Bonjour à tous,
J'ai comme projet d'aller au Brésil, à Rio pendant la coupe du monde 2014 !
Je pense y aller 3 semaines et ne vais pas tarder à prendre le billet d'avion, connaissez vous des sites pas chère ?
En revanche, je suis en train de voir les logements et c'est vraiment très très chère avez-vous des conseils pour avoir des bons plans ou du moins quelque chose de raisonnable ?
Quels sont les quartiers à éviter ? Que faut-il faire à Rio et dans les environs ?
Merci beaucoup d'avance !
Bonjour à tous ,
Comme bcp de monde j'aimerai assister à cette fameuse coupe du monde au brésil et si possible assister à une finale :)
Je cherche un pack tt compris (vol+hotel+billet) J'aimerai savoir si certain d'être vous on déjà réserver, ou qui connait des agences sérieuses et qui ont tester pour la coupe de 2010 en Afrique du Sud !
J'attends vos réponses avec impatience.
Comme bcp de monde j'aimerai assister à cette fameuse coupe du monde au brésil et si possible assister à une finale :)
Je cherche un pack tt compris (vol+hotel+billet) J'aimerai savoir si certain d'être vous on déjà réserver, ou qui connait des agences sérieuses et qui ont tester pour la coupe de 2010 en Afrique du Sud !
J'attends vos réponses avec impatience.
Je viens de passer 15 jours à Rio avec ma femme et mes 3 enfants et je voulais vous faire bénéficier de mon expérience!
1- Rassurez vos proches Rio est une ville aussi sûre qu'une grande métropole européenne. Pour ma part je viens d'y passer quinze jours avec ma femme et mes trois enfants de 6, 4 et 4 ans, et je n'ai pas eu peur une seule fois en ville. Utilisez votre bon sens, et vous passerez un séjour très tranquille!
2- Dormez à Ipanema Un quartier branché, bien desservi et à trois rues de la mer. What else? Si vous n'avez pas encore d'hébergement je vous recommande l'Ocean Hostal Ipanema, ouverte il y a à peine 2 mois. Il reste pas mal de disponibilité pour la Coupe du Monde. Contact: contato@oceanhostelipanema.com.br Site: www.oceanhostelipanema.com.br Les prix sont: 125 reales (42 euros) pour un lit en dortoir. 400 reales (133 euros) pour une chambre double avec salle de bains commune. J'y ai moi-même dormi avec ma famille pendant une semaine et j'y retourne du 24 au 26 juin!
3- Prenez le métro pour aller au Maracana Le métro s'arrête devant le Maracana, c'est donc le meilleur moyen de transport pour s'y rendre. Aucun problème de sécurité ne m'a été commenté. Par contre pensez à partir deux à trois heures avant le match, car il n'y a qu'une ligne pour rejoindre le stade...Le billet vaut 3,50 Reales par trajet (1,23 Euro).
4- Prévoyez d'acheter vos places sur internet quelques jours avant de visiter le Corcovado Vous éviterez ainsi deux heures d'attente aux guichets! Leur site: http://www.corcovado.com.br
5- Echangez vos Panini devant le Botafogo Praia Shopping Emmenez vos doubles au Brésil et échangez-les avec les locaux devant le centre commercial Botafogo Praia Shopping (Metro Botafogo). Vous pourrez même acheter vos Panini manquants! Profitez-en pour prendre des photos de la magnifique baie de Botafogo et du Pain de Sucre de l'autre côté de la rue.
6- Mangez au "Porçao" un jour de match Le Porçao a Ipanema, c'est le restaurant où vont manger Messi, Neymar et Cie quand ils sont de passage à Rio. Le principe? Vous payez 105 Reales (32 Euros) et vous pouvez manger à volonté de la bonne viande brésilienne, des salades et des sushis (boissons à discrétion). Réservez 5 jours avant au (+55) 21 3389-8989 pour y voir par exemple Allemagne-Portugal le 16 juin à 13h, ou Angleterre-Italie le 14 à 19 heures! Adresse: Rua Barao de Torre 218, Ipanema.
7- Ecoutez de la musique live au Rio Scénarium C'est un classique pour écouter des groupes de musique brésilienne, dans le quartier branché de Lapa. Prix: 25 à 45 Reales l'entrée (8 à 15 Euros) + 3 Euros minimum la boisson. Possibilité aussi d'y diner. Adresse: Rua do Lavradio 20, Lapa , Site: www.rioscenarium.com.br
8- Emportez une Visa ET une Mastercard On peut payer partout, ou presque, en carte bleue. Pour les retraits, c'est plus délicat: certaines banques n'autorisent des retraits qu'avec la Mastercard et/ou imposent des plafonds journaliers relativement bas (300 reales - 100 Euros par jour) Un conseil: renseignez-vous bien auprès de votre banque avant de partir pour connaitre vos plafonds de retrait.
9- N'abusez pas des Caipirinhas Une ça va, deux bonjour les dégâts :-( C'est très bon mais ça fait mal à la tête le jour d'après!
10- Flânez le long de la plage d'Ipanema Le spectacle est partout! Ne manquez pas le coucher de soleil depuis l'Aropador, un promontoire au bout de la plage, ni les parties de beach volley / tennis / soccer et allez boire en fin de journée une caipirinha à l'Astor en compagnie des gens branchés du quartier (Avenida Vieira Souto 110, Ipanema)
11- Emmenez votre bonne humeur Les Brésiliens sont des gens cools. Soyez sympas avec eux, ils vous le rendront bien! Bon séjour, et bonne Coupe du Monde!
Olivier
1- Rassurez vos proches Rio est une ville aussi sûre qu'une grande métropole européenne. Pour ma part je viens d'y passer quinze jours avec ma femme et mes trois enfants de 6, 4 et 4 ans, et je n'ai pas eu peur une seule fois en ville. Utilisez votre bon sens, et vous passerez un séjour très tranquille!
2- Dormez à Ipanema Un quartier branché, bien desservi et à trois rues de la mer. What else? Si vous n'avez pas encore d'hébergement je vous recommande l'Ocean Hostal Ipanema, ouverte il y a à peine 2 mois. Il reste pas mal de disponibilité pour la Coupe du Monde. Contact: contato@oceanhostelipanema.com.br Site: www.oceanhostelipanema.com.br Les prix sont: 125 reales (42 euros) pour un lit en dortoir. 400 reales (133 euros) pour une chambre double avec salle de bains commune. J'y ai moi-même dormi avec ma famille pendant une semaine et j'y retourne du 24 au 26 juin!
3- Prenez le métro pour aller au Maracana Le métro s'arrête devant le Maracana, c'est donc le meilleur moyen de transport pour s'y rendre. Aucun problème de sécurité ne m'a été commenté. Par contre pensez à partir deux à trois heures avant le match, car il n'y a qu'une ligne pour rejoindre le stade...Le billet vaut 3,50 Reales par trajet (1,23 Euro).
4- Prévoyez d'acheter vos places sur internet quelques jours avant de visiter le Corcovado Vous éviterez ainsi deux heures d'attente aux guichets! Leur site: http://www.corcovado.com.br
5- Echangez vos Panini devant le Botafogo Praia Shopping Emmenez vos doubles au Brésil et échangez-les avec les locaux devant le centre commercial Botafogo Praia Shopping (Metro Botafogo). Vous pourrez même acheter vos Panini manquants! Profitez-en pour prendre des photos de la magnifique baie de Botafogo et du Pain de Sucre de l'autre côté de la rue.
6- Mangez au "Porçao" un jour de match Le Porçao a Ipanema, c'est le restaurant où vont manger Messi, Neymar et Cie quand ils sont de passage à Rio. Le principe? Vous payez 105 Reales (32 Euros) et vous pouvez manger à volonté de la bonne viande brésilienne, des salades et des sushis (boissons à discrétion). Réservez 5 jours avant au (+55) 21 3389-8989 pour y voir par exemple Allemagne-Portugal le 16 juin à 13h, ou Angleterre-Italie le 14 à 19 heures! Adresse: Rua Barao de Torre 218, Ipanema.
7- Ecoutez de la musique live au Rio Scénarium C'est un classique pour écouter des groupes de musique brésilienne, dans le quartier branché de Lapa. Prix: 25 à 45 Reales l'entrée (8 à 15 Euros) + 3 Euros minimum la boisson. Possibilité aussi d'y diner. Adresse: Rua do Lavradio 20, Lapa , Site: www.rioscenarium.com.br
8- Emportez une Visa ET une Mastercard On peut payer partout, ou presque, en carte bleue. Pour les retraits, c'est plus délicat: certaines banques n'autorisent des retraits qu'avec la Mastercard et/ou imposent des plafonds journaliers relativement bas (300 reales - 100 Euros par jour) Un conseil: renseignez-vous bien auprès de votre banque avant de partir pour connaitre vos plafonds de retrait.
9- N'abusez pas des Caipirinhas Une ça va, deux bonjour les dégâts :-( C'est très bon mais ça fait mal à la tête le jour d'après!
10- Flânez le long de la plage d'Ipanema Le spectacle est partout! Ne manquez pas le coucher de soleil depuis l'Aropador, un promontoire au bout de la plage, ni les parties de beach volley / tennis / soccer et allez boire en fin de journée une caipirinha à l'Astor en compagnie des gens branchés du quartier (Avenida Vieira Souto 110, Ipanema)
11- Emmenez votre bonne humeur Les Brésiliens sont des gens cools. Soyez sympas avec eux, ils vous le rendront bien! Bon séjour, et bonne Coupe du Monde!
Olivier
Bonjour à tous,
Avec 3 amis, on à prévu de réaliser un rêve de gosse, qui serait de passer le mois de la coupe du monde à Rio de Janeiro.
Cependant au fur et à mesure des recherches il semblerait que cela risque de rester un rêve.
En effet si j'ai bien compris, la fifa a le monopole est hotel donc il est pas possible de louer sans passer par un organiser affilié a la fifa.
Nous avons donc chercher à louer un appartement pour 4 sur des sites comme aluguetemporada.com.br mais nous ne parlons pas portugais.
Voilà donc pourquoi je fais appel a vous:
Pour le vol + l'appartement + la nourriture pour 1 mois + activités. Quelle budget vous paraîtrait honnête ?
Moi personnellement par personne j'avais calculé 1000€ pour l'avion. 1000€ pour l'appartement et pour la nourriture aucune idée mais environs 300€ pour voir large. Sachant que par personne on à un budget de 3000€
Donc pourriez vous déjà me dire si notre projet est réalisable ? Et éventuellement nous aider a trouver un logement a Rio de Janeiro avec 2 chambres pour 4 personnes au total pour la période du 13 juin au 13 juillet.
J'espère que vous pourrez nous aider.
Merci d'avance
Avec 3 amis, on à prévu de réaliser un rêve de gosse, qui serait de passer le mois de la coupe du monde à Rio de Janeiro.
Cependant au fur et à mesure des recherches il semblerait que cela risque de rester un rêve.
En effet si j'ai bien compris, la fifa a le monopole est hotel donc il est pas possible de louer sans passer par un organiser affilié a la fifa.
Nous avons donc chercher à louer un appartement pour 4 sur des sites comme aluguetemporada.com.br mais nous ne parlons pas portugais.
Voilà donc pourquoi je fais appel a vous:
Pour le vol + l'appartement + la nourriture pour 1 mois + activités. Quelle budget vous paraîtrait honnête ?
Moi personnellement par personne j'avais calculé 1000€ pour l'avion. 1000€ pour l'appartement et pour la nourriture aucune idée mais environs 300€ pour voir large. Sachant que par personne on à un budget de 3000€
Donc pourriez vous déjà me dire si notre projet est réalisable ? Et éventuellement nous aider a trouver un logement a Rio de Janeiro avec 2 chambres pour 4 personnes au total pour la période du 13 juin au 13 juillet.
J'espère que vous pourrez nous aider.
Merci d'avance
Bonjour, je devais partir avec un ami au Brésil une quizaine de jours fin juin début juillet afin de visiter et d'aller voir quelques matchs si possible.
Malhereusement il ne peut plus y aller et je retrouve seule à vouloir y aller...
J'hésite à y aller du coup, en même temps je me dis que c'est une chance d'aller au Brésil, qui plus est pendant la coupe du Monde de football !
Alors je ne sais pas s'il y a des personnes qui vont se rendre là-bas durant cette période..
A la base j'envisageais d'aller à Rio, Ilha Grande, Igaçu et Salvador de Bahia. Concernant les matchs Equateur France à Rio puis un 1/8 de finale à Rio également. Eventuellement le 1/8 de finale de la France.
Cependant rien n'est figé..!
Dans l'attente de vous lire !!
