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Croisière-plongée à Tubbataha et après...? (Philippines)
En mars dernier, je suis allée pour une première découverte des Philippines à Manille, volcan Taal, Sud Leyte pour plonger ainsi qu'à Bohol (Panglao logée à la Villa Belza et Cabilao)...des vacances extras, des rencontres sympas et des plongées féeriques ! Du coup rebelote en mars prochain, je me suis décidée pour la croisière plongée Tubbataha (je vais casser la tirelire) 5 jours en mer où j'espère voir des merveilles...puis nous avons 8 jours "sur terre" à Palawan. J1: Puerto Princesa - Sabang J2: rivière souterraine - Port Baton en banca J3 : Port Baton - El Nido en banca J4-7 : El Nido. J8: El Nido-Puerto Princesa en jeepney. J9: vol vers Manille. Que pensez vous de ce petit programme, faisable ? Je précise que nous y serons pendant la Semaine Sainte début avril, doit-on réserver d'avance les hôtels auprès d'une agence locale? Y'aura t'il beaucoup de philippins ou touristes en vacances à cette période ? Evidemment j'aurai bien aimé un vol direct El Nido-manille mais pour 150 euros contre 40 euros avec Cebu Pacific entre Puerto Princesa et Manille j'ai vite choisi ! A tort ou a raison ? Evidemment j'aurai aimé une semaine de plus pour continuer vers Busuanga/Coron et ses épaves et ses lacs cachés mais bon j'y reviendrai... Aux amoureux des Philippines, j'attend votre avis d'expert et toutes suggestions... Merci à vous et à bientôt. Lise PS : Qu'il est doux de songer aux prochaines vacances quand il fait déjà nuit sur Paris à 17h et que l'hiver ne fait que commencer....
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Retour de mon séjour (Palawan-Sud Mindanao-Caminguin)
Bonjour,

Je suis rentrée d’un mois aux Philippines en septembre dernier (3 étapes au programme : Palawan, Davao et alentours, puis Caminguin) , et ayant glané pas mal d’infos sur VF avant mon départ afin de préparer mon voyage, c’est avec plaisir que je vous fais un petit retour de mon séjour, en espérant que des infos puissent vous être utiles.

Départ le 31/08 (Paris-Manille, 720E assurances comprises), vol sur Cathay pacific avec escale de 2h à Hong Kong. R.A.S, vol à l’heure, service correct. Si on veut rentrer dans le détail, une petite réserve sur les sièges pas trop conforts (mal au dos), mais bon, vraiment rien de grave.

Arrivée à Manille en début d’après-midi. Taxi vers mon 1er hôtel (réservé de France), 300P la course (alors pour la petite histoire, je n’ai toujours pas compris quel taxi il fallait mieux prendre à l’aéroport, mais par contre j’ai compris que meter ou pas, il fallait être ferme sur le prix de la course avant le départ –et se le faire répéter pendant, parce qu’1km après l’aéroport il voulait 700P – bref : en se renseignant sur le prix à payer avant de monter dans un taxi et en utilisant « la technique du disque rayé » quand on est dedans, on y arrive.)

Arrivée à l’Hôtel Durban, à Makati. Petit hôtel très propre et cosy, dans une petite rue adjacente d’une grande artère, donc calme. 1100P la chambre (chambre « pullman », cf leur site), petite mais très clean. Quartier sécure (ce que je cherchais à l’arrivée), personnel avenant. Espace fumeur et WI-FI sur une terrasse juste devant, à l’extérieur : j’ai apprécie cet hôtel pour une escale, mais pour un séjour plus long, je conseille de prendre une chambre de la gamme au dessus (pas beaucoup plus cher) pour avoir plus d’espace.

Vol sur Tiger Airways le lendemain (même prix de la course en taxi vers l’aéroport domestique)pour Puerto Princesa (24E, réservé de France), RAS, à l’heure.

Arrivée à l’aéroport, petit tour en ville (sympa, Puerto, comme petite ville à l’arrivée) et installation à l’hôtel Duchess Pension. Le but de la manœuvre étant de « me laver et dormir »avant départ pour Port Barton le lendemain, choix d’une chambre FAN et SDB commune, 250P la nuit, sommaire (lit-table-ventilo) mais propre, tout comme les sanitaires au fond du couloir.

Départ le lendemain en jeepney pour Port Barton (je ne me souviens plus du prix du trajet, mais dérisoire), où je me suis tout de suite sentie « comme un poisson dans l’eau » : petit village tranquille, calme, une rue principale joliment fleurie, population super accueillante, les vacances commencent réellement ! J’opte pour un hôtel que l’on m’avait soufflé dans l’oreille, et qui sera, je ne le savais pas encore, mon meilleur plan pendant le mois à venir : le « Summer Homes ». Deux catégories de chambres : bungalows face à la mer (4), et chambres moins chères dans un bâtiment derrière. Envie de me poser (enfin !) et ravie de la visite d’un des bungalows, mon choix est fait. Petites négociations, je paierai 1100P/nuit (c’était 1400P au départ je crois), pour un charmant bungalow de 20m2 environ, lit confortable, jolis meubles, ventilo au plafond, SDB nikel, petite terrasse perso, petit jardin devant avec 2 transats, et la mer en face, cool ! ce qui ne gâche rien : wi-fi au restaurant de l’hôtel mais aussi sur la terrasse et dans la chambre. Je pu donc profiter de Port Barton en partageant mon temps entre balades dans le village et alentours (ne pas hésiter à rayonner, afin de découvrir de superbes petites plages désertes au sable blanc , que je n’aurais sans doute pas découvertes sans Bikorchild, que j’ai rencontré grâce à VF, merci Ivan !). Avons également loué une bangka (et son pêcheur évidemment) à la journée (600 ou 700P pour 3 pers) afin de la passer sur une île, « German Island », s’y baigner, snorkeller (pas mal) et manger du poisson grillé acheté avant le départ (il y a un gardien sur l’île, qui prête volontiers son barbecue). Comme nous étions hors saison, nous étions seuls, cela avait une petite impression de bout du monde un délicieux souvenir, tout comme l’ensemble de mon séjour à Port Barton (perso, je voulais faire un stop avant El Nido, mais n’étais pas interressée par « Sabang et sa rivière souterraine »).

Départ pour El Nido, en jeepney + bus (trajet fastidieux – en comptant l’attente du remplissage du djeep, l’attente du bus lors du changement à Roxas, le stop pour manger , et les arrêts fréquents pour continuer à remplir le bus, on a quand même mis au moins 7-8h, mais vraiment sympa : entre les paysages supers à regarder et l’ambiance générale, je ne me suis pas ennuyée une minute.). Arrivée sous la pluie (jusque là, le temps était favorable, à part une averse à PP, le soleil était au RV). Je file à l’hôtel que j’avais repéré sur le lonely , mais on me montre une chambre sombre, limite niveau hygiène et avec une odeur de renfermé violente, qu’on me propose à 900P, ce sera niet. Une dame avec qui j’avais partagé le tricycle me propose de me montrer un autre hôtel, un peu excentré (juste à côté du « terminal », soit 5/10 minutes à pied du centre) mais neuf, donc très propre. J’y prendrai une chambre, fan, SDB et petite terrasse, à 600P/nuit (pas de regrets cependant, si la pluie et la fatigue n’avaient pas été là, je pense que j’aurais cherché un autre hôtel en bord de plage). A vrai dire, j’ai tout de suite compris que l’étape El Nido n’allait pas faire partie de mes favorites : je m’attendais à une « ville » touristique, et ce n’est pas la ribambelle de boutiques souvenirs, restos et agences de vente de sorties en bateau qui allaient me dire le contraire. Ceci dit, j’avais finalement décidé de rester plus longtemps sur port Barton (d’où l’intérêt d’être souple dans son « programme ») et de ne réserver que 2 jours à El Nido, pour faire les Island Hopping A et C, et c’est ce que j’ai fait, mais il parait qu’avec plus de temps on peut faire de belles balades aux alentours. J’ai donc acheté les deux tours (dans mes souvenirs, 1200P les deux, repas compris) à l’agence juste en dessous d’un petit resto que je conseille au passage, le Habibi (sympa quoique pas typique du tout mais bon, on y mange « bien », y’a la wi-fi et c’est face à la mer. J’ai pas trop compris pourquoi on pouvait y fumer le narguilé (ils fument le narguilé les Philippins ?) mais j’ai pour habitude de ne pas toujours chercher à tout comprendre quand je voyage, et de toutes façons je déteste le narguilé alors…J)

Pas de bol, le temps ne sera pas avec moi ces deux journées de balades en bateau : nuageux le matin, quelques éclaircies ensuite…et pluie battante l’après-midi cela a bien sûr gâché le plaisir (d’autant qu’avec la pluie, les p’tits poissons se font plus rares) et les photos, mais il faut admettre que les paysages sont vraiment sympas. Par contre, j’ose a peine imaginer combien de bateaux accostent sur les même coins en haute saison, j’étais bien contente de ne pas partager les repas sur des petites plages avec des centaines d’autres touristes…

Retour vers Puerto Princesa, cette fois en VAN (envie que ça aille vite cette fois, on se demande pourquoi), 500P, réservé par mon hôtel : à l’heure, van en bon état, RAS. Re-nuit à la Duchess pension avant changement d’île (Mindanao) le lendemain. Ah, j’oubliais, petit plan resto avant le départ au Kalui, aussi connu des touristes que des Philippins (enfin, les rares qui peuvent se le payer !), restau aussi cosy que branchouille (« on enlève ses petites chaussures à l’entrée et on les met dans un panier SVP », pour pas abimer le plancher : me suis crue dans un resto branché de Bali mais franchement on ne peut pas nier que la nourriture est très bonne et les prix corrects pour la prestation (me souviens plus, voir dans le Lonely la gamme de prix si besoin).

Départ vers Davao, sur un vol Cébu Pacific (24E, réservé de France) : à l’heure et tout et tout, RAS. Comme je voulais ne pas avoir à chercher d’hôtel en arrivant, j’avais opté pour une 1ère nuit au Ponce suites (cf lonely), en sachant que « Denis de Davao », bien connu de ce forum, (coucou Denis !), avec lequel j’avais beaucoup échangé pour préparer mon étape Mindanao, m’en avait indiqué d’autres, mais que je ne pouvais pas réserver sur le net. Nuit au Ponce, donc, 1100P environ, réservé sur Agoda la veille. Hôtel sympa quoiqu’excentré (quartier très calme), chambre à la déco désuète (bonjour les frous-frous) mais propre. Je confirme que la déco intérieure de l’hôtel (œuvres d’art du proprio partout, du sol au plafond) vaut le coup d’œil (moui…), et il y a une -très-petite terrasse devant l’hotel, avec wi-fi et/ou pour les fumeurs, mais tout cela ne m’a pas convaincue d’y rester davantage, j’étais à la recherche d’un lieu dans un quartier plus animé. Donc, direction l’Oroderm , en centre ville, où je passerai deux nuits (650P/nuit) dans une chambre avec clim et SDB, propre mais vraiment exigue, et avec une fenêtre aveugle : je ne passe vraiment pas beaucoup de temps dans mes chambres d’hôtel, mais là, en sachant que j’allais y passer plusieurs nuits, c’était un peu morose tout de même. Le 3ème essai, pendant qu’on est dans le sujet « logement à Davao » sera le bon : la Casa di Cabana, petite pension en plein centre, dans un quartier que j’ai trouvé super sympa (tout comme à port Barton, je m’y suis de suite sentie comme chez moi) qui deviendra mon fief lors de mon séjour sur Mindanao, avec une chambre sympa, clim et SDB, à 700P/nuit. Un détail qui n’en est pas un, la chambre a de grandes fenêtres qui, une fois ouvertes, permettent de fumer sans empester tout l’hôtel (et oui, les fumeurs ne sont pas les bienvenus à Davao puisqu’il est interdit de fumer dans toute la ville – parait que ce serait après l’arrêt du tabac du « Maire » de la ville, il aurait du coup décidé de passer un arrêté afin de l’interdire…partout (Démocratie, quand tu nous tiens - J) , mais franchement, au final, en se planquant, les accros au tabac comme moi parviendront à assouvir leurs envies…à vrai dire, j’en garde même quelques bons souvenirs : on cherche son petit endroit, on croit avoir trouvé la planque idéale et quand on arrive on est 3 à tirer comme des malades sur nos clopes derrière la même bagnole, ça crée une complicité, finalement, ce petit air d’interdit !).

Autant le dire tout de suite, tout comme l’étape de Port Barton, celle sur Mindanao / Davao sera ma deuxième « étape préférée ». D’abord, pour « l’ambiance » de cette ville : comme toute grande ville, du bruit et de la pollution en centre ville bien sûr, mais à côté de cela, pas de buildings, que des bâtiments à taille humaine, plein de petits quartiers (baranguays) avec chacun leur petit caractère, une joyeuse animation, la courtoisie des habitants (pour une grande ville, c’est assez rare pour le souligner !) : franchement, j’ai adoré. Et je tiens à le préciser tout de suite pour ceux qui se poseraient la question (comme je me la suis posée avant de partir, normal), que je n’ai JAMAIS, à aucun moment, eu de sentiment d’insécurité lors de mon passage à Davao en particulier, et sur Mindanao en général, au contraire : ce qui est rigolo (enfin, moi ça m’a plu), c’est de voir parfois des affichettes interdisant les armes (et les durians)dans les chambres d’hôtel, de se faire checker -avec le sourire- son sac à l’entrée des magasins (ceci dit, vécu aussi à Manille et même Puerto ), de voir une affiche « gun free zone » en arrivant à la gare routière de Général Santos (ça, c’est de la photo souvenir :-))….et de n’avoir jamais vu aucune embrouille (ni aucune arme d’ailleurs, exceptées celles des gardiens évidemment) pendant mon séjour (bon, après, comme pour toutes destinations, je ne me balade pas seule avec mon nikon dans un quartier louche à 2h du mat, mais je ne le ferais pas chez moi non plus !). D’autre part, je pense que le fait de voir peu de touristes rend la population d’autant plus accueillante quand elle en croise : au pire, on se fond dans la masse (Dieu que c’est reposant), et au mieux, on fait l’objet d’une saine curiosité (il est où ton mari ? - J)). Donc, n’hésitez plus, si comme moi vous n’avez pas envie que votre séjour se résume aux seules « destinations-plages » (ce qui est déjà très bien) , prévoyez une étape sur Mindanao ! (attention, je n’ai pas dit que Zamboanga était un lieu de villégiature particulièrement conseillé, ni qu’un plan snorkelling à Jolo était une bonne idée : quand je dis « Mindanao », je ne parle que de ce que j’y ai vu, cela suppose donc que vous fassiez le tri (enfin, ce n’est qu’un conseil, après chacun fait comme il le sent) sur les destinations avant d’y aller, mais n’est-ce pas délicieux, de préparer un voyage ?...ça me manque déjà… )

Ce qui fait un enchaînement sur « pourquoi ce choix » et « qu’y ai-je fait ? ». Comme je le disais au début de ce post, j’avais prévu mon voyage en 3 étapes : 1-Palawan pour le repos, les ptits villages, les ptites plages désertes, les sorties en bateau et le snorkeling, 2- Davao, pour avoir un point de chute dans une grande ville sur Mindanao, qui offre plein d’opportunités autour (et oui, il a encore fallu faire des choix) et surtout, pour aller à la rencontre de populations en montagne (j’aime beaucoup le milieu rural quand je voyage, avais fait quelques recherches et étais interressée pour rencontrer les peuples Manobos et T.Bolis), 3- Caminguin pour finir sur une petite île tranquille, m’y balader, m’y baigner, m’y poser avant le retour sur Manille puis en France.

Nous voilà donc à l’étape 2 (ma parole, mon post est gigantesque, il faut que j’abrège !). Mis à part la visite de différents quartiers de Davao, la visite de grottes avec des milliers de chauves souris (3 millions je crois) etc une petite journée sur Samal, petite île juste en face de Davao, m’a bien plu (ferrys réguliers, un petit quart d’heure de trajet dans mes souvenirs, prix dérisoire): un petit havre de calme et de tranquilité (si on va sur une plage loin des resorts : j’ai eu la chance d’être invitée chez des particuliers résidents là-bas et ami de Denis). Et puis aussi, la visite du plus grand marché de Davao, qui est un véritable quartier : les denrées habituelles bien sûr, mais surtout une ambiance que j’adore : le coin « laveurs de carottes » (une vraie PMI, ah ça, j’ai eu un bon contact avec les laveurs de carottes !), les artisans (vendeurs de charbons de bois, embouteilleurs d’huiles, etc) : comment dire, on sent que la vie n’est pas facile, mais que de sourires, de spontanéité : pour moi qui adore les marchés, un grand bon moment, vraiment.

