Bonjour, après la lecture de plusieurs discussions sur ce forum, j'ai contacté deux guides très populaires ici pour le Pantanal. J'ai eu réponse du premier qui me propose un tarif de 3500 euros pour 4 nuits et 5 jours. Disons que dans le moment, c'est un peu hors budget pour moi.
Peut-on passer par les pousadas directement sur place pour l'organisation de diverses excursions dans le Pantanal à un prix un peu plus abordable? Si oui, vos références sont les bienvenus.
Merci!
Bonsoir,
Je vais me rentre pendant 3 semaines au Brésil et j'aimerai avoir des conseils pour acheter une carte sim prépayé pour essentiellement whatsapp, uber, facebook. Je pense que 1-1,5gb de data seront largement suffisant pour la durée de mon séjour.
Pouvez vous me dire quel carte sim choisir? Quel est le tarif? Et puis je l'acheter en arrivant a l'aéroport de sao Paulo?
Merci pour votre aide
Je vais me rentre pendant 3 semaines au Brésil et j'aimerai avoir des conseils pour acheter une carte sim prépayé pour essentiellement whatsapp, uber, facebook. Je pense que 1-1,5gb de data seront largement suffisant pour la durée de mon séjour.
Pouvez vous me dire quel carte sim choisir? Quel est le tarif? Et puis je l'acheter en arrivant a l'aéroport de sao Paulo?
Merci pour votre aide
Bonjour, nous aimerions prendre un Uber ou taxi, combien coūte environ la course? Et avez-vous utiliser uber brésil? J'ai aussi lu l'appli 99 . Suggestion? Merci
Hi everyone.
We’re heading to Brazil at the end of August for a month as a couple.
Could anyone help us find accommodation and particularly interesting spots along this legendary route?
We’ll be renting a car and plan to make 2 or 3 stops, but we prefer exploring on foot or by boat once we’re there.
I know that lodging is particularly expensive there and that access to nature is usually on private properties, but our budget is limited and comfort isn’t our priority.
Thanks for your replies.
Fred
Bonjour à tous,
Dans le cadre de ma préparation de circuit au Brésil, je suis à la recherche d’une zone hôtelière en bord de plage avec eau turquoise, où je pourrais terminer le séjour. Avez-vous des idées d’hotels ou d’endroits où je pourrais trouver mon bonheur ?
Merci d’avance !
Dans le cadre de ma préparation de circuit au Brésil, je suis à la recherche d’une zone hôtelière en bord de plage avec eau turquoise, où je pourrais terminer le séjour. Avez-vous des idées d’hotels ou d’endroits où je pourrais trouver mon bonheur ?
Merci d’avance !
bonjour,
nous serons quelques jours au mois de mars a Salvador de bahia. je suis a la recherche d'un hébergement. je vois que le quartier du pelourihno est bien ainsi que Barra. je n'ai aucune idée de la distance entre les 2. idéalement nous souhaiterions ne pas être loin des plages, pas loin du pelourino. mais je ne sais pas si c'est bien d’être dans le pelourino apparemment très touristique. qu'en pensez vous ? nous souhaitons aussi que ça soit animé le soir restaurants bar.... . dites moi ce que vous en pensez.
nous serons quelques jours au mois de mars a Salvador de bahia. je suis a la recherche d'un hébergement. je vois que le quartier du pelourihno est bien ainsi que Barra. je n'ai aucune idée de la distance entre les 2. idéalement nous souhaiterions ne pas être loin des plages, pas loin du pelourino. mais je ne sais pas si c'est bien d’être dans le pelourino apparemment très touristique. qu'en pensez vous ? nous souhaitons aussi que ça soit animé le soir restaurants bar.... . dites moi ce que vous en pensez.
Bonjour,
J'envisage de partir au Brésil d'ici à la mi-aout pour une durée de 3 - 4 mois. Toutefois j'ai de la peine à me faire une idée du budget nécessaire.
Je disposerai d'environ 75€ journaliers pour toutes les dépenses sur place, yc transports.
Je voyage sac à doc et souhaite éviter les lieux trop touristiques.
Je souhaite loger dans des petits hotels avec sdb privée et concernant la nourriture j'aime me faire plaisir raisonablement de temps en temps. Niveau sorties je suis plutôt calme. En ce qui concerne les activités, j'évite autant que possible les tours et autres activités pour touriste pour me debrouiller seul.
Vu que je dispose de pas mal de temps, je pense sillonner le pays du sud au nord en bus (étapes max de 12-14h) ou si nécessaire quelques fois en avion.
Pensez-vous qu'un budget journalier de 75€ soit possible à tenir dans ces conditions, en se faisant plaisir de tant à autre ?
Je précise (afin d'anticiper une "reserve" tarif gringo) que je ne parle (pas encore) portugais.
Voilà, merci pour vos réponses.
Nico
J'envisage de partir au Brésil d'ici à la mi-aout pour une durée de 3 - 4 mois. Toutefois j'ai de la peine à me faire une idée du budget nécessaire.
Je disposerai d'environ 75€ journaliers pour toutes les dépenses sur place, yc transports.
Je voyage sac à doc et souhaite éviter les lieux trop touristiques.
Je souhaite loger dans des petits hotels avec sdb privée et concernant la nourriture j'aime me faire plaisir raisonablement de temps en temps. Niveau sorties je suis plutôt calme. En ce qui concerne les activités, j'évite autant que possible les tours et autres activités pour touriste pour me debrouiller seul.
Vu que je dispose de pas mal de temps, je pense sillonner le pays du sud au nord en bus (étapes max de 12-14h) ou si nécessaire quelques fois en avion.
Pensez-vous qu'un budget journalier de 75€ soit possible à tenir dans ces conditions, en se faisant plaisir de tant à autre ?
Je précise (afin d'anticiper une "reserve" tarif gringo) que je ne parle (pas encore) portugais.
Voilà, merci pour vos réponses.
Nico
Bonjour à tous,
je vais avoir une journée de libre le 8 décembre prochain, pour aller à Sao-polo, depuis Santos
où je logerai. Est-ce judicieux pour un temps si court de faire ce déplacement, si oui, quoi voir
absolument ?
merci d'avance. jean-paul
Bonjour à tous
Tout est ds le titre, j envisage de partir a bahia en mars, est ce que c est une bonne periode ? Est ce que les bresiliens sont encore en vacances donc plages et hotels blindés ou c est plus calme ?
Merci bcp pour vos reponses.
Merci bcp pour vos reponses.
Bonjour. Pour ceux qui se rendraient a Manaus sans savoir ou dormir. J'ai testé 6 hôtels :
Local hostel Manaus : avant il y en avait 2 quasi cote a cote. Le plus petit a fermé. Hôtel au top pour ce qui est de la propreté des chambres, petit dej offert (plutôt correct), 10€ pour une nuit en dortoir, 35€ pour la chambre privée ( qui ne les vaut pas), emplacement impeccable. Le bémol c'est le personnel: pas aimable, ne pense qu'a votre portefeuille.
Hôtel 10 de julho: juste a coté du local hostel donc lui aussi très bien placé. La chambre privée sans a/c est a 60 réales ( chambre qui ressemble plutôt a une cuisine), celle avec a/c a la télé et coûte 80 réales. Par contre les lits ne sont pas du tout confortables. Pas de petit dej. Hôtel calme, propre et perso sympa. Agence de voyage dans l'hôtel.
Hôtel Monaco: un peu excentré du centre historique (10 min a pied de l'Opéra). Vu de l'extérieur le bâtiment fait peur...limite bâtiment désaffecté. L'intérieur est vraiment vetuste. Une chambre privée coûte 18€. Petit dej inclus et personnel accueillant. Jolie vue de l'endroit ou mange car c'est au dernier étage (12 étages). Sinon pas vraiment a recommander.
