J'ai 21 ans, étudiant en 4ieme année d'école d'ingénieur et tout comme vous, ma plus grande passion est de voyager. Je suis certes encore jeune, mais j'ai eu la chance d'avoir déjà pas mal vadrouillé (en famille, entre amis, seul) sur les 5 continents, cette passion en devient même un peu envahissante et mon avenir commence à m'inquiéter.
Comme écrit ci dessus, je prépare un diplôme d'ingénieur, je m'en désintéresse complètement passant les années unes à unes grâce à des révisions intensives la veille et peut être quelques petites facultés à travailler dans l'urgence. Je suis actuellement en stage en Afrique du Sud, le pays est génial, et j'ai déjà fait de superbes rencontres (un prêtre emprisonné pendant l'apartheid dans la même prison que Mandela au détour d'un footing et de très bon potes), mais je ne me sens pas à ma place dans le rôle que j'occupe au sein de l'entreprise où je bosse, et honnêtement, je m'y attendais.
A l'heure d'aujourd'hui, je ne peux envisager mon avenir à long terme, ma seule envie est d'obtenir mon diplôme, et de partir à la découverte du monde. J'en parle un peu autours de moi, avec mes amis et ma famille, mais personne ne semble comprendre complètement mes motivations ... même moi. Je ne sais pas exactement se qui me pousse à vouloir partir, la peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie (travail, femme, enfants, renault Scenic), ou si c'est réellement cette volonté de voyager ... probablement les deux.
Je suis pourtant un jeune très dynamique, j'ai toujours des milliards de projets en tête, toujours partant pour n'importe quoi, mais je crois que je fais un blocage avec le travail, j'en ai pas envie, et ça m'inquiète. D'ailleurs j'ai l'impression d'être particulièrement mauvais dans mon stage, je n'y trouve absolument aucun intérêt et je me doute bien que je ne serai pas un ingénieur top niveau, surtout vu la motivation que j'y mets.
Ne pensez surtout pas que je suis un gosse de riche à qui on a passé tous ses caprices, loin de là ! Mon passé de voyageur (aussi court soit il) m'a donné une maturité, qui en toute objectivité, est supérieure à celle d'un jeune de 21 ans "lambda". C'est certainement pour cela que mon avenir me préoccupe autant, et je ne vous le cache pas, ça m'inquiète - surtout que l'obtention du diplôme arrive à grands pas -.
Je ne sais pas trop ce que j'attends de ce message, peut être des réactions de personne qui à mon age voyaient les choses de la même manière et qui aujourd'hui sont "rentrés dans le moule", des conseils ou encore un coup de pied au fesses pour me dire que je ne suis qu'un loser qui s'ignore. Je ne sais pas trop.
Vous penserez certainement, et à raison, que mon texte est confus, mais j'espère qu'il m'apportera quelques réponses.
Je remercie par avance ceux qui prendront du temps pour me répondre.
Tu n'as rien d'un loser. Au contraire, je crois que tu es un garçon intelligent, car tu te poses des questions. La plupart des gens sont incapables d'affronter leur démons intérieurs et de faire l'effort de travailler sur eux-même. Ils préfèrent fuir à l'étranger, en croyant illusoirement, que le voyage va régler tous leurs problèmes. Mais le voyage ne règle pas les problèmes, alors cela devient une poursuite sans fin et toujours insatiable du paradis perdu. Le voyage devient comme une drogue, avec des highs de courte durée, et des périodes prolongées de sentiment de manque. L'incompréhension de l'entourage, accentue le sentiment du voyageur d'être incompris et d'être en rupture avec son milieu d'origine, ce qui le pousse encore plus à la fuite. Les voyages sont enrichissants et instructifs. Mais si cela empêche de structurer un projet de vie, c'est là que ça devient un problème.
Ton titre d'ingénieur pourrait t'ouvrir des portes à des emplois dans plusieurs pays, et concilier tes la raison et la passion. Donc, il est très important que tu te concentres sur tes études.
Mais qu'allez-vous faire pendant les années qui vous restent à vivre si vous avez déjà (la conviction d'avoir) tout compris à tout ? Jouer les dames patronesses dispensant péremptoirement leur "savoir", leurs conseils, aux pauvres égarés ? 😕
Je voudrais te dire que ton message me touche beaucoup car je me reconnais pas mal dans ce que tu écris!
Pour la faire courte, je n'ai pas autant voyager que toi dans la mesure où je ne me suis pas encore rendu sur les 5 continents... mais j'ai eu la chance de breaker une année totale lorsque j'avais 20 ans et j'ai voyagé en Inde durant tout ce temps là. Et du coup, j'ai attrapé ce qu'on appelle le "virus du voyage". J'ai goûté à la magie du voyage, des rencontres, de la liberté que procure le fait de pouvoir être à l'autre bout du monde, toujours face à l'imprévu et à la richesse des rencontres inattendues. Et, comme beaucoup, j'y ai pris goût.
Mais......... Avant de partir, je venais de terminer ma 3ème année de droit et lorsque je suis rentré j'ai poursuivi la 4ème. Comme toi, je n'ai jamais trop bossé mais ai toujours passé les étapes... Du coup je l'ai eue, l'année suivante aussi. Et arrivant au bout de la course universitaire, je me suis dit que pour ne pas me retrouver à la rue j'allais terminer ce que j'avais commencé et ai passé le concours d'avocat que j'ai eu également...
Durant tout ce temps là, j'avais dans l'idée de retourner en voyage (ce que je faisais durant le temps merveilleux de la vie étudiante universitaire qui laisse tout de même 4 mois d'affilée l'été!) tout en poursuivant une voie qui m'en éloignait un peu plus chaque jour... C'était paradoxal et schizophrénique je dirais!
Bref aujourd'hui, me voilà devenu avocat avec une année de boulot au compteur. Or, le boulot que j'exerce ne me permet absolument pas de concilier mon métier avec cette passion! Il n'y a rien de pire que mon job question temps libre et disponibilité...! ET finalement je nourris déjà (hélas...) pas mal de regrets...😛
Alors mon conseil (de presque déjà vieux con) serait de te dire que si cette passion qui est en toi est solide, alors oriente ta vie dans ce sens là histoire et tu ne le regretteras pas! Peu importe ce qu'en pensent tes amis ou tes proches, je n'ai jamais eu besoin d'eux pour partir vu que j'étais seul à chaque fois.
Comme on dit dans ce genre de cas (car c'est finalement l'évidence...) Profite maintenant. Et tu verras où tout ça te mène. Si tu dois rencontrer l'amour de ta vie et te poser un jour, ne t'inquiète pas ça se fera très simplement et naturellement.
En plus, ta situation est loin d'être désespérée! Je disais que je nourris des regrets car, dans mon cas, j'ai tout faux sur toute la ligne! En effet, mon métier est tout sauf un métier "international". C'est là dessus que je nourris des regrets. Avec du recul, je m'aperçois (que ça plaise ou non) que les (presque) seuls langages internationaux sont la finance et la science. Mes potes qui ont fait des ESC ou des écoles d'ingés peuvent bosser dans le monde entier et c'est une vraie chance.
Passe ton diplôme, voyage et vois où le vent t'emporte. Mais tu auras une base de compétence qui te permettra de t'employer à l'étranger si ça te plait.
Dans mon cas, j'écris que je nourris des regrets mais j'exagère. Je n'ai jamais perdu de vue que mener une vie de voyage est un vrai luxe occidental dans bien des cas. Je ne me plains pas de ma situation actuelle car j'y réussis et y trouve d'énormes sources de satisfaction dont je ne soupçonnais pas l'existence. Le seul truc c'est que je ne suis pas aussi libre qu'escompté...
Mais... là aussi il y a un "mais", je n'ai pas dis mon dernier mot. Je ne suis pas à l’abri de faire en sorte de pouvoir changer tout ça en changeant de vie professionnelle. La chance que tu as toi, est d'être dans une branche qui te permettra ces possibilités si tu en as l'envie sans trop d'effort.
