Lufthansa, déjà propriétaire de Swiss, entre dans la course pour reprendre Austrian Airlines (AUA). La compagnie aérienne allemande a officiellement manifesté lundi son intérêt pour le rachat d'une partie du capital du transporteur autrichien. Elle est pressentie, par ailleurs, pour reprendre l'italienne Alitalia...
La holding publique autrichienne OIAG a mis en vente les 43% d'Austrian détenus par l'Etat, valorisés autour de 157 millions d'euros. Mais, l'Autriche souhaitant conserver une minorité de blocage de 25%, elle a précisé que la part exacte cédée serait liée à la détention par un groupe d'actionnaires stratégiques autrichiens d'un quart du capital de la compagnie.
Les compagnies intéressées par la reprise d'AUA avaient jusqu'à dimanche pour demander la documentation ad hoc dans le cadre du processus de privatisation accéléré mis en place par le gouvernement autrichien. Comme de nombreuses autres compagnies, AUA s'est retrouvée en difficultés en raison de la hausse du prix du carburant. Parmi les autres repreneurs potentiels figurent notamment Air France-KLM, Aeroflot (Russie), Air China et Turkish Airlines. Après avoir obtenu la documentation nécessaire, ceux-ci devront présenter une première offre qui ne les engage pas définitivement.
Selon certaines sources, le conseil d'administration d'AUA aurait une préférence pour Lufthansa. A long terme, la compagnie allemande serait même intéressée par une reprise totale d'AUA. Pour l'heure, elle est déterminée à obtenir les parts d'Austrian en jeu. En cas d'échec, elle menace même, selon Le Figaro, de "dissoudre la joint-venture qui leur permet d'assurer en commun des liaisons aériennes, la maintenance des aéronefs et la formation du personnel navigant".
De son côté, toujours selon Le Figaro, le gouvernement autrichien n'est pas particulièrement enthousiaste à l'idée d'une reprise de ses parts par Lufthansa, et c'est pour cela qu'il souhaite garder une minorité de blocage. D'autres conditions sont d'ailleurs apparues à la reprise d'AUA, telle que le maintien de Vienne en qualité de hub majeur vers l'est (Vienne craint que Munich ne prenne le dessus) ainsi que la préservation du nom Austrian Airlines.
De l'Autriche à l'Italie
Comme si la crise n'existait pas pour elle, on retrouve également Lufthansa en Italie, où elle est citée pour reprendre la compagnie nationale en perdition Alitalia. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait annoncé le 7 août des discussions "avec une grande compagnie étrangère" en vue d'une "alliance" avec Alitalia avant de boucler le plan de sauvetage. "Il n'y a plus de doute sur le partenaire étranger: Lufthansa est en pole position pour conclure une alliance" avec Alitalia, affirme le quotidien La Stampa.
Evoquant le nom de l'un des repreneurs pressentis pour la compagnie italienne, celui de Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, le quotidien de Turin affirme également qu'un "accord aurait été trouvé" avec ce dernier. Il prévoirait la vente d'Air One à la "nouvelle Alitalia", assorti de l'engagement de réinvestir une partie du montant de cette vente dans la nouvelle compagnie italienne. Selon les indiscrétions de la presse, Alitalia serait scindée en deux, une nouvelle société intégrant les activités rentables tandis qu'une autre "lestée" des dettes et des activités sans avenir serait mise en faillite.
Source : www.Trends.be, avec Belga