Hôtel Fortaleza : a 5 min de l'Opéra, 10€ la chambre privée. Propre, mais vraiment petite. Pas de petit dej inclu. Le perso est très sympa. Bon rapport qualité/prix.
Mao hostel: juste en face de l'opera. 8€ la nuit en dortoir. Propreté juste limite. Petit dej offert. Le patron José (vénézuélien) est top et a beaucoup de contacts à et autour de Manaus. Possibilité de faire du volontariat dans l'hôtel. Attention l'hôtel fait également bar, c'est pour ça que j'écris ce post a 2h30 du matin car sans boules quies, difficile de dormir avec leur musique a fond. (Bar sympa au passage, avec pas mal d'artistes locaux qui animent les soirées)
Wyndham garden hotel (ponta negra): hôtel super situé au bout de la plage ponta negra. 40€ la nuit dans un studio tout équipé (cuisine, lave linge seche linge , télé énorme et grand lit) de 35m2 environs. Vue imprenable sur le rio negro et la plage, énorme piscine, terrain de tennis, parc autour de l'hôtel bref pour 40€ y a rien a dire c'etait vraiment super. Le petit dej coûte 30 réales et est assez copieux (buffet). Personnel vraiment top, parlant anglais et espagnol. Le seul bémol c'est que les restos bah a proximité (genre 10 min a pied) y en a pas. Il faut prendre le bus ou le taxi. Sauf le soir ou y a des petites lanchonete ouvertes un peu partout aux abords de la plage. Je n'ai pas testé le resto de l'hôtel.
Et pour ceux qui arrivent a Manaus par bateau si vous ne voulez pas payer de taxi, la place de l'opera est a 10/15 min a pied. Première rue a gauche (qui remonte) en sortant du port et tout droit jusqu'à l'opera.
Local hostel Manaus : avant il y en avait 2 quasi cote a cote. Le plus petit a fermé. Hôtel au top pour ce qui est de la propreté des chambres, petit dej offert (plutôt correct), 10€ pour une nuit en dortoir, 35€ pour la chambre privée ( qui ne les vaut pas), emplacement impeccable. Le bémol c'est le personnel: pas aimable, ne pense qu'a votre portefeuille.
Hôtel 10 de julho: juste a coté du local hostel donc lui aussi très bien placé. La chambre privée sans a/c est a 60 réales ( chambre qui ressemble plutôt a une cuisine), celle avec a/c a la télé et coûte 80 réales. Par contre les lits ne sont pas du tout confortables. Pas de petit dej. Hôtel calme, propre et perso sympa. Agence de voyage dans l'hôtel.
Hôtel Monaco: un peu excentré du centre historique (10 min a pied de l'Opéra). Vu de l'extérieur le bâtiment fait peur...limite bâtiment désaffecté. L'intérieur est vraiment vetuste. Une chambre privée coûte 18€. Petit dej inclus et personnel accueillant. Jolie vue de l'endroit ou mange car c'est au dernier étage (12 étages). Sinon pas vraiment a recommander.
Hôtel Fortaleza : a 5 min de l'Opéra, 10€ la chambre privée. Propre, mais vraiment petite. Pas de petit dej inclu. Le perso est très sympa. Bon rapport qualité/prix.
Mao hostel: juste en face de l'opera. 8€ la nuit en dortoir. Propreté juste limite. Petit dej offert. Le patron José (vénézuélien) est top et a beaucoup de contacts à et autour de Manaus. Possibilité de faire du volontariat dans l'hôtel. Attention l'hôtel fait également bar, c'est pour ça que j'écris ce post a 2h30 du matin car sans boules quies, difficile de dormir avec leur musique a fond. (Bar sympa au passage, avec pas mal d'artistes locaux qui animent les soirées)
Wyndham garden hotel (ponta negra): hôtel super situé au bout de la plage ponta negra. 40€ la nuit dans un studio tout équipé (cuisine, lave linge seche linge , télé énorme et grand lit) de 35m2 environs. Vue imprenable sur le rio negro et la plage, énorme piscine, terrain de tennis, parc autour de l'hôtel bref pour 40€ y a rien a dire c'etait vraiment super. Le petit dej coûte 30 réales et est assez copieux (buffet). Personnel vraiment top, parlant anglais et espagnol. Le seul bémol c'est que les restos bah a proximité (genre 10 min a pied) y en a pas. Il faut prendre le bus ou le taxi. Sauf le soir ou y a des petites lanchonete ouvertes un peu partout aux abords de la plage. Je n'ai pas testé le resto de l'hôtel.
Et pour ceux qui arrivent a Manaus par bateau si vous ne voulez pas payer de taxi, la place de l'opera est a 10/15 min a pied. Première rue a gauche (qui remonte) en sortant du port et tout droit jusqu'à l'opera.
Hello, I’m currently in Belém (Brazil) and I’m planning to take a boat to Manaus (I’ll first go to Santarém in 3 days).
I’d love to get some info and contacts in Manaus for hiking, canoe trips, and more. Thanks a bunch!
Hi everyone,
I’m planning my trip to Brazil in March 2025 (finally!) and I’d love to hear your thoughts on Ilha Grande and Paraty. We’ll be arriving from Rio and departing from Paraty (heading to São Paulo). How can we best organize these transfers—can we book the different transports on the spot? How much time is ideal to stay in these two places to enjoy them without doing long hikes? Do you have an estimated budget? Thanks for your feedback! Dominique
I’m planning my trip to Brazil in March 2025 (finally!) and I’d love to hear your thoughts on Ilha Grande and Paraty. We’ll be arriving from Rio and departing from Paraty (heading to São Paulo). How can we best organize these transfers—can we book the different transports on the spot? How much time is ideal to stay in these two places to enjoy them without doing long hikes? Do you have an estimated budget? Thanks for your feedback! Dominique
Bon, quelques données positives à Salvador da Bahia 😎
Depuis une dizaine de jours maintenant le commerce à été partiellement ouvert dans ce qu'on appelle ici la "fase 1", cad. tout les commerces de vente sont autorisé à ouvrir leur établissement. Sont encore exempt : les bars et restaurants, les transports inter-urbains publics. Les plages sont encore fermé au public. Par contre à Praia do Forte et Imbassai on vient d'ouvrir les restaurants le weekend passé. Tout selon une interminable liste de mesures de sécurité.
