Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith,
le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
bonjour,
Quelqu'un connaitrait-il un roman dont l'histoire se déroule aux Philippines?
Merci😉
Michel Houellebecq change d'éditeur pour faire du cinéma LE MONDE | 28.04.04 (...) Avant de se lancer dans ce nouveau projet, il venait d'écrire, avec Emmanuèle Bernheim, un scénario de son précédent roman, Plateforme (Flammarion, 2001), qu'il voulait réaliser lui-même. "Je n'avais pas envie de réaliser Les Particules élémentaires. Mais je voulais tourner Plateforme, car je n'ai pas tout dit sur la transformation visuelle du monde opérée par le. Il manque des images." Le projet ne pourra voir le jour qu'après l'aventure d'Une île. Il faut a priori faire un effort pour imaginer Houellebecq derrière la caméra, dirigeant des acteurs. Il en ressent le besoin : "Par moments, l'extrême solitude qui accompagne l'écriture d'un roman donne envie de quelque chose d'opposé et d'avoir une équipe."
Bonjour,
Je recherche de tout coeur ce film en DVD.Je suis passée à la FNAC: il n' y en a plus et sa distribution est terminée.Quelqu'un saurait-il ou je peux encore le trouver.
Ce film est parait-il trés chouette car il retrace un peu l' origine des gitans ou gypsies qui seraient du Rajasthan.
Merci pour vos réponses🙂.
a+
Je recherche de tout coeur ce film en DVD.Je suis passée à la FNAC: il n' y en a plus et sa distribution est terminée.Quelqu'un saurait-il ou je peux encore le trouver.
Ce film est parait-il trés chouette car il retrace un peu l' origine des gitans ou gypsies qui seraient du Rajasthan.
Merci pour vos réponses🙂.
a+
Bonjour,
Ce soir, sur France ô, à 20h50, rediffusion de"Rendez-vous en terre inconnue" Muriel Robin en Namibie. Christine
Ce soir, sur France ô, à 20h50, rediffusion de"Rendez-vous en terre inconnue" Muriel Robin en Namibie. Christine
Salut à tous!!
Dans pas longtemps je vais partir en Irlande et je cherche des livres qui parlent de l'Irlande, mais pas des guides touristiques, plus des romans qui décriraient les paysages et le mode de vie irlandais à travers une histoire. Et si je pouvais bénéficier d'un petit coup de pouce de personnes qui auraient trouvées des livres pas mals, cà m'aiderait vraiment!!
Merci d'avance!!
Dans pas longtemps je vais partir en Irlande et je cherche des livres qui parlent de l'Irlande, mais pas des guides touristiques, plus des romans qui décriraient les paysages et le mode de vie irlandais à travers une histoire. Et si je pouvais bénéficier d'un petit coup de pouce de personnes qui auraient trouvées des livres pas mals, cà m'aiderait vraiment!!
Merci d'avance!!
A tous ceux que ça peut intéresser: un docu sur la Mongolie sur la 2 demain soir dès 20h50
Bonjour
je propose ce nouveau sujet de discussion.
Parlez des livres que vous avez lu, qui traitent du voyage, et qui donnent encore plus envie de partir.
Je sais, c'est pas bien de faire ça, c'est malsain, parce qu'on a tous suffisamment envie de se barrer, mais c'est plus fort que nous, n'est-ce pas?
J'ouvre, avec l'Usage du Monde de Nicolas Bouvier.
Entre 1951 et 1953, Nicolas Bouvier est parti avec un ami peintre (Thierry Vernet) en fiat facile à réparer qui tombe tout le temps en panne à travers l'Europe Balkanique, puis la Turquie, le Kurdistan, l'Iran, l'Afganistan. Il raconte ses souvenirs et ses analyses d'une manière simple et très émouvante. Les rencontres et les moments insolites donnent particulièrement envie de vivre des instants similaires, même s'ils ont quand même pas mal galéré. Mais la galère est un véhicule comme un autre...
Donc voilà, pour ceux qui n'aiment pas voyager, lisez ce bouquin, les autres, surtout, abstenez vous, sinon, vous serez irrémédiablement perdus, korzéam.
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé le livre et le film Into the wild, de part le fait que c'est tiré d'une histoire vraie, mais aussi la leçon de vie que cette histoire apporte. J'aimerais trouver d'autres livres de ce genre, si vous en connaissez je suis preneur !
Merci d'avance !
Robin.
J'ai beaucoup aimé le livre et le film Into the wild, de part le fait que c'est tiré d'une histoire vraie, mais aussi la leçon de vie que cette histoire apporte. J'aimerais trouver d'autres livres de ce genre, si vous en connaissez je suis preneur !
Merci d'avance !
Robin.
