Il faut savoir que l'argent sert aussi à restaurer le site, à entretenir le chemin, à payer des gardiens qui empêchent tant bien que mal les touristes de faire n'importe quoi. Mais cet argent sert aussi à réaliser des restaurations et des fouilles archéologiques sur d'autres sites du Pérou, à améliorer l'accueil des étrangers, l'accés aux services, ....
De plus, il faut savoir qu'il y a quelques années le trek était gratuit et le train troisième classe depuis Cusco accessible à tout étranger. Mais trop de liberté tue la liberté : les touristes salopaient tout, campaient n'importe où et quelques uns ont même mis le feu à une portion du parc national, par négligence. De plus, l'afflut massif de visiteurs sur le site a engendré un début de déterioration accélérée.
S'il y a eu obligation de passer par une agence et augmentation des prix, c'est surtout grâce à des pressions réalisées par l'UNESCO qui gère le site en partie car il est classé au patrimoine mondial. Au travers de ce prix et de ces restrictions, c'est aussi un moyen de réduire le flot de visiteur et de tenter de protéger le site tant bien que mal. C'est aussi pour cela qu'il faut réserver bien à l'avance maintenant car les places sont limitées.
Et puis, l'argument "salaire local" n'est pas approprié. Les locaux payent moins cher que les étrangers. De plus rares sont ceux à vouloir faire le trek. Les péruviens ne vont pas souvent (voire plus que rarement) visiter le Machu Picchu que se soit via le trek ou via Aguas Calientes (même quand tout était gratuit). C'est un peu comme la Tour Eiffel.
Espérons juste qu'ils vont aussi prendre des mesures pour Choquequirao qui, il y a encore quelques années, ne connaissait pas le même afflut touristique. Même les archéologues qui bossent sur le site son assaillis par les curieux et sont obligés de restreindre l'accés à certains secteurs. Malheureusement, Choquequirao n'est pas patrimoine mondial.
Pour annecdote, il y a des personnes travaillant dans des institutions culturelles à l'autre bout du pays qui peuvent financer leur projets grâce à une partie de l'argent du trek et de l'entrée du Machu Picchu. Bien sûr, tout l'argent récoltés n'est pas reversé à des institutions culturelles et une bonne partie va aussi dans les caisses du gouvernement et d'entreprises, locales et étrangères.
Ce qui est plus critiquable, c'est la gestion du chemin de fer et les retombés quasi inexistantes (mis à part pour les commerces) sur le village d'Aguas Calientes.
Es un hombre que se va, la lagrima se queda.