Voici une liste (de l'association des hoteliers de Bahia) d'hôtels ouvert en ce moment :
- ALAH MAR HOTEL - https://alah-mar-br.book.direct/ - AMERICA TOWER - https://www.americatowers.ammihotels.com.br/pt-br/ - BAHIA SOL E MAR - https://bahiasolemar.com.br/ - BAHIAMAR HOTEL - https://bahiamar.com.br/ - CATUSSABA RESORT - http://www.catussaba.com.br/ - FIESTA BAHIA HOTEL - https://www.fiestahotel.com.br - GRANDE HOTEL DA BARRA - https://www.grandehoteldabarra.com.br/pt-br/ - HIT HOTEL - https://www.hithotel.com.br/pt-br/ - HOTEL BAHIA DO SOL - https://www.bahiadosol.com.br/ - HOTEL BOM GOSTO - https://bom-gosto.hotelsinsalvador.com/pt/ - HOTEL COLONIAL CHILE - https://www.colonialchilehotel.com.br/pt-br/ - HOTEL PRAIA DA SEREIA - https://praiadasereia.com.br/ - HOTEL POUSADA DA MANGUEIRA - https://www.pousadadamangueira.com.br/pt-br - HOTEL SEMPRE OGUNJA - https://www.bahia.hotelsempre.com.br/pt-br/ - IBIS SALVADOR HANGAR PARK - https://all.accor.com/hotel/8181/index.pt-br.shtml - INTERCITY SALVADOR AEROPORTO - https://www.intercityhoteis.com.br/hotel-salvador/hotel-intercity-salvador-aeroporto/44/ - MAIS HOTEL AEROPORTO SALVADOR - https://maishotelbahia.com.br/ - MALIBU PLAZA HOTEL - https://malibuplaza.com.br/ - MAR BRASIL HOTEL - https://www.marbrasilhotel.com.br/ - MARANO HOTEL - http://maranohotel.com.br/ - MERCURE SALVADOR BOULEVARD - https://all.accor.com/hotel/7361/index.pt-br.shtml - MERCURE SALVADOR PITUBA - https://all.accor.com/hotel/8930/index.pt-br.shtml - MERCURE SALVADOR RIO VERMELHO - https://all.accor.com/hotel/5182/index.pt-br.shtml?utm_campaign=seo+maps&utm_medium=seo+maps&utm_source=google+Maps - ONIX PIATÃ - http://onixhoteis.com.br/ - ONIX AEROPORTO - http://onixhoteis.com.br/ - POUSADA SOLAR DAS ARTES – SALVADOR - https://pousadasolardasartes.com.br/ - PISA PLAZA HOTEL - https://pisaplaza.com.br/ - POUSADA SALVADOR - https://www.hotelsone.com/salvador-hotels-br/pousada-salvador.pt.html - SALVADOR MAR HOTEL - http://salvadormarhotel.com.br/ - QUALITY HOTEL SÃO SALVADOR - https://www.atlanticahotels.com.br/hotel/quality-hotel-suites-sao-salvador/ - VERDEMAR HOTEL - http://verdemar.com.br/ - MOTEL DECAMERON - https://www.decameron.com.br/pt-br/nossas-suites - MOTEL DEL REY - http://www.moteldelrey.com.br/ - MOTEL KAMASUTRA - https://motelkamasutra.com.br/
Les hôtels suivant parlent d'une ouverture possible plustard dans l'année : - Wish Hotel da Bahia (Campo Grande à Salvador) vers le 12 octobre - Fera Palace (Rua de Chili à Salvador) vers début décembre - Monte Pascoal Praia Hotel (Barra, Salvador) vers octobre/novembre - Grand Palladium, le 6 aout - Deville Prime, le 1 septembre - Pousada Reino de Aruanda, 1 novembre - Pousada da Mangueira, septembre
Si vous avez des questions spécifiques n'hésitez pas à les poser ici 😉
Le bonjour tropical de Salvador da Bahia
Ivan Bahia Guide
Depuis une dizaine de jours maintenant le commerce à été partiellement ouvert dans ce qu'on appelle ici la "fase 1", cad. tout les commerces de vente sont autorisé à ouvrir leur établissement. Sont encore exempt : les bars et restaurants, les transports inter-urbains publics. Les plages sont encore fermé au public. Par contre à Praia do Forte et Imbassai on vient d'ouvrir les restaurants le weekend passé. Tout selon une interminable liste de mesures de sécurité.
Voici une liste (de l'association des hoteliers de Bahia) d'hôtels ouvert en ce moment :
- ALAH MAR HOTEL - https://alah-mar-br.book.direct/ - AMERICA TOWER - https://www.americatowers.ammihotels.com.br/pt-br/ - BAHIA SOL E MAR - https://bahiasolemar.com.br/ - BAHIAMAR HOTEL - https://bahiamar.com.br/ - CATUSSABA RESORT - http://www.catussaba.com.br/ - FIESTA BAHIA HOTEL - https://www.fiestahotel.com.br - GRANDE HOTEL DA BARRA - https://www.grandehoteldabarra.com.br/pt-br/ - HIT HOTEL - https://www.hithotel.com.br/pt-br/ - HOTEL BAHIA DO SOL - https://www.bahiadosol.com.br/ - HOTEL BOM GOSTO - https://bom-gosto.hotelsinsalvador.com/pt/ - HOTEL COLONIAL CHILE - https://www.colonialchilehotel.com.br/pt-br/ - HOTEL PRAIA DA SEREIA - https://praiadasereia.com.br/ - HOTEL POUSADA DA MANGUEIRA - https://www.pousadadamangueira.com.br/pt-br - HOTEL SEMPRE OGUNJA - https://www.bahia.hotelsempre.com.br/pt-br/ - IBIS SALVADOR HANGAR PARK - https://all.accor.com/hotel/8181/index.pt-br.shtml - INTERCITY SALVADOR AEROPORTO - https://www.intercityhoteis.com.br/hotel-salvador/hotel-intercity-salvador-aeroporto/44/ - MAIS HOTEL AEROPORTO SALVADOR - https://maishotelbahia.com.br/ - MALIBU PLAZA HOTEL - https://malibuplaza.com.br/ - MAR BRASIL HOTEL - https://www.marbrasilhotel.com.br/ - MARANO HOTEL - http://maranohotel.com.br/ - MERCURE SALVADOR BOULEVARD - https://all.accor.com/hotel/7361/index.pt-br.shtml - MERCURE SALVADOR PITUBA - https://all.accor.com/hotel/8930/index.pt-br.shtml - MERCURE SALVADOR RIO VERMELHO - https://all.accor.com/hotel/5182/index.pt-br.shtml?utm_campaign=seo+maps&utm_medium=seo+maps&utm_source=google+Maps - ONIX PIATÃ - http://onixhoteis.com.br/ - ONIX AEROPORTO - http://onixhoteis.com.br/ - POUSADA SOLAR DAS ARTES – SALVADOR - https://pousadasolardasartes.com.br/ - PISA PLAZA HOTEL - https://pisaplaza.com.br/ - POUSADA SALVADOR - https://www.hotelsone.com/salvador-hotels-br/pousada-salvador.pt.html - SALVADOR MAR HOTEL - http://salvadormarhotel.com.br/ - QUALITY HOTEL SÃO SALVADOR - https://www.atlanticahotels.com.br/hotel/quality-hotel-suites-sao-salvador/ - VERDEMAR HOTEL - http://verdemar.com.br/ - MOTEL DECAMERON - https://www.decameron.com.br/pt-br/nossas-suites - MOTEL DEL REY - http://www.moteldelrey.com.br/ - MOTEL KAMASUTRA - https://motelkamasutra.com.br/
Les hôtels suivant parlent d'une ouverture possible plustard dans l'année : - Wish Hotel da Bahia (Campo Grande à Salvador) vers le 12 octobre - Fera Palace (Rua de Chili à Salvador) vers début décembre - Monte Pascoal Praia Hotel (Barra, Salvador) vers octobre/novembre - Grand Palladium, le 6 aout - Deville Prime, le 1 septembre - Pousada Reino de Aruanda, 1 novembre - Pousada da Mangueira, septembre
Si vous avez des questions spécifiques n'hésitez pas à les poser ici 😉
Le bonjour tropical de Salvador da Bahia
Ivan Bahia Guide
Allez je profite de mon temps d'attente a belo horizonte pour faire un petit CR de mon nouveau petit tour au bresil.
Apres 5 mois passés en Amazonie a Presidente Figuereido, ma copine a voulu me faire decouvrir 'autres coins du bresil.
BELEM/Ile de Marajo: Belem, grosse ville amazonienne avec pas mal de charme, beaucoup de vieux batiments, marchés sympa, on y mange tres bien, les fins d'aprem sur les docas ou au marché en fin d'aprem au bord de l'amazone sont tres agreables. Ville tres glauque la nuit en revanche.
