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Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé.
Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire.
Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse.
Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances.
La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free.
L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes.
Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro
Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon.
Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint.
Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique.
Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix.
S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place..
Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés.
Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local.
N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie
Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo.
En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques)
De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
3 -Voyageuse avertie
Sa règle numéro est une organisation logistique irréprochable. Part souvent avec mari et enfants et le confort doit être réel sans excès bien sûr. Recherche assidument les bons tuyaux concernant la location de voitures, de camping car etc…
Equipement de bon aloi, très peu carrouf, et plutôt vieux campeur. Adepte des randonnées, des marches brèves ou des treks plus longs, rien n’est laissé au hasard avant le départ. Durant le voyage, une certaine improvisation (horaires des repas par exemple) existe pour avoir un sentiment de liberté.
Sa valise de type sac à roulettes Delsey est bien agencée entre produits de beauté basique.de chez Arden et vêtements robustes confortables, seyants. L’essentiel sera une paire de chaussures de qualité.
Un matériel photographique conséquent sera de la partie ainsi qu’une clé usb.
Elle aime découvrir les horizons lointains Amérique (les parcs), la Patagonie, pourquoi pas et des destinations européennes pour de plus courtes vacances.
Sentimentalement, elle se ressource auprès de son mari qui a une autre saveur en vacances et ne jette pas de regards concupiscents vers d’autres mâles en sa présence.
Elle travaille et ses hautes responsabilités l’épuisent nerveusement. Elle ne travaille pas : son foyer à temps plein l’épuise nerveusement aussi et la carte gold de son mari permet de choisir du bon matos pour les vacances.
Ses lectures favorites :Mahusier, précurseur des voyages en famille.
Une vie saine dans un corps sain, donc ne fume pas. Une femme aisée de qualité d’un commerce agréable, civique et respectueuse.
Elle se reconnaitra car très éclectique, elle parcourt les rubriques et est emplie de tolérance.
4 -La voyageuse intellectuelle
Facile à repérer, elle se déplace volontiers seule en sac à dos ou bagage sobre à roulettes.
Peu gênée par l’encombrement de ses affaires de toilette, car elle se lave soigneusement et rapidement et un simple savon fera l’affaire. Ses cheveux sont fréquemment attachés en une queue de cheval, et elle porte un simple jean et pull col roulé. Chaussures plates et confortables pour de longues marches allant de monuments en église et musées.
Son maître mot : je suis pratique.
A besoin d’un confort tout relatif puisque chez elle c’est la tête qui l’emporte.
Incollable sur la politique, l’histoire, l’économie du pays visité, elle ne se renseigne pas sur le forum ou simplement pour une ville bien définie.
Volontiers bêcheuse, cultivée, elle ne fraye pas avec tout le monde.
Son voyage doit lui laisser impérativement une somme de connaissances qu’elle jubile de pouvoir additionner à son savoir déjà grand. Elle pratique une autre langue avec aisance. Une vraie littéraire. Elle lit Lacarrière, Schnitzler, Narayan L’aventure d’un soir ne l’intéresse pas mais une longue discussion dans un bar la passionne et la fait vibrer.
Si elle est célibataire, elle se ronge volontiers les ongles car elle est de nature anxieuse. Apaisée par une présence masculine virile et intelligente, elle s’épanouit.
Un rien sauvage, en avion, elle reste plongée dans son livre, mange d’un air distrait son plateau repas.
Elle voyage rarement sur des destinations lointaines et privilégie la qualité à la quantité et donc, quand elle connait un pays, c’est à fond.
Elle part rarement à l’aventure ou au p’tit bonheur et a souvent un point de chute chez une connaissance.
Ne fume plus.
Elle se reconnaitra parce qu’elle a un œil rapide et efficace et lira la rubrique en pinçant les lèvres devant tant de sottises.
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5- Voyageuse illuminée
Manque cruellement d’organisation tant elle est imprégnée de rêves. Se veut à la recherche de son moi, mystique et douloureuse elle se régénère facilement en Inde. En quête d’ashram, de massage ayurvédique et d’huiles essentielles elle erre sur vf. Douce dans la vie, elle déteste la moquerie et est très facilement blessée. Sa quête spirituelle la mène en Inde, au Népal, au Tibet. Ses livres préférés sont : « pratiquez le yoga en vingt leçons », « 365 méditations quotidiennes», « l’harmonie intérieure » du Dalai Lama
Son studio fourmille de petites bougies et bâtons d’encens. Elle achète ses produits de beauté chez l’occitane ou bodyshop et s’habille au comptoir des cotonniers quand ses finances sont au beau fixe ou à la friperie indienne de son quartier.
