salut à tous
je rentre de Mauritanie. (pour l'historique mais aussi pour ceux qui voudraient des infos)
et je pense au prochain voyage ! bien sûr !
Est-ce que quelqu'un a des vrais infos sur l'algérie.
Par ou rentrer ? conditions (visa et voiture ? )
et surtout quelles sont les zones ou on peut se balader seul ?
quels sont les secteurs ou on peut se balader avec un guide ?
et les zones vraiment rouges s'il y a ..
toute autre info sera la bien venue
je propose d'ouvrir cette discussion pour partager des infos à tous ceux et celles qui sont en train de préparer cette destination
à bientôt
marc
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir.
Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation.
Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport.
Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Bonjour
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
A tout ceux qui ont une réticence à découvrir l'Algérie, je vais vous partager mon séjour d'une semaine à Ghardaïa et Alger fin mars, début avril.
Il y a plusieurs années, je me suis lié d'amitié avec un ibadite sur un forum d'architecture et de discussion en discussion sur messagerie, il m'est venu l'idée de découvrir Ghardaïa tant il me vantait l'ingéniosité des mozabites sur le plan architectural. Les événements à Ghardaïa de l'an dernier m'avait un peu refroidi et il faut aussi concilier emploi du temps respectifs et météo.
Je tiens à ajouter que l'Algérie a toujours été dans ma short list des destinations que je souhaitai découvrir mais pour lequel en tant que français on a des préjugés souvent négatifs (perceptions de Algériens sur les anciens colonisateurs, les années noires, les récents événements à ses frontières... les difficultés à avoir des infos fiables : visa, hôtels...)
Les récents documentaires de France 3 "la mer retrouvé" et surtout "L'Algérie vu du ciel" de Yann Arthus Bertrand m'ont convaincu que je devais découvrir l'Algérie.
Bien entendu mes proches, collègues m'ont vivement déconseiller pensant que les risques étaient très important.
Malgré cela, j'ai donc décidé en janvier de partir fin mars début avril de partir à Ghardaia pour profiter de la douceur en cette saison.
Je n'ai aucune difficulté pour obtenir un visa touristique délivré sous 15 jours par le Consulat d'Algérie à Bordeaux où l'accueil est professionnel et courtois. Le visa a été délivré sur présentation d'une attestation de séjour d'un hôtel de Ghardaia , d'une réservation sur booking d'un hôtel à Alger et des autres documents demandés pour l'obtention (attestation d'assurances auquel j'avais joint mon billet d'avion).
Départ sur un vol Air Algérie de Bordeaux vers Ghardaia avec transit à Alger , 1h20 de retard au départ et un plus d'1h l'arrivé à Alger. Vol d'1h30 l'Algérie cette "Terre inconnue" n'est vraiment pas loin.Une précision importante que j'ai appris à l'enregistrement à Bordeaux , on ne peut pas enregistrer de bout en bout son bagage. C'est une précision importante en cas de correspondance sur un vol intérieur.
jJe sens que pour la correspondance cela va être chaud plus que 2 heures avant le décollage pour Ghardaia.
Passage de la police des frontières sans attente (prévoir un stylo pour remplir une fiche d'entrée sur le territoire), policier accueillant.. certains à Roissy devrait aller faire un stage !, récupération des bagages dans un délais tout à fait respectable. Allez maintenant direction le terminal national en vitesse, pas le temps de faire du change et de prendre une carte prépayé de téléphone... on verra cela plus tard.
400 mètres à pied avec la valise c'est loin et long... les minutes passent. Enfin le terminal en vu, passage au scan de la valise a son entrée, enregistrement pour Ghadaia. Ouf on y est arrivé.
Passons aux cotés pratiques.. . pas de bureau de change trop court pour retourner à terminal national. Heureusement un distributeur de dinar est présent dans le hall, pour une carte sim prépayée aucun problème les 3 opérateurs sont présents. Nouvelle fiche à remplir avant le hall d'embarquement, qui lui même est sans aucune information sur les portes d'embarquement. Heureusement, je suis pris en charge par une mamie qui me voyant un peu perdu me demande où je vais. Par chance même destination. Impossible d'envoyer un texto à mon ami afin qu'il me récupère à l'arrivé et j'ai même pas eu la présence d'esprit de l'appeler...
Nous voilà parti à bord d'un ATR neuf avec 20 minutes de retard. Enfin arrivé à l'aéroport de Noumérate, il fait déjà nuit... nouvelle fiche à remplir, récupération de la valide. Personne à l'arrivé... et au moment de sortir du petit terminal... un policier me demande où je vais et comment. Là une angoisse monte (c'est la première fois que je subis un petit interrogatoire par la police) il appelle mon ami mais personne ne répond. Je suis pris en charge directement par la police jusqu'à mon hôtel. Je peux dire que mon angoisse c'est dissipé avec le professionnalisme et la gentillesse et l'accueil de ces policiers.
Plusieurs barrages sur la route, franchis sans encombres et pour cause...
Enfin Ghardaia, l'hôtel nouvelle fiche à remplir. chambre propre. Présence d'esprit de récupérer ma ligne tel francaise et là plusieurs messages et texto.
1ere nuit calme. Lendemain retrouvaille avec mon Ami et surprise il m'a réserve une chambre d'hôte dans la Palmeraie de Beni Isguen.
