Bonjour,
Ci dessous, un msg de securite parvenu ce matin aux francais residents au Mali.
Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru.
Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité.
En particulier, il est fortement recommandé d’éviter :
- pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ;
- pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).
Maintenant, je précise avant que l on m accuse de :
- vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région
- inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré
- ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb
Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.
Bonne journee
salut à tous!
je reviens pour la 3ème fois cette année au mali et burkina
court voyage les filles de ma fille, fatiguées sans doute de m'en entendre parler ont décidé d'aller voir sur place
15 jours bmko bmko avec le cirduit classique arret à segou pour ne pas les affoler par x heures de bus
et bien sûr pays dogon
savoir que le nord du pays dogon est completement submerge par les pluies
le pont sur la route de bandiagara à sevare a ete detruit par les fortes pluies, on ne passe plus qu'en pirogues
les vehicules doivent prendre la route du nord vers Douentza ou par le sud Bankass
plus de kms donc plus cher
sur les conseils de mon guide habituel nous sommes parties vers le sud, surtout que nous voulions nous baigner dans les cascades
superbes cascades à teli, ende et begne matou, pour ceux qui connaissent, celle de begnematou fait un peu penser aux plus beaux endroits des canyons de la sierra de guara en espagne
nous avons dû descendre fissa d'une terrasse la premiere nuit pour cause de gros orage à 4 heures du matin, mais la pluie n'a pas gâté notre voyage
nous avons marche de djigui bongo a begnematou facilement car la terre est durcie par la pluie, avec des petits passages inondés. des couleurs hallucinantes, verts les cultures et les arbres, rouges le sol et les flaques, bleu et gris le ciel et ses nuages, des oiseaux partout
très agréable!
à notre retour à Mopti, avons rencontré plusieurs groupes qui venaient du nord de Dourou, Sangha et même plus loin qui en avaient bien bâvé
certains ont marché dans la pluie jusqu'en haut des cuisses et presque jamais sur le sec, d'autres, avec des jeunes enfants se plaignaient d'avoir été mis en danger par le fort courant des rivières à traverser
donc un conseil : gardez le nord du pays pour la saison sèche et le sud pour l'été.
à part par contre le tourisme se porte bien dans la région, en 2 ans j'ai trouvé que l'hôtellerie avait fait un bond en avant, presque plus de douches dogon, des escaliers, (dans pas mal d'auberges on a remplacé l'echelle dogon par un escalier à la suite de plusieurs accidents mortels) des sanitaires carrelés... rien qu'à ennde il y a 11 campements Je suis à votre disposition si vous voulez plus de détails un gran abrazo a todos
à part par contre le tourisme se porte bien dans la région, en 2 ans j'ai trouvé que l'hôtellerie avait fait un bond en avant, presque plus de douches dogon, des escaliers, (dans pas mal d'auberges on a remplacé l'echelle dogon par un escalier à la suite de plusieurs accidents mortels) des sanitaires carrelés... rien qu'à ennde il y a 11 campements Je suis à votre disposition si vous voulez plus de détails un gran abrazo a todos
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Pendant les travaux de la grande pinasse, nous nous étions installé sur une plage près de Mopti, par mis les nomades du fleuve les Bozos, . La plupart bougent au gré du niveau du fleuve et donc, du comportement des poissons. Début mars, l’harmattan c’est calmé, mais un vent qui change fréquemment de direction souffle régulièrement. C’est a cette saison, que les pécheurs passent a Mopti pour vendrent leurs stocks poissons séché ou fumé. En tant que voisin je préfère quand il est sec, mais pour le riz gras, le fumé est succulent. Ils débarquent a toutes heure sur les plages qui entourent mopti a la saison basse, pour parfois monter leurs tente a un mètre de votre pirogue, alors que la plage d’environ milles mètre carré est vide (sa sent le vécu ça !, non ?). Venir en ville c’est l’occasion de retrouver la famille et les amis (les retrouvailles sont a mon avis le meilleur moment de la vie de nomad) d’acheter un nouveaux téléphone cellulaire ou une télévision, réparer ou renouveler le matériel, réparer les filets, et surtout pécher, toujours pêcher. Et un jour, a nouveau sans aucun signe, la famille bozo démonte la tente pour retrouver leurs coins pêche situé du lac Débo à Ségou. La tente du bozo est généralement constituée d’une ossature de bois léger, des nattes et, ou une bâche plastique Il est fréquent a cette période, de voir des pirogues d’une quinzaine de mètres charger de bric et broc, certains voyage avec un petit buffet ou un lit, mais plus régulièrement des poulets, pintades ou canards, mouton, riz, mil, poissons ou les caisses vide mais toujours odorantes, les deux ou trois unique plat et marmite scintillants au soleil, les filets. Et un tas d’autres choses sans noms. Ajouter a cela le père de familles et ses deux ou trois épouses, ces xxx enfants et un ou deux anciens. C’est évident, certains perdent du matériel en route, c’est au raz de l’eau ! (Encore du vécu ça !) Pour compléter ce magnifique tableau l’embarcation est tirée par une voile qui peut être la natte, ou la bâche qui servait d’abri sur la plage, ou une couverture si ce n’est les sacs de riz cousus. Bref tout ce qui est susceptible de prendre le vent et de faire avancer l’affaire, Ces convois filant au vent sont toujours émouvant et me donne envie moi aussi de tirer la corde -et non pas le bout-.
Trois possibilité s’offre a nous, mais le Niger est a mon avis trop large pour une pirogue comme la notre, notre pirogue est pourtant arriver de Bamako par le fleuve et cette année encore une rencontre avec deux canadiennes qui voyageaient avec l’équivalent, mon dit avoir plus tirer que pagayer. Les blancs que j’ai eu à croiser voyageant sur des embarcations de cette taille n’avais, je pense, pas conscience de la taille et la puissance de ce fleuve. Donc la route principale des bozos Mopti Tombouctou ou Mopti Ségou, est proscrite, nous partirons donc sur le Bani, comprenez en langue Bambara, fleuve, petit. En effet ce fleuve est beaucoup moins large que le Niger je dirai, plus intime.