A l'occasion d'une discussion sur les abords de la place Tien an Men (http://voyageforum.com/v.f?post=2684308&idl=598584&idl2=1397886&idl3=82120229132&;#2684308), sur les lieux susceptibles d'évoquer histoire et culture, comme Dashanzi réinvesti par des artistes que nous a révélé Mariecurry (voir discussion ci-dessus), il nous est apparu que nous parasitions le sujet d'origine, d'où l'idée d'ouvrir une rubrique plus spécifiquement culturelle... si toutefois ce mot n'est pas trop prétentieux...
Je profite de l'annonce d'un programme de films chinois qui seront projetés du 22 septembre au 6 octobre pour démarrer ce sujet : http://www.festivalducinemachinoisdeparis.com ... et voir dans un mois ce que ces films sauront nous dire de la Chine.
Afin de partir un peu moins au hasard, j'aimerai bouquiner un peu sur ce merveilleux continent... Quels livres me conseillez vous? je parle pas des lonely planete et compagnie, mais le genre de livre qui regroupe histoire, culture, paysages, etc.... On m'a parler aussi d'un roman sur 2 gars qui partent en 2CV et qu'il leur arrive plein de trucs (histoire vraie je crois...) mais me rappelle plus du titre....
Soit dit en passant je ne saurai que trop vous conseiller "carnets de Voyage" au ciné... (juste comme ça en passant...), mais je suis sur que des gens comme vous l'ont déjà vu, evidemment..... non? quelle honte ! ;)
Ah, tiens, un autre truc qu'a rien à voir avec la choucroute (ou presque) : Je vous incite vivement à lire "L'assassin royal" de Robin Hobb.... une épopée médiéval-fantastique hallucinante tellement c'est prenant. Y'a 10 tomes je crois mais j'ai dévoré les 6 premiers en 3 semaines..... Vraiment un très très très grand livre.... Tolkien c'est lourd, long et chiant à côté de ça... et ça a le mérite d'être très réaliste, sans pleins de gobelins, dragons et créatures bizarres et grotesques, juste un soupçon de magie subtile qui donne toute sa dimension au livre. Ooops, je me suis largement égaré je crois....s'cusez, mais c'est vraiment un bon livre...d'ailleurs j'y retourne.
A+, et n'oubliez pas le but initial de mon post ! :)
Soit dit en passant je ne saurai que trop vous conseiller "carnets de Voyage" au ciné... (juste comme ça en passant...), mais je suis sur que des gens comme vous l'ont déjà vu, evidemment..... non? quelle honte ! ;)
Ah, tiens, un autre truc qu'a rien à voir avec la choucroute (ou presque) : Je vous incite vivement à lire "L'assassin royal" de Robin Hobb.... une épopée médiéval-fantastique hallucinante tellement c'est prenant. Y'a 10 tomes je crois mais j'ai dévoré les 6 premiers en 3 semaines..... Vraiment un très très très grand livre.... Tolkien c'est lourd, long et chiant à côté de ça... et ça a le mérite d'être très réaliste, sans pleins de gobelins, dragons et créatures bizarres et grotesques, juste un soupçon de magie subtile qui donne toute sa dimension au livre. Ooops, je me suis largement égaré je crois....s'cusez, mais c'est vraiment un bon livre...d'ailleurs j'y retourne.
A+, et n'oubliez pas le but initial de mon post ! :)
Pour les amoureux de l'Asie Centrale.... Il vient de sortir, et personnellement, la présentation me donne bien envie de l'acheter. 🙂
http://www.revue21.fr/Une-etrange-route-de-la-soie
http://www.revue21.fr/Une-etrange-route-de-la-soie
Pour les mélomanes...
magazinelatitudes.com/...adise-bangkok-video/
"Depuis des années Chris Menist sillonne le continent asiatique pour le compte de labels de rééditions. Son créneau : porter à nos oreilles des musiques thaïlandaises, yéménites, afghanes ou encore japonaises. A Bangkok, il retrouve ses amis du Paradise Bangkok project. Avec eux, il a créé un label et un groupe, continuant ainsi de tisser des ponts entre Orient et Occident."
magazinelatitudes.com/...adise-bangkok-video/
"Depuis des années Chris Menist sillonne le continent asiatique pour le compte de labels de rééditions. Son créneau : porter à nos oreilles des musiques thaïlandaises, yéménites, afghanes ou encore japonaises. A Bangkok, il retrouve ses amis du Paradise Bangkok project. Avec eux, il a créé un label et un groupe, continuant ainsi de tisser des ponts entre Orient et Occident."
Il y a un signe qui ne trompe pas : au générique de fin les spectateurs restent sur leurs sièges, tant il faut reprendre son souffle après avoir vu ce concentré d'énergie qu'est "La loi de Murphy", un film vraiment détonnant par rapport à la production française.
