Discussions similar to: Ordinateur portable Birmanie
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Entrée avec ordinateur portable et appareil photo en Birmanie depuis Bangkok
Bonjour a tous,

En train de préparer mon TDM qui debutera en Octobre prochain, je prévois de me rendre en Birmanie depuis Bangkok.

comme vous devez vous en douter, je voyagerais avec mon mini pc ainsi que mon reflex et j'entends dire que cela est interdit en Birmanie ( j'ai lu des posts sur le sujet mais cela sont assez anciens).

Je ne souhaiterais bien evidemment ne pas me voir les abandonner a la douane!!!

Est-ce que quelqu'un sait si ces objets sont autorisés ou bien formellement interdit? La réponse m'orientera bien evidemment sur le fait de me rendre dans ce pays ou pas!!!

Merci bcp pour votre aide!

A bientot

Matthieu
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Entrer en Birmanie avec deux appareils photo et un ordinateur portable?
Salut a tous, je pars la semaine prochaine en Birmanie (janvier 2009). Vu la situation politique du pays je me demandais si d'arriver avec 2 appareils photo semi-pro pouvait poser probleme (confiscation des appareils, interdiction d'entrée du territoire). J'esperai pouvoir entrer aussi avec un PC portable mais je crois qu il ne faut pas tenter le diable... merci pour vos reponses. IGnaTT
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Ordinateur en Birmanie...
Bonjour, Ma femme et moi, nous sommes em tour du monde et nous avons un ordinateur portable avec nous pour actualiser notre blog et pour nos photos c'est beaucoup plus simple... Nous allons en Birmanie tres prochainement et on se pose la question si notre ordi va passer a la frontiere... Avec les problemes qu'il y a eu dans ce pays a t'on le droit d'avoir avec soi un ordinateur??? Si non est-ce quelqu'un a deja teste les consignes a l'aeroport de Bangkok??? Peut-on avoir toute confiance??? Deuxieme question par rapport au sujet d'internet...Pensez-vous qu'on puisse mettre a jour notre blog??? Y'a t'il beaucoup de site bloque??? Merci pour vos reponses Wilfried et Laetitia
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Trois mois à Rangoon (Birmanie)
Salut à tous,

Je m'apprête à partir en stage pendant trois mois et demi à Rangoon, et j'aurai besoin de quelques éclaircissements et conseils afin de bien me préparer à la vie là-bas... Pensez-vous qu'amener : un ordinateur portable + un disque dur externe + un appareil photo numérique soit possible? des expériences de personnes ayant vu leur matériel confisqué? :/ Je sais que le sujet a déjà été traité, mais la situation évoluant au gré des caprices des dirigeants, il me parait bon de faire une petite mise à jour... Etant étudiante, je supporterai mal d'être séparée de ces objets durement acquis... Il parait qu'il est difficile de trouver un logement à Rangoon pour moins de six mois, a moins de s'engager à verser le paiement pour cette période... Ne restant sur place que trois mois au maximum, cela ne m'arrange pas, bien que le logement soit très abordable!!! (pendant ce temps là, je paye toujours mon appart en France!) Alors à tout hasard, des personnes auraient-elles des combines, conseils, ou même places en colocation?... carte de crédit+traveller cheques inutilisables... Est-il sage de prendre tout mon argent (entre 2000 et 3000$) avec moi? (pendant le voyage le cacher dans mes vêtements?!!!) quelqu'un connaît-il un système proche du Western Union fonctionnant en Birmanie? Je voudrais publier un blog pour informer ma famille et mes amis de ma vie sur place... Sans vouloir pousser la parano, vaut-il mieux éviter d'aborder des sujets tels que la situation politique, même sur un blog français pendant mon séjour? Que dire des produits de consommation générale là-bas (serviettes de toilette, vêtements, gels douche) car je voudrais voyager léger...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui :), un GRAND MERCI d'avance à tous ceux qui voudront bien me répondre, tous les conseils sont bons à prendre car ces questions sont un peu pointus mais nécessitent néanmoins toute mon attention...

A tantôt!
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Intérêt de visiter le Myanmar et le Cambodge?
Quel est l'intérêt de visiter ces deux pays que sont le Myanmar et le Cambodge ?

Merci de ne pas donner seulement des idées personnelles mais plutôt la réalité des lieux.

Les peuples de ces deux pays sont-ils plus chaleureux qu'en Thaïlande et qu'au Vietnam?

Les paysages sont-ils plus spectaculaires au Myanmar plutôt qu'au Cambodge ?

Dans quelles villes de ces deux pays faut-il aller pour être loin des profiteurs, des arnaqueurs et des gens intéressés ?

Je recherche à créer des liens amicaux dans des coins où les gens ne sont pas avides d'argent.

Je voudrais voyager dans ces deux pays sans être déçu.
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Impressions birmanes
Bonjour à tous 🙂

Encouragée par quelques discussions récentes sur cette partie du forum, je me décide à partager à mon tour quelques photos prises en Birmanie, il y a six mois déjà. J'espère que les uns apprécieront tout simplement le partage, et que les autres sauront m'apporter un regard critique et constructif pour mieux progresser. Une vingtaine de photos est prévue, que je posterai en plusieurs fois.

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Blog birman - février 2005
MYANMAR : 25 / 01 – 16 / 02 / 2005

Jour 1 – Techno Chaque fois que je pars en voyage, j'oublie quelque chose, c'est comme un rituel. En général, je suis soulagé quand je découvre quoi, parce que ce n'est "que ça" et que j'oublie toujours une seule chose : jamais zéro ni deux (touchons du bois). Cette année, c'est mon carnet d'adresses, oui, le carnet avec vos adresses. Alors j'ai testé pour vous les bornes Internet de l'aéroport de Francfort. C'est très nul. Un euro les dix minutes et c'est quinze fois plus lent que mon vieux modem : cinq minutes pour ouvrir Infobel.be, deux pour comprendre le fonctionnement de la pseudo-souris, la première recherche bouffera les deux minutes qui restent sans aboutir. (Plus une minute pour éructer et pousser sur tous les boutons en même temps, le compte y est). En partant, j'ai dégoûté le gars qui voulait me reprendre ma borne, je suis vengé. Dans l'avion, il y a un système "vidéo/audio on demand" : 100 films et plus de 200 disques au choix. On n'est plus obligé de se taper le dernier navet avec Adam Sandler ou Whoopi Goldberg, chacun a son écran et se fait sa petite bulle. Dans ma bulle à moi, Diarios de motocicleta en entier, trente secondes de variété coréenne (beuh), un zeste de Bollywood, Casablanca, en version française par paresse, deux fois le sublime Julie with... de Brian Eno, et du Vivaldi à fond la caisse pour déjeuner. Pendant ce temps on survole l'Irak, l'Afghanistan et enfin Phuket, un mois après, jour pour jour.

Jour 2 – Dictature Après l'efficacité aseptisée de Singapour (où Internet marche et en plus c'est gratuit), Yangon (ex-Rangoon). Les odeurs de poisson pourri, les échoppes partout, les grands arbres, le joyeux bordel : là au moins, c'est l'Asie. On ne sent pas vraiment la dictature quand on arrive ici, c'est pas Ceaucescu. De jeunes douanières souriantes (des gamines, même) expédient les formalités en moins de deux. En ville les gens vaquent, s'agitent. Il n'y a pas ce côté aphasique qu'on trouve au Cambodge, ni tous les éclopés. C'est triste à dire, mais pour la plupart des gens, démocratie ou dictature, ça ne change pas grand-chose. Il y a quand même au moins quatre choses qu'on ne trouve pas à Yangon : Internet, les portables, les motos et les pantalons. Les deux premiers existent, mais à tarif prohibitif. Pas une seule moto par contre : suite à un attentat perpétré par un motard contre un général, elles sont interdites. Vraiment bizarre pour une ville du sud-est asiatique. Bon, pour les falzars, j'exagère, mais pratiquement tout le monde porte le longyi, un long tissu noué autour de la taille. En pratique, ça ressemble un peu trop à une jupe et je préfère mon jeans.

Jour 3 – Disparités Balade chez les riches : un domaine payant avec faux lac, jardins romantiques et promenade sur des planches tout autour. Après un moment, ça devient tout de même un peu branlant. Puis, un trou d'un mètre, limite franchissable, mais à deux cents mètres devant, ça tourne au gros tas de bois. Je me disais bien que cela faisait longtemps que je n'avais croisé personne. Balade chez les pauvres dans des quartiers moisis de la tête aux pieds. Avec plus de mille dollars bien visibles en dessous du T-shirt et mon gros sac photo, en Amérique, je n'aurais pas risqué. Ca aussi, c'est une forme de liberté, monsieur Bush, mais je n'ai pas eu le culot de prendre des photos.