Elise
A la base j'envisageais d'aller à Rio, Ilha Grande, Igaçu et Salvador de Bahia. Concernant les matchs Equateur France à Rio puis un 1/8 de finale à Rio également. Eventuellement le 1/8 de finale de la France.
Cependant rien n'est figé..!
Dans l'attente de vous lire !!
Elise
Hello,
le MSC Divina servira d'hôtel pendant la Coupe du Monde de Football en juin et juillet 2014. Il restera donc au port de Rio durant les 4 semaines de compétition.
Le 14 juillet il se repositionnera vers Miami avec une croisière de 19 nuits entre Rio de Janeiro et Miami.
Serons à bord (couple avec un enfant)...🙂
Qui d'autre ?
le MSC Divina servira d'hôtel pendant la Coupe du Monde de Football en juin et juillet 2014. Il restera donc au port de Rio durant les 4 semaines de compétition.
Le 14 juillet il se repositionnera vers Miami avec une croisière de 19 nuits entre Rio de Janeiro et Miami.
Serons à bord (couple avec un enfant)...🙂
Qui d'autre ?
Bonjour,
Je pars au Brésil cet été. Je rêve de ce voyage depuis bien longtemps. Je suis une fille qui voyage seule et mon budget est du style étudiant-backpackers. Mon but n'est pas de faire un voyage touristique typique, mais plus de complètement m'intégrer dans le Brésil
Arrivée fin juin a Rio : 4 jours sur place, j'aimerai loger chez l'habitant mais je ne sais pas comment m'y prendre pour faire ça (existe-t-il des sites exprès? ou autre moyen de prévoir..). Je pense y faire les truc typiques Pan de azucar, cristo, centre ville, copacabana etc. Mais je suis également fan de football, a ces dates là on est en pleine coupe du monde (ambiance assuré a ce qu'on me dit) mais j'aimerai aussi assister a un match au Maracana.
Juillet: je serai a Campo Grande (j'y fais un stage pour mes études! jointe l'utile a l'agréable!!) je serai logé chez l'habitant ça c'est déjà prévu. Dans la région je voulais savoir s'il fallait que je m'y prenne a l'avance pour les réservations pour faire des tours les weekend au pantanal et a Bonito. Et si vous me conseillez autre chose dans le coin..
Début aout: Manaus, cherchant a m'immerger dans la foret 4 jours, là aussi je me pose des questions, les seules tours que j'ai trouvé sur le net c'est que pour des groupes de voyageurs, j'y vais seule, il y a des tours-groupes qui partent tous les jours aux quels je pourrai me joindre? Puis je comptai prendre le bateau Manaus-Belem, tout le monde conseille un seul bateau qui ne part que les mercredi (meilleure option, pas d'autres?). Belem 4 jours
Puis direction Salvador, où je reste une semaine dans le coin et j'aurais voulu une fois la ville visité me retirer dans une petite plage paumé du coin, avec un petit village, pas trop touristique pas trop de monde pour enfin me reposer (car je sais que voyager seule pour une fille, c'est génial mais pas de tout repos!). Mais la encore le routard et autres sources de renseignement ne parlent que de coins dont j'ai l'impression c'est blindé de gens...
Fin aout retour sur Rio, encore 4 jours, peut-être que là je pourrai assister a un match au Maracana (je pensant que pendant la coupe du monde il y aura moins de match) comment se renseigner a ce sujet? puis retour au pays, des larmes pleins les yeux..😉
C'est un grand voyage que je me prévois, je cherche a tout prix a etre un maximum informé pour m'éviter des enquiquinements.. Et je vous remercie d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner
Je pars au Brésil cet été. Je rêve de ce voyage depuis bien longtemps. Je suis une fille qui voyage seule et mon budget est du style étudiant-backpackers. Mon but n'est pas de faire un voyage touristique typique, mais plus de complètement m'intégrer dans le Brésil
Arrivée fin juin a Rio : 4 jours sur place, j'aimerai loger chez l'habitant mais je ne sais pas comment m'y prendre pour faire ça (existe-t-il des sites exprès? ou autre moyen de prévoir..). Je pense y faire les truc typiques Pan de azucar, cristo, centre ville, copacabana etc. Mais je suis également fan de football, a ces dates là on est en pleine coupe du monde (ambiance assuré a ce qu'on me dit) mais j'aimerai aussi assister a un match au Maracana.
Juillet: je serai a Campo Grande (j'y fais un stage pour mes études! jointe l'utile a l'agréable!!) je serai logé chez l'habitant ça c'est déjà prévu. Dans la région je voulais savoir s'il fallait que je m'y prenne a l'avance pour les réservations pour faire des tours les weekend au pantanal et a Bonito. Et si vous me conseillez autre chose dans le coin..
Début aout: Manaus, cherchant a m'immerger dans la foret 4 jours, là aussi je me pose des questions, les seules tours que j'ai trouvé sur le net c'est que pour des groupes de voyageurs, j'y vais seule, il y a des tours-groupes qui partent tous les jours aux quels je pourrai me joindre? Puis je comptai prendre le bateau Manaus-Belem, tout le monde conseille un seul bateau qui ne part que les mercredi (meilleure option, pas d'autres?). Belem 4 jours
Puis direction Salvador, où je reste une semaine dans le coin et j'aurais voulu une fois la ville visité me retirer dans une petite plage paumé du coin, avec un petit village, pas trop touristique pas trop de monde pour enfin me reposer (car je sais que voyager seule pour une fille, c'est génial mais pas de tout repos!). Mais la encore le routard et autres sources de renseignement ne parlent que de coins dont j'ai l'impression c'est blindé de gens...
Fin aout retour sur Rio, encore 4 jours, peut-être que là je pourrai assister a un match au Maracana (je pensant que pendant la coupe du monde il y aura moins de match) comment se renseigner a ce sujet? puis retour au pays, des larmes pleins les yeux..😉
C'est un grand voyage que je me prévois, je cherche a tout prix a etre un maximum informé pour m'éviter des enquiquinements.. Et je vous remercie d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner
Bonjour à tous!
Mon copain et moi aimerions partir au Brésil pour nos vacances d'été 2014 et ce pour 3 semaines. Le but du voyage étant de voir du pays, nous n'avons pas l'intention d'assister aux matches de la Coupe du Monde. Nous arriverions le 20 juillet (contraintes travail). Nous n'avons aucune idée à quoi s'attendre des semaines post Coupe. Trouverons-nous des hôtels abordables? Est-ce que la vague de touristes se sera dispersée? Est-ce que ça vaut la peine d'y aller malgré l'achalandage ou nous devrions remettre ce voyage à une autre année? Qu'en pensez-vous pour ceux qui auraient peut-être vécu le même scénario lors des Coupes précédentes?
Merci à l'avance de vos commentaires! 😉
Mon copain et moi aimerions partir au Brésil pour nos vacances d'été 2014 et ce pour 3 semaines. Le but du voyage étant de voir du pays, nous n'avons pas l'intention d'assister aux matches de la Coupe du Monde. Nous arriverions le 20 juillet (contraintes travail). Nous n'avons aucune idée à quoi s'attendre des semaines post Coupe. Trouverons-nous des hôtels abordables? Est-ce que la vague de touristes se sera dispersée? Est-ce que ça vaut la peine d'y aller malgré l'achalandage ou nous devrions remettre ce voyage à une autre année? Qu'en pensez-vous pour ceux qui auraient peut-être vécu le même scénario lors des Coupes précédentes?
Merci à l'avance de vos commentaires! 😉
Bonjour à toutes et à tous !
Comme le titre l'indique je souhaite me rendre au brésil pour la coupe du monde et je me demandais si d'autres membres y allaient aussi et pourquoi pas échanger nos bons plans et nos infos ici
Pour l'instant je n'ai rien réservé mais j'ai deja taté le terrain pour des locations d'apparts ou encore les billets de vol j'ai meme calculé mon budget..etc
Pour les billets il faudra passer par la fifa
Si d'autres personnes ont pour projet d'y aller n'hésitez pas à faire signe qu'on puisse partager ensemble notre projet et nous entraider :)
Comme le titre l'indique je souhaite me rendre au brésil pour la coupe du monde et je me demandais si d'autres membres y allaient aussi et pourquoi pas échanger nos bons plans et nos infos ici
Pour l'instant je n'ai rien réservé mais j'ai deja taté le terrain pour des locations d'apparts ou encore les billets de vol j'ai meme calculé mon budget..etc
Pour les billets il faudra passer par la fifa
Si d'autres personnes ont pour projet d'y aller n'hésitez pas à faire signe qu'on puisse partager ensemble notre projet et nous entraider :)
BONJOUR À TOUS,
Comme indiqué dans le titre, je suis preneur de tous vos conseils en ce qui concerne l'hébergement à Rio. Nous partons avec un collègue du 23 juin au 12 juilliet en plein coupe du monde de foot. Les billets d'avion sont réservés et ont évidemment enflés niveau prix (1000e) mais ça reste raisonnable selon moi.
Par contre, au niveau du prix des réservations de l'hébergement, je pensais pas me faire "allumer" de la sorte, passez moi l'expression. J'ai quasiment fait une croix sur une petite pousada en plein centre à côté de copabana à moins qu'un d'entre vous me déniche une opportunité dorée.
Sinon, je demande votre aide pour tout ce qu'il pourrait m'aider pour réserver l'hébergement. À savoir que la variable que je priviligie et bien entendu le prix, ça ne me dérange pas vraiment de dormir avec un ou deux ressorts dans le dos si je peux économiser un peu pour profiter autrement. (J'ai 22 ans, j'ai toute la vie devant moi pour dormir dans de bons lits douillés ;) ).
J'ai bien trouvé une pousada assez "raisonnable" (650e les 19 nuits) mais en pleine entrée de Rocinha donc est ce vraiment prudent ? (Même si je pense que si on ne cherche pas, Rio n'est pas Guantanamo non plus)
On m'a aussi parlé de petites îles paradisiaques à 2h de bateau de rio ou on peut dormir, vu que je reste 20 jours, est ce cela vaut la peine de ne réserver par exemple qu'une semaine pour ensuite essayer de changer d'hébergement ... ?
Bref je suis ouvert à toutes propositions ;) alors allez y faites vous plaisir !!
Merci beaucoup d'avance !!!!!!!
Comme indiqué dans le titre, je suis preneur de tous vos conseils en ce qui concerne l'hébergement à Rio. Nous partons avec un collègue du 23 juin au 12 juilliet en plein coupe du monde de foot. Les billets d'avion sont réservés et ont évidemment enflés niveau prix (1000e) mais ça reste raisonnable selon moi.
Par contre, au niveau du prix des réservations de l'hébergement, je pensais pas me faire "allumer" de la sorte, passez moi l'expression. J'ai quasiment fait une croix sur une petite pousada en plein centre à côté de copabana à moins qu'un d'entre vous me déniche une opportunité dorée.
Sinon, je demande votre aide pour tout ce qu'il pourrait m'aider pour réserver l'hébergement. À savoir que la variable que je priviligie et bien entendu le prix, ça ne me dérange pas vraiment de dormir avec un ou deux ressorts dans le dos si je peux économiser un peu pour profiter autrement. (J'ai 22 ans, j'ai toute la vie devant moi pour dormir dans de bons lits douillés ;) ).
J'ai bien trouvé une pousada assez "raisonnable" (650e les 19 nuits) mais en pleine entrée de Rocinha donc est ce vraiment prudent ? (Même si je pense que si on ne cherche pas, Rio n'est pas Guantanamo non plus)
On m'a aussi parlé de petites îles paradisiaques à 2h de bateau de rio ou on peut dormir, vu que je reste 20 jours, est ce cela vaut la peine de ne réserver par exemple qu'une semaine pour ensuite essayer de changer d'hébergement ... ?
Bref je suis ouvert à toutes propositions ;) alors allez y faites vous plaisir !!
Merci beaucoup d'avance !!!!!!!
Nous rentrons de 3 semaines dans le Nordeste : Recife, Olinda, Natal, Fortaleza, Sao Luis, Parc du Lençois, Belem....
A votre disposition si vous souhaitez des renseignements et questions
Nathalie
A votre disposition si vous souhaitez des renseignements et questions
Nathalie
bonjour les gars
je veux aller prochainement a Rio et le souci c'est tout ce que j'entends autour de cette ville, suscitant des discussions passionnees et passionnants.les gens st mitiges entre la beaute de la ville et sa dangerosite.
A chaque fois que je voyage je laisse tjrs mon passeport, mes cartes de credit au coffre fort de l'hotelms j'ai tjrs l'habitude de prendre mon iphone et ma camera pro avec moi.
je voulais avoir le temoignage de ceux qui ont ete la bas.j'ai besoin de savoir a quel point est ce dangereux et me conseiller ou prendre l'hotel (ds quelle partie de la ville).
