et coucou
nouveau ici, je souhaiterais savoir si l'aéroport de Nairobi à été repeint depuis l'incendie 😄
un poutou à tous
Bonjour,
J'ai un vol qui arrive à Nairobi avec Kenya airways , puis une connexion pour Muscat avec Qatar airways.
Est il possible d'organiser un transfert des bagages à l'aéroport de Nairobi ?
Ou doit-on récupérer les bagages et ré- enregistrer ?
Merci d'avance
Ed
J'ai un vol qui arrive à Nairobi avec Kenya airways , puis une connexion pour Muscat avec Qatar airways.
Est il possible d'organiser un transfert des bagages à l'aéroport de Nairobi ?
Ou doit-on récupérer les bagages et ré- enregistrer ?
Merci d'avance
Ed
Bonsoir,
J'arrive à Nairobi à 7 h du matin au mois de janvier, puis-je espèrer un bus vers 8 h pour Arusha ?
Back on the forum, I’m starting to write up two 3-week trips to Kenya in August 2021 and 2023.
In 2021, Quynh and I traveled with Régis (Rjulie95 on VF). Our son joined us in Baringo for the second half of the trip.
In 2023, we went with two friends who’d been dreaming of seeing wild animals ever since we got back from Kenya. We didn’t need much convincing to go with them!
The two itineraries are almost identical (well, when you love something...) but we did make a few tweaks.
- The first part of the trip was with a local driver/guide, Félix, who was recommended by Sylvie56. Sylvie and her husband Ben are Kenya enthusiasts—they’ve been there countless times, always with Félix... and for good reason! He’s fantastic!
- The second part was with Melting Pot Safari, an agency that adapted to our photography needs. Tony Crocetta, the co-founder (along with his Kenyan friend Simon Chebon), is a wildlife photographer himself.
Here are the itineraries for both trips, including accommodations:
In 2021: Day 0: Paris / Nairobi - 67 Airport Hotel Day 1: Nairobi / Amboseli - Simba Cottage Day 2: Amboseli - Simba Cottage Day 3: Amboseli / Aberdares - Fishing Lodge Day 4: Aberdares - Fishing Lodge Day 5: Aberdares - Fishing Lodge Day 6: Aberdares / Samburu - Riverside Camp Day 7: Samburu - Riverside Camp Day 8: Samburu - Riverside Camp Day 9: Samburu / Nakuru - Merica Hotel Day 10: Nakuru / Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 11: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 12: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 13: Baringo / Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 14 to 18: Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 19: Maasai Mara / Nairobi – Roussel Guest House Day 20: Nairobi / Paris
In 2023: Day 0: Lyon / Paris / Nairobi - 67 Airport Hotel Day 1: Nairobi / Meru - Ikweta Camp Day 2: Meru - Ikweta Camp Day 3: Meru - Ikweta Camp Day 4: Meru / Samburu - Riverside Camp Day 5: Samburu – Riverside Camp Day 6: Samburu / Buffalo Springs – Samburu Simba Day 7: Buffalo Springs / Ol Pejeta – Sweetwater Camp Day 8: Ol Pejeta / Amboseli - Simba Cottage Day 9: Amboseli - Simba Cottage Day 10: Amboseli - Simba Cottage Day 11: Amboseli / Nakuru – Lake Nakuru Lodge Day 12: Nakuru / Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 13: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 14: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 15: Baringo / Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 16 to 20: Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 21: Maasai Mara / Nairobi / Paris
Here’s an itinerary—it’s not exactly what we did, but a combination of both.

Ready to join us on safari to see some wild animals?

The two itineraries are almost identical (well, when you love something...) but we did make a few tweaks.
- The first part of the trip was with a local driver/guide, Félix, who was recommended by Sylvie56. Sylvie and her husband Ben are Kenya enthusiasts—they’ve been there countless times, always with Félix... and for good reason! He’s fantastic!
- The second part was with Melting Pot Safari, an agency that adapted to our photography needs. Tony Crocetta, the co-founder (along with his Kenyan friend Simon Chebon), is a wildlife photographer himself.
Here are the itineraries for both trips, including accommodations:
In 2021: Day 0: Paris / Nairobi - 67 Airport Hotel Day 1: Nairobi / Amboseli - Simba Cottage Day 2: Amboseli - Simba Cottage Day 3: Amboseli / Aberdares - Fishing Lodge Day 4: Aberdares - Fishing Lodge Day 5: Aberdares - Fishing Lodge Day 6: Aberdares / Samburu - Riverside Camp Day 7: Samburu - Riverside Camp Day 8: Samburu - Riverside Camp Day 9: Samburu / Nakuru - Merica Hotel Day 10: Nakuru / Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 11: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 12: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 13: Baringo / Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 14 to 18: Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 19: Maasai Mara / Nairobi – Roussel Guest House Day 20: Nairobi / Paris
In 2023: Day 0: Lyon / Paris / Nairobi - 67 Airport Hotel Day 1: Nairobi / Meru - Ikweta Camp Day 2: Meru - Ikweta Camp Day 3: Meru - Ikweta Camp Day 4: Meru / Samburu - Riverside Camp Day 5: Samburu – Riverside Camp Day 6: Samburu / Buffalo Springs – Samburu Simba Day 7: Buffalo Springs / Ol Pejeta – Sweetwater Camp Day 8: Ol Pejeta / Amboseli - Simba Cottage Day 9: Amboseli - Simba Cottage Day 10: Amboseli - Simba Cottage Day 11: Amboseli / Nakuru – Lake Nakuru Lodge Day 12: Nakuru / Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 13: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 14: Baringo - Tumbili Cliff Lodge Day 15: Baringo / Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 16 to 20: Maasai Mara – Meltingpot Bush Camp Day 21: Maasai Mara / Nairobi / Paris
Here’s an itinerary—it’s not exactly what we did, but a combination of both.

Ready to join us on safari to see some wild animals?

Bonjour
J aimerais savoir si suite a l incendit le Simba lounge etait toujours ouveryt
Merci
J aimerais savoir si suite a l incendit le Simba lounge etait toujours ouveryt
Merci
bonjour à tous,
j'aimerais que les gens qui reviennent actuellement du kenya puissent nous parler de ce qu'ils ont vécu sur place en tant que touristes.
avez vous rencontré des problèmes d'approvisionnement (carburant, nourriture........) ou d'insécurité concernant les différents déplacements au sein du pays et particulièrement celui qui vous ramenait à l'aéroport.
nous devons partir fin janvier pour un safari au kenya et devons dormir une nuit à Nairobi au "Wildebeest Camp" (kibera road).
quelqu'un connait il l'endroit et qu'en pensez vous ??.
MERCI pour toutes vos réponses.
Philippe
j'aimerais que les gens qui reviennent actuellement du kenya puissent nous parler de ce qu'ils ont vécu sur place en tant que touristes.
avez vous rencontré des problèmes d'approvisionnement (carburant, nourriture........) ou d'insécurité concernant les différents déplacements au sein du pays et particulièrement celui qui vous ramenait à l'aéroport.
nous devons partir fin janvier pour un safari au kenya et devons dormir une nuit à Nairobi au "Wildebeest Camp" (kibera road).
quelqu'un connait il l'endroit et qu'en pensez vous ??.
MERCI pour toutes vos réponses.
Philippe
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...
Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Etant donné que nous avons eu du mal à trouver des informations sur l’ascension du mont Kenya, je vais essayer de retranscrire ce que nous avons pu constater, comprendre et les difficultés que nous avons rencontrées pour réaliser cette ascension avec un petit budget et sans tour opérateur.
