Travel journals · Amérique du Sud
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PE
Pepifleuf 13 years ago · Nikode
Carnet et budget en Bolivie et à San Pedro de Atacama
Il y a un an, un mélange d'excitation et d'appréhension m'envahissait: nous partions pour un séjour de 3 semaines en Bolivie, nord chilien et île de Pâques. M'étant énormément inspirée sur ce forum, voici enfin mon retour afin d'aider si besoin de futurs voyageurs.

Concernant l'itinéraire: J1: Arrivée à La Paz début d'après-midi. Visite de la ville, nuit sur place J2: Avion pour Sucre en matinée. Visite de la ville, nuit à Sucre J3: Marché de Tarabuco + Sucre J4: Journée dans une communauté où je parraine en petit garçon puis bus pour Potosi en soirée. Nuit à Potosi J5: Potosi, visite de la ville, des mines et du musée de la monnaie. Bus de nuit pour Tupiza J6: Rando Tupiza J7 à J10: Sud Lipez + salar d'Uyuni J11: journée à Uyuni. Transfert le soir pour San Pedro de Atacama J12 à J15: San Pedro de Atacama (avec diverses activités) J16: Bus pour Valparaiso J17 et 18: Valparaiso J19 à J22: Ile de Paques J23: Ile de Paques et vol pour Santiago del Chile J24: retour en France

Mes regrets sur ce parcours: trop peu de temps en Bolivie. Nous n'avions pas prévu de passer autant de temps à San Pedro de Atacama, et même si nous ne le regrettons pas car c'est une très belle région, nous aurions aimé passer plus de temps en Bolivie et dans la région de Tupiza en particulier. Nous avions prévu le début du parcours au pas de course et voulions nous reposer avant d'attaquer le sud Lipez. Malheureusement des évènements hors de notre volonté ainsi que, des potentielles grèves à Uyuni nous ont fait partir plus vite que prévu de Tupiza. Ce n'est qu'à San Pedro que nous avons enfin pu nous reposer, c'était temps.

Mes coups de coeur: - Le salar d'Uyuni au lever de soleil - Les lagunas verde et colorada du sud Lipez - La rencontre avec les mineurs de Potosi - Le marché de Tarabuco - La quiétude de San Pedro de Atacama - Le musée à ciel ouvert de Valparaiso - La magie de l'île de Pâques - ....

BUDGET :Avion :Lyon – La Paz (Bolivie) / Santiago del Chile – Lyon : 1200€ L’île de Pâques (aller-retour) : 400€ La Paz – Sucre : 60€ Taxi de l’aéroport de La Paz au centre-ville : 50Bs Taxe aéroport de La Paz pour un vol national : 28Bs Taxi aéroport de Sucre au centre-ville : 25BsBus :Sucre – Potosi : 25Bs - 3h30 Compagnie Trantil del Rey

Potosi – Tupiza : 40Bs - 7h30 trajet de nuit Compagnie Boqueron en bus semi-cama

Aller-retour à Tarabuco : 16Bs - 1h

Transfert en 4x4 de Uyuni à San Pedro de Atacama : 30$ Départ vers 18h d’Uyuni, nuit à 22h environ dans un refuge dans le sud Lipez. Départ le lendemain matin à 6h, arrivée à la frontière à 8H. Petit déj, bus à 9h pour San Pedro. Arrivée au Chili à 10h30. Moins cher en bus, mais plus long et horaires incompatibles avec les notres.

San Pedro à Calama: 1 000 ou 2 000$ch - 1h30?

Calama à Valparaiso: 25 000$ch - 22h

Compagnie Tur Bus, en semi Cama

Les trajets depuis San Pedro pour Valparaiso sont à 35 000 en semi-cama ou 45 000 en cama. L'escale à Calama permet de réduire ce prix à 26 000 en semi-cama pour la totalité du trajet.Hôtels :LA PAZ : Hosteria Blanquita : 80Bs Calle Santa Cruz Avec salle de bains. Isolation extérieure moyenne. Très bien situé

SUCRE : Hotel Cólon : 70Bs Calle Cólon Salle de bains commune. Proprios très sympas. A 3 blocs du centre ville (5-10 minutes, mais permet d’éviter le bruit du centre ville)

POTOSI : Hotel Maria Victoria : 100Bs Calle Chuquisaca, 148 Avec salle de bains et petit déjeuner. Bon rapport qualité/prix. Peut organiser la visite des mines de Potosi.

TUPIZA : el grano de Oro : 80Bs Avenida Chichas ? Sur l’avenue de la gare routière à gauche en direction du ventre ville. Chambre dans une maison familiale. La famille est adorable, les petits déjeuners (compris dans le prix) sont les meilleurs mangés en Bolivie. Organise également des tours dans la région et dans le sud Lipez

UYUNI: trou de mémoire. Beaucoup de possibilité de logements.

SAN PEDRO DE ATACAMA: Residencial Vilacoyo Tocopilla, 387 Sanitaires en commun Dans une très jolie maison, les chambres sont autour d'une cour avec plein de hamacs. Très reposant ! Différents styles de chambre, demander d'en voir plusieurs si besoin.

VALPARAISO: Casa Aventura Pasaje Galvez, 11 Jolie maison et belles chambres de 1 à 5 personnes (les chambres à partager sont moins chères) Salle de bains commune, possibilité de cuisiner. Propriétaires très sympas et donnent beaucoup d'infos sur la ville.Excursions :SUD LIPEZ et Uyuni : tour de 4 jours à 4 personnes – 1200 BS avec excursion au panorama de Tunupa. Agence El Grano de Oro, très bonne réputation Repas excellents, voitures en bon état. je recommande !

SUCRE : musée du tissu : 32Bs

POTOSI : - visite des mines : 70Bs - musée de la monnaie : 20Bs

SAN PEDRO DE ATACAMA: tout peut se négocier !

- tour de 3h en cheval : 20 000$ch avec Rancho-Cactus (parle français) - location vélo: 3 000$ch la 1/2 journée avec Atacama Horse Adventure. Avec carte, lumières et kit réparation si besoin) Location pour allée soi-même à la vallée de la lune pour le coucher de soleil (1/2 journée) ainsi qu'à la vallée de la mort (1/2 journée). Possibilité de faire les 2 en un jour, mais très fatigant. - sandsurf: 10 000$ch avec Teckara Tours - observation des étoiles dans un centre astronomique (en français): 15 000$ch

Voici d'autres excursions possibles depuis San Pedro mais que nous n'avons pas faites: - Vallée de la lune: 1/2 journée - Geysers del Tatio: 1/2 journée (départ à 4h, retour à 14h) - Diverses lagunes: 1 journée - Salar d'Atacama

Enfin voici mon site internet où il y aura beaucoup plus de détails sur ce périple: http://www.fleuf.fr/bolivie/ (photos, récits, pages d'informations...) J'espère que ça pourra vous aider, n'hésitez pas si besoin !

La Paz, capitale de la Bolivie

Sucre, la ville blanche

Mine de Potosi, les femmes travaillent à l'extérieur

Flamants du Sud Lipez

Jeu de perspective sur le Salar d'Uyuni

Vallée de la mort de San Pedro de Atacama

Maisons colorées de Valparaiso

Le mystère des Moaïs de l'île de Pâques
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SI
Simon 13 years ago
Tahuantinsuyu - Sur la route des Incas


Tahuantinsuyu - Sur la route des Inca 9 mois de marche pour parcourir 4700 kilomètres de mai 2012 à janvier 2013

Le projet était de traverser à pied de l’ancien et vaste Empire Inca « Tahuantinsuyu ». Un itinéraire long de 5000 kilomètres des vallées peuplées et verdoyantes aux hauts plateaux désertiques et arides, jusqu'aux sommets des Andes à 6000 mètres d’altitude.

Petit résumé :

« Tahuantinsuyu - Sur la route des Incas » est une aventure à pied de près de 5000 kilomètres le long de la Cordillère des Andes. Cette traversée de l'Empire Inca nous a conduit à la rencontre de nombreux peuples, dans des paysages diversifiés et époustouflants. Dictés par nos pas, cette itinérance aussi éprouvante qu'elle a pu être par moments, nous a enivrés durant tout le voyage.

Rythmés par les 4 saisons, nos 9 mois de marche de la ligne de l'Équateur au 32ième parallèle Sud, nous ont fait affronter des climats exigeants, parfois extrêmes. Durant l'été Argentin, nous guettions le moindre coin d'ombre pour nous protéger d'une chaleur caniculaire avoisinant les 60°c. A l'inverse, au cœur de l'hiver, à des altitudes de 4000 mètres, les réveils givrés par des températures de -10 à -15°c, nous glaçaient les os même confinés au fond de nos sacs de couchage. Quant à la saison des pluies en Équateur sur des terrains boueux et détrempés, le plus délicat était de trouver un lieu épargné des eaux pour planter la tente.

Échelonnés de 1000 à 6000 mètres d'altitude, sculptés par les climats, les paysages nous ont illuminé les yeux. Des vallées profondes aux hautes cimes enneigées perçant le ciel, les grandes cordillères andines nous donnaient la sensation d'être minuscule dans ce tableau panoramique. Irréel, l'Altiplano regorgeait d'immensités colorées, des lagunes aux eaux rouges, vertes ou blanches aux montagnes aux roches ocre, jaunes ou vertes. Un autre monde qui nous a transportés dans un univers unique. Dominée par une végétation verdoyante et une faune abondante, l'Allée des Volcans, quant à elle, contrastait par son atmosphère vivante.

Chargé de 7 à 20 kilogrammes d'équipements, de nourriture et d'eau, l'aventure a souvent été physique. Tractant des petites charrettes contenant jusqu'à 10 litres d'eau chacune, dans l'aridité du N.O.A, nous avions alors le sentiment d'être des mules. Les lignes droites des Salars de Uyuni, de Coipasa, ainsi que le désert d Atacama, nous ont mis à l'épreuve jusqu'à épuisement, brûlé par la réverbération du soleil et usé par les kilomètres interminables. Le fleuve Pampas qui nous barrait le chemin, était l'une de nos plus grandes appréhensions. Avec 70 mètres à franchir à gué, c'est conduit par un passeur, que nous avons atteint, sans mal, l'autre rive.

Marqué par 5 pays, notre itinéraire nous a conduits auprès de femmes et d'hommes qui nous ont ouvert leur porte à leur manière. Des Boliviens distants à l'accueil amical des Argentins, de la spontanéité des Chiliens, en passant par la curiosité naturelle des Péruviens jusqu'aux Équatoriens chaleureux, nos rencontres ont été diversifiées. Chacun avec ce qu'il possédait, nous a aidé à poursuivre notre chemin, en nous offrant de l'eau, de la nourriture, un toit pour la nuit ou encore un maté, un coin de cheminée pour nous réchauffer.

Parsemés sur les 4700 kilomètres que nous avons parcourus, les vestiges Inca ont été notre balisage tout au long de notre marche. Présents du début jusqu'à la fin, c'est surtout au Pérou qu'ils ont été les plus nombreux. Des ruines imposantes et majestueuses, comme celles de Curamba ou de Vilcashuamán, dégageaient toujours une atmosphère mystique et légendaire. Reliées entre elles par le Qhapaq Ñan, c'est sur ce chemin historique où l'émotion de marcher sur les pas des Incas a été la plus forte.

Pour lire récit complet, visionner les albums photos, découvrir l'itinéraire détaillé... Rendez-vous sur le site : www.inca.dubuis.net

Bonne lecture, Simon
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HU
Hunbaut 13 years ago · Bleumarine23
Pacaya Samiria: dans la forêt inondée (Pérou)
PACAYA SAMIRIA Dans la forêt inondée

DEPART DE LIMA



Je quitte le confort de l’Appart-hôtel « Peru Star » pour une balade de trois semaines au cœur de la forêt amazonienne, dans la réserve de PACAYA SAMIRIA. Il faut 30 heures de bus pour passer les Andes et atteindre ma première destination : TARAPOTO. A la tombée du jour, la montagne devient rose et le ciel violet. Mais mon estomac n’est pas sensible au spectacle et je découvre in extremis l’utilité du petit sac vomitif fourni à chaque passager !

TARAPOTO

TARAPOTO, j’ai les jambes molles mais je suis heureux de sentir déjà l’ambiance d’une bourgade aux portes de l’Amazonie. Mais je n’y suis pas encore, il reste à descendre le dernier tronçon routier jusqu’à YURIMAGUAS et le rio HUALLAGA, un affluent du MARAÑON (AMAZONE).

YURIMAGUAS



J’aime YURIMAGUAS, la ville est tranquille, colorée et accueillante. Je fais quelques croquis du marché et sur le puerto EL VADO. Pour l’anecdote, la statue sur le port représentait un homme portant un lourd régime de bananes. Des gens ont cassé le régime, il ne reste que l’homme qui semble pris d’une crampe ou souffrir de rhumatisme !



EL ROMANTICO IV

Je traînerais bien encore à YURIMAGUAS mais il est temps d’embarquer sur un bateau de la compagnie EDUARDO qui doit m’emmener à LAGUNAS.



Le bateau s’appelle EL ROMANTICO IV ce qui est bien trouvé. En effet le voyage sur le rio SAMIRIA dure une vingtaine d’heures et se passe allongé dans son hamac en rêvant les yeux mi-clos sur les paysages qui défilent, lentement il est vrai...



LAGUNAS

LAGUNAS semble un peu perdu au bout du monde et épargnée par le tourisme. Super, j’adore ! Le port est à moitié inondé, ce qui n’empêche pas toute une activité autour du va et vient des bateaux.



PERUSELVA et WELINGTON

C’est l’heure de faire connaissance avec MIGUEL, le responsable, et WELINGTON, un des guides de l’agence PERUSELVA.



WELINGTON aura plus particulièrement la noble tâche de me ramener vivant et entier après une quinzaine de jours passés en forêt. Je découvre la petite pirogue qui doit nous emmener jusqu’à notre destination, PASTO COCHA, une crique perdue au milieu du parc PACAYA SAMIRIA.



Comme cette destination ne me dit pas grand chose, je reproduis en vitesse le plan du parc affiché sur un panneau du camp de base.

RAMER

Je croyais pouvoir ramer avec WELINGTON et me faire des muscles qui auraient eu le meilleur effet au retour. La vérité est qu’au bout de 15 minutes j’avais les bras en compote et une seule envie : m’allonger pour faire disparaître les crampes qui me feraient bientôt ressembler à la statue de YURIMAGUAS.



C’est ainsi que j’ai compris qu’il fallait mieux laisser faire WELINGTON et ne pas avoir de complexe à ne rien faire, à regarder autour de soi ou à faire ses petits dessins.



PACAYA SAMIRIA - LA FORET INONDEE

Nous sommes en janvier, c’est le début de la saison des pluies. La forêt déborde d’eau et les terres émergées se font rares.



Passés les 2 premiers gîtes (Poza Gloria et Camotal), le problème est de trouver un coin au sec pour passer la nuit.



Heureusement, perdues au milieu de la forêt, des cases sur pilotis nous offrent un toit et un plancher, j’ai juste l’impression de dormir au milieu de l’eau.



LE RIO SAMIRIA

La plupart du temps, la balade en pirogue est très agréable et même hypnotisante. Chaque boucle du rio fait apparaître de nouveaux motifs de végétation et de nouveaux paysages.



Nous surprenons parfois des groupes de singes ou le dos rose d’un dauphin, un boto ou encore un iguane qui a la gentillesse de garder la pose pour un petit dessin.



SACARITA !

Les choses se compliquent lorsque WELINGTON crie « Sacarita ! »



Là, ça veut dire que la pirogue va couper à travers le sous-bois inondé et nous entraîner comme sur les rails d’une station de lavage automatique, sous un rouleau de broussaille piquante, mordante, pleine de moustiques et d’araignées.



C’est ainsi que j’ai perdu mon bob, ma serviette de bain, la coque de mon portable (qui séchait heureusement sans mon portable) et mon poncho. J’espère que ça servira aux singes !

BIVOUAC

Nous approchons de Pasto Cocha mais, avant, plusieurs nuits en bivouac nous attendent.



Parlons du bivouac, il se décompose en 3 temps forts. La première période est du genre insupportable car les moustiques ont préparé un comité d’accueil très actif. Impossible de rester tranquille, toute son énergie et son intelligence sont mobilisées dans un seul but : essayer de se faire piquer le moins possible. A croire que les moustiques pensent que je sens trop mauvais car à une certaine heure, ils libèrent le terrain et disparaissent presque complètement. Le moment est venu de prendre son bain.

Moment délicieux, l’eau me rafraîchit presque autant que si je buvais une boisson glacée. Précautionneusement, je ne sais pas sur quoi je marche tout de même, je m’enfonce dans un bain végétal qui me donne la sensation d’être en fusion avec la rivière et la forêt.



Mais le meilleur est à venir. La nuit tombe, WELINGTON, qui doit avoir dix bras, a défriché le terrain, installé une bâche et les hamacs, préparé le feu et le repas.

Bientôt, propre, sec et repus, je vais pouvoir me glisser à l’abri de ma moustiquaire et regarder la nuit tomber sur la forêt. Au fur et à mesure que les contours disparaissent, les sons de la forêt montent, se précisent, remplissent la nuit. C’est juste grandiose, je m’endors en me croyant revenu au monde originel.

PASTO COCHA

Nous arrivons à PASTO COCHA, le paysage est écrasé par la chaleur. PASTO COCHA est un grand étang entouré par une forêt basse et, disons-le, un peu inhospitalière. Au milieu une ancienne structure de forage pétrolière, ça s’appelle un arbre de Noël, je crois, émerge comme un totem oublié par une ancienne tribu.



WELINGTON accroche un plastique blanc à un buisson pour retrouver le passage du rio à la crique. Il ne ferait pas bon passer la nuit ici. Le coin est, paraît-il, fréquenté par des crocodiles de taille adulte. De là mon imagination s’enflamme … comment pourrais-je survivre si je devais rester seul à attendre les secours ? Réponse : c’est une idée complètement idiote !

RETOUR

Déjà, le moment de rentrer est venu, seul problème nous sommes maintenant à contre-courant, ce qui veut dire que nous ne pouvons compter que sur nos bras pour revenir à la maison, enfin je parle, bien sûr, des bras de WELINGTON.

Dans certaines boucles, le courant devient fort et la pluie se met de la partie. Je tente de jouer de la rame pour aider WELINGTON mais je ne suis pas très efficace. De toute façon WELINGTON doit être une sorte de robot, il peut ramer des heures sans montrer le moindre signe de fatigue. Merci WELINGTON, sans toi j’y serais encore !



Dernière nuit dans la forêt, un groupe d’arbres se détachent en ombre chinoise, plus bas dans le rio, des centaines de petits poissons s’éclaboussent au clair de lune tandis que sous mon nez des insectes font leurs rondes à l’extérieur de ma moustiquaire.

Tout va bien, je vais pouvoir faire de beaux rêves … c’est la fin du voyage.

Jean marc Desrosiers – Voyage Janvier 2012

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DA
Darkette 13 years ago · Sigalice
Pérou: pays enchanteur aux mille couleurs (trois semaines en août 2012)
Avant de commencer, je voudrais faire mes remerciements à Lalo, Amario, Alainb6, Tokala, Dervoyage, Cmtm pour leur carnets qui m’ont aidé à préparer mon voyage

Les prix que je donne sont en Soles : en gros il faut diviser par 3 pour avoir le prix en euros

ITINERAIRE : LIMA - PARACAS - NAZCA - AREQUIPA - PUNO - LAC TITICACA - CUZCO - MACHU PICCHU - VALLEE SACREE

LIMA - BARRANCO dans la grisaille

Vendredi 03 Août : Vol à 7h15 avec Iberia, on part 10mn en retard pour Madrid où l’on arrive à l’heure à 9h05. Je prends mon temps car j’ai 2h40 de transit ! Je prends la navette et je m’installe dans un café. Décollage à 12H40, arrivée à Lima à 17H35 heure locale. A la récupération des bagages, il y avait des chiens qui passaient entre les gens et les bagages tout en les sentant. J’y ai droit aussi, ça fait tout drôle ! A la sortie, j’ai bien le chauffeur de l’Hôtel qui m’attend. La nuit commence à tomber et il y a une bruine. Il y a aussi du trafic. Je suis très bien accueillie à l’hôtel 3B Barranco, j’ai une chambre au Rdc très bien, spacieuse, avec produits d’accueil, pas de chauffage mais bonnes couvertures. Je ne fais rien de spécial le soir.

Sa 04 août : levé à 7h. Après le petit déjeuner, je marche jusqu’au centre de Barranco, ça fait 10mn. Photo d’un beau jardin, puis je tombe sur le pont des soupirs où plein de gens sont en train de laver à grandes eaux. Je descends vers l’océan pacifique. Il y a peu de monde. Je vois bien une blonde, étrangère, mais elle a l’air occupée avec son appareil et avec les mouettes. Moi, je remonte doucement et profite de la vue. J’ai les jumelles et je vois les surfeurs. La fille remonte à mon niveau et là je décide de lui parler en lui demandant si elle était allée au beau jardin du dessus. Elle me répond que non, qu’elle vient de la côte et là on entame la discussion. Elle s’appelle Fiona et est anglaise. Et bien voilà c’est parti pour une journée à deux ! En remontant on arrive à la place ou il y a la Bibliothèque et faisons un arrêt à Starbuck où je prends un jus d’orange. On discute de la suite de la journée et elle me dit qu’elle veut aller dans le centre de Lima. Je lui dis ok mais que je voudrais juste récupérer mon guide à l’hôtel. De là, on prend un taxi.

On se fait déposer au début de la Plaza de Armas et on commence la visite par la Cathédrale qui ferme à 13h (10S/). Impressionnante ! Puis Couvent de San francisco. Après on va déjeuner. C’est notre premier repas, je prends un bœuf sauté (lomo saltado), c’est servi avec du riz + sauce + coriandre. C’est trop bon pour 12S/ et on a bu de la bière péruvienne. On discute avec un vieux couple qui a une boisson marron. C’est de la hierba luisa et la dame nous dit qu’ici c’est servi gratuit. Elle demande au serveur qu’il nous en donne. Il y a aussi une grande table avec une famille avec qui nous discuterons plus tard.

Apres le déjeuner on retourne vers la Plaza de armas avec le Palacio de Gobierno où il y a le changement de garde au même moment. Derrière nous, s’est mise la fameuse famille et le petit voulait me faire un bisou, c’était trop mignon et on a ainsi commencé à discuter. La dame m’explique qu’elle était française, qu’elle s’était mariée à un péruvien et qu’ils sont en vacances dans la famille. On marche un peu avec eux jusqu’à une galerie couverte que l’on traverse tranquillement tout en discutant. A la sortie de la galerie on continue avec Fiona notre chemin vers l’Eglise De la Merced.(entrée libre) mais j’ai plus de batterie pour les photos aie aie aie ! On va ensuite à la Plaza san Martin. De là, un monsieur de la sécurité nous parle en anglais, très sympa et nous raconte même une blague ! On lui demande au sujet des taxis pour rentrer, surtout savoir de quel coin on doit repartir par rapport à la Place. Il nous montre et s’occupe lui-même de négocier le taxi. Il nous dit que ça fera 12 S/ pour les 2 (et il nous précise que c’est grand maxi 15S/). Faut compter 20mn pour Barranco et on arrive à l’hôtel de Fiona à 18H. On se donne RV pour 20h car à 18H30 elle doit rencontrer son groupe de randonnée. Je rentre à pied à l’hôtel, c’est seulement à 5mn. Il fait nuit et je trace. Apres une bonne douche bien chaude, je commence à traiter les photos et retourne donc à l’Hôtel de Fiona pour 20H. Elle m’attend à la réception et me fait connaitre son groupe. On part manger là où il y a les restos sous le Pont des soupirs (puente de los suspiros). On est 13, ça fait une bonne tablée. Le resto s’appelle Javier, c’est cher car touristique. Pour finir la soirée, on monte au Mirador avec vue de nuit sur la côte pacifique et de là on se sépare.

Di 05 août : Matin, je prends le bus Metropolitano depuis l’arrêt Balta jusque Colmena pour arriver à la Plaza San Martin, le bus met 20mn. De là, je marche jusqu’à l’Eglise Merced pour faire les photos que je n’ai pas pu faire hier. Je vais au centre commercial d’en face puis fais un peu une zone piétonne où ya pas mal de commerces d’ouverts pour un dimanche. Je marche jusque Plaza de Armas reprendre quelques photos avec une meilleure luminosité et tombe sur un défilé sur le parvis du Palacio del gobierno ! Je suis en hauteur et parle un bon moment avec un vieux monsieur gentil comme tout. En repartant, je tombe cette fois sur une procession ! J’hallucine, c’est trop bien ! Il y a des danseuses avec des costumes traditionnels aux couleurs roses ou encore violettes, des messieurs costumés, menés par la musique de la fanfare et les pitreries d’un homme qui porte un costume de singe. Tout est inattendu et d’autant plus magique ! Plus tard, j’essaye de trouver un endroit où changer de l’argent et comme je m’étais pas rendu compte qu’on était dimanche et bien les banques sont pas ouvertes alors je cherche ça et là si par miracle j’arriverai à changer de l’argent. Du coup, je dévie vers un immense boulevard et demande à des dames policières où je pouvais changer de l’argent. Elle me montre des gens avec un tablier vert et me disent que je pouvais changer par eux d’une manière légale mais bon moi ça me gène vraiment de sortir mes sous devant tout le monde et je laisse tomber l’affaire. Du coup je continue à marcher et fini par tomber dans un quartier non touristique avec beaucoup de monde, des marchands dans la rue. Je me dirige vers un parc pour souffler un peu.

Dans le parc universitaire, sans être mal à l’aise, je ne suis pas super à l’aise non plus ! Il y a pas mal d’hommes assis là, à me regarder. Je dois être l’attraction du moment car la seule touriste à cet endroit, c’est moi ! Je ne m’éternise donc pas et cherche à rejoindre la Place San Martin que je retrouve sans trop de complication. Je reprends le Métropolitano et descends à Bulevar, au centre de Barranco.

Je vais pour rentrer à l’hôtel mais quand j’arrive sur une place où l’on voit bien la mer je me dirige vers elle et me balade sur un très joli sentier qui surplombe les falaises. Je rentre à l’hôtel pour laisser mon sac à dos et repars légère avec l’envie de continuer ce sentier. C’est très chouette, ça doit être la balade du dimanche car il y a du monde et quand on va direction Miraflores on voit les parapentes qui jouent avec le vent. Très agréable moment avant de passer à autre chose !
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MA
Marimijean 13 years ago
5 Grands sauts de puces à travers cet immense pays pour de sublimes découvertes:octobre-novembre2012
Ce récit, je le fais pour nous mais aussi pour ceux qui nous ont permis de réaliser ce voyage et qui nous ont beaucoup aidé tout au long de cette préparation et plus particulièrement: Madikéra, Chrissand, Diamina, Kashtin, KriKri, Chegringo et bien d’autres !

SOMMAIRE :

Episode 1 : France à Buenos-Aires - page 1

Episode 2 : Iguazu (Brésil et Argentine) - pages 1 à 2

Episode 3 : Le NOA - pages 3à10 - Salta, Tilcara- page3- Laguna de Pozuelos; Humahuaca; Tilcara, Purmamarca, Salinas Grande, Purmamarca-page7; Purmamarca(suite) -Cachi; page8 - Cachi-San Carlos- page9; San Carlos, Quilmes, Cafayate, Salta; Salta-Buenos Aires- page10

Episode 4 : La Patagonie -pages 10à 14 - Ushuaia jour 1et 2, page10 -jour 3, page11 - Ushuaia- Rio Gallegos; Rio Gallegos-El Calafate; El Calafate:Todos Glacieres;-page11 El Perito Moreno- El Chalten; -page12 - El Chalten jour 2 et 3; El Calafate, El Calafate-Buenos-Aires; -page14

- Episode 5 : Buenos-Aires -Jour 1et 2- page15 jour 2et 4- page19

-Bilan:- page19

Episode 1)

Après une longue journée de voyage : (partis à 4h.30; arrivée à 21h) France-Buenos-Aires, nous sommes attendus à l’aéroport (ce qui est très agréable) et rapidement emmenés chez notre hébergeur. Yann, nous accueille avec le sourire et toute sa gentillesse. Nous découvrons notre logement: une chambre spacieuse avec une salle de bain impeccable, une entrée avec une mezzanine ! Bref le grand confort, nous apprécions notre douche et une bonne nuit de sommeil.

Avec le décalage horaire, nous sommes réveillés tôt et les premiers au petit déjeuner par ailleurs bien agréable : Jus d’orange, petits pains frais avec « dulce de leche » (un régal !), beurre, confiture, bref de quoi nous caler pour un moment. Nous en profitons pour discuter avec Yann. Aujourd’hui c’est change, puis résa d’autobus à Retiro entre Salta et Buenos-Aires. Cette journée s’avérera difficile, d’une part par le changement de climat et du milieu d’autre-part comme il faisait beau, je suis partie en sandalettes ce n’est pas l’idéal à Buenos-Aires et j’en payerai les conséquences tout au long du voyage! Pas de photos en ce premier jour, beaucoup de quartiers traversés et observés. Beaucoup de difficultés pour trouver du change, les banques ne l’acceptent pas et dans les «casa de cambio» il varie de1€=5,90 au plus 6,14!ce 26 octobre !

Nous rentrons fatigués, mais une bonne douche et un bon restaurant (premier beef de chorizo, extra et pas cher!) indiqué par Yann, nous requinquent!

Une bonne nuit et nous voici réveillés à nouveau de bonne heure : nous préparons nos bagages, Yann a réservé le taxi et en route pour Iguazù !

Episode2): Iguazù

Le vol avec LAN se passe sans problème: nous avons le plaisir de voir le Parana que nous survolons un bon moment, mais hélas les nuages recouvriront le paysage assez rapidement.

Nous avons droit à une barquette repas et nous découvrirons notre premier alfajores (petit clin d’œil à Madikéra!)

Nous arrivons à l’heure, la navette : bus 4 de Travel (35pesos/personne), nous emmène dans notre logement: la maison et le jardin sont entourés de fleurs, notre bungalow est derrière. Nous nous installons, il fait très chaud, lourd et l’air est chargé d’humidité: la propriétaire m’avait prévenue c’est la période très chaude ! Une fois installés, nous partons à la gare de bus chercher nos tickets de bus pour le Brésil. La gare est importante, plusieurs guichets mais on nous indique ou acheter les tickets pour Foz de Iguazù et là miracle! On est dans un petit bureau climatisé! On y serait bien resté mais une fois les tickets en poche (120pesos

A/R pour deux) on est bien obligé de sortir ! C’est incroyable comment cette chaleur vous tombe sur les épaules ça nous rappelle notre arrivée à Djibouti !

Quelques courses au supermarket en face, une bonne bière pour étancher notre soif et en route pour l’office de tourisme. Nous sommes seul dans les rues, tout est fermé, l’office de tourisme aussi!

Nous rentrons par un autre chemin et nous reposons dans notre chambre.

A 16h. nous repartons pour l’office de tourisme, qui nous donnera plein de renseignements: cartes etc., Après quelques courses nous retournons au bungalow. Nous n’avons pas faim !

Un gros orage s’abat sur Iguazù, c’est impressionnant !

Le soir nous discutons un bon moment avec nos voisins français qui sont partis en voiture de Buenos-Aires et y retournent!

Jour4 ; en route pour Foz de Iguazù

Après une nuit agitée, nous sommes réveillés tôt; nous préparons notre petit déjeuner et à 7h.30 nous sommes à la gare des bus : nous en profitons pour vérifier les horaires des bus pour les chutes côté argentin. Un petit tour aux toilettes et le bus est arrivé. Le voyage est rapide, les tampons pour la sortie (et pour le retour aussi) du pays se font sans problème, c’est curieux nous n’aurons pas de tampon pour l’entrée ni pour la sortie du Brésil! Le chauffeur nous indique l’entrée du parc où prendre les tickets et nous dit d’attendre, pour le retour, au même endroit! Nous faisons la queue pour prendre les billets, mais c’est rapide: nous payerons en Euros, le change est plus intéressant. Nous constatons qu’il y a une heure de décalage il est donc 10h. au Brésil d’où l’affluence.

Nous voici dans le parc, nous prenons le bus à étage qui nous emmène au sentier des chutes: J’ai beau regarder, pas d’oiseaux pas d’animaux le long du parcours! Nous descendons face au grand hôtel Tropical los Cataras, il y a un chemin qui part le long du fleuve. Et très rapidement on est surpris, par la vue, toute cette eau, moi qui avais peur que le débit soit faible! On nous avait dit que le côté brésilien n’était pas terrible, mais pour une première impression on trouve ça impressionnant ! On est émerveillé! Comme il y a beaucoup de monde les photos sans personne sont rares !



Nous prenons le temps d'observer les oiseaux qui piquen du bec dans les chutes!!!





Nous sommes impressionnés par le débit et ne regrettons pas d'être venus voir au Brésil en premier: nous avons une vue d'ensemble différente!



Parfois, il y a tellement d'eau que tous les rochers sont recouverts!

Nous trouvons qu'il y a beaucoup d'eau déjà, le bruit est impressionnant!

Après la douche ou nous ne prendrons pas de photos nous retournons sur l'aire de pique-nique et là



Un koati gourmand tente de récupérer de quoi manger!!!!
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MA
Math62 13 years ago · Aude238
Carnet de route: le sud du Pérou, septembre 2009
Bonjour à tous

Je viens de rentrer d'un voyage formidable effectué au Pérou avec mon amie du 05 au 23 septembre 2009. Ayant pris beaucoup de conseils sur ce forum, à mon tour de donner quelques renseignements récents aux futurs voyageurs ayant l'intention de se rendre dans ce pays.

D'ailleurs, Merci à tous les intervenants récurrents concernant le Pérou (je ne vais pas les citer de peur d'en oublier !) Tous les conseils que j’ai pu prendre ici et que j'ai expérimenté sur place se sont révélés très bons.

Samedi 05 septembre 2009:

Vol KLM à destination de Lima via Amsterdam: départ CDG 7h20 - arrivée Lima 15h45 heure locale . Rien à redire sur ce vol que j'avais acheté en avril 2009 pour 648 euros par personne l'aller-retour. Arrivée à Lima, un taxi envoyé par l'hôtel nous attendait pour nous conduire à l'hôtel ARIOSTO, qu'un de mes amis d'origine péruvienne m'avait réservé pour les nuits passées à LIMA. L'hôtel ARIOSTO est situé avenue La Paz à MIRAFLORES. Très bon hôtel à tout point de vue. Mon ami péruvien ayant travaillé dans cet hôtel, j'ai pu avoir une réduction conséquente sur le prix: 50 USD la nuit, sans quoi, nous n'aurions pas logé là bas.

