à carreaux et autres débardeurs, rouge comme des homards cuits !! le haut du podium en mauvais gout !! mais bon grâce à eux la bière est à 1€ la pinte !!

Je ne vais pas vous dire ce qu'il faut voir ou pas, etant donné que nous n'avons pas pu tout faire, on a surement raté des merveilles, et pas deniché les supers bons plans, mais on en a quelques uns que je vais partager, donc tous les carnets mixés feront surement le voyage parfait !!L'algarve c'est 2 jours de voiture de Lyon ou 2 heures de vol avec easyjet, donc on a choisi la seconde proposition en plus le vol est à 7h du mat donc à 8h30 on est sous le soleil et les palmiers ( bien que le palmiers il faut l'avouer n'est pas roi en Algarve...).

arrivée à Faro ... comment dire, Faro fait partie des villes de l'Algarve qui a été betonnée par le tourisme de masse essentiellement anglais il faut le dire, construction moche des année 70, la vieille ville très petite est assez jolie et la partie derriere le port avec 2 ou 3 rues animées et commerciales est bien sympa, beaucoup de petites maisons en restauration présage bien de l'expansion du tourisme au Portugal (la vie est 30% moins cher qu'en France et encore on est en pleine saison en aout...) on dira que c'est sympa mais perso je n'aime pas les vacances dans les villes balnéaires (je suis surement trop vieilles !!)

On est donc allé prendre le bateau à Olhoa pour passer la journée sur l'ile d'Armona (bateau toutes les heure à la demi) 15€ pour 4 aller-retour . Pas de plage à Faro meme, mais la réserve Ria Formosa et ses magnifiques iles ... on en a fait qu'une : un petit bijou !

loin du beton de Faro on arrive dans un petit village avec ses petites maisons blanches ses bougainvillers, ses hibiscus plantés dans le sable blanc... on suit les touristes debarquant du bateau comme nous, dans le dedale de petites rues, on s'arrete à l'unique superette du village qui vend le jambon au prix de la langouste (ok j'exagere un peu... !) et mon fils tombe amoureux de la petite vendeuse et ses yeux verts... si vous passez par la vous comprendrez vite, il a de suite trouvé le Portugal attrayant !! une photo vaut mieux qu'un long discours : suivez le ponton dans le sable blanc et on arrive au paradis , ocean turquoise , et faite 50m à droite à gauche ou a droite au bout du ponton et la plage vous appartient !! ET là on a compris pourquoi toute l'Europe du Nord etait en Algarve et pas ailleurs au Portugal... l'eau est à 25°C !!!! tout s'explique !!!

je crois qu'on aurait pu passer le reste de nos vacances sur cette ile (ce doit etre magique après le depart des touristes au dernier bateau..SI on aime ne rien faire !! ) mon fils surtout !! je crois que toutes les autres iles sont aussi magiques .....et avec un bateau ce doit etre encore mieux...

ensuite on s'est expatrié à l ouest .... très à l ouest !! direction l'autre Algarve !!

car soyons honnête il y a 2 Algarve celle des touristes et celle des authentiques... l'EST et l OUEST c'est sans doute un peu restrictif mais ceux qui aiment le vrai Portugal adore l'ouest !! je dirais que Lagos est un peu la frontière entre les 2... l'une n'est pas plus belle que l'autre (car hors saisons si on enlève les touristes anglais l'EST est magnifique! ) c'est juste different , et on ne les apprécie pas pour les mêmes raisons. donc l ouest et VILA DO BISPO petit village tout blanc, rues pavées, marché avec 4 commerçants , le thon à 14 le kilo, le kg de sardines à 6€... ses terrasses, sa jolie église blanche et jaune, sa place, ses restos, son Lidl, ses chats, des vrais gens, sa vie avant et après nous...les touristes... et des surfeurs, des vrais. soyons d'accord pas de bars qui ferment à minuit pas de boites aucune vie nocturne !! NADA !!! il y a un super resto très reconnu dans le coin on avait hate... il est en vacances en aout !!! ahahah comme nous !!! je confirme ici on n'attend pas le touriste !!

c'est mon coup de coeur des vacances et pas un mot, nulle part (on avait acheté le lonely planet sur l'algarve : prenez en un autre !! dépassé et nul !!) .... le vrai Portugal il est là et dans tous les petit villages blancs alentour, et le desert autour, pas un brin d'herbe, des champs de secheresse des vaches qui mangent... on ne sait pas quoi ; même pas un arbres tellement ça doit souffler à mort ici !!! on avait loué sur airbnb une petite maison blanche et bleue trop bien ... parenthèse hors du temps !!!!

on a fait les incontournables du coin : Sagrès village estival (ou je pense qu'il y a autant de boutiques de surf que d'habitants en hiver !!) pas un charme dingue mais bien sympa, sur la mer, des bars cool "dromedario" de bon resto "o Sagres" paradis des surfeurs , pas une vie nocture folle , le surfeur se couche tot , la vague est matinale !! pas de betonnage moche , de très beaux complexes touristiques pour riches mais rien de tape à l'oeil... on aime le calme et la discretion ici. la plage à ne pas rater est Martinhal praia ... pas forcement facile à trouver donc faite comme nous, ça facilite grandement la vie (car l'infrastructure routiere au Portugal est comment dire....approximative... beaucoup de raccourci , petits chemins finissent sur des chemins de terre...) : reperez sur google map toutes les plages/criques que vous voulez faire et comment y accéder et enregistrer la position GPS, et je remercie Larazou sur le forum qui a fait un tri des plus belles plages de l'Algarve ça nous a donné une base de recherche. très belle plage meme pas bondée et mieux encore tout à gauche du bar prendre le chemin qui mene aux parasols en paille de la residence de luxe traverser les transats en suivant le chemin et la vous trouverez une crique deserte à l'abri du vent...enfin presque... praia dos Robolinhos. eau à 20°.... des poissons énormes !!

et si on veut se balader continuer le chemin et admirer la succession de criques désertes. A Sagres il faut aussi aller voir la Fortaleza tout au bout de la pointe. même si la balade peut paraitre un peut longue (surtout à 19 ans) est est magnifique et les points de vue de toute beauté ( bien regarder l'heure de fermeture pour la visite). et Il y a aussi le cap St Vincent la pointe et son phare au coucher du soleil (ou n'importe quel autre moment, la balade est sublime !!) c'est magnifique même si on etait TRES nombreux à penser la même chose !!! mais c'est assez vaste pour trouver une belle place pour admirer le coucher du soleil et presque se sentir seuls ! juste pour info une amie y était l'année dernière même époque il faisait tellement froid avec tellement de vent qu'elle a du s'offrir un beau poncho aux vendeurs attendant les touristes frigorifiés... donc on est parti avec un pull et pantalon résultat il faisait 28° sans vent... on a crevé de chaud !

on a des enfants apprenti surfeur donc on a negocié 3 jours de surf ... location de matériel à vila do Bispo; planche +combine intégrale 45€ par personne pour 3 jours... et oui on est au Portugal et non à Biarritz ... en plus il vous prête un système d'attache pour fixer les planches sur le toit de la voiture très simple...et gratuit !!

!!!!!!!!! si vous avez des envie de surf ou de belles criques n'oubliez pas de regarder les horaires des marées ( on etait parti avec nos horaires téléchargés sur internet )ça peu grandement servir au Portugal (ça peu même être indispensable) pour savoir si la plage sera large de 50m ....ou 2m.... et en aout période de grandes marées ça change grandement la donne !!

on n'a pas fait toutes les plages (malheureusement) elles sont toutes sublimes ... on a seulement testé Beliche petite mais très belle plus au nord une succession de plages s'alternent sur une cote magnifique déchiquetée, halte dans le charmant petit village de Carapateira le saint graal du surfeur ici, il n'y a que ça: des camping cars, des vans , des surfeurs blonds, des surfs, des vans, des surfeurs aux cheveux longs, des surfs.... !!! la petite place du village sent la douceur de vivre, la zenitude, une vraie carte postale, des surfs devant les portes, les combines sur les fenêtres et meme un resto vegan.... de ce village longe une cote magnifique on peut faire la balade à pieds (les jours de grand vent ça doit etre sportif !! et les jours sans vent à compter sur les doigts de la main !) chemin amenagé avec des pontons en bois et points de vue et 2 plages : Amado praia :du monde car aménagée : 2 bars, toilettes, ecoles de surf

Bordeira praia magnifique super sauvage très belles vagues, presque déserte pour y acceder on traverse un belle dune de sable , riviere carapateira qui va se jeter dans l'ocean sur le coté pour se baigner tranquillement (parfait pour les petits) .c'est superbe !! mais la beauté à un prix : l'eau est à 18°C !!

et on a tiré au sort la derniere plage de l ouest : ce sera Castelejo praia et ses falaises de schiste, juste sublime !! il faisait un temps magnifique et 100m avant d'arriver à la plage... tadam !!!! bienvenue dans le Finistère en janvier !!! de la bonne brume de l'ocean , c'est assez courant au Portugal sur la cote surtout dans le sud, parfois ça se dissipe, et parfois non... ce fut un jour non.... alors je me suis limitée à tremper les pieds et faire de sublimes photos....



on pourrait faire l'apologie du Portugal rien que pour la cote atlantique... en combinaison intégrale !! il n' y a personne c'est sauvage, et grandiose. et puis on fait 15 km en direction de sud et le paysage change complètement, la cote est bien différente, on rentre dans l'Algarve des criques. Au Portugal ne jamais croire que l'on va poser sa voiture au parking et faire 20m en tongues jusqu'à la plage comme en Espagne ... non non non ... en général au Portugal il faut traverser 500m de dunes ou descendre 300 marches ou escalader ou traverser la garrigue... bref ça se mérite !!!

entre Sagres et Lagos des petits villages de magnifiques maisons des criques presques désertes, nous coup de coeur pour las cabanas et son super resto (reservation obligatoire) cadre parfait et très bon , un peu cher pour le Portugal mais le cadre se paie... LAGOS si on oublie la périphérie assez bétonnée les qq immeubles qui ont tenté d'être construits dans les années 80 puis abandonnés, Lagos c'est sympa , assez branché le centre est assez mignon, touristique mais on a bien aimé. la visite vaut vraiment le coup, on pourrait facilement y passer quelques jours et la cote autour est vraiment belle.

par contre il fait chaud on est loin des embruns de l'ouest et des 25°... on frole plus les 32... A la pointe de Faro : Ponta da Piedade le lieu est superbe cotes dechiquetées, sauvage etc... lorsqu'on descend les escaliers des petits bateaux attendent les touristes pour un tour de bateaux dans les grottes alentour , 15€ par personne en bateau privatif pour 1/2 heure de balade , certe c'est un peu cher mais ça vaut le coup , sur la cote plus à l'est d'autres tours de bateaux sont proposés pour decouvrir la cote et ses grottes que l'ont ne peut voir que par la mer, certains plus longs, plus chers, plus nombreux... ils y en a pour tous les gouts !!



mais on est tous d'accord : c'est super beau !! vue du bateau on a déniché une petite crique , on a demandé à notre navigateur-marin si on pouvait y accéder à pied , il a répondu "c'est très très difficile" ... revenu sur terre mon fils à exploré la cote vue d'en haut , il a dit "mais non c'est gerable je pense..." résultat on a tenté , j' ai bien galéré , on y est arrivé ! alleluia !!... verdict " bah comme annoncé c'est très difficile, et il ne faut jamais suivre un ado qui "pense" !!" mais ça vaut vraiment le coup si on veut échapper à la foule de la belle plage do Camillo; elle s'appelle praia da Balança juste à coté de praia dos Pinheiros : eaux chaudes et cristallines et gros poissons nous voilà !!!

masque et tuba indispensable pour découvrir cette succession de criques et surtout ne pas oublier à droite de la plage il y a un accès qui semble un peu exigu et il faut un peu escalader mais qui donne accès à une superbe grotte ne pas hésiter !!

alors après le calme et la tranquilité, on a rejoint les touristes ! installation à Ferragudo village coup de coeur n°2 !! situé de l'autre coté du fleuve Arade qui separe Portimao de Ferragudo , autant Portimao est moche et bétonné autant Ferragudo est joli et sent bon la douceur de vivre... j'ai trouvé ça par hasard en cherchant un logement sur airbnb car rien sur mon guide ni ailleurs !!

c'est ici qu' a commencé notre tourisme anglophone.... on en a très vite déduit que le touriste anglais ne surf pas, il se limite a prendre des coups de soleil sur les plages bondées... alors Ferragudo petit village tout blanc à flanc de colline avec sa belle église tout en haut, surplombant le village, la mer, le coucher de soleil....ses 2 palmiers, son petit port de pêcheurs bordées de restaurants ou l on mange du poisson grillé sous nos yeux sur le port .... meilleur resto "Fim do mundo" réserver très très en avance en saison ! pas donné mais le top !! on choisi sur pièce ce que l on veut manger !!

D ailleurs apparté cullinaire : parlons un peu de la nourriture Portugaise pas très raffinée certes mais très bonne, ils savent faire griller du poisson ou de la viande comme personne ! c'est frais c'est simple c'est bon ! en Algarve PAS DE MORUE !! meme pas un petit peu !! ou dans les resto à touristes ! ici du poisson frais , dorade, bar, sole, lotte des crevettes des petites et des très grosses, des palourdes, des pousse pieds ( c'est quoi ça ?? bah c 'est un crustacé moche pas très répandu par chez nous mais une spécialité chez eux...lachement on n'a pas tenté tellement c'est pas appétissant...)une carte en fonction de la pêche , la specialité la cataplana : un delice ...bref on a très bien mangé en Algarve !!! de ce joli petit village on a exploré les beautés de la côte, et les criques sublimes il n'en manque pas dans le coin !! on a commencé par Prainha... on n'etait pas tout seul mais elle est très belle, eau chaude et transparente, poissons , je me répète encore... tout de suite on se dit que hors saison ce doit etre fabuleux.... et la je me repète regarder les horaires de marée car certaines criques n' ont plus de plage à marée haute et aussi regarder celle qui sont accessibles à pieds par le haut de la falaise car certaines sont magnifiques sur google map mais uniquement accessible par bateau .

puis on a decouvert la magnifique Praia Marinha.....
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Une Lyonnaise à Lisbonne
Bonjour Plus que quelques jours avant mon départ pour Lisbonne

En prévision du roadtrip et du compte rendu que je vais faire 😉

Tout d'abord le budget

175€ aller retour pour l'avion 64€ les 4 nuits en auberge de jeunesse (petit déjeuner)

Voilà plus qu'à attendre
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Magnifique Lisbonne
Magnifique Lisbonne 😎

A la suite de plusieurs séjour à Lisbonne, je me lance pour vous présenter mon 2ème carnet de voyage (le premier étant "Rome"). J'espère qu'il vous plaira et vous aidera à organiser votre futur voyage. C’est sur la période des vacances de Pâques 2017 que j’ai décidé d’emmener à nouveau ma petite famille à Lisbonne, magnifique capitale ou il y fait bon vivre et flâner. Se joindront à nous cette année mes parents avec qui je me ferais un plaisir de leur faire découvrir cette ville aux mille couleurs et faire le plein de soleil, au moment ou on le cherche désespérément en Normandie.

Dans ce 1er sujet, je vais vous parler rapidement de la logistique et de la préparation en amont de ce voyage. Alors voici :

Les dates : Du 11 au 18 avril 2017 (Du mardi au mardi, les billets sont moins chers en semaine que les week-end). A prendre en compte quand on a pas de dates précises.

La compagnie : Ryanair (Paris Beauvais / Lisbonne) : 543 € pour 6 billets aller/retour

Le parking de l’aéroport => Parking « Voisin » : 3 €/jour soit 24 €, pour + de renseignement : www.facebook.com/...sin-473289902737264/

Le logement, trouvé sur AirBnB : www.airbnb.fr/rooms/87723, 538 € la semaine.

Pour les transports sur place, on a opté pour la carte Viva Viagem, comme tout le monde d'ailleurs. On a préféré la formule Zapping, c’est à dire que l’on rechargeait notre carte au fur et à mesure de nos besoins. L’avantage avec le Zapping c’est que la carte fonctionne pour tous les transports (métro, bus, tram, trains pour Cascais et pour Sintra ainsi que les navettes fluviales) contrairement au Pass journée (6,15 €) mais qui ne fonctionne pas avec les ferries et les trains.

