Salut à tous,
En écrivant ces quelques lignes, je pense à "aime" avec qui je ferai le voyage, et à mes 3 autres compagnons qui attendent de notre part un bel itinéraire!
Je pense aussi aux quelques contacts déjà pris, ou commentaires pertinents de : breiz29, phil64, kuluzai, liliausoleil et fabricia, jaisalmer et enfin cilaos ... et à tous ceux qui voudront bien mettre quelques pierres à notre petits édifice ! ... merci à vous ...
Pour faire court : nous sommes 5 à partir en Inde 13 jours dont 11 jours pleins sur place début février 2006 .... ok ... les choses ne sont pas négociables pour diverses raisons (famille, travail...) 11 JOURS!!!! et 1er voyage en Inde!!!
Le trip envisagé avec "Aime" :Arrivée delhi, retour delhi (vol déja réservé) ... puis delhi départ jour 1-voiture avec chauffeur tous le séjour, je pense.alwar (rien à voir?)reserve de sariska (pensions que le reserve était sympa avec temple/lianes et citée en ruine, cascade et quelques animaux ... mais breiz29 dit que c'est NUL -uniquement pour les animaux ou cadre général? arnaque à touristes???
Merci de répondre aussi sur forum sariska, keoladeo... du 10/10/05).Jaipur : pension que en tant que capitale du rajasthan ...il y avait une super ville! mais beaucoup d'avis nous invites à penser le contraire ... incontournable pour ses monuments... et pénible car trop de touristes -expliquez vous-reserve de ranthambhor : tigres, jolis paysages, mais grosse afluence, alors? incontournable ou pas?bharatpur et keoladeo ghana : a priori une réserve ornithologique
plébicitée ...calme? Nous ne pourrons pas faire les 3 on est d'accord???votre choix?agra et le tajh mahal : faut il aller quand même!non??? et fathepur sikri, mathura ...à coté...autre?Nous pensions en fin de trip aller vers les sources du gange ... hardwar et rishikesh? que voir dans ce coin??? vos conseils...retour sur delhi le dernier jour ...visite de la ville? et envol.
Nous avons, à vous lire, quelques doutes sur le bien fondé de notre itinéraire.Alors?
QUE FERIEZ VOUS SI VOUS ETIEZ NOUS???
Voir ces sites presque incontournables?... ou obliquer vers l'ouest et visiter des coins plus perdus tels que JODPHUR ...je pense qu'il est hors de question d'aller vers jaisalmer (les bras m'en tombent..!!!)
mais bon, nous sommes perdus!!!
On est d'accord...nous aussi on aime le vrai, les lieux ou on peut trouver encore (pour combien de temps?) des gens, et des villes ou villages non bondés par les touristes!vous le comprenez, il est difficile d'oublier les grands sites! mais aprés tout ...et nous voudrions quand même voir vers le gange et hardwar !
DONC : merci de prendre le temps (réponse quand vous pouvez...mais du béton... votre expérience quoi! et de la précision!
De la discussion jaillit la lumiere!!!
Un grand merci, et à bientôt de vous lire!
FRED.
NB :pas le temps de relire, j'ai mangé 30 minutes à mon boss...
bonjour,
Je suis en train de réfléchir à ma prochaine destination de vacances et parmi les pays finalistes, l inde est en bonne position, surtout si l'on peut effectivement y voir des tigres
J ai vu qu il y avait pas mal de "sanctuaires" pour les tigres, mais aussi qu ils etaient de plus en plus rares...
Certains d entre vous sont ils partis "traquer le tigre"? Dans quelles conditions (jeep, a pieds, elephants...)? Est ce que vous en avez vus? Est ce que ces "sanctuaires" ne sont pas trop des disneyland de tigres?! Et hormi les tigres, est ce que la faune et la flore valent le détour?
Sinon une question subsidiaire: est il vrai qu il est quasiment impossible d echapper a la tourista en inde?!
Merci de vos réponses
Je suis en train de réfléchir à ma prochaine destination de vacances et parmi les pays finalistes, l inde est en bonne position, surtout si l'on peut effectivement y voir des tigres
J ai vu qu il y avait pas mal de "sanctuaires" pour les tigres, mais aussi qu ils etaient de plus en plus rares...
Certains d entre vous sont ils partis "traquer le tigre"? Dans quelles conditions (jeep, a pieds, elephants...)? Est ce que vous en avez vus? Est ce que ces "sanctuaires" ne sont pas trop des disneyland de tigres?! Et hormi les tigres, est ce que la faune et la flore valent le détour?
Sinon une question subsidiaire: est il vrai qu il est quasiment impossible d echapper a la tourista en inde?!
Merci de vos réponses
Bonjour,
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
nous serons en Inde entre le 7/07 et le 25/08 soit à peu prés 7 semaines. Il s'agit de notre premier voyage en Inde. Nous atterrirons à Delhi. Nous aimerions avoir votre avis sur le trajet que nous envisageons de faire sachant très bien qu'il y aura des aléas.
Notre souhait est de visiter le Rajasthan et le nord-ouest de Delhi. En gros voici le trajet que nous aimerions faire :
Delhi, Agra, Jaipur, Amber, Ajmer, Pushkar, Bundi, Chittorgarh, Udaipur, Ranakpur, Kambalgarh, Mount Abu, Jodhpur, Jasailmer, Khuri, Bikaner, Amristsar.
Après Amritsar, nous ne savons pas trop ce que nous ferons, si il nous reste du temps ! Est-il possible de se rendre à Leh d'Amritsar et en combien de temps ? Nous pensions éventuellement faire un tour dans la Corbett tiger réserve. Bref si vous des conseils à nous donner de lieux et sites à visiter nous sommes intéressés.
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de notre trajet : Peut être devrions nous inverser afin de prendre le temps de « s'acclimater », avant d'arriver sur les grosses villes. Nous avons penser aussi à la possibilité de prendre une voiture avec chauffeur pour une partie du trajet, jusqu'à Bundi, et à partir de là on se débrouillerait. On ne sait pas trop à combien ça nous reviendrait et si c'est vraiment plus pratique et moins « stressant ».
Notre trajet vous semble t'il envisageable en 7 semaines ? Si vous avez des conseils, des adresses à nous donner, n'hésitez pas … Merci à vous.
Bonjour,
Nous sommes quelques uns à nous demander si les parcs animaliers du Rajasthan, notamment Ranthambore Tiger Reserve, valent le détour. Certains n'y voient que poussières et bruit, d' autres l'occasion trop rare d'approcher le tigre, d'autres encore se demandent si la faune est si abondante et visible que cela et en quelles périodes? Quelqu'un, quelqu'une pourrait-il répondre. A plusieurs c'est bien aussi 🙂.
A+
Nous allons peut etre partir en Inde du nord en février 2005 ( 15à 20 jours). Passionnée de nature et d'animaux, je voudrais construire mon trip principalement en fonction des réserves et parcs nationaux. Je cherche des conseils concernant les endroits où aller.
J'ai sélectionné quelques parcs: Keoladeo Ghana, Kanha, Bandhavgarh, et pour finir Kaziranga. J'ai volontairement laissé de côté Corbett et Sariska. Que pensez-vous de mon choix.
Ce serait mon 1er voyage en Inde et je voudrais également visiter quelques sites et villes. Quels choix faire ?
Merci pour vos réponses.
J'ai sélectionné quelques parcs: Keoladeo Ghana, Kanha, Bandhavgarh, et pour finir Kaziranga. J'ai volontairement laissé de côté Corbett et Sariska. Que pensez-vous de mon choix.
Ce serait mon 1er voyage en Inde et je voudrais également visiter quelques sites et villes. Quels choix faire ?
Merci pour vos réponses.
Bonjour à tous,
je compte partir en Inde pour visiter les parcs de Ranthambhore, Sariska et Barathpur. Pour cela, je souhaiterais connaître des sites internet d'hotels ou lodges à proximité de ces parcs. Si vous avez, également, des infos sur ces parcs ( fees pour appareils photos, etc... ) n'hésitez pas à me contacter...
Merci pour vos réponses.
Tigrecobra.
je compte partir en Inde pour visiter les parcs de Ranthambhore, Sariska et Barathpur. Pour cela, je souhaiterais connaître des sites internet d'hotels ou lodges à proximité de ces parcs. Si vous avez, également, des infos sur ces parcs ( fees pour appareils photos, etc... ) n'hésitez pas à me contacter...
Merci pour vos réponses.
Tigrecobra.
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 5 personnes (25-27 ans) plutôt routards avec un projet de voyage en inde au mois de mars (du 11 au 26). Ce sera une première pour tout le monde dans ce pays (le voyage le plus "proche" culturellement étant un voyage au Sri Lanka en 2014)
J'ai fait une première série de recherches sur l'Inde mais j'avoue avoir un peu de mal à fixer un itinéraire.