Jour 4 – Taxis Le vieux chauffeur de taxi qui m'emmène à l'aéroport conduit pieds nus. Il y a beaucoup de trafic ce matin et, chaque fois que les voitures s'agglutinent devant nous, il prend une bifurcation. Je finis par me demander si la voiture a des freins en état de marche. Sur la route à quatre bandes juste avant l'aéroport, il se met à zigzaguer tellement qu'on se prend la rambarde de sécurité bruyamment dans la portière. On reprend la route sans un mot. A l'arrivée, il se confond en excuses : il n'a quasi pas dormi de la nuit et tombe de sommeil. Le nouvel aéroport de Mandalay se trouve à 50 km de la ville et je me retrouve à partager un taxi avec deux quinquas : un Québecois et un Français. Ce dernier m'explique que les Chinois, qui veulent un débouché sur l'Océan indien, misent gros sur la Birmanie. Mandalay occupe une position clef, dans la plaine, au bord du grand fleuve Irrawaddy et à l'arrivée de la route de Chine. La ville est florissante, le boycott américain fait l'affaire des Chinois. Tout le contraire de la décadence suintante de Yangon. Elle se remplit de ces immeubles biscornus et clinquants en carrelage qui poussent un peu partout, aux quatre coins chauds de la planète. En fin d'après-midi monté 1.700 marches pieds nus à la colline de Mandalay, une enfilade de petites pagodes reliées par des passages couverts sur un promontoire. Ca vend, ça discute ça cuisine et ça prie, beaucoup de charme. Retour en taxi bleu, genre de Daf 33 en plus petit (!), de marque Mazda, avec un moteur de mobylette.

Jour 5 – Train 4h30 du matin. Je pars en montagne, pour la journée. Dans le train, une femme Shan, la première que je vois, se dispute avec un jeune type. En gros, au Myanmar, il y a la plaine centrale peuplée de Birmans et puis tout autour des montagnes et des jungles peuplées de minorités ethniques. Parmi ceux-ci, les Shan sont les plus nombreux. La femme porte une sorte de turban et diverses étoffes jaunes, roses, oranges et brunes. Ca crie beaucoup et un contrôleur vient calmer le jeu. En face de moi, deux jeunes militaires dorment, l'un couché sur l'autre comme un bébé. Des malles et des sacs partout mais au moins tout le monde a un siège : Upper class, ils appellent ça. Pas de vitres aux fenêtres mais des volets en bois. Un quart d'heure plus tard, le train démarre. La montagne commence brutalement peu après Mandalay. Pour tracer la voie, plutôt que de multiplier les ouvrages d'art, les ingénieurs britanniques ont dessiné la voie comme une route, en zigzag. Le train arrive par une branche d'aiguillage, il s'arrête un peu plus loin, on change l'aiguillage, et il repart en sens inverse sur l'autre branche, comme cela plusieurs fois de suite. A la première gare, des repas sont servis le long de la voie et des passagers descendent. Mais le train repart assez vite et un type qui avait entamé un gros plat de nouilles doit s'interrompre pour remonter en courant dans le train. Plus loin, on s'arrête, puis on ne repart plus. Un train en panne dans l'autre sens bloque la voie unique un peu plus loin. Finalement, avec Didier, un touriste français, on affrète le seul véhicule disponible, une Jeep, pour les 30 derniers kilomètres. Passé le reste de la journée avec cet alsacien de Mulhouse qui travaille plusieurs mois par an à Taiwan.

Jour 6 – Le grand petit pont de bois Loué un vélo pour aller voir "le plus long pont en bois du monde", le pont U Bein, qui franchit un étang à 10 km au sud de Mandalay. Bon, d'abord, c'est plutôt une passerelle qu'un pont (un peu comme un môle). Ensuite, il n'est pas entièrement en bois : il y a deux parties avec de grosses travées en béton. En plus, il est cassé de partout, si bien qu'il faut franchir l'étang en barque. Bon, c'est quand même une belle silhouette au milieu des rizières avec un village sympa au bout.

Jour 7 – Trishaw Le trishaw, c'est un gars qui pédale et deux autres qui se laissent conduire, dos à dos, à côté de lui. Là, ce serait plutôt un bishaw mais on pète quand même un rayon tous les kilomètres (du côté conducteur, ce qui me rassure un peu). A Mandalay, tout est toujours loin de tout, car il y a un grand carré vide de 1.600 mètres de côté, au milieu de la ville, entouré de douves et de remparts. C'est l'ancien palais royal, qui a entièrement brûlé lors des bombardements de 1945. Il reste toutefois un vestige : un monastère qui avait été déplacé au XIXème siècle du palais royal vers l'extérieur de la ville. C'est le Shwe Nandaw, une merveille de dentelle de bois, toute en teck, le plus beau monument que j'aie vu jusqu'ici au Myanmar. Vu la taille du site du palais, ça laisse songeur quant à ce qui a dû être perdu.

Jour 8 – Ferveur Avec Alain, Parisien en préretraite rencontré hier sur un bateau, bus tapecul pour Monywa. On avait tous les deux prévu cette étape hors des sentiers battus et on la fait ensemble. Ca secoue tellement que je finis par me taper la tête contre le porte-bagages au-dessus de moi. Hilarité générale (enfin surtout des Birmans, pour être honnête). Au menu du jour, encore une fois, la démesure religieuse locale. D'abord la paya Thanbodday, sorte de palais du facteur Cheval, version pagode, kitsch et bariolée, avec 582.237 statuettes. (Apparemment, Lonely Planet a payé un type pour les compter). Plus loin, un bouddha couché de 98 mètres de long et le chantier pharaonique d'un autre, assis celui-là. A quinze mètres de haut, les jambes écartées en équilibre sur deux poutres de bambou, un bâtisseur de cathédrales soude au chalumeau sous le soleil de plomb.

Jour 9 – Caramba ! Ce devait être la journée la plus routarde : aller chercher les grottes de Hpo Win Daung dans la montagne par les moyens de transport locaux, mais le gouvernement a changé la donne. Désormais, obligation de prendre un bateau réservé aux touristes pour traverser le fleuve et de louer une Jeep. C'est de l'apartheid touristique et ça nous énerve. A l'arrivée dans ce trou perdu, cela aurait dû être un moment zen. Faute de guide, on visite ces sanctuaires anciens creusés dans la roche avec la folle du village qui nous hurle sans arrêt des trucs en birman mais sans les consonnes (elle a un problème de dents) : "Ayawehonwahouwahiyi !" Ah bon ? Après quoi, Alain retourne sur Mandalay tandis que je me repose un peu à Monywa.

Jour 10 – Sièges Cette fois, j'ai vraiment réussi à semer tout le monde. Je suis le seul étranger et je voyage au tarif des Birmans. Pour aller à Pakokku, j'achète quand même deux billets de bus : un pour moi et un pour mon gros sac à dos que je n'ai pas trop envie de voir sur le toit. Mais dans ce bus-ci, les sièges sont plus hauts et le receveur case sans problème le sac sous mon siège. Premier quiproquo au moment du comptage, où il manque évidemment quelqu'un. Je montre mon billet pour deux. Le bus part plein puis continue encore à se remplir de gens ramassés dans la campagne, c'est toujours comme cela. (Ainsi les citadins voyagent-ils généralement assis et les paysans debout). Au fur et à mesure du remplissage du bus, la situation devient de plus en plus absurde. Le receveur tance tous ceux qui veulent venir s'asseoir à côté de moi, alors que cela devient de plus en plus serré à l'avant (je suis juste derrière la porte d'entrée). Après plusieurs interventions, je parviens finalement à ce qu'il laisse un vieux bonze grognon s'asseoir à côté de moi. A Pakokku, charrette à cheval, puis bateau local qui part pile à l'heure, comme tous les moyens de transport que j'ai pris jusqu'ici.

Bétel Depuis la nuit des temps, les Birmans mâchent le bétel, qui réjouit l'âme et rend les dents rouges. Apparemment, c'est comme la cigarette, il y a les accros, ceux qui n'y touchent pas, et pas grand-monde entre les deux. Modernisme oblige, le bétel est désormais disponible en kit : la feuille verte repliée sur les petites graines, le tout dans une pochette de cellophane. Ne sachant pas si les effets dentaires se produisaient immédiatement ou seulement en cas de surconsommation, je n'ai pas osé essayer. C'est du reste la seule chose à vendre que l'on ne me propose jamais.

Jour 11 – Bagan Bon, Bagan, quoi. Le site le plus connu du Myanmar. Quatre mille temples, surtout en brique, un peu en pierre, dans une grande plaine. Angkor en plus grand, mais ici, les temples sont plus simples, et puis c'est la campagne, pas la jungle, même si j'ai vu une peau de serpent dans un trou, et croisé un gars qui en trimballait un, mort je suppose, comme il aurait porté une roue de vélo. Rouler en vélo, justement, sous le soleil de plomb, se déchausser, marcher sur les dalles brûlantes, écarter les marchands du temple, se rechausser, recommencer plus loin mais pas quatre mille fois. Récompense : quelques sodas et beaucoup de photos, surtout sous la plus belle lumière, entre trois et cinq.