Dîner du soir: Restaurant Rimcom Chami, calle Esperanza 154 à Lima. Que des spécialités péruviennes, très bon. (entre 10 et 20 soles le plat très copieux)🙂

Dimanche 06 septembre 2009:

Visite à pied de Miraflores: Parque Kennedy, église, Parc de l'amour, Larcomar puis petit tour au marché indien avenue petit Thouars. Taxi à 10 NS pour le centre historique de Lima. Visite des églises Santo Domingo et San Francisco avec les catacombes ( impressionnant !!!), la place d'armes, la Cathédrale, La Merced, Jiron Union, plazza San martin et église Las Nazarenas.

- Repas midi: Restaurant de poulet NORKY'S Jiron Union, 15 NS/pers, bon et copieux🙂 - Repas soir: Pizzéria Las Pizzas dans la calle "des pizzas" à Miraflores, bon sans plus pour 25NS/pers

- Nuit Hôtel ARIOSTO

Lundi 07 septembre 2009:

Vol TACA pour Cusco. Départ 05h45 - Arrivée Cusco 07h00. Vol que j'avais acheté par internet fin août pour 80 $/pers . Vol et compagnie OK Taxi aéroport - place d'arme de Cusco: 10 NS (Ne pas demander à l’hôtel de venir vs chercher, ils ns avaient oublié).

Nous avons logé à l'hôtel Resbalosa - calle Resbalosa. Prix 22$ pour une chambre matrimoniale avec SDB privée et petit déj. Hôtel bien situé, proche de la place d'armes, propre, personnel sympathique, superbe terrasse avec vue sur la place d'armes, par contre chambres assez bruyantes. Bon rapport qualité prix dans l'ensemble.

Nous avons consacré la première journée à l'achat du boleto Turistico 130 NS/pers, des billets d'entrée au Machu Picchu 124NS/pers et visite des ruelles incas, du quartier de San Blas (très beau) et de la Iglesia de la Compania ( 15NS l’entrée).

Repas Midi: Dely's, calle Almagro : empanadas + glace + boisson : 20 NS/pers : très bon et personnel sympathique🙂 Repas soir: Mac Do : et oui une petite envie !!!!

Nuit Hôtel Resbalosa

Mardi 08 septembre 2009:

Matinée passée en compagnie de Rolando qui est conseillé à de nombreuses reprises sur ce forum et que j'avais contacté environ 15 jours avant par mail à l'adresse suivante rolandohula@hotmail.com . Je confirme, il est vraiment très gentil. Il sert à la fois de chauffeur et de guide et je ne peux que le recommander. Il connaît très bien la culture Inka et il se fera un plaisir de vous la faire découvrir.🙂 Pour 40NS nous avons visité en sa compagnie Puka Pukara et Tambomachay. Sur la route , il nous a arrêté dans un centre où sont recueillis les animaux abandonnés ou blessés. Visite gratuite très intéressante qui permet d’approcher à moins d’1 mètre condors, perroquets, lamas et autres espèces venues d’Amazonie. A l’issue un pourboire est donné pour le fonctionnement du centre. Rolando nous a ensuite conduit au sommet des ruines de Pisac où il nous a déposé après nous avoir expliqué les principaux points du site. Descente à pied du sommet jusqu'au village: Très belle balade d'environ 1h30.🙂

Visite du marché de Pisac: j'ai été un peu déçu par le marché (manque d’authenticité, marché devenu très touristique composé presque uniquement de stands où l’on trouve partout la même chose à acheter).😕

Repas midi: Restaurant : Vallée Sagrado à Pisac: 24NS/pers: truite + boisson: bon 🙂

Retour à Cusco en bus local: 2.5 NS/pers. Très typique, nous étions les 2 seuls touristes dans le bus qui se prend à l'entrée du village.

Nuit Hôtel Resbalosa.

Mercredi 09 septembre :

Journée complète réservée à l’avance avec ROLANDO au prix de 200NS. Départ de Cusco à 08 heures. Visite de Chinchero avec quelques arrêts photos sur la route depuis des miradors offrant de belles vues sur la vallée. Visite ensuite de Moray, passage par la Laguna Huaypo (très jolie) et visite des salines de Maras.

Déjeuner à Urubamba à l’Inka’s House : 30NS/pers, buffet très bien

Après midi : visite des ruines d’Ollantaytambo; Rolando nous a ensuite conduit à la gare où nous avons pris le train pour Aguas Calientes à 18h58. Train Backpacker : 31$ réservé par internet depuis la France. Très pratique, on imprime avant de partir le ticket que l’on présente à l’arrivée à la gare pour embarquer. Comme cela inutile de perdre du temps pour acheter les tickets et on est certain d’avoir de la place.

Nuit à Aguas Calientes : Hôtel EL TUMI : 50NS la chambre matrimoniale avec SDB privée : bon hôtel que je recommande dans cette ville. Il est située en haut de la rue principale à droite.🙂

Diner: Restaurant Paititi : 2 pizzas et 2 boissons pour 60NS: cher et moyen mais comme beaucoup de restaurants dans cette ville.😠

Jeudi 10 septembre :

Visite du Machu Picchu : grandiose d’autant plus qu’il n’y avait pas beaucoup de monde. 🙂🙂🙂

Retour dans l’après-midi à Ollantaytambo par le Vistadome toujours réservé par internet depuis la France : 53$. Train plus confortable que le précédent, petite collation servie et spectacle assuré par les employés.

Arrivée à Ollantaytambo, nous avons pris un collectivo à 10NS/pers pour retourner à Cusco.

Le soir : nous avons continué de visiter les lieux compris dans le boleto : - Musée de Qoricancha : Très moyen - Spectacle au centre de Arte Nativo : bien

Nuit à l’hôtel Resbalosa

Vendredi 11 septembre :

Taxi pour Q’enqo : 10NS visite des ruines puis trajet à pied en passant par le Christo Blanco pour Saqsayhuaman, visite des ruines (impressionnant).🙂

Nous sommes ensuite redescendus à pied à Cusco, belle ballade d’environ 25 mn. Visite des quartiers San Francisco et San Pedro et du marché central ( TB : je recommande vraiment la visite de ce marché. Et cette fois, authenticité garanti !) . 🙂🙂 Pour nous remettre de nos visites matinales, nous avons bu 2 jus de fruits frais sur le marché (4NS), puis nous sommes retournés près de la place d’armes.

Déjeuner : Pour notre dernier jour à Cusco, nous avons mangé au restaurant Don Tomas, calle Santa Catalina. Restaurant un peu plus cher mais très beau cadre et service impeccable : 2 Apéritifs, 1 cuy, 1 brochette d’alpaga et 2 boissons : 100 NS. (J’ai gouté au fameux cuy, cela ne restera pas pour moi un de mes meilleurs souvenirs du Pérou).

Après midi : visite de la cathédrale de Cusco : 25NS/pers . Très intéressant. Ne pas hésiter à demander à l’entrée un audio guide en français qui est très bien fait et qui de plus est gratuit. Nous sommes ensuite allés visiter le monument Pachacuteq (taxi 3NS de la place d’armes) . C’est, à mon goût, le musée le plus intéressant figurant sur le Boleto. De plus, du haut du monument, très belle vue sur la ville.🙂

Au retour une glace chez DAVORINO, avenue del Sol (5NS): très bon 🙂, puis repas du soir chez BEMBO’S . Nous voulions gouter le « Mc Do » péruvien. Cela n’égal pas l’original !!!

Nuit à l’hôtel Resbalosa.

Samedi 12 septembre :

Bus First Class pour PUNO : 35$/pers . Départ à 07h30 et arrivée à 17h00 . Plusieurs arrêts en route : Andahuaylillas pour la visite de la « Chapelle Sixtine des Andes », Raqqchi, la visite d’un centre artisanal, arrêt repas à Sicuani, photos au col de la Raya et enfin visite du musée de Pukara. Bien que très touristique, formule intéressante pour effectuer le trajet jusqu’à PUNO d'autant plus que tous les arrêts en route sont biens.

Arrivée à PUNO, taxi à 5 NS pour l’hôtel Cricarlet . A l’hôtel nous avons été chaleureusement accueillis pas les propriétaires de cet hôtel et par Olga à qui j’avais réservé, quelques semaines avant, l’excursion de 2 jours avec elle sur le lac Titicaca.

Concernant l’hôtel Cricarlet, je ne peux que le conseiller. Il est très bien situé, à moins de 5 mn à pied du centre ville, les propriétaires sont adorables, toujours de bons conseils et serviables, il y fait chaud de même que l’eau dans les chambres. Prix : 30$ la chambre matrimoniale avec SDB et petit déj.🙂

Repas : Restaurant « Le colonial », calle Jr moquequa, 10NS pour un plat de pâtes et une boisson : Moyennement bon.😕

Dimanche 13 septembre :

Départ pour le port où nous avons rejoint Olgaainsi que 3 français ( Cécile, Tiphaine et Christophe) qui ont passés ces 2 jours avec nous. Sachant qu’ils visitent aussi ce forum, je leur passe d’ailleurs le bonjour.

Embarquement pour la visite des îles UROS. Très touristique mais c’est néanmoins à voir. Navigation d’environ 3 heures pour l’île Amantani. Arrivés au port principal, nous avons pris un nouveau bateau pour environ 30 mn pour nous rendre de l’autre côté de l’île où se trouve la maison de la maman de Olga : Victoria. De ce côté, l’île est beaucoup moins touristique, nous étions pratiquement les seuls touristes. Nous sommes ensuite montés jusqu’à la maison de la mère d’Olga où nous avons été accueillis de manière très sympathique et où nous avons pris un copieux repas préparé par Victoria. Enfin d’après midi, départ pour une balade d’environ 1 heure afin de monter au sommet de l’île ( 4100 mètres) : La Pachamama où nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil. Diner là encore très bon et copieux avec Victoria et Olga et nuit dans une petite chambre de la maison.🙂

Lundi 14 septembre :

Après le petit déjeuner, départ pour l’île de Taquile où nous sommes arrivés avant midi. Visite de l’île en compagnie d’Olga et repas dans un restaurant qu’elle connaît sur la place principale : Le Kuntur Wasi. Pour 15NS/pers, nous avons très bien mangé.🙂 Suite de la balade avec la descente des 550 marches pour rejoindre le port principal de Taquilé et retour à Puno .

Diner à l'UKUKU'S : 36NS à deux : très bien et nuit au Cricarlet.🙂

Concernant ces 2 jours, je ne peux que conseiller de faire appel à Olga (olga_yina@hotmail.com) pour effectuer ce tour. Elle est vraiment adorable et tout est parfait. De plus, l’accueil chez sa mère est chaleureux avec des repas très bons et copieux. Le prix est de 80NS/pers et là, on est certain que l’argent va directement à la famille.🙂 Lors de ce tour, nous avons rencontré d’autres touristes étant passés par des agences de PUNO. Ils ont été déçus aussi bien par le guide que par l’accueil dans les familles et les repas. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que l’agence ne paie qu’une somme ridicule à la famille d’accueil. En comparant avec ce que nous avons vécu avec Olga, nous avons vraiment fait le bon choix. Je recommande donc vivement Olga pour la visite des îles.

Mardi 15 septembre :

Taxi à 3NS pour la gare routière où nous avons pris le bus de la compagnie HERMANO-FLORES pour AREQUIPA. Départ à 08h30 et arrivée à 14h30. Prix 25 NS/pers. Confort moyen.😕

Arrivée à AREQUIPA, taxi à 5NS pour l’hôtel KOALA, 108 puente GRAU.

A l’hôtel, nous avons réservé un trek de 3 jours pour le canyon de Colca.

Diner: crêperie Crepisimo ( Anciennement appelée Zigzag et souvent citée sur le forum, elle est située à l’entrée de l’Alliance Française). 50NS à 2, très bon.🙂

Nuit Hôtel Koala : 20$ la chambre matrimoniale avec SDB : Très bien. 🙂

Mercredi 16 septembre :

Départ à 3 heures pour 3 jours de trek. Prix 50$/pers comprenant tous les trajets, 2 nuits dans le canyon, le guide et tous les repas sauf le dernier midi à CHIVAY. Nous avons effectué ce trek avec notre guide Miguel (très sympathique et bon cuisinier) et un couple d’américains (Kévin et Laura).

Après avoir acheté le Boleto de Colca à 35NS nous sommes arrivés à Cruz del Condor vers 08 heures où nous avons pu voir une dizaine de condors voler au dessus de nos têtes. Superbe spectacle. Trajet pour CABANACONDE où nous avons déjeuné au restaurant Cruz del Condor . Ce restaurant ne paie pas de mine mais nous y avons très bien mangé.🙂

Après déjeuner, descente pour San Juan de Chucho en 3h30 environ puis logement et diner chez Gloria : sommaire mais bien.

Jeudi 17 septembre :

Départ pour la visite des villages de Cosnirhua et Malata. En route, Miguel nous a fait visiter le musée de Malata ainsi qu’une école et un centre médical : Très intéressant Arrivée à l’oasis de Sangalle vers 14 heures et installation au campement Los Palmeyros où nous avons mangé et dormi.

Après-midi libre pour profiter de la piscine.

Vendredi 18 septembre :

Départ de l’oasis à 05h00 pour la remontée sur Cabanaconde. Arrivée en haut vers 08h15. La montée est tout de même un peu physique.

Petit déjeuner bien mérité au restaurant Cruz del condor (avec entre autre, 1 omelette très bonne) puis à 10h00 départ pour CHIVAY.

Arrêt d’1 heure aux thermes de La Calera.

Déjeuner à Chivay: restaurant La Posada del Condor. Très bon buffet à 20NS/pers.🙂

Retour à Arequipa où nous sommes arrivés vers 19 heures après quelques arrêts en route ( prévus ou non).

Diner: crêperie Crepissimo pour 60NS à deux puis nuit au Koala Hôtel.

Avis global sur le trek de 3 jours: Superbes paysages et très beau trek, vraiment à faire. Très bonne organisation par l'agence de l'hôtel KOALA. Je pense qu'il faut tout de même un minimum de condition physique et d'habitude à la marche à pied pour effectuer ce trek.

Concernant l’hôtel Koala, je le recommande. C’est un bon rapport qualité prix et le personnel est très agréable.

Samedi 19 septembre :

Journée consacrée à la visite d’Arequipa :

- La cathédrale

- Le couvent Santa Catalina : très intéressant. Ne pas hésiter à faire appel à une guide à l’entrée qui pour 20NS apporte toute les explications nécessaires, dans un français parfait, pour comprendre ce lieu unique.

- La place d’armes et les environs.

- Le musée Santuarios Andinos où se trouve Juanita : Guide parlant français, explications vraiment très intéressantes et visite impressionnante.🙂

Repas: restaurant Ary Quepay, calle Jerusalem 502. Très bonne adresse. 1 filet d’alpaga et 1 lomo soltado d’alpaga et boissons pour 50NS à 2 : Excellent.🙂

Taxi pour le transpuerto où nous avons pris le bus de nuit pour Lima avec la compagnie Cruz Del Sur pour 100NS/pers. Très bonne compagnie.

Dimanche 20 septembre :

Arrivée à LIMA à 13 heures.

Taxi à 10NS pour l’hôtel Ariosto.

Déjeuner: chez Pardo’s à Miraflores : ( poulet + boissons + dessert : 42 NS pour 2).

L’après midi fut consacrée à l’achat de souvenirs aux marchés indiens, avenue petit Thouars. (Prix très intéressants)

Nuit à l’hôtel Ariosto.

Lundi 21 septembre :

Matinée : balade à pied à Miraflores

Taxi pour l’aéroport (40NS) en début d’après midi afin de prendre notre vol à 18heures pour Amsterdam.

Arrivés en salle d’embarquement, où on nous a tout d’abord annoncé que suite à problème technique, le vol allait être retardé. Cela a duré jusqu’à environ 23 heures 00. Le problème étant plus sérieux, on nous a alors annoncé que le vol était tout simplement annulé et reporté au lendemain vers 19 heures 00. De là, nous avons été pris en charge par KLM et nous avons été acheminés dans de superbes Hôtels (4 et 5 étoiles) à Miraflores pour y passer la nuit.

Jours non prévus au PEROU :

Mardi 22 septembre :

A 14 heures, un bus affrété par KLM est venu nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à l’aéroport où nous sommes arrivés vers 16 heures. Et là, panique la plus complète, personne n’était capable de dire à quelle heure notre vol décollerait. Donc repas et boissons offerts par la compagnie pour patienter et enfin à 19 heures, on nous annonce que l’avion n’étant pas totalement réparé, le vol était à nouveau annulé et reporté au lendemain 14 heures. Début d’émeute dans l’aéroport puis à nouveau prise en charge pour nous conduire à nouveau dans des hôtels encore plus luxueux que la veille à LIMA. Pour nous, repas et nuit au NOVOTEL de LIMA. Vraiment superbe, chambre à 200 euros la nuit !

Mercredi 23 septembre :

A 10 heures 00, bus pour l’aéroport. Cette fois ci, tout était en ordre et nous avons enfin pu décoller pour AMSTERDAM et PARIS où nous sommes arrivés le jeudi 24 septembre en début d’après midi. Nous avons donc passés 2 nuits supplémentaires à LIMA tout frais payés par la compagnie KLM qui, dans ce cas précis, nous a plutôt bien pris en charge et qui a relativement bien géré cela à part les toutes premières heures.

CONCLUSION :

Ce voyage au PEROU a été fantastique. Nous avons visité des lieux magiques, vu des paysages extraordinaires et rencontrés des gens très accueillants et sympathiques. Je recommande donc vraiment la visite de ce pays.

Concernant quelques points précis, voici mon opinion qui n’engage que moi:

- Sécurité : A aucun moment durant notre séjour, nous nous sommes sentis en insécurité. Nous sommes sortis les soirs dans toutes les villes visitées, avons pris des taxis et des bus non touristiques, nous n’avons rencontré aucun problème et avons été bien accueillis par les locaux qui à chaque fois nous ont très bien renseigné lorsque l’on en a eu besoin. Il convient cependant de prendre les précautions d’usages plusieurs fois mentionnées dans ce forum et d’éviter certains quartiers (dans LIMA notamment) où les touristes que nous sommes n’ont rien à faire et tout se passera bien. Dans beaucoup d’endroits ( Miraflores, centre ville de Cusco ou d’Arequipa, je me suis senti plus en sécurité qu’à Paris, Lyon ou Lille le soir, tellement la présence policière est importante). Les centres villes étant très surs, essayez donc dans la mesure du possible de résider dans un hôtel proche du centre comme cela tout les déplacements de nuit peuvent être faits à pied et cela évite un éventuel problème de faux taxi agissant surtout la nuit tombée.

- Altitude : Nous avons effectué notre circuit en commençant par Cusco après Lima et cela se fait sans problème. Nous avons assez bien supporté l’altitude. Aucun mal de tête. Les seuls effets ressentis ont été, les premiers jours, un essoufflement à chaque effort, des difficultés à digérer après les repas et de légers saignements de nez. Rien donc de très handicapant pour notre séjour. Au bout de 3 jours, cela allait beaucoup mieux. Il convient cependant de rester tranquille les 2 premiers jours en altitude afin de s’acclimater et de manger léger.

- Argent : Inutile de partir avec des dollars. L’euro se change partout et à bon taux. En ce qui me concerne, j’étais parti avec peu de liquide. J’ai retiré au fur et à mesure de mes besoins avec ma visa. Dans toutes les villes moyennes et importantes, il y a des distributeurs. Sur place on peut tout payer en soles.

A titre d’exemple notre voyage de 18 jours nous a coûté pour 2 environ 3000 euros tout compris dont 1500 euros de vols (nationaux et internationaux). Nous ne nous sommes pas privés et avons fait sur place tout ce que l’on voulait. Le PEROU est un pays très facile à visiter par ses propres moyens, lorsque l’on voit le prix que proposent les agences pour la visite de ce pays, je ne peux donc que conseiller de le faire sans agence.

- Langue : Il est préférable de se débrouiller un minimum en espagnol pour vraiment profiter à fond du séjour et pour communiquer avec les locaux. Très peux parlent anglais et encore moins parlent français.

- Bagages : Inutile de se charger. On trouve vraiment facilement de tout dans le pays et à des prix souvent beaucoup plus intéressants que chez nous.

- Nourriture : La nourriture est vraiment très bon marché au Pérou. Nous avons goûté la plupart des spécialités du sud péruvien. Cela ne restera pas le meilleur que je retiendrai de ce pays. Je n’ai pas été emballé par la cuisine péruvienne, mais cela n’engage que moi. J’ai quand même bien aimé, le lomo soltado, la viande d’alpaga, la chicha morada et les empanadas divers .

- Climat : Durant toute la durée du séjour nous n’avons pas eu une goûte de pluie à part un léger crachin habituel à Lima . Dans les Andes, le temps était parfait : ensoleillé et chaud ( 20 à 25°) la journée et frais mais pas froid à la nuit tombée. Je ne sais pas si chaque année le mois de septembre est pareil à ce point de vue mais si c’est le cas, c’est vraiment un mois idéal pour ce circuit.

Voila ! Si vous avez des questions ou besoin de renseignements, n’hésitez pas à me contacter. Je m’efforcerai d’y répondre avec ma petite expérience de ce pays. Si le pays vous tente pour un séjour, n’hésitez pas et foncez, vous ne serez pas déçus.

Mathieu et Karine
Open
SA
Saint 13 years ago · Jc92100
Colombie: impressions générales et informations pratiques
Informations pratiques en 10 points -Février 2011.

Dans nos contrées occidentales, la Colombie reste un pays dont l'image est fortement entachée de violence sur fond de drogue. Je dois pourtant préciser que lors de mon périple, je n'ai souffert d'aucune agression. Pas même verbale.! Cependant, les Colombiens eux-mêmes affirment souvent que cette violence est toujours présente même si elle a diminué niotablement ces dernières années. Ce qui explique sans doute le nombre important de policiers que l'on trouve dans les villes. (Il est d'ailleurs fort dommage que ces mêmes policiers disparaissent plus ou moins vers 20 heures, laissant ainsi le libre champ à une délinquance souvent nocturne.) La pauvreté qui se manifeste dans la journée par des mendiants de tous âges peut se transformer la nuit en actes plus belliqueux... Mais est-ce une caractéristique unique à la Colombie..?

. Dans les rues de Cali...

Il faut donc faire attention et bien sûr éviter de se balader seul dans les quartiers considérés peu sûrs. De même, il est préférable d'éviter des hôtels à trop bas prix car ils sont souvent peu sécurisés et sources de problèmes.

Mais surtout , n'exagérons rien..! C'est, comme toujours, le bon sens qui doit l'emporter sur la méfiance car je l'affirme, il me semble injustifié de sombrer dans une paranoïa hors de propos. La plupart des Colombiens que vous rencontrerez sont courtois et serviables.



1) Les transports.

Les véhicules qui roulent en Colombie sont pour la plupart récents et bien entretenus. A l'inverse de certains pays africains, ( par exemple...😎), on verra donc peu de camions ou voitures immobilisés sur le bas-côté de la route. Ici, les essieux cassés, les capots relevés et les moteurs fumants ne sont pas fréquents. Les autobus sont, eux aussi, souvent récents et propres. Dotés de la télé et de l'air climatisé, les prix qu'ils proposent ne sont pas excessifs pour le confort offert. Il faut néanmoins savoir que bien souvent, les chauffeurs sont brutaux dans leur façon de conduire et se moquent royalement du code de la route. Un gendarme français avalerait son képi dès le premier quart d'heure de faction à un carrefour..! 😏 Pourtant, il y a peu d'accidents car ces mêmes chauffeurs restent attentifs à la circulation et... possèdent de bon réflexes.! Le réseau routier est en parfait état et là aussi, bien entretenu par une armée de petites mains qui veillent à sa propreté.

le réseau routier.

La gare routière de Bogota.

2- l'hôtellerie .

Si comme moi vous arrivez d'Asie, les hôtels, tout particulièrement à Bogota ( mais pas seulement), vous sembleront chers. Il est en effet difficile de se loger, seul, pour moins de 80000 pesos dans la capitale. (Et ce sera pas un 4 étoiles...) Sauf à tomber dans des hôtels TRES défraîchis..! Si vous arrivez d'Europe, les prix vous sembleront plus doux. En effet 80000 pesos équivalent à environ 35 euros au taux de change de janvier 2011. Sachez cependant que c'est un minimum pour Bogota. Dans les autres villes vous pourrez trouver de bonnes adresses pour un prix allant de 30000 à 50000 pesos. Pour une personne, seule je le rappelle car pour 2 les prix augmentent beaucoup même s'ils ne sont pas toujours multipliés par 2..!

3- la restauration. Il faut bien avouer que la Colombie à encore des efforts à produire en matière de gastronomie. Je parle du quotidien. La majorité des repas est à base de féculents. Riz, haricots rouges, lentilles, patates, yucca et spaghettis. Rien de raffiné.

La formule " Almuerzo ejecutivo" a la faveur des Colombiens. En effet, pour un prix variant de 4000 à 6000 pesos en moyenne ( 2 euros ), vous aurez un déjeuner composé d'une soupe en entrée et d'un plat principal avec un peu de viande. Poulet ou porc. Parfois poisson. La boisson sera un jus local. Ce type de repas est donc très prisé des Colombiens dont le salaire moyen est de 500 euros. (le salaire mini de 250 euros.) A défaut d'être bon, ça remplit l'estomac. Et on comprend mieux l'obésité de nombre de Colombiens qui arrosent ces repas de boissons sucrées ou qui ajoutent de l'avocat, fort délicieux il est vrai , au plat principal.



La bière nationale , la " Poker" ou la " Aguila" si vous en souhaitez, vous sera facturée entre 1500 et 3000 pesos selon les endroits (33 cl). Le prix moyen de la bière se situe autour des 2000 pesos et 1500 pour une 50cl d'eau. Sauf dans les quartiers huppés appelés " Zona Rosa " où une simple bière peut vous coûter jusqu'à 5000 ou 6000 pesos... Le triple. Mais là.... On paye l'endroit plus que le produit. Vous trouverez aussi des pizzas dont la première qualité n'est pas la légèreté ainsi que des hamburgers et des frites appelées ici "papas a la francesa". De nombreuses pâtisseries offriront de quoi satisfaire les plus gourmands. Pas mauvaises du tout, même si parfois c'est un peu trop riche en crème. Mais bien bon quand même avec un café.!! Bien sûr vous pourrez aussi dénicher quelques "super petits restos", mais les prix seront en conséquence c'est à dire similaires à ceux de nos restaurants Français. Certains fruits comme les pommes sont chers. Mais vous trouverez des fruits locaux bien frais à des prix attractifs. ( ne pas oublier son Opinel pour couper l'ananas...😉)

4-L'argent. L'exception colombienne.!!

A ce jour, la Colombie est à ma connaissance, un des seuls pays où il est préférable de retirer du cash à un distributeur automatique que de changer ses propres Euros. Les commissions des changeurs cash sont toujours importantes voire prohibitives. A titre d'information et d'exemple, le taux de change bancaire officiel actuel est de 2500 pesos pour 1 euro. ( janvier 2011) Les changeurs vous en offrent 2200 voire moins ( 2170 à l'aéroport). Le calcul est donc simple; par rapport au taux interbancaire officiel, vous perdez 30000 pesos à chaque billet de100 euros échangé. ( ce qui, en passant, peut équivaloir à une nuit d'hôtel.) En revanche, un retrait dans un distributeur automatique hors zone euro coûte en moyenne 3 à 4 euros fixes par opération et 2% de la somme retirée. Toutes opérations faites, quand je retire 300 euros, je bénéficie d'un taux qui se situe à environ 2400 pesos pour 1 euro. Le gain n'est pas négligeable. Puisque j'économise ainsi 90000 pesos sur les 300 euros que je retire par opération à chaque fois à un distributeur automatique. Et puis cela évite de partir avec trop de cash. Il faut cependant savoir que seules les banques " Vivenda" autorisent les retraits d'un montant supérieur a 400000 pesos. Mais pas de panique, elles sont présentes partout. Et elle s semblent être les plus modernes. Ticket de transaction bien sûr.!!

Bref.. pour ceux à qui ce paragraphe paraîtrait confus.. Sachez qu'à mon retour, ( 9/2/2011) le peso retiré dans une banque colombienne me revient à exactement 2435 ; Autrement dit, commissions bancaires incluses, sur l'ensemble de mon séjour, le taux de change moyen a été de 2435 pesos pour 1 euro. Economie totale moyenne: 200 000 pesos.😎

5- la gente féminine et masculine.

Une fois sur place, quand vous verrez les Colombiennes vous comprendrez mieux l'œuvre de Botero... 😊

Une oeuvre de Botéro...

En Colombie, comme partout, certaines femmes, pas toujours d'une première fraîcheur, vous proposeront des services tarifés. D'autres, plus jeunes et plus habiles, attendront que l'occasion se présente pour en retirer un certain bénéfice sous forme d'invitations diverses et de " petits cadeaux"... Bien sûr, il existe aussi, comme partout également, des mères de familles, des femmes très bien éduquées, des plus respectables, travaillant dans différents secteurs économiques. Je m'empresse de le dire car ce serait réducteur de limiter la population féminine colombienne à mon début de paragraphe. Quant aux hommes, on trouve moins de tatouages et de bling bling de mauvais goût qu'à Cuba 🤪 mais on devine parfois le même machisme..



Scènes de la vie quotidienne...

6-Corruption.

On m'a affirmé que la police était corrompue. Je n'ai jamais pu le constater ni eu à la subir comme dans bien d'autres pays.

7-Les bus urbains et les taxis.

Les villes sont généralement bien desservies par de nombreux bus. Le prix est en général de 1400 pesos quelque soit la distance parcourue. On paye au chauffeur après avoir emprunté un fort incommode petit tourniquet à la montée du bus. Pas toujours facile avec les bagages. S'arrête partout à la demande.

Bus à Arménia.

Les taxis sont tous de couleur jaune et possèdent un compteur en état de marche. Exiger du chauffeur qu'il l'utilise plutôt que de négocier un prix fixe. Là encore, comme dans toutes les professions, il y a des malhonnêtes . D'autant qu'on ne comprend rien à l'affichage du compteur qui affiche des unités et non pas la somme à payer.Mais vous pouvez vous défendre en cas d'abus manifeste. Un numéro de téléphone est réservé à cet effet et à l'intérieur de chaque taxi le conducteur doit afficher son numéro ou/ et son nom. Faut chercher parfois... Bon là... on est quand même dans le stade ultime.!! En général aucun problème sauf à la sortie de l'aéroport si vous voulez éviter l'arnaque du taxi pré- payé... (20000 pesos pour aller dans le centre). Le juste prix est en moyenne de 12000 pesos et si vous arrivez de jour, sortez de l'aéroport faites quelques centaines de mètres à pied et prenez un bus pour " CENTRO " . 1400 pesos. Les gens vous aideront sans problème.

Ces bus se rendent et viennent du centre ville à l'aéroport. Ils fonctionnent m'a-t-on dit jusqu'à 22 heures.

8-Les casinos.

Vous en verrez partout.!!😎 Surprenant au début. En fait ce sont des salles de jeu plus ou moins grandes remplies de machines à sous. Les Colombiens sont joueurs.. Et qui sait..? Ca peut rapporter gros..! L'espoir du gain est un moteur important chez les Colombiens. Il ya donc des " casinos " partout. Mais vraiment partout.!!

9-L'internet et le téléphone

Bien développé dans les villes, l'internet est présent dans la quasi totalité des hôtels. Tout le monde semble avoir compris l'importance du Wifi pour les voyageurs et les hôtels l'offrent gratuitement. Les 3 principaux opérateurs téléphoniques nationaux sont Comcel- Tigo - Movistar. Le plus apprécié semble être Comcel. Facile d'acheter une carte SIM qui coûte 15000 pesos avec un minimum d'unités incluses que vous pourrez recharger sans peine à la demande.

10-Trains et avions.

Malgré mon souhait, je n'ai pas pu prendre le train. ( Sauf celui, touristique , qui fait une balade quotidienne à partir de Bogota.) Il semblerait que de nombreuses lignes soient désaffectées ou réservées au seul transport de marchandises. En revanche, l'avion est très utilisé. AVIANCA dessert quasiment tout le pays à des tarifs qui feraient parfois pâlir notre SNCF nationale..! COPA, une Cie panaméenne est également très présente sur le marché à des tarifs parfois inférieurs à ceux d'Avianca qui vient juste d'augmenter ses prix de près de 10%. Possibilité de réservation par internet.

Conclusion

Si la Colombie vous tente, n'hésitez pas.🙂 C'est un pays qui offre de superbes paysages et une culture latine affirmée. Le coût de la vie, s'il demeure supérieur à la plupart des pays asiatiques reste néanmoins parfaitement abordable pour le peu que l'on soit attentif à ses choix Quant à la question récurrente de la sécurité.. J'en ai parlé précédemment. Il me semble qu'avec un minimum de précautions, il ne soit pas dangereux de visiter ce pays, y compris dans les zones rouges répertoriées par le site de l'ambassade de France. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/colombie_12228/index.html

Mais, à lire les commentaires de toutes nos ambassades à l'étranger, il n'y a plus guère que certaines petites communes de la Creuse ou du Massif Central qui ne soient pas dangereuses.. Et encore..!

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BE
Beregond 13 years ago · Vio1
L'Altiplano en liberté
Bonjour,

Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...

Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.

Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce : http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.

Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !

Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement

Mercredi 8 aout

Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)

Jeudi 9 aout

Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.

Vendredi 10 aout

Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.

Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.

Samedi 11 aout

On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !

lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !









on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit



Ça te convient comme compte rendu ?

à suivre !

hop, la suite !

Dimanche 12 aout :

Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.

















Lundi 13 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.

















Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !

Lundi 13 aout :

On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.

sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)

sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.

La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.

on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon

un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église

Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.

derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade... certainement qu'elle va vers Cuzco ?

un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !

le volcan Tacora

Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut

on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.

des flamands pas très roses

visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !

et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte cap plein sud maintenant

à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !

c'est fissuré quasiment à perte de vue

nous y voilà à ma quebrada !

descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)

nous vlà au fond

la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon

Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !

arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village. En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village. Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé. Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie. Au lit !

Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !

Mercredi 15 aout :

J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...

Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?

































Jeudi 16 aout :

Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.



















aux abords du salar de Coïpasa







l'église de Conception de Belen



Vendredi 17 aout :

Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.



dans le village de Coquesa





la rampe d'accès de Coquesa



















Tu le dis si t'en as marre hein !