Je ne peux que recommander la maison d'hôte Akam, chambre bien que sommaire est propre tout comme les sanitaires, le personnel est très agréable et les autres clients tous algériens n'hésitent pas à venir discuter de tout et de rien. Je suis même étonner de la maîtrise et du vocabulaire français employé. Moi qui n'arrive à sortir qu'un modeste "Choukrane", je me sens honteux
un havre de paix. 4 jours de bonheur, repos et découvertes de Ghardaia. Je suis impressionné par la propreté de Ghardaia

(sf l'oued qui la traverse) et la beauté des ruelles où on peut pour certaine déambuler sans guide. Il fait chaud même très chaud 34° et pourtant les ruelles sont fraîches , tout est sec c'est un désert de cailloux
, les palmerais sont magnifiques. C'est un enchantement. Le temps passe vite et pourtant en parcourant ces ruelles on a l'impression du contraire.
Voilà déjà le retour vers Bordeaux via Alger. Taxi vers l'hôtel rue Didouche : 1500 dinar, c'est vendredi, il pleut un peu 14°, Ghardaia semble si loin. Hôtel Samir pour 2 nuis , 45 euros par nuit, petit déj compris. Hôtel défraichi dans un immeuble néo colonial, propre, chambre grande avec en guise de salle de bain une espèce de boite en plastique type Formule 1 mais pour le prix et être en centre ville que demander de plus. Alger semble à l'arrêt en cette fin de matiné. Vendredi oblige... l'après midi est plus animé et le soleil pointe son nez. Descente de la rue Didouche, Audin, la grande poste superbe. Je continue jusqu'à la place des Martyrs à pied par les quais qui longe la gare d'Alger. Des façades sublimes, on est bien à Alger la Blanche
Samedi dernier jour... Balade aux jardins d'essai, magnifique jardin
Le monument des martyrs surplombe le jardin, le téléphérique est en panne, bon pas grave c'est après-midi j'ai décidé d'aller à Notre Dame d'Afrique, je pourrai ainsi voir toute la baie. Donc chose faite, je ne trouve pas de bus de Audin, je décide d'y aller à pieds la circulation est tellement infernale (bouchon) qu'un taxi me semble inutile. Je me perds un peu au bas de la casbah ( je ne me sens pas à l'aise) et retrouve mon chemin... Je longe le cimetière chrétien.. et arrive au départ du téléphérique... Fermé aucune information si il y a un bus de remplacement comme pour celui au jardin d'essai. J'abandonne la monté me semble insurmontable... Je n'aurai vu Notre dame d'Afrique que de loin
Retour à pied à l'hôtel, halte dans un salon de thé et patisserie mais plus de makrout 🙁 sur la jolie place Abelkader. C'est la foule dans les rues commerçantes.
Dimanche retour vers Bordeaux. Aéroport ultra sécurisé, entre les différents scan des bagages et contrôle des papiers, scan des bagages à main à la passerelle d'embarquement : une première. Par contre mauvais point là pour la police des frontières pas très agréable où alors souhaitait que je reste plus longtemps 😉.
Accueil des Algériens : +++++ Séjours : +++++ Ghardaia à découvrir mais accompagné je pense. Alger : ++++ une ville à découvrir même seul. Métro : 1 ligne , propre très propre, agréable Sécurité : aucun problème en ce qui me concerne, jamais je me suis senti en insécurité et je dois dire que remplir les fiches à chaque fois et un gage de sécurité au cas où de la part des autorités. Point à améliorer selon moi : A Alger, les transports car il n'y a aucun plan, horaires, les arrêts sont mal indiqués. Pas de tarification intégré pour le métro, tram, bus, téléphérique. Surprise pour moi, toute les indications sont en arabe et français.
C'est avec plaisir donc que je retournerai en Algérie et à tout ceux qui ont une appréhension, n'hésitez pas, préparez votre voyage et commencez par une grande ville Alger ou Oran par exemple.
Il y a plusieurs années, je me suis lié d'amitié avec un ibadite sur un forum d'architecture et de discussion en discussion sur messagerie, il m'est venu l'idée de découvrir Ghardaïa tant il me vantait l'ingéniosité des mozabites sur le plan architectural. Les événements à Ghardaïa de l'an dernier m'avait un peu refroidi et il faut aussi concilier emploi du temps respectifs et météo.
Je tiens à ajouter que l'Algérie a toujours été dans ma short list des destinations que je souhaitai découvrir mais pour lequel en tant que français on a des préjugés souvent négatifs (perceptions de Algériens sur les anciens colonisateurs, les années noires, les récents événements à ses frontières... les difficultés à avoir des infos fiables : visa, hôtels...)
Les récents documentaires de France 3 "la mer retrouvé" et surtout "L'Algérie vu du ciel" de Yann Arthus Bertrand m'ont convaincu que je devais découvrir l'Algérie.
Bien entendu mes proches, collègues m'ont vivement déconseiller pensant que les risques étaient très important.
Malgré cela, j'ai donc décidé en janvier de partir fin mars début avril de partir à Ghardaia pour profiter de la douceur en cette saison.
Je n'ai aucune difficulté pour obtenir un visa touristique délivré sous 15 jours par le Consulat d'Algérie à Bordeaux où l'accueil est professionnel et courtois. Le visa a été délivré sur présentation d'une attestation de séjour d'un hôtel de Ghardaia , d'une réservation sur booking d'un hôtel à Alger et des autres documents demandés pour l'obtention (attestation d'assurances auquel j'avais joint mon billet d'avion).
Départ sur un vol Air Algérie de Bordeaux vers Ghardaia avec transit à Alger , 1h20 de retard au départ et un plus d'1h l'arrivé à Alger. Vol d'1h30 l'Algérie cette "Terre inconnue" n'est vraiment pas loin.Une précision importante que j'ai appris à l'enregistrement à Bordeaux , on ne peut pas enregistrer de bout en bout son bagage. C'est une précision importante en cas de correspondance sur un vol intérieur.
jJe sens que pour la correspondance cela va être chaud plus que 2 heures avant le décollage pour Ghardaia.