Concernant mon projet de balades en montagne afin d’aller voir nos amis Manobos et T’Bolis voici un petit résumé de la petite escapade (3 ou 4 jours si je me souviens bien), qui s’est finalement faite « en bande » pour la partie « villages Manobos »: Denis, Eden (son Amie), et Louisa (la « Helpeur » du voisin de Denis, qui est Manobo : en fait, le plan, convenu avant le départ, c’était qu’elle me « chaperonne » vers son village afin que je me régale des paysages et de rencontres avec les locaux, et qu’en échange, je lui paie les transports, logements etc : un échange de bons procédés, je pense, car elle a rarement les moyens d’aller voir sa famille et en était ravie) jusque Malita puis, pour grimper en montagne de Malita à Digos, deux de ses frères qui deviendront nos pilotes (sommes partis à deux motos), et « Mister l’Incruste » - J), un autre de ses frères, qui s’est calé tranquillement sur une des motos sans qu’on ne se pose vraiment la question du-pourquoi-du- comment (comme ça, à 3 sur l’une et à 4 sur l’autre, on était « complet » !). Reprenons donc depuis le début :

Départ de Davao en bus , direction Malita; nuit à l’Hotel Lamiat Inn (chambre lits jumeaux + SDB/FAN,600P je crois, neuf, très calme et très propre… Louisa n’a d’ailleurs pas bien compris pourquoi je lui disais que c’était pas la peine de la briquer dès 5h du mat –grrr-, ceci dit, au bout de 2 jours, c’est moi qui compris qu’elle ne captait pas un mot d’anglais –même tardive, merci d’avoir relayé le scoop, Denis !-). Puis trajet en moto-cross (seul véhicule pouvant passer), cette fois la bande au complet, vers Barangay Kalatagan, sur la route de montagne qui va vers Malungon (et quelle route !! au total, plus de 8h d’acrobaties aller-retour sur des sentiers défoncés, chapeau Messieurs les pilotes !), pour arriver dans la famille de « Louisa et ses frères » et y partager un repas ( un joyeux mélange de poissons et de porc que nous avions acheté au marché avant le départ (bein oui on était pas assez chargés sur les motos, faut rentabiliser le mode de transport !), de poissons pêchés sur place (ouioui, y’a des étangs dans les rizières, perso j’savais pas, et contrairement à Eden et Denis, j’ai fait chou blanc…-), et d’un pauvre coq qui s’est fait trucider par le paternel pour fêter l’arrivée des invités, bref, un vrai festin !) Retour sur Digos (dispersion de la bande), changement de bus à Sulop, descente sur General Santos (Louisa retournera sur Davao), puis poursuite à 3 (Denis, Eden et moi) pour Koronadal, puis Surallat. Arrivée à T'Boli et nuit à Plobacion , dans un hôtel dont je ne me souviens plus du nom (retrouvable si besoin). Là encore, le « réseau » a bien servi pour le projet d’aller voir les T.Bolis , puisque c’est grâce à un « ami d’amis » que nous avons pu faire la visite du marché dominical à Barangay Lacunun, puis Dilan, où il y avait une petite fête villageoise. Puis retour vers Surallat, Jeepney jusqu'au Lac Sebu (que je voulais vraiment voir !) et là…c’est le drame : gros orage persistant qui ne présageait rien de bon, alors d’un commun accord, retour sur Davao. Je garderai cependant un très bon souvenir de cette petite escapade en montagne, même si je n’ai pas eu l’occasion de croiser des personnes en costumes traditionnels comme je l’aurais espéré la gentillesse des gens rencontrés (rigolos, ces regards sur nous parfois) et la beauté naturelle du coin ont satisfait mon envie d’authenticité. Par contre, avec du recul je serais bien incapable de vous donner des infos en terme de temps et de prix des transports pendant cette virée, j’avoue que je me suis un peu laissée porter, c’est si bon…

Ah, tiens, c’est l’occasion, au passage, de parler du restaurant « chez Claude » (cf lonely), réputé comme être le meilleur de Davao et tenu par…un Français, dans lequel j’ai fait deux sauts pendant mon passage à Davao, le 1er pour y boire un cocktail de fruits excellent, et le second, pour y manger de bons ptits plats « avec des couverts, une serviette, du sel-du poivre - J) », bref, ce que je n’avais pas fait depuis un moment, et vraiment ce fût bon (en plus, le lieu, une maison coloniale, est vraiment hyper joli, et Claude, le proprio, est très cordial). Pour la gamme de prix, je dirais de 400P en prenant des praires farcies (miam), des pâtes carbonara et une boisson, à 5000P voire plus si vous tentez foie gras et autres mets de choix. Bref, je conseille vivement, en cas de petite envie de « luxe ».

Je serais bien restée encore un peu sur Mindanao, notamment pour aller voir les plages du côté de Mati, mais malheureusement, le temps passant et ne voulant pas zapper ma dernière étape, je décidais de rejoindre Caminguin pour y finir mon voyage.

Le trajet vers Caminguin : 1er bus Davao-Butuan (trop de travaux actuellement sur la route Davao-Cagayan que j’avais prévue), puis second bus pour rejoindre le port de Balingoan (situé entre Cagayan et Butuan). Pour résumer (parce qu’à partir du moment où j’ai décidé d’aller à caminguin, tout s’est compliqué - J !), suis montée dans le 1er bus à 8h, et suis arrivée au port de Balingoan (qui est à 5-10 mn à pied de la gare routière) vers 16h30. Là, évidemment, c’eût été trop simple : on m’informe que « plus de ferry aujourd’hui », je dois attendre le lendemain. Je passe donc une nuit chez l’habitant dans « une maison jaune avec un escalier en colimaçon » juste en face de l’embarcadère (pour vous la situer, puisque c’est chez un particulier : ils ont trouvé le truc, de proposer des chambres aux « échoués du port» : les 4 chambres se sont vite remplies, et à minuit il y’avait des gens partout, même dans les canapés du salon, les enfants allongés sur les tapis, chouette ambiance finalement !). Chambre sommaire mais propre, avec SDB commune et fenêtre aveugle, 500P/nuit (rigolo de traverser le salon familial pour aller se laver au mandi…sauf quand il est vide le lendemain matin, mais le but étant de dormir avant de choper un ferry, pas grave…ceci dit n’espérez pas dormir beaucoup, la maison est juste à côté d’un karaoké, et « un karaoké de marins-Philippins-bourrés », c’est…disons…spécial… ils sont parfois bien roots, les Philippins, avec leurs karaokés !).

Ferry le lendemain (le premier décolle à 5h, perso j’ai dormi un peu le matin –on se demande pourquoi- et ai pris celui de 10H30) pour Bénini, au sud de Caminguin (1h30 environ), puis jeepney jusque Manbajao, au nord (30-45mn environ, prix dérisoire, comme tous les jeepneys alors je ne m���en souviens plus). Je décidais d’aller boire un coca dans une petite gargotte juste en face du terminal, aussi pour aller à la pêche aux infos (j’avais en tête un hôtel qu’on m’avait conseillé, le Seascape, mais ne savait pas où il se situait exactement), et ne l’ai pas regretté, car la dame très sympa qui le tenait m’a permis de trouver en 2 temps 3 mouvements un driver pour m’y amener (15P), mais aussi pour faire le tour de l’île le lendemain comme je l’avais prévu (je ne veux pas piloter de moto moi-même, et j’aime bien l’idée de me faire balader par un autochtone, en général ça permet de découvrir des coins sympas). Arrivée au « Seascape » (10mn du terminal), on me montre le (soi-disant) seul bungalow disponible, une (spacieuse) cabane en bois brut sur pilotis , avec terrasse face à la mer (plage de sable noir), ptite table, hamac : je prends ! j’aimais le côté désuet de cette cabane, non rénovée contrairement aux autres bungalows derrière , ce qui lui donnait un certain charme : à 700P la nuit, je conseille (sauf si vous aimez la déco hi-tech, là c’est du basique, on s’en doute bien).

Départ pour la balade en moto le lendemain (négociée 600P la journée, ce que je trouve très correct), pour visiter les sites présentés comme « phares » de Caminguin, sur VF et ailleurs (sunken cemetery, soda swimming, ardent springs, katibawasan falls etc etc.), et là….comment dire ? : déception. Oui, déception, parce que je ne m’attendais pas à ce que tous ces sites soient aménagés pour accueillir les touristes (même si j’en suis une !), par exemple, la source d’eau gazeuse qui m’intriguait n’était finalement « qu’une piscine » aux alentours carrelés, avec des tables autour pour y manger : chacun ses goûts, mais perso, déçue, tout cela manquait pour moi d’authenticité, même si je ne regrette pas d’y être allée. Par contre, la balade en elle-même était vraiment sympa (beauté des paysages, vues sur les volcans), c’est vrai que Caminguin est une petite île verdoyante où règne une vraie douceur de vivre, je crois que j’aurais dû mieux préparer mes petites balades et préciser que j’aurais souhaité aller un peu hors des sentiers battus (si c’est encore possible là-bas). Un facteur important afin de nuancer ce bémol : le temps s’était sérieusement gâté, ai eu beaucoup de pluies pendant cette journée, évidemment ça gâche la fête…mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait pour la fin du séjour là-bas : un thyphon ( petit, je suppose, puisque je suis encore pà pour en parler). Donc, au bout de 2 jours, ils décidèrent de me changer de cabane (morte de rire, entre le vent qui traversait les fenêtres-moustiquaires de la chambre et le toit qui n’arrêtait plus de se gonfler-dégonfler, la dernière nuit j’ai cru que j’allais décoller de mon lit, ça aussi ça fera des souvenirs ! - J)), pour me rapatrier, au même prix, dans un bungalow rénové donc beaucoup plus cosy (et moins froid la nuit, mais je regrettais tout de même ma ptite cabane…), pour le même prix (700P).

Etant donné que la météo ne s’arrangeait pas (du tout, du tout), je consacrerai le lendemain à prévoir mon retour sur Manille (j’entendais tout le monde dire qu’aucun bateau ne sortait ces derniers jours vu l’état de la mer et voulais m’assurer que je serai à Manille en temps voulu pour prendre mon vol retour, et avais donc décidé, à regrets, d’écourter mon séjour sur Caminguin). Je dû faire le deuil d’un bateau vers Bohol (où j’aurais pu passer une journée de « transit » : ferry jusque Jagna, ptits bisous aux tarsiers au passage, puis vol Tagbilaran-Manille), et décidais de faire au plus simple (en fait, c’était la seule solution), c’est-à-dire repartir vers Cagayan sur Mindanao, pour y prendre un vol pour Manille. J’achetais donc, à l’agence « Funtrip » de Manbajao (vente de billets pour bateaux, avions, etc) un billet Océan jet Bénini-Cagayan (600P), et un vol Cagayan-Manille (Cébu pacific, 52 Euros puisque plein tarif) à prendre dans la foulée….

Bien sûr, quand je suis arrivée au port le lendemain, le fameux bateau ne partait plus, (toujours à cause de la météo, ceci dit, mon billet m’a été remboursé de suite car aucun autre départ n’était prévu, pas même pour le lendemain), et je devais donc trouver une autre solution, d’autant que mon vol m’attendait le soir même, à 21h à Cagayan. Je sautais donc dans le seul bateau (cabossé, le bateau, y’avait du vécu) qui semblait prêt à sortir, à 14H30 et qui allait…à Balingoan ! (prix : 170P je crois ) C’est peu de dire que les 2h de traversée ont été mouvementées…My God ….enfin bref. De là, tricycle puis bus jusqu’au terminal de Cagayan (une compagnie de bus jaunes font des trajets directs, j’aurais aimé le savoir pour l’aller, ça m’aurait fait gagner du temps!), puis taxi jusque l’aéroport, où par miracle j’ai pu prendre mon vol pour Manille à 21H (en fait, y’a pas que du miracle, j’ai complétement embrouillé le chauffeur avec une histoire de fou – et un petit bifton supplémentaire - pour qu’il s’active , sinon, deuxième échouage garanti, et pas de bol, pour une fois j’étais tombée sur un chauffeur soucieux du respect du code de la route - J)).

Restait un « hic » (un de plus, un de moins, j’étais sur ma lancée), j’arrivais à Manille à 22h30 sans n’avoir pu réserver d’hôtel (problèmes de tél et de réseau à Caminguin les jours précédents). Je sautais donc dans un taxi (qui me demanda si j’avais « besoin d’un boyfriend pour ma nuit » : t’es gentil mon gars, mais entre le trajet en ferry et celui en taxi vers l’aéroport de Cagayan, j’avais eu ma part de frissons pour la journée, là, je le sentais moyen d’attaquer le kamasutra avec un sérial killer !, ) et décidais d’aller voir si une chambre était disponible à la Natividad Pension (à Malate) , que j’avais repérée avant mon séjour. Je ne fus pas déçue, chambre –très- spacieuse, très propre avec SDB et FAN à 900P/nuit, hôtel sécurisé (gardien) et surtout, ambiance « familiale », petite salle pour petits-déj + un plat dispo le soir, et jolie petite tonnelle à l’extérieur avec connexion Wi-fi : j’y finirai mon séjour.

Il me restait donc deux jours « à tuer » à Manille, ce que je n’avais pas vraiment prévu. Je consacrais le 1er à jeter un œil sur la baie de Manille (moui, bof…) puis à me balader dans le quartier de Malate et alentours (moi qui aime les quartiers « populaires » mais beaucoup moins les capitales en général, j’ai été surprise de la spontanéité des personnes que je croisais, et je dois dire que j’ai bien aimé ce quartier où on peut finalement faire conversation avec pas mal de gens sans être importunée ou avoir de sentiment d’insécurité, en tous cas, pour ma part, bonne petite balade (encore une fois, je ne m’y suis pas baladée à minuit alors je ne me prononcerai que pour l’ambiance de ma petite journée). Pour un petit plan resto sympa, mon hôtel m’a conseillé « l’Aristocrat », à 10mn à pied de là : effectivement, plats philippins bons et pas chers, cadre et service nickels (je n’ai pas dit « typique »), ce n’est pas pour rien si ce resto semble être une adresse bien connue des Philippins, je conseille si on a envie de manger un bon petit plat (beaucoup de choix, et des légumes, même des légumes crus, ouf ! – à ce stade du voyage, je ne pouvais plus voir un grain de riz en peinture - J)).

Je choisis de consacrer mon dernier jour à Manille à visiter Intramuros, puisque j’avais cru comprendre que tout touriste passant par Manille y mettrait un pied, quartier historique oblige. A vrai dire, arrivée devant « Fort Santiago » et branchée toutes les deux minutes par des chauffeurs de tricycles pour faire THE visite guidée, je commençais à me demander si j’allais accrocher à ce quartier, et finalement, je décidais de me laisser porter…en me laissant transporter par l’un de ces tricycles, un peu plus ouvert à la négoce que les autres : il me balada (lui et sa petite fille qui finira accrochée à mes basques) pendant 3h dans le quartier, pour 300P, tarif (négocié) que j’ai trouvé correct, d’autant qu’il était super dispo, m’expliquait les sites avec patience à chaque monument / architecture intéressante (et y’en a pas mal), et s’arrêtait avec patience et sourire à chacune de mes demandes de « pictures » bref, finalement, une très bonne après-midi de visite tranquillou et d’entente cordiale (sous le soleil, ce qui ne gâche rien), avant un retour à mon hôtel, en jeepneys (et en pleine heure de pointe), histoire de clôturer tout ça en beauté (j’adore –tous- les transports à l’étranger, que voulez-vous, chacun ses vices !).

Ensuite, coup de grâce, vol retour le lendemain vers Paris (avec une escale – choisie- de 11h à Hong-Kong, mais là n’est pas le sujet. Je précise juste que si c’était à refaire, je ferai le petit stop à HK lors du trajet « aller » vers les Philippines, au retour c’est trop violent ! - J)

Voilà donc le récit de mon petit voyage….