Après, dis-toi bien que pour passer une vie uniquement consacrée au voyage et à la liberté, il te faudra du temps et de l'argent. Donc être rentier.
Tu as 21 ans ! Serres encore un peu les dents pour passer ton diplôme et… VOYAGE ! On n’est pas sur un forum d’intérieur de maison ! On ne va pas te dire le contraire !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
On ne m'a jamais fait une telle remarque jusqu'à aujourd'hui, je dois dire que je suis assez surpris que mon texte est pu transmettre cette image. Je serai assez curieux de rentrer un peu plus dans le détail.
Comme je l'ai écrit, j'ai énormément de projet en tête, que ce soit au niveau voyage, mais aussi dans la vie de tout les jours, et fort à parier qu'il me permettront d'occuper "les années qui me restent à vivre" comme vous dites si bien.
Je ne me pose pas en vieux sage, et ça serait un comble. Je suis normalement plutôt humble, mais, oui j'ai le rêve illusoire de tout comprendre. J'aime apprendre, de moi et des autres, c'est vraiment ça qui fait que j'aime tant voyager.
Je ne me permettrai pas de donner des conseils aux "pauvres égarés" étant donné qu'au jour d'aujourd'hui le pauvre égaré, c'est moi.
Bonjour Gilloug, bancdeneige, et tous ceux qui m'ont envoyé des MP.
Le virus du voyage, comme vous l'appelez, je crois que ça fait un bout de temps que je l'ai choppé.
Je ne nourris pas une aversion profonde pour le travail, loin de là ! J'aime voyager, mais je sais que le voyage, aussi "roots" soit il a un cout, et j'ai toujours travaillé pour m'auto-financer à ce niveau là.
Pour répondre à bancdeneige rapidement, j'ai la tête sur le épaules, je sais que l'obtention de mon diplôme est primordiale, et je n'ai aucunement envie de tout lâcher sur un coup de tête.
Je vais prendre quelques temps pour relire vos messages respectifs, y réfléchir, et je reviendrai posté ici. Sachez néanmoins que j'apprécie énormément vos différents témoignages, et que d'éventuels autres messages seront tout autant appréciés.
Il n'est pas rares que des jeunes gens de ton âge se rendent compte, alors qu'ils sont déjà bine engagés dans leur cursus d'études, que ce qu'ils font ne leur convient pas... Tu n'avais certainement pas, en sortant du lycée, la même maturité qu'aujourd'hui et la tentation de suivre la voie tracée pour les bons élèves est grande...
Aujourd'hui, tu fais le constat que le métier auquel tu te prépares ne te passionne pas : ça ne risque pas de s'arranger avec le temps ! En revanche, il va bien falloir quand même que tu te trouves une occupation rémunérée qui te permette de vivre ta passion sans pour autant crever de faim, non ?
Moi je te conseillerais de suivre un bilan de compétences. Généralement utilisé pour les gens qui ont déjà une expérience professionnelle, il peut être adapté aussi aux jeunes comme toi pour les aider à choisir un métier. En fonction de ta personnalité, de tes centres d'intérêt et des capacités professionnelles dont tu as eu l'occasion de faire preuve, ça pourra t'aider à trouver les pistes d'un métier plus adapté, et les infos pour y accéder (formation, etc...). cela représente un budget, ta situation ne permettra pas, je pense, de prise en charge, mais c'est à mon avis un investissement très rentable. A toi de voir.
En tout cas, c'est fondamental pour toi d'obtenir ton diplôme. Si tu dois te reformer, maintenant ou dans quelmques années, ton niveau d'études sera précieux...
Courage, il vaut mieux faire ce constat maintenant que dans des années, après une bonne dépression professionnelle !
Et tu vas certainement trouver un moyen de concillier passion et activité pro, en bossant un peu sur ta réorientation...
On ne m'a jamais fait une telle remarque jusqu'à aujourd'hui, je dois dire que je suis assez surpris que mon texte est pu transmettre cette image. Je serai assez curieux de rentrer un peu plus dans le détail.
Ce n'est pas à vous que mon message était adressé mais à bandeneige.
Mais pour vous répondre :
Je ne sais pas trop ce que j'attends de ce message, peut être des réactions de personne qui à mon age voyaient les choses de la même manière et qui aujourd'hui sont "rentrés dans le moule", des conseils ou encore un coup de pied au fesses pour me dire que je ne suis qu'un loser qui s'ignore
A votre age (en gros la moitié du mien actuel 🙂) je vivais partagée, en tension, entre mes désirs (je venais enfin de décider de faire les études que JE voulais) et la pression familiaro-sociale ("trouve-toi un métier stable", "assure tes arrières"), ce que j'ai fait, à 27 ans, une fois que j'ai eu terminées mes études-plaisir. Je suis restée tranquillement en place pendant 7 ans puis, vu que mon métier me permettait ce qu'on appelle une expatriation, j'ai pris cette voie là. Rien de bien extraordinaire.
Je ne crois pas qu'il y ait "de moule", il y a des façons de vivre qui conviennent aux uns et pas aux autres. Mais ça, personne ne peut le savoir à votre place. On l'apprend petit à petit, par l'expérience, par le sentiment d'etre en phase avec ce que l'on vit.
Je ne saurais pas vous répondre autre chose que "Faites comme vous le sentez."
Je crois que tu as mis le doigt sur le fond du problème. J'aime voyager, ça c'est sûr, mais au jour d'aujourd'hui je n'envisage pas de sacrifier cette passion au profit du travail, et encore moins à celui auquel je me destine.
J'ai vraiment envie de faire quelque chose "de bien" de ma vie, et je n'ose me résigner à travailler 50 semaines par ans. J'ai la profonde conviction que j'aurai à regretter un tel choix. J'ai conscience de la nécessité de travailler, mais n'étant que très peu consommateur (hors billet d'avion 😛 ), je me dis qu'il est possible d'envisager une vie un peu différente de celle de mes parents et grands parents ... Etre saisonnier comme on me l'a suggéré en MP, pourquoi pas !
Oh, que de souvenirs me reviennent en lisant tes mots. J'ai fait les mêmes études que toi, aussi jeune (parce que 21 ans et en passe de finir des études d'ingénieur, c'est jeune), et en me posant les mêmes questions : ça m'a pris en 2ème année d'école, c'est-à-dire au même point que toi. Si je m'étais écouté, j'aurais tout plaqué à la première impulsion. Finalement, je me suis "forcé" à finir parce que ça me paraissait important de valider 5 ans d'études par quelque chose.
Puis... je ne me suis pas lancé dans un grand départ... pas osé. Le regrette-je ? Peut-être, peut-être pas, je n'en sais rien, j'essaie d'éviter ces trucs qui s'appellent les regrets. Ce que j'ai fait, c'est me lancer dans autre chose. J'étais sûr de ne pas vouloir être ingénieur et j'ai fait le choix de prolonger mes études : suite à cela, j'ai exercé un autre métier pendant dix ans. Puis, je m'en suis lassé, et j'ai totalement changé de métier il y a 2 ans. Dans certains cas, c'est le hasard qui m'a guidé : deux pistes se présentaient, j'ai pris la moins floue... ou j'ai fait une rencontre qui a changé la donne.
Bref, je ne vais pas épiloguer sur ma vie. L'idée, c'est juste de te dire qu'on peut changer de trajectoire dans la vie, et pas qu'une fois. Si j'insiste là-dessus, ce n'est pas parce que je te prends pour un demeuré mais parce qu'à ton âge je croyais profondément que j'étais programmé pour ce que j'avais décidé de faire de haut de ma grande maturité de 16 ans et demi. Eh bien, rien n'étais moins faux : aujourd'hui je ne fais plus rien de scientifique, je suis dans le social. (Et je travaille moins de 50 semaines par an.)
