Les Kangourous n’ont toujours pas d'arête !
Et inversement !
2008/2009
Escapade australienne.
Allusion a une célèbre émission
d’Europe N*1 avec le regretté
Francis BLANCHE et Cichignou,
Les kangourous n'ont pas d'arête ;
Bonjour !
Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager.
Et ça marche !
Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant !
Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante :
http://picasaweb.google.com/home?tab=mq
ou
http://picasaweb.google.com/ferdex01
Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.
Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .
Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande.
Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir.
Le reste de la journée à Hat Yai :
Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes
Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie.
Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées.
Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus.
« Comme ça tu peux dormir plus longtemps !
- Ben voyons ! »
Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu.
Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour.
Et rebelote, retard de 2 heures.
J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !).
Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option.
Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.
Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée.
Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)
Hou ! La ! La !
On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Ca y est !
J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement :
« Encore un chapitre sur la grounche.
Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. »
Que nenni !
C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.
Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille.
Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite.
"Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"
J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam.
Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande
Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait.
Mes parents, pas très riches, et ayant connus les
affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller :
"Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !"
Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit.
Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac !
Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc.
Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot !
Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue.
Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir.
La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l"
" Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ?
- Restons polis !
- C'est à dire ?
- J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . .
- T’as grossi ?
- GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! !
- O.K. Compris !"
Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . .
J’en passe et des pires ;
Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits.
Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !
Hou ! La ! La !
On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LE VISA WORKING HOLIDAY
Hou! La ! La !
On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble.
J’ai du mal.
J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose.
Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté.
L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage.
L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle.
Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ;
Mais . . .
Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue.
Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion.
Mais faut des larbins pour cueillir les fruits.
Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes !
Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''.
Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes.
C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures.
Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire.
C’était pour la bonne cause.
Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable.
Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur.
La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.
Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc.
Belle évolution sociale.
Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc.
Et tout ça sous un soleil de plomb.
Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer.
Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . .
Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne !
Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits.
Vive le progrès social.
Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs.
Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers.
Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers.
Le troisième, est les cours d’anglais.
Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais.
Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.
Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste.
Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain.
Mais sur des milliers de ces doux ‘’workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot.
Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.
Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.
Hou ! La ! La !
On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES BACK PACKERS HOSTELS.
Hou! La ! La !
On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’.
Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement.
Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine.
2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près.
En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ?
- Payé combien ?
- Sera-t-il moins dur que le dernier ?
- T’as pas un plan ?
- Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.»
Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région.
Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois.
Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions.
Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus.
Mais dur !
Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour.
Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres.
Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons.
Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent.
Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois.
On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives.
La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs.
Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)
En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre.
Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre.
A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière.
Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres.
S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon.
Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit.
Pas besoin de somnifère.
Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène.
Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster.
Il ne boit que le week-end m’affirme t’il.
Ben, il a l’air de bien se rattraper.
Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs.
Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait.
Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.
Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent.
L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines.
Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic).
J'ai goûté : C'est infâme !
Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche !
J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes
Et ces gens là concurrencent nos vignerons !
Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là.
J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !
Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite.
Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé.
Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats.
La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’.
Vachement équilibré !
Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches.
Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui.
Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage..
Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné.
Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.
Il y a en outre pas mal de vols.
La bouffe disparait des frigos.
Faut quand même avoir faim !
Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international.
Sympa.
Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins.
Et il n'est pas le seul.
Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice.
J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable.
Content le mec !
Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue.
Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.
Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !)
Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes.
Mais bon . . .
Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.
Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !
Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles.
Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours.
La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens.
Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants !
Ou dégager les aborigènes un peu bourrés !
J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ?
Il a trouvé une autre solution !
Ben voyons !
Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour.
Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.
Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo.
Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine.
Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ;
Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel »
Il n’a pas cette chance !
Au contraire.
Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.
Hou ! La ! La !
On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES ABORIGENES
Hou ! La ! La !
On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK
Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . .
Il a bien contribué à la rendre caduque.
Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens.
Leur cauchemar avait commencé.
En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais.
Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique.
Leur tradition orale est encore présente et puissante.
Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait.
Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré.
D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés.
Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés.
La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence.
Belle mentalité.
Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant.
Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité.
Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres.
Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité.
Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues.
Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.
Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale :
La musique et la peinture, entre autres.
Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites.
En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative.
Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas.
D’ailleurs elles valent plutôt cher !
Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent.
Ils font comme chez eux.
D’ailleurs, ils sont chez eux !
Ben oui !
Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent.
Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?
Hou ! La ! La !
On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
KATERINE
Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur.
Pas mal d’aborigènes.
J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays.
« Sawat dii khrap !
- Ho ! Pud passat thai dai ?
- Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï !
- Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !)
Contente la ‘’phou yin’’ (femme)
A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ?
Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client.
Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple !
Et la meute de ‘’working holidays’’ workers.
Et mon fiston, bien sur !
Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled.
KATHERINE GORGES
AH ! Oui !
En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville.