Notre pirogue de sept mètres, superbement relookée par MAD DOG de Marseille -descendu avec la troupe d’artiste EXOBUS- est maintenant équipée d’une voile et d’une planche pour percher. Nous somme quatre pour ce voyage, moi, ma chérie, le petit qui pousse en elle depuis cinq mois, et ma fidèle compagne canine – déjà huit année de vie partagé- j’ai nommé, gamelle, je m’occupe de leur confort en installant un toi amovible qui se démontera en cas de vent contraire et un matelas, qui finalement nous servira d’ombrelle afin qu’il ne trempe pas dans l’eau de la pirogue et passer la nuit au sec, moi je serai essentiellement au bout de la pirogue a pagayer, gouverner ou perché donc je ne prend pas de place, au soleil bronzage assuré. Le chargement des bagages est donc restreint mais il n’est pas nécessaire de promener trop de matériel ou nourritures
Je sais que je trouverais toujours des épices, des féculents et quelques légumes même si les jardins sont assez rares sur cet itinéraire, le bois et le charbon se négocient en route dans les pirogues qui le transportent à Mopti. L’huile de bonne qualité, les épices et deux gamelles, trois avec le chien ! Un petit fourneau, de l’eau minérale pour souhade et le petit et de l’eau de ville pour moi plus un tas d’autre truc pas indispensable mais qui serve quand même. Mais surtout une tente ou nous dormirons en sécurité, tout sa dans a peut près deux mètre carré. Quant aux poissons nous le trouverons sans problème car le Bozo pêche, pêche encore et toujours comme s’il avait pour mission de vider le fleuve de tous ses poissons. Quasiment toujours au travail les pécheurs qui voit beaucoup plus rarement des étrangers passer dans leurs quartier que sur le Niger, sont très heureux de nous vendent ou nous offrir leur prisses, essentiellement des silures dépassant rarement le mètre, et des carpes, que je comparerais plutôt a la perche. Je n’ai pas oublier l’huile, indispensable pour frire et déguster les carpes et la plupart des poissons qui sont bourrer d’arrête. Gaver de poisson frit, en sauce ou encore mouler dans la glaise, d’œuf poché dans une soupe de choux. Un poulet au citron et aubergine était même au menu. Nous pourrions presque nommé ce voyage, « de balade culinaire » mais l’amour était plus fort encore… alors le vent ! Emporte nous.
Le voyage est sans but si ce n’est, une ballade familiale de quelques jours.
Le jour du départ nous quittons les plages de Mopti devenu notre lieu d’habitation, pour garer la grande pirogue maintenant bien aménagée au port, mon petit frère Mouta s’en occupera. Nous tirons la voile faite d’une bâche et la magie de la nature fait le reste, l’eau et le vent nous arrache de Mopti, qui défile sous nos yeux jusqu’a se désertifier. Rapidement, le vent tourne, mais c’est en fait plus souvent le fleuve qui a tourné. Les repères ne sont pas évidents sur l’eau avec souvent un horizon a perte de vue. La perche remédie au vent contraire ou absent. Je connais la navigation a la perche pour l’avoir pratiquer durant de nombreux année lorsque j’amenais mon père pêché sur la rivière translucide et très froide en bas de chez nous. Mais on ne naviguais pas avec des pirogues sur la Conie, mais a barque conçu pour ramer. C’est donc sur le trajet que je compléterais mon apprentissage. L’apprentissage de quelques heures une nuit de pleine lune était magique et inoubliable. De nombreux îlots d’herbe verte dégager par le faible niveaux de l’eau nous accueillent pour les bivouacs mais ils créent a force du courant des tourbillons très dur voir impossible pour l’apprenti que je suis a remonter, . Nous faisons donc la connaissance de Ibrahim Maïga, nous arrangeons d’une somme et c’est lui qui en bave avec le « bocala mousso » (perche de fille) que j’ai choisi pour le voyage. Cette perche cassera d’ailleurs plus tard. Et c’est encore Ibrahim qui au retour me cédera la sienne. Un cadeaux précieux car on en trouve difficilement avant Mopti. Malgré quelques coup de vent qui bouscule parfois notre coquille, les risque de couler son minime puisque la profondeur ne dépasse que rarement notre taille, ce qui permet de tiré le convois en cas de difficultés. Il ne faut pas négliger l’amarrage des bagages, qui en cas de coulage quitterait le bateau pour suivre le courant (encore du vécu !). Les ballades dans les villages sont agréables même si nous sommes toujours assaillir par une colonie de petits (vidé le fleuve et faire des enfants, c’est ça la mission ?), il n’est pas toujours évident de rester maître de la situation surtout avec gamelle qui attire particulièrement l’attention par sa petite taille, ces villageois non pour la plupart jamais vu un chien nain, et qui obéi au doit et a l’oeil. Heureusement je gère maintenant beaucoup mieux, à Tombouctou une trentaine de petits nous jetaient des pierres. Les quelques mots maintenant acquis en bambara sont bien sur très utile dans ces moments mais surtout très apprécier, même si le village est peul ou bozo les habitants parle très souvent la langue bambara, et j’ai toujours mes nouvelles fiche pour progresser sur cette langue finalement beaucoup plus simple que nos langues francophone. Les nombreux milans et corbeau qui ne sont pas farouche, nous attrape les cheveux et font quelques frayeurs à gamelle, et quelques hippopotames se font remarquer du bout du nez.
C’est le lait cailler acheter au peul qui va me coucher et gâcher une journée entière. J’aurais tout juste la force de traverser et trouver l’endroit le plus agréable du coin Le lendemain encourager par un bon vent contraire, et une amis qui prend le départ pour la France, nous déciderons de faire demis tour. En une semaine, nous aurons a peine effectué la moitié du chemin pour Djenné, tant mieux la suite nous reste a découvrir. Le vent et quelques heures de perche, cette fois ci dans le sens du courant, et nous arrivons au port ou nous retrouvons notre pinasse. Nous rentrons bien reposer, bronzé, bien nourris et de jolies images pour Souhade. Un arbre magnifique a reçu l’empreinte de notre amour. Lorsque j’ai planté la lame pour y graver un cœur, j’ai fait couler une sève rouge vif qui teinte nos initiales. Que cet arbre centenaire soit un témoin de notre amour éternel. Pour conclure je vous dirais que ces deux fleuves sont très différent sur leurs aspects, la vie et les activités qui si passent, sur la navigation et sur le comportement de la population. Les deux méritent vraiment votre visite.
Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.
Willynomad 🙂
Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.
Willynomad 🙂
Bonjour à tous
Je reviens du MALI.
J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus.
Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds....
Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
Bonjour,
Après 7 ans de relation avec mon homme, c'est décidé, on va enfin au Mali tous ensemble ! ( sur décembre - janvier environ 3 semaines) je suis trop contente et super pressée de rencontrer ma belle famille et de voir Bamako :-) ( ville où vis la famille de mon homme).
Mais malgré l'excitation, le stress et l'appréhension sont là malgré le réconfort de mon homme, voilà pourquoi je viens vers vous :
- déjà, les billets ne sont pas encore réservés car mon homme attend de savoir la date à laquelle il va pouvoir envoyer sa camionnette par bateau ( il a des projets pour le mettre en taxi là bas). Normallement il devrait partir le 13 décembre. Bref je voudrais savoir la compagnie aérinne que vous conseillez, on m'a parlé de royal air maroc, qu'en pensez vous et savez vous si il est possible de mettre la poussette canne en cabine, sinon j'imagine la galère que ça va être pour l'escale et le changement d'avion avec le petit dans les bras. Surtout que je vais voyager seule à l'allée car mon homme prendra lui l'avion pour le sénégal où il récuperera sa camionnette. Avez vous également des conseil pour le voyage, notamment pour occuper mon petit de 4 ans, et surtout j'ai peur pour le dernier ( 10 mois) quand il a sommeil il pleure donc j'espere qu'il ne dérangera pas les voyageurs mais je sais pas trop comment je vais pouvoir l'installer dans l'avion
- Ensuite, mon homme m'a dit que c'est son frère sur polace qui s'occuperait de visiter et réserver une maison, avec vous des adresses et des tarifs?
- Conçernant la santé : les 2 petits sont vaccinés contre le dtp, le bcg et fièvre jaune sera faite mi décembre, le docteur va me faire l'ordonnace pour le traitement du palu, et j'ai farfouillé sur le net pour savoir les médocs à me faire prescrire: * traitement palu * anti diarrhéique * thermomètre + doliprane * désinfectant pour les bobos, compresses, pansements * désinfectant ophtalmique * pommade arnisa * boisson de réhydration * crème solaie, chapeau * Moustique: prise baygon, répulsif, crème apaisante, moustiquaire imprégné Est ce que j'oubli quelquechose?
Voilà je vous remercie par avance :-)😄
Après 7 ans de relation avec mon homme, c'est décidé, on va enfin au Mali tous ensemble ! ( sur décembre - janvier environ 3 semaines) je suis trop contente et super pressée de rencontrer ma belle famille et de voir Bamako :-) ( ville où vis la famille de mon homme).
Mais malgré l'excitation, le stress et l'appréhension sont là malgré le réconfort de mon homme, voilà pourquoi je viens vers vous :
- déjà, les billets ne sont pas encore réservés car mon homme attend de savoir la date à laquelle il va pouvoir envoyer sa camionnette par bateau ( il a des projets pour le mettre en taxi là bas). Normallement il devrait partir le 13 décembre. Bref je voudrais savoir la compagnie aérinne que vous conseillez, on m'a parlé de royal air maroc, qu'en pensez vous et savez vous si il est possible de mettre la poussette canne en cabine, sinon j'imagine la galère que ça va être pour l'escale et le changement d'avion avec le petit dans les bras. Surtout que je vais voyager seule à l'allée car mon homme prendra lui l'avion pour le sénégal où il récuperera sa camionnette. Avez vous également des conseil pour le voyage, notamment pour occuper mon petit de 4 ans, et surtout j'ai peur pour le dernier ( 10 mois) quand il a sommeil il pleure donc j'espere qu'il ne dérangera pas les voyageurs mais je sais pas trop comment je vais pouvoir l'installer dans l'avion
- Ensuite, mon homme m'a dit que c'est son frère sur polace qui s'occuperait de visiter et réserver une maison, avec vous des adresses et des tarifs?
- Conçernant la santé : les 2 petits sont vaccinés contre le dtp, le bcg et fièvre jaune sera faite mi décembre, le docteur va me faire l'ordonnace pour le traitement du palu, et j'ai farfouillé sur le net pour savoir les médocs à me faire prescrire: * traitement palu * anti diarrhéique * thermomètre + doliprane * désinfectant pour les bobos, compresses, pansements * désinfectant ophtalmique * pommade arnisa * boisson de réhydration * crème solaie, chapeau * Moustique: prise baygon, répulsif, crème apaisante, moustiquaire imprégné Est ce que j'oubli quelquechose?
Voilà je vous remercie par avance :-)😄
En manque ! Tel pourrait être le début de cet article. En manque de voyage, en manque d'excitation, en manque d'aventure, en manque de dessin de soleil, en manque de vivre...Aujourd'hui je viens de mettre le doigt dessus...c'est un manque d'Afrique !
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....
Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.
Petite histoire malienne :
Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.
Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.
Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.
Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.
Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.
Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.
Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.
Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "
Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
Bonjour à tous,
Nous devons partir pour 15 jours au Mali en décembre avec notre fille qui aura alors 15 mois. Elle sera à jour niveau vaccins et aura un traitement anti-palu. Nous serons reçu dans de la famille à Bamako et envisageons de visiter les alentours en voiture, en limitant les trajets au max et avec arrêts dans des hôtels bien tenus. Mais voilà, plus la date approche, plus je m'inquiète. Je me demande si ma fille n'est pas trop petite pour faire un tel voyage. Va-t-elle supporter la malarone? Le climat? Et le palu? On sait bien que le traitement préventif n'est pas efficace à 100%. Y-a-t-il beaucoup de moustiques en décembre? On part surtout pour faire plaisir au papa qui est né là-bas et qui souhaite présenter son bébé à sa famille... Moi j'étais très emballée au début et plus ça s'approche plus je m'interroge...
Mathilda.