Avec le recul, peut-être bien que si j'étais moi à ton âge, me posant ces questions, je finirai mon diplôme. Puis, je partirais un an disons, avec les thunes que j'ai mises de côté sur mes stages ou autres boulots : histoire de prendre le large. Ca peut permettre de revenir avec les idées claires. Et au retour, je suivrais le conseil de Cyrille : un petit bilan de compétences ou équivalent (en clair, un cursus court de réorientation professionnelle : tu seras encore suffisamment jeune pour être pris en charge par la mission locale de ton coin). C'est pas du garanti 100% de réussite, mais si ça marche, derrière, tu ré-embrayes sur autre chose, via une formation... ou pas : ce n'est pas toujours nécessaire de se reformer de zéro, un diplôme d'ingénieur donne quand même de bonnes possibilités d'adaptation, surtout avec d'autres expériences à côté.
Voilà. Après, seul toi trouveras les réponses : qui sommes-nous pour te dire quoi faire ? Je sais que ce n'est pas toujours évident, surtout quand des fois on a les parents qui mettent la pression : moi, ma mère ne s'est toujours pas vraiment remise que j'aie fait 8 ans d'études pour en arriver au boulot que je fais maintenant. Mais c'est moi qui le fais et qui me "lève tôt" (😛) pour ça, pas elle.
Une chose me paraît sûre : si ce que tu fais ne te plaît pas un minimum, je crois qu'il vaut mieux envisager d'en changer un jour, avant que cela devienne vraiment un problème. C'est long une vie de travail.
J'ai vraiment envie de faire quelque chose "de bien" de ma vie, et je n'ose me résigner à travailler 50 semaines par ans.
A mon avis, exercer une profession qu'on aime est le meilleur moyen de ne pas avoir l'impression de se sacrifier 50 semaines par an...
Et je suis convaincue qu'il existe certainement des possibilités pour allier ta passion et ton ambition dans un futur exercice professionnel.
Je crois qu'il ne faut pas que tu perdes de vue qu'aujourd'hui, tu as certes peu de besoins et tu es prêt à sacrifier beaucoup de choses, mais que dans quelques années tes ambitions seront peut être différentes, tu aura peut être envie de fonder une famille, de trouver un boulot sédentaire pour te sécuriser... qui sait ?
je me dis qu'il est possible d'envisager une vie un peu différente de celle de mes parents et grands parents ... Etre saisonnier comme on me l'a suggéré en MP, pourquoi pas !
Une vie différente ? ça ne tient qu'à toi. Et il y a plusieurs façons de le faire.
Quant à être saisonnier, pourquoi pas. Mais est-ce que tu penses vraiment qu'en racourcissant les périodes de travail, tu supprimes le problème ? Personnellement (et sans vouloir porter aucun jugement de valeur sur les travaux saisonniers !) je ne crois pas que tu trouveras les métiers de l'hôtellerie, de la restauration ou du tourisme plus satisfaisants que le métier d'ingénieur...
Je ne crois pas qu'il y ait "de moule", il y a des façons de vivre qui conviennent aux uns et pas aux autres.
Je rebondis sur cette phrase qui me plait bien.
Il est tellement souvent répété (= tacitement admis ?) qu'"entrer dans le moule", alias travail/femme/enfants/renault scénic, c'est la fin des haricots : les responsabilités aliénantes, les préoccupations matérielles, l'ennui permanent, la résignation amère, la pauvreté existentielle... Je m'inscris en faux là-dessus, avec mes 4 gosses et mon Renault Espace (sic... et en plus je suis propriétaire... damned...) : le moule n'est que formel, basiquement statistique, et s'il fait certes mal à l'ego d'avoir l'air "comme tout le monde", ça n'est qu'une apparence de plus, une étiquette sociale qui ne veut rien dire en elle-même... On peut avoir une vie passionnante avec un CDI et une famille, et le scénic peut nous accompagner dans pas mal de vraies aventures.
Aujourd'hui j'ai 33 ans, mais je n'ai pas beaucoup changé depuis mes 20 ans, je suis toujours aussi idéaliste et aussi avide de... ce je-ne-sais-trop-quoi-qui- pousse-sans-cesse-à-remettre-sa-façon-de-vivre-en-question. C'est peut-être ça qui fait que je me sens toujours aussi libre (= potentiellement prête à tout changement) et que j'ai l'impression de vivre intensément, malgré le "moule" sensée m'emprisonner, me contraindre et me façonner.
Il y a de quoi vivre, découvrir, apprendre et s'enrichir partout : ici, en voyage... A mon avis, tout est question du regard qu'on pose sur les personnes qui nous entourent, sur notre existence, et je pense que bien des aspirations à l'"ailleurs" relèvent surtout d'aspirations à un "monde meilleur" et plus enrichissant, c'est une façon d'espérer... ou juste de ne pas désespérer. Je suis persuadée qu'on peut créer son (même si tout petit) monde meilleur ici, maintenant, et à mon avis c'est un vrai défi, pas moins courageux que de s'expatrier ou de se lancer dans un tour du monde.
je suis une mère de 50ans, qui aime les voyages. mais 2 garçons Nico 27 et Alex 25 sont des oiseaux voyageurs. Et j'en suis très heureuse, Nico fait toujours ses études, (commerce inter), mais il recule tous les ans son dèpart dans la vie active. Cette année son mémoire et l'année suivante encore un stage.Il veut voir où il va ce poser! pour l'instant, il pense à l'Amérique du Sud. Mais il veut aller voir L'Inde avant.et l'Assie. Lui aussi plein de questions. Et Alex ( les même études) est parti 1an en Norvége et y a préparé son tour du monde sur pesque 3 ans.Il part en Mai.
Je sais qu'au final, ils vont choisir un boulot qui les fera voyager. La société actuelle fait trop peur aux jeunes, trop d'obligations, trop de trop.
Mon dieu que je comprends tout ça. En 2008 j'ai passé 4 mois sur une île " BORA BORA" Quel rêve! il n'y avait rien , mais on n'a besion de rien, la nature et si riche, et les gens si cool. un vrai bonheur. Après ça! c'est sûr! on se pose des questions sur son mode de vie.
En final: c'est pas grave docteur? Nom! il faut juste avoir des coui...... pour savoir quelle vie on veut. Ou surtout celle que l'on ne veut pas. Et puis rien n'est jamais irréverssible, une vie, ça ce gére, il faut juste savoir assumer. La seule tristesse: les regrets. 😉
ma seule envie est d'obtenir mon diplôme, et de partir à la découverte du monde.
[...] La peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie [...]
Ces deux phrases font que je me reconnais pas mal dans ton message et d’un côté c’est rassurant. Je n’ai que 19 ans et assez peu voyagé (Europe et un peu en Afrique) et je suis en première année à Sciences Po. Toulouse (erreur d’orientation avec une première année de droit l’an dernier). J’ai l’avantage d’être dans une filière tournée vers l’international avec une 3ème année à l’étranger (que j’attends avec impatience).
Le problème est que je fais moi aussi le strict minimum, travaillant dans l’urgence, ne pensant qu’aux vacances ou je pourrai bosser un peu, gagner de quoi partir, rien que 2 semaines en stop ou en solidarité internationale en Afrique. J’ai l’impression d’être coincé dans des études (qui pourtant ne me déplaisent pas) qui sont un passe-droit pour intégrer un monde que j’abhorre. Aucune envie de travailler, je ne me vois pas pour le moment dans un travail contraignant et me demande si on est professionnellement insérable lorsqu’on a vagabondé 4 ou 5 ans sur la surface globe juste après l’obtention d’un diplôme.