Bon ! Ce sont des gorges. . .
Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même !
Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée.
J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes.
Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe.
Beau panorama !
Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun.
Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline.
Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux.
Non ça sera donc après le prochain virage
Que nenni !
Après la prochaine courbe, alors ?
Ben non !
Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour.
Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre.
Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois.
Et le chemin monte toujours
Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière.
Je commence à serrer les miches.
Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler.
Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps.
Et moi je continue de serrer les miches !
Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches.
Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré.
Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire.
Mais, là, ça va descendre.
Et le soleil !
Et les mouches !
Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler.
Ma langue se dessèche de plus en plus.
Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus.
Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance.
L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille.
Mais : Ouf ! Sauvé !
J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.
Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française.
Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire.
Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité.
Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces.
« Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. »
La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.
CROC
Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine.
Le Crocodile Dundee local.
Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau.
Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos.
Il a une soixantaine d’année.
Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes.
Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche.
Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter.
Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet.
Bonne idée.
Question frime, ça le fait bien.
Mais . . .
Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)
Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet.
D’où son surnom : Croc !
Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes.
Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront.
Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais !
Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi
HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce
Pas mal, non ?
Allez ! Encore un autre pour la route !
Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . .
Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui.
Alors vous pensez : Moi !
Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc
Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ?
Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main.
Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire.
Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi.
* : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.
DARWIN
A l’aéroport maudit.
Petite ville un peu plus grande que Katherine
Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable.
C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents.
L”ANGLAIS
J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française.
Cela relativise la difficulté à l’apprendre ;
Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.
MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE
KANGOUROUS
Ben ! Je n'en ai pas vu !
Il n'y en a pas dans les villes.
J'en ai loupe un aux Katherine Gorge
Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'',
mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’
Mais je vous ai fait quand même quelques photos.
Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné.
Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là.
En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.
LA LANGUE D’ABORD :
C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose.
Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil.
Pour vous donner une idée ;
Yes, c'est ya
You c'est ya aussi
How are you ? C’est Hawaya ?
Tout cela d’une voix nasillarde.
Etc . . .
Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.
Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français.
Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.
LA BIERE ENSUITE
Qu'est ce qu'ils en boivent !
Et en plus elle n'est pas terrible.
Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières
Ben ! A la tienne !
LES FILLES ET LES FEMMES
Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires.
Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques
Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR :
http://voyageforum.com/v.f?post=793160 )
Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)
Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison.
Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.
LES ROAD TRAINS
De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.
Impressionnants !
LES ROAD SIGN
Les panneaux routiers jaunes
Je vous en ai fait quelques photos.
C’est une marque de pantalons en plus
Je ne suis pas rancunier.
Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.
BACKPACKERS
Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.
LE BUSH
Pas pire que George Deubeulyou du même nom.
Obhama va le remplacer.
Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie.
Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER
Lits superposés
2 mecs qui bossent toute la journée
1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’
Et moi !
FRUSTRATIONS ET JOIES.
Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby.
Je n’ai pas été ému par les émeus.
Pas oppressé par les opossums,
Pas arborisé par les Aborigènes,
Pas évolué à Darwin,
Pas câliné de koala,
Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator :
Ça, c’est caïman une bonne chose.
Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.
Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et :
Ça c’est une véritable bénédiction.
Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir.
Because ‘’mango packing’’
Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux.
Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant.
Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne.
Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue.
Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues.
Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité !
Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés.
Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .)
Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers.
Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ?
On a fait quelques bons repas ensemble.
Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . .
Raconté quelques anecdotes.
Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande.
Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici.
On a bien discuté.
Et je suis reparti.
ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR
Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte.
C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur.
Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.
Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville.
Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory.
Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !)
Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir.
Faut pas louper les feuilletons, quand même !
Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.
Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique.
Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD.
Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.
Et le marché de ''Little India Arcade''
J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown.
Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine
ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR
Je prends un bus !
En soit ca n'a rien d'extraordinaire.
On traverse des hectares de palmiers à huile.
Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.
Toujours rien d'extraordinaire.
Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes.
Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée.
Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici.
Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne.
Et je vais arroser le pissodrome.
Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde.
Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux.
On ne me l'avait jamais faite celle-ci !
Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas.
Je ne vois que cette explication.
Jusqu'ou s'arrêteront-ils !
Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins.
Mais pour faire la prosternation comment font-ils ?
En regardant leur boussole, en plus !
Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants.
J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.
Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés.
Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande.
Pas facile, je vous dis !
Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées.
Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .
Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes.
Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit.
Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison.
J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche.
Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ?
Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant.
Les rencontres du voyage . . .
KUALA LUMPUR
A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock.
J'en passe et des meilleurs.
BAN KRUT
La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale.
Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise.
L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D.
Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood .
Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes.
Pas toujours facile de s’y retrouver.
Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin.
Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike.
En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . .
En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison.
Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur.
Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement.
Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . .
Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme !
‘’Elle est pas belle, la vie !’’
.oO0Oo.
J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.