Parfois en arrêt maladie pour dépression, elle a tenté le cri primal et la constellation comme thérapie alternative.
Elle ne ferait pas de mal à une mouche et ne croit plus à l’amour humain. Ses expériences amoureuses s’achèvent rapidement et elle ne comprend pas la « méchanceté et l’égoïsme de l’homme ».
Elle écoute le dvd « la plainte de la baleine » en sourdine. Volontiers végétarienne stricte, elle est mince, pâle, les yeux cernés.
Elle a Une Grande Amie, l’unique, qui la comprend.
Elle est adepte de l’écologie et du tourisme équitable sans trop savoir pourquoi.
Elle a vécu l’expérience yourte en Ardèche il y a trois ans mais ne souhaite plus réitérer. Elle est frileuse.
Elle se reconnaitra, parce qu’elle est si désœuvrée qu’elle lira la bonne rubrique et se sentira bafouée, un peu en colère et incomprise
6 -La voyageuse blette
En référence aux poires dont la chair s’est ramollie et tâchée mais qui garde un bon goût, la voyageuse blette peut être la mère de l’illuminée, de la sportive ou de l’aventureuse.
Elle voyage en conjugo mais aussi seule si elle est veuve, divorçée ou détient un mari pantouflard qui se trouve soulagé quand sa femme lui fait des vacances lorsqu’ elle y part.
Adepte du groupe, elle ne présente pas d’intérêt majeur puisqu’elle le suit bien contente de sortir de son environnement habituel..
Lorsqu’elle voyage seule, elle recherche de préférence une compagne de voyage de son âge sur le site, voir un compagnon ayant un même goût pour le pays choisi.
Elle ne porte plus de sac à dos, son dos ne lui permet plus les lourdes charges et s’équipe à roulettes. Pas encore le fauteuil mais ça viendra tant son désir d’évasion est intense.
Elle a acquis, parfois, un camping-car qu’elle gare dans son jardin ou sur un lieu de gardiennage payant quand il dépare trop ledit jardin.
Durant les mois de froidure elle émigre vers des pays de soleil et durant les mois d’étés vers les pays dit de l’est.
Bavarde, curieuse elle noue facilement le contact. Sa timidité originelle ayant fondu avec l’expérience du temps.
Quand elle ne possède pas de camping-car, elle s’envole vers les pays asiatiques, prépare soigneusement son voyage en utilisant le moteur de recherche ce qui lui évite d’être prise pour une buse inexpérimentée.
Elle choisit des logements confortables, s’offre quelques luxes, et utilise les services d’un chauffeur sans barguigner sur le prix pendant dix ans.
Elle achète des œuvres locales, belles et chères.
La durée de son séjour se mesurera à la longueur de ses racines : 1 cm = un mois.
Quand elle est de condition modeste, elle part au long cours si rien ne la retient en France. Atteinte d’un jeunisme larvé, elle se plaira en compagnie de jeunes voyageurs qui la trouveront joyeuse, amusante, pittoresque et dont le compliment « vous ne faites pas votre âge » la comblera d’aise.
Elle lit beaucoup et dans sa bibliothèque se cotoient les œuvres de Nerval et les écrivains étangers qu’elle adore découvrir.
Son appartement est cossu, facilement bon chic, bon genre et si c’est une retraitée modeste, Ikéa cotoiera le secrétaire en noyer hérité du grand-père.
Elle fume, s’est arrêtée, a repris, s’est arrêtée, a repris.
Elle se reconnaitra et en rira.
.../...
Je crois qu'on est à 7
La minette « all include » et plus si affinité.
Montréalaise destination ‘la république’
Européenne destination Djerba
Elle ne part que si les forums lui ont confirmé que l’animation était au top, parfois seule, parfois avec sa meilleure copine, surtout si c’est pas vraiment un canon, faudrait pas qu’elle concurrence.