Afin de resserrer la demande (car j'ai bien conscience qu'en Inde les possibilités sont multiples), nous avons un point d'entrée obligatoire : nous retrouvons quelqu'un à Delhi et en plus notre date d'arrivée coincide avec Holi. Donc nous serons à Delhi juqu'au 14 matin minimum. Donc logiquement, ce sera un voyage en Inde du Nord.
A partir de là, la grande majorité des itinéraires sur internet proposent le tour classique du Rajasthan (Jaipur, Agra, Udaipur, peut-être Jaisalmer selon le rythme de voyage). Est-ce vraiment la seule possibilité/le choix le plus intelligent avec le temps à notre disposition ?
Certains de mes camarades sont des grands fans de randos et aimeraient bien passer par de la montagne. En 2 semaines plusieurs sites décrivent des itinéraires au Ladakh mais ce n'est pas la meilleure saison. Est-ce que la facteur saison est vraiment rédhibitoire pour le Ladakh ?
Plus largement j'ai peur que certains de mes camarades trouvent qu'un tour du Rajasthan manque un peu d'étapes "nature/paysages". Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre aide
François
Nous sommes un groupe de 5 personnes (25-27 ans) plutôt routards avec un projet de voyage en inde au mois de mars (du 11 au 26). Ce sera une première pour tout le monde dans ce pays (le voyage le plus "proche" culturellement étant un voyage au Sri Lanka en 2014)
J'ai fait une première série de recherches sur l'Inde mais j'avoue avoir un peu de mal à fixer un itinéraire.
Afin de resserrer la demande (car j'ai bien conscience qu'en Inde les possibilités sont multiples), nous avons un point d'entrée obligatoire : nous retrouvons quelqu'un à Delhi et en plus notre date d'arrivée coincide avec Holi. Donc nous serons à Delhi juqu'au 14 matin minimum. Donc logiquement, ce sera un voyage en Inde du Nord.
A partir de là, la grande majorité des itinéraires sur internet proposent le tour classique du Rajasthan (Jaipur, Agra, Udaipur, peut-être Jaisalmer selon le rythme de voyage). Est-ce vraiment la seule possibilité/le choix le plus intelligent avec le temps à notre disposition ?
Certains de mes camarades sont des grands fans de randos et aimeraient bien passer par de la montagne. En 2 semaines plusieurs sites décrivent des itinéraires au Ladakh mais ce n'est pas la meilleure saison. Est-ce que la facteur saison est vraiment rédhibitoire pour le Ladakh ?
Plus largement j'ai peur que certains de mes camarades trouvent qu'un tour du Rajasthan manque un peu d'étapes "nature/paysages". Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre aide
François
Bonjour à tous ,
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
salut
j'aimerais des infos sur les possibilité de voir des tigres, de preference à dos d'éléphant. Ou est ce le mieux, combien ca coute, qu'en pensez vous? c'est sympa, ca vaut le coup? Merci pour toutes vos infos!
j'aimerais des infos sur les possibilité de voir des tigres, de preference à dos d'éléphant. Ou est ce le mieux, combien ca coute, qu'en pensez vous? c'est sympa, ca vaut le coup? Merci pour toutes vos infos!
Bonjour à tous,
Pour 2009, j'ai le projet de partir en Inde afin de visiter les Parcs nationaux de Ranthambore, Bandhavgarh, Sariska, Keoladeo et Kanha pour y faire des Safaris photos.
Si quelqu'un parmi vous a visité les Parcs de Sariska, Keoladeo et Kanha, pouvez-vous me donner des infos sur ces parcs ? ( par exemple, la meilleure période pour les visiter, sur la richesse des observations de la faune, etc... )
Et quelles agences de voyage ( françaises ou indiennes ) me recommanderiez-vous pour organiser ce safari ? ( agences fiables, sérieuses et assurant la qualité du service )
Merci pour vos réponses.
Tigrecobra.
Pour 2009, j'ai le projet de partir en Inde afin de visiter les Parcs nationaux de Ranthambore, Bandhavgarh, Sariska, Keoladeo et Kanha pour y faire des Safaris photos.
Si quelqu'un parmi vous a visité les Parcs de Sariska, Keoladeo et Kanha, pouvez-vous me donner des infos sur ces parcs ? ( par exemple, la meilleure période pour les visiter, sur la richesse des observations de la faune, etc... )
Et quelles agences de voyage ( françaises ou indiennes ) me recommanderiez-vous pour organiser ce safari ? ( agences fiables, sérieuses et assurant la qualité du service )
Merci pour vos réponses.
Tigrecobra.
Bonjour,
j'aimerai visiter le nord de l'Inde (2 à 3 semaines), en février 2015. Principalement un ou plusieurs parcs animaliers et un tout petit peu de tourisme traditionnel.
Je suis spécialement intéressée par les oiseaux, mais bien sûr toute la faune et la flore m'intéresse.
J'ai bien vu quelques parcs animaliers sur Internet, mais très peu de lodges/hotels et aucun qui offre des séjours et des activités d'une semaine dans un de ces parcs.
Comment fait-on pour découvrir les différentes possibilités?
J'aimerai prendre mon temps dans les parcs et non entre les parcs, donc ne pas me proposer un circuit où on est autant sur la route que dans la nature. Je veux me poser quelque part avec mes jumelles et un spécialiste qui m'aide à l'identification et revenir le lendemain etc.
Avez-vous des adresses de guides? de logement? de point de chute?
Merci pour vos retours
Nicky
j'aimerai visiter le nord de l'Inde (2 à 3 semaines), en février 2015. Principalement un ou plusieurs parcs animaliers et un tout petit peu de tourisme traditionnel.
Je suis spécialement intéressée par les oiseaux, mais bien sûr toute la faune et la flore m'intéresse.
J'ai bien vu quelques parcs animaliers sur Internet, mais très peu de lodges/hotels et aucun qui offre des séjours et des activités d'une semaine dans un de ces parcs.
Comment fait-on pour découvrir les différentes possibilités?
J'aimerai prendre mon temps dans les parcs et non entre les parcs, donc ne pas me proposer un circuit où on est autant sur la route que dans la nature. Je veux me poser quelque part avec mes jumelles et un spécialiste qui m'aide à l'identification et revenir le lendemain etc.
Avez-vous des adresses de guides? de logement? de point de chute?
Merci pour vos retours
Nicky
Bonjour à tous,
Je vais en Inde fin février. Ce que je recherche dans un voyage c'est les paysages et surtout la faune locale. Pour satisfaire cela et surtout voir un tigre dans son milieu naturel, je pense faire les parcs nationaux de Ranthambore, Jim Corbett et Bandhavgarh.
J'ai parcouru le forum mais j'ai pas forcément trouvé les réponses à mes questions. Pour les habitués, confirmation que ce sont les lieux ou l'on a le + de chance de voir des tigres ? Sachant que j'ai parfaitement conscience que c'est une question de chance et qu'ils sont pas à notre disposition. Ou vous avez d'autres idées, avec un peu de chance un parc avec un peu moins de pression touristique?
Autre question, c'est pas très clair sur internet, quels sont les tarifs pour un safari pour 2 dans ces parcs ? Faut réserver depuis l'hotel où l'on dort ?
Merci beaucoup !
Je vais en Inde fin février. Ce que je recherche dans un voyage c'est les paysages et surtout la faune locale. Pour satisfaire cela et surtout voir un tigre dans son milieu naturel, je pense faire les parcs nationaux de Ranthambore, Jim Corbett et Bandhavgarh.
J'ai parcouru le forum mais j'ai pas forcément trouvé les réponses à mes questions. Pour les habitués, confirmation que ce sont les lieux ou l'on a le + de chance de voir des tigres ? Sachant que j'ai parfaitement conscience que c'est une question de chance et qu'ils sont pas à notre disposition. Ou vous avez d'autres idées, avec un peu de chance un parc avec un peu moins de pression touristique?
Autre question, c'est pas très clair sur internet, quels sont les tarifs pour un safari pour 2 dans ces parcs ? Faut réserver depuis l'hotel où l'on dort ?
Merci beaucoup !
Bonjour, je suis tenté par un voyage dans un parc national Indien. mon avis ne s'est pas encore clairement arrêté, mais je serais tenté par les Sunderbans. Mais je suis mitigé. d'un côté l'idée de voir ces gros chats dans leur forêt est emballante. mais en même temps je me dis que si j'étais un tigre, et que je doive me farcir des centaines, voire des millions de touristes lancés à mes trousses, quand bien même ce ne serait qu'avec un appareil photo, ça me prendrait surement la tête.
Qu'en pensez-vous
Namaste à tous,
Je me présente, je m'appelle Maxime, j'ai 20 ans, je suis étudiant en médecine et je prévois de partir, avec mon amie, 1 mois en Inde du nord en juillet 2007. Avant de poster ce message, j'ai parcouru les différents posts de ce forum relatif à un voyage de ce genre et j'y ai appris beaucoup de choses en grappillant les conseils un peu partout.