Cela nous a coûté environ 30-33 € / cartes pour la semaine (Moins onéreux que si nous avions pris le Pass journée à chaque fois).

Pour les restos, ça a été très aléatoire.

Chaque matin nous prenions notre petit déjeuner à l’enseigne SAGA, une sorte de boulangerie/patisserie/brasserie. Délicieux.

Environ 25 € pour 6 pers (boissons chaudes, 1 viennoiserie, 1 jus d’orange frais)

Pour les repas, nous privilégions un repas rapide le midi de façon à pouvoir visiter un maximum dans la journée et en soirée on se faisait un petit resto avant de rentrer à l’appartement.

Tout les frais sur place ont été divisé en 2 (mes parents et nous). On a instauré un porte monnaie commun que l’on réapprovisionnait lorsque cela était nécessaire. En gros, nous avons retiré 800 € chacun la semaine soit 1600 €. Nous étions 6, ma femme et moi, nos enfants (12 et 14 ans) et mes parents. Le budget de la semaine nous à servi principalement pour les repas, les goûters, les visites et les transports.

Concernant notre semaine, en voici le programme :

Mardi 11 : Arrivée vers 12h15. Réception de notre logement puis ballade dans Lisbonne Mercredi 12 : Journée à Sintra Jeudi 13 : Journée à Bélem Vendredi 14 : Lisbonne centre Samedi 15 : Parc des Nations et Château Saint Jorges Dimanche 16 : Journée à Cascais Lundi 17 : Christ Roi puis Lisbonne

Météo : Magnifique, une moyenne de 18° la nuit et 26° la journée. Plein soleil tous les jours.

Passons maintenant à notre semaine proprement dites, détaillée jour par jour.
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Andalousie: Sierra et Déserts


Récit complet en images en cliquant ici!

L’Andalousie et ses paysages naturels nous attiraient depuis longtemps mais c’est loin et c’est chaud ! 2 semaines en mars devraient nous permettre de bien en profiter… J’ai préparé le voyage avec Google Maps, Google Earth, Wikiloc et les roadbooks 21 et 29 de Vibraction. J’ai téléchargé les différents parcours dans mon smartphone (wikiloc donc et mapsme pour les tracés GPX de vibraction). L’idée étant avant tout de randonner dans de beaux paysages en évitant de trop longues heures au volant, j’ai créé un itinéraire à ma sauce en mixant autoroutes pour aller au plus vite dans le vif du sujet et petites routes et pistes dans les coins qui me semblaient mériter plus de temps. On n’a donc que très peu suivi ces roadbooks finalement. Attention au fait que nous roulions en fourgon 4X4 ! J’essaierai au fil du récit d’indiquer l’accessibilité des endroits visités. Nous avons eu une météo parfaite la 1ère semaine, condition indispensable sur les pistes. Ensuite, nous avons modifié notre programme en improvisant 2 très belles randonnées dans nos massifs français, en retrouvant le soleil!

EN ROUTE POUR L’ESPAGNE ! DIM 05/03 passage pour déjeuner chez notre fille Marion à Chateaugiron, les chiens en profitent pour se dégourdir les pattes et lui faire des mamours, puis route et nuit près de Gérone. 1000 km au compteur, nous sommes en Espagne !

LOS CUCHILLOS DE CONTRERAS LUNDI 06/03

Encore quelques heures de route ce matin puis nous allons enfin marcher un peu en faisant une jolie rando le long du Rio Cabriel vers Los Cucchillos de Contreras (route d’accès assez raide, il faut un véhicule agile mais le 4X4 n’est pas nécessaire). es.wikiloc.com/...c/view.do?id=3774712 10 km aller-retour le long d’une belle rivière d’un étonnant bleu azur. Le sentier mène au pied d’une falaise ocre, porte d’entrée des Cuchillos (couteaux). Le relief nous rappelle un peu celui découvert en Aragon l’année dernière (sites.google.com/...ongost-de-mont-rebei)

Au-delà des Cuchillos, la vallée s’élargit et les chiens font trempette. Balade agréable pour couper une journée de route, elle doit être très fréquentée en été (il y a un camping) En quittant la vallée on tombe sur des chamois pas du tout sauvages ! Encore quelques heures de route puis nous nous posons dans les champs un peu avant Torrenueva.

CASCADAS DE LA CIMBARRA ALDEAQUEMADA MARDI 07/03 Après une trentaine de km nous sommes enfin en Andalousie. Nous aimons tous les balades « aquatiques » (surtout les chiens !) : la rando des cascadas de la Cimbarra, juste au sud de Aldeaquemada va tenir ses promesses ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15998900 Nous démarrons dans la brume, et descendons dans une vallée humide et moussue, atmosphère… Très vite nous arrivons à notre 1ère cascade, en pleine forme car il a fait un temps pourri jusqu’à ces derniers jours. Une petite source se fraie un chemin au creux de la roche. En milieu de matinée, le brouillard se dissipe enfin, Il commence aussitôt à faire chaud et les chiens profitent du Rio Guarrizas pour se rafraichir. 2ème cascade avant une grimpette au soleil, puis nous découvrons cette énorme cascade (accessible assez rapidement depuis le parking en faisant la rando -qui est une boucle- dans l’autre sens)

Nous apercevons un sentier qui permet de s’en approcher. Nous y voilà ! Les chiens ont le « pied » sûr, ça vaut mieux ! Ça dépote ! Très belle rando avec un excellent rapport effort/décor ! Accès par un chemin un peu étroit, 4X4 inutile.

SIERRA DE SEGURA Y CAZORLA 4X4 recommandé, sans doute faisable en 2X4 léger si haute garde au sol et bonnes conditions. Après cette belle balade, en route vers la Sierra de Segura ! www.spain.info/...ra_y_las_villas.html

Nous entrons véritablement dans le vif du sujet ! Cette zone montagneuse est orientée nord-est/sud-ouest sur une quarantaine de km. On y trouve quelques pistes qui desservent des bergeries, désertées en hiver. Nous espérons ne pas être gênés par la neige car nous serons entre 1500 et 1800 m d’altitude environ. Nous prenons une piste qui part de Fuente Segura, grosse résurgence qui donne naissance au Rio Segura. Nous suivons les WP de Vibraction. Les paysages sont superbes dans la belle lumière de fin de journée. A l’horizon, un monolithe nous fait de l’œil et nous regretterons après-coup de n’avoir pas essayé d’y aller (faute de pouvoir l’identifier sur nos cartes sommaires, mais ça doit pouvoir se faire « au feeling ») Nous dépassons une ou deux fermes isolées et désertes puis trouvons un bel endroit pour y passer la nuit. Il y a même l’eau courante ! La quantité d’abreuvoirs donne une idée du nombre de moutons en été ! Le massif est calcaire et l’eau est rare ! Superbe coucher de soleil qui fait rougeoyer les flaques où patauge Itoo.

Mercredi 08 mars Au réveil (il a gelé légèrement) nous décidons de faire une balade dans le coin, qui nous enthousiasme ! Nous nous garons peu après cet arbre mort pour aller marcher un peu.



Les chiens profitent de la neige et nous nous délectons de ces paysages de fin d’hiver. Au loin un troupeau de bouquetins détale prestement. Nous faisons une petite boucle de 4 km, entre pins noirs, névés et crêtes calcaires. L’entrée d’une possible grotte intrigue les chiens… fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043258 Au loin, un petit refuge (il y a un GR qui parcourt ce très beau massif. Les refuges sont espacés d’une quinzaine de km, prévoir une tente car refuge très rustique, béton et fenêtre cassée. L’eau en été peut sans doute être un problème) Nous reprenons la piste (pas de difficulté par temps sec, un seul névé peu profond), débusquons un beau mouflon, et quittons déjà nostalgiques ce superbe plateau (il y a de quoi y passer 2 ou 3 jours si l’on randonne)

LAGUNA DE VALDEAZORES Pas besoin de 4X4 La piste descend dans la forêt, vers le sud, il fait beau : pourquoi ne pas en profiter pour faire une balade improvisée vers cette lagune indiquée par un petit panneau? Balade improvisée non préparée mais je vois le sentier sur mon smartphone, c’est parti ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043185 Le chemin descend loonguement jusqu’à ce bel étang, Les chiens en profitent longuement, Et dépenserons ce qui leur reste d’énergie à courser des biches (en vain, comme toujours !) en remontant. Balade quelconque, pas indispensable. Nous poursuivons la piste qui devient route qui passe près du Nacimiento del Rio Guadalquivir : l’endroit semble très fréquenté puisque 3 renards font la manche au bord de la route ! Je ne sais pas dire « donne la patte » en Espagnol, dommage ! Avec déjà 14 km dans les jambes, on a eu la flemme d’aller jusqu’à la source du Guadalquivir…

PICO CABANAS 4X4 inutile Il se fait tard et il est temps de trouver un coin pour la nuit : on hésite à se garer au départ d’un sentier de randonnée qui mène au Pico Cabanas. C’est en forêt et on préfère avoir de la vue alors on continue quelques centaines de mètres. La vue sur la Sierra Nevada est imprenable ! Au soleil couchant la falaise sous le Pico Cabanas s’enflamme ! C’est décidé demain on grimpe là-haut ! La balade est courte et la vue prometteuse ! En contrebas, le désert de Gorafe (et une grosse autoroute accessoirement, mais elle est invisible !) nous sépare de la Sierra Nevada. Encore un chouette coucher de soleil !

Jeudi 09/03 La Sierra Nevada rosit doucement sous les rayons timides du soleil levant. Le fond de la vallée est encore dans l’ombre mais ce sont bien des mouflons que nous apercevons en contrebas, après un quart d’heure de marche ! De majestueux pins noirs font une haie d’honneur à la Sierra enneigée. Pas étonnant qu’il y ait des animaux, il y a de l’eau, si rare dans ces massifs calcaires. La lumière encore rasante souligne les drapés du désert de Gorafe. A droite de l’image, juste au pied de la Sierra Nevada, c’est Beas de granada où nous irons bientôt. Encore plus à l’ouest, au-delà de ce village blanc, la chape de pollution masque la ville de Grenade. L’atmosphère est rendue très brumeuse par les fabriques d’huile d’olive. Belle vue depuis le refuge du sommet de Pico Cabanas sur de spectaculaires strates rocheuses soulignées par les pins noirs. Quelque chose a bougé ! Encore des biches ! Belle descente au milieu des pins.



Superbe balade, à ne pas louper ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043137

BADLANDS AU SUD DE LA SIERRA DE CAZORLA 4X4 indispensable Nous reprenons la piste, suivant les WP de Vibraction (en fait depuis Fuente Segura au nord de la Sierra de Segura) entre l’A 315 à l’ouest de Pozo Alcon et Alicun de Ortega. Après la verte forêt, place à l’argile rouge des badlands, on adore ! La trace nous fait ensuite descendre vers la vallée du Rio Guadiana Menor, aux airs d’ouest américain, amandiers en fleurs en plus !



Joli méandre azur qui se fraie un chemin dans les badlands. Belle vue pour une pause déjeuner ! Voilà des pistes qui donnent bien envie ! Paysage d’autant plus désolé qu’il y a eu un incendie… Quel décor de cinéma ! Un peu plus loin, la piste est ravinée : passer ne serait pas prudent et de toute façon j’ai repéré une autre piste un peu avant qui m’avait donné envie d’y aller. C’est pas mal aussi par là non ? Après ce petit village aux maisons troglodytes, on retrouve une bonne piste ! Nous voilà sur la route vers le village de Gorafe, point de départ de la piste que j’ai repérée pour aller dans le désert éponyme.

DESERT DE GORAFE 4X4 indispensable Nous grimpons par une piste bien raide (Calle la Mina, qui passe dans le sud du village) au-dessus du joli village de Gorafe aux nombreuses maisons troglodytes (comme un peu partout dans la région…) Seule la présence de cette cheminée laisse deviner la présence d’une maison sous nos pieds, à flanc de falaise. Nous voilà partis sur cette trace fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11659667 Qui descend raide dans les badlands. La météo est toujours au beau fixe, ça vaut mieux ! L’endroit est impraticable par temps de pluie. Au loin vers le nord-est le bleu azur de l’Embalse de Negratin se détache sur les falaises d’argile rouge. Mais restons concentrés sur notre piste… Oups, une seconde d’inattention, une roue qui passe trop près du bord de la piste qui s’effondre et nous voilà plantés, posés sur la plaque de protection avant. Gloups… personne à l’horizon, pas de réseau, un « précipice » de quelques mètres en contrebas…. Bon, on commence à avoir un peu d’expérience en la matière et pas mal de matos pour s’en sortir. Nous sortons l’attirail : sangle, hi-lift, manilles. Tout va bien, la sangle est juste de la bonne longueur pour passer autour de ce gros rocher opportunément placé. Il n’y a plus qu’à se tirer avec le Hi-lift, trop facile ! Regloups : le rocher commence à se déplacer, il est trop léger, ou nous sommes trop lourds. M…de. On sort encore un peu de fourbi : pelle et plaques. Je remonte dans le fourgon en me faisant aussi légère que possible (hum !) pour sortir le « nécessaire de survie » : papiers, eau, chaussures de marche, bouffe, doudounes, téléphones et appareils photos, sacs à dos. Le désert n’est pas bien grand, on est à moins de 15 km de Gorafe. Fred creuse sous la plaque de protection, sous la roue « hors-piste », place la plaque… Bon ben ‘y a plus qu’à démarrer le fourgon et essayer d’avancer pendant que Fred tire avec le Hi Lift. Donc c’est moi qui grimpe au volant, en laissant la porte ouverte pour pouvoir sauter si le fourgon bascule. Je suis enchantée ! Bref, ça marche du 1er coup, ouf ! Il y a à présent un trou béant là où était la roue ! Moralité, ne pas raser les bords en regardant le paysage ! On reprend la piste, bien concentrés ( !) sur son relief, si bien qu’on loupe une bifurcation ! Nous revenons à pied en arrière sur qq centaines de mètres et la trouvons mais la piste semble très mauvaise. Nous sommes dans le lit d’une rivière en fond de vallée et il est difficile de savoir comment ça se présente plus loin… Tiens, c’est l’occasion d’utiliser le drone pour une reconnaissance express des environs ! Révélation : la vilaine piste se transforme très vite en une superbe piste récemment refaite, allons-y ! En quelques zig-zag, nous nous extirpons de cette vallée encaissée et décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui : le coin est superbe !



Pour la 1ère fois la nuit est chaude et le clair de lune est superbe !

Vendredi 10/03 Les 1ers rayons du soleil viennent réveiller l’ocre des falaises, il fait encore beau ! La nuit portant conseil, nous décidons de ne pas terminer la boucle de la trace suivie depuis hier mais de sortir au plus court vers Villanueva de las Torres. Voilà notre trace : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043110 On a donc quitté la trace initiale au km 13,3 environ. Cette 2ème trace depuis le bivouac jusqu’à Villanueva de las Torres est beaucoup plus facile que celle que nous avons suivie hier, avis aux amateurs. Elle permet d’aller jusqu’à l’endroit où nous avons dormi sans difficulté (mais avec un 4X4 tout de même, de mémoire) en la prenant à l’envers. Il est bien sûr possible de découvrir le désert de Gorafe sans 4X4, à pied ou à VTT. Les distances ne sont pas énormes et le dépaysement garanti. Prévoir de l’eau en quantité !

ACEQUIA DEL TORIL Nous reprenons la jolie route vers le sud, en direction de Banos de Alicun pour une petite randonnée le long d’un incroyable aqueduc +/- naturel. Il y a dans ce village une source chaude (35°C) fortement minéralisée qui a créé un aqueduc de travertin (qu’on date selon les endroits entre 35000 et 200000 ans), perché au sommet d’un « mur » créé par l’accumulation des concrétions, qui fait 1 km de long, jusqu’à 10 m de haut, large de 3 m à sa base et de 70 cm au sommet. L’eau ruisselle le long de cet aqueduc, dont profitent toutes sortes de mousses et de plantes. Le site est habité depuis l’époque néolithique, on y trouve donc quelques dolmens. Dans l’air frais du matin, l’eau fume joliment alors qu’elle court vers cette ferme abandonnée.