Jour 12 – Emplettes Voyage après voyage, je tends à réduire de plus en plus mes bagages. Ainsi, la veste que j'emmène de Belgique pour pouvoir partir dans le froid doit-elle pouvoir rentrer dans le sac pour le reste du voyage. (En 1999, j'avais été encombré d'un énorme anorak pendant trois semaines au Cambodge). Mais là, quand même, j'ai fait une gaffe : je n'ai emmené qu'un seul pantalon, un jeans qui est passablement crasseux et même poisseux suite à mon périple d'hier. Je le fais laver à l'hôtel, et c'est en short que je vais au marché de Nyaung U avec le joli vélo rose bonbon de location. Me renseigner, trouver la bonne partie du marché, celle des fringues. La toute première marchande me harponne. Elle me vendrait bien toute sa boutique mais n'a que des pantalons ultra-moches à 20 $. Chaque fois que je fais mine de m'en aller, elle me retient par le bras et envoie une petite fille chercher autre chose quelques boutiques plus loin. Finalement, je m'énerve et je m'en vais pour de bon. Une autre commerçante, plus zen, qui a assisté à toute la scène m'attire dans sa boutique plus vers l'intérieur du marché. Nettement mieux. Essayages dans une grande cabine en bambou qu'elle ferme chaque fois avec un cadenas. Pas évident de trouver ma taille, d'autant qu'ici, tout taille plus petit. Emplette finale : un pantalon en toile plus que correct, coupe jeans, taille 38 (!) imitation 35, pour 17 $. Le type de ma guesthouse me dit qu'un Birman aurait probablement payé 12 $, donc c'est correct. Beaucoup de choses à vendre, évidemment, à Bagan. Un type qui vend des peintures sur tissu me montre les calques qu'il a utilisés. Il m'explique qu'il vient de finir cinq ans d'école d'art et que sa sœur est en dernière année. Pas mal pour une gamine de quinze ans, à vue de nez. Il est en train de finir le pourtour monochrome d'une peinture. Bizarrement, tous les types qui vendent ces toiles sont toujours en train de finir un pourtour (Ils ne sont jamais en plein milieu d'un travail) et ils ne disposent que de deux ou trois pots de couleur. Je le félicite pour la qualité de son travail et me laisse finalement tenter par deux œuvres, probablement faites à la chaîne par des enfants au fin fond d'une cave. Boycotter ou pas ? Eternelle question, loin de la confortable Europe.

Jour 13 – Inch Allah Aujourd'hui, plan total routard : rallier Kalaw, dans la montagne, par les moyens du bord : le seul bus direct est complet. J'ai un billet pour Meiktila, à mi-chemin, mais avant la montagne, et c'est tout. Trajet en bus à peu près normal jusqu'à l'entrée de la ville, où tous les passagers du toit en descendent pour venir s'entasser dans l'habitacle. Apparemment, les flics ont des principes ici. Par après, à chaque arrêt, le receveur m'annonce que si si, c'est ici la gare routière, et que je dois descendre (les places sont chères, et encore plus les places assises). Après, cela se complique. Je descends du bus et on m'embarque quasiment de force à l'avant d'un pick-up surchargé, sac à dos sur le toit, le tout pour cinq dollars, quinze fois le prix annoncé par mon guide. Mais un départ immédiat, c'est inespéré et je me laisse faire. C'est une de ces situations inch Allah, où l'on n'a plus prise sur rien. Après, c'est la totale des clichés : les virages vertigineux, les éboulements de rochers sur la route... Le pneu avant gauche est lisse comme un bébé, à part un gros trou qui ne doit pas être d'origine. A chaque arrêt, le mécano jette des seaux d'eau sur le moteur pour refroidir, pendant que les passagers vont faire caca sur le bas-côté (grâce au longyi, ça reste relativement discret). Après douze heures de route, Kalaw, enfin, 1.300 mètres d'altitude, assez zen, un peu chic aussi, toutes proportions gardées.

Jour 14 – Trekking Deux jours de marche dans la montagne, un peu improvisés, vu mon arrivée tardive d'hier. Un guide et moi. En quittant Kalaw, on traverse des forêts de pins, puis des plantations de thé et de bananiers. La montagne est belle. En principe, on part découvrir des villages tribaux Palaung et Pa-O. Mais ceux-ci sont un peu trop proches de Kalaw et la réalité est plus mitigée. Gens âpres au gain, mines renfrognées, trop de touristes. L'année prochaine, la maison communautaire des Pa-O, qui pouvait abriter jusqu'à sept familles, sera rasée pour faire place à des unifamiliales en briques et en bois. Le soir, trois touristes, trois guides et un minuscule chat roux roulé en boule sur ma cuisse droite passent une chouette soirée autour d'un jeu de société et de quelques bougies, dans une sorte de ferme-restaurant dans la montagne. La nuit, quelques souris fouineuses empêchent tout le monde de dormir.

Jour 15 – Guide On reprend la route et les villages se font plus coquets, plus souriants. Beauté d'un monde de terre, de paille et de bois. Mon guide, c'est Kyaw Thura Tun, mais il se fait appeler KT pour faire court. Il a 27 ans, c'est un "guide pigiste", qui travaille avec plusieurs guesthouses. Il vit chez son père, avec deux de ses frères. Ses parents sont divorcés. Il avait une fiancée à Taunggyi, la plus grande ville de l'Etat Shan, mais les parents de celle-ci, des bourgeois, n'ont pas voulu de ce fils de pauvres dont le père ne fait rien de ses journées, alors il est redevenu célibataire. Il rêve de monter sa propre agence de trekking avec un associé, puis peut-être un troisième larron. Puis de voir le monde aussi, et enfin de redevenir moine vers cinquante ans. Pour gagner plus, il travaillait comme charpentier jusqu'à il y a deux mois mais un accident de travail mal soigné lui a abîmé le bras droit. KT, avec son côté grave, démenti par son physique de pirate chinois. Un beau personnage, digne et profond, peut-être ma plus belle rencontre de voyage à ce jour.

Jour 16 – Voiture Après trois journées des plus éprouvantes, un peu de confort. Un jeune couple de Lorrains, Julien et Carole, m'invite dans sa voiture de location. La formule leur coûte 500 $ pour deux semaines. C'est vrai qu'en faisant comme moi, les deux fois deux vols intérieurs leur en auraient déjà coûté 400. Plus les bus et autres pick-ups, ça fait cher l'inconfort. Dans l'absolu, je préfère mon immersion totale à leur lune de miel, mais mes jambes et mes pieds usés par deux jours de randonnée leur disent merci.

Jour 17 – Off Journée perdue à Nyaungshwe. Je dois faire quelques démarches (achat de billets, reconfirmation de vol...) qui m'empêchent de partir tôt pour une des excursions en bateau sur le lac Inle. Un peu crevé et enrhumé aussi, suite à mon périple en montagne. Siestes, quelques photos en fin de journée. Je ne voyage pas au même rythme que les groupes organisés. Je prévois normalement toujours au moins deux nuits à chaque endroit, et aussi quelques jours sans rien au programme. Ainsi, un jour de grosse fatigue comme aujourd'hui n'est jamais un problème et, lorsqu'on tombe amoureux d'un endroit, il y a toujours une marge pour prolonger le séjour.

Jour 18 – Lac Le lac Inle est habité par une ethnie au destin particulier, les Intha. Chassés du sud du Myanmar au XIIème siècle, ils ont été finalement autorisés à s'installer ici. Ici, c'est-à-dire sur le lac-même, et non sur ses rives, déjà occupées par les Shan. Ils ont dès lors développé un art de vivre amphibie : villages sur pilotis, potagers flottants, de manière à pouvoir vivre en autarcie complète. Ils rament avec le pied et pêchent, en équilibre sur l'autre, avec une nasse et une perche. En principe, les balades en canoë sont interdites aux touristes (Il faut prendre les bruyants canots à moteur), mais, comme souvent ici, les principes semblent faits pour ne pas s'en servir. Dix kilomètres d'une méchante piste défoncée à vélo, une longue jetée en bois et, au bout de celle-ci, pour quelque menue monnaie, les gens du coin vous mènent en bateau pour une balade romantique dans leur Venise de bambou.

Jour 19 – Touriste Aujourd'hui, je fais le gros pacha. Seul pour la journée dans un de ces promène-couillongs qui vont sur le lac, une pirogue à moteur (avec des fauteuils en bois sur le pont !) En général, j'essaie de partager ce genre d'excursions, mais je suis à nouveau un peu assailli par les microbes et j'ai peur de devoir demander de rebrousser chemin à mi-parcours. Ca démarre pas trop mal : le canal qui relie Nyaungshwe au lac est joli dans la lumière du matin et plus loin, on croise quelques pêcheurs au travail. Après, ça se gâte : les boutiques à souvenirs s'enchaînent mornement jusqu'au clou de la journée : un monastère où des chats, dressés par les moines, sont supposés sauter dans des cerceaux. Mais les chats sont comme tout le monde, ils en ont marre des touristes et se contentent de ronchonner comme des siamois. A 15h30, sous le soleil de plomb, mon pilote, qui parle trois mots d'anglais, me demande si je veux attendre le coucher de soleil au milieu du lac. Euh, non merci. Quel ennui de voyager comme cela. Rien à voir, pas un micropoil d'imprévu, comme une visite d'usine en URSS, avec les danses folkloriques à la fin.

