Réchauffement: petite idée à creuser?
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KH
bonjour, en ces temps de prise de conscience me vient une pensee ; en partant du constat que plus on va vite, plus on brule de carburant (rapport aux forces de frottement qui ne sont pas proportionelles a la vitesse, je laisse ca aux matheux 🤪 ), seriez vous pret a voyager moins vite ? (au lieu de 900 km/h, mettons 500, mais ca se discute, quitte a prevoir une escale de repos en plus ...), et en plus on paierait moins cher la surtaxe carburant, enfin si les compagnies jouent le jeu 🙁 . perso, je serai pret a passer 4 ou 5 heures de plus pour aller en asie, si ca peut aider . et comme les petits ruisseaux font les grands fleuves ...😇
yad rupam sad shunyata yad shunyata sad rupam
SL Slasherfun Globetrotter ·
Certes, mais c'est pas aussi simple que ça. En avion, la vitesse fait également la portance. Or pour voler plus haut (donc avoir une résistance à l'air plus faible), il faut aller plus vite pour avoir une portance égale (bah oui puisque y'a moins d'air). Donc certes en théorie voler moins vite fait consommer moins, mais dans les faits cela demande également de voler moins haut et donc d'avoir une résistance à l'air plus élevée...

Ensuite certes si ça consommait effectivement moins les compagnies devraient baisser la partie carburant du billet, mais l'augmenteraient d'une autre part pour payer les PNC et PNT sur une durée de vol plus longue, pour payer les contrôles d'avions plus fréquents qui se comptent en nombre d'heures de vol, pour payer les appareils supplémentaires (bah oui, fini les rotations en 24h y'a plus le temps), etc...

Donc pas très réalisable à mon goût 🙂
Contributions CC BY-SA
AL Albathor Veteran ·
De toute façon, ce n'est pas la peine de se prendre trop la tête, car sur un plan purement technique, dire qu'on consomme moins quand l'avion va moins vite (500 km/h contre 900) est faux :

D'une part, aucun avion de ligne ne peut voler à 500 km/h à haute altitude. Le domaine de vol est très restreint et plus on monte, plus la vitesse minimale est proche de la vitesse maximale. La vitesse de croisière se situe entre les deux, afin de conserver une marge de sécurité des deux côté.

D'autre part, en réduisant la vitesse, certes on réduit la consommation horaire, mais on vole aussi plus longtemps et on pollue donc moins à la minute mais pendant plus de minute. il n'est pas judicieux de parler de consommation horaire mais de consommation distance (c'est-à- dire de consommation par kilomètre parcouru) et il se trouve qu'en diminuant la vitesse, on arrive à un point de consommation distance minimal, que l'on appelle le maxi-range, puis la consommation distance ré-augmente à mesure qu'on diminue la vitesse, d'autant que rapidement la consommation horaire ré-augmente elle aussi, faisant là augmenter considérablement la consommation distance. En effet, un avion volant lentement consomme énormément car il vole en situation instable appelée second régime, domaine de vol présentant la particularité de nécessité beaucoup de poussée, et de plus en plus à mesure que la vitesse diminue.

Enfin, les altitudes auxquelles les avions consomment le moins sont les altitude élevées (>35.000 pieds) et qu'à ces niveaux, sauf cas très particulier, les avions volent déjà aux vitesses où la consommation distance est la plus faible possible, ou à une vitesse très proche.

Il n'y a donc rien à creuser de ce côté, là, désolé !

😉
AI Airborne Veteran ·
Il n'y a donc rien à creuser de ce côté, là, désolé !

Sans doute pas en long courrier et avec des appareils existants (qui sont évidemment optimisés pour leur mission).

Mais je me souviens qu'EasyJet avait l'an dernier suggéré aux avionneurs de développer un avion court-courrier optimisé faible consommation / émission CO2, au prix d'une vitesse de croisière optimale réduite à Mach ~0.75 (ce qui aurait peu d'incidence sur les temps de rotation quand les segments sont courts):

http://www.easyjet.fr/FR/Actualite/easyjet_ecojet.html

Je ne sais quelle suite a été donnée à cette demande: s'agit-il d'un projet réaliste ou bien d'une pure opération de com' ?
KH Khunsouky Regular ·
De toute façon, ce n'est pas la peine de se prendre trop la tête, car sur un plan purement technique, dire qu'on consomme moins quand l'avion va moins vite (500 km/h contre 900) est faux :

D'une part, aucun avion de ligne ne peut voler à 500 km/h à haute altitude. Le domaine de vol est très restreint et plus on monte, plus la vitesse minimale est proche de la vitesse maximale. La vitesse de croisière se situe entre les deux, afin de conserver une marge de sécurité des deux côté.

D'autre part, en réduisant la vitesse, certes on réduit la consommation horaire, mais on vole aussi plus longtemps et on pollue donc moins à la minute mais pendant plus de minute. il n'est pas judicieux de parler de consommation horaire mais de consommation distance (c'est-à- dire de consommation par kilomètre parcouru) et il se trouve qu'en diminuant la vitesse, on arrive à un point de consommation distance minimal, que l'on appelle le maxi-range, puis la consommation distance ré-augmente à mesure qu'on diminue la vitesse, d'autant que rapidement la consommation horaire ré-augmente elle aussi, faisant là augmenter considérablement la consommation distance. En effet, un avion volant lentement consomme énormément car il vole en situation instable appelée second régime, domaine de vol présentant la particularité de nécessité beaucoup de poussée, et de plus en plus à mesure que la vitesse diminue.

Enfin, les altitudes auxquelles les avions consomment le moins sont les altitude élevées (>35.000 pieds) et qu'à ces niveaux, sauf cas très particulier, les avions volent déjà aux vitesses où la consommation distance est la plus faible possible, ou à une vitesse très proche.

Il n'y a donc rien à creuser de ce côté, là, désolé !

😉 🙂 bonjour, depuis le jour ou j'ai demarre ce post, le baril est devenu un peu fou 🤪 . Je me permet de citer quelqu'un qui semble bien place sur ce sujet de la vitesse des avions et des economies possibles (en l'occurence M. Ville, president de l'academie de l'air et de l'espace ) qui a tenu les propos suivants :..Ainsi, si les avions ne volaient pas à Mach 0, 85 (un peu plus de 1.000 km/h) comme c'est le cas aujourd'hui, mais à Mach 0, 7 (835 km/h), des économies de 25 à 30% seraient possibles", souligne M. Ville .... http://fr.news.yahoo.com/afp/20080620/tbs-transport-aviation-aeronautique-petr-f41e315.html J'etais pas loin... tout ceci pour dire que je serai pret a voyager moins vite, et meme a faire des escales supplementaires (voir la suite de l'article), et pourquoi ne reviendrait on pas aux helices, qui certes, vont moins vite, mais sont egalement moins gourmandes (regardez l'A400 par exemple) . (perso, j'ai toujours trouve le constellation magnifique) Les temps changent, a chacun d'etre imaginatif...😉
yad rupam sad shunyata yad shunyata sad rupam
MI Michelzen Globetrotter ·
T'inquiéte pas les Cies ont déjà mis en place ce qui est techniquement et economiquement possible, souvent c'est peanuts (avec les machines existantes bien sur)

L'avenir n'est pas la !
Bon voyage et surtout voyagez zen! Michel France (85)

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