Nous aimerions avoir des nouvelles fraîches concernant le trajet Bamako(Mali)-Petite Côte(Sénégal) via Tambacounda puis au retour via Saint-Louis pour un voyage en décembre ? quel est l'état des routes après ces fortes pluies ? quelles sont les différentes étapes ? et autres avis ?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
😛😛😛
bonsoir,
je pense descendre sur le mali par la route en decembre 2007
je descends avec mes 2 enfants 8 et 4 ans et pour un minimum de confort je voulais mettre une caravane derrière la voiture
j'ai entendu dire que la route est maintenant goudronée du maroc au sénégal
qu'en pensez vous de l'idée de la caravane???
d'autre part je cherche des personnes voyageant avec leurs enfants pour la meme destination à la meme periode pour faire la route ensemble...
merci
à bientot
ps: je connais le mali, je vais présenter les enfants à leur famille, mais je n'ai jamais fait la descente par la route
tous conseils bien venus!!!
mais pas de prise de tete si je vois que c'est galere je pense laisser la voiture en mauritanie et prendre l'avion jusqu'au mali
ce voyage doit rester un plaisir et un bon souvenir pour nous
bonjour a tous
nous prenons la route en décembre et nous voulons traverser la mauritanie via nioro du sahel nous avons un enfant
y a t il des problèmes niveau sécurité ou pas plus q d habitude? nous avons deja fait la route en 2008 sans soucis
merci
Salut à tous,
Nous projettons de déscendre au Mali par la route (Maroc Mauritanie Mali et peut être Senegal) en fourgon aménagé avec notre fille de 3 ans. Habitués du Maroc (en camping sauvage), je voudrais tout d'abord savoir si il est possible de dormir hors des campings en Mauritanie? Ensuite, nous ne sommes pas fixés sur l'itinéraire pour rejoindre le Mali: soit traversée d'Ouest en Est la Mauritanie, soit passé par le Sénégal. Que me conseilleriez vous?? En lisant les differant message j'ai cru comprendre que le backchich est de mise face au racket de la police Sénégalaise... Est ce vraiment une raison de contourner le pays? On m'a parlé d'une nouvelle loi qui interdit l'entrée des vieux véhicules (+ de 5 ans) au Sénégal... QQun aurait il des renseignements fiables et surtout récents? Pour la Mauritanie et le Mali, y'a t'il le même genre de problèmes? On parle aussi souvent de l'insécurité en Mauritanie (du moins dans les coins retirés) est ce vraiment justifié ou est ce que ça c'est calmé ces derniers temps? Voila j'attends vos réponses et vos expériences... Itinéraires, bons et mauvais plans... MERCI D'AVANCE
BER
Nous projettons de déscendre au Mali par la route (Maroc Mauritanie Mali et peut être Senegal) en fourgon aménagé avec notre fille de 3 ans. Habitués du Maroc (en camping sauvage), je voudrais tout d'abord savoir si il est possible de dormir hors des campings en Mauritanie? Ensuite, nous ne sommes pas fixés sur l'itinéraire pour rejoindre le Mali: soit traversée d'Ouest en Est la Mauritanie, soit passé par le Sénégal. Que me conseilleriez vous?? En lisant les differant message j'ai cru comprendre que le backchich est de mise face au racket de la police Sénégalaise... Est ce vraiment une raison de contourner le pays? On m'a parlé d'une nouvelle loi qui interdit l'entrée des vieux véhicules (+ de 5 ans) au Sénégal... QQun aurait il des renseignements fiables et surtout récents? Pour la Mauritanie et le Mali, y'a t'il le même genre de problèmes? On parle aussi souvent de l'insécurité en Mauritanie (du moins dans les coins retirés) est ce vraiment justifié ou est ce que ça c'est calmé ces derniers temps? Voila j'attends vos réponses et vos expériences... Itinéraires, bons et mauvais plans... MERCI D'AVANCE
BER
Nous partons mon mari, mon fils de 6 ans et moi pour un bon 6 semaines au Mali.
Notre fils a l'haitude de voyager hors des sentiers battus et a l'habitude de longues marches à la chaleur dans la jungle humide...
N'ayant jamais été en Afrique, j'aimerais avoir l'avis de gens ayant voyagé au Mali.
Nous voyageaons dans le but de découvrir le pays et surtout les gens qui l'habitent. Comme nous le faisons d'habitude, nous prévoyons contribuer dans la mesure du possible (souvent, nous enseignons l'hypnose au médecins et sage-femmes des villages afin qu'ils puissent traiter des blessures, anesthésier sans médicament, etc., nous donnons des médicaments, des fournitures scolaires, etc.)
Ne connaissant pas le Mali, nous aviserons sur place comment nous pourrons contribuer (nous prévoyons poer nos pénates au moins deux semaines en pays Dogon pour ce faire)
Nous avons plusieurs questions...
- Nous apporterons au moins un sac-à-dos ou une valise en supplément pour les choses que nous laisserons aux gens sur place. Si nous arrivons à Bamako, est ce que vous croyez que ce sera problématique d'avoir à trimballer ces valises dans les autobus et autres jusqu'au pays Dogon?
- Avez-vous des suggestions de choses en particulier qui seraientappréciés sur place (médicaments spécifiques, matériel comme des poulies, matériel scolaire, vêtements, etc) Bien sûr nous donnerons les choses aux dispensaires écoles ou à tout autres responsable dans le village qui sera en mesure d'en faire une distribution adéquate)
- Savez-vous si notre fils pourra être accepté des enfants et jouer avec eux dans le village ou nous arrêterons ou sera-t-il traité comme un étranger (le voyage risque d'être long pour lui s'il ne doit demeurer qu'avec nous sans jouer avec d'autres enfants!!!) (nous commencons à nous familiariser avec le Bambara; il devrait pouvoir baragouinner un minimum à son arrivée là-bas)
- Nous partons en juillet... Connaissez-vous la température approxiamtive à cette préiode de l'année en pays Dogon?