Merci
Anysia
Coucou à tous alors je me présente je suis une jeune fille de 20 ans qui aimerait bien se rendre au Brésil au mois de Juin seulement on m'a mise en garde sur le fait que le Brésil toute seule c'était un peu enfin même très dangeureux 🤪
Donc je voudrais des avis ce ceux ou celles qui s'y sont déjà rendu et la porte et ouverte à ceux qui s'y rendent au mois de juin également 🙂.
Merci à tous par avance pour vos réponses, bonne fin de journée?
- Quelle est la plage à Rio la plus VIP / Chic ?
- Quelle est la plage la plus fréquentée par la jeunesse de Rio ? (histoire de rencontrer des locaux)
- Quelle est la plage la plus fréquentée par les touristes ?
- Quelle est la plus belle plage ?
Merci d'avance pour vos conseils :-)
Merci d'avance pour vos conseils :-)
« Deux Marseillais à Rio »
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
🙂Bonjour à tous,
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Bonjour, je vais passer 6 mois environ à faire un voyage en Amérique du sud en solitaire (avec rencontres j'espère) et le moins cher possible. J'ai prévu de commencer par arriver en Guyane FR (car je connais du monde) le 7 novembre.
Après qq jours là bas je compte faire Oiapoque Macapa et remonter le fleuve amazone jusqu'à Iquitos. J'ai lu pas mal à ce sujet et je compte prendre une cabine et ai bien compris que 2 semaines sur les différents bateaux n'était pas forcément le plus trépidant, mais bon, j'ai du temps après tout ... Si certains font le voyage aux alentours de mes dates, je serai ravis de faire un bout de route avec vous et décaler d'un jour ou 2 le bateau.
Ma question est plus directement sur mon arrivée à Iquitos : je comptais ne pas trop m'arrêter mais en parcourant le forum j'ai vu qu'il y'avait des treks dans la jungle de disponible, est-ce cher? Comment cela se déroule t'il? Si certains sont ok pour partager leur expérience coté hébergement et treks je suis preneur sur Iquitos du coup! Toujours ok pour rencontrer des gens à Iquitos evidemment!
Ensuite concernant mon départ d'Iquitos j'ai lu que seul l'avion était envisageable sur starperu.com pour éviter de se faire arnaquer, j'ai vu que les prix étaient en $ US, mais on peut payer par carte j'imagine? en NS sur place? Peut on réserver peu de temps (genre veille pour le lendemain)? Je pensais faire direct Iquitos-Lima mais un ami m'a parlé d'un avion qui franchit juste la montagne en 30 min -vol que je ne retrouve pas- car bien évidemment mon but est de faire le pérou en bus par la suite.
Pardonnez mes questions peut être un peu simpliste mais je n'ai que peu d'expérience de voyage, je pars en solitaire sur un vrai coup de tête et ne commence l'organisation de mon voyage que maintenant, je suis donc preneur de tout bon conseil.
Après qq jours là bas je compte faire Oiapoque Macapa et remonter le fleuve amazone jusqu'à Iquitos. J'ai lu pas mal à ce sujet et je compte prendre une cabine et ai bien compris que 2 semaines sur les différents bateaux n'était pas forcément le plus trépidant, mais bon, j'ai du temps après tout ... Si certains font le voyage aux alentours de mes dates, je serai ravis de faire un bout de route avec vous et décaler d'un jour ou 2 le bateau.
Ma question est plus directement sur mon arrivée à Iquitos : je comptais ne pas trop m'arrêter mais en parcourant le forum j'ai vu qu'il y'avait des treks dans la jungle de disponible, est-ce cher? Comment cela se déroule t'il? Si certains sont ok pour partager leur expérience coté hébergement et treks je suis preneur sur Iquitos du coup! Toujours ok pour rencontrer des gens à Iquitos evidemment!
Ensuite concernant mon départ d'Iquitos j'ai lu que seul l'avion était envisageable sur starperu.com pour éviter de se faire arnaquer, j'ai vu que les prix étaient en $ US, mais on peut payer par carte j'imagine? en NS sur place? Peut on réserver peu de temps (genre veille pour le lendemain)? Je pensais faire direct Iquitos-Lima mais un ami m'a parlé d'un avion qui franchit juste la montagne en 30 min -vol que je ne retrouve pas- car bien évidemment mon but est de faire le pérou en bus par la suite.
Pardonnez mes questions peut être un peu simpliste mais je n'ai que peu d'expérience de voyage, je pars en solitaire sur un vrai coup de tête et ne commence l'organisation de mon voyage que maintenant, je suis donc preneur de tout bon conseil.
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans!
tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et
tout ça de partout au bresil???????
je projette d y aller en routarde de decembre a mars????
bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem?????
vous pensez vraiment que ça craint ???????
etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot
martine
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
2 semaines au Brésil, c’est très court. Une ineptie. Sauf à limiter drastiquement ses ambitions. Nous avons privilégié la Nature : Pantanal et Iguaçu. Et quelques jours avant et après à Rio. C’est tout. Du coup, malgré plusieurs vols intérieurs, nous n’avons pas eu l’impression de courir ou de bâcler. Mais nous repartons avec une toute petite vision du Brésil. On en est bien conscient.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 21 Août – Vol Air France : Paris CDG / Rio de Janeiro Sam – Arrivée du vol à 5h30 – 3 nuits à Rio (Catete) Dim – RIO – Corcovado … Lun – RIO – Quartier historique … Mar – Vols TAM Rio / Brasilia / Cuiabà – Arrivée à Cuiabà à midi – Programme de 7 jours dans le PANTANAL (détaillé plus bas) - 6 nuits dans le Pantanal Mer – PANTANAL Jeu – PANTANAL Ven – PANTANAL Sam – PANTANAL Dim – PANTANAL Lun – PANTANAL – Retour Cuiabà - 1 nuit à Cuiabà Mar – Vols TAM Cuiabà / Sao Paulo / Foz do Iguaçu – Arrivée à 11h – IGUAÇU : Chutes côté brésilien – 3 nuits dans le PN Mer – IGUAZU : Chutes côté argentin Jeu – IGUAÇU : Parc des Oiseaux Ven – Vol TAM Foz de Iguaçu / Rio – Arrivée à 12h40 – 2 nuits à Rio (Copacabana) Sam – RIO – Pain de sucre … Dim 6 Sept – RIO - Vol Air France : Rio / Paris - Départ différé (à notre plus grande joie) à 19h05
BUDGET : Cours du Real : 1 R$ = 0,25 € environ
Dépenses préalables : Vol régulier sur Air France : 938 € l’AR/p 5 Vols TAM (via VoyagesSncf.com) : 514 € au total Prestation Pantanal Pascal Crépin : 3 340 €
Dépenses sur place : Retraits cash ATM : 2 X 1 000 R$ à l’aéroport. Ca nous a suffi, la CB est bien acceptée. Hébergements (hors Pantanal) : 1 670 € - Paiement par CB et Amex. Extras Pantanal (boissons et pourboires) : 270 € Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 585 €
Budget total tout compris : > 7 000 € Nous avons fait des choix très onéreux (long séjour dans le Pantanal et hôtel Das Cataratas en particulier). Ce budget n’est pas représentatif même si le Brésil est un pays cher.
GUIDES : Guide Gallimard – Cartoville Rio de Janeiro. Utile pour préparer les visites et choisir un hôtel à l’emplacement judicieux. Guide du Routard 2015
TRANSPORTS :
1 – Vols TAM Tous réservés sur VoyageSncf.com. Aucune annulation, aucun retard, aucun souci, les bagages ont toujours bien suivi jusqu’à la destination finale. La compagnie semble tout à fait fiable. Je m’attendais à de petits coucous alors que ce furent des A320, quasiment pleins à chaque fois. L’enregistrement se fait par compagnie (TAM, GOL ou AZUL), en continu. Pour le vol Iguaçu-Rio, nous étions à l’aéroport en avance et avons pu embarquer sur le vol précédent. Chouette ! 2 heures de gagnées à Rio plutôt que d’attendre bêtement à l’aéroport !
A Rio, il y a 2 aéroports. L’aéroport Santos Dumont est bien plus près du centre. Ca a joué dans notre choix des vols intérieurs. Transfert en taxi jaune (yellow cab) avec compteur (non prépayé) : - Aéroport International - Catete : 70 R$ - Catete - Santos Dumont : 24 R$ - Aéroport International – Copacabana : 66 R$ (avec un énorme embouteillage)
A Iguaçu, il y a des bus locaux qui déposent au centre de Foz do Iguaçu ou à l’entrée du Parc National. Ils partent du même arrêt, en alternance. Pour les trouver : sortir de l’aéroport, descendre la rampe vers tous les bus (touristiques). Sur ce même trottoir, à gauche, tout au bout un panneau bleu "ônibus coletivo". Vous y êtes. Ensuite, vérifiez juste que celui qui arrive va bien dans le sens où vous voulez. Pour aller jusqu’au Visitor Center du parc : 3 R$/p En taxi : entrée du Parc – Aéroport : 15 R$
2 – Transports publics à Rio Bus urbain : 3,40 R$ Un tourniquet à l’avant du bus permet de contrôler les entrées. Aucun doute, c’est super efficace. Mais c’est ultra lent et ultra chiant. Il faut pousser comme un âne pour l’actionner et pour peu qu’on ait un gros sac (ou un gros c.. !), ça devient une vraie galère. Rio est une ville facile, où l’on se repère vite. On prenait les bus en se fiant uniquement à leur destination finale affichée en haut du pare-brise. Ca nous permettait de nous rapprocher et on terminait à pied. Il y en a beaucoup. Notamment dans l’avenue Nossa Senhora de Copacabana (la rue parallèle à l’avenue Atlantica qui longe la plage). Leur circuit est (parfois) grossièrement décrit aux arrêts de bus. Le 511 et le 512 (au moins !) desservent le pain de sucre (Pao de Açucar) Métro : 3,70 R$ - Attention à la clim’. Couvrez-vous. Taxi : pas pris sauf pour ou depuis l’aéroport. Vélo : on peut en louer très facilement. On n’a pas fait, je le regrette. C’est un bon moyen surtout pour la région des plages.
HEBERGEMENTS : J’ai réservé longtemps à l’avance les hôtels (hors Taina) sur Booking.com sans acompte et sans surprise au moment de la note (paiement par Amex).
Rio (Catete) – Hotel 1900 279 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Bien situé au cœur de Catete, proche du métro Largo do Machado et de bus allant vers le Corcovado. Chambre minuscule et petit déj servi dans une salle un peu tristounette. Les avantages compensent les inconvénients …
Rio (Copacabana) – Rio Othon Palace 648 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Très bien situé à Copacabana, poste 5, assez proche d’Ipanema. Très belle vue du toit terrasse au 30ème. Nous avons choisi une chambre avec vue frontale sur la mer. C’est vraiment chouette. Ca reste une usine à touristes, très impersonnelle, sans aucun charme. La quantité du petit-déj ne compense pas le manque de qualité … Pas vraiment sûre de vouloir le conseiller.
Chutes d’Iguaçu – Hotel Das Cataratas 1 204 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Cet hôtel mythique est situé dans le Parc National, face aux Chutes. On paye cette exclusivité. Cela dit, c’est à la hauteur. Absolument rien à redire. Une grosse folie certes mais qui laisse de grands souvenirs. Nous avions choisi une chambre côté forêt. C’est déjà superbe. C’est un magnifique bâtiment, très bien entretenu, ultra propre, tout confort. Avec un accueil très courtois (ça c’est bien le moins !) mais également très chaleureux (ça c’est moins évident dans ce genre d’établissement). Un inconvénient : on est un peu captif pour les repas et les prix sont prohibitifs. La caïpirinha est à 26 R$ (contre 10 dans le Pantanal …) et bien moins bonne. Nous avons testé le diner-buffet au bord de la piscine. C’est évidemment superbe mais pour le prix (129 R$ ht/p), j’attendais une meilleure qualité. Il faut donc anticiper et prévoir de diner ailleurs (au restaurant de Porto Canoas (buffet à 58 R$) situé au bout de la rando des Chutes ou à l’extérieur du parc). Des navettes gratuites tournent entre l’hôtel et la porte du parc (15 minutes de route) toutes les ½ heures, 24h/24. Bien sûr, on ne paye l’entrée du parc qu’une seule fois. Après, pour y entrer et en sortir, on utilise ces navettes en montrant la carte de l’hôtel en guise de pass. Simple et bien organisé.