Arizona Bar Comme tous les soirs, au premier étage de cette maison, on donne un cours d'anglais. La prof énonce et les élèves, des adultes répètent en chœur. Il est question de touristes et de tout ce qu'on peut trouver à l'Arizona Bar. Tiré de mes réflexions par un vélo qui fait un écart pour m'éviter au dernier moment. Je suis au milieu de la rue avec mon sweat-shirt noir, il est huit heures et il fait nuit. Plus loin, toujours plus sombre, les étoiles, la fine lune éclairée par en bas, les insectes et les grenouilles qui, au fil des jours, font de plus en plus de bruit. Février avance, la pluie approche.

Jour 20 – Chaud Retour à Yangon. Au pif, 35 degrés à l'ombre. Dans les guides, ils disent que la ville est une bonne porte d'entrée pour s'acclimater au pays avant d'aller plus loin. A mon avis, un largage direct sur les campagnes fraîches du pays Shan serait plus approprié. Peu avant 13 heures, le muezzin donne de la voix. Dans le quartier de l'hôtel, il y a aussi une église protestante, une synagogue, un temple hindou dédié à Kali, déesse de la guerre (!) et, naturellement, plusieurs pagodes. En fait, en revenant ici, on se sent subitement plus proche de l'Inde que de l'Extrême-Orient, même si géographiquement, ce devrait être le contraire. L'empreinte coloniale des Britanniques est encore très présente aussi, notamment dans l'architecture.

Jour 21 – Vivre(s) Renoncé à aller voir un village de potiers à trente kilomètres à l'est de la ville, il fait vraiment trop chaud. Alors, il reste les petits bonheurs de la vie asiatique. Un grand yaourt maison glacé avec de vraies fraises (plus un soda) le midi. Un curry de poulet avec quatre ou cinq garnitures différentes à volonté (plus un soda) le soir. Coût total des deux repas : un euro. Beaucoup de retraités, comme Alain (cf. Jour 8), viennent vivre six mois par an en Asie. Trois à cinq dollars par jour pour une piaule, un dollar par semaine pour la blanchisserie et hop ! En Birmanie, toutefois, le visa est limité à 28 jours. En général, les autorités des pays asiatiques détestent ce genre de tourisme fauché, et il faut un peu jongler avec les frontières.

Jour 22 - Singapour Malgré les apparences, dues aux heures locales trompeuses, mon trajet retour est beaucoup plus long que l'aller. Six heures d'attente à Francfort dont je me passerais bien (Désolé Karin mais à six heures du matin, et avec 2 degrés centigrades annoncés, je ne mettrai pas le nez dehors), et sept autres heures à Singapour, beaucoup plus intéressant (34 degrés). Dans le métro de Singapour, on ne peut ni fumer, ni boire, ni manger. Mais on peut téléphoner ou pianoter sur son ordinateur portable, comme le font une ribambelle de jeunes filles chinoises, se balader d'un bout à l'autre de la rame, qui est d'un seul tenant, s'étonner enfin du quadrilinguisme anglais –chinois – tamoul – malais, ou du système de doubles portes (les voitures ont des portes vitrées comme partout mais les quais également). L'obsession locale pour la propreté et la sécurité peut encore faire ricaner mais, finalement, ce côté rassurant arrangerait probablement la plupart des gens chez nous, les femmes en particulier. Singapour, c'est à la fois une ville et un pays, cinq fois moins étendu que le Grand-duché. Pas vraiment une mégalopole, quatre millions d'habitants. Beaucoup de monde dans les rues le soir. C'est moderne, bon enfant et tolérant, comme cette grande banderole affichée sur une mosquée dans Chinatown : "Bonne année lunaire à tous nos amis chinois".

En pratique : Le Myanmar est en plein boom touristique. Des voyages "tout confort" sont désormais possibles dans certaines parties du pays. Ailleurs, ça peut encore être réellement l'aventure, certains coins étant à plusieurs jours de voyage (et quel voyage !) de la capitale. Un Hollandais qui s'est installé là-bas racontait (sur Internet) que, lors d'un trek, il était arrivé dans un village où personne n'avait vu un étranger depuis deux générations. Je reviendrais bien faire le nord "à la dure" d'ici quelques années. Budget total : pas donné. 1.000 euros d'avion, 550 euros sur place. A cela, il faut ajouter une centaine d'euros en frais de vaccins et médocs anti-malaria avant le départ, soit environ 1.650 euros pour trois semaines. Le gros du budget, c'est le donc le vol (les vols) depuis l'Europe et il n'est pas évident à réduire. Trois pistes possibles : Prendre un vol sec sur Bangkok et acheter le billet pour Yangon sur place. Permettrait de gagner 100 ou 150 euros maximum. Didier (cf. Jour 5) avait acheté son billet 600 euros à une compagnie du Qatar, mais il a mis quatre jours à récupérer ses bagages, égarés lors de l'escale à Doha. De toute façon, il faut compter 150 euros de plus pour un départ de Bruxelles. J'ai aussi rencontré des Belges qui avaient volé pour ce même prix avec Biman, la compagnie aérienne du Bangladesh. Quelques problèmes de surbooking avec eux et, à ma connaissance, un seul vol hebdomadaire sur le Myanmar, donc pas le choix des dates.

Prochain voyage : Cuba ! (Je continue ma tournée de l'Axe du mal). Bons voyages à tous !
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Matériel informatique et photo en Birmanie
Bonjour à tous :) Je pars en septembre pour 20 jours en Birmanie. Je suis photographe mais pas du tout dans le milieu du voyage, je susi donc un peu perdu ici. J'ai lu que les telephones portables sont interdit, pas de probleme. En revanche j'ai lu que les ordinateurs portables sont également interdit... et la c'est pour moi un probleme. Je stocke mes photos "haute def" sur mon portable...

Help :) Merci de m'indiquer si il y a donc un probleme avec un ordi portable en Birmanie.

Merci à vous tous.
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Bagages en Birmanie
Bonjour,

Je compte partir en Birmanie en 2012. J'aimerais savoir ce que vous me conseillez au niveau des bagages. Je pense que le sac à dos est le mieux, mais ne faut-il pas quand même avoir une valise, pour produits hygiène, médicaments, draps de bain et autres... En effet, le sac à dos me paraît juste pour un mois et lourd pour les treks.

Merci d'avance de me conseiller sur ce point.

Aripule.
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Birmanie et comment y aller pas cher
Bonjour,

Nous envisageons de partir en Birmanie +/- du 24 octobre au 20 novembre. D'abord, est-ce la bonne période côté météo? Ensuite, peut-on à nouveau avoir un GSM et un ordi portable?

Ensuite, après recherches sur Internet, on s'aperçoit que les prix des billets d'avions sur Rangoon sont très chers (rien en-dessous de 1.200 euros). Quelqu'un connaît-il un moyen d'y aller moins cher (via Bangkok?) Et y a-t-il par ex des vols Air Asia sur Rangoon?

Merci!
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Adresses d'orphelinats en Birmanie
Bonjour,

J'ai prévu un voyage en Birmanie fin octobre/début novembre. A plusieurs reprises au cours de mes différents voyages, j'ai regretté de ne pas avoir prévu d'emmener dans mes bagages quelques vêtements ou fournitures scolaires à distribuer sur place.

Je reviens d'un voyage au Kenya, où j'ai emporté une caisse de vêtements en bon état (j'ai 3 enfants), que j'ai fait déposer dans un orphelinat de Nairobi.

Je voudrais profiter des 20 kg dont je dispose pour le vol internationnal pour faire de même en Birmanie. J'ai déniché quelques adresses d'orphelinat à Yangon et Mandalay. Je voudrais savoir si l'un d'entre vous a une adresse particulière à me conseiller. J'envisage également d'emmener un PC Pentium 3 (PC + clavier/souris, je n'ai pas d'écran). Y a-t-il un endroit où je pourrais le déposer sans que ça devienne un cadeau empoisonné pour l'utilisateur ?

Merci pour vos conseils !
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Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020

LA BIRMANIE, le MYANMAR…….

Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.

La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.

Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.

Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?

Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.

Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…

Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…

Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.

Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.

Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.

Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.

Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.

Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.

21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.

22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.

J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.

Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!

Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.

Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.

Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !

Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.

23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.

J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.

Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.

Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.

Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.

La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.

Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?

Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…

Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.

La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.

Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?

24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.

Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.

25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.

A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.

Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.

Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.

On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.

Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.

26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…

Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).

Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.

En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!

En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.

Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.

On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.

Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.

Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.

On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.

Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).

A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…

Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.

Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.

27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…

Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.

On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.

Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.

L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…

28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.

Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.

Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.

29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.

Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.

J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle

Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.

En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!

30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.

En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.

En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.

31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.

A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.

S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!

Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.

1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.

Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!

Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.

Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…

2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!

Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.

3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!

Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!

La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.

4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.

Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.

Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.

Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.

C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.

5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?

Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.

Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.

En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.

Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.

Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.

A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.

Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.

6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.

En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!

Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.

Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.

Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.

7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…

Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.

Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.

L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.

Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!

C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.

De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.

8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.

9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.

Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.

Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!

Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.

Dépenses :

Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros

Soit 3120 euros
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Créer un blog et quel matériel pour envoyer des photos en cybercafé local? (Cambodge ou Birmanie)
Hello

En prévision d'un voyage 2/3 mois en asie (Birmanie et Cambodge) je voudrais créer un blog, y déposer des photos et des textes associés pour rester en lien avec les amis

1- Quel est le blog le plus facile à charger (photos et commentaires) ? accessible facilement des cybercafé de ces pays (qui sont en débit très faible ) et certains blogs peuvent être saturés ce qui amplifie le pb)?