Ecopousada Miriti : la chambre double, propre avec Sdb privée, eau chaude, clim coute 80 reals. La pousada elle meme est sympa avec son petit jardin et spacieuse. Par contre on a pas compris pourquoi elle s'apellait "eco" pousada. Situé a 10 min a pieds des docas et a 20min a pied du port qui dessert l'ile de Marajo. On a visité 3 autres pousada que l'on trouve dans les premiers prix sur booking....mefiez vous des photos.
Marajo, Praia Barra Velha En arrivant sur Marajo en fin d'apres midi a Salvaterra, apres 3h de bateau (68 reals, et ça tangue fort pendant la moitié du trajet) on a rencontré un bresilien qui nous a hebergé 2 nuit chez lui. Il nous a emmener sur praia da barra velha a coté de Soure. Superbe plage, immense a marée basse, quasiment seul au monde on a reussi a louer , apres negociations une petite maison sur pilottis qui se trouvait sur la plage a coté de 2 restos/bar (seuls batiments sur la.plage) 250 real pour la semaine on a trouvé ca correct et on a jouer les robinsons crusoés pendant 1 semaine. On s'est baffré de crabes et de poissons qu'on pechait ou qu'on achetait aux pecheurs qui vendait le crabe a 1 real. Le resto d'a coté nous laissait utiliser son frigo et il y avait un cabanon toilette derriere le resto. Pour le coté pratique, on etait a 30/45 min a pied du centre de Soure et la plage etait entourée de mangrove, jungle, beaucoup d'animaux et bien sur on croise beaucoup de buffles sur les routes de marajo. Super souvenir. Ci dessous notre "maison" et un coté de la.plage de barra velha. A marée haute , l'eau passait sous la maison :)


De retour a Belem on est allez a lhotel Karimbo amazonia, dans le centre de belem, toujours pres des docas. Les chambres sont spacieuse, propre, clim mais la tele ne marchait pas. On peut utiliser la cuisine et le couple franco bresilien qui gere cet hotel est super sympa. LE plus c'est qu'il y a une petite piscine.
Belem=> Alter do Chao Je connaissais alter do Chao en saison des pluies et bien il vaut mieux y aller en saison des pluies. D'une vous aurez moins de monde, deuxiemement l'eau est beaucoup plus haute et donc vous voyez pas tous les dechets qui jonche la plage, celle entre le village et l'ile. Alter do Chao garde tout son charme de "caraibes" de l'amazonie en saison des pluies. Apres avoir visité ce coin en saison seche je l'ai rebaptisé Alter do lixo" (lixo = detritus) La pousada tupaiulandia, tres bien, grandes chambres, proprio tres sympa et tres bon petit dejeuner (inclu) fait la chambre a 120/110 reals la nuit, 80 si vous la connaissez ou que vous restez au moins 3 nuits (ce qui fut le cas). Un conseil pour ceux qui ne connaissent pas ce petit paradis, allez y maintenant! Et n'hesitez pas a discuter jets de dechets avec les brasileiros. Vous passerez pas pour un donneur de leçons.Alter do chao ci dessous

Santarem => chapas dos Guimaroes
Chapadas de quoi?? Ma premiere reaction quand ma copine m'a sorti ce nom...ah oui 1500 km plus bas dans le Mato grosso. 33h de bus plus tard et 130 reals de deboursés nous voila arrivés arrivés dans cette charmante bourgade chapas dos guimaroes. La premiere difference, qui saute aux yeux quand on arrive d'amazonie, c'est la propreté. Les gens utilisent les poubelles...enfin! Le decor montagneux pourpre, vert eclatant et terre rouge me rappelle le territoire du nord de l'australie et je suis vite tombé sous le charme de cette bourgade. Alors contrairement a ce que j'ai pu lire un peu partout, on peut quasiment tout visiter sans guide. La plupart des sites a voir son des cascades, certaines sont payantes, certaines ne sont accessibles que jusqu a midi, 14 ou 16h. La cachoeira Veu de Noiva est la plus impressionnante car c'est la plus haute du coin, le point de vue est superbe. Acces gratuit, juste a coté il y a le "trilha de amor"qui vous amene sur 2 autres cascades ou on peut se baigner. Acces gratuit aussi, mais accessible jusqu'a 14h. On est resté dans une pousada tres bien, propre, chambre double avec clim, sdb, et cuisine a disposition 90 reals la nuit apres negociations. Je me rappelle pu du nom mais elle est juste derriere le supermaché de la place centrale. (C'etait la meilleur niveau qualité prix). Decor type de chapada dos guimaroes :

Apres quelques jours sur Chapada, on est parti vers Belo Horizonte. Ce coup la c'etait pas trop loin, juste 7h de bus , apres un crochet dans la ville de Sao Sabastiao do Paraiso (sans interet) nous voila a BH. Ville qui est plutot tres propre, en dehors de la zone autour du terminal rodoviaria qui est peuplée de mecs louches , drogués et une odeur d'urine insupportable par moment. Les hotels autour du terminal rodoviaria sont plutôt correct et tournent autour de 60/80/100 reals. Le quartier est craignos la nuit. A voir le marché central de BH qui est le 3eme plus beau marché couvert du monde (c'est ecrot a l'entrée) et c'est vrai que le marché est vraiment bien.Et une petite promenade dans le centre de BH n'est pas deplaisant car il y a beaucoup d'arbres et d'espaces verts. Ville aérée. Nous sommes allée chez une amie qui nous a loué une petite maison a Casa Branca, a 1h de BH, petit village dans la vallée a coté de Brumadinho. Pas ou très peu de rues bitumées, casa Branca on peut dire que c'est une espèce de banlieue chic dans la jungle ou beaucoup de résidents de BH viennent y passer les week ends. Car bien sur un grand parc avec trek, cascade, petits lac et rivières entoure Casa Branca. Les cascades sont vraiment belles mais difficiles d’accès. Faut aimer marcher. Mais ca vaut le coup.
Belo Horizonte =Rio de Janeiro Bon c'est vrai que etre venu 7 fois au bresil sans jamais etre allé a Rio ca faisait beaucoup. Sur un coup de tete nous voila partis pour BH d'ou on esperait prendre le bus de 23h pour Rio. Sauf que on etait jeudi, et le week end aui s'annoncait (du 17 novembre) est ferié ici. D'ou plus aucune place dispo avant samedi. On a passé la nuit a BHet en repassant par le terminal coup de chance 2 places de dispo pour le bus de 9h. Et enfin on arrive a rio. Bon faut le dire rio ça a de la gueule, le pain de sucre, les plages, la baie de rio, les favelas...on peut rester longtemps a contempler rio. On a trouvé un hotel dans le quartier de Lapa, tres animé le soir, noir de monde meme. On a fait les classiques : Copacabana, Ipanema et le corcovado. Copacabana : Mouais plage sympa sans plus, eau plus fraiche qu'en Bretagne a ma desagreable surprise. Ipanema : super decor, belle plage, dommage que l'eau soit gelée a cette periode de l'année. Le corvovado :
BELEM/Ile de Marajo: Belem, grosse ville amazonienne avec pas mal de charme, beaucoup de vieux batiments, marchés sympa, on y mange tres bien, les fins d'aprem sur les docas ou au marché en fin d'aprem au bord de l'amazone sont tres agreables. Ville tres glauque la nuit en revanche.
Ecopousada Miriti : la chambre double, propre avec Sdb privée, eau chaude, clim coute 80 reals. La pousada elle meme est sympa avec son petit jardin et spacieuse. Par contre on a pas compris pourquoi elle s'apellait "eco" pousada. Situé a 10 min a pieds des docas et a 20min a pied du port qui dessert l'ile de Marajo. On a visité 3 autres pousada que l'on trouve dans les premiers prix sur booking....mefiez vous des photos.