Voici notre itinéraire préléminaire (nous partons de Montréal, arrétons à PAris une semaine pour donner un cours d'hypnose, puis prévoyons atterrir à Bamako (peut-être devrions-nous atterir à Mopti... Ce serait peut-être plus simple avec les bagages supplémentaires... Est ce beaucoup plus cher?), j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire en juillet (évidemment, si nous arrivons par Mopti, l'ordre des villes sera changée, mais pas la boucle effectuée:
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
bonjour à tous,
Notre petite famille part 6 mois en voyage dont 2 petites semaines au Mali en novembre. nous voulons en profiter au maximum en ne prenant aucun risque pour notre fille qui n'a pas encore 4 ans. Elle a l'habitude de voyager, est née et vit à Mayotte mais on ne peut s'empêcher d'être un peu inquiets...notamment pour le palu et les autres maladies. Nous comptons aller en pays Dogon.
Pouvez-vous nous conseiller, nous rassurer ?! Qu'en est-il des hôpitaux ou dispensaires dans ce coin reculé ?
Nath
Bonjour à tous!!
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
bonjour à tous et à toutes,
trekkeur de 22 ans je veux faire découvrir le burkina faso à ma copine. Je m'y rend déja au mois de février dans le sahel dori gorom afin de faire de l'humanitaire et d'emmener des enfants découvrir ce coin du pays.
Quel sont les autres endroits à visiter? Pays dogon ?
Nous avons une semaine du 18 au 24 decembre et je préfère rester à un endroit pour découvrir intensivement ! Nous sommes de bons sportifs .
merci pour vos réponses !
RDV sur mon blog pour mon prochain trek au népal du 01 au 31 octobre 2010 sur trekaction.canalblog.com 😄
trekkeur de 22 ans je veux faire découvrir le burkina faso à ma copine. Je m'y rend déja au mois de février dans le sahel dori gorom afin de faire de l'humanitaire et d'emmener des enfants découvrir ce coin du pays.
Quel sont les autres endroits à visiter? Pays dogon ?
Nous avons une semaine du 18 au 24 decembre et je préfère rester à un endroit pour découvrir intensivement ! Nous sommes de bons sportifs .
merci pour vos réponses !
RDV sur mon blog pour mon prochain trek au népal du 01 au 31 octobre 2010 sur trekaction.canalblog.com 😄
L’ONG malienne Action Secours Sans Frontière (ASF) et son partenaire en France l’Institut de Recherches et d'Applications en Psychologie (IRAP) sont entrain de mobiliser des personnes de bonne volonté pour venir en appui à la mise en œuvre de 5 projets humanitaires au Mali.
Assistance aux femmes lépreuses sans ressources du centre Raoul Follereau à Bamako.
Alphabétisation des enfants et aide à l’insertion professionnelle des ados, nés de parents lépreux à Bamako.
Construction d’une retenue d’eau nécessaire au développement du village de Tinko dans le sud du Mali.
Aide aux femmes sans ressources, veuves avec des enfants, regroupées dans le village de Samanko.
Assistance de première urgence et éducation des enfants de la rue à Bamako.
Pour faire partie de ce cercle humanitaire, prière vous manifester en faveur de tel ou tel projet en nous écrivant à : asfirap@free.frPour en savoir plus sur nos projets, veuillez visiter notre site : http://asfirap.free.fr/
Pour faire partie de ce cercle humanitaire, prière vous manifester en faveur de tel ou tel projet en nous écrivant à : asfirap@free.frPour en savoir plus sur nos projets, veuillez visiter notre site : http://asfirap.free.fr/
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si t u en as d'autres ce sera parfait!
Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonjour, Je suis étudiante en éducation spécialisée et je veux faire mon stage final à Bamako de septembre à la fin décembre 2009. Je cherche un endroit où je pourrais travailler 4 à 5 jours par semaine avec des gens ayant des problèmes d'adaptation de toutes sortes. Dans des milieux comme les écoles, les petites associations, les organismes de rue, etc.
J'attends des nouvelles avec impatience!
Bonjour,
J'ai déjà laisser un message sur ce forum. Finalement pour mon voyage d'étude sur les enfants des rues en Afrique, je vais me "limiter" à Dakar et à Bamako.
Je partir donc autour du 6 juillet, resterait à Dakar jusqu'au 20-21 juillet, puis je partirais à Bamako jusqu'au 9-10 août. Je partagerais sur place la vie d'une association qui s 'occupe des enfants des rues. (Vidéo + photo+ écrits)
Je souhaite donc savoir les vaccins et leurs tarifs qu'il faut pour partir là-bas. J'ai vu qu'il y avait le traitement contre le paludisme, mais ça me paraît cher, non? Ensuite les vaccins, quel budget il faut compter?
Après pour le visa et le passeport ? Quel budget? Je n'ai ni l'un, ni l'autre. Et aussi que délais? Je crois que pour Dakar il n'y a pas de besoin de visa, c'est ça?
Et ensuite, quel budget nourriture + logement si jamais je ne trouve personne, pour un peu plus d'un mois de vie sur place?
Merci beaucoup.
J'ai déjà laisser un message sur ce forum. Finalement pour mon voyage d'étude sur les enfants des rues en Afrique, je vais me "limiter" à Dakar et à Bamako.
Je partir donc autour du 6 juillet, resterait à Dakar jusqu'au 20-21 juillet, puis je partirais à Bamako jusqu'au 9-10 août. Je partagerais sur place la vie d'une association qui s 'occupe des enfants des rues. (Vidéo + photo+ écrits)
Je souhaite donc savoir les vaccins et leurs tarifs qu'il faut pour partir là-bas. J'ai vu qu'il y avait le traitement contre le paludisme, mais ça me paraît cher, non? Ensuite les vaccins, quel budget il faut compter?
Après pour le visa et le passeport ? Quel budget? Je n'ai ni l'un, ni l'autre. Et aussi que délais? Je crois que pour Dakar il n'y a pas de besoin de visa, c'est ça?
Et ensuite, quel budget nourriture + logement si jamais je ne trouve personne, pour un peu plus d'un mois de vie sur place?
Merci beaucoup.
Bonjour,
actuellement étudiant en France, je souhaiterai m`investir activement dans une association ou ONG au Mali.
Plus précisement, j`aimerai pouvoir apporter mon aide à des enfants, ados dans un orphelinat au Mali en tant que bénévol, volontaire en Juillet et Aout.