La valise à roulettes limite surpoids comprend 1 ou 2 tenues par jour, le petit débardeur à bretelles, le short mini, pour lesquels elle a bien sur posé la question sur divers forums.
Parmi ces questions, elle s’est renseigné sur le harcèlement, pour etre sure qu’elle n’y échapperait pas.
Un autre forum lui a appris que Rachid n’était pas sérieux, mais que Momo, alias Mohamed, faisait l’unanimité.
La voilà sur la passerelle de débarquement, a elle l’aquagym, les cours de djambé, la bronzette au bord la piscine, et les animations de début de soirée, pour répérer les étalons, (mais ou est donc Momo ? ne serait ce celui qui est entouré d’allemandes ? qui restent 15 jours, les tricheuses !!), et la boite pour conclure, pas de temps à perdre (7 jours, 8 nuits dont 2 dans l’avion).
Elle a bien flirté avec le barman de la piscine, mais comme elle trouve que le premier soir c’est trop tot, elle a vite été mise à l’écart.
Le lendemain n’est pas très glorieux, elle fait le siège du bar, mais l’élue de la nuit, elle, pavane et lui fait de l’ombre.
Pour la suite de la semaine, se reporter à votre forum de vacances au féminin favori, ceux qui assurent le service après vente, avec les sujets inter(minables), « choum a cuba », « mariage en tunisie » « qui est sorti avec Rachid », « comment téléphoner pas cher », » envoyer de l’argent par WU » etc…
Elle ne fumait pas avant de partir, mais certaines, l'ennui aidant s'y sont mis !
Elle ne se reconnaitra pas dans cette description, car elle a une autre idée d'elle …
7-Voyageuse sportive
Elle voyage léger pour ce qui est du sac qui va en cabine avec elle. En soute, on peut distinguer en housse soit le vélo, soit la planche de surf. Adepte de tous les sports, hors de son pays elle affectionne la plongée. Elle pédale aussi et randonne.
Incollable sur les barres énergétiques et les aliments lyophilisés, elle aime par-dessus tout le petit carré de chocolat qui la revitalise en un rien de temps et les tablettes du même nom sur l’abdomen des hommes qu’elle consomme avec un bel appétit hygiénique.
Elle est jolie, musclée, adore les spots de surf et les pantalons taille basse laissant apparaître un ventre plat et une chute de rein orné d’un tatouage papillon.
Elle est souriante, caricature pour dentifrice, elle ne voyage pas mais se transporte vers une destination. Biarritz le week-end en alternance avec les murs de Fontainebleau, l’Océanie et Hawai.
Elle travaille dans le marketing d’une multi nationale à Paris car elle n’a rien trouvé d’équivalent à Grenoble où elle a fait ses études, enchaînant le parapente, les via ferrata, le ski, surf . N’est jamais malade et économise avec ardeur pour atteindre son objectif : encore le sport.
Voyageuse amusante, un rien vide, ne prend jamais la tête à quiconque. Si ses parents ont lu London, Frison Roche, elle, ne lit pas.
Très dynamique, l’écologie n’est pas son truc même si elle est un peu honteuse d’avoir laissé, il y a dix ans, quelques bouteilles d’oxygène lors de son expédition Everest avec son groupe Himalaya.En tout cas, elle est attentive à la vie des coraux et possède d’ailleurs l’appareil photo idoine.
Ne fume pas, ne boit pas d’alcool, fait son jogging avant de prendre le métro, déjeune d’une salade verte et dine d’une salade de tomate-œuf-dur-pomme.
Ne se reconnaitra pas car vient très peu sur ce site.
Le voyageur aventureux
Entre deux cdd ou même carrément démissionnaire le voyageur aventureux part avec un bel appétit vers les lointaines contrées. Il est attiré par l’Amérique du sud, Pérou, Bolivie Argentine Patagonie.
Le nord de l’Inde, le Népal ont ses faveurs également. On le voit aussi en Thaïlande mais ce n’est pas tout à fait le même type de voyageur. Exotisme certes mais en moins aventureux.
Imprévoyant, il furète sur le forum à la recherche de la bonne combine pour ses visas. Il n’hésite pas le projet fou, partir en scooter ou en mobylette voire en vélo.
Il a un sac à dos bien pourri prêté par un pote, parce que les potes y’a que ça d’vrai.