Marajo, Praia Barra Velha En arrivant sur Marajo en fin d'apres midi a Salvaterra, apres 3h de bateau (68 reals, et ça tangue fort pendant la moitié du trajet) on a rencontré un bresilien qui nous a hebergé 2 nuit chez lui. Il nous a emmener sur praia da barra velha a coté de Soure. Superbe plage, immense a marée basse, quasiment seul au monde on a reussi a louer , apres negociations une petite maison sur pilottis qui se trouvait sur la plage a coté de 2 restos/bar (seuls batiments sur la.plage) 250 real pour la semaine on a trouvé ca correct et on a jouer les robinsons crusoés pendant 1 semaine. On s'est baffré de crabes et de poissons qu'on pechait ou qu'on achetait aux pecheurs qui vendait le crabe a 1 real. Le resto d'a coté nous laissait utiliser son frigo et il y avait un cabanon toilette derriere le resto. Pour le coté pratique, on etait a 30/45 min a pied du centre de Soure et la plage etait entourée de mangrove, jungle, beaucoup d'animaux et bien sur on croise beaucoup de buffles sur les routes de marajo. Super souvenir. Ci dessous notre "maison" et un coté de la.plage de barra velha. A marée haute , l'eau passait sous la maison :)


De retour a Belem on est allez a lhotel Karimbo amazonia, dans le centre de belem, toujours pres des docas. Les chambres sont spacieuse, propre, clim mais la tele ne marchait pas. On peut utiliser la cuisine et le couple franco bresilien qui gere cet hotel est super sympa. LE plus c'est qu'il y a une petite piscine.
Belem=> Alter do Chao Je connaissais alter do Chao en saison des pluies et bien il vaut mieux y aller en saison des pluies. D'une vous aurez moins de monde, deuxiemement l'eau est beaucoup plus haute et donc vous voyez pas tous les dechets qui jonche la plage, celle entre le village et l'ile. Alter do Chao garde tout son charme de "caraibes" de l'amazonie en saison des pluies. Apres avoir visité ce coin en saison seche je l'ai rebaptisé Alter do lixo" (lixo = detritus) La pousada tupaiulandia, tres bien, grandes chambres, proprio tres sympa et tres bon petit dejeuner (inclu) fait la chambre a 120/110 reals la nuit, 80 si vous la connaissez ou que vous restez au moins 3 nuits (ce qui fut le cas). Un conseil pour ceux qui ne connaissent pas ce petit paradis, allez y maintenant! Et n'hesitez pas a discuter jets de dechets avec les brasileiros. Vous passerez pas pour un donneur de leçons.Alter do chao ci dessous

Santarem => chapas dos Guimaroes
Chapadas de quoi?? Ma premiere reaction quand ma copine m'a sorti ce nom...ah oui 1500 km plus bas dans le Mato grosso. 33h de bus plus tard et 130 reals de deboursés nous voila arrivés arrivés dans cette charmante bourgade chapas dos guimaroes. La premiere difference, qui saute aux yeux quand on arrive d'amazonie, c'est la propreté. Les gens utilisent les poubelles...enfin! Le decor montagneux pourpre, vert eclatant et terre rouge me rappelle le territoire du nord de l'australie et je suis vite tombé sous le charme de cette bourgade. Alors contrairement a ce que j'ai pu lire un peu partout, on peut quasiment tout visiter sans guide. La plupart des sites a voir son des cascades, certaines sont payantes, certaines ne sont accessibles que jusqu a midi, 14 ou 16h. La cachoeira Veu de Noiva est la plus impressionnante car c'est la plus haute du coin, le point de vue est superbe. Acces gratuit, juste a coté il y a le "trilha de amor"qui vous amene sur 2 autres cascades ou on peut se baigner. Acces gratuit aussi, mais accessible jusqu'a 14h. On est resté dans une pousada tres bien, propre, chambre double avec clim, sdb, et cuisine a disposition 90 reals la nuit apres negociations. Je me rappelle pu du nom mais elle est juste derriere le supermaché de la place centrale. (C'etait la meilleur niveau qualité prix). Decor type de chapada dos guimaroes :

Apres quelques jours sur Chapada, on est parti vers Belo Horizonte. Ce coup la c'etait pas trop loin, juste 7h de bus , apres un crochet dans la ville de Sao Sabastiao do Paraiso (sans interet) nous voila a BH. Ville qui est plutot tres propre, en dehors de la zone autour du terminal rodoviaria qui est peuplée de mecs louches , drogués et une odeur d'urine insupportable par moment. Les hotels autour du terminal rodoviaria sont plutôt correct et tournent autour de 60/80/100 reals. Le quartier est craignos la nuit. A voir le marché central de BH qui est le 3eme plus beau marché couvert du monde (c'est ecrot a l'entrée) et c'est vrai que le marché est vraiment bien.Et une petite promenade dans le centre de BH n'est pas deplaisant car il y a beaucoup d'arbres et d'espaces verts. Ville aérée. Nous sommes allée chez une amie qui nous a loué une petite maison a Casa Branca, a 1h de BH, petit village dans la vallée a coté de Brumadinho. Pas ou très peu de rues bitumées, casa Branca on peut dire que c'est une espèce de banlieue chic dans la jungle ou beaucoup de résidents de BH viennent y passer les week ends. Car bien sur un grand parc avec trek, cascade, petits lac et rivières entoure Casa Branca. Les cascades sont vraiment belles mais difficiles d’accès. Faut aimer marcher. Mais ca vaut le coup.
Belo Horizonte =Rio de Janeiro Bon c'est vrai que etre venu 7 fois au bresil sans jamais etre allé a Rio ca faisait beaucoup. Sur un coup de tete nous voila partis pour BH d'ou on esperait prendre le bus de 23h pour Rio. Sauf que on etait jeudi, et le week end aui s'annoncait (du 17 novembre) est ferié ici. D'ou plus aucune place dispo avant samedi. On a passé la nuit a BHet en repassant par le terminal coup de chance 2 places de dispo pour le bus de 9h. Et enfin on arrive a rio. Bon faut le dire rio ça a de la gueule, le pain de sucre, les plages, la baie de rio, les favelas...on peut rester longtemps a contempler rio. On a trouvé un hotel dans le quartier de Lapa, tres animé le soir, noir de monde meme. On a fait les classiques : Copacabana, Ipanema et le corcovado. Copacabana : Mouais plage sympa sans plus, eau plus fraiche qu'en Bretagne a ma desagreable surprise. Ipanema : super decor, belle plage, dommage que l'eau soit gelée a cette periode de l'année. Le corvovado :
voyage effectué à partit de mi-août pour 2 raisons: nous voulions aller en Amazonie voir la forêt inondée et marcher dans les lençois maharanses et cette période nous permettait de visiter ces endroits dans les meilleures conditions.
Nous avons donc choisi d'aller en Amazonie, dans le Nordeste ( par la cote de San Luis à Olinda) le Minas Gearais et Salvador de Bahia.
Nous (mon mari et moi) avonc pris l'avion ( souvent : de Manaus à Belem ; de Belem à San Luis; de Recife à Belo Horizonte et de Bele Horizonte à Salvador) le bus de Fortaleza à Recife et dans le Lencois et nous avons loué une voiture 5 jours pour visiter le Minas Gerais. Nos coups de coeur: Manaus ( son opéra; le port fascinant) un séjour de 3 jours sur le Rio Negro magique avec ciel bleu! Bélem aussi nous a beaucoup plu même s'il faut du temps pour apprécier cette ville Le Lencois Maharenses ( une des raisons de notre voyage): un lieu unique au monde ce désert de dunes maritime avec ses petits lacs. Nous y avons fait plusieurs randos extraordinaires. Olinda, son architecture coloniale, la musique et le frévo le Minas Gerais: Ouro Preto, tiradentes, et le musée d'art contemporain d'Inhotim près de B Horizonte Salvador de Bahia, bien sur!
