Discussions similar to: Roatan location scooter voiture
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Meilleur moyen de transport de Roatan au Belize?
j arrive au roatan le 27 decembre 2010 et je veux savoir le meilleur moyen pour se rendre au belize, (je vais plongee)prix, temp, et moyen de transport.j ai le mal de mer si c est par bateau j ai besoin de savoir si c est long et tres agite. stephane
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Où faire de la plongée au Honduras et Cabanas?
Bonjour, je recherche le plus de renseignement possible pour Roatan, Utila pour l'habitation et les belle plongées a ne pas manquer...les prix (il faut qu'il y ait un minimum de confort pour ma copine lolll....nous prévoyons arriver le 25 décembre 2010...

Si vous avez des activités autre a nous suggérer cela serais tres apprécier..merci à l'avance... marco
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Ecole d'espagnol et plongée sur Bay island au Honduras
Bonjour à tous,

J'ai réservé un vol pour les deux dernières semaines de février pour le Honduras 🙂. Je souhaite faire de la plongée et aussi prendre des cours d'espagnol. Je veux aller sur les îles Utila et/ou Roatan. La première semble bien moins chère (moins bien aussi???...) et la deuxième très (trop???!!!) touristique. En faisant pas mal de recherches sur internet j'ai trouvé une école d'espagnol donnant uniquement des cours privés (j'aurais préféré des collectifs pour rencontrer du monde 😕...) : http://www.universite.ca/cours.de.langue/sejour.linguistique.la.ceiba.html

J'envisage de passer ma première semaine sur l'Ile d'Utila pour suivre les cours d'espagnol le matin et plongées l'apm. Puis Roatan une semaine ou qq jours pour belles plages, belles plongées et surtout rencontre avec les dauphins (http://www.anthonyskey.com/en/index.html).

J'atterris à San pedro sula. Je voyage seule.

Mes questions sont les suivantes : connaissez vous cette école d'espagnol? Bien, pas bien....??? Est-ce difficile de trouver un hôtel sur San pedro sula qui ne soit pas loin de l'aéroport et sécuritaire (car il parrait que cette ville craint bcp...surtout pour une fille seule?)... des conseils??? Où loger par très loin d'anthony's key et pas cher pour que je puisse profiter de "leurs" dauphins sans débourser aussi cher que ce qu'ils proposent? est-ce possible? Y a t-il des lieux de sorties nocturnes sympa sur ces deux îles? idées de logement sur Utila bienvenues... (visiblement les écoles de plongées en proposent... c'est une bonne option?) Y a t-il des avions de liaison (ou autre) entre Utila et Roatan???

Merci de tous vos bons plans !
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Roatan en février: orages, location de voiture...?
Bonjour à tous ! Je quitte dans le 18 février pour deux semaines au Roatan et j'aimerais bien avoir quelques informations. J'ai été à West Bay il y a 5 ans lors d'une croisière....mais j'ai rien vu d'autre que les magnifiques poissons et le beau corail. Je ne fais pas de plongée en profondeur seulement de l'apnée !

Ils annoncent pas très beau pour l'instant la première semaine de mon voyage...d'après vos expériences quand météomédia annonce des orages c'est pour quelques minutes ou bien pour une partie de la journée ?

Qui du forum sera là aux mêmes dates ?

Je crois bien aller à Utila, quel est le meilleur moyen pour m'y rendre ? Connaissez-vous les prix ?

Savez-vous quand sont les jours que les croisières arrivent sur l'Ile du Roatan ?

Combien pour les bâteaux taxis ? de West Bay à West End ? Pouvons nous faire le tour de l'Ile avec ces même bâteaux.

Je crois avoir lu a quelque part que c'est environ 55$ pour la location d'une voiture, croyez-vous que c'est sécuritaire ? La conduite et les policiers un peu croche !!!

Connaissez-vous d'autres plages au Roatan (autre de West End et West Bay) qui valent le détour.

Bon assez de questions pour l'instant !

Merci à l'avance pour vos réponses. Bribou
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Roatan: cherche maison ou appartement à louer
Bonjour,

Nous voulons partir début février. Nous sommes 3 couples d'adultes adepte du snorkling.