2- Pour réduire les photos au format (480 000 pixels) en cybercafé local : est-ce possible / facile à partir de carte SD 4GO de mon APN ? Faut-il un CD d'un programme type photoshop ?

3- Et pour charger le blog en cybercafé local ? C'est long, par exemple pour 20 photos 480 kp?

4- La solution de type blackberry ?

5- Pour sauvegarder les photos d'une carte SD, comment les copier sur une autre SD? sur un ordi enc ybercafé

Merci à ceux qui peuvent aider Jacques
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Visa Run au Myanmar et ordinateurs portables
Hello tout le monde.

Si certains ont lu mon précédent topic, moi et ma copine allons partir en guise de Visa RUN au Myanmar.

Nous avons tout deux des PCs portables, et je voudrais savoir si nous pouvons les emporter avec nous ( en les laissant dans notre sac a dos ) ou si nous devions mieux les laisser dans notre hotel.

Merci pour vos réponses

Cordialement.

Amoundaka
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30 jours en Birmanie, 8 octobre - 9 novembre 2015
Bonjour De retour de Birmanie je souhaite tout d'abord remercier ceux qui m'ont aidée dans la préparation de ce fabuleux voyage. Merci à Christophe, Brice, Louis. Merci à tous ceux dont j'ai oublié le nom 😉 et aussi à tous ceux qui m'ont aidée sans le savoir... ceux qui ont eu la gentillesse de publier un carnet de voyage que j'ai consulté encore et encore, ceux qui ont posé des questions, bref, tout ceux qui participent sur VF

Nous avons adoré la Birmanie, ses paysages, mais aussi surtout ses habitants qui sont d'une gentillesse incroyable

Je commence par la fin avec une info que je n'avais pas trouvée. Nous avons passé 30 jours sur place. Pas de problème avec le dépassement des 28 j officiels. Formalité très simple. Après avoir enregistré les bagages et AVANT la douane, il suffit d'aller au bureau de contrôle (1er étage à Yangon) et de payer. Pour nous, 3 $ par jour par personne (le jour d'arrivée ne compte pas, on n'a donc eu qu'un seul jour de dépassement ). UNIQUEMENT en $, kyats non acceptés

Les grandes lignes de notre voyage Yangon 2j 1 nuit au Cherry Guest House, centre ville, réservé par mail. grande chambre basique, très propre avec balcon 30$ pas extraordinaire mais bien Mandalay 2j 2 nuits Hotel 8, réservé via booking.com 22$ la nuit A recommander! établissement très récent, impeccable! personnel serviable, très bon petit déjeuner sur le toit terrasse Pyin Oo Lwin 1j 1 nuit au Golden Gate Resort GH, réservé par email. petit bungalow un peu vieillot mais propre et très calme Kyaukme 4J (trek 3j/2n) 2 nuits au Northern Rock, grande chambre, 25$, réservé par l'intermédiaire de notre guide Thura Monywa 1j 2 nuits au Chindwin Hotel, chambre correcte mais chère 52,50$ (mais pas de résa et autre hotel complet à notre arrivée) Nous a montré une chambre basique à 35$ HT vraiment riquiqui et délabrée, donc forcément on a opté pour la chambre supérieure ;-) Personnel agréable. Restau en terrasse à déconseiller, très cher et petite portion... mais bon petit déjeuner sous forme de buffet Bagan 4J 4 nuits au Kyaw Hotel Bagan, bungalow 37$ la nuit, location e-bike sur place A mon sens 1 jour de trop. On avait prévu 3 jours, mais j'ai rajouté 1 nuit parce qu'on est arrivé plus tôt et on ne pouvait pas décaler Kalaw 3j 3 nuits à la Thitaw Lay House, 40 € parce que j'ai choisi le confort d'un bungalow LE meilleur endroit de notre séjour Accueil et conseil au top.Très grande chambre, confortable, terrasse... Petit déjeuner SUPER. Pour les plus petits budgets, Thitaw 2 avec des chambres à 22$ Inle 4j 4 nuits au Zwagi Inn, réservé par agoda, 27€ Bien Rocher d'or 1j 1 nuit au Golden sunrise 47$, très bien Hpa An 2j 2 nuits au Galaxy Motel, 22$ baissé à 20 $ parce qu'on a trouvé que ce n'était vraiment pas super Mawlamyine 2j 2 nuits au Sandalwood Hotel 3500 kyats. Chambre correcte, difficulté à se faire comprendre pour le petit déjeuner mais cela fait partie du voyage ;-) Retour à yangon

La suite à venir dès que j'ai un peu de temps 🙂
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Pauvre, pauvre et pauvre encore Birmanie!
Je suis presentement en thailande, et les caracteres accentues du francais ne sont pas dispo... Je regrette donc que la lecture de ce message puisse etre laborieuse...

Un ami ayant visite la Birmanie en 1989 l avait surnommee: la Boeuf-manie parce que disait-il on y trouvait des charettes a boeufs dans tous le pays et meme dans les endroits urbanises. Moi, j ai decide de lui donner aussi un surnom: le Myan-Mart

Pour faire court, en anglais un Mart est une grande surface ou on trouve de tout et surtout de rien... Prix et qualite dans le tres bas, merci... Pensez a Wal-Mart et K-Mart aux USA. J ai trouve que ce pays est en fait une gigantesque salle de montre de tout ce que la Chine produit dans les segments moyen et surtout bas de gamme.

J ai egalement trouve que la position geographique de ce pays n etait pas ce a quoi je m attendais... Le Myan-Mart etant dorenavant dans mon esprit, situe quelque part entre la Coree du nord et l Absurdistan...

Il y a pas si longtemps, on pouvait trouver 2 ideologies concernant ce pays. Visiter le pays pour faire en sorte que les Birmans puissent cotoyer des etrangers, et que accessoirement ceux-ci puisse temoigner de ce qu ils ont vu la-bas ou alors ceux et celles qui disaient que l on devait isoler ce pays le plus possible, c est-a-dire etablir des sanctions politiques et economiques vigoureuses et ne pas visiter ce pays.

Avant mon voyage la-bas, j etais de la premiere ecole. Plus maintenant...

Vous aurez compris qu il s agit de mon temoignage, et de mon opinion personnels. Alors continuons...

Quand je voyage, il y a toujours 2 facteurs qui me preoccupent pour essayer de "saisir" le pays visite. Les infrastructures (etat des rues, maisons, voitures, aeroports etc...) et le psyche collectif.

Pour les infrastructures, la situation etait moyenne... Meme si Yangoon tombe litteralement en ruine: egouts eventres, trottoirs defonces, maisons fissurees etc... c est un peu l exception, car j ai trouve que les infrastructures du reste du pays etaient pas si deficientes (pour un pays quand meme si pauvre).

En ce qui concerne l etat d esprit general de la population, alors la, ca se complique serieusement.

J ai trouve a plusieurs reprises que les connaissances de bases etaient outrageusement absentes... A plusieurs reprises, des adultes (plusieurs, des moines ages) ont ete incapables de situer geographiquement le Canada (Canada in Europe?, Canada in Africa? Canada in USA? Where is Canada?). Ils ne savaient pas ce que les lettres UN (United Nations=Nations Unies) voulaient dire. Je pourrais continuer longtemps a enumerer des choses que nous prenons pour acquises dans notre quotidien mais que les Birmans ignorent TOTALEMENT...

Prive d Internet, de journaux etrangers ou locaux non censures, de radio, leur niveau de connaissances est l un des plus bas que j ai jamais experimente...

Je crois donc que les generaux ont atteints (super efficacement, d ailleurs) leurs buts: controler la population en controlant tout ce qui contribuent a faire avancer les gens, et par ricochet le pays, c est-a-dire les connaissances de base.

J avais emis l idee avant de partir la-bas de rester 2 semaines de plus. Les autorites birmanes ont tout fait pour me bloquer

1- J ai demande a la douaniere (19 nov 2010) si on pouvait rester plus longtemps que les 28 jours permis. Sa reponse: aucun probleme, vous payez 3$ par jour supplementaire. Ca me semblait on ne peu plus clair. Mais comme je suis du genre tetu, je suis egalement passe au minuscule bureau de l immigration de l aeroport pour une confirmation. Rendu la, une experience kafkaienne m attendait...

2- Des 4 douaniers en uniforme present dans la piece, aucun ne semblait ou ne voulait parler anglais. Puis 3 minutes plus tard, comme par enchantement, un homme penetre dans la salle et me parle dans un anglais plus que potable. Je lui reitere ma question concernant une prolongation, et lui me repond que les prolongements sont interdits jusqu a nouvel ordre! Qui dit vrai? La fonctionnaire du tampon ou lui? Je lui dit qu une douaniere a l arrivee m a dit oui, mais il insiste pour dire que c est non, mais que les choses pourraient changer. Il me conseille de passer a Mandalay, car il s y trouve un bureau local de l immigration... Pendant ces 5 minutes, j ai pu voir des piles et des piles de feuillets administratifs traines sur des bureux et aussi par terre. Par un seul ordinateur dans la piece...