Comme au Maroc, l’homme choisit le parcours de l’eau au moyen de « bouchons » formés d’une pierre et d’un bout de tissus. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=9181708 Endroit vraiment étonnant, ne pas y aller trop tôt le matin car encore à l’ombre de la colline. Sans doute la foule en saison car le village est une station thermale.

BEAS DE GRANADA Le beau temps ne devrait pas durer encore plus d’un ou deux jours, il nous faut en profiter ! En route vers la Sierra Nevada, en passant par son extrémité ouest. Mais d’abord allons déjeuner sur les hauteurs de Beas de Granada, colline située au nord-est de Grenade, avec une vue superbe sur la Sierra Nevada.



Nous traversons la plaine entre le désert de Gorafe et la Sierra, prenons un petit bout d’autoroute et grimpons sur la colline (4X4 nécessaire, chemin étroit) Encore des amandiers en fleurs ! Là, il vaut mieux s’arrêter… Au-delà c’est la falaise. Jolie vue à l’est vers le village de Beas de Granada.

EL CABALLO dans la Sierra Nevada au-dessus de Lanjaron 4X4 nécessaire, chemin étroit au début. Sans doute accessible à une voiture 2X4 légère avec bonne garde au sol. Nous contournons ensuite la Sierra en passant par les faubourgs de Grenade et à Lanjaron prenons la Pista Forestal N°1. Bien visible sur la très bonne carte au 1/40000ème « Alpujarras Tour and Trail » de David Braun des Discovery Walking Guides qui accompagne le petit guide de rando du même auteur. Nous nous posons pour la nuit tout au bout de la piste (ensuite elle st fermée) au départ de la rando prévue demain. Samedi 11/03 Jolis nuages roses au réveil puis pas mal de cirrus dans tous les sens en altitude.



Tout là-haut tout juste éclairé par le soleil, le sommet El Caballo (3009 m), but de la randonnée si la neige le permet. Le sentier chemine parmi de majestueux pins, nous sommes à environ 2000 m. L’air est sec et les arbres morts se patinent joliment avec le temps. Le Refugio Ventura, juste en contrebas d’un aqueduc (encore !) est hélas complètement fermé (et même muré !?) Là-haut notre sommet ! Le versant nord est encore pas mal enneigé. Les chiens observent attentivement ce ressaut ?! Ah oui des bouquetins, dont le pelage se confond avec l’herbe encore jaunie par l’hiver. Bien vu ! Merci les chiens ! De l’autre côté, sur la neige, encore un petit groupe ! Et là-haut un jeune curieux qui nous observe ! Long pierrier très hostile surtout pour les pattes des chiens… Enfin de la neige ! Encore un dernier effort, nous approchons du sommet. Voilà Higloo au sommet, au frais dans la neige. Pas mal de monde au sommet, des gens qui viennent je pense du versant nord de la Sierra. Il doit y avoir moins de dénivelé. Nous hésitons sur le choix du chemin pour redescendre : la boucle prévue nous fait passer dans de grands champs de neige, mais on n’a pas envie de repasser dans le pierrier et on préfère les boucles : va pour la neige ! On en a bien bavé sans raquettes, dans une neige molle qui s’effondre à chaque pas ou presque ! Au loin la mer dans la brume… Bien contents de retrouver enfin de l’herbe ! Florilège de bouquetins tous azimuts ! Nous sommes cernés, il y en a partout !



Pour finir, très longue descente sur un mauvais sentier droit dans la pente ! On est claqué, 2ème nuit sur place ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043090 Balade bien crevante avec la neige, paysages plaisants mais pas fantastiques mais PLEIN de bouquetins ! A faire sans doute en période de floraison… J’avais aussi repéré cette rando qui a l’air sympa, mais pas le temps, la météo va changer : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15938815

VILLAGES BLANCS DE BUBION A CAPILEIRA Dimanche 12 mars En route vers les fameux villages blancs de la Sierra Nevada : c’est dimanche et c’est très touristique mais de bonne heure et en mars, ça va ! On se gare facilement à Bubion puis on suit un sentier à flanc de montagne qui va jusqu’à Capileira. Rando assez quelconque (pourtant très fréquentée par d’énormes groupes de marcheurs) sur un sentier qui passe en contrebas de la route (donc pas très propre) et dessert des jardins où s’accumulent pas mal de vieilleries. Le village de Capileira en lui-même est très joli. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043017



Balade agréable mais pas inoubliable.

DESERT DE TABERNAS 4X4 nécessaire Il nous faut optimiser notre temps avant l’arrivée de la pluie prévue demain, aussi filons-nous directement vers le désert de Tabernas, en prenant l’autoroute côtière qui longe des milliers de serres en plastique. C’est hideux et fascinant à la fois. C’est dans ce désert que nous verrons le plus de fleurs : il fait plus chaud qu’ailleurs et il a plu il y a quelques jours.



Nous déjeunons sitôt arrivés dans le désert, puis prenons une piste qui grimpe dans la Sierra Alhamilla. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=1464801

On réalise ainsi que le désert de Tabernas, célèbre lieu de tournage de western spaghetti n’est en fait pas très différent du reste de la région, très vaste zone de badlands à perte de vue. Dans la montée la piste est assez mauvaise mais elle dessert des antennes et une fois au sommet en descendant vers Turillas, elle est parfaite. Nous décidons de nous poser dans les hauteurs de la Sierra pour la nuit, car la région du Cabo de Gata où nous irons demain est un parc naturel où le bivouac est interdit.

CABO DE GATA Lundi 13 mars : au réveil, le temps est franchement menaçant et nous décidons de quitter les pistes en filant vers le joli village de Turillas (et son arène) Au loin il a neigé sur les hauteurs. Nous retrouvons le soleil au bord de la mer. Pas mal de monde dans cette région, très touristique. Voilà le Cabo de Gata, une des rares zones côtières de l’est de l’Espagne ayant échappé au béton. Nous déjeunons au bord de l’eau puis poursuivons un peu plus loin vers l’est. Ensuite la route est fermée, mais on peut continuer à pied le long de la côte .



Enfin des nuages ! Le ciel uniformément bleu commençait à nous lasser… Nous reprenons la route jusqu’à San José puis poursuivons jusqu’à Playa de Monsul. Le ciel se couvre Et noircit à vue d’œil On se croirait presqu’en Islande,



Avec ces orgues de basalte Et cette géologie torturée Quelques photos de fleurs et voilà les premières gouttes de pluie après 1 semaine de grand beau temps. Nous roulons un peu pour sortir du parc naturel et nous posons pour la nuit sur une piste éloignée de la route.

VERS LE SOLEIL ET LES PYRENEES Mardi 14/03 IL pleut des trombes d’eau, impossible de se risquer sur les pistes que j’avais prévues. Point météo, il fait beau au nord : en route vers les Pyrénées ! 1000 km plus loin, nous arrivons dans la région de Font-Romeu, sous le soleil ! Je n’ai aucune doc sur le coin, en dehors d’un atlas routier Européen au 1000000ème. Lunettes sur le nez, je vois les lacs des Bouillousses. Un petit tour sur wikiloc plus tard, je télécharge un itinéraire et la carte correspondantes, trop pratique ! On quitte notre parking « 4G » au-dessus de Mont-Louis pour nous poser pour la nuit sur le camping municipal fermé et désert (1 autre c car tout de même) du Pla de Barrès. Coucher de soleil sur les Pyrénées.

LACS DES BOUILLOUSSES PYRENEES Mercredi 15/03 La route est fermée 7 km avant le lac, pas grave, notre rando part de cet endroit. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042950 1er lac encore gelé, que nous devrions longer mais le niveau est trop haut et nous devons nous frayer un passage plus haut (pas de la tarte) Puis nous arrivons à l’Etang du Long Bas, Que nous dépassons, Pour arriver à un 3ème tout petit étang Enfin nous voilà au grand lac des Bouillousses, le cadre est superbe mais le vent est frais et nous profitons d’un rocher pour grignoter un moreceau à l’abri du vent.



C’est un lac de barrage et celui-ci est en travaux, avec l’aide d’un hélico. Retour par une vaste chaume enneigée mais il n’est que 11h et la neige porte bien, les raquettes resteront sur le sac. Encore un joli lac près duquel se trouve une petite cabane. Fin de la balade vers midi : douche, déjeuner, puis route vers l’Auvergne. On se pose pour la nuit dans un champ un peu au sud de Saint-Flour.

AUVERGNE : boucle au départ de la Boudio fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042943 Le col de Puy Mary étant fermé à cause de la neige, nous allons faire une rando au départ du hameau de la Boudio que j’avais découvert lors d’une rando précédente : sites.google.com/...sducantal3jours/home On commence par un joli chemin encaissé, puis on dépasse la dernière bergerie avant le col de Cabre.



Vers 1300 m il faut mettre les raquettes, la grimpette est raide et bien crevante ! Nous voilà au Col de Cabre, en haut de la vallée de la Boudio. Pause avec vue sur le Puy Griou. Il reste pas mal de neige, en particulier sur les sentiers. On enfonce pas mal et les chiens suivent nos traces. Ouf, une source permet de refaire le plein d’eau. Belle rando printanière, rendue bien fatigante par la neige ! Encore un peu de route pour aller dîner chez Marion près de Clermont-Ferrand. Nous terminerons demain la route vers Nancy.







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Douze jours à Minorque aux Baléares
Je suis à la retraite depuis novembre 2019. Je mets ce temps libre à profit pour (entre autre) compiler notes et photos prises ces dernières années pendant nos vadrouilles autour du monde. Ça date un peu, mais devrait conserver son intérêt, le plupart des endroits visités restent accessibles de la même façon qu'alors.

dimanche 25 septembre 2016

Le réveil à 3h30 est un moment extrêmement pénible. C’est pas du tout dans mes plages horaires ! Mais il fallait bien ça ! On va se rendre compte au long des interminables files d’attente que de monter dans cet avion avant 6 heures va devenir un challenge qui va très vite me mettre sous tension! Ensuite, il n’y a plus qu’à s’affaler sur son fauteuil avec un bon casque sur les oreilles, à écouter de la musique, tout en jetant un coup d’œil au splendide lever du soleil qui déverse ses teintes de rouge jusque sur les parois de l’appareil…



A Majorque, c’est une longue attente de plus de quatre heures, avant de prendre le vol pour Minorque. C’est long ! Sans dire que l’administration aéroportuaire s’est distribuée le budget « chaises » pour s’offrir le tout dernier 4*4 de chez Porsche !



On arrive enfin à destination. Quand l’avion atterrit, il est 14 heures, l’atmosphère est sombre. Dominique et moi, on se regarde, les hublots sont constellés de petites bulles d’eau…Il pleut. Des trombes ! Il fait froid… Ambiance !



La voiture de chez Herz est une voiture complètement neuve avec GPS et surtout un connecteur MP3. Ça suffit tout à fait à me consoler ! En remontant vers le nord, on s’aperçoit qu’au fil du trajet le climat change complètement. Au nord il fait beau ! L’hôtel est une ancienne ferme retapée à neuf.



La chambre qu’on nous propose nous laisse cependant dubitatifs. Sans savoir trop pourquoi. Probablement l’absence de balcon. On décide d’aller négocier. Et ça marche. L’upgrade est spectaculaire, la chambre est superbe!



En fait, c’est un petit appartement. Il y a même une cuisine.



La mer est à 2km500. On décide de les faire à pied. On arrive au petit village qui entoure la Cala Morell. Les maisons sont toutes blanches. Même les toits. Il n’y a aucune exception et c’est assez joli…



Nous n’avons pas mangé de la journée, alors, quand le patron du resto qui donne sur la plage nous annonce qu’il ferme ses cuisines à 17 heures, soit dans cinq minutes, on se laisse immédiatement embarquer pour un dîner. Une nourriture oubliable, un vin qui pique, mais dans un décor grandiose…

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Séville, Cordoue et Grenade, une bulle arabo-andalouse
Bonjour, En ce temps de confinement, le temps devient texture, palpable , vivant et fécond. Surgissent des idées, des envies de faire urgemment ce que l'on a toujours repoussé à plus tard.

Donc un petit carnet de voyage sur notre court séjour à Séville, Cordoue et Grenade au mois de Mai 2019.

Séville : Dès notre atterrissage tôt le matin - nous avons eu la chance d'avoir un vol direct de Nice - nous déposons nos affaires à notre appartement AirBNB idéalement situé à côté de la cathédrale.

De là, nous pouvons tout faire à pied. Le 1er matin : le magnifique parque de Maria Luisa et la Plazza de España





















L'après midi nous visitons la cathédrale et flânons dans les rues commerçantes autour. Nous avons choisi de découvrir la cathédrale au moment le plus chaud de la journée pour profiter de la fraîcheur intérieure de cette grande bâtisse.

La vue de la ville du haut de la Giralda



Et puis la Calle Castelar et les ruelles adjacentes. On se réserve une soirée flamenco dans le quartier Santa Cruz en soirée.





Des étudiants de l'école des Beaux Arts



Et une bonne gastronomie pour ne pas nous déplaire
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Un mois à VTT sur les chemins de Compostelle
Bonjour a tous,

Je voulais vous raconter le voyage duquel je viens de rentrer car j'ai lu dans plusieurs post sur ce site qu'il était impossible de suivre la totalité des chemins de Compostelle en VTT et que très souvent l'on devait quitter les sentiers balisés pour prendre la route. Ceci est bien evidemment faux pour un VTTiste entrainé, le chemin en lui même étant pour une grande partie facile. Le secret étant bien sur d'être léger et donc organisé.



Je me présente je m'appelle Renaud j'ai 26 ans et pratique beaucoups le vélo que ce soit en route ou en VTT. J'ai effectué l'année dernière comme 1ère experience de voyage a VTT en autonomie complète les chemins du soleil, pour ceux qui ne connaissent pas il s'agit de la grande traversée des pré-alpes a VTT, de Grenoble à Nice le tout en 11 jours. L'experience m'ayant beaucoups plus malgrés sa grande difficulté, je souhaitais passer a l'etape supérieur. J'ai donc opté pour les chemins de Compostelle en partant directement de la maison de ma mère située en Savoie car la branche des chemins de Compostelle reliant Genéve au Puy en velay y passe tout près.



Etant donné le nombre de kilomètres a parcourir et en lisant les retours d'experience de pèlerins, j'oublie directement l'autonomie complète. Le but va ètre la légereté j'oublie donc la tente et le duvet. Je ne dormirais que dans des gites, puis les fameuses albergues en Espagne. Afin d'avoir une bonne répartition du poids pour pouvoir passé partout dans les chemins j'opte pour un simple sac a dos de 30l et 0 sacoche. Le VTT dont j'ai fais l'acquisition cette année et un lapierre XR529, tout suspendu, a la fois léger et confortable pour ces longues journées, un vrai régal.

Sa y est les congés sont posés ( tout le mois de Septembre ) et le 31 aout, le velo le sac a dos l'itineraire et le VTTiste sont fin près. Le sac est réduit a paux de chagrin, il ne pèse que 6 kilos. Top départ pour un mois de VTT !

Les 4 premiers jours consisiterons a relier La bridoire au Puy en velay. Les 2 premiers jours ont un parcours assez facile, la seul difficulté étant qu'il se passe sous un temps excecrable. Après une première soirée passé chez un ami, je découvre le 2ème soir un accueil jacquaire sur la commune de St romain de surieu ou je suis superbement accueilli. Pour ceux qui ne connaissent pas un accueil jacquaire et une personne qui accueil chez elle les pèlerins. Ceux-ci fonctionnent au donativo, c'est a dire que pour le gite et le couvert on donne la somme que l'on souhaite dans une boite. Suite a ces 2 étapes tranquilles a travers les plaines du dauphiné, le chemin traverse le Rhône et s'attaque au massif du Pillat, 1er maillon du massif central. Ces 2 jours s'avèrent eprouvant de pas leur dénivelé mais très jolie. L'arrivée au Puy ce fait par une grande descente puis environ 10km tranquil bord de la Loire. Ces 4 premiers jours étaient calme sur les chemins, car je n'y est pas croisé de velos et que je doublais une dizaine de pèlerins a pied par jour. On est encore loin de la grande foule.