"La loi de Murphy" est un film qui ose, qui n'a pas peur, qui ne se prend pas au sérieux, mais qui est fait sérieusement et avec un talent indéniable.
Ne ratez pas le générique du début où sont posés toutes les pièces d'un puzzle qui s'assemblera au service urgences d'un hôpital dans lequel un brancardier, en conditionnelle, fera les frais d'un passé dont il ne voulait plus entendre parler.
"La loi de Murphy" est pour moi une heureuse surprise, alors, comme le film me semble n'avoir pas eu une grande couverture médiatique, courez le voir avant qu'il ne disparaisse de l'affiche !
Au fait, n'oubliez pas, pour éviter les emmerdes beurrez donc la tartine des deux côtés !
Bonjour à tous ! l
Assez rare pour être signalée, la parution récente chez "Bleu de Chine " de la traduction en français, sous le titre "l'artiste tibétain", d'une oeuvre de Thöndruppgyäl. (titre original : "sha dang rus pa'i brtse dungs ' - paraît il ; je ne suis pas Tibétophone ! )
Sympa ; court . Cadre : l'Amdo.
B.
Assez rare pour être signalée, la parution récente chez "Bleu de Chine " de la traduction en français, sous le titre "l'artiste tibétain", d'une oeuvre de Thöndruppgyäl. (titre original : "sha dang rus pa'i brtse dungs ' - paraît il ; je ne suis pas Tibétophone ! )
Sympa ; court . Cadre : l'Amdo.
B.
bonjour a tous, je suis a la recherche de film indiens mais autres que bolly-tolly-kolly et autres....wood
plus precisement sur des film que nous pourront qualifier "d'auteur" ou / et plus independants que la machine cinematographique indienne.
des proposition?
evidemment, ne parlant ni l hindi ni le tamil, ni le.....
il me plairait de savoir ou les trouver en VO sous titres francais...
merci d avance
jermo
plus precisement sur des film que nous pourront qualifier "d'auteur" ou / et plus independants que la machine cinematographique indienne.
des proposition?
evidemment, ne parlant ni l hindi ni le tamil, ni le.....
il me plairait de savoir ou les trouver en VO sous titres francais...
merci d avance
jermo
La bande à Baader, un film de Uli Edel
J'ai trouvé le film bon et j'ai beaucoup appris. Sur le plan historique, mais aussi sur les ressorts psychologiques de chacun des personnages. Si le film semble au départ pêcher par sympathie envers les terroristes, c'est parce qu'il nous emmène au plus près d'eux, dans les coulisses de leurs activités comme de leurs vies personnelles. Les acteurs sont excellents, Martina Gedeck (La vie des autres) et Johanna Wokalek tenant la dragée haute aux monstres sacrés Bruno Ganz et Moritz Bleibtreu. Un film percutant qui confirme un nouveau souffle du cinéma allemand après "The edukators" et "La vie des autres" déjà cité. Un reproche peut-être: ils ont tous des belles gueules!
J'ai trouvé le film bon et j'ai beaucoup appris. Sur le plan historique, mais aussi sur les ressorts psychologiques de chacun des personnages. Si le film semble au départ pêcher par sympathie envers les terroristes, c'est parce qu'il nous emmène au plus près d'eux, dans les coulisses de leurs activités comme de leurs vies personnelles. Les acteurs sont excellents, Martina Gedeck (La vie des autres) et Johanna Wokalek tenant la dragée haute aux monstres sacrés Bruno Ganz et Moritz Bleibtreu. Un film percutant qui confirme un nouveau souffle du cinéma allemand après "The edukators" et "La vie des autres" déjà cité. Un reproche peut-être: ils ont tous des belles gueules!