En premier lieu, nous avons fait une sorte de fiche de route du voyage en prenant le lonely planet et en marquant les villes qui seraient intéressantes de voir et nous sommes arrivés à ce premier jet de ce "plan de vol". Je vais vous le décrire ci-dessous et j'aurais voulu avoir votre avis dessus ; trop de villes, trop de kilomètres... Ceci est juste une fiche de route, sans compter les jours des étapes. Toutes les étapes se feront dans la limite du possible en train sinon en bus sauf pour Delhi-Leh en avion et Kalka-Delhi.
Arrivée à Delhi Delhi --> Agra Agra <--> Fatehpur Sikri Agra <--> Deeg Agra --> Jaipur Jaipur <--> Amber Jaipur --> Ajmer Ajmer <--> Pushkar Pushkar --> Bundi Bundi <--> Kota Kota --> Chittor Chittor --> Udaipur Udaipur <--> Ranakpur Udaipur --> Mt Abu Mt Abu --> Jodhpur Jodhpur --> Delhi Delhi --> Varanasi Varanasi <--> Sarnath Varanasi --> Delhi Delhi --> Leh (Avion) Leh --> Manali Manali --> Dharamsala Dharamsala <--> Mc Leod Ganj Dharamsala --> Amritsar Amritsar --> Chandigarh Chandigarh --> Kalka Kalka --> Delhi (Bateau) Départ de Delhi. Avec en plus une excursion à la Corbett Reserve Concernant les dates du voyage, cela se fera entre le 1er et le 31 juillet. On peut donc esperer tomber en pleine mousson, mais si j’ai bien compris, aux dires de certains, cela ne pose pas énormément de problèmes.
Concernant les étapes, si vous voyez qu’il y a des étapes qui manquent, ou d’autres qui sont en trop, n’hésitez pas à me le dire. Si, d'ailleurs, vous avez des conseils concernant la vie de tous les jours en tant que 'routard' là-bas... Merci d’avoir pris le temps de me lire et à très bientôt. Maxime
Je me présente, je m'appelle Maxime, j'ai 20 ans, je suis étudiant en médecine et je prévois de partir, avec mon amie, 1 mois en Inde du nord en juillet 2007. Avant de poster ce message, j'ai parcouru les différents posts de ce forum relatif à un voyage de ce genre et j'y ai appris beaucoup de choses en grappillant les conseils un peu partout.
En premier lieu, nous avons fait une sorte de fiche de route du voyage en prenant le lonely planet et en marquant les villes qui seraient intéressantes de voir et nous sommes arrivés à ce premier jet de ce "plan de vol". Je vais vous le décrire ci-dessous et j'aurais voulu avoir votre avis dessus ; trop de villes, trop de kilomètres... Ceci est juste une fiche de route, sans compter les jours des étapes. Toutes les étapes se feront dans la limite du possible en train sinon en bus sauf pour Delhi-Leh en avion et Kalka-Delhi.
Arrivée à Delhi Delhi --> Agra Agra <--> Fatehpur Sikri Agra <--> Deeg Agra --> Jaipur Jaipur <--> Amber Jaipur --> Ajmer Ajmer <--> Pushkar Pushkar --> Bundi Bundi <--> Kota Kota --> Chittor Chittor --> Udaipur Udaipur <--> Ranakpur Udaipur --> Mt Abu Mt Abu --> Jodhpur Jodhpur --> Delhi Delhi --> Varanasi Varanasi <--> Sarnath Varanasi --> Delhi Delhi --> Leh (Avion) Leh --> Manali Manali --> Dharamsala Dharamsala <--> Mc Leod Ganj Dharamsala --> Amritsar Amritsar --> Chandigarh Chandigarh --> Kalka Kalka --> Delhi (Bateau) Départ de Delhi. Avec en plus une excursion à la Corbett Reserve Concernant les dates du voyage, cela se fera entre le 1er et le 31 juillet. On peut donc esperer tomber en pleine mousson, mais si j’ai bien compris, aux dires de certains, cela ne pose pas énormément de problèmes.
Concernant les étapes, si vous voyez qu’il y a des étapes qui manquent, ou d’autres qui sont en trop, n’hésitez pas à me le dire. Si, d'ailleurs, vous avez des conseils concernant la vie de tous les jours en tant que 'routard' là-bas... Merci d’avoir pris le temps de me lire et à très bientôt. Maxime
Bonjour
N'en déplaise à beaucoup, et j'entends déjà la déferlante de remarques qui va suivre, mais je parcours ce forum depuis quelques temps et je m'étonne de ces voyageurs qui accumulent les étapes en Inde en un minimum de temps. Evidemment on a envie de tout voir, evidemment c'est difficile de passer à côté de toutes les merveilles que l'Inde a à nous offrir. Ah c'est sûr, d'autres voyageurs (qui ont "fait" l'Inde du Nord en 15 jours!) vous diront que oui c'est possible. "10 étapes en 15 jours? Mais c'est tout à fait réalisable!""Cette ville oui, celle-ci non!" Franchement, quel intérêt à enchainer les villes et les palais? A voir un énième temple? A la fin de votre voyage, qu'aurez-vous réellement vu de l'Inde, ressenti de l'Inde? Qu'aurez-vous compris de ce magnifique pays, de sa culture, de ses myriades de petites choses qui le font si particulier? Ah oui vous en aurez de belles photos, c'est certain. Mais en profondeur, qu'aurez-vous appris de l'Inde si vous ne faites que l'effleurer? Je suis consciente que tout le monde ne peut pas partir plus de 2 ou 3 semaines, que les billets d'avion sont chers, que l'on n'y reviendra peut-être plus (et pourquoi pas?), etc. Mais alors profitez de ces quelques semaines pour apprécier le pays, le découvrir et pour cela, ralentissez un peu le rythme! Voilà, j'ai juste du mal à comprendre cette boulimie, ce besoin d'accumuler les étapes sur des périodes si courtes... Pour ma part, j'aurais vraiment l'impression de passer à côté de l'essentiel : l'Inde. Alors n'oubliez pas de prendre votre temps.🙂 A bon entendeur!
N'en déplaise à beaucoup, et j'entends déjà la déferlante de remarques qui va suivre, mais je parcours ce forum depuis quelques temps et je m'étonne de ces voyageurs qui accumulent les étapes en Inde en un minimum de temps. Evidemment on a envie de tout voir, evidemment c'est difficile de passer à côté de toutes les merveilles que l'Inde a à nous offrir. Ah c'est sûr, d'autres voyageurs (qui ont "fait" l'Inde du Nord en 15 jours!) vous diront que oui c'est possible. "10 étapes en 15 jours? Mais c'est tout à fait réalisable!""Cette ville oui, celle-ci non!" Franchement, quel intérêt à enchainer les villes et les palais? A voir un énième temple? A la fin de votre voyage, qu'aurez-vous réellement vu de l'Inde, ressenti de l'Inde? Qu'aurez-vous compris de ce magnifique pays, de sa culture, de ses myriades de petites choses qui le font si particulier? Ah oui vous en aurez de belles photos, c'est certain. Mais en profondeur, qu'aurez-vous appris de l'Inde si vous ne faites que l'effleurer? Je suis consciente que tout le monde ne peut pas partir plus de 2 ou 3 semaines, que les billets d'avion sont chers, que l'on n'y reviendra peut-être plus (et pourquoi pas?), etc. Mais alors profitez de ces quelques semaines pour apprécier le pays, le découvrir et pour cela, ralentissez un peu le rythme! Voilà, j'ai juste du mal à comprendre cette boulimie, ce besoin d'accumuler les étapes sur des périodes si courtes... Pour ma part, j'aurais vraiment l'impression de passer à côté de l'essentiel : l'Inde. Alors n'oubliez pas de prendre votre temps.🙂 A bon entendeur!
bonjour 🙂
avec deux amis, nous aimerions faire un tour dans la réserve de Corbett, et si possible à dos d'éléphant 😏 malheureusement la visite ne se fera pas avant fin juin .. en cherchant sur internet, je tombe sur de nombreux sites différents, qui proposent des safaris en jeep ou en éléphant, et aussi de passer la nuit dans le park j'ai échangé un ou deux mails avec deux de ces sites 🤪
pourquoi il y a-t-il tant de sites différents pour le park ? (et comment ne pas se faire avoir .. ?) est-on obligé de passer la nuit dans le park, comme on m'a répondu ?
comment réserver, quand et où ? dans delhi ?
je pensais simplement y passer la journée .. mais bon y rester une nuit ça a l'air sympa ! (fin juin aussi ?)
j'espère que vous pourrez m'éclairer 😊
merci d'avance !!