C’est un baroudeur, qui a pris la peine de retenir quelques mots du dialecte local. Parfois il trimballe sa guitare ou sa flûte et les enfants l’adorent.
Il ne sent pas la rose tous les jours mais l’inconfort d’une situation ne le gêne pas. Voyager sur le toit d’une jeepney, rouler dans les vagues et se sécher au soleil de la plage suffisent à son bonheur.
Pour lui qui a tout lu de Bouvier et qui aime –Katmandou- de Barjavel, l’aventure est synonyme de danger, enfin presque, mais pour que ce soit parfait il lui faut un évènement qu’il ne peut vivre chez lui (contrôle de police houleux, singe chapardeur etc..)
Le voyageur aventureux ne passe jamais au travers de la tourista, il est sur le flanc pendant huit jours et repart de plus belle.
Son sac à dos se remplit de trésors tels l’étoile de mer pas très bien séchée qui embaume, le caillou lisse, les beedies, le lungi ou une kurta quand il va en Inde.
Quand il est très jeune, il fait appel à Western Union parce qu’il n’a plus un rond et quand il a pris du galon, il se sert de sa carte bleue en multitude de petits retraits qui vont lui couter cher et dont il pourra se plaindre sur le forum.
Quand il part au long cours, il laisse son appartement à un pote parce qu’il est généreux. Il a rarement une assurance et croit en sa bonne étoile.
L’étoile, d’ailleurs, il ne la cherche pas spécialement mais lorsqu’une jeune étrangère, anglaise, suédoise, allemande, italienne croise son chemin, il arrive qu’ils cheminent ensemble quelques jours.
Le voyageur aventureux est rarement amoureux parce que les jeunes femmes nuisent à sa liberté essentielle, aller où bon lui chante, sans horaire et sans contrainte.
Il fume un peu tout..
Il se reconnaitra car lit tout ce qui lui tombe sous les yeux, mais sûrement tard dans la nuit.
Le voyageur averti
On le rencontre de plus en plus souvent, le voyageur averti se reconnait aux renseignements précis qu’il transmet.
Il est l’homme du plan. Pas les bons plans, non, non, le plan.
Il est de deux types. Motorisé ou non. Souvent nanti d’enfants et sa responsabilité de chef de famille l’entraîne à vérifier des points précis quant aux logements et au moyen de transport du pays visité.
Il est souvent cadre-salarié d’une entreprise ou encore chef d’entreprise.
Doué en informatique et tout ce qui finit en ique (n’y voyez aucune allusion grivoise), il part avec un matériel photographique parfaitement adapté à la situation et trouve des cyber cafés pour communiquer avec la famille restée au pays.
Ses destinations favorites seront les Grands Nords aux espaces inviolés (Canada, Island, Spitzberg etc..) ou, quand l’argent, qui reste le nerf de la guerre, n’offre pas le budget requis, l’Asie.
Nanti d’enfants, aucun problème, il s’adapte à leur rythme. Choisit les activités alternant découverte et plages. Avec les enfants, le budget devient conséquent et il assure, certain d’offrir le meilleur pour leur ouverture d’esprit. Quand l’adolescence pointe son nez, le jeune ne suivra ses parents que sur destination où il sera sûr de ne pas s’ennuyer, sinon, il préférera partir avec ses copains.
Pointilleux sur la santé, le voyageur averti qui a charge de famille, en connait un brin sur l’état sanitaire et la prévention des pays qu’il a ou va parcourir.
Il loue, quand il ne le possède pas, de grands engins de type 4x4 ou camping-car, qu’il adore conduire.
Il connait sa route soit par les cartes et il aura tracé le trajet, soit en rentrant les données gps considérant cet objet technologique comme un jouet amusant et fiable.
C’est un homme reposant, sûr qui apprécie les mets locaux et fait partager à ses enfants ses enthousiasmes.Il explique, explique, explique.
Quand il en a plein les bottes, il reste à l’hôtel avec un bon bouquin de Kapuscinski ou de Burguess ou fait la sieste.
Le voyageur averti qui se différencie du voyageur intellectuel, n’aime pas beaucoup les musées.
