J'imagine que beaucoup d'entre vous ont été conquis par le parc du Masai Mara et/ou leur expérience safari chez Tony Crocetta/Melting Pot safari. mais je voudrais tout de même donner mon point de vue.
Tout d'abord je suis une grande voyageuse, et particulièrement amoureuse de l'Afrique que j'ai déjà un peu parcouru avec mon conjoint (Zambie, Afrique du Sud, Botswana, Kenya, Zimbabwe, Namibie...)
En effet, je voudrais exprimer toute ma déception du Masai Mara comme du camp de Tony Crocetta, Melting Pot safari chez qui nous sommes allés l'an passé.
Tout d'abord au sujet du parc : il est superbe, c'est indéniable. Mais quel lieu hautement touristique ! Je ne trouverai pas les mots pour décrire l'horreur que c'est d'être à 30 véhicules 4x4 alignés devant une chasse de lionne, encore moins l'encercler juste après sa prise alors que sa proie se débat encore vivante dans sa gueule... aucun respect pour la faune. De même, encercler un jeune léopard jouant avec sa petite proie, moment lors duquel j'avais dénombré plus de 50 véhicules, la plupart laissant tourner les moteurs... écoeurant, j'en ai détourné le regard comme l'appareil. Quelle catastrophe que la transformation de ce parc, merveille naturelle de l'Afrique, en haut plateau touristique.
Alors oui, j'ai adoré cet endroit sur la planète, mais non, je n'en ferai pas la "promotion" nulle part ni auprès de quiconque.
Ensuite je voulais également dire mon mécontentement au sujet du fameux camp de Tony Crocetta, Melting pot safari : par où commencer ? Nous avions réservé un véhicule à 4 avec deux amis, et pour le coup je n'ai rien à redire sur le côté agréable du véhicule privé (bien que cela ait un coût bien évidemment). Les fenêtres comme le véhicule en lui-même ne sont pas très bien adaptés à la photographie mais passons.
Le voyage entre la pension chez les sœurs (pas mal au demeurant) et le camp s'est bien passé, hormis le fait que nous soyons arrivés un peu trop tardivement sur le camp. Résultat... "on partira en safari 1h plus tard aujourd'hui, car le chauffeur doit respecter ses heures de repos", parfait, avec les formalités du parc nous ne resterons dans le parc ce soir-là qu'une petite heure, le safari commence bien...
Sur notre séjour de 12 j sur place nous avons vu de très belles choses. Tony n'était pas présent sur le camp, je ne sais l'ambiance qui y règne lors de sa présence mais celle-ci était plutôt froide lors de notre voyage. Sylvie, sa femme, nous regardait à peine, ne nous demandant même pas comment s'était passée la journée, la nuit ou le game (je crois qu'elle nous a parlé 1 fois durant le séjour, plus le jour de l'arrivée évidemment). Nous sommes inexistants... (si j'étais méchante je dirais que la somme a déjà été versée sur le compte en banque de Melting Pot).
Les repas du soir sont, permettez-moi de le dire, une vaste blague : pas assez de dessert (hormis des fruits, mais les rares desserts travaillés sont par exemple au nombre de 10 lorsqu'il y a 18 convives) pour tout le monde, à peine assez de viande ou garniture. Pour peu que vous ayez, comme nous, la malchance de tomber sur un groupe de 15 personnes qui décident de zapper l'entrée, vous avez intérêt à vous dépêcher de prendre votre plat, sans quoi il se pourrait qu'il n'y en ait plus, et comme il n'y a pas de réassort... nous avons ceci dit toujours mangé à notre faim, mais parfois en nous servant nos assiettes à l'avance.
Enfin je souhaite rectifier une chose sur la qualité des plats proposés : sérieusement, ce buffet est franchement plus que moyen, et très loin des qualités gustatives qu'on lui avait prêtées lors de mes diverses recherches sur internet avant mon départ (cf leur page facebook).
Enfin passons le repas, après tout les avocats sont sublimes et nous ne sommes pas là pour manger avant toute chose.
Au sujet de la tente, les vues sur la rivière sont très belles, le confort des lits très bien. Pas d'eau courante, des douches individuelles hors chambre et des toilettes sèches mais c'est l'Afrique, donc pas choqués à ce niveau. Je déplore que pour cette "modique" somme l'on ne m'ait pas prévenu qu'il n'y avait pas de savon (et non, désolée mais "je ne voyage pas avec mon savon" et, pour le prix, la savonnette dans la tente ne serait pas du luxe). Mais passons, la vue sur les hippos est fantastique. Ah oui aussi il faut préserver l'eau du Masai Mara (logique pour le coup) et, pour des questions d'hygiène, les sous-vêtements ne sont pas nettoyés par les hommes et femmes s'occupant du camp, normal aussi je trouve. Ah oui mais, quelle est cette petite plaquette à côté du lit ? Ah si, finalement pour une somme rondelette les sous-vêtements deviennent soudainement "nettoyables"...
Enfin mon majeur coup de gueule se portera sur l'essentiel : les games drives. En France on nous vend du rêve avec un safari spécial photo (qu'est-ce qui change finalement ? Une salle avec un peu plus de prises électriques ?), des guides particulièrement adaptés au regard photo (pas une évidence, mes excuses), des véhicules pouvant s'approcher des animaux et sortir des pistes... oui mais voilà : les guides sont soumis (normal) aux lois du parc, et traqués par les rangers de celui-ci en quête d'amendes pour les réfractaires. Résultat : dès qu'un véhicule blanc des rangers du parc est repéré, il nous faut laisser notre spot au profit d'une course-poursuite dans les herbes. Marrant une fois... Nous apprendrons le lendemain que le guide du 4x4 d'un autre groupe du camp s'est fait chopper, et doit aligner la modique somme de 100 dollars pour avoir enfreint la règle, somme qu'il demande négligemment aux voyageurs de sa voiture... parce que bien sûr, Melting Pot appâte les touristes en leur vendant du rêve, que les pauvres rangers tentent d'approcher, tout en étant sur leurs gardes puisque pour cela ils enfreignent la loi du parc... et ils enfreignent la loi du parc pour les beaux yeux de l'entreprise Crocetta, qui bien sûr ne prendra pour autant pas dans les caisses pour payer les infractions de leurs guides. En gros c'est donc "satisfaites les clients, mais sans vous prendre des prunes, sinon elles sont pour vous ou vous voyez directement avec les clients", sympa le patron ! Bref, il y eut l'an passé de longues discussions à ce sujet, notamment parmi les locataires du véhicule soumis à l'amende évidemment. Avec mon conjoint nous trouvons que ce ne sont pas des manières de faire, et nous avons été plus que déçus par cette attitude.
Je sais que nombreux sont les adorateurs de ce parc et/ou de cet organisme, eh bien vous avez peut-être eu plus de chance... ou vous êtes peut-être moins exigeants que nous. Avec le respect des règles, de la nature et des clients. Mais pour avoir voyagé dans une grande partie de l'Afrique australe, je peux vous dire que nous sommes personnellement revenus frustrés de cette expérience et que nous ne sommes pas prêts d'y remettre les pieds... A bon entendeur...
Et bien merci de ce compte rendu réaliste Claire. Effectivement ca ne donne pas envie 😉.
Tu ne donnes pas le tarif que vous avez payé mais vu le coût astronomique en général, on imagine la "pillule" d'autant plus difficile à avaler .
Je m'interroge juste sur le pourquoi de ton message si longtemps après.
Bonne soirée
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Car je n'ai jamais pris le temps de le faire, tout simplement ! Et un an après, je repensais à mon besoin d'Afrique et je me suis aussi malheureusement remémorer les choses qui n'allaient pas pour ce voyage... je suis une voyageuse tellement amoureuse des voyages que j'aime partager mes expériences et découvrir celles des autres, d'autres carnets de voyage... L'Afrique est un pur bonheur mais aussi un réel budget malheureusement, aussi si mon article peut être utile à quelqu'un... mais je comprends qu'on ait aussi envie de se faire sa propre opinion ! Celle-ci n'est que la mienne [:)]
Pour information nous avions pris le safari Simba dans le Masai Mara pour 4 personnes pour 12 nuits, soit un peu plus de 3200 euros par personne (trajet Nairobi-Masai Mara compris ainsi que la nuit à la Roussel guesthouse à l'arrivée et au départ).
A bientôt !
Claire
Merci de témoignage contradictoire en effet mais pas que. D'autres voyageurs ont vécu le Masaï Mara de la même manière que toi mais d'autres non. Pour ma part je pense que tu as raison pour l'affluence ayant vu la même chose à Ndutu et au Serengeti (Tanzanie). Concernant l'ambiance de MPS difficile de réagir à ton propos mais c'est bien de préciser que le hors piste n'est pas tolérable car il ne fait qu'accroitre le dérangement. Cette règle étant valable aussi pour MPS qui donc n'a pas de passe droit. En cas d'infraction caractérisée il est en effet anormal que ce soit les game-drivers qui paient l'addition.
Sans vouloir rentrer dans la polémique, j'ai un avis diamétralement opposé au tien, je voudrai apporter je voudrai apporter ma vision sur ce que j'ai vécu chez eux. Je tiens à préciser que tout le monde (sauf les selfs drivers) fait du hors piste au Masai Mara.
Pour ce qui concerne l’amende, deux cas ce sont produits pendant mon séjour :
Une fois c'est les clients qui avaient demandé expressément au guide de rester alors que celui-ci voulait partir, ils ont donc de leur propre chef payé l'amende (mais là ça me semble logique)
Une fois le guide n'a pas vu les rangers, MPS a payé la prune, mais pas les clients
Pour le reste je ferais un ressenti global une fois mon carnet finit
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Tout d'abord merci à Chiarafont, son témoignage permet de de mieux comprendre le fonctionnement de ce type de camp. Après chacun choisi selon ses goûts. Nous n'avons pas tous les mêmes façons de voyager. Personnellement lorsque je pars en Afrique ce n'est pas pour retrouver chaque soir un groupe de français .......
Pour l'accueil de la "Dame des lieux" cela me fait penser à ces hôteliers/restaurateurs parisiens pas toujours avenants avec les touristes[;)]
Rjulie95 dit : "tout le monde fait du hors piste au Massai Mara" et c'est bien le problème !!!!!!!
Vu la fréquentation du parc cela est en train de le détruire . Comment peut-on prétendre s'intéresser à la conservation et participer à cela....... je ne comprends pas.
Dans la région le Mara triangle a mis des règles très strictes et les fait respecter , c'est la seule manière intelligente il me semble d'avoir un petit espoir de voir la faune de ce secteur préservée.
Hélas il est sans doute trop tard.
Il est toujours possible de dire à son guide que l'on ne souhaite pas de hors piste. Je ne vois aucun intérêt à faire des tonnes de photos d'un animal harcelé par des dizaines de véhicules.
Il est aussi possible de visiter le Kenya autrement qu'en allant au Massai Mara ....
Je partage entièrement pour ce qui concerne le hors piste. Ça me choque d autant que c est un parc majeur et extrêmement touristé.
Je n ai pas pratique les parcs les plus visités mais une seule fois j ai vu un gars sortir au Kidepo pour chercher un lion après un kill. Il a pas trouvé mais juste fait partir une troupe de vautours qui attendaient. Stupide et dérangeant. Moi non plus je ne comprends pas.
Par contre pour ce qui est du camp, c est un avis et a ce titre n en tirons pas non plus des ccls définitives. Peut être la patronne avait des soucis etc. Bref ça peut très bien se passer avec untel et très mal la semaine qui suit...
On lit la déception à chacune de tes lignes, je suis désolée pour ton mari et toi.
Pour le Masai Mara surbooké, il peut quand même être possible de s'isoler : demander au chauffeur de ne pas user de la radio ou du téléphone et faire ses propres observations, quitte à se passer de quelques scènes spectaculaires. À défaut, reste la possibilité de shunter les réserves de Masai Mara et de faire son safari dans la "maison-mère", le Serengeti du côté tanzanien...
La présence en nombre de voitures, si les chauffeurs ne sont pas des néophytes, et très peu le sont, n'est généralement pas un handicap pour les chasses, il est même assez fréquent que tel ou tel guépard se serve du capot d'un 4x4 comme poste d'observation. Pour autant, le hors-piste généralisé est effectivement un fléau pour les sols, la flore et la faune. Il devrait être réservé aux seuls photographes et vidéastes professionnels. Mais les chauffeurs tiennent à satisfaire au maximum leurs safaristes, et pas uniquement pour garantir un bon pourboire, c'est à nous de freiner leur enthousiasme et de ne pas permettre le hors-piste.
Et, perso myself pour ma part, je regretterais simplement que les rangers ne mettent pas le même zèle à empêcher le pâturage des troupeaux de vaches et zébus dans les réserves du Mara. Le fait que ces troupeaux soient ceux de leurs proches, amis, parents, voire même les leurs n'est pas étranger à leur bienveillance qui est en fait une malveillance pour la faune sauvage, spoliée de nourriture pour les herbivores et chassée, repoussée de leurs territoires ou même empoisonnée pour les grands carnivores.
Avec MPS, nous avons fait quatre safaris kenyans tout à fait satisfaisants entre 2007 et 2015. Je conseille MPS chaque fois que l'on sollicite mon avis.
L'adaptation des véhicules à la photographie m'a toujours semblé bonne, bien supérieure à mon avis à ce que permettent les véhicules découverts de l'Afrique australe. D'après mon expérience, certes limitée, les horaires de game-drive de MPS sont bien supérieurs à ce qu'offrent des lodges et camps bien plus onéreux. Et notamment les départs avant le lever du soleil de MPS ne sont pas souvent pratiqués ailleurs. En ce sens, la lecture de l'excellent carnet de Régis est une excellente publicité pour MPS.