Samedi 18 aout :

On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).











le pittoresque cimetière du village de San Juan

la descente sur San Augustin

entre San Augustin et Villa Alota









la laguna Honda









Dimanche 19 aout :

Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !



































Lundi 20 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !































Mardi 21 aout :

En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.











tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?











Mercredi 22 aout :

On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !















la grande lagune Miscanti

et la petite lagune Miniques qui la jouxte



Jeudi 23 aout :

Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !



















Vendredi 24 aout :

Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.











samedi 25 aout :

Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.































Dimanche 26 aout :

On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.

















Lundi 26 aout :

Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !

Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !

















mardi 27 aout :

Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...



















Mercredi 29 aout :

En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)



















Jeudi 30 aout :

L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !

Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.

Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !

Le mot de la fin en images !







Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
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BO
Boz51 14 years ago · Marimijean
Patagonie mars 2012: Parc des Glaciers et Torres del Paine
La Patagonie et ses grands espaces, ses glaciers, ses treks : nous voilà partis pour 17 jours vers ces terres lointaines pour visiter le Parc des glaciers et le Torres del Paine.

Samedi 10 mars 2012 :

- Arrivée à Buenos Aires vers 19h pour une arrivée prévue à 9h du matin, soit 10 heures de retard !!! ça commence bien les vacances : un type en business class un peu saoul, un peu drogué a agressé deux hôtesses au milieu de la nuit. Le commandant de bord prend la parole à 5h du matin (heure française) pour annoncer qu’il a décidé de remettre ce guignol à la police espagnole et donc de faire demi-tour pour les îles Canaries… Arrivée à Las Palmas, débarquement et 2 heures d’attente le temps de changer l’équipage affecté, semble t-il, par cet incident puis embarquement pour 10 heures de vol supplémentaire.

- Arrivée à Buenos Aires à 19h (heure locale) c'est-à-dire à l’heure à laquelle nous aurions dû atterrir à El Calafate. Au lieu de cela, nous partons à la recherche du bureau d’Air Europa pour qu’ils nous trouvent un vol pour le lendemain ce qu’ils feront ainsi qu’un hôtel pour la soirée.

- Finalement, nous atterrirons à El Calafate vers 12h30. Accueil par les services sanitaires qui fouilleront nos sacs : viandes séchée : OK, compote pomme banane lyo : OK, saucisson et comté : pas vu…

- Un bus pour El Chalten de la compagnie Las Lengas attend sur le parking pour partir : cool sauf qu’il faut qu’on passe par El Calafate pour réorganiser toutes les réservations compte tenu du retard de l’avion et acheter également une cartouche de gaz (la nôtre a été confisquée à l’aéroport de Buenos Aires).

- Pour les réservations de bus (pour El Chalten et Torres del Paine) et The Big Ice, je suis passé par l’agence Chaltentravel qui a un bureau à El Calafate : nous y passons, et la personne très sympathique s’est occupée de modifier les dates de réservation. Problème réglé. Nous partons le soir même pour El Chalten par le bus de 18h30 (3h de trajet environ.

- Nous arrivons à l’hôtel Rancho Grande (terminus du bus) qui est complet : on nous propose donc l’hôtel Poincenot à côté, soit 350 pesos la chambre (60 € quand même !).

Dimanche 11 mars 2012 :

- Départ de l’hôtel à 8 heures pour trouver un harnais car nous voulons aller jusqu’au Paso del Viento et ensuite relier le Cerro Torre par le col des Agachonas : il y a sur ce parcours 2 tyroliennes. Sauf qu’au moment de louer le harnais (100 pesos pour 3 jours), le type me dit que la première tyrolienne est cassée et que le chemin pour monter au col des Agachonas est difficile à trouver : ça promet.

- Direction la maison des guides : point de départ pour la Laguna Toro et 1er jour des vacances !

- L’un des guides me confirme que la tyrolienne pour traverser le Rio Tunel est cassée et qu’il faut donc traverser à pieds.

- Le trajet jusqu’à la Laguna Toro est indiquée pour 6 heures de trajet mais nous le ferons en 5 heures : il faut dire que la brume épaisse qui nous entoure n’incite pas à la contemplation des paysages.

Photo prise sur le retour avec le glacier Rio Tunel au fonds.



- Nous arrivons donc assez tôt au campement et décidons finalement de poursuivre jusqu’à un site de camping situé sur la carte (Chalten Out Door) près de la Laguna superieur (après le glacier Rio Tunel). Mais à l’approche de la Laguna Toro, il existe une multitude de sentes : il s’agit des traces de nombreux randonneurs qui cherchent à accéder au glacier sans traverser la rivière. Effectivement, la tyrolienne est cassée. Le débit de la rivière et la température de l’eau n’incite pas à traverser. Nous cherchons donc nous aussi à contourner cette rivière pendant pas mal de temps sans résultat. Le temps passe et nous ne trouvons toujours pas d’accès au glacier. Nous décidons de retourner au campement Toro pour la nuit.

Lundi 12 mars 2012 :

- On repart dès 8h vers le glacier pour essayer de trouver un passage en contournant la rivière par les rochers mais c’est dangereux et sans issue. On fini par traverser la rivière au niveau du delta, là où la rivière se divise en plusieurs cours d’eau juste avant de se jeter dans la Laguna Toro : le courant y est moins fort.

- On commence par sauter de pierre en pierre pour éviter que nos chaussures soient trempées. D’ailleurs, parfois certaines pierres étaient très claires voire translucides : ah, de petits blocs de glace détachés du glacier !

- Nous avons finalement dû y aller avec les chaussures qui resteront trempées jusqu’au lendemain. Il est facile de retrouver le sentier juste après la tyrolienne : il passe à flanc de montagne et très au dessus du glacier Rio Tunel pour finalement redescendre jusqu’au glacier. Il faut ensuite marcher un peu sur le glacier ce qui n’est pas dangereux car le glacier, à cet endroit-là, butte contre la montagne et est donc très compact. Pas d’équipement nécessaire car il y a pas mal de débris sur le glacier ce qui permet de marcher sans crampons.



- Il faut ensuite remonter à flanc de montagne mais, contrairement à ce que semble indiquer le tracé sur la carte, il ne faut pas rejoindre les bords de la Laguna Tunel supérieur. Le sentier passe bien au dessus et il faut suivre les cairns.

- Pour ce qui nous concerne, nous avons trouvé le sentier mais nous l’avons perdu à l’approche de cette seconde lagune : nous avons atteint les bords du lac (incités par la carte) où il y a d’ailleurs des cairns mais qui ne mènent nulle part. Nous avons donc atteint l’autre bout du lac puis le glacier mais sans jamais suivre le moindre sentier. Nous nous sommes retrouvés à flanc de montagne à nous demander si le col Paso del Viento était le col de droite, celui de gauche ou celui du fonds là-bas. Nous nous étions fixés la limite de 16h pour trouver le col avant de retourner au campement Toro et il est 15h.

- Ça va être dur : on croit voir des cairns, on s’en approche et puis non ou peut être. On observe au loin, on cherche sur la carte. Bon on tente ce col là. J’en ai marre. Je m’arrête pour pisser, regarde le paysage et… la trace du sentier au loin bien en évidence, là où jamais nous n’aurions eu idée de le chercher.

- La carte de Chalten Out Door est donc bien imprécise. Le sentier est suffisamment visible pour qu’on détermine sa direction et où il mène. Nous atteignons ainsi le Paso del Viento à 16h après avoir traversé la pampa sur une pente assez raide.

- Et là, une vue extraordinaire : une étendue de glace avec, au loin, une multitude de glaciers qui se rejoignent tous dans ce champ de glace que l’on voit s’étirer sur des kilomètres. Ça vaut le coup de se perdre pendant des heures pour cette petite demi-heure d’observation (le vent est fort et froid ce qui n’incite pas à rester trop longtemps aussi exposé d’autant plus que les nuages arrivent). Petites photos souvenir jusqu’à ce que les piles me lâchent vu qu’il fait très froid : décidément !



- Sur le retour, nous croisons quelques personnes dont un anglais, un français qui nous explique que la fille devant (une allemande) est partie tôt ce matin de la maison des guides (et elle porte son sac) ! D’ailleurs, on se rend compte qu’il y a des randonneurs un peu partout sur le versant de la montagne à la recherche du bon sentier : ce n’est pas pour rien que cette partie du parcours est déconseillée sans guide.

- Arrivée à 20 h au campement.

Mardi 13 mars 2012 :

- Départ 8h pour le col des Agachonas (l’un des plus beaux points de vue du parc paraît-il) mais un sentier difficile à trouver. Nous avions repérer, à l’aller, la rivière proche du sentier tel qu’il figure sur la carte sauf que nous n’avions plus trop confiance car les tracés sont imprécis sur cette carte.

- Nous trouvons assez facilement un sentier qui monte en direction du col. Nous voyons un beau cairn près de la rivière. Nous continuons la progression pour arriver sur une zone où le sentier se démultiplie, les traces partent dans toutes les directions. Bon. On pose nos sacs à la recherche d’un passage : en face, un marais impossible à traverser ; de l’autre côté de la rivière, aucune trace ni sente. On décide alors de contourner par la droite le marais mais au dessus du marais il y a une forêt qui est dense donc qu’il faut aussi contourner. Le temps passe et puis, nous croyons voir des sentes là où il n’y en a pas (passage d’animaux, érosion due à la pluie…). Le temps passe, il est 14 h : pause déjeuné au milieu de la pampa et nous sommes désormais assez éloignés de la rivière près de laquelle est supposé se trouver le sentier. On sort les jumelles pour chercher où se trouve le sentier et nous voyons, au loin, une trace au dessus de la forêt que nous cherchons à contourner depuis des heures mais, apparemment, du mauvais côté.

- Cette trace se trouve juste au dessus de la rivière ce qui nous laisse penser que le sentier consiste, au moins pour partie, à remonter le cours de la rivière afin de contourner la forêt.

- Bref, il est trop tard pour rebrousser chemin sur cette seule supposition donc nous décidons de rejoindre le campamento Poincenot (notre destination du jour) non pas en passant par le col des Agachonas mais par El Chalten. Ça tombe bien, à l’aller, nous n’avons pas vu le paysage à cause de la brume !

- Arrivée au camp vers 20h30 : le sentier pour atteindre le camp n’est pas difficile (même s’il le devient un peu après tant d’heures de marche et avec des chaussures mouillées !).

Mercredi 14 mars 2012 :

- Départ à 6h pour la Laguna Los Tres de nuit pour le lever de soleil sur le Fitz Roy : arrivée vers 7h15. Bien mais je me demande si la vue n’est pas mieux d’en bas : une autre fois.





- Petit-déjeuner au camp et départ vers 10h en direction du Cerro Torre : le sentier qui longe les Lagunas Madre et Hija est assez monotone : nous passons par le Cerro Torre : pas mal, la vue est dégagée jusqu’au moment de notre départ où les nuages viennent recouvrir le massif de manière subite.





- Retour à El Chalten pour prendre notre bus à 18h30 pour El Calafate (le départ est un peu plus tôt lorsqu’on prend le bus du Rancho Grande).

Jeudi 15 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel Hosteria Patagonia (coût : 170 pesos argentins, soit 29 € ; adresse : Don Bosco 160 ; tél : 492302 ; mail : hosteria-patagonia@cotecal.com.ar) par minibus (système de minibus qui sillonnent chacun une partie de la ville et vous mène au bus principal) pour The Big Ice avec Hielo y aventura (coût : 770 pesos argentin, soit 135 € transport compris mais pas le déjeuner) ;

- Arrivée aux passerelles à 9h pour 30 ou 40 minutes pour observer le Perito Moreno.



Le pont de glace a cédé début mars mais 15 jours avant notre arrivée : dommage !



Puis direction le port pour la traversée en bateau du lac. Petite randonnée à flanc de montagne pour accéder au glacier ; prise en main de l’équipement (crampon + harnais pour la sécurité) et premiers pas sur le glacier.

- Visite de deux petites grottes sous le glacier : la glace est bleue et on voit les petites bulles d’air piégées dans la glace : c’est assez étonnant comme milieu.



- La marche sur le glacier ne présente aucune difficulté particulière et ça devient même un peu ennuyeux au bout d’un certain temps : heureusement, les guides (2 pour 6 personnes) se sont employés à chercher des trous dans la glace d’un bleu profond ou de petites rivières pour égayer la marche de 4 heures. C’est une excursion à faire pour une initiation à la marche sur glacier. Pour ceux qui connaissent déjà, ça ne présentera que peu d’intérêt.

Une roche erratique.



- Retour à l’hôtel vers 18h30.

- Restaurant réparateur au Casimiro Bigua : menu découverte à 60 € par personne avec dégustation de vins, tous bons sauf le rouge (très bonne limonade maison).

Vendredi 16 mars 2012 :

- Départ 7h de l’hôtel direction Torres del Paine (7h de trajet direct avec un bus tout terrain de Patagonia Extrema Viajes réservé via Chaltentravel pour 746 pesos argentin l’aller retour, soit 130 € (le prix du trajet direct !) ; déjeuné compris). Passage par la douane : côté Argentine, il s’agit simplement de présenter le passeport mais, côté Chili, les sacs et les bagages à main sont passés aux rayons x. Du coup, on a planqué le saucisson et le fromage dans nos poches et c’est passé comme une lettre à la Poste. Petite précision : il faut remplir un papier dans lequel à la question, transportez-vous des marchandises interdites, il faut répondre oui car si la réponse donnée est non et que les douaniers trouvent quelque chose, l’amende est assurée ce qui n’est pas le cas autrement !

- Près de la douane, il y a une épicerie qui fait bureau de change (nous avons changé 60 dollars chacun pour payer le droit d’entré du parc et les campings).

- Le trajet est en fait une excursion à la journée donc il y a des arrêts pour les visites des lacs Sarmiento et Amarga et des explications en tout genre ce qui retarde d’autant, pour nous, le départ de notre randonnée. Exemple, Paine est une couleur entre le gris et le bleu : c’est un adjectif qui peut aller avec tout autre chose que les tours du parc. Pause déjeuné près des cascades du Paine.

Un guanaco à l'approche du parc.



- Vers 14h, nous arrivons enfin à l’entrée du Parc de la Laguna Amarga. Paiement du parc : 15 000 pesos chilien, soit 23 € par personne. Nous quittons l’excursion qui se poursuit de l’autre côté du parc et nous commençons notre trek direction le Campamento Seron (pas de réservation ; coût : 4 000 pesos chilien avec douches, soit 6 € par personne mais exceptionnellement gratuit car les douches sont fermées). Le paysage n’est franchement pas terrible car la forêt a visiblement cramée il y a quelques années et les Torres sont planquées sous les nuages mais nous croisons deux français qui nous rassurent pour la suite de notre périple. Arrivée vers 18h sous une fine pluie.

Samedi 17 mars 2012 :

- Direction camp Los Perros (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche froide, soit 4 €) en passant par le refuge Dickson. La neige est tombée sur les sommets durant la nuit ce qui égaie les paysages.





Nous ne rencontrons personne jusqu’au refuge Dickson. Beau panorama et impression d’immensité et de solitude.



- Passage rapide au refuge : les gardiens nous indiquent qu’il est déconseillé de poursuivre jusqu’au camp Los Perros après 14h. Bon, il est 13h30 donc ça va. Pour rejoindre le glacier Dickson, il existe un bac mais il ne part qu’à 9h et revient également qu’à une heure fixe l’après-midi. Comme nous ne voulons pas attendre demain matin pour prendre le bac, nous renonçons et partons pour Los Perros.

- Le sentier traverse la forêt pendant des heures : c’est interminable (4 heures 30 mais sans difficulté)), extrêmement monotone car le paysage n’est pas visible du fait de la forêt qui est dense. Arrivée au glacier Perros vers 18h juste bien pour le couché de soleil.



Dimanche 18 mars 2012 :

- Direction le refuge Grey (pas de réservation ; coût : 3 500 pesos chilien par personne avec douche chaude, soit 4 €, épicerie). Départ vers 8h pour le col John Gardner : le sentier est très gras voire inondé à certains endroits : la progression est lente au départ. Il y a ceux qui tentent de marcher sur les troncs morts et les racines boueuses pour éviter de s’en mettre partout et les autres qui y vont franco. Toutefois, le sentier devient plus praticable au bout d’un certain temps : il est bien indiqué.



Nous passons devant un autre glacier : c’est ce qui est vraiment étonnant dans cette région. Il est possible d’approcher de très près des glaciers sans faire de la haute montagne et il y en a tellement.



- Arrivée au col vers 10h30 avec un vent fort pour nous accueillir : difficile de rester trop longtemps : la vue sur le glacier Grey est impressionnante. Sa taille, sa couleur, les autres glaciers au loin qui semblent le rejoindre comme les affluents d’un fleuve, ça ne vaut pas le champ de glace continental mais c’est pas mal quand même.



- La descente jusqu’au camp est longue mais la vue sur le glacier distrait avec une perspective qui change tout au long de la descente. Arrivée au camp vers 17h30.



- Le camp est bien plus fréquenté que ce qu’on avait vu jusqu’à présent avec quelques groupes de touristes. Un cuisinier chilien qui s’occupait de l’un de ces groupes passe d’ailleurs devant ma tente et me propose un fonds de casserole de poulet au maïs : sympa.

Lundi 19 mars 2012 :

- Direction camp Las Carretas (pas de réservation ; coût : gratuit). Nous avions prévu une journée de battement en cas de météo difficile qui nous aurait bloqué mais comme cela n’a pas été le cas, il faut trouver à s’occuper donc direction le Campamento Las Carretas.

- Il s’agit d’une promenade qui ne présente désormais guère d’intérêt vu qu’à partir du Refuge Grey, tout a cramé au mois de janvier dernier. Il est possible de marcher des heures dans un paysage entièrement carbonisé : cela va du Refuge Grey (qui n’a pas été atteint mais les alentours ont bien cramés) jusqu’à Las Carretas au sud et juste avant le Campamento Italiano à l’est.



- Départ 8h pour une arrivée au refuge Péhoé à 11h puis arrivée à Las Carretas à 15h15. Les bords du lac Péhoé n’ont pas été épargnés par le feu et la progression est rendue difficile à cause du vent qui soulève la cendre en petits tourbillons.

- D’ailleurs, le vent était particulièrement fort durant cette journée et on se rend compte que ce n’est pas parce qu’on l’a dans le dos que c’est plus facile : bien au contraire !

Mardi 20 mars 2012 :

- Direction camp Italiano (pas de réservation ; coût : gratuit). Départ 8h en reprenant le même chemin que la veille jusqu’au refuge Péhoé avec un vent de folie et de face cette fois-ci. Arrivée au camp Italiano vers 13h, montage de la tente, pause déjeuné et départ vers 14h pour le camp Britanico. La montée est sympa avec la vallée del Francès sur la gauche et les tours sur la droite qui se découvrent grâce au vent dans une ambiance tempétueuse. Et il y a aussi la vue sur le Lago Nordenskjöld qui est, pour le coup, ensoleillé. Pour ma part, j’ai trouvé qu’il s’agissait de la plus belle vue sur les tours mais la météo joue beaucoup sur cette impression.



- Nous verrons aussi trois avalanches au niveau du glacier del Francès mais c’est surtout le bruit qui est impressionnant. On voit la neige tomber sur des dizaines de mètres jusqu’à un chaos de neige noircie par les débris et se mêler aux petits ruisseaux de fonte du glacier.



Mercredi 21 mars 2012 :

- Direction camp Las Torres (pas de réservation ; coût : gratuit). Le temps est beau avec un lever de soleil sur la vallée del Francès en prime. Nous entrons dans la zone privée du parc avec le refuge Los Cuernos puis le Campamento Chileno (nous emprunterons le shortcut pour éviter de passer par l’Hosteria Las Torres). La vallée Ascencio est superbe.



- Arrivée au camp, montage de la tente et départ pour le mirador (45 minutes). La vue sur les tours avec le petit glacier et le lac en contrebas est sympa mais je n’ai pas trouvé ça aussi grandiose que la vue depuis le camp Britanico. Ça fait trop carte postal.



Jeudi 22 mars 2012 :

- Direction camp Guarderia Laguna Amargua. J’ai demandé au gardien s’il était possible de pousser jusqu’au Campamento Japonés mais il me répond que le sentier n’est pas praticable car c’est de la pierraille. La lassitude viendra à bout de notre motivation car il est vrai que j’ai été un peu déçu de la monotonie des sentiers car la plupart d’entre eux se situent en plaine et sur de longues distances (par exemple, Campamento Seron – Los Perros : 28km). Nous n’irons donc pas voir de nous même s’il est ou non possible de rejoindre le fond de la vallée.

- Arrivée au refuge Las Torres (un peu après l’Hosteria) : il y a un bus qui fait le transfert vers le poste de garde avec un départ à 9h, 14h et 16h. Sauf qu’il est 11h quand on y passe : on poursuivra donc à pieds jusqu’à la fin avec une arrivée à 12h30.



- Notre bus arrivera vers 16h30 comme prévu (ce n’est pas le même qu’au départ, ni la même compagnie, ni le même trajet vu que ce n’est pas un bus tout terrain : il doit donc relier El Calafate en passant par Esperanza pour éviter les pistes).

- Arrivée à El Calafate à 20h30.

Vendredi 23 mars 2012 :

- Avion à 10h50 pour Buenos aires et arrivée à 13h46 (taxe aéroport de 28 ARS, soit 5 €).

- Taxi (90 Ars) pour rejoindre l’Hostel Parada (Avenida Rivadavia 1291, Centro, coût 200 ARS, soit 36 €).

- Visite rapide de la ville en suivant le parcours proposé sur le Lonely Planet (Plaza San Martin, Galerias Pacifico, Florida, Obelisco, Plaza de Mayo, …) puis la rue Defensa. La ville est plaisante, agréable et l'architecture très européenne (pour ne pas dire parisienne) mais on sent quand même que l'âge d'or est passé.

- Restaurant Parilla Chiquilin pour enfin goûter le bœuf argentin.

Samedi 24 mars 2012 :

- Visite des quais avec le bateau école de l’armée argentine : joli quartier.

- Direction l’aéroport vers 10h par taxi (150 Ars).
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CH
Chouhibou 14 years ago
Sur la route del Sur (étape 5: extrême sud de l'Argentine et du Chili)
Je ferme les yeux, j'imagine une mappemonde: je suis là, tout en bas, sur la route de Punta Arenas.

Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !

Ca donne ça:

Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)

Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)

Moi: - Si si, oun Ricard con agua

Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?

Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)

Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.

Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !

24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.

Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.

El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.

Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.

C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.

Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.

Et ça, c'est pour demain.

Chouette !
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VE
Veujoz 14 years ago · RastaLinda
Te quiero Argentina
Voila, Je m'appelle Régis Veujoz, je suis originaire de la region grenobloise mais j'habite en ce moment à Paris. Je suis content d'avoir trouvé ce site car je peux rencontrer des gens qui ont la meme passion que moi l'Argentine. Ca fait plus d'un an que je suis rentré de mon stage à Buenos Aires et j'ai encore le mal du pays. J'ai passé les 10 plus beaux mois de ma vie dans ce pays que je connaissais tres peu avant d'y deposer le pied. Je sais pas si ce message rentre bien dans les critères de ce forum mais en tous les cas je suis sur que cela va donner aux lecteurs l'envi de decouvrir l'hemisphere sud. Je suis tombé amoureux de ce pays car il represente pour moi une exception dans le monde. L'Argentine est un pays qui comme ses habitants vit la vie intensement. Quel pays au monde a pu voir sur ces terre eclore plusieurs pris Nobel, une des pire dictature du monde, connaitre la richesse et l'une des plus grave crise economique, a vu naitre plusieurs icones mondiales comme Gardel, Evita, Maradonna ou le che et laisser vivre Videla, Menem et tous les pourri. Aucun pays au monde n'a vecu se que l'Argentine est en moins d'un siécle. J'aime aussi l'argentine pour son paysage que beaucoup ignorent, la terrre de feu ushuaia la patagonie et une partie des andes sont argentins. Buenos aires est l une des ville les plus magique du monde. J'ai vecu dans de nombreux pays Usa, Italie mais je dois dire que l'argentine vous prend. La gastronomie a pris ce qui ce faisait de mieux dans tous les pays en y rajoutant le boeuf, la vie culturelle est l'une des plus riche au monde et la nature explose. Je vivais dans la banlieue sud de b aires dans une ville qui s appelle la plata, qui est d ailleur tres belle notaùmment sa cathedrale, et tous les matin je prenais le train jusqu'a constitucion, jamais je ne me suis senti en insecurite et il ne m ai jamais rien arrive. Au contraire je suis nostalgique de cetrajet d'une heure et demi ou mon integration dans la population argentine a commencée. L'argentine ce sont aussi les argentins, qui pour moi sont des gens intensent, j'aime leur acceuil leur exageration leur pleurs leurs frustration j aime la fierte avec laquelle ils affrontent la vie. Je les admirent pour tout ce qu'ils sont . Aujourd'hui a Paris je me rend compte que ce pays a change ma vie plus que tout au monde, je suis jaloux des etrangers qui y vivent et egoistement j espere que l argentine ne deviendera jamais a la mode pour pouvoir la gArder pour moi. Je reste a votre disposition pour tout les futurs amantes de la argentina J espere que vous etes convaincu que l argentine est un pays magnifique et si j ai pas pu vous perler de tt c est parceque je voulais pas vous ennuyer mais si vous avez des questions n 'hesitez pas. Si un amoureux de l'argentine lis ce message et qu'il vit a paris qu'il me contacte .

ps:mon reve: ouvrir un hotel vers mendoza ou en patagonie, vivement la fin des etudes pour etre libre.

BESSOS A TODOS BUENAS NOCHES AMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERICA;
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ML
Mlefevre 14 years ago · Laurence49b
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 1)
Pour voir le carnet avec les images en grand format, cliquez ici : si belle la terre Voici tel quel le carnet de notre voyage en Argentine-Chili-Bolivie, réalisé durant le mois de Juillet 2007. Il a été écrit au jour le jour et comporte donc quelques longueurs d’autant que j’ai essayé d’y mettre un maximum de détails pratiques qui pourraient êtres utiles pour de futurs voyageurs.

Comme d’habitude, nous avons voyagé en famille avec nos enfants maintenant âgés de 11, 12 et 14 ans.

Nous avons choisi de louer un camping-car pour être le plus indépendants possible, pour pouvoir improviser au fur et à mesure, dormir dans des coins perdus, le tout avec un minimum de confort. Le camping-car a été loué à Buenos Aires auprès de Andean Motorhome. J’avais contacté une autre compagnie qui louerait théoriquement des camping-cars au départ de Salta (Gaibu) mais ils ne m’ont jamais répondu. Au cours de notre voyage nous avons rencontré 10 ou 15 camping-cars dont deux de la compagnie gibertcar.com ou qq chose comme ça (un indice éventuel pour ceux qui seraient tentés) Nous avons consommé entre 10 et 14 l/100 km et le gasoil était à environ 0, 45 euro/l.

Le fait de partir de BSAS implique de sacrifier au moins 2 grandes journées pour se rapprocher de la Cordillière. A cause de l’hiver austral nous avons choisi de visiter le Nord Ouest Argentin et de faire une petite incursion au Chili à San Pedro de Atacama pour visiter les environs. Deux jours en Bolivie ont été planifiés à l’avance pour faire un tour dans le Sud Lipez. Le plan idéal était d’emprunter le Paso San Francisco pour filer au Chili, puis de remonter la côte Pacifique jusqu’à Antofagasta et de bifurquer vers San Pedro DA.

La carte générale du parcours :



Détail sur le Nord Ouest Argentin :



Voici le récit :

J1 Vendredi 29/06 : On quitte Nancy à midi juste après l’école. 4h de route jusqu’à Paris. On arrive à l’aéroport alors que l’enregistrement a déjà commencé. L’avion décolle finalement avec 1h40 de retard. On avait théoriquement 1h50 pour changer d’avion à Madrid. L’hôtesse d’Air Comet pense que c’est cuit. Finalement après une course éperdue dans la grande longueur du Terminal 1 à Madrid, on arrive à temps. J’ai du mal à me remettre de ce footing sac au dos, à tel point que j’en ai envie de vomir. Ca m’énerve d’autant plus que finalement l’avion pour BSAS a attendu tranquillement que tout le monde arrive (une trentaine de passagers) On décolle vers 23h avec une heure de retard. Vol sans histoire, grâce au Stilnox, je dors 6h d’affilée. L’exercice physique a du bon ! La famille est éparpillée dans tout l’avion : Fred à l’avant, Caroline et Arnaud au milieu et Marion et moi à l’arrière. 11H de vol à peu près…

J2 Samedi 30/06 : Arrivée à 5h30 à BSAS, nos bagages sont là, miracle ! Le loueur de camping-car nous emmène à l’« office » situé au N de BSAS (l’aéroport d’Ezeiza est au Sud-ouest) : Une demi-heure de route fluide (ce n’est pas toujours le cas…). Prise en main du camping car. Je râle parce que la 2ème roue de secours que j’avais demandée est complètement usée. Bon, les autres pneus ont l’air bien. Cristian et son frère nous guident jusqu’au supermarché pour faire le ravitaillement. Fred y va avec les enfants pendant que je range les affaires dans le camping-car. Fred ne réussit qu’à retirer 400 pesos. Vers 11h45, tout est rangé, on peut y aller. Le voyant du liquide de refroidissement qui s’allumait de façon « normale » selon Cristian s’est éteint une fois que Fred a remis de l’eau distillée…. Le soleil brille sur Buenos Aires. La nuit a été claire. Le thermomètre à l’aéroport indiquait -2°C.

Départ : 108687 km Le soleil s’est levé vers 7h30 et tout de suite la température est plus agréable. On traverse d’abord sur qq km une zone de marais qui correspond au fond de l’estuaire du Rio de la Plata. Il y a pas mal d’oiseaux, pas de mouettes ni de goélands mais plein d’aigrettes. Les gens vendent le produit de leur pêche de long de la route, à l’ombre de parasols. L’Argentine a un aspect un peu décati : par ex des infrastructures routières de niveau européen sur lesquelles circulent des guimbardes des années 80, usées jusqu’à la corde, voisinant avec qq 4X4 rutilants. On arrive ensuite dans la vaste plaine du centre de l’Argentine : c’est plat, tellement plat qu’on a envie de se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qu’il y a là-bas, derrière cet horizon qui parait trop proche.

Finalement on se retrouve dans un brouillard digne du mois de novembre en Lorraine : peu épais mais bien tristounet. Pas grave, c’est de toute façon une journée sacrifiée puisqu’il nous faut rouler vers la Cordillère qui est bien loin à environ 1500 km. Le soleil réapparaît à 500 km de BSAS, mais c’est toujours aussi plat. Une affiche nous fait relativiser les distances : de la pub pour un café à Cordoba, placée sur le bord de la route, …. 310 km avant Cordoba. Les kilomètres s’accumulent rapidement.

Je me traite d’incorrigible anxieuse quand je regarde la jauge à essence et constate avec satisfaction qu’il reste ¼ du réservoir. Deux minutes, plus tard, c’est la panne sèche !!!! S… de jauge. Merci au loueur de ne pas nous avoir prévenu. Nous nous arrêtons sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute 60 km avant Cordoba alors que le soleil vient juste de se coucher… Bonne poussée d’adrénaline. Vite, faire du stop avant que la nuit tombe tout à fait. Passeport, argent, bidon (d’eau) qu’heureusement nous avons emporté. 1 mn plus tard, un argentin de choc s’arrête. En une heure chronomètre en main, il tente de siphonner son réservoir -sans succès-, démonte l’arrivée de gazoil sur son moteur - échec-, et finalement emmène Fred chercher du gasoil, et enfin purge l’air dans le circuit en bidouillant les injecteurs. Mac Guyver avec une bonne tête de Maradona dans ses vertes années.

On décide de passer Cordoba et on s’arrête 40 km plus loin sur un chemin agricole. Ouf ! Alors qu’on dort profondément, des policiers viennent nous demander nos papiers à 1h du mat ! Arnaud n’a rien entendu…

J3 Dimanche 1er juillet: 109480 km On se réveille dans un brouillard à couper au couteau. Le soleil se charge bien vite de le dissiper. 100 km après Cordoba, (soit à 800 km de BSAS !) 1er relief, modeste mais bien réel. Un peu plus loin, nous longeons les Salinas Grandes (il y a d'autres Salinas Grandes, plus petites, entre Purmamarca et Susques, bien plus au nord, où nous passerons plus tard), partiellement en eau, c’est magnifique. On ne distingue même pas l'horizon.



Nous trouvons une piste qui y mène et nous risquons à rouler sur le sel.



Des traces de flamands roses sont gravées à la surface, par milliers. A 1200 km de BSAS nous entamons l’ascension de la Quebrada de la Cebila, franchissons notre premier col, pas bien haut (1000m) mais magnifique au sein de ces montagnes généreusement saupoudrées de cardones monumentaux.



Impossible de s’y promener, tout pique de partout !



Nous traversons une vaste plaine aride entourée de quebradas, (malheureusement le temps est un peu couvert). Plus loin, le soleil revient.



Un petit félin ressemblant à un ocelot traverse la route. Un peu plus loin, un petit renard ressemblant à un fennec. Finalement nous arrivons à Tinogasta où nous faisons le plein de gasoil en prévision de la traversée de la Cordillère.

Les rares villages traversés ont l’air assez pauvres : on croise des gens à pied ou à vélo loin de tout, les gens font leur bois en récoltant de vieilles traverses de chemin de fer. La poussière orange règne en maître. Les maisons sont très petites, presque sans fenêtre. En comparaison les cimetières paraissent luxueux, les caveaux sont à peine plus petits que les maisons (mais faut dire que c’est pour l’éternité, alors !)



Il y a peu de cultures (le climat est très sec et aride), un peu d’élevage : on a traversé un village où pendouillaient aux arbres de petites chèvres dépecées à vendre. Un peu plus loin, ce sont des ballons de toutes sortes qui sont proposés aux passants, chacun sa spécialité… La petite église de Fiambala est adorable, joliment décorée de colombes découpées soigneusement dans du papier blanc, toute pimpante.





On complète une ultime fois le réservoir de gazoil, puisqu’il y a de l’essence dans ce village.



Ensuite nous commençons la longue montée vers le Paso de San Francisco qui mène au Chili par la route 60.