Mes 10 livres sur l'Inde
V.S. NAIPAUL : L'Inde, un million de révoltes - Plon (1992) GITA MEHTA : Le serpent et l'échelle - Albin Michel (1997) JOHN IRVING : Un enfant de la balle - Points N°P319 (1995) DODO, BEN RADIS & JANO : Bonjour les Indes - La sirène - humanoïdes associés (1991) CABU & PIERRE-ANTOINE DONNET : Cabu en Inde - Seuil, l'Histoire immédiate (2002) JEAN-CLAUDE CARRIERE : Dictionnaire amoureux de l'Inde - Plon (2001) JEAN-YVES GREGOIRE : Vatisiourname (carnets indiens) - Ed. Boussole (2000) DERRY MOORE : Evening ragas (a photographer in India) - Ed John Murray (London) (1997) KHUSHWANT SINGH : Delhi - Philippe Picquier (2003) ANTONIO TABUCCHI : Nocturne indien - Christian Bourgeois (1993)
et les autres :
Suketu Metha : Bombay, maximum city Mircea Eliade : La nuit bengali Amitav Ghosh : Le pays des marées Pier Paolo Pasolini : Le goût de l'Inde Alberto Moravia : Une certaine idée de l'Inde Shashi Tharoor : L'émeute Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh Sharon Maas : Noces indiennes et La danse des paons Arundhati Roy : Le dieu des petits riens Pascal Bruckner : Paria V. Swarup ; Les fabuleuses aventures ... Vikram Seth : A suitable boy Rohinton Mistry : L'équilibre du monde Irène Frain : La vallée des hommes perdus Pankaj Mishra : Une terrasse sur le Gange William Dalrymple : L'âge de Kali Dominique Fernandez : Sentiment indien W. Sutcliffe : Vacances indiennes Dominique Lapierre : Bhopal, Cette nuit la liberté, La cité de la joie Salman Rushdie : Les enfants de minuit Marc Boulet : Dans la peau d'un intouchable G.D. Roberts : Shantaram Mon premier "Lonely Planet" qui s'appellait à l'époque "A travel survival kit" car il était destiné aux voyageurs et pas aux touristes (1)
et tous les autres dont je ne me souviens plus ou que je n'ai pas encore lu et dont j'aimerais qu'on m'en conseille la lecture, merci
(1) L'Inde n'est pas un pays pour touristes. Elle ne se révèle qu'à ceux qui y restent envers et contre tout - Suketu Mehta
V.S. NAIPAUL : L'Inde, un million de révoltes - Plon (1992) GITA MEHTA : Le serpent et l'échelle - Albin Michel (1997) JOHN IRVING : Un enfant de la balle - Points N°P319 (1995) DODO, BEN RADIS & JANO : Bonjour les Indes - La sirène - humanoïdes associés (1991) CABU & PIERRE-ANTOINE DONNET : Cabu en Inde - Seuil, l'Histoire immédiate (2002) JEAN-CLAUDE CARRIERE : Dictionnaire amoureux de l'Inde - Plon (2001) JEAN-YVES GREGOIRE : Vatisiourname (carnets indiens) - Ed. Boussole (2000) DERRY MOORE : Evening ragas (a photographer in India) - Ed John Murray (London) (1997) KHUSHWANT SINGH : Delhi - Philippe Picquier (2003) ANTONIO TABUCCHI : Nocturne indien - Christian Bourgeois (1993)
et les autres :
Suketu Metha : Bombay, maximum city Mircea Eliade : La nuit bengali Amitav Ghosh : Le pays des marées Pier Paolo Pasolini : Le goût de l'Inde Alberto Moravia : Une certaine idée de l'Inde Shashi Tharoor : L'émeute Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh Sharon Maas : Noces indiennes et La danse des paons Arundhati Roy : Le dieu des petits riens Pascal Bruckner : Paria V. Swarup ; Les fabuleuses aventures ... Vikram Seth : A suitable boy Rohinton Mistry : L'équilibre du monde Irène Frain : La vallée des hommes perdus Pankaj Mishra : Une terrasse sur le Gange William Dalrymple : L'âge de Kali Dominique Fernandez : Sentiment indien W. Sutcliffe : Vacances indiennes Dominique Lapierre : Bhopal, Cette nuit la liberté, La cité de la joie Salman Rushdie : Les enfants de minuit Marc Boulet : Dans la peau d'un intouchable G.D. Roberts : Shantaram Mon premier "Lonely Planet" qui s'appellait à l'époque "A travel survival kit" car il était destiné aux voyageurs et pas aux touristes (1)
et tous les autres dont je ne me souviens plus ou que je n'ai pas encore lu et dont j'aimerais qu'on m'en conseille la lecture, merci
(1) L'Inde n'est pas un pays pour touristes. Elle ne se révèle qu'à ceux qui y restent envers et contre tout - Suketu Mehta
Bonjour,
c'est une enquête 2011 d'un réalisateur allemand sur le trafic de bois rare qui met en péril la biodiversité à Madagascar.... Ci-jointes, deux photos personnelles ( janvier 2011) de stockage illégal de bois de rose à Madagascar.... Vous noterez que toutes les billes sont très superficiellement sculptées, c'est un simple artifice pour pouvoir transporter ces bois interdits , la réglementation en vigueur stipule que tout bois travaillé peut être transporté et un simple ponçage des bois, permet ensuite d'utiliser ce bois suivant le bon vouloir de l'acheteur..... Ces bois, en attente d'être exportés, sont destinés à être vendus aux chinois en général....