Mes recherches sur internet n`on pas été très fructueuses c`est pour cela que je demande de l`aide sur ce forum.
Pouvez vous me faire parvenir des adresses, des contact où vous avez eu de bonne expérience, dans le domaine de l`éducation ou autre? (Même des adresses concernant des associations autre que orphelinat seraient les bienvenus.)
Merci. A bientot.
actuellement étudiant en France, je souhaiterai m`investir activement dans une association ou ONG au Mali.
Plus précisement, j`aimerai pouvoir apporter mon aide à des enfants, ados dans un orphelinat au Mali en tant que bénévol, volontaire en Juillet et Aout.
Mes recherches sur internet n`on pas été très fructueuses c`est pour cela que je demande de l`aide sur ce forum.
Pouvez vous me faire parvenir des adresses, des contact où vous avez eu de bonne expérience, dans le domaine de l`éducation ou autre? (Même des adresses concernant des associations autre que orphelinat seraient les bienvenus.)
Merci. A bientot.
Quelqu'un a t'il utilisé avec bonheur une agence au Mali et peut me donner les tuyaux
Je souhaite organiser un voyage de 15 jours en famille noel 2007 ( fleuve Niger, pays Dogon, ....)
Merci d'avance
Jean François
Je vais partir pour Mopti en frévrier et aimerai visiter le pays Dogon.
Beauté des paysages, richesse des rencontres...
Mais est-ce aussi touristique qu'on le dit ?
bonjour a tous je possede une assez bonne expérience dans tout ce qui concerne le bénévolat en france j'aimerais maintenant aller sur le terrain au sein meme des pays que j'ai pu "aider" en prenant part a un voyage d'aide humanitaire. merci en l'attente de vos réponses...
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une association ou d'un ONG pour partir en tant que bénévole au MALI ou au BURKINA en novembre 2010.
J'ai effectué une mission de soutien scolaire par le biais d'un congés solidaire avec Planète Urgence en décembre au Mali et je souhaite renouveler ce type d'engagement,
Si quelqu'un connait une asso ou ong je suis preneuse d'info!
Merci d'avance
Céline
Je suis à la recherche d'une association ou d'un ONG pour partir en tant que bénévole au MALI ou au BURKINA en novembre 2010.
J'ai effectué une mission de soutien scolaire par le biais d'un congés solidaire avec Planète Urgence en décembre au Mali et je souhaite renouveler ce type d'engagement,
Si quelqu'un connait une asso ou ong je suis preneuse d'info!
Merci d'avance
Céline
j'aimerai visiter le Mali, mais pas dans l'inconfort et sac à dos. Avec chauffeur guide parlant français
le programme d'Intermedes ne me plaît pas et ici en Belgique, je n'ai pas vu de voyage groupe, uniquement en Individuel mais le hic, il faut être minimum deux. Mon fils a fait le voyage avec sa femme en décembre 2007 avec Continents Insolites, c'était très bien, mais il faut être deux
Bonjour à tous,
je pars le 1er mai prochain pour le Mali. Je fais un stage avec mon université mais avant tout, durant tout le mois de mai, je veux visiter le Mali. Je serai seule (à moins que quelqu'un d'entre vous serait intéressé à me rejoindre!) et je me demandais s'il y avait des risques à voyager seule ces temps-ci. Je sais qu'il y a des tensions entre le touaregs et le reste du pays, devrais-je ne pas aller à Tombouctou ou à Gao?
J'aimerais savoir aussi s'il est possible de faire Gao / Tombouctou en pirogue au moi de mai ou si le niveau du fleuve est trop bas. De plus, est-ce que ça vaut la peine d'aller au mont Hombori ou encore à Kayes ?
Pour terminer, si vous avez des conseils de toute sorte sur la voyageuse seule au Mali vous pouvez me faire part de vos opinions, suggestions ou expériences !
Merci
Mélissa
J'aimerais savoir aussi s'il est possible de faire Gao / Tombouctou en pirogue au moi de mai ou si le niveau du fleuve est trop bas. De plus, est-ce que ça vaut la peine d'aller au mont Hombori ou encore à Kayes ?
Pour terminer, si vous avez des conseils de toute sorte sur la voyageuse seule au Mali vous pouvez me faire part de vos opinions, suggestions ou expériences !
Merci
Mélissa
Bonjour à tous,
Nous voici de retour de notre périple africain au combien riche en surprises de toutes sortes ; Nous sommes partis de Lyon le 16 décembre pour nous rendre au Pays Dogon, par la route, avec notre camping-car. Impossible ?!
Le véhicule est un Hymer Esxis, de 5, 45m de long, sans porte à faux ( indispensable pour l'itinéraire suivi). Il n'est pas 4X4. Nous l'avons chaussé de pneus contact type ice ( niquel pour les pistes en sable) et avons posé une tôle ( en remplacement de la protection en fibre de verre qui a très vite éclaté sur la piste) pour protèger le carter et le moteur . Et nous sommes partis pour 6 semaines d'un voyage un peu fou!!!
Itinéraire réalisé : Tanger/Fort Guerguerat/Nouakchott/ Route de l'Espoir jusqu'à Ayoun el Atrous/ Nioro du Sahel/ Didieni/ Bamako/ Douentza/ Monts Hombori/ Pays Dogon et retour par Kayes/Kidira/le barrage de Diama/ Nouakchott/ Maroc. Dans l'ensemble, nous avons roulé sur du bon "goudron" selon l'expression consacrée de l'Afrique de l'Ouest.