Mon idée était de passer la nuit à Chaschuil, à environ 3000m d’altitude, pour nous acclimater, mais la nuit tombe et les paysages sont si beaux que nous préférons nous arrêter pour les déguster demain sous le soleil (enfin nous l’espérons car la météo consultée avant de partir prévoyait un temps nuageux pour demain)

Nous longeons le rio Chaschuil dans un décor de far west. Soudain le soleil passe sous les nuages et c’est l’embrasement, superbe. La rivière prend une couleur rouge sang!



Nous trouvons un coin pour la nuit au bord de la rivière à seulement 2000 m d’altitude.

J4 Lundi 2 juillet : 110163 km 7h30, 12°C dans le camping car au réveil sans chauffage, -5°C dehors mais c’est un froid sec. J’aurais dit sans mesurer qu’il ne gelait pas. La nuit a été claire et tranquille, y’a plus qu’à attendre que le soleil se lève vers 8h00 seulement (il se couche à 18h30)



La montagne qu'on voit à droite n'est pas dans l'ombre. Elle est d'un noir d'encre, même en plein soleil levant!

Nous continuons la montée vers le Paso San Francisco.



On ne voit absolument personne. La route est en parfait état.

On croise qq centaines de vigognes, très vives et malignes : elles nous repèrent avant même qu’on les ai vues (faut dire qu’elles sont couleur herbe d’hiver), on les repère en fait à leur déplacement. Elles ont le chic pour toujours montrer leur postérieur et partir vers le soleil, si bien qu’elles sont souvent à contre-jour pour les photos.

On fait un arrêt dans la vallée de Chaschuil à 3000 m (là où on voulait initialement dormir), pour escalader une dune et la descendre à toute vitesse. Chaschuil n'est pas un village mais simplement une ferme perdue.



J’arrive à approcher un faucon pas craintif du tout.



Ensuite on se balade dans un enchevêtrement de flaques et d’herbes, pleines d’oiseaux, principalement des oies et des canards.





Gros plan sur les sels minéraux :



On continue ensuite la route, dans un décor d’altiplano multicolore, avec plein de vigognes et des ânes qui paraissent sauvages, impossible de les approcher.





Finalement on arrive au poste de douane de Las Grutas et là, déception, le douanier nous annonce que le col (le paso San Francisco) est fermé. Il a neigé la veille 30 ou 40 cm sur le versant chilien, exposé aux dépressions pacifiques.

Il nous autorise à aller passer la nuit près des thermes, 3 km plus loin, après avoir hésité en nous prévenant que les nuits étaient très froides à 4000 m. Il y a une chance que le col soit ouvert demain.

On distingue à droite la petite cabane des thermes.

La rivière est chaude!



Oui, pas de doute :



Le déjeuner à peine terminé, les enfants se précipitent dans les thermes, très rudimentaires : mais l’eau est à 35°C et c’est un vrai régal.

*

Je choisis de me baigner d’abord dans la rivière à 32°C dans un décor de rêve avec en toile de fond des volcans à 6000m. Il n’y a pas un souffle de vent et à 4000 m en plein hiver et au soleil, l’air est très doux. Impossible de faire sortir les enfants de l’eau, ils vont y passer l’après-midi tandis que nous partons avec Fred faire une petite balade sur l’altiplano.



Nous partons les mains dans les poches et le regrettons bien vite.



Marcher à 4000m dans cet air très sec donne soif, très soif. Nous marchons jusqu’à une lagune pleine d’oiseaux et décidons de revenir en longeant la rivière qui vient de la source chaude.



Ces algues vert fluo sont la conséquence de la source chaude.

En fait nous cheminons à travers un labyrinthe de glace, de sel et d’eau qui chauffée par la source, résiste au froid et court gaiement entre les touffes d’herbe jaunies par l’hiver.



Bref, nous arrivons bien crevés après 10 km en 2h30. J’ai un mal de crâne terrible (altitude probablement mais aussi certainement luminosité extrême associée à un bon petit vent dans le nez au retour) alors que le reste de la famille est simplement fatigué. Tout le monde s’effondre sur les couchettes du camping car. Nous payons cher le fait d’avoir passé la nuit précédente à seulement 2000 m et non 3000 comme prévu. Fred vide l’appareil photo sur le portable et constate avec horreur qu’il y a plein de poussières : elles ont du se mettre sur le capteur alors qu’on alternait grand-angle (paysages) et télé-objectif (vigognes trouillardes) pendant la montée vers le col. Enfer et damnation !! Pour ce soir, les enfants commandent des spaghettis carbonara, l’eau ça creuse ! Pas facile de faire cuire des pâtes à 4000 m (au bout de 15 mn au lieu de 4 elles sont juste cuites !)



La nuit s’annonce fraîche à cette altitude et en effet le lendemain à 8h00, il fait 4°C dans le camping-car (sans chauffage) et -10°C dehors.

J5 Mardi 3 juillet 110328 km Grand beau temps ce matin :



Il y a eu du vent toute la nuit et je crains qu’il n’ait formé des congères sur le versant chilien enneigé et en effet quand nous posons la question aux douaniers ils nous confirment que le col ne peut pas ouvrir. Drôle de vie que celle de ces qq hommes qui vivent à 200 km du premier (petit) village, se chauffent au feu de bois à 4000 m en plein hiver et fabriquent leur électricité avec un groupe électrogène….

Après avoir passé une bonne heure à essayer de nettoyer le capteur de l’appareil photo -sans succès-nous redescendons vers Fiambala. Nous retraversons le paysage de western qui nous avait enthousiasmé à la montée et ne résistons pas à l’envie d’y faire une petite balade. Nous voilà partis les mains dans les poches pour faire qq photos au bord de la route.



Nous découvrons l’entrée de ce qui s’avèrera être un canyon interminable dont nous ne verrons jamais la fin, contraints de faire demi-tour, faute d’eau, de chapeau (il fait très chaud entre les parois du canyon, le seul animal rencontré aura été une drôle de mouche, c’est hyper-aride, il y a très peu de végétation)….



Des vrais touristes quoi. On se promet dorénavant de toujours prendre de l’eau même pour la moindre petite balade On s’arrête un peu plus loin pour déjeuner, se laver, et encore nettoyer le capteur ( !grrr !) profitant d’une chaleur bienfaitrice (27°C à l’ombre) Finalement Fred se rend compte qu’il a changé les préréglages des modes AV et TV et en les remodifiant les poussières résiduelles deviennent moins visibles, ouf ! Sur la route, belle église en adobe :



Nous faisons le plein à Tinogasta, d’eau et de gasoil et vérifions la pression des pneus qui depuis le départ me paraissaient bien mous. Ce n’est pas du luxe, un des pneus des roues jumelées arrières n’a même plus de pression du tout, espérons qu’il n’est pas crevé… On achète des mandarines 2 pesos pour 2 kg soit 0, 25 euro/kg. Fred retire 2X350 pesos (avec 2 cartes). Impossible d’aller directement sur Belen, la piste n’est pas carrossable, il faut faire un détour de 90 km par le sud.

Des nuages lenticulaires s’animent d’irisations avec le soleil couchant : surprenant et surtout magnifique.

Garanti sans colorant :



Le filtre polarisant accentue encore le phénomène.

A Belen, nous faisons un ravitaillement (les magasins ouvrent après la sieste de 17h30 à 21h30). Nous décidons de continuer un peu vers Hualfin mais la route se transforme bien vite en tôle ondulée et on s’arrête pour la nuit sur la place d’un petit village près de l’église. (1645 m)

J6 Mercredi 04/07 : 110763 km Horrible piste jusqu’à Hualfin et même un peu au-delà. On retrouve ensuite avec plaisir le goudron. Route quelconque jusqu’aux ruines de Quilmes (après Amaicha del Valle) : nous prenons en stop 5 passagers dont 2 Français pour les derniers km jusqu’aux ruines (entrée 5 pesos/pers, gratuit pour les enfants)







Vue du haut des ruines :



Non, les enfants n'ont pas de rouge à lèvre mais les lèvres un peu à vif à cause du froid et de la sécheresse!



Après le déjeuner, nous grimpons au-dessus des ruines (XIème siècle) et en faisons le tour (2h en tout environ), site agréable mais ce sont surtout les lamas placés tout exprès pour les touristes qui ont amusé les enfants.

Nous continuons vers le camping Divisadero (piste de 6 km qui part à G juste à l’entrée de Cafayate en venant du sud) : de cet endroit part une très belle balade le long du rio Colorado dans un canyon très vert et encaissé (attention, qq passages d’escalade facile et amusante) : les cascatas du Rio Colorado.



Il y a 4 cascades mais la nuit va tomber bientôt et nous nous contentons de la première (2h A/R), balade à faire le matin quand le soleil inonde le canyon voire en milieu de journée.



Barbara, une sympathique petite chienne, nous a accompagnés tout au long du sentier.



Elle a bien mérité sa part du goûter (la maline) ! En reprenant la piste au retour sur la G à environ 1 ou 2 km une pancarte indique la Cueva del Suri : il y a une (toute) petite grotte très poussiéreuse et un peu plus loin quelques peintures rupestres, 1/2h A/R, quelconque. A chaque randonnée, son chien!



Nous dînons, prenons une bonne douche, les enfants font un petit feu (ça les requinque...)



puis allons faire quelques courses à Cafayate (il y a 2 supermercado « complémentaires » : dans l’un qq produits laitiers, dans l’autre de la viande et des fruits et légumes) La ville est très touristique avec plein de magasins de « souvenirs » Nous décidons d’aller dormir au nord de Cafayate, un peu avant la Quebrada, sur une piste secondaire.

J7 Jeudi 05/07 : 111349 km Superbe balade (3h A/R) à environ 17 km au nord de Cafayate sur la 68: il y a une piste qui part sur la droite (rien n’est indiqué) : gigantesque vallée cernée de rochers plissés multicolores.















Un peu plus loin, sur la 68, Las Ventanas révèle aussi de surprenantes formations géologiques.



Ensuite nous poursuivons la route 68, très belle jusqu’au 50ème km au nord de Cafayate



avec qq endroits touristiques (la Garganta del Diablo, El Anfiteatro par exemple) avec le duo classique : lamas (qui ont sûrement trop chaud) + souvenirs.

A l'entrée de la Garganta del Diablo : à 50 m, des femmes vendent de l'artisanat aux touristes.



Pour les courageux qui font la route à vélo, je pense que les 20 ou 25 premiers km sont les plus beaux, inutile d’aller jusqu’à la G del D et El A. qui font vraiment attrape-touriste. On longe le rio de Las Conchas où paissent qq vaches et chevaux et qui serait super à descendre en canoé s’il y avait plus d’eau mais c’est la saison sèche. Plus au nord la route est agréable mais plus banale.

Nous décidons de passer par le Paso de Sico pour aller au Chili si bien que nous bifurquons sur la ruta 51 avant d’arriver à Salta. 30 km de piste en bon état (la niveleuse vient de passer) mais ultra poussiéreuse puis 90 km d’une route extraordinaire, goudronnée, ce qui permet d’apprécier plus librement le paysage qui n’a rien à envier à celui de la Quebrada de Cafayate (on peut la zapper si on passe par le Paso de Sico) On s’arrête à 3100 m juste après Santa Rosa de Tastil (je commence à avoir mal à la tête et on préfère s’arrêter pas trop haut, 15mn après c’est passé).

Ce soir, patates dans la braise, cuites dans un feu d'herbes sèches et de bouses de vaches (à la népalaise!) faute de bois. Arnaud est tout fier de sa cuisine!

Malheureusement la cuisson est insuffisante alors les enfants décident de les laisser dans le feu jusqu'à demain et de les manger au petit-déjeuner (hum?) Finalement, alors que nous sommes en plein désert, toutes les patates se seront mystérieusement volatilisées le lendemain matin! Les pôv'z'enfants ont du se rabattre sur les céréales...

Quel dommage que nous soyons passés alors qu’il n’y avait plus de soleil (les journées sont courtes 8h-18h45), mais vivement demain !

J8 Vendredi 06/07 : La nuit a été « chaude », on a eu trop chaud car le temps était couvert. 15, 5°C dans le camping car, 6°C dehors. On continue la montée vers le Paso de Sico en ramassant une dizaine d’écoliers qui font du stop. Ils sont tout intimidés...



Beau paysage, gâché par une ligne à haute tension qui court au fond de la vallée. 10 km avant San Antonio de Los Cobres (3775 m), plus de freins (du moins plus grand-chose)! Heureusement le relief est très doux, en dépit de l'altitude. Nous arrivons au ralenti à San Antonio, utilisant le frein moteur dans la descente qui précède le village : le pompiste nous indique le garagiste qui nous répare une fuite sur le circuit hydraulique des freins arrière.



Avec 3 outils et un bout de tissu de sac en fibre pour faire le joint, il nous refait un tuyau de liquide de frein arrière, pour 30 pesos. Fortiche ! Pourvu que ça tienne !

Heureusement que la panne s'est produite avant ce village qui est le dernier avant la frontière, située à 133 km et après il y avait encore 135 km jusqu'au premier garage au Chili situé à San Pedro de Atacama, tout au bout d'une interminable descente puisque le Paso de Sico est à plus de 4000 m et San Pedro à 2500 m! Et en plus, à posteriori, nous apprendrons que personne n'est passé après nous par cette route car le col a fermé juste après notre passage.

Il ya plein de lamas partout, assez farouches :



Arrivés à la douane argentine on quitte enfin la ligne à haute tension.



Vraiment une horrible cicatrice dans ce magnifique paysage !



A la douane, on rencontre un motard français –Gatien- qui nous traduit les explications du douanier. Le col est peut-être fermé côté chilien, c'est-à-dire au bout de 30 km de tôle ondulée…! Glups ! Dire qu'on vient de se taper 100 km de piste dont au moins la moitié en tôle ondulée + 100 km de route goudronnée. Il nous apprend que la douane chilienne se trouve seulement 30 km + loin. Je la croyais à SPDA. Gatien nous aide bien pour les formalités.

Le paysage à partir de la douane argentine devient vraiment beau, en plus on a droit à qq rayons de soleil.

Le douanier nous dit que nous avons une météo exceptionnellement moche. Il a neigé la veille….

Après ½ h à la douane argentine et une bonne heure à la douane chilienne (Le contrôle sanitaire chilien nous confisque plein de bonnes choses que nous pensions manger avant d’arriver à San Pedro de Atacama ! Snif! Mais il ne veut pas de nos poubelles pleines d'épluchures de fruits et légumes! Allez comprendre...), nous reprenons la piste, toujours aussi mauvaise et nous arrêtons pour la nuit vers 19h. Nous avions proposé à Gatien de l’héberger pour la nuit, ce qu’il accepte volontiers quand il nous rejoint 10 mn plus tard car le prochain village est à 130km !

Nous dormons à 4100m, ça caille et il y a du vent. Neigera-t-il cette nuit ? Le diesel sera-t-il gelé demain matin ?

J9 Samedi 07/07/07 101600 km Ce matin le ciel est couvert et il neigeote. On a bien dormi. 2°C dans le camping car, -6°C dehors (à 4100 m) Gatien a bien du mal à démarrer sa moto, il lui faut presqu’une heure en démontant plusieurs fois les bougies.



Le paysage est superbe mais le temps est bouché.



Avec le vent on a peur que des congères ne commencent à se former mais à cause de la tôle ondulée, impossible d’aller plus vite.

On arrive finalement à la bifurcation vers les lagunas Miscanti et Miniques qui forment une réserve naturelle. La piste qui y mène est très accidentée. (entrée 2000 pesos/adulte, 1000/enfant soit 7000 en tout)



Les 2 gardiennes nous expliquent que l’accès aux berges de Miniquès est interdit car c’est la période de reproduction des oiseaux. Il y a en effet qq canards. Il fait un froid de… canard et il y a du vent. Les premières camionnettes de touristes arrivent vers midi. Nous sommes un peu déçus par ces 2 lagunes. Faut dire que la météo ne les valorise pas… Pas le moindre rayon de soleil. Depuis 2 jours l’eau chaude ne marche pas et depuis hier soir, il n’y a plus d’eau du tout, le circuit est gelé. Il va falloir qu’on descende en altitude pour se requinquer. San Pedro DA n’est qu’à 2500 m.

Nous faisons une courte halte pour photographier la petite église en adobe et toit de paille de Socaire, le premier village après le Paso de Sico à 100 km environ.

Plus bas, à Toconao, nous remontons pendant environ 1 h le canyon de Jerez, dont le fond est transformé en petits jardins.



A visiter plus tôt dans la journée quand le soleil est au zénith. Très surprenant toute cette verdure au milieu d’un tel désert (entrée payante 1000 pesos/adulte, 500/enfant) Fred s’acharne sur l’eau chaude et ça finit par fonctionner. Ouf ! Enfin une bonne douche ! Nous sommes en forme pour passer la douane, à SPDA (ben oui, on l’a déjà passée juste après le col, faut pas chercher à comprendre…). Environ 20 bonnes minutes alors qu’e nous sommes les seuls à passer. Et pour cause, les douaniers sont tous surpris d’apprendre que nous venons d’Argentine : le Jama et le Sico sont fermés depuis la veille. Nous devons être les derniers à être passés. On voit de la tôle ondulée partout!



Petit tour en ville qui comporte 3 rues commerçantes avec de minuscules épiceries hors de prix, pleins de boutiques d’artisanat souvenir, plein d’agences de tours organisés et plein de resto et hôtels. Ex : 1 bouteille d’eau minérale : 700 pesos ! 4 bouteilles d’eau aussi chères que 5 biftecks ! Bien crevés, on cherche un coin pour dormir avec dans l’idée d’aller vers la vallée de la Muerte et finalement on s’arrête dans un petit canyon de la Cordillera Del Sal. Nuit hyper calme à l’abri du vent.

La suite dans la Partie 2. http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;
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CE
Cephee06 14 years ago
Une semaine aux Galapagos du 30 juillet au 6 août 2012 (début)
Bonjour ayant beaucoup utilisé les post de ce forum pour préparer mon séjour, voici en retour les principales informations sur mon séjour d'une semaine aux Galapagos Pour info, nous avons voyagé à 3 adultes (2 parents et notre fille ainée de 28 ans, parlant bien espagnol). avion: nous avons réservé les billets Guayaquil Galapagos (Baltra) sur le site de Go voyages, avec la LAN. Le bac pour traverser de Baltra à Santa Cruz nous a couté 0,5 $ par personne, puis un bus 2 $ par personne (il nous a déposé dans la rue de l’hôtel) iles visitées: nous avons logé une nuit à Santa Cruz puis 3 nuits à Isabella puis 3 nuits à Santa Cruz. Et nous avons fait une excursion à Plazas.logement Santa Cruz:hotel Espana (adresse trouvée dans un guide) 68 $ par nuit (pas de taxes) pour une chambre triple avec SdB privée avec eau chaude et 3$ par personne le petit déjeuner (copieux); réservation par échange de mails et versement d’acompte par western union. Hôtel bien situé dans une petite rue proche du centre mais au calme (mais travaux de construction sur l'arrière de l’hôtel pendant notre séjour, qui ne nous ont pas trop gênés car nous n'étions pas dans la chambre dans la journée). Qualité de l'accueil dépendant de la personne à la réception; réservation d'excursions via l’hôtel à prix intéressant. logement Isabella: hôtel La Gran Tortuga (trouvé sur le site "expédia") 75 $ par nuit (plus 9$ de taxes) pour une chambre triple toute neuve à l'étage, avec PdJ (copieux) inclus. Hôtel situé sur une rue en retrait de la rue principale mais à 5 min de la "plage".J1: Santa Cruz: arrivée à l’aéroport de Baltra; très longue attente pour payer la taxe et récupérer les bagages, prendre le bus, puis le bac, puis le bus (trajet de 40 min) et enfin installation à l’hôtel. Réservation des billets AR pour Isabella (25$ par personne l'aller simple) dans une boutique face au quai qui nous proposera de garder nos bagages le lendemain matin (le départ pour Isabella est à 14h). (L’hôtel ne vend pas les billets inter iles mais seulement les excursions). Visite du centre d'élevage des tortues en fin d'a-m et arrêt à la petite plage qui est à l'entrée. Ne pas rater en y allant le petit port de pêche (à côté de la petite cité artisanale toute neuve avec seulement quelques stands occupés pour l'instant) ou les pêcheurs débarquent en fin d'a-m les poissons sous l’œil (et le bec) attentif des pélicans; il y a également quelques "lobos marinos" (otaries?) et iguanes marins. Repas le soir (10$ par personne) dans une des cabanes de la rue qui est fermée à la circulation en soirée pour installer les tables au milieu. Ambiance sympa et "locale"

J2:Santa Cruz puis Isabella: le matin, excursion à las Griétas: prendre un bateau taxi au port (0,6$ par pers) puis suivre le chemin, et les panneaux. Prévoir de bonnes chaussures car le terrain est accidenté vers la fin. Jolie plage devant un hôtel, avec pélican et quelquefois "otarie" . Beaux cactus géants. Pique nique acheté à la supérette du port (mais peu de choix et 9$ pour 3 pour pain, jambon et fromage alors qu'on trouve des menus du jour pour 3$ au village!!!). Départ pour Isabella: contrôle des bagages avant de passer sur le quai; ensuite c'est très "brouillon":en fait il y a plusieurs "petits" bateaux qui partent à peu près à la même heure pour Isabella (et les départs pour l'autre ile se font également à 14h; il y a foule et il n'est pas facile de se repérer) il faut attendre notre vendeuse de tickets qui "hèle" un bateau taxi qui nous emmènera au "fibras" qui lui nous emmènera à Isabella ; surprise: il faut payer le bateau taxi (0,5$ par personne) ce qui ne nous avait pas été annoncé. Le bateau est "complet" :nous sommes une bonne vingtaine, installés sur 2 banquettes face à face ; les bagages sont "à l'abri" à l'avant du bateau et les derniers passagers sont installés à l'arrière, au vent et aux vagues. Ça bouge pas mal, c'est très bruyant et pas confortable. Pour aller aux toilettes qui sont à l'avant, il faut se signaler au "mousse" qui fait ralentir le pilote pour que cela bouge moins pendant un petit moment. 2 heures plus tard, on est contents d'arriver ... et il faut payer (par personne)1$ pour le bateau taxi pour aller du "fibras" au ponton du port, puis 5$ de taxe de port à l'arrivée sur le ponton, puis 1 $ de taxi pour aller au village (il y a un petit bout de route peu pratique quand on est chargé pour aller jusqu'au centre du village). Installation à l’hôtel, réservation de la sortie aux Tintoreras (via l’hôtel, pour 25$ par pers) , promenade sur le malecon et la plage et repas pour 8$ par pers dans une gargotte sur la rue principale. à suivre ...
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SI
Simon 14 years ago · Vagabond74
Les Andes à vélo (et un peu à pied)
- 5e jour : Lima – Kilomètre 97 : 1er coup de pedale 1er jour de vélo / 98 km / 6h50 / +220 m / -395 m

Voila quatre jours que j´étais a Lima, le ciel était complètement dans le brouillard. Ce matin, le ciel est bleu et le soleil est présent pour mon départ (mais il ne durera pas). Après avoir réussi l´exploit de faire tenir l´ensemble de mes bagages sur mon vélo, soit 25 kgs avec l´eau et la nourriture, je prends la route. Pas facile de garder son équilibre avec cette charge à l´arrière du vélo. Les dix premiers kilomètres sont consacrés à sortir de Lima par la route que j´ai repérée hier, puis j´arrive sur la mythique “Panaméricaine”. La circulation est dense, beaucoup de bus et de camion circulent sur cette 2x3 voies. Je roule sur la bande d´arrêt d´urgence avec d´autres vélos (Péruvien), des triporteurs et des piétons. Certain me regardent étrangement, d´autres me saluent ou m´encouragent et un me fera un signe du pouce pour que je le prenne en stop. Un grand sourire sera échangé.

La Panam commence par longer pendant une bonne vingtaine de kilomètres la banlieue pauvre de Lima et des bidonvilles. Puis tout le restant de la journée, des villages, hameaux ou de simples maisons tousses plus pauvre les unes que les autres se succéderont a ma droite, cote Pacifique. Et par moment je passe a cote de plages ou de champs cultives. A ma gauche, cote continent, c´est un grand désert aride, avec un aperçu des montagnes. Les kilomètres se suivent et se ressemblent dans le brouhaha de la circulation.

Certains camions me klaxonnent pour me saluer. J´avance avec un petit vent de face, et j´ai beau longer la côte, la route est vallonnée. Avec mon chargement, les montées sont pénibles et les descentes un plaisir.

Le temps passe, et ma vitesse diminue, commencant à 20km/h, je terminais a 10 km/h . Je finis par arriver en début d´après midi au niveau de Chicla au bout de 70 kms. Là ou mon premier jour devait se terminer. Ne trouvant rien pour me loger et ne voulant pas planter ma tente le long de la Panam. Je décidais de continuer.

Je repousse comme ça, de kilomètre en kilomètre la fin de mon étape. J´ai en tête le “kilomètre 97”, ou se trouve un grand complexe de boite de nuits perdu au milieu de nulle part, fermé en cette saison. J´espère y trouver un hôtel ouvert.

Par chance j´en trouve un. Fatigué, avec de belles douleurs aux jambes, après 98 kms (beaucoup trop pour un premier jour !). Je vais m´écrouler sur le lit pour une longue nuit, bien méritée.
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LE
Lechefrando 14 years ago · Anacrouse
Notes de voyage en Equateur
Bonjour à tous,

Voila ça y est, je suis rentré d'Equateur et j'ai encore plein d'images dans la tête. Je vais essayer de partager avec vous ce récit dans ce pays très diversifié tant au niveau des paysages que du ...climat.

Tout commence par un vol Air France/KLM à destination de Quito via Amsterdam; 15h de voyage! C'est long et en plus l'avion est plein, pas moyen de s'allonger pour piquer un petit somme! Nous arrivons crevés sur Quito où il pleut et où nous attend notre contact de l'agence francophone ITK Travel (www.incatrek-ecuador.com) Jose-Luis.Il est super cool et parle très bien le français ce qui nous arrange. Juste un mot sur notre petit groupe, nous sommes 4 amis voyageant souvent ensemble et notre habitude pour visiter un pays est toujours la même: résa d'un circuit via un tour-opérator local et si possible francophone pour qu'il n'y est pas d'ambiguités sur le sens des mots, résa d'un guide avec sa voiture et réservation à l'avance des nuitées dans des hotels sélectionnés par nos soins.

Notre programme pour les 15 prochains jours reste très classique: Quito; Otavalo;lagune Quicocha;Mitad del mundo;Amazonie pendant 4 jours dans le parc de Cuyabeno;laguna Quilotoa;Cotopaxi; Baños; Nariz del Diablo;Ingapirca;Cuenca;Puerto-Lopez; Isla de la Plata; parc Machalilla et retour via Guyaquil.Ce programme était ambitieux, trop ambitieux puisque nous avons fait l'impasse sur la lagune Quilotoa préférant prendre notre temps pour visiter plutôt que courir pour tout voir.A Quito nous logeons à l'hôtel Sierra Madre (www.hotelsierramadre.com) à deux pas du quartier branché de Quito. Hotel de bon confort où le personnel est aux petits soins, les chambres confortables et la douche chaude.... aléatoire!! Les chambres du 1èr et du 3ème étage sont très grandes et au 3ème une terrasse donne sur les toits de la ville, c'est sympa sauf quand il pleut ce qui était notre cas.Très bonne et grosse nuit grace au décalage horaire et c'est parti pour le marché d'Otavalo. Le bon jour pour voir le fameux marché c'est le samedi et nous étions... le mercredi, chercher l'erreur! Nous avons donc été déçus par ce marché ce qui n'a pas empêcher nos épouses de commencer l'achat intensif de souvenirs.Nous continuons notre route vers Cotocachi la ville réputée pour son artisanat du cuir.C'est vrai que les boutiques et échopes rencontrées ne vendent que du cuir et pas cher!

Nous continuons notre route vers la lagune de Quicocha que nous découvrons sous la pluie mais le paysage est tout de même grandiose. Nous en profitons pour prendre au bar local notre premier " Canelazo" sorte de punch servi tiède et fabriqué à base de cannelle, rhum et le jus d'un fruit appelé "tomate del arbol"; c'est très bon et suivant la quantité de Rhum plus ou moins ... chaud...Nous arrivons finalement à notre étape du soir à l'Hacienda Pinsaqui (www.haciendapinsaqui.com) Superbe hôtel avec des chambres immenses et poële à bois . Le dîner fut excellent et la nuit calme. Au matin nous découvrons les jardins de cet hôtel qui sont de toute beauté. Vraiment très bien ce qui ne sera pas le cas de tout nos hébergements.Le lendemain visite du site de la mitad del mundo. Il faut savoir qu'il en existe plusieurs et notre guide nous a emmené en voir un plus" artisanal" où le propriétaire des lieux explique très bien l'histoire de cette ligne et la relation qui existe avec les peuples anciens d'Equateur. Nous visitons ensuite Quito où nous découvrons une capitale plus moderne qu'imaginé et où nous visitons tous les sites répertoriés dans les guides et entre autre:le Convento Santo Francisco, l'église de la Compagnie de Jesus, le palais présidentiel, etc...

Le lendemain est un grand jour, nous partons pour l'Amazonie ou plus exactement la province de l 'Oriente. Avion de Quito à Lago Agrio 40 mn de vol, minibus de Lago Agrio à Puente Cuyabeno 2h de route et enfin 2 h de pirogue à moteur avec tout le chargement (valises, sacs et nourriture pour le lodge) prise de contact avec notre guide Amazonien seul habilité à nous accompagner dans la jungle; il s'appelle "Pajarito" pour ceux qui connaissent un peu l'espagnol cela veut dire petit oiseau. Il a été surnommé ainsi grace à son don d'imitation des cris d'oiseaux et dieu sait si il y en a! Voici son mail: patvarg2002@yahoo.es Très sympa, nous faisant découvrir patiemment notre environnement à nous pauvres européens qui ne voyons rien et n'entendons rien! mais au bout de 4 jours on commençait à bien dicerner le chant du Toucan d'un cri de singe! Notre lodge le Cuyabeno Lodge (www.neotropicturis.com) est rustique mais confortable avec grand lit et moustiquaire, douche chaude! un vrai bonheur. Beaucoup d'invités dans la cabane mais on s'y fait, cucarachas, grenouilles bizarres, et un iguane qui passait par là et a eu la peur de sa vie et nous aussi!! Nous avons eu la chance lors de nos escapades dans la jungle, de voir un anaconda de 6 m de long. Impressionant! Le guide nous a dit que c'était le premier de l'année qu'il voyait de cette taille!! La cuisine fut excellente pendant 4jours et nous nous sommes demandés comment le cuistot pouvait varier les repas alors que le 1er supermarché est à 4h de pirogue? Ce lodge est tenu par une communauté indigène: Les Sionas et l'argent déboursé pour l'hébergement leur revient en partie.

Retour vers la civilisation et la Cordillère des Andes.Nous traversons un paysage de rêve et arrivons au parc Cotopaxi. Paysage à couper le souffle et il fait beau. Nous montons jusqu'à 4600 m mais n'y restons pas longtemps un mal de crane causé par l'altitude nous oblige à redescendre.Inutile de décrire le décor les mots seront trop peu explicites il faut y aller pour voir!!! Nous renonçons à voir la laguna Quilotoa et devons donc nous trouver un hébergement pour la nuit. Nous sommes à Pujili (célèbre pour son marché) et notre guide connaît un petit gîte où nous pourrons passer la nuit. Nous arrivons donc au "Asi-Whasi" très rustique mais avec le minimum de confort. Nous avons négocié la nuit et le petit déjeuner pour 20$. Pour le dîner notre guide décide de faire des courses et nous préparera un repas typique. Nous avons passé une superbe soirée en compagnie des responsables du gîte en nous régalant de soupe (incontournable en Equateur) de poulet, porc pates et haricots, sans oublier le fameux canelazo!

Nous reprenons la route le lendemain en direction de Baños. En chemin nous passons les villes de Salasaca, Pelileo et Patate. Arrivés à Baños nous visitons la ville qui est une porte d'accès à l'Amazonie toute proche. Beaucoup de visages pales rencontrés! nous couchons dans un établissement de premier ordre le "Luna Runtun" (www.lunaruntun.com) qui surplombe la ville avec vue imprenable; les chambres sont agréables et radieuses. Direction le marché de Guamote (c'est le bon jour) c'est a voir absolument, ne pas rater ce marché aux bestiaux. Pour suivre nous arrivons à Alausi pour prendre le fameux train des Andes qu'il faut... éviter à tout prix. C'est en effet un train tout ce qu'il ya de moderne, climatisé et hotesses d'accueils où nous ne rencontrons que des touristes. Arrivés à la fameuse narine du diable après 30mn de descente accueil par des vendeurs de toutes sortes bar-restaurant et danses folkloriques!! que pour les touristes.

Ruines Incas d'Ingapirca à voir pour ceux qui ne connaissent pas le Machu Pichu; mais ce n'est pas grandiose! nuit à la posada d'Ingapirca (www.posadaingapirca.com) où le personnel est très gentil, les chambres très belles et des cheminées dans les chambres qui ...nous enfument. Cuenca. Cette ville est vraiment à visiter pour nous la plus belle d'Equateur, où les gens semblent plus aisés, plus gais et le soir c'est très animé, vraiment sympa.Couché à l'Hotel Victoria (www.grupo-santaana.net ) bon établissement en centre ville.

Journée calvaire (7h de route) pour rejoindre la cote pacifique et Puerto Lopez où nous arrivons exténués à notre hotel le Mandala (www.hosteriamandala.com ). Il est situé au bord de mer et les chambres sont des paillotes très confortables. La responsable parle plusieurs langues est très charmante et son personnel avenant. Nous restons 3 jours sur la cote où nous visitons le parc Machalilla, la Isla de la Plata où nous observons les fameux fous à pattes bleues et d'autres oiseaux. La cote Pacifique ne nous laissera pas un souvenir extraordinaire, les villages sont pauvres et délabrés (ce qui n'est pas le cas dans le reste du pays) et franchement il n'y a pas beaucoup de choses à voir et en plus il a fait mauvais temps 3 jours de suite!

Fin de ces vacances, nous prenons le chemin du retour vers Guyaquil que nous ne visitons pas (pressés par l'horaire d'avion) mais faisons quand même un détour pour voir et photographier les fameux iguanes en liberté. Fin de notre séjour dans ce très beau pays. Je recommande ITK et Antoine son Directeur pour sa gentillesse ainsi que Jose-Luis notre guide.