Pour finir, si je devais dire des « plus » et des « moins » (disons, les « bémols ») , sur mon séjour/la destination, je dirais :

Les + :

- Supers paysages, possibilité de se balader TRANQUILLE, sans avoir l’impression d’être pris pour un « porte-monnaie sur pattes » (voire, pour « un passeport sur pattes », certains comprendront l’allusion), la possibilité de voir/faire des choses très différentes, même sur une courte durée (de la grande ville au bled paumé, de la mer à la montagne etc).

- Courtoisie des autochtones (en ts cas, là où je suis passée), souvent prêts à rendre service, et avec qui il est vraiment très facile et agréable d’échanger…petit bémol sur ce point pour El Nido, où la population semble plus « indifférente », et on comprend pourquoi .

- Possibilité de bouger facilement, grâce à la multitude des transports possibles (mais je confirme que cela peut VRAIMENT prendre du temps, et que le budget transport peut être conséquent au final à prendre en compte en choisissant son itinéraire)

- Par contre, budget « vie courante » vraiment léger : possibilité de manger à moindre prix, clopes pas cher (38P le paquet !), et bouteille de téquila à moins de 3 euros (comment ça, l’apéro ne fait pas partie du budget ?? bon, du coup, pour ma part c’était pas vraiment des vacances-santé, je dois bien l’admettre, mais j’ai un an pour m’en remettre ! - J)

Les bémols :

- Le choix de la période, que je savais risquée question météo. Perso je n’avais pas le choix mais si je devais retourner aux Philippines (ce que je compte d’ailleurs faire un jour), j’essaierai d’éviter la saison des pluies. Certes, je n’ai finalement pas eu « énormément » de pluies (sauf à Caminguin évidemment) , mais par contre, ciel souvent nuageux, et j’ai eu un peu de mal à supporter la chaleur très humide, (pourtant connue auparavant sur d’autres destinations)…on n’a plus 20 ans ! ceci dit, je n’irai certainement pas jusque dire que la météo a gâché mon voyage.

- La durée du séjour : et oui, un mois, c’est court pour cette destination, même si on sait depuis le début qu’on va devoir faire des choix. Quand je repense à mon projet de départ (qui au bas mot, incluait Palawan-Davao-Caminguin-Siquijor et pourquoi pas Bohol ou Négros , tant qu’on y est?), c’était tout simplement infaisable ! Je suis finalement très contente de mes choix finaux, mais il est vrai que même en ayant éliminé –avec regrets- nombre de coins à voir, j’aurais aimé avoir plus de temps sur place pour faire ce voyage à un rythme moins soutenu.

Vous l’aurez compris, les « + » pèsent bien plus lourds que mes deux petits bémols (d’autant que ce sont des variables ajustables): j’ai beaucoup apprécié ce séjour. Je ne doute pas qu��il en sera de même pour vous si vous visez cette destination, alors à mon tour de vous souhaiter une bonne préparation de voyage !

NB : je profite de ce post pour faire un petit sondage concernant ma future destination…que je n’arrive pas à trouver pour l’instant. J’ai plein d’envies naturellement, mais aurai en 2013 les mêmes contraintes qu’en 2012 (de période : entre juin et octobre, avec une nette préférence pour septembre, et de durée : max 1 mois). Le sud de la Malaisie/Bornéo me tente bien, mais étant allée en Indonésie l’année dernière et aux Philippines cette année, peut-être serait-il judicieux d’aller ailleurs qu’en Asie pour mieux y revenir l’année suivante. Mon rêve ultime est la Papouasie Nouvelle Guinée, mais j’ai cru comprendre que sans guide, ça ne le faisait pas, et l’idée d’avoir un chaperon avec moi tout le temps, aussi sympa soit-il, ne me plait pas du tout (et puis je suis largement hors budget, j’irai quand je serai en retraite !). Madagascar me tente énormément aussi, pour une fois la période est ok, mais en faisant de petites recherches, la destination n’a pas l’air « conseillée » en ce moment si on voyage seul(e). Cuba, ça fait 15 ans que je dois y aller, mais après un ptit thyphon, j’aimerais éviter de me prendre un ouragan - J), …et puis niveau budget, je suis trop just. Retourner en Afrique et aller voir les gorilles en Ouganda ? depuis que j’ai vu le prix de l’indispensable « permis gorille », j’ai beaucoup moins envie d’aller leur faire des papouilles ! l’Amérique du sud ? je ne parle pas un mot d’espagnol ou de portugais, ça risque d’être fatiguant d’utiliser la langue des signes pendant 1 mois…..bref, j’en passe et des meilleures. Je sais qu’il y a pas mal de personnes sur ce forum qui ont bien bougé sur notre belle planète, (ouioui on sent une pointe de jalousie) , alors toutes vos suggestions sont les bienvenues, merci d’avance !

Cdt,

Laurence

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Philippines: où sont les requins baleines?
Bonjour ! Nous partons aux Philippines au mois d'août dans les visayas ( 4 adultes, 4 enfants de 2 à 7 ans) et aimerions savoir si les requins baleines sont visibles et à quel endroit à cette époque ? Si ce n'est pas la bonne époque où peut-on trouver les dauphins ? ( Snorkling et plongeurs expérimentés ). Habitués à partir en Thaïlande depuis plusieurs années, nous sommes à la recherche d'hébergement petit budget "guest house " pour ceux qui connaissent. Pour l'instant nous sommes en plein élaboration de notre itinéraire ( Negros, Malapascua, boracay, Apo isalnd ) Merci à tout ceux qui contribueront à nous aider dans notre périple ! Stéphanie
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Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong
...Sur le Westerdam de Holland America Line

Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !

C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.

Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.

L’itinéraire :

Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)



La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.

Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.

Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.

Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.

Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.

Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…

Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
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Compte rendu tardif d'un séjour aux Philippines mars/avril 2014
Bonjour Vos posts et différentes discutions nous avaient aidé a préparer notre 1er voyage aux philippines (et ce n'était pas évident), voici donc notre récit (avec quelques mois de retard 😊)en espérant qu'il vous aidera un peu...🙂

Manille Nous y sommes restées un jour et 2 nuits (holyday inn makati). Départ en métro (à 2 pas de l'hotel) pour visite du parc rizal , intramuros, balade dans le quartier. Puis retour à makati pour un tour rapide au glorietta mall et au greenbelt. Nos 2 diners nous les avons pris au people palace (greenbelt3) excellent restaurant thai, et un apéro au buddha bar . Manille ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, et je peux comprendre que certaines personnes zappent cette étape.

Boracay 3 nuits (punta rosa hotel au nord de la station 1) Nous avons eu de la chance pas d'algues vertes au début de notre séjour, elles sont arrivées le dernier jour. Boracay c'est sympa, le sable de white beach est incroyablement blanc doux et fin !! préferez le nord de la station 1 si vous souhaitez le calme dans la journée et allez vous baigner à diniwid beach, pour le soir rejoignez à pied par la plage le centre de boracay avec ses bars lounge et restaurants. Location bangka un après midi pour snorkeling.... bof vraiment pas génial et plutôt arnaque.

Busuanga Hotel busuaga bay logde (petite folie) Superbe hotel. Nous avons organisé avec eux 3 island hopping d'une journée entière chacun pour faire du snorkeling ce fut magique !!! un festival de couleurs pour les coraux et des poissons multicolores de toutes sortes . North cay Malkatayoc pamilacan Luzon gun boat pas island Coron island seite pecados twin lagon baracuda lake....

Départ en bangka pour el nido Attention nous avons du rester une nuit de plus à busuanga car le bateau que nous avions prévu de prendre était en panne. Traversée de 8h un peu ennuyeuse mais sans encombre avec le Overcromber III (1800 pesos pp avec lunch (riz et poulet) + 20 pesos taxe portuaire coron ville)

El nido 4 nuits au lugadia beach a corong corong 1000 pesos /nuit (cottage sur la plage pas d'eau chaude mais sdd privative), thé et café a volonté mais pas de petit déjeuner, le prendre au resto a coté, magnifique coucher de soleil. Endroits visités : plages de las cabanas (véritable carte postale), nactapan beach au nord de le nido : immense plage avec petit village de pécheurs. 4jours/3 nuits avec l'équipe de Aline pour une expédition dans les bacuits abord d'une grosse bangka.......expérience inoubliable. A faire absolument si vous aimez le snorkeling. Les fonds sont superbes peut être un peu au dessous de ceux de busuanga. Nous avons adoré el nido nous y serions bien restées plus longtemps

Port Barton 4 nuits green view hotel

Là aussi super island hopping et snorkeling top niveau Il n'y avait quasiment aucun touriste a port barton, c'était le calme le plus absolu...ce n'est pas déplaisant mais parfois c'est agréable de pouvoir rencontrer du monde autour d'une bière.

Siargao 7 nuits notre coup de coeur !!

Nous avons adoré cette île, la variété des paysages, les longues plages de sables (à marée haute !) les piscines naturelles d'eau de mer ( à marée basse) les petites iles autour (daku, guyam, naked, ...), sohoton cave , les balades en scooter sur les petites routes qui sillonnent la campagne , le surf (une première expérience !), l'ambiance de Général luna où l'on peut déguster sur la "place principale" dans des petites gargotes face à la mer des poissons grillés incroyables et des kilanaw (le sashimi ou tartare philippin) à tomber parterre pour trois fois rien. Les island hopping que nous y avons fait nous ont permis de découvrir de superbes fonds marins, et d'autres plages magnifiques.

Nous avons d'ailleurs décidé de retourner aux philippines en 2015 ! Si vous avez des questions n'hésitez pas. ghil et fab
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Voyages de noce à Palawan
Bonjour à toutes et à tous, ma femme et moi même partons en voyages de noces sur l'île de Palawan du 22 décembre 2012 au 4 janvier 2013.

Nous passerons notre première nuit à Puerto Princessa, puis une nuit à Sabang, puis 6 nuits à El Nido, et pour terminer 4 nuit à Puerto Princessa.

Nous aimerions nous déplacé en jeepney ( Puerto Princessa/Sabang), en banca (Sabang/El Nido), retour sur Puerto Princessa en jeepney, et louer des motos pour se balader autour de Puerto Princessa et El Nido.

C'est la première fois que nous partons aux Philippines, nous y serons seulement 15 jours, c'est pourquoi tous les conseils/adresses/endroits de ceux et celles qui y sont déja allé ou qui y résident sont les bienvenues.

Merci pour le temps que vous aurez pris à nous lire et aux futurs réponses que vous nous apporterez.
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Philippines mars 2019: carnet de voyage Siargao/Cebu
Bonjour à tous ,

Ici commence notre carnet philippin. J’essaierai de fournir le maximum d’informations pratiques pour les futurs partants.

Petite présentation : nous sommes une famille de 4 avec 2 enfants de 17 ans. Les Philippines étaient notre deuxième fois en Asie après un séjour de 15 jours Komodo/Bali en Octobre 2017.

Le séjour s’est déroulé du 27 février au 11 mars 2019 ( 10 jours pleins sur place ).

Initialement, nous avions projeté un voyage de 2 semaines mais nous avons du revoir nos ambitions à la baisse à cause d’une épreuve anticipée du bac pour les enfants.

Après beaucoup d’hésitations sur le bien-fondé du voyage vient le casse-tête du choix des iles . Nous avons décidé de nous limiter à 2 pour privilégier la qualité plus que la quantité.

Même si 2 sur plus de 7600 iles c’est peu…😉

Siargao, avec ses airs de petit paradis, s’est imposée naturellement et rapidement alors même que nous étions en fin de saison des pluies là-bas. Elle revenait sans cesse dans les blogs de voyage et semblait être le coup de coeur de beaucoup. Nous y resterons 6 nuits.

On aurait adoré compléter par Palawan avec El Nido notamment mais pas très envie de la foule et cela augmentait considérablement la facture si vol interne jusqu’à El Nido pour gagner du temps (600€ AR pour 4).

Les philippines comptent 2 aéroports internationaux : Manille et Cebu Souhaitant éviter Manille, nous avons décidé de finir le séjour sur Cebu. Cebu, c’est moins carte postale , mais l’ile offre de nombreuses activités très sympas. Nous y séjournerons 4 nuits en fin de séjour.

Vol international Paris/Cebu avec 1 escale à Shanghai : 2260€ soit 565€ par personne

Compagnie China eastern airlines ( vols au départ et à l’arrivée sur Paris en A380 affrété par Air France)

Bon à savoir : il y a une taxe à payer au retour pour vol international au départ de l’aéroport de Cebu ( tout rénové, très moderne) d’environ 15 à 20€ par personne donc garder des pesos.

Vol interne Cebu/Siargao AR avec Cebu Pacific : 218€ soit environ 54€ par personne (inclus dans le prix ci-dessus 2 bagages de 20 kg ajoutés en supplément des 4 bagages de 7 kg autorisés)

Pour l’argent, je suis passée par un bureau de change parisien qui livre par correspondance. 1€= 55 pesos au moment de l’achat J’ai préféré assurer le coup vu que notre avion arrivait à Cebu vers 2H00 du matin. Un change était bien ouvert mais à un taux légèrement moins intéressant que celui trouvé en France donc pas de regret pour nous.

Au cours de notre voyage, nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité (éviter les zones à risques au Sud en suivant les recommandations du ministère des affaires étrangères).

Si le carnet contient trop de détails, n’hésitez pas à me le dire. J’espère que vous interviendrez nombreux pour ne pas avoir le sentiment de monologuer.

Le décor est planté, à bientôt pour la suite 🙂.
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A Donsol (Philippines), l'équipe Cousteau présente: Le requin-baleine!
L'impatience n'est bonne qu'à être assouvie. C'est par cette maxime digne d'un éphéméride météorologique que je t'invites à me suivre dans les profondeurs exquises des Philippines dont je quitte enfin la capitale. A Manille, c'est pollué, c'est gris et ça sent le pêché capital à longueur de rue avec une tendance certaine pour la luxure échangeable en pesos. En province, c'est calme, c'est vert et ça sent aussi le pêché capital avec, cette fois-ci, une préférence assumée pour la paresse partagée gratuitement.

Mais le tout c'est d'abord de quitter la cité tentaculaire, ce qui ce passe comme sur des roulettes grace à Ridfon qui a tout réservé de main de maître. Notre destination du lendemain est Donsol, à priori un gentil petit village au sud de Luzon, l'île principale, depuis lequel on peut ni plus ni moins nager avec des requins baleines, programme sympathique pour ne pas dire plus!! Pour s'y rendre, on monte d'abord dans un premier bus pour la nuit. Douze heures de trajet routier, rien de tel pour vous plomber un physique de danseur étoile virvoltant. En plus, c'est loin d'être de tout repos car ça fait quatre jours que le sud de Luzon est frappé par un typhon, synonyme de routes gorgées d'eau à la limite parfois de la mer intérieure. A l'extérieur, le bus lève des vagues à faire frémir et la lune reflète les alentours submergés aussi loin qu'on puisse les voir. Ca nous fait dire qu'on a quand même pas mal de chance de ne pas nous être lancés dans cette aventure avec quelques jours d'avance. On aurait en plus pas pû prévoir ce cataclysme car en général, les typhons n'arrivent qu'environ un mois plus tard. Même pas foutus de respecter le calendrier les typhons de nos jours, tout fout le camp... Avec Ridfon, on s'endort en simultané vers 2h, ça fait déjà sept heures qu'on est parti et on espère déjà que, compte tenu des conditions, le temps dans le bus ne va pas s'éterniser. Et bien non, on est soulagé, ou en tout cas on le serait si on était pas tous les deux dans une forme plus qu'approximative, le bus est à Legazpi, notre changement, à 7h du matin. En sortant du bus, j'ai déjà mes lunettes de soleil sur le nez tant toute source de lumière est aussi source de douleur. Et puis sans même m'en rendre compte je me retourne et me réveille d'emblée dans la même seconde. Derrière le parking de la gare routière à la beauté douteuse se dresse majestueusement et c'est pas peu dire le Mont Mayon. C'est un volcan, peut-être le plus emblématique des Philippines. Au niveau de la silouhette, plus parfait c'est pas possible. C'est le cône par excellence dont la simple vue, je le confirme, suffit à réveiller un mort. Là, c'est maintenant sûr, on y est, les Philippines même quand tu ne t'y attends pas, ça déboite sévère!! Et ça ne s'arrête pas là! Enfin en ce qui concerne le bus, si, et c'est mieux comme ça! A la place, on a maintenant droit à un trajet en Jeepney. Ce sont des sortes de jeeps allongées jusqu'à atteindre dans les dix mètres et qui font office de bus à travers l'archipel. Et à la différence des bus de la RATP, dans les jeepneys, tout est permis. Tout est permis comme par exemple de prendre la route à l'arrière de la machine, la tête et le corps en plein air, debout sur le pare-choc arrière, accroché à l'échelle qui permet de monter sur le toit! Et ce n'est pas parce que tous les autres touristes qui vont à Donsol avec nous dorment ou rêvassent à l'intérieur que je vais faire pareil!! A moi l'Ipod et avec lui la musique qui fait bouger la tête, ça y est maintenant j'y suis, c'est sûr de sûr!!!! Au total, c'est une heure de route avec en guise de platanes, des palmiers et cocotiers par milliers; avec les locaux qui, dès qu'ils aperçoient ma tronche, me saluent avec autant de mains qu'ils peuvent et me sourient avec autant de dents que leurs machoires possèdent encore. Les envies de dodo sont loins, je suis dans mon Elément.