Le Puy en velay est une très belle ville que je n'aurais pas assez le temps de découvrir car il faut repartir le lendemain de mon arrivée à la 1ère heure. C'est le départ de la Via Podiensis, qui relie le Puy a St Jean pied de port. A la sortie du Puy, sa monte directement et je suis tout de suite surpris par la foule de pèlerins qu'il me faut doubler. J'en double désormais une bonne centaine par jour. Juste après la belle ville de Sauge, je croise le 1er collègue VTTiste du séjour. Il se prénomme Stephan, Autrichien. Il est partit voila une vingtaine de jours d'Insbruck par relier Compostelle puis Lisbonne en redescendant par la voie Portugaise des chemins. Sa petite particularité et déja d'être énormément trop chargé (il promenait même derrière son sac une grille de barbecue...) et surtout il effectue la totalité de cet énorme trajet avec un VTT de ... DH. On prend un repas ensemble et faisons connaissance. Il repart bien avant moi car je devais faire des courses. Je le rattrape une demi heure plus tard sur une piste en très léger faux plat montant en train de pousser son vélo en transpirant comme un phoque mais tout sourire aux lèvre. Je me dit que je suis vraiment un enfant comparé a lui ^^.



Le parcours traverse ensuite le magnifique plateau de l'aubrac. Ces paysages sont iréels et bien casse patte en vélo. Il faut surtout bien s'organiser niveau eau et nourriture car les distances entre deux ravitaillements sont très longues. C'est malgrés tout je pense les 2 jours que j'ai préferé de tout le parcours au niveau VTT. Les pèlerins sont très etonnés de voir un VTT grimper a pareil endroit.





Après l'Aubrac le chemin passe dans la magnifique ville de Conques qui vaut vraiment le coup d'oeil.



Après Conques pendant plusieurs jours le chemin suit plus ou moins le Lot. On ne fait que de monter et descendre les collines du bord de celui-ci ce qui donne de superbes vues mais a VTT on est forcé de pousser sur de court passages. Certains pèlerins préfèrent couper en marchant sur le bord de la route qui longe le Lot.



Les jours suivant nous font traverser les très beaux villages et villes d'Estaing, de Cajarc, de Cahors, de Montcuq, d'Auvillard et de Navarrenx.





Les 3 derniers jours sur le chemin Français n'ont en revanche d'interet que ces très jolies villages car le paysage lui y est redondant. Plus aucun relief des champs de maîs et de tournesol fanés a perte de vue, tel est la traversée du Gers. Quand soudain lors de la dernière étape avant St jean pied de port, on voie surgir les 1er petits relief et au loin les Pyrénnées, magnifiques, sortant de terre sans réel petites montagnes avant a l'inverse de ce que l'on peut trouver dans les Alpes. Puis enfin l'arrivée a St jean pied de port, vraiment magnifique mais blindé de monde. Appareamment en ce mois de Septembre, 600 pèlerins décollent de là chaques jours direction Roncevaux. Les pèlerins y sont beaucoups plus cosmopolite a partir d'ici et beaucoups plus jeune aussi.

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Espagne: Ibiza, au-delà des clichés
L'île d'Ibiza serait-elle uniquement un lieu dédié à la fiesta et aux noctambules clubbers ? Bien sûr que non ! Car au-delà de ces clichés si souvent mis en avant, cette petite île des Baléares réserve aux visiteurs un incontestable charme … à condition de la sillonner du sud au nord et de long en large (quelques 40 kms sur à peine 20). C'est ce que nous venons de faire, fin mai/début juin, à la découverte de ses côtes déchiquetées entrecoupées de « Cala » aux eaux turquoise, de ses villages aux maisons et aux églises toutes blanches sans oublier ses paysages vallonnés où se côtoient terres rouges et pinèdes verdoyantes … C'est cette Ibiza, entre nature et patrimoine que je me propose de vous faire partager avec ce récit de texte et de photos.

Au pied des superbes falaises ocre rouge de Sa Caleta



Un léger voile de nuages vient de se dissiper et les falaises de Sa Caleta flamboient de toutes leurs jolies teintes chaudes. Il n'y a rien de mieux que les rayons d'un soleil de fin d'après-midi pour valoriser les rochers de cette crique du sud de l'île. Et pour ceux qui souhaitent encore plus de tranquillité, il faut se diriger vers la droite de la plage, longer la paroi verticale en escaladant quelques éboulis rocheux pour atteindre l'autre partie de la calanque, là, on se retrouve presque seul face à la belle bleue.



Si cette calanque est classée au patrimoine de l'Unesco, ce n'est pas pour son côté des plus esthétiques … mais pour témoigner de son histoire. En effet, les Phéniciens avaient élu domicile en ces lieux. Certainement pour son aspect stratégique. Il ne subsiste de cette époque que quelques ruines agencées en murets sur le haut des falaises, d'uniques vestiges d'une cité s'étendant sur 5 ha où auraient vécu près d'un millier de personnes. C'était entre le 8e s. et le 6e s. av. J.-C. Quant au port, il faut l'imaginer … au bas de ses falaises.

Depuis la plage ou depuis le bord de l'escarpement, la vue s'avère splendide. On suppose qu'il doit en être de même depuis la mer. Ces amateurs de kayak qui rasent au plus près les cailloux et les parois de cette calanque ne me contrediraient certainement pas !



Sur une route côtière du nord de l'île, à admirer de vertigineux panoramas

A Ibiza, les routes qui suivent la côte ne sont finalement pas les plus nombreuses. Faire le tour de l'île fait passer par des tronçons sillonnant l'intérieur rejoindre le rivage nécessite alors d'emprunter des routes qui desservent les « Cala », une à une. Aussi, cette petite route du nord de l'île qui longe la côte en la surplombant m'a particulièrement enthousiasmé.



Passé la station (plage/cala/résidences) de Sant Miquel, la route s'élève et laisse déjà apercevoir un splendide panorama. En contrebas, un rocher semble résister à devenir un simple îlot. Un cordon de terre et de sable le relie à l'île mère, mais pour combien de temps encore ? Le ruban de bitume est plutôt étroit, pas facile de se croiser ni de se garer le temps d'admirer l'à-pic. Fort heureusement, il n'y personne en cette belle après-midi. Nous somme ici dans la partie la plus élevée de l'île, les Hauts d'Ibiza où le paysage alentour prend des allures de montagne. Bon, il faut savoir tout de même que le point culminant de l'île n'est que de 475 mètres ! Mais dans les territoires insulaires, le contraste avec le niveau de la mer renforce toujours l'impression d'altitude. Ici, le tracé de la voie épouse celui de la côte, c'est dire qu'il serpente sans cesse parmi une immense pinède. Les pins si nombreux dans ce secteur de l'île ne font-ils pas surnommer parfois Ibiza, « l'île des pins » ?



Tout en bas, un imposant piton rocheux attire le regard comme également la teinte de ce bleu soutenu qui contraste (ou s'harmonise, pourrait-on dire aussi !) avec le vert des pins accrochés au versant. Pour animer la vue, un bateau d'admirateurs contourne le fameux rocher solitaire en faisant des ronds dans l'eau, avec l'écume de son sillage.



D'une calanque à l'autre … à présent apparaît une vue plongeante sur une des plus belle cala de l'île. Cala Benirras, si paisible avec sa longue crique étroite qui entaille la côte. Aucun immeuble disgracieux n'altère la beauté du site … c'est sûr, on va y faire une pause soleil/baignade avant de poursuivre le périple.



Reposé, rafraîchis … et de nouveau au volant. Direction Portinatx, tout au nord de l'île. Je pourrais évoquer les criques et les plages abritées de cette charmante station balnéaire mais honneur à la Punta des Moscater, elle ne passe pas inaperçue.



Un phare et sa colonne zébrée de blanc et noir (52 m) la signale depuis le large mais également depuis la côte. N'est-elle pas coquette cette crique avec son banc de sable, ses embarcations de pêche et cette douce luminosité de début de soirée ? Je vous l'ai bien dit en préambule, à Ibiza il n'y a pas que des lieux pour fêtards mais aussi des panoramas pour les photographes contemplatifs.



Cala, abris et rampes à bateaux

Ils font partie du décor des cala d'Ibiza et plus généralement des îles Baléares, je veux parler des abris à bateaux. Bâtis soit en bois ou souvent en dur, c'est à dire en béton, on les voit alignés et accrochés aux rochers des falaises en bordure des criques … enfin des cala, pour utiliser le nom local.



Et pour accéder à l'eau en vue d'une sortie de pêche côtière, il suffit de faire glisser le bateau sur les simples rampes en bois qui prolongent chaque abris jusqu'à la mer. Au retour, c'est plus physique, puisque les pêcheurs doivent alors faire remonter la pente à leur embarcation, le filin pour les tracter est donc le bienvenu. Ici, un exemple d'un de ces ports de fortune avec celui de la Cala d'Hort avec ses abris, ses rampes d'accès et un bateau … et puis aussi avec sa superbe vue sur les îlots rocheux.



Bon, il faut reconnaître que ces abris à bateaux ne sont pas toujours très esthétiques avec leur aspect bricolé qui sent la débrouille … mais ce bric à brac typique respire au moins l'authenticité.



Autre cala et autre côte mais toujours ces mêmes abris à bateaux. Ici, à l'autre bout de l'île avec une vue de la crique protégée de Pou des Lleo, rochers rouge et plaisante petite plage de sable.



Suite récit … message suivant.
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Portugal: farniente au pays de la morue


Retrouvez toutes les photos sur : http://lecaillouauxhiboux.fr/album/4

Le Portugal, destination bon marché et idéale en août, saura vous charmer. Possédant un large patrimoine culturel et de magnifiques plages (dans le sud de l’Algarve tout particulièrement) il y en aura pour toutes vos envies.

Jour 1 :

Après avoir traversé la France et l’Espagne, nous arrivons enfin au Portugal. Notre première étape sera la petite ville de Barcelos. Ville emblématique par son histoire car elle est à l’origine du coq Portugais.



Nous nous dirigeons ensuite vers le sanctuaire de Bom Jésus do Monte, qui est très impressionnant que ce soit au niveau du monument ou de son parc. Puis nous finissons la journée à Braga avec une petite visite de la ville.



Jour 2 :

Nous voyons enfin l’océan en nous arrêtant à Villa do Conde une ville de pécheurs qui nous permet d’apprécier un peu la plage. Nous rejoignons ensuite Porto pour visiter et profiter de la ville. C’est l’occasion alors de déambuler dans les petites rues jusqu’au fameux quartier de la Ribeira où les terrasses étaient nombreuses pour boire et manger un bout. On en profite d’ailleurs pour tester la fameuse Francesinha (croque-monsieur revisité à la portugaise avec beaucoup de sauce).



Jour 3 : Nous décidons de nous diriger vers Figueira da foz pour nous baigner, cette ville côtière très belle possède une plage gigantesque. On sera surpris par la fraicheur de l’eau de l’océan. Nous prenons la route pour Coimbra, en chemin nous croisons les fameux incendies qui ravagent la région de Porto pendant notre séjour. La route a été ré-ouverte bien que les traces fumantes sont encore présentes de chaque côté. Arrivés à Coimbra nous avons la surprise de loger juste devant le parc botanique et nous en profitons pour y faire une petite balade. La ville est très agréable et possède une magnifique université.



Jour 4 :

La journée commence par un passage à Sintra et la visite du Quinta da Regaleira. Un palais avec un jardin remplit de magie et de mystère, une merveille qu’il faut absolument visiter. Chaque recoin nous émerveille, surtout la tour inversée.



Le trop grand nombre de touristes nous fera malheureusement arrêter la visite de Sintra (le lieu le plus touristique du pays) pour rejoindre Estoril où nous attend notre petit appart à 5 min de la plage. Une petite baignade s’impose sur les superbes plages de la ville où l’eau est beaucoup plus chaude qu’au nord du pays et c’est même l’occasion de trouver des étoiles de mer.



Jour 5 :

La gare se trouvant à 5 min à pied nous décidons de prendre le premier train pour Lisbonne afin de profiter pleinement de la ville. Nous prenons le fameux tram 28 et grimpons jusqu’au château de Saint-Georges qui nous permet d’admirer une superbe vue de la ville. Nous flânons ensuite à travers les rues du quartier de l’Alfama où on ressent vraiment l’âme de Lisbonne que ce soit par les couleurs, la vue ou la musique fado.



Jour 7 :

Notre périple nous entraine ensuite tout au sud du Portugal pour découvrir les magnifiques plages de l’Algarve. Nous arrivons à Portimao et profitons de la Praia da Rocha où étonnamment nous trouvons une place de parking proche de la plage. Nous aurons aussi une grande place sur la plage pour poser notre serviette. Nous partons ensuite pour le camping insolite où nous séjournerons jusqu’à la fin du voyage, un camping un peu « roots » en périphérie de Montes d'Alvor, mais qui possède tout pour notre confort (même une piscine fait-maison)



Jour 8 :

Notre objectif de la journée est le cap St Vincent, arrivés très tôt nous sommes seuls face à ses immenses et paisibles falaises. Surement la plus belle vue du Portugal pour nous où j’en profiterais pour demander Madame Hiboux en mariage :) Nous passerons la journée à visiter Sagres et profiter de ses plages.



Jour 9 :

Nous nous rendons au Fiesa, un concours de sculptures de sable ouvert une grande partie de l’année, cette année le thème est la musique. Le travail de chaque artiste est incroyable et vaut le coup d’œil.



Nous finirons la journée à la plage Marinha, classée dans les plus belles plages du monde. Petite déception : lorsqu’on aime regarder les fonds marins avec son masque et tuba, il y a un peu trop de pécheurs au harpon autour de vous…



Jour 10 :

Le séjour finira par une journée à Zoomarine, histoire de se détendre tout en admirant les animaux et spectacle du parc.



Voilà pour notre séjour au Portugal qui nous aura donné un bon aperçu du pays et où nous aurons beaucoup profité de la plage. On nous a parlé de l’intérieur et de ses fameux lacs, pensez-vous que c’est à voir aussi ?

Retrouvez toutes les photos sur : http://lecaillouauxhiboux.fr/album/4
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4 jours à Barcelone avec un petit budget
Bonjour, je vous propose de partager mon petit séjour à très petit budget à Barcelone. Ce texte est parsemé de photos et d’extraits des vidéos que j’ai mises en ligne pour vous permettre de mieux visualiser mon itinéraire. 4 jours sur place + trajets + hébergement + entrées aux sites visités + repas pour moins de 160 euros Pour aller à Barcelone, j’ai voulu tester le bus, pour un prix record (9€ Montpellier Barcelone). Un peu plus de trois heures plus tard j’arrivais à la gare des bus en plein centre de la capitale catalane, pas besoin de transports, je pouvais me rendre à pied à l’Auberge que j’avais choisi en front de mer. Ce sera la mauvaise surprise du séjour, l’auberge est très sommaire et la propreté laisse un peu à désirer mais pour 9 Euros la nuit avec petit déjeuner elle est plutôt bien placée contre la plage de Barceloneta.

Ma première journée sera consacrée à un tour à pied du centre-ville, le tour du port de Barceloneta, le parc de la ciutadela dans le quartier Ciutat Vella, avec le bâtiment du parlement catalan, les fontaines, le petit lac, les allées fleuries et l’arc de triomphe en brique rouge au bout du Passeig de Lluís Companys. A partir de là nous irons vers le centre-ville en passant devant le musée de la musique, nous visiterons la cathédrale et le quartier gothique qui l’entoure, nous remonterons vers la place de catalogne pour descendre les ramblas en faisant un crochet vers le Mercato central et le musée d’art contemporain. Voir la vidéo de ma première journée à Barcelone

De retour au port nous visiterons l’aquarium de la ville et son étonnant tunnel à requin. Voir l'intégralité de ma vidéo sur l'aquarium de Barcelone

La seconde journée sera consacrée au Barcelone d’Antonio Gaudi. Je me rendrais en métro jusqu’à la célèbre Sagrada familia, il faudra marcher un peu pour rejoindre la Pedrera, un bâtiment très belle époque avec un toit aménagé aux étranges formes et cheminées. Non loin de là, se trouve un autre bâtiment de Gaudi, la casa Batlo, tout en rondeur et formes étranges. Pour voir la vidéo sur le Barcelone de Gaudi, cliquez ici

C’est en prenant le métro que je rendrais ensuite au parc Guel, n’ayant pas réservé et le quota journalier de visiteur étant atteint, je ne pourrais pas aller sur les terrasses inférieures mais cela n’a pas grande importance car un peut aisément en faire le tour et les admirer depuis le reste du parc. J’ai progressivement gravi la colline en passant entre les colonnes et sur le viaduc aux formes de termitière pour arriver au sommet et admirer un un splendide panorama sur toute la ville.