Cependant, certains tronçons sont déplorables : Boutilimit/Aleg : nids de poule importants, fréquents, mal bouchés, dos d'âne. çà "tape " beaucoup. Kiffa / Ayoun el Atrous : goudon très dégradé, passages de sable mou, puis plus dur, "congéres" de sable. Nioro/Diema : à déconseiller si la condition physique du conducteur n'est pas au top ! Impossible à faire avec un véhicule comportant un porte à faux. A cause des engins chargés de "graver" la future route " en terre moderne", la piste est extrêmement dégradée : trous, fondrières, bancs de sable mous, tôle ondulée très profonde type escalier, nids " d'autruche", latérite. C'est l'ensablage garanti. Mais avec une bonne sangle ( que vous aurez emportée), les ouvriers du chantier vous sortiront si vous êtes enlisés, avec beaucoup de gentilesse. Précautions à prendre :vider la porte du frigo, caler tout dans les placards, mettre du scotch sur toutes les targettes pour éviter leur ouverture intempestive, protèger avec du bulgom le couvercle de la plaque de cuisson s'il est en verre, oculter autant que faire ce peut les bouches d'aération des appareils électro ménager. C'est très sportif pendant 70KM! Pilote, co-pilote et véhicule sont à l'épreuve. Diema/Didieni : 178 KM de tôle ondulée dans la latérite ( poudre rouge qui s'infiltre partout). Vous roulerez entre 15 et 30Km/H pour protèger le véhicule. A l'arrivée, il faudra vérifier toutes les vis. Mais ce tronçon peut se faire avec un Ccar de plus de 6M. Un ami passe tous les 2 ans avec un intégral ! Les grands bâchés doublent à une vitesse folle, sans visibilité, mais la piste est large. Néanmoins, elle requière une attention soutenue du pilote et de son co-pilote. Didieni/Douentza/ Monts Hombori : route superbe, bon goudron voire excellent Bandiagara/ Sangha/ Pays Dogon : laisser le ccar dans un campement et louer un 4X4, ou un taxi pour rejoindre la falaise car les "radiés" (sorte de barrière canadienne pour la pluie) sont très cassants. Diema/Kidira : bon goudron mais le tronçon suivant de Tambacounda à Koalac est très dégradé. Piste du Barrage de Diema (Sénégal) : superbe, à travers la réserve du Diawling. C'est un chemin de relevé en sable, avec des faux niveaux, du devers, des ornières et des failles mais il est possible de prendre la piste parrallèle qui est plus roulante et moins accidentée. Vous pouvez recruter un guide pour ce passage à couper le souffle. En tout état de cause, la prudence et une vitesse tranquille sont de mise en Afrique! Tout peut surgir à tout moment sur la chaussée ! Ne jamais rouler de nuit non plus ! Nous avons toujours été extrêmement bien accueillis par des populations curieuse de notre " maison sur roues", laquelle a été respectée au même titre que les demeures des autochtones? Nous avons dormi dans des campements ( pratique pour les pleins d'eau) le plus souvent, sinon nous avons demandé la permission de dormir sur les parkings d'auberges moyennant de prendre le repas à l'auberge ou de payer la nuit, gardés, ou encore à la gendarmerie de Diema, sans aucun probléme dès lors qu'on demande l'hospitalité avec le sourire et qu'on accepte de laisser soit un cadeau ( cahiers, Tshirts, vêtements chauds...). Le véhicule n'a subi aucun dommage, ni son équipement, malgré nos moments d'angoisse sur la piste de Nioro : il n'est pas agréable de voir tomber les vis de l'aménagement, de voir tout vibrer malgré une vitesse de pointe à 40Km/H.
Alors si le coeur vous en dit, si la curiosité vous pique, nous sommes à votre disposition!
Amitiés,
Nous voici de retour de notre périple africain au combien riche en surprises de toutes sortes ; Nous sommes partis de Lyon le 16 décembre pour nous rendre au Pays Dogon, par la route, avec notre camping-car. Impossible ?!
Le véhicule est un Hymer Esxis, de 5, 45m de long, sans porte à faux ( indispensable pour l'itinéraire suivi). Il n'est pas 4X4. Nous l'avons chaussé de pneus contact type ice ( niquel pour les pistes en sable) et avons posé une tôle ( en remplacement de la protection en fibre de verre qui a très vite éclaté sur la piste) pour protèger le carter et le moteur . Et nous sommes partis pour 6 semaines d'un voyage un peu fou!!!
Itinéraire réalisé : Tanger/Fort Guerguerat/Nouakchott/ Route de l'Espoir jusqu'à Ayoun el Atrous/ Nioro du Sahel/ Didieni/ Bamako/ Douentza/ Monts Hombori/ Pays Dogon et retour par Kayes/Kidira/le barrage de Diama/ Nouakchott/ Maroc. Dans l'ensemble, nous avons roulé sur du bon "goudron" selon l'expression consacrée de l'Afrique de l'Ouest.
Cependant, certains tronçons sont déplorables : Boutilimit/Aleg : nids de poule importants, fréquents, mal bouchés, dos d'âne. çà "tape " beaucoup. Kiffa / Ayoun el Atrous : goudon très dégradé, passages de sable mou, puis plus dur, "congéres" de sable. Nioro/Diema : à déconseiller si la condition physique du conducteur n'est pas au top ! Impossible à faire avec un véhicule comportant un porte à faux. A cause des engins chargés de "graver" la future route " en terre moderne", la piste est extrêmement dégradée : trous, fondrières, bancs de sable mous, tôle ondulée très profonde type escalier, nids " d'autruche", latérite. C'est l'ensablage garanti. Mais avec une bonne sangle ( que vous aurez emportée), les ouvriers du chantier vous sortiront si vous êtes enlisés, avec beaucoup de gentilesse. Précautions à prendre :vider la porte du frigo, caler tout dans les placards, mettre du scotch sur toutes les targettes pour éviter leur ouverture intempestive, protèger avec du bulgom le couvercle de la plaque de cuisson s'il est en verre, oculter autant que faire ce peut les bouches d'aération des appareils électro ménager. C'est très sportif pendant 70KM! Pilote, co-pilote et véhicule sont à l'épreuve. Diema/Didieni : 178 KM de tôle ondulée dans la latérite ( poudre rouge qui s'infiltre partout). Vous roulerez entre 15 et 30Km/H pour protèger le véhicule. A l'arrivée, il faudra vérifier toutes les vis. Mais ce tronçon peut se faire avec un Ccar de plus de 6M. Un ami passe tous les 2 ans avec un intégral ! Les grands bâchés doublent à une vitesse folle, sans visibilité, mais la piste est large. Néanmoins, elle requière une attention soutenue du pilote et de son co-pilote. Didieni/Douentza/ Monts Hombori : route superbe, bon goudron voire excellent Bandiagara/ Sangha/ Pays Dogon : laisser le ccar dans un campement et louer un 4X4, ou un taxi pour rejoindre la falaise car les "radiés" (sorte de barrière canadienne pour la pluie) sont très cassants. Diema/Kidira : bon goudron mais le tronçon suivant de Tambacounda à Koalac est très dégradé. Piste du Barrage de Diema (Sénégal) : superbe, à travers la réserve du Diawling. C'est un chemin de relevé en sable, avec des faux niveaux, du devers, des ornières et des failles mais il est possible de prendre la piste parrallèle qui est plus roulante et moins accidentée. Vous pouvez recruter un guide pour ce passage à couper le souffle. En tout état de cause, la prudence et une vitesse tranquille sont de mise en Afrique! Tout peut surgir à tout moment sur la chaussée ! Ne jamais rouler de nuit non plus ! Nous avons toujours été extrêmement bien accueillis par des populations curieuse de notre " maison sur roues", laquelle a été respectée au même titre que les demeures des autochtones? Nous avons dormi dans des campements ( pratique pour les pleins d'eau) le plus souvent, sinon nous avons demandé la permission de dormir sur les parkings d'auberges moyennant de prendre le repas à l'auberge ou de payer la nuit, gardés, ou encore à la gendarmerie de Diema, sans aucun probléme dès lors qu'on demande l'hospitalité avec le sourire et qu'on accepte de laisser soit un cadeau ( cahiers, Tshirts, vêtements chauds...). Le véhicule n'a subi aucun dommage, ni son équipement, malgré nos moments d'angoisse sur la piste de Nioro : il n'est pas agréable de voir tomber les vis de l'aménagement, de voir tout vibrer malgré une vitesse de pointe à 40Km/H.