Ce sera notre 3e visite au Roatan

2013 Bananorama dans le West Bay

2014 location d'une maison (maison Satori) dans le West Bay

2015 nous voulons louer encore une fois. Nous voulons être très près de la mer et des beaux spot de snorkling. Avez vous des suggestions. Idéalement, avoir une cuisinette. Les 6 dans la même maison ou des appartements séparés. On aimerait le West Bay mais ouvert pour d'autre endroit pas trop loin du West Bay car on aime l'ambiance la bas.

Merci.
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Location de voiture au Guatemala et Honduras
Bonjour à vous,

Voila nous partons à trois personnes durant 17 jours au Guatemala/Honduras. Nous avons fait le choix (qui nous semblait intelligent à la base) d'arriver à Guatemala City et de repartir par San Pedro Sula. Mais nous avons de grande difficulté pour trouver un loueur de véhicule qui nous permet ce genre de prestation. Est ce q'un chauffeur sinon nous couterait beaucoup plus cher?

Notre circuit tel que nous l'imaginions c'était: Guatemala City -Tajumulco - lac Attitlan - Pacaya - Antigua - Semuc Champey - Tikal - Rio Dulce - Tela- Roatan - Pico Bonito - San Pedro Sula.

Avez vous des pistes?

En vous remerçiant
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Escale à Roatan, plage et plongée en apnée
Bonjour

J`ai lu beaucoup de discussion sur Roatan pour mon escale en avril 2013, mais je n`arrive pas a me décider où aller. Je veux faire de l`apnée et me reposer à la beach. Selon vous, quelle plage est la mieux ? Est-ce qu il y en a une pas trop achalandée ? Je suis du genre sauvage un peu 😉

En passant, je fais une croisiere 5 jours sur Celebrity Constellation avec escale a Roatan et Cozumel départ le 1er avrl Merci a vous Karine
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Voyage sur Roatán fin décembre (Honduras)
Allo! Nous partons pour le Roatan fin décembre, est-ce que quelqu'un a logé au Infinity Bay Hotel, dans la partie West Bay de Roatan? J'ai regardé sur ce forum mais rien trouvé, c'est un hotel assez récent je crois. Ma question est à savoir s'il est vrai que pour l'apnée, il est très facile de partir de la plage à cet endroit? Je pense que l'hotel Morgan est tout près aussi. Et des gens (en apnée) ont vu de quoi m'en mettre plein la vue de cet endroit?🙂 Je sais que c'est un bel endroit pour la plongée-bouteille mais je me demande si en apnée je risque d'apercevoir tortues, raies etc...j'aimerais tellement! Merci pour les réponses, c'est gentil!
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Itinéaires pour Guatemala et Honduras, Utila ou Roatan?
😉 Bonjour à tous,

Je prépare un voyage d'un mois au Guatemala Honduras du 20 juin au 20 juillet 2004 environ.

Mon itinéraire approximatif est le suivant:

Flores- Tikal Poptun Biotopo Chocon Machacas Guatemala Ciudad, volcan Pacaya Lac Atitlan avec Panjachel (Nebaj dans la cordillère los Cuchumanates) La Ceiba, (parc national punta sal ou parc national cuero y salado) Utila ou Roatan

Que pensez-vous de cet itinéraire? Quelqu'un est-il déjà allé dans les parcs cités? Je recherche un parc où il y a des cascades, des animaux que l'on peut voir et éventuellement des grottes. Pour faire du rafting, où faut-il aller? La période pose t-elle problème?

Pour être sure de voir des animaux tels que le jaguar, je pense qu'il vaut mieux que j'aille dans un zoo, connaissez-vous un zoo au Guatemala ou dans la région de La Ceiba au Honduras ou des endroits où l'on soigne les animaux blessés?

J'hésite entre Utila et Roatan, laquelle est la mieux pour faire du snorkelling et de la plongée? Je sais que l'on peut aller nager avec les dauphins de Roatan, peut-on le faire d'Utila. Les requins-baleines sont-ils visisbles au mois de juillet?

Merci de vos réponses précieuses pour organiser ce voyage.

Mel
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Plongée et apnée à Tela (Honduras)
Salutations.Tout nouveau sur ce forum très intéressant.Merci aux participants et gestionnaires. J'aimerais savoir si il y a un recif coralien à proximité de l'hotel Villas Telemar à Tela, et si oui, si on peux trouver facilement des équipements bouteilles à louer ds ce secteur.Si pas de location possible, en vaut-il la peine d'apporter au moins palmes et masque.J'y serai du 30 déc au soir jusqu'au 3 janv.