Il est très probable que si Tony avait été là sur place, l'ambiance aurait été meilleure et ton ressenti aurait été moins négatif. Tony est certes un ami mais il est très ouvert et très chaleureux avec tous, tu pourrais essayer de le contacter et lui faire tes observations constructives directement. Les problèmes d'intendance devraient être faciles à résoudre.
J'espère que vous avez quand même, ton mari et toi, pu compléter votre superbe galerie de photos.
Bonne soirée
BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr
WILIPI photographie animalière
Merci à tous pour vos retours, je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance, mais en tout cas ma déception fut en effet bien grande.
Oui je déplore le hors-piste dans ce parc particulièrement. On ne peut pas prétendre en effet être passionné de faune et se comporter de la sorte : encercler une lionne même pas 20 secondes après qu'elle a attrapé sa proie ? c'est pour moi impensable. Le fonctionnement du parc, honnêtement, m'a dégoûtée, c'est pour moi une véritable usine à touristes, rien de plus. D'où la déception d'autant plus grande également quand on sait combien le cadre est magique ! Mais pour cela je me suis jurée de ne jamais faire de publicité pour ce parc, qui dérive bien trop à mon goût...
Je ne sais comment c'est de l'autre côté de la frontière, n'ayant jamais vu le Serengeti. Mais je sais de par les rangers et certains guides que certains félins (les guépards notamment), trop dérangés par les voitures de safari lors de leurs chasse, ont changé leurs habitudes horaires pour celle-ci ! Quel désastre pour le monde animal et l'écosystème... Je ne rentrerai pas dans ce jeu-là, qui plus est le Serengeti est un autre monde bien coûteux comme j'ai pu comprendre...
En effet les horaires des games drives sont assez vastes avec MPS, j'aurais dû le signaler car pour le coup c'est une chose très agréable. Mon témoignage n'était d'ailleurs pas si complet puisque j'en oubliai même de préciser qu'il n'y avait pas de feu au camp, ce qui pour moi en Afrique est quasiment intolérable (surtout pour un camp de cette envergure-là). Et oui, ils ont bien les infrastructures pour le faire puisque, râlant un soir auprès d'un homme du camp, ils en ont fait un ce soir-là ! Bien vite oublié pour les 10 autres nuits en revanche, c'est désolant (au sens premier du terme)... Bref passons.
Merci Blesl , nous sommes revenus avec quelques jolis clichés mais bien moins que ce que nous espérions, même si c'est bien connu que les game drives restent des games...
J'ai trouvé dommage d'avoir des véhicules fermés chez Melting Pot Safari/Tony Crocetta, car cela condamne les photographes qui sont du "mauvais" côté lors d'une scène à avoir peu (voire pas) de latéralité, ou à shooter d'en haut... avec le mauvais angle qui va avec. Dommage pour un safari photo qui se réclame spécialiste. Un 4x4 intégralement ouvert offre ô combien de possibilités.
Je crois finalement qu'un camp francophone rempli de photographes aux chevilles plus grosses que leurs têtes n'était peut-être tout simplement pas pour moi. Un parc national "sauvage" avec des files de 4x4 non plus d'ailleurs...
C'est très triste car la beauté et la pureté de l'Afrique est unique au monde...
j'en oubliai même de préciser qu'il n'y avait pas de feu au camp, ce qui pour moi en Afrique est quasiment intolérable (surtout pour un camp de cette envergure-là). Et oui, ils ont bien les infrastructures pour le faire puisque, râlant un soir auprès d'un homme du camp, ils en ont fait un ce soir-là ! Bien vite oublié pour les 10 autres nuits en revanche, c'est désolant (au sens premier du terme)... Bref passons.
Plus haut vous parlez de protection de la bio diversité qui est soit disant saccagée par "cette usine à touriste" mais vous trouvez anormal qu'il n'y est pas de feu de camp juste pour votre confort personnel ça ne serait pas un peut antinomique ?
Ce que j'ai vu sur ce parc, je l'ai retrouvé dans les autres parcs africain que j'ai fait et où il y avait une forte concentration animale.
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Le feu fait partie intégrante du monde africain me semble-t-il, et tel qu'il est pratiqué généralement sur ces terres (jusqu'à preuve du contraire), pas particulièrement nuisant au monde animal...
Côté usine à touristes, vous pouvez aller découvrir des parcs qui ont un haut respect du monde animal et dans lequel vous ne vous sentirez pas comme à Disneyland (d'ailleurs c'est bien connu que le Kenya est très touristique pour le safari, faites un micro trottoir et la plupart des gens vous répondront Kenya et Tanzanie sans même avoir mis les pieds en Afrique !), j'ai nommé la Zambie (North Luangwa NP, South Luangwa NP... sublime !), le Zimbabwe (Hwange NP, le somptueux Mana Pools évidemment)... même dans des parcs à plus haute densité touristique comme Chobe NP (Botswana) ou le KTP (Afrique du Sud), on se sent moins touriste au milieu d'un flux de touristes. Attention, je ne m'extirpe pas et sais bien que je suis également une touriste, mais on peut vivre pleinement son safari sans mettre trop son empreinte sur le monde animal et en tâchant de le préserver au maximum...
Je vous conseille vraiment d'aller dans les parcs que j'ai nommés (et il y en a d'autres !), vous vivrez une expérience incroyable !
Moi aussi, j'apprécie bien un bon boma, même si la combustion a forcément un bilan carbone négatif (je passerai sur les microparticules, la situation africaine n'est pas encore critique dans les parcs et réserves, si elle l'est déjà dans les grandes villes comme Nairobi).
Pour ta quasi-détestation de Masai Mara, tu en as bien expliqué le pourquoi, mais je pense que ton ressenti aurait pu être bien différent avec un chauffeur plus à l'écoute et plus dégourdi, une meilleure ambiance au camp, plus d'attention de l'hôtesse, la présence de Tony ou de Simon, des co-safaristes plus sympathiques, moins enflés des chevilles, moins "supérieurs" (surtout qu'à voir vos photos sur Instagram, il est évident que vous étiez largement au niveau, et même bien mieux que ça, mais des imbéciles rouleurs de mécanique car "habitués" et contents d'eux même s'il n'y a vraiment pas de quoi, l'espèce n'en est pas en liste rouge de l'UICN, s'pas ?).
Mais on ne reviendra pas plus sur ce qui est passé que vous ne reviendrez à Masai Mara, je l'ai bien compris...
Mais j'ai pourtant quelques arguments pour nuancer ta position auprès des copains.
Si Masai Mara est le terrain de chasse (photo) favori de bien des professionnels photographes animaliers et des vidéastes de la BBC, c'est qu'il y a une très bonne raison, une concentration de grands chats comme nulle part ailleurs, même s'il semblerait que les meilleures années soient passées. Et ce déclin s'expliquerait bien plus par des conditions climatiques défavorables et surtout par le "grignotage" du parc par les populations circonvoisines que par les excès, même s'ils sont amplement avérés, du tourisme, hyperfréquentation et non-respect des règles des réserves. Avec en plus des possibilités d'observations de crossings de gnous meilleures qu'au Serengeti.
Enfin dernier point totalement désintéressé (Tony, on fait comme d'hab', les 10 % sur le compte aux Caimans), MPS n'est pas donné mais tu ne prends pas en compte le rapport qualité/prix du safari photo chez MPS. Certes, dans le camp voisin, Governor's Camp, vous auriez eu sans doute un bon buffet, sans aucun doute pas de beauf' français "photographes Tartarin" arrogants, mais des Anglo-saxons bien élevés (j'ai quand même réussi à en obtenir un spécimen ostrogothique, mais c'est une rareté, un exemplaire rare, l'unique en 20 ans) et autant sinon plus intéressés par la faune que par la photo. Mais pour un prix quatre à six fois plus élevé et des horaires de game-drive deux à trois fois plus restreints.
Enfin-bis, comme nous sommes entre nous et que tu ne le répéteras à personne, je vais te donner le paradis du safariste qui cherche la tranquillité. Un parc national de plus de 4000 km2 avec moins de visiteurs en un an que le Serengeti en un jour ! La plus grande concentration d'hippos au monde ! Des terriers de crocodiles ! Les plus grands troupeaux de buffles au monde ! Des journées entières en ne croisant qu'une ou deux autres voitures, voire certains jours pas du tout ! Les Anglais disent que c'est le secret le mieux gardé du monde du safari. Bon, alors motus, hein, tu ne parles à personne de Katavi National Park (de préférence en fin d'été), promis ?
Bon, toute médaille ayant son revers, il y fait chaud, très chaud, très très chaud. Et s'il y a des antilopes rouannes, elles sont très discrètes. Et il n'y a pas de guépard. Et pis encore, la bière est parfois tiède. Et, last but not least, les prix ne sont pas doux. Mais quand même...
Bon post-safari, bonne journée
BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr
WILIPI photographie animalière
Le Masaï-Mara est effectivement grignoté par les éleveurs locaux qui y font paître leurs troupeaux, mais il faut savoir que ce parc ou plutôt cette réserve, n'est pas "Nationale" mais appartient aux tribus MasaÏ du secteur qui jugent avoir le droit de s'aventurer au-delà des limites. Ce fait n'est pas nouveau puisque lors de mes deux premiers séjours j'ai pu constater ce phénomène à proximité des entrées, c'était en 1974 et en 1980 : déjà !
Pas d'attroupement de 4x4 autour des fauves, pas de hors piste non plus et seulement 2 ou 3 lodges, guère plus au Serengeti voisin et au Ngorongoro. Combien aujourd'hui : 100, davantage ?
Nous sommes revenus en 2018 dans des conditions optimales, Yolande pour la photo et moi pour la contemplation (autorisation de quitter les pistes et camping sauvage = séjour fantastique).
Nous avons, cependant constaté que la faune, quoique riche, avait beaucoup diminué, que les oiseaux n'étaient pas très nombreux en raison de la disparition des insectes et que les traces étaient dans tous les sens et que ça ne suffisait pas aux gens puisqu’ils incitaient leurs chauffeurs à sortir des pistes pour être au plus près des animaux.
De plus, il n'y avait plus d'indications pour s'orienter, sans doute pour empêcher les "individuels" de visiter ce sanctuaire.
Le pire étant l'intense braconnage des bébés guépards, capturés pour satisfaire une mode stupide qui en a fait un animal de compagnie dans les pays du Golfe et ailleurs. Les rangers ont de grandes difficultés à stopper ce trafic, mais peut-être consacrent-ils plus de temps à chasser le contrevenant qui s'écarte du droit chemin ???
Nous préparons un petit compte-rendu agrémenté de quelques photos de ce séjour à deux avec un chauffeur, un étonnant pisteur Masaï et notre guide photographe, pour alimenter, bien sûr, la discussion et faire bisquer cette malheureuse Claire que je comprend, car quand le prix est élevé, l'organisateur n'a pas droit à l'erreur.
Merci de ce témoignage et de sa profondeur historique qui éclaire l evolution des choses.
Pour reprendre la question des éleveurs, je partage vos propos et je ne la connais pas en détail pour le Masai Mara, mais bcp mieux en Tanzanie. J ajoute seulement que les parcs sont tt de meme majoritairement sur les terres ou au milieu de terres dans lesquelles les pasteurs font paturer leurs animaux. Que comme ce sont des pasteurs, qu'ils bougent, qu'ils associent plusieurs especes de ruminants, ils ont une empreinte extrêmement faibles sur l environnement. Au contraire même. les zones pastorales sont des zones bien plus riches que les espaces agricoles. De plus les masai mais aussi les autres pasteurs du coin savent vivre avec la faune sauvage depuis des siècles. Hors parcs, les éleveurs masai savent tres bien cohabiter avec les animaux.
Je suis donc certain que la majeure partie des pbs observés sont dus d une part a la massification du tourisme qui atteint des proportions qui obligatoirement vont avoir des conséquences sur les animaux et les biotopes, aux pressions anthropiques hors tourisme sur le milieu avec la progression et l extension des zones agricoles et des zones habitées en périphérie des parcs (zones qui genent certaines transhumances domestiques ou sauvages), le dérèglement climatique qui modifie certains équilibres préalablement établis... Que ceci devrait etre revu par exemple en limitant le nb des visiteurs ou en affaiblissant la pression sur certaines zones par des mesures plus directives. Aussi en revoyant le comportement des acteurs et des touristes eux memes. Et en s assurant mieux que la pression démographique ne pèse plus autant sur les zones sauvages.
Les éleveurs ont un peu bon dos et à bon compte puisque finalement ils subissent tout ceci et qu'ils voient leur mode de vie mais aussi leurs terres leur échapper.
Quand on voit que chez nous, on ne sait meme pas vivre avec qq ours et qq loups et que généralement les parcs nationaux autorisent les activités humaines au sein des parcs, en particulier le pastoralisme, il m apparait assez malvenu de dire que les éleveurs n'ont qu a degager des parcs au Kenya pour le bonheur des touristes.
Mon point de vue de non-spécialiste mal informé ci-dessous
Merci de ce témoignage et de sa profondeur historique qui éclaire l evolution des choses.