En plus, je suis d'autant plus excité que le jeepney nous dépose directement à l'office du tourisme qui, en plus de donner des infos, s'occupe des réservations pour s'accaparer une place sur un des bateaux qui partent à la rencontre du plus gros poisson du monde, le requin baleine. Avec Ridfon, on en a déjà l'eau à la bouche!! Aussi, on s'empresse de réserver deux places pour le lendemain matin en sachant qu'on aurait aussi pû y aller le jour même avec la crainte de ne pas profiter à fond du spectacle du fait qu'à tout moment, on risque franchir le mur du ronflement. C'est pourquoi, à la place, on part en quête de deux lits accueuillants. On passe devant un premier hotel. Pas mal mais cher. Un deuxième hotel. Un peu moins bien et aussi cher. Puis un troisième et enfin un quatrième pour se rendre compte au final, qu'on a chiné pendant une heure avec nos sacs pour rien, on retourne au premier la queue entre les jambes. On peut enfin poser nos sacs et repartir pour un tour. On est toujours pas mort et comme on est le long de la mer, que la plage est pas mal et que les villages traditionnels et sympathiques ont l'air de se succéder, on prend aisément notre parti d'aller faire une petite ballade sous le soleil. On commence d'abord par repasser devant l'office du tourisme où on croise les touristes qui reviennent tout juste de leur excursion aux mangeurs de plactons. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont ravis. En trois heures de temps, tous ceux à qui on demande ont vu et ont nagé avec, au minimum, cinq de ces paquebots à nageoires!!! Vivement notre tour! Et puis la ballade continue le long de la côte en marchant d'abord sur le sable tant que la plage est là, puis de rochers en rochers à défaut de plage infinie. C'est le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc pour nous. Les enfants justement, on en croise par dizaines qui sont tous curieux de nous voir nous trouver là. Ils nous gratifient tous sans exception de larges sourires ainsi que de "hello" ou de "welcome" approximatifs mais authentiques. Et puis, on arrive au village où on fait figure d'attraction locale. Je ne pense pas qu'en général les touristes s'attardent jusqu'ici parce que dès qu'on passe devant le pas d'une maison, tous les habitants nous regardent transpirer héberlués et ravis. Nous aussi, pas la peine de le dire chaque fois... Pas non plus la peine de dire chaque fois que, comme il fait plus de 40° au soleil, mon T-shirt est vite une loque détrempée et que dès que la sueur commence à me couler dans les yeux, ça pique... Vous aurez compris avec l'habitude. Vivement l'hiver!!! Vite, une douche froide!!!

Et la douche froide, elle arrive dès qu'on rentre à l'hotel. Il est 14h moins 2kg, l'heure de s'assoupir enfin pour une sieste de deux heures. Puis, comme nous sommes les esclaves de l'immuable cycle dormir-manger-pousser (NDLR : sois content que je t'épargne la partie "pousser"!), c'est le moment de passer à la casserole après s'être quand même réservés en début de soirée de quoi occuper nos esprits tout à la baleine : une chasse à la luciole. Et comme la chasse débute peu après 18h, peu importe si on dîne à l'heure du gouter. Mais le tout, c'est encore de pouvoir. Avec Ridfon, on s'installe dans le restaurant le plus proche de notre hotel pour ne pas perdre un instant. On commande des mets faciles à préparer, une salade et du poulet. Après, je sais bien que je n'ai rien, mais alors rien d'un cuisinier, mais préparer une salade et du poulet, ça doit prendre quoi normalement? 1/2 heure? 45 minutes grand maximum? Pas ici apparemment... On est sous les tropiques et la perception qu'ont les gens du temps n'est en rien comparable avec nos modes de vie stressés à l'occidentale. Ici, le stress, connais pas. Une heure vingt, record battu, on a plus qu'à courrir, on est en retard pour les lucioles.

Une fois à l'hotel, une tricycle à moteur est déjà là pour nous emmener sur une pirogue. De là, la pirogue nous fait remonter le cours d'une large rivière. Il fait déjà nuit. On est entouré des cris de la jungle. Les insectes semblent parler aux grenouilles qui leur répondent énergiquement. Seule source de lumière pour le moment, la lune brille au dessus de nos têtes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup, elle ne brille pas comme une truffe toute seule dans le ciel étoilé. Ce soir, c'est magique et magnifique, elle est entourée d'un halo lumineux, cercle de lumière parfait qui l'entoure. Le cadre est donc idéal pour cette mini-croisière. Et après quelques minutes, la lune n'est plus seule avec sa couronne illuminée, alors qu'on passe près d'un arbre, on ne peut que s'enthousiasmer : l'arbre est recouvert de lucioles, ça brille plus qu'un sapin de noël. Sur chaque branche, des dizaines, centaines de petits points lumineux qui parfois restent allumés et parfois clignotent. Le plus fou, c'est que toutes les lucioles se concentrent sur un seul arbre; sur les autres qui l'entourent, c'est le retour à la nuit, pas la moindre bestiole éclairante, juste un banal arbre qui n'irradie pas dans la nuit... Et comme ça pendant une centaine de mètres jusqu'au repère de lucioles suivant. Au total, ça durera un peu plus d'une heure. Avec Ridfon, on adorerait poser X questions à notre capitaine et guide mais son anglais est aussi bon que notre tagalog, la langue officielle. On passe donc d'arbre en arbre à scruter la moindre lumière et puis plus ça va, plus on est content de voir que c'est bientôt la fin, car n'oublions pas, les lucioles ne sont qu'un amuse-bouche, une aiguille dans une botte de foin, des insectes au milieu des pachidermes. D'ailleurs les pachidermes, c'est pour de l'autre côté de la nuit. Le tout va être de pouvoir s'endormir tôt pour que ça passe plus vite. C'est pourquoi plutôt que de rentrer en tricycle, on choisit de rentrer à pattes, en espérant que ça nous crève un minimum. Et puis à marcher au milieu de la campagne en pleine nuit, on se retrouve à prendre notre pied à nouveau. Il fait bon, on s'éclaire à la lune, on ne fait qu'un avec les grenouilles entre autres bestioles. Et puis enfin on retrouve nos couchages. Faîtes chauffer les magnetos, accrochez-vous, préparez-vous à rencontrer le seigneur des mers, le roi des poissons, son Altesse Sérénissime : le requin-baleine.

Le réveil sonne, il est 6h30. D'habitude à cette heure, quand il faut émerger, j'ai toujours trois minutes où je ne sais plus où j'habite ou pourquoi il faut se lever. Mais aujourd'hui est tout autre. Pas la peine de faire le point, je suis sur autofocus. L'objectif du matin, un poisson gros comme un bus (avé la rime!!!). Instantanément je suis sur mes pattes, je suis requin-qué, j'ai la grosse patate (peux plus m'arrêter!!!). Mais je suis vite refroidi, je mets le nez dehors et ne peux pas faire autrement que de remarquer les nuages qui obstruent le ciel. C'est emmerdant car les requins-baleines malgré leur taille imposante sont des animaux déjà relativement difficile à repérer par temps clair, et par temps couvert, ça se complique encore plus car à l'inverse des baleines, les requins-baleines, qui sont des poissons, n'ont pas besoin de remonter à la surface pour respirer. Mais bon, avec un programme comme celui-là, c'est pas trois nuages qui vont tempérer l'excitation ambiante!!! On y va coute que coute; requins-baleines, mettez le couvert, on arrive et on a faim de vous voir!!!

Dans l'ordre, on va d'abord pointer au centre d'informations pour qu'ils nous attribuent un bateau et des collègues touristes pour complèter celui-ci. Ensuite, on nous met devant une film qui nous explique les règles qui régissent l'activité d'observation des poissons ainsi que comment agir pour ne pas les perturber outre mesure. Règle n°1 : Ne pas s'accrocher au poissons ou comme ils disent en anglais, ne pas les "rider", on est pas dans le Grand Bleu. Règle n°2 : Ne pas rester au dessus du poisson. Règle n°3 : Un bateau par poisson, s'il y en a déjà un, tu n'as qu'à attendre ton tour, on est pas à l'usine. Ca fait donc un total de 7 nageurs à la fois. Règle n°4 : La ballade ne peut excéder trois heures. Voilà pour les règles.

Puis, une fois que chacun a fait en sorte qu'il était équipé d'un masque, d'un tuba et d'une paire de palmes, il est temps de monter sur le bateau. A bord donc, on est sept touristes, auxquels s'ajoutent un conducteur, un type qui fait office de guide, plus deux autres gaillards grimpés sur les montants qui surportent le toit du bateau. Eux, qui ont le meilleur point de vue sur l'eau, sont chargés de répérer les requins-baleines afin qu'ensuite, on puisse se mettre à l'eau en leur impressionnante compagnie.

Au départ, on est tous comme des piles électriques. Le film, en plus, est passé par là pour véritablement nous montrer à quoi nous attendre. Tous les plaisanciers sont donc plus ou moins debout à guetter les moindres mouvements à la surface de l'eau. Une heure passe. Certains des passagers commencent à bailler et à s'alonger. C'est dommage, ça réduit leur temps de réaction pour voir les bancs de petits poissons volants qui fuient la course du bateau qui s'apprête à leur passer dessus. Deux heures passent. Les nuages sont toujours là même si ça se dissipe un peu. Mais de toute évidence, ça ne se dissipe pas assez vite pour qu'il fasse à nouveau beau à l'issue des trois heures que doit durer la navigation. Certains dorment ce qui est à nouveau emmerdant quand il faut voir les quelques dauphins qu'on aperçoit à plusieurs dizaines de mètres du bateau. Pour ceux qui sont encore vaillamment debout comme Ridfon et le Braïce, il n'y a pas à dire, ça donne du baume au coeur, il y a de la vie là-dessous même si, pour l'instant, on rend une copie blanche du côté des requins-baleines. Trois heures passent. Le constat est toujours le même, on est fani au bar. Pas l'ombre d'une nageoire caudale, dorsale, rien de rien. C'est la plaie pour tout le monde et surtout pour Farid qui doit quitter Donsol juste à notre retour à terre car il a un programme bien à lui que je ne peut suivre. Moi, à la rigueur, je peux retenter ma chance le lendemain mais pour lui, c'est maintenant ou jamais. C'est donc la grande déception quand on se rend compte qu'on est en train de mettre le cap vers notre point de départ. C'est pas aujourd'hui qu'on va toucher le nirvana du doigt. Ou peut-être que si finalement.

A quelques centaines de mètres de nous, on remarque, ainsi que le reste de l'équipage, un attroupement de bateaux. Il doit y en avoir une grosse dizaine sur quelques mètres carrés. Pas de doutes, au milieu de tout ce bordel, c'est sûr, il doit y avoir l'objet de nos recherches, un bon gros poisson, le plus gros poisson. Le capitaine, sympa, met alors le cap vers le rassemblement. C'est notre première et notre dernière chance. A mesure qu'on se rapproche, on remarque dans l'eau des tas de nageurs. Ca brasse en tous sens, c'est un foutoir difficilement descriptible. Tantôt tout le monde nage vers babord, tantôt tout le monde nage vers tribord, tantôt tout le monde met la tête hors de l'eau ce qui signifie que la bête a plongé. Pour un peu, on assiste au pire championnat de natation synchronisée du monde. On arrive sur place. Là, toutes mes illusions sur les règles à respecter pour ne pas troubler les poissons s'effrondrent. C'est une guerre là dessous. Les dix bateaux, qui forment un quasi-cercle parfait, ont tous déversé leur flot de touristes. C'est à quel nageur sera le mieux positionné pour partager dix secondes à suivre la bête avant qu'un autre nageur vienne à lui mettre un coup de palme pour prendre sa place et la position la plus avantageuse. Je suis presque désabusé et je commence à plaindre la pauvre bête. Mais quand même, quand on me dit de m'équiper et de me tenir prêt, je m'exécute et me tient prêt. Seulement, on a beau être prêt, on ne reçoit pas l'ordre de se mettre à l'eau. Tous les nageurs ont la tête hors de l'eau, ce qui n'est pas bon signe. Le requin-baleine pourrait bien être reparti vers les profondeurs. Qui plus est, je ne sais pas à quelle profondeur ça plonge, un requin-baleine, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'avec mon pauvre masque, mon pauvre tuba et mes p'tits poumons, je ne suis pas prêt de pouvoir le suivre!!! Sur ce, le capitaine tente une manoeuvre. Il contourne la flotte arrêtée et nous dirige dans la direction que prenaient les nageurs la dernière fois qu'ils avaient la tête dans l'eau. Idée lumineuse!!!

En un instant, tout s'accélère. Les spotters s'agitent, le capitaine cri, le guide cri à son tour : "tout le monde à l'eau, en voiture Simone!!!". Pas la peine d'en dire plus. Dans la seconde, j'ai quitté le pont. Je mets la tête sous l'eau et là, c'est l'halu'. Il y a un requin-baleine d'environ dix mètres de long qui est pile en train de remonter, exactement dans notre direction. Il doit être à sept ou huit mètres de distance. Sa gueule grande ouverte, qui est en train de s'empiffrer de tonnes de krill, forme une élipse dans laquelle je pourrais facilement tenir dans le sens de la longueur!! C'est à peine croyable!!! Ca dure comme ça deux ou trois secondes qui paraissent être une éternité, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!!!! Bien joué capitaine!! Le mastodonte poursuit alors sa course jusqu'à deux trois mètres de nous puis se stabilise en nous passant juste en dessous. Je ne peut alors rien faire d'autre que de le regarder passer. Lourd comme un bus, gracieux comme un petit rat de l'opéra, c'est la nature qui s'exprime dans toute sa démesure. J'ai tout juste le temps de prendre une photo que je continue encore à me passer en boucle avant de me rendre compte qu'il est temps de s'activer. D'une part, même si le requin ne donne pas l'impression de se donner la peine d'aller plus vite que la musique, il avance quand même plus vite que je ne marche. D'autre part, de partout, les nageurs des autres bateaux sont en train de nager vers nous et, si je ne fais rien, je vais finir découpé en rondelle, débité en tranches par une armée de palmes folles. Je me mets donc à nager aussi vite que possible, il faut que je rattrape l'animal. Mais malheureusement, il s'en est fallu d'une seconde trop tard, des nageurs arrivent par la gauche et d'autres par la droite. Et comme ce qui devait arriver arrive finalement, je m'en rend compte quand je prends en plein front le tranchant d'une palme lancée à grande vitesse. Il est alors trop tard pour faire quoi que ce soit, la baleine a quitté la scène, merci quand même à elle d'être venue...

Et une fois de retour sur le bateau, tout le monde est revigoré. On a tous, comme au milieu d'un concert, envie de battre le rappel : une autre, une autre, une autre! Et ça tombe bien, le capitaine aussi est revigoré! Il abandonne pour un temps l'idée de revenir au port, on repart en quête. 1h30 de plus!!! Malheureusement, ça ne nous aide pas à voir d'autres requins-baleines mais au moins on apprécie l'attention d'autant plus qu'on peut à nouveau observer les poissons volants et les dauphins. Sympathique!! Donc, si tu as bien fait le calcul, on a brisé une nouvelle règle puisqu'on a quand même passé un total de 4h30 sur le bateau!! Pour un poisson mais quel poisson!! Farid peut repartir tranquille, sa quête n'aura pas été vaine. Pour ma part, cette rencontre avec le colosse m'a mis l'eau à la bouche. J'ai l'impression d'avoir vu la bande annonce pour le long métrage du lendemain. Un poisson aujourd'hui, peut-être dix demain, c'est tout ce que je me souhaites!! En plus, c'est maintenant qu'on est rentré que le soleil brille et que les nuages se sont évaporés, pourvu que ça tienne 24h de plus!!