c'est une enquête 2011 d'un réalisateur allemand sur le trafic de bois rare qui met en péril la biodiversité à Madagascar.... Ci-jointes, deux photos personnelles ( janvier 2011) de stockage illégal de bois de rose à Madagascar.... Vous noterez que toutes les billes sont très superficiellement sculptées, c'est un simple artifice pour pouvoir transporter ces bois interdits , la réglementation en vigueur stipule que tout bois travaillé peut être transporté et un simple ponçage des bois, permet ensuite d'utiliser ce bois suivant le bon vouloir de l'acheteur..... Ces bois, en attente d'être exportés, sont destinés à être vendus aux chinois en général....


Beyrouth notre étoile,
Beyrouth notre dernière demeure
Et aussi la première
A Beyrouth j’ai entrevu la guerre
Elle portait une étoile rouge comme une croix
Des éclairs furieux
Elle commandait au tonnerre
A la mer
Et je me souviens qu’il fallait lutter
Pour ne pas trouver de beauté à ce concert
Là-haut à Hazmieh
Quand le feu s’abattait sur la ville
Et l’apocalypse sur nos cœurs adolescents :
Tu me prenais la main en cachette
Pour me rassurer
Tu savais que j’avais peur
La trouille est une infection pulmonaire qui me prend aussi le bide
Et l’âme
Dans ton uniforme rouge et blanc tu me tenais la main entre
deux roquettes et deux grondements
Sans rien dire (tu ne pouvais rien dire je crois)
L’abri de tes doigts était solide
J’étais rassuré jusqu’à la prochaine salve
(Beyrouth)
Ces vers sont extraits d’un des poèmes qui composent la première partie Faire concurrence à la mort du recueil Dernière communication à la société proustienne de Barcelone paru cet été chez Inculte. De Damas à Beyrouth, de Jablanika à Mostar, Mathias Enard nous fait entendre les hurlements d’une sirène, le calme en baie de Jounieh, le silence d’un musée polonais avec, en toile de fond, les déchirements, les conflits, les désespoirs, mais aussi la passion d’un collectionneur pour les armes… et les papillons.
La préface, signée par Olivier Rolin, est un petit bijou de décontraction, d’humour et un chouette hommage au « petit frère » Mathias Enard. J’arrive tout à fait imaginer les deux gaillards faire la fermeture du wagon bar du Transsibérien ou arroser copieusement leurs nuits blanches d’arak ou de vodka, accoudés au zinc d’un hôtel miteux, peu importe lequel puisque l’hôtel Apchéron de Bakou n’existe plus.
« On croyait tout inclure dans l’éternité d’une phrase » écrit-il dans la deuxième partie du recueil Matière de la steppe, où le spleen affleure parfois, comme une humeur rêche, poncée à l’émeri…
La dernière partie Dernière communication à la société proustienne de Barcelone est déjà plus légère, et surtout plus licencieuse que son titre ne le laisse supposer. J’en veux pour preuve cette version… disons crue de Fenêtre sur cour :
La rue étroite moins de trois mètres Séparent mon visage de son cul Le client vient de la mettre Se lève aussi il est repu Il a une moustache de soudard Un air de Turc ou de Malouin Un pirate bien doté du dard Un dur à cuire de loin en loin Le tapin remet sa nuisette L’artilleur range son attirail Vire le plastique de sa quéquette Jette la capote s’enfile un rail Elle s’en va se faire un café Elle m’aperçoit me lève un doigt La baguette de cette fée Je disparais le jour blondoie (Stances de la rue des Voleurs)
Il est difficile de coller une étiquette à Mathias Enard, qui ne revendique pas celle de voyageur. Il dit d’ailleurs qu’il n’aime pas tant voyager qu’être là où il ne devrait pas être. A travers ces récit poétiques, il nous fait partager « sa curiosité du vaste monde » comme l’écrit Rolin, son érudition des langues, son goût pour l’altérité, son hypersensibilité pour l’Orient, les Balkans et d’autres thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve dans ses livres. Beyrouth en l’occurrence renvoie à son premier roman La Perfection du tir, et Stances de la rue des Voleurs… à Rue des Voleurs.
Ces vers sont extraits d’un des poèmes qui composent la première partie Faire concurrence à la mort du recueil Dernière communication à la société proustienne de Barcelone paru cet été chez Inculte. De Damas à Beyrouth, de Jablanika à Mostar, Mathias Enard nous fait entendre les hurlements d’une sirène, le calme en baie de Jounieh, le silence d’un musée polonais avec, en toile de fond, les déchirements, les conflits, les désespoirs, mais aussi la passion d’un collectionneur pour les armes… et les papillons.