Pour reprendre la question des éleveurs, je partage vos propos et je ne la connais pas en détail pour le Masai Mara, mais bcp mieux en Tanzanie. J ajoute seulement que les parcs sont tt de meme majoritairement sur les terres ou au milieu de terres dans lesquelles les pasteurs font paturer leurs animaux. Que comme ce sont des pasteurs, qu'ils bougent, qu'ils associent plusieurs especes de ruminants, ils ont une empreinte extrêmement faibles sur l environnement. Au contraire même. les zones pastorales sont des zones bien plus riches que les espaces agricoles. De plus les masai mais aussi les autres pasteurs du coin savent vivre avec la faune sauvage depuis des siècles. Hors parcs, les éleveurs masai savent tres bien cohabiter avec les animaux.
Tu as raison, c'est ce qui s'est passé pendant des centaines d'années : les pasteurs nomades ne chassaient pas, sauf occasionnellement quelque lion pour prouver leur courage ou défendre leur bétail, ils étaient en parfaite harmonie avec la faune sauvage, les Masai, plutôt que de les ensevelir, allaient jusqu'à offrir les dépouilles de leurs morts aux crocs des hôtes de la savane. Et ce après les avoir enduites de graisse, plus écolo tu meurs, ah non, ça, c'est fait...
Mais ça, c'était avant. Maintenant, le nomadisme a été réduit par les autorités à quasi rien, les terres de transhumance ont été interdites, les Masai chassés, entre autres, du parc du Serengeti, sédentarisés de fait ou de force. D'autres territoires en bordure du parc leur ont ensuite été interdits, jusqu'à récemment de gigantesques surfaces ont été allouées comme concessions de chasse à des riches (en est-il d'autres ?) Émiratis.
En même temps, leur population a quand même profité un peu des progrès médicaux et a très fortement augmenté, de plus sur des surfaces très restreintes. Leur bétail a augmenté, a moins été sujet aux épizooties. Et encore plus avec l'élévation du niveau de vie qui leur a permis d'acheter en nombre l'objet de tous leurs désirs, les vaches. Tout dollar gagné comme chauffeur, pisteur et aussi ranger a pour vocation d'être le plus tôt possible converti en vaches... Parfois même le peu de terre qui leur a été allouée en (très maigre) compensation des spoliations qu'ils ont subies est revendu à des cultivateurs et les espèces encaissées converties en quoi, je vous le demande, en vaches, bien sûr...
Je suis donc certain que la majeure partie des pbs observés sont dus d une part a la massification du tourisme qui atteint des proportions qui obligatoirement vont avoir des conséquences sur les animaux et les biotopes, aux pressions anthropiques hors tourisme sur le milieu avec la progression et l extension des zones agricoles et des zones habitées en périphérie des parcs (zones qui genent certaines transhumances domestiques ou sauvages), le dérèglement climatique qui modifie certains équilibres préalablement établis...
Je pense que le tourisme est plus protecteur que destructeur en ce cas. Sans le tourisme et son apport de devises sonnantes et trébuchantes, on peut craindre que la protection de la faune ne passe au x-ième rang des préoccupations gouvernementales. Plus de payes pour les rangers, plus d'interdits à l'exploitation de la faune et des autres ressources des parcs et réserves, etc.
Que ceci devrait être revu par exemple en limitant le nb des visiteurs ou en affaiblissant la pression sur certaines zones par des mesures plus directives. Aussi en revoyant le comportement des acteurs et des touristes eux memes. Et en s assurant mieux que la pression démographique ne pèse plus autant sur les zones sauvages.
Vaste programme, comme dirait le Général !
Dans l'idéal, seuls les scientifiques et quelques autres professionnels concernés (qu'ils se rendent !) devraient avoir accès à ces paradis en péril. Mais c'est irréaliste, du moins pour le moment. C'est simple, s'il n'y a plus de touristes, très vite, il n'y aura plus de parcs et de réserves.
La pression démographique s'accroit exponentiellement, seule une forte hausse du niveau de vie pourra à terme la freiner. Le tourisme participe à cette élévation du niveau de vie. Nous avons remarqué que le plus souvent nos chauffeurs n'avaient que "peu" d'enfants, deux ou trois... Coïncidence ? Je ne pense pas.
Les éleveurs ont un peu bon dos et à bon compte puisque finalement ils subissent tout ceci et qu'ils voient leur mode de vie mais aussi leurs terres leur échapper.
Tu as encore raison, les éleveurs sont des victimes, mais, pour autant, leurs actions actuelles n'en sont pas moins souvent objectivement préjudiciables à la faune, à leur corps défendant. Volens, nolens, quoi... Quant aux cultivateurs, c'est la ressource eau qu'ils accaparent, et pas que pour les serres...
Quand on voit que chez nous, on ne sait meme pas vivre avec qq ours et qq loups et que généralement les parcs nationaux autorisent les activités humaines au sein des parcs, en particulier le pastoralisme, il m apparait assez malvenu de dire que les éleveurs n'ont qu a degager des parcs au Kenya pour le bonheur des touristes.
Tu a toujours raison. Il ne s'agit pas de diaboliser ou même de charger de tous les maux les éleveurs pastoraux, qui ont été les premières victimes du système des parcs nationaux, avec leur exclusion, et parfois de manière très brutale, de territoires entiers qu'ils fréquentaient depuis des siècles. Mais on doit constater que les conditions et implications de leur présence ont changé, et qu'il faudrait en tenir compte. Comment faire tout en préservant leurs intérêts légitimes ? Bonne question...
À notre modeste niveau, nous pouvons exiger de nos chauffeurs qu'ils respectent scrupuleusement les règles des parcs, vitesse, interdiction du hors-piste, respect des temps de présence près de la faune et des distances (règle parfois enfreinte par les biquets eux-mêmes).
Bonnes réflexions, bonne soirée
BL
PS : je m'appuie en partie sur ce que nous a dit un des "professionnels concernés" que Jack et Yolande connaissent bien. MDH passe depuis une trentaine d'année plusieurs mois par an dans Masai Mara et il y constate une forte dégradation des réserves qu'il attribue aux incursions de plus en plus fréquentes et de plus en plus profondes des troupeaux. Avec spoliation des ressources en herbe, transmission de maladies (peste bovine pour le bétail, rage et Maladie de Carré pour les Carnivores), destruction des prédateurs avérés ou potentiels, notamment par empoisonnement.
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr
WILIPI photographie animalière
Je suis proche des points de vue de Jety34 et Rotsaka.
Bernard dit:
Je pense que le tourisme est plus protecteur que destructeur en ce cas. Sans le tourisme et son apport de devises sonnantes et trébuchantes, on peut craindre que la protection de la faune ne passe au x-ième rang des préoccupations gouvernementales. Plus de payes pour les rangers, plus d'interdits à l'exploitation de la faune et des autres ressources des parcs et réserves, etc.
Dans la situation du Massai Mara je ne suis pas du tout d'accord. Ces dernières années le nombre de camps s'est multipliéet le nombre de touristes est devenu trop important.
Cette réserve (qui n'est pas un parc national) est mal gérée, il suffit de voir la différence entre le Massai Mara et le Mara triangle....
Tu a toujours raison. Il ne s'agit pas de diaboliser ou même de charger de tous les maux les éleveurs pastoraux, qui ont été les premières victimes du système des parcs nationaux, avec leur exclusion, et parfois de manière très brutale, de territoires entiers qu'ils fréquentaient depuis des siècles. Mais on doit constater que les conditions et implications de leur présence ont changé, et qu'il faudrait en tenir compte. Comment faire tout en préservant leurs intérêts légitimes ? Bonne question...
Nous n'avons à mon avis rien à faire ou décider :c'est aux populations locales de chercher et trouver leurs propres solutions.
Les investisseurs étrangers devraient seulement être raisonnables et ne pas chercher à s' installer là où ils sont déjà trop nombreux .....mais business is business.....
Ensuite bien sûr nous pouvons soutenir (financièrement principalement )les projets venant des acteurs locaux. Je pense par exemple au programme "Ewaso lions" qui fonctionne à Samburu. Les guerriers Samburu informent eux mêmes leur communauté sur l'intérêt de la protection de la faune et leur donne les informations et outils pour éviter les conflits avec les animaux sauvages.
L'éducation des nouvelles générations et notamment des filles apportera je l'espère des réponses aux difficiles problèmes que ces populations vont continuer à rencontrer : accroissement de la population, dérèglements climatiques, déforestation, sécheresse .......
À notre modeste niveau, nous pouvons exiger de nos chauffeurs qu'ils respectent scrupuleusement les règles des parcs, vitesse, interdiction du hors-piste, respect des temps de présence près de la faune et des distances .
Très bien nous revenons aux premières constatations : Rjulie95 nous a appris que "tout le monde faisait du hors piste" et que cela était normal chez Melting pot safari. Comment expliquer que dans un camp qui pendant un temps il me semble mettait en avant la protection de certains félins les responsables ne demandent pas aux guides de respecter les règles de base de la réserve .... N'y aurait-il pas là ce que l'on appelle un conflit d'intérêt?....
Plus généralement il me semblerait important que les TO ne fassent pas croire aux touristes venant en safari qu'ils vont en 10-15 jours observer les mêmes scènes que dans un reportage de Nat géo ou faire les mêmes photos que des photographes professionnels qui passent des mois sur place et qui ont des compétences artistiques qu'un amateur n'aura probablement jamais (et heureusement pour eux).
Non , ce n'est pas parce qu'on a les moyens de s'offrir du beau matériel et de belles destinations que l'on fait des clichés de grande qualité. Ce n'est pas grave et cela reste à titre privé de beaux souvenirs mais n'autorise pas le hors piste.
Quand je suis en safari moi aussi je suis passionnée mais je préfère choisir des parcs ou réserves où les observations seront peut-être un peu plus difficiles mais où la faune ne sera pas sous la pression du tourisme. Au Kenya (et ailleurs en Afrique bien sûr) heureusement ces lieux sont encore nombreux . Apprendre à ses invités la patience et le respect de l'environnement devrait être le premier objectif d'un bon guide.
A mon humble avis si on aime un tant soit peu de Massai mara et que l'on souhaite le protéger pour les générations à venir il faut le déconseiller aux visiteurs actuels ( je sais ce n'est pas bien pour le business de certains....mais cela diminuera aussi le nombre de vaches des massais puisque si j'ai bien suivi le raisonnement de Bernard, avec la caution de MDH selon lui, elles sont responsables de la destruction de la réserve .....[;)])
Bonjour
Je partage une partie des points et de ce que vous dites. Bien que caricatural parfois, il y a du vrai dans la majeure partie de ce que vous indiquez.
Sur la question du tourisme : il est évident que le tourisme est aussi le garant de la protection de l'environnement et de la faune. Il n'en reste pas moins qu'entre le pas de tourisme et le trop de tourisme, il y a un océan. Il me semble, et je peux certes me tromper, qu'avec ce qui arrive aux parcs les plus visités (trop grande charge de touristes et pratiques inappropriées), on est dans le trop ce qui conduit à terme à des modifications durables des biotopes et en particulier de la faune. En outre s y ajoute une zooification de ces régions et de la notion de safari ou l'on poursuit les espèces "emblèmes" bien plus qu'on cherche à découvrir et protéger la nature. Il faut avoir vu les big 5, le crossing, un kill… Il faut voir les gros chats… C'est un cercle vicieux auquel chacun participe puisque touristes comme safaristes s encouragent dans cette vision de plus en plus limitée de la nature autour des espèces drapeaux.
Etant donné cela, pour ma part, je ferai peut etre payer plus cher pour moins de personnes l entrée de ces parcs, réserveraient certaines zones aux pros. Sinon limiterait les zones accessibles au plus grand nb a tarif toujours raisonnable et interdirait de plus grandes zones au tourisme de masse. Au final, les revenus seraient les memes et la nature en serait bien moins impacté. Et puis un respect des regles et une limitation des derogations accordées car la aussi avec la densification, certaines dérogations deviennent la norme. Mais la, c est moi qui devient caricatural probablement et franchement je n ai pas de solution clé en main.
Vaste programme, disait De Gaulle, effectivement vaste programme.
N en reste pas moins que si MDH attribue les pbs surtt aux troupeaux, je pense qu'il n est pas forcément tres objectif et que ne je trouve cela pas correct. Pour les maasai que je connais, qui sont dans les zones autour des parcs, ils sont connaisseurs et respectueux de la faune. Ils vivent au milieu et se font régulièrement manger qq vaches. Il n'en reste pas moins que je n ai jamais eu vent dans ces zones d empoisonnement ou d autres pratiques de destruction délibérée de la faune. Ils sont en outre d un coté repoussé par les parcs et de l autre de plus en plus soumis à l arrivée des agriculteurs qui occupent de plus en plus de terres. Je ne sais pas a quelles pratiques objectivement préjudiciables de leur part vous faites allusion par conséquent. Dans les parcs, je ne connais pas d endroits sur-paturés par les éleveurs. Je me souviens aussi de pasteurs qui étaient obligés de rester autour du Queen Elizabeth en Ouganda quand leur cheptel crevait alors que le parc était assez bien pourvu en fourrage. Il est ainsi possible qu ils soient responsables du meurtre des lions qui avait lieu a peu pres dans cette période. Meme si personne n a été pris.
Les maladies existaient déjà dans des périodes où les troupeaux étaient encore plus en contact avec le wildlife et je ne voudrai pas rappeler que la peste bovine a été amenée par les colons italiens en Ethiopie.