Voies d’accès: Comme les guides de voyage l’indiquent, il y a 3 voies principales pour l’ascension du mont Kenya: -Moru : la plus directe et la plus empruntée -Sirimon : ascension plus douce -Chogoria : réputée la plus belle mais un incendie en mars 2019 a ravagé ce versant de la montagne (entre le point d’entrée à 2500m d’altitude et Minto’s hut à 4200m, ce qui équivaut à une journée de marche dans des paysages brûlés) rendant l’ascension peu agréable. J’ai peur qu’il faille au moins une année pour que la montagne se remette de cet incendie. Nous nous sommes faits vendre cette ascension par un guide peu scrupuleux (le fameux Tony recommandé par le guide Lonely Planet, qui officie au transit Motel à Chogoria) qui nous a juré qu’il n’y avait aucun problème et que de toute façon toutes les voies avaient été touchées par l’incendie, ce qui est totalement faux. -Mais il existe aussi 2 autres voies : Timau et Burguret.
Durée de la randonnée et haltes : Tous les guides vous diront qu’il faut 5 jours, voire une semaine, pour tous ces chemins. Ceci étant tout benef. pour eux dans la mesure où le client paye pendant 5 jours des sommes considérables et souvent pour ne marcher que quelques heures la première et la dernière journée. Possibilité de réaliser la randonnée en 3 jours (4 si on veut réaliser le Summit Circuit), à condition d’avoir un bon niveau physique et si possible d’être entraîné à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes (mais de toute façon celui-ci est difficilement évitable à ces altitudes et aléatoire. Boire bcp d’eau, être bien reposé et bien équipé contre le froid). Jour 1 : Les frais de parc de 52$/jour courant sur 24h, possibilité d’attaquer l’ascension vers 13/14h (cela implique de rentrer dans le parc à 13/14h et d’en sortir ¾ jours plus tard à la même heure et ainsi ne payer que ¾ jours et non 4/5 jours comme le font payer bcp d’agences. Reste à négocier avec vos accompagnants pour les frais) pour marcher une demi journée et dormir à 3000/3500m d’altitude et ainsi s’acclimater (Met Station Hut pour la voie Naro Moru, Old Moses Hut pour Sirimon, entrée du parc ou Road Head pour Chogoria). Jour 2 : ascension jusqu’au camp de base à 4200M (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) et nuit sur place. Jour 3 : Lever à 4h pour le lever du soleil au Point Lenana (à 4895m) et redescente jusqu’au camp de base (arrivé vers 10h, ce qui implique une journée à ne rien faire à 4200m et une nuit très fraiche). Nous conseillons donc de descendre jusqu’à la sortie pour éviter de payer un jour de plus et passer une nuit à se cailler à 4200m d’altitude. Jour 3/4, optionnel : une fois au point Lenana, possibilité de réaliser le summit circuit, splendide, mais sacrément physique après l’ascension du point lenana, puisque cela représente 4/6h de marche supplémentaires, entre 4300 et 4800m d’altitude, avec un D+ estimé à 1500m! La redescente jusqu’à l’entrée du parc dans la même journée devient alors un sacré défi physique (c’est ce que nous avons fait : départ de Minto’s Hut à 4h du matin, ascension du Point Lenana, Summit Circuit, arrivés à Minto’s à 15h puis à l’entrée du parc à 19h, 13h de marche avec plus de 2 000m de D+, 3 000 de D-, vraiment éreintant!).
Possibilité de redescendre par une autre voie : Il est possible de redescendre par une autre voie que celle de la montée (montée par Sirimon et descente par Naro Moru par exemple). Exemple pour le jour 3 : départ pour le Point Lenana à 4h du matin depuis le camp de base de la voie de la montée (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria). Pendant ce temps, l’équipe de porteurs/cuisiniers empaque tout et vous rejoindra au camp de base de la voie de la descente (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) pour enchaîner sur la redescente. Un couple rencontré à Nanyuki ont fait l’ascension par la voie Burguret et sont descendus par Sirimon (descente en 1 journée), ce qui implique 3 jours de frais de parc.
Pour nous l’idéal aurait été de réaliser le parcours ainsi : Jour 1 : entrée dans le parc à 13/14h et montée par la voie de Burguret pour dormir à 3200m = acclimatation. Jour 2 : montée au camp de base de Burguret à 4200m Jour 3 : Ascension du point Lenana puis Summit circuit (parcours très physique) pour rejoindre l’équipe de porteurs au camp de base de Sirimon (old Moses Hut) Jour 4 : descente par la voie de Sirimon et sortie du parc avant 14h, ce qui implique 4 jours de frais de parc (ou 3 jours si vous décidez de ne pas faire le Summit Circuit)
Aspect financier : Un marché très lucratif s’est développé autour de cette ascension (comme partout), ce qui est bien pour certains puisque c’est une manne financière considérable, mais malheureusement, seul une infime partie en profite (les guides et agences), exploitant les plus faibles (porteurs, cuisiniers…). A savoir que l’on vous demande 30/25/20$/jour pour un guide/cuisinier/porteur, mais que les cuisiniers/porteurs ne sont pas payés plus de 50/40$ pour la totalité de l’ascension (le salaire moyen au Kenya est de 200$ / mois, à prendre en compte, même s’ils ne réalisent pas cette ascension tous les jours et qu’il faut lisser sur l’année avec des périodes creuses). De même pour les pourboires, énormissimes par rapport à ce que gagne un kenyan (on vous demande souvent 20 à 50$ pour un cuisinier/porteur et souvent le double pour le guide, qui s’en est déjà mis un paquet dans les poches avec les sommes payées). Nous étions 2 et avons payé 100$/jour/personne avec les frais de parc pour un cuisinier et 2 porteurs, mais avec tout le matériel (tente, sacs de couchage -18°C, matelas, vestes chaudes, vêtements de pluie…). C’est peu par rapport à ce que certains déboursent (on a vu des prix sur internet ahurissants) mais beaucoup par rapport par rapport au niveau de vie kenyan. Il doit y avoir moyen de bien mettre les choses au clair avec le guide, bien s’assurer que les porteurs et cuisiniers soient bien payés par rapport aux sommes versées. S’assurer aussi que les déchets soient bien ramenés en ville. Certains endroits, notamment autour des campements, sont recouverts d’immondices. Tous les plats sont recouverts de papier alu, pour conserver la chaleur, mais ce papier finit dans la nature.
Guides pour l’ascension : Comme indiqué, nous avons eu affaire à Anthony, qui officie au Transit Motel de Chogoria et avons été très déçus par son comportement. Il a cherché à nous vendre absolument l’ascension par Chogoria en nous certifiant que la voie n’avait pas subi les effets du feu alors que tout était brûlé. D’autre part il nous a déconseillé de descendre par une autre voie (Sirimon en l'occurrence) dans la mesure où toutes les voies avaient été brûlées, ce qui est faux! Nous avons rencontré plusieurs guides qui semblaient sérieux et honnêtes, à vous de négocier: John Abbas (nous l’avons rencontré sur la voie de Chogoria et il avait l’air très bien et très pro) - johnabasi736@gmail.com / 07 12 16 67 99 Francis Maina (de l’agence Montana Trek Agency à Nanyuki) - info@montanatrekks.com / 07 22 89 12 28 - 06 22 03 72 31 Julius (met in Nanyuki) - jmicanjo@yahoo.com Douglas - 07 11 86 95 10
Nuits avant ascencion: A Chogoria, le Lonely Planet vous conseille le Transit Motel, assez cher, mais le Safari Hotel, en ville, est très bien, et le resto Lenana sert de la très bonne nourriture.