Côté sexe, il n’est pas très imaginatif et sa femme comble ses souhaits. Il aime la beauté des femmes (celle du calendrier Aubade par exemple). C’est un esthète fidèle.
Les sacs de toute la famille sont bien préparés sous le regard des deux parents. Monsieur ne délègue pas et se veut participant actif. Pas de superflu, il lui faudra peut-être porter..
Lorsqu’il voyage seul, le voyageur averti, planifie à l’avance tant ses journées qui seront remplies, que ces vols intérieurs, les horaires de trains etc…
Il transmet fréquemment d’excellents carnets de voyages agrémentés de somptueuses photos.
Il aime les vêtements confortables, type pantalon velours et méphisto, ne dédaigne une petite griffe discrète sur son pull ou sa chemise.
C’est un gourmet et il prend soin de sa forme. En général a cessé la cigarette mais on peut le voir aussi téter sa pipe.
Il se reconnaîtra, lira rapidement et passera à autre chose
ce pourrait etre : "" Ne m’appelez pas touriste ""
Il a lu tous les forums, mais ne le reconnaîtra pas, il a lu les guides mais en cachette et il les a jeté, il crache dessus (sur les forums qu'il ne fréquente pas ), il n’est pas un touriste, juste un « voyageur » (mais est-ce bien’ in’, roots, c’est pas mal non plus, mais comment le placer ?).
Il s’est affublé de tous les boboisme en vigueur dans Libé : écolo, équitable, solidaire, respectueux.
Il s’est procuré la panoplie complète chez « nature et découverte », la chemise à manches longues en lin bio, traitée anti moustiques, la lampe de poche à manivelle qui lache au bout de 20 minutes, le GPS qui lui permet de faire porte des lilas, FNAC, sans prendre le métro, mais ou il ne peut surtout pas charger de cartes du Trukistan méridional.
Il se contentera de petits boulots sur le terrain, mais emporte la carte Gold, et quelques travellers, on ne sait jamais, 15 jours, c’est long.
Dés sa sortie d’aéroport, il n’a de cesse de contacter l’habitant, mais le chauffeur de taxi, le réceptionniste du guest house (il avait pris des notes avant de jeter les guides honnis), ne font pas l’affaire, trop contaminés par le tourisme.
Enfin un jeune l’aborde, l’invite à prendre un thé chez le cousin, après avoir acheté la moitié de l’échoppe (tellement authentique et équitable), et quelques volutes plus tard, le voilà devant le raton laveur tandori local, et une invitation à partager la natte de ses hotes.
Sa migraine sera traitée par une bonne douche au Novotel local, (ben oui, le guest house???, sa mère l'avait prévenu) ou il va se réfugier après cette escapade aventureuse, qui fera l’objet, après enluminures et censures multiples d’un superbe carnet de voyages, spammé sur tous les forums de voyageurs au long cours (pas sur celui des gueux) .
Il a fumé, ............. il a été malade !
Il ne peut se reconnaître, il n’avouera jamais regarder VF.
"A toi aussi d'imaginer (j'ai vu que tu te débrouillais pas mal avec ou sans aspirine)[;)]
Tu peux imaginer le couple qui a réservé l'hôtel depuis la France, ou celui qui le cherche.. celui qui cherche un restaurant, (Madame veut des fruits de mer, Monsieur des pâtes), Madame qui veut la bronzette, Monsieur qui s'em.. à mourir sur une plage etc...
A toi la main!
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Bonsoir Dom,
c´est bien parcque c´est toi!
J´ai pris la main (fébrilement) à ta demande et voilà l´esquisse d´une histoire basée sur une rencontre de tes personnages (à définir selon affinités). De là à promettre la suite... faut voir. En fonction des envies et surtout du temps disponible.
Bref, je me jette à l´eau froide.--
Portrait interactif d´un couple - ou plutôt d´un accouplement – de voyageurs imaginés par Pondy surtout... et aussi par Raoulx.
A l´aube d´une journée placée sous le signe des impondérables, le soleil, trouillard, ne voulait pas se pointer, tellement la pollution, cette petite peste, le narguait.
Aéroport FCO (ami lecteur, de quel aéroport s´agit-il là?)…
Mado est rose et hirsute de colère.
Gérard replace sa mèche rebelle et s´en fume une malgré les panneaux d´interdiction, ce n´est pas à lui qu´on va la faire cette fois. Gérard vit libre. Du moins… le pense-t-il.