Passage de la police des frontières sans attente (prévoir un stylo pour remplir une fiche d'entrée sur le territoire), policier accueillant.. certains à Roissy devrait aller faire un stage !, récupération des bagages dans un délais tout à fait respectable. Allez maintenant direction le terminal national en vitesse, pas le temps de faire du change et de prendre une carte prépayé de téléphone... on verra cela plus tard.
400 mètres à pied avec la valise c'est loin et long... les minutes passent. Enfin le terminal en vu, passage au scan de la valise a son entrée, enregistrement pour Ghadaia. Ouf on y est arrivé.
Passons aux cotés pratiques.. . pas de bureau de change trop court pour retourner à terminal national. Heureusement un distributeur de dinar est présent dans le hall, pour une carte sim prépayée aucun problème les 3 opérateurs sont présents. Nouvelle fiche à remplir avant le hall d'embarquement, qui lui même est sans aucune information sur les portes d'embarquement. Heureusement, je suis pris en charge par une mamie qui me voyant un peu perdu me demande où je vais. Par chance même destination. Impossible d'envoyer un texto à mon ami afin qu'il me récupère à l'arrivé et j'ai même pas eu la présence d'esprit de l'appeler...
Nous voilà parti à bord d'un ATR neuf avec 20 minutes de retard. Enfin arrivé à l'aéroport de Noumérate, il fait déjà nuit... nouvelle fiche à remplir, récupération de la valide. Personne à l'arrivé... et au moment de sortir du petit terminal... un policier me demande où je vais et comment. Là une angoisse monte (c'est la première fois que je subis un petit interrogatoire par la police) il appelle mon ami mais personne ne répond. Je suis pris en charge directement par la police jusqu'à mon hôtel. Je peux dire que mon angoisse c'est dissipé avec le professionnalisme et la gentillesse et l'accueil de ces policiers.
Plusieurs barrages sur la route, franchis sans encombres et pour cause...
Enfin Ghardaia, l'hôtel nouvelle fiche à remplir. chambre propre. Présence d'esprit de récupérer ma ligne tel francaise et là plusieurs messages et texto.
1ere nuit calme. Lendemain retrouvaille avec mon Ami et surprise il m'a réserve une chambre d'hôte dans la Palmeraie de Beni Isguen.
Je ne peux que recommander la maison d'hôte Akam, chambre bien que sommaire est propre tout comme les sanitaires, le personnel est très agréable et les autres clients tous algériens n'hésitent pas à venir discuter de tout et de rien. Je suis même étonner de la maîtrise et du vocabulaire français employé. Moi qui n'arrive à sortir qu'un modeste "Choukrane", je me sens honteux
un havre de paix. 4 jours de bonheur, repos et découvertes de Ghardaia. Je suis impressionné par la propreté de Ghardaia

(sf l'oued qui la traverse) et la beauté des ruelles où on peut pour certaine déambuler sans guide. Il fait chaud même très chaud 34° et pourtant les ruelles sont fraîches , tout est sec c'est un désert de cailloux
, les palmerais sont magnifiques. C'est un enchantement. Le temps passe vite et pourtant en parcourant ces ruelles on a l'impression du contraire.Voilà déjà le retour vers Bordeaux via Alger. Taxi vers l'hôtel rue Didouche : 1500 dinar, c'est vendredi, il pleut un peu 14°, Ghardaia semble si loin. Hôtel Samir pour 2 nuis , 45 euros par nuit, petit déj compris. Hôtel défraichi dans un immeuble néo colonial, propre, chambre grande avec en guise de salle de bain une espèce de boite en plastique type Formule 1 mais pour le prix et être en centre ville que demander de plus. Alger semble à l'arrêt en cette fin de matiné. Vendredi oblige... l'après midi est plus animé et le soleil pointe son nez. Descente de la rue Didouche, Audin, la grande poste superbe. Je continue jusqu'à la place des Martyrs à pied par les quais qui longe la gare d'Alger. Des façades sublimes, on est bien à Alger la Blanche

Samedi dernier jour... Balade aux jardins d'essai, magnifique jardin

Le monument des martyrs surplombe le jardin, le téléphérique est en panne, bon pas grave c'est après-midi j'ai décidé d'aller à Notre Dame d'Afrique, je pourrai ainsi voir toute la baie. Donc chose faite, je ne trouve pas de bus de Audin, je décide d'y aller à pieds la circulation est tellement infernale (bouchon) qu'un taxi me semble inutile. Je me perds un peu au bas de la casbah ( je ne me sens pas à l'aise) et retrouve mon chemin... Je longe le cimetière chrétien.. et arrive au départ du téléphérique... Fermé aucune information si il y a un bus de remplacement comme pour celui au jardin d'essai. J'abandonne la monté me semble insurmontable... Je n'aurai vu Notre dame d'Afrique que de loin

Retour à pied à l'hôtel, halte dans un salon de thé et patisserie mais plus de makrout 🙁 sur la jolie place Abelkader. C'est la foule dans les rues commerçantes.
Dimanche retour vers Bordeaux. Aéroport ultra sécurisé, entre les différents scan des bagages et contrôle des papiers, scan des bagages à main à la passerelle d'embarquement : une première. Par contre mauvais point là pour la police des frontières pas très agréable où alors souhaitait que je reste plus longtemps 😉.
Accueil des Algériens : +++++ Séjours : +++++ Ghardaia à découvrir mais accompagné je pense. Alger : ++++ une ville à découvrir même seul. Métro : 1 ligne , propre très propre, agréable Sécurité : aucun problème en ce qui me concerne, jamais je me suis senti en insécurité et je dois dire que remplir les fiches à chaque fois et un gage de sécurité au cas où de la part des autorités. Point à améliorer selon moi : A Alger, les transports car il n'y a aucun plan, horaires, les arrêts sont mal indiqués. Pas de tarification intégré pour le métro, tram, bus, téléphérique. Surprise pour moi, toute les indications sont en arabe et français.