MaTt +336 95 77 71 08 (via Whatsapp)
Voies d’accès: Comme les guides de voyage l’indiquent, il y a 3 voies principales pour l’ascension du mont Kenya: -Moru : la plus directe et la plus empruntée -Sirimon : ascension plus douce -Chogoria : réputée la plus belle mais un incendie en mars 2019 a ravagé ce versant de la montagne (entre le point d’entrée à 2500m d’altitude et Minto’s hut à 4200m, ce qui équivaut à une journée de marche dans des paysages brûlés) rendant l’ascension peu agréable. J’ai peur qu’il faille au moins une année pour que la montagne se remette de cet incendie. Nous nous sommes faits vendre cette ascension par un guide peu scrupuleux (le fameux Tony recommandé par le guide Lonely Planet, qui officie au transit Motel à Chogoria) qui nous a juré qu’il n’y avait aucun problème et que de toute façon toutes les voies avaient été touchées par l’incendie, ce qui est totalement faux. -Mais il existe aussi 2 autres voies : Timau et Burguret.
Durée de la randonnée et haltes : Tous les guides vous diront qu’il faut 5 jours, voire une semaine, pour tous ces chemins. Ceci étant tout benef. pour eux dans la mesure où le client paye pendant 5 jours des sommes considérables et souvent pour ne marcher que quelques heures la première et la dernière journée. Possibilité de réaliser la randonnée en 3 jours (4 si on veut réaliser le Summit Circuit), à condition d’avoir un bon niveau physique et si possible d’être entraîné à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes (mais de toute façon celui-ci est difficilement évitable à ces altitudes et aléatoire. Boire bcp d’eau, être bien reposé et bien équipé contre le froid). Jour 1 : Les frais de parc de 52$/jour courant sur 24h, possibilité d’attaquer l’ascension vers 13/14h (cela implique de rentrer dans le parc à 13/14h et d’en sortir ¾ jours plus tard à la même heure et ainsi ne payer que ¾ jours et non 4/5 jours comme le font payer bcp d’agences. Reste à négocier avec vos accompagnants pour les frais) pour marcher une demi journée et dormir à 3000/3500m d’altitude et ainsi s’acclimater (Met Station Hut pour la voie Naro Moru, Old Moses Hut pour Sirimon, entrée du parc ou Road Head pour Chogoria). Jour 2 : ascension jusqu’au camp de base à 4200M (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) et nuit sur place. Jour 3 : Lever à 4h pour le lever du soleil au Point Lenana (à 4895m) et redescente jusqu’au camp de base (arrivé vers 10h, ce qui implique une journée à ne rien faire à 4200m et une nuit très fraiche). Nous conseillons donc de descendre jusqu’à la sortie pour éviter de payer un jour de plus et passer une nuit à se cailler à 4200m d’altitude. Jour 3/4, optionnel : une fois au point Lenana, possibilité de réaliser le summit circuit, splendide, mais sacrément physique après l’ascension du point lenana, puisque cela représente 4/6h de marche supplémentaires, entre 4300 et 4800m d’altitude, avec un D+ estimé à 1500m! La redescente jusqu’à l’entrée du parc dans la même journée devient alors un sacré défi physique (c’est ce que nous avons fait : départ de Minto’s Hut à 4h du matin, ascension du Point Lenana, Summit Circuit, arrivés à Minto’s à 15h puis à l’entrée du parc à 19h, 13h de marche avec plus de 2 000m de D+, 3 000 de D-, vraiment éreintant!).
Possibilité de redescendre par une autre voie : Il est possible de redescendre par une autre voie que celle de la montée (montée par Sirimon et descente par Naro Moru par exemple). Exemple pour le jour 3 : départ pour le Point Lenana à 4h du matin depuis le camp de base de la voie de la montée (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria). Pendant ce temps, l’équipe de porteurs/cuisiniers empaque tout et vous rejoindra au camp de base de la voie de la descente (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) pour enchaîner sur la redescente. Un couple rencontré à Nanyuki ont fait l’ascension par la voie Burguret et sont descendus par Sirimon (descente en 1 journée), ce qui implique 3 jours de frais de parc.
Pour nous l’idéal aurait été de réaliser le parcours ainsi : Jour 1 : entrée dans le parc à 13/14h et montée par la voie de Burguret pour dormir à 3200m = acclimatation. Jour 2 : montée au camp de base de Burguret à 4200m Jour 3 : Ascension du point Lenana puis Summit circuit (parcours très physique) pour rejoindre l’équipe de porteurs au camp de base de Sirimon (old Moses Hut) Jour 4 : descente par la voie de Sirimon et sortie du parc avant 14h, ce qui implique 4 jours de frais de parc (ou 3 jours si vous décidez de ne pas faire le Summit Circuit)
Aspect financier : Un marché très lucratif s’est développé autour de cette ascension (comme partout), ce qui est bien pour certains puisque c’est une manne financière considérable, mais malheureusement, seul une infime partie en profite (les guides et agences), exploitant les plus faibles (porteurs, cuisiniers…). A savoir que l’on vous demande 30/25/20$/jour pour un guide/cuisinier/porteur, mais que les cuisiniers/porteurs ne sont pas payés plus de 50/40$ pour la totalité de l’ascension (le salaire moyen au Kenya est de 200$ / mois, à prendre en compte, même s’ils ne réalisent pas cette ascension tous les jours et qu’il faut lisser sur l’année avec des périodes creuses). De même pour les pourboires, énormissimes par rapport à ce que gagne un kenyan (on vous demande souvent 20 à 50$ pour un cuisinier/porteur et souvent le double pour le guide, qui s’en est déjà mis un paquet dans les poches avec les sommes payées). Nous étions 2 et avons payé 100$/jour/personne avec les frais de parc pour un cuisinier et 2 porteurs, mais avec tout le matériel (tente, sacs de couchage -18°C, matelas, vestes chaudes, vêtements de pluie…). C’est peu par rapport à ce que certains déboursent (on a vu des prix sur internet ahurissants) mais beaucoup par rapport par rapport au niveau de vie kenyan. Il doit y avoir moyen de bien mettre les choses au clair avec le guide, bien s’assurer que les porteurs et cuisiniers soient bien payés par rapport aux sommes versées. S’assurer aussi que les déchets soient bien ramenés en ville. Certains endroits, notamment autour des campements, sont recouverts d’immondices. Tous les plats sont recouverts de papier alu, pour conserver la chaleur, mais ce papier finit dans la nature.
Guides pour l’ascension : Comme indiqué, nous avons eu affaire à Anthony, qui officie au Transit Motel de Chogoria et avons été très déçus par son comportement. Il a cherché à nous vendre absolument l’ascension par Chogoria en nous certifiant que la voie n’avait pas subi les effets du feu alors que tout était brûlé. D’autre part il nous a déconseillé de descendre par une autre voie (Sirimon en l'occurrence) dans la mesure où toutes les voies avaient été brûlées, ce qui est faux! Nous avons rencontré plusieurs guides qui semblaient sérieux et honnêtes, à vous de négocier: John Abbas (nous l’avons rencontré sur la voie de Chogoria et il avait l’air très bien et très pro) - johnabasi736@gmail.com / 07 12 16 67 99 Francis Maina (de l’agence Montana Trek Agency à Nanyuki) - info@montanatrekks.com / 07 22 89 12 28 - 06 22 03 72 31 Julius (met in Nanyuki) - jmicanjo@yahoo.com Douglas - 07 11 86 95 10
Nuits avant ascencion: A Chogoria, le Lonely Planet vous conseille le Transit Motel, assez cher, mais le Safari Hotel, en ville, est très bien, et le resto Lenana sert de la très bonne nourriture.
MaTt +336 95 77 71 08 (via Whatsapp)
Bonjour à tous
je pars prochainement à Mayotte, Dom. Je dois faire un transit à Nairobi au Kenya. Or mon passeport lors de mon passage ne sera valable encore que 4 mois (octobre 2015). Est-t-il nécessaire de renouveler mon passeport que se soit pour le transit au Kenya ou meme mon séjour à Mayotte? Le Kénya comme beaucoup de pays demande un passeport valable encore 6 mois. Je risque de ne pas avoir le temps de le renouveler d'ou mon inquiétude 🤪
Merci pour votre aide
Nous avons passé 1 mois à visiter le Kenya en essayant de fuir les coins trop touristiques, sur un budget assez restreint (mais le Kenya reste une destination chère, particulièrement les parcs nationaux, pour lesquels il faut prévoir une centaine d’€/jour/personne pour les frais d’entrée et de transport). Déplacements en Matatus (prévoir approximativement ksh 100/heure de trajet), nuits dans des hôtels non répertoriés sur les Lonely Planet ni Bookings pour Ksh 500 à 1500 en fonction du niveau de confort/propreté pour des chambres double.