3- A Mandalay, je me rend dans un edifice gouvernemental ou malheureusement je peux pas ecornifler a mon gout avant qu on me demande ce que je veux... La seule chose que je peux (encore???) voir, ce sont des formulaires, et des formulaires en piles gigantesques qui traient ca et la sur les... planchers!

4- J ai droit au traitement royal, car on me conduit a une huile en uniforme 2 etoiles. Entoures de ses 4 secretaires plus jolies les unes que les autres, le grade ne parle pas anglais, mais une de ses secretaines, si. je deballe l histoire pour la prolongation et le con veux m envoyer a Yangoon pour recevoir un avis final et officiel, car lui ne peux le donner... Je repose la question pour voir si j ai bien compris, et il repete exactement la meme chose. Sournoisement, je lui susure: mais la capitale n est-elle pas a Naypyidaw? Pourquoi, devrais-je me rendre a Yangoon. C est dans la facon qu il m a regarde... Ca voulait tout dire... Je lui tombait officiellement sur les nerfs, et sa prochaine partie de golf pourrait en souffrir... Il s est leve, dit quelque chose a la secretaire habile dans les langues, et a quitte seance tenante. Manifestement, la fille a du tricotter, car j ai eu l impression que ses dernieres paroles a mon egard: allez a Yangoon, monsieur, n etaient pas une traduction fidele des dernieres paroles du con...

5- Arrive a Yangoon le 15 dec, je me precipite au ministere de l immigration. Je me rend compte que je viens de penetrer dans un vortex spacial-temporel... Les bureaux sont d une vetuscite incroyable! Les formulaires trainent partout et envahissent tous les bureaux et tous les meubles sans exception. Comme excompte, personne ne parle anglais sauf une responsable qui semble debordee de travail. Elle m ecoute quand meme, et me repond sans menagement qu une prolongation est impossible... Que rien n est arrive de Naypyidaw qui change la donne. Et que nous devons partir a la date du tampon. Je lui parle de 5 ou 8 jours supplementaires, elle reste de glace. Elle finit par m envoyer au Ministere du tourisme situe a un jet de pierre de la... Arrive la-bas, je tombe sur une charmante dame qui ecoute mon histoire avec un zenorme sourire qui prend toute la place dans son visage... Elle me dit sans detour: c est la responsable qui vous envoie, hein? On se plaint depuis des lustes qu ici , c est le ministere du tourisme et des hotels, pas L IMMIGRATION!!! et elle continue de nous envoyer a chaque jour des touristes en mal de prolongation! Qu ils prennent donc leurs responsabilites...

On a donc change notre billet de retour sur Air Asia, paye ce changement, et sommes retournes a la civilasation...

Je resume donc mon experience la-bas...

Manifestement, ca pays fait la vie dure aux voyageurs individuels. Les autorites veulent savoir qui vous etes (au Motherland 2, le formulaire demandait le nom de famille de ma mere.......), et ou vous allez. Grande pauvrete intellectuelle generalises des habitants. Selon, mon experience, il est difficile (mais sans doute pas impossible) de voyager dans ce pays sans engraisser le Regime ou les amis du Regime. De plus , les cies aeriennes, les traversiers, les bus, les trains appartiennent a l Etat ou aux amis de L Etat.

Un jeune homme Shan rencontre a Yangoon m a meme confie qu il pensait que les occidenaux ne devraient pas visiter la Birmanie, et que la meilleurs facon d aider ce pays etait que les jeunes occidentaux exigent que les comprimes d Extacy qu ils consomment provienne exclusivement de la Birmanie, car ceux-ci seraient majoritairement fabriques par la Rebellion Shan et Karen pour financer la rebellion contre les generaux.

S agissait-il d une boutade?

Je termine en vous demandant ceci. Si vous allez en Birmanie, essayez de faire en sorte que votre periple la-bas ai le moins d impact possible sur les finances des generaux. Quant a moi, ma decision est prise... je ne retournerai la-bas que lorsque les generaux seront de retour dans leurs casernes.

D innombrables photos seront ajoutees a mon site vers la mi 2011.

Marc de Montreal
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Birmanie: difficulté de connexion internet
En cette periode pre-electorale (17 novembre) encore plus difficile de se connecter aux sites internet. hotmail, gmail, yahoo.... Heureusement encore qu'il y a voyageforum!!! merci, encore merci juste histoire de se sentir connecte.................et non pas totalement isole............ pas toujours facile d'ailleurs de repondre aux posts..., ni meme de sillonner les differentes rubriques (essai dans 3 cyber cafes a Yangoon) on va voir si celui-la veut bien partir.............
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Carnet de voyage en Birmanie du 13 janvier au 5 février 2010: 6e partie
J'ai fait un agréable voyage en Birmanie avec mon mari; voici les photos => ICI Les birmans sont des gens très gentils, toujours ponctuels, calmes, accueillants et fiables; nous avons voyagé totalement en individuel, tout en ayant réservé les vols intérieurs avec White Lotus. Nous avons visité successivement Yangon, Mandalay, Bagan, Inlé et de nouveau Yangon et Bago - première partie : Yangon : du 13 Janvier au 15 Janvier 2010 => ICI - deuxième partie : Mandalay et ses environs : du 16 Janvier au 21 Janvier 2010 => ICI - troisième partie : Monywa : du 22 Janvier au 23 Janvier 2010 => ICI - quatrième partie: Bagan (Nyaung U) : du 24 Janvier au 27 Janvier 2010 => ICI - cinquième partie: Inlé (Nyaungshwe) : du 28 Janvier au 31 Janvier 2010 => ICI - sixième partie : Yangon : du 1 Février au 4 Février 2010

Nyaungshwe-Yangon : 1 février

Ce matin, nous avons droit à deux crêpes (ou plus si nous le désirons) pour le petit déjeuner, cela change un peu !mais pas d e toast, avec du miel, de la bonne confiture, thé ou café; Nous réglons notre chambre et écrivons une petite carte de remerciement pour leur accueil, ils la joignent à une sorte d'arbre où pendent plein de souvenirs offerts par les touristes. Notre hôte nous offre deux écharpes légères d'Inlé, rose ou bleu ciel, suivant le sexe, je ne sais pas ce que je vais en faire, mais c'est une gentille attention. Nous téléphonons à l'hôtel Beautyland 2 à Yangon (300k l'appel tél.), pour réserver une chambre, il est plus central que le Three seasons et serait plus proche de la gare où nous voulons prendre le train.:e-mail : beautyland@goldenlandpages.com internet : http.//www.goldenpages.com/beauty Ils ont une chambre sans fenêtre pour 20doll. Ils nous en promettent une à 24doll pour les nuits suivantes; nous ferons un petit repérage et nous nous apercevrons que les fenêtres ne correspondent à rien et garderons notre chambre sans fenêtre/ Nous faisons un petit tour en ville et visitons la pagode aux quatre bouddhas, ils sont en train de construire un nouveau chédi. Notre chauffeur de taxi voisin nous dit qu'il va retourner tout seul à Yangon, puisqu'il n'a pas de client, il nous demande nos projets et propose de nous emmener à Bago (nous pensions le faire en train). Il devrait arriver le lendemain vers 5, ou 6 heures. De plus Mr U téléphone à un de ses collègues pour qu'il vienne nous chercher à l'aéroport tout à l'heure. C'est un débrouillard ! Un taxi vient nous chercher pour nous emmener à l'aéroport (15 000k). Comme convenu avec l'hôtel, nous nous arrêtons à Hého pour voir le marché tournant, il est moins spectaculaire que celui de Nyaungshwe, où les allées et venues étaient très vivantes. (le plus beau étant celui de Nyaung U. A Hého, ils portent des chapeaux de paille. On y voit beaucoup de chou-fleurs aussi. Nous attendons longtemps l'avion qui arrive 10minutes à l'avance, belle vue aérienne. A chaque vol, on vous sert un en-cas, ici ce sera un bon curry de poulet aux nouilles. L'avion n'est pas plein, contrairement à ce que les agences racontent ! Nous mettons 1h20; Comme nous l'avait promis mr.Oo, un chauffeur portant une pancarte à notre nom nous attend à l'aéroport et nous conduit au Beautyland 2. pour 6000k( cet hôtel n'a pas voulu nous envoyer de taxi) Il est très bavard et nous propose ses services, mais nous n'allons pas doubler son collègue Mr.U ! Nous retrouvons la chaleur accablante de Yangon. A l'hôtel, il n'y a pas d'électricité pour la clim et le frigo, mais juste pour la lumière; on nous promet que cela marchera vers cinq h; nous allons vérifier nos billets de retour à Paris à Malasia Airlines, au Central Hotel; il faut attendre, mais c'est si bon d'avoir la clim. ! Nous sommes Lindi et il n'y a pas de change aujourd'hui, le marhcé est fermé. Nous allons à la gare nous renseigner sur les horaires de train circulaire (plate-forme 7/8). Nous allons dîner à pied au Junior Duck; le long du jardin Mahabandola, on peut vous lire les lignes de la main;Nous allons déguster un bon canard laqué (que nous partageons) en regardant notre meilleur coucher de soleil dans ce pays, c'était très bon (12 000k), et nous revenons en taxi à notre hôtel pour 1500k.