En attendant, j'accompagne ridfon à l'hotel pour qu'il prenne l'ensemble de ses affaires. L'ensemble de ses affaires sauf ses lunettes de soleil qu'il oublie dans la mélée. Comme quoi, y'a pas qu'à moi que ça arrive!!!! Même si je suis désolé pour lui, je suis content de pouvoir le dire!!! Je suis également ravi de pouvoir dire que, comme je m'y attendais, ça s'est super bien passé pour Farid ces quelques jours à mes côtés, à quand ton tour?

En t'attendant et une fois le roi Farid parti, j'ai profité de la plage une bonne partie de l'après-midi à jouer avec les gamins. Y'a pire... Surtout que quand j'en ai eu marre des les envoyer voltiger dans l'eau le plus loin possible, il était l'heure d'essayer d'aller retrouver Yo' quelque part au bled. Pas trop compliqué de s'y rendre, les chauffeurs de tricycle en viennent quasiment aux mains pour m'avoir, direction Donsol côté village après le côté plage. Et là, coup de bol, à peine on entre dans le bled, qui est-ce que j'aperçois au détour d'une route? Yohann bien sûr!!! Là encore, c'est la joie des retrouvailles. Ca fait deux jours qu'on s'est quitté, et c'est déjà trop de joie de se revoir. On prend une bière, puis deux, il faut combattre par tous les moyens légaux la température caniculaire. Et comme plus on est de fous, plus on rit; alors que la nuit est tombée, on partage un dîner fait d'exquises brochettes achetées sur la place du marché pour pas trois francs six sous avec un couple qui dort dans le même hotel que Yo', Chris et Foam, encore des anglais il me semble... De l'autre côté de la rue, des philippins boivent aussi des coups, on les entend rire à des kilomètres. Très sympathiquement, ils nous invitent à les rejoindre. Comment ne pas accepter? Vive les Philippines!!! Il y a là le petit fils du maire, des guides, des paysants, tout l'éventail de la population de Donsol. L'ambiance est excellente, les tournées nombreuses. Puis au fur et à mesure que la soirée avance, les premiers commencent à aller se coucher. Chris et Foam d'abord, puis des philippins, puis Yohann. A 23h, on est plus que trois bougres autour de la table, je suis le seul gringo, ça faisait longtemps!! La conversation se poursuit autour d'un dernier verre jusqu'au moment où il est aussi temps pour les derniers des Mohicans d'aller au lit. Moi, je n'habite pas franchement dans le coin, puisque je suis dans les parrages de la plage, mais ça ne me fais pas peur d'avoir à rentrer à pieds. 45 minutes, une heure tout au plus. Mais le petit fils du maire ne l'entend pas de cette oreille, je suis leur invité, pas question pour eux que j'use mes semelles. C'est donc lui qui me ramène à l'arrière de sa mobylette, escorté par ses deux potes qui sont aussi en deux roues, dont un qui peut à peine marcher tant il est fait. Notre escadrille, digne d'un convoi présidentielle, parcourt Donsol à grand bruit et à grands rires. A 1h, c'est mon tour d'éteindre la lumière. J'ai rendez-vous avec le reste de la troupe à 7h pour un nouveau frisson en grand large. Restez-là les requins, j'en ai pas fini avec vous!!!!

C'est mon deuxième jour d'exploration du gigantisme sous-marin. Il est encore 6h30 quand il faut que j'active la machine. Une fois de plus, ce n'est pas très compliqué, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les heures à venir pour qu'automatiquement tous mes neurones se mettent en ordre de marche. Comme si ça ne suffisait pas, je suis conforté dans mon réveil par le fait qu'aujourd'hui, c'est un ciel azur qui reçoit mes premiers regards à travers la fenêtre. Les circonstances sont idéales. Nuls doutes que c'est le grand jour.

Sur le bateau, nous sommes encore sept touristes. L'ambiance est toute fois un peu meilleure que la veille. Certes Ridfon est parti ce qui est dommageable, mais pour le remplacer à bord, Yo', Chris et Foam sont arrivés, ce qui fait qu'il y a moins de ronfleurs et plus de gais lurons. Mais tout cela ne dure qu'un temps... Comme poursuivi par la malédiction, j'ai l'impression de revivre le scénario de la veille. Après 2h30 sur l'eau, on est toujours bredouille à l'exception toujours de quelques dauphins qui ravivent la flamme quelques minutes en se laissant apercevoir. Puis, toujours comme la veille, alors qu'on est proche de rentrer, il y a de nouveau une frénésie de bateaux à l'horizon. Pas la peine de me faire un dessin, je sais que ce n'est pas pour le drive in mais plutôt pour le dive in. On se rapproche, ça se confirme, il y a des dizaines de personnes à l'eau, ça se confirme, je plains les requins-baleines. Mais, alors qu'on nous intime l'ordre de nous équiper, tous mes freins se lève, c'est à moi de faire valoir mes palmes et mes coudes. Depuis la veille, je connais la chanson. Sur le bateau, tout le monde est prêt à sauter, tout le monde du même côté. Je suis complètement à l'arrière, Yo' à côté de moi. Le moment tant attendu arrive, le guide hurle "sautez!!!". Chacun se lance à l'eau sauf Yohann qui n'a pas encore comris le principe que si tu ne sautes pas tout de suite, tu as tôt fait de te rendre compte que c'est trop tard. Or, pour que je me lance, il faut qu'il y aille le premier et me fasse de la place. En effet, si je saute et qu'il est encore là, je me prends en pleine tête le bras à la perpandiculaire du bateau qui sert à porter le flotteur gauche comme sur un trimaran. Je commence par être poli : "Yo', c'est quand tu veux". Puis, plus pressant : "Yohann bordel, il faut y aller. Enfin, carrément lourd : "Bon, tu le bouge ton cul ou quoi?". Mais le bougre en est encore à installer ses palmes ou son masque, peu importe, de mon point de vue, ça ne fait pas de différence. Et finalement, il est prêt, il saute. A sa suite, je saute aussi. Mais au moment où je mets la tête dans l'eau, je ne vois rien. La visibilité qui n'est que de quelques mètres n'aide pas non plus. Quand mes yeux retrouve la surface, je comprends qu'i est trop tard. Ceux qui parviennent à suivre le monstre sont déjà loins et tout ceux qui m'entourent dont Yohann sont tous à leur joie et se raconte déjà des trucs du genre : "Whaouuu, trop bien, t'as vu comment il était gros?". Moi, je suis dégouté, sur deux jours, j'ai déjà passé sept heures sur le bateau et mon tableau de chasse se monte faméliquement à un individu. Impossible de cacher ma rancoeur quand je revois Yohann et que lui aussi me demande si j'en ai bien profité... Il est alors temps de remonter sur le bateau, le spectacle est fini.

Seulement, ce matin, c'est presque comme si on avait de la chance. Pas cinq minutes ne passent qu'il faut déjà qu'on se reprépare. Pas la peine de me le dire deux fois comme je n'ai pas besoin de dire à Yo' qu'il est indispensable qu'il me laisse plus de place s'il veut qu'on laisse une chance à notre amitié. Cette fois-ci, ça y est, j'ai imprimé, nager à côté du requin-baleine, c'est une vraie guerre. Ce n'est pas un masque que je portes mais un casque de combat et ce n'est pas une paire de palmes que j'ai aux pieds mais une paire de rangers cloutées. Et là encore, le guide nous hurle d'y aller, je suis le premier à l'eau. Et cette fois, personne entre le requin-baleine et moi. Il est devant à gauche à environ quatre mètres ce qui est largement suffisant malgré la visibilité qui elle n'excède pas 10 mètres ce qui est quand même un peu frustrant, d'une part car on est aux Philippines et pas dans la Manche, et d'autre part car quand le poisson mesure près de dix mètres, c'est physiquement impossible de le voir sur toute la longueur, il est trop grand!!! Je suis alors enfin en mesure de le suivre. Je nage aussi vite que je peux. Mes palmes mesurent dans les 40cm et sa nageoire caudale environ 2m50, ça fait une grande différence quand je veux avancer à la même vitesse. Il faut d'ailleurs que j'ailles tellement vite que je n'ai même pas le temps de faire une photo si je ne veux pas le perdre. A la limite, j'aurais dû car en un éclair, sans que j'ai le temps d'anticiper quoi que ce soit, je suis rejoint par la meute des chiens enragés et palmés qui veulent aussi profiter du spectacle. Une nouvelle palme vient me frapper au front, la course-poursuite est finie, c'est le retour au bateau. Cette fois, même si l'amertume du premier raté de la journée est toujours bien présent dans ma mémoire, je peux me joindre aux conversations et autres débrieffings enjoués, ça fait du bien!!

Et puis, alors qu'on est encore en plein dans l'émotion de cette dernière rencontre, c'est l'avalanche! Encore une!!! Chouette! Mais cette fois, on est pas les mieux placés, le capitaine ne peut faire autrement que de nous faire descendre derrière le flot des nageurs. Pour qu'on soit mieux placé, il faudrait qu'on fende la foule avec le bateau, impensable!! Je laisse alors l'appareil photo à bord en sachant qu'il faudra avant tout se battre et nager vite. Quand j'arrive dans l'eau, je suis loin d'être en pôle position. Alors je nage. Aussi vite que possible, c'est une course contre une centaine d'autres nageurs. Là, j'adorerais te dire que je les ai doublés un à un, que je suis à la limite de l'aqua-planing tant je vais vite, que je dégoutes tous ceux que je laisses derrière au point qu'ils se demandent tous si ça vaut vraiment la peine d'avoir appris à nager, mais non. A mon grand regret, c'est pas le cas. Je reste lamentablement englué dans le paquet, impossible de s'extirper et d'aller chercher le maillot vert. Encore une baleine que je ne vois pas, c'est pas mon jour... Mais ça aurait pû être pire... Foam dont je vous ai déjà parlé a eu une expérience bien pire. Alors qu'elle nageait elle aussi au milieu du paquet, a été la victime d'un chauffard capitaine de bateau. Ce dernier qui devait être le dernier à arriver sur les lieux, n'a rien trouvé de mieux que de traverser littéralement la foule des nageurs avec son bateau pour que ses touristes puissent être en tête de peloton. Finalement, c'était, pour lui, pas si impensable que ça... Le malade mental... Et Foam, dans tout ce bordel, s'est prise un des flotteurs en bambou en pleine tête alors qu'elle regardait sous l'eau. Vous imaginez la surprise pour la pauvre qui aurait aussi bien pû être KO dans l'affaire. Vous imaginez aussi la réaction de Chris, son copain, ainsi que de toutes les personnes à bord de notre bateau, les esprits s'échauffent devant tant d'irresponsabilité. On localise le bateau fou en se promettant de se plaindre en haut-lieu une fois la terre rejointe. La pauvre Foam est toute secouée avec une énorme bosse, on retourne à la base, cette fois c'est belle et bien fini. Fini pour les requins-baleines pas pour la fête. Sur un autre bateau qui rentre aussi au port, j'aperçois Mickael et Bryce qu'on avait laissé avec Farid et Yo' à Manille en galante et sans doute couteuse compagnie. J'ai autant hâte d'entendre leur version des faits autant que de partager une tournée avec eux que je cotoies épisodiquement depuis le Laos.

Sur la terre ferme, après avoir scellés nos nouvelles retrouvailles, on va d'un pas ferme et décidé au centre d'informations et de réservations, c'est la cohue. On se presse tous pour prendre des feuilles de papiers et décrire le film des évènements. Si le capitaine en perd son poste, ce n'est pas grave, on a tous l'impression de ne pas être passé loin d'un accident mortel. On laisse alors nos dépositions en essayant de s'assurer que ça va servir à quelque chose et, en sortant du batiment, on tombe nez à nez avec le capitaine incriminé. Le type est un petit bonhomme rondouillard avec une bouille souriante. Dans un semblant d'anglais, il bredouille : "Ah c'est vous. Je suis désolé de ce qui est arrivé, c'est vraiment pas de chance... Si vous voulez, vous pouvez toujours refaire une croisière demain matin, je suis sûr que ça se passera mieux!". On tombe des nues, le type ne se sent responsable de rien et on commence à comprendre que tout, ici, se passe en toute impunité. C'est bien la peine de nous montrer des films explicatifs sur les choses à faire ou à ne pas faire... On reste donc avec un gout amer dans la bouche et pour Foam, une douleur aigue sur la tête. On ne peut rien faire de plus que de retourner à nos hotels et à oublier les points négatifs pour se concentrer sur l'exceptionnel : j'ai nagé avec un requin-baleine de 9m de long!!!!!!!!! C'est sur que ça va alimenter mes conversations pour la journée et les années à venir!!

Je laisse les autres là, je suis le seul à habiter côté plage. Je me dépêche de faire mon sac, ils m'attendent tous à leur hotel où, c'est promis, j'ai une place de réservé. Je passe donc du côté Donsol-village. En plus d'être déjà bien agréable car je retrouve la compagnie de mes compagnons d'odyssée maritime, c'est encore mieux car c'est la fête au village. Tous les habitants se "massent" par dizaines autour des terrains de sport du bled. La fête s'articule autour de tournois de basket, de volley, de badminton, c'est l'effervescence dans la campagne.

Dans l'après-midi, on se joint donc à la foule pour regarder les joutes sportives, les points s'enchainent comme les bières fraiches. Avec les autres à l'exception de Foam qui se repose et Chris qui panse ses plaies, on entreprend de faire une petite partie de badminton. Avec Yo', on joue l'un contre l'autre en double avec comme partenaire pour chacun une folle du village (folle comme largement efféminé pour un garçon en poussant des cris d'adolescentes chaque fois qu'ils tapent dans le volant). L'ambiance est excellente et on est le plus souvent mort de rire notamment quand le "partenaire" de Yo' l'interpelle de façon langoureuse. "Yoooohannnnnn!!!". C'est divin!!

Le soir, c'est l'évènement basket. Les meilleures équipes de la région s'affrontent. Ca nous fait un divertissement sympathique pendant que la fatigue commence à s'installer. Et elle vient rapidement la garce!! A 23h, tout le monde est couché. Avec Yo', notre sac est déjà prêt. Au matin, on lève le camp pour prendre si possible trois bateaux en 24h pour se rendre au final sur l'île de Bohol bien plus au sud. Mais ça, c'est un autre jour, un autre article, une autre heure de lecture prise sur ton temps précieux. Désolé, ou pas d'ailleurs.

J'envoie le requin-baleine te faire des baisers géants. A condition bien sur que tu sois fidèle au poste comme je le suis moi-même. Laisse un commentaire qui aidera à soigner les ampoules qui me poussent sous les doigts. A bientôt.
Open
Trip report: Coron and Palawan in the Philippines
Hi everyone, We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan. Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.

Preparations

We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later. Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.

International flights

The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical. Note that not all airlines serve Cebu. Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).

Domestic flights

For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.

Day 1: We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.

Day 2: After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).



The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.



The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers. He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.