Marine
avec deux amis, nous aimerions faire un tour dans la réserve de Corbett, et si possible à dos d'éléphant 😏 malheureusement la visite ne se fera pas avant fin juin .. en cherchant sur internet, je tombe sur de nombreux sites différents, qui proposent des safaris en jeep ou en éléphant, et aussi de passer la nuit dans le park j'ai échangé un ou deux mails avec deux de ces sites 🤪
pourquoi il y a-t-il tant de sites différents pour le park ? (et comment ne pas se faire avoir .. ?) est-on obligé de passer la nuit dans le park, comme on m'a répondu ?
comment réserver, quand et où ? dans delhi ?
je pensais simplement y passer la journée .. mais bon y rester une nuit ça a l'air sympa ! (fin juin aussi ?)
j'espère que vous pourrez m'éclairer 😊
merci d'avance !!
Marine
Bonjour, si vous avez déjà visité l'Uttaranchal (Uttarakhand) j'ai quelques questions, dont les plus importantes :
1/ Quelle est la meilleure période pour y aller et y rester un mois ou plus ? La mousson y est-elle très forte en juin ? en juillet ?
2/ Trouve-t-on facilement à se loger ? les hôtels sont-ils aussi cher qu'en himachal pradesh que je connais bien
Merci infiniment pour tout renseignement pouvant nous aider à préparer notre voyage. Nous envisageons juin, juillet et août, septembre au Ladakh.
Bonjour mon titre est un peu prétentieux (indispensable) mais je pense qu'il peut être très utile à une personne désirant se rendre en Inde.
Suite à l’aide précieuse apportée par ce forums pour la préparation de mon dernier voyage en Inde, je tenais à vous faire partager mon expérience sur mes voyages en Inde. J’ai réalisé deux voyages en Inde, un avec voiture et chauffeur l’autre en sac à dos en voyageant par train. Et bien contrairement à ce que l’on peut croire, il est beaucoup plus facile de voyager en train qu’avec un chauffeur ! Pourquoi ? Car le chauffeur vous amène dans ses hôtels (il touche une commission) où vous arrivez avec une étiquette de riche auquel il faut prendre le maximum d’argent. Du coup les relations avec les indiens sont faussées. Les distances géographiques sont très importantes et l’on ne peut pas voyager de nuit. Les routes Indiennes sont très dangereuses et stressantes. Donc on passe de bonnes parties de journées en voiture, temps qui n’est pas passé à visiter ou à se reposer. Les trajets en trains se font principalement de nuit donc on peut dormir, discuter et regarder le paysage (lorsqu’il fait jour). De plus on économise des nuits d’hôtel. Le confort peut être très bon dans les trains si on prend les classes les plus chères (qui restent pas cher pour nous). Une fois arrivé à destination, suffit de prendre un taxi et d’aller à son hôtel préalablement réservé. Si vous voulez faire des excursions à la journée, on trouve toujours un chauffeur. Le gros point noir des trains est la réservation car ils sont toujours pleins. Donc faut prévoir le trajet à l avance et tout réserver depuis la France. Cela est possible grâce à des sites internet (cleartrip ou http://indiarailinfo.com/). On peut bien sur réserver sur place mais faut s’y prendre à l’avance ou passer par une agence (majoration de 50% du prix !!). Il y’a des places remises en vente 48 heures avant le départ du train, réservées aux touristes et légèrement plus chères. Par contre faut être au guichet pile poil à ce moment là car en 15 minutes elles sont toutes parties. Il est plus sûr de prévoir une journée de vacation de temps en temps dans le cas ou on prendrait du retard. Pour la ponctualité les trains indiens sont pas très performants mais on est en vacances et en Inde donc pas la peine de s’énerver ni d’attendre des informations sur les retards. Pour réserver les hôtels, internet également. En cherchant bien et s’aidant des guides papiers, on évite les mauvaise surprises. J’ai largement préféré les relations avec les Indiens au cours de ce second voyage, mon opinion sur eux a complètement changée (même si il faut toujours se méfier des arnaques). J’ai le souvenir d’une conversation avec un moine Indous pendant 2 heures inoubliable !
Nous avons profiter de la foire de Pushkar. Cette fois ci nous étions au début de la foire. Pour l’avoir faite il y’a 4 ans à la fin, je peux vous conseiller d’y être les derniers jours. Il y’a beaucoup plus de monde et d’animations qu’au début. Pour le logement nous étions au Green Park Resort. Cet hôtel est agréable et équipé d’une piscine. Evitez les chambres proches de l’accueil car elles sont un peu bruyantes. Entre le passage des autre résidents et les hôteliers qui discutent et dorment dans l’entrée ont est parfois dérangé. Le gros avantage est le fait qu’il est à l’extérieur de la ville sans en être trop éloigné. En effet pendant la foire, la musique religieuse s’entend dans toute la ville jour et nuit. Donc mieux vaut éviter d’avoir une chambre en ville si on veut dormir. Dans cette ville, j’ai trouvé une superbe cantine, un restaurant dans un jardin avec des plats indiens et européens délicieux. Il s’appelle OM Restaurant (attention le nom a été copié par un restaurant que je ne connais pas. Le bon restaurant se trouve dans une rue proche du New Rangji Temple se dirigeant vers le lac; rue débutant juste après une grand arche. Les serveurs sont adorables (nous y avions oubliés la souris sans fil de notre pc et ils nous l’ont gardé) et le cadre fort agréable est reposant. De plus le wifi est gratuit.
Après Pushkar, voici venu Agra. Ville salle et bruyante, mis à part le formidable Taj Mahal, j’en avais un mauvais souvenir. Ce coup ci nous avons trouvé un hôtel fort agréable à 200m de la porte ouest du Taj qui se nomme Sidhartha. Le personnel était fort sympathique et nous avons pu squatter trois heures dans l’hôtel avant de prendre de train de nuit. Pour accéder au Taj il faut se lever tôt et faire la queue au moins ½ heure avant son ouverture. En effet il y’a un monde fou et donc faut y être à l’ouverture. Pour voir deux fois la Taj le bon mix est d’y aller mais également de se rendre de l’autre côté de la ville, dans un parc nommé : Mehtab bagh.
Après Agra, Varanasi ! Ville extraordinaire, d’une autre époque et d’un autre monde. Il ne faut pas en avoir peur car il s’agit du cœur de l’Inde. Bien sur il y’a des pauvres, des mendiants mais je m’attendais à pire. Les étroites rues envahies de gens et de vaches sont inoubliables. Nous avons vu des crémations, et cela n’est pas si choquant car on est dans l’ambiance de la ville. Pour l’hôtel faut absolument avoir vu sur le Gange car cela est grandiose. Nous étions à la Scindhia Guest House et c’était vraiment bien. Le confort est moyen mais l’emplacement idéal et le personnel sympas.
De Varanasi nous avons traversé l’Inde pour aller jusqu’à Ramnagar. Trajet long avec un journée d’attente à Delhi fort désagréable du à la fatigue et à nos sacs à dos fort lourds. Nous voulions finir par la visite de parc naturels histoire de sortir des villes et du bruit. Nous sommes allé comme recommandé sur un guide anglo saxon fort célèbre et indispensable chez Mr Karan Singh à son hôtel Corbett Motel. Cette personne est un naturaliste reconnu et à participé à des tournages de films sur des animaux. Ce fut une belle rencontre avec un personne agréable et attentionnée. Nous avions l’impression d’être ses invités. Comme souvent lorsque le patron est bien, les employés le sont également. Nous avons réservé des safaris à son hôtel que nous avons payé environ 25 euros par personne. Il ne faut pas oublier que l’Inde possède une belle richesse animalière, parfois proche de l’Afrique. Il y’a des Rhinocéros, des lions, des éléphants en Inde. Dans ce parc nous avons pu voir des éléphants sauvages, des gazelles, des singes et de jolis paysages. Nous aurions pu voir des tigres, des ours et des crocodiles mais la chance n’était pas avec nous. Mais nous avons beaucoup aimé ces safaris pas trop touristiques et vraiment pas cher. Donc si vous ne pouvez pas vous payer le kenya allez en Inde !
Pour le côté financier, nous avons trouvé un vol A/R Paris Delhi via Amsterdam à 420 euros ! En comptant l’avion, les visas, la vie là bas, en clair tout compris pour 15 jours nous avons sortis seulement 950 euros chacun!!! Cela en prenant des hôtels corrects en faisant un peu attention mais sans plus, mangeant au restaurant et voyageant en classe moyenne. En comparaison c’est moins cher qu’une stupide semaine dans un club à Saint Domingue ou on reste dans une prison dorée à se gaver alors que les gens mangent des galettes de terre à Haïti.
En conclusion j’ai envie d’y revenir !!!