Outre les paysages magnifiques ( nous étions déjà allés à Iguazu lors d'un voyage en Argentine), nous avons été séduits par la gentilles des Brésiliens, leur désir de contact. Nous avons adoré la musique si présente partout, dans la rue, les cafés .
Nous avons dormi dans des guest houses, des auberges de jeunesse, confortables mais simples ( prix de 35 à 45€ la nuit avec petit déjeuner) coups de coeur pour Casa Frankie à San Luis; hotel Marajoara à Belem.
N'hésitez pas à me contacter pour des infos plus précises. Le Brésil est vraiment un pays fascinant !
Nous (mon mari et moi) avonc pris l'avion ( souvent : de Manaus à Belem ; de Belem à San Luis; de Recife à Belo Horizonte et de Bele Horizonte à Salvador) le bus de Fortaleza à Recife et dans le Lencois et nous avons loué une voiture 5 jours pour visiter le Minas Gerais. Nos coups de coeur: Manaus ( son opéra; le port fascinant) un séjour de 3 jours sur le Rio Negro magique avec ciel bleu! Bélem aussi nous a beaucoup plu même s'il faut du temps pour apprécier cette ville Le Lencois Maharenses ( une des raisons de notre voyage): un lieu unique au monde ce désert de dunes maritime avec ses petits lacs. Nous y avons fait plusieurs randos extraordinaires. Olinda, son architecture coloniale, la musique et le frévo le Minas Gerais: Ouro Preto, tiradentes, et le musée d'art contemporain d'Inhotim près de B Horizonte Salvador de Bahia, bien sur!
Outre les paysages magnifiques ( nous étions déjà allés à Iguazu lors d'un voyage en Argentine), nous avons été séduits par la gentilles des Brésiliens, leur désir de contact. Nous avons adoré la musique si présente partout, dans la rue, les cafés .
Nous avons dormi dans des guest houses, des auberges de jeunesse, confortables mais simples ( prix de 35 à 45€ la nuit avec petit déjeuner) coups de coeur pour Casa Frankie à San Luis; hotel Marajoara à Belem.
N'hésitez pas à me contacter pour des infos plus précises. Le Brésil est vraiment un pays fascinant !
Bonjour,
J'aurais aimé savoir s'il est possible d'aller de Rio à Sao Paulo en bateau. Je dois y être en mai et faire ce trajet. Merci pour vos infos, ainsi qu'en plus si vous avez de bonnes adresses de restos pour ces 2 villes et pour Sao Paulo en matière d'hébergement dans des quartiers pas trop glauques.
J'aurais aimé savoir s'il est possible d'aller de Rio à Sao Paulo en bateau. Je dois y être en mai et faire ce trajet. Merci pour vos infos, ainsi qu'en plus si vous avez de bonnes adresses de restos pour ces 2 villes et pour Sao Paulo en matière d'hébergement dans des quartiers pas trop glauques.
Bonjour à tous,
Nous habitons l'Argentine et nous voulons nous rendre en Guyane pour le mariage d'une amie tout en profitant pour voyager au Brésil. Apparemment il y a un bateau qui va de Belem à Saint-Georges, on aimerait bien le prendre, ça a l'air une traversée mythique mais on va voyager avec notre chienne. Savez-vous si les animaux sont acceptés sur le bateau? puis après pour rejoindre Cayenne, quels sont les moyens de transports où ils acceptent les animaux?
On sera partis 2 mois en tout, car de la Guyane on rejoindra la France, donc oui on veut/doit voyager avec elle, surtout que c'est un encore un chiot, elle aura 7 mois au moment du voyage.
Merci de vos conseils et réponses... Bonne route à tous!
Laurianne
Nous habitons l'Argentine et nous voulons nous rendre en Guyane pour le mariage d'une amie tout en profitant pour voyager au Brésil. Apparemment il y a un bateau qui va de Belem à Saint-Georges, on aimerait bien le prendre, ça a l'air une traversée mythique mais on va voyager avec notre chienne. Savez-vous si les animaux sont acceptés sur le bateau? puis après pour rejoindre Cayenne, quels sont les moyens de transports où ils acceptent les animaux?
On sera partis 2 mois en tout, car de la Guyane on rejoindra la France, donc oui on veut/doit voyager avec elle, surtout que c'est un encore un chiot, elle aura 7 mois au moment du voyage.
Merci de vos conseils et réponses... Bonne route à tous!
Laurianne
I’ve seen some info about this route, but not nearly enough, so I thought I’d share what I did for anyone interested.
Cayenne - Saint-Georges: From Cayenne’s bus station, the TIG No. 8 bus goes to Saint-Georges. It’s a minibus run by a contractor you can call ahead to reserve a seat. I managed to get a spot the same day. It was parked on the other side of the river, across from the main bus stops. Price: 40 €, departures at 7 AM, 9 AM, 11 AM, and 3 PM except Sundays, depending on driver availability.
Saint-Georges - Oiapoque: Once in Saint-Georges, cross the river by canoe for 10 €. The canoe made a first stop on the opposite bank, then a second in the center of Oiapoque. To enter Brazil, you’ll need to get your passport stamped. This can be done at the federal police station, less than 1 km from the dock, heading into Oiapoque.
Oiapoque - Macapá: From Oiapoque, there are buses or taxis. Not knowing when the next bus would come, I didn’t want to wait, so I went back to the dock and took a 4x4, a kind of shared taxi, for 250 reals. I left around 4 PM and arrived at 2 AM in Macapá. If I had to do it again, I’d take the bus—apparently, it has reclining seats and travels overnight to arrive the next morning.
Macapá - Santana You need to get to Santana to take the ferry to Belém—tricky on a Sunday... After waiting for a bus that was taking forever, I took a *carretera pirata* (unofficial taxi) on the advice of a local Brazilian. It took me to Santana for 10 reals (vs. 5 for the bus). The ride takes about 15 minutes from Macapá to Santana’s port. You can do this the same morning.
Santana - Belém I bought tickets directly at the port when I arrived from one of the many agencies. I slept in a no-frills little hotel right by the port, run by a charming elderly couple, and boarded the next day at 9 AM. You’ll need a hammock to sleep if you’re not taking a cabin. The fare is 250 reals—it’s listed as 300, but they gave me a "discount" without me even asking. The trip takes 24 hours to Belém. There’s a small snack bar for those who didn’t have time to pack food.
Article on the topic (in French): https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/macapa-belem-au-fil-de-l-amazone-1302076.html
Hope this helps someone avoid some of the hassle I went through!
Cayenne - Saint-Georges: From Cayenne’s bus station, the TIG No. 8 bus goes to Saint-Georges. It’s a minibus run by a contractor you can call ahead to reserve a seat. I managed to get a spot the same day. It was parked on the other side of the river, across from the main bus stops. Price: 40 €, departures at 7 AM, 9 AM, 11 AM, and 3 PM except Sundays, depending on driver availability.
Saint-Georges - Oiapoque: Once in Saint-Georges, cross the river by canoe for 10 €. The canoe made a first stop on the opposite bank, then a second in the center of Oiapoque. To enter Brazil, you’ll need to get your passport stamped. This can be done at the federal police station, less than 1 km from the dock, heading into Oiapoque.
Oiapoque - Macapá: From Oiapoque, there are buses or taxis. Not knowing when the next bus would come, I didn’t want to wait, so I went back to the dock and took a 4x4, a kind of shared taxi, for 250 reals. I left around 4 PM and arrived at 2 AM in Macapá. If I had to do it again, I’d take the bus—apparently, it has reclining seats and travels overnight to arrive the next morning.