We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back. The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
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Itinéraire de 3 semaines aux Philippines dès mars 2016
Bonjour a tous, Mon amie et moi préparons un voyage aux Philippines 3 semaines en Mars Avril 2016 Je permet de vous présenter l’ébauche de notre itinéraire pour avis/conseils, Merci d'avance pour votre aide Notre avion atterri le 21/03/2016 a 00h55 a Manille 21/03 Visite de Manille - Depart pour Banaue en Bus a 22h Nord Luzon 3 jours pleins 22/03 Arrivée a Banaue - Rando alentours --> Quelle rando privilégier ? 23/03 Départ pour Batad - Rando alentours --> Quelle rando privilégier ? 24/03 Retour pour Banaue puis Manille par le bus de 20h Coron 2 jours pleins 25/03 Arrivée a Manille puis Vol vers Busuanga/Coron 26/03 Coron - Tours dans les iles 27/03 Coron - Visite des alentours El nido 3 jours pleins 28/03 Trajet bateau Coron - El Nido --> 7 - 8 H de bateau traditionnel pas trop risqué? du 29/03 au 01/04 El - Nido --> on hésite entre prendre les tours vers les iles a la journée (Tour a b et c) ou prendre une mini croisière 3 jours avec native exploration sinon carrément la croisière de 5 jours de coron a El-Nido Port Borton 3 jours pleins 01/04 El-Nido - Port Borton 02,03 et 04 Port Borton --> Farniente snorkling Bohol + PangLao 3 jours pleins 04/04 Port Borton - puerto puis vol vers Cebu puis bateau vers l'ile de PangLao 05, 06 et 07/04 visite bohol + plage + Requin baleine a Oslob 08/04 vol Tagbilaran - Manille nuit a l’aéroport départ pour Paris a 6h30

Que pensez vous du rythme de l’itinéraire et des activités ? sachant que notre but est de varier petite Rando - Farniente et surtout Snorkling

Question subsidiaire : Notre séjours sera en pleine semaine sainte j'ai cru comprendre qu'il est difficile de circuler pendant cette période qu'en pensez vous (Banaue Manille puis Vol vers Coron ) ?

Merci d'avance pour vos retours
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Récit de notre périple aux Philippines (février 2019)
Bonjour à tous

Nous (3 adultes : 68, 65 et 25 ans) voici de retour d‘un court périple aux Philippines et je me propose de vous faire un petit résumé de notre voyage. Mais avant tout je tiens à remercier toutes les personnes qui alimentent le forum sur cette destination et qui répondent aux questions des non initiés et je précise que mes commentaires sont personnels et ne préjugent pas d’opinions différentes. N’ayant pas de talent littéraire ni photographique je me contenterai d’être factuel et de donner quelques indications sur les visites, hôtels, restaurants.

Les préparatifs : Nous avons choisi cette destination en décembre et rapidement avons pris les billets d’avion (540€ sur Turkish Airlines) pour un départ le 16 février et retour le 5 mars 2019. Puis nous avons consulté 2 TO francophones basés à Manille en leur demandant de nous concocter un circuit à partir de nos souhaits (lieux à visiter, type de logement) et notre budget. Nous souhaitions voir les rizières du nord de Luzon, les tombes à Sagada avant de nous envoler vers les Visiayas (Bohol, Siquijor, autres) ainsi que le volcan Taal en limitant autant que possible le nombre de nuits sur Manille. Au final nous avons opté pour Alize dont l’itinéraire et le devis collaient au plus près de notre demande. Nos échanges ont permis d’affiner notre circuit.

L’aérien international: Les vols A/R se sont déroulés sans problème. La compagnie Turkish Airlines, même si elle n’est pas au niveau des asiatiques et de celles du golfe, fait correctement le job.

Jour 1 : C’est donc à l’heure (18h15) le lundi 16 février que nous atterrissons au T3. Nous y convertissons nos euros (prés des locations de voiture) et je confirme que le taux est très bon. Sur la route de l‘hôtel St Giles (correct et peu onéreux pour une nuit de transit) nous avons un premier aperçu de la densité de la circulation à Manille. Le quartier Makati, dans lequel se trouve notre hôtel, offre un choix considérable de restaurants aussi nous mangeons vite fait afin de récupérer des fatigues du voyage. Jour 2 : Cette journée est consacrée au transfert vers Banaue. Heureusement nous disposons d’un confortable van et d’un excellent chauffeur pour faire ce trajet qui prendra toute la journée (8 à 9 h avec les arrêts). On commence par avoir une idée de la manière de conduire aux Philippines et cela fait peur. On n’ose imaginer conduire sur ces routes. La première chose qui nous frappe c’est le relatif bon état générale des routes et la propreté (cela change des autres pays du SE asiatique). Cette impression perdurera tout le long de notre périple. Vers 18h nous nous prenons possession de notre chambre au Banaue hôtel (grand, sans charme, mais avec une belle vue sur les rizières).

Jour 3 : Assistée d’une guide locale nous prenons un jeepney pour gagner Batad. Et là c’est le choc : les rizières forment un amphithéâtre qui domine le petit village. Sous le soleil c’est tout simplement spectaculaire et somptueux ! Pourtant assez familier des rizières (Sapa, Bali, Thailande, etc..) nous sommes éblouis par tant de beauté. Nous passons la journée à arpenter les murs de soutènement des terrasses. Ce lieu est hors du temps et mérite largement sa classification au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est cependant harassés et fourbus (en raison de nos âges et d’un manque d’exercices) que nous rentrons à l’hôtel. Nous irons dîner avec notre chauffeur au restaurant Las Vegas au centre de Banaue. Le repas est correct, pas cher et le patron philippin joue de la guitare pour accompagner notre repas.

Jour 4 : Aujourd’hui notre chauffeur nous conduit à Sagada. La route de montagne qui y mène nous offre des paysages spectaculaires (compter 1h 30 à 2 h de route). En chemin nous faisons un stop à Bontoc pour visiter le tout petit mais intéressant musée anthropologique de la ville. On y trouve des photos anciennes et divers objets en provenance des tribus Ifugaos, ainsi qu’une reconstitution d’habitations primitives. S’en suit une petite randonnée dans Sagada avec un très sympathique guide local qui nous expliquera les rites funéraires de cette région. La marche débute au cimetière communal avant d’atteindre « Echo Valley » où nous découvrons les premiers cercueils suspendus sur la falaise. Puis nous poursuivons vers « Underground River » et une petite cascade. Enfin nous terminons notre périple dans la grotte funéraire dite « Lumiang Cave ». Au final cette journée s’avère très intéressante. Sur la route du retour nous faisons quelques arrêts photos. Enfin en soirée et sur recommandation de notre chauffeur nous mangeons au « Bistro » enclave française dans le centre de Banaue (bonne pizza, caille rôtie, frittes maison).

Jour 5 : Aujourd’hui c’est une journée transfert. Pour limiter la fatigue et le nombre de nuits à Manille notre TO a prévu un vol depuis Clark vers Tagbilaran (Bohol). Cela nous fera gagner 2 à 3 h de route. Mais pour attraper notre vol nous sommes contraints de partir très tôt : 5h 30. Notre gentil chauffeur nous déposera dans les temps à l’aéroport. Pour l’utiliser il nous faut payer une taxe de 150 PHP par personne. Le vol Philippines Airlines (de 15 h) partira même en avance et sera loin d’être plein. A l’arrivée nous sommes conduits au Loboc River Hôtel sur les bords de la rivière portant le même nom. Très agréable lodge plein de charme perdu dans un jardin tropical. Nous bénéficions d’un cottage sur pilotis donnant sur la rivière. Nous prendrons un peu de repos dans la jolie piscine. Cet établissement est vraiment bien, le personnel est charmant et on y mange très bien pour un prix raisonnable.

Jour 6 : Cette journée est consacrée à la découverte de Bohol. Le programme est classique et débute par le sanctuaire des tarsiers. Nous voyons quelques spécimens dans un petit jardin chaque animal nous est signalé par une personne. C’est à la fois bien et décevant car les animaux sont en pseudo liberté dans un petit enclos. Puis nous nous rendons aux « Chocolates Hills » et grimpons les 240 marches pour admirer la vue panoramique sur les collines mais vers 10h il y a foule. Sur le chemin du retour nous faisons une halte dans le jardin aux papillons qui est sans intérêt : minuscule, peu de papillons et nous nous consolons en photographiant de belles fleurs. Pour faire plaisir à notre ado nous faisons une halte au Loboc Eco tourism Adventure Park et effectuons la traversée de la rivière, en position allongée, suspendus à un filin d’acier (300PHP). Enfin nous aurons droit au traditionnel déjeuner - croisière sur la Loboc River. C’est l’usine, le repas est sans intérêt. La seule chose de bien est la présence d’un chanteur sur chaque bateau et la végétation luxuriante. Après nous visitons des églises coloniales et la cathédrale, vestiges de la présence espagnole, puis nous regagnons l’hôtel où nous nous offrons un plongeon bien mérité dans la piscine. A noter, pour les personnes que cela intéresse, qu’il y a à proximité de l’hôtel une arène où sont organisés tous les dimanches des combats de coqs dont les Philippins sont friands pour ne pas dire fous.

Jour 8 : Départ très matinal pour le port. Nous embarquons sur un banca en quête des dauphins, après une petite heure de navigation nous aurons la chance d’observer une centaine de dauphins. Notre embarcation fait ensuite route vers la petite et charmante île de Pamilacan. Après une ballade dans le petit village, nous tombons sur des natifs en train de construire de façon traditionnelle une barque. Ils nous disent qu’ils mettent environ un mois pour finir leur barque à balanciers. Ensuite nous aurons à choisir notre lieu de snorkeling entre le jardin de corail, le parc aux poissons et l’enclos aux tortues. Il est à noter qu’une taxe est demandée pour chacun des spots : 150 PHP par lieu et par personne : on a un peu l’impression d’être racketté d’autant plus que les lieux ne sont pas époustouflants : nous verrons bien mieux sur Apo pour bien moins cher. Nous déjeunons sur l’île où l’on trouve de nombreuses gargotes (350 PHP par personne).

Jours 9 et 10 : Au retour nous sommes conduits vers le Bohol Sea Resort sur l’île de Panglao où nous séjournerons 2 nuits. C’est un petit établissement récent situé dans un coin tranquille de l’île. C’est reposant, un peu trop même. Il dispose d’une belle piscine et d’un accès à la plage de Danao mais l’horizon est bouché par une flottille de bateaux. Nous n’avons pas testé son école de plongée. Les repas y sont bons. Si c’était à refaire nous aurions zappé cette étape pour consacrer plus de temps à Negros.

Jours 11 et 12 : On prend un ferry rapide (Ocean jet) dans le port de Tagbilaran à destination de Dumaguete et sommes conduits au Thalatta Resort à une vingtaine de km à proximité de Zamboanguita. Nous y séjournons 2 nuits. Autant le dire tout de suite c’est notre coup de cœur. Il s’agit d’une petite structure qui fait face à l’île d’Apo. Les chambres sont simples, la piscine nichée dans un magnifique jardin tropical est top. Le personnel est souriant, les repas sont très bons. L’hôtel dispose de son centre de plongée (matériel de snorkeling mis à disposition) et de ses propres bateaux. Nous réservons l’excursion vers Apo : 1350 PHP par personne repas compris pour la journée. Nous en prenons plein les yeux : coraux magnifiques, poissons multicolores et tortues de toutes tailles. Les marins sont d’une gentillesse infinie et ils n’hésitent pas à plonger pour nous guider vers les meilleurs spots. Bref une journée parfaite. Ce site est classé dans les 5 meilleurs sites de plongée des Philippines. Comme nous avons la chance d’y être un mercredi matin, nous pourrons arpenter l’étonnant marché de Malapay à 10 mn à pied de notre hôtel. On y trouve de nombreux stands de légumes, de fruits, de poissons vivants ou séchés, des produits artisanaux. Des enclos sont aménagés pour la vente du bétail (veaux zébus, cochons). Des restaurants complètent l’ensemble. On a de la chance de voir 2 cochons cuits à la broche de manière traditionnelle. il y a peu d’européens et les gens sont chaleureux. Un très bon moment. Nous quittons ce bel endroit avec regret car nous n’avons pas eu le temps de visiter l’île ou d’aller nager avec les requins baleines.

Jours 12 à 15 : Du port de Dumaguete nous effectuons la courte traversée (1h avec Ocean Jet) vers l’île de Siquijor pour rejoindre le Coco Grove Beach Resort. Très bel hôtel niché dans un magnifique et spacieux jardin tropical. Plusieurs restaurants et bars, 4 piscines. Malgré la grandeur de l’établissement cela reste intime. Il est possible de faire du snorkeling (coraux et poissons) face à la belle plage. Nous sommes logés dans une suite duplex très agréable. Pour les amateurs un spa et un centre de plongée complète les équipements. On peut ici aussi faire l’excursion vers APO (proposée à 1950 PHP). Nous occuperons les journées à prendre du bon temps entre piscine et plage. Le soir les couchers de soleil sur Negros et Apo sont somptueux. Nous réservons un tour de l’île avec un confortable tricycle de l’hôtel (1500PHP). Le circuit est classique et permet de faire le tour de l’île. On découvre les plages, le fameux ficus vieux de 400 ans aux énormes racines et son non moins célèbre bain de pied avec ses poissons nettoyeurs. Puis nous visitons le couvent St Isidore avant de nous rendre aux chutes d’eau de Cambugahay et ses quatre bassins. Le décor est idyllique et l’eau est étonnamment bonne et nous prenons beaucoup de plaisir à nous baigner. Nous dînons dans un restaurant qui domine l’île et où l’on peut voir Apo, Cebu et Negros. Au final Siquijor s’avère être un vrai petit paradis tropical. Les restaurants de l’hôtel étant onéreux, nous dînerons dans les établissements aux alentours : le Fuego propre, bon (excellent poisson cru) et calme, le Chekesch plus bruyant et le très agréable Baha bar qui produit sa propre bière et propose une cuisine plus raffinée.

Jours 15 à 16 : C’est à l’aube que nous rejoignons Dumaguete et son aéroport par ferry. Nous prendrons notre petit déjeuner dans l’hôtel Coco Grande, annexe du précédent. Le vol sur Philippines Airlines se passe sans problème. Un chauffeur nous conduit vers la ville de Taal. Nous logerons au Paradores Del Castillo en plein cœur de la vieille ville. C’est une ancienne demeure de charme avec seulement 6 chambres. Les différentes salles sont décorées d’objets anciens un vrai petit musée. Le jardin est agréable et s’ouvre sue la ville. Il s’agit d’une ancienne demeure du début XIX siècle reconvertie en hôtel et très joliment aménagée de 6 chambres en plein coeur de la ville. Le restaurant dans un jardin est très agréable et offre une vue panoramique. Nous visitons une vieille maison espagnole avant de nous rendre vers la très belle basilique St Martins de Tours, un des plus bels édifices religieux des Philippines. Une messe est en cours et cela nous permet de mesurer la ferveur des Philippins avant de pouvoir faire la visite. Quand nous sortons il fait noir et nous pouvons admirer l’édifice illuminé. Nous finirons notre soirée en parcourant le marché nocturne avec ses nombreux stands de fruits et de brochettes. Une belle surprise. Au matin nous sommes conduits sur les rives du lac Taal, ancienne caldeira dans laquelle s’est développé un second volcan au milieu du lac, volcan qui enferme en son sein un autre lac. Nous embarquons sur une banca pour rejoindre l’île au milieu du lac. S’en suit une marche ascensionnelle rendue pénible par la forte température (36° C) et la poussière du chemin. A cette poussière s’ajoute celle créée par les nombreux chevaux qui acheminent ou ramènent les moins courageux . Pour illustrer la difficulté de la montée le sentier est balisé par un chemin de croix et ses 14 stations. Nous tirons la langue alors que notre guide caracole loin devant. Notre effort est récompensé quand nous atteignons le sommet et ses points de vue sur le lac intérieur et sur les environs. Les volutes de fumée entrevues ça et là attestent que nous sommes sur un volcan actif. A l'intérieur du lac, on dénombre parait-il 45 petits volcans dont l'un a surgi des eaux lors de sa dernière éruption en 1911. Au retour nous déjeunons sur les rives du lac avant de regagner Manille et le Bayleaf Hôtel dont le plus grand mérite est de se situer dans le quartier Intramuros. En fin d’après midi nous arpentons les remparts de la vieille ville. Nous prenons notre dîner sur la terrasse panoramique de l’hôtel qui surplombe la ville et la baie.

Jour 17 : Dernière journée ! Notre TO nous a rejoint pour nous faire faire un tour du quartier intramuros. Il agrémente la visite de commentaires sur l’histoire, la géopolitique et l’économie des Philippines. Nous visitons la cathédrale de Manille détruite par 7 fois dans le passé (6 tremblements de terre et bombardement de 1945. Elle est belle et ses vitraux sont magnifiques. Nous ne pourrons pas rentrer dans l’église San augustin plus vieil édifice catholique de Manille. Nous passons devant le monument commémoratif de la bataille de Manille qui fit plus de 100 000 victimes. Nous visitons les environs de la Casa Manilla fermée le lundi et prenons un verre dans le cabaret Barbara’s implanté dans une demeure historique. Une matinée très enrichissante. Puis nous nous rendons au Mall of Asia, plus grand centre commercial du monde pour effectuer quelques achats de souvenirs (Magasin Kultura) avant d’être conduit à l’aéroport. Nous y changerons nos derniers pesos au prix d’achat juste après l’enregistrement. Le vol retour se passera sans problème. Nous regrettons de ne pas avoir pu bénéficier des installations du nouvel aéroport d’Istanbul son ouverture étant encore retardée d’un mois.