Pour le troisième jour, je me concentrerai sur l’hyper centre, les principaux monuments et les musées. Je commencerai, assez tôt par le musée Picasso, ou on peut assister à la genèse d’un génie grâce à ses premières œuvres. Pour voir ma vidéo sur mon troisième et quatrième jour à barcelone, c'est ici...

Non loin de là se trouve la basilique Santa maria del Mar. Sur le coté de cette cathédrale il y a le Fossar de les Moreres. Une place de Barcelone sur laquelle se trouve un monument aux morts du siège de Barcelone en 1713-1714, dernière bataille de la Guerre de Succession d'Espagne, avec sa flamme éternelle. Pas très loin, je ferai une halte au musée d’histoire de la ville, on y chemine dans des dédales de souterrains et de couloir pour y découvrir les différentes strates de la construction de la ville depuis l’empire romain jusqu’à aujourd’hui, en passant par le moyen-âge. En remontant quelques ruelles, je me retrouve derrière la cathédrale. A l’angle de la rue, il y a un petit restaurant bio, savoureux et bon marché. A quelques mètres de se restaurant, se trouve le musée Mares, je n’ai pas très bien saisi, le sens de ce musée, je vous le résumerais à « une collection de collections en tous genre ». La journée se terminera par une pose apéro à la place d’Espagne et un repas au bord du port à El rey de la Gambas (12€).

La dernière journée débute à la place d’Espagne mais le temps est à la pluie et je vais rapidement au musée national d’art de catalogne. Le musée est gigantesque et est organisé en secteur à partir d’hall central. Le département médiéval est très riche, au premier étage, les œuvres d’arts du XVIIIe à la période contemporaine se succèdent. A la sortie du musée un magnifique soleil est réapparu. J’en profite pour aller voir le site olympique de 1992 puis je redescends vers le musée Miro. C’est lieu étonnant tant pour son architecture que pour les œuvres. Je longe ensuite la crête de la colline pour arriver au château de Montjuic. Il s’agit d’une fortification massive qui offre une vue imprenable sur le port commercial d’un côté et sur la vieille ville de l’autre. Il est temps de redescendre la colline, pour aller boire une bonne sangria fraiche et faire bon repas.
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Trois îles des Canaries: La Gomera, La Palma, Ténérife
Du 7 au 20 mars, j'ai effectué un séjour de découverte de l'île de La Palma assorti d'un bref passage à La Gomera et Ténérife. 3h30 de vol depuis Charleroi et mon avion atterrit à l'aéroport Reine Sofia de Ténérife. Le bus 111 me conduit au centre de Los Cristianos et j'embarque deux heures plus tard sur un ferry Fred Olsen alors que le crépuscule s'installe.



À 20h00 je pose le pied sur l'île de La Gomera. J'ai 200 mètres à parcourir pour atteindre la Plaza Las Americas où me rejoignent Patricia et son ami qui vont m'héberger pendant 3 nuits.

Vendredi 8 mars : Valley Gran Rey Patricia me fait visiter le centre de San Sebastián, ville chargée d'histoire d'où partit Christophe Colomb à la découverte des Amériques. Les hauteurs de l'île sont masquées par les nuages et les bourrasques de vent se succèdent. J'avais prévu un circuit pédestre autour de la Degolla de Peranza et j'opte pour un circuit en bus. La ligne 1 conduit à Valley Gran Rey. Le bus se remplit essentiellement de randonneurs et démarre à 10h30. Rapidement, nous nous élevons au gré des lacets d'une route spectaculaire et petit à petit le paysage se métamorphose. La ville dévoile son agglomération colorée et Tenerife exhibe son impressionnant Teide.



À l'endroit où j'envisageais ma randonnée la visibilité est des plus réduite. Je me félicite pour mon choix.



Au gré des arrêts, des randonneurs descendent pour affronter la tempête. La parc naturel de Garajonay se dissimule aujourd'hui derrière un voile de brouillard. Enfin l'autre versant de La Gomera apparaît ainsi que le ciel presque bleu.



Le bus plonge dans l'impressionnante vallée du grand roi au rythme des nombreux lacets de la route.



La petite ville de destination nous accueille avec ses façades bariolées.



À midi, il y a peu de monde dans les rues. Au terminus j'entreprends la visite du site cerné par d'impressionnantes falaises de lave. La plage, tantôt sable, tantôt galets fait la renommée de l'endroit en été.



En ce mois de mars c'est le royaume des marcheurs.

Samedi 9 mars : Vallehermoso La deuxième grande vallée de La Gomera mérite une visite. La ligne 2 des guaguas me conduit à Vallehermoso sur une route suspendue entre ciel et terre. Dès la sortie de San Sebastián le bus s'élève au bord d'un ravin vertigineux. Le bus est complet. La dernière passagère est assise sur les marches. Nous traversons plusieurs tunnels avant de changer de versant. Deux énormes rochers jumeaux semblent sortir des nuages.



Hermigua étale ses couleurs dans la vallée du même nom.



Les mouvements de passagers libèrent des places. Agulo trône sur un promontoire qui plonge dans les flots.



Vallehermoso est reconnaissable au Roque El Cano qui la domine de sa masse.



À la descente du bus les derniers passagers se dispersent. Je vais accomplir une boucle dans la vallée qui domine le village où subsistent de nombreuses cultures en terrasses.



Le retour s'effectue par le même trajet et le même émerveillement se ressent devant ces richesses naturelles. De nombreuses terrasses souvent abandonnées témoignent de l'activité qui a dû régner ici. À San Sebastián, le carnaval bat son plein, fanfare en tête.



Hier c'était l'enterrement de la Sardine. Tradition qui remonte au temps où ce poisson était la principale source de subsistance des habitants.

Dimanche 10 mars : Départ pour La Palma Il me reste quelques heures à passer sur la Gomera. J'en profite pour visiter une dernière fois San Sebastián : La Plaza Las Americas et ses arbres multiséculaires veillés par la statue de Christophe Colomb.





Les hauteurs colorées des faubourgs.



Je passe devant la tour, seule construction d'origine médiévale.



L'hôtel de ville et sa belle façade traditionnelle.



Le belvédère donne droit à une vue sur le port.



À 10h00 le ferry prend le large offrant un dernier regard sur cette île chargée d'histoire. Deux heures plus tard, après une navigation houleuse, le navire accoste à Santa Cruz de la Palma. Mon logement pour une semaine se situe dans une rue piétonne de la vieille ville. Le balcon offre une vue sur l'océan.

Suite du séjour dans un prochain message.
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Portugal au printemps
Hello! Voici le récit tout frais de notre virée printanière au Portugal.



Le récit illustré est par là.

Bonne lecture! Marie

Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre v��hicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…

Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !

Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !

Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.

Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !

Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !

Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720

Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !

Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.

Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.

Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.

Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !

Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049

Le coin est beau, nous dormons là.

Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l’autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !
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Espagne: Minorque, une île des Baléares, préservée et authentique
Non, non, les Baléares ne se résument pas seulement à des côtes souvent bétonnées (principalement à Majorque) ou à des fiestas sans fin (surtout à Ibiza). En effet, à l'Est de l'archipel, l'île de Minorque dévoile (encore) aux visiteurs un charme insulaire authentiquement méditerranéen. Séduit par un séjour, en septembre dernier, à sillonner l'île de long en large, du Nord au Sud puis d'Est en Ouest, je suis maintenant enthousiaste à l'idée de partager avec ce carnet de voyage quelques uns de mes souvenirs.

Dans ce récit seront évoqués, entre autres … les cami et les splendides cala, les platja, les far, les historiques talayots, les so british boinders … mais la balade sera aussi gourmande, je n'oublierai donc pas de parler de la saveur de l'AOP Mao minorquin et de la fameuse « mahonaise ». Etant un voyageur photographe, les illustrations photos seront bien sûr au rendez-vous.



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De Turqueta à Macarella par le cami de Cavalls



Le décor est de rêve. Lovée dans une splendide crique, Turqueta est une des plages les plus renommées de l'île … et nous y sommes ! là, sur le sable clair juste au bord d'une eau cristalline à souhait. Privilège d'un tout début de matinée de fin d'été, nous nous trouvons pratiquement seuls à en profiter, un vrai privilège !



Les premiers rayons du soleil dorent les rochers de la calanque alors que le sable mouillé scintille de mille reflets. Quelques minutes plus tard, le temps d'une première baignade, la luminosité se fait plus forte, progressivement les ombres s'effacent laissant le soleil illuminer une grande partie de la plage. La journée s'annonce très belle et on ne pouvait rêver d'un plus beau début.



Pour le farniente sur le sable, on attendra un peu car au programme ce jour, c'est ... randonnée ! Une randonnée en longeant le littoral pour atteindre d'autres criques paradisiaques mais isolées ; tout le monde le sait, gagner le paradis se mérite.

A Minorque, un sentier littoral, leCami de Cavalls, permet de longer l'intégralité des côtes de l'île. Créé à l'origine au XIVe siècle, il était destiné à l'époque aux cavaliers afin d'assurer une surveillance du territoire et surtout de l'horizon marin. De nos jours, l'historique cami est devenu un sentier de grande randonnée avec un tracé qui s'étire sur 185 kilomètres ... Avis aux amateurs (et vaillants marcheurs), il peut se parcourir en une vingtaine d'étapes. Bon, quant à nous, c'est parti pour ce fameux cami de Cavalls mais sur seulement un tronçon de la 13 ème étape : au programme l'aller/retour vers la cala Macarella ponctué de haltes plages.



Quittée la plage de Turqueta, le sentier caillouteux et poussiéreux commence par grimper parmi quelques arbres et buissons. Aucun cheval croisé sur ce sentier mais quelques gentilles biquettes, plus intéressées par les feuilles des arbustes que par notre rencontre.



La randonnée se poursuit en s'éloignant des falaises et en serpentant à travers un paysage de garrigue. On aperçoit par intermittence l'horizon bleu de la mer avant de retrouver la côte et les falaises. Voici, vue d'en-haut, Cala Macarelleta, une crique au charme fou.



Bien abritée entre les rochers cette petite calanque est une irrésistible invitation à s'y poser, on ne s'en privera pas ! Inutile d'en dire plus, les images parlent d'elles-même …







Une fois séché et bien reposé, il suffit de marcher seulement quelques minutes pour bénéficier à nouveau d'un point de vue d'exception. Le sentier offre aux randonneurs une vue plongeante sur la belle Cala Macarella.



Un panorama à admirer sans aucune retenue, enfin si, celle de ne pas trop s'approcher du bord de la falaise. On se trouve vite captivé par ce bleu étonnant et par cette transparence de l'eau. Un détail dans ce panorama accroche mon regard : un bateau de plaisance semble en apesanteur tant l'eau est claire, splendide !



Après des instants de contemplation, le chemin nous mène à présent vers la plage pour un temps de baignades, de bain de soleil sans oublier le pique-nique, histoire de recharger les batteries. Car après le repos, le chemin du retour attend le randonneur … Ce sera bien sûr le même cami mais en sens inverse. Un parcours identique que l'on semble à nouveau découvrir, les angles de vues différents nous révèlent de nouveau panoramas. Le long du sentier on croisera plus de randonneurs que le matin, deux VTTistes (courageux !), des chèvres mais toujours aucun cavalier pourtant certains détails objectivent le passage de chevaux avec par endroits la présence de crottin que les pas doivent éviter ! Passés des faux plats montants et descendants, des crochets, des courbes, des cailloux et des buissons et aussi trois kilomètres de distance … on retrouve la coquette cala Turqueta. Mais dans l'après-midi, on constate que les estivants sont en plus grand nombre qu'en début de matinée, il fallait s'en douter. Une vision qui nous conforte dans notre presque précipitation du matin, Turqueta comme beaucoup d'autres plages se savoure encore plus dans l'intimité.

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Ciutadella, l'ancienne capitale

Principale ville de l'Ouest minorquin, Ciutadella est le lieu de résidence d'environ trente mille habitants.



Pour débuter la visite et la présentation de la cité, voici une vue du chenal qui se faufile entre les rochers jusqu'à la mer. Les quais font office de port, tout le long sont amarrés des embarcations de pêche et de plaisance. Des quais longés de boutiques, de bars et de restaurants …et des lieux qui s'animent en soirée, à la mode espagnole.

En visitant une ville, on peut s'intéresser principalement à son patrimoine architectural et à ses monuments ou bien, on peut privilégier les lieux où se retrouvent les habitants … On peut aussi faire un peu des deux, c'est donc ce que je vous propose. Pour débuter, gagnons la Place de la Liberté, c'est là qu'est situé le marché de Ciutadella. D'abord il a fallu le trouver, parcourir des ruelles étroites, s'égarer un peu avant de solliciter une passante. La place du marché était toute proche mais finalement on ne cessait de tourner autour !



Le marché aux poissons est installé sous une coquette halle couverte de tuiles de couleurs. La construction de cette structure métallique remonte au 19e siècle mais a subi une rénovation en 2011. A l'intérieur, on y vend des poissons dont la fraîcheur est garantie, un privilège des localités insulaires de bord de mer.





Autour des halles, sous les arcades, sont placés les étals de viande et de charcuterie ibériques ou plutôt « minorquines » vous affirmeront avec fierté les artisans bouchers charcutiers. Pour les fruits et légumes, c'est un peu plus loin.

Continuons à faire du « lèche-vitrine » dans la rue commerçante, la Calle Josep Maria Quadrado, en regardant avec envie les pâtisseries locales comme la fameuse ensaïmades, un gâteau enroulée en colimaçon et saupoudré (copieusement) de sucre glace.



Les patissets (sablés) sont également appétissants tout comme les croissants fourrés à la crème ou au chocolat. Plusieurs établissements proposent de goûter une petite part d'ensaïmades … histoire de vous tenter plus encore !

Une autre spécialité de Minorque est bien en évidence dans les vitrines de plusieurs boutiques, celle-là ne se mange pas … ce sont des sandales fabriquées dans l'île, les avarcas. Question modèles et couleurs, on le constate, il y a le choix.

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Escapade en Navarre
(Septembre 2017)

Bonjour à toutes et tous, ​ Ce weekend de Septembre s'annonçant particulièrement pluvieux, et bénéficiant de 2 jours consécutifs libres et en famille, nous prenons la décision de nous évader, le temps d'un weekend, à la recherche d'un peu de soleil et de beaucoup de dépaysement. Nous ouvrons donc la carte météo : pluie dans tout le sud ouest de la France, y compris sur les Pyrénées. Pluie sur la côte nord espagnole, jusque Bilbao. Nous regardons alors au sud, autour de Pampelune, et les prévisions sont plutôt optimistes. Décision est prise, nous partons pour 2 jours au sud des Pampelune. Au programme, balade en plein désert, dégustation de tapas et visite d'un palais royal. Le tout sans une goutte de pluie .............. ou presque !



​Le matin même, nous recherchons une location pour le soir, au sud de Pampelune, puis nous prenons la route, sous une pluie battante. ​ Nous passons la frontière, puis bifurquons direction Pampelune, que l'on atteint plutôt vite depuis Bayonne. Notre location s'y trouve, au sud. Nous allons récupérer les clés afin de ne pas être obligés de courir le soir venu, sachant que notre programme n'est toujours pas vraiment défini .. clés en main après la découverte de notre chouette point de chute pour la nuit, nous reprenons la route vers le sud. Nous passons près d'Olite, mais faisons le choix d'aller dès aujourd'hui au Bardenas. Le temps devrait être sec, ce qui n'est pas confirmé pour le lendemain. Passé Pampelune, les paysages changent du tout au tout, contrastant notablement avec le vert du pays basque. Ici, il pleut beaucoup moins, à n'en pas douter !

Nous approchons de Tudela, ville porte d'entrée du désert des Bardenas Reales. Cette vaste zone aride de près de 400km² est une réserve naturelle offrant un décor de western, au travers de formations rocheuses étonnamment érodées par le temps. La sensation d'avoir traversé l'Atlantique et de se retrouver quelque part, dans l'ouest américain.