Cuiabà – Hotel Taina 219 R$ / nuit ttc – Petit déj ? Hôtel fonctionnel juste en face de l’aéroport. Service de navette gratuite 24/24 sur demande pour vous déposer à l’aéroport en 3 minutes. Pizzeria à 100 mètres. Au bord de la grande route. Bon … On a connu mieux mais pas trop le choix. Bon plan pour une nuit étape. Nous avions notre vol à 3h45 du matin !...
REPAS :
Je vais être honnête, je préfère de loin la cuisine asiatique que je trouve plus délicate, plus parfumée et moins roborative … Mais reconnaissons que la viande est délicieuse et divinement grillée. Nous qui ne sommes vraiment pas très carnivores, je dois dire qu’ici on s’est régalé !!!
Ne ratez pas le pão de queijo, ces petits choux au fromage. Souvent servis sur les buffets du petit déj. C’est sympa. Essayez aussi le manioc, la banane frite, la patate douce, la cassave, la farine de banane … Vous en trouverez parfois à côté du traditionnel riz blanc et haricots rouges.
Le service (10%) n’est jamais compris.
Quelques bonnes adresses à Rio : Toutes les 3 sont dans le GdR.
Churrascaria Porcão Av. Infante Dom Henrique – Sur la plage de Flamengo, tout au bout (au sud). www.porcao.com.br/...rio%C2%B4s/#o-porcao Rodizio. C'est-à-dire un buffet (immense !) de salades, crudités, crustacés … et de la viande grillée servie à volonté à table. Des serveurs passent et vous proposent chacun leur viande grillée (plus ou moins noble) sur de grandes épées tout juste sorties du bbq. Des petites saucisses, du poulet, du filet de bœuf … Vous dites oui si ça vous tente ; le serveur vous coupe alors de très fines tranches dans votre assiette, vous pouvez même choisir là où vous voulez qu’il coupe, selon la cuisson. Les tranches sont si fines qu’on peut goûter différentes viandes. Et y revenir encore et encore. C’est très connu et très couru. Nous y sommes allés sans réservation un peu avant midi et nous avons eu la chance d’avoir une table près d’une fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur le pain de sucre. C’est une très belle expérience. Et le buffet ici est impressionnant de qualité, variété et fraîcheur. Le rodizio est à 116R$ ht (hors boissons et hors desserts –mais personne ne prend de dessert car on n’a plus faim- !). La caïpirinha est à 23R$ ht. 306 R$ tc au total pour nous 2. C’est un peu cher mais vraiment ça les vaut. Je recommande très vivement.
Boteco Belmonte Rua Domingos Ferreira, 242 - Copacabana Restaurant animé, chaleureux, cadre sympa, très brésilien. Un poil bruyant mais on passe un très bon moment. Excellent plat de viande. Notamment la picanha à 112 R$ ht (pour 2)
Adega Flor de Coimbra Rua Teotonio Regadas, 34 – Au pied du fameux escalier Selarón. Dans un décor très sympa, délicieuse morue (bacalhau) à la portugaise. 176 R$ tc pour nous 2 avec 2 bières.
La bière (Bohemia, Brahma) est douce. Servie toujours très froide. Parfois même dans des verres glacés.
Un petit mot sur la caïpirinha : On en trouve partout, de 5-8R$ sur l’extrême Est d’Ipanema, 10-12 sur Copa, 10 dans la Pantanal, à plus de 25 dans les restau un peu chics … Et ce ne sont pas les plus chères les meilleures, loin de là. Le problème, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on y revient … souvent …
RIO : Visite de Rio en 2 temps, 3 jours à notre arrivée et 2 jours avant notre départ. Ca m’a paru suffisant pour voir l’essentiel et avoir déjà une belle idée de Rio et de son ambiance si particulière. Les points de vue : Corcovado et Pain de Sucre. Incontournables … Nous sommes montés au Pain de Sucre malgré un temps très couvert et menaçant. Le Corcovado n’apparaissait qu’occasionnellement quand les nuages étaient déchirés par le vent. Pour autant, nous n’avons pas regretté car, malgré cette vue tronquée, ça reste une belle expérience. Ce sont bien sûr de ces 2 points de vue que l’on comprend le mieux la structure géographique et le clivage architectural de Rio. Par choix, nous avons limité notre expérience des favelas à ces vues d’ensemble. Nous nous sommes rendus à ces 2 points de vue en début de matinée (vers 9h). A cette époque de l’année, nous n’avons pas eu à attendre. Ca s’est fait tout seul. Du monde quand même ... aux 2. Le quartier historique : Quelques belles maisons coloniales aux façades colorées et aux balcons de fer forgé. Un peu toutes décrépies malheureusement. Rio n’est pas une ville riche, loin s’en faut. Quelques rues piétonnes agréables. Le fameux escalier Selarón, plus original que vraiment beau. Ne ratez pas l’extraordinaire bibliothèque Real Gabinete Português de Leitura, rua Luis de Camöes, 30. Les églises baroques sont chargées, très chargées … Le jardin botanique : 9R$ Très agréable, bien entretenu mais là encore on sent le manque de moyens. Ca reste un bel intermède. Les plages : Nous avons vu Copacabana noire de monde le dimanche de notre arrivée et déserte 2 semaines plus tard, un jour de pluie. Le contraste est saisissant. Nous avons parcouru à pied les 2 grandes baies de bout en bout, de Leme à Leblon via Copacabana et Ipanema. Il faut les voir pour donner vie aux cartes postales qu’on a tous vues, c’est mythique. Les trottoirs de mosaïques noires et blanches participent également largement au mythe. Ambiance festive, sportive et … fessue. C’est un bon endroit pour louer un vélo et s’enfoncer un peu dans les rues à l’arrière de la plage. Quelques beaux quartiers à Ipanema. La feira hippie est un marché artisanal touristique mais sympa qui se tient tous les dimanches sur la praça General Osario, au début (à l’Est) de la plage d’Ipanema. Métro. La plage de Flamengo est de très loin ma préférée. Ici, les immeubles sont cachés par un grand parc verdoyant. Vous la verrez si vous allez à la churrascaria Porcão.
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité. Cela dit, nous n’avions rien sur nous pour tenter le moindre filou. Et, fidèles à nos habitudes en voyage, nous étions sous la couette dès 21h. On ne peut donc pas parler de l’ambiance ou des risques de Rio la nuit.
Attention, aucun wc publics …
LE PANTANAL : Le Pantanal est une grande région marécageuse au sud de l’Amazonie. Son intérêt est d’avoir une végétation moins haute et moins dense qu’en Amazonie qui permet une observation plus aisée des oiseaux. Fin août c’est la période de vidage (entre les pluies et la saison sèche). Elle porte bien son nom, c’est le moment où les marais s’assèchent pour ne laisser que quelques mares plus ou moins grandes. Il fait chaud, nous avons eu jusque 40°. Notre but était donc de découvrir cette région particulière, ses oiseaux et, peut-être, avec un peu de chance d’y voir un jaguar puisque nous étions dans la bonne période. Philippe s’adresse à Pascal Crépin (coordonnées par MP sur demande), un Français installé là-bas, avec une super réputation. Il nous propose rapidement un programme. Après quelques petits ajustements par mail pour coller à nos impératifs de vols et à nos souhaits (notamment pouvoir faire du cheval), nous bouclons. Nous allons parcourir la Transpantaneira, de bout en bout, de Poconé jusqu’à Porto Jofre.
J1 – Accueil aéroport à Cuiabà – Entrée dans le Pantanal - Nuit à la Pousada Piuval J2 – Nuit à l’Araras Ecolodge J3 – Nuit à l’Araras Ecolodge J4 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J5 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J6 – Remontée de la Transpantaneira – Nuit à la Fazenda Pouso Alegre J7 – Sortie du Parc National – (Nuit à Cuiabà – non icluse dans le coût)
Bien sûr, le programme que nous avons reçu détaille par le menu toutes les activités prévues. 3 340 € pour ce programme pour nous 2. Nous serons accompagnés de bout en bout par Yoann, dans son 4X4.
Les activités : Le but est donc de débusquer principalement des oiseaux mais aussi des mammifères (attention, on n’est pas en Afrique …) dans un paysage varié de savanes, de marais, de rivières et ce, par tous les moyens. Sorties en matinal, en journée, en nocturne, à pied, en 4X4, à cheval, en canoë, en bateau à moteur. Nous découvrons ainsi dans différents environnements, des dizaines d’espèces d’oiseaux ainsi que quelques surprenants mammifères comme le fourmilier géant, le tapir, le capivara, l’agouti et bien-sûr le jaguar. N’oublions pas les caïmans mais là, inutile de les chercher, il y en avait partout ! La tête d’affiche chez les oiseaux est le magnifique ara hyacinthe, le plus grand des aras, tout bleu. Nous avons été gâtés, nous en avons vu très souvent et de très près.
A la poursuite du jaguar : C’est à Porto Jofre que nous espérions le voir, lors de nos sorties en bateau, sur la rivière Cuiabá et ses affluents. 3 longues sorties étaient prévues pour multiplier les chances de le trouver. Nous avons eu la chance de voir un jaguar à chacune d’elle ! Nous sommes tranquilles sur le petit bateau, juste nous 4 : Bouyou, le chauffeur, Yoann et nous 2. Au-delà du jaguar qui est le but ultime de ces sorties, les balades sont en elles-mêmes très agréables. C’est paisible, dans une nature évidemment très préservée, à la végétation luxuriante, avec des décors beaucoup plus variés qu’on ne l’imagine. Un moment rare, unique. Le jaguar, c’est juste la cerise sur le gâteau ! Pause pipi à la demande quand le chauffeur trouve un endroit adapté (i.e. sans risque de jaguar). Lors de la 1ère sortie, Bouyou amarre sur une petite île de rêve. Sable doré ultra fin, jacinthes d’eau, végétation fleurie … bref, un paradis. Je m’éloigne un peu et je m’aperçois, en pleine action, qu’un caïman est en train de me mater les fesses à quelques pas … Heureusement, je n’ai pas eu l’air d’être à son goût ! En fait, et nous le savions déjà d’expérience, les caïmans sont nombreux (très nombreux) mais pas agressifs, bien plus amateurs de poissons que de chair humaine. Mais même le sachant, je vous assure que je n’en menais pas large quand, dans une position bien délicate, je l’ai vu ! La puissance de l’imaginaire ! Et le ridicule de la situation !... Evidemment crème solaire, chapeau, jumelles indispensables. Et appareil photos !
Le guide : Il est évident que la réussite d’une telle expérience dépend de la qualité du guide. Yoann Lebrun (coordonnées par MP sur demande), Français, 32 ans, est un passionné d’oiseaux et du Pantanal. Il a su, grâce à son enthousiasme, à ses compétences, à sa patience et à son sens de la pédagogie nous transmettre sa passion. Avec lui, c’est très vite devenu un plaisir que de débusquer, reconnaitre, admirer et photographier ces magnifiques oiseaux, du plus petit (le colibri) au plus gros (la cigogne Jabiru) ! Très attentif et très attentionné, il a beaucoup apporté à ce voyage. Tout en finesse, il a su également adapter les sorties pour qu’elles collent parfaitement à ce qu’il avait senti nous plaire le plus. Remarquable ! La présence d’un guide pendant une semaine à nos côtés nous inquiétait franchement. D’autant qu’avec l’âge et l’expérience des voyages seuls, on a vraiment pris l’habitude, soyons clairs, de ne pas se laisser emmerder. Yoann partait avec un gros handicap. Mais … il ne le savait pas ! Finalement, dès le premier contact, le courant est passé. Pas une seule minute, sa présence n’a été pesante. Et il a su transformer cette semaine en pleine nature en une expérience riche, unique et inoubliable. Ce ne fut que du bonheur ! Et aujourd’hui, je ne peux plus voir un oiseau sans penser à lui.
L’hébergement : Piuval : très bien, tant pour la chambre que pour les repas. Araras Ecolodge : superbe ! A tout point de vue. Notre étape préférée. 2 magnifiques parcours dans la forêt, sur des planches surélevées, pour permettre une balade à pied même en saison des pluies. 2 grands belvédères permettent d’admirer un panorama grandiose et d’observer les oiseaux par au-dessus ! Que de temps nous y avons passé ! J'aurais passé volontiers une journée de plus dans ce lodge très agréable et magnifiquement situé. Il y a de quoi faire ! Bateau-hôtel Jacaré : pour permettre d’être au plus près du jaguar et puisque les hôtels sont interdits, les bateaux-hôtels ont fleuri sur les rives. Il ne s’agit pas de croisière, juste du lieu d’hébergement. Et de là, on part en petit bateau rapide à moteur sillonner la rivière Cuiabá et ses affluents pour essayer de dénicher un jaguar. Certes, les cabines sont bien petites mais elles sont claires, fonctionnelles, agréables. Le salon/restau est très agréable et compense la petitesse des chambres. La qualité des repas est remarquable alors que nous étions bien peu nombreux, 8 au total sur ce grand bateau-hôtel. Le cuisinier a fait des prouesses. C'est ici que nous avons fait nos meilleurs repas ! Et les caïpirinhas sont vraiment délicieuses (10R$) ! Fazenda Pouso Alegre : bof, bof … spartiate et repas nettement moins bons. A choisir, on aurait préféré retourner à l’Araras Ecolodge, tout proche … Mais ce n’est pas le même prix.