Les finances : Au final nous avons dépensé 1640 € pour le vol international, 4200 € pour le séjour (hôtel, visites, transports divers) auprès de l’agence (dont on ne peut que louer le professionnalisme) et environ 700 € pour les repas, pourboires, souvenirs.

Bilan : Par chance durant tout notre séjour nous aurons eu un temps magnifique et des températures comprises entre 26 à 35 °C. La découverte des philippines aura été une très belle expérience. La diversité des paysages, la gentillesse des Philippins, la propreté, les fruits vraiment succulents (ananas et mangues en particulier). Jamais nous n’avons harcelé comme dans beaucoup de pays touristiques. Par contre la nourriture, bien que bon marché dans l’ensemble, n’est pas exceptionnelle. Ce pays étant tellement vaste il n’est pas exclu que nous y revenions dans un avenir proche.

Bien que non spécialiste de cette destination, je reste à votre disposition pour répondre à vos questions dans la limite de mon vécu.
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Philippines: le paradis aux Visayas en novembre 2010
Petit compte rendu et coins de paradis trouvés lors de notre voyage dans les Visayas en Nov dernier. Tout d'abord, CE VOYAGE EST INCROYABLE. Nous avons vu un peu de pays mais là, la beauté des sites, la gentillesse des gens et le fait d'être pour la plupart du temps seul (12 plongées en solo ac Dive Master sans voir une seule palanquée !) .. Tout cela rend ce pays sublime et pour ne rien gâcher, tout est très bon marché vs certains pays voisins.

- AR Paris Manille via Dubai ac Emirates : très bon service mais nous recommandons d'aller directement à CEBU pour ne pas avoir à rester à Manille qui a été une grosse deception pour nous. - BOHOL : Vol Manille/Bohol et direction Alona Beach, premier paradis. Ambiance baba cool ac des restaurants fleurissants sur la plage le soir (essayez les Scorpion Shells grillés) Des Dive center un peu partout : Je recommande le Philippine Fun Divers où le matériel est très bon et les DM sérieux. A faire en priorité la plongée sur Balicasag où le festival des fonds coraliens commencent .. A VOIR : Chocolate Hills, Mag-Aso Falls (sympa de se rafraîchir dans de l'eau à 26°) puis la réserve de Tarsiers de Corella où tout est fait pour préserver cet animal si petit - BALICASAG : Le club de plongée nous a amené sur Balicasag et nous y avons dormi pendant 2 jours On le recommande car on est SEUL au monde le soir quand tous les touristes rentrent sur Alona, un petit parfum de paradis... Plongées bien sûr sur ce très beau site. (un soir nous étions les seuls sur l'île..) Sur la plongée attention, les Whale sharks peuvent passer dans le coin mais c'est très rare donc ne soyez pas déçu et appréciez les 1000 sortes de coraux de toutes les couleurs et les bancs de Jack Fish, Napoleon etc.. en croisiere ds le coin Et surtout la plongée en shorty dans l'eau à 31° toute l année... - SIQUIJOR : Négo ac un pêcheur pour traverser de Balicasag à Siquijor (2h de traversée, mieux vaut qu'il fasse beau et prévoyez des gilets car ce n'est pas fourni !) Coral Cay Resort pour l'hotel : Très sympa mais attention la mer n'est pas très belle sur cette île à cause d'une eau assez stagnante. Mais Siquijor est une belle île, sauvage et intacte du tourisme (A voir Cambugahay Falls et passer une 1/2 journée sur la plage incroyable de Kagusua). Pour la farniente c'est parfait. - APO ISLAND : Traversée avec le Dive center de Siquijor pour aller sur APO (attention peu de bâteaux sont accrédités...) Et là, la claque : Le paradis perdu, une hôtel minuscule (6 chambres) sur une crique. (Demandez la chambre en hauteur !!) De notre balcon, l'eau est tellement transparente que nous pouvions voir l'activité du massif coralien de notre plage. C'est, avec Sipadan, les plus belles plongées que j'ai pu faire : Toute l'île est un récif coralien, il y a 12 sites de plongées. Nous partions quand nous voulions faire une plongée ac le Dive master de l'hôtel directement de la plage ac notre gear à cheval sur un petit bateau de pêcheur pour des plongées où nous étions totalement seuls.(festival de tortues garanties à chaque plongée)

J'ai pas mal construit mon voyage grâce à ce fabuleux site donc merci aux gens qui postent sur leur voyage. Courrez-y, c'est encore un des derniers paradis perdus !
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Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour
Bonjour,

Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)

Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao

Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)

Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,



Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha





On se retrouve bientôt à Manille 🙂
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Philippines: itinéraire de 16 jours Bohol-Camiguin-Palawan
Bonjour,

Nous partons (à 5 adultes) pour 16 jours aux Philippines, arrivée à Manille le 1er avril, départ le 17. Nous partirions a priori sur un parcours Bohol-Camiguin-Palawan.

L'itinéraire serait le suivant :

Bohol (J2 à J5-6) : Arrivée le 2 avril à Bohol, où nous comptons passer 3 ou 4 jours : Chocolate Hills, tarsiers, plage, petit tour de l'île, Balicasag

Question : 3 jours seront-ils suffisants pour avoir un aperçu de l'île ?

Camiguin (J5-6 à J7): - prendre le ferry OceanJet à Jagna pour Camiguin le 5 ou 6 avril à 13h30 - retour par avion le 8 avril à 7h30 de Camiguin vers Cebu par Mid Sea Express (arrivée à 8h) puis à Cebu vol pour Puerto Princesa à 11h20 (arrivée à PP à 12h30)

Questions : * Devant être sur Palawan le 8 avril, est-il opportun d'aller sur Camiguin même si seulement 2 jours ou vaut-il mieux rester à Bohol plus longtemps ? * Peut-on avoir des problèmes avec le vol Camiguin-Cebu ? Je pense par exemple à une annulation du vol ou, question bête, est-on limité au niveau des bagages vu qu'il s'agit d'un tout petit avion ? * La correspondance à Cebu laisse un peu de marge mais pas tant que ça (8h-11h20). Cela vous paraît raisonnable ? * Y aura-t-il des ferrys le 6 avril, vendredi saint ? Ou d'autres problèmes particuliers ? * J'ai lu qu'il y avait un rituel particulier ce jour-là sur Siquijor, dans ce cas peut-être est-ce une bonne idée de remplacer Camiguin par Siquijor ?

Palawan (J8 à J16) : - une nuit à Puerto Princesa puis direction Sabang pour visiter la rivière souterraine (J9) - de Sabang, bangka (privée ?) vers Cacnipa Island, une ou deux nuits à Cacnipa (J10) - J11 : départ de Cacnipa vers Port Barton puis bus ou bateau vers El Nido. Si bus peut-être une courte étape à Roxas ou Taytay. - J12 : on se pose à El Nido pour profiter de l'archipel des Bacuit

Questions : * Est-il possible de prendre un bateau directement de Cacnipa à El Nido ? * en fonction du timing, le séjour peut se terminer soit par un retour à Puerto Princesa pour attraper un vol pour Manille, soit un petit tour sur Coron pour visiter l'île, une nuit là-bas et vol Coron-Manille pour terminer. Coron pour une journée ça vaut la peine ? Au moins cela permet de s'éviter un retour par bus jusqu'à Puerto Princesa ...

Voilà, tout ceci reste très théorique mais j'aimerais avoir des avis quant à la faisabilité du voyage, et surtout les éventuelles difficultés que j'aurais éludées. Je m'interroge particulièrement sur la disponibilité des vols intérieurs en cette saison. Quelle deadline pour réserver un vol ?

Merci d'avance pour vos retours !
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Toutes les compagnies aériennes philippines mises sous liste noire de l'Union européenne
Je suis surpris et perplexe mais juste pour info; toutes les compagnies sont concernées; Philippines airlines, cebu pacific, Seair, zest air...la liste noire vient d'être mise à jour aujourd'hui avec ajout de toutes les compagnies des Philippines et du Soudan. Voilà juste pour infos car je reste perplexe. Vu que c'est souvent le seul moyen de se déplacer dans l'archipel🤪 J'espère que celà n'aura pas trop de répercussions sur le tourisme venant d'Europe.
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Snorkeling en février aux Philippines
Bonjour,

Je compte me rendre dans les philippines en février avec mon amie et je pense en profiter pour faire beaucoup de snorkeling. Peut-on voir facilement des gros poissons? ET connaissez vous par hasard un site ou je pourrais avoir une liste ou au moins une idée de ce qu'il est possible de voir?

Merci beaucoup pour vos réponses
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Plongée à Palawan aux Philippines en mars
😇 bonjour, je pars au mois de mars a Palawan.J'aimerais obtenir qq renseignements sur les plongées à ne pas rater et une bonne adresse de club et de logement.je suis plongeur 3*. Quel est le meilleur moyen de rejoindre Palawan au départ de Manille? Merci pour votre aide, kempi.
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On hésite entre Cuba, les Philippines et la Birmanie
bonjour

comme tous les ans en fin d annee nous programmons enfin nous essayons de programmer notre sejour de vacances a venir pour fevrier et -/ou mars 2018 pour 2 adultes nous sommes attirés par trois de ces destinations cuba , philippines, birmanie

si quelques un d entre vous ont effectué ces voyages pourriez vous nous guider ? a savoir ce que vous avez preferé, ce que vous en pensez et ce qu il y a a visiter !

merci
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Avis sur ewdm.net pour le vol Manille-El Nido?
Bonjour,

J'ai longtemps chercher sur internet un moyen de réserver des vols pour faire Manila - El Nido, et mon choix s'est très vite restreint à soit attendre d'être à manille pour voir sur place, soit réserver sur ce site: www.ewdm.net 1/ cette liaison est rare en vols secs 2/ les prix sont très interressants Seulement, le paiement en ligne ne marche pas. Après avoir échangé quelques mails avec un contact trouvé sur le site, on me propose de payer par western union, communiquer le numéro de transaction pour ensuite recevoir un recu et des numéros de billet. Seulement, il est coutume que western union soit utilisé par des personnes mal intentionnées...

Quelqu'un a t-il déjà eu à faire avec ce site? en paiement en ligne ou western union?

Avez vous des recommandations à me faire?

D'avance merci.
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Philippines: hébergement aux îles Bacuit?
Bonjour,

Moi et mon amie venons aux philippines 15 jours au mois de février 2012 nous arriverons à el nido par avion depuis manille et nous disposons de 12 jours sur place avant le retour sur manille.

Nous cherchons à visiter les îles des bacuits en dehors des flux touristiques que nous conseillez vous (quelles îles)?

Est-il possible de loger sur des îles en dehors d'El nido?

Certains ont-ils fait des tours avec Taophilippines qu'en pensez vous? Est-il possible d'organiser des tours privés?

En vous remerciant

Vincent
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Visayas en mars: choisir ses îles
Bonjour à tous,

Nous avons découvert les Philippines l'an dernier et sommes un peu tombés sous le charme. Résultat, on a déjà repris un billet pour le mois de mars !

Ayant découvert Palawan et Coron l'an dernier, nous avons pris un vol directement sur Cebu cette année. Je pensais qu'en 2 temps 3 mouvements j'aurai fait le circuit mais le choix d'iles est impressionnant et je n'arrive pas à faire le tri. Je sollicite donc vos avis et conseils poru m'aider à bâtir ce petit circuit de 3 semaines.

Les îles qui pourraient nous intéresser : -Bohol, assez incontournable dans les VIsayas. Sa diversité m'attire. 3 ou 4 jours. Le Island Hopping vers Balicasag vaut il le coup ? La baie de Bacuit et la croisière El Nido-Coron nous en ont mis plein les yeux l'an dernier, la barre est donc un peu haute, mais nous aimerions quand même replonger (snorkelling uniquement) un peu.

- Pamilacan : 1 ou 2 jours ou plus ? Snorkelling ?

- Caminguin : Son côté volcanique m'attire. combien de temps ? Y a-t-il du snorkelling possible ?

- Siquijor : elle fait aussi partie des "validées" - 3 jours je pense. Apo n'est pas retenue.

- Les Camotes : 3 jours, mais qu'y fait on ? Plage, je pense, mais snorkelling ?

- Bantayan : 3 jours. J'ai lu que le snorkelling y était bof bof. Que penser des plages ? quelles autres activités peut on prévoir ?

Restera ensuite à les combiner entre elles pour optimiser les déplacements. Cela peut aussi être un critère de choix.

Merci pour vos retours !
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Meilleur spot de snorkeling aux Philippines
Bonjour a tous Je projette les philippines pour l an prochain (vers fevrier) et j aimerais vraiment trouver le meilleur endroit pour snorkeler, pour emmener ma copine qui n a jamais mis la téte sous l eau. Probléme les philippines c est grand ! alors n hésitez pas lachez vous sur mon post pour me donner vos meilleurs endroits 😉 pour ceux qui ne veulent pas que leurs petits coins secrets soient trop ebruités j accepte les mp et je garde les secrets😐 voila merci d avance a tous
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Plonger avec les dauphins, requins, etc aux Philippines?
slt à tous,

j'aimerais pratiquer la plongée en apnée ou snorkeling aux phlippines et surtout avoir la chance de rencontrer des dauphins , requin, baleines etc...

Nous partons en novembre, est ce que cettre periodes est bonnes, si oui dans quels coins me conseillés vous d'aller?

Merci d'avance

seb
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Tubbataha Reef: site de plongée aux Philippines
Salut, N'ayant pas trouve bcp sur ce forum concernant Tubbataha Reef aux Philippines, voici ce que je peux dire a propos de ce site de plongee :

Tubbataha Reef est un site classe Patrimoine Mondial par l'UNESCO comme habitat marin a tres haute densite de vie aquatique. Effectivement, on trouve tout ce qui touche au corail du plus petit au plus gros, parfois en tres (tres) grande quantite (parfois des veritables nuages de petits poissons de reef). Parmis les especes le plus marquantes que j'ai pu voir : requin-baleins, dauphins communs, raies manta, raie aigle et marble ray, des requin pointe blanche par centaines, school enorme de jack et barracudas... j'en passe. Le parc n'est ouvert que de debut mars a fin mai.

Je suis parti avec Expedition Fleet (http://expeditionfleet.com/) pour 4 jours sur place (+2 nuits de transport) sur Oceanic Explorer, petit bateau de peche avec 24 plongeurs. Super divemasters (comme souvent aux Philippines), bonne bouffe et bonne ambiance generale. Au total, j ai fait 18 plongees (en moyenne 5/jour - 6h00 - 10h00 - 13h30 - 16h00 - 18h30) entre 15m et 40m, majoritairement sur tombant (... vertigineux...) ce qui implique obligatoirement un niveau PADI Advanced (ou equivalent bien sur). Le prix normal est dans les 1500$US. J'ai vu sur leur site qu il y a parfois des reductions. Depuis les Philippines, en m'y prenant vraiment a l'avance (6 mois), cela m'a coute 42000php (un peu moins de 1000$US). Ensuite, il faut ajouter 3000php pour l'entree du Parc.

Cela n'est pas donne mais en vaut vraiment la peine !!

Seb
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Petit récit de deux semaines aux Philippines... (24 décembre-6 janver 2009)
Hello everybody !

