Jaisalmer, safari chameaux
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VI
un gars à la gare ferroviaire attend avec les conducteurs de rickshaw , nous ne les prenons jamais pour nous emmener à leurs hôtels mais très fatiguées , comme il nous proposait de nous emmener gratuitement à son hôtel Renuka recommandé par le Lonely Planet et qu il avait à la main la"carte de visite "de l hôtel Renuka et nous proposait une chambre à 200 roupies , ce qui était dans nos prix , nous avons accepté. On arrive à l endroit sans nom sur la maison mais dès fois , ça arrive qu ils aient une autre maison avec quelques chambres un peu plus loin ... le lieu est sympa et hyper propre. Au moment de s enregistrer , il nous propose un safari chameau , chose que nous voulions faire , aussi pensant être dans un lieu où il était possible de faire confiance ( puisque dans guide ) nous écoutons la liste des choses proposées ( le classique) et tout est bien expliqué, détaillé et consigné par écrit et cosigné . Nous devions rejoindre un couple d anglais qui était déjà sur place et la cuisine était faite avec l eau minérale . Le lendemain , le chauffeur qui nous emmène d abord en jeep (pour pouvoir aller loin des lignes haute tensions , loin des groupes de touristes, d après leurs dires ) achète quelques bouteilles seulement d eau , je lui en fait la remarque , il me dit qu il y a une réserve de bouteilles au campement qui est partie avec les anglais .Après différents arrêts ( 5 au lieu des 10 prévus dans des endroits intéressants ( temples, villages ..)nous trouvons les deux chameliers seuls . Nous demandons où sont les anglais ? ( d habitude , nous préfèrons être seules ( ma fille et moi ) mais là dans le désert, la compagnie de deux touristes nous semblait rassurante !...) , ils nous disent que nous les rejoignons au campement . A part que les deux chameliers ont passé leur temps sur leur mobile toute la première journée et que de temps en temps , ils nous criaient : happy? it's Ok ? et que ce n était pas écrit dans le contrat qu ils seraient heureux de partager leur culture , de nous montrer la faune et la flore que nous rencontrions .... Bref, nous nous sommes retrouvées à coucher au milieu de nulle part seules avec eux alors qu il était prévu dans le "contrat "que le soir , son père devait raconter des histoires et des gens du village danser accompagnés par des musiciens . Pour faire la cuisine , ils allaient puiser l eau avec leurs bidons dans le marigot où ils abreuvaient leurs chameaux et où tous les troupeaux du coin venaient , l eau était jaune quand il la versait dans la gamelle . Seulement arrivées saines et sauves à l hôtel à la fin , nous avons demander à voir le patron qui devait passer plus tard , le gars de l hotel nous a alors demandé ce que nous voulions et a dit qu il allait lui transmettre , le fameux patron Farouk avait disparu , et le gars de l hotel a , avec bien du mal, accéder à notre demande de nous rembourser une partie puisque nous avions payé pour des prestations qui n y étaient pas . Ce qu ils ne pouvaient pas nous restituer et qui étaient le plus important pour nous , c est que nous avions bu de cette eau stagnante ... Nous n avons pas été le signaler à la police touristique car nous avions peur de ce type vraiment sans scrupules et voulions sortir de cette ville au plus ville . Comme quoi , même en pensant avoir pris toutes les précautions , ils sont difficiles à démasquer puisque nous sommes dans un lieu inconnu ...
KO Kola Globetrotter ·
Peut-être, dès le départ, attirées par la course "gratuite"... il y a de la confiance accordée un peu hâtivement, non ?
VI Viajefeliz ·
vu le prix de la course , ce n est pas cela qui nous a décidé ...mais c est qu il venait de l hôtel recommandé par le lonely où on pensait aller voir et cela arrive que les gars des hôtels viennent proposer leurs services directement aux gares routières et ferroviaires et ils ne font pas payer la course contrairement aux rickshaw dont c est le revenu et qui en plus prennent une commission pour la chambre au gars de l hôtel où ils t amènent . On l a eu fait plusieurs fois dans le Kerala et au Perou où nous étions tombées dans des endroits superbes avec des gens adorables .
MI Migu Veteran ·
Bonjour,

Je viens de lire votre compte rendu qui m'interpelle quelque peu. Ma dernière ballade à dos de dromadaires dans le désert de Thar remonte à 2011. Nous sommes partis au petit matin de la vieille ville de Jaisalmer en jeep. Après avoir roulé environ une heure à une heure trente nous sommes arrivés au levé du jour dans un petit village à l'orée des dunes. Je vous raconte la suite ci dessous tiré de mon livre "la chrysalide et le papillon".

Claudia, que le désert attirait beaucoup, voulait absolument faire une escapade à dos de dromadaire. Je n’étais pas très emballé par sa proposition mais elle sut habilement me faire changer d’avis. Nous partîmes en jeep très tôt le matin, le soleil n’était pas encore levé. Après un peu plus d’une heure de route, un petit village apparu, c’était de là que nous devions partir sur le dos de camélidés irascibles et inconfortables. De nombreux animaux attendaient le levé du jour, regroupés en troupeaux plus ou moins denses, ruminant placidement le repas de la veille. Deux montures sans âge nous furent confiées pour effectuer cette incursion aux portes du Pakistan. Le soleil se levait à peine, étirant nos silhouettes sur le sable, à la manière d’ombres chinoises collant au relief capricieux d’un sentier ensablé. La quiétude de l’endroit était extraordinaire. Un silence de cathédrale nous accompagna durant tout le trajet. Les dunes se suivaient admirablement dans un enchainement de couleurs sans cesse différentes. Un renard du désert disparu dans un creux de terrain alors que deux magnifiques rapaces nous observaient sans bouger posés sur le sommet d’une dune. Au loin on apercevait parfois quelques gazelles craintives qui se risquaient à découvert profitant un court instant de l’agréable fraicheur de l’aube pour disparaitre ensuite dans les ravines. La balade dura toute la matinée.

Au début de l’après-midi la forte chaleur nous obligea à rentrer au village. L’état de mon postérieur témoignait de l’âpreté de l’excursion. Trois jours s’écoulèrent dans une douce torpeur, puis ce fut de nouveau la route et son lot de poussière, jusqu’à Bîkaner, autre cité du désert sur la route du Pendjab. On avait pu apercevoir, durant le trajet, quelques magnifiques spécimens d’habitants du désert. Ce furent ces gazelles faisant la course à côté du bus, parfois pendant plusieurs minutes, ces rapaces immobiles, attentifs au moindre mouvement dans les buissons, prêts à fondre sur une proie éventuelle, ou ces dromadaires esseulés broutant les feuilles tendres d’arbustes inconnus. Nous logeâmes près du fort. La ville, par elle-même, était nonchalante et calme.

Je suis désolé pour votre malheureuse expérience.
Carpe Diem

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