La préface, signée par Olivier Rolin, est un petit bijou de décontraction, d’humour et un chouette hommage au « petit frère » Mathias Enard. J’arrive tout à fait imaginer les deux gaillards faire la fermeture du wagon bar du Transsibérien ou arroser copieusement leurs nuits blanches d’arak ou de vodka, accoudés au zinc d’un hôtel miteux, peu importe lequel puisque l’hôtel Apchéron de Bakou n’existe plus.
« On croyait tout inclure dans l’éternité d’une phrase » écrit-il dans la deuxième partie du recueil Matière de la steppe, où le spleen affleure parfois, comme une humeur rêche, poncée à l’émeri…
La dernière partie Dernière communication à la société proustienne de Barcelone est déjà plus légère, et surtout plus licencieuse que son titre ne le laisse supposer. J’en veux pour preuve cette version… disons crue de Fenêtre sur cour :
La rue étroite moins de trois mètres Séparent mon visage de son cul Le client vient de la mettre Se lève aussi il est repu Il a une moustache de soudard Un air de Turc ou de Malouin Un pirate bien doté du dard Un dur à cuire de loin en loin Le tapin remet sa nuisette L’artilleur range son attirail Vire le plastique de sa quéquette Jette la capote s’enfile un rail Elle s’en va se faire un café Elle m’aperçoit me lève un doigt La baguette de cette fée Je disparais le jour blondoie (Stances de la rue des Voleurs)
Il est difficile de coller une étiquette à Mathias Enard, qui ne revendique pas celle de voyageur. Il dit d’ailleurs qu’il n’aime pas tant voyager qu’être là où il ne devrait pas être. A travers ces récit poétiques, il nous fait partager « sa curiosité du vaste monde » comme l’écrit Rolin, son érudition des langues, son goût pour l’altérité, son hypersensibilité pour l’Orient, les Balkans et d’autres thèmes qui lui sont chers et qu’on retrouve dans ses livres. Beyrouth en l’occurrence renvoie à son premier roman La Perfection du tir, et Stances de la rue des Voleurs… à Rue des Voleurs.
« En 2003, j'ai passé une nuit à Bakou (Azerbaïdjan) dans un hôtel portant le nom, Apshéron, de la péninsule sur laquelle est construite la ville. J'écrivais alors Suite à l'hôtel Crystal, livre qui est une collection d'histoires plus ou moins extravagantes se déroulant dans des chambres d'hôtels à travers le monde. Le nom de cet hôtel, si proche de celui du fleuve des morts grec, me suggéra l'idée d'y mettre en scène mon propre suicide. La notice biographique sur la couverture du livre mentionnait mes lieux et dates de naissance et de mort : BOULOGNE-BILLANCOURT 1947- BAKOU 2009. Depuis 2004, j'étais donc mort en 2009 à Bakou, dans la chambre 1123 de l'hôtel Apshéron. A mesure que se rapprochait cette fatidique année 2009, les recommandations se multipliaient : si par hasard tu es invité à Bakou en 2009, n'y va pas ! Ces amicales mises en garde firent naître en moi l'idée qu'au contraire je devais y aller, et y rester assez longtemps pour laisser à la fiction de ma mort sur les bords de la Caspienne une chance de se réaliser. C'est ainsi que, le 28 avril 2009, j'ai pris l'avion pour Bakou où j'allais demeurer jusqu'au 30 mai. Ce livre est en quelque sorte le journal de mon séjour dans la ville où j'étais supposé mourir. Portraits, choses vues, rêveries, lectures, notes de voyage, évocations de figures du passé, etc. Naturellement, il s'agissait d'un jeu, commençant par un jeu de mots (Apshéron/Achéron), mais tout de même ce jeu donnait une certaine coloration à mes pensées, orientait jusqu'à un certain point mes imaginations et même mes regards. Qu'on se rassure : ce récit d'un rendez-vous (manqué) avec la mort n'est nullement sinistre, plutôt léger je crois, sinon badin. »
Voilà comment Olivier Rolin nous présente son livre. Un autoportrait narcissique et drôle. Des rencontres totalement décalées. L'écriture de Rolin est un délice. Le texte est agrémenté de photos N&B prises à Bakou par l'auteur. On retiendra les deux autoportraits, le plus "sobre" a d'ailleurs été choisi pour illustrer la couverture. Un livre comme j'aimerais en lire plus souvent.
Olivier Rolin est l'auteur de Port-Soudan, L'invention du monde, Méroé, En Russie, Suite à l'hôtel Crystal, Tigre en papier etc...

Voilà comment Olivier Rolin nous présente son livre. Un autoportrait narcissique et drôle. Des rencontres totalement décalées. L'écriture de Rolin est un délice. Le texte est agrémenté de photos N&B prises à Bakou par l'auteur. On retiendra les deux autoportraits, le plus "sobre" a d'ailleurs été choisi pour illustrer la couverture. Un livre comme j'aimerais en lire plus souvent.