Ce qui est peut etre à revoir, c est cette vision de la protection animale qui exclue l homme des parcs. Qui n existe pas chez nous d ailleurs et qu on impose assez facilement ailleurs a travers des acteurs privés, des ONG, des institutions internationales… Cela s est passé au Kidepo dont les Iks ont été exclus et qui se sont retrouvés paumés sur les montagnes alentours loin de leurs terres, de leur cosmogonie… Cela se passe avec les populations pastorales, maasai ou autres, qui se retrouvent pour beaucoup les perdantes d'un tourisme dont ils ne profitent que peu. Certains pourraient parler de néocolonialisme dans cette vision assez "hors sol" de la protection et c est un débat assez animé.
Les agriculteurs ne pèsent pas que sur la ressource eau, par dessus tout ils privatisent la ressource terre et empêchent donc des déplacements de faune sauvage comme domestique en barrant certains couloirs de transhumance et en implantant des cultures sur des zones qui étaient auparavant pastorales et appartenaient donc à tt le monde. Ils anéantissent aussi toute la biodiversité des terres pastorales en pratiquant la monoculture et en utilisant des pesticides, ce qui n est pas le cas des pasteurs. Cette privatisation de la terre est souvent la raison majeure des bagarres entre éleveurs et agriculteurs dans nombre de pays en Afrique.
Je ne pense pas qu a terme on saura protéger la nature si dans le même temps on y associe pas les intérêts des hommes du cru (et pas seulement pour etre ranger, danseur dans un cultural boma...). La coexistence des maasai avec la faune est réelle et encore vivante dans plusieurs zones aux alentours des parcs.
Bon je m éloigne du sujet et je me disperse.
Mais je trouve que le tourisme doit aussi se réguler et ne doit pas seulement demander aux autres de se serrer la ceinture, en particulier les pasteurs, pour pouvoir continuer sa course folle vers toujours plus de touristes.
Merci pour cette réponse instructive sur les problèmes liés à la faune et aux pasteurs et de partager mes propos qui ne sont que constatation ........ d'impuissance.
Ce phénomène est encore plus dramatique dans un pays comme l'Ethiopie où la population a envahi tous les parcs, même les plus emblématiques du pays, financés par l'Unesco tels le Simien, le Balé, Gambella et d'autres où survivent quelques espèces endémiques.
On sent que la partie est perdue pour la faune sauvage et là pourtant, pas de hordes de touristes !
Si les autorités limitent le nombre des entrées en augmentant les prix, seuls les riches pourront visiter ces sanctuaires, ce n'est pas vraiment acceptable !
Dans ta dernière phrase, j'aurais remplacé le mot "touristes" par "animaux".
Trop de touristes, trop d envahissement par la population alentours… Plus assez d animaux...
Rien de franchement folichon.
Bon parfois si je veux un petit shoot d optimisme ou de pas trop de pessimisme, j aime à lire les rapports annuels d African Parks, une fondation qui gere une quinzaine de parcs et ce, dans des zones et des contextes généralement difficiles. Et qui, pour ce que j en vois, obtient des résultats pas si mauvais.
Intéressante discussion, même s'écartant un peu du sujet initial principal, MPS.
Je suis proche des points de vue de Jety34 et Rotsaka.
Bernard dit:
Je pense que le tourisme est plus protecteur que destructeur en ce cas. Sans le tourisme et son apport de devises sonnantes et trébuchantes, on peut craindre que la protection de la faune ne passe au x-ième rang des préoccupations gouvernementales. Plus de payes pour les rangers, plus d'interdits à l'exploitation de la faune et des autres ressources des parcs et réserves, etc.
Dans la situation du Massai Mara je ne suis pas du tout d'accord. Ces dernières années le nombre de camps s'est multiplié et le nombre de touristes est devenu trop important.
Cette réserve (qui n'est pas un parc national) est mal gérée, il suffit de voir la différence entre le Massai Mara et le Mara triangle....
Je maintiens mon propos, s'il n'y a plus de touristes, il n'y a plus de réserves à Masai Mara (Masai Mara et appendices, et aussi Mara Triangle). Il me semble bien que la réserve est gérée par les Masai, sauf erreur. Mal gérée ? Les incursions en profondeur de troupeaux de bétail ne seraient-elles pas un élément de démonstration de cette mauvaise gestion ?
Une bonne gestion passerait aussi par la limitation du nombre de nouveaux lodges, du nombre de touristes, et dans l'idéal par le "remplacement" partiel ou total des touristes "occidentaux" et assimilés (chinois compris [;)]) par des touristes africains et par une application intelligente (et inventive, j'y reviendrai) des règles.
Tu a toujours raison. Il ne s'agit pas de diaboliser ou même de charger de tous les maux les éleveurs pastoraux, qui ont été les premières victimes du système des parcs nationaux, avec leur exclusion, et parfois de manière très brutale, de territoires entiers qu'ils fréquentaient depuis des siècles. Mais on doit constater que les conditions et implications de leur présence ont changé, et qu'il faudrait en tenir compte. Comment faire tout en préservant leurs intérêts légitimes ? Bonne question...
Nous n'avons à mon avis rien à faire ou décider :c'est aux populations locales de chercher et trouver leurs propres solutions.
Les investisseurs étrangers devraient seulement être raisonnables et ne pas chercher à s' installer là où ils sont déjà trop nombreux .....mais business is business.....
Ensuite bien sûr nous pouvons soutenir (financièrement principalement )les projets venant des acteurs locaux. Je pense par exemple au programme "Ewaso lions" qui fonctionne à Samburu. Les guerriers Samburu informent eux mêmes leur communauté sur l'intérêt de la protection de la faune et leur donne les informations et outils pour éviter les conflits avec les animaux sauvages.
L'éducation des nouvelles générations et notamment des filles apportera je l'espère des réponses aux difficiles problèmes que ces populations vont continuer à rencontrer : accroissement de la population, dérèglements climatiques, déforestation, sécheresse .......
Je n'ai fait jusqu'alors aucune proposition, mais je suis 150 % d'accord avec toi, la réponse principale passe par l'implication, l'information et l'éducation "et notamment des filles". Même si le dérèglement climatique est là et ne bénéficiera qu'à la marge d'une meilleure éducation au Kenya, car les principaux responsables du désastre écologique ne sont pas à rechercher en Afrique, même avec tous les feux de bois et de charbon qui y sont allumés...
À notre modeste niveau, nous pouvons exiger de nos chauffeurs qu'ils respectent scrupuleusement les règles des parcs, vitesse, interdiction du hors-piste, respect des temps de présence près de la faune et des distances .
Tr��s bien nous revenons aux premières constatations : Rjulie95 nous a appris que "tout le monde faisait du hors piste" et que cela était normal chez Melting pot safari. Comment expliquer que dans un camp qui pendant un temps il me semble mettait en avant la protection de certains félins les responsables ne demandent pas aux guides de respecter les règles de base de la réserve .... N'y aurait-il pas là ce que l'on appelle un conflit d'intérêt?....
Comment sais-tu de manière certaine que les responsables ne demandent pas aux guides de respecter les règles de base de la réserve ? Aucun conflit d'intérêt, au contraire, l'intérêt des responsables est de payer un minimum d'amendes et de garder de bonnes relations avec les autorités de la réserve.
Plus généralement il me semblerait important que les TO ne fassent pas croire aux touristes venant en safari qu'ils vont en 10-15 jours observer les mêmes scènes que dans un reportage de Nat géo ou faire les mêmes photos que des photographes professionnels qui passent des mois sur place et qui ont des compétences artistiques qu'un amateur n'aura probablement jamais (et heureusement pour eux).
Non , ce n'est pas parce qu'on a les moyens de s'offrir du beau matériel et de belles destinations que l'on fait des clichés de grande qualité. Ce n'est pas grave et cela reste à titre privé de beaux souvenirs mais n'autorise pas le hors piste.
Je suis d'accord là aussi à 150 % avec toi même si, heureusement, tous les TO n'ont pas cette attitude démagogique et trompeuse, je le sais d'expérience.
Quand je suis en safari moi aussi je suis passionnée mais je préfère choisir des parcs ou réserves où les observations seront peut-être un peu plus difficiles mais où la faune ne sera pas sous la pression du tourisme. Au Kenya (et ailleurs en Afrique bien sûr) heureusement ces lieux sont encore nombreux . Apprendre à ses invités la patience et le respect de l'environnement devrait être le premier objectif d'un bon guide.
Toujours d'accord. Comment ne pas l'être ?
A mon humble avis si on aime un tant soit peu de Massai mara et que l'on souhaite le protéger pour les générations à venir il faut le déconseiller aux visiteurs actuels ( je sais ce n'est pas bien pour le business de certains....mais cela diminuera aussi le nombre de vaches des massais puisque si j'ai bien suivi le raisonnement de Bernard, avec la caution de MDH selon lui, elles sont responsables de la destruction de la réserve .....[;)])
Pas d'accord du tout. Je conseille Masai Mara à toute personne qui s'intéresse aux grands chats et dont je pense qu'elle comprendra la situation délicate où sont les réserves et qu'elle agira en conséquence.
Si je ne te savais pas de bonne foi, j'invoquerais le sophisme de l'homme de paille. En effet, je n'ai jamais dit ou écrit que les vaches étaient responsables de la destruction de la réserve. J'ai dit et je dis qu'elles contribuent à la diminution de la grande faune.
Par ailleurs, la formulation "avec la caution de MDH selon lui" est maladroite, elle pourrait faire penser que tu pourrais peut-être croire que j'attribue à Michel Denis-Huot une opinion qui n'est pas la sienne.
Je connais un peu, et même un peu plus qu'un peu, Michel et Christine, rencontrés au Kenya et en France dans des expos comme celles de Montier, du Havre, des Latitudes animales de Drancy, ou chez nous et chez eux, nous avons partagé avec eux quelques repas à Samburu, à Masai Mara, à Montier, à Drancy et chez nous. Si tu le connais, tu sais que n'est pas quelqu'un dont on se permettrait de dénaturer les prises de position, s'pas ?
Amicalement
BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr
WILIPI photographie animalière
Tu excuseras mon tutoiement, une habitude de véto, le vouvoiement ne me vient pas naturellement. Habitude à laquelle je peux renoncer avec toi si tu veux.
Bonjour
Je partage une partie des points et de ce que vous dites. Bien que caricatural parfois, il y a du vrai dans la majeure partie de ce que vous indiquez.
Merci.
C'est vrai, sur un sujet aussi complexe, tout propos de quelques phrases seulement ne peut être que caricatural.
Sur la question du tourisme : il est évident que le tourisme est aussi le garant de la protection de l'environnement et de la faune. Il n'en reste pas moins qu'entre le pas de tourisme et le trop de tourisme, il y a un océan. Il me semble, et je peux certes me tromper, qu'avec ce qui arrive aux parcs les plus visités (trop grande charge de touristes et pratiques inappropriées), on est dans le trop ce qui conduit à terme à des modifications durables des biotopes et en particulier de la faune. En outre s y ajoute une zooification de ces régions et de la notion de safari ou l'on poursuit les espèces "emblèmes" bien plus qu'on cherche à découvrir et protéger la nature. Il faut avoir vu les big 5, le crossing, un kill… Il faut voir les gros chats… C'est un cercle vicieux auquel chacun participe puisque touristes comme safaristes s encouragent dans cette vision de plus en plus limitée de la nature autour des espèces drapeaux.
On sait depuis longtemps que tout observateur modifie ce qu'il observe. Et que le tourisme de masse a ainsi des effets de masse sur la biosphère. EN safari animalier, on arrive à des extrêmes dans ces truismes avec des détériorations des sols et de la flore du fait des véhicules, une réduction des espaces sauvages par l'implantation excessive de camps et lodges, une spoliation de la ressource en eau (piscines, douches), des effarouchements de la faune, et même des atteintes indirectes (chasses de guépards avortées, qui, répétées, sont cause de mort) ou directes (comme des guépardeaux écrasés à Mara).
Etant donné cela, pour ma part, je ferai peut etre payer plus cher pour moins de personnes l entrée de ces parcs, réserveraient certaines zones aux pros. Sinon limiterait les zones accessibles au plus grand nb a tarif toujours raisonnable et interdirait de plus grandes zones au tourisme de masse. Au final, les revenus seraient les memes et la nature en serait bien moins impacté. Et puis un respect des regles et une limitation des derogations accordées car la aussi avec la densification, certaines dérogations deviennent la norme. Mais la, c est moi qui devient caricatural probablement et franchement je n ai pas de solution clé en main.
Ah, on entre dans le vif du sujet. À mon tour de sur-caricaturer. Je n'ai certes ni les compétences ni les connaissances suffisantes pour proposer La Solution... Mais des pistes ? Ça, je peux, aussi farfelues soient-elles...
Augmenter les prix en est une. La Tanzanie est réputée pour avoir une politique safari plus élitiste que le Kenya avec fees plus élevés et hébergements plus cher à qualité équivalente (ou même inférieure). Encore plus vrai avec le Botswana. Est-ce suffisant ? Non ! En dehors du côté désagréable d'une sélection par l'argent des safaristes, il y a un risque de diminuer les ressources nécessaires à l'entretien des parcs et réserves si le nombre de safaristes baisse trop fortement. Et aussi un risque que la fréquentation ne baisse que peu ou pas du fait des très riches et/ou de l'arrivée des "nouveaux riches" non occidentaux...
Imposer des quotas de temps ? Limiter la présence du safaristes à 1 ou 2 jours selon les nécessités des parcs tout en maintenant les fees au niveau d'un séjour de plusieurs jours. C'est ce qui a été décidé pour le cratère du Ngorongoro où le temps de présence est limitée à 6 heures (en théorie du moins).