Une pensée pou Anacrouse qui nous a donné la recette de la lotion anti moustiques, ça marche ainsi que pour la posologie homéopathique pour le mal des hauteurs qui fonctionne.... moins bien. Je suis bien sur à la disposition des amis de ce forum pour toutes questions pratiques. Ecuador ama la vida!
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BO
Boz51 14 years ago · Sarah31
Trek de l'Alpamayo au Pérou: récit
Le trek :

- durée de 8 à 10 jours suivant les informations trouvées sur le net ;

- nous avons décidé de le faire en autonomie : pas de mule ni de guide ;

- équipement :

- carte Alpenvereinskarte 0/3a Cordillera Blanca 1 : 100 000 (photocopie) ;

- le précieux récit de sbecker de Voyageforum.com ;

- un sac à dos Gregory Baltoro 70 ;

- sac de couchage – 5 °.

- tente lightent 1 Ferrino ;

- un matelas gonflable Mc Kinley ;

- une couverture piquée à Ibéria ;

- un pyjama polaire ;

- une veste polaire + bonnet + gants en laine ;

- trois paires de chaussettes (1 portée, 1 propre de rechange et 1 qui sèche) ;

- trois T-shirt respirants (même principe) ;

- un bermuda ;

- un K-way ;

- claquettes ;

- une poche à eau (2,5 L) et ses pastilles ;

- un bâton de marche ;

- une frontale avec ses piles de rechange ;

- un appareil photo numérique en bandoulière et ses piles de rechange ;

- une petite casserole avec couverts ;

- un camping gaz + 2 briquets ;

- une dizaine de plats lyophilisés ;

- une 20aine de tranches de pain longue conservation et son saucisson Cochonou +10 % gratuit (c’est ce qui fera la différence sur la fin !) ;

- 20 galettes au miel pour le petit déjeuné + sachets de thé et sucre ;

- 5 barres de fruits, 5 barres céréales et 5 pâtes d’amande ;

- trousse de toilette + papier toilette ;

- trousse à pharmacie ;

L’ensemble pèse 17 kilos environ dont 7 kilos pour la nourriture et l’eau.

Lundi 16 août 2010 : Huaraz – Laguna Churup - Huaraz

Départ de Huaraz pour une randonnée d’acclimatation d’une journée direction la Laguna Churup (l’une des plus belles de la cordillère parait-il). Départ du colectivo avenue Raimondi près de la station service pour Llupa (2,5 NS 30 min) puis poursuivre à pied jusqu’à Pitec (1h) où le garde du parc national du Huascaran attend les randonneurs pour le ticket de passage (5 NS pour la journée ou 65 NS pour le permis).

Une route monte de Huaraz jusqu’à Pitec mais il faut louer un taxi pour la journée : il vous dépose et attends votre retour pour vous ramener.

3h30 de montée avec des passages un peu périlleux (au niveau de la cascade : il existe d’ailleurs un passage de chaque côté) et on atteint le lac .

Pique nique + photos et on redescend vers Pitec (2h30 environ) : là on croise un américain qui avait loué un colectivo pour lui tout seul et à qui je demande s’il est possible de redescendre avec lui : no problemo (1h de descente).

Arrivés à Huaraz vers 15h, direction l’hôtel pour récupérer nos bagages et direction Caraz en colectivo (5 NS : tarifs affichés ! 1h30 de trajet à 16 dans le combi et les sacs à dos sur les genoux…).

Il est préférable de rejoindre Caraz la veille du départ du trek car Cashapampa n’est plus qu’à 1h15 ce qui permet de débuter le trek plus tôt et de profiter de la fraicheur matinale.

Il y a pas mal d’hôtels à Caraz (inutile de réserver) et de restaurants ce qui ne semble pas être le cas à Cashapampa qui est un petit village.

Mardi 17 août 2010 : Caraz - Laguna Jatuncocha

Le lendemain, nous partons donc de Caraz pour Cashapampa : les colectivos se trouvent près de la place du marché (8NS) : la route est sinueuse et très poussiéreuse. Le colectivo nous dépose devant le sentier vers 8h où un garde se charge de contrôler les permis achetés la veille.

Les deux premières heures sont assez pénibles et mornes : peu d’intérêt. La suite est plus dépaysant car commence la pampa avec des cactus un peu partout .

Le dénivelé devient plus doux et on arrive vers 12h30 à Llamacorral (3760m) où il est possible de camper car le terrain est plat mais c’est très exposé au vent. Nous, on se contentera d’y manger : deux tranches de pain et deux tranches de saucisson…

On poursuit ensuite en direction de la laguna Ichiccocha (peu propice pour camper car eau stagnante = moustiques) au milieu des troupeaux de vaches et de chevaux avec en ligne de mire le Quitaraju (6036m) : le paysage est assez étonnant : le contraste entre la pampa jaune or, les cactus verts foncés et les sommets enneigés au loin est saisissant .

On atteint la laguna Jatuncocha à 15h15 : campement vers 16h (il fait nuit à 18h donc terminer la journée de marche vers 16 h est idéal car il faut ensuite monter les tentes, faire la lessive, manger, remplir la poche à eau pour le lendemain) sur les berges du lac .

Mercredi 18 août 2010 : laguna Jatuncocha – camp de base sud de l’Alpamayo – Taullipampa

Levée 6h et petit déjeuner pendant que la tente sèche grâce aux premiers rayons du soleil. Départ 8h : direction le camp de base sud de l’Alpamayo. On arrive vers 9h au niveau de la petite forêt où nous planquons nos sacs avant de poursuivre car la montée qui suit est assez abrupte mais une fois terminée, on découvre un paysage superbe d’arbres en fleurs, de ruisseaux encore gelés et l’Alpamayo qui apparaît peu à peu .

Nous ne sommes pas allé jusqu’au camp de base qui se trouve en contrebas : la vue est parfaite juste avant de descendre vers le camp (1h40 de marche) .

Au retour pour récupérer nos sacs, juste avant de commencer à descendre, il existe un petit sentier à flan de montagne qui prend la direction du Taullipampa (la suite du périple). Au final, il s’avère plus judicieux de monter jusqu’à cet endroit avec les sacs et de les planqués à ce niveau là : cela évite d’avoir à redescendre jusqu’à la petite forêt pour ensuite remontée la vallée vers le Punta Union.

Arrivée à Taullipampa (lieu de campement) vers 13 h et campement un peu après vers 14 h car on est arrivé au pied du Punta Union (4760) et il est trop tard pour passer le col .

Jeudi 19 août 2010 : Taullipampa - col du Pucaraju

Départ 7h pour la montée du col du Punta Union. On entend les craquements du glacier (arrivée à 9h30). Une fois passé le col, le paysage est tout aussi incroyable .

On poursuit la descente en direction du col du Pucaraju (4640 m) : c’est à partir de là que l’on quitte le trek de Santa Cruz sauf que le repère sur la carte qui permet de se repérer est un cours d’eau qui part de la laguna Piramide. Or, il s’avère que nous sommes en saison sèche et que le cours d’eau en question est à sec (ce que nous avons pu constater une fois le col gravi).

Du coup, nous sommes descendus un peu trop ce que nous confirme un muletier de passage : il a donc fallu remonter mais on n’a jamais trouvé le sentier : on a fini par traverser la vallée au milieu des hautes herbes (jusqu’à mi-cuisses : pas évident) en se basant sur une photo prise un peu après le passage du col du Punta Union (c'est-à-dire en hauteur) où le sentier était visible (les hautes herbes cachent le sentier au fur et à mesure qu’on descend). Résultat : 1h30 de perdue et le soir qui approche.

Arrivée au col vers 16h complètement épuisé : le sentier est en zigzag tout le long à flanc de montagne et en plein soleil… On amorce la descente sur un sentier instable fait de petites pierres et de terre meuble : autrement dit, propice aux dérapages et entorses en tout genre…

Et évidemment, il faut descendre pas mal avant de trouver un terrain suffisamment plat pour camper : campement à 17h30, soit 10h30 de marche.

Vendredi 20 août 2010 : col du Pucaraju - ???

Jusqu’à présent, il y avait quelques panneaux qui permettaient de s’orienter mais, une fois quitter le trek de Santa Cruz, il n’y en a quasiment plus.

Il n’est pas difficile de trouver la vallée Tuctubamba : par contre, il est préférable, une fois le pont franchi juste à l’entrée de la vallée, de rejoindre le sentier sur le flanc droit de la montagne qui est tout de suite visible. Le fond de la vallée est en effet très humide et spongieux et il n’y a pas vraiment de sentier. De plus, sur la carte figure un pont permettant de rejoindre le sentier qui mène jusqu’au Tupatupa : ce pont n’existe plus et il s’avère difficile ensuite de traverser la rivière et de trouver le sentier.

La vue est magnifique et sauvage .

Attention : une fois arrivée au col du Tupatupa : il faut descendre la vallée au nord et non pas à l’est (s’en assurer avec une boussole car les vallées se ressemblent toutes).

Nous, bien entendu, on s’est planté : en plus, durant la descente, on n’a rencontré personne pour nous renseigner : le village traversé était vide : les habitants travaillent dans les champs l’après-midi et rentrent chez eux à la tombée de la nuit.

C’est en toute fin de journée, alors que le sentier se rétrécissait de plus en plus qu’on tombe sur un couple de paysans en train de planter des pommes de terre dans leur champ à la limite de la verticalité : Donde este Jacapampa ? réponse : de la où on vient… il est 17h :)…

Du coup, on rebrousse chemin sauf que les paysans du coin mettent le feu régulièrement à la montagne pour brûler les herbes sèches et favoriser la repousse. Et il se trouve que le feu bloquait notre sentier : il a fallu descendre pour rejoindre une zone déjà brûlée pour pouvoir poursuivre.

Coup de chance, on croise quelques paysans qui avaient fini leur travail et qui nous renseignent sur la vallée à remonter pour rejoindre Jacapampa .

Vu l’heure, on décide de camper sauf qu’on ne trouve aucun terrain plat : on campera finalement au milieu du sentier !

Samedi 21 août 2010 : ??? - laguna Sactaycocha

On remonte donc cette vallée (qui n’a pas de nom d’ailleurs sur la carte) ce qui nous prendra une demi journée. Le sentier s’efface assez rapidement : nous arrivons au sommet puis nous empruntons le chemin de crête vers l’ouest pour rejoindre une vallée qui nous semble descendre en direction de Jacapampa. Par chance, deux enfants qui gardaient un troupeau de cochons nous confortent.

La vue est toujours aussi incroyable : vue sur le Pucajirca et la vallée de Jacapampa.

C’est assez compliqué de trouver la sortie du village. Une fois dans la vallée, il suffit de traverser pour rejoindre le sentier qui mène à Huilca. Par contre, là encore, les ponts qui figurent sur la carte n’existent plus forcément : dès que vous en trouvez un pour rejoindre le flanc droit de la vallée, il ne faut pas hésiter car sinon, il faudra retourner sur vos pas car les rivières ont un débit assez important (difficile à traverser).

A partir de maintenant, nous ne rencontrerons quasiment plus personne jusqu’à Hualcayan.

La montée n’est pas évidente : vers 17h, campement au niveau de la laguna Sactaycocha. Si possible, continuer un peu pour avoir un accès à l’eau plus pratique.

Dimanche 22 août 2010 : laguna Sactaycocha - Gara Gara

Départ à 7h30 pour le col du Yacanon : pas très intéressant sauf lorsqu’on arrive près du sommet où la vue sur le glacier est superbe. Le sentier sur la fin (en haut à droite sur la photo) est en zigzag à flanc de montagne et à la limite du vertical (le tout avec un vent froid de folie) .

Ensuite la descente se fait en direction de Huilca (« village » de trois maisons dont une doit être une porcherie).

En traversant la rivière après le pont métallique, il y a une piste un peu au dessus : il faut la suivre vers la gauche pour trouver ensuite le sentier qui mène au Mésapata (4460 m). Sur le chemin, nous croiserons un troupeau d’alpagas .

La descente ensuite se fait à flanc de montagne jusqu’au Gara Gara (4830 m) où nous camperons : il est peu évident de trouver un lieu de campement.

Lundi 23 août 2010 : Gara Gara – Ruina pampa

Départ pour l’ascension du col du Gara Gara : pas évident du tout et le vent froid n’arrange rien mais la vue passée le col est incroyable avec l’Alpamayo en ligne de mire .

Lorsqu’on arrive à la rivière, on décide de planquer les sacs et de faire un rapide aller retour au camp de base nord de l’Alpamayo. Ce qui est vraiment impressionnant sur le parcours, c’est lorsqu’on est sur les rives du lac Jancarurish (le lac vert clair sur la photo du dessus) c'est-à-dire juste en face de la face nord de l’Alpamayo .

Le camp de base ne vaut pas vraiment le coup à mon sens sauf à vouloir camper dans le coin.

Les sacs récupérés, nous poursuivons en descendant la vallée sur un chemin en corniche (il existe un chemin au fonds de la vallée également). Seul le harcèlement des mouches viendra perturber notre « promenade ».

Campement vers 16h.

Mardi 24 août 2010 : Ruina pampa - laguna Cullicocha

Nous continuons la descente de la vallée de l’Alpamayo au milieu de la Ruina pampa, parsemée de vestiges pré-hispaniques pour atteindre enfin le sentier vertical du Vientunan. L’ascension nous prendra une matinée entière : il s’agit d’un sentier en lacets mais peu abrupte : le nombre de lacets rend l’exercice beaucoup plus long mais moins difficile.

Pour rejoindre la laguna Cullicocha (4628 m), il faut encore passer le col Osoruri (4860 m) : il y a des points d’eau et des lieux de campement entre ces deux cols. Le parcours est assez pénible car on ne voit pas la fin.

Nous arrivons enfin au lac avec une vue sur les Santa Cruz assez incroyable (prendre des photos le soir car le lendemain le soleil se lève au dessus des montagnes) .

Mercredi 25 août 2010 : laguna Cullicocha - Hualcayan

Après une nuit difficile (pas loin des – 10° sans doute : condensation gelée à l’intérieur de la tente), direction Hualcayan : le chemin n’est pas difficile mais il est interminable (une matinée de descente) .

Arrivé au village, je demande ma route à un type qui semble faire des relevés d’eau (il y a une sorte de station qui récupère l’eau qui a cheminé depuis la laguna Cullicocha : il m’explique où je peux trouver un colectivo et je suis donc ses indications.

Peu après, il nous rejoint avec son truck et, informations prises, il nous dit qu’il n’y a ni colectivo ni taxi dans ce village et que si on veut rejoindre Cashapampa, il faut y aller à pieds…

Il nous propose alors de nous amener sur la toute pour qu’on puisse faire du stop pour Caraz ce qui est inespéré ! En plus, durant le trajet, il est appelé via sa CB pour aller à Caraz : si ça c’est pas un coup de bol !!!

Remarque : compte tenu de l’absence de transport sur Hualcayan, il pourrait être plus judicieux de terminer le trek par la descente de la vallée de Los Cedros qui mène tout droit sur la route qui relie Huallanca à Caraz.

Bilan :

Acclimatation : nous avons ressenti quelques maux de tête mais rien de très grave (difficile de dire d’ailleurs si c’est le fait de l’altitude ou de la fatigue combinée à l’effort physique, le froid et le soleil).

Les points d’eau : ils sont très nombreux sur le parcours. Une poche à eau de 2,5 litres est suffisante car on ne passe pas une demi-journée sans passer à côté d’une rivière.

La météo : nous avons eu du soleil tous les jours. Seuls quelques nuages s’accrochaient aux cimes à partir de 13h (ça donne du relief aux photos J) et nous avons eu une toute petite averse de grêle au pied du Gara Gara (anecdotique).

Voilà : Une journée tranquille à Huaraz pour se réalimenter (j’ai quand même perdu 6 kilo dans la bataille !) au restaurant El Horno et au café Andino + visite du petit musée archéologique avant de prendre le bus de nuit vers 22h pour Lima (il est préférable d’acheter les billets avant le début du trek pour être sur d’avoir une place) où un vol pour Cuzco nous attend : nous avons prévu de faire le trek du Choquequirau…
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AU
Aude238 14 years ago · Ellobo
Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima)
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.

Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée

Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).

Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.

Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.

Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner

Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)

Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.

Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !

Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.

Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.

Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)

Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 3 : Arequipa

Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.

En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.

Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.

Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 4 : Arequipa et alentours

Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.

Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
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DI
Diamina 14 years ago
Patagonie argentine en août 2010
Salut a tous,

Je suis en patagonie depuis 10 jours ( el calafate, el chaten, las torres del paine). A tous ceux qui rêvent de visiter la patagonie argentine et chilienne en hiver, n'hésitez surtout pas. Certes, il fait froid, mais rien qu'une martiniquaise comme moi ne puisse supporter, avec 1 col roulé en laine, un sweatshirt, une doudoune, des gants, un bonnet, des chaussettes bien chaudes et des chaussures de randonnée.

Mais tous les locaux nous disent que pour ce qui est du temps, c'est vraiment le moment ou il y a le plus de soleil et le plus de tranquilité, car moins de monde. Il y a très peu de vent par rapport aux autres saisons. Nous avons depuis 10 jours, un temps hyper dégagé, des vues géniales du périto moreno, du fitz roy et de la chaine de montagnes environnantes, et au chili, nous avons eu des vues splendides de tous les paysages de Torres del paine, les tours n'étant qu'une partie du paysage.

De plus les prix sont plus bas, hébergement seul a l'hotel las torres (park torres del paine) a 115 dollars la nuit au lieu de 280, a el calafate, la navigacion sur le lac argentino pour voir les glaciers spegazzini, upsala et perito moreno avec la compagnie fernandez campbell se déroule dans d'excellentes conditions, car le bateau est rempli a 20%, donc aucune bousculade pour faire les photos, plein de place pour se relaxer.

Còté hébergement, la hostería Roble sur a el Calafate est géniale: douillette, confortable, un personnel au petit soin pour nous, aussi bien pour venir nous chercher a l'aéroport, nous transporter au centre ville gratuitement (eh oui, Roble sur est un peu excentré), nous aider a organiser notre voyage. Nous y avons passé 6 nuits en tout:4 nuis+ 1 après el chalten +1 après puerto natales avant d'aller a Rio gallegos ( la bas, demain nous avons un vol direct pour ushuaia, qui nous a fait à peine 20 à 30 euros de plus que le bus en réservant a l'avance sur expedia mais qui dure 1 heure au lieu de 12 heures de bus!).

Nous sommes à mi parcourt de notre séjour en argentine, et nous poursuivons demain en terre de feu. Chouette! Encore plus de défi de froid a relever!!!!! Ballade en chien de traineau en perspectives!

Je tiens a préciser que nous ne sommes pas des marcheurs, ni ne sommes intéressés par l'escalade: petite marche a el chalten, petite marche au lago grey a las torres del paine.

Beaucoup de circulation en bus ou en voiture de location a puerto natales.

A plus tard pour des infos plus détaillées.

Et un très grand merci a tous ceux qui m'ont permis de préparer ce périple en argentine ( Buenos aires, el calafate, el chalten, el calafate, puerto natales, torres del paine, puerto natales, el calafate, rio gallegos, ushuaia, Buenos aires, puerto iguacu, buenos aires).

Deux infos qui m'auraient été utiles: il n'y a pas de transport quotidien entre puerto natales et rio gallegos, ce qui nous a obligé à repasser a el calafate. Il y a une heure de plus a puerto natales qu'à el calafate.

A bientot pour la suite de notre périple et pour les photos.
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ML
Mlefevre 14 years ago
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 2: Chili)
Suite de la première partie qui se trouve ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1190568;#1190568

QUELQUES JOURS AU CHILI AUTOUR DE SAN PEDRO DE ATACAMA

J10 Dimanche 08/07 En route pour la Vallée de la Luna où nous arrivons de bonne heure (14 km au SO de SPDA) Nous sommes absolument seuls, il fait beau, pas de vent et c’est magnifique, on se balade toute la matinée en mitraillant dans tous les sens.



Soleil levant sur la célèbre grande dune.



A l'arrière plan le salar d'Atacama.





Sur la crête de la dune.



Vue vers le sud.













Bizarre, bizarre...







A l'arrière plan, le cône parfait du Licancabur et à sa droite, le col ves l'altiplano bolivien. Le point blanc à G est le camping-car.



La grande dune tout schuss!



Une autre dune encore plus grande!

Il est temps de refaire le plein d’eau et d’essence. La pompe est très bien cachée au cœur du village dans une sorte d’enclos privé (suivre l'indication "COPEC"). On a eu un mal de chien à la trouver et avons tourné autour pendant au moins 1/2h malgré les indications des chiliens. Finalement c’est à pied que nous l’avons dénichée. Passage à l’agence Estrella del Sur Expeditiones pour confirmer le tour en Bolivie prévu le 10/07. La neige ne devrait pas poser de problème, en théorie. Nous réessayons de trouver la vallée de la Muerte, sans plus de succès et décidons de retourner à la vallée de la Luna pour le coucher du soleil (l’entrée est valable pour la journée 2000 pesos/adulte, 500/enfant)





Quel régal de tracer son chemin sur le sable immaculé!

Les bus de touristes arrivent vraiment au dernier moment et pas de chance, le soleil se cache derrière les nuages.



C’est un défilé ininterrompu jusqu’au sommet de la grande dune… C’est vraiment plus beau le matin mais ça ne coïncide pas avec les horaires chiliens !

Rayon de soleil sur le Licancabur, presque 6000 m.



Retour à SPDA à l’agence qui nous dit que finalement ce n’est pas possible d’avancer le tour en Bolivie à lundi au lieu de mardi.(de toute façon a posteriori, le col était fermé le lundi ) On rencontre Victor, notre interprète qui nous accompagnera en Bolivie, très sympa, qui nous met en contact avec Kike, un guide local qui va nous emmener demain visiter la vallée de l’Arc en ciel, dont je n’ai jamais entendu parler, située à 80 km au N de SPDA. Départ demain à 8h. Nous allons dormir dans la Cordillera de Sal, bien à l’abri au fond du canyon.

J11 Lundi 09/07 Nous passons prendre Kike (kikeguia@yahoo.es) à 8h comme prévu (il habite avec Victor juste en face de l’hôtel Incahuasi, situé dans la « banlieue » de SPDA). Nous prenons la route de Calama et au bout d’une cinquantaine de km tournons à D vers Rio Grande (indiqué) sur une bonne piste. Après environ 2 km de piste, nous laissons à G un petit massif rocheux aux formes étranges (avec une petite maison avec une jolie porte) : il est truffé de splendides pétroglyphes. Ce site était situé sur la route de migration de Incas à travers la Cordillère. Les dessins de lamas sont toujours en direction de la route à suivre. Il y a aussi des représentations de chamans, de jacarandas et même un singe ! Le massif regorge de petites cavités où s’abritaient les incas. Superbe et émouvant en même temps. Un peu plus loin nous quittons la piste qui continue vers Rio Grande pour tourner à G juste avant un pont à la borne 25 vers un petit hameau appelé « Manquilla » ou qq chose comme ça. La piste devient plus chaotique mais reste praticable avec un camping-car. Elle se faufile le long d’une très jolie vallée, traversant plusieurs gués. Il existe une petite source d’eau potable (chose rare dans cette région très riche en sels minéraux +/- toxiques, il y aurait d’ailleurs pas mal de cancers dus à la consommation d’eaux contaminées) : elle est lovée juste après un gué, au creux d’un tout petit vallon très vert décoré de somptueuses herbes de la pampa)



Après le gué la source est 100 m à droite mais il faut aller à G pour continuer à remonter la vallée. Cette vallée était autrefois habitée par des petits éleveurs, puis a été abandonnée par ses occupants qui sont allés chercher fortune à Calama ou SPDA. Elle est actuellement l’objet d’une tentative de repeuplement par le gouvernement chilien, qui y a reconstruit une petite chapelle, amené de l’électricité. Mais nous n’y avons croisé qu’une seule personne, un vieil homme poussant sa brouette, et 2 chiens.

Nous arrivons dans la vallée de l'Arc en Ciel.



Perpendiculairement à cette vallée partent 3 canyons aux couleurs contrastées et dont les parois ont été curieusement modelées par l’érosion.













Etrange cactus nommé "coussin de belle-mère".



Tous les points brillants sont du mica : certaines pierres sont énormes.





On y trouve certains minéraux qui n’existeraient nulle part ailleurs, en particulier une roche verte qui serait de l’atacamite. Kike est passionné de cailloux et nous en avons rapporté quelques kilos ! La végétation est évidemment très dispersée dans ce pays de désert : petits cactus ronds nommés « coussins de belle-mère », cardones, et aussi une plante à l’odeur forte de menthol très agréable qui aurait des vertus médicinales. Aucun animal sauf 4 ânes +/- sauvages. Nous mangeons sur place avant de reprendre la route vers SPDA. Au passage nous visitons les pétroglyphes, très ludiques.

Vue d'ensemble du massif des pétroglyphes :







Pour ajouter au mystère de l'endroit, Marion a trouvé un collier inca "d'époque" (mais laquelle!?)...





Un peu avant SPDA, Kike nous montre l’emplacement de la vallée de la Muerte, que nous avions cherchée en vain et pour cause, elle n’est pas indiquée (en venant de SPDA, il faut traverser la Cordillère De Sal et arrivé en haut de la montée il faut prendre la 2ème ou 3ème piste qui part à droite qui démarre au niveau d’un « bateau » goudronné.) Kike nous propose ensuite d’aller nous balader dans un magnifique petit canyon situé sur la route de Puritama, à 25 km au NE de SPDA. D’abord une longue montée puis une descente qui serpente vers le fond d’une petite vallée avec une petite maison. Juste après avoir traversé le Rio Esperanza (ou qq chose dans ce goût-là), une piste part à Gauche sur environ 200 m . C’est là qu’il faut se garer. De là part un petit canyon très amusant où coule une petite rivière que l’on traverse à de multiples reprises.



Malheureusement le soleil est déjà trop bas pour illuminer le fond du canyon mais c’est tout de même superbe, sauvage et gratuit ( à la différence de canyon de Jerez à Toconao, bien moins beau)



Il faut en tout 6 h pour descendre tout le canyon.



Kike est tout heureux de découvrir le tronc d’un cactus mort. Il l’utilisera pour décorer son jardin. Il nous explique que les cardones sont une espèce protégée et qu’il en coûte 5 ans et 1 jour ( !) de prison en cas d’infraction.

Certains cactus font plus de 10 m de haut et auraient plus de mille ans!



Cette longue journée de découverte de la région de SPDA avec Kike nous aura coûté 40000 pesos (soit environ 400 FF)

Nous sommes bien fatigués, ramenons Kike chez lui et allons nous garer pour 2 jours dans la cour de l’hôtel Chiloé, découvert grâce au récit des Espacla sur VF. 3000 pesos (30 FF) pour 2 nuits. Nous faisons qq courses et hop au lit. Nuit très calme. Demain nous partons en Bolivie.

La suite en Bolivie dans une 3ème partie : http://voyageforum.com/...ost=1191724;#1191724
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KA
Kashtin 14 years ago · Diamina
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

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SO
Sokomano 14 years ago
Isla del Sol (Lac Titicaca - Bolivie)
Compte rendu d'une marche sur l'Isla del Sol au lac Titicaca (côté bolivien)

Yumani et Challa

Au lever du jour nous nous rendons sur la plage de Copacabana, c’est de là que partent les bateaux en direction de l’Isla de Sol. Le soleil est à peine levé et les nuages, bas sur l’horizon, empêchent les premiers rayons d’atteindre la plage. Deux bateaux s’apprêtent à quitter le rivage, l’un en direction du sud de l’île, l’autre en direction du nord. Rapidement celui en direction du nord se remplit de touristes. Nous avons prévu d’accoster au sud, mais cette destination semble avoir très peu de succès. Un seul visiteur a également embarqué dans notre bateau. Nous ne le savons pas encore mais ce jeune anglais sera notre fil rouge puisque nous le croiserons à maintes reprises sur l’île, et même un peu plus loin ! Les minutes défilent et on nous demande finalement de rejoindre l’autre bateau qui fera donc une escale supplémentaire afin de nous déposer, tous les trois, au sud de l’île. Après une longue attente (mais dans la norme bolivienne en fin de compte) nous finissons par prendre le large. L’embarcation en bois semble assez légère et est équipée de deux moteurs de faible puissance ; cela ne l’empêche pas d’être remplie au maximum de sa capacité. Le vent qui souffle sur le lac engendre une houle, les vagues rendent la traversée assez mouvementée. Une femme a la bonne idée de s’équiper d’un gilet de sauvetage, elle est bientôt copiée par une dizaine d’autres. Assis juste à côté de la pile de gilets qui diminue, je me rends vite compte qu’il n’en reste plus que douze pour environ 40 personnes… Pas de panique dit le pilote, le bateau peut accueillir 80 passagers. J’ai du mal à le croire. Finalement, nous arrivons sains et saufs au débarcadère de Yumani après 2 heures d’angoisse pour certains et de vomissements pour d’autres. Le temps est ensoleillé et malgré une brise plutôt fraîche on pourrait se croire sur le rivage méditerranéen. A peine descendus que nous devons payer un droit de passage (5 bolivianos) pour la communidad. Aucune route sur l’île, seuls quelques chemins lient les trois communautés de l’île entre elles. Il faut bien entretenir ces chemins et faire vivre les locaux, c’est pourquoi à chaque traversée de village, un droit d’entrée nous est demandé. Nous empruntons un escalier inca qui nous conduit directement sur les hauteurs. Nous débutons notre trek par la traversée du village de Yumani et de ses petites ruelles. La végétation peu dense sur l’île permet d’observer le lac et au-delà de n’importe quel endroit. Au loin, de l’autre côté du lac se dressent les hauts sommets enneigés de la Cordillera Real. Nous essayons de suivre le littoral oriental de l’île jusqu’au village de Challa. Les plages sont presque paradisiaques : sable blanc, eaux calmes de lac, cochons et moutons qui se prélassent et les sacs plastiques qui viennent de la ville. Après la traversée de Challa où nous avons croisé une foule d’écoliers rentrant chez eux, nous apercevons une auberge de jeunesse encore en construction. Nous y prenons une chambre pour la nuit (pour la modique somme de 20 bolivianos) et en profitons pour déjeuner. En attendant que le repas nous soit préparé nous nous reposons sur le ponton de bois qui surplombe les eaux claires de la petite baie.

Challapampa

Après la pause, nous laissons nos sacs, prenons nos lampes frontales et partons pour la pointe septentrionale de l’île vers les ruines incas de Chinkana et la pierre sacrée des Incas. Au village de Challapampa, des jeunes filles assises devant une grille nous demande un droit de passage (10 bolivianos). Nous discutons un peu, puis nous payons et continuons maintenant sur un ancien chemin inca pavé qui mène jusqu’aux ruines de Chinkana. Sur le chemin, des paysans nous indiquent la direction de la Piedra Sagrada, la pierre sacrée qui fait face à Challapampa, et de l’autre côté quelques ruines d’un ancien temple ; mais ces vestiges ne sont pas les plus intéressants de l’île. Le Rocher Sacré (Titi Khar’ka en Aymara) qui a donné son nom au lac est certainement le lieu le plus symbolique de l’Isla del Sol. C’est ici que les Incas y ont situé la naissance de leur dynastie. Manco Capac tirant parti des croyances des Aymaras en des dieux issus du lac, imagina de dire que lui et sa femme, Mama Ocllo, étaient Fils du Soleil et envoyés par leur père sur cette île pour peupler et civiliser le monde. A quelques mètres du rocher, nous nous essayons autour d’une table en pierre entourée de petits cubes posés par terre, qui font office de tabourets. Un endroit idéal s’arrêter et profiter du paysage et de l’ambiance.



Plus loin, se trouve le temple de Chinkana, véritable labyrinthe de ruines qui surplombe le lac. Nous nous enfonçons dans une succession de petites salles et de couloirs, puis nous débouchons sur un large espace ouvert qui donne sur une petite baie en contre bas. Il y a même des moutons qui broutent les quelques brins d’herbes du temple, sont-ils perdus dans le labyrinthe ? Le soleil est maintenant bas sur l’horizon, il est temps de grimper au sommet du Cerro Thicani, dernière colline avant les profondeurs du lac. L’endroit est idéal pour admirer le coucher de soleil, nous décidons donc de l’attendre malgré le vent froid qui se lève. L’île se pare de ses plus belles couleurs roses pastel, tandis que les derniers rayons du soleil illuminent les eaux calmes du lac en jaune orangé.

Nous quittons le sommet alors qu’il fait quasiment nuit. Sur le chemin du retour, le ciel se teinte désormais d’un noir profond. Seuls deux points blancs lumineux déambulent avec leur lampe frontale de ce côté de l’île. Enfin après une heure de marche, nous rejoignons Challapampa et profitons pour nous restaurer dans le seul restaurant ouvert. Après nous être restaurés, nous marchons encore une heure pour rentrer à Challa. Le ciel est totalement dégagé et nous en profitons pour admirer les étoiles durant quelques instants avant de se coucher.

Photo 1 : La baie de Challapampa Photo 2 : Table de sacrifices à proximité du rocher sacré Photo 3 : Cairn au Cerro Thicani
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Opai 14 years ago · Sokomano
Au sud du sud: Treck des Dientes de Navarino
Après 6 mois à pédaler entre le lac Titicaca et Ushuaïa, j'ai quitté cette horrible ville pour la solitude de l'île Navarino. C'est à pieds que je l'ai découverte. Le trek des Dientes de Navarino, puis celui vers le lac Windhond.

Les déscriptions de ce treck m'avaient fait envie : très au sud, peu balisés et peu fréquenté. Ce serait donc le moment fort marquant la fin de ces 6 mois de voyage à vélo du lac Titicaca en Bolivie jusque Ushuaïa. Le port était fermé en ce jeudi matin. Je ne me faisais guère d'illusion et j'étais prêt à retourner au camping, lorsque on nous a finalement laissé partir. Le bâteau m'emmena directement de Ushuaïa à Puerto Williams. Passage de frontière rapide en Argentine et entrée sympathique au Chili. Aucune fouille, un agent sympathique, comme la plupart des habitants de cette petite île entre Ushuaïa et le Cap Horn. J'étais très heureux de quitter le délire touristico-commercial d'Ushuaïa. Cette ville n'a rien à offrir, sinon sa position de « ville la plus australe du monde ». J'arrivais donc à Puerto Williams plein d'espoir, et ils ne furent pas deçus. Peu de touristes, peu de magasins de souvenir et des chiliens contents de nous voir...