Partout l'accueil fut très cordial. Avec encore un petit plus pour l'Araras Ecolodge où c’est particulièrement chaleureux. J'ai également beaucoup apprécié l'habitude généralisée de laisser les clients noter leurs consommations eux-mêmes. Voilà une preuve de confiance bien agréable. Et ici, pas de taxe de service. La caïpirinha est à 10 R$ tc. Les cannettes de coca à 5. Partout, y compris sur le bateau-hôtel, les repas sont servis en buffet. C’est très agréable.
Conseils pratiques : Prévoyez de l’argent liquide (les CB ne sont pas acceptées), des jumelles, de la crème solaire, de l’anti-moustique LOCAL, des chemises manches longues. Les moustiques et le soleil sont violents. Petite mise en garde : ne vous trompez pas de safari. Ici, ce sont principalement les oiseaux qui sont à l’honneur.
LES CHUTES D’IGUAÇU : Iguaçu en brésilien, Iguazu en argentin, Iguassu en anglais. De l’aéroport, nous prenons un bus local qui nous amène à l’entrée du Parc (Visitor Center). J’ai décrit dans le § Vols TAM où le trouver. Nous achetons notre entrée (53 R$/p) puis nous prenons la navette du parc* qui, après 4 arrêts, nous débarque devant l’hôtel Das Cataratas. Early check-in possible et gratuit, tant mieux ! On s’installe, on s’émerveille et on file vers les Chutes. Le sentier des Chutes démarre juste en face de l’hôtel. Que dire des Chutes ? Il faut les voir pour en comprendre la magie. Côté brésilien : La toute 1ère vue que nous en avons eue, au début du sentier, nous a dépités. C’est tout ?... Ben non, justement, ce n’est pas tout. La balade fait découvrir des points de vue et des cascades de plus en plus belles, de plus en plus grandes. Petit tour sur la passerelle pour faire face et défier la Gorge du Diable. C’est elle qui gagne, on ressort trempés ! On grimpe ensuite par un ascenseur jusqu’au belvédère. De là, on domine la Gorge du Diable et on aperçoit, juste de l’autre côté de la Chute, le drapeau argentin flotter sur une plateforme noire de monde. On devine déjà que de là-bas, la vue est bien différente. La balade de ce côté prend 2-3 heures. En flânant bien. Nous avons refait cette balade un matin tôt, nous avons été récompensé par un soleil levant splendide et un arc en ciel à 180° ! Un spectacle fabuleux ! Côté argentin : Juste après le petit déj, nous filons jusqu’au Visitor Center (par la navette gratuite de l’hôtel). Il est presque 9h, les touristes commencent à arriver. Juste sur la gauche, l’arrêt des taxis. Il y en a déjà un qui attend. On se renseigne : il nous annonce 100-110 R$ avec le compteur. De fait, sa prévision s’avère exact, nous mettrons 20 min pour arriver au parc argentin et nous paierons 110 R$. Nickel ! Passage de la frontière rapide et sans problème. Mauvaise surprise : contrairement à ce qu’on m’avait dit, on ne peut payer les entrées du parc qu’en pesos argentins. Ni Real, ni CB. Je change 50 € qui vont couvrir les entrées (260 pesos /p). Le parc est très organisé. Un plan et de nombreux panneaux permettent de se repérer facilement. Nous décidons de parcourir les 3 sentiers principaux (celui de l’ile San Martin était fermé) : le sentier supérieur, le sentier des Gorges du Diable (qui se termine sur la fameuse plateforme que l’on voit du Brésil), le sentier inférieur. C’est absolument magnifique. D’abord le parc en lui-même est bien entretenu, propre, dans une belle forêt. Et les vues sur les Chutes sont plus spectaculaires. On y passe facilement la journée. Surtout si vous voulez ajouter un tour en bateau (que nous n’avons pas fait). Si vous n’avez du temps que pour un seul côté, alors, sans hésitation, choisissez le côté argentin. Retour facile. A la sortie du Visitor Center, des taxis attendent. Ceux pour le Brésil sont sur la gauche en sortant. Ils tentent 150 R$ … ben non, c’est 110 R$ … ok. Cool. N’oubliez pas votre passeport. Le Parc aux Oiseaux : Il se situe en dehors du parc (brésilien), à 100 mètres du Visitor Center sur la route principale. 32 R$/p. On y a passé 6 heures ! c’est dire si ça nous a plu ! Oui c’est sûr, nous étions conditionnés par notre séjour dans le Pantanal et heureux de retrouver ici certains amis. L’intérêt ce sont les 2 gigantesques volières dans lesquelles on entre. L’une est consacrée au Pantanal, forcément, nous on l’a trouvée un peu minable (une quinzaine d’espèces ici alors que nous en avions vu plus de 60 in situ). L’autre est consacrée aux perroquets. Celle-ci est fabuleuse, magique. Des centaines de perroquets aux couleurs vives et variées vivent, volent et sifflent au dessus de nos têtes. C’est l’occasion de voir de très très près de très nombreuses espèces même si certaines volières (celles des aigles notamment) sont bien insuffisantes par rapport à leurs besoins. Expérience unique et inoubliable
* Ne pas confondre navette de l’hôtel (petits minibus privés de l’hôtel qui tourne entre l’entrée du parc et l’hôtel, dédiés aux seuls clients de l’hôtel) et les navettes du parc (grands bus colorés qui tournent dans le parc entre le Visitor Center et le Restau Porto Canoas en proposant 5 arrêts). Les navettes du parc sont gratuites et accessibles à tous.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Rio : nous louerions des vélos à Copacabana ou Ipanema pour pouvoir davantage vadrouiller et nous retournerions une fois de plus à la churrascaria Porcão. J’en salive encore … Pantanal : une nuit de plus à l’Araras Ecolodge. Iguaçu : aucun changement, même durée, même lieu, on n’a pas regretté d’avoir cassé la tirelire …
DIVERS : L’accueil : vraiment cordial, partout. L’Anglais est souvent parlé et bien parlé, sans répugnance. La carte bancaire : très bien acceptée (y compris l’Amex). Sauf dans le Pantanal. Le climat à cette époque : agréable sur Rio et Iguaçu (18 à 25°C), chaud dans le Pantanal (jusque 40). Vêtements : dans le Pantanal, on s’est beaucoup sali : poussière, transpiration, merde de singe (ça c’était juste pour baptiser Philippe) … Prévoyez des pantalons, des chaussures fermées et des manches longues pour vous protéger à la fois du soleil et des moustiques voraces. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité. Je m’arrache encore la peau ! Notre lotion 5/5 spécial Tropiques les a bien amusés ! Les photos : trop ! Tout s’y prête. Vive le numérique ! Nous rentrons avec plus de 2 000 photos. Reste à les trier ! L'artisanat : rien à notre goût … On rentre avec 2 porte-clés !
On a beaucoup aimé : 🙂 Débusquer et reconnaître les oiseaux dans le Pantanal. Aujourd’hui, je ne regarde plus les mésanges qui se posent sur ma terrasse de la même façon. Avoir la chance de voir le splendide ara hyacinthe et le jaguar. Et tant d’autres … Voir les Chutes sous le soleil avec un arc en ciel de 180° Le Parc aux Oiseaux d’Iguaçu La churrascaria Porcão La caïpirinha
On a moins aimé : 🙁 Les piqûres de moustiques, de tiques et d’autres bestioles "sympathiques" … Les tourniquets des bus à Rio. Véritable engin de torture !
En conclusion : nous avions envie de renouer avec un voyage essentiellement axé sur la Nature. Le Pantanal et Iguaçu ont dépassé nos espérances. Fonds de tiroirs raclés mais images féériques plein la tête.
2 semaines au Brésil, c’est très court. Une ineptie. Sauf à limiter drastiquement ses ambitions. Nous avons privilégié la Nature : Pantanal et Iguaçu. Et quelques jours avant et après à Rio. C’est tout. Du coup, malgré plusieurs vols intérieurs, nous n’avons pas eu l’impression de courir ou de bâcler. Mais nous repartons avec une toute petite vision du Brésil. On en est bien conscient.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 21 Août – Vol Air France : Paris CDG / Rio de Janeiro Sam – Arrivée du vol à 5h30 – 3 nuits à Rio (Catete) Dim – RIO – Corcovado … Lun – RIO – Quartier historique … Mar – Vols TAM Rio / Brasilia / Cuiabà – Arrivée à Cuiabà à midi – Programme de 7 jours dans le PANTANAL (détaillé plus bas) - 6 nuits dans le Pantanal Mer – PANTANAL Jeu – PANTANAL Ven – PANTANAL Sam – PANTANAL Dim – PANTANAL Lun – PANTANAL – Retour Cuiabà - 1 nuit à Cuiabà Mar – Vols TAM Cuiabà / Sao Paulo / Foz do Iguaçu – Arrivée à 11h – IGUAÇU : Chutes côté brésilien – 3 nuits dans le PN Mer – IGUAZU : Chutes côté argentin Jeu – IGUAÇU : Parc des Oiseaux Ven – Vol TAM Foz de Iguaçu / Rio – Arrivée à 12h40 – 2 nuits à Rio (Copacabana) Sam – RIO – Pain de sucre … Dim 6 Sept – RIO - Vol Air France : Rio / Paris - Départ différé (à notre plus grande joie) à 19h05
BUDGET : Cours du Real : 1 R$ = 0,25 € environ
Dépenses préalables : Vol régulier sur Air France : 938 € l’AR/p 5 Vols TAM (via VoyagesSncf.com) : 514 € au total Prestation Pantanal Pascal Crépin : 3 340 €
Dépenses sur place : Retraits cash ATM : 2 X 1 000 R$ à l’aéroport. Ca nous a suffi, la CB est bien acceptée. Hébergements (hors Pantanal) : 1 670 € - Paiement par CB et Amex. Extras Pantanal (boissons et pourboires) : 270 € Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 585 €
Budget total tout compris : > 7 000 € Nous avons fait des choix très onéreux (long séjour dans le Pantanal et hôtel Das Cataratas en particulier). Ce budget n’est pas représentatif même si le Brésil est un pays cher.
GUIDES : Guide Gallimard – Cartoville Rio de Janeiro. Utile pour préparer les visites et choisir un hôtel à l’emplacement judicieux. Guide du Routard 2015
TRANSPORTS :
1 – Vols TAM Tous réservés sur VoyageSncf.com. Aucune annulation, aucun retard, aucun souci, les bagages ont toujours bien suivi jusqu’à la destination finale. La compagnie semble tout à fait fiable. Je m’attendais à de petits coucous alors que ce furent des A320, quasiment pleins à chaque fois. L’enregistrement se fait par compagnie (TAM, GOL ou AZUL), en continu. Pour le vol Iguaçu-Rio, nous étions à l’aéroport en avance et avons pu embarquer sur le vol précédent. Chouette ! 2 heures de gagnées à Rio plutôt que d’attendre bêtement à l’aéroport !
A Rio, il y a 2 aéroports. L’aéroport Santos Dumont est bien plus près du centre. Ca a joué dans notre choix des vols intérieurs. Transfert en taxi jaune (yellow cab) avec compteur (non prépayé) : - Aéroport International - Catete : 70 R$ - Catete - Santos Dumont : 24 R$ - Aéroport International – Copacabana : 66 R$ (avec un énorme embouteillage)
A Iguaçu, il y a des bus locaux qui déposent au centre de Foz do Iguaçu ou à l’entrée du Parc National. Ils partent du même arrêt, en alternance. Pour les trouver : sortir de l’aéroport, descendre la rampe vers tous les bus (touristiques). Sur ce même trottoir, à gauche, tout au bout un panneau bleu "ônibus coletivo". Vous y êtes. Ensuite, vérifiez juste que celui qui arrive va bien dans le sens où vous voulez. Pour aller jusqu’au Visitor Center du parc : 3 R$/p En taxi : entrée du Parc – Aéroport : 15 R$
2 – Transports publics à Rio Bus urbain : 3,40 R$ Un tourniquet à l’avant du bus permet de contrôler les entrées. Aucun doute, c’est super efficace. Mais c’est ultra lent et ultra chiant. Il faut pousser comme un âne pour l’actionner et pour peu qu’on ait un gros sac (ou un gros c.. !), ça devient une vraie galère. Rio est une ville facile, où l’on se repère vite. On prenait les bus en se fiant uniquement à leur destination finale affichée en haut du pare-brise. Ca nous permettait de nous rapprocher et on terminait à pied. Il y en a beaucoup. Notamment dans l’avenue Nossa Senhora de Copacabana (la rue parallèle à l’avenue Atlantica qui longe la plage). Leur circuit est (parfois) grossièrement décrit aux arrêts de bus. Le 511 et le 512 (au moins !) desservent le pain de sucre (Pao de Açucar) Métro : 3,70 R$ - Attention à la clim’. Couvrez-vous. Taxi : pas pris sauf pour ou depuis l’aéroport. Vélo : on peut en louer très facilement. On n’a pas fait, je le regrette. C’est un bon moyen surtout pour la région des plages.