Macapá - Santana You need to get to Santana to take the ferry to Belém—tricky on a Sunday... After waiting for a bus that was taking forever, I took a *carretera pirata* (unofficial taxi) on the advice of a local Brazilian. It took me to Santana for 10 reals (vs. 5 for the bus). The ride takes about 15 minutes from Macapá to Santana’s port. You can do this the same morning.
Santana - Belém I bought tickets directly at the port when I arrived from one of the many agencies. I slept in a no-frills little hotel right by the port, run by a charming elderly couple, and boarded the next day at 9 AM. You’ll need a hammock to sleep if you’re not taking a cabin. The fare is 250 reals—it’s listed as 300, but they gave me a "discount" without me even asking. The trip takes 24 hours to Belém. There’s a small snack bar for those who didn’t have time to pack food.
Article on the topic (in French): https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/macapa-belem-au-fil-de-l-amazone-1302076.html
Hope this helps someone avoid some of the hassle I went through!
Hi everyone,
I’d love to get your thoughts on the itinerary we’re planning for this summer (August) with our three older teens. We’ve booked our round-trip flight from Lyon to Rio. Originally, we were thinking of heading down to Paraty / Ilha Grande... but after checking, the water temperature seems a bit too cool, so we’d prefer to go to Bahia state for a bit more warmth. Our interests: discovering the people and cities, enjoying the beach and relaxation, a few short hikes, etc.
What do you think of this itinerary? Too much time lost in transit?
Day Stop J1 Flight J2 Early morning arrival in Rio J3 Rio J4 Rio J5 Rio J6 Flight to Foz do Iguaçu J7 Foz do Iguaçu J8 Foz do Iguaçu J9 Flight to Salvador J10 Salvador J11 Salvador J12 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J13 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J14 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J15 Ilha de Boipeba J16 Ilha de Boipeba J17 Ilha de Boipeba J18 Ilha de Boipeba to Salvador J19 Salvador to Rio J20 Flight J21 Arrival in France Thanks so much for your help!!!! Flo
I’d love to get your thoughts on the itinerary we’re planning for this summer (August) with our three older teens. We’ve booked our round-trip flight from Lyon to Rio. Originally, we were thinking of heading down to Paraty / Ilha Grande... but after checking, the water temperature seems a bit too cool, so we’d prefer to go to Bahia state for a bit more warmth. Our interests: discovering the people and cities, enjoying the beach and relaxation, a few short hikes, etc.
What do you think of this itinerary? Too much time lost in transit?
Day Stop J1 Flight J2 Early morning arrival in Rio J3 Rio J4 Rio J5 Rio J6 Flight to Foz do Iguaçu J7 Foz do Iguaçu J8 Foz do Iguaçu J9 Flight to Salvador J10 Salvador J11 Salvador J12 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J13 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J14 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J15 Ilha de Boipeba J16 Ilha de Boipeba J17 Ilha de Boipeba J18 Ilha de Boipeba to Salvador J19 Salvador to Rio J20 Flight J21 Arrival in France Thanks so much for your help!!!! Flo
Hello,
We’re planning our first trip to Brazil from October 10 to November 7, 2025.
We’re a couple traveling with light backpacks using local transport.
Here’s our planned route:
Arrival in Rio de Janeiro, 5 days,
Tiradentes, Ouro Preto, Belo Horizonte, 7 days,
Flight from Belo Horizonte to Recife,
Recife, Olinda, 4 days,
Maceió, Penedo, 3 days,
Aracaju, 3 days,
Salvador de Bahia and surrounding areas, 5 days
Departure from Salvador de Bahia to Paris
Thanks in advance for any feedback you can share!
Of course, everything is flexible except for our arrival in Rio and departure from Salvador de Bahia.
Could you also recommend a neighborhood to stay in Rio? Alod
Thanks in advance for any feedback you can share!
Of course, everything is flexible except for our arrival in Rio and departure from Salvador de Bahia.
Could you also recommend a neighborhood to stay in Rio? Alod
Hi everyone,
I’m planning to spend about a week in the Amazon in April or May—the dates aren’t set yet—flying in and out of Manaus.
I’d love to hear about the must-see spots in Manaus besides the theater and the Amazon Museum.
After that, I’d like to take a boat trip on the Amazon or the Rio Negro to escape the city and find some peace for a 3- or 4-day trek in the forest.
I also saw that the town of Presidente Figueiredo is worth visiting for all the waterfalls nearby.
If you’ve been to Manaus and have any recommendations, I’d love to hear them.
Have a great day, everyone.
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour!
je reviens sur le forum apres avoir peaufiné mon projet. Nous sommes deux couples qui désirent visiter Rio sur deux semaines. Conscients que cela sera trop long sur place et à la lecture des nombreux sujets sur ce forum, nous aimerions visiter les chutes d'Igazu et peut-être Sao Paolo. Par contre nous sommes horrifiés par les durées de vol entre Paris et Rio qui peuvent aller jusqu'à 54h !!!(site expédia).
Nous avions penser passer par eux pour obtenir un package vol+hotel et pensions que leurs tarifs seraient concurrenciels mais en fait nous avons peur d'être entravés dans nos déplacements et de perdre les nuits que nous consacreront à Igazu .
Nous sommes un peu perdus dans nos reflexions et je compte sur certains routards avisés pour m'aider à y voir plus clair !!!
Quelle compagnie ? Des recommandations d'hotels ? Un fil conducteur des visites sur 14 jours ?
Notre budget est assez serré mais nous pourrions consacrer environ 1500€ pour vol et hébergement par personne !!
Merci de votre aide !
Bonjour,
Nous venons de passer en couple 6 semaines au Brésil en octobre/novembre. C'était notre premier voyage en Amérique du Sud. Les infos très générales ci-après seront peut être utiles aux débutants comme nous.
Depuis la France
Nous avons utilisé la TAP depuis Lyon, jusquà Brasilia à l'aller et depuis Natal au retour.Achat fait directement sur leur site, qui s'est révélé le moins cher frais de CB inclus. Voyage sans histoire, sauf retard de bagages au retour. Prestations très moyennes.
Trajets intérieurs.
Les dimensions du pays rendent l'avion inévitable. Nous avons fait 3 trajets, chaque fois sur GOL. Billets achetés quelques jours en avance sur Internet, après navigation sur les comparateurs. Grosses différences de coûts. Conseils: - naviguer en privé surSkyscanner ou Liligo pour avoir une idée des horaires et des prix.- Acheter via un 3° comparateur pour ne pas être reconnu . - GOL est systématiquement moins cher sur le nord-est, et prend les bagages de soute gratuitement. Nous avons donc acheté via Kayak chez Voyages-sncf pour Brasilia/Manaus, chez Expédia pour Santarem/Belem, et chez Kiwi pour Fortaleza/Natal. Pour ces 3 vols, budget de moins de 150€ par personne. Les vols du mardi dont souvent moins chers, ceux du week-end ( jeudi soir jusqu'au lundi) beaucoup plus. Fuir pour les tarifs les agences de voyage traditionnelles et celles des compagnies aériennes. Comment SNCF fait-elle pour vendre un billet trois fois moins cher que la Cie aérienne elle-même ?