Alors si le coeur vous en dit, si la curiosité vous pique, nous sommes à votre disposition!
Amitiés,
Bonjour,
Je ne sais pas si cela se fait trop car je suis nouvelle sur ce forum... 😊 Je rêvais de l'Afrique depuis 20 ans et je suis partie début novembre 15 jours au Mali sur le fleuve Niger et en pays Dogon. C'est un voyage organisé par une asso bordelaise de médiation scientifique sur le thème de l'eau et du fleuve... la Garonne ici bien sûr !!!! mais ils emmènent aussi leurs adhérents sous d'autres cieux...
Ce fut un voyage exceptionnel... riche de paysage, riche de rencontre. On a eu la chance de voyager sur des parties du fleuve non touristique et d'être bien accueillis dans des villages tout au long de notre périple... Évidemment les dernières infos concernant cette région ne nous incitaient pas à partir... on a "simplement" évité Tombouctou...
Et je ne regrette rien et n'oublie rien de la belle ville de Djenné, du fleuve paisible... et des bivouacs... un peu moins paisibles (je leur donnais des noms à chaque fois : le premier, les punaises - oui une petite attaque en règle - le deuxième, les moustiques.... le 3e sur une dune... fut... tranquille, le 4e retour des moustiques... et le 5e et dernier, les crapauds... (et ils ne se taisent qu'à 4h du mat'))... ça donne envie, hein ??? bon il y a aussi le fameux 4x4 dogons... qui n'est jamais tombé en panne, lui, pas comme notre 4x4 entre Konna et le pays Dogon... Je n'oublie et ne regrette rien non plus des rencontres... avec les enfants surtout... ces sourires... Je ne regrette pas les falaises dogons et les sites des telems... mais l'ascension fut un peu difficile (mal de gorge et antibiotiques obligent !)...il me faudrait 3 heures et vous devriez subir mes quelque 1 000 photos pour que je puisse vous raconter à quel point j'ai adoré...
voilà, la situation touristique est un peu difficile au Mali à cause de la médiatisation négative... donc je me permet de faire un peu de pub...alors si ça vous tente pour mi février, contactez l'asso Océan sur Bordeaux... moi malheureusement ni les congés, ni les sou-sous pour avoir la chance de repartir...
Bon vent à tous...
Je ne sais pas si cela se fait trop car je suis nouvelle sur ce forum... 😊 Je rêvais de l'Afrique depuis 20 ans et je suis partie début novembre 15 jours au Mali sur le fleuve Niger et en pays Dogon. C'est un voyage organisé par une asso bordelaise de médiation scientifique sur le thème de l'eau et du fleuve... la Garonne ici bien sûr !!!! mais ils emmènent aussi leurs adhérents sous d'autres cieux...
Ce fut un voyage exceptionnel... riche de paysage, riche de rencontre. On a eu la chance de voyager sur des parties du fleuve non touristique et d'être bien accueillis dans des villages tout au long de notre périple... Évidemment les dernières infos concernant cette région ne nous incitaient pas à partir... on a "simplement" évité Tombouctou...
Et je ne regrette rien et n'oublie rien de la belle ville de Djenné, du fleuve paisible... et des bivouacs... un peu moins paisibles (je leur donnais des noms à chaque fois : le premier, les punaises - oui une petite attaque en règle - le deuxième, les moustiques.... le 3e sur une dune... fut... tranquille, le 4e retour des moustiques... et le 5e et dernier, les crapauds... (et ils ne se taisent qu'à 4h du mat'))... ça donne envie, hein ??? bon il y a aussi le fameux 4x4 dogons... qui n'est jamais tombé en panne, lui, pas comme notre 4x4 entre Konna et le pays Dogon... Je n'oublie et ne regrette rien non plus des rencontres... avec les enfants surtout... ces sourires... Je ne regrette pas les falaises dogons et les sites des telems... mais l'ascension fut un peu difficile (mal de gorge et antibiotiques obligent !)...il me faudrait 3 heures et vous devriez subir mes quelque 1 000 photos pour que je puisse vous raconter à quel point j'ai adoré...
voilà, la situation touristique est un peu difficile au Mali à cause de la médiatisation négative... donc je me permet de faire un peu de pub...alors si ça vous tente pour mi février, contactez l'asso Océan sur Bordeaux... moi malheureusement ni les congés, ni les sou-sous pour avoir la chance de repartir...
Bon vent à tous...