Yangon : 2 Février

Nous prenons notre petit déjeuner à 7h, mais la salle est déjà pleine d'occidentaux. Cette adresse ne figure dans aucun guide, mais n'est connue que par les forum, pourquoi ? Une grosse assiette de papayes trop mûres, 31/2 toasts et une banane, des œufs au choix et des morceaux de pancake presque aussi mauvais qu'au Three Seasons, toujours pas de café correct. Nous partons prendre le train circulaire à 8h1/4. Nous rencontrons quelques femmes avec des bébés, mais après être arrivés vers Insein, on voit beaucoup de cultures : des hommes montent avec de gros rouleaux de nattes et des gros paniers de thermos. Un homme rentre dans le wagon et prépare à chacun du bétel, il prend une feuille, met un peu de liquide blanc, quelques morceaux de bétel, plie la feuille. Des vendeuses s'assoient à côté de nous.Une souris passe. Un jeune porteur d'eau distribue de l'eau dans des gobelets, les rince vaguement dans le fond d'eau de sa cuvette, les essuie avec un chiffon et les remet en route ! Un vieux moine fera tout le trajet avec nous. Les passagers ne sont pas très souriants. Un homme ouvre sa mallette, et sort sa carte « anatomical chart of human body », vraisemblablement, il énonce tous les maux qui affectent le corps et proposent aux voyageurs son baume miraculeux, tout le monde essaie !et le wagon est envahi par une odeur de camphre, quelques billets sont bien en vue dans la valise, mais personne n'achète ! Nous descendons à la station Parami et allons visiter le musée des pierres précieuses. Des groupes de l'Ecole Internationale doivent remplir des questionnaires sous le direction d'un professeur américain (je croyais qu'il y avait le boycott?). Ces enfants sont très bien habillés et dénotent une certaine richesse. Le prix d'entrée de ce musée est maintenant de cinq dollars. On peut voir la carte de toutes les pierres du Myanmar avec un syst��me d'ampoules. Ils sont très riches ! Comment expliquer leurs terribles conditions de vie ? Nous visitons les magasins de vente des étages inférieurs par curiosité. Nous visitons la paya Kaba Aye où un joli espace est creusé au milieu du chédi. On remarque de belles peintures murales plutôt récentes; juste à côté une « grotte » bizarre construite très rapidement peut contenir jusqu'à 10 000 visiteurs.(nombreux sièges) Tout est bien propre et prêt à servir à des cérémonies; Nous passons devant un supermarché du FMI vendant des produits de luxe destinés à une certaine élite. Nous reprenons un taxi pour le Bogyoke Market (2500k)où nous changeons 5o doll pour 1000k par dollar. Nous flânons in peu et j'achète des petites cartes de dessin du Myanmar (2000k)et deux jolies peintures sur papier pour 5000k(genre canson). Je vois des petites figurines en bronze représentant les minorités, 10 doll pièce quand même, et ils ne veulent pas négocier ! Nous croisons un occidental qui est au Motherland ( un peu excentré)et pense changer d'hôtel pour aller au Beautyland 2 quand il y aura une place.C'est un chanteur et musicien de Rennes et il voudrait rencontrer des musiciens sur une île près de Pakokku. Cela fait quatre fois qu'il vient au Myanmar !

Nous rejoignons notre hôtel et allons déjeuner au restaurant japan Japan voisin, bien climatisé et bon (mais mauvais jus de citron, et rien d'autre)(13500k) En revenant, nous passons devant les cinémas de l'avenue, quand nous sommes interpellés, on nous signale un problème avec notre sac à dos : la lampe frontale qui s'était allumée brillait à l'extérieur du sac et nous avons tous bien ri ! Mr.OO est arrivé à Yangon et a confirmé qu'il nous emmenait bien à bago demain à 8H. Devant les chambres, à l'entrée de l'escalier, se trouve une pièce accessible à tous avec canapés (et autel de bouddha)avec une baie vitrée donnant sur la rue. Le soir des hommes discutent à haute voix, et nous sommes obligés d'intervenir pour pouvoir dormir, dommage, parce que l'hôtel est tranquille (pas de mosquée environnante, ni de karakoe, ou chiens hurlant)

Yangon : 3 Février

Ce matin, nous nous réveillons de très bonne heure et prenons notre petit déjeuner avant l'heure officielle de 7h qui n'est pas respectée. Nous faisons une agréable ballade dans les rues adjacentes à la rue de l'hôtel; tout est calme et il fait un peu frais. De retour à l'hôtel, à 8h-1/4, Mr.U nous attend dans le hall. Nous partons pour Bago. La route est bonne et large, notre conducteur fonce, 80, 90, 100 ! tout en klaxonnant et zigzagant dans le flot des pick-ups, camions, moto, vélo, et piétons tentant leur chance pour traverser cette autoroute à 2 fois 3 voies. En chemin nous nous arrêtons au cimetière britannique de Tankyam. Où reposent plus de 33000 soldats morts pendant la seconde guerre mondiale. Des petites stèles sont alignées sur des pelouses bénéficiant d'un entretien des plus soignés. Chacune d'elle est assortie d'une plante en fleurs. L'endroit, bien que situé au bord de l'autoroute est très paisible. Nous poursuivons la route et atteignons Bago vers 9h30. Notre première visite sera pour la Paya Kyaik Pun avec 4 bouddhas de 30m assis, adossés à un pylone central carré; là nous payons nos 10dollars par personne de droits d'entrée pour la zone de Bago. Il voulait nous faire payer les frais d'appareil à photo, que nous avons refusé pour toute la journée. En plus, en dehors des bouddhas que l'on ne peut prendre qu'avec recul, celui de derrière est gris et sous échafaudage. Nous rejoignons ensuite la paya Gaung say Kyan au centre d'un petit lac, on l'atteint par un pont de bois enjambant le lac, un cochon s'y baigne, des canards barbotent dans l'eau peu profonde. Contrairement au plan du Lonely Planet, il y a bien un ou deux km entre les deux sites ! Puis nous traversons le centre de Bago. Un pont enjambant la rivière du même nom mène au marché, l'activité est intense et la circulation difficile. Notre prochaine étape est le Palais Royal (aujourd'hui musée)Kambawzathadi situé dans un grand parc, c »zqr une reconstruction de l'original dont nous voyons les fondations et les vestiges. A l'intérieur, on peut voir une reproduction du carrosse du roi mon. Le lieu est vaste et froid. Pas très loin du palais, on peut voir le monastère du serpent, « où réside l'ancien supérieur du monastère de Hsipaw, réincarné en python de Birmanie âgé de 118ans » (Lonely Planet). Le serpent dort dans le coin d'une petite salle fermée, mais n'est pas vraiment impressionnant. Des femmes âgées fument leur cheerot à l'ombre. Les sites de Bago sont très distants les uns des autres; heureusement, notre chauffeur s'arrête au plus près des centres d'intérêt !en plus, il commence à faire très chaud. Un escalier permet d'accéder au stupa abritant un bouddha assis sur un serpent, on a une belle vue sur la paya Shwemawdaw. Une statue de nat fume une cigarette !Nous faisons une petite halte à la paya Mahamuni avant de rejoindre la Shwemawdaw; les lions de la porte d'entrée abritent dans leur gueule une statuette du moine Shii Upagok.. Cette pagode est plus haute que la shwedagon mais elle n'est pas aussi richement décorée qu'elle. Peu de ferveur ici ! Je propose d'aller déjeuner au restaurant chinois Shws le, situé à côté d'un temple chinois;- poulet aigre-doux, poulet aux légumes, nouilles aux légumes, deux star cola et une bière, trop copieux, pour 7800k pour deux, pause fraîche et agréable après cette chaleur éprouvante. Une petite visite au temple chinois voisin, une statue amusante d'un bouddha rieur entouré d'enfants. Nous allons voir dans un hangar le fameux bouddha couché de Shwethalyaung, de 55m de long sur 16m de haut. Le petit doigt mesure 3m ! Des reliefs en stuc un peu grossiers racontent l'histoire du fils du roi mon qui voulait épouser une fille bouddhiste. Du côté de la tête de la statue, la vie du bouddha est illustrée par des peintures sur verre, encadrées de mosaïques de miroirs. Nous jetons un coup d'oeil à la Paya Mahazedi reconstruitr très récemment (1982) avec son escalier qui mène presqu' au sommet du stupa, puis à la Paya Shwegugale, située derrière. Un tunnel ceinture la structure cylindrique avec 64 bouddhas assis. Il n'y a guère de touristes dans tous ces temples ! Une bonne boisson fraîche (300k x 3)et une cigarette pour nous et notre chauffeur qui, heureusement ne fume pas le bétel! Et ne boit pas d'alcool pendant son service. Il est guide/chauffeur depuis 20 ans dans tout le pays et connaît bien l'anglais maintenant :

GOLDENSWALLOW TRANSPORTS Mr OO Tél 726349 à Yangon Mail : theinoo.689@gmail.com

Nous retournons vers Yangon après un coup d'œil au nouveau et énorme bouddha couché. Notre chauffeur roule toujours aussi vite, mais bien. Nous voyons énormément d'élèves qui rentrent chez elles en pick-up

Je ne me sens pas très bien et vais dormir sans dîner, après un peu de mots cachés, j'ai du attraper un début d'insolation ! Heureusement que nous avons fait ces visites en voiture, elles auraient été impossibles en trishaw. Encore du bruit donnant sur la salle extérieure, le personnel pourrait intervenir !