Je vais bien entendu finir mon cursus que je considère comme une sécurité et une réponse à la contrainte sociale, parentale et sociétale. Mais j’ai, comme beaucoup j’imagine, cette « peur du moule », peur de la voie banale, toute tracée, du vélo-boulot-dodo et cette envie récurrente de tout plaquer. La seule chose qui m’importe c’est de découvrir le monde et surtout les peuples qui le compose, les gens, quelques qu’ils soient, apprendre, m’oublier moi et mon petit mode de vie d’occidental tellement auto-centré. Retrouver ce sentiment de satisfaction totale quand on voyage au rythme auquel on veut, quand on atteint la crête d’une chaîne de montagne plus haute que les autres, quand on rencontre quelqu'un qui nous fait changer… Je pense avoir prit conscience de ça cet été pendant un voyage un peu « roots » à travers la France.
J’essaie de garder la tête froide tout en sachant que tout peut encore évoluer notamment durant mon cursus et ma 3ème année qui risque d’être riche en enseignement.
Je me reconnais aussi dans le message que tu lances :
Je suis guere plus agé que toi puisque je tourne sur les 23 dans quelques jours. Par contre j'ai déjà terminé mes etudes et donc je peux peut être t'éclaircir un peu plus sur l'apres diplome :
J'ai un bac+3 en géologie environnement que j'ai obtenu en mi-2008.
A l'époque je n'avais encore jamais voyagé en dehors de la France à l'exeption de quelques capitales européennes... donc aucune précipitation dans mes études, (même si cela ne m'a pas empêché de ne pas passer ingénieur :p)
Sur ce point là il est clair que, comme mes camarades forumeurs, je ne peux que te conseiller vivement d'aller jusqu'au bout de tes études d'ingé.
De plus avec un bac+5 tu as un diplôme qui se "monnaye" bien dans les pays comme les USA ou l'Australie ou le prix des études est exorbitant donc peu de monde atteint ce niveau d'étude.
Pour en revenir à mon expérience : j'ai trouvé un taff directement à la fin de mes études, en France ou je suis resté un an exactement avant de me faire licencier.
Je me retrouvais donc libre de tout et je suis parti 3 mois ce qui est déjà plutôt pas mal. (Asie Australie)
De retour en Novembre dernier, je me suis remis a la recherche de travail, avec une amertume tellement forte que je ne pensais qu'a une chose c'était de repartir. Le "mal" était fait, c'est le virus du voyage comme tu le dis qui avait fait son effet... !!!
Aujourd'hui j'ai toujours la même envie mais je pense essayer de conjuguer travail et voyage ensemble.
J'ai la chance d'avoir une bonne expérience professionnelle qui peut être revalorisée ailleurs grâce à mon année d'expérience et mon diplôme. Ca constitue une bouée de sauvetage à laquelle je peux me rattraper ce qui est assez précieux.
J'ai repris une activité en France mais je planche sur un départ proche vers l'Australie, le Canada...
Il s'agit d'un temps de réflexion qu'il faut avoir, prendre le temps de discuter avec ses amis et parents et tu l'as déjà eu.
Justement cela nous mène à la théorie femme/enfant/scéniccoffredetoit!
Le plus 'difficile' est en fait de voir ce que les membres de ta famille vont penser de tes actes : changer de boulot d'orientation, partir dans des pays 'dangereux', risquer sa vie pour rien, partir sur un coup de tête... ce sont des choses auxquelles j'ai eu le droit!
Cela donne matière à relativiser un minimum mais bon... Pour eux c'est plus ou moins inconcevable de ne pas faire comme tout le monde.
Je suis le premier de la famille a être parti si longtemps et à repenser à partir donc beaucoup de chamboulement dans le moule bien forgé de la famille. Tout comme toi ils ne comprennent pas trop mes motivations...
Et tes amis qu'en pensent ils?? Il est souvent curieux de voir qu'ils ont le même type de pensée que la famille (moule moule moule) ... pour ceux qui n'ont pas voyager tout du moins... enfin je sais pas pour vous mais des fois je me sens un peu seul. 😄
A l'heure d'aujourd'hui, je ne peux envisager mon avenir à long terme,
C'est ça qu'est bon!😛 Déjà prévoir son avenir jusqu'à la fin des études c'est plutôt pas mal. D'ici là des choses auront changé. Mais n'oublie pas de rester focalisé sur ton diplôme.
Ensuite un dernier conseil, qui peut être difficile a entendre, mais si tu peux obtenir dès que possible une ou deux année d'expérience pro c'est quand même un gros plus pour rechercher du boulot plus tard. Donc si jamais tu as une proposition d'embauche en fin de stage... 😐 car quand je regarde les offres d'emplois, les débutants n'ont pas trop la cote en ce moment. dit toi qu'un moment ou un autre il te faudra des €€€€€ pour voyager. donc dès que tu peux bosser, quelque soit le sujet, dans ton domaine ou non, prend ce qu'on te propose, sans oublier que tu n'appartiens jamais ad vitam eternam à une entreprise, libre a toi de quitter quand bon te semble.
Désolé si les idées sont mal organisées! je suis toujours à dispo pour éclaircir cet épais mélange d'expériences et de ressentis...
J'avais pourtant juré que je n'interviendrais plus dans cette partie du forum... mais là, je vais faire une exception...juste pour te dire merci pour ce vent de fraicheur que tu nous as offert.
Des messages comme celui de l'initiateur de ce fil sont légions sur le forum. Des messages de gens qui ne conçoivent la vie que comme l'opposition entre d'un côté une vie rêvée de voyages extraordinaires et d'un autre côté, l'horreur du boulot qui amènerait immédiatement à un quotidien mesquin, fait de RTT, de "il faut que je pose mes congés" et autres discussions de machine à café. Il semble parfois que les gens conçoivent le monde du travail comme un monstre existant par lui-même et dont l'occupation principale serait de dévorer nos rêves et idéaux. Seuls les marginaux vivraient une vie épanouie, loin des diktats de la société et libres de toute influence négative.
Cette vision dualiste du monde est effectivement angoissante et je comprends les interrogations que l'on peut avoir lorsqu'on est en passe de finir ses études. La réalité, c'est que la vie ne se résume pas à une activité. On peut adorer voyager et aimer passer du temps chez soi. On peut adorer agir et prendre plaisir à ne rien faire. On peut aimer l'exercice physique et se faire plaisir avec un bon bouquin. On peut aimer travailler et en même temps faire du sport, étudier, se promener, sortir, voyager, lire, rencontrer des gens, aller au cinéma, découvrir le monde, apprendre une nouvelle langue ou se mettre à la poterie. Rien n'interdit la multitude des passions. Et aucune passion n'exige que l'on y consacre sa vie, au détriment de tout le reste.
Et surtout rien n'interdit de faire quelque chose, pour le simple plaisir de le faire, sans que cela n'amène à un résultat identifiable ainsi par l'extérieur. On peut être passionné de littérature et ne pas pour autant devenir écrivain, éditeur ou critique littéraire. Participer simplement à un club de lecture de quartier peut offrir autant de plaisirs et de satisfactions. Certes, c'est banal, certes cela manque de panache, mais on n'a pas besoin de panache pour s'éclater.
Sans doute faut-il pour cela cesser de concevoir sa vie comme une globalité à laquelle il faudrait donner une cohérence. C'est difficile, surtout lorsqu'on est jeune. J'ai entendu moi aussi, lorsque je finissais mes études, et après deux ans à m'éclater à l'étranger, des phrases du genre "la rigolade c'est bien sympa, mais maintenant il est temps de se poser dans quelque chose de sérieux, qui mène quelque part", "il est temps de te choisir une voie" ou encore "bon alors, qu'est-ce que tu vas faire de ta vie". Ces phrases lancées en l'air peuvent faire des ravages. Elles donnent l'impression d'un monde qui n'autoriserait qu'une seule option, comme si, à un moment, il fallait se décider à se poser, se lancer dans quelque chose et accepter la condamnation à vie qui va avec.