C'est avec plaisir donc que je retournerai en Algérie et à tout ceux qui ont une appréhension, n'hésitez pas, préparez votre voyage et commencez par une grande ville Alger ou Oran par exemple.
Bonjour la famille !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
bonjour à toutes et tous,
je suis un cyclo-randonneur qui part dans environ 1 mois pour un périple autour du monde, je voyage seul, destination le Sud dans un 1er temps (Espagne, Maroc, re-Espagne, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Jordanie ...) le début du parcours ne me pose pas trop question si je puis dire ...
le passage en Algérie suscite plus d'interrogations : comment obtenir le plus facilement et rapidement le visa (mon passeport est actuellement à l'ambassade d'Egypte pour le visa, nécessaire pour un visa de transit pour la Libye ... sachant que je vais arriver vers le 10 décembre par bateau au port de Gazahouet (ouest algérien)
que me conseillez vous en terme de visites (parcs nationaux ? villes ? désert ? Atlas saharien ? ...)
quelles recommandations me préconisez-vous en terme de sécurité ? (j'entends un peu tout et son contraire en ce moment avec la parano' ambiante des enlèvements, ce risque est-il vraiment réel ? la sécurité dans le nord du pays est-elle réellement menacée ? la Kabylie apparait pour certains comme une zone de non-droits ? ... )
je souhaite aussi peut-être passer directement en Libye par Ghadamis, pensez-vous que ce soit possible et prudent ? Pensez-vous que le visa peut s'obtenir à Alger ?
bref, des questions avant le départ prévu le 23 / 24 octobre 2010,
merci pour vos échanges et retours d'expériences,
au plaisir de vous lire, bonne journée,
je suis un cyclo-randonneur qui part dans environ 1 mois pour un périple autour du monde, je voyage seul, destination le Sud dans un 1er temps (Espagne, Maroc, re-Espagne, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Jordanie ...) le début du parcours ne me pose pas trop question si je puis dire ...
le passage en Algérie suscite plus d'interrogations : comment obtenir le plus facilement et rapidement le visa (mon passeport est actuellement à l'ambassade d'Egypte pour le visa, nécessaire pour un visa de transit pour la Libye ... sachant que je vais arriver vers le 10 décembre par bateau au port de Gazahouet (ouest algérien)
que me conseillez vous en terme de visites (parcs nationaux ? villes ? désert ? Atlas saharien ? ...)
quelles recommandations me préconisez-vous en terme de sécurité ? (j'entends un peu tout et son contraire en ce moment avec la parano' ambiante des enlèvements, ce risque est-il vraiment réel ? la sécurité dans le nord du pays est-elle réellement menacée ? la Kabylie apparait pour certains comme une zone de non-droits ? ... )
je souhaite aussi peut-être passer directement en Libye par Ghadamis, pensez-vous que ce soit possible et prudent ? Pensez-vous que le visa peut s'obtenir à Alger ?
bref, des questions avant le départ prévu le 23 / 24 octobre 2010,
merci pour vos échanges et retours d'expériences,
au plaisir de vous lire, bonne journée,
Bonjour à tous. Je rentre d'une virée de 10 jours dans le Tassili du Hoggar, à pied et en 4x4. La spécificité de ce voyage était que, photographe, je n'ai pas voulu imposer à des compagnons ma "photomanie", pas marrante pour ceux qui ont d'autres motivations.
J'ai donc tenté de mettre sur pied un voyage individuel, hors structures, et j'y suis parvenu, non sans mal, grâce au sérieux de quelques natifs du Hoggar. Concrètement, la virée s'est effectuée sur 9 jours, commençant par la partie sud du Tassili, vers le Niger, et finissant à l'Assekrem, cher à Charles de Foucauld. Nous sommes partis à 3, l'équipe se composant d'un chauffeur et d'un autre algérien pour l'"intendance".
Les paysages sont superbes, j'ai fait beaucoup de photos, et je considère que, malgré le vent assez présent, ce voyage est une réussite.
Ceux d'entre vous qui sont intéressés par un voyage individuel ou en petit comité peuvent me contacter par messagerie, j'ai pas mal d'indications (et de noms) sur le sujet.
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce forum, mais à sa lecture, je l'ai trouvé épatant. J'ai des milliards de questions 😉
J'ai décidé pour Juillet 2009 d’emmener trois de mes enfants et certains de leurs amis en Algérie pour environ trois semaines. Comme je leur ai dit que je finançais une bonne partie, résultats: nous sommes 11 à partir 🤪.
Nous arriverons à Oran en prenant le bateau à Alméria en Espagne. Nous serons en trois voitures normales non 4x4.
Nous aimerions faire le tour d’Algérie et surtout le sahara. Nous sommes 8 adultes, deux adolescentes de 16 ans et un enfant de 12 ans. Je suis né en Algérie à Souahlia.
Les villes traversées seront les suivantes : Oran, Mostaganem, Sidi bel abbès, Naama, Ain sfra, Béni ouif, Bechar, Taghit, Beni abbès, Timimoun, Sbaa, Adrar, El menia, Ghardaia, Tougourt, Biskra, Batna, Constantine, Annaba, Tizi ouzou, Alger, Tipaza, Oran.