Suite à l’aide précieuse apportée par ce forums pour la préparation de mon dernier voyage en Inde, je tenais à vous faire partager mon expérience sur mes voyages en Inde. J’ai réalisé deux voyages en Inde, un avec voiture et chauffeur l’autre en sac à dos en voyageant par train. Et bien contrairement à ce que l’on peut croire, il est beaucoup plus facile de voyager en train qu’avec un chauffeur ! Pourquoi ? Car le chauffeur vous amène dans ses hôtels (il touche une commission) où vous arrivez avec une étiquette de riche auquel il faut prendre le maximum d’argent. Du coup les relations avec les indiens sont faussées. Les distances géographiques sont très importantes et l’on ne peut pas voyager de nuit. Les routes Indiennes sont très dangereuses et stressantes. Donc on passe de bonnes parties de journées en voiture, temps qui n’est pas passé à visiter ou à se reposer. Les trajets en trains se font principalement de nuit donc on peut dormir, discuter et regarder le paysage (lorsqu’il fait jour). De plus on économise des nuits d’hôtel. Le confort peut être très bon dans les trains si on prend les classes les plus chères (qui restent pas cher pour nous). Une fois arrivé à destination, suffit de prendre un taxi et d’aller à son hôtel préalablement réservé. Si vous voulez faire des excursions à la journée, on trouve toujours un chauffeur. Le gros point noir des trains est la réservation car ils sont toujours pleins. Donc faut prévoir le trajet à l avance et tout réserver depuis la France. Cela est possible grâce à des sites internet (cleartrip ou http://indiarailinfo.com/). On peut bien sur réserver sur place mais faut s’y prendre à l’avance ou passer par une agence (majoration de 50% du prix !!). Il y’a des places remises en vente 48 heures avant le départ du train, réservées aux touristes et légèrement plus chères. Par contre faut être au guichet pile poil à ce moment là car en 15 minutes elles sont toutes parties. Il est plus sûr de prévoir une journée de vacation de temps en temps dans le cas ou on prendrait du retard. Pour la ponctualité les trains indiens sont pas très performants mais on est en vacances et en Inde donc pas la peine de s’énerver ni d’attendre des informations sur les retards. Pour réserver les hôtels, internet également. En cherchant bien et s’aidant des guides papiers, on évite les mauvaise surprises. J’ai largement préféré les relations avec les Indiens au cours de ce second voyage, mon opinion sur eux a complètement changée (même si il faut toujours se méfier des arnaques). J’ai le souvenir d’une conversation avec un moine Indous pendant 2 heures inoubliable !
Nous avons profiter de la foire de Pushkar. Cette fois ci nous étions au début de la foire. Pour l’avoir faite il y’a 4 ans à la fin, je peux vous conseiller d’y être les derniers jours. Il y’a beaucoup plus de monde et d’animations qu’au début. Pour le logement nous étions au Green Park Resort. Cet hôtel est agréable et équipé d’une piscine. Evitez les chambres proches de l’accueil car elles sont un peu bruyantes. Entre le passage des autre résidents et les hôteliers qui discutent et dorment dans l’entrée ont est parfois dérangé. Le gros avantage est le fait qu’il est à l’extérieur de la ville sans en être trop éloigné. En effet pendant la foire, la musique religieuse s’entend dans toute la ville jour et nuit. Donc mieux vaut éviter d’avoir une chambre en ville si on veut dormir. Dans cette ville, j’ai trouvé une superbe cantine, un restaurant dans un jardin avec des plats indiens et européens délicieux. Il s’appelle OM Restaurant (attention le nom a été copié par un restaurant que je ne connais pas. Le bon restaurant se trouve dans une rue proche du New Rangji Temple se dirigeant vers le lac; rue débutant juste après une grand arche. Les serveurs sont adorables (nous y avions oubliés la souris sans fil de notre pc et ils nous l’ont gardé) et le cadre fort agréable est reposant. De plus le wifi est gratuit.
Après Pushkar, voici venu Agra. Ville salle et bruyante, mis à part le formidable Taj Mahal, j’en avais un mauvais souvenir. Ce coup ci nous avons trouvé un hôtel fort agréable à 200m de la porte ouest du Taj qui se nomme Sidhartha. Le personnel était fort sympathique et nous avons pu squatter trois heures dans l’hôtel avant de prendre de train de nuit. Pour accéder au Taj il faut se lever tôt et faire la queue au moins ½ heure avant son ouverture. En effet il y’a un monde fou et donc faut y être à l’ouverture. Pour voir deux fois la Taj le bon mix est d’y aller mais également de se rendre de l’autre côté de la ville, dans un parc nommé : Mehtab bagh.
Après Agra, Varanasi ! Ville extraordinaire, d’une autre époque et d’un autre monde. Il ne faut pas en avoir peur car il s’agit du cœur de l’Inde. Bien sur il y’a des pauvres, des mendiants mais je m’attendais à pire. Les étroites rues envahies de gens et de vaches sont inoubliables. Nous avons vu des crémations, et cela n’est pas si choquant car on est dans l’ambiance de la ville. Pour l’hôtel faut absolument avoir vu sur le Gange car cela est grandiose. Nous étions à la Scindhia Guest House et c’était vraiment bien. Le confort est moyen mais l’emplacement idéal et le personnel sympas.
De Varanasi nous avons traversé l’Inde pour aller jusqu’à Ramnagar. Trajet long avec un journée d’attente à Delhi fort désagréable du à la fatigue et à nos sacs à dos fort lourds. Nous voulions finir par la visite de parc naturels histoire de sortir des villes et du bruit. Nous sommes allé comme recommandé sur un guide anglo saxon fort célèbre et indispensable chez Mr Karan Singh à son hôtel Corbett Motel. Cette personne est un naturaliste reconnu et à participé à des tournages de films sur des animaux. Ce fut une belle rencontre avec un personne agréable et attentionnée. Nous avions l’impression d’être ses invités. Comme souvent lorsque le patron est bien, les employés le sont également. Nous avons réservé des safaris à son hôtel que nous avons payé environ 25 euros par personne. Il ne faut pas oublier que l’Inde possède une belle richesse animalière, parfois proche de l’Afrique. Il y’a des Rhinocéros, des lions, des éléphants en Inde. Dans ce parc nous avons pu voir des éléphants sauvages, des gazelles, des singes et de jolis paysages. Nous aurions pu voir des tigres, des ours et des crocodiles mais la chance n’était pas avec nous. Mais nous avons beaucoup aimé ces safaris pas trop touristiques et vraiment pas cher. Donc si vous ne pouvez pas vous payer le kenya allez en Inde !
Pour le côté financier, nous avons trouvé un vol A/R Paris Delhi via Amsterdam à 420 euros ! En comptant l’avion, les visas, la vie là bas, en clair tout compris pour 15 jours nous avons sortis seulement 950 euros chacun!!! Cela en prenant des hôtels corrects en faisant un peu attention mais sans plus, mangeant au restaurant et voyageant en classe moyenne. En comparaison c’est moins cher qu’une stupide semaine dans un club à Saint Domingue ou on reste dans une prison dorée à se gaver alors que les gens mangent des galettes de terre à Haïti.
En conclusion j’ai envie d’y revenir !!!
Slt tous le monde, mon amie et moi souhaiterions visiter l'inde en prenant que 2 semaines de vacances ou peux etre 3 semaines. Pouriez vous me dire quel partie de l'inde devons nous visiter.
Merci pour vos réponses... Brice
Merci pour vos réponses... Brice
Bonjour, nous partons en inde en février et nous souhaitons savoir ce que vous pensez de notre itinéraire :
Agra Fatchpursikri jaipur jaisalmer jodhpur udaipur bombay
Qu'en pensez-vous? n'hésitez pas nous faire des suggestions! Savez-vous s'il y a des vols qui relient bombay à Agra ? Avez-vous pris le train ? Si oui comment ça se passe pour les réservations? Et pour les hôtels faut'il réserver avant? Pouvez vous nous en conseiller sachant que nous ne souhaitons pas avoir le confort maximal et que nous nous contenterons d'une chambre simple avec eau chaude. Merci d'avance
Agra Fatchpursikri jaipur jaisalmer jodhpur udaipur bombay
Qu'en pensez-vous? n'hésitez pas nous faire des suggestions! Savez-vous s'il y a des vols qui relient bombay à Agra ? Avez-vous pris le train ? Si oui comment ça se passe pour les réservations? Et pour les hôtels faut'il réserver avant? Pouvez vous nous en conseiller sachant que nous ne souhaitons pas avoir le confort maximal et que nous nous contenterons d'une chambre simple avec eau chaude. Merci d'avance
Bonsoir,
Dans 3 semaines, je pars en Inde du Nord pour 1 mois. Cela sera mon premier voyage dans ce pays, si grand. Il est difficile d'établir un itinéraire sans connaître, en se basant seulement sur les guides. J'ai prévu celui : Delhi - Agra - Gwalior - Jhansi -Khajuraho - Une étape ? - Hardiwar - Richikesh - Hardiwar - Daramsala - Amristar - Ajmer/Pushkar - Udaipur - Jodhpur - Jaisailmer - Delhi (Dans ce sens ou dans l'autre, je ne sais pas trop).
Pensez-vous que cela est réalisable en 1 mois ? En sachant que nous comptons prendre le train et le bus pour tous les déplacements. Quel arrêt pensez-vous intéressant entre Khajuraho et Hardiwar ?