HEBERGEMENTS : J’ai réservé longtemps à l’avance les hôtels (hors Taina) sur Booking.com sans acompte et sans surprise au moment de la note (paiement par Amex).
Rio (Catete) – Hotel 1900 279 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Bien situé au cœur de Catete, proche du métro Largo do Machado et de bus allant vers le Corcovado. Chambre minuscule et petit déj servi dans une salle un peu tristounette. Les avantages compensent les inconvénients …
Rio (Copacabana) – Rio Othon Palace 648 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Très bien situé à Copacabana, poste 5, assez proche d’Ipanema. Très belle vue du toit terrasse au 30ème. Nous avons choisi une chambre avec vue frontale sur la mer. C’est vraiment chouette. Ca reste une usine à touristes, très impersonnelle, sans aucun charme. La quantité du petit-déj ne compense pas le manque de qualité … Pas vraiment sûre de vouloir le conseiller.
Chutes d’Iguaçu – Hotel Das Cataratas 1 204 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Cet hôtel mythique est situé dans le Parc National, face aux Chutes. On paye cette exclusivité. Cela dit, c’est à la hauteur. Absolument rien à redire. Une grosse folie certes mais qui laisse de grands souvenirs. Nous avions choisi une chambre côté forêt. C’est déjà superbe. C’est un magnifique bâtiment, très bien entretenu, ultra propre, tout confort. Avec un accueil très courtois (ça c’est bien le moins !) mais également très chaleureux (ça c’est moins évident dans ce genre d’établissement). Un inconvénient : on est un peu captif pour les repas et les prix sont prohibitifs. La caïpirinha est à 26 R$ (contre 10 dans le Pantanal …) et bien moins bonne. Nous avons testé le diner-buffet au bord de la piscine. C’est évidemment superbe mais pour le prix (129 R$ ht/p), j’attendais une meilleure qualité. Il faut donc anticiper et prévoir de diner ailleurs (au restaurant de Porto Canoas (buffet à 58 R$) situé au bout de la rando des Chutes ou à l’extérieur du parc). Des navettes gratuites tournent entre l’hôtel et la porte du parc (15 minutes de route) toutes les ½ heures, 24h/24. Bien sûr, on ne paye l’entrée du parc qu’une seule fois. Après, pour y entrer et en sortir, on utilise ces navettes en montrant la carte de l’hôtel en guise de pass. Simple et bien organisé.
Cuiabà – Hotel Taina 219 R$ / nuit ttc – Petit déj ? Hôtel fonctionnel juste en face de l’aéroport. Service de navette gratuite 24/24 sur demande pour vous déposer à l’aéroport en 3 minutes. Pizzeria à 100 mètres. Au bord de la grande route. Bon … On a connu mieux mais pas trop le choix. Bon plan pour une nuit étape. Nous avions notre vol à 3h45 du matin !...
REPAS :
Je vais être honnête, je préfère de loin la cuisine asiatique que je trouve plus délicate, plus parfumée et moins roborative … Mais reconnaissons que la viande est délicieuse et divinement grillée. Nous qui ne sommes vraiment pas très carnivores, je dois dire qu’ici on s’est régalé !!!
Ne ratez pas le pão de queijo, ces petits choux au fromage. Souvent servis sur les buffets du petit déj. C’est sympa. Essayez aussi le manioc, la banane frite, la patate douce, la cassave, la farine de banane … Vous en trouverez parfois à côté du traditionnel riz blanc et haricots rouges.
Le service (10%) n’est jamais compris.
Quelques bonnes adresses à Rio : Toutes les 3 sont dans le GdR.
Churrascaria Porcão Av. Infante Dom Henrique – Sur la plage de Flamengo, tout au bout (au sud). www.porcao.com.br/...rio%C2%B4s/#o-porcao Rodizio. C'est-à-dire un buffet (immense !) de salades, crudités, crustacés … et de la viande grillée servie à volonté à table. Des serveurs passent et vous proposent chacun leur viande grillée (plus ou moins noble) sur de grandes épées tout juste sorties du bbq. Des petites saucisses, du poulet, du filet de bœuf … Vous dites oui si ça vous tente ; le serveur vous coupe alors de très fines tranches dans votre assiette, vous pouvez même choisir là où vous voulez qu’il coupe, selon la cuisson. Les tranches sont si fines qu’on peut goûter différentes viandes. Et y revenir encore et encore. C’est très connu et très couru. Nous y sommes allés sans réservation un peu avant midi et nous avons eu la chance d’avoir une table près d’une fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur le pain de sucre. C’est une très belle expérience. Et le buffet ici est impressionnant de qualité, variété et fraîcheur. Le rodizio est à 116R$ ht (hors boissons et hors desserts –mais personne ne prend de dessert car on n’a plus faim- !). La caïpirinha est à 23R$ ht. 306 R$ tc au total pour nous 2. C’est un peu cher mais vraiment ça les vaut. Je recommande très vivement.
Boteco Belmonte Rua Domingos Ferreira, 242 - Copacabana Restaurant animé, chaleureux, cadre sympa, très brésilien. Un poil bruyant mais on passe un très bon moment. Excellent plat de viande. Notamment la picanha à 112 R$ ht (pour 2)
Adega Flor de Coimbra Rua Teotonio Regadas, 34 – Au pied du fameux escalier Selarón. Dans un décor très sympa, délicieuse morue (bacalhau) à la portugaise. 176 R$ tc pour nous 2 avec 2 bières.
La bière (Bohemia, Brahma) est douce. Servie toujours très froide. Parfois même dans des verres glacés.
Un petit mot sur la caïpirinha : On en trouve partout, de 5-8R$ sur l’extrême Est d’Ipanema, 10-12 sur Copa, 10 dans la Pantanal, à plus de 25 dans les restau un peu chics … Et ce ne sont pas les plus chères les meilleures, loin de là. Le problème, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on y revient … souvent …
RIO : Visite de Rio en 2 temps, 3 jours à notre arrivée et 2 jours avant notre départ. Ca m’a paru suffisant pour voir l’essentiel et avoir déjà une belle idée de Rio et de son ambiance si particulière. Les points de vue : Corcovado et Pain de Sucre. Incontournables … Nous sommes montés au Pain de Sucre malgré un temps très couvert et menaçant. Le Corcovado n’apparaissait qu’occasionnellement quand les nuages étaient déchirés par le vent. Pour autant, nous n’avons pas regretté car, malgré cette vue tronquée, ça reste une belle expérience. Ce sont bien sûr de ces 2 points de vue que l’on comprend le mieux la structure géographique et le clivage architectural de Rio. Par choix, nous avons limité notre expérience des favelas à ces vues d’ensemble. Nous nous sommes rendus à ces 2 points de vue en début de matinée (vers 9h). A cette époque de l’année, nous n’avons pas eu à attendre. Ca s’est fait tout seul. Du monde quand même ... aux 2. Le quartier historique : Quelques belles maisons coloniales aux façades colorées et aux balcons de fer forgé. Un peu toutes décrépies malheureusement. Rio n’est pas une ville riche, loin s’en faut. Quelques rues piétonnes agréables. Le fameux escalier Selarón, plus original que vraiment beau. Ne ratez pas l’extraordinaire bibliothèque Real Gabinete Português de Leitura, rua Luis de Camöes, 30. Les églises baroques sont chargées, très chargées … Le jardin botanique : 9R$ Très agréable, bien entretenu mais là encore on sent le manque de moyens. Ca reste un bel intermède. Les plages : Nous avons vu Copacabana noire de monde le dimanche de notre arrivée et déserte 2 semaines plus tard, un jour de pluie. Le contraste est saisissant. Nous avons parcouru à pied les 2 grandes baies de bout en bout, de Leme à Leblon via Copacabana et Ipanema. Il faut les voir pour donner vie aux cartes postales qu’on a tous vues, c’est mythique. Les trottoirs de mosaïques noires et blanches participent également largement au mythe. Ambiance festive, sportive et … fessue. C’est un bon endroit pour louer un vélo et s’enfoncer un peu dans les rues à l’arrière de la plage. Quelques beaux quartiers à Ipanema. La feira hippie est un marché artisanal touristique mais sympa qui se tient tous les dimanches sur la praça General Osario, au début (à l’Est) de la plage d’Ipanema. Métro. La plage de Flamengo est de très loin ma préférée. Ici, les immeubles sont cachés par un grand parc verdoyant. Vous la verrez si vous allez à la churrascaria Porcão.
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité. Cela dit, nous n’avions rien sur nous pour tenter le moindre filou. Et, fidèles à nos habitudes en voyage, nous étions sous la couette dès 21h. On ne peut donc pas parler de l’ambiance ou des risques de Rio la nuit.
Attention, aucun wc publics …
LE PANTANAL : Le Pantanal est une grande région marécageuse au sud de l’Amazonie. Son intérêt est d’avoir une végétation moins haute et moins dense qu’en Amazonie qui permet une observation plus aisée des oiseaux. Fin août c’est la période de vidage (entre les pluies et la saison sèche). Elle porte bien son nom, c’est le moment où les marais s’assèchent pour ne laisser que quelques mares plus ou moins grandes. Il fait chaud, nous avons eu jusque 40°. Notre but était donc de découvrir cette région particulière, ses oiseaux et, peut-être, avec un peu de chance d’y voir un jaguar puisque nous étions dans la bonne période. Philippe s’adresse à Pascal Crépin (coordonnées par MP sur demande), un Français installé là-bas, avec une super réputation. Il nous propose rapidement un programme. Après quelques petits ajustements par mail pour coller à nos impératifs de vols et à nos souhaits (notamment pouvoir faire du cheval), nous bouclons. Nous allons parcourir la Transpantaneira, de bout en bout, de Poconé jusqu’à Porto Jofre.
J1 – Accueil aéroport à Cuiabà – Entrée dans le Pantanal - Nuit à la Pousada Piuval J2 – Nuit à l’Araras Ecolodge J3 – Nuit à l’Araras Ecolodge J4 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J5 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J6 – Remontée de la Transpantaneira – Nuit à la Fazenda Pouso Alegre J7 – Sortie du Parc National – (Nuit à Cuiabà – non icluse dans le coût)
Bien sûr, le programme que nous avons reçu détaille par le menu toutes les activités prévues. 3 340 € pour ce programme pour nous 2. Nous serons accompagnés de bout en bout par Yoann, dans son 4X4.
Les activités : Le but est donc de débusquer principalement des oiseaux mais aussi des mammifères (attention, on n’est pas en Afrique …) dans un paysage varié de savanes, de marais, de rivières et ce, par tous les moyens. Sorties en matinal, en journée, en nocturne, à pied, en 4X4, à cheval, en canoë, en bateau à moteur. Nous découvrons ainsi dans différents environnements, des dizaines d’espèces d’oiseaux ainsi que quelques surprenants mammifères comme le fourmilier géant, le tapir, le capivara, l’agouti et bien-sûr le jaguar. N’oublions pas les caïmans mais là, inutile de les chercher, il y en avait partout ! La tête d’affiche chez les oiseaux est le magnifique ara hyacinthe, le plus grand des aras, tout bleu. Nous avons été gâtés, nous en avons vu très souvent et de très près.