Dès le lendemain matin, j'ai pris la route escorté par des chevaux courant en lberté, après avoir trouvé des bâtons et m'être signalé à la police. Equipé pour le vélo et non pour la rando, j'avais sur le dos un sac trop lourd... Le circuit des « Dientes de Navarino » part directement du village Puerto Williams. Une piste mène jusqu'à un lieu nommé la cascade. Il s'agit en fait du réservoir d'eau de la commune. J'ai trouvé le bon chemin sans problème en me le faisant confirmé par quelques militaires. Ils sont nombreux sur l'île. Certains en activité et d'autres retraités, ayant découvert ce coin magnifique pendant leur carrière et ayant décidé d'y rester. Immédiatement après la cascade le chemin se met à grimper dans la forêt. Il y a là deux alternatives : à gauche un chemin aménagé avec des ponts et des passerelles en bois, et à droite un itinéraire plus brut. J'ai choisi le second, montant presque de front dans une forêt touffue. Quelques troncs marqués de rouge m'ont permis de trouver mon chemin jusqu'à sortir de la forêt. Puis quelques zigzag m'ont mené jusqu'à un vieux drapeau chilien, narguant les Argentins qui voudraient bien s 'approprier ces îles ! Quel vent ! Et quelle vue : à mes pieds, le canal de Beagle, les montagnes et les glaciers de la Terre de feu.







Continuant de cairns en cairns sur un terrain très caillouteux, je marchais à flanc de montagne quelques centaines de mètres au dessus d'une succession de lacs. Les Dientes de Navarino sont soudainement apparues derrière le Lago Salto. C'est là que j'ai décidé de faire une petite pause, de déguster un succulent avocat chilien. Dans le ciel, un grand oiseau décrivait des cercles. Il longeait les crêtes avant de se poser sur une falaise, à une centaine de mètre de moi. Avec les jumelles, je n'ai plus aucun doute : c'est un condor. Il reste là quinze minutes, à étirer ses grandes ailes et à faire sa toilette.





Puis je suis reparti vers le col des Dientes. Longeant le lac, j'ai suivi le chemin pentu, boueux et glissant avant de rejoindre une montée plus douce. Un premier col, puis une descente en évitant la neige, puis un lac à contourner sur de gros rochers et j'étais au Col de los Dientes. Une vue splendide s'offrait à moi : des pics aigus, des plaques de neiges et une vallée plongeant vers des enfilades de lacs. Par moment, le vent me donnait des difficultés pour marcher droit ! Mon sous équipement me donnait quelques soucis. Un sac trop lourd et nullement adapté à la randonnée, et surtout les basket que je portais aux pieds me faisaient souffrir à cause des cailloux acérés. Au sol, entre les cailloux, c'est une véritable mimi forêt avec toutes sortes de mousses et de lichens. Parfois, des fleurs plus colorées ressortent.





Le topo qu'on m'avait donné à Puerto Williams était simple et me faisait parfois rire tout seul : contournez le lac par la gauche (pas de chemin, pas de balises), à l'entrée de telle vallée, visez une grosse pierre blanche en hauteur (il y en a plusieurs). Et puis des inquiétantes mise en garde : les 400 mètres suivant sont pénibles et dangereux, inutile de chercher un itinéraire moins dangereux, il n'en existe pas. Ou bien encore : Passez la corniche de neige, elle doit normalement tenir. Après une bonne journée de marche, j'ai monté ma tente sur les bords du lac los Dientes au pied d'un pic de granit. Tout le contour du lac montrait un spectacle d'apocalypse : les castors ne laissent pratiquement aucun arbre debout. C'est donc souvent au milieu d'un jeu géant de mikado qu'il faut évoluer.





Le lendemain matin, une légère bruine tombait. En passant un nouveau col, avec un panorama très ouvert sur la vallée que j'allais traverser, j'ai vraiment eu la sensation d'être bien plus haut que les 800 mètres de ce col ! Les lacs et les étangs de castor s'enchaînaient. Pour passer de la partie basse à la partie haute d'une vallée, j'ai dû escalader une forêt dense. Plusieurs fois sur des petites portions presque verticales, j'étais à quatre pattes dans la terre mouillée, lançant mon sac et mes bâtons avant de m'accrocher aux roches instables et aux buissons. Perdant mon chemin au bord d'un lac, j'ai décidé de monter une pente abrupte, pensant rattraper mon chemin. Mauvaise idée. J'ai dû rebrousser chemin en glissant car du haut de cette petite montagne, je n'avais que le choix entre des parois verticales et des bosquets d'épineux. J'ai finalement aperçu aux jumelles une branche verticale faisant office de balise. Contrairement à d'autres fois, ce n'était pas juste un arbre mort, pour mon plus grand bonheur ! En début d'après midi, j'étais arrivé au Paradis ! Un lac transparent, des falaises aux couleurs changeantes (grise à 14h00, bleu vers 20h00 et roses à 22h00) et un pré parcouru de ruisseaux. J'ai planté ma tente après cette petite journée et je me suis assis à contempler toute cette beauté. Pour dire toute la vérité, j'étais ivre de cette nature et aussi, d'être seul dans ces espaces immenses. Sur les trois jours de ce treck, je n'ai croisé personne.





Le dernier jour, j'ai longé le lac jusqu'à une vallée. J'ai visé la bonne pierre blanche puis j'ai à nouveau grimpé dans une forêt humide. J'ai retrouvé la caillasse et le vent en quittant la protection des arbres. Les cairns m'ont guidé ensuite sur un plateau jusqu'au dernier col de cette randonnée. La vue, plongeante, était à couper le souffle et à propos de souffle, le vent, lui, ne l'avait pas couper. J'ai dû me réfugier derrière le monticule de pierre marquant le col pour regarder quelques minutes la vallée, les lacs et les forêts dévalant vers le canal Beagle. Et en arrière plan, de l'autre côté du canal, les montagnes argentines.







Pour descendre vers les lacs Guanaco et Guanaca, le chemin traçait tout droit dans les pierriers. Difficile de marcher vu la pente. C'est en deux glissades (en schématisant un peu) que j'ai atteint le premier des lacs. Après le second, j'ai rejoint la forêt. « C'est là que les randonneurs se perdent » m'avait prévenu la policière et la dame de la mairie. Impossible de marquer un chemin dans ce fouillis d'arbre morts. Les castors ont été introduits là pour leur fourrure qui n'intéresse plus personne, et n'ont aucun prédateur. Ils se multiplient donc et détruisent toutes les forêts de l'île. Un carnage. J'ai suivi mon GPS mais cela m'a été d'une aide limitée. Je me suis retrouvé au fond d'un canyon, au bord d'un torrent et entouré de falaises. J'ai grimpé un peu pour sortir de là, puis j'ai fait une pause pour retrouver les idées claires. J'ai poursuivi ma route, tant bien que mal, passant sur des troncs pourris, s'affaissant sous mon poids, m'agrippant à des branches qui craquaient et me tombaient dessus. Le pire de tout : des trous d'eau cachés sous ces branchages en putréfaction. L'idée d'avoir un accident ici m'a traversé l'esprit mais ce n'était pas une option possible. Personne ne m'aurait retrouvé dans ce chaos. Enfin, les arbres se sont fait plus rares. J'avais manqué les deux derniers points de repère (des troncs morts avec un tâche rouge. Il y en a 37 sur la totalité du parcours. J'ai pu naviguer à vue entre les buissons et suivre les chemin qu'empruntent les vaches et les chevaux. Je suis finalement arrivé dans une usine de conserve de crabe désaffectée au bord d'une baie. A partir de là, plus de problème d'orientation, il suffisait de suivre l'unique route de l'île sept kilomètres vers l'est, pour rejoindre Puerto Williams.



Cette randonnée a été à la hauteur de mes rêves ! Loin d'être facile pour moi, elle en a été d'autant plus belle. J'ai rarement eu un contact si brut avec la nature. Je n'ai jamais eu autant la sensation d'isolement.

Le reste de mon carnet, et bien d'autres choses sur http://notesvagabondes.free.fr

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MG
Mgen 14 years ago
Compte rendu de voyage en Équateur du 7 octobre 2011 au 7 novembre 2011 (quatre semaines)
Voyage en Equateur du 07 octobre 2011 au 07 novembre 2011 (4 semaines)

Voici une bref récit de notre petit périple, avec quelques pistes, anecdotes, conseils, qui pourront servir à d'autres.... Les principaux hôtels, sites ou lieux dits sont répertoriés dans le guide du routard 2011/2012, nous avons ainsi tenté de mettre les données à jour...

Quito: Auberge INN: Nickel: vraiment un très très bon rapport qualité prix. Service impeccable, l'endroit est très sympa. Service de garde bagages (0,80 USD par jour), laverie, internet , wi-fi. 24 USD la nuit pour chambre double avec salle de bain privée. Situé entre les quartiers Quito moderne et colonial, très pratique car on peut se rendre dans les 2 quartiers à pied. Fait aussi restauration et petit déjeuner super. Bons matelas, une cuisine à disposition. Seul inconvénient: comme il est situé entre 2 quartiers, il n'y a pas grand chose sur place (pour manger) sans avoir à se déplacer.

Terminal terrestre Quitumbe: de l'auberge INN compter quand même une bonne demie heure, soit environ 7 USD en taxi.

La capilla del hombre: bon à savoir: c'est gratuit le dimanche. C'est très excentré :y aller en taxi, par contre demander avant de monter si le taxi connait, car nous c'était pas le cas, il a mis du temps à trouver, mais très sympa car en arrivant, le musée était exceptionnellement fermé ce jour là, et notre taxi a essayé de faire du forcing pour que l'on puisse quand même y entrer..... Si le taxi ne connait pas, lui dire que c'est a côté de Canal 4 (apparemment une chaine télé), c'est quelques bâtiments plus loin.

le dimanche: aller au parc El Ejido: tout les Quiténiens y sont. C'est très animé et joli : plein de petites voitures colorées pour les enfants, les gens y sont en famille c est très sympa.

Nous avons tenté une journée à Papallacta: le trajet est assez long pour la journée: 2h de bus aller. En arrivant à Papallacta, il y a normalement des navettes qui vous emmènent au centre thermal: 1USD par personne. c'est à 3km. Peut se faire à pied mais franchement bon courage, ça monte sec. Arrivés au thermes, on a opté pour le spa 18USD l'entrée (car il y a les piscines ou le spa, ce sont 2 entrées différentes). Et franchement aucun regret pour le SPA, c'est extra. Cadre magnifique, ça vaut vraiment le détour. On peut y manger (pour idée 10 USD la truite, pas donné, mais très bon). On a aussi essayé des soins: pas donné non plus mais établissement nickel niveau service et hygiène. Un conseil, partir tôt le matin si vous y allez pour la journée car globalement (en tout cas pour le mois d'octobre) il fait clair et beau très tôt et le temps se couvre en général en milieu d'après-midi et le soleil se couche assez tôt. Mais si c'était a refaire, je referai sans problème: la journée vaut bien l'aller-retour surtout si vous avez le soleil ! Trajet Quito-Papallacta en bus: 2USD

Latacunga: Quito-Latacunga: 2h, 2USD. Ville de Latacunga: sans grand intérêt. N'importe quelle course en taxi coutera 1 USD. Hôtel Estambul: 11 USD la nuit par personne. Tenu par une petite dame très sympa. Déco vraiment pas très charmante mais bon, le prix est correct, il y a eau chaude donc c'est déjà bien.... Les excursions pour la journée au parc Cotopaxi organisées par les agences démarrent vers 8h le matin (journée dans le parc et non pas ascension au sommet !!). Donc il vaut mieux arriver la veille pour organiser son tour si l'on veut passer par une agence (en moyenne 40 USD par personne). Nous avons fait le tour par nous même: prendre un bus de Latacunga en direction de Quito en demandant de nous arrêter au niveau de l'entrée du parc: 1 USD. A cet endroit, des camionnettes attendent pour vous emmener dans le parc: cela inclue le trajet jusqu'au parking du refuge. De là vous montez (ou pas) à pied jusqu'au refuge (environ 200 mètres de montée soit 45 minutes) puis redescendez. Le chauffeur vous emmène ensuite à une lagune très jolie puis a un petit musée sur l'histoire du volcan a côté du seul restaurant dans le parc (8 USD le menu). Le tout pour une durée d'environ 4 heures, la camionnette prend 15 USD par personne pour ce tour (nous étions 4, avons réussi à l'avoir pour 13 USD par personne. Puis, retour Latacunga pour cette fois 0,50 USD (oui retour deux fois moins cher que l'aller...). Un conseil : faire l'excursion le matin (parc ouvre à 8 heures car en général, les nuages arrivent en début d'après-midi donc beaucoup moins de chances de voir le sommet après 13h). Prévoir 2 USD pour l'entrée au parc (pas inclus dans le prix du conducteur). Franchement ça vaut la peine, surtout si la journée est ensoleillée et si le volcan n'est pas entouré de nuages. Dans ce cas, c'est vraiment sympa.

Nous sommes allés ensuite faire la lagune de Quilotoa. Nous avons voulu la faire également par nous même. Départ Latacunga jusque Quilotoa: il faut prendre un Bus de Latacunga jusque Zumbahua: 2 USD. De là, une camionnette (il y en a toujours au moins une qui attend le touriste) nous a emmené à Quilotoa pour 6 USD. De là nous avions l'idée d'aller (après être descendu et remonté à la lagune) à Chugchilan en cheval... Pour cette idée, les agences vous diront que cela n'est pas possible, ce trajet se fait soit a pied (5heures guide nécessaire, soit en voiture) sauf qu'en arrivant à Quilotoa, vous trouverez très facilement des gens qui vous proposeront de faire ce trajet en cheval, d'ailleurs il y a une pancarte à l'entrée du village avec les tarifs (bon le chevaux sont en réalité des mules)... Prix du trajet à cheval: 25 USD par personne, nous avons réussi a négocier 35 USD pour 2 personnes. Mais là attention: surtout si vous choisissez cette option (qui est très sympa: environ 3 heures de trajet à dos de mule dans un cadre superbe) surtout payez une partie du prix au départ et dites que vous donnerez le reste à l'arrivée ... car sinon, environ une demie heure avant la fin du trajet, les jeunes qui sont avec les mules vont vous demander de faire la fin du trajet à pied sous différents prétextes: soit la mule n'avancera plus :-) , soit ils évoqueront le risque de pluie qui va arriver et eux doivent faire le trajet retour :-) soit évoqueront un ruisseau à traverser que la mule ne pourra pas traverser (y'a aucun ruisseau sur le trajet)... En réalité, à partir d'un moment, la route commence à grimper pour arriver à Chugchilan, et en leur expliquant que si on n'arrive pas au village comme convenu le restant de la somme due sera réduite, bizarrement les mules retrouvent de l'énergie et terminent le trajet.... :-) Ayez également le compte pour payer car une chose est sûre , vous accompagnateurs n'auront pas de monnaie...Ceci dit on a vraiment bien aimé cette balade c'était très sympa. Arrivée à Chugchilan, nous sommes allés chez Mama Hilda: endroit vraiment vraiment super , à recommander +++. Nous avions pour projet d'aller le lendemain à Saquisili, mais un seul bus passe à 3h le matin...enfin c'est ce que tout le monde vous dira. On a voulu profiter de notre nuit donc on à cherché une camionnette : un monsieur qui fait parti de Mama Hilda vous proposera de faire le trajet... pour 70 USD..... Énormément exagéré.... Et coriace, car on n a pas réussi à baisser en dessous de 60 USD le trajet. Donc seule option: rechercher d'autres personnes pour partager la somme.... Il paraît qu'en réalité des bus passent... mais je ne peux pas le confirmer car on a pris l'option camionnette , on voulait être sûr d'arriver a destination...... Enfin, pour boucler la boucle, de Saquisili un bus vous ramènera à Latacunga en 20 minutes. Voila en gros comment faire la boucle Quilotoa en 2 jours.... Mais cela implique de partir très tôt (bus de 6h) le premier jour de Latacunga car arrivé à Quilotoa, les mules ne veulent pas partir trop tard (13h au plus tard) donc si on veut profiter de la lagune....il vaut mieux se lever tôt.

Nous sommes ensuite allés a Baños: très sympa, encastré dans les montagnes, avec vue sur volcan. Très touristique, on trouve de tout niveau restos !!! Nous avons fait du vélo jusque Rio verde: c'est de la descente tout le long donc pas difficile du tout , et, tout le long du chemin on trouve des "tarabitas": sortes de nacelles qui traversent la vallée. Très sympa pour 1 USD l'aller-retour. Par contre, à noter que le trajet à vélo peut-être dangereux, je ne recommande pas de le faire avec des enfants: il y a beaucoup de circulation et même si il y a des routes parallèles pour contourner les tunnels, sur certains tronçons, il faut partager la route avec les camions. A Rio verde, se trouve une cascade qui vaut le détour même si l accès est payant (1,5 USD). Attention ça mouille!! Arrivée à Rio Verde se trouve un parking gratuit pour les vélos, et , tout est bien fait, car les camionnettes sont au bon endroit pour vous remonter avec votre vélo pour 1,5 USD par personne jusque Baños. On a regretté de ne pas être restés une journée de plus pour tenter les "cajones" et les eaux thermales. A noter aussi que Baños était l'un des endroits o il y avait pas mal d'artisanat, cartes postales (pas le cas partout) etc.

Nous avons ensuite voulu aller à Station Urbina: un bus direction Riobamba vous y dépose sur le bord de la route. De là, 800 mètres à pied et vous êtes à la posada, qui est effectivement au pied du Chimborazo (vue superbe si les nuages ne sont pas de la partie). Par contre, nous vous conseillons de téléphoner avant à station Urbina car actuellement en Équateur il y a réhabilitation des chemin de fer, donc des gros travaux sur toutes les lignes, et en l’occurrence à station Urbina quand nous y sommes passés (pour rappel : octobre 2011), il y avait amoncellement de matériaux de construction avec deux ou trois camions et ouvriers sur le chantier, si bien que le cadre ne rend pas terrible terrible. En plus, en octobre nous étions les seuls, et même si j avais prévenu notre arrivée, pas vraiment d'activité possible: les vélos était rangés, le responsable pas là. On a eu l'impression d'être arrivés après la saison touristique, un peu comme si tout était rangé..., bref, pas d'activité possible, peu de compagnie (c'est une maison isolée, aucun commerce dans le lieu dit) + nuages : on n'est pas restés mais repartis, direction Riobamba. On a trouvé dommage que lorsque l'on a téléphoné pour réserver un lit, la personne au bout du fil ne nous ait pas dit que le site était en travaux. Après j'imagine qu'une fois les travaux réalisés, avec du soleil, le coin doit être très sympa.

En route donc pour Riobamba: petite ville, une belle église sur la place "del maldonado", sinon pas grand chose à y faire puisque je le redis: PAS DE TRAIN POUR CAUSE DE TRAVAUX SUR LES LIGNES CHEMIN DE FER DU PAYS. DONC TRAIN RIOBAMBA-ALAUSI: INPOSSIBLE, et pour un bon bout de temps (on nous dit tantôt réouverture bientôt, tantôt pas avant 2013...). L'arrêt à Riobamba du coup ne présente pas trop d'intérêt. Hotel "El tren de la estacion": personnel très sympa, la patronne pourra téléphoner pour vous pour réserver le petit train de la nariz del diablo (celui là existe sur le dernier tronçon, c'est à dire à partir de Alausi). 24 USD la nuit en chambre double sdb avec petit déjeuner.

Direction donc Alausi (en bus et non en train):

Le train de la nariz del diablo : le tarif est passé de 15 à 20 USD maintenant..... 3 horaires: 7h, 11h, 15h. Au mois d'octobre, en arrivant le jour même, le train de 11h est complet donc prévoir la réservation avant si vous voulez cet horaire .... donc on a fait celui de 15h. Bonne nouvelle: il s'agit bien du train et non de l'autoferro (bus sur rail), la voie ferrée est bien refaite sur ce tronçon et le train circule bien. D'ailleurs il est très sympa, très typique. Oubliez cependant l'idée d'aller sur le toit, cela n'est plus permis. La balade dure 2h30. Plus précisément la balade en train dure approximativement 1h30: 45 minutes aller-45minutes retour. Entre les deux, le train s'arrête à la station Silambe pendant une heure ou l'on peut voir des danses traditionnelles, un petit musée et prendre une boisson et un sandwich compris dans le prix, le tout on ne peut plus touristique. Au delà de ça, les paysages sont très sympa, et c'est assez rigolo le trajet dans les montagnes car le train monte en zig-zag. Les meilleures places sont du côté droit sens de la marche à l'aller quand on monte dans le train. Nous avions bien précisé au vendeur de ticket que l'on voulait deux sièges côté droit, il a répondu oui oui pas de problème , on s'est retrouvé côté gauche..... Ceci dit, pas si grave car le "guide" du train demande au retour à ce que les passagers échangent leur place: ceux de droite vont à gauche et inversement.

Nous avons voulu ensuite faire le chemin de l'Inca vers Ingapirca, 2 jours d'excursions à cheval comme cela est mentionné dans notre guide routard. Nous avons donc contacté Gilberto Sarmiento comme indiqué dans le guide qui nous le confirmons s'occupe de tout. Pour mise a jour, il prend toujours 100 USD par personne pour la balade à cheval tout compris (nuit et nourriture) , par contre la nuit de la veille au soir dans le petit hôtel (une posada chez une de ses voisines) est passée de 5 à 12 USD par personne. Gilberto peut maintenant venir vous chercher à Alausi pour vous amener directement à Achupallas, vu qu'il possède maintenant sa compagnie de mini-bus, il vous en coutera 5 USD par personne. Il viendra avec son mini-bus et en profitera pour le remplir de personnes sur son passage. Dans l'ensemble, les 2 jours de balades sont magnifiques. Les paysages sont superbes, et cela vaut vraiment la peine. A savoir ceci dit: la nuit est dans une tente: un petit bivouac, c'est super: la tente est fournie et les sacs de couchage aussi si vous n'en avez pas. Ceci dit, il fait particulièrement froid...donc prévoir pulls, de même lors de la balade, on passe à travers des sommets de montagne ou ça souffle énormément. Nous, on a regretté le bonnet et les gants même si le lendemain redevient plus chaud vu que l'on redescend de la montagne. Je le redis, la balade vaut vraiment le détour.... Après notre avis personnel est que pour l'ensemble le prix est très élevé pour les raisons suivantes: Il faut savoir que Gilberto, ce n'est pas lui qui accompagne lors des deux jours de balade. Il envoie un local appartenant à une communauté (qui fournit également les chevaux). En parlant avec le guide qui nous a accompagné (faut savoir qu'il passe les deux jours à marcher derrière les chevaux et les mules qui portent vos bagages) nous avons appris que lui gagnait 30USD par personne pour nous accompagner....il nous a aussi expliqué que les touristes n'ayant que le numéro de Gilberto , ben...contactent Gilberto. Alors sachez que vous pouvez faire la même excursion non pas pour 100 USD mais pour 80 USD en contactant directement ce guide dont voici les coordonnées: Francisco Massa. Téléphone: 088770216. Il se propose même d'organiser votre transfert d'Alausi et l'hébergement de la veille au soir inclus dans ces 80 USD...Il peut loger jusqu'à 6 personnes. Il faut le contacter au moins 2 jours à l'avance pour qu'il s'organise. Et, à l'issue de la balade, le guide ne réclame pas de pourboire, par contre si vous voulez lui faire plaisir , vous pouvez lui offrir tout type de chose qui pourrait lui être utile pour son travail. Nous lui avons laissé notre lampe frontale et il était ravi. L'arrivée le lendemain se fait à Ingapirca, non loin du site... qui se visite globalement en une heure. Un bus passe par l'entrée du site pour ensuite vous emmener à Cuenca (2,50USD).

Cuenca: nous avons logé a la "casa cuencana" : parfait : chambres spacieuses, eau chaude, bien situé, très bon prix: 12 USD la nuit par personne. Pas de petit dej mais en face le "banana café" est tout simplement génial pour les petits-déjeuner. Une laverie à côté de l'hôtel, bref tout est pratique.

Nous avons testé comme restos: "Tiestos" : génialissime, succulent avec un service impeccable. Vraiment à recommander. Le cuisinier est super, il vient vous faire goûter tout un tas de trucs. On a aussi tenté "Moliendo café": très bon: on ressort en ayant bien mangé pour vraiment 2 sous. (mais attention, pas comparable au Tiestos)

Globalement Cuenca: 2 journées nous ont parues suffisantes pour en faire le tour.

Nous sommes ensuite partis de Cuenca pour Vilcabamba: passage obligé par Loja pour changer de bus: Les gens vous diront Cuenca-Loja: 3h, 4h, 5h , 6h... Bref, on s'y perd. Nous avons exactement mis 4h30 pour Cuenca-Loja puis 1h Loja-Vilcabamba.

Vilcabamba: très sympa, reposant. Nous avons logé à Madre Tierra. Cadre superbe. Surtout, si vous allez à cet endroit dites le au chauffeur de bus qui vous arrêtera devant, ce qui évitera les 15 minutes de marche avec vos sac du centre ville (ça monte...). Nous avons tenté les soins du spa: globalement ça n'est pas la même qualité qu'à Papallacta, et nous avons trouve les soins vraiment chers pour la qualité proposée. Ceci dit, nous recommandons le baño de vapor cajon (surtout si vous n'avez pas eu l'occasion d'essayer à Baños. Plus cher qu'à Baños mais on était content de l'avoir fait car c'est quand même quelque chose de typique). Remarque sur Madre Tierra: les propriétaires ont changé en janvier 2011, ce sont maintenant des Suisses qui ont repris l'affaire. Ils font actuellement quelques travaux: ils ont le projet de développer le spa et faire quelques cabanes à tarifs plus économique. Chaque vendredi soir est proposé un repas indien cuisiné sur place l'après-midi même par un chef cuisine. Cette occasion regroupe l'ensemble des expatriés du coin et a beaucoup de succès.

Nous avons ensuite fait le trajet Vilcabamba-Loja puis Loja-Guayaquil en bus de nuit. Aucun problème avec le bus de nuit. Par contre on oublie l'idée de trouver un beau bus climatisé semi couchette comme on pourrait trouver en Argentine ou ailleurs. Non, non: il s'agit d'un bus classique comme ceux qui tournent la journée. Donc: il fait chaud, et prévoir boules quies. Durée: 7 heures pour 10USD.

De Guayaquil, nous sommes partis 8 jours aux Galapagos. Après avoir hésité longuement entre croisière, pas croisière, nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits de croisière et 3 jours sur place sur l'île Isabella. Concernant nos choix:

Pour le choix de la croisière: nous avons opté pour 5 jours et 4 nuits d'une part, pour pouvoir rester quelques jours sur Isabella et, d'autre part, pour que cela ne nous coûte pas trop trop cher. Avec le recul nous n'avons pas du tout regretté notre choix: la croisière était superbe mais prendre le temps d'être sur une île aussi. Concernant le choix de la croisière, 2 options: la réserver à l'avance ou bien la choisir en dernière minute. Nous avons réservé à l'avance pour être plus tranquille une fois sur place. Après avoir pris renseignements sur forums, guides, agences directement, il est important de savoir que : - les circuits des bateaux sont planifiés à l'avance; - d'une manière générale, sur une semaine, un bateau visite : les îles du nord et les îles du sud, en faisant une boucle par Santa Cruz (île centrale de départ et arrivée) donc si vous optez pour une croisière 4 ou 5 jours, forcément il faudra faire le choix entre visiter les îles du Nord ou les îles du Sud (les croisières de 8 jours visitent les îles du nord et du sud). - on ne peut donc pas choisir en se disant je voudrais tel bateau pour visiter telles îles. En fait, lorsque vous connaissez vos dates, vous pouvez vous renseigner sur quels bateaux circulent à ces dates et voir leur planning. Ensuite le prix dépendra de la game du bateau. Des bateaux partent chaque jour. Si maintenant vous voulez un bateau précis, il faudra alors vous caler sur les dates du passage de ce bateau. Voilà en gros. Après avoir ensuite pris de nombreux contacts avec les agences locales, si vous voulez vous épargner le temps de recherche, vous pouvez directement prendre contact avec http://www.andesplanet.com.ec/ car c'est le meilleur rapport qualité prix que nous ayons trouvé. Nous avons réservé avec eux notre croisière 5 jours 4 nuits (suite à de longs échange de mails pour renseignements: ils prendront toujours la peine de vous expliquer au mieux) sur le YOLITA 2 pour 1150 USD par personne (ils nous ont directement proposé ce prix alors que nous avions trouvé cette croisière à 1300 USD dans différentes autres agences. Andes planet est une agence familiale, Paul le responsable parle parfaitement français et fera tout pour vous faciliter les démarches (il est venu directement à notre hôtel pour faire les papiers et nous a même prêté un téléphone portable pour la durée de notre séjour). Le YOLITA 2 était magnifique, on a vraiment été agréablement surpris par la qualité sur service, la nourriture. Le guide, Washington était exceptionnel, il arrive à imiter chaque animal rencontré afin d'attirer leur attention. C'était tout simplement sublime, tout était parfait. Si maintenant vous optez pour un choix de dernière minute, sachez qu'on vous trouvera toujours quelque chose mais vous n'aurez pas forcément le choix du bateau. Et niveau tarif, je dirai que sur une croisière de 5 jours à 1000 USD en moyenne, vous pourrez avoir une réduction d'environ 200 USD (comme ça, ça vous donne une idée). Nous avons fait la croisière dans les îles du Sud: niveau bestioles on n'a pas été déçus, pour ça aucune inquiétude à avoir, des iguanes, des fous à pattes bleues, des lions de mer vous en verrez.... Vous nagerez aussi avec des tortues, des requins....Bref, même si les animaux sont cachés, le guide saura les trouver. Et, pour les amis de la nature et de l'environnement soyez rassurés, il y a un grand respect pour les animaux et leur environnement: les visites sur les îles se font avec le guide, vous resterez le long de sentiers et ne pourrez pas vous égarer du groupe. Il est interdit de toucher les animaux, et aucun passage de l'homme n'est visible sur l'île: la nature à l'état sauvage. Pour autant on n'a pas l'impression d'être coincé dans un groupe (nous étions 10 personnes avec notre guide) et vu les espaces et le nombre d'animaux, il y a de quoi s'en mettre plein les yeux. Pour le pourboire à la fin de la croisière, sachez qu'on vous mettra à disposition 2 enveloppes: une pour le guide, et l'autre pour le personnel de l'équipage.

Nous avons ensuite passé 3 nuits sur l'île Isabella. La lancha pour y aller vous coûtera 25 USD (attention c'est soit 6h du matin soit 14h , mêmes horaires pour le retour, attention également au mal de mer: ça remue...). C'est un très beau complément à la croisière car pour le coup, on se sent un peu plus libre et surtout laisse la possibilité de voir les Galapagos sous un autre angle: le côté volcanique: la journée aux volcans sur Isabella vaut vraiment le coup, c'est magnifique (35 USD par personne avec un petit pic-nic, départ vers 8h pour une retour vers 15h), vous trouverez des agences un peu partout et au même tarif. Sinon, on peut en profiter pour goûter de la langouste, faire de belles balades et à nouveau croiser tout un tas d'animaux et de volatiles. Nous avons logé à "caleta iguana" (c'est anciennement Casa rosada qui a changé de propriétaire). Les tarifs ne sont pas donnés (70 USD la chambre double) mais il faut avouer qu'on est super bien situés: face à la mer, avec un coin aménagé sur la plage. Le soir, les jeunes se retrouvent au bar qui donne sur la plage avec la musique de l'hôtel. Bien si vous recherchez un peu d'ambiance, un peu moins si vous recherchez le calme en soirée (la journée c'est très tranquille). Chambres agréables et propres.

De retour sur le continent, nous sommes allés 4 jours et 3 nuits à la réserve Cuyabeno. Après de longues recherches nous avons fini par opter pour le JAMU LODGE. Une fois encore, on n'a pas été déçus. Organisation impeccable, le guide était super (David). On se sent bien encadré et libre à la fois. Le cadre est magnifique, les chambres restent ouvertes (pas de vitres, pas de cadenas) , eau chaude, on est éclairé à la bougie le soir. Les repas sont plus que corrects (généralement pic-nic le midi plus sommaires et bon repas à table le soir). Le visites sont très intéressantes: balades en forêt, couchers de soleil sur la laguna grande, pêche au piranha, visite d'un chamane, ou visite d'une communauté oû l'on vous montrera comme faire des galettes de manioc. A l'annonce du programme on était sceptiques (on s'est dit: peut-être l’attrape touriste) mais en fait même si effectivement une dame de la communauté nous attendait pour la préparation de la galette, l'activité n'était pas surfaite: nous avons participé: avons arraché le manioc et aidé à préparer la galette, avons rencontré les quelques membres de la famille. Le cadre était très traditionnel, et surtout on n'essaie pas de vous vendre des trucs, comme on peut trouver cela dans les gros sites à touristes. Niveaux animaux il faut faire la part des choses: on ne tombera pas nez à nez avec un jaguar !!!! On n'a pas vu énormément d'animaux mais suffisamment pour se rendre compte que des animaux, il y en a mais on ne les voit pas forcément.... En effet, vous vous apercevrez vite que beaucoup d'animaux sont plus facilement visibles de nuit que de jour. Exemple: le premier jour nous avons nagé dans la laguna grande, et le deuxième jour nous retournons au même endroit mais pour voir le coucher de soleil. Et, dès la nuit tombée, nous avons vu sans trop de difficulté plusieurs crocodiles. Les tarentules sont bien présentes et de taille (mais ne s'éloignent jamais trop loin de leur nid nous dit-on). Lors de balades en pirogue, on ne manque pas les singes (même s'ils ne sont pas tout prêt). On croise également pas mal d'oiseaux. Bref, en ce qui nous concerne, nous recommandons. A noter que le Jamu lodge fourni savon et shampoing biodégradable. Le guide nous a expliqué que selon la période à laquelle on vient, on ne verra pas forcément la même faune. En effet, lorsque les arbres sont en fleurs alors on verra beaucoup plus d'oiseaux. Pour réserver ce tour nous sommes passés par http://www.equateur-voyages.com qui se trouve être l'agence à l'intérieur de l'auberge INN de Quito. Cordoba-José parle un français parfait et n'hésitera pas à répondre à toutes vos questions. Pour notre séjour au JAMU LODGE nous avons payé 250 USD par personne pour 4 jours et 3 nuits (le séjour sur place c'est à dire sans le transport pour y aller) ce qui est exactement le même prix en passant directement par le Lodge lui-même.