Ca fait du bien de lire des messages un peu différents, de gens qui s'éclatent dans une vie extraordinaire à leurs yeux, à défaut de l'être aux yeux du monde. "L'existence précède l'essence", disait Sartre et j'y crois fermement. La vie n'est pas un objet que l'on fabrique, elle est un processus, qui nous ouvre des portes à chaque moment, nous apporte des répnses et provoque de nouvelles questions. Inutile de se fabriquer un mode d'emploi, dont nous suivrions pas à pas les étapes, afin de parvenir à un résultat construit, cohérent et utile. Il n'y a pas de réponse à la question de savoir ce que doit être notre vie, car comme disait Gandhi, "la vie est un mystère à vivre et non pas une énigme à résoudre". Nous voici donc condamnés à avancer dans la vie, sans aucune certitude, sauf celle que tant que l'on restera fidèle à son âme, au sens le plus large du terme, on ne pourra pas se planter. Et puisque nous devons avancer quoi qu'il arrive, n'oublions pas la sagesse populaire, souvent bien plus éclairante que le plus grand des philosophes... "La meilleure façon de marcher, c'est encore la nôtre, c'est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer".
Bien d'accord avec toi sur cette dualité réductrice. Il y a de multitude de situations intermédiaires, heureusement.
Idem pour les phrases du genre "il faut que tu te poses quelques part"...Je l'ai entendu à 25, à 30, aujourd'hui, bref tout le temps. C'est encore plus insistant de la part de ceux qui se sont finalement posé comme si cela était derangant que l'autre continue....
Il y a souvent des posts sur ces choix de vie, sur la facon de voyager beaucoup, sur les choix que cela impliquent etc...Mais peu sur les raisons du point de vu psy. Il n'y a qu'à voir le nombre de réponses faible au post sur l'article au sujet du "voyage outre-mère". Sur le site du psy, on trouve plusieurs écrits sur la psychologie du voyage. Tres interessant. Peu de réponse sans doute car comme il le dit si bien lui même, le voyage intérieur est plus difficile que le voyage extérieur. Le nombre de réactions au post ne démentie pas!
Elles donnent l'impression d'un monde qui n'autoriserait qu'une seule option, comme si, à un moment, il fallait se décider à se poser, se lancer dans quelque chose et accepter la condamnation à vie qui va avec.
C'est sûr que cette vision de la vie donne envie de fuir à toutes jambes ! Or si on décide sur le fond de l'orientation qu'on souhaite prendre, le reste je pense est pour l'essentiel des opportunités qu'on saisit ou non ! De nos jours, on voit tellement de gens vivre deux, trois... x vies différentes en une seule, il y a de quoi opter pour se laisser porter par l'aspiration du moment qui nous pousse dans une direction, puis une autre... sans trop craindre de s'enclaver.
Mrpey, ce que tu écris m'a vraiment interpelé, étant une situation relativement proche de la tienne. A ceci près qu'après avoir, comme toi, entammé des études pour lesquelles je semblais être sur des rails depuis le lycée, j'ai tout repris à zéro pour apprendre un métier qui me passionne et pour lequel je passerai volontiers 50 semaines par an au même endroit.. plus tard.
Cette reprise à zéro à d'autant prolonger l'âge de fin d'étude. J'ai aujourd'hui 25 ans, et j'ai finit mes études en juin dernier. Durant ces longues années d'études, j'ai toujours repoussé à plus tard mon envie de voyager, faute de temps et de moyens, et désireux malgré tout d'aboutir mes études. Deux mois d'été me permettaient de partir un mois pour un mois travaillé. Mais j'en voulais toujours plus, trois mois, six mois, un ans, une vie. Aujourd'hui plus que jamais, j'envisage ma vie, ou plutôt une période à durée indeterminée, en voyage, de petits boulots en petits boulots, inintéressants mais enrichissants par leurs diversités. Plus que tout, je veux m'ouvrir l'esprit et n'avoir plus tard, aucun regrets. Cela ne m'empeche pas de rêver également de m'installer quelque part, d'ouvrir mon propre atelier, et vivre de mon métier. Mais je souffrirai de n'avoir connu que ça. Après mes études, j'ai travaillé deux mois, qui m'ont permis de partir aussitôt en Irlande ou je cherche un nouveau travail qui me permettra d'économiser avant un nouveau départ.
J'ai eu l'impression dans ton message qu'il en était de même pour toi : si aujourd'hui (après ton diplôme, j'entends ;)) tu ne fais pas ce que tu veux, cela risque plus tard de te ronger l'esprit et de te rendre malheureux.
Je ne sais pas exactement se qui me pousse à vouloir partir, la peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie (travail, femme, enfants, renault Scenic), ou si c'est réellement cette volonté de voyager ... probablement les deux.
Tu sembles dire qu'avoir peur de rentre dans un schéma de vie est mal. Rien ni personne ne saurait pourtant dire que son mode de vie est idéal, ni ceux qui ont fait le choix de voyager, ni ceux qui ont ou n'ont pas fait le choix d'une vie sédentaire. Tout est une affaire de choix, que tu es seul à faire (tu n'es pas marié, je présume ? :)). Et sachant qu'aucun choix de vie n'est irréversible, tu ne prendrai aucun risque.
Je ne saurai que trop te conseiller de partir, mais sans date de retour: tu verras bien en tant voulu. Et reste en accord avec toi même. Concernant ton avenir professionnel, je (mais ça n'engage que moi) trouve dommage de restreindre ses choix de destinations par rapport à ses compétences. Il y a certes des métiers internationaux, mais tu peux aussi bien être contraint à vivre en ville, ou au contraire dans une base militaires isolée. Si un jour tu décides de te poser quelque part, ce sera pour une bonne raison : une femme, un métier, un cadre de vie. Tu auras bientôt un diplôme "de secours", et tu partira l'esprit rassuré. Ne te préoccupe pas maintenant de ce à quoi tu trouvera les réponses plus tard.. même si je comprend que les interrogations de ton entourage puissent devenir envahissantes :)
A bientôt, je vais suivre ce fil très intéressant..
jb
Bonjour,
Pour moi Bardak t'a déjà fait une très juste réponse, mais pour recentrer sur tes études et ton futur diplôme, par pitié ne te figure pas que ton stage est représentatif de ta future carrière professionelle. En tant qu'ingénieur j'ai expérimenté le stage dont on ressort déprimé avec l'impression de ne servir à rien, et je sais que je n'étais pas seule dans mon cas, loin de là! Par contre une fois dans un "vrai boulot", je n'ai plus jamais eu cette impression, on te donne forcément un travail utile, où tu es autonome et responsabilisé etc ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas quand tu es stagiaire. Je pense honnêtement que ton découragement est plus lié à ta désorientation professionelle actuelle, et pas vraiment à la question du voyage... tes envies de voyage ne font que renforcer ton impression que tes études sont inutiles et que ce serait plus sympa de voyager... envie de fuir sa vie de tous les jours qu'on expérimente tous quand on est dans une mauvaise passe professionelle. Ne désespère pas de trouver un domaine professionnel qui t'intéresse, est ce que c'est ta spécialité actuelle pour laquelle tu n'as vraiment aucun intérêt (auquel cas tu peux chercher du boulot dans un autre domaine, personne n'est "obligé" de suivre exactement la voie tracée!) ou bien elle pourrait t'intéresser si tu trouvais le job qui va bien...? j'imagine que tu l'as choisie pour une bonne raison à l'origine? En tout cas finis ton diplôme tout en pensant à la manière de l'utiliser au mieux car il t'ouvre beaucoup de possibilité d'aller voyager tout en travaillant et en gagnant pas mal sa vie : renseigne toi sur les VIE, ou de manière générale sur les boites qui proposent de l'expatriation, ou bien va te faire embaucher en contrat local qq part en Europe - et change de pays tous les 3 ans quand tu t'es lassé, ou bien pars faire des années d'études à l'étranger genre aller apprendre le chinois pendant 2 ans à l'université de Pékin, ou encore vois si ta spécialité peut intéresser une ONG (genre construction, logistique...?). Je précise que je te parle d'exemples réels, je ne fabule pas. Bref ton futur dîplome est un atout, pas un fardeau, tout dépend de ce que tu en fais!