Dans 3 semaines, je pars en Inde du Nord pour 1 mois. Cela sera mon premier voyage dans ce pays, si grand. Il est difficile d'établir un itinéraire sans connaître, en se basant seulement sur les guides. J'ai prévu celui : Delhi - Agra - Gwalior - Jhansi -Khajuraho - Une étape ? - Hardiwar - Richikesh - Hardiwar - Daramsala - Amristar - Ajmer/Pushkar - Udaipur - Jodhpur - Jaisailmer - Delhi (Dans ce sens ou dans l'autre, je ne sais pas trop).
Pensez-vous que cela est réalisable en 1 mois ? En sachant que nous comptons prendre le train et le bus pour tous les déplacements. Quel arrêt pensez-vous intéressant entre Khajuraho et Hardiwar ?
Bonjour,
Je prépare mon prochain voyage pour l'Ouzbékistan mais au regard des évènements actuels, je me pose des questions et crains de me rendre dans ce pays.
Alors je me dis, lorsque l'on aime on ne compte pas !!! et suis prêt à changer mon "fusil (terme pas très approprié)" d'épaule.
Pourquoi ne pas repartir vers l'Inde qui m'a tant apporté et comblé.
Voilà quelques années (1999), je posais mes valises en Inde du Nord pour visiter pendant 15 jours le Rajasthan. A l'époque, on m'avait dit "L'Inde, ça passe ou çà casse, mais si çà passe vous y reviendrez".
Effectivement, j'y suis revenu en 2005 pour 3 semaines et découvrir le Tamil Nadu et le Kerala.
Puis, en 2014, jamais deux sans trois, pour compléter la boucle j'y suis reparti pour 3 semaines ( Kerala, Karnataka puis Goa).
Aujourd'hui, je n'ai plus la nécessité de jongler avec les congés et j'allonge mes périodes de déplacements afin de m'imprégner au mieux de l'atmosphère ambiante et pars en général pour 45 jours.
Quel circuit envisager pour 45 jours en évitant, autant que faire se peut, les régions déjà visitées?
Merci pour vos retours et conseils
Je prépare mon prochain voyage pour l'Ouzbékistan mais au regard des évènements actuels, je me pose des questions et crains de me rendre dans ce pays.
Alors je me dis, lorsque l'on aime on ne compte pas !!! et suis prêt à changer mon "fusil (terme pas très approprié)" d'épaule.
Pourquoi ne pas repartir vers l'Inde qui m'a tant apporté et comblé.
Voilà quelques années (1999), je posais mes valises en Inde du Nord pour visiter pendant 15 jours le Rajasthan. A l'époque, on m'avait dit "L'Inde, ça passe ou çà casse, mais si çà passe vous y reviendrez".
Effectivement, j'y suis revenu en 2005 pour 3 semaines et découvrir le Tamil Nadu et le Kerala.
Puis, en 2014, jamais deux sans trois, pour compléter la boucle j'y suis reparti pour 3 semaines ( Kerala, Karnataka puis Goa).
Aujourd'hui, je n'ai plus la nécessité de jongler avec les congés et j'allonge mes périodes de déplacements afin de m'imprégner au mieux de l'atmosphère ambiante et pars en général pour 45 jours.
Quel circuit envisager pour 45 jours en évitant, autant que faire se peut, les régions déjà visitées?
Merci pour vos retours et conseils
Quelques semaines au mois de juin en inde avec le désir de faire au moins un parc aimalier. Bandhavgarh m'attire beaucoup mais n'est pas trop galère d' y accéder ? depuis Kajuraho). Panna est sur la route entre Kajuraho et Bénarès. Vaut il vraiment le coup ? ces 2 parcs sont ils ouverts tout le mois de juin ? A moins que l'on opte pour Sariska de Delhi puis Agra mais Sariska semble moins interressant !
merci d'avance pour vos réponse.
Bonjour 🙂,
J'entame un nouveau post sur notre circuit de cet été en Inde du sud, Tamil Nadu et Kerala. Du 1er Juillet 2013 au 26 Juillet 2013. Nous partons avec nos deux enfants de 12 et 13 ans en mode routard. Souhaitons aller au fil de notre circuit sans contraintes planifiées. En totale liberté ou presque, nous hésitons encore à prendre un chauffeur, pour ou contre.. le liberté du mode routard contre la sécurité d'un chauffeur (type Mokshatour TS India etc)... on a envie de faire du Bus et du train pour l'ambiance, la découverte de la diversité Indienne.
Bref nous voulons varier les plaisirs.
J'ai déjà lu pas mal de discussions, que pensez vous de ce trajet dans le délai à tenir, avec des enfants, quels transports adopter pour ces étapes etc... Merci bcps par avance de vos retours. David
· Chennai - on ne fera que atterir. · Mamallapuram · Vedantagul – bird sanctuary · Pondichery · Tanjore · Trichy · Rameswaram · Madurai · Periyar · Allepey · Cochin · Munnar · Kodaikanal · Ooty · Mysore · Bangalore · Velore · Kanchipuram · Chennai - on ne fera que décoller.
J'entame un nouveau post sur notre circuit de cet été en Inde du sud, Tamil Nadu et Kerala. Du 1er Juillet 2013 au 26 Juillet 2013. Nous partons avec nos deux enfants de 12 et 13 ans en mode routard. Souhaitons aller au fil de notre circuit sans contraintes planifiées. En totale liberté ou presque, nous hésitons encore à prendre un chauffeur, pour ou contre.. le liberté du mode routard contre la sécurité d'un chauffeur (type Mokshatour TS India etc)... on a envie de faire du Bus et du train pour l'ambiance, la découverte de la diversité Indienne.
Bref nous voulons varier les plaisirs.
J'ai déjà lu pas mal de discussions, que pensez vous de ce trajet dans le délai à tenir, avec des enfants, quels transports adopter pour ces étapes etc... Merci bcps par avance de vos retours. David
· Chennai - on ne fera que atterir. · Mamallapuram · Vedantagul – bird sanctuary · Pondichery · Tanjore · Trichy · Rameswaram · Madurai · Periyar · Allepey · Cochin · Munnar · Kodaikanal · Ooty · Mysore · Bangalore · Velore · Kanchipuram · Chennai - on ne fera que décoller.
Bonjour,
Afin d'éviter de faire la queue pensez vous que l'on peut acheter les billets de train et de bus dans une agence de voyage sans que cela soit hors de prix et fiable.
Merci Philippe
Afin d'éviter de faire la queue pensez vous que l'on peut acheter les billets de train et de bus dans une agence de voyage sans que cela soit hors de prix et fiable.
Merci Philippe
Bonjour bonjour
nous partons 3 semaines dans le Kerala .. merveille
Je souhaite avoir des bons plans : avez vous tester une nuit en house boat .. avez vous des bons plans sur ce sujet.
et les massages aryuvedique (ce que je vois pas internet c'est quasi aussi cher qu'en france 🤪)
Merci d'avance
😉
nous partons 3 semaines dans le Kerala .. merveille
Je souhaite avoir des bons plans : avez vous tester une nuit en house boat .. avez vous des bons plans sur ce sujet.
et les massages aryuvedique (ce que je vois pas internet c'est quasi aussi cher qu'en france 🤪)
Merci d'avance
😉
Pour, selon la formule consacrée, aider un peu ces forumistes qui m'ont eux mêmes beaucoup aidée:
De retour d'un peu plus de 3 semaines au Rajasthan, un petit résumé concernant surtout le gite et le couvert :
Delhi
3 nuits à l'aller au Cottage Yes Please : 900rps pour une double; petite chambre avec private bath, propre, calme (elle ne donnait pas sur la rue) et personnel sympa
au retour: le Cottage étant plein, ils me proposent leur autre hotel tout à côté : le Crown Plaza...catastrophe : chambre lugubre, sale, (les draps pleins de taches, les tapis inommables et la salle de bains puante); on appelle un rikshaw pour aller au RS International : pas mieux.
On décide alors de viser un peu plus cher et on atterrit au Joyti Mahal à 2000rps (petits déjeuners inclus); grande chambre propre et claire, belle salle de bains et excellents breakfeasts...
pour les repas: le Malotra (en face du Cottage Yes Please) est toujours aussi bon, le Karim (en face de Jama Maschid) aussi et la chaine de restaurant Sarabava Bavan (sur Jan Path entre autres) fait toujours les meilleurs masala dosa de Delhi.
Jaipur
3 nuits au Sunder Palace (à côté du Pearl Palace); 1000rps la double. que dire? Sans doute un des meilleurs rapports qualité-prix du nord de l'Inde : hôtel impeccable tenu par deux frères drôles et compétents; grande chambre lumineuse et salle de bains nickel; bonne bouffe sur le toit terrasse; quartier calme et pas trop éloigné du centre.
Attention: réserver car toujours plein.
Pour les repas, la cuisine du Niro's est toujours aussi excellente mais le LMB que la plupart des guides encensent nous a beaucoup déçu.
Nous avons beaucoup aimé Jaipur où nous étions au moment de Diwali; beaucoup de monde dans les bazars mais des commerçants sympa et pas insistants du tout.