1°) Est ce réalisable en trois semaines 2°) En plein mois de Juillet, on va cuire, mais je ne voudrais pas louper Adrar et Timimoun 3°) Les hotels et bougge, combien par jour parce que j'ai des jeunes qui mangent comme 15 4°) J'ai choisi Alméria pour les prix, notamment avec les voitures, y a t'il moins cher. 5°) Dois je passer par une agence ou une organisation pour sécuriser notre périple 6°) Nous aimerions avoir des contacts là ou l'on passera.
J'aimerais reccueillir vos sentiments et conseils sur ce périple.
Merci à tous.
Je suis nouveau sur ce forum, mais à sa lecture, je l'ai trouvé épatant. J'ai des milliards de questions 😉
J'ai décidé pour Juillet 2009 d’emmener trois de mes enfants et certains de leurs amis en Algérie pour environ trois semaines. Comme je leur ai dit que je finançais une bonne partie, résultats: nous sommes 11 à partir 🤪.
Nous arriverons à Oran en prenant le bateau à Alméria en Espagne. Nous serons en trois voitures normales non 4x4.
Nous aimerions faire le tour d’Algérie et surtout le sahara. Nous sommes 8 adultes, deux adolescentes de 16 ans et un enfant de 12 ans. Je suis né en Algérie à Souahlia.
Les villes traversées seront les suivantes : Oran, Mostaganem, Sidi bel abbès, Naama, Ain sfra, Béni ouif, Bechar, Taghit, Beni abbès, Timimoun, Sbaa, Adrar, El menia, Ghardaia, Tougourt, Biskra, Batna, Constantine, Annaba, Tizi ouzou, Alger, Tipaza, Oran.
1°) Est ce réalisable en trois semaines 2°) En plein mois de Juillet, on va cuire, mais je ne voudrais pas louper Adrar et Timimoun 3°) Les hotels et bougge, combien par jour parce que j'ai des jeunes qui mangent comme 15 4°) J'ai choisi Alméria pour les prix, notamment avec les voitures, y a t'il moins cher. 5°) Dois je passer par une agence ou une organisation pour sécuriser notre périple 6°) Nous aimerions avoir des contacts là ou l'on passera.
J'aimerais reccueillir vos sentiments et conseils sur ce périple.
Merci à tous.
Salut,
J'envisage d'organiser un voyage en 4x4 (3 ou 4 ) en Algérie avec mes amis. Mais je me pose beaucoup de questions. - Les formalités et les tarifs - Trouver un bon guide (puisqu'il en faut un ) et les tarifs - Ou passer la frontière ? - Les risques encourus (s'il y en a ) - Les bivouacs sont ils libres ?
Je pense réaliser ce voyage entre février et avril 2011
Je compte bien sur descendre vers Djanet et un peu plus au sud et remonter vers Tam.
Voilà en gros.
J'envisage d'organiser un voyage en 4x4 (3 ou 4 ) en Algérie avec mes amis. Mais je me pose beaucoup de questions. - Les formalités et les tarifs - Trouver un bon guide (puisqu'il en faut un ) et les tarifs - Ou passer la frontière ? - Les risques encourus (s'il y en a ) - Les bivouacs sont ils libres ?
Je pense réaliser ce voyage entre février et avril 2011
Je compte bien sur descendre vers Djanet et un peu plus au sud et remonter vers Tam.
Voilà en gros.
je compte faire un tour a timimoun le mois prochain;on est deux !!et je cherche un coin ou je passe mon sejour !!hotel, hebergement, famille d'aceuil !!toute les proposition sont accepté !!
merci d avance
Bon soir,
j'ai lu que existe une Ebargo Securitaire pour la region de l'Hoggar et sur les pistes Tam-Djanet.
Il est posible savoir si est encore valable?
Une agence de voiyages (Abalema Voyages) me dit que a sud n'est pas posibkle aller mais sera faisable
la route vers Djanet.
Je cherche une peut la verite' pour eviter de me trouver la bas sans une reel possibilite' de faire la traverse' Tam-Djanet.
Info sur Abalema Voyages ? quelque groupe a deja utilisees cette organization?
Merci beaucoup.
😊
😊
Bonjour,
j'aimerais aller en Algérie pour visiter le désert du Sahara. Quels sont les plus beaux endroits/ incontournables à voir?
Je ne suis jamais allée dans le désert, j'aimerais voir des belles dunes de sables doré et oasis avec palmiers et point d'eau, monter en dromadaire et voir de beaux paysages.
Merci pour vos recommandations :)
Bonjour,
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Bonjour à tous. En début d'année prochaine, je dois me rendre dans le sud algérien , avec mon 4x4 perso ( plus très jeune, le 4x4, mais en bon état, comme le proprio...).
Mon temps et mon budget n'étant pas illimités, je vais devoir faire un choix entre la région de Djanet ou celle de Tamanrasset, sachant que mon critère principal est avant tout la beauté des paysages du désert : Je suis passionné de photo, c'est le but principal de cette virée.
Appel à ceux qui ont fait les 2 zones, est-ce qu'il y en a une plus "belle", esthétique, grandiose que l'autre, du point de vue des paysages désertiques ? Je disposerai de 10 jours sur place.
Par avance, merci à tous ceux qui prendront la peine de me répondre.
Yves
Ps Ceux qui s'intéressent à la Mauritanie, autre pays "désertique", peuvent toujours jeter un oeil à mon site
http://mondetphotos.fr/
Bonjour!
D'abord, excusez mon francais pas trop parfait, je suis allemand mais j'ai fait mes etudes a bruxelles!