Petit récit de 2 semaines passées aux Philippines :

Départ de Roissy le 24 décembre, rien de particulier à dire sur la compagnie China Southern (Boeing 777). Escale à Canton, les autorités gardent mon passeport pendant plus d’une heure sans explications avant d’aller attendre l’avion pendant 5 heures. Pas grand chose d’intéressant à faire dans l’aéroport, accoudoirs à tous les sièges donc on ne peut pas dormir… Puis départ en Airbus A320 pour Manille, avion loin d’être plein… Arrivée à Ninoy Aquino enfin ! Je fais du change et il fait chaud ! J’avais lu dans le Rough guide qu’il était préférable de prendre un taxi officiel de l’aéroport (jaune) mais la course m’a coûté bien chère : 20 E pour même pas 30 min de trajet… En fait il vaut mieux prendre un " regular taxi " (blanc). Arrivée au Grami hotel de Paranaque http://www.gramihotel.com/e_int.htm, très bien mais un peu cher pour moi ( environ 35 E). Ma copine me rejoint, gros dodo, je suis absolument vanné…

26 décembre départ pour Cebu avec Zest air pour 15 E… Arrivée : Taxi meter to Hotel Pacific Pensionne, très bien et pas trop cher, compter 15 E une chambre pour 2 avec air con et TV. http://www.pacificpensionne.com . Hôtel situé dans une impasse en retrait de Osmena bvd donc très calme, petit resto sympa, wifi. On est resté 2 jours à Cebu et c’était vraiment pas terrible… Visite de la Basilica del santo Nino (jolie…), Cross of Magellan puis Carbon market. J’ai été très surpris par la misère qui règne partout, et tous ces enfants qui font la manche et dorment sur le trottoir, pleins d’images que je ne suis pas près d’oublier… 😕 En gros je dirai qu’il n’est pas nécessaire de s’attarder à Cebu city...

28 décembre départ pour Moal Boal, pour cela on prend un bus au terminal des bus de Cebu, c’est pas cher du tout (je ne sais plus combien !), trajet de 3 heures épique, sensations garanties… On double toute sorte de choses sur la route sans trop de visibilité mais ça l’fait ! Chacun se débrouille, on se range, on klaxonne à tout va, personne ne s’énerve et au final tout se passe bien… !!! Félicitations au conducteur dont le travail est loin d’être cool… 🙂 On nous laisse sur le bord de la route, là on est aussitôt sollicité par un tricycle qui nous emmène direct à Moal Boal. Arrivée à l’Hotel Marina Beach Resort, un peu cher pour ce que c’est, autour de 30 E la nuit. Ils ont aussi un club de plongée juste à côté. Petite rue charmante pleine de restos, boutiques de souvenirs, bars… Surtout n’hésitez pas à acheter des souvenirs ici car pas chers et très jolis réalisations, ce qui n’est pas le cas partout. Il y’a ici une petite plage, allez donc manger au resto situé tout au bout de la rue (quand on la descend), tenu par des philippins, c’est très bon (tellement qu’on a été féliciter les cuisinier(e)s !), en plus la vue est terrible !!!

29 décembre au matin direction Kawasan Waterfall en tricycle, très jolie promenade avant d’arriver à la chute d’eau, là on peut louer un radeau pour se faire " masser " sous l’eau qui tombe… Puis direction Basdaku et sa white beach… Grand soleil, pas grand’ monde, sable blanc, eau turquoise 😎 . Donc je m’apprête à aller nager… Je rentre un peu dans l’eau, waw elle est chaude (ça change de la côte Atlantique) ! j’avance sur un peu plus d’un mètre et là tout à coup il n’y a plus de sable mais des pierres et uniquement des pierres, aïe aïe aïe ! Pas facile de marcher … Et je n’ai pas de chaussures de plongée…. Donc au final je me suis baigné un peu dans 30cm d’eau et c’est tout !!! M’enfin ça nous a bien fait rire donc c’est pas bien grave… !

30 décembre retour vers Cebu en taxi pour PHP 1500 (20 E). Ma douce rentre en famille pour le 31 à Manille avec Zestair.

31 décembre, je pars donc seul à Bohol, par bateau avec Supercat (situé Pier 4, 15 min d’Osmena bvd), traversée de 2h00 pour PHP 500 (8 E). A l’arrivée à Tagbilaran, les tricycles se bousculent pour vous proposer leur service. Le trajet vers Panglao coûte PHP 250 (4 E), arrivée à Paragayo resort http://www.paragayoresort-panglao.com/ppc/offer01-google-paragayo.php?gclid=COzBn5rAk5gCFQ9PtAoduA5ImQ, waw c’est chouette !!! Joli parc intérieur, les chambres sont très biens (même celles de base), compter PHP 1500 (20 E) pour une Deluxe (air con, eau chaude, 3 voir 4 couchages). L’hotel est à 300m de la white beach, impecc ! Ici à Panglao on trouve tout : location de bancas, mobylettes, souvenirs, restos, club de plongée, organisateurs de tours etc… Pas mal de touristes évidement mais ce n’est quand même pas sur-fréquenté malgré les vacances de Noël. Donc ambiance détendue… La plage est bien jolie. Un boat driver me propose d’aller voir les dauphins en bancas (PHP 1300), je dis ok, rdv est pris pour le lendemain à l’aube.

1er janvier levé très tôt, je me rends sur la plage à 6h00 et croise quelques couche tard éméchés, mon " chauffeur " est là, il scrute l’horizon, une bouteille de 5 litres de gazole à la main. Embarquement, on démarre trankilou, le jour se lève, magnifique ! On arrive aux alentours de l’île de Balicasag et là on tourne un peu dans tous les sens à la recherche des fameux cétacés… On tourne, on tourne vraiment longtemps car aujourd’hui ils n’étaient pas pressés de se montrer question de météo m’explique le chauffeur 😕. D’autres bancas sont sur place aussi et font la même chose que nous… Quand soudain il tend le bras en me disant " là-bas ", mais je ne vois rien…. Il accélère d’un coup, à fond les ballons, le bateau semble voler ! Puis ralentis, plus rien ne bouge… Et il a fallu encore tourner un moment avant d’en voir quelques uns, waw !!! Ca vaut vraiment le déplacement ! On aperçoit des nageoires à à peine 10 mètres, certains sautent parfois ! Je prends des photos dans tous les sens n’importe comment, une seule sera bonne à l’arrivée ! 😏 Puis go vers l’île de Balicasag, ils amarrent le bateau et m’expliquent que je peux louer les services de quelqu’un qui pourra m’emmener sur le site de snorkelling avec un petit bateau pour PHP200, je dis ok ! J’embarque donc sur une petite bancas miniature avec un " p’tit jeune " (12 ans peut-être) super sympa ! Je lui explique que je n’ai jamais fait de snorkelling et il me dit " don’t worry, i’ll show you ! ". On arrive donc à un endroit où le récif de corail se termine brutalement pour laisser place à un vide impressionnant waw ! Je tente de maitriser le masque et tuba, finalement ça vient vite ! Et donc effectivement pleins de poissons se trouvent ici dont Nemo en personne éh éh ! Mon accompagnateur est vraiment très cool, il me montre plein de choses intéressantes, il est pourtant pas obligé d’en faire autant, il ne compte pas voilà tout. Après peut-être 2h00 de plongée on décide de rentrer, il me propose de manger, je dis ok ! Au menu : calamar, thon et riz cuisiné par une des 6 familles qui habitent l’île, c’est un peu cher mais tant pis, ici au moins je sais où va l’argent…

2 janvier : ma copine Pao arrive de Manille avec Philippines Airlines 😇 . Je lui parle de Balicasag et on décide d’y retourner pour l’après-midi, je rappelle le même boatman que la veille et c’est reparti ! Après-midi snorkelling, puis le vent se lève et se met à souffler de plus en plus fort. Lorsque nous avons voulu rentrer sur Panglao, au bout d’à peine 10 min nous sommes arrivés sur de trés grosses vagues... On nous donne les gilets de sauvetage. Et je commence à m’inquiéter lorsque je vois que les 2 conducteurs ne semblent pas très surs d’eux, il y’en a un qui a même franchement peur… Je ne comprends pas ce qu’ils disent mais le ton ne laisse rien présager de bon. Les vagues se succèdent, le bateau se soulève et retombe lourdement, je réalise que la situation deviens de plus en plus délicate… 🤪 Pao et moi on se regarde sans dire un mot, je pense à ses enfants restés à Manille… Mais qu'est-ce qu'on fait ici ?! Je demande aux gars si on peut faire demi-tour, ils me disent oui et s’exécutent aussitôt comme s’ils attendaient que je leur demande ( !!!). D’ailleurs une autre bancas avec un couple de japonais fera la même chose. On a finalement passé la nuit au resort de Balicasag (très joli, un peu cher) le temps que ça se calme http://www.philtourism.com/bidr_desc.html . N'empêche qu'à tort ou à raison j'ai eu la peur de ma vie, j'ai cru qu'on allait chavirer, et j'imagine qu'il est trés difficile d'être secouru si on se retrouve à l'eau par ici...

3 janvier : retour à Panglao, on demande à l’accueil du Paragayo resort s’ils organisent des tours vers les Chocolates Hills, 1h00 après on embarque dans un taxi pour PHP 2000 (30 E). Au programme : petit tour sur la rivière Loboc sur un bateau/resto, superbe végétation ! Puis visite des fameux Tarsiers, curieux petits primates, mais il y’avait beaucoup trop de monde à l’intérieur de la cage et c’est pas très bon pour eux. Puis les célèbres Chocolate Hills, je ne pensais pas que c’était aussi impressionnant mais ça l’est vraiment ! 😮 Au retour petit arrêt pour voir un énorme python d’environ 200 kg… Puis re-stop pour traverser un pont de bambou au dessus d’une rivière, au bout se trouvent des boutiques de souvenirs. Voilà une journée bien chargée ! Le soir dîner tranquille sur la plage : thon grillé, gambas brocolis, jus d’anannas hum… !

4 janvier : back to Manilla. Par contre on ne prendra pas l’avion à Tagbilaran (beaucoup trop cher) mais à Cebu avec Zestair à nouveau pour 15 E.

5 janvier : j’ai attrapé une sorte de rhinopharyngite à cause des clims… Donc consultation à l’hopital de Paranaque, PHP 1000 (15 E)et autant pour les médicaments, si ça vous arrive aussi, gardez les factures car la sécu rembourse avec un délais d'un mois.

6 janvier : départ pour Paris via Canton. A l’aéroport de Manille on me dit que le bagage ne suivra pas automatiquement, que je devrais le récupérer à Canton et refaire un check in. Arrivée à Canton ça n’a pas été très simple… Obligé de donner mon passeport + le e ticket pour qu’ils fassent suivre les bagages eux-même et impriment le billet pour Paris, j’ai pas cherché à savoir pourquoi… ! 7h00 d’attente, puis dodo dans l’avion, en survolant la France on nous annonce –12 degrés à Paris et de la neige, faut aimer les contrastes ! 😎

En tout cas je suis très content de ce voyage ! Normalement en avril j’y retourne, cette fois-ci ce sera Palawan… Waouw !!! 😎😎😎

Grand merci à tous pour tous les renseignements que vous m'avez donné et que j'ai trouvé dans divers discussions ici, ça m'a beaucoup aidé !!! Salamat !

Ingat ! 😉
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3 jours à tuer pour la Semaine sainte: Kiangan, Philippines (récit)
Pour échapper à cette semaine sainte, nous avions opté de nous planquer à KIANGAN, iFUGAO. En chemin faisant, nous avions été étonnés par la population en déplacement et le trafic routier: bus, vans, voitures, motos etc Après 12-13h de route, et plusieurs changements, nous finissons par joindre Kiangan ce jeudi saint; ici, nous sommes en montagne, à plus de 300kms de Manille et à 20 de Lagawe, le premier gros patelin. A notre arrivée, en fin de matinée, le village ronronne au soleil qui perce les nuages: l' Office de Tourisme est fermée - ça commence bien - ainsi que un certain nombre de commerce; ça ne sent pas la grosse activité. Pas grand monde dans les rues. L' Auberge de Jeunesse est fermée aussi par une lourde chaine cadenassée, parfaiiittt. Nous continuons notre progression mais peu d' indications comme souvent. Devant un Sari-Sari store, deux dames agées sont assises et bavardes. - Où allez-vous comme cela ? demande l'une. - nous venons d'arriver et nous cherchons un hébergement - on lui répond - nous avons bien quelques adresses, le Luz Martin Homestay et le Crystal lodge quelque chose comme cela...et l'auberge des jeunes est fermée. Elle se lève, crache un jet de moma rougeatre dans la rue et décide de nous accompagner. - j' ai une grande maison et je suis seule dit-elle. Au Luz Martin, personne: les proprios sont partis en pique-nique sur les bords du lac Ambuwaya. Et l' autre est en rénovation. - j' ai une grande maison et je vis seule - dit encore Mamy - je suis séparée de mon mari, mes filles vivent aux USA et mon fils est quelque part vers Bayombong, je vous offre le couchage; ça ne me dérange pas. Une seule chose: je ne vous fais pas à manger; pour manger, vous vous débrouillez. Nous allons voir sa maison, une maison en bois qui a connu des moments plus fastes et qui commence maintenant à montrer des signes de fatigue, ceci dans un jardin fleuri. Les CR sont à l'extérieur dans la cour et la robinetterie n'est plus opérationnelle; la salle de bain, idem, la toilette se fait au tabo mais nous avons l'habitude depuis le temps. Il n' y a plus d'eau courante, la faute à une conduite éclatée quelque part et incessamment réparée mais les bidons, les bleus vous savez, sont remplis à raz. Une terrasse simple sur l'arrière donne sur la vallée et les rizières. Nous acceptons son offre. Mamy parle bien anglais avec l'accent de la montagne, un peu rrroulant et pour cause elle est ancienne institutrice du village. Elle porte un joli nom indigène et prétend avoir 80 ans. Elle se ressaisit: '' etes-vous mari et femme, car je ne reçois pas de couple non marié sous mon toit? " Sacré catho filipin... elle est obligée de nous croire sur parole faute de pouvoir présenter notre contrat de mariage. - allez faire un tour dans le village, je vais préparer votre chambre, faire les poussières. Dans le village, pas grand chose à se mettre sous la dent; quelques marchandes de fruits et légumes et quelques sari-sari. Des gens nous disent: bienvenue en IFUGAO et cela nous touche. un café et quelques gateaux, une banane feront l' affaire pour ce midi. A notre retour, la chambre est prête et Mamy nous fait ses recommandations sur les fermetures des portes, l'électricité, nous donne les clefs etc... elle nous confie sa maison, en sorte. Les 2 portes principales sont ornées de cranes traversés de tiges végétales comportant des morceaux de foie séché, objets protégeant la maison et éloignant les mauvais esprits; après cela, est-il nécessaire de fermer les portes à clef ? mamy connait pas mal de chose sur le coin et nous donne les premiers renseignements que nous cherchons. Après un peu de lessive, nous consacrons notre après-midi à la découverte des rizières de Bae toutes proches et de la cascade de Utuh ou Uto où des jeunes s'amusent; ce ne sont pas les plus belles du coin et la luminosité n' est pas très bonne. Ce soir, ce sera salade composée sur la terrasse; Mamy nous a fourni une petite table et deux chaises, la nuit tombe. Nous commençons à nous sentir chez nous. Nous n'allons pas trainer, nous sommes morts. Merci Mamy.

B
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Siquijor, Camiguin ou autre paradis pour 6 jours aux Philippines?
Bonjour à tous et à toutes, Comme je suis incapable de me décider seule, je prends avis sur le forum pour pouvoir enfin finir mon itinéraire après un bon nombre de cheveux arrachés....à force de lire, construire et déconstruire! Alors, nous arriverons le 15 avril, nous partirons dégourdir nos gambettes dans le nord de luzon puis nous reviendrons à manille par le bus de nuit le 19 au soir. Du coup, nous souhaitons des le matin du 20 nous envoler pour une autre ile...nous recherchons de beaux endroits, de l'authenticité, des tortues avec qui patauger, croiser quelques dauphins et quelques belles plages pour flâner et user nos masques et tuba....voilà vous savez tout! Notre vol retour est prévu le 26 avril à 00h45. Merci merci à vous qui me conseillerez A bientôt
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Thaïlande... ou Philippines?
Bonjour, (nouveau sur ce forum)

Voila, je m'étais résolu a faire mon prochain voyage en Thaïlande destination hautement touristique ..., puis j'ai commencé à lire 2 ou 3 choses sur les Philippines, et je me demande de plus en plus pourquoi la Thaïlande et pas les Philippines ?

Alors la question est d'une part générale ..., pourquoi les gens choisissent plutôt la Thaïlande que les philippines ? Pourriez vous me faire un - Avantages/Inconvénients - pour chacune de ces 2 destinations (ou du moins l'une par rapport à l'autre) ?

Evidemment, je me doute que les avis sont subjectifs, mais comme je veux des témoignages, c'est ce que je cherche ici !!!

Un grand merci d'avance, Amicalement
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