Nous prenons la route d'accès (passant à proximité d'une zone militarisée), puis entamons une boucle réalisable en voiture, moyennant une vitesse inférieure à 20km/h .. non pas pour le risque de se faire flasher, mais plutôt pour s'assurer d'en ressortir avec la voiture en un seul morceau .. c'est carrossable, mais c'est quand même limite limite .. le paysage est magnifique, tant mieux, ça aide d'autant plus à lever le pied ! :)



Les reliefs commencent à se dessiner, et déjà une formation rocheuse nous interpelle et nous pousse à nous arrêter pour une première balade à pied. Le vent souffle, le soleil tape malgré un ciel orageux de l'autre côté. Espérons qu'il y reste .. de l'autre côté ! Pour le moment, nous déambulons sur cette formation rocheuse étonnante, craquelée par la sécheresse. La végétation est quasi inexistante dans cette partie. Une petite cabane à l'abandon ajoute un peu plus de désespoir à ce paysage rude. ​

Nous reprenons la route, direction l'un des symboles de ce désert, la Cheminée de Féé (Castil de tierra), qui personnellement me laissera sans voix. Une merveille, résultat de l'érosion, qui finira un jour par disparaître, par cette même érosion. A noter que les pluies (oui oui, il pleut dans ce coin, et fort même !) forgent sans cesse ces formations, changeant leur aspect mois après mois, effaçant les traces d'éventuels passages, offrant alors un caractère toujours sauvage à cet endroit pourtant assez fréquenté.



Nous continuons notre périple, en admirant les paysages qui diffèrent totalement d'un coin à l'autre du désert. Arrive une bifurcation. Nous décidons de nous enfoncer un peu plus au nord, en direction du massif de la Pisquerra, où il est possible de faire de bien jolies randonnées. A noter, tant que j'y pense, que ce désert se visite de bien des façons : en VTT, en quad, en moto, en voiture (on se limite alors à la route principale), en cheval, à pied, etc ... il y en a pour tous les goûts ! ​

Puis nous revenons sur nos pas, pour reprendre la boucle principale, nous amenant de découvertes en découvertes. Chaque petite zone où il est possible de se garer est une invitation à la balade. La météo, bien que menaçante et offrant ainsi un ciel magnifique, nous épargne la pluie. Le top ! Et quand le soleil tape, le mercure remonte instantanément, et la réflexion sur le sable blanc en est éblouissante !

Après plusieurs arrêts, promenades, grimpettes, et photographies bien évidemment, nous bouclons la boucle, et ressortons par la même route que pour entrer. Le centre d'accueil est tout autant fermé qu'à l'aller. Nous quittons donc la réserve, et partons vers Tudela, espérant y trouver de quoi dîner, façon espagnole bien sûr. Nous jetons notre dévolu sur un bar à tapas apparemment réputé, à Tudela, le bar José Luis. ​ Suite à cette étape gourmande, nous reprenons la route vers le nord, avec une possibilité - celle de (re)faire un petit détour par les Bardenas pour le coucher de soleil qui approche à grand pas. Nous reprenons donc la route d'accès, sur laquelle nous croisons les visiteurs qui quittent la réserve. A ce moment, nous nous interrogeons sur l'accessibilité du désert à la tombée de la nuit ?! Et puis, nous voyons des phares, au loin, quelque part sur la piste. Bon .. soit ce sont les gardes qui nous inviterons à faire demi-tour, soit ce sont des visiteurs attirés par les lumières du soir sur ce paysage aride. Joueurs que nous sommes, nous continuons, jonglant entre la vitesse mini et la vitesse maxi, entre préserver la voiture et arriver à temps pour le coucher. Pour lui, nous allons au plus simple, au plus évident .. la cheminée des Fées. Les lumières ne seront pas de la fête, masquées au moment propice par un bandeau de nuages épais .. mais j'en reviendrai avec quelques images tout de même, et un souvenir magique du moment, surtout !

Typique des déserts, la nuit tombée, la température chute immanquablement, le vent se lève, le froid nous prend. Nous reprenons la voiture, ressortons de la réserve qui nous aura définitivement enchanté tout l'après midi, puis nous reprenons la route de Pampelune, pour une nuit bien méritée (d'ailleurs certains la commenceront dans la voiture .. ^^) ​ Le lendemain, au réveil, mauvaise surprise : une pluie continue donne le ton de la journée. Finalement, elle nous aura suivi jusque là ? Nous ne voulons pas y croire, et regardons à nouveau la météo. Pluie à Pampelune, mais apparemment, il sufirait de descendre légèrement au sud pour y échapper. Cela tombe bien, au sud, il y a Olite, et son château que nous avions mis au programme. Nous profitons des prospectus disponibles à l'hôtel pour repérer deux autres endroits qui pourraient bien faire l'objet d'un petit détour sur la route d'Olite. ​ Le premier arrêt - Puente la Reina - et son 'Puente Romanico'. Le temps est gris, froid, mais nous prenons malgré tout le temps de flâner aux abords du pont, de part et d'autres.



Deuxième arrêt - Artajona, et son 'Cerco de Artajona'. Pour l'atteindre, les routes serpentent entre des vallons aux airs de Toscane, il ne manque que les allées de cyprès. Arrivés là-bas, le parking est désert, les tours parfaitement rénovées nous rappellent le joli village coup de coeur de San Gimignano.



Nous partons pour une découverte des lieux, avec plaisir. Le centre d'information nous apprendra que c'est une région particulièrement sèche, au point d'avoir conçu un toit bien particulier pour l'église servant à récupérer un maximum d'eau de pluie, quand elle daigne tomber (ce qui est rare).

Après cette jolie découverte, parcourue de long en large, nous filons enfin vers notre destination, encore un peu plus au sud : Olite. Le château, aux airs de chateau de princesse, se repère d'assez loin. Nous nous garons à proximité, et prenons la direction de l'entrée. Ce château se visite entièrement, le long d'un parcours explicatif bien fléché, et au prix dérisoire de quelques euros pour les adultes (et gratuit pour les enfants). Un peu plus de monde ici qu'à Artajona, des groupes notamment, mais nous parvenons à nous en défaire et découvrons les salles du bas joliment conservées et mises en valeur. Puis nous montons des escaliers, puis d'autres, jusqu'à sortir sur les remparts, moment tant attendus par - moi - et les enfants surtout :) ​

De là, toutes les tours sont accessibles par des escaliers en colimaçon étroits et raides, mais offrants des vues chaque fois différentes sur le château lui-même et les alentours. Nous en faisons une, puis deux, puis encore quelques autres .. mais les cuisses chauffent vite pour certains, et l'heure du déjeûner approchant (étant dépassée même à vrai dire ..), cela devient dur dur .. et pour combler le tout, la pluie s'invite. Nous finissons la visite, et flânons dans les rues d'Olite, archi-fréquentée pour des fêtes de village. Tous les enfants locaux sont déguisés, des barrières installées laissent deviner que des courses de vache doivent s'organiser dans ces ruelles pavées.



Après nous être restaurés dans un restaurant niché au fond d'une ruelle, nous reprenons la route de la maison, mettant fin à cette escapade navarraise qui nous aura enchanté un court (mais intense) weekend ! La route du retour, approchant du pays basque et longeant plusieurs cours d'eau marron et au niveau très haut confirmera que nous avons échappé à un weekend exécrable ! ​ En résumé, nous ne pouvons que vivement vous conseiller de découvrir cette jolie région au sud de Pampelune qui regorge de joyaux, et nous n'en avons vu qu'une infime partie, croyez-moi !
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Majorque, rien que pour vos yeux
Salut à tous,

Dimanche pluvieux, rentrée dans 2 jours, des masques partout, bref ambiance sinistrose à fond😕... alors je me suis dit qu'il est tant de me replonger dans les photos de Majorque et de vous en faire profiter afin d'égayer (je l'espère) les jours à venir 🙂

Majorque... Franchement cette destination ne m'a jamais fait rêver. Les Baléares, dans mon imaginaire personnel, c'était un peu les vacances Fram pas chères, de la bidasse au bord de la plage et train de siroter des mauvais cocktails, et de la jeunesse encannaillée en boite de nuit au son des boum boum boum...

Cet été, on projetait d'aller en Sicile. Nous c'est Papa, Maman, notre p'tit gars de 10 ans, et notre princesse de 6 ans. Et j'étais plus particulièrement motivé par les îles éoliennes, qui est un des must de la plongée méditerranéenne (ah oui, je suis plongeur, alors c'est toujours un critère obligé de nos destinations de vacances 😎) avec des décors volcaniques qui semblaient magiques. Mais pour différentes raisons, celà ne s'est pas fait. Alors quand ma femme, ayant vu le blog d'une instagrameuse, m'a parlé de Majorque à la place des Eoliennes, j'ai plutôt bondi... Elle a insisté, j'ai cédé, on a acheté le Lonely Planet, et j'ai commencé, toujours peu motivé, à le feuilleter... Et là, ce que je lisais n'était pas du tout en phase avec l'image d'Epinal que j'en avais... Majorque était décrit comme un écrin naturel, à base de criques turquoises, montagnes plongeant dans la mer, petits villages, plantations d'agrumes... Et de très beau coin à plongée, notamment pas mal de grottes autour du Cap de Formentor. Destination parfaite pour allier plaisir des enfants et des parents 🙂 Alors j'ai dit banco !

Un chaine montagneuse (Sierra de Tramontana) couvre la cote Ouest de l'île et se termine par le Cap de Formentor, avec nombreuses criques, parfois sauvages, un peu partout. Le Nord est formé de 2 grandes baies (celles de Pollenca et Alcudia). L'Est est très bétonné ; de belles criques mais pas vraiment sauvages. Le Sud c'est essentiellement la baie de Palma où s'entassent les jeunes anglais et allemands venus ce retourner la tête... Pas grand chose à voir au centre.

Alors on a préparé celà gentiment. Etant donné que nous ciblions la découverte du Nord et de l'Ouest de l'île , on a ciblé un logement dans la région de Sa Pobla, proche de la baie de Pollenca. Billets Transavia en poche en février pour un départ en Juillet, réservation d'une villa par Air b'n'b, il n'y avait plus qu'à... Et la Covid est arrivé🏴‍☠️. On n'a rien annulé, on a a serré les fesses, et finalement on est passé entre les gouttes. Nos vols ont été maintenus aux dates et horaires prévus.

La dernière chose à faire était la réservation de la voiture de location, faite au dernier moment. Oubliez les prestataires institutionnels, il y a une multitude d'agences locales à l'aéroport de Majorque. On est passé par Wiber, RAS

Et ces deux semaines furent incroyables. Un vrai choc, je ne m'attendais pas à une telle beauté à 1h30 de vol de Paris 😛

Je vais vous raconter, et surtout vous montrer tout celà, tranquillement 😉
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La Semaine Sainte à Séville en photos
La Semaine Sainte reste un temps fort en Espagne. Elle revêt un caractère tout particulier à Séville qui compte près de 70 confréries de pénitents. L'organisation des processions obéit à des règles ancestrales à Séville. Les codes sont bien connus de la population locale. Des petits carnets sont distribués sur place et précisent les horaires et les parcours des pasos des confréries les plus réputées. Pour un visiteur, il est prudent de préparer son voyage à l'avance afin d'apercevoir dans de bonnes conditions quelques processions, comme je l'ai expliqué dans mon article sur City Breaks AAA+, "Séville, la belle andalouse". Que le visiteur soit athée ou qu'il ne soit pas de religion catholique, il appréciera Séville durant la Semaine Sainte car cette magnifique ville offre un écrin incomparable aux processions qui s'y déroulent. En dehors de la Semaine Sainte et de la Feria, Séville possède quantité d'atouts avec un patrimoine exceptionnel, de la place d'Espagne à l'Alcazar en passant par la cathédrale, le musée des Beaux-Arts, les palais et les couvents.
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Portugal: itinéraire de 15 jours du Nord au Sud
Comme souvent, ce voyage au Portugal n’était pas vraiment une de nos destinations à faire en priorité. Et, pourtant, mon épouse a une nouvelle fois réussi à me convaincre de partir à la découverte de ce pays très touristique en plein mois d’août. La première chose que j’ai faite c’est de réserver tous mes hébergements en fonction de mon road-trip. J’ai réservé sur Booking.com avec des tarifs en annulation gratuite afin de pouvoir faire des éventuelles modifications (ce qui n’est normalement pas possible avec un tarif non remboursable). Puis, j’ai décidé de zapper volontairement les villes de Porto et Lisbonne (sauf le quartier de Belém) car non seulement je n’aime pas trop me rendre dans les grandes villes avec ma voiture mais de Marseille il est facile de se programmer un week-end avec un vol low-cost. Et, contrairement à beaucoup de portugais d’origine vivant en France qui font le trajet d’une traite, j’ai prévu quatre jours de trajet aller/retour pour rejoindre et quitter le Portugal. Pour préparer mon voyage, j’ai consulté le site de Tiago : gotoportugal.eu/fr/visiter-le-portugal/ qui m’a beaucoup aidé à sélectionner les sites à visiter. Mais toutes ses recommandations n’ont pas été digne d’intérêt car, étant portugais, Tiago trouve tous les endroits du Portugal absolument formidables et manque parfois de recul et de discernement. J’ai également passé beaucoup de temps à me renseigner sur les autoroutes portugaises. J’ai finalement opté pour le boitier viaverde qui m’a été envoyé directement en France mais dont je n’ai pas pu me servir car j’ai appris avant de partir qu’il fallait un compte bancaire portugais. Sachant que je ne passerai pas par l’un des trois points d’entrée d’autoroute pour se faire enregistrer, j’ai décidé de ne pas prendre l’autoroute. En discutant avec des portugais venant de France, voici les différents conseils qui m’ont été prodigués : 1 – Inutile de prendre des cartes prépayées de 10 à 30 euros à la Poste car il semblerait que ça ne fonctionne pas. 2- Si vous choisissez de prendre l’autoroute avec une portion électronique (assez fréquent au Portugal) et que vous n’êtes pas enregistré, vous pouvez vous rendre une fois par semaine à la Poste pour payer vos péages. 3- Soit vous faites comme une grande partie des portugais vivant en France, vous prenez les autoroutes avec portion électronique et vous rentrez tranquillement en France en espérant que vous n’aurez pas d’amendes. Concernant le budget : Hébergement : nous avons dépensé une moyenne de 100 euros/jour (avec petits déjeuners) pour quatre personnes. Autoroutes + péages : nous avons dépensé environ 350 euros pour faire aller-retour Marseille/Portugal et un peu près 250-300 euros pour traverser le Portugal du Nord au Sud. Repas : comptez une moyenne de 40 euros par repas pour 4 personnes (20-30 euros si vous mangez au MacDo ou dans un kébab et autour de 50-60 euros si vous mangez au resto). Vous trouverez ci-après l'itinéraire (en fluo rose sur la carte) complet :



Voici à présent le récit complet de notre périple au Portugal : Jour 1 : Marseille – Urnieta (proche Saint-Sébastien) : nuit à la pension Txoko-Maitea. 740 km pour 06h40 de route. Jour 2 : Urnieta – Melgaço : nuit à l’auberge de jeunesse. 730 km pour 06h30 de route.



Jour 3 et 4 – Melgaço – Terras de Bouro : deux nuits à l’hôtel-restaurant Rio Homem. 90 km pour 01h50 de route. L’idéal dans l’absolu pour découvrir le parc de Peneda Gères aurait été de loger à Campo do Gères. Le matin vers 09h30 nous nous rendons au centre sportif (situé à 5 minutes à pied de l’auberge de jeunesse) pour prendre le bus de la compagnie Melgaço Radical qui doit nous emmener au pied de la rivière Minho pour faire du rafting. Malgré mes craintes (le rafting est à privilégier plutôt au printemps car en été les cours d’eau sont souvent très bas), une superbe expérience avec un guide et des compagnons de route impeccables. Nous avons pu sortir du rafting pour nager et sauter (attention de bien se couvrir car l’eau est très froide). A la fin de l’activité un petit encas est distribué et il faut monter une petite pente pendant 10-15 minutes pour rejoindre le bus du retour. L’activité se termine aux alentours de 13h30-14h00 et coûte 25 euros/personne. Avant de rejoindre notre hôtel, nous visitons Castro Laboreiro (comptez 15 à 20 minutes de marche sur un chemin assez raide), puis Notre-Dame de Peneda (copie conforme du Bom Jésus à Braga mais en plus petit).