En 2008 ma petite amie et moi (jeune couple allemand)vont aller en algerie du 16 au 28 mars. Du 19 mars au 26 mars, nous avons une semaine pour faire Ghardaia et Timimoun, alors une semaine. a timi, on aimerait bien aller en desert en bivouac pour 1 nuit!Connaissez-vous des agences qui font des circuits interessants dans cette region?on a trouve un bon agence, mais je trouve que le prix est un peu elevee...600euros par personne...qu'en pensez-vous?
merci et je suis deja inquiet de finalement decouvrir ce pays dont je reve depuis l'enfance!🙂
Bonjour à tous et à toutes,
Nous souhaitons moi Même, mon épouse et deux amis visiter ces deux villes du Sud ( Ghardaïa-Timimoun)
nous avons l'intention de prendre une voiture pour faire le trajet,
que faut-il éviter? et que dois-je vérifier dans ma voiture avant de prendre la route?
Merci d'avance
🙂Bonsoir, Salam à ceux qui me liront et qui pourront m'apporter quelques renseignements.
Cet été, comme un grand garçon ( à 44 ans et une séparation, fallait bien se réveiller un jour...) je mets le cap sur l'Algérie mon beau pays pour aller un peu plus loin que Sétif(d'où je suis originaire). Après avoir vu tous les membres de mon inestimable famille ( pour vu que je n'oublie personne....)que j'adore, je veux descendre dans le sud avec mes deux enfants. J'adore me ressourcer dans les montagnes du djebel Babor mais je veux en voir plus, en vivre plus et de préférence de façon libre et respectueuse du pays et de ses habitants ( je souhaite privilégier l'arrêt chez l'habitant)
Je souhaite partir de Sétif pour me rendre à Touggourt, continuer sur Ouargla, Ghardaïa, m'arrêter à El Goléa reprendre vers Laghouat, Djelfa, Bou Saada M'sila puis retour à Sétif pour avoir la conscience tranquille (Oui, maman, je verrais tout le monde ! )😇
D'avance, merci pour toutes vos contributions.
Je souhaite partir de Sétif pour me rendre à Touggourt, continuer sur Ouargla, Ghardaïa, m'arrêter à El Goléa reprendre vers Laghouat, Djelfa, Bou Saada M'sila puis retour à Sétif pour avoir la conscience tranquille (Oui, maman, je verrais tout le monde ! )😇
D'avance, merci pour toutes vos contributions.
😉Bonjour
Il faut pas croire a ce que disent les medias 🤪 Personne n 'est en mesure d'interdire le tourisme et particulierement dans le grand sud la derniere conference de Monsieur le Minstre du tourisme Algerien a declarer a la T.V Algerienne que L'Algerie encourage le tourisme ainssi que les agences de voyage et les investisseurs dans ce secteur ainssi que les partenaires etrangers et que le gouvernement Algerien veille a la reception du plus grand nombre de touristes.Aucun danger ne se pose
Dailleurs nous enregistrons des vols charters sur l'extreme sud du pays. et Bientot les fetes de Timimoune ou se rassemble des milliers de touristes. l'Algerie est un vaste pays a decouvrir vous avez le souf-le mzab le gourara et beaucoup d'autres regions a voir venez nombreux pour toute information me consulter.
Je vous informe qu'il ya des decouvertes plus importantes que le Tassili et le Hoggar sur le grand Atlas saharien et Tellien.
soyez les bienvenues
😏HOLA
El sahara d'argelia es el mas grande de Africa del norte el gobierno esta ofriendo Actualmente muchas ofertas de viages para visitar el sur hay muchas sitios para ver el souf le mzab gourara el atlas sahraoui i mas como tasili i el hoggar.
motos 4x4 grupos u otros la bienvenida en el sur de ARGELIA en esta Primavera.
Para todos informaciones me consultar repuestas asuradas.
Bonjour à vous tous !
A lire les discussions sur le forum "Afrique du Nord" on dirait que l'Algérie et son Sahara n'existent pas !
Il faut quand même savoir que le Sahara se trouve essentiellement sur le territoire Algérien ! Il couvre une grande partie du territoire (Algerie = 5x la France) ! Le Hoggar fait la surface de la France en superficie ! Ne parlons pas du reste !
A part l'extrême sud, il ne faut pas négliger le grand Erg Occidental qui est une vraie merveille et unique ! Tant de ballades à chameaux, à pied ou en 4x4 sont possibles (treks, méharées, raids, etc...) pour des moments inoubliables et des paysages féeriques !
Beaucoup d'endroits sont "inédits" et le tourisme de masse se trouve très loin ! Des rencontres avec la population locale existent sans aucune inquiétude ! Les visiteurs sont partout les bienvenus ! On les respecte, aucun harcèlement "touristique", pas de mendicité "touristique", pas d'agressions commerciales (tu achètes tant mieux, tu n'achètes pas tant pis et tout le monde est content... Ce n'est pas le cas dans les pays voisins...), pas de marchandage (le prix est le prix et quand on achète plusieurs objets, le commerçant lui-même propose souvent un petit rabais.... ), etc.... etc.....
SVP pensez un peu plus lors de vos pllanings de voyage au sud de l'Algérie ! Même le Nord est à visiter, mais dans le sud, la population a besoin de vous pour renouer avec un tourisme solidaire !
A très bientôt et soyez les bienvenus !
LILI
A lire les discussions sur le forum "Afrique du Nord" on dirait que l'Algérie et son Sahara n'existent pas !
Il faut quand même savoir que le Sahara se trouve essentiellement sur le territoire Algérien ! Il couvre une grande partie du territoire (Algerie = 5x la France) ! Le Hoggar fait la surface de la France en superficie ! Ne parlons pas du reste !
A part l'extrême sud, il ne faut pas négliger le grand Erg Occidental qui est une vraie merveille et unique ! Tant de ballades à chameaux, à pied ou en 4x4 sont possibles (treks, méharées, raids, etc...) pour des moments inoubliables et des paysages féeriques !