Enfin de retour sur Quito, nous sommes allés terminer notre voyage à Otavalo pour visiter son marché et les alentours. Nous avons dormi à "el rincon del viajero" : excellent rapport qualité prix (26 USD la chambre double, petit dej inclu), par contre réserver pour les vendredis soirs car à la veille du marché, c'est vite complet. A noter aussi que juste à côté se trouve un autre hôtel qui avait l'air très charmant (on n'a pas testé mais on est passé voir pour prendre une carte de visite: "hostal valle del amanecer": 28 USD la chambre double avec petit dej avec un petit jardin à l'intérieur et des hamacs un peu partout, il y a des vélos, eau chaude, un service laverie et même une boîte aux lettres). Otavalo est une petite ville très agréable, et effectivement on y retrouve tout l'artisanat du pays concentré sur plusieurs places... Le marchés aux animaux est le plus traditionnel mais allez-y en premier car il démarre très tôt le matin tandis que l'artisanat sera présent toute la journée. Très coloré, vous y trouverez tous vos cadeaux et surtout négociez !!! Mis à part le marché, pas mal de balades à faire dans le coin. Nous sommes allés à pied voir l'arbre "el lechero" (route décrite dans le routard mais on doit avouer qu'on s'est un peu perdu...) puis descente jusqu'à la cascade de Peguche: le site est très sympa et pas fréquenté par les locaux. On peut même y faire du camping. Le lendemain nous sommes allés au lac de Cuicocha. En fait en se promenant dans Otavalo, vous trouverez à différents endroits un tour à environ 25 USD par personne pour visiter tous les endroits du coin (la cascade de Peguche, la lagune Cuicocha, un atelier de tissage, la visite du village de Cotacachi, le tout en 4 heures). Nous avons contacté directement le guide qui s'occupe de ce tour et lui avons dit que nous ne voulions pas tous les arrêts prévus mais uniquement l'aller-retour au lac avec un temps sur place pour la visite. Washington (le guide en question) nous a proposé pour 6USD par personne de nous emmener, faire la visite et nous ramener à notre hôtel le tout en 2h30. Service impeccable (Washington Cueva: 093 199 411 ou 086 373 259). ce guide propose également le service de transport privé Otavalo-Quito pour ceux qui voudront se rendre directement à l'aéroport. C'est assez cher mais peut-être bien pratique.

Voilà, en ce qui nous concerne, nous avons ensuite pris le chemin du retour pour la France....la tête chargée de belles images et de beaux souvenirs.

Divers: globalement il y a du wi-fi gratuit dans beaucoup d'établissements, parfois même sur des sites publics (exemple: le port de Puerto Ayora) les hôtels vous fourniront systématiquement serviette de toilette et savon et proposent un service de garde bagage. Ne poser jamais votre sac par terre lorsque vous êtes dans un bus (des mains habiles pourront le visiter).

Biensûr si vous avez des questions.....n'hésitez pas....j'y répondrai avec plaisir !!!
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KA
Katbe81 14 years ago · Choupflowers
Un mois inoubliable en Argentine - l'itinéraire et les informations pratiques
Un mois en Argentine 2010/2011

Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires

Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.

ITINERAIRE

1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)

2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)

3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)

Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…

Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).

Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!

Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.

4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda

Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.

5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego

A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.

Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.

6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)

On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.

7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno

A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.

8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)

On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).

9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)

Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.

10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)

Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.

11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)

On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.

12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos

On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J

13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)

14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)

On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.

15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)

16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)

Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.

17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)

Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes

La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.

18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)

Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée

Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).

19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)

Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée

La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.

20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes

Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée

On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.

21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)

Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse

On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).

22. (Lu 27/12): Salta

Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J

23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)

24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)

On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.

25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)

On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.

26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)

On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!

27. (Sa 1/1): Buenos Aires

Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".

28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre

On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.

29. (Lu 3/1): Buenos Aires

On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.

30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)

Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.

31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles

On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.

Nos "coups de cœur"

1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)

2. Mendoza by night

3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi

4. Iguazú: chutes de côté brésilien

Conseils sur l'itinéraire

1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne

2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière

3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits

4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires

5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta

6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables

Autres conseils pratiques

1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec

2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)

3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup

4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels

5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)

6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires

COUTS (par personne)

Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR

Vols internes: 680 EUR

Sur place: 2.000 EUR

Total: 3.700 EUR

TRANSPORT

Avion

Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):

1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR

2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR

3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR

4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR

5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR

Bus "longue distance"

Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).

32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR

33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR

34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR

35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR

36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR

37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR

Voiture

On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.

Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.

Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.

Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.

Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)

1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)

2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)

3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR

4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR

5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR

6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR

7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR

8. taxi à Salta (par trajet): 6AR

9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR

10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)

11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR

12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce

HEBERGEMENT

Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).

1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)

2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)

3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)

4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)

5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)

6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva

7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)

8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)

9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)

10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)

11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)

12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)

13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)

NOURRITURE

Quelques remarques:

- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h

- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes

- les portions sont énormes

A goûter absolument:

- viande (parilla)

- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta

- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche

- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)

Exemples des prix:

- empanada: 4-5AR

- 0,5l d'eau: 2-4AR

- 0,5l de coca-cola: 5-8AR

- glace: à partir de 7AR

- bar müesli: 3AR

- 100g de chocolat artisanal: 14AR

- sandwich à Ushuaia: 22AR

- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A

- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)

- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)

Restos qu'on peut conseiller:

- Cantina Nautica à Puerto Madryn

- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)

- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)

- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)

- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)

- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)

- El Federal (San Telmo, bar/resto)

EXCURSIONS

A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:

1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):

- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)

- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR

- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)

2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):

- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)

3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):

- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)

4. Mendoza:

- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)

5. Salta:

- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)

6. Iguazú:

- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)

- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)

7. Buenos Aires:

- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
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Merluchi 14 years ago
Carnet de voyage Pérou/Bolivie été 2011
Voyage Pérou / Bolivie été 2011

D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet

départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet

Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet

Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.



jeudi 21 juillet

Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance. L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!

Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.

vendredi 22 juillet

Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces. Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans. Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.

samedi 23 juillet

Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât. De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet

Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser! Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion. Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!

Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.

lundi 25 juillet

Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas! Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme. Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires. Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF! Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).

mardi 26 juillet

Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!

mercredi 27 juillet

Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer! Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.



Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet

Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel. Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!

vendredi 29 juillet

Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...

Samedi 30 juillet

Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports. Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques. De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!

Dimanche 31 juillet

C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge. Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”. Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web! Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour. Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers. Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers. Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.

Lundi 1er Août

Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.



Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.

Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement. On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins. Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!

Mardi 2 Août

Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fant��me de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls. On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m. Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.

Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!... je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige. Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères. Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité. Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!

Jeudi 4 Août

Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension. Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours. La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.

Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.



Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...

Vendredi 5 Août

Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés. A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos... Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!

Samedi 6 Août

Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B. Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...

Dimanche 7 Août

Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.

Lundi 8 Août

Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.

Mardi 9 Août

Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 Août

C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!

Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
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Novlang 15 years ago
Machu Picchu
Machu Picchu ...

Certains matins, le son d'un réveil est des plus détestables. Spécialement quand on a peu dormi. 9H30, je lève la tête, regarde George, mon voisin de lit anglais. Je file sous la douche. Au retour, je le secoue doucement.

«-Hey George c'est l'heure... - Huuum, pas envie, veux dormir... »

Je le laisse, il sait très bien où on va. S'il préfère rester au lit... Je vais prendre mon petit déjeuner. Je croise Josh, Chris et David.

«- C'est cool, t'es levé ! Awa est debout ? - Je crois, j'ai entendu un sèche cheveux. »

Notre plan ? De Cuzco, atteindre le kilomètre 82, le point où commencent tous les randonneurs qui empruntent el camino del Inca. Le truc, c'est que ces gens payent plus de 400 dollars pour marcher pendant 4 jours. Nous allons prendre un autre chemin, longer la voie ferrée qui va de Ollaytantambo jusqu'à Agua Caliente, au pied du Machu Picchu. Le tout gratuitement et... illégalement.

11 heure... Nous prenons un taxi qui nous dépose dans une sorte de garage où là, nous grimpons dans une camionnette aménagée. Le trajet jusqu'à Ollaytantambo dure une heure et demie. Nous payons 10 soles chacun. Nous investissons la terrasse d'un restaurant. La fête d'hier a laissé des traces. Nous ne sommes pas dans les meilleurs conditions psychologiques et physiques pour marcher. Comme je l'écrivais précédemment, avant de sortir, nous savions ce que nous avions à faire le lendemain. Awa commande un sandwich, nous commandons des fajitas. Elle est servie rapidement. Nous attendons plus de 40 minutes nos assiettes, par politesse, nous n'avons pas voulu jouer aux clients chiants. Nous finissons par demander où en est notre repas. La jeune fille qui a pris la commande revient en nous disant :

« Mais vous n'avez pas commandé de fajitas... »

Nous changeons de restaurant.

Nous sommes sur la place du village depuis deux heures, nous n'avons pas avancé d'un centimètre. Nous nous dirigeons vers la gare, mais en arrivant à proximité, nous rebroussons chemin car nous ne pouvons pas entrer. Des gardes vérifient si chaque usager à son ticket.



Il pleut.

«-Excusez moi Monsieur ? Pour aller au kilomètre 82 ? - C'est pas à coté, y' en a au moins pour trois quarts d'heure. J'ai un taxi, je vous emmène pour 70 soles. - Non, c'est un peu cher, merci. »

Nous revenons sur la place, au point zéro, demandons à nouveau à quelques passant, à d'autres chauffeurs de taxi. Ces derniers nous disent que leurs véhicules ne sont pas adaptés pour rouler sur ce chemin accidenté. Finalement, une dame qui vend des fruits à la sauvette nous dit de la suivre jusqu'au marché. Elle nous dirige vers un van qui va au kilomètre 82. Nous payons 2,5 soles chacun. Cà commence très fort, nous sommes ici depuis au moins quatre heures, et toujours pas d'avancée significative. « On est pas rendu ! »

Le type qui nous a loué nos affaires de trekking nous a conseillé d'éviter le Kilomètre 82 avant 5 heure de l'après-midi. Les contrôleurs sont encore en service. Nous y sommes. Un garde rode 200 mètres plus loin. Il quitte la route. Nous filons comme si de rien n'était. La nuit commence à tomber. Nous marchons une dizaine de minutes puis décidons de poser notre campement sur une plaine. D'où nous sommes, nous voyons la case départ. De l'autre coté, de la lumière, sûrement des habitations.

Une fois nos tentes plantées, David et moi partons chercher du bois. L'endroit n'est pas idéal, nous ne trouvons que de gros buissons, peu de bois mort. Je m'aventure plus loin munis d'une lampe frontale mais je rentre quasi bredouille, du bois seulement bon pour l'allumage dans les bras. Je me suis un peu égaré, je peine à retrouver le chemin. J'aperçois enfin la lumière qu'émettent mes camarades. Au moment d'arriver sur le campement, je tombe dans un trou peu profond, m'éclate dans des ronces.

« -Çà va Vincent !? - Ouai ouai ! Çà va! J'ai rien ! »

« Des gens sont venus nous voir. » me dit Aoitef. «-Des gens ? - Oui des locaux. Ils voulaient savoir ce que l'on faisait ici. Ils m'ont demandé mon passeport. - Ton passeport ? - Ils voulaient savoir d'où je viens. Quand ils ont vu que j'étais française, c'est passé. - Bizarre. Et les autres ? - Ils ne leur ont pas demandé. Ils ont dit qu'ils allaient repasser pour nous poser des questions. »

Nous allumons le feu. Quelques minutes plus tard, trois hommes arrivent. Ce ne sont pas les mêmes.

«-Quelqu'un d'entre vous parle espagnol ? » nous demande un des trois types. «-Moi. - On peut voir vos passeports s'il vous plait ? »

Nous leur tendons, ils les photographient.

«-Pourquoi photographiez-vous nos passeports messieurs ? - Nous travaillons pour le ministère de la culture. Vous êtes sur une zone archéologique protégée, vous n'avez pas le droit d'être ici. Nous nous devons de connaître votre identité au cas où. Vous faites quoi ici ? - Nous allons au Machu Picchu. - Vous ne pouvez pas camper ici, vous ne pouvez pas faire de feu. »

Nous l'éteignons sur le champ.

«-Vous allez devoir partir. - Nous n'avons nul part où aller monsieur. - Nous avons une voiture. »

Ils discutent entre eux, je comprend que le plus vieux des trois plaide en notre faveur. Il dit aux deux autres de nous laisser aller jusqu'au Machu Picchu. Si nous bougeons tôt demain matin, ce ne sera plus leur problème.

«-Bon, vous pouvez rester là pour cette nuit. Mais pas de feu ! Il faut que vous soyez partis demain matin à sept heure ! - Merci beaucoup messieurs, nous serons partis. Ne vous inquiétez pas, nous respectons Mère Nature. »

Ils s'en vont.

« Quoi ! On doit se lever à 6 heure demain ! Avec la nuit qu'on vient de passer, c'est juste impossible ! » s'exclame Josh. Nous n'avons pas le choix.

Nous mangeons, nous installons dans la plus grande tente pour jouer aux cartes...

A l'aube, les cris d'une femme nous réveillent. Je sors la tête dehors. Une locale en tenue traditionnelle s'affole autour des tentes, elle hurle, elle fait les cent pas, s'agenouille, se relève, hurle à nouveau.

«-Haaaaaaaa, mes plaaaaantes ! Vous avez saccagé toutes mes plaaaaaaaantes ! Qui est-ce qui va payer maintenant, qui est-ce qui va payer ??!! - Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? - Mes plantes, mes plaaaaaaaaantes ! Il faut que vous payiez pour les dégâts ! - On nous a dit que l'on pouvait rester ici pour la nuit. - Nooooooon, c'est mon champ ! Mes plaaaaaantes ! Il faut payer ! - Mais.... c'est juste de l'herbe... - Non c'est pas de l'herbe, c'est... »

Elle me sort un nom incompréhensible. Elle sait que nous ne tomberons dans son piège, elle s'en va en hurlant, nous dit qu'elle va appeler la police. Au cas où, nous nous dépêchons de tout remballer, d'effacer toutes traces de notre passage. Effectivement, sous nos tentes, l'herbe est aplatie...

Nous marchons une petite heure longeant la voie de chemin de fer. Nous entendons un train arriver au moment où nous faisons une pause pour observer un site pierreux. Sur cette portion, il n'y a pas beaucoup de place entre le train, le vide et les parois rocheuses pour que nous puissions passer en même temps. Nous filons aussi vite que nous pouvons, trouvons un chemin qui nous permet de suivre la voie tout en étant loin d'elle. Nous sommes une vingtaine de mètres au dessus des rails, en sécurité. La vue est splendide. Nous nous arrêtons pour déjeuner.

Pendant que Chris fait cuire du bacon et qu' Awa dort adossée à un rocher, un chien sorti de nul part fait son apparition. Il arrive avec un grand sourire, la queue remuante, se met sur le dos dés que nous voulons le caresser. Il a gagné son p'tit déj' !



C'est parti pour une journée de marche. Machu ( nous l'avons baptisé ainsi ) vient avec nous, il mène le train. Nous nous arrêtons à chaque fois que nous tombons sur un site archéologique, sur un ancien village. Nous trouvons de l'eau fraiche, remplissons les bouteilles vides. La montagne est notre environnement. Nous sommes seuls au monde, au cœur de l'histoire Inca.









Marcher, souffler, se ravitailler, tel est notre leitmotiv. Nous n'échangeons que peu de mots. Sur les coup de midi, nous traversons un village, un vrai, avec des habitants et tout et tout. Nous nous asseyons dans une clairière. Je garde les sacs pendant que les autres vont faire des provisions. Une boite de sardine et çà repart !

Nous marchons jusqu'à 16 heure. Chris et Josh ont repéré un boui-boui qui fait office de bar. Nous vidons quelques bières, comme dirait l'autre : dans ces conditions la bière çà compte pas ! Un canard se bat avec une poule pour quelques poignées de graines. Les chiens tournent autour de nous pour avoir les caresses qu'ils ne goûtent jamais. Des fruits de la passion s'éclatent sur le sol. Autour de nous, la jungle. Le patron est étonné de servir à boire à des occidentaux, il est curieux, nous pose des questions. Il nous propose même de tuer une poule.

Nous repartons. « Hey les gars, dés qu'on trouve un bon coin pour camper, on s'arrête. »

Nous trouvons l'endroit parfait, des ruines. Enfin... je ne pense pas que les archéologues qui travaillent sur ce site soient du même avis. Sur le sol de cet ancien hameau, des fils ont été tirés pour faire les niveaux, pour creuser la terre millimètres par millimètres. J'ai vu ce genres de travaux dans des reportages . Des gens travaillent ici, c'est évident.

«-C'est peut-être pas bon d'rester là ?! - Tu rigoles, c'est génial, on n' pouvait pas espérer mieux. Faut juste qu'on ne foute pas le bordel et qu'on ne sabote pas le travail qui a été fait. On se cale en bas près du champs. En plus, y'a même un auvent sous lequel s'abriter, y' a déjà l'emplacement pour faire un feu. C'est la saison des pluies, ils bossent pas quand il pleut. Ça craint rien ! »

Joshua est enthousiaste, il finit par tous nous convaincre.

Nous passons la soirée sous le préau. Nous avons trouvé du bois pouvant bruler une nuit entière. Comme hier soir, nous mangeons des pâtes.

David et moi nous réveillons avant les autres. Nous avons le droit au vol du condor. Il est haut, il est loin. Je reconnais la forme de ses ailes. Pendant que David court chez notre barman de la jungle pour lui ramener les bouteilles de bière consignées, le temps que les autres se réveillent, je reste assis sur un muret, les pieds dans le vide. Je discute avec les montagnes. Même si le paysage est le même depuis hier, je suis toujours autant émerveillé. C'est pas comme si ce que nous vivions était banal, c'est juste un truc de malade de se réveiller, de sortir de sa tente, d'avoir dans le dos des ruines Incas, d'être en face des Andes, bercé par les bruits du vent, de l'eau, des oiseaux... la simplicité à l'état pur.





Nous repartons sur les coups de 11 heure. En chemin, nous retrouvons Machu. Nous l'avions perdu hier en bifurquant entre la voie ferrée et un chemin surélevé. Il nous a reconnu, il a l'air content. Nous passons la journée sur les rails. Nous ne trouvons plus de pistes détournées. Je traverse un tunnel la boule au ventre, quelques secondes après en être sorti, un train déboule, j'ai eu de la chance. Certaines zones sont très dangereuses. Je compte sur ma bonne étoile.



Machu donne la cadence. Il me fait peur. Tout à l'heure, un train est arrivé, il était au milieu de la voie, il l'a évité à une demie seconde près. Je n'ai pas envie de voir un chien mourir sous mes yeux. Un autre arrive, il est encore en plein milieu, il ne réagit pas.

« MACHUUUUU !!!!! MACHUUUUUUU !!!!! BOUUUUUUUGE !!! BOUUUUUGE !!!!»

Malgré la vitesse, la scène passe dans ma tête au ralentit. Il prend peur, il croit que je l'engueule. L'avant du train lui heurte la gueule. Il bondit dans tous les sens... Je ne le vois plus, il est sur le coté. Je m'imagine pendant un centième de seconde qu'il va falloir que je l' achève... puis je le vois s'enfuir en courant. Il est choqué, effrayé, je l'appelle, il se retourne, court aussi vite qu'il peut. Au moins, il est sauf...

Nous nous approchons du but, nous passons devant une centrale hydro-électrique. Des ouvriers aux casques de sécurité, tels des personnages de Tex Avery face à une silhouette parfaite, sifflent Aoitef.

Nous trouvons enfin un endroit où nous rafraichir.

«-Deux bouteilles de bières et une de coca s'il vous plait ! C'est à combien de kilomètres Agua Caliente ? - 1 kilomètre. - On y est putain, on y est !»

A l'entrée de la ville, un mec assis près de la rivière nous souris, nous accoste :

«-Vous cherchez un endroit où camper ? - Oui pourquoi pas. - Revenez ici à 7 heure. - Et pour faire la fête, y' a moyen ? - Oui, oui, revenez vers sept heures. »

Je suis le seul à ne pas être emballé. Je ne sens pas ce type, son visage est rongé par l'alcool. Ok, il est souriant, avenant mais bon... Camper à coté d'une piste d'hélicoptère tracée sur l'herbe, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

Nous sommes dans Agua Caliente. La première personne que nous croisons est George. Il est venu en train, il était au Machu Picchu cet après-midi. Il repart vers 19 heure. Nous nous attablons dans un restaurant mexicain. Les prix sont chers, mais après ces trois derniers jours, après ces trente kilomètres de marche, nous avons envie de bien manger. Les serviettes sont en tissu. Josh et Chris vont au centre touristique, à leur retour :

« Apparemment, il y a un camping à une vingtaine de minutes de marche, mais c'est 15 soles. Je sais pas ce que vous en pensez, mais après ce qu'on vient de vivre, j'ai pas envie de me retrouver dans un hôtel, j'ai pas non plus envie de payer 15 soles pour un camping. Donc on peut retourner voir le type à sept heure. » Tous le monde acquiesce, sauf moi :

«J' suis d'accord avec le fait de camper, par contre je le sens pas ce plan. Le gars m'inspire pas confiance, faut pas oublier qu'on est en Amérique du Sud ! Et puis camper à coté d'une piste d' hélicoptère... »

Josh et Chris partent en repérage, vont au rendez-vous. Nous leur emboitons le pas un quart d'heure plus tard. En arrivant à proximité, ils ont déjà fait demi tour :

« Non, on ne peut pas camper ici, un type nous a viré .»

Nous nous résignons, partons à la recherche d'un hôtel. Un homme nous guide jusqu'en face du stade de football, nos chambres nous coûtent 15 soles chacun. Nous sortons pour acheter nos billets pour le Machu Picchu, mais arrivés au guichet, nous réalisons qu'il est nécessaire d'avoir un passeport pour les prendre. Nous reviendrons demain matin.

Je passe la nuit à discuter avec Aoitef, non, disons plutôt que je passe la nuit à l' écouter. Nous retrouvons un peu de complicité. Il est cinq heure, Agua Caliente s'éveille. Le ciel est bleu marine. Deux hommes sont déjà en train de faire des exercices sur le terrain de sport. Nous nous couchons, dormons sans vraiment dormir. Le garde de nuit frappe à la porte d'en face, réveillant les occupants de la chambre.

«-Il faut que vous payiez ! - Mais il est quel heure là ? - 8 heure. » répond-il en mentant.

Il s'en prend à nous une heure plus tard :

«-Allez, allez, il faut que vous quittiez la chambre ! - Mais çà va pas bien ! T'as vu l'heure qu'il est ! »

Il insistera encore trois fois.

Nous quittons la chambre vers 10 heure, laissons nos sacs à l'hôtel pour la journée. En arrivant au centre d'achat des tickets, la guichetière nous annonce que nous ne pouvons pas monter au Machu Picchu aujourd'hui. Le quotta d'entrées est atteint. Nous partons manger un petit déjeuner à 10 putains d'euros, revenons nous renseigner. C'est bon, des places se sont libérées. Par contre le prix a augmenté, pour nous ce sera 140 soles.

N'ayant plus trop la force de marcher, nous montons en bus ( environ 20 soles ).

Le Machu Picchu s'offre à nous. Enfin, la récompense !

Nous arpentons la merveille du monde. L'ensemble des touristes suivent les flèches, nous partons dans le sens opposé. Je ne vais pas chercher à vraiment connaître son histoire, j'aurai le temps de m'instruire quand je serai de retour à la maison. Je veux m'imprégner du paysage, l'absorber. Je suis dans un état second. « Putain je suis au Machu Picchu ! J'y suis, c'est un truc de ouf ! ». Nous nous asseyons quelques minutes sur cette herbe que la lumière rend éclatante, nous nous sourions en secouant la tête, en soufflant. Nous explorons la citée, sautons d'une terrasse à une autre, escaladons des murets. Il se met à pleuvoir, nous nous abritons sous un énorme rocher. Nous retrouvons nos âmes de gamins, nous avons le meilleur terrain de jeu qui soit, nous cherchons des cachettes, des passages secrets. C'est juste hallucinant de réaliser ce qu'on fait les Incas, construire un tel site au sommet d'une montagne, de comprendre que ces hommes étaient brillants, d'une précision chirurgicale, d'une foi immense. Tout est orienté en fonction du soleil. Nous aimerions grimper sur Huayna Picchu mais l'accés est fermé. Non seulement il faut se lever tôt pour y accéder, mais aussi réserver au moins cinq jours à l'avance. Les gars essayent de trouver un moyen détourner pour l'atteindre, nous nous faisons repérer par des guides qui nous disent de suivre les chemins fléchés.

En revenant du pont des incas :

« Regarde Chris, un double arc en ciel !!! » Nous dévalons les marches à toute vitesse pour trouver le meilleur endroit où prendre des photos, dommage que nous ne soyons plus au niveau du village.









Nous pensions descendre à Agua Caliente à pied, nous prenons le bus. Nous allons à la gare pour acheter nos tickets de trains. Il n'y a plus une place de libre, il n'en reste que très peu pour demain, elles ne coûtent pas moins de 70 dollars. Nous aurions dû nous y prendre à l'avance. Nous réfléchissons une bonne heure, revenons au guichet prêts à payer cette somme. Entre temps, nous avons retrouvé Machu, il n'a plus l'air traumatisé. Au moment de prendre nos tickets, un jeune homme nous explique qu'il existe un autre moyen de fuir cette ville : « Vous prenez un autre train qui va jusqu'à Hydroélectrica, de là vous prenez uncolectivo jusqu'à Santa Teresa, vous pourrez alors trouver un bus pour Cuzco. Ça va vous coûter bien moins cher. »

Une dernière nuit sur place, nous prenons le premier train le lendemain matin à 6H45. 7 heures plus tard nous sommes à Cuzco.

Aujourd'hui, c'est le 31 décembre, nous rentrons juste à temps pour faire la fête.
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NA
Namast 15 years ago · Olies
Chili - La superbe journée entre San Pedro et les geysers Tatio (décembre 2010)
Bonjour à tous,

nous étions il y a peu, au nord Chili pour les vacances de Noel 2010, en famille avec nos filles de 9 et 11 ans. Je ne vais pas vous raconter tout le voyage ici, ce serait trop long et je vous renvoie sur notre site. Mais je voulais vous faire partager une journée, l'une des plus belles, entre San Pedro de Atacama et les geysers d'el Tatio.

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Un grand jour, qui commence très tôt ! Réveil à 5h du mat, pour un départ à 5h30 direction les geysers d'El Tatio ! Est-ce que cela va tenir la réputation ? Je doute un peu, mais bon. On décide de partir tôt, mais pas trop, histoire de finir la route à la lueur de jour, vu que la route est réputée dangereuse. On a une trace GPS sûre, donc pas de crainte de se perdre. En fait, la signalisation est bien faite, et à part une ou 2 bifurcations, pas trop de crainte de se louper. Côté piste, elle est assez inégale dans le confort. Le pick up est quand même le véhicule par excellence ici (sauf pour le côté pratique des bagages dans la benne). Nous avons pris la piste de Puritama (et pas celle de Machuca pourtant plus rapide), vu que c'est celle qui est indiquée par les panneaux. Il est possible d'y aller en voiture normale, vu que des mini bus y vont, mais prudence, il y a des rochers, un guet, vraiment pas l'idéal, et on mettra plus de temps. La route a ses pièges : la voiture dérape inévitablement sur le sable/cailloux dans les virages et même sur certaines portions droites, les distances de freinage sont considérablement rallongées en cas d'urgence. Bref prudence et anticipation. On évolue entre 50km/h dans les virages et 90km/h sans problème sur les portions roulantes et avec la lueur du jour. Au final, nous mettrons 1h30. Au départ nuit noire, puis peu à peu les formes du relief apparaissent au fur et à mesure que le jour nait. C'est beau, c'est grand, on se sent vraiment en plein milieu de cette immensité. Au final, nous rattrapperons même quelques véhicules juste sur la fin, des minibus des tours de San Pedro, qui nous feront manger un peu de poussière. Eux passent par Machuca. La portion par Puritama permet au moins d'être tranquille, de ne pas avoir à doubler et être doublé. Au sortir d'un virage nous apercevons les fumées des geysers, et peu de temps après le poste des gardiens. Un gardien chaudement habillé nous accueille (toujours avec le sourire, décidemment), et nous annonce -6°. Ca va, y'a pire dans le coin à d'autres moments. Il y a certes du monde déjà présent (les agences arrivent un peu plus tôt en moyenne), mais pas tant gênant que ça finalement, tellement occupés à aller d'un geyser à un autre. Le spectable est magique. Les filles, même armées de polaires, coupe-vents, bonnets, ont plus de mal à supporter le froid que nous. Heureusement, les premiers rayons du soleil vont vite nous réchauffer.

A 8h30, soit 1h30 après notre arrivée, nous sommes bien et ne souffrons plus du froid. Petit à petit les tours déménagent pour rejoindre à quelques centaines de mètres de là les fameux bassins d'eau chaude. Nous resterons jusqu'à 10h sur le site principal des geysers, alors que 2 ou 3 seulement continuent de bouillonner vraiment. L'endroit le plus joli esthétiquement, c'est finalement quand le soleil commence à apparaitre sur le site. Entre 9h et 10h, certes les geysers ont quasi tous terminé de cracher, mais c'est alors une 2ème période privilégiée que nous vivons : - nous sommes absolument seuls ! En fait, hormis 2 4x4 particulières de chiliens, nous aurons été ce matin là les seuls en voiture particulière. Tous les autres étaient en tours organisés et sont donc déjà partis. Notre petit déjeuner pourtant simple, plus simple que ceux des tours, sera royal. - nous pouvons approcher les trous des geysers qui s'endorment. Les cavités sont souvent bordées de formes et couleurs étonnantes. Superbe ! A 10h, nous voyons que les touristes des tours ont quitté les bassins à 1km de là. Nous arrivons alors que la dernière voiture repart. Impec, timing nickel. Nous nous retrouvons toujours seuls au bord du grand bassin, où il y avait il y a peu des dizaines de touristes barbotant, certainement avec pas mal de bruits et cris. Notre excitation atteint le maximum. Ce sera certainement le moment le plus euphorique du voyage, sans trop savoir pourquoi. Le site est beau, mais pas autant que d'autres vus. C'est ce sentiment d'être à 4300m, seuls, et de s'apprêter à prendre un bain chaud et réparateur à ciel ouvert, sous un soleil radieux. Le bassin est alimenté par un bouillon naturel tout près, qui déverse une eau bouillante, et par un autre filet d'eau chaud. Vite en maillots ! Au départ, elle parait trop chaude, mais on s'y fait vite. C'est grand, on peut même attaquer quelques brasses là où on n'a pas pied. Mais on revient vite se poser là où on peut s'asseoir dans l'eau. On découvre qu'en fait, le chaleur vient aussi du sol, par moment, si bien que l'on doit vite bouger sous peine de se brûler les fesses par ces jacusis sous marin brûlant. On restera presque 3/4 d'h à barboter, sourires constant aux lèvres.

A 11h, on décide quand même de partir. On a bien profité de nos 4h sur le site, et nous avions repéré à la montée un endroit très beau et propice au casse-croute, que nous sommes impatients de retrouver. Nous ne serons pas déçus. Les couleurs y sont maintenant fantastiques. C'est juste avant la bifurcation Machuca. Un cours d'eau arrive d'on ne sait où, et irrigue une petite dépression pour former un bel oasis, où toutes sortes d'animaux viennent s'abreuver et vivre (foulques, grosses poules d'eau, vigognes, flamands roses, oiseaux). Ici encore, nous déballons popote et casse croute pour un "repas" rêvé, toujours à plus de 4000m, sans trop s'en rendre compte.

1 à 2h plus tard (même pas regardé), on repart comblé, sur la piste de cet immence plateau. Au passage, on aura droit à la vision de 2 nandous (une sorte d'autruche locale) ! Au retour, nous dédaignerons même les termes de Puritama. Les officiels (privés) coutent quand même 10 000 P/pers, et des moins officiels sont trouvables plus bas. Mais après celles de Tatio, on a l'impression que cela nous semblera un peu fâde, alors on trace jusqu'à la vallée aux cactus de Guatin (juste après la jonction des pistes de Puritama et Machuca). Super petit endroit, où des grands cactus gardent l'entrée d'un canyon. Un cours d'eau raffraichissant serpente entre grosses touffes d'herbes vertes ou jaunes, et berges sablonneuses. Autour, on a retrouvé le désert. Quels contrastes en une seule journée ! A savoir qu'il existe des randos allant de ce coin là à San Pedro. On terminera par un goûter bien mérité au patio de La Rose, et très satisfaits de cette grandiose journée.

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L'intégralité du voyage et des photos est visible sur notre site internet.
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TI
Tikanayoo 15 years ago · Madikéra
Retour de trois semaines en Patagonie (octobre 2010)
Bonjour a tous,

Nous revenons de 3 semaines en Patagonie où nous en avons pris plein les mirettes. Comme la communauté de Voyageforum.com nous a beaucoup aidé dans l'organisation de notre voyage, nous renvoyons l'ascenseur en donnant quelques informations fraiches (voyage effectué en octobre 2010).