Pour le respect des règles : appliquer les amendes sans passe-droit, les porter à un niveau dissuasif (500 $) et les faire régler par le safariste, pas par l'agence de safari. Le chauffeur aura ainsi une pression maximum pour ne pas détonner.
Et pour ceux qui ont les moyens et pour qui 500 $ ne sont que broutilles comme certains safaristes de camps à 1500 $ par nuit et par personne ?
Un permis de safari à points ! 1, 3 ou 6 points selon la gravité de l'infraction, plus de points, plus de safari pour une période x...
Vaste programme, disait De Gaulle, effectivement vaste programme.
N en reste pas moins que si MDH attribue les pbs surtt aux troupeaux, je pense qu'il n est pas forcément tres objectif et que ne je trouve cela pas correct. Pour les maasai que je connais, qui sont dans les zones autour des parcs, ils sont connaisseurs et respectueux de la faune. Ils vivent au milieu et se font régulièrement manger qq vaches. Il n'en reste pas moins que je n ai jamais eu vent dans ces zones d empoisonnement ou d autres pratiques de destruction délibérée de la faune.
Michel Denis-Huot est persuadé que des empoisonnements de lions ont eu lieu (ont lieu ?) à Masai Mara. Il a des contacts bien établis avec certains Masai.
Ils sont en outre d un coté repoussé par les parcs et de l autre de plus en plus soumis à l arrivée des agriculteurs qui occupent de plus en plus de terres. Je ne sais pas a quelles pratiques objectivement préjudiciables de leur part vous faites allusion par conséquent. Dans les parcs, je ne connais pas d endroits sur-paturés par les éleveurs. Je me souviens aussi de pasteurs qui étaient obligés de rester autour du Queen Elizabeth en Ouganda quand leur cheptel crevait alors que le parc était assez bien pourvu en fourrage. Il est ainsi possible qu ils soient responsables du meurtre des lions qui avait lieu a peu pres dans cette période. Meme si personne n a été pris.
Effectivement, le choix de mourir de faim avec sa famille et son bétail ou de porter atteinte à la faune débouche sur le principe de nécessité. Ce serait à ceux qui le peuvent d'épargner ce choix aux populations en détresse, en les aidant ponctuellement et sur le long terme, notamment par l'éducation comme l'a écrit Sylvie.
Les maladies existaient déjà dans des périodes où les troupeaux étaient encore plus en contact avec le wildlife et je ne voudrai pas rappeler que la peste bovine a été amenée par les colons italiens en Ethiopie.
Je suis véto. Mais plus de gens, c'est plus de chiens, plus de bétail. Et beaucoup plus de gens, beaucoup plus de chiens, beaucoup beaucoup plus de bétail...
Ce qui est peut etre à revoir, c est cette vision de la protection animale qui exclue l homme des parcs. Qui n existe pas chez nous d ailleurs et qu on impose assez facilement ailleurs a travers des acteurs privés, des ONG, des institutions internationales… Cela s est passé au Kidepo dont les Iks ont été exclus et qui se sont retrouvés paumés sur les montagnes alentours loin de leurs terres, de leur cosmogonie… Cela se passe avec les populations pastorales, maasai ou autres, qui se retrouvent pour beaucoup les perdantes d'un tourisme dont ils ne profitent que peu. Certains pourraient parler de néocolonialisme dans cette vision assez "hors sol" de la protection et c est un débat assez animé.
Je crains que la coexistence ne soit actuellement plus possible entre faune sauvage et populations du fait de leur forte croissance démographique et des changements de leur mode de vie (avec les nouveaux besoins en infrastructures "dérangeantes" comme routes, rails, barrages)
Les agriculteurs ne pèsent pas que sur la ressource eau, par dessus tout ils privatisent la ressource terre et empêchent donc des déplacements de faune sauvage comme domestique en barrant certains couloirs de transhumance et en implantant des cultures sur des zones qui étaient auparavant pastorales et appartenaient donc à tt le monde. Ils anéantissent aussi toute la biodiversité des terres pastorales en pratiquant la monoculture et en utilisant des pesticides, ce qui n est pas le cas des pasteurs. Cette privatisation de la terre est souvent la raison majeure des bagarres entre éleveurs et agriculteurs dans nombre de pays en Afrique.
La faune sauvage a effectivement besoin d'espace, de beaucoup, beaucoup d'espace, sans obstacles artificiels, sans barrières, sans frontières. Les 52 000 km2 de la réserve du Selous sont trop peu pour les éléphants, aussi
Un corridor la reliant au Mozambique leur a donc été alloué, le Selous Niassa Wildlife Protection Corridor qui agrandit donc leur déjà conséquent territoire de jeu de 42 000km2 (plus les 17 000 du corridor lui-même)
C'est une des raisons qui me font douter de l'utilité pérenne des "réserves privées" de quelques dizaines à même quelques centaines de km2.
Je ne pense pas qu a terme on saura protéger la nature si dans le même temps on y associe pas les intérêts des hommes du cru (et pas seulement pour etre ranger, danseur dans un cultural boma...). La coexistence des maasai avec la faune est réelle et encore vivante dans plusieurs zones aux alentours des parcs.
Tu as entièrement raison.
Mais je trouve que le tourisme doit aussi se réguler et ne doit pas seulement demander aux autres de se serrer la ceinture, en particulier les pasteurs, pour pouvoir continuer sa course folle vers toujours plus de touristes.
Même remarque...
Et Le Manifeste d'Arusha du Mwalimu Julius Nyerere reste plus que jamais d'actualité.
" La survie de la faune sauvage est un sujet de grande préoccupation pour nous tous en Afrique. Ces animaux sauvages et les espaces naturels qu'ils habitent ne sont pas seulement qu'une importante source d'admiration et d'inspiration, mais ils sont aussi une partie intégrante de nos ressources naturelles, de nos futurs moyens de subsistance et de notre bien-être. En acceptant la tutelle de notre faune, nous déclarons solennellement que nous ferons tout en notre pouvoir pour nous assurer que les petits-enfants de nos enfants seront en mesure de profiter de cet héritage riche et précieux.
La conservation de la faune et des espaces naturels nécessite des connaissances spécialisées, du personnel qualifié et de l'argent, et nous nous tournons vers d'autres nations pour coopérer avec nous dans cette tâche importante dont la réussite ou l'échec affectera non seulement le continent africain, mais également le reste du monde."
Amicalement,
BL
safari photo en Tanzanie et ailleurs https://safari-tanzanie.fr
WILIPI photographie animalière
je n'ai aucun avis sur melting pot safari ...mais merci pour les photos postées sur instagram, elles sont tout simplement splendides!
Et merci indirectement à Bernard (Blesl) d'avoir mis le lien dans un de ses messages car, n'étant pas sur instagram, je ne pensais pas pouvoir y avoir accès).
Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
Merci de ton (indirect, nobody's perfect) merci, mais c'est avec plaisir.
Un vrai plaisir de partager les superbes photos de Claire et Sébastien sur Instagram.
Et si nous pouvions admirer aussi les photos les plus réussies de leur marassien séjour, ce serait toujours avec plaisir !
Bonne journée
BL
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WILIPI photographie animalière
Bonjour Claire,
En direct depuis le Masai-Mara où, quoi que vous puissiez en penser, il fait bon vivre.
Je ne fréquente pas les forums, et si je poste ici aujourd'hui c'est que je fus "alerté" de ce fil par quelques-uns de mes fidèles amis safaristes que je remercie au passage pour l'info. Le ressenti de votre séjour chez Melting Pot Safaris que vous décrivez et exprimez ici, et c'est votre droit le plus absolu, est franchement atypique, je dirais même isolé eu égard les retours habituels depuis 13 ans que nous existons... Nous avons plutôt l'habitude de courriels et messages davantage dithyrambiques, souvent à l'excès d'ailleurs, aussi vous comprendrez que je fus très surpris. J'ai relu vos textes deux fois d'affilée en nous imaginant être victime de prime abord d'un complot ourdi par je ne sais quelle concurrence.
Après une enquête la plus minutieuse possible (je n'ai malheureusement pas pu obtenir certains détails plus d'un an après la fin de votre séjour mais ils ne sont pas les plus importants) je suis en mesure de vous répondre personnellement. Je précise bien que je vous réponds tout particulièrement, je pourrais faire part ultérieurement de mon expérience sur certains problèmes, évoqués sur ce post et qui sont liés au Masai-Mara et à sa gestion, mais qui n'ont rien à voir avec votre propos du départ.
Vous m'accorderez donc un droit de réponse démocratique, que je souhaite le plus cordial et le plus honnête possible, en n'éludant strictement aucun des points négatifs que vous soulevez sur vos trois post de ce sujet que vous avez initié.
Vous grossissez le trait ! Vous caricaturez, vous présentez des choses à votre façon, elles sont parfois fondées, parfois biaisées, incomplètes ou inexactes. Les internautes qui passeront par ici pourront alors se forger une opinion... en écoutant le deuxième son de la cloche...
"... quel lieu hautement touristique !"
Oui Claire, vos avez raison, le Masai-Mara est hautement touristique, c'est indéniable. "Touristique" ne doit pas être un gros mot utilisé dans le sens péjoratif que je devine sous votre plume : nous sommes tous des touristes, vous, moi, les visiteurs voyageurs de ce forum, à défaut de n'avoir pu être les aventuriers ou les explorateurs du siècle dernier. Ce parc est bien trop fréquenté, je vous l'accorde et le regrette chaque jour en haute saison. Les autorités gestionnaires de la réserve ne limitent pas le nombre de lodges, de véhicules et de lits. C'est la raison pour laquelle, en aparté mais cela vous intéressera sûrement de le savoir, nous avons décidé de nous limiter à 11 tentes et un maximum de 20 safaristes, alors que nous avons le potentiel de demandes et clients pour rajouter 4 ou 5 tentes que nous exploiterions sans aucun souci. La tendance serait même plutôt à une montée en game et à la suppression d'une ou deux tentes.
Pour info, vous avez acheté votre safari spécial Mara la première quinzaine de septembre 2018, du 2 au 14 précisément, à la plus haute période de fréquentation du parc (avec le mois d'août), migration des gnous et vacances européennes obligent. Ceci explique cela. A d'autres périodes, par exemple janvier, mars et avril, juin et octobre, la fréquentation peut être divisée par 10... et ce n'est pas en saison des pluies (même s'il peut pleuvoir toute l'année à Mara). Le Masai-Mara est victime de son succès, comme le sont la tour Eiffel et le musée du Louvre... ou, pour ce qui nous intéresse davantage par ici : le cratère du Ngorongo, le Ndutu du Sérengeti tanzanien, les dunes namibiennes de Sossusvlei, le Kruger sud- africain, les Victoria Falls au Zimbabwe, le parc national de Kibalé en Ouganda ou je me suis retrouvé avec 24 visiteurs au lieu des 8 normalement admis au milieu d'une famille de chimpanzés. Ou encore le parc de Chobé au Botswana où il n'est plus guère possible de photographier une troupe d'éléphants traversant la rivière sans avoir à l'arrière plan un ou des bateaux, quand ce n'est pas devant, ou des 4x4 de safaris.
Le monde d'aujourd'hui est ainsi fait : de moins en moins de lieux sauvages pour de plus en plus de visiteurs...
"j'avais dénombré plus de 50 véhicules"
Bigre !Si votre fiche n'indiquait pas que vous êtes lyonnaise, je vous aurais cru plus méridionale. Les guides qui font n'importe quoi et encerclent en s'approchant à quelques pas, malheureusement cela existe. Celui qui vous guidait, j'écris cela après enquête vous vous souvenez, se souvient très bien de cet épisode et avait tenté vainement de faire déloger les guides malfaisants, vous vous en souvenez sûrement. C'est vrai tout n'est pas rose à Mara, qui peut le nier ? Encore une fois, le choix d'une période moins fréquentée ne résout pas tout mais limite ce genre d'horreur. Pour ma part, j'évite comme la peste certains secteurs lorsque je sais que cela peut ou va arriver.
"Nous avions réservé un véhicule à 4 avec deux amis"
Je vous fais remarquer, mais vous le savez déjà, que vos deux amis, dont l'un est aussi un ami que nous avons donc en commun, ne s'est strictement jamais plaint de son safari ou de quoi que ce soit vis à vis de notre structure. Il était même tellement satisfait de son premier séjour chez nous en janvier 2018 qu'il a décidé de revenir pour faire découvrir le Mara à sa fille... 8 mois après son premier séjour, ceci dans la même année. C'était justement votre safari et c'est d'ailleurs lui qui vous a proposé de les accompagner pour composer un équipage de 4 safaristes. Sa fille, pourtant dans votre véhicule, ne rêve que de revenir dans le Mara.
"Les fenêtres comme le véhicule en lui-même ne sont pas très bien adaptés à la photographie"
C'est votre avis, il est éligible, vous avez le droit de le penser. Pour info, tous nos véhicules sont des Land Cruisers, certainement le plus parfait des 4x4, parfaitement adaptés aux terrains difficiles, ils sont achetés neufs et sont transformés en mode safari avec à l'esprit les meilleurs conditions d'observation et de photographies (double toits ouvrant, fenêtres panoramiques et agrandies, habitacle rallongé... etc. Si les Land Cruiser n'étaient pas "bien adaptés", cela se saurait je crois depuis longtemps. De très nombreux professionnels de l'image animalière et de paysages passent par notre structure et notre camp de brousse depuis plus de 13 ans désormais, je n'ai jamais entendu l'un d'eux se plaindre des conditions de prises de vue... Au contraire même, ils les plébiscitent. Ceci étant dit, il est vrai qu'une fenêtre sera toujours trop étroite... même si chez MPS, elles sont panoramiques ou, pour les plus petites à l'avant, conçues pour favoriser le passage de deux téléobjectifs !