Roopengarh
Petit village au sud de Jaipur où nous avions décidé de nous offrir une nuit dans le petit palace du coin.(3500rps)
C'était parfait; juste un peu décati comme on aime, pas de luxe inutile et de grandes chambres où l'on se perd un peu mais c'est très propre et un accueil charmant.
Bouffe délicieuse sur l'immense terrasse.
Le village est vraiment exceptionnel : des boutiques, des marchés et des hommes et femmes en tenues traditionnelles....c'était beau et paisible.
Pushkar
Là aussi très bonne surprise. Nous y étions 4 jours avant le Camel Fair mais on a trouvé ça parfait: les chameliers et leur troupeaux arrivaient de toute part et commencaient à s'installer dans l'immense plaine qui borde la ville....
Beaucoup de pélerins aussi près des ghats puisque le lac a enfin retrouvé toute son eau;
Shopping vraiment intéressant si on fait un peu attention.
Atithi Guest house conseillée sur le forum auquel je ne dis pas merci : 350 rps pour une chambre exigue et sale, salle de bains même combat; le repas du premier soir s'étant révélé immangeable, nous avons pris la plupart des autres repas à l'Inn Seventh Heaven; très bon restau, service un peu lent mais joli cadre et les chambres sont ravissantes, mais bookées jusqu'à un an à l'avance.
Jodhpur
Grosse, grosse déception...
Le Durag Niwas, chaudement recommandé par le LP est certes bien placé, au calme avec une jolie cour intérieure mais la Maharaja Room (800 rps) est lugubre et la bathroom pas très nette.
L'accueil est charmant mais c'est bien tout; malgré les commentaires délirants du livre d'or, la bouffe s'est révélée sans intérêt : le porridge était croquant, les beignets de légumes étouffants, le dhal fry aqueux et le curd tourné; mais nous semblions être les seules à nous en rendre compte car il règne dans cette guest une espèce d'athmosphère style « ravis de la crèche » qui fait que tout le monde y arbore un sourire continuel et apprécie tout et n'importe quoi avec le même ravissement; les propriétaires se targuent de plus de verser une part de leur bénéfice à une association dont nous ne dirons rien sinon qu'elle nous a semblé, comme dans pas mal de coins en Inde, être surtout une « association for myself »
Nourriture et laundry étaient de plus, association oblige, hors de prix......
Restaurants dans la ville; en fait les meilleurs thalis (un peu chicos quand même) sont dans deux restaurants mitoyens : l'un est le Kalinga, l'autre je ne me souviens plus mais ils sont tous les deux dans la même rue près de la Poste principale.
Jodhpur ne nous a pas plû : peut être le temps (il pleuvait), peut être la guest, peut être la fatigue mais la veille ville nous a semblé particulièrement sale et emmoustiquée, le marché peu intéressant et la polution insupportable.
Par contre, le Fort de Mehrangar continue à être le plus beau fort du Rajasthan; magnifique visite et audio-guide parfait de sobriété et d'efficacité.
Ranakpur
Peut-être parce que c'était pendant les vacances de Diwali, peut être aussi parce que c'était dimanche mais un monde fou et des parkings pleins de bus....
Y aller quand même parce que c'est le plus beau temple Jaïn de l'Inde.
Ne pas oublier d'aller manger dans leur restaurant un thali délicieux : une immense salle avec de grandes tables de réfectoire en innox, des indiens tout étonnés de nous y voir et des cuisines où des dizaines de personnes préparent dhal, puris, chapatis, riz, le tout pour 25rps; incontournable.
Udaipur
je connaissais déjà cette ville et en avais gardé un souvenir ébloui mais je craignais que toute cette magie ne disparaisse quand on s'éloignait un peu du lac Pichola....
Pas de tout....tout y est parfait : nous y sommes restées 6 jours et nous en sommes parties avec de gros regrets et la certitude que nous y reviendrons un jour pour y passer un mois entier;
Nous logions à la Pratap Bawan Guest House à Lal Ghat (les Dream Heaven, Panorama et Nukkad étaient complets) 1400 rps pour une grande chambre avec des jolies fenêtres sur une rue animée la journée mais très calme la nuit.
Tres clair, très propre, le personnel très serviable, bref je la conseille vivement.
Nous allions diner tous les soirs juste à côté sur le roof top du Jaiwana Haveli, l'un des meilleurs restaurants de la ville; les plats y étaient délicieux et frais (green salad et salade de fruits sans aucun problème) .
Par contre, et contrairement à ce que conseillent LP et Routard, évitez d'aller manger au Jagat Niwas Hotel, où nous avons mangé un biriani sans épices et un raïta aigre et surtout à l'Ambrai Restaurant dont la cuisine est l'exemple parfait de ce qu'on sert habituellement dans les grands palaces : ni tout à fait indienne, ni tout à fait occidentale....sans intérêt.
Nous avions réservé un cours de cuisine chez Shashii qui doit être victime de son succès puisqu'elle nous avait promis que nous ne serions pas plus de 4 (sa cuisine est minuscule) et quand nous sommes apercus que nous étions 8 nous sommes parties et avons fini par prendre les cours de la Spice Box dont la cuisine est beaucoup plus spacieuse et le cuisinier très efficace.
Nous nous sommes beaucoup balladé dans Udaipur et surtout dans les vieux quartiers après la Clock Tower; ne pas hésiter à prendre les rues secondaires où tout un petit monde vit et s'active; visages souriants et étonnés (les occidentaux n'y viennent pas souvent), quartier musulman très affairé, jolies maisons et marchés aux fuits et légumes assez extraordinaires.
Nous n'avons pas eu le temps de nous ballader à l'extérieur de la ville mais il y a parait-il pas trop loin d'Udaipur de superbes villages....la prochaine fois peut être.
Le City Palace est plus beau extérieurement qu'intérieurement mais mérite une visite; le Jaddish Temple un peu décevant après avoir visité Ranakpur et attire surtout le maximum de touristes et donc le maximum de sollliciteurs de tous poils.
Plus généralement et pour en finir avec certaines idées toutes faites : il n'y a pas plus de harcèlement au Rajasthan que partout ailleurs en Inde, si ce n'est dans les quartiers où s'agglutinent habituellement les touristes : le Palais des Vents à Jaipur, le City Palace et le Jagdish Temple à Udaipur, le marché des épices à Jodhpur ….Dès que vous quittez ces endroits, plus aucun problème.
Même à Lal Ghat où nous logions, nous avons été pas mal sollicités (en français) le premier jour, mais les jours suivants, ils nous reconnaissaient et nous fichaient une paix royale.
Enfin, je confirme que Travellers Cheques et Cash se changent au même taux ;si par hasard, on nous proposait de changer les TC une roupie de moins, nous refusions et faisions mine de repartir...tout s'arrangeait aussitôt; tout ça bien sur chez les Money Changers ou les commerçants; nous n'avons mis les pieds dans aucune banque et n'avons changé que 30 euros à l'aéroport de Delhi (57rps au lieu des 61rps obtenus après)
Le temps était superbe (26° dans la journée, 15° la nuit) et quelques bonnes averses assez étonnantes à cette saison n'ont pas gâché notre séjour.
Si vous voulez d'autres renseignements....
De retour d'un peu plus de 3 semaines au Rajasthan, un petit résumé concernant surtout le gite et le couvert :
Delhi
3 nuits à l'aller au Cottage Yes Please : 900rps pour une double; petite chambre avec private bath, propre, calme (elle ne donnait pas sur la rue) et personnel sympa
au retour: le Cottage étant plein, ils me proposent leur autre hotel tout à côté : le Crown Plaza...catastrophe : chambre lugubre, sale, (les draps pleins de taches, les tapis inommables et la salle de bains puante); on appelle un rikshaw pour aller au RS International : pas mieux.
On décide alors de viser un peu plus cher et on atterrit au Joyti Mahal à 2000rps (petits déjeuners inclus); grande chambre propre et claire, belle salle de bains et excellents breakfeasts...
pour les repas: le Malotra (en face du Cottage Yes Please) est toujours aussi bon, le Karim (en face de Jama Maschid) aussi et la chaine de restaurant Sarabava Bavan (sur Jan Path entre autres) fait toujours les meilleurs masala dosa de Delhi.
Jaipur
3 nuits au Sunder Palace (à côté du Pearl Palace); 1000rps la double. que dire? Sans doute un des meilleurs rapports qualité-prix du nord de l'Inde : hôtel impeccable tenu par deux frères drôles et compétents; grande chambre lumineuse et salle de bains nickel; bonne bouffe sur le toit terrasse; quartier calme et pas trop éloigné du centre.
Attention: réserver car toujours plein.
Pour les repas, la cuisine du Niro's est toujours aussi excellente mais le LMB que la plupart des guides encensent nous a beaucoup déçu.
Nous avons beaucoup aimé Jaipur où nous étions au moment de Diwali; beaucoup de monde dans les bazars mais des commerçants sympa et pas insistants du tout.