Meru National Parc: bien que pas très chauds pour les destinations touristiques, un voyage au Kenya sans safari aurait été un blasphème! Nous avons donc choisi ce parc peu couru, possédant une mauvaise réputation liée au braconnage, loin des sentiers touristiques du trio "Masaï Mara, Amboseli, Tsavo". Une journée de safari au milieu des girafes, zèbres, éléphants, hippopotames, zébus, impalas et même rhinocéros, animaux rares mais qui bénéficient d'un programme de réinsertion dans ce parc. En tentant de faire au moins cher, on a passé la première matinée en voiture classique pour ksh 3500 (pour 2 personnes), pas du tout adaptée à ces chemins chaotiques. Le chauffeur a fini par crever sans roue de secours, en plein milieu du parc, au top! Aprèm avec un véhicule plus adapté, un gros Defender avec toit ouvrant. Guides: Vous pouvez contacter Charles (07 24 39 35 17) situé à Maua et obtenir un tarif à Ksh5 000 pour une demi journée ou ksh 8 000 pour la journée complète. Simon (scientifique travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 25 22 97 72 Shabrack (de l’association Born Free travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 14 15 28 19
Lac Naivasha : Une des zones les plus touristiques du Kenya, de par sa proximité avec Nairobi, mais la beauté de ses paysages le justifie grandement. Un lac immense, entouré d'une végétation tropicale, et à proximité 2 parcs nationaux : -Mont Longonot et son cratère magnifique : 35 km de vélo depuis Naivasha sur des pistes (mais vous pouvez y aller en Matatu aussi, bcp moins fatiguant), 4h de marche autour du cratère avec un joli petit dénivelé, assez éreintant mais ça vaut le détour. -Hell's Gate National Park : un des seuls parcs nationaux que l'on peut parcourir en vélo puisqu'il n'y a pas de prédateurs. Rouler au milieu des zèbres, des girafes, des zébus, des phacochères et autres animaux à corne est une expérience grandiose
Nous avons dormi au Top camp, en face du Fisherman Camps (même propriétaire mais moins cher: ksh5 000/3nuits). Possibilité de louer des vélos dans les camps (nous avons payé ksh700/jour/2 bons vélos) ou à l’intersection vers Hell’s Gate.
Diani: Nous avons monté une ferme de spiruline à Muhaka, à proximité d’Ukunda, et passons donc pas mal de temps à Diani pour aller à la plage, faire du kite et aller manger au resto. Kite: Diani est un endroit assez approprié au kite (lagon, eau peu profonde, vent régulier bien que pas très fort - 15/25 noeuds) et quelques écoles officient. Elles offrent toutes les mêmes services, aux mêmes prix. Je suis venu avec mon matos (9 et 12m2, un twin et un surf. Une 14m2 est même conseillée parfois, 9m2 pour le foil et parfois en twin tip) mais Je me suis rapproché d’une école de kite, Kenya Kitesurfing school, dirigée par un kenyan vraiment sympa, Good Luke, et dont l’approche d’enseignement m’a semblée intéressante et avec lequel il y a moyen de négocier. Son numéro +254 721 173699 / www.kenyakitesurfingschool.com. -Jamie Hockley - Quest Kiteboarding - Diani Beach
Restaurants: Beaucoup de restaurants pour Muzungus à Diani, pratiquant des prix limite européens. A ce jeu, le restaurant de Nomads tire vraiment son épingle du jeu: nourriture fraiche, locale, raffinée dans un cadre vraiment sympa. Le restaurant japonais sur la route de Diani est lui aussi très bon. En mode local, Swahili Pot, essayez leur Biriani et les frites Massalah. Pareil pour le Tsunami Café à Ukunda.
Mont Kenya: Etant donné que nous avons eu du mal à trouver des informations sur l’ascension du mont Kenya, je vais essayer de retranscrire ce que nous avons pu constater, comprendre et les difficultés que nous avons rencontrées pour réaliser cette ascension avec un petit budget et sans tour opérateur.
Voies d’accès: Comme les guides de voyage l’indiquent, il y a 3 voies principales pour l’ascension du mont Kenya: -Naro Moru : la plus directe et la plus empruntée -Sirimon : ascension plus douce -Chogoria : réputée la plus belle mais un incendie en mars 2019 a ravagé ce versant de la montagne (entre le point d’entrée à 2500m d’altitude et Minto’s hut à 4200m, ce qui équivaut à une journée de marche dans des paysages brûlés) rendant l’ascension peu agréable. J’ai peur qu’il faille au moins une année pour que la montagne se remette de cet incendie. Nous nous sommes faits vendre cette ascension par un guide peu scrupuleux (le fameux Tony recommandé par le guide Lonely Planet, qui officie au transit Motel à Chogoria) qui nous a juré qu’il n’y avait aucun problème et que de toute façon toutes les voies avaient été touchées par l’incendie, ce qui est totalement faux. -Mais il existe aussi 2 autres voies : Timau et Burguret.
Durée de la randonnée et haltes : Tous les guides vous diront qu’il faut 5 jours, voire une semaine, pour tous ces chemins. Ceci étant tout benef. pour eux dans la mesure où le client paye pendant 5 jours des sommes considérables et souvent pour ne marcher que quelques heures la première et la dernière journée. Possibilité de réaliser la randonnée en 3 jours (4 si on veut réaliser le Summit Circuit), à condition d’avoir un bon niveau physique et si possible d’être entraîné à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes (mais de toute façon celui-ci est difficilement évitable à ces altitudes et aléatoire. Boire bcp d’eau, être bien reposé et bien équipé contre le froid). Jour 1 : Les frais de parc de 52$/jour courant sur 24h, possibilité d’attaquer l’ascension vers 13/14h (cela implique de rentrer dans le parc à 13/14h et d’en sortir ¾ jours plus tard à la même heure et ainsi ne payer que ¾ jours et non 4/5 jours comme le font payer bcp d’agences. Reste à négocier avec vos accompagnants pour les frais) pour marcher une demi journée et dormir à 3000/3500m d’altitude et ainsi s’acclimater (Met Station Hut pour la voie Naro Moru, Old Moses Hut pour Sirimon, entrée du parc ou Road Head pour Chogoria). Jour 2 : ascension jusqu’au camp de base à 4200M (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) et nuit sur place. Jour 3 : Lever à 4h pour le lever du soleil au Point Lenana (à 4895m) et redescente jusqu’au camp de base (arrivé vers 10h, ce qui implique une journée à ne rien faire à 4200m et une nuit très fraiche). Nous conseillons donc de descendre jusqu’à la sortie pour éviter de payer un jour de plus et passer une nuit à se cailler à 4200m d’altitude. Jour 3/4, optionnel : une fois au point Lenana, possibilité de réaliser le summit circuit, splendide, mais sacrément physique après l’ascension du point lenana, puisque cela représente 4/6h de marche supplémentaires, entre 4300 et 4800m d’altitude, avec un D+ estimé à 1500m! La redescente jusqu’à l’entrée du parc dans la même journée devient alors un sacré défi physique (c’est ce que nous avons fait : départ de Minto’s Hut à 4h du matin, ascension du Point Lenana, Summit Circuit, arrivés à Minto’s à 15h puis à l’entrée du parc à 19h, 13h de marche avec plus de 2 000m de D+, 3 000 de D-, vraiment éreintant!).