Olivier Rolin est l'auteur de Port-Soudan, L'invention du monde, Méroé, En Russie, Suite à l'hôtel Crystal, Tigre en papier etc...

Olivier Rolin est un écrivain qui voyage. Loin. Azerbaïdjan, Soudan, Russie, Afghanistan, Patagonie... Un curriculum géographique qui aurait dû lui assurer une place honorable dans la rubrique Livres, films et documentaires de VF. Enfin, j'aurais cru. Voyons ce que nous dit le moteur de recherche. Requête : Olivier Rolin. Résultat : deux messages. Incrédule, j'essaie sans le prénom. Puis greffe un second L à son patronyme, au cas où. C'est sans appel : deux messages. Par curiosité je tente l'expérience avec les mots-clés "Alexandre Poussin". 6 pages !... Un peu fâchée par ce qui me paraît être une injustice (mais franchement mitigée quant à l'impact qu'aura mon intervention), je décide de présenter Sibérie que j'ai terminé avant-hier. Un peu aussi parce j'aime bien les coïncidences qui font comme des clins d'oeil 😉.
De bout en bout Olivier Rolin nous raconte sa Sibérie. Celle des coins paumés dont les noms quelquefois compliqués ne nous évoquent rien sinon l'immensité et le froid. Celle du vide, de l'isolement. Ce morceau de Russie où il aime se rendre depuis les années 80. Même si "aimer la Sibérie, ça ne se fait pas". D'Irkoutsk à Vladivostok, du Pôle Nord à Khatanga, de la Kolyma, il nous présente des "vies taillées à coups de hache". Des personnages exotiques aussi. Comme ce cardinal romain venu célébrer une messe sur la banquise à la mémoire des disparus d'une expédition menée par le Duc des Abruzzes un siècle plus tôt ou cet officier des douanes hollandais obnubilé par les mammouths. Comme toujours chez Rolin l'écriture est élégante, le plaisir de lire, immense.
"Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards, et des déportés, l'un des noms du Malheur du XXe siècle. On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas. Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre nature... O.R." Quatrième de couverture de Sibérie, Olivier Rolin, éditions Inculte, 2011, 96 p.

De bout en bout Olivier Rolin nous raconte sa Sibérie. Celle des coins paumés dont les noms quelquefois compliqués ne nous évoquent rien sinon l'immensité et le froid. Celle du vide, de l'isolement. Ce morceau de Russie où il aime se rendre depuis les années 80. Même si "aimer la Sibérie, ça ne se fait pas". D'Irkoutsk à Vladivostok, du Pôle Nord à Khatanga, de la Kolyma, il nous présente des "vies taillées à coups de hache". Des personnages exotiques aussi. Comme ce cardinal romain venu célébrer une messe sur la banquise à la mémoire des disparus d'une expédition menée par le Duc des Abruzzes un siècle plus tôt ou cet officier des douanes hollandais obnubilé par les mammouths. Comme toujours chez Rolin l'écriture est élégante, le plaisir de lire, immense.
"Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards, et des déportés, l'un des noms du Malheur du XXe siècle. On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas. Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre nature... O.R." Quatrième de couverture de Sibérie, Olivier Rolin, éditions Inculte, 2011, 96 p.

« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Bonjour,
j'ai remis à jour la liste des livres que j'ai lus et appréciés avec un petit commentaire sur chacun: http://planete-montagne.fr/livres.htm .
Toutes les suggestions sont bienvenues.
Pierre🙂
Bonjour à tous
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.
Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.
"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.
Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).
On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.
On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.
Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.
Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.
Inconvénients : je n'en vois pas.
Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.
"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.
"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…
Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…
Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.
"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).
Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…
On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.
Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.
Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs
"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).
Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...
Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.
"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.
Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !
"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.
Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.
Inconvénients : je n'en vois pas.
En résumé je conseille les livres suivants :
Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.
Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen
Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau
(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"
Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.
En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.
Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.
Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…
Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.
J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…
Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.
Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.
Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.
Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???
Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €
Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"
Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.
C'est quand même curieux tout cela.
Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…
Jacques
Bonjour, je pars vers les balkans dans une quinzaine de jours, avec une etape a sarajevo et je cherche un bon bouquin sur l histoire de la ville/du pays/voire des balkans. Plutot un essai ou un roman, pas une encyclopedie😉.