Roopengarh
Petit village au sud de Jaipur où nous avions décidé de nous offrir une nuit dans le petit palace du coin.(3500rps)
C'était parfait; juste un peu décati comme on aime, pas de luxe inutile et de grandes chambres où l'on se perd un peu mais c'est très propre et un accueil charmant.
Bouffe délicieuse sur l'immense terrasse.
Le village est vraiment exceptionnel : des boutiques, des marchés et des hommes et femmes en tenues traditionnelles....c'était beau et paisible.
Pushkar
Là aussi très bonne surprise. Nous y étions 4 jours avant le Camel Fair mais on a trouvé ça parfait: les chameliers et leur troupeaux arrivaient de toute part et commencaient à s'installer dans l'immense plaine qui borde la ville....
Beaucoup de pélerins aussi près des ghats puisque le lac a enfin retrouvé toute son eau;
Shopping vraiment intéressant si on fait un peu attention.
Atithi Guest house conseillée sur le forum auquel je ne dis pas merci : 350 rps pour une chambre exigue et sale, salle de bains même combat; le repas du premier soir s'étant révélé immangeable, nous avons pris la plupart des autres repas à l'Inn Seventh Heaven; très bon restau, service un peu lent mais joli cadre et les chambres sont ravissantes, mais bookées jusqu'à un an à l'avance.
Jodhpur
Grosse, grosse déception...
Le Durag Niwas, chaudement recommandé par le LP est certes bien placé, au calme avec une jolie cour intérieure mais la Maharaja Room (800 rps) est lugubre et la bathroom pas très nette.
L'accueil est charmant mais c'est bien tout; malgré les commentaires délirants du livre d'or, la bouffe s'est révélée sans intérêt : le porridge était croquant, les beignets de légumes étouffants, le dhal fry aqueux et le curd tourné; mais nous semblions être les seules à nous en rendre compte car il règne dans cette guest une espèce d'athmosphère style « ravis de la crèche » qui fait que tout le monde y arbore un sourire continuel et apprécie tout et n'importe quoi avec le même ravissement; les propriétaires se targuent de plus de verser une part de leur bénéfice à une association dont nous ne dirons rien sinon qu'elle nous a semblé, comme dans pas mal de coins en Inde, être surtout une « association for myself »
Nourriture et laundry étaient de plus, association oblige, hors de prix......
Restaurants dans la ville; en fait les meilleurs thalis (un peu chicos quand même) sont dans deux restaurants mitoyens : l'un est le Kalinga, l'autre je ne me souviens plus mais ils sont tous les deux dans la même rue près de la Poste principale.
Jodhpur ne nous a pas plû : peut être le temps (il pleuvait), peut être la guest, peut être la fatigue mais la veille ville nous a semblé particulièrement sale et emmoustiquée, le marché peu intéressant et la polution insupportable.
Par contre, le Fort de Mehrangar continue à être le plus beau fort du Rajasthan; magnifique visite et audio-guide parfait de sobriété et d'efficacité.
Ranakpur
Peut-être parce que c'était pendant les vacances de Diwali, peut être aussi parce que c'était dimanche mais un monde fou et des parkings pleins de bus....
Y aller quand même parce que c'est le plus beau temple Jaïn de l'Inde.
Ne pas oublier d'aller manger dans leur restaurant un thali délicieux : une immense salle avec de grandes tables de réfectoire en innox, des indiens tout étonnés de nous y voir et des cuisines où des dizaines de personnes préparent dhal, puris, chapatis, riz, le tout pour 25rps; incontournable.
Udaipur
je connaissais déjà cette ville et en avais gardé un souvenir ébloui mais je craignais que toute cette magie ne disparaisse quand on s'éloignait un peu du lac Pichola....
Pas de tout....tout y est parfait : nous y sommes restées 6 jours et nous en sommes parties avec de gros regrets et la certitude que nous y reviendrons un jour pour y passer un mois entier;
Nous logions à la Pratap Bawan Guest House à Lal Ghat (les Dream Heaven, Panorama et Nukkad étaient complets) 1400 rps pour une grande chambre avec des jolies fenêtres sur une rue animée la journée mais très calme la nuit.
Tres clair, très propre, le personnel très serviable, bref je la conseille vivement.
Nous allions diner tous les soirs juste à côté sur le roof top du Jaiwana Haveli, l'un des meilleurs restaurants de la ville; les plats y étaient délicieux et frais (green salad et salade de fruits sans aucun problème) .
Par contre, et contrairement à ce que conseillent LP et Routard, évitez d'aller manger au Jagat Niwas Hotel, où nous avons mangé un biriani sans épices et un raïta aigre et surtout à l'Ambrai Restaurant dont la cuisine est l'exemple parfait de ce qu'on sert habituellement dans les grands palaces : ni tout à fait indienne, ni tout à fait occidentale....sans intérêt.
Nous avions réservé un cours de cuisine chez Shashii qui doit être victime de son succès puisqu'elle nous avait promis que nous ne serions pas plus de 4 (sa cuisine est minuscule) et quand nous sommes apercus que nous étions 8 nous sommes parties et avons fini par prendre les cours de la Spice Box dont la cuisine est beaucoup plus spacieuse et le cuisinier très efficace.
Nous nous sommes beaucoup balladé dans Udaipur et surtout dans les vieux quartiers après la Clock Tower; ne pas hésiter à prendre les rues secondaires où tout un petit monde vit et s'active; visages souriants et étonnés (les occidentaux n'y viennent pas souvent), quartier musulman très affairé, jolies maisons et marchés aux fuits et légumes assez extraordinaires.
Nous n'avons pas eu le temps de nous ballader à l'extérieur de la ville mais il y a parait-il pas trop loin d'Udaipur de superbes villages....la prochaine fois peut être.
Le City Palace est plus beau extérieurement qu'intérieurement mais mérite une visite; le Jaddish Temple un peu décevant après avoir visité Ranakpur et attire surtout le maximum de touristes et donc le maximum de sollliciteurs de tous poils.
Plus généralement et pour en finir avec certaines idées toutes faites : il n'y a pas plus de harcèlement au Rajasthan que partout ailleurs en Inde, si ce n'est dans les quartiers où s'agglutinent habituellement les touristes : le Palais des Vents à Jaipur, le City Palace et le Jagdish Temple à Udaipur, le marché des épices à Jodhpur ….Dès que vous quittez ces endroits, plus aucun problème.
Même à Lal Ghat où nous logions, nous avons été pas mal sollicités (en français) le premier jour, mais les jours suivants, ils nous reconnaissaient et nous fichaient une paix royale.
Enfin, je confirme que Travellers Cheques et Cash se changent au même taux ;si par hasard, on nous proposait de changer les TC une roupie de moins, nous refusions et faisions mine de repartir...tout s'arrangeait aussitôt; tout ça bien sur chez les Money Changers ou les commerçants; nous n'avons mis les pieds dans aucune banque et n'avons changé que 30 euros à l'aéroport de Delhi (57rps au lieu des 61rps obtenus après)
Le temps était superbe (26° dans la journée, 15° la nuit) et quelques bonnes averses assez étonnantes à cette saison n'ont pas gâché notre séjour.
Si vous voulez d'autres renseignements....
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan)
L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer.
Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !”
A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine.
Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour.
14 novembre 2012
Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps.
Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ?
Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »…
Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi.
New Delhi
4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.
Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
11
Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.
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Bonjour tout le monde,
Agra, le Taj Mahal. Je lis a peu pres tout et son contraire concernant cette ville. Au depart je voulais arrivee le matin a l aube voir le soleil de lever sur le Taj Mahal visiter le fort et le "baby Taj Mahal" et partir dans l après midi direction Varanasi
Finalement je pense de plus en plus a y passer un peu plus de temps pr profiter pr aller a fatehpur sikri. Ca a l air magnifiqye et on m en a dit bcp de bien.
Alors ma question est ce possible de faire tout vela en moins d une journee ( arrivee le matin a 5h depart en debut de soirée) sans etre sur les rotules et egalenent cb aller d agra a fateh ? J aimerais eviter le chauffeur comme je suis seule et étudiante plus ou moins fauchee.
Merci d advance pr votre aide
Agra, le Taj Mahal. Je lis a peu pres tout et son contraire concernant cette ville. Au depart je voulais arrivee le matin a l aube voir le soleil de lever sur le Taj Mahal visiter le fort et le "baby Taj Mahal" et partir dans l après midi direction Varanasi
Finalement je pense de plus en plus a y passer un peu plus de temps pr profiter pr aller a fatehpur sikri. Ca a l air magnifiqye et on m en a dit bcp de bien.
Alors ma question est ce possible de faire tout vela en moins d une journee ( arrivee le matin a 5h depart en debut de soirée) sans etre sur les rotules et egalenent cb aller d agra a fateh ? J aimerais eviter le chauffeur comme je suis seule et étudiante plus ou moins fauchee.
Merci d advance pr votre aide