Possibilité de redescendre par une autre voie : Il est possible de redescendre par une autre voie que celle de la montée (montée par Sirimon et descente par Naro Moru par exemple). Exemple pour le jour 3 : départ pour le Point Lenana à 4h du matin depuis le camp de base de la voie de la montée (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria). Pendant ce temps, l’équipe de porteurs/cuisiniers empaque tout et vous rejoindra au camp de base de la voie de la descente (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) pour enchaîner sur la redescente. Un couple rencontré à Nanyuki ont fait l’ascension par la voie Burguret et sont descendus par Sirimon (descente en 1 journée), ce qui implique 3 jours de frais de parc.
Pour nous l’idéal aurait été de réaliser le parcours ainsi : Jour 1 : entrée dans le parc à 13/14h et montée par la voie de Burguret pour dormir à 3200m = acclimatation. Jour 2 : montée au camp de base de Burguret à 4200m Jour 3 : Ascension du point Lenana puis Summit circuit (parcours très physique) pour rejoindre l’équipe de porteurs au camp de base de Sirimon (old Moses Hut) Jour 4 : descente par la voie de Sirimon et sortie du parc avant 14h, ce qui implique 4 jours de frais de parc (ou 3 jours si vous décidez de ne pas faire le Summit Circuit)
Aspect financier : Un marché très lucratif s’est développé autour de cette ascension (comme partout), ce qui est bien pour certains puisque c’est une manne financière considérable, mais malheureusement, seul une infime partie en profite (les guides et agences), exploitant les plus faibles (porteurs, cuisiniers…). A savoir que l’on vous demande 30/25/20$/jour pour un guide/cuisinier/porteur, mais que les cuisiniers/porteurs ne sont pas payés plus de 50/40$ pour la totalité de l’ascension (le salaire moyen au Kenya est de 200$ / mois, à prendre en compte, même s’ils ne réalisent pas cette ascension tous les jours et qu’il faut lisser sur l’année avec des périodes creuses). De même pour les pourboires, énormissimes par rapport à ce que gagne un kenyan (on vous demande souvent 20 à 50$ pour un cuisinier/porteur et souvent le double pour le guide, qui s’en est déjà mis un paquet dans les poches avec les sommes payées). Nous étions 2 et avons payé 100$/jour/personne avec les frais de parc pour un cuisinier et 2 porteurs, mais avec tout le matériel (tente, sacs de couchage -18°C, matelas, vestes chaudes, vêtements de pluie…). C’est peu par rapport à ce que certains déboursent (on a vu des prix sur internet ahurissants) mais beaucoup par rapport par rapport au niveau de vie kenyan. Il doit y avoir moyen de bien mettre les choses au clair avec le guide, bien s’assurer que les porteurs et cuisiniers soient bien payés par rapport aux sommes versées. S’assurer aussi que les déchets soient bien ramenés en ville. Certains endroits, notamment autour des campements, sont recouverts d’immondices. Tous les plats sont recouverts de papier alu, pour conserver la chaleur, mais ce papier finit dans la nature.
Guides pour l’ascension : Comme indiqué, nous avons eu affaire à Anthony, qui officie au Transit Motel de Chogoria et avons été très déçus par son comportement. Il a cherché à nous vendre absolument l’ascension par Chogoria en nous certifiant que la voie n’avait pas subi les effets du feu alors que tout était brûlé. D’autre part il nous a déconseillé de descendre par une autre voie (Sirimon en l'occurrence) dans la mesure où toutes les voies avaient été brûlées, ce qui est faux! Nous avons rencontré plusieurs guides qui semblaient sérieux et honnêtes, à vous de négocier: John Abbas (nous l’avons rencontré sur la voie de Chogoria et il avait l’air très bien et très pro) - johnabasi736@gmail.com / 07 12 16 67 99 Francis Maina (de l’agence Montana Trek Agency à Nanyuki) - info@montanatrekks.com / 07 22 89 12 28 - 06 22 03 72 31 Julius (met in Nanyuki) - jmicanjo@yahoo.com Douglas - 07 11 86 95 10
Nuits avant ascencion: A Chogoria, le Lonely Planet vous conseille le Transit Motel, assez cher, mais le Safari Hotel, en ville, est très bien, et le resto Lenana sert de la très bonne nourriture.
MaTt +336 95 77 71 08 (via Whatsapp)
Meru National Parc: bien que pas très chauds pour les destinations touristiques, un voyage au Kenya sans safari aurait été un blasphème! Nous avons donc choisi ce parc peu couru, possédant une mauvaise réputation liée au braconnage, loin des sentiers touristiques du trio "Masaï Mara, Amboseli, Tsavo". Une journée de safari au milieu des girafes, zèbres, éléphants, hippopotames, zébus, impalas et même rhinocéros, animaux rares mais qui bénéficient d'un programme de réinsertion dans ce parc. En tentant de faire au moins cher, on a passé la première matinée en voiture classique pour ksh 3500 (pour 2 personnes), pas du tout adaptée à ces chemins chaotiques. Le chauffeur a fini par crever sans roue de secours, en plein milieu du parc, au top! Aprèm avec un véhicule plus adapté, un gros Defender avec toit ouvrant. Guides: Vous pouvez contacter Charles (07 24 39 35 17) situé à Maua et obtenir un tarif à Ksh5 000 pour une demi journée ou ksh 8 000 pour la journée complète. Simon (scientifique travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 25 22 97 72 Shabrack (de l’association Born Free travaillant dans le parc, qui pourra vous organiser transport et sait où se trouvent les animaux) au 07 14 15 28 19
Lac Naivasha : Une des zones les plus touristiques du Kenya, de par sa proximité avec Nairobi, mais la beauté de ses paysages le justifie grandement. Un lac immense, entouré d'une végétation tropicale, et à proximité 2 parcs nationaux : -Mont Longonot et son cratère magnifique : 35 km de vélo depuis Naivasha sur des pistes (mais vous pouvez y aller en Matatu aussi, bcp moins fatiguant), 4h de marche autour du cratère avec un joli petit dénivelé, assez éreintant mais ça vaut le détour. -Hell's Gate National Park : un des seuls parcs nationaux que l'on peut parcourir en vélo puisqu'il n'y a pas de prédateurs. Rouler au milieu des zèbres, des girafes, des zébus, des phacochères et autres animaux à corne est une expérience grandiose
Nous avons dormi au Top camp, en face du Fisherman Camps (même propriétaire mais moins cher: ksh5 000/3nuits). Possibilité de louer des vélos dans les camps (nous avons payé ksh700/jour/2 bons vélos) ou à l’intersection vers Hell’s Gate.
Diani: Nous avons monté une ferme de spiruline à Muhaka, à proximité d’Ukunda, et passons donc pas mal de temps à Diani pour aller à la plage, faire du kite et aller manger au resto. Kite: Diani est un endroit assez approprié au kite (lagon, eau peu profonde, vent régulier bien que pas très fort - 15/25 noeuds) et quelques écoles officient. Elles offrent toutes les mêmes services, aux mêmes prix. Je suis venu avec mon matos (9 et 12m2, un twin et un surf. Une 14m2 est même conseillée parfois, 9m2 pour le foil et parfois en twin tip) mais Je me suis rapproché d’une école de kite, Kenya Kitesurfing school, dirigée par un kenyan vraiment sympa, Good Luke, et dont l’approche d’enseignement m’a semblée intéressante et avec lequel il y a moyen de négocier. Son numéro +254 721 173699 / www.kenyakitesurfingschool.com. -Jamie Hockley - Quest Kiteboarding - Diani Beach
Restaurants: Beaucoup de restaurants pour Muzungus à Diani, pratiquant des prix limite européens. A ce jeu, le restaurant de Nomads tire vraiment son épingle du jeu: nourriture fraiche, locale, raffinée dans un cadre vraiment sympa. Le restaurant japonais sur la route de Diani est lui aussi très bon. En mode local, Swahili Pot, essayez leur Biriani et les frites Massalah. Pareil pour le Tsunami Café à Ukunda.