A la poursuite du jaguar : C’est à Porto Jofre que nous espérions le voir, lors de nos sorties en bateau, sur la rivière Cuiabá et ses affluents. 3 longues sorties étaient prévues pour multiplier les chances de le trouver. Nous avons eu la chance de voir un jaguar à chacune d’elle ! Nous sommes tranquilles sur le petit bateau, juste nous 4 : Bouyou, le chauffeur, Yoann et nous 2. Au-delà du jaguar qui est le but ultime de ces sorties, les balades sont en elles-mêmes très agréables. C’est paisible, dans une nature évidemment très préservée, à la végétation luxuriante, avec des décors beaucoup plus variés qu’on ne l’imagine. Un moment rare, unique. Le jaguar, c’est juste la cerise sur le gâteau ! Pause pipi à la demande quand le chauffeur trouve un endroit adapté (i.e. sans risque de jaguar). Lors de la 1ère sortie, Bouyou amarre sur une petite île de rêve. Sable doré ultra fin, jacinthes d’eau, végétation fleurie … bref, un paradis. Je m’éloigne un peu et je m’aperçois, en pleine action, qu’un caïman est en train de me mater les fesses à quelques pas … Heureusement, je n’ai pas eu l’air d’être à son goût ! En fait, et nous le savions déjà d’expérience, les caïmans sont nombreux (très nombreux) mais pas agressifs, bien plus amateurs de poissons que de chair humaine. Mais même le sachant, je vous assure que je n’en menais pas large quand, dans une position bien délicate, je l’ai vu ! La puissance de l’imaginaire ! Et le ridicule de la situation !... Evidemment crème solaire, chapeau, jumelles indispensables. Et appareil photos !
Le guide : Il est évident que la réussite d’une telle expérience dépend de la qualité du guide. Yoann Lebrun (coordonnées par MP sur demande), Français, 32 ans, est un passionné d’oiseaux et du Pantanal. Il a su, grâce à son enthousiasme, à ses compétences, à sa patience et à son sens de la pédagogie nous transmettre sa passion. Avec lui, c’est très vite devenu un plaisir que de débusquer, reconnaitre, admirer et photographier ces magnifiques oiseaux, du plus petit (le colibri) au plus gros (la cigogne Jabiru) ! Très attentif et très attentionné, il a beaucoup apporté à ce voyage. Tout en finesse, il a su également adapter les sorties pour qu’elles collent parfaitement à ce qu’il avait senti nous plaire le plus. Remarquable ! La présence d’un guide pendant une semaine à nos côtés nous inquiétait franchement. D’autant qu’avec l’âge et l’expérience des voyages seuls, on a vraiment pris l’habitude, soyons clairs, de ne pas se laisser emmerder. Yoann partait avec un gros handicap. Mais … il ne le savait pas ! Finalement, dès le premier contact, le courant est passé. Pas une seule minute, sa présence n’a été pesante. Et il a su transformer cette semaine en pleine nature en une expérience riche, unique et inoubliable. Ce ne fut que du bonheur ! Et aujourd’hui, je ne peux plus voir un oiseau sans penser à lui.
L’hébergement : Piuval : très bien, tant pour la chambre que pour les repas. Araras Ecolodge : superbe ! A tout point de vue. Notre étape préférée. 2 magnifiques parcours dans la forêt, sur des planches surélevées, pour permettre une balade à pied même en saison des pluies. 2 grands belvédères permettent d’admirer un panorama grandiose et d’observer les oiseaux par au-dessus ! Que de temps nous y avons passé ! J'aurais passé volontiers une journée de plus dans ce lodge très agréable et magnifiquement situé. Il y a de quoi faire ! Bateau-hôtel Jacaré : pour permettre d’être au plus près du jaguar et puisque les hôtels sont interdits, les bateaux-hôtels ont fleuri sur les rives. Il ne s’agit pas de croisière, juste du lieu d’hébergement. Et de là, on part en petit bateau rapide à moteur sillonner la rivière Cuiabá et ses affluents pour essayer de dénicher un jaguar. Certes, les cabines sont bien petites mais elles sont claires, fonctionnelles, agréables. Le salon/restau est très agréable et compense la petitesse des chambres. La qualité des repas est remarquable alors que nous étions bien peu nombreux, 8 au total sur ce grand bateau-hôtel. Le cuisinier a fait des prouesses. C'est ici que nous avons fait nos meilleurs repas ! Et les caïpirinhas sont vraiment délicieuses (10R$) ! Fazenda Pouso Alegre : bof, bof … spartiate et repas nettement moins bons. A choisir, on aurait préféré retourner à l’Araras Ecolodge, tout proche … Mais ce n’est pas le même prix.
Partout l'accueil fut très cordial. Avec encore un petit plus pour l'Araras Ecolodge où c’est particulièrement chaleureux. J'ai également beaucoup apprécié l'habitude généralisée de laisser les clients noter leurs consommations eux-mêmes. Voilà une preuve de confiance bien agréable. Et ici, pas de taxe de service. La caïpirinha est à 10 R$ tc. Les cannettes de coca à 5. Partout, y compris sur le bateau-hôtel, les repas sont servis en buffet. C’est très agréable.
Conseils pratiques : Prévoyez de l’argent liquide (les CB ne sont pas acceptées), des jumelles, de la crème solaire, de l’anti-moustique LOCAL, des chemises manches longues. Les moustiques et le soleil sont violents. Petite mise en garde : ne vous trompez pas de safari. Ici, ce sont principalement les oiseaux qui sont à l’honneur.
LES CHUTES D’IGUAÇU : Iguaçu en brésilien, Iguazu en argentin, Iguassu en anglais. De l’aéroport, nous prenons un bus local qui nous amène à l’entrée du Parc (Visitor Center). J’ai décrit dans le § Vols TAM où le trouver. Nous achetons notre entrée (53 R$/p) puis nous prenons la navette du parc* qui, après 4 arrêts, nous débarque devant l’hôtel Das Cataratas. Early check-in possible et gratuit, tant mieux ! On s’installe, on s’émerveille et on file vers les Chutes. Le sentier des Chutes démarre juste en face de l’hôtel. Que dire des Chutes ? Il faut les voir pour en comprendre la magie. Côté brésilien : La toute 1ère vue que nous en avons eue, au début du sentier, nous a dépités. C’est tout ?... Ben non, justement, ce n’est pas tout. La balade fait découvrir des points de vue et des cascades de plus en plus belles, de plus en plus grandes. Petit tour sur la passerelle pour faire face et défier la Gorge du Diable. C’est elle qui gagne, on ressort trempés ! On grimpe ensuite par un ascenseur jusqu’au belvédère. De là, on domine la Gorge du Diable et on aperçoit, juste de l’autre côté de la Chute, le drapeau argentin flotter sur une plateforme noire de monde. On devine déjà que de là-bas, la vue est bien différente. La balade de ce côté prend 2-3 heures. En flânant bien. Nous avons refait cette balade un matin tôt, nous avons été récompensé par un soleil levant splendide et un arc en ciel à 180° ! Un spectacle fabuleux ! Côté argentin : Juste après le petit déj, nous filons jusqu’au Visitor Center (par la navette gratuite de l’hôtel). Il est presque 9h, les touristes commencent à arriver. Juste sur la gauche, l’arrêt des taxis. Il y en a déjà un qui attend. On se renseigne : il nous annonce 100-110 R$ avec le compteur. De fait, sa prévision s’avère exact, nous mettrons 20 min pour arriver au parc argentin et nous paierons 110 R$. Nickel ! Passage de la frontière rapide et sans problème. Mauvaise surprise : contrairement à ce qu’on m’avait dit, on ne peut payer les entrées du parc qu’en pesos argentins. Ni Real, ni CB. Je change 50 € qui vont couvrir les entrées (260 pesos /p). Le parc est très organisé. Un plan et de nombreux panneaux permettent de se repérer facilement. Nous décidons de parcourir les 3 sentiers principaux (celui de l’ile San Martin était fermé) : le sentier supérieur, le sentier des Gorges du Diable (qui se termine sur la fameuse plateforme que l’on voit du Brésil), le sentier inférieur. C’est absolument magnifique. D’abord le parc en lui-même est bien entretenu, propre, dans une belle forêt. Et les vues sur les Chutes sont plus spectaculaires. On y passe facilement la journée. Surtout si vous voulez ajouter un tour en bateau (que nous n’avons pas fait). Si vous n’avez du temps que pour un seul côté, alors, sans hésitation, choisissez le côté argentin. Retour facile. A la sortie du Visitor Center, des taxis attendent. Ceux pour le Brésil sont sur la gauche en sortant. Ils tentent 150 R$ … ben non, c’est 110 R$ … ok. Cool. N’oubliez pas votre passeport. Le Parc aux Oiseaux : Il se situe en dehors du parc (brésilien), à 100 mètres du Visitor Center sur la route principale. 32 R$/p. On y a passé 6 heures ! c’est dire si ça nous a plu ! Oui c’est sûr, nous étions conditionnés par notre séjour dans le Pantanal et heureux de retrouver ici certains amis. L’intérêt ce sont les 2 gigantesques volières dans lesquelles on entre. L’une est consacrée au Pantanal, forcément, nous on l’a trouvée un peu minable (une quinzaine d’espèces ici alors que nous en avions vu plus de 60 in situ). L’autre est consacrée aux perroquets. Celle-ci est fabuleuse, magique. Des centaines de perroquets aux couleurs vives et variées vivent, volent et sifflent au dessus de nos têtes. C’est l’occasion de voir de très très près de très nombreuses espèces même si certaines volières (celles des aigles notamment) sont bien insuffisantes par rapport à leurs besoins. Expérience unique et inoubliable
* Ne pas confondre navette de l’hôtel (petits minibus privés de l’hôtel qui tourne entre l’entrée du parc et l’hôtel, dédiés aux seuls clients de l’hôtel) et les navettes du parc (grands bus colorés qui tournent dans le parc entre le Visitor Center et le Restau Porto Canoas en proposant 5 arrêts). Les navettes du parc sont gratuites et accessibles à tous.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Rio : nous louerions des vélos à Copacabana ou Ipanema pour pouvoir davantage vadrouiller et nous retournerions une fois de plus à la churrascaria Porcão. J’en salive encore … Pantanal : une nuit de plus à l’Araras Ecolodge. Iguaçu : aucun changement, même durée, même lieu, on n’a pas regretté d’avoir cassé la tirelire …
DIVERS : L’accueil : vraiment cordial, partout. L’Anglais est souvent parlé et bien parlé, sans répugnance. La carte bancaire : très bien acceptée (y compris l’Amex). Sauf dans le Pantanal. Le climat à cette époque : agréable sur Rio et Iguaçu (18 à 25°C), chaud dans le Pantanal (jusque 40). Vêtements : dans le Pantanal, on s’est beaucoup sali : poussière, transpiration, merde de singe (ça c’était juste pour baptiser Philippe) … Prévoyez des pantalons, des chaussures fermées et des manches longues pour vous protéger à la fois du soleil et des moustiques voraces. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité. Je m’arrache encore la peau ! Notre lotion 5/5 spécial Tropiques les a bien amusés ! Les photos : trop ! Tout s’y prête. Vive le numérique ! Nous rentrons avec plus de 2 000 photos. Reste à les trier ! L'artisanat : rien à notre goût … On rentre avec 2 porte-clés !
On a beaucoup aimé : 🙂 Débusquer et reconnaître les oiseaux dans le Pantanal. Aujourd’hui, je ne regarde plus les mésanges qui se posent sur ma terrasse de la même façon. Avoir la chance de voir le splendide ara hyacinthe et le jaguar. Et tant d’autres … Voir les Chutes sous le soleil avec un arc en ciel de 180° Le Parc aux Oiseaux d’Iguaçu La churrascaria Porcão La caïpirinha
On a moins aimé : 🙁 Les piqûres de moustiques, de tiques et d’autres bestioles "sympathiques" … Les tourniquets des bus à Rio. Véritable engin de torture !
En conclusion : nous avions envie de renouer avec un voyage essentiellement axé sur la Nature. Le Pantanal et Iguaçu ont dépassé nos espérances. Fonds de tiroirs raclés mais images féériques plein la tête.
Compte rendu croisière Brésil France 15 mars 2 avril 2011
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
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Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
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Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Bonjour,
J'envisage un voyage de 2 semaines au Brésil pendant les vacances de Pâques. Nous sommes 4 dont 2 garçons de 13 et 15 ans. Nous avons déjà voyagé en voyage privé avec guide/ chauffeur (Sénégal, Maroc, Sri Lanka) et en liberté en transports en commun (Équateur). Les garçons grandissant, ils voudraient des activités plus adaptées à leur âge, un certain confort et des rencontres... Mes questions sont: Peut-on voyager en liberté au Brésil ou vaut-il mieux prendre une agence/ un guide? Quelqu'un connait-il a&a tour? Plutôt transports en commun ou voiture de location? Pour un 1er voyage: quel itinéraire? Rio/ Iguaçu ou Nordeste?, sachant que nous sommes allés en Amazonie en Équateur. Merci d'avance de votre aide.