Mon conseil : concernant la partie qui se trouve à gauche avec les escaliers descendant, commencez par la partie droite puis une fois en bas remontez par la partie gauche mais ne zigzaguez pas comme le font beaucoup de touristes. En effet, à chaque rampe d’escaliers, se trouve une chapelle (20 au total) dans laquelle est représentée une scène de la vie de Jésus. Ainsi, la première niche à droite représente la naissance de Jésus et celle lui faisant face (la dernière) la Passion. Nous finissons notre périple de la journée par la visite des espigueiros (greniers à grains datant du 17e-18e siècles) de Lindoso.

Jour 4 : Le matin nous partons à la découverte du barrage de Vilarinho das Furnas pour y découvrir un village submergé en 1972 par le remplissage du barrage. Le sentier se trouve de suite à droite après avoir traversé le pont du barrage. L’entrée sur le site est payante (0.50 cents/personne si vous laissez votre voiture et décidez de marcher ou 4 euros si vous prenez votre voiture). Comptez environ 1h aller/retour à pied (ce que nous avons choisi comme option). Il est normalement possible de voir surgir les murs de l’ancien village en été et en automne. Malheureusement, lors de notre passage, le village était complétement sous les eaux et ce n’est qu’en plongeant avec un masque/tuba que j’ai pu apercevoir quelques traces infimes de cet ancien village. Du coup, grosse déception quand même ! Heureusement l’eau du lac se prête parfaitement à une petite baignade. L’après-midi nous nous dirigeons à la cascade de Arado. Et nous faisons à présent connaissance avec le tourisme de masse. Le site est surpeuplé mais nous arrivons malgré tout à trouver une place assez proche du pont. Mon conseil : si vous voulez vous baigner et profiter des piscines naturelles, ne prenez pas le sentier balisé à droite du pont (qui vous permet juste d’avoir un point de vue sur la cascade) mais celui de gauche (non balisé et assez sportif). Pour les plus téméraires (ou les plus inconscients), il est possible de continuer et de grimper à travers les rochers et de découvrir d’autres cascades et de petites piscines naturelles (prendre des chaussures antidérapantes). Mais le jeu en vaut largement la chandelle (mais à ne surtout pas faire avec de jeunes enfants). En repartant, ne passez pas à côté du miradouro de Pedra Bela qui se trouve à deux kilomètres de la cascade. Vue époustouflante sur tous les environs !





Jour 5 : Terras de Bouro - Guimaraes : une nuit à l'auberge de jeunesse GuimaraesLiving. 50 km pour 1h-1h30 de route Nous filons directement au Bom-Jésus à proximité de Braga où nous empruntons le funiculaire qui se trouve tout en bas du site (comptez environ 2 euros/personne). Ce monument historique (construit en 1882, il est considéré comme le plus ancien de la péninsule ibérique) fonctionne à l'eau et la longueur de sa ligne est de 274 mètres. Une fois en haut nous profitons de ce site magnifique où la vue est imprenable. Le sanctuaire s’élève au sommet d’un escalier monumental composé de 17 paliers et 583 marches. C’est l’une des plus surprenantes réalisations de style baroque. Au fur et à mesure de l’ascension, on peut découvrir les chapelles du Chemin de Croix. Les premières chapelles rencontrées sont toutes accompagnées d’une fontaine, dédiée à un dieu païen. Sa pièce maîtresse reste sans doute l'escalier des 5 sens. Cet escalier est à double volée. Chaque palier est décoré de fontaines allégoriques se rapportant aux 5 sens. L’eau coule de la fontaine par le sens en question. Sur ordre de l’archevêque Gaspar de Bragança, la première pierre de l’édification du temple actuel a été placée, le 1er Juin 1784, coïncidant ainsi avec la fête traditionnelle du Saint-Esprit. Nous redescendons par les escaliers (la descente est plus facile que la montée). Nous nous rendons ensuite à l'auberge de jeunesse qui est idéalement située pour visiter à la fois le palais des ducs de Bragance et le centre ville. Depuis l'auberge de jeunesse, nous rejoignons en 10 minutes à pied le palais ducal où trône la statue monumentale de Dom Afonso. Nous prenons un billet combiné "palais + château" (comptez 6 euros/personne). Ce palais fut construit au début du 15e s. par le premier duc de Bragance, Alphonse Henriques, fils naturel du roi Jean Ier. On remarque une forte influence bourguignonne, surtout dans les toitures et l'aspect insolite des 39 hautes cheminées de brique. Il fut l'une des plus somptueuses demeures de la péninsule ibérique, mais à partir du 16e s., la cour s'étant déplacée à Vila Viçosa, il ne fut plus occupé que par intermittence. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la visite du palais dans lequel se trouvent de très belles pièces ornementées de tapisseries Pastrana, de porcelaine, de tapis persan et d'un toit en bois ressemblant à un navire. Comptez 1 à 2 heures de visite pour le palais + château.







Nous nous rendons ensuite dans le centre de Guimaraes où nous croisons des groupes folkloriques qui dansent du côté de Largo do Oliveira. Nous les suivons et tombons sur la superbe rue Largo Republica do Brasil bordée de chaque côté de petits jardins et où se trouve en contrebas l'église da N Sra da Consolaçao. Nous finissons sur la superbe place Largo do Toural.



Nous rejoignons l'auberge de jeunesse, nous récupérons notre véhicule et nous allons prendre le téléphérique de Guimaraes (comptez 4.50 euros/personne) qui nous emmène au mont Penha où culmine le sanctuaire de Nossa Senhora da Penha (fermé au moment de notre visite). En montant nous pouvons apercevoir sur les collines de superbes villas. N'hésitez pas à marcher jusqu'à la statue de sainte Catherine pour avoir un panorama sur la serra do Morão au sud, Guimarães et la serra do Gerês au nord. Sur l'esplanade vous trouverez un petit train (2.50 euros/personne pour une 1/2 heure) avec lequel vous pouvez faire le tour de toute l'étendue du parc.

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Une semaine à Minorque
De retour d'une semaine à Minorque je me reconnecte sur ce site que je n'ai plus fréquenté depuis un certain temps....mais cette île est trop belle pour que je n'en dise rien ! 8 jours formidables donc 5 de marche sur le fameux cami de cavalls, sentier qui fait le tour complet de Minorque sur 183 km. Des paysages superbes, sauvages, étonnamment variés pour de si petites distances (50 km de long environ) et quasiment personne sur les traces. Locaux très accueillants. Pour info : 4 nuits à Port Mahon (hôtel) puis 4 jours à Ciutadella (B&B) , de là nous avons rayonné avec une voiture de location indispensable là-bas. Randos plus ou moins longues puis fins de journées cools en ville ou visites en voitures de certains spots. A votre dispo si vous désirez des infos. Fred
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15 jours solo en Andalousie
15 JOURS SOLO EN ANDALOUSIE fin Mars/Début Avril2017

Cette fois-ci, je pars seule en Andalousie mais n'aimant pas la solitude forcée, je réserve une semaine de cours d'espagnol à Séville avec logement chez l'habitant et demi-pension. Puis Cordoue et Grenade seront au programme de mes visites.

En résumé : 1 semaine à Séville, 2 jours à Cordoue et 4 jours à Grenade Climat : fin mars frais le matin, il fait chaud à partir de 12h, dans les 24 degrés, idéal pour les visites. les deux premiers jours nuageux mais après grand soleil. Transports : avion pour aller de Paris à Séville, train pour aller à Cordoue et car pour se rendre à Grenade et retour en avion de Grenade à Paris Dépenses : moins cher qu’à Paris. On peut manger pour 10 €. Je me suis nourrie en ville mais j'ai bien mangé dans ma famille espagnole.

SEVILLE ou mon GROS coup de coeur :

Déplacements dans la ville : Je parle de la Vieille Ville qui est très étendue et faite de ruelles et de jolies places ou placettes. Tout se fait à pied. Ou alors louer un vélo. Des cours d’espagnol dispensés de façon ludique (enfin il y a quand même le subjonctif espagnol et tous ces temps qui se mélangent dans ma tête) avec 9 autres élèves venant de Chine, Corée, Allemagne, Angleterre, Pologne, ... L'après-midi est libre et après quelques tapas... bof, je ne suis pas très fan, cuisine grasse, pas raffinée mais par contre entrer dans les bars, voir leur décoration dont les gros jambons qui pendent du plafond... Une atmosphère bien agréable y règne, surtout le matin, à la pause des cours. Le soir, hébergement chez l'habitant, en demi-pension chez des Sévillans charmants. (organisé par l'école Giralda)





Les bars sont très animés l'après-midi, les Sévillans sont des gens très conviviaux, à en croire le remplissage des bars, et pas seulement à l'intérieur mais dehors; ils empiètent même sur les trottoirs. En passant, j'entends souvent comme un énorme bourdonnement dans les rues, à l’abord des places, ils sont tous à parler, une atmosphère que je ne connais pas à Paris.

LA CATHEDRALE & LA GIRALDA :

Je ne vous apprendrais rien si je vous disais que l’Andalousie fut autrefois et longtemps habitée par les Arabes et que donc l’art mudéjar (mosaïques et stucs, entre autres) est très répandu dans cette région.

La Cathédrale est absolument magnifique et il ne faut pas hésiter à monter en haut de la Giralda (montée longue mais douce car ce sont des pentes et non des escaliers, ça fatigue moins !) quelques photos pour vous en convaincre.





La Giralda, c'est la tour que l'on voit à gauche. Du haut de la tour, vue imprenable sur Séville et bien sûr la cathédrale et son jardin d'orangers.



L’ALCAZAR et ses jardins :



C’est un palais fortifié (alcázar) construit à Séville par les Omeyyades d'Espagne et modifié à plusieurs reprises pendant et après la période musulmane. Il est considéré comme l'exemple le plus brillant de l'architecture mudéjar sur la péninsule ibérique. En voici un exemple ici.



En fait, par les effets du hasard (quoique !), je me retrouve très vite dans les jardins. Une merveille, si !!! Ayant très faim, je me dirige tout de suite vers la cafétéria qui se trouve dans la partie du jardin la plus tranquille. Face aux orangers et aux palmiers, je prends la pause, une longue pause en admirant le paysage et goûtant au bonheur d’être là



Il faut au moins une heure pour visiter les jardins. Bien sûr, ce n’est pas prévu pour cela mais y manger (discrètement) est également possible. La visite du palais en lui-même nécessite également du temps.







Orangers et Palmiers sont omniprésents dans Séville et, en ce moment, le doux parfum de la fleur d'oranger (ressemble à l'odeur du jasmin) accompagne les visiteurs, et pas seulement dans ce merveilleux jardin.

Spectacle de flamenco au Musée de la Danse (Museo de baile) La visite du musée du flamenco avec partie interactive est intéressante et on peut ensuite assister au spectacle. Réserver plusieurs jours à l’avance pour le spectacle, dans les 24 € avec la visite du musée.



On peut passer son temps à se balader dans les ruelles de Séville, se perdre, jeter un œil sur les patios, souvent très jolis. Juste marcher et découvrir.





Beaucoup de maisons sont ouvertes sur des patios :





La Casa de Pilatos : Palais aristocratique de style mudéjar. Intéressant et je crois le mercredi après-midi visite gratuite pour les ressortissants européens (une bonne initiative !)







Le Palacio de las Duenas : encore une très belle demeure avec de beaux jardins. Il appartient à la Maison d'Albe et fut construit entre le XVe et le XVIe siècle. Composé de plusieurs édifices séparés par des patios et des jardins, son architecture allie les styles gothico-mudéjar et Renaissance.



Mes impressions : En une semaine, je n’ai pas tout vu … mais j’ai beaucoup marché et tellement aimé Séville. Je suis tombée sous son charme et je compte y retourner l’année prochaine pendant la Semaine Sainte en Avril, d’autant plus que, par hasard, j’ai assisté à une procession (préparatoire à cette grande fête) et c’était beau, si solennel, avec une musique pesante, tragique.

Mon voyage se poursuit, je prends le train pour Cordoba (env. 20 € le billet et env. une heure de trajet)

A suivre ...
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Week-end à Lisbonne
vendredi 15 mars 2019

4h30 réveil 5h15 trajet 5h45 parking + navette 6h15 3/4 heures avant fin d'embarquement 07h00 Fin embarquement 07h40 départ EZSxxxx Il y a une heure en moins 3 h de vol 09h30 arrivée récup bagnole

On quitte une terre inhospitalière au possible ! Une vraie calamité ! Vents, pluie, froid…brrrrrr… Très vite, dans les airs, la luminosité annonce la rédemption. Les durs frimas de Mulhouse sont derrière. J’ai loué la voiture la moins chère de chez Europcar. Une Fiat Panda à 27€ jours. Moins chère que le taxi pour aller à Lisbonne. La route qui mène à notre hôtel traverse une vision magnifique sur la ville lointaine. Le site est franchement époustouflant ! Notre chambre donne sur une terrasse immense avec une vue sans égale. Je crois qu’on va être bien… C’est sûr que, si tu n’aimes pas la mer et si tu n’aimes pas non plus la campagne…

Notre premier mouvement après un excellent repas (porc noir et assortiment de poissons),



c’est de tomber les pulls, les chaussures et d’aller se remettre de nos émotions au bord de la piscine (glacée) …

C’est devenu une loi intangible : nous sommes seuls. Tous les autres clients ont été dégagés pour qu’on soit tranquille.



Au loin, à travers les cyprès, on voit le pont du 25 avril qui nous relie à la ville et qu’on va traverser dans tous les sens un paquet de fois !



Pura vida, comme disait l’autre…



Avec Dominique, ça dure jamais très longtemps, il faut bouger. Au fait, on est là :



Assez naturellement, on prend la bagnole, genre « aller se promener sur la plage ». Mais en fait, la côte est super-moche, on y fait pas de vieux os !



Bref, on arrête le délire, on cède à l’essentiel, Lisbonne, nous voilà ! Spécialité incontournable : les sardines ! On en vend partout !



Je te fais pas l’histoire, les grandes heures, les découvertes, les grands explorateurs. On retrouve traces de cette richesse dans le gigantisme des vieux monuments disséminés un peu partout dans le ville. Enfin ceux qui ont échappés au terrible tremblement de terre qui, à quelques années de la révolution française, ont détruit la quasi-totalité de la ville !

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Un grand week-end de novembre en Espagne
Afin d’échapper à la grisaille de ce début novembre, nous avons décidé d’aller voir s’il fait meilleur de l’autre côté des Pyrénées. Nous aimons beaucoup l’Espagne et cela fait plusieurs années que nous n’y avons pas mis les pieds, nous allons donc y remédier le week-end du 1er Novembre.

Alors où aller! Une destination s’impose, Madrid pour aller déguster les Churros con Chocalate 😊. Mais aussi Bardenas Real, annulé il y a deux ans et qui nous tient à cœur. Comme d’habitude, j’ai beaucoup utilisé les retours publiés sur le forum pour préparer mon séjour, je vous en remercie bien et je vais donc essayer d’y ajouter ma contribution.

Voilà le programme un peu speed que j’ai concocté pour ces quelques jours 😮.

01/11 Lyon / Madrid 02/11 Madrid / Tudela 03/11 Las Bardenas 04/11 Tudela / Saragosse 05/11 Saragosse / Barcelone / Lyon



Afin de vous donner un peu envie de nous suivre, voici quelques photos…

Palais Royal à Madrid

Castildetierra de Las Bardenas

Palais des rois de Navarre à Olite

Basilique de Saragosse

Allez! C'est parti... par ici
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4 jours à Lisbonne
Fin Novembre, quatre nuits à Lisbonne.

Départ de Nantes avec la Compagnie TAP. 160 euros aller retour pour deux personnes. Hôtel Ever Lisboa Av Da Liberdade 189, petits déjeuners inclus. Situé sur la ligne Bleue du Métro, à 200 mètres environ. 280 euros les quatre nuits.

Dimanche 26/11

Véhicule perso laissé sur un parking de l'aéroport de Nantes. Environ 52 euros pour la durée de notre court séjour. Vol avec TAP impeccable, aucun retard, petite collation à l'aller et au retour. Nous conseillons les sièges A et B à l'aller, car, par beau temps, nous avons survolé Lisbonne, magnifique entrée en matière!