Mont Kenya: Etant donné que nous avons eu du mal à trouver des informations sur l’ascension du mont Kenya, je vais essayer de retranscrire ce que nous avons pu constater, comprendre et les difficultés que nous avons rencontrées pour réaliser cette ascension avec un petit budget et sans tour opérateur.
Voies d’accès: Comme les guides de voyage l’indiquent, il y a 3 voies principales pour l’ascension du mont Kenya: -Naro Moru : la plus directe et la plus empruntée -Sirimon : ascension plus douce -Chogoria : réputée la plus belle mais un incendie en mars 2019 a ravagé ce versant de la montagne (entre le point d’entrée à 2500m d’altitude et Minto’s hut à 4200m, ce qui équivaut à une journée de marche dans des paysages brûlés) rendant l’ascension peu agréable. J’ai peur qu’il faille au moins une année pour que la montagne se remette de cet incendie. Nous nous sommes faits vendre cette ascension par un guide peu scrupuleux (le fameux Tony recommandé par le guide Lonely Planet, qui officie au transit Motel à Chogoria) qui nous a juré qu’il n’y avait aucun problème et que de toute façon toutes les voies avaient été touchées par l’incendie, ce qui est totalement faux. -Mais il existe aussi 2 autres voies : Timau et Burguret.
Durée de la randonnée et haltes : Tous les guides vous diront qu’il faut 5 jours, voire une semaine, pour tous ces chemins. Ceci étant tout benef. pour eux dans la mesure où le client paye pendant 5 jours des sommes considérables et souvent pour ne marcher que quelques heures la première et la dernière journée. Possibilité de réaliser la randonnée en 3 jours (4 si on veut réaliser le Summit Circuit), à condition d’avoir un bon niveau physique et si possible d’être entraîné à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes (mais de toute façon celui-ci est difficilement évitable à ces altitudes et aléatoire. Boire bcp d’eau, être bien reposé et bien équipé contre le froid). Jour 1 : Les frais de parc de 52$/jour courant sur 24h, possibilité d’attaquer l’ascension vers 13/14h (cela implique de rentrer dans le parc à 13/14h et d’en sortir ¾ jours plus tard à la même heure et ainsi ne payer que ¾ jours et non 4/5 jours comme le font payer bcp d’agences. Reste à négocier avec vos accompagnants pour les frais) pour marcher une demi journée et dormir à 3000/3500m d’altitude et ainsi s’acclimater (Met Station Hut pour la voie Naro Moru, Old Moses Hut pour Sirimon, entrée du parc ou Road Head pour Chogoria). Jour 2 : ascension jusqu’au camp de base à 4200M (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) et nuit sur place. Jour 3 : Lever à 4h pour le lever du soleil au Point Lenana (à 4895m) et redescente jusqu’au camp de base (arrivé vers 10h, ce qui implique une journée à ne rien faire à 4200m et une nuit très fraiche). Nous conseillons donc de descendre jusqu’à la sortie pour éviter de payer un jour de plus et passer une nuit à se cailler à 4200m d’altitude. Jour 3/4, optionnel : une fois au point Lenana, possibilité de réaliser le summit circuit, splendide, mais sacrément physique après l’ascension du point lenana, puisque cela représente 4/6h de marche supplémentaires, entre 4300 et 4800m d’altitude, avec un D+ estimé à 1500m! La redescente jusqu’à l’entrée du parc dans la même journée devient alors un sacré défi physique (c’est ce que nous avons fait : départ de Minto’s Hut à 4h du matin, ascension du Point Lenana, Summit Circuit, arrivés à Minto’s à 15h puis à l’entrée du parc à 19h, 13h de marche avec plus de 2 000m de D+, 3 000 de D-, vraiment éreintant!).
Possibilité de redescendre par une autre voie : Il est possible de redescendre par une autre voie que celle de la montée (montée par Sirimon et descente par Naro Moru par exemple). Exemple pour le jour 3 : départ pour le Point Lenana à 4h du matin depuis le camp de base de la voie de la montée (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria). Pendant ce temps, l’équipe de porteurs/cuisiniers empaque tout et vous rejoindra au camp de base de la voie de la descente (Mackinder’s camp pour Naro Moru, Shimpton’s camp pour Sirimon, Minto’s hut pour Chogoria) pour enchaîner sur la redescente. Un couple rencontré à Nanyuki ont fait l’ascension par la voie Burguret et sont descendus par Sirimon (descente en 1 journée), ce qui implique 3 jours de frais de parc.
Pour nous l’idéal aurait été de réaliser le parcours ainsi : Jour 1 : entrée dans le parc à 13/14h et montée par la voie de Burguret pour dormir à 3200m = acclimatation. Jour 2 : montée au camp de base de Burguret à 4200m Jour 3 : Ascension du point Lenana puis Summit circuit (parcours très physique) pour rejoindre l’équipe de porteurs au camp de base de Sirimon (old Moses Hut) Jour 4 : descente par la voie de Sirimon et sortie du parc avant 14h, ce qui implique 4 jours de frais de parc (ou 3 jours si vous décidez de ne pas faire le Summit Circuit)
Aspect financier : Un marché très lucratif s’est développé autour de cette ascension (comme partout), ce qui est bien pour certains puisque c’est une manne financière considérable, mais malheureusement, seul une infime partie en profite (les guides et agences), exploitant les plus faibles (porteurs, cuisiniers…). A savoir que l’on vous demande 30/25/20$/jour pour un guide/cuisinier/porteur, mais que les cuisiniers/porteurs ne sont pas payés plus de 50/40$ pour la totalité de l’ascension (le salaire moyen au Kenya est de 200$ / mois, à prendre en compte, même s’ils ne réalisent pas cette ascension tous les jours et qu’il faut lisser sur l’année avec des périodes creuses). De même pour les pourboires, énormissimes par rapport à ce que gagne un kenyan (on vous demande souvent 20 à 50$ pour un cuisinier/porteur et souvent le double pour le guide, qui s’en est déjà mis un paquet dans les poches avec les sommes payées). Nous étions 2 et avons payé 100$/jour/personne avec les frais de parc pour un cuisinier et 2 porteurs, mais avec tout le matériel (tente, sacs de couchage -18°C, matelas, vestes chaudes, vêtements de pluie…). C’est peu par rapport à ce que certains déboursent (on a vu des prix sur internet ahurissants) mais beaucoup par rapport par rapport au niveau de vie kenyan. Il doit y avoir moyen de bien mettre les choses au clair avec le guide, bien s’assurer que les porteurs et cuisiniers soient bien payés par rapport aux sommes versées. S’assurer aussi que les déchets soient bien ramenés en ville. Certains endroits, notamment autour des campements, sont recouverts d’immondices. Tous les plats sont recouverts de papier alu, pour conserver la chaleur, mais ce papier finit dans la nature.
Guides pour l’ascension : Comme indiqué, nous avons eu affaire à Anthony, qui officie au Transit Motel de Chogoria et avons été très déçus par son comportement. Il a cherché à nous vendre absolument l’ascension par Chogoria en nous certifiant que la voie n’avait pas subi les effets du feu alors que tout était brûlé. D’autre part il nous a déconseillé de descendre par une autre voie (Sirimon en l'occurrence) dans la mesure où toutes les voies avaient été brûlées, ce qui est faux! Nous avons rencontré plusieurs guides qui semblaient sérieux et honnêtes, à vous de négocier: John Abbas (nous l’avons rencontré sur la voie de Chogoria et il avait l’air très bien et très pro) - johnabasi736@gmail.com / 07 12 16 67 99 Francis Maina (de l’agence Montana Trek Agency à Nanyuki) - info@montanatrekks.com / 07 22 89 12 28 - 06 22 03 72 31 Julius (met in Nanyuki) - jmicanjo@yahoo.com Douglas - 07 11 86 95 10
Nuits avant ascencion: A Chogoria, le Lonely Planet vous conseille le Transit Motel, assez cher, mais le Safari Hotel, en ville, est très bien, et le resto Lenana sert de la très bonne nourriture.