L'autre must de l'Amazone, c'est le trajet en bateau sur le fleuve. Nous avons choisi Manaus/Santarem en cabine. Le hamac, c'est un peu juste à notre âge .Et de fait, on ne voit plus les rives une heure après le départ de Manaus. 36 heures sont donc suffisants pour se faire une idée du voyage. Conseils: -Énormes risques d'arnaque à l'achat des billets: -les "agences" agréées sur le quai de Manaus ( une table roulante et un parasol) nous ont demandé la première 600 réals pour deux, la seconde (Anderson) 300 seulement. Au guichet officiel du port, on nous demande 1200, mais un employé nous tire ensuite par la manche pour nous proposer 1000. Sans doute les bateaux changent-ils, mais ils partent à la même heure ( pour franchir les passages difficiles de jour), et une cabine, c'est toujours un placard en tôle de. 4 m2, avec une ampoule et une clim. Les deux couchettes superposées sont plutôt confortables et larges.- Se méfier de la nourriture à bord, préparée à l'avance et vaguement tenue au frais. Les ressources du bar sont limitées, mais il y a de l'eau potable rafraîchie à volonté. Toilettes/douches correctes. On ne descend pas du bateau aux escales, qui ne durent que quelques minutes. Au total, limiter la durée du voyage et apporter de la nourriture qui se conserve.
Bus longues distances. Une vraie bonne surprise: les bus sont en très bon état, très confortables, la conduite prudente. Attention aux bus annoncés comme "léitos", cad couchettes, qui ne sont que semi- léitos. Pas besoin sur nos trajets (Belem/Sao Luis et vers Fortaleza) de réserver à l'avance, nombreuses places disponibles. Par contre, les tarifs se rapprochent de ceux de l'avion, et nécessaire souvent d'aller prendre le billet et le bus en gare routière dans de lointaines banlieues.
Bus urbains. Il y a partout de bons réseaux, avec des billets à moins de 3 reals, même depuis/vers les aéroports. On monte en général par l'arrière, où il y a un tourniquet avec un receveur. Si vous avez de lourdes valises' on vous laissera monter au milieu ou à l'avant, vous retournez payer ensuite par l'intérieur.Si vous le demandez, on vous indiquera votre arrêt
Hotellerie. C'est à mon avis la fin des guides traditionnels du type Routard et LP. Les meilleures offres se trouvent sur Booking ou Hôtels.com., même la veille pour le lendemain.Un exemple:nous avions réservé par précaution notre première nuit à Manaus dans l'AJ habituelle des voyageurs à petit budget, pour 135 reals. À ce prix nous avions une double minuscule avec sdb partagée, un ptit dej moyen avec vaisselle à faire ensuite... Le lendemain nous avons trouvé en 10 mn un trois étoiles certes décati, mais avec une chambre de 35 m2 et un buffet à volonté fastueux, celà pour 80 reals (Taj Mahal hôtel, en plein centre et à deux minutes du théâtre). Conseils: emporter tablette ou ultra-portable, il y a du wi-Fi partout pour réserver sur Internet, souvent sans payer d'avance.- Lire quelques avis avant de choisir, les présentations sont souvent dytirambiques, ou les photos retouchées.- Se méfier de la proximité des églises évangélistes et assimilées dont les sonos peuvent être ravageuses.
Restauration. Les lanchonnettes proposent plats garnis et boisson pour 15/20 reals. Les restaurants sont à la carte, ou au poids( 30/50 reals le kg) .Le petit café est le plus souvent offert.Tous les brésiliens boivent de l'eau en bouteille: défiance vis-à-vis de leur réseau ? Attention aux horaires bizarres d'ouverture.Ne pas avoir faim le dimanche.
Argent. Ce peut être une vraie difficulté. Oublier les chèques voyage, les chéquiers français. Les DAB sont nombreux mais souvent vides, ou en panne, ou limitent votre retrait. Les banques ne changent pas les euros, sauf attentes interminables pour un résultat non garanti. Éviter les DAB "banco 24 horas" qui prennent une commission
énorme en sus des frais habituels, et les bureaux de change d'aéroport. À Brasilia, change intéressant avec le concierge de l'hôtel Nacional. À Manaus, bureau de change dans la rue des agences à 100 m du théâtre.
Globalement, la vie est nettement moins chère qu'en France, mais pas dans les proportions de l'Asie du Sud-Est ou de l'Afrique. Suivre l'évolution du cours du réal. Et tous les prix se négocient: hôtels, pousadas, taxis, souvenirs.....
Nous restons dispos pour d'autres infos si souhaité, en rappelant que notre expérience est récente et limitée .
Je propose un petit récit de nos vacances au Brésil en espérant que cela puisse vous servir.
C’est notre 2ème séjour au Brésil, nous y sommes pour 2 semaines.
Après avoir, en 2 semaines, fait Sao Paulo – Iguaçu – Rio – Paraty – Ihla Grande – Trindade l’an dernier, cette année destination Sao Luis – Lençois Maranhenses – Icarai de Amontada - Fortaleza.
Nous arrivons à Sao Luis (depuis Sao Paulo) le samedi en début d’après-midi. Nous logeons à la casa Lavinia. Nous sommes dans cette maison d’hôtes gérée par Franck un français (agence O Gente do Brasil) car nous avons décidé de faire un trek dans les Lençois avec son agence. Une fois n’est pas coutume nous passons par une agence, pour les Lençois, c’est une grande première pour nous car j’organise généralement les vacances moi-même. Mais voilà pour ce trek cela me semblait plus simple de marcher avec un guide et puis en discutant des autres choses à faire, nous nous sommes rendus compte que nous gagnerions du temps en ajoutant les transferts privés (nous sommes 4 personnes). Franck nous a proposé d’ajouté les 2 nuits à Sao Luis.
Il fait chaud à notre arrivée, au moins 30 degrés. Nous profitons de la fin de journée pour découvrir Sao Luis. Le centre-ville est classé au patrimoine de l’UNESCO. Il y a de très beaux bâtiments, mais il y a encore beaucoup de travail de restauration à faire. Les façades sont recouvertes de céramiques.
Nous visitons le palais du gouverneur. Puis un petit tour au marché. C’est le coin de la crevette, il y en a partout. Il y a aussi beaucoup de noix de cajou.
Nous prenons l’apéro devant le coucher de soleil et soirée restaurant (Tia Dica). Ici on mange du poisson, des crevettes, un régal. La rue est animée, il y a de la musique, c’est bien sympa. Il est temps d’aller dormir nous sommes fatigués du voyage…
Bonjour
combien coûte un taxi entre l’aéroport international de Rio et le quartier de Copacabana ? Quelle circulation peut-on avoir un samedi matin vers 7h00 ? Y a -t-il un transport plus simplet et moins cher ?
merci Agnes
combien coûte un taxi entre l’aéroport international de Rio et le quartier de Copacabana ? Quelle circulation peut-on avoir un samedi matin vers 7h00 ? Y a -t-il un transport plus simplet et moins cher ?
merci Agnes
A tous ceux et celles qui désirent se rendre à Rio de Janeiro : ATTENTION ! La ville et tout l'état de Rio sont envahis par la violence. Déjà 55 policiers assassinés cette année à Rio, chaque jour au moins 1 personne est atteinte par des balles perdues et une vingtaine de camions de livraisons sont attaqués et dévalisés. Sans compter les innombrables détroussements quotidiens de passants dans les zones touristiques et au centre de Rio et les attaques dans les bus et métro.
Je suis retraité, je vis à Rio depuis plus de 7 ans et je limite mes sorties au strict nécessaire...
Alors, si vous venez à Rio, c'est à vos risques et périls. Soyez très prudents et entourez-vous de personnes et d'amis sûrs et de confiance.
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans!
tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et
tout ça de partout au bresil???????
je projette d y aller en routarde de decembre a mars????
bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem?????
vous pensez vraiment que ça craint ???????
etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot
martine
Bonjour,
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
Bonjour
Je recherche un hôtel à Belo Horizonte pour une nuit en août pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants) proche de l’aeroport de confins (ou avec un accès assez rapide). En effet nous devrons prendre un vol tôt le matin ( à 7 heures ) pour Salvador.
Pouvez vous me conseiller un hôtel ?
Merci à tous pour votre aide.