Effectivement, comme l'ont fait remarqué certains, j'ai l'impression qu'une fois rentré dans le monde du travail, plus rien de bien ne pourra m'arriver ... je caricature un peu, mais globalement c'est ça l'idée. Je pense que c'est partiellement faux, mais à mes yeux rien n'égalera jamais la qualité de vie que peut avoir un étudiant.
De toute façon, j'ai déjà dans l'idée de partir en voyage pour une durée indéterminée une fois ce fichu diplôme en poche. Mais ce qui me semble aujourd'hui certain, c'est que je ne veux pas être un ingénieur ... et ce n'ai pas qu'une histoire de spécialité, le problème me semble plus profond. Tous mes camarades de promo, s'intéresse plus ou moins à leur étude, mais moi ça me gonfle vraiment (absentéisme de plus de 90%) et mon stage ne fait que confirmer cela.
j'ai reçu ton message par le lien d'une copine, elle aussi grande voyageuse :)
Je voudrais ajouter mon grain de sel en ce qui concerne ton métier. Je suis française, je vis en Allemagne et j'ai un DEA de biologie. J'ai pensé concilier ainsi mon besoin de voyage (ou du moins de dépaysement), mes capacités (scientifiques) et mon amour des langues étrangères.
Après ce DEA de biologie, que j'ai terminé en Allemagne, j'ai décidé de changer de chemin pour devenir prof. Et maintenant, à presque 30 ans, je suis à nouveau en train de me "réorienter" puisque j'ai décidé de prendre la voie FLE et d'enseigner le français à des adultes.
Comme te l'ont dit la plupart des autres, il est important que tu finisses tes études d'ingénieur, même si tu feras quelque chose de complètement différent par la suite. Un titre d'ingénieur, c'est un sésame pour presque tout ! Et un niveau Bac+5, ça te permettra de te spécialiser dans une autre voie en faisant un doctorat le jour où tu le voudras, par exemple.
Je connais quelques personnes qui ont su très tôt ce qu'elles voulaient faire et ont tout mis en place pour cela dès le début de leurs études. Chez d'autres c'est plus long, parce qu'ils ont des intérêts plus variés, souvent difficile à concilier. Tu finiras toi aussi par trouver ta voie, le mode de vie qui te rend heureux !
Pour les voyages, j'ai choisi une autre voie: je me suis installée à l'étranger, j'ai eu besoin de choisir mon pays, je ne me sentais pas bien en France. Mais finalement, je suis plutôt une sédentaire. Heureusement qu'il faut de tout pour faire un monde, chacun a ses rêves, et comme disait Jacques Brel: "Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont."
Pour continuer sur la lancée de Colorianne et de Bardak, je dirais qu'à 23 ans, j'ai voyagé quelques mois, mais qu'avec ma conscience écologique, je ne suis plus capable de prendre l'avion.
Mais pour être honnête, je n'y vois pas de contrainte, au contraire. (Là je vais tenter d'être le plus concis possible, je me souhaite bonne chance.)
À un niveau global, voire philosophique, nous voyageons pour échapper à notre quotidien, pour pouvoir vivre. Vivre. Car le reste de l'année, nous ne sommes pas en vie. Depuis quelques années, le tourisme est hallucinant. On peut observer cette gigantesque consommation qu'est le voyage, qu'on peut comparer, dans un sens, à l'énorme consommation de biens technologiques ou à n'importe quelle consommation.
Mais essaie de penser à l'idée de voyager à tous les jours, chez toi. C'est possible. En voyage, on se met en mode "ouverture" et en mode "vivre le moment présent". C'est possible de le faire à la maison! L'accès y est moins évident qu'en Tanzanie, mais tout le monde peut y arriver! Tu peux faire tant de folies avec tes amis, ton chum ou ta blonde! (ton petit ami ou ta petite amie). Alors oui, va-t-en à l'autre bout du monde, y'a pas grand monde qui le regrette vraiment, cet été je pars sur le pouce au Canada et ça va être tout un trip. Mais pour les 30 prochaines années, tu peux travailler et voyager en même temps, chez toi! Ça prend du courage, de la volonté, de la persévérance. Ça prend souvent des bons amis, chum/blonde, qui ont envie de se réinventer, mais ça se peut. Ça se peut.
Faire le tour du monde chez soi, à tous les jours.
Bonjour a tous et a Mprey en particulier.
J'ai 26 ans, et je me suis bien retrouvée dans tes mots...
Je suis parti travailler 3 ans a l'etranger a l'age de 21 ans (sur plusieurs destinations), a vrai dire c'etait un peu sur un coup de tête même si j'etais d'ores et déjà passionnée de voyage.
Je ne regrette absolument pas mon choix ca m'a permis de trouver mon travail actuel, je suis dans le secteur du tourisme et de la production de voyage... autant dire que je suis completement dans mon élément.
Et biensur comme tout a chacun de vivre la "fameuse-extraordinaire-aventure-humaine" que peut représenter le périple et la découverte de plusieurs pays imerger dans la culture local et le milieu du travail (si différent du système français).
Cela dit en faisant le bilan je sais que ces 3 années étaient une "jolie" façon de fuir, sauter le pas a été assez difficile pour le 1er départ et après c'est devenu l'inverse la facilité etant de repartir, car trop difficile a chaque retour de s'ancrer dans un projet de vie concret, et puis la vague de déprime qui te submerge quand tu te rends compte que tout a bougé en ton absence sauf toi puisque tout ce que tu as construit, grandi tu le laisses a l'etranger...
Il y'a des voyages qui peuvent aussi se révéler assez destructeur, une de mes amie qui avait un terrain psychique assez sensible est parti 2 ans et demi au Mexique elle a décompensé sur place, elle est revenue mais elle a laissé une partie d'elle même la bas, cela fait 1 ans qu'elle est sous anxiolitique.
Bon je te concède que c'est un peu extrème comme exemple cela dit ca fait un an que je suis rentrée en France et sincèrement ca a été l'année la plus difficile de ma vie, on compare souvent les voyages a une drogue et c'est vrai qu'il faut bien reconnaitre qu'ils on cela de commun de créer une dépendance et de permettre une déconnexion avec la réalité.
Et pour les deux la redescente et le retour au monde réel n'est pas evident...
Pour conclure le seul conseil que je te donne est de partir biensur mais en etant posé dans ton projet de vie en l'occurence d'avoir terminé ton cursus et de préparer aussi bien ton retour que ton départ....
Bien sûr, tu as raison, il y a toujours une part de fuite dans le voyage et oui cela peut être une drogue car c'est une expérience intense.
Après on peut avoir deux discours:
1. oui c'est courageux de s'écarter du conformisme pour vivre ses rêves, vivre une vie plus intense, surtout quand on est curieux, apprendre, les nouvelles expériences, les rencontres etc. Mais après tout, on a qu'une vie, pourquoi on devrait rester connecté à une certaine réalité, une vie plus pépére, plus simple et plus facile?
2. C'est plus courageux de se forcer à ne plus repartir, à essayer de décrocher de cette drogue qu'est le voyage (une bonne drogue soi dit en passant tout de même), de construire une vie plus stable, plus equilibré, plus sécuritaire etc...Surtout si on veut une vie de famille.
Je me demande parfois quelle est la vue la plus juste. Peut-on regretter la première sur le long terme? La deuxième n'est-elle pas une vue de la raison qui baisse pavillon devant les difficultés? Car l'homme se trouve tj des raisons pour s'accomoder d'une situation stable et pas très plaisante que vivre dans l'incertitude.