Merci Michel au Québec
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Hébergement au Honduras fin juillet - mi-août
Nous partons pour 3 semaines au honduras fin juillet mi aout 2013 Nous envisageons d'au depart de san Pedro sula d'aller a copan ruinas . est il possible de faire le trajet par nos propres moyens, ou plus securesant de le faire en schuttle au depart de l'hotel sachant que nous voyageons avec un enfant de 10 ans. connaissez vous un peu les tarifs? De plus , connaissez vous un hebergement correct a copan . Ensuite nous hesitons entre Tela ou la ceiba pour y sejourner 1 semaine (afin de rayonner pour faire les excursions) On souhaiterais louer un bungalow sur la plage ou une maison avec 2 chambres pres des commodités car nous ne louerons pas de voiture. Ensuite nous hesitons entre Roatan et Utila pour y passer une semaine . Connaissez vous un endroit a nous conseiller (en location de cabanas , maison ou hotel )où l'on peut faire du snorkeling. Nous attendons tous informations et conseils car sur le net les reservations se font déjà rare pour cette periode Merci
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Hésitation sécurité au Honduras
Bonjour,

Nous partons pour le Honduras le 8 mars. Hors on lis de partout qu'il vaut mieux éviter ? Raison de sécurité.

Je ne trouve que des infos qui dates de plus ou moins assez longtemps.

Du coup on hésite a repartir directement vers un autre pays à notre arrivé.

Qu'en pensez vous ? Difficile de trouver des recits de voyageur qui ne date pas de deux ou trois ans....

Merci à tous.
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Hôtel Villas Telamar au Honduras?
J'ai plusieurs questions :

A) Qui part pour cette hôtel le 4 Fév 2010 ?

B) Est-ce que quelqu'un à l'adresse exacte de cette hôtel ? Car je veut m'incrire sur la liste du gouvernement du Canada à l'étranger ...ont est jamais trop protégé.

* * si vous avez été au salon du tourisme à Montréal cette année vous avez sûrement eu un petit livret : BON VOYAGE MAIS .....**

Toute les infos sont à l'intérieur....et pratique

Je vous transmet le lien : www.voyage.gc.ca/inscription

C) Quelqu'un à des photos de la plage / mer ? il y en a pas beaucoup sur internet ....elle ne semble pas si bleu pour mer des caraibes..

D) Quelqu'un sait si ont peut faire de l'apnée en face de l'hôtel ? ou il y a t-il un endroit pas trop loin pour sy rendre en taxi..?

E) Est-ce que l'île de Roatan est loin de l'hôtel ?

F) Est-ce qu'il y a un vaccin recommandé pour l'excursion en fôret ?

G) Côté température pour première semaine de Février est-ce bien ?

H) Quoi faire ? quoi voir ? et ne pas faire ou ne pas oublier ...

Tous vos commentaires positifs et négatifs sont les bienvenus....

Merci à tous ..
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Voyage de trois semaines au Honduras en janvier 2010
Bonjour, Je prévois partir au Honduras pour une durée d'environ 3 semaines en durant le mois de janvier 2010. J'aimerais connaître le coût approximatif de la vie (combien la nuit, combien se nourrir, le transport...($)) et à quel pays de l'Amérique Central est-il comparable.

Je compte arriver en avion à San Pedro Sula (les billets d'avion sont moins chers). Est-ce que quelqu'un est en mesure de me dire ce qu'il faut absolument voir au Honduras? Tout m'intéresse : Plages, volcans, ruines mayas, villes, villages, la culture, ...

Merci, Gabriel
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Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
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Hôtel "Villas Telamar" à Tela Honduras
Qui connait cet hotel ???

Nouvelle destination (tout inclus) offert par TMR (Québec) Besoin de tout info nécessaire avant de faire un choix sur cette destination. Nous recherchons soleil, bonne bouffe, confort, longue plage et pouvoir rencontrer la population locale.

Vacances prévues pour mars prochain... Après Cuba et la République Dominicaine recherchons nouvelle destination.

Merci Mike 22 😉
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Hôtel ou bungalows à Roatan aux Honduras
🙂 Je vais à Roatan en Février pour plonger notamment et je cherche un endroit sympa pour loger. Je serais avec ma femme et je cherche qq chose de confortable, en bord de plage, avec les palmiers, l'air conditionné, ... Quelqu'un peut il me guider dans mon choix entre Hotels ou locations de bungalows et sur les différents endroits de l'Ile ?