"on partira en safari 1h plus tard aujourd'hui, car le chauffeur doit respecter ses heures de repos"
Hé bien oui Claire, nous avons instauré des règles et des horaires afin de respecter le travail, car cela en est un, de nos chauffeurs/guides. Pour rallier Mara depuis Nairobi, il faut compter en moyenne 5h30 de conduite effective. La conduite au Kenya peut être dangereuse, vous avez dû vous en rendre compte : les matatus, les camions, les nombreux dos d'ânes, les nids de poules, la piste chaotique des deux dernières heures, parfois trois lorsque il a plu, juste avant de joindre Mara. Ces conditions sont éprouvantes pour nos chauffeurs, ils ont le droit et méritent un temps de repos nécessaire. D'ailleurs, pour rappel, nous ne vous avons pas pris en traître, voici les conditions que vous aviez accepté tacitement en vous inscrivant sur l'un de nos safaris, vous pouvez vérifier, c'est inscrit dans votre descriptif/devis : "Les safaris photo impliquent que vous passerez de nombreuses heures dans le véhicule 4X4. Ayez à l’esprit que, s’il s’agit pour vous de vacances ou de loisir, il s’agit de temps de travail pour nos chauffeurs/guides ! Conduire sur des pistes défoncées et chaotiques est un travail pénible qui peut avoir des conséquences sur votre sécurité. Les horaires sont réglementés. Vous partirez, conformément à la législation des parcs et réserves kenyans à 06h30 au point du jour. Le retour du safari matinal doit être compris entre 12h00 et 12h30 au plus tard afin que nous puissions organiser la restauration (entre 13h00 et 14h00). Le safari de l’après-midi démarre entre 15h30 et 16h00. Vous devrez être impérativement de retour au camp entre 18h30 et 19h00 au plus tard. En tout état de cause, les chauffeurs doivent disposer de 3 heures et demi de repos au minimum entre ces deux safaris quotidiens."
Vous avez passé 12 jours pleins au sein de notre camp. Les chauffeurs/guides roulent en moyenne jusqu'à 9 heures par jour ! 9 heures tous les jours x 12 jours dans votre cas ! Systématiquement tous font la sieste aux heures chaudes, sinon ils ne tiendraient pas le coup sur la longueur d'une longue saison. Je crois que cette heure qui vous a tant manquée est bien négligeable eu égard au temps que vous avez passée sur le terrain. Il ne s'agit certainement pas d'une mesquinerie de la part de MPS ou de vous voler quoi que ce soit mais de respect pour un acteur clé de votre safari.
- l'ambiance était plutôt froide lors de notre voyage". " Sylvie, sa femme, nous regardait à peine"
Vous devez vous souvenir que mon épouse était bien présente, à votre table lors du premier déjeuner, et même en face de vous lors de celui du second ou du troisième jour, cela fait un an, elle ne sait plus vraiment. Etes-vous vraiment sûre qu'elle est à l'origine de la froide ambiance que vous évoquez et dont j'entends parler pour la toute première fois en 13 ans d'ancienneté de MPS ? Visiblement, c'est certain, cela n'a pas matché entre-vous. Vous compariez systématiquement négativement le Mara avec vos séjours Sud-Africains, tout ou presque semblait négatif à vos yeux. Disons, sans rentrer trop dans les détails que je préfère ne pas révéler ici, que vous avez "refroidi" ses ardeurs. De la même manière d'ailleurs que vous avez éteint dès le second jour votre francophone chauffeur/guide, pourtant réputé, outre pour son professionnalisme de plus de 20 ans, pour son humour et sa gouaille à la française. L'ambiance, ce n'est pas MPS qui l'a crée : nous mettons à disposition une structure et du personnel motivé et aux petits soins, le reste appartient aux safaristes.
"Les repas du soir sont, permettez-moi de le dire, une vaste blague".
Encore une fois, aux antipodes de l'avis général que vous-même mentionnez, vous mettez en doute la qualité et la quantité des repas. Vous avez le droit de le penser, après tout votre palais est peut-être plus affûté que ceux la moyenne générale des safaristes. Ainsi, nous sommes tout de même de drôles de gens, nous limiterions à 10 les desserts alors que nous avons 18 convives ! Je ne suis pas très fort en calcul, mais si tel était le cas, nous aurions tous les soirs 8 plaintes comme la vôtre. Il y a toujours deux desserts proposés le soir en plus de la salade de fruits, systématique au déjeuner comme au dîner.
"Pour peu que vous ayez, comme nous, la malchance de tomber sur un groupe de 15 personnes..."
Si je comprends bien ce que vous dites, chaque repas serait une sorte de compétition ou les plus rapides pourraient se restaurer et les derniers ne récolteraient que des miettes. Allez, je vais vous faire une confidence : il nous arrive de tomber sur un gargantuesque malotru mal élevé qui remplit son assiette à ras bord... assiette qu'il ne finira même pas. Hé oui, cela arrive parfois, comme dans tous les buffets du monde. Ceci dit, 15 en même temps, nous n'avions jamais connu ! Nous avons alors deux solutions pour résoudre le problème : soit jeter le gougnafier dans la rivière mara en pâture aux crocodiles pour lui apprendre les bonnes manières... soit mettre en œuvre un plan B ! Il n'a pas dû vous échapper que nous avons un intendant, Samuel pour le nommer, également serveur, qui veille au grain et qui surveille la quantité de nourriture justement. L'un de nos deux chefs est toujours de service jusqu'à la fin des repas pour pallier à un éventuel manque... et si rab il doit y avoir, rab il y a. Il suffit juste de demander. Je suis tout de même rassuré, vous écrivez que vous avez mangé à votre faim et que vous n'avez manqué de rien... Ouf ! Je ferai mes compliments à sieur Samuel dès ce soir.
"... l'on ne m'ait pas prévenu qu'il n'y avait pas de savon".
Claire, lorsque j'ai eu connaissance de votre post, j'étais en Afrique du Sud, dans la réserve de Madikwe. J'étais hébergé dans un éco-lodge de très bon standing. Du coup, j'ai regardé pour le savon ! Bigre, j'eu beau chercher partout, sous le lit, sous le tapis : point de savon à l'horizon ! Bon, en même temps pas d'eau courante non plus. Qu'est le savon sans eau courante ? Aurais-je dû hurler mon désarroi à la face du monde, vilipender le management, amorcer une longue diatribe sur un forum spécialisé ? Et bien savez-vous ce que j'ai fais ? Non ? Je suis tout simplement allé me laver les mains au robinet à l'extérieur. Il n'a pas dû vous échapper que 8 points d'eau (des récipients alu peints en vert et pourvu d'un robinet) sont répartis ici et là dans notre camp, 3 ou 4 (selon le côté ou vous étiez hébergé) sont immédiatement disponibles à proximité de votre tente, et un autre à l'entrée de la tente mess. Ils sont tous pourvus de savon liquide. Voici ce qui est écrit sur le règlement de fonctionnement et de sécurité, vous devez vous souvenir d'un document plastifié A2 que vous aviez dans votre tente et que nous vous invitons à lire scrupuleusement le jour de votre arrivée : "Dans chacune des tentes, une bouteille d’eau minérale (aujourd'hui c'est un thermos pour limiter le plastique), que vous remplirez vous-même par la suite, un thermos ou une gourde d’eau désinfectée pour le brossage des dents et la toilette basique matinale est mis à disposition. Un récipient de toile à l’extérieur rempli d’eau vous est proposé sur demande. Demandez sa mise en place à l’intendant si vous souhaitez l’utiliser." Claire, sincèrement, si vous aviez besoin d'un savon, il suffisait tout simplement de le demander à l'intendant du camp. Pour tout vous dire, vous êtes la première, depuis 11 ans que le camp existe, à relever ce "problème" du savon !
Ceci étant dit, sur ce point précis, il y a sans doute quelque chose à améliorer. J'ai commandé pas plus tard qu'aujourd'hui des flacons de gel hydro-alcoolique qui seront, dès arrivage du ravitaillement en provenance de Nairobi dans deux ou trois jours, systématiquement disponibles dans les tentes. Oui, en fait, il suffit de demander.
"pour des questions d'hygiène, les sous-vêtements ne sont pas nettoyés" " Ah si, finalement pour une somme rondelette les sous-vêtements deviennent soudainement "nettoyables"...
Cette affirmation est fausse : voici précisément ce qui est écrit sur le feuillet plastifié règlement intérieur que vous aviez à disposition dans votre tente, je peux vous le renvoyer ou le poster ici si besoin : "Nettoyage des vêtements : Nous proposons, afin d’améliorer encore la qualité d’accueil, la possibilité que vous puissiez faire nettoyer vos vêtements dans notre camp. Toutefois, avant d’envisager d’utiliser ce service (payant) ayez ceci à l’esprit : le camp ne possède pas de machine, vos vêtements seront lavés à la main : c’est un travail pénible ! L’eau est difficile et coûteuse à acheminer jusqu’au camp. Enfin, pensez à la quantité de détergent utilisée… et qui se retrouvera inéluctablement dans l’environnement ! Service à utiliser donc avec modération."
Pour être complet sur ce point : Les personnels massais du camp, tous des hommes, trouvent dégradant de laver les sous-vêtements. Je ne peux ni ne veux leur imposer. MPS ne gagne pas d'argent sur le service de nettoiement des vêtements. Ce que vous payez est intégralement reversé à une jeune femme qui vient au camp pour la circonstance. Autrefois, au début, nous proposions ce service gracieusement, mais certains indélicats en profitaient pour faire laver parfois l'ensemble de leur sac juste avant de retourner chez eux. Enfin, ce que vous appelez une somme rondelette, ne représente jamais que quelques centimes de Shillings ou quelques euros, le tarif est largement inférieur au service d'une laverie ou blanchisserie française. Vous devez aussi savoir qu'en Afrique Australe, les lodges et camp refusent généralement le nettoyage de sous-vêtements.
"on nous vend du rêve avec un safari spécial photo (qu'est-ce qui change finalement ? Une salle avec un peu plus de prises électriques ?)"
Non Claire, nous ne vendons pas du rêve, le rêve ne se vend ni ne s'achète ! Nous vendons des safaris photo ou d'observation avec une logistique, des équipements et des services adaptés pour cela. Nous organisons des stages photos animés par des photographes pro, des véhicules transformés pour la circonstance, des guides expérimentés, de larges horaires qui font le part belle aux belles lumières chaudes très tôt et très tard le soir. Nous faisons en sorte que tout soit parfaitement huilé, mais rien n'est bien sûr jamais parfait, je passe mon temps à régler des problèmes au quotidien. C'est ce haut standard de qualité que nous tentons d'approcher chaque jour qui fait notre succès : nous sommes complets parfois un an à l'avance, certaines périodes et quasi systématiquement -à quelques unités près- 5 à 6 mois avant chaque saison. Nous vendons des safaris et rien d'autre, et si nos 450 safaristes annuels y associent une part de rêve, je ne peux que m'en réjouir !
"des guides particulièrement adaptés au regard photo (pas une évidence, mes excuses)"
Là-encore, vous avez le droit de le penser. Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai formé nos 6 guides meltingpotiens, ils n'ont pas besoin de mes services pour comprendre les attentes des photographes, de tous niveaux. En fait, la formation s'est faite au fil de l'expérience de chacun d'entre-eux, au fil du temps. Souvenez-vous ce que j'ai écrit plus haut : de nombreux professionnels animaliers ou semi-pro dont certains comptent parmi les plus réputés viennent et reviennent régulièrement au sein de notre structure. Je ne suis peut être pas un excellent manager de camp de brousse, cela c'est certain, mais la photo animalière c'est tout de même mon rayon, faites-moi confiance sur ce coup-là... Ou alors précisez-moi, s'il vous le voulez bien, vos critères d'appréciation.
"des véhicules pouvant s'approcher des animaux et sortir des pistes..."
Cette affirmation est fausse, voire mensongère ! Où avez-vous lu cela ? Montrez-moi où c'est mentionné ! Voici ce qui est écrit sur le document descriptif/devis que vous avez validé en même temps que votre inscription, vérifiez, c'est en page 8 du document et c'était par ailleurs rappelé en rouge dans le document plastifié : " Seul le chauffeur du véhicule peut juger de l’opportunité de rouler en dehors des pistes. Ceci doit rester occasionnel. Ne lui forcez pas la main : il pourrait être expulsé du parc, payer une lourde amende, perdre sa licence et donc son travail !"
Tous nos chauffeurs sont autonomes et responsables. Celui qui vous guidait à l'époque était même d'ailleurs totalement free-lance. Ce sont eux qui décident, pas les safaristes, et pour être complet certainement pas moi non plus. Ils sont les seuls maîtres à bord. Je sais que la question du hors piste est un sujet sensible, je n'élude pas la question, j'y reviendrai si vous et les internautes souhaitent connaitre ma position précise, qui est d'ailleurs celle de MPS. Chacun le sait, le hors piste est interdit au Mara... sauf que pour quelques centaines d'euros on peut s'offrir le permis off road, et là bien évidemment ce n'est pas interdit. Mais rouler en dehors des pistes ne signifie strictement jamais massacrer la végétation. Vous qui êtes une adepte de l'Afrique du Sud et du Botswana, j'espère que vous êtes tout autant outrée que moi lorsque des véhicules 4x4, dans les réserves privées ou régionales, écrasent sans vergogne des dizaines d'arbres "mopanes" dans le bush dense pour atteindre un léopard. Au moins, ce n'est pas le cas à Mara. Je ne dis pas que c'est moins bien. Je ne dis pas que c'est mieux. Je dis que tout n'est pas parfait dans le bas monde du safari. Et pour clore ce chapitre pour un temps, ce n'est pas le hors piste qui détruira le Mara, croyez-moi il est marginal, ce sont les innombrables troupeaux domestiques qui grignotent toujours davantage la réserve, les brûlis, le braconnage, la sécheresse, les insecticides, les empoisonnements des lions, vautours, hyènes, chacals et quelques autres...