Ok il faudrait arriver à avoir l'esprit du voyage dans la vie de tout les jours. Difficile, peut-etre est-ce illusoire même si ont peut s'en approcher, et même qu'il le faut. Et/ou associer son projet professionnelle autour du voyage comme toi.(par curiosité, tu as fais quelle formation?)
Certains ont choisi la solution, radicale, de ne plus revenir.
Ce qui est sur c'est que le retour est toujours difficile et la facilité à le vivre dépend de la part de fuite dans le départ, de ses attaches, des conditions matériels et de la préparation au retour.
Évidemment mrpey, c'est un lieu commun de ma part de dire que le mieux, c'est de te débarrasser de tes études ; et je suis d'autant plus mal placé pour faire ce genre de remarque que, pour ma part, je ne suis pas allé très loin en la matière ; mais bon, tu sembles quand même assez avancé dans ton cursus, et ce serait bête d'arrêter maintenant.
Et surtout, comme quelqu'un l'a déjà dit plus haut, ce sera un sésame pour toi plus tard, non seulement pour trouver du boulot mais aussi, plus important (et primordial je pense) pour gérer ta vie.
Car tu sais, on peut tout à fait éviter le fameux "moule" (travail, femme, enfants, Renault Scénic) qui t'effraie tant.
Pour ma part, je suis comme toi, les enfants et le Scénic, j'ai toujours pensé que ce n'était pas pour moi même si, quand j'avais ton âge, le Scénic n'existait pas encore 😎. J'ai géré ma vie comme bon me semblait... et je la gère toujours comme bon me semble, car elle n'est pas terminée (je n'ai que deux fois ton âge...).
Bon, malgré tout, je ne me vois pas faire de croix sur les femmes (😛 !) et il est important de trouver un boulot qui, à défaut de te passionner, te donne certaines satisfactions. Et notamment celle de t'assurer un confort financier qui te permet, par ailleurs, d'assouvir certains de tes désirs, dont celui de voyager. Perso, j'adore mon boulot ; j'en rejette les mauvais côtés pour n'en garder que le meilleur et lorsque j'ai assez de blé, je pars tout claquer en vacances dans les voyages.
Je pense que beaucoup de gens ne voient le travail que comme une corvée sans penser qu'ils l'apprécieraient mieux s'ils y voyaient le bon côté des choses.
Certes, en ayant une vie un peu "bohème", tu passes parfois pour un original ... De toute façon, tes amis les plus proches vivent parfois comme toi ou, sinon, comprennent parfaitement ta manière de voir les choses. Les autres sont en fait plutôt envieux, voire jaloux, et de nombreuses personnes qui sont tombées "dans le moule" auraient bien aimé, après réflexion, faire autre chose dans leur vie... Ils ont sans doute choisi trop tôt de "s'établir"...
Dans tous les cas, ce moule n'est pas une obligation et, s'il te fait peur à 21 ans, tu as encore tout le temps de l'éviter...
LOL, j'ai 10 ans de plus que toi et je me pose les mêmes questions, la senic et le labrador lol ou continuer les voyages
de plus en plus long ? pour moi c'est tellement évident que je crache sur mon cdi tranquil avec mes 8 semaines de
vacances par an et mes 13 / 14 eme mois, pour reprendre mes études en septembre :un master dans l humanitaire ,
pour que mon métier deviennent enfin ma passion et tans pis si je me "case" jamais , je suis beaucoup plus heureuse
comme ca, depuis mes 1 ans je voyage , et mes vacances en camion en croatie et bosnie à se laver dans la mer et
dormir à la belle étoile avec rien, ont etait une revelation sur ce que sera ma vie (pas seulement un mois ou 2 par an) ,
avec ton diplome tu poura travailler ou tu veut, tu as la chance d'avoir des études aproprié à ta passion, et toute les
entreprises ne sont pas comme celle ou tu est , tu finira par en trouver une qui te conviendra mieux , il ne te reste plus
beaucoup à faire, de toute facon on a tous des obligations chiante, si non ca serait trop facile !!!
de plus comme certain l'on dit atous moment dans ta vie tu peu faire autre chose si tu le decide , moi c est la 3 eme fois
que je reprend mes études
Sur les chemins de la bohême, j ai croisé le bout du monde, les ptits matin au café créme, ou je taxai ma 1er blonde. avant de partir le pouce en l'air a l autre bout du bout du monde.... La rue ketanou ;)
si je place un petit message ici c'est parce que je ne me suis pas poser cette question, le voyage ou les études?et surtout comment concilier les deux pour "prévoir" un futur heureux?
Je m'explique, je suis en troisième, élève moyen, comme beaucoups, "dans la lune". Ce que je veux faire plus grand? Comment ça? Je pense juste vivre et rire ça me parait un bon futur...😎
Mais il faut faire un choix, moi j'en fais pas, alors on le fait pour moi, et comme beaucoups d'élèves médiocres je me retrouve en seconde ISI, à suivre un cursus Science des Techniques Industrielles, 🤪, quelle blague, Génie Mécanique, ça en jette un max... En vérité on passe des heures sur des machines-outils à apprendre à fraiser et à tourner des pièces, personnelement j'ai fait un rejet 😮, alors après les assistances sociales qui veulent comprendre pourquoi je suis malheureux? pourquoi je suis perdu? pourquoi je suis mal dans ma peau? Alors que mon seul désire était de "comprendre", la pensée, la vie, qui suis-je?ou vais je? Mon esprit rempli de questions existentielles et métaphysiques...
Bref, je rate mon BAC (avec 5 en méca coeff 8, alors que j'ai eu 14 en physiques, 17 en anglais et 15 en philo), je redouble et en milieu d'année je fuis, je rejoint mon cousin qui habite en belgique flammande, sur un coups de tete.
Je reste quelques mois entre Terneuzen 😉 et Knokke le zout ou j'habite avec mon cousin, puis, pas de boulots, plus de sous, mon cousin qui stop croupier car les petites vielles du casino ça va bien 2 minutes... Je rentre sur chambéry, ma ville natale, et, sans passer par la case retour chez les parents et après quelques galères, je me retrouve en collocation dans un appart de l'OPAC en sous loc à la zup, peper, ce qui l'est moins, c'est justement le travail, bien forcé, alors intérim, usine, horrible, tout ce que je déteste, métallurgie, traitement thermique avec le nitrate, le cyanure à la pelle et des bains de sel à 800 degré, les 3/8, le pointage et les chefs.....
Avec mon cousin on décide d'aller sur Grenoble, dans le but de rejoindre un ami, faire un peu d'argent, et faire le tour du monde, allez, c'est partiiiiiii, on lache l'apart sans rien dire, je trouve du boulot encore et toujours à l'usine, ouaiiiiiii, et on se remet en colocs, on est 4 dans un 30 m², la belle vie, franchement, entre soirées de folie et travail la tete dans le c.. à me farcir des boulots répétitifs à souhait.😇Pour oublier la galère, il faut bien une bouteille de sky tous les soirs, vive la vie, mais ou est le voyage??? On lache l'autre appart, on arrive à dégoter un super apprart de 100 m² sur le campus, trop la classe, bon on est entre 6 et 10 mais ça roule, jusqu'à ce qu'on nous retrouve, bien sur, et qu'on nous demande de payer, normal quoi, entre chambéry et grenoble ou il y a tribunal tellement on avait fait les cons, je dois débourser pas loin de 4000 euros, il faut de l'argent, je m'improvise coupeur de verre sur une énorme machine dans une usine de vitre, enfermé, avec une vue sur le haut des montagnes de Belledonne, à faire des journées doubles et des heures à n'en plus finir... J'y reste 2 ans et me refait un porte monnaie, touve une copine que j'aime et pars faire de la marche en montagne, re la vie🙂, toujours en colocs, avec des hauts et des bas, des "mégabourre" et des vols, des engeulades et des accolades...