Merci d avance
Oubli, guerre, bosniaque, monument, serbe, dessin, dessein, croate, mémoire, Sarajevo, Balkans, photos, décoloriage, pierres, noir et blanc, mots, maux, polychrome, pigments, recoloriage, carbone, sombre, blême, reflets, architecte, mosquée, stèles, tombes, snipers, chars, pages, ONG, violence, oubli, Mostar, massacres, corps-à-corps, kalachnikov, traces, empreintes, vivants, anonymes, Tito, Marina, Danube, béton, obus, mélancolie, souffrances, balafres, chair, caresses, barbelés, cicatrices, oppression, liberté, alcool, clopes, colombes, corbeaux, mines, poésie, aquarelles, graffitis, visages, intense, somptueux, Pierre Marquès, Mathias Énard
On me dit dimanche matin que, ça y est, le dernier Tarantino est sorti. Alors forcément, j'y cours l'après-midi, sans avoir rien lu, rien vu, rien entendu du film, comme un somnambule sauterait du balcon si quelqu'un le lui demandait…
La première partie du film est relativement paisible pour un western, l'intro n'est pas sans rappeler celle de Django unchained, la neige à perte de viseur, la diligence stoppée sans qu'on sache si embuscade il va y avoir ou pas, des gros plans à couper le souffle sur les chevaux en pleine course, les dialogues ultra travaillés. S'y ajoutent la découpe du film en plusieurs actes, l'entracte et les huis clos, tout ça ne fait que renforcer l'impression d'être au théâtre autant qu'au cinéma.
Dans la deuxième partie, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on va de rebondissements en rebondissements et surtout, ça pétarade sec. Pour les nuls en maths, pas d'inquiétude à avoir le moment venu, quand il s'agit de compter les survivants… En revanche, ça se corse si la question est d'évaluer combien de dizaines d'hectolitres de sang sont versés. A force, on ne sait plus si l'humour tarantinien est noir ou rouge globule.
Une des forces de ce réalisateur, c'est qu'au moins, il ne laisse personne indifférent. Avec ce dernier film, il est soit porté aux nues soit descendu en flèche. Certains tarantinologues voient même dans Les Huit Salopards l'art du réalisateur porté à son summum. Mon avis de cinéphile du dimanche est moins tranché. J'ai trouvé le film trop violent, préféré Django unchained autant pour le jeu des acteurs (avec l'inoubliable duo Christoph Waltz - Leonardo DiCaprio) que pour le scénario qui avait plus d'épaisseur. Les deux films sont sans cesse comparés. Il parait qu'originellement, Les huit salopards devait même faire suite à Django unchained.
A condition de ne pas être hypersensible, il faut au moins y aller parce qu'on ne s'y ennuie jamais. Et aussi pour la très belle musique d'Ennio Morricone, les répliques qui fusent et percutent, le jeu des acteurs, avec mention spéciale au black, le Major Marquis (Samuel L. Jackson) et au seul personnage féminin, Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), qui affiche tout le long du film un incroyable sourire de cinglée. Ou tout bêtement pour se faire son propre avis.
La première partie du film est relativement paisible pour un western, l'intro n'est pas sans rappeler celle de Django unchained, la neige à perte de viseur, la diligence stoppée sans qu'on sache si embuscade il va y avoir ou pas, des gros plans à couper le souffle sur les chevaux en pleine course, les dialogues ultra travaillés. S'y ajoutent la découpe du film en plusieurs actes, l'entracte et les huis clos, tout ça ne fait que renforcer l'impression d'être au théâtre autant qu'au cinéma.
Dans la deuxième partie, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on va de rebondissements en rebondissements et surtout, ça pétarade sec. Pour les nuls en maths, pas d'inquiétude à avoir le moment venu, quand il s'agit de compter les survivants… En revanche, ça se corse si la question est d'évaluer combien de dizaines d'hectolitres de sang sont versés. A force, on ne sait plus si l'humour tarantinien est noir ou rouge globule.
Une des forces de ce réalisateur, c'est qu'au moins, il ne laisse personne indifférent. Avec ce dernier film, il est soit porté aux nues soit descendu en flèche. Certains tarantinologues voient même dans Les Huit Salopards l'art du réalisateur porté à son summum. Mon avis de cinéphile du dimanche est moins tranché. J'ai trouvé le film trop violent, préféré Django unchained autant pour le jeu des acteurs (avec l'inoubliable duo Christoph Waltz - Leonardo DiCaprio) que pour le scénario qui avait plus d'épaisseur. Les deux films sont sans cesse comparés. Il parait qu'originellement, Les huit salopards devait même faire suite à Django unchained.
A condition de ne pas être hypersensible, il faut au moins y aller parce qu'on ne s'y ennuie jamais. Et aussi pour la très belle musique d'Ennio Morricone, les répliques qui fusent et percutent, le jeu des acteurs, avec mention spéciale au black, le Major Marquis (Samuel L. Jackson) et au seul personnage féminin, Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), qui affiche tout le long du film un incroyable sourire de cinglée. Ou tout bêtement pour se faire son propre avis.