MaTt +336 95 77 71 08 (via Whatsapp)
Le voyage, tel que je l'imagine, est fait de rencontres, beaucoup, agréables... ou beaucoup moins; c'est le fondement même du voyage; ces rencontres sont une clé, un sésame, elles nous autorisent à déchiffrer de menus aspects de cette société qui nous est étrangère.
Les formes de voyage sont diverses, adaptables à toutes situations, à toutes les personnalités mais malgré les difficultés, les embûches, je n'envisage pas de changer la mienne, pour rien au monde.
Qu'ai-je de commun avec ces touristes, chaperonnés par un guide, assis confortablement au fond d'un 4x4 climatisé, peu de choses évidemment, ils effectuent un parcours, lisse, minuté, sans histoire... Je ne les envie pas. Nous visitons un même pays mais nous ne faisons, assurément pas, le même voyage.
"Une des conditions pour être libre, est de ne pas avoir peur" a dit... qu'il m'excuse, je ne m'en souviens pas...
A pieds, un sac trop lourd sur les épaules, dirigeons nous vers cette vallée du Rift, aux confins de l'Ethiopie et du Kenya et partons à la découverte d'un territoire ingrat, désolé, souvent agité; quittons au plus vite Omorate, cette petite ville glauque, ce repaire de brigands.
Les champs de sorgo sont déjà loin, la végétation est basse, propre à ce sol sablonneux peu propice à la culture. Les huttes sont rares, les vaches efflanquées et les chèvres gaillardes, il fait chaud.
L'entrée est étroite; faite de branches et de hautes herbes, il faut faire preuve de souplesse pour pénétrer dans cette petite habitation ronde. Une femme se tient là, deux jeunes garçons l'accompagnent. Ils sont nus. L'atmosphère est fraîche car le vent s'invite puis se brise dans ces branchages; docile, il devient un courant d'air bienfaisant; depuis l'éternité, ces peuples appliquent ces règles, maintenant bien connues, de la thermorégulation puis s'égarent au contact du monde moderne et ses toits de tôles. Nous buvons le café, décoction d'écorces, sans rapport avec le fameux grain, bien trop onéreux pour ces modestes agriculteurs. Un peu de lait ? Quelques minutes suffisent pour solliciter un trayon et me verser le liquide, onctueux, dans la calebasse qui me sert de verre.
Ici, pas un arbre, pas une herbe, les berges de l'Omo sont hautes, étrangement stériles, mes pas s'enfoncent profondément dans une terre souple. La pirogue, taillée dans la masse d'un tronc tourmenté, m'accueille tout d'abord; il faut s'asseoir sur le fond empli d'eau et parvenir à cet équilibre précaire et vital, mon sac est calé sur l'avant; aidé d'une longue perche, le piroguier se joue du courant et gagne l'autre rive.
Non loin de là, l'ombre d'un vieil arbre couché se propose, je m'asseois sur l'une de ses branches; la poitrine nue, un bidon d'eau sur la tête, trois jeunes filles s'invitent. Ce sont des Dassanech. Leur regard est craintif, elles m'observent, s'arrêtent, se rapprochent, s'interrogent sur mon sac, commentent mes faits et gestes mais restent à distance. Elles découvrent un farendji ...
Je suis devant, seul et avance d'un pas régulier, il n'y a pas de piste, c'est tout droit.
Je me retourne, personne... mon guide n'est plus là. Je fais demi-tour, longe la berge du fleuve et l'aperçois, il monte précipitamment dans une pirogue; le lâche, il m'abandonne...
Comment ai-je pu commettre cette erreur de béotien, de débutant ? La fatigue, le manque de sommeil, la soif intense ? Sous des prétextes alambiqués auxquels je ne comprenais rien, je lui ai remis la totalité de la somme convenue, pour me mener à la frontière du Kenya. Grave erreur, je le conçois, cela ne me ressemble pas...
Je me méfiais de cet homme; précédemment, je lui avais offert l'opportunité de jeter un bref regard sur mon couteau, grand ouvert, placé dans ma sacoche devant moi et immédiatement accessible.
Je voue ce pseudo-guide aux enfers, oublions le, je n'ai plus besoin de lui, même si j'ignore où se situe cette frontière, ce pays, le Kenya. Allons, je suis libre !
Un Dassanech me rejoint, puis deux, puis trois, plus jeunes. Ils ont compris la situation, interprété mes noms d'oiseaux; ils m'interrogent... Kenya ! Uhhhhh ! fait l'un d'eux, en me désignant le sud, au pied des montagnes... C'est loin !
Mon sac me semble pesant, mes épaules, mon mollet droit me font souffrir; j'ai une tendre pensée pour Jean Pierre, grand skieur, qui un jour, a découvert qu'il s'arrêtait plus vite en me plantant violemment, la pointe de son ski dans le mollet; nerfs, vaisseaux sectionnés, hématome, mon mollet ne retrouvera plus jamais, son galbe magnifique de jadis et il me fait mal...
Depuis la nuit des temps, ces peuples marchent, ils n'ont guère le choix; seuls, de rares véhicules de l'armée éthiopienne, ici, s'aventurent. A l'image de tous ces peuples de la vallée de l'Omo, le Dassanech est grand, fin, léger, taillé pour engloutir les kilomètres; le rythme me convient.
Le fusil ou le fouet en travers des épaules, ce guerrier ne se sépare jamais de son siège qui fait également office de repose-tête, il boit peu, rarement; il se fond dans son milieu, parfaitement adapté. Je le suis beaucoup moins, la température avoisine les quarante degrés, mon sac avoue seize kilos, peut-être plus, je n'ai plus d'eau, plus de salive, il faut m'arrêter. Je crois voir là-bas, au loin, un toit de tôle, blanc sous le soleil, j'hallucine... Non, c'est une école posée au milieu du sable, près d'un village Dassanech. L'accueil est chaleureux, nul ne s'étonne de me voir là.
L'eau du fleuve est rouge, chargée de latérite, au fort goût de terre, c'est l'eau de boisson. Je redécouvre les vertus de la précipitation. Versons l'eau dans un récipient suffisamment large, créons un tourbillon et, une quinzaine de minutes plus tard, observons le résultat... L'eau est claire, les particules de terre, plus lourdes, se sont déposées au fond du récipient; c'est bien meilleur, j'engloutis des litres, préalablement traités par mon désinfectant.
La nuit est chaude, trop chaude, peu récupératrice, ce toit de tôle est une étuve, je suis assoiffé.
Tôt, à l'aube, je reprends la route; agrémentée d'une brise légère, la température me semble agréable, je ne marcherai que la matinée, je suis seul, étrangement.
La chaleur s'accroît, je tempère mon rythme et comme tous les jours, un vent d'est s'élève, forcit puis devient violent. Ce vent me consume. L'horizon s'obscurcit, se teinte de brun; en quelques instants, les tourbillons de terre et de sable m'enveloppent.
Un village se découvre, les huttes faites de bric et de broc, se serrent les unes contre les autres, les habitants sont rares. Les hommes se tiennent là, plus loin, assemblés sous un abri de branches; je demande l'autorisation de poser mon sac, je m'allonge, le fil de la conversation m'échappe; sous la seule ombre protectrice de toute la région, je suis bien, je m'endors...
Devant un bâtiment, des hommes en armes s'agitent; cette fois, c'est sûr, je suis à la frontière, enfin. Ils ne sont pas menaçant, l'accueil est sympathique mais ils sont Éthiopiens...