Beaucoup d'endroits sont "inédits" et le tourisme de masse se trouve très loin ! Des rencontres avec la population locale existent sans aucune inquiétude ! Les visiteurs sont partout les bienvenus ! On les respecte, aucun harcèlement "touristique", pas de mendicité "touristique", pas d'agressions commerciales (tu achètes tant mieux, tu n'achètes pas tant pis et tout le monde est content... Ce n'est pas le cas dans les pays voisins...), pas de marchandage (le prix est le prix et quand on achète plusieurs objets, le commerçant lui-même propose souvent un petit rabais.... ), etc.... etc.....
SVP pensez un peu plus lors de vos pllanings de voyage au sud de l'Algérie ! Même le Nord est à visiter, mais dans le sud, la population a besoin de vous pour renouer avec un tourisme solidaire !
A très bientôt et soyez les bienvenus !
LILI
bonjour,
toute nouvelle sur ce site, j'espère y trouver conseils et guides pour voyager, nottamment en algérie, puisque j'y suis invitée, et comme ce sera mon premier voyage, j'ai besoin de tous les renseignements possible pour me faciliter la tâche,
en premier, je suppose qu'il faut penser aux papiers nécessaire pour se rendre là bas, bien sûr je suis française à 100%
et puis il y a aussi la traversée, car j'y vais en voiture ,
et certainement d'autres choses auxquelles je ne pense pas pour l'instant, alors si vous pouviez m'aider j'en serai très contente
Bonjour,
J'aimerai partir cet hiver en trek dans le sud algérien, mais je ne sais quel agence choisir. Je suis déjà parti plusieurs fois en trek avec l'UCPA, j'ai toujours été satisfaite et j'aimerai retrouver la même ambiance et le même genre de prestations (je ne repars pas avec eux car cette agence ne présente pas un grand choix de trek dans le désert).
je voudrai un trek dans un région peu fréquentée, le plus loin possible des circuits trop touristiques.
J'hésite à partir avec Atalante, leurs treks ont l'air bien mais j'ai lu pas mal d'avis négatif sur cette agence.
Quand pensez vous? Atalante, club aventure, terre d'av, nomade, Balaguère???
une dernière chose: j'ai 24ans et aimerai bien me retrouver avec des personnes qui auraient au alentour de mon age.
Merci de me faire partager vos expériences,
Sophie
J'aimerai partir cet hiver en trek dans le sud algérien, mais je ne sais quel agence choisir. Je suis déjà parti plusieurs fois en trek avec l'UCPA, j'ai toujours été satisfaite et j'aimerai retrouver la même ambiance et le même genre de prestations (je ne repars pas avec eux car cette agence ne présente pas un grand choix de trek dans le désert).
je voudrai un trek dans un région peu fréquentée, le plus loin possible des circuits trop touristiques.
J'hésite à partir avec Atalante, leurs treks ont l'air bien mais j'ai lu pas mal d'avis négatif sur cette agence.
Quand pensez vous? Atalante, club aventure, terre d'av, nomade, Balaguère???
une dernière chose: j'ai 24ans et aimerai bien me retrouver avec des personnes qui auraient au alentour de mon age.
Merci de me faire partager vos expériences,
Sophie
J'aimerais connaître le Sud Algérien, les dûnes et les villes mythiques. J'ai donc penser aller à Ghardaia pour un séjour d'une semaine afin de découvrir la région et nottament le desert et les touaregs. Pour des raisons de santé, je ne peux envisager les randonnées bivouac proposées, c'est pourquoi j'ai pensé à cette solution pour découvrir la région avec un peu de confort (nuit à l'hôtel). Pourriez-vous m'aider à organiser cela pour le mois de février 2007. Enorme Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me répondre.
Bonjour à tous,
Cela faisait un moment qu’une envie de découvrir le Sahara nous trottait dans la tête, mais plus le côté dunes avec rochers que désert de cailloux. Malheureusement les conditions sécuritaires n’étaient pas réunies et nous ne voulions pas y aller seuls. A l’origine je « surveillais » plus particulièrement l’Ennedi au Nord du Tchad.
C’est en Ouganda, lors d’une discussion avec Mayrig que le projet a commencé à émerger. Elle aussi voulait retourner dans le Sahara (qu’ils connaissent puisqu’ils ont habité en Algérie). Elle avait même commencé à constituer un petit groupe (avec 2/3 amis à eux) et elle avait jeté son dévolu sur la région de Djanet où se trouve une zone magnifique qu’on nomme la Tadrart Rouge où les dunes rouges partent à l’assaut des rochers noirs. C’est aussi un secteur avec de nombreuses peintures rupestres attestant de la présence d’animaux (éléphant, girafes, lions, etc, ..) .... il y a fort fort longtemps. Va pour le Sud Algérie, nous nous joindrons à eux, d’autant plus que le gouvernement Algérien venait de rouvrir la zone aux touristes.
Après recherches nous avons sélectionné une agence avec laquelle nous avons élaboré notre itinéraire de 9 jours. Nous souhaitions une version avec déplacements en 4x4 et petites balades. Pour le choix de l’agence, ce qui nous avait paru déterminant, c’est que ce soit des Touaregs qui gèrent le voyage sur place. Ils sont chez eux et tant qu’on est avec eux on ne risque rien, c’est ce que j’avais conclu de mes recherches.

Au niveau démarches ce n’est pas tout simple : Au maximum 3 mois avant le départ, l’agence sur place doit déposer l’itinéraire au ministère (je ne sais pas lequel) avec tous nos papiers. Une fois que notre circuit est accepté, nous recevons une première autorisation (durée de réponse variable, pour nous quasiment un mois). Ensuite il faut aller au consulat pour faire une demande de visa en joignant à la demande cette autorisation (là une semaine a suffi).