Notre road book:

J1:

- Vol Paris/Buenos Aires Compagnie Air Europa

- Nuit à Buenos Aires : La Querencia de Buenos aires

J2:

- visite de Buenos Aires

- Nuit à Buenos Aires: La Querencia de Buenos aires

J3:

- visite de Buenos Aires

- Vol Buenos Aires/Trelew Compagnie Aerolineas, dans la soirée

- Nuit à Trelew : Hostel el agora

J4:

- Location voiture puis trajet Trelew/Puerto Piramides (environ 3h-4h)

- Visite de Punta Piramides (lions de mer) + Bateau au coucher de soleil

- Nuit à Puerto Piramides : ACA hôtel

J5:

- Visite Péninsule Valdés (Punta Cantor et Pinguineria à la caleta Valdés) et Playa Doradillo

- Nuit à Trelew: Rivadavia Hôtel

J6:

- Vol Trelew/El Calafate compagnie Aerolineas, dans la matinée

- après midi organisation des jours à venir auprès de BAFTRAVEL

- Nuit à El Calafate: Hostel de las manos

J7:

- excursion BIG ICE départ 7h retour 19h

- Nuit à el Calafate: Hostel de las manos

J8:

- Bus El Calafate/ El Chalten, dans la matinée

- Randonnée vers la laguna Torre (non réalisée en entier du fait du temps couvert mais réalisable si le temps le permet)

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J9:

- journée de repos imposée par le temps

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J10:

- Randonnée vers le Fitz Roy puis le mirador Cerro Torre

- Nuit à El Chalten : Nothofagus B&B

J11:

- Bus El Chalten/El Calafate:

- Préparation transport el calafate/ Parc et El Calafate/Ushuaia

- Nuit à El Calafate: Hostel las dos manos

J12:

- bus El Calafate/Parc Torres Del Paine 5h-13h

- randonnée las Torres

- Nuit au refuge Las Torres

J13:

- randonnée entre Las Torres et Los cuernos

- Nuit au refuge Los cuernos

J14:

- Randonnée dans la Vallée des Français

- Nuit au refuge Paine Grande

J15:

- Randonnée vers le mirador du glacier Grey (beaucoup de personne nous ont confirmé le peu d’intérêt d’aller jusqu’au refuge grey)

- bateau sur le lac Pehoe 12h30 durée 30 minutes

- bus Parc Torres Del Paine/El Calafate 17h arrivée vers 22h-23h

- Nuit El Calafate: Hostel los dos manos

J16:

- Bus El Calafate/Ushuaia: 3h-22h avec changement de bus à Rio Gallegos et Rio Grande (normalement c’est un seul changement)

- nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J17:

- randonnée dans le Parc national Tierra Del Fuego

- Nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J18:

- excursion en bateau las tres marias sur le canal de Beagle 10h – 14h

- Nuit à Ushuaia : Hostel La Posta

J19:

- randonnée vers le glacier Martial

- vol Ushuaia/Buenos Aires, dans la soirée

- Nuit à Buenos Aires : La Querencia de Buenos Aires

J20:

- visite Buenos Aires

- Nuit à Buenos Aires La Querencia de Buenos Aires

J21:

- Vol Buenos Aires/Paris - compagnie Air Europa

Info transport :

Avion: vol Paris - Buenos Aires : effectué avec Air Europa avec escale à Madrid. on avait lu beaucoup de mal sur cette société, à tel point que malgré un très bon prix nous étions à deux doigts de partir avec Air France pour le double! En fait nous avons bien fait de partir avec Air Europa: le vol était bien, airbus A320 avec 3 rangée de sièges (2 rangées de 2 sièges et 1 rangée centrale de 4 sièges, chacun ayant sont écran individuel même en classe économique). Pour ce qui est des écouteurs payants (3€): si vous en avez, vous pouvez les prendre ils sont compatibles (prise jack standard). Au sujet des repas (qui étaient décrits par certains comme ignobles) il y a un repas chaud correcte et après ce sont 2 repas-sandwichs, même si on aurait préféré des repas chauds. On ne meurt pas de faim ! L’escale à Madrid avec seulement 1h30 de battement est tout à fait possible car il faut maximum 20 minutes à pied pour relier les 2 terminaux (pas de passage de douane ou autre poste de contrôle)… c’est plus difficile si il y a du retard comme dans notre cas (mais nous étions 20 à prendre la correspondance alors ils nous ont attendu) vols intérieurs avec Aerolineas: nous avions acheté le pass sur le site web de la compagnie. (moins cher dans notre cas que si nous avions pris avec différentes compagnies au plus bas prix). le personnel de bord est très aimable, pas de perte de bagages (sur 3 vols) et un retard de 30 minutes une seule fois, donc pas de gros problème pour nous taxe aéroportuaire: elles se payent au départ des vols (et non à l'arrivée). Il n'y a plus de taxe à payer à l'aéroport international de Buenos Aires.Taxe aéroport Ushuaia: 28 ARS/pers Taxe aéroport Trelew: 17,55 ARS/persVoiture: Nous avons loué une voiture à Trelew, la conduite ne pose pas de problème sur les pistes de la péninsule mais il faut rester très prudent. N’oubliez pas de demander si l’assurance de la voiture prend en charge les bris de glace ou non, et si non quel est le prix s’il y en a un. La quasi-totalité des loueurs se trouvent à l’aéroport.Bus : El Calafate – Torres Del Paine : Il est possible de relier directement le Parc Torres Del Paine depuis El Calafate en prenant part à une excursion sur la journée (organisée notamment par Always Glacier). C’est un peu cher (350 ARS pour l’aller correspondant au prix de l’excursion + 180 ARS pour le retour) mais cela évite de passer par Puerto Natales et d’y perdre 1 journée, ainsi que de pouvoir rejoindre plus facilement Ushuaia (soit en bus soit en avion) depuis El Calafate. Le départ est à 5h du matin et ils vous récupèrent à l’entrée du parc « laguna amarga » à 17h (je pense qu’il y a possibilité qu’ils récupèrent les gens à Pudeto à l’arrivée du bateau de 12h30 mais nous n’avions pas demandé ; cela permet de finir l’excursion avec eux pour admirer le salto grande et salto chico et d’éviter d’attendre des heures à l’entrée du parc). Le trajet du bus ne passe pas par Puerto Natales, on fait un peu de Ruta 40 (non goudronnée cette fois). Après le passage de la douane chilienne à Don Guillermo il y a un change donc pas la peine de stresser à échanger à tout prix des pesos ou des dollars en pesos chiliens à el Calafate (même si le change est quand même plus intéressant) Bus El Calafate - Ushuaia : nous vous le déconseillons vivement! Non pas à cause de sa durée mais à cause de la nécessité de traverser 2 fois la frontière argentino-chilienne car cela est très long et chiant (excusez moi pour le terme). Sauf si vous souhaitez avoir plein de tampon sur votre passeport … préférez l’avion. Je ne vous parle pas de notre compagnie c’était vraiment nul (2 changements de bus au lieu d’un seul, très mauvais état des bus) est on mal tombé? la compagnie c’était TAQSA Bus El Calafate - El Chalten : les horaires des différentes compagnies sont sensiblement les même : départ 8h et 18h depuis El Calafate ou El Chalten durée entre 3 et 4h (en fonction du chauffeur). Cela permet de passer par le restaurant "la leona" (célèbre auberge sur la Ruta 40) et de faire un petit bout de Ruta 4O... goudronnée mais les paysages sont magnifiques.Bateau : Lac Pehoe : Voici les horaires officiels avec les tarifs Du 1 au 30 octobre 2010 : 12h de pudeto et 12h30 du refuge Paine Grande Du 1 au 15 novembre : 12h/18h Du 16 novembre au 15 mars 2011 : 9h30/12h/18h Du 16 au 31 mars : 12h/18h Avril: 12h Fin avril = fin de saison Pas de bateau le 25/12 et 01/01 a 12h et 9h30 Contact: info@hielospatagonicos.cl Tarifs : 11 000 pesos chiliens ou 92 ARS/pers l’aller (comprend un sac) ; 19 000 pesos chiliens/pers l’aller-retour ; supplément par sac : 4000 pesos chiliens ; possibilité de payer en dollars US et en pesos argentins (mais c’est un peu plus cher et ils n’apprécient pas trop)Transferts :pour avoir un ordre d’idée sur le cout de certains transferts :Transfert lac amarga - refuge Las Torres: 2000 pesos chiliens/pers Transfert lac pehoe - lac amarga: 2000 pesos chiliens/pers (il n’y a plus de transport gratuit dans le parc) Transfert aéroport international de Buenos Aires Ezeiza - centre ville : entre 100 et 130 ARS en remisExcursions : Tarif des entrées des différents Parc : Entrée parc Torres Del Paine : 15 000 pesos chilien/pers Entrée parc Los Glaciares : 75 ARS/pers Entrée parc Péninsule Valdés: 70 ARS/pers voiture: 5 ARS/pers l’entrée est valable tant que l’on ne sort pas du parc (que l’on reste 24 ou 72h on ne paye pas plus) Excursion BIG ICE sur le Perito Moreno : excursion chère (520 ARS/pers mais j’en suis pas certain, j’ai un trou de mémoire) mais valant vraiment le coût! une seule agence propose les excursions sur le glacier que ce soit le mini trekking ou le BIG ICE : Hyelo y Aventura. Vous pouvez prendre votre excursion dans n'importe quelle agence de la ville car elles font toutes le même prix, elles touchent une commission sur le prix de vente. L’excursion ne nécessite pas d'être un sportif pur et dur contrairement à ce que la société marque sur son prospectus! Elle comprend un passage sur les passerelles pour admirer le Perito Moreno tôt dans la matinée (et donc sans personne!) puis un tour en bateau pour voir l'une des faces du glacier avant d’attaquer par une marche d'1h sur une moraine suivi par 4h sur la glace (pauses incluses). il est bien sûr INDISPENSABLE d'emporter avec soi des vêtements chauds, des chaussures de rando, un coupe vent, une paire de lunettes de soleil, une casquette ou un bob et de la crème anti UV à haut indice de protection. Une surprise vous attend à la fin de la randonnée ;-) Un super moment.... j'en rêve encore. El Chalten: la carte fournie à l’entrée du parc suffit largement, les chemins sont bien balisés. Nous vous conseillons d’aller faire un tour au centre des visiteurs, il est très bien fait. nous avons fait la randonnée pour le Fitz Roy en partant par le chemin Piedras Blancas dont le départ est à l'hosteria El Pilar (un minibus peut vous y amener tous les matins) permettant d'admirer le glacier Piedras Blancas et de ne pas faire le même trajet à l’aller et au retour. Nous avons fait dans la même journée le mirador Cerro Torre, mais cela fait quand même beaucoup (nous avons eu 1 jour de mauvais temps nous empêchant toute ballade, et on voulait vraiment voir le Cerro Torre). Il n’y a pas de réelle difficulté même pour la montée finale vers le Fitz Roy (chacun le fait à son rythme ;-)). Les durées des ballades sont globalement correctes (au pire elles sont "larges»). Un pure bonheur ce parc Los Glaciares. Péninsule Valdés : excursion en bateau semi-rigide avec Southern Spirit à 15 personnes au coucher du soleil: EXTRAORDINAIRE! prix: 300ARS/pers il faut savoir que les prix sont quasiment tous les même, seul la taille du bateau conditionnera votre choix. ballade dans la péninsule: pour éviter le monde, si vous pouvez dormir à Puerto Piramides, cela vous permettra de partir tôt: nous nous sommes retrouvés seuls à la pinguineria de la Caleta Valdés, c'était magique. il est plus que conseillé de se renseigner auprès des gardes du parc (très sympa) sur l'intérêt d'aller ou non à certains points de la péninsule car cela prend beaucoup de temps pour se déplacer malgré le faible nombre de kilomètre et parfois pour pas grand-chose! nous avons pu voir des lions de mer, des éléphants de mer, une foultitude d'oiseaux marins et des guanacos de façon endémique! Pour rappel et afin d’éviter toute frustration, on a « normalement » pas le droit de sortir de voiture ni même de pique niquer à l’extérieur hors des zones prévues à cette effet ! Playa Doradillo : le retour à Trelew s'est fait par la plage Doradillo où l'on peut voir les baleines de très prés venir se frotter le dos sur les galets ou sauter lors de la marée haute (donc se renseigner, encore auprès des gardes ou à l’office de tourisme). Entre le bateau et la plage ? c’est une histoire de gout : j’ai préféré la sortie en bateau et ma chérie a préféré la plage. Ushuaia : Parc Tierra Del Fuego : La carte fournie à l’entrée du parc suffit pour faire les randonnées et les chemins sont bien balisés. Le parc se fait facilement dans la journée (durée 7h avec pause), il n’y a pas de difficulté particulière. Le parc est très joli avec ce contraste montagne, canal et foret mais ce n'est pas "WAOUHH" et la fin de la ruta 3 c est rigolo à prendre en photo mais ça ne nous a pas fait grand chose vu que l’on ne l'a pas faite en entier! Excursion en bateau sur le voilier "if..." de tres marias : Super excursion en petit comité (10 personnes) ou l'on découvre l'ile aux lions de mer et aux cormorans empereurs (plus grosse colonie qu’à la péninsule Valdés) de très prés grâce à une excellente maitrise du capitaine, puis visite de l’ile H (avec randonnée découverte botanique très intéressante). L’équipage est super sympa, c’est vraiment bonne ambiance (on a un peu l’impression de naviguer avec des copains ;-)). Par contre le voilier ne va pas obligatoirement au phare des éclaireurs ; donc demandez leurs avant de partir si il est prévu d’y passer ou pas. La ballade se fait quasiment au moteur sauf à la fin ou l’on a eu droit à un peu de voile... avec le moteur! Glacier martial : alors la je dis stop tout de suite: aucun intérêt de monter jusqu’au glacier, on a une vue sur la baie d Ushuaia mais les photos que l’on prend en bateau sont bien mieux! Donc sans intérêt à mon avis. Info logement: La Querencia de Buenos Aires (Buenos Aires): un des meilleurs logements que l’on a fait lors de notre séjour. Yann, le proprio, a retapé une vielle maison portene, avec gout. il y a 4 chambres avec salle de bain privée au tarif de 28 euros. il se situe dans le quartier de San Telmo. le seul reproche à faire est sur la localisation : certes il est à San Telmo mais s’aurait été encore mieux de l’autre coté de l’avenue 9 de Julio, mais bon, cela n’est pas réellement un handicap et tout se fait à pied. Nothofagus B&B : lui aussi fait partit de notre top 3 des logements: accueil très sympa, très bon conseil sur les randonnées, chambre super, salle de bain commune nickel (1 salle de bain pour 2 ou 3 chambres) . palme d'or du meilleur petit déjeuner ;-) important avant d’attaquer les rando. Hostel El Agora (Trelew): celui-là a la palme du pire ! hors de prix pour ce que c'était (de toute manière à Trelew les logements sont tous chers) 1 salle de bains pour .... toute l'auberge! En fait, on ne peut pas trop appeler ça une auberge vu que le gars (très sympa, un point positif) a transformé sa maison en auberge mais sans rien aménager. D’ailleurs ce n’est pas très propre, hyper bruyant, et le petit dej’..... comme le dit le proprio « fait comme à la maison… » sauf qu’il y a rien pour faire quoique ce soit! hôtel Rivadavia (Trelew): délicieusement vieillot (ça a vraiment son charmeJ) avec une propriétaire adorable. la chambre que l’on a eu été correcte avec salle de bain privative. La posta (Ushuaia): le voila le 3eme du podium! cette super auberge de jeunesse est un petit coin de paradis à Ushuaia. toute l'équipe est hyper super méga sympa. Certes on n’est pas dans le centre ville d'Ushuaia mais il y a des bus et des taxis (15 ARS) et vu la qualité de l’auberge se n’est pas un véritable problème. seul bémol, le petit déjeuner : un peu light. Refuges Las Torres et Los Cuernos (Parc Torres Del Paine): les 2 sont gérés par Fantasticosur. Le rapport qualité/prix est catastrophique! Alors, on pouvait s’y attendre mais pas à ce point ! Tout est correcte pour un refuge (encore que la barre de douche rouillée ça ne le fait pas !) mais le prix est complètement disproportionné. A noter que le refuge los Cuernos est en cours d’agrandissement. dortoir de 6 à Las Torres et de 8 à Los Cuernos. Le personnel est très sympa et les bâtiments jolis mais ça ne suffit pas à faire passer la pilule. Pas de possibilité de recharger les appareils électroniques type appareil photos donc pensez à recharger. dernière chose, n’hésitez pas à demander à être dans un dortoir avec vue sur le Fitz Roy au refuge Las Torres. Refuge Paine Grande (ex refuge Pehoe) (Parc Torres Del Paine): géré par Vertice Patagonia. Le meilleur refuge des 3, surement parce qu’on a un peu moins l’impression de se faire enc@#’% ! ce n’est plus un refuge mais quasiment un hôtel! nous avions une chambre pour 2 (en lit superposé) avec serviette, savon, shampoing. La salle de bain commune est nickel, le personnel ultra sympa. Et pour couronner le tout, il y a un bar avec une vue magnifique. Il est possible de payer par carte bleu dans les 3 refuges, par contre pour le change (de dollars uniquement) je ne sais plus. Info diverses : Passage de douane :Nous n’avons pas trouvé les douaniers chiliens aussi patibulaires que ce que nous avions lu. Tout ce qui est frais est bien sur interdit de passage comme on peut le lire partout. A El Calafate nous avons eu affaire avec BAFTRAVEL une nouvelle agence de tourisme, avec une équipe super sympathique (merci Matthias ;-)) . Il nous a permis « d’optimiser » notre voyage en nous évitant d’aller à Puerto Natales, en nous conseillant sur certaines randonnées à El Chalten (la rando du Fitz roy via las piedra Balncas) et ainsi pouvoir passer plus de temps à certains endroits (notamment El Chalten, Buenos Aires et Ushuaia). N’hésitez pas à faire un tour et à dire que vous venez de la part de Rodolphe et Claire les french travellers. Vous ne payez rien en plus car il touche une commission sur les billets de bus ou les excursions qu’il vend (le prix est le même que vous alliez chez lui ou directement à l’agence de bus sauf que lui vous aidera pour votre voyage)Pour conclure : ce voyage (le premier aussi loin et aussi long pour moi) a été magique, extraordinaire, sublime, en un mot « WAOUHH ». Si je devais le refaire, je n’irais cependant pas à Ushuaia (mis à part dire qu’on est allé dans la ville la plus australe du monde, le parc et la navigation sur le canal de Beagle ne justifient pas de dépenser du autant de temps et d’argent) et… puis c’est la seule chose que je modifierai (j’ai trouvé que notre road book, même si il semble charger en le lisant, permet de faire pas mal de chose sans avoir cependant l’impression de courir pour en voir un maximum)

Si vous avez des questions n’hésitez pas J
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GI
Ginkosan 15 years ago · Tokala
Rio sans langue de bois
Je reviens d'un séjour de 10 jours au Brésil. J'y ai fait Rio, Ilha Grande et Iguaçu, et j'ai passé Noël et le nouvel an à Rio.

J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.

Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.

Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.

Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...

Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.

Voilà les précautions que j'ai prises.

Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).

Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.

Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.

Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.

ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.

A voir à faire :

Le Pain de Sucre

Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.

Copacabana et Ipanema

Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).

Corcovado

Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).

Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.

Lapa (déconseillé)

Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.

J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.

Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.

Noel et jour de l'an à Rio.

Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.

Santa Theresa

Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.

Conclusion

Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.

Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.

Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.

Rideau.

Rajouts:

Les cartes postales (EDIT)

J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.

On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.

Bilan:

En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
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HI
Hialle 15 years ago · Dolma
Bolivie 2010
Mieux vaut tard que jamais... c'était il y a juste 12 mois !

1/ De Sucre.

Enfin nous y voilà. 36 heures après avoir fermé la maison, on a pu mettre les pieds à Sucre, une petite ville au Sud Est de La Paz. Elle parait petite, mais c'est la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Les vols se sont assez bien passés. Un décollage un peu fouteur de trouille au dessus de Miami au milieu d'un orage. On avait l'impression que le pilote avait perdu le balai et ça tanguait un peu dans tous les sens. J’ai rarement eu la trouille en avion, mais là… Le passage de Miami à La Paz est un peu violent pour le corps humain. Du niveau de la mer et 33° à une altitude d'un peu plus de 4000m et quelques degrés au dessus de 0. Une vraie caillante, mais un grand soleil. Le mal de crâne dû à l'altitude monte doucement mais sûrement, surtout pour moi. Ca tambourinait bien, mais dès qu’on perdra de l’altitude, les choses devraient s’arranger. Le décollage au dessus de l'aéroport de La Paz est superbe. Un grand plateau immense, coincé entre des grosses masses rocheuses culminant à plus de 6000m, et débouchant brutalement sur une sorte de grand canyon abritant la ville de La Paz. L’ordre et le chaos. Ensuite ce ne sont que des alternances de grandes vallées larges et les montagnes de la cordillère. Vu du ciel, cela semble assez sec et aride, mais très habité. On voit partout des chemins comme une pelote de ficelle qui se serait déroulée. On approche de Sucre. Face à l'avion, la ville nichée dans sa cuvette, à droite de hautes montagnes et à gauche une petite piste d'atterrissage perpendiculaire à nous. Atterrir sur ce petit ruban de bitume paraît inimaginable. Mais d’un seul coup, l’avion oblique à 90° comme s’il allait faire un looping. Notre rangée voit le sol, celle de l’autre côté de l’allée voit le ciel. On perd doucement de l’altitude et la piste se rapproche, mais au dernier moment, l’avion remonte brusquement, l’atterrissage ne sera pas pour ce coup là. Grand détour au dessus de la ville, la cabine penchée à 45°, comme les gamins quand ils font semblant de faire l’avion. Ce coup-ce, c’est le ciel qu’on voit. Finalement, après un virage bien serré, on touche enfin le sol sur une courte piste bourrée de nids de poule. C’est bon, tout s’est bien passé, mais une belle pétoche quand même. Louloute dit que ça ne foutait pas la trouille mais que c’était juste un peu sport. La fraîcheur est la même qu’à La Paz, ça surprend. Le mal de crâne est bien fort, mais s’estompera dans l’après midi avec un petit diamox. Les heures qui suivent, on déambule dans la ville de Sucre, tout à fait comme on l’imagine. Des petites places, des bâtiments blancs, des églises avec leur clocher montrant leur série de cloches comme dans les westerns, les boliviennes sous leur chapeau melon de feutre, leur jupe plissée, leur manta sur les épaules et le grand carré de tissu coloré qui fait sac fourre tout y compris les bébés. La sortie des lycées est impressionnante par le nombre de gamins qui les fréquentent, tous en uniforme, entre copines copains ou amoureux qui se bécotent. Seule différence avec chez nous, ils sont tous à pied. Pas un vélo, pas un scooter, pas de bus ou parents en voiture. Manifestement, à Sucre, il y a une classe moyenne importante. Très peu de grosses et belles voitures, il y en a davantage à Phnom Penh. Assez peu de mendiants. Beaucoup de femmes quand même avec leur étale sur le trottoir à vendre quelques bijoux, bonnets, gants et châles. Pas des masses de touristes, mais les marchands de vêtements chauds font affaires. Ici, c’est l’hiver, les jours les plus froids de l’année. Les habitants de Sucre nous disent eux-mêmes qu’ils ont rarement aussi froid. En plus, aujourd’hui samedi, il pleut ce qui accentue l’impression de froid. On se ballade pas mal pour aller vite se réfugier ensuite dans un troquet boire un thé ou un mate coca. Drôle d’impression, on est censé être en plein été. Mais on prend vite l’habitude de prendre la polaire et les gants.

2/ Du soleil et du vent.

Depuis trois jours, ça y est, grand soleil et coups de soleil. On a même chaud dans la journée. Il faut dire que la Bolivie ne connaît pas souvent des froids comme celui de ces derniers jours .Ils ont fermé les écoles, des avions n’ont pas décollés, il a neigé sur Potosi ce qui est rarissime et à Santa Cruz, ville généralement chaude, il faisait à peine 15°. Le problème n’est pas vraiment qu’il fasse froid (cela ne descend pas en dessous de 0), mais c’est que rien n’est prévu pour le froid. Aucun chauffage dans les maisons, souvent pas de carreaux aux fenêtres et les boliviens ne sont pas très équipés en vêtements chauds. Mais maintenant, on a un grand ciel bleu toute la journée. Ca caille quand même le soir, mais ça, c’était prévu, donc, on est d’accord. Dimanche, super balade à Tarabuco, un petit village quechua à 65 KM de Sucre. C’est en fait une place centrale de marché pour une multitude de paysans qui y apportent le maïs, les tomates, les piments, les occas et des quantités de variétés de pommes de terre. On est quand même au royaume de la patate. Des petites, des grosses, rondes ou cabossées, jaunes roses ou terreuses. Les vieux du village ne portent pas le chapeau bolivien classique, mais une sorte de casque en gros feutre comme celui des conquistadors. Les gens de ce marché font jusqu’à 5h de marche à pied pour venir. C’est aussi un pays ou les gens marchent vraiment beaucoup. On a rencontré une vieille femme portant sur ses épaules un gros fagot de bois… elle était au milieu de nulle part, pas de maison en vue… elle marchait, jusqu’où, difficile à dire. Rencontre identique avec un homme au milieu d’une route quasi désertique. Il nous a demandé si on avait des feuilles de coca. Louloute a sorti de sa poche notre petit sac de feuilles de coca, il y a plongé la main avec bonheur pour en retirer une grosse poignée. Il fallait voir son sourire édenté. Puis il a continué sa route. On l’a vu pendant longtemps au loin, marchant on ne sait où. Hier, autre belle rencontre à l’Ouest de Sucre. En premier, faire en sorte de passer la route avant 7h du mat, heure de sa fermeture. Ensuite, suivre la piste pendant des kilomètres et des kilomètres et s’élever doucement au dessus de Sucre. Ne pas oublier de regarder le soleil se lever doucement au dessus des cimes et éclairer la ville de jaune et orange. Au bout d’environ 40 Km de piste, stopper à Chataquile et prendre un petit chemin qui s’ouvre dans une brèche. Ce chemin est superbe, il est dallé depuis les Incas et descend parfois doucement, parfois abrupte vers le village suivant. Pendant 2 à 3 heures (suivant le rythme de marche), on a un paysage extraordinaire fait de vert et de rouge avec au loin les empruntes faites par le volcan de Maragua. Des failles, des falaises, des hautes montagnes, des champs hauts perchés, des cactus au milieu des cailloux… tout y est. Impossible de se perdre, le chemin est parfaitement dallé et on le repère de loin. Très peu de rencontre aussi sur ce chemin. On doublera juste 2 touristes et leur guide. On voulait monter avec notre voiture jusqu’au village de Maragua, mais les pluies diluviennes de samedi ont grossit la rivière. Impossible de traverser. On part à pied sur la route qui monte drue, laissant la voiture de l’autre côté du fleuve. Il est midi, en plein cagnard. Au bout d’1h30 de marche, coups de bol, le 4X4 des touristes rencontrés le matin arrive et nous emmène. La guide Karine, une jeune bolivienne de 22 ans et parlant 4 langues, est adorable et rayonnante. Elle aime ses montagnes, l’histoire de son pays, celle des quechuas, elle aime en parler. Avec elle on passera l’après midi à Maragua, village perdu au milieu du cratère d’un volcan. On a le sentiment d’être sur une autre planète. Une vie extrêmement rude, peu d’arbres pour faire du feu (il faut aller le chercher loin à dos d’homme), des taureaux pour la traction animale mais pas de vache parce que ça coûte trop cher, quelques moutons et chèvres. Une école, une épicerie de 12m², et l’eau dans la rivière qui traverse le cratère. Une gamine de 10 ans, Saïda, vient à notre rencontre. Elle veut nous montrer de quelle façon elle tisse les petits morceaux d’étoffe qu’elle cherchera à vendre. Elle nous montre avec fierté comme elle passe les fils les uns après les autres et comment les motifs se dessinent passage après passage de la canette. Elle a une dextérité étonnante. Saïda est une enfant pétillante, lumineuse pleine de vie et d’entrain. Sa vie, c’est un peu d’école, les travaux aux champs, aider sa mère à élever les 3 petits frères et l’apprentissage du tissage. Elle nous emmène chez elle, une maison en pierre qui doit faire au moins 16m² dans laquelle loge la mère et les 4 enfants. Manifestement, plus de père. Difficile d’imaginer une vie plus rude. Je ne vous raconte pas comme le froid tombe dès que le soleil baisse, mais le bois, c’est pour la cuisine, pas pour se réchauffer. Mais cette gamine avait une telle pêche, une telle vitalité qu’elle donnait envie de passer beaucoup de temps avec elle. Respect pour cette fillette haute comme trois pommes. Une belle rencontre. Aujourd’hui, direction Potosi, une ville haut perchée qui a fait la fortune de l’Espagne avec ses mines d’argent. Une ville cernée par les hauts sommets et l’altiplano. Un climat rude, sec, froid la nuit, chaud le jour. Le paysage est aussi époustouflant que sévère. Cela explique sans doute la gaité de la ville. Certaines maisons sont jaunes, rouges, bleues, vertes ou roses… sans doute pour donner un peu de couleurs et de vie. Les rues sont animées, les marchés vivants, les églises roses ou blanches. Une ville où on a envie de se poser un peu. Une ville aussi où les mines sont encore en activité et dans lesquelles les conditions de travail sont identiques à celles de Germinal. Une ville qu’on a envie de mieux connaître.

3/ Au fond de la mine.

Zola aurait pu écrire Germinal aujourd’hui en venant vivre à Potosi et en descendant dans la mine.Seule différence, ce n’est pas du charbon mais de l’argent. 40% des réserves mondiales d’argent se trouvent à Potosi dans le ventre d’une montagne, le Cerro Rico. Cette ville vit grâce à la mine depuis quelques siècles. Son nom même signifie « explosion » (la dynamite est en vente libre), et elle fut une des villes les plus riches du monde vers le 16ème siècle, même si c’est surtout l’Espagne qui s’est enrichit à l’époque avec des bateaux remplis de coffres de pièces d’argent. Mais pour que cette fortune se fasse, il faut que des hommes descendent à la mine, et ce sont des générations d’hommes (pas de femmes) qui se sont succédées travaillant toujours de la même manière. Aujourd’hui, ce n’est plus l’argent qui constitue la principale extraction mais le zinc et le plomb. On est descendu ce matin avec Louloute à la rencontre de ce monde qu’on ne connaît qu’à travers Zola. Notre guide est un ancien mineur. Au départ, quelques inquiétudes : comment supporter l’enfermement dans les goulots étroits des boyaux, et si ça s’écroulait sachant que cette montagne n’est qu’un gruyère, et comment assumer le rôle du touriste face aux mineurs ? on verrait bien. Première chose à faire s’équiper. Bottes, pantalon et veste imperméables et robustes, casque avec une grosse lampe frontale et sa batterie accrochée à la hanche par une grosse ceinture. L’habit ne fait pas le moine, mais on se sent près à pénétrer dans cet univers si difficile. Puis on approche de l’entrée de la mine, une petite ouverture dans la montagne juste assez large pour laisser passer deux hommes poussant leur wagon de cailloux. Le travail est organisé. Le mineur est celui qui creuse en suivant un filon, c’est lui qui a la responsabilité de la réussite de son équipe. Il a avec lui un assistant lorsqu’il attaque la roche, des hommes qui charrient vers l’extérieur la roche, et à l’air libre, ceux qui trient les gravats. Ceux qui poussent le wagonnet en sortent 25 par jour qui pèse ½ tonne, et ils gagnent autour de 5 à 6 $ par jour. C’est le doyen de la mine qui indique les filons à creuser et ceux à laisser. Nous voilà donc face à l’entrée de la mine ouverte par les conquistadors, il n’y a plus qu’à y aller. Avant de rentrer, laisser sortir un wagonnet de cailloux qui sera déversé un peu plus loin pour ensuite être trié, et on entre. Un tunnel de 1,8 m de haut au départ, et qui perd rapidement de la hauteur. Nos frontales font un long faisceau lumineux devant nous. On marche le long des rails. Au loin, un bruit sourd et deux points brillants qui se rapprochent. Deux hommes poussent leur ½ tonne, et vue l’inertie, ils ne s’arrêteront pas. On se colle à la paroi pour les laisser passer. Ils poussent ce truc qui pèse un âne mort, la joue gonflée par les feuilles de coca mâchées toute la journée. C’est presque leur seule nourriture quand ils sont dans le cœur de la montagne. On continue à avancer, de part et d’autres partent des boyaux abandonnés car dangereux. Il reste sans doute des métaux à l’intérieur, mais les exploiter mettrait en péril la solidité de l’ensemble. Il y a assez peu d’étayage dans cette mine et la roche semble friable par endroit. Un peu plus loin, c’est le chargement d’un wagon. Une sorte de toboggan dont on ne voit que la partie inférieure déverse des m3 de caillasse. On entend au dessus des hommes invisibles situés dans une galerie supérieure. Ce sont ceux qui remontent par des puits le minerai récupéré toujours plus bas dans la montagne pour les sortir ensuite par les rails. On continue notre avancée en croisant inlassablement les cargaisons. Un bruit de poulie se fait entendre. Devant nous, un puits dont on ne voit le fond, et duquel remonte une grosse gamelle pleine de roche. Elle passe devant nous et continue à monter bien au-dessus de nos têtes pour sortir de terre. On doit maintenant descendre plus bas au fond de la mine. La 1/2h qui suit consiste à descendre par une autre cheminée parallèle, équipée d’une dizaine d’échelles. L’espace pour se glisser n’est pas large. Les deux mains sont solidement fixées aux barreaux, les pieds cherchent à ne pas glisser, et les fesses se cognent contre la paroi. Plus on descend, plus la chaleur monte. A la fin, on se met sur les fesses ou un peu à 4 pattes pour passer. Ca devient presque difficile, mais pas encore oppressant. Arrivés en bas, on retrouve les hommes qui remplissent la sorte de grande cuve qui remontera à la surface. Les gravats sont amenés simplement par des brouettes débordantes que poussent des hommes en sueur et poussiéreux. On se regarde, on se dit bonjour, des vies « un peu » différentes qui se croisent. Un bruit en même temps sourd et puissant se fait entendre. Notre guide veut nous emmener voir les mineurs qui creusent directement la roche pour mettre les bâtons de dynamite et faire sauter la paroi. Il nous donne à chacun deux bouts de plastics prise sur la poche de feuilles de coca pour qu’on se les mette dans les oreilles et nous dit de le suivre de près. On avance dans la galerie étroite. Tout d’un coup, le bruit devient assourdissant, et surtout, une poussière épaisse et aveuglante remplit toute la galerie. On a beau se mettre un tissu devant le nez, on suffoque. Un sentiment d’angoisse soudain me prend à la gorge. On est là au milieu de cette montagne, dans cette atmosphère irrespirable et dans ces galeries où on ne passerait pas si on était à peine un peu plus grassouillet. Je n’ai plus qu’une envie, celle de fuir. Louloute qui est derrière moi me voit et me suit. Facile pour nous de faire demi-tour, on fait ce qu’on veut. Les mineurs, eux, resteront là trois heures durant dans cette atmosphère. Il n’y a que celui qui tient le marteau piqueur qui a un masque. Son assistant n’en a pas, il prend la silice par les yeux, le nez, la bouche… impossible à imaginer. Les minutes qui suivent, je ne penserai qu’à sortir. Seul moyen, remonter la dizaine d’échelles en bois dans cette cheminée étroite. Sauf qu’on est à 4200 m et que la remontée ne peut pas être rapide. Même avec un régime sans clope depuis 8 jours, j’halète comme un vieux chien. Je me sens oppressée, mais de toute façon, le seul moyen d’en sortir, c’est de grimper ces foutus barreaux, Louloute derrière moi me disant « vas y doucement, c’est bon ». Au fur et à mesure de la montée, la température est plus tolérable, le cœur reprend un rythme normal, la tête reprend sa place sur les épaules. La suite de la visite sera plus calme que ce passage. On prend presque l’habitude de voir les hommes gris suer tout ce qu’ils peuvent dans leur travail. Les regards se croisent toujours, échange de sourires, de feuilles de coca. Expérience impressionnante, inoubliable. Difficile d’en dire davantage.
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