J'envisage un voyage de 2 semaines au Brésil pendant les vacances de Pâques. Nous sommes 4 dont 2 garçons de 13 et 15 ans. Nous avons déjà voyagé en voyage privé avec guide/ chauffeur (Sénégal, Maroc, Sri Lanka) et en liberté en transports en commun (Équateur). Les garçons grandissant, ils voudraient des activités plus adaptées à leur âge, un certain confort et des rencontres... Mes questions sont: Peut-on voyager en liberté au Brésil ou vaut-il mieux prendre une agence/ un guide? Quelqu'un connait-il a&a tour? Plutôt transports en commun ou voiture de location? Pour un 1er voyage: quel itinéraire? Rio/ Iguaçu ou Nordeste?, sachant que nous sommes allés en Amazonie en Équateur. Merci d'avance de votre aide.
Salut !!!
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
Nous avons l'intention de partir à la découverte du Brésil "façon routarde" durant 2 mois, à partir du 16 janvier en assistant au carnaval de RIO vers la mi février Or ayant un peu plus d'un mois avant le carnaval, j'avais pensé filer dés notre arrivée à Sao Paulo vers Brasilia et de là prendre un avion pour Manaus (est ce la bonne période pour faire des excursions sur l'amazone) puis de la descendre vers Belem en bateau et puis par bus descendre petit à petit en longeant le Nordeste vers salvador puis rio...pour nous consacrer ensuite dans le sud après le carnaval avec peut-être un petit détour vers le Pantanal....
Aussi pensez vous que mon itinéraire est faisable ????
Est ce que vous me conseillez une excursion à partir de Manaus sachant que nous y serons vers la mi-janvier et que nous descendrons l'amazone jusqu'à belem.
Quels sont les points à ne pas manquer dans le nord, sachant que nous aimons ce qui est le + authentique et fuyons le tourisme de masse...
Et au carnaval de RIO, quel jour me conseillez vous pour aller au sanbodrome...
Et puis dans le SUd, quelles endroits à faire et pensez vous que nous puissions visiter le Pantanal fin février....
Merci pour tous vos conseils, nous avons hâte de découvrir le Brésil après avoir fait il y a 2 ans le mexique...
Nathalie
Bonjour à tous et à toutes
Pour faire simple.. Je recherche toutes les informations pour assister au carnaval de Rio en...2019
C'est le cadeau d'anniversaire que m'ont fait mes enfants pour mes 60 ans et je souhaite y assister avec ma fille de 22 ans
Voici toutes les questions sur je me pose... J'ai lu et relu tous les post donc désolée si cela vous semble "lourd"
Quelles sont les solutions pour y assister en sécurité...
Hôtels ou location Airbnb ??? Dans quel quartier
Si d'autres personnes souhaitent se joindre à nous ce ne sera que mieux ...
Mon souhait
2 soirée au sambodrome et participer au carnaval un autre soirée 😋
Bien évidemment visites traditionnelles même si cela vous semble un peu "bidochons"
Je souhaite dans l'idéal rester 10/12 jours dont 3 avant le carnaval...
Mon budget.... Tout inclus 4/5000€ vols inclus
Merci d'avance à ceux qui voudront bien répondre et merci également à ceux qui auront pris le temps de me lire...
D'autres questions arriveront c'est sûr...
Je m'y prends à l'avance pour profiter de l'expérience de ceux qui y sont allés et ceux qui vont y aller...
Il est évident que ce forum fonctionne par le partage donc en retour je posterai également les informations trouvées...
À bientôt peut-être
Si d'autres se joignent à nous on peut envisager la location d'un appartement plus grand en partageant les frais et s'assurer un guide pour plus de sécurité etc etc...
bonjour à tous
j'ai la chance de partir 2 mois (janvier, février) avec ma copine dans le nordeste brésilien. De salvador à Sao luis, déplacemens prévus en bus.
j'ai l'habitude de voyager sans réservations mais j'ai lu sur plusieurs posts qu'il est difficile de trouver des chambres "à l'arrache" à cette saison.
Vu qu'on cherchera plutot du petit budget et que je n'ai aucune envie de tt programmer à l'avance, j'espère que vs pourrez me rassurer en me faisant part de votre expérience.
merci bi l'boujou ! dubi
Vu qu'on cherchera plutot du petit budget et que je n'ai aucune envie de tt programmer à l'avance, j'espère que vs pourrez me rassurer en me faisant part de votre expérience.
merci bi l'boujou ! dubi
Salut à tous,
Je vais partir pour un mois au Brésil (début mars à début avril) et ai déjà des idées assez précises sur mon itinéraire. Je tiens juste à précsier que je suis étudiant et n'ayant pas des ressources financières très importantes je compte loger en pousadas, ou auberges bons marchés mais avec bonne ambiance si possible. J'ai décidé de me focaliser sur Bahia car un mois c'est court dans un tel pays.
Si vous avez des suggestions ou remarques par rapport aux destinations / pousadas, etc, n'hésitez pas !
Je vais donc attérir à Salvador et compte y passer 4 jours le temps de découvrir la ville soit à l'arrivée soit avant de repartir. Je pensais loger à Barra d'après les discussions que j'ai lues. Ensuite, je suis intéressé par une semaine à la Chapada Diamantina (départ en bus depuis Salvador) histoire de faire un peu de rando. A priori, logement à Lençois. Puis, route vers le Sud (toujours en bus), avec arrêts à Itacaré pour essayer d'apprendre le surf pour quelques jours (vaut-il mieux prendre des cours qui me paraissent bien chers ou louer une board et essayer seul ?) et sur l'île de Boipeba histoire de me couper du monde pour quelques jours également. (je pourrais également descendre à Ilheus si ça vaut le coup). Puis, petite remontée vers le Nord de Salvador avec arrêts à Praia de Forte (les commentaires indiquant que c'est devenu très tourisique me font douter sur cette halte), et Mengue Secco. Voire montée jusqu'à Maceio si j'ai le temps.
Merci de vos recommendations sur les arrêts (faut-il prendre quelques jours pour aller voir Cachoiera ?) et bonnes adresses.
Mon itinéraire vous semble t-il raisonnable pour un mois ? Pensez vous qu'un budget de 100 R$ par jour comprenant tous (hebergement, bus, nourriture) est réaliste ?
PS : j'aimerai éviter les coins qui "craignent" le plus car je suis seul et ressemble bien à un européen même si je connais les règles de bases niveau sécurité.
Muito obrigado,
Phil'
Je vais partir pour un mois au Brésil (début mars à début avril) et ai déjà des idées assez précises sur mon itinéraire. Je tiens juste à précsier que je suis étudiant et n'ayant pas des ressources financières très importantes je compte loger en pousadas, ou auberges bons marchés mais avec bonne ambiance si possible. J'ai décidé de me focaliser sur Bahia car un mois c'est court dans un tel pays.
Si vous avez des suggestions ou remarques par rapport aux destinations / pousadas, etc, n'hésitez pas !
Je vais donc attérir à Salvador et compte y passer 4 jours le temps de découvrir la ville soit à l'arrivée soit avant de repartir. Je pensais loger à Barra d'après les discussions que j'ai lues. Ensuite, je suis intéressé par une semaine à la Chapada Diamantina (départ en bus depuis Salvador) histoire de faire un peu de rando. A priori, logement à Lençois. Puis, route vers le Sud (toujours en bus), avec arrêts à Itacaré pour essayer d'apprendre le surf pour quelques jours (vaut-il mieux prendre des cours qui me paraissent bien chers ou louer une board et essayer seul ?) et sur l'île de Boipeba histoire de me couper du monde pour quelques jours également. (je pourrais également descendre à Ilheus si ça vaut le coup). Puis, petite remontée vers le Nord de Salvador avec arrêts à Praia de Forte (les commentaires indiquant que c'est devenu très tourisique me font douter sur cette halte), et Mengue Secco. Voire montée jusqu'à Maceio si j'ai le temps.
Merci de vos recommendations sur les arrêts (faut-il prendre quelques jours pour aller voir Cachoiera ?) et bonnes adresses.
Mon itinéraire vous semble t-il raisonnable pour un mois ? Pensez vous qu'un budget de 100 R$ par jour comprenant tous (hebergement, bus, nourriture) est réaliste ?
PS : j'aimerai éviter les coins qui "craignent" le plus car je suis seul et ressemble bien à un européen même si je connais les règles de bases niveau sécurité.
Muito obrigado,
Phil'
Bonjour à tous
Tout est ds le titre, j envisage de partir a bahia en mars, est ce que c est une bonne periode ? Est ce que les bresiliens sont encore en vacances donc plages et hotels blindés ou c est plus calme ?
Merci bcp pour vos reponses.
Merci bcp pour vos reponses.
Bonjour
je suis etudiant a santiago pour un deux trimestre et j ai donc la grande chance d avoir les trois mois de gd vac en decembre, janvier, fevrier
Je vais donc en profiter (j ai meme deja commence) pour visiter le nord de largentine du chili le perou et la bolivie et terminer par le bresil
j ai donc prevu de passer quelque jours a rio afin de voir la fameux carnaval
je serais donc a rio vers le 3, 4 fevrier jusquau 12 avec un mon avis un petit trip au nord de rio pour 2, 3 jours
Je suis seul et je cherche donc un logement sur Rio, si quelqu aurrais une idee, ca m aiderais beaucoup
Merci
Rodolphe
je suis etudiant a santiago pour un deux trimestre et j ai donc la grande chance d avoir les trois mois de gd vac en decembre, janvier, fevrier
Je vais donc en profiter (j ai meme deja commence) pour visiter le nord de largentine du chili le perou et la bolivie et terminer par le bresil
j ai donc prevu de passer quelque jours a rio afin de voir la fameux carnaval
je serais donc a rio vers le 3, 4 fevrier jusquau 12 avec un mon avis un petit trip au nord de rio pour 2, 3 jours
Je suis seul et je cherche donc un logement sur Rio, si quelqu aurrais une idee, ca m aiderais beaucoup
Merci
Rodolphe
Bonjour tout le monde!
J'ai besoin de votre aide! Je suis jeune, et peu experte question voyage!
JE compte venir au Brésil durant le mois de janvier (environ 25 jours).
Au départ je voulais rester à São-Paulo, mais pour finir c'est pas faisable! Du coup je me lance dans un nouveau projet, sans doute un peu complémement fou! mais il me manque plein d'informations!
Je pensais faire cela: Suisse Brésil, arrivée à São-Paulo. Passé quelques jours à SP. SP à Rio (en bus) Rio à Salvador (en bus) Salvador à Recife (en bus) Recife à Fortaleza (en bus) Fortaleza à Belèm (en bus) Belèm à SP (en avion) Puis rentré de SP en Suisse.
je sais que le projet est très grand pour le peu de temps, mais je ne suis pas sur d'avoir une autre occasion de venir au Brésil, du coup j'aimerai pouvoir voir plein d'endroit meme si c'est pas à fond. JE sais pas les durées des voyages entre chaque ville et pour les prix des trajets j essaye de voir sur le site de la ANTT mais vu que je parle pas la langue c est pas facile!
Voila, qu'en pensez-vous? Est-ce que vous auriez une autre idée, pensez vous que ce n'est pas faisable? Bref voila tout cela plus le fait que je doute beaucoup d'arriver à trouver les lieux pour prendre les bus réussir à me déplacer seule, bref... Et qu'en est-il acutellement au niveau de la sécurité (je sais qu'il y a pas mal de problème à SP, et ailleurs???)
Merci d'avance pour votre aide. Delphine
Je pensais faire cela: Suisse Brésil, arrivée à São-Paulo. Passé quelques jours à SP. SP à Rio (en bus) Rio à Salvador (en bus) Salvador à Recife (en bus) Recife à Fortaleza (en bus) Fortaleza à Belèm (en bus) Belèm à SP (en avion) Puis rentré de SP en Suisse.
je sais que le projet est très grand pour le peu de temps, mais je ne suis pas sur d'avoir une autre occasion de venir au Brésil, du coup j'aimerai pouvoir voir plein d'endroit meme si c'est pas à fond. JE sais pas les durées des voyages entre chaque ville et pour les prix des trajets j essaye de voir sur le site de la ANTT mais vu que je parle pas la langue c est pas facile!
Voila, qu'en pensez-vous? Est-ce que vous auriez une autre idée, pensez vous que ce n'est pas faisable? Bref voila tout cela plus le fait que je doute beaucoup d'arriver à trouver les lieux pour prendre les bus réussir à me déplacer seule, bref... Et qu'en est-il acutellement au niveau de la sécurité (je sais qu'il y a pas mal de problème à SP, et ailleurs???)
Merci d'avance pour votre aide. Delphine