1 heure de moins à Lisbonne.

A l'aéroport achat de la carte Viva Viagem à 0.50 euro et chargement de celle ci à 6.15 euro, pour être tranquille pour tous les trajets Tram Bus Métro Elevadors et Funiculaires pour une durée de 24 heures. Vite rentabilisée. Paiement en Carte Bleue ou avec du Cash. La machine prend les billets de 5 et 10, pas les billets de 20 euros. Pour obtenir deux cartes, demander une première carte, payer, demander une seconde carte et payer. Nous n'avons pas réussi à en obtenir deux en même temps.

Métro Ligne Rouge à l'Aéroport. Facile, pratique, pas cher. Valider la Carte de transport sans contact à chaque trajet, en entrant et en sortant des portiques d'accès.

Arrivés vers 15 heures à l'hôtel. Notre chambre n'est pas sur la rue, mais sur le côté de l'hôtel, tant mieux. Pas de sommier, mais une plaque de contreplaqué, surprenant pour un trois étoiles.

Avant la nuit, il nous reste du temps pour commencer les visites.

Stade Benfica ( facile en métro ) pour mon mari, fan de foot. Ascensor Da Gloria ( sans la Carte à la Journée c'est 3,70€ ) ces vieux funiculaires sont antiques et grinçants à souhait.



Ce dernier mène au Mirador de Sao Pedro De Alcantara ( superbe vue sur la ville et le Château Saint Georges illuminé )

Eglise de Sao Roque ( attention, pour chacune de nos visites à Lisbonne, nous avons constaté que pour les horaires de fermeture des différents sites en général il faut arriver au moins 20 minutes avant celle ci sinon... )

Elevator Santa Justa ( 1.50 euro en plus de la carte Viva Viagem ), très bel ouvrage hors du commun, une dentelle de fer forgé de 45 mètres de haut.



Place du Commerce au bord du Tage, aérée, immense, royale. Place Rossio, ses fontaines de style Baroque et la Gare éponyme magnifique à côté.

Lundi 27/11

Petit déjeuner de l'hôtel : suffisant, nombreux gâteaux dont croissants frais extras et feuilletés aux noix délicieux, jus d'orange industriel, boissons chaudes mais pas brûlantes, dommage.

Montée au Château Saint Georges ( pas aisé de dénicher le chemin d'accès, pas assez de panneaux ). Superbe vue à 360 degrés sur la ville, notamment sur le Pont du 25 Avril et le Christ Roi. Les nombreux panoramas permettent d'admirer la ville , ce château vaut la visite et la vue y est à 360 degrés.



Cathédrale Sé Patriarcal, Casa Dos Bicos, Façade de l'Eglise de Conceicao Velha magnifique. Tram 15 pour se rendre à Belem, 30 minutes de trajet et là... déception !

En effet, il est important de savoir que les principaux monuments sont fermés le lundi !

Bon. Dont acte.

Vu quand même le Monument des Découvertes et La Tour de Belem. Ces deux là sont somptueux.

Flâner le long du quai est très agréable.





Retour dans le Centre Historique. Nous décidons de prendre ce fameux Tram 25, et, pour être surs d'être assis, de monter à son terminus Place Martim Moniz. Bah... Bon, il faut le faire, mais ce n'est pas si terrible que çà. Et pourtant, nous sommes allés jusqu'au terminus et retour à Baixa Chiado.



Arrêt pour une bière et un café O Brasileiro ( pas cher du tout pour un café si célèbre ), puis Rue Garett.

Eglise de l'Incarnation.

Marché Da Ribeiro Nova. Intéressant ce Marché et ses tables conviviales. De bons produits à déguster. Concept original.

Repas au Restaurant Terras Gerais, Calcada de Sant Anna tenu par un couple de brésiliens très sympas. Prix correct et plats très bons. Environ 23 euros pour deux plats , deux boissons et un café. Retour à l'Hôtel grâce à l'Ascensor do Lavra le plus ancien de tous, avec une pente à 22.9 %

Mardi 28/11

Pluie... Nous nous rendons au Parc des Nations. Le téléphérique ne fonctionne pas. Le Parc nous a déçus. Ce n'est pas si futuriste que çà. Bof, cela ne valait pas le déplacement. Par journée pluvieuse, ceux qui aiment les aquariums seront ravis.

Retour au quartier de Belem. Visite enfin du Monastère qui se résume à son Cloître, d'une beauté admirable, c'est indéniable. Vue saisissante sur la nef de l'Eglise d'en haut et ses colonnes richement sculptées.



Tombeau de Vasco de Gama

Au retour, Ascensor Da Bica et Mirador Santa Catarina.

Repas au Restaurant La Buvette de Mae de Agua, rue Mae d'Agua. Patron français, clients français, cuisine portugaise et française. Normal : Madame est portugaise. On s'y sent bien, d'ailleurs, çà se voit, c'était complet la veille et le sera ce soir aussi. Nous conseillons cette bonne adresse.

Mercredi 29/11

Sintra la Romantique

En train au départ de la Gare de Rossio. Il y a un départ toutes les 30 minutes environ. Prix: 4.40 euros chacun aller retour.

Durée du trajet : environ 40 minutes.

A l'arrivée, des tuk tuk, des tours operators privés qui proposent des visites... Nous les ignorons et filons à droite rechercher le bus 434. Il permet de visiter Le Palais National, Le Château des Maures, Le Château de La Pena à notre rythme pour un forfait de 5.50 euros par personne.

Le prix inclut le trajet aller au site le plus éloigné et retour à la Gare ou au Centre Ville, la possibilité de descendre au premier site, de reprendre le bus après la visite, puis de descendre au deuxième site, de reprendre la bus après... Uniquement dans le sens : Palais National, Château des Maures, Palais de La Pena. Et pas de possibilité de refaire le trajet ensuite une autre fois.

Nous avons acheté au premier site un forfait incluant les trois visites. Cela parait élevé au départ mais on y gagne : 56 euros pour deux personnes.

Le Palais National est très joli, richement meublé. Le fait qu'il soit tout près du Centre Ville permet éventuellement de l'atteindre sans prendre le bus 434. Il n'est pas situé sur les vertigineuses hauteurs comme les deux autres.

Le Château des Maures est incroyable. Il a des airs de Muraille de Chine, de Château Cathare... La vue y est époustouflante, et sur toute la région, et sur le Château de La Pena. Prévoir écharpes, bonnet, car çà souffle sec là haut. Les casquettes risquent de s'envoler.

Il est nécessaire d'avoir une bonne condition physique car le chemin qui mène au sommet n'est pas de tout repos. Oubliez poussettes, gamins en bas âge, personnes âgées fatiguées...





Le château de La Pena est celui le plus prisé. Il est un étonnant mélange d'extravagance, de château Légo, de Palais Mauresque... Fantastique.



Le Centre Ville au retour est joli, nous avons le temps d'y flâner avant de rejoindre la Gare.

Sintra vaut la visite et même une deuxième journée afin de découvrir les autres Châteaux grâce au bus 435. 2.50 euros pour les trois derniers Palais. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois...

Lors de notre trajet retour à Lisbonne, nous décidons de nous arrêter un peu avant le terminus car le train passe à Campo Pequeno, tout près de La Placa de Toros.



C'est l'occasion de découvrir ces arènes de style Mauresque. Le Marché de Noël y est installé mais nous décidons de payer la visite panoramique et le Musée. 3 euros la visite par personne, il ne faut pas se priver. Cristina, notre guide nous a donné de passionnantes explications sur la Corrida à la portugaise ( donc à cheval et sans mise à mort ) avec travaux pratiques à l'appui !

Et voilà, retour à l'hôtel.

Ravis de notre très agréable séjour, de nos belles découvertes.
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Espagne: Dans les désertiques Bardenas Reales


Un désert en Espagne ? Surprenant n'est-ce pas ? Et pourtant, une étendue désertique existe bien en Navarre, c'est dans le nord du pays. Sillonner Las Bardenas Reales vous fait parcourir un paysage érodé entre collines, plateaux, gorges et montagnes aux silhouettes étranges et séduisantes. Des paysages certes de terre ocre et de cailloux mais pas totalement désertique pour autant. Là-bas on y observe, outre d'étranges formes façonnées par l'érosion, quelques parcelles cultivées et par endroits de rares bergers accompagnés de troupeaux de moutons … Là-bas, on y assiste même à de surprenants ballets aériens ! En route donc sur les pistes chaotiques, caillouteuses et poussiéreuses des Bardenas Reales, un désert unique perdu sur le continent européen.

Longées, les plaines agricoles et les vignobles de Navarre au sud de Pampelune. Traversée, la bourgade rurale d'Arguedas. Empruntée, la petite route sinueuse qui en léger faux-plat vous fait passer entre prairies et autres enclos d'élevages de bovins … Et maintenant ? Nous voilà arrêtés sur un point élevé. La première vision d'un tel paysage vous contraint à y faire une pause, le regard admiratif. En effet, devant nous et à perte de vue s'étend un panorama au relief particulièrement original. Une vaste étendue cernée de contreforts de montagnes tabulaires et de versants striés de sillons verticaux … et puis, il y a ce rocher à la silhouette pyramidale qui immanquablement aimante l'attention. Passé un moment de contemplation (et une prise photo), vous n'avez plus qu'une envie : reprendre la route pour vous diriger vers cette étonnante formation rocheuse, le cabezo de Castildetierra. Une cheminée de fée emblématique du désert des Bardenas. Comme un phare guide les bateaux en mer, cette pyramide haute d'environ cinquante mètres semble donner un but à la route. Enfin, parler de route n'est probablement pas le terme le plus approprié pour cette voie. Il s'agit là d'une piste parsemée d'ornières, de cailloux et recouverte de poussières …



Après quelques minutes de parcours chaotique, nous sommes parvenus au pied de l'icône des Bardenas. L'éclairage du soleil, légèrement latéral, accentue le jeu d'ombre et de lumière. Ainsi les ravines verticales apparaissent avec encore plus de contraste de même les teintes chaudes de ces parois argileuses, tantôt ocre, tantôt rouge sont du plus bel effet. Vraiment, on ne peut qu'être séduit par ce fameux Castildetierra. Merci à Dame Nature de nous gratifier ici d'une véritable sculpture. Une vue si photogénique titille l’œil de l'amateur de photos de voyage que je suis. Aussi, je vais tourner autour de cette « Demoiselle coiffée » avec respect et à la recherche de son meilleur profil.



C'est sans doute sous cet angle que le terme de « Demoiselle coiffée » convient le mieux à cette silhouette … enfin, bien mieux que de la qualifier de cheminée … même si c'est de fée ! Est-ce le fruit de mon imagination ? Mais avec ce cadrage, ne voyez vous pas comme moi une tête et un corps habillé d'une longue et ample robe longue ? Certes, la coiffe pourrait paraître peu élégante avec ce lourd bloc de grès mais l'aspect général reste évocateur. J'y vois même un ourlet rouge au bas de la robe. Toujours avec beaucoup d'imagination, on semble percevoir un effet de mouvement avec presque des plis au niveau de la tunique … Bon, c'est moins volant que la célèbre robe de Marilyn Monroe ou encore bien moins emprunt de spiritualité que les mouvements tourbillonnants des Derviches tourneurs ! Mais quelles comparaisons hasardeuses ! fais-je là. Il me semble entendre certains d'entre vous s'exclamer ainsi en lisant ces idées de ressemblances …



Poursuivons le tour de ce Castildetierra en dévalant une petite pente. Là, dans cette drôle de rigole se sont éboulés quelques blocs de grès qui autrefois faisaient peut-être office de coiffes à quelques élégantes demoiselles pétrifiées. Autrefois ! c'est sans doute il y a de cela quelques centaines voire quelques milliers d'années … L'imposante pierre sur la droite semble en équilibre, plutôt précaire, va-t-elle finir par basculer prochainement ? Seul l'avenir le dira. Car on s'en doute, l'érosion, lentement mais sûrement, fera disparaître un jour cette élégante sculpture naturelle … après l'avoir créer. Au pied de la demoiselle de grès et d'argile, des panneaux explicatifs renseignent de manière précise sur l'évolution de ce paysage en se projetant aussi dans l'avenir.





Parvenu dans le lit du canyon qui lui aussi fait le tour de ce fameux Castildetierra, il faut cesser d'observer et d'admirer la demoiselle en gardant toujours le nez en l'air. Mieux vaut faire attention où l'on met les pieds ! Certes le canyon est pratiquement asséché mais finalement pas complètement. A côté d'une terre morte de soif et toute craquelée, il reste un peu de boue. Certains visiteurs en ont fait l'expérience et y ont laissé quelques empreintes. Pointure 40 ou 42 ?



Allez, je remets en lumière la demoiselle avec une dernière photo… elle le vaut bien ! Avec cette visée, je joue à cache-cache avec le soleil et l'originale « coiffe ».





Comme faisant une infidélité à belle fée, je détourne à présent le regard et mon viseur. Cette vue a séduit mon œil et mon appareil photo. Pas mal en effet ce contraste ou bien cette continuité (c'est selon) entre les sillons de cette terre cultivée et ceux du versant en fond d'image. Un joli graphisme complété par la diagonale formée par la piste et la présence de ce cycliste solitaire, c'est parfait pour une composition photo très équilibrée. Le vélo ou plutôt le VTT, voilà un intéressant moyen de parcourir les chemins de traverse des Bardenas. Certains itinéraires ne sont accessibles qu'aux seuls cyclistes et pas aux véhicules à moteurs. En revanche, la « balade » nécessite une bonne condition physique : le désert s'étend sur près de 42 000 hectares, rien que ça ! Et puis, il y fait chaud pour ne pas dire étouffant en été. Reprendre son souffle sur ces chemins signifie souvent de respirer la poussière soulevée par le passage des autos ! Les amateurs seront prévenus.

Après ces considérations, cela ne vous étonnera pas , c'est en voiture que nous continuons notre trajet … avec déjà, au bout de seulement quelques centaines de mètres, un nouvel arrêt.



Je ne résiste pas à l'attrait de ces collines ravinées avec un souhait : les observer de plus près. Un alignement de formes coniques et triangulaires chapeautées par des strates de grès. Face à ces parois, je me sent minuscule … comme en témoigne cette photo.



Un making of de mon reportage photo (merci Steph. pour cette prise). Mais que suis-je entrain d'observer ? La texture de ces parois entre roches et terre en passant par la pierraille des éboulis. Et voici prise la photo : un plan rapproché … clic, clac !





Capturée un peu plus loin, cette autre vue des détails de la surface de ces versants. Là, des strates de quartz étincelants sous les rayons du soleil dessinent des lignes fuyantes. Elles contrastent avec l'ocre terne de l'argile et prennent ainsi l'aspect de guirlandes lumineuses. L'aspect fendillé presque parcheminé de la couche superficielle de ces imposantes colonnes me font imaginer être au pied de créatures éléphantesques …



Un tel décor vaut la peine que l'on prenne de la hauteur en gravissant ces pentes. Ici, c'est un monstrueux champignon que l'on découvre. D'accord, il n'en a que la forme avec pied et tête totalement statufiés. On est loin du parfum des savoureux cèpes des sous-bois de mon cher Sud Ouest. Un site on ne peut pus photogénique et quelques visiteurs de s'en donner à cœur joie. Quel parfait podium à selfies !





Juché sur ce promontoire, on peut contempler sans retenue le panorama alentour avec toutes ces collines sillonnées de crevasses verticales et ceinturées de bandes horizontales rouge.



C'est fou comme ces paysages arides et semi désertiques stimulent l'imagination et vous évoquent des ambiances … Dans ce décor digne de l'ouest américain on verrait bien surgir quelques cow-boys galopant sur leur monture. Et puis, pour accompagner la scène que diriez-vous d'une des célèbres musiques d'Ennio Morricone ? Il me semble déjà entendre un sifflement puis « L'homme à l'harmonica » suivi à ses trousses par «Le bon, la brute et le truand ! ». Une parfaite atmosphère d' « Il était une fois dans l'Ouest ». Mais ce ne sont pas ici qu'ont été tournés ces anciens « Westerns spaghettis » … en revanche, et sans doute « Pour quelques dollars de plus », ce sont des scènes de la grosse production « Games of Thrones » qui on été filmées précisément dans ce lieu.

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Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!)
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN
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