Le Kenya ? C'est là, devant, à sept kilomètres...
Je m'installe dans une petite pièce vide, un policier me propose une grande natte, je m'étends.
Nus, ils se chamaillent dans le sable, se bousculent à ma porte; prestement, sous la menace du fouet, les inévitables et envahissants petits garçons s'égaillent puis inlassablement reviennent; mes socquettes font grande impression.
Vers la dixième année, un court pagne couvrira leurs hanches, certains hériteront d'un fouet, ils conduisent les troupeaux. Curieusement, dès le plus jeune âge, les filles recouvrent le bas du corps et exhiberont, durant toute leur existence, une poitrine dénudée. Ces seins sont généralement superbes... éphémère beauté.
Dans ces sociétés, le sein se confine à sa vertu cardinale, à sa fonction biologique, l'alimentation du nouveau-né, du jeune enfant; il reste totalement en dehors du jeu de la séduction, de l'érotisme.
Assis au milieu de ces hommes, j'ai conscience de vivre des moments privilégiés, peut-être la fin d'une époque; cousue sur des cheveux ras, l'un d'eux porte une pièce de cuir, ornée d'une plume. Je ne prends aucune photo, inexplicablement. Peu perméables aux influences extérieures, ces tribus parviennent à préserver leurs structures sociales, leurs traditions; aux abords des petites villes, au carrefour des deux univers, ces valeurs sont en danger et l'alcool devient un refuge.
En période sèche, les pâturages se font rares, précieux et sont, souvent, l'objet de litiges avec les Turkana, leurs voisins, au Kenya; ces Dassanech sont belliqueux, ils ont, il y a peu de jours, opéré un coup de main sur un village, proche d'une vingtaine de kilomètres, incendié des cases, tué des Turkana et récupéré du bétail.
La riposte des adversaires est, bien sûr, redoutée; toute la nuit, les policiers sont sur le qui-vive, le combat n'aura pas lieu, demain peut-être... L'autre bataille, celle de toutes les nuits, de toute une vie, est impitoyable, exténuante, parfois mortelle; il faut contenir un autre ennemi, féroce, les milliers de moustiques.
Pour accomplir les derniers kilomètres, le responsable des policiers veut m'imposer une escorte, quatre hommes. Je refuse. Dans ce désert, en plein jour, qu'ai-je à craindre de ses habitants ? Ma silhouette, courte, pataude, reconnaissable de loin, très loin, ne peu prêter à confusion.
Lesté d'un peu de boue rouge en guise de petit-déjeuner, je me mets en route, les petits bergers sont déjà à l'œuvre, ils me saluent. Les Kenyans vont-ils m'accepter ? j'envisage une seule réponse... Il n'existe cependant pas de bureau d'immigration...
Salut, comment vas-tu ? Bienvenue chez les Spécial Forces, nous allons te conduire au poste de police puis au village...
Je suis surpris, les habitants s'expriment en Swahili, tous, c'est la langue véhiculaire du Kenya.
Mon nom est désormais, Mzungu, le blanc.
Hakuna matata. La vie est belle !
Je caresse une idée et un rêve et j'ai besoin de votre aide !!!.
J'aimerai organiser un voyage familial soit au Kenya soit en Tanzanie pour ma famille, c'est à dire mon mari, moi (evidemment), ma fille et mes 2 petits-enfants (18 et 21 ans) avant que la vie fasse que ce soit quasiment impossible lorsque les petits-enfants auront leur vie à eux.
Le problème c'est que j'ai regardé sur voyage forum, mais je n'ai rien vu pour une famille de 5 adultes et je ne voudrais pas que ce voyage que je veux extraordinaire (bien sûr !!) ne coûte pas la peau ....
J'ai pensé au Kenya ou à la Tanzanie car la famille a adoré nos photos prises lors de notre safari en Tanzanie en septembre dernier. Je penche pour le Kenya car moins cher je crois.
J'ai vu ici dans le forum des voyage sous la tente de camping .... pas pour nous à cause de problèmes de dos. J'ai vu aussi que certains avaient utilisé des camps de toile privés des agences, est-ce confortable ?.
J'aimerai aussi que nous soyons dans les réserves et non à l'extérieur, est-ce utopique au niveau du prix ?.
je pense à 10 jours sur place histoire d'en profiter, est-ce trop ?. Je pensais à 4 parcs que ce soit en Tanzanie (Tarangire, Manyara, N'gorongoro et Serengeti) ou Kenya (Emboseli, Masai-Mara, Lac Nakuru, Samburu ou Tsavo)
Agence directement sur place ou ici ?.
Avez-vous des idées, je prends toutes les suggestions ?
Hi everyone planning to travel to Kenya with (or without) kids,
Just so you know:
This week, extremely violent protests, met with live ammunition repression, have resulted in many casualties and hundreds of injuries across several Kenyan cities. There’s also been widespread destruction, fires, and looting accompanying these violent scenes...
Check this out: https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/kenya/
And also: https://www.corsematin.com/article/francemonde/6837346876811/violent-protests-in-kenya-16-dead-according-to-amnesty-executive-claims-to-have-foiled-a-coup
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Just so you know:
This week, extremely violent protests, met with live ammunition repression, have resulted in many casualties and hundreds of injuries across several Kenyan cities. There’s also been widespread destruction, fires, and looting accompanying these violent scenes...
Check this out: https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/kenya/
And also: https://www.corsematin.com/article/francemonde/6837346876811/violent-protests-in-kenya-16-dead-according-to-amnesty-executive-claims-to-have-foiled-a-coup
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Bonjour,
Nous sommes entrain de préparer avec l'aide d'un T.O notre voyage de 4 semaines au Kenya. Le T.O aimerait nous imposer la visite de nombreux parcs, or nous préfèrerions visiter 3 ou 4 sites mais en prenant notre temps. C'est le safari qui nous a attiré vers le Kenya bien entendu mais nous aimerions aussi prendre le temps de rencontrer la population locale, voir comment ils vivent. Visiter des villages, regarder les Masai ou les Samburus fabriquer leurs magnifiques bijoux qui composent leurs tenues, rendre visite à une école, un orphelinat, des associations de protection d'animaux, rencontrer un marabou.... Si certains parmi vous ont des pistes, je vous en serai très reconnaissante car les t.o semblent plus être habitués à organiser des visites aux animaux qu'aux humains! Merci! 😉
Nous sommes entrain de préparer avec l'aide d'un T.O notre voyage de 4 semaines au Kenya. Le T.O aimerait nous imposer la visite de nombreux parcs, or nous préfèrerions visiter 3 ou 4 sites mais en prenant notre temps. C'est le safari qui nous a attiré vers le Kenya bien entendu mais nous aimerions aussi prendre le temps de rencontrer la population locale, voir comment ils vivent. Visiter des villages, regarder les Masai ou les Samburus fabriquer leurs magnifiques bijoux qui composent leurs tenues, rendre visite à une école, un orphelinat, des associations de protection d'animaux, rencontrer un marabou.... Si certains parmi vous ont des pistes, je vous en serai très reconnaissante car les t.o semblent plus être habitués à organiser des visites aux animaux qu'aux humains! Merci! 😉
Bonjour,
Je voudrai partir avec ma femme 10-15 jours au Kenya en Janvier. J'ai trouvé plein de sejours et plein d' agence mais c' est toujours tres flou ... Comme je ne connais pas du tout, je ne voudrai pas me tromper.
En fait j' ai trouvé quelque chose qui a l' air interressant chez ADSA ( African safari Diani Aventure) . Est-ce que quelqu' un les connais ?
Et ce serait sympa de me donner quelques idées sur ce qu' il faut absolument voir et sur ce ( ou ceux !) qu' il faut eviter.
Merci d' avance,
Merci d' avance,











