Manifestation à Paris pour la démocratie au Cambodge
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MANIFESTATION POUR ARRETER LA DERIVE TOTALITAIRE AU CAMBODGE

Les Cambodgiens de France et leurs amis de toutes nationalités sont invités à participer à une manifestation pacifique à Paris pour Protester contre la dérive totalitaire au Cambodge Demander la libération du député Cheam Channy Réclamer le rétablissement de l’immunité parlementaire des députés Sam Rainsy, Cheam Channy et Chea Poch Exiger l’arrêt des mesures répressives contre l’opposition démocratique par le biais d’un système judiciaire aux ordres du gouvernement.

Les manifestants demanderont au gouvernement français de veiller au respect des Accords de Paris de 1991 qui garantissent un véritable processus de démocratisation au Cambodge. Ils lanceront un appel à la communauté internationale et à tous les pays donateurs pour aider au renforcement de la démocratie sans laquelle le Cambodge continuera de sombrer dans une pauvreté croissante en dépit d’une aide internationale massive mais mal utilisée à cause de la corruption.

Plus que de charité le Cambodge a besoin de bonne gouvernance. La bonne gouvernance – qui signifie notamment Etat de droit, transparence des décisions publiques, redevabilité des dirigeants envers les représentants élus du peuple, lutte systématique contre la corruption – va de pair avec la démocratie. La démocratie implique nécessairement un système de pouvoirs et contre-pouvoirs, ce qui suppose l’existence d’une opposition forte et vigilante. En cherchant à museler ou à éliminer l’opposition, le gouvernement actuel de Phnom Penh ne fait pas que détruire la démocratie: il encourage et perpétue la corruption, accélère le pillage du Cambodge et prolonge les souffrances du peuple khmer.

TOUS ENSEMBLE ALLONS MANIFESTER

Dimanche 20 février 2005, à 14 heures 30 Place du Trocadéro (Paris 16 ème)
OC Ocram Regular ·
CAMBODGE Le chef de l'opposition a perdu son immunité La «fuite à Paris» de l'opposant khmer Sam Rainsy Le dirigeant de l'opposition cambodgienne Sam Rainsy, poursuivi par la justice dans son pays, est arrivé à Paris hier. Chef du Parti Sam Rainsy (PSR) et plus farouche critique du premier ministre cambodgien Hun Sen, il avait quitté Phnom Penh jeudi après la levée de son immunité parlementaire.

Sam Rainsy est un habitué des coups d'éclat mais cette fois, il a fait fort. A peine l'Assemblée nationale – qui tenait jeudi à Phnom Penh sa séance de rentrée – venait-elle de voter la levée de son immunité parlementaire que le chef de l'opposition cambodgienne filait à l'aéroport, escorté par des diplomates américains. Direction Paris, via Singapour et Bangkok, où les autorités n'ont pas souhaité accueillir le bouillant politicien. Celui-ci a justifié son départ précipité par les menaces pesant sur sa sécurité et par la nécessité d'«alerter les pays fournissant une aide au Cambodge sur la situation potentiellement explosive» qui prévaut dans le pays.

Privé de son immunité de député, Sam Rainsy encourait une condamnation pour diffamation réclamée par son plus farouche adversaire, le premier ministre Hun Sen. En janvier 2004, Rainsy avait accusé le premier ministre d'avoir projeté de l'assassiner ainsi que quatre autres personnalités de l'opposition. Jeudi, deux autres députés du Parti Sam Rainsy (PSR) ont été privés de leur immunité parlementaire. Quelques heures plus tard, l'un d'eux, Cheam Channy, a été arrêté et accusé d'avoir créé une milice anti-Hun Sen.

«La situation économique et sociale se dégrade au Cambodge où la corruption est la racine du mal», martèle Sam Rainsy, interrogé hier par Le Figaro à son arrivée à Paris. «En réclamant des réformes, l'opposition est l'étincelle qui peut faire exploser le baril de poudre : c'est pourquoi on veut nous bâillonner», dit-il. Il affirme avoir craint une «mise en détention provisoire, au cours de laquelle, au Cambodge, tout peut arriver... Je ne rentrerai qu'après avoir reçu ma convocation au tribunal et étudié les charges qui pèsent sur moi», précise l'opposant khmer – cible, en 1997, d'un attentat meurtrier à la grenade qu'il accuse Hun Sen d'avoir organisé.

La «fuite» de Sam Rainsy survient après une longue suite de péripéties politiques. En juillet dernier, le Parti du peuple cambodgien (PPC) de Hun Sen, héritier du Parti communiste, parvenait à nouer une coalition avec le parti royaliste Funcinpec de Norodom Ranariddh, un des fils de Sihanouk, par ailleurs président de l'Assemblée nationale. Le Cambodge avait été privé de gouvernement pendant un an !

«Ranariddh s'est vendu à Hun Sen», avait alors clamé Sam Rainsy. «J'ai la preuve qu'il a signé un contrat de 27 millions de dollars pour la construction de la nouvelle Assemblée nationale alors que, selon le devis, son coût n'est que de 13 millions», avance Sam Rainsy qui a intenté des poursuites pour corruption – restées sans suite – contre le fils aîné de Sihanouk. Celui-ci est particulièrement amer d'avoir été écarté du trône au profit de son demi-frère Norodom Sihamoni, en octobre dernier, après l'abdication du souverain. Rainsy avait alors amené à Sihanouk – qui séjournait en Chine pour raisons médicales – un prétexte tout trouvé pour se démettre en évoquant la perspective de manifestations à son retour au pays...

Les Etats-Unis ont «fermement condamné» jeudi la levée de l'immunité de Sam Rainsy et de ses deux partisans et évoqué des mesures de rétorsion contre les dirigeants du PPC.

Sam Rainsy – qui conserve sa nationalité française – déplore en revanche «une politique française à l'égard du Cambodge peu claire et peu audible». Il compte mettre à profit son séjour à Paris pour tenter, lui, de se faire entendre

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