Merci d'avance.
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Cherche bons plans pour le Honduras
hola, nous sommes actuellement a Antiguas et nous partons demain pour l Honduras, nous allons passer par Copan puis ensuite nous allons a la Ceiba et sur Roatan. Nous cherchons des hotels sympas, propres et pas trop chers? Apres Roatan nous devons rejoindre le Nicaragua, savez vous combien de temps met Tica bus ou autre compagnie pour faire de San Pedro de la Sula a Managua. Merci pour votre aide et vos reponses.
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Roatán: centre de plongée
bonjour a tous, après 12 ans passé a voyager en Asie du sud Ouest, nous avons décidé de visiter l Amérique latine et en particulier le HONDURAS. Nous plongeons et nous nous orientons vers Roatan. cette destination est beaucoup plus difficile pour nous parlant Français. nous y serons sur la deuxième partie d aout 2017

plusieurs interrogations : 1) ou loger, si vous disposez d info sur de petit resort avec comme logement des chalets en bord de plage pour un tarif de 1000 €/ 15 jours a deux ce serai top 2) avec qui plonger, si vous connaissez un centre de plongée parlant Français je suis preneur.

merci pour tout
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Roatan ville/plage
Bonjour

on désire aller a Roatan en juin 2016. On désire visiter et pas juste faire de la plage comme du bacon.

Quelle hotel est dans le centreville? est ce que ca bouge? café tersasse bar??

J'ai hate de vous lire!!! MErci
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Roatan début décembre
Tout est dans le titre, décembre ne semble pas être le meilleur mois sur cette île, vous pouvez me dire ce qu'il en est exactement, pluie du matin au soir ??? Tous les jours ??? Avant d'investir dans cette destination on aimerait quelques infos pour ne pas rater un séjour là bas.
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Roatan avec jeunes enfants
Bonjour, Je suis sur le point de réserver pour un séjour en famille de 14 jours au Henry Morgan à Roatan... moi je me vois nager et faire de l'apnée tous les jours directement de la plage mais pour les enfants, deux enfants de 2 et 3 ans, pensez-vous que 14 jours pourrait être un peu long ? Est-ce que l'île nous réserve d'autres activités accessibles à de jeunes enfants ? Possibilités de randonnées ? Tours de bateau ? Merci !
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Roatan avec des jeunes enfants - sécuritaire?
Bonjour, je planifie un voyage à l'hiver et l'hôtel Infinity Bay à Roatan m'intéresse. Je voyagerais avec mon conjoint et mon bébé de 2 ans ainsi qu'un couple d'amis avec leurs 2 jeunes enfants. En vérifiant le pays, j'ai tombé sur cet article: http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201209/08/01-4572328-violence-au-honduras-rue-de-la-morgue-dans-la-capitale.php

Alors, qu'en pensez-vous? Est-ce dangereux de se rendre à Roatan avec un bébé selon vous? Je trouve cet article inquiétant... surtout que je voyage avec plusieurs jeunes enfants. merci

Kelly
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Roatan (Honduras) ou Cozumel (Mexique) pour la plongée?
Bonjour, Je n'ai j'aimais été au Roatan et j'ai fait un beau voyage de plongée à Cozumel l'an dernier. Qui a été au Roatan et à Cozumel pour m'aider à faire un choix de destination pour la plongée. Nous aimons aussi bien manger et faire de la piscine. Merci de m'aider à faire un choix.😊
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Roatán: se protéger contre la malaria et loger à moindre prix? (Honduras)
Bonjour,

Nous sommes actuellement au Guatemale et partons pour Roatan la semaine prochaine. Devons-nous nous protéger contre la malaria (ici on nous propose du Aralen) ? Quelqu'un connait-il les horaires du ferry entre La Ceiba et Roatan ? Quels sont les meilleurs plans pour se loger à moindre prix à West-End (hotel - appartement...)?

Merci á tout le monde
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Roatán (Honduras) après l'ouragan? (3 septembre 2008)
Bonjour Qui pourrais me dire si l'ouragan qui a frappé le Roatan a été beaucoup touché. Je viens juste de savoir qui aurais rentré avec des vents de 250 kilomèetres heures. Avez-vous des nouvelles? Merci Pouxie😉 La période des ouragans est en pleine folie ...la terre devient de plus en plus folle!!
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