"parce que bien sûr, Melting Pot appâte les touristes en leur vendant du rêve, que les pauvres rangers tentent d'approcher, tout en étant sur leurs gardes puisque pour cela ils enfreignent la loi du parc... et ils enfreignent la loi du parc pour les beaux yeux de l'entreprise Crocetta"
La façon dont vous présenter péjorativement "l'entreprise Crocetta" est particulièrement condescendante, vexante et offensante. Vous êtes d'ailleurs mal informée, l'entreprise familiale que vous décrivez n'existe pas ! MPS fut fondé voici 13 ans par mon guide et ami kényan de près de 20 ans, Simon Chebon et moi-même. 13 ans après, nous en sommes toujours les deux seuls et uniques directeurs. Nos épouses n'ont aucun rôle décisionnaire. Mon épouse m'aide pour le secrétariat, accueille chaleureusement (hé oui !) les nouveaux safaristes. Elle est autonome et s'implique dans des programmes d'éducation dans les écoles massaïs limitrophes, a fait construire une bibliothèque dans le village de Mararianta ou un programme de plantation d'arbres indigènes, plus de 1300 à ce jour. Veuillez toutefois nous excuser d'avoir créer une entreprise qui emploie 46 personnes, toute kényanes, et qui en fait vivre probablement 5 à 6 fois plus. Et accessoirement les familles Chebon et Crocetta.
"En gros c'est donc "satisfaites les clients, mais sans vous prendre des prunes, sinon elles sont pour vous ou vous voyez directement avec les clients", sympa le patron"
Ce que vous écrivez ici est mensonger et diffamatoire. Comment arrivez-vous à cette construction ? D'où ou de qui tenez vous cette affirmation ? Ah oui, "les autres safaristes d'un autre véhicule qui auraient parlé avec leur guide qui leur aurait dit négligemment...." Sachez que si un tel comportement arrivait à mes oreilles le guide serait fortement sanctionné, voire licencié. MPS, ne vous en déplaise, paie les amendes de ses guides, que ce soit les procès verbaux officiels, mais ils brillent par leur rareté, ou plus souvent les bakchichs demandés par certains rangers. Je sais toutefois que parfois il peut y avoir des "arrangements" au sein d'un véhicule, cela arrive lorsque ce sont les safaristes qui abusent de la gentillesse de leur guide. Et si le hors-piste vous horripilait tant que cela, pourquoi alors l'avoir accepté ? Peut-être, évidemment, comme tous les safaristes qui se rendent à Mara bien sûr, pour que vous aussi puissiez obtenir des clichés dans des conditions plus favorables ou qui n'existeraient tout simplement pas sans cela.
"qu'il n'y avait pas de feu au camp, ce qui pour moi en Afrique est quasiment intolérable"
Claire, sachez que l'écosystème Masai-Mara est essentiellement constitué de prairies herbeuses, il s'agit de savanes infinies. Les rares forêts galeries ont été "pillées" de leurs bois morts depuis des décennies, il sont devenus très rares. Révolu le temps où les grand lodges envoyaient leurs personnels ramasser des remorques pleines de bois qui sera brûlé en quelques jours. Il n'y a quasiment plus d'insectes à Mara, les insecticides largement répandus sur les cultures limitrophes de la réserve, les brûlis sans contrôle et l'utilisation à outrance de ce bois mort en sont la cause. Les masaïs désormais, dans les villages alentours, sont obligés d'acheter du charbon de bois élaboré loin de leur région pour la cuisson de leur nourriture.
Il nous arrive occasionnellement toutefois de faire un feu de camp lors d'une goat-party ou après le dîner à l'heure du digestif, il suffit de le demander (sans râler, je vous assure que ce n'est vraiment pas nécessaire) mais vous comprenez que nous ne pouvons pas le faire chaque soir. Le Kenya n'est pas l'Afrique australe, la savane et le bush ne sont pas tout à fait la même chose.
J'ai trouvé dommage d'avoir des véhicules fermés chez Melting Pot Safari/Tony Crocetta, car cela condamne les photographes qui sont du "mauvais" côté lors d'une scène à avoir peu (voire pas) de latéralité, ou à shooter d'en haut... avec le mauvais angle qui va avec. Dommage pour un safari photo qui se réclame spécialiste. Un 4x4 intégralement ouvert offre ô combien de possibilités."
Encore une fois, vous comparez et reportez vos expériences Australe sur le Mara. Je ne suis absolument pas de votre avis sur ce point. A Mara, il peut pleuvoir toute l'année, même au plus fort de la saison sèche, parfois des trombes d'eau qui transforme la savane en lagune, un certain ami, Blesl adepte de ce forum et de ce fil vous le confirmera. Lorsque cela arrive, c'est la fin du game-drive, les bâches avec fenêtres plastifiées ne permettent rien d'autre que d'attendre que l'orage soit passé. Par ailleurs, nos safaris et donc nos véhicules sont itinérants, nous proposons par exemple Amboseli, Samburu ou les lacs de la vallée du Rift. Il n'est pas permis au Kenya de rouler, hors des parcs, avec les véhicules que vous connaissez en Afrique Australe. Et si nous avions choisi l'option qui est celle du Governor's camp par exemple, et que nous respectons, il faudrait que chaque safariste rajoute 350 € au tarif global pour payer les avionnettes transferts Nairobi/Mara/Nairobi.
Enfin, d'expérience, je considère nos véhicules "fermés" bien mieux adaptés à la photographie exigeante, même si encore une fois, rien n'est jamais parfait et que des contraintes existent toujours.
"Je crois finalement qu'un camp francophone rempli de photographes aux chevilles plus grosses que leurs têtes..."
Les 15 safaristes qui étaient présents avec vous l'an dernier seront heureux de l'apprendre, car, voyez-vous, je n'ai pas terminé mon enquête (pas facile depuis ici) et je les appellerai un à un pour avoir leur ressenti sur leur safari, parallèle au vôtre. Je me dois toutefois d'être honnête, nous recevons parfois, mais pas par quinzaine d'un coup, quelques "photographes" à l'égo bien développé, dont le diamètre de leur melon est directement proportionnel à la longueur focale de leur téléobjectif. Je doute que ce soit l'apanage du Masai-Mara ou de notre camp spécifiquement, je les rencontre aussi au Botswana, en Zambie ou au Zimbabwe.
Mon post est déjà bien long, j'aurais encore des choses à dire, mais je pense avoir déjà été relativement complet et précis. Très sincèrement Claire, je regrette votre ressenti ! C'est la première fois que nous recevons une telle avalanche de réprimandes.
Vous avez donné votre avis, je vais vous donner le mien...
Vous avez connu la chance de vivre 12 jours dans l'une des plus belles réserves animalières de la planète, et vous êtes passé à côté de votre safari. C'est bien dommage car les conditions que vous avez connue étaient strictement identiques à celles que nous proposons tout au long de l'année, sauf peut être pour la fréquentation excessive du parc à votre période, celle de la grande migration qui attire les visiteurs du monde entier.
"L'insuccès" de votre safari serait dû, selon vous, si on fait la synthèse, à :
trop de touristes ; trop de véhicules ; la qualité moyenne de la nourriture ; son insuffisance ; pas assez de desserts ; des guides pas si bons ; des véhicules inadaptés et fermés ; des fenêtres trop étroites ; des co-safaristes par quinzaine à l'égo surdimensionné, mal élevés et condescendants, 1 heure de plus de game drive le premier-jour, un service de nettoyage des vêtements gratuit qui accepte aussi les petites culottes ; un patron escroc et despotique avec son personnel ; la femme du patron mieux disposée à votre égard et davantage soucieuse de la qualité de votre sommeil ; un feu de camp chaque soir... ou un savon à disposition dans votre tente !
Cherchez bien, vous allez en dénicher tout plein d'autres, je n'ai aucun doute à ce sujet.
Si vous cherchez la petite bête, vous la trouverez toujours, elle est dans chaque détail. Méfiez-vous, le diable s'y cache parfois.
Non, Claire, permettez-moi de vous le dire et ne vous en offusquez surtout pas, ce n'est que mon avis après tout, il vaut bien le vôtre, et nous débattons cordialement : votre safari gâché n'est pas dû à votre longue liste non exhaustive. Ce qui vous aura manqué surtout, c'est un état d'esprit et une philosophie. Pour le savon, je pourrais toujours faire quelques chose, mais pour cela...
Malgré nos divergences, je vous assure de toute ma sympathie. Je ne suis pas un grand voyageur comme vous, je doute que nous nous revoyons dans le Masai-Mara, mais peut-être aurons-nous l'occasion de nous rencontrer dans vos pays de prédilection plus australs et tout autant africains, il m'arrive aussi d'y séjourner. Le monde du safari est finalement plus petit qu'on l'imagine.
Je vous souhaite très sincèrement de beaux voyages, les belles photographies et les belles ondes positives qui vont avec.
Salutations africaines.
Je découvre ce fil alors même que les deux avis (que l’on peut qualifier aisément de contradictoires) ont été exprimés.
En ce qui me concerne, l’impression négative du début s’est volatilisée, laissant malgré tout une interrogation en suspens : comment un ressenti peut-il être aussi différent d’une réalité, décrite, il est vrai, avec talent et humour ?
Pour avoir pratiqué ce camp, j'ai été très surpris en lisant cet avis, j'ai eu une expérience diamétralement opposée et qui en phase avec ce que l'on m'avait dit [:)]
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Je suis troublé!
En effet, autant le post de Chiarafont est digne d'intérêt par tous les éléments factuels qu'il contient (plus le fait que cette personne et son mari peuvent faire état d'une belle expérience en matière de safaris et d'un portfolio photo digne d'intérêt), autant la réponse de Tony Crocetta, longue et circonstanciée, est plutôt convaincante.
Heureusement, au milieu de cette controverse à vague consonnance commerciale, il y a plusieurs contributions très intéressantes qui élargissent le débat largement au-delà des considérations sur les prestations d'un organisateur de safaris. Et c'est ce qui rend ce fil plus intéressant que beaucoup d'autres et fait qu'il mérite d'être lu attentivement car il y a beaucoup de considérations de fond qui dépassent l'anecdotique et le touristique.
Personnellement, j'ai opté pour les safaris en Tanzanie du Sud où il y a très peu de monde, où il n'y a pas ces camps spécialisés pour photographes (où la course à l'armement et à l'égo le plus enflé semble régner... pour ne pas dire le concours de "celui qui pisse le plus loin" en matière de puissance de zoom ou de performance photo réelle ou autoproclamée); le maximum de voitures que j'ai vues sur le même spot (une seule fois, heureusement) ayant été de 6 et une seule autre fois de 4, le reste du temps nous étions la seule voiture et nous partions si un autre véhicule arrivait.
Evidemment, ces safaris sont un peu plus chers , mais pas tant que ça quand on prend tout en compte car le surcoût est en partie lié au fait que l'on se rend dans ces camps isolés en avion de brousse.
Bref, je me demandais si un jour je ne devrais pas aller voir aussi du côté du Kenya; la lecture de ce fil m'a confirmé que je fais bien de m'abstenir car en lisant entre les lignes on apprend pas mal de choses sur la réalité de terrain (peut-être pas chez Tony Crocetta, mais certainement avec d'autres camps).
Dans 12 jours nous retournons à Ruaha et à Selous; là au moins on ne devra pas faire la file pour observer en toute quiétude et aussi longtemps qu'on le voudra ce qui se présentera devant nous.
Bonjour à toutes et à tous,
Ce message illustre, pour moi, parfaitement le paradoxe de notre société actuelle.
Nous, citoyens occidentaux, nous voulons satisfaire notre envie d'ailleurs, d'autres cultures, d'autres paysages, mais nous voudrions que notre tourisme de masse ne modifie en rien les cultures, les paysages que nous visitons, alors même (et c'est redondant de l'écrire) que nous somme une masse à nous rendre dans ces lieux où nous trouvons ces ailleurs.
Forcément, une foule qui se rend en masse aux mêmes endroits ne peut que laisser des traces pendant et après son passage.
C'est regrettable mais c'est ainsi et rien ne peut modifier les conséquences de ces déplacements de masse.
Reste à penser différemment notre société, et à modifier notre façon de vivre le tourisme.
Bonne journée à vous toutes et tous.
Bonjour à tous,
..
En effet, je voudrais exprimer toute ma déception du Masai Mara comme du camp de Tony Crocetta, Melting Pot safari chez qui nous sommes allés l'an passé.