Puis chomage, et, à défaut de tour du monde, je part pour l'Inde, voyager en solo puis avec ma cops. Le mois prochain...haaaaa
J'ai 23 ans et j'aurai voulu avoir plus voyager à part les vacances, mais bien sur je ne regrette rien, à quoi ça sert, et puis c'était tellement bon...Malgré tout, je ne sais pas plus ce que je veux faire comme métier qu'en fin de troisième et malheureusement je suis conscient que si j'ai besoin d'argent, et ça va arriver, je vais devoir retourner trimer à l'usine, et l'idéal serait de faire une formation, mais...quoi? pourquoi?
Pour etre dans la société? Bien sur que non, j'ai fait beaucoups plus d'actions pour la détruire que pour la préserver;
pour ma famille, mes amis, mon amour? Ils me comprennent et accepteraient n'importe quel choix;
par "obligation" du à cette matrice qu'est le système? non plus, je me sens libre et si on veux vivre tous nu dans la foret, libre à nous;
Je pense que la cause de cette dualité travail / Vie est personnelle et donc propre à chaque individu, et c'est en cherchant qu'on trouve....(ouai je sais jme suis pas foulé mais j'ai pas mieux😏 )
Mon conseil et la conclusion de tout ça, valable pour tout "jeune" en quête de vérité et de partage social et culturel :
Quoi qu'il arrive (à moins de courir tout nu dans la foret 😛) on sera soumi à cette société, française ou étrangere, en France en tout cas, à moins d'un gros coups de bol, sans diplome on a pas un "bon boulot", c'est à dire qu'il y a une très grande chance de tomber sur un boulot rébarbatif et mal payé qui plus est !!! Ce qui implique si on veut voyager soit de ce serrer la ceinture, soit de travailler plus....Et encore c'est pas gagné, un ptit crédit et c'est l'enlisement...Mais y a toujours moyen et la vie sera aussi belle si on sait ou regarder.
La deuxième solution consiste à faire des études, avoir un "bon boulot", qui plait c'est encore mieux, mais si il ne te plais pas au moins tu devrais gagner pas mal et tu peut beaucoup plus rapidement qu'un "galérien" mettre à gauche et penser ou repenser ton avenir plus tranquillement, plus facilement car tu aura eu la présence d'esprit d'aller au bout de tes études.
Voili, voilou, je me suis un peu laissé emporter sur la narration de ma vie qui n'interresse surement pas grand monde mais je voulais donner mon ptit point de vue.
Salut mr Pey!
Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas tout seul à ressentir ça!
Je suis dans une situation sensiblement pareille à la tienne, j'ai 20 ans, bientôt 21. J'ai peu voyagé contrairement à toi, mais l'un des rares voyages que j'ai fais, en Martinique, m'a profondément marqué et m'a vraiment donné cette envie de parcourir le monde.
Depuis ce moment, il ne passe pas un jour sans que je pense au jour où je voyagerais, sans que je m'imagine dans tel ou tel pays, sans regarder sur internet des récits de gens qui ont fait le tour du monde. Et je me dis que plus tard je me vois vraiment pas travailler, j'ai l'impression de ne pas être fait pour ça.
Là, je suis actuellement en bac +3, je sors d'un DUT informatique qui ne m'a pas plu et me suis réorienté dans la communication et les médias pour devenir reporter (et pouvoir tenter concilier voyage et travail). Malgré une envie de plus en plus grande de partir, je me suis toutefois fixé l'objectif de finir absolument mes études (et je pense arrêter à la fin du bac +4).
Après je pense que je vais faire deux trois boulots pour gagner un peu d'argent, et je crois vraiment que je vais m'en aller, peut-être avec un pote, je sais pas. Ce qui est sûr c'est que je me fixerais pas de date de retour, je me vois même pas vivre en Europe.
Pas mal de monde parle du fameux "moule" de la société, le "travail, femme, enfants, renault Scenic" comme tu dis, et j'avoue être un peu effrayé à l'idée d'avoir mon propre appart', mon boulot, faire tous les jours le même trajet pour y aller, la femme, les enfants qui t'obligent à t'engager avec la même personne pendant un sacré morceau de temps.. Bref..
Maintenant que je lis les diverses réactions, je me rends compte qu'il est fort possible que je sois en train de préparer une sorte de fuite, pour ne pas avoir à affronter la "vraie vie". Mais je me dis aussi que la vraie vie, c'est de travailler pour manger, comme dans les pays pauvres. Aller de petit boulot en petit boulot pour au final s'arrêter dans un pays où l'on se sent à l'aise, y passer du temps et puis repartir. C'est ça le genre de vie que j'aimerais avoir et ce qui me fait vraiment peur c'est de ne pas arriver à réaliser ce rêve!
Je suis désolé c'est un peu brouillon j'ai du mal à structurer et à trouver les bons mots, mais si je peux me permettre de te donner mon avis, bah finis tes études et pars! M'est avis que le voyage reste le meilleur moyen de s'épanouir! De comprendre le monde!
J'ai l'impression que le voyage c'est comme un aimant! Y a un endroit sur la terre qu'est fait pour toi, il t'attire terriblement! si tu pars après tes études, peut-être que tu trouveras ce coin tranquilou, et peut-être alors connaitras-tu la plénitude héhé 🙂
Moi perso je crois que ce sont les Caraibes, mais il me reste 4 ou 5 continent à visiter encore pour être sur! haha
Pour conclure, et je sais pas si des gens de mon âge pourront le confirmer ou l'infirmer, mais j'ai la sérieuse impression qu'il y a de plus en plus de jeunes qui veulent partir voyager (pas un simple voyage, mais laisser tout derrière soi et faire le tour du monde).
J'ai rencontré beaucoup de gens cette année, et une partie non négligeable pense à s'en aller. Alors je me demande si c'est pas un phénomène de génération.. une conséquence logique de l'évolution de notre société.. une sorte de ras le bol du train train quotidien qui amène à la rupture et à se casser pour de bon!
bref, je te souhaite bien du courage pour finir tes études et ton stage, et dis-toi qu'après, lorsque tu seras parti, ce sera que du bonheur!
Bonjour bapt01,
m'est d'avis que ce n'est pas spécialement la génération, car chaque génération a eu son lot de voyageur (maintenant c'est plus facile, mais il y a voyage organisé et "tout lacher" , comme tu dit).
M'est d'avis que tu attires ce à quoi tu penses, d'ou tes rencontres avec des baroudeurs et ton impression que "tout le monde" veut voyager viens surement de ta propre et profonde envie de voyager...
"et dis-toi qu'après, lorsque tu seras parti, ce sera que du bonheur! "
Je ne suis pas si sur, je pense que le bonheur ce construit, le voyage comme tu l'entends, c'est l'aventure, et pour que l'aventure soit belle et pour nous faire "tendre" vers ce bonheur, il faut des hauts et des bas, des claques et des carresses, bref, des expériences...
Tu dis ça justement parce que tu ne connais que ta vie d'étudiant...
Perso, je ne me suis jamais senti aussi libre qu'à partir du moment où j'ai commencé à travailler : un salaire te donne une autonomie totale et une liberté de mouvement infinie... à partir du moment, bien sûr, où tu as la chance d'avoir un salaire au moins correct...
Je pense que je vais prendre Vf pour un forum de psycho mais qui d'autre que des routards peuvent répondre a mes incertitudes. Je m'explique, j'ai 21 ans (je…
Je discutais dernièrement avec un garçon de 25 -26 ans qui travaillait dans l'hôtellerie dans la région de Montpellier. Au fur et à mesure de la discussion,…
En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte…
Un peu d´humilité s’il vous plait. Je me mets souvent à la place des personnes provenant des pays en voie de développement qui se sont fait jeté à leur arrivée…
Me voilà confrontée à un choix important! J'ai toujours privilégié l'intérim pour mon boulot cela me permet de partir quand je veux, mais là l'âge avance à…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/