C´est la 7ème grève d´Alitalia ce trimestre. Il fallait que ca tombe sur eux cette fois. Et à leur insu qui plus est!
Ami Vfiste, ne te méprends pas. A ce stade de l´histoire, Mado et Gérard ne se connaissent pas encore. Mais ca ne va pas tarder.
As-tu hâte de connaitre la suite de ces péripéties? Si oui: tape sur la touche *, sinon: tape sur la touche + pour continuer.
Bien que Mado ne soit plus rose, mais rouge de haine contre tous les Italiens de la terre et des environs (ex colonies), contre Mussolini parce que c´était un faciste, Fellini parce qu´elle ne comprend pas ses films, les raviolis parceque le total des calories est tout bonnement indécent, Ferrari parceque le rouge est indubitablement le même que celui de ses joues au feu inassouvible; bien que Gérard regrette de rater sa rencontre astronomie sur le Mont Nebo, donc... dis-je, malgré cet Himalaya de frustration encore jamais atteint (de mémoire de voyageur), le personnel au sol poursuit la grève prévue pour ces congés de Pâques gâchés d´avance.
Mado traine sa colère, Gérard promène sa déception au guichet Alitalia.
Ami forumiste, celà vaut-il vraiment la peine qu´on persévère? Quelle âme charitable s´intéresse-t-elle aux destins croisés de Mado et Gérard?
Agathe
(...)
Modeste suite du portrait interactif d´un couple de voyageurs.
(Pour l´instant, il n´a pas grand monde d´actif. J´en déduis qu´on en restera peut-être là, merci quand même!)--
Au guichet Alitalia, c´est tout sauf la Dolce Vita. Les hôtesses s´affairent contre vents et marées d´aigris et de râleurs.
Mado fulmine et prend Gérard à parti, puisqu´il attend au même titre qu´elle, mais sans perdre son sang-froid, lui. C´est bien connu, les hormones mâles, prenons la testostérone par exemple, agissent parfois en dépit du bon sens naturel. En l´occurrence, elles laissent Gérard en paix. C´est Mado qui semble avoir être victime d´une surdose de détest-ostérone.
Mado voit ses perspectives de shopping à Miami diminuer d´heure en heure. Alors que le cours du Dollar est si avantageux (elle l´a lu dans les Echos... encore indépendants, donc c´est que ca doit être vraiment vrai. Elle ne lit généralement pas les Echos mais c´était le dernier magazine disponible dans la salle d´attente du dentiste), elle a l´impression que le monde et Wall Street s´écroulent sous ses mocassins Tods.
Avant qu´elle n´assomme l´hotesse de la compagnie aérienne avec son sac Prada, Gérard décide de faire, une fois de plus, preuve de courage civique. Il vient en aide à cette otage des grèves, au bord de la crise de nerfs et de l´apoplexie.
Une demi-heure plus tard, le différent reglé, les passagers rebookés, Mado relookée grace à son kit de poche Lancôme, Gérard propose à cette dernière de prendre leur mal en patience et un café au bar voisin.
Frères et soeurs Vfistes, faites votre choix entre la touche * et la touche +.
Etant donnée l´unanimité des “tapeurs” de + (bien cachés!!!!), suivons un bref moment encore Mado et Gérard dans leurs aventures italiennes.
L´espresso ayant fait des merveilles, Mado a retrouvé ses esprits et sa nouvelle carte d´embarquement. Elle prendra le vol AZ455 qui partira avec 3 heures de retard sur l´horaire prévu. Gérard lui devra patienter 45 minutes supplémentaires pour le vol AZ211 en partance vers Amman. D´ici là ils auront sans doute le temps de s´échanger les numéros de téléphone respectifs.
Qu´en penses-tu, toi, ami de ce forum? Si tu es pour, tape s´il-te-plait sur la touche +, si tu es d´avis que cette histoire doit en rester là, tape sur la touche *.
Voilà Mado et Gérard soudés à jamais au sortir de cette épreuve sans commune mesure, grandis et aussi… plus impatients que jamais de savoir ce qu´aura décidé le lecteur Vfiste.
(à suivre? pas forcément on est bien d´accord)
Agathe