Tout d'abord au sujet du parc : il est superbe, c'est indéniable. Mais quel lieu hautement touristique ! Je ne trouverai pas les mots pour décrire l'horreur que c'est d'être à 30 véhicules 4x4 alignés devant une chasse de lionne, encore moins l'encercler juste après sa prise alors que sa proie se débat encore vivante dans sa gueule... aucun respect pour la faune. De même, encercler un jeune léopard jouant avec sa petite proie, moment lors duquel j'avais dénombré plus de 50 véhicules, la plupart laissant tourner les moteurs... écoeurant, j'en ai détourné le regard comme l'appareil. Quelle catastrophe que la transformation de ce parc, merveille naturelle de l'Afrique, en haut plateau touristique.
Alors oui, j'ai adoré cet endroit sur la planète, mais non, je n'en ferai pas la "promotion" nulle part ni auprès de quiconque.
Ensuite je voulais également dire mon mécontentement au sujet du fameux camp de Tony Crocetta, Melting pot safari : par où commencer ? Nous avions réservé un véhicule à 4 avec deux amis, et pour le coup je n'ai rien à redire sur le côté agréable du véhicule privé (bien que cela ait un coût bien évidemment). Les fenêtres comme le véhicule en lui-même ne sont pas très bien adaptés à la photographie mais passons.
Le voyage entre la pension chez les sœurs (pas mal au demeurant) et le camp s'est bien passé, hormis le fait que nous soyons arrivés un peu trop tardivement sur le camp. Résultat... "on partira en safari 1h plus tard aujourd'hui, car le chauffeur doit respecter ses heures de repos", parfait, avec les formalités du parc nous ne resterons dans le parc ce soir-là qu'une petite heure, le safari commence bien...
Sur notre séjour de 12 j sur place nous avons vu de très belles choses. Tony n'était pas présent sur le camp, je ne sais l'ambiance qui y règne lors de sa présence mais celle-ci était plutôt froide lors de notre voyage. Sylvie, sa femme, nous regardait à peine, ne nous demandant même pas comment s'était passée la journée, la nuit ou le game (je crois qu'elle nous a parlé 1 fois durant le séjour, plus le jour de l'arrivée évidemment). Nous sommes inexistants... (si j'étais méchante je dirais que la somme a déjà été versée sur le compte en banque de Melting Pot).
Les repas du soir sont, permettez-moi de le dire, une vaste blague : pas assez de dessert (hormis des fruits, mais les rares desserts travaillés sont par exemple au nombre de 10 lorsqu'il y a 18 convives) pour tout le monde, à peine assez de viande ou garniture. Pour peu que vous ayez, comme nous, la malchance de tomber sur un groupe de 15 personnes qui décident de zapper l'entrée, vous avez intérêt à vous dépêcher de prendre votre plat, sans quoi il se pourrait qu'il n'y en ait plus, et comme il n'y a pas de réassort... nous avons ceci dit toujours mangé à notre faim, mais parfois en nous servant nos assiettes à l'avance.
Enfin je souhaite rectifier une chose sur la qualité des plats proposés : sérieusement, ce buffet est franchement plus que moyen, et très loin des qualités gustatives qu'on lui avait prêtées lors de mes diverses recherches sur internet avant mon départ (cf leur page facebook).
Enfin passons le repas, après tout les avocats sont sublimes et nous ne sommes pas là pour manger avant toute chose.
Au sujet de la tente, les vues sur la rivière sont très belles, le confort des lits très bien. Pas d'eau courante, des douches individuelles hors chambre et des toilettes sèches mais c'est l'Afrique, donc pas choqués à ce niveau. Je déplore que pour cette "modique" somme l'on ne m'ait pas prévenu qu'il n'y avait pas de savon (et non, désolée mais "je ne voyage pas avec mon savon" et, pour le prix, la savonnette dans la tente ne serait pas du luxe). Mais passons, la vue sur les hippos est fantastique. Ah oui aussi il faut préserver l'eau du Masai Mara (logique pour le coup) et, pour des questions d'hygiène, les sous-vêtements ne sont pas nettoyés par les hommes et femmes s'occupant du camp, normal aussi je trouve. Ah oui mais, quelle est cette petite plaquette à côté du lit ? Ah si, finalement pour une somme rondelette les sous-vêtements deviennent soudainement "nettoyables"...
Enfin mon majeur coup de gueule se portera sur l'essentiel : les games drives. En France on nous vend du rêve avec un safari spécial photo (qu'est-ce qui change finalement ? Une salle avec un peu plus de prises électriques ?), des guides particulièrement adaptés au regard photo (pas une évidence, mes excuses), des véhicules pouvant s'approcher des animaux et sortir des pistes... oui mais voilà : les guides sont soumis (normal) aux lois du parc, et traqués par les rangers de celui-ci en quête d'amendes pour les réfractaires. Résultat : dès qu'un véhicule blanc des rangers du parc est repéré, il nous faut laisser notre spot au profit d'une course-poursuite dans les herbes. Marrant une fois... Nous apprendrons le lendemain que le guide du 4x4 d'un autre groupe du camp s'est fait chopper, et doit aligner la modique somme de 100 dollars pour avoir enfreint la règle, somme qu'il demande négligemment aux voyageurs de sa voiture... parce que bien sûr, Melting Pot appâte les touristes en leur vendant du rêve, que les pauvres rangers tentent d'approcher, tout en étant sur leurs gardes puisque pour cela ils enfreignent la loi du parc... et ils enfreignent la loi du parc pour les beaux yeux de l'entreprise Crocetta, qui bien sûr ne prendra pour autant pas dans les caisses pour payer les infractions de leurs guides. En gros c'est donc "satisfaites les clients, mais sans vous prendre des prunes, sinon elles sont pour vous ou vous voyez directement avec les clients", sympa le patron ! Bref, il y eut l'an passé de longues discussions à ce sujet, notamment parmi les locataires du véhicule soumis à l'amende évidemment. Avec mon conjoint nous trouvons que ce ne sont pas des manières de faire, et nous avons été plus que déçus par cette attitude.
Je sais que nombreux sont les adorateurs de ce parc et/ou de cet organisme, eh bien vous avez peut-être eu plus de chance... ou vous êtes peut-être moins exigeants que nous. Avec le respect des règles, de la nature et des clients. Mais pour avoir voyagé dans une grande partie de l'Afrique australe, je peux vous dire que nous sommes personnellement revenus frustrés de cette expérience et que nous ne sommes pas prêts d'y remettre les pieds... A bon entendeur...
Bonjour
Pourriez vous être plus explicite à propos des véhicules et des facilités de prendre des photos?
Auriez vous une photographie à nous présenter des véhicules utilisés par MPS?
Merci à vous
Merci mais je ne trouve pas d'onglet concernant le Masai Mara du Kenya. Je ne trouve que Tanzanie où je suis allé et dont les véhicules étaient équipés de toits ouverts très confortables pour photographier...
OK
Mais alors je ne comprends pas trés bien les remarques de "chiarafont" quant aux difficultés pour photographier depuis les véhicules! (" J'ai trouvé dommage d'avoir des véhicules fermés chez Melting Pot Safari/Tony Crocetta, car cela condamne les photographes qui sont du "mauvais" côté lors d'une scène à avoir peu (voire pas) de latéralité, ou à shooter d'en haut... avec le mauvais angle qui va avec. Dommage pour un safari photo qui se réclame spécialiste. Un 4x4 intégralement ouvert offre ô combien de possibilités.")
salut
surtout que les asiatiques ne font que commencer a arriver
certains pays essaient le "high cost low impact" mais il est probablement trop tard apres avoir distribue des concessions sans nombre aux tours operateurs de tout bord
peut etre en s y prenant au depart quand le pays s ouvre est ce realisable..
salut
une solution pour etre plus "tranquille" que ce soit dans n importe quel parc animalier est de le faire en individuel dans une voiture de location avec eventuellement un guide masai en ce qui concerne le mara ca coute cher c est sur mais au moins quand on voit un attroupement de vehicules on peut s en aller dans une autre direction
faut il absolument se"faire"les big five a tout prix
je ne connais pas mps tenu par un francais?
Le seul inconvenant c'est qu'en prenant une photo du toi, tu "ecrases" un peu la photo à cause de l'angle, mais pour la prise de vue d'oiseaux en vol c'est topissime.
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Bonjour
Habitué du forum mais en ce qui concerne cette partie de l’Afrique totalement novice
Intéressé par un éventuel séjour dans votre « coin »
J’ai suivi ce fil avec intérêt
Je trouve votre réponse très bien venue et somme toute très pédagogique
Bon, personnellement, je crois en l’avis de Regis
Cordialement
Merci de votre long rapport - Je ne suis pas amoureuse du tout de l'Afrique, mais bien sûr je m'y intéresse comme à tout autre lieu méritant un intérêt - .... - Je suis en plein accord avec vos critiques.... je n'aurais pas apprécié non plus ce spectacle, (en est il vraiment un ?? ou une cruauté visuelle ???) et si je peux comprendre qu'on est quelquefois nombreux à stationner devant un beau lieu ou une rareté....(j'habite le Vietnam, donc ce ne sont pas les lieux magiques ou rares qui manquent..ni l'ouest américain que j'ai parcouru en tous sens.....) je n'aurais pas apprécier du tout l'alignement des voitures...... -
Encore merci à vous- bonne journée -.... et bon vent pour un prochain voyage... plus attirant....
Cordialement - Kimtwo..
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..
Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
Bonjour Claire ,
Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt votre témoignage /coup de gueule concernant le Masaï - Mara et peut-être d'une façon générale les safaris au Kenya .
En fait nous sommes en train d'essayer de préparer un voyage en solo ( en couple donc ) au Kenya comme nous faisons habituellement . On prend billet d'avion et hôtel les premières nuits au point d'arrivée en général la capitale et ensuite on se déplace , généralement avec les transports en communs , voire taxis voire quand c'est très usuel la voiture de loc . Concernant le Kenya , et étant comme vous relativement familier et surtout amoureux de l'Afrique nous pensions passer un mois à nous éclater au Kenya et notamment dans ses magnifiques réserves qui nous sont vantées partout . Nous avons commencé notre découverte de l'Afrique il y a une dizaine d'années avec la Tanzanie et la trilogie Serenguetti, Ngorongoro et le lac Nyamara depuis Arusha ...on pense faire pareil au Kenya avec évidemment la visite de plusieurs réserves
Mes premières recherches depuis la France et via internet et autres moyens modernes me laissent très perplexes et votre témoignage , hélas, ne pousse pas à l'optimisme ...déja , à l'époque on n'était pas vraiment seuls , dans le Serenguetti notamment, lors de nos pauses à 5 ou 10 véhicules 4x4 pour observer le léopard somnolent sur sa branche ou le lion lors de ses siestes , mais avec le Masaï -mara ça semble être le pompon
Déja le nombre d'agences de toutes sortes que je vois via internet et le lonely planet me faisaient déja craindre le pire avant de vous lire , vous ne faites que confirmer mon premier sentiment .
Quant au prix j'ai beaucoup de peine à trouver le moindre circuit de 4 ou 5 nuit à moins de 1500Euro par personne ...dernière proposition reçue il y a 3 jours environ 3300 Euro par tête pour 12/13 nuits ...
Avant de poursuivre mon exploration à distance , si on pouvait bénéficier de votre retour d'expérience ce serait super . Tout d'abord j'aimerais savoir si vous avez le sentiment qu'il existe des réserves plus discrètes et moins courues en dehors des grands classiques . Je n'ai pas vu grand chose dans le lonely planet ...et par ailleurs , dans ce domaine il y a aussi la crainte de tomber sur une arnaque donc mon sentiment est que pour sortir des grands classiques , il n'y a que le bouche à oreille qui marche ..
Une autre question lors de votre séjour avez vous visité le Kénya en dehors des réserves et comment avez vous apprécié votre périple ne dehors de votre expérience , disons peu heureuse du Masaï -Mara ...
Si vous avez d'autres détails susceptibles de nous éclairer , nous sommes preneurs ...
Merci d'avance pour votre retour
Bien Amicalement
salut kimtwo
pas amoureuse de l afrique y etes vous allee?
c est un continent comme l asie et ne se limite pas au masai mara ni meme au kenya
et puis il y a safari et safari
quand on decide de se joindre a un tour operateur il faut en accepter les inconvenients comme etre dans un vehicule a plusieurs savoir que les vehicules sont relies par radio et que des qu un animal est vu c est la foire d empoigne pour la photo du siecle
il y a moyen de faire autrement en individuel mais plus cher et on ne peut pas blamer les gens qui n iront qu une fois et a qui on a fait rever de voir les big five
d ou la competition feroce entre les guides parce que le soir les tourites comparent ce qu ils ont vu
donc cette image de l afrique est deplorable mais il n y a pas que ca
vous etes au vietnam et je pense que vous avez la meme impression sauf que ce n est pas autour d animaux qu on s entasse...
salut dominique
je ne suis pas claire mais ai lu ton message
ici on ne parle que du masai mara mais il y a beaucoup d autres reserves tres celebres
tsavo nakuru amboseli et d autres peut etre moins
shaba mont meru mont kenya sibiloi marsabit
si on a les moyens se louer un 4x4 de location avec probablement chauffeur tout au moins pour le nord ne pas y aller pendant les vacances europeennes et camper on fait ce qu on veut un attroupement de vehicules demi tour
et puis il reste mombasa et son passe portuguais
le probleme dans les pays de safari est que si on utilise les transports en commun a un moment ou un autre il va falloir passer par un tour operateur pour les parcs nationaux et on retourne dans les memes travers
valerie
salut claire
quand on est une "grande voyageuse" on ne va pas avec des tours operateur en plus francais ou alors on assume la promiscuite avec des compatriotes ceux que l on n a pas forcement envie de retrouver a l autre bout du monde
valerie