Yangon : 4 Février

J'ai été malade cette nuit, cauchemars répétitifs, et beaucoup de mal à respirer ! J'ai eu beaucoup trop chaud hier; après un doliprane, cela ira mieux. Douche froide rapide mais indispensable ce matin, car il n'y a pas d'eau chaude, ni d'électricité ! Aujourd'hui repos, un petit tour dans le quartier après le petit déjeuner me fait du bien, c'est agréable d'être en plein centre ville et d'observer les activités de la rue; par exemple, le petit déjeuner est monté aux étages à l'aide de ficelles et d'une pince, mais d'abord le billet est envoyé ! Petit déjeuner, ou jasmin, chaque appartement a sa ficelle et les vendeurs s'annoncent en criant. Il y a beaucoup de magasins de TV et d'ordinateurs dans le coin. Il est 9h, nous allons au marché Bogyoke qui s'ouvre à peine; auparavant, nous nous étions arrêtés au Zawgyi House, à la fois restaurant (cher) et magasin, bien propre, pour touristes, où j'achète unTshirt de bonne qualité et un bracelet en nacre, il y a des laques bien proposées, des tissus, foulards... Nous parcourons le marché en long et en large en attendant l'ouverture du bijoutier qui vend les petites figurines en bronze représentant les tribus. La négociation est difficile, finalement j'aurai trois figurines pour 25 doll au lieu de 30 doll; j'ai choisi un Birman, une Pa.o et une fille qui réajuste son longyi ! Scène permanente. Une bière à la Tour Sakura (4000k quand même)au 20° étage, que je pourrai mieux apprécier qu'à ma première visite au début de mon séjour ! Nous descendons jusqu'à la Paya Sule et prenons un taxi (1000k) pour aller au Golden Duck du Strand Rd, vieux restaurant très animé, où viennent déjeuner des birmans aisés -poulet aux noix de cajou et poulet aigre-doux, deux bons plats.(6200k) Il n'y a pas de bon café comme au Golden Duck près de la Shwedagon. Des « moines d'affaire » sont attablés, tél. portable en action, et billets en main, ils paient la note à leur invité Nous rentrons à pied à l'hôtel, ranger nos valises. Il y a une petite véranda avec canapés à côté des chambres qui a de la lumière où nous nous installons en fin d'après-midi, ; depuis la baie vitrée, nous observons le spectacle toujours renouvelé de la rue :marchands ambulants, plateau en équilibre sur la tête, écolières en longyi vert et écoliers en pantalons rentrant chez eux, déplacement des gargottes vers le boulevard pour le marché de nuit; trishaw, vendeur de sirops... Nous retournons dîner au Japan Japan, pratique par sa proximité (14400k).

Yangon : 5 février

Mr. Oo vient nous chercher pour nous conduire à l'aéroport et nous dit de faire savoir qu'il cherche des clients; Nous payons 10doll de taxe par personne pour quitter le pays; L'avion de malaysia airlines pour Kuala Lumpur a beaucoup de retard, presque une heure, alors qu'aucun vol intérieur n'a eu de retard; Après cinq h de transit, nous prenons l'avion pour Paris, ils ne sont pas accueillants à la douane, les femmes portent le foulard et ne sont pas aimables On me fait ouvrir ma valise et on inspecte mon « sac de liquide » transparent et bien fermé, respectant strictement les consignes : il lit mon tube de lessive pour vêtements, s'inquiète pour le tube de Biafine, qu'il déplie...mais abandonne. Je n'ai pas envie d'aller en Malaisie !
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Birmanie: téléphones portables retenus à la douane?
Bonjour à tous, J'ai lu sur un site birman que les téléphones portables étaient "retenus" à la douane qui les rendait au retour... Le mien me sert de réveil...je tiens à le garder; qu'en est-il pour les habitués du pays?

Si vous avez des conseils je suis aussi preneuse bien que je vais y aller en voyage organisé (suis plus toute jeune😉) Pas trop chaud en février?? plutôt 25° ou plutôt 30 😠

Merci à tous
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Photo sur eVisa birman
Bonjour, Je voudrais faire mon visa pour la Birmanie via le e.visa mais je n'arrive pas à mettre la photo. J'ai en ma possession une photo papier d'identité que j'ai scannée mais ça ne va pas puisque c'est la page entière qui en ressort avec la photo. Comment mettre ma photo d'identité sur mon ordinateur pour, en plus, qu'elle reste aux bonnes dimensions. J'ai essayé avec l'application à droite sur le formulaire, mais je ne parviens pas à enregistrer la photo. Merci pour vos réponses.
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Birmanie: où trouver des cartes "récentes"?
🙂 bonjour et bonne année à toutes et tous Nous sommes passés à l'IGN paris et il n'ont pas de carte récente de Birmanie...elles ont plus de 50 ans !! Je sais que le pays fut très fermé mais n'existe t il rien d'à peu près à jour ? Merci de votre aide Elg
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Visa électronique Myanmar
Hello Hello

Est ce que quelqu'un parmi vous à tester et valider le visa électronique pour se rendre au Myanmar ?

Comment se déroule le processus du début de l'inscription en ligne au passage de l'immigration ?

Passez un bon dimanche Jim
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Un chauffeur sérieux à Yangon
Il a toujours été la à l'heure. Parle bien l'anglais, sympathique et demande beaucoup moins que les autres. donc je trouve que Sunny chauffeur de taxi à Yangon au 09 421 161 929 merite qu'on le recommande.
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Internet Wi-Fi en Thaïlande, Laos et Birmanie?
Bonjour à tous, Je me demandais si wi-fi est présent dans plusieurs commerces en Asie. Est-ce payant ? Si oui, quels sont les prix ?

J'irai en Thailande, Laos et Birmanie. J'imagine que pour le Birmanie ça doit être pas mal rare...

Merci Chantal
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Téléphoner en Birmanie depuis l'Europe
J'ai fais une petite recherche sur VF et sur le net en général mais ne trouve rien de concret. Quelqu'un saurait-il s'il y a un moyen de téléphoner en Birmanie a bas prix (hors les cartes prépaid, hors de prix pour la Birmanie) depuis la France ou la Suisse. Je pensais a un système style Voip mais Voipdiscount, par exemple, ne comprend pas la Birmanie 😕 Help me please, est-ce possible?
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Birmanie: toutes les questions que vous n'avez jamais osé poser...
Comme beaucoup d'entre vous, vous vous demandez :

- POURQUOI FAUT-IL "DEMANDER PERMISSION" POUR SAUVER DES VIES HUMAINES ? POURQUOI TANT D'IMPUISSANCES DE LA PART DES NATIONS UNIES ? POURQUOI LES BIRMANS NE SE RÉVOLTENT-T-ILS PAS (PLUS) ? QUEL RÔLE JOUE LA CHINE DANS CE SCANDALE ? QU'EST CE QUI A AMENÉ LA BIRMANIE DANS CETTE GALÈRE ? COMMENT EST-CE POSSIBLE D'EN SORTIR ?

Voici ENFIN des REPONSES CLAIRES --> SUR INTERNET ;-)

je vous conseille vivement de REGARDER CETTE EXCELLENTE ÉMISSION SPÉCIALE en différé sur internet depuis le 22 Mai :

(CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS)



( EMISSION --> http://www.france5.fr/...&id_article=2896 )

MA PAGE SPECIALE --> http://www.anjoyplanet.com/voyage/voyages.html

WELCOME ;-)
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Obtention du visa birman à l'arrivée?
bonjour à tous , bien que l'ambassade de Birmanie m'ait confirmé qu'on pouvait faire le visa à l'arrivée , je voulais savoir si quelqu'un avait fait l'expérience ces jours ? car nous partons le 11 octobre pour bkk et je me demande si je ne ferais pas mieux de faire le nécessaire avant de me faire refouler, suite à un changement de dernière minute🤪 . De plus , est-il si difficile de trouver une chambre en guest house car nous n'avons rien réservé .😕 merci
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Birmanie: nouvelles formalités pour l'obtention du visa à l'ambassade de Bruxelles (information)
Bonjour,

Pour information et pour éviter de se retrouver dans la même situation que moi, à devoir revenir trois fois à l'ambassade de Birmanie à Bruxelles, il faut depuis 2 semaines fournir: 2 copies du formulaire de demande de visa avec photos collées (attention, ne pas coller de travers!) 1 copie du formulaire 'work historic' 1 scan de la photo d'identité en format JPG (attention, pas de pdf!) sur cd-rom ou clef usb.

A cet jour, l'information n'est pas à jour sur leur site web http://www.embassyofmyanmar.be/myanmar.HTM

Punai
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