La période : février est un bon mois pour découvrir cette région, il ne fait pas encore trop chaud et le ciel est bleu. D’après le guide sur place, la meilleure période va de décembre (après les pluies) à fin février, ensuite le ciel se voile légèrement à cause des vents de sable.
Au niveau vol : Djanet est bien desservie par Air Algérie, ce sera donc Frankfurt – Alger – Djanet (et pour nos amis Nice – Paris – Alger – Djanet).
Au niveau organisation :
Nous serons accompagnés de 2 chauffeurs (2 véhicules 4x4) et d’un cuisinier. Normalement, on dort à la belle étoile mais comme il faisait assez froid (surtout au début) et il y avait pas mal de vent, nous avons préféré dormir en tente légère (et légèrement cassée également).

Comme d'habitude voici le lien vers le blog avec plus de photos
Cela faisait un moment qu’une envie de découvrir le Sahara nous trottait dans la tête, mais plus le côté dunes avec rochers que désert de cailloux. Malheureusement les conditions sécuritaires n’étaient pas réunies et nous ne voulions pas y aller seuls. A l’origine je « surveillais » plus particulièrement l’Ennedi au Nord du Tchad.
C’est en Ouganda, lors d’une discussion avec Mayrig que le projet a commencé à émerger. Elle aussi voulait retourner dans le Sahara (qu’ils connaissent puisqu’ils ont habité en Algérie). Elle avait même commencé à constituer un petit groupe (avec 2/3 amis à eux) et elle avait jeté son dévolu sur la région de Djanet où se trouve une zone magnifique qu’on nomme la Tadrart Rouge où les dunes rouges partent à l’assaut des rochers noirs. C’est aussi un secteur avec de nombreuses peintures rupestres attestant de la présence d’animaux (éléphant, girafes, lions, etc, ..) .... il y a fort fort longtemps. Va pour le Sud Algérie, nous nous joindrons à eux, d’autant plus que le gouvernement Algérien venait de rouvrir la zone aux touristes.
Après recherches nous avons sélectionné une agence avec laquelle nous avons élaboré notre itinéraire de 9 jours. Nous souhaitions une version avec déplacements en 4x4 et petites balades. Pour le choix de l’agence, ce qui nous avait paru déterminant, c’est que ce soit des Touaregs qui gèrent le voyage sur place. Ils sont chez eux et tant qu’on est avec eux on ne risque rien, c’est ce que j’avais conclu de mes recherches.

Au niveau démarches ce n’est pas tout simple : Au maximum 3 mois avant le départ, l’agence sur place doit déposer l’itinéraire au ministère (je ne sais pas lequel) avec tous nos papiers. Une fois que notre circuit est accepté, nous recevons une première autorisation (durée de réponse variable, pour nous quasiment un mois). Ensuite il faut aller au consulat pour faire une demande de visa en joignant à la demande cette autorisation (là une semaine a suffi).
La période : février est un bon mois pour découvrir cette région, il ne fait pas encore trop chaud et le ciel est bleu. D’après le guide sur place, la meilleure période va de décembre (après les pluies) à fin février, ensuite le ciel se voile légèrement à cause des vents de sable.
Au niveau vol : Djanet est bien desservie par Air Algérie, ce sera donc Frankfurt – Alger – Djanet (et pour nos amis Nice – Paris – Alger – Djanet).
Au niveau organisation :
Nous serons accompagnés de 2 chauffeurs (2 véhicules 4x4) et d’un cuisinier. Normalement, on dort à la belle étoile mais comme il faisait assez froid (surtout au début) et il y avait pas mal de vent, nous avons préféré dormir en tente légère (et légèrement cassée également).

Comme d'habitude voici le lien vers le blog avec plus de photos
Bonjours tous le monde!
Alors voila je projette un voyage dans le sahara et m'interressant particulierement aux modes de vie nomades, je voudrais accompagner une caravane de touaregs. Les formules tours opérateurs ne correspondent pas vraiment a l'idée que je me fait du voyage, je ne passerais donc pas par elles. J'ai déjà un peu voyagé mais j'avoue connaitre très peu (trop peu!!) le Sahara. Connaissez vous des touaregs qui accepteraient parmi eux une française pour environ un mois?
salt, je suis nouveau dans la commuauté VF.
j'aimerai bien effectuer un trajet par route de l'algérie a ARABIE SAOUDITE pour un Omra
j'ai fait auparavant plusieurs fois la TUNISIE jusqu'au TRIPOLI je connait la route et j'imagine
le traget jusqu'a la frontiére LYBIE-Egypte.
je souhaiterai avoir beaucoup de precisions surtout d'une personne qui a vecu la situation sur le sircuit Egypte -Jordanie jusqu'a Médine
consernant le kilométrage, l'itinéraire et formalités douaniére.
( on m'as dramatisé la situation : changement de plaques de véhicule, frais...?!
merci .
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Bonjour
Je planifie un voyage en Algérie pour printemps 2014.(ALger, Tipaza, Jijel, Bejaia et Ghardaia
A chaque fois que je mentionne la destination...lever de bouclier....on me déconseille fortement.
Quelqu'un peut-il me dire, selon ses expériences, si ce pays...pour ces destinations...est sécuritaire.
Le Magreb a mauvaise presse ici....
Quelqu'un peut-il me dire, selon ses expériences, si ce pays...pour ces destinations...est sécuritaire.
Le Magreb a mauvaise presse ici....
bonjour, l'Algérie comme un pays du maghreb et de l'Afrique du Nord en même temps a-t-elle une chance de devenir une destination touristique, sachant que ces voisins souffrent les derniers temps d'un climat d'instabilité sécuritaire ?
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…








