Travel journals · Amérique du Nord
FR

Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

SE
Seaka 11 years ago
Utah et Arizona avec de jeunes enfants (presque 7 ans et 2 ans)
Malgré que je suis à mon 6ème voyage en famille, c'est la première fois que je décide de faire un carnet de voyage, en espérant que mon expérience de voyage puisse vous aider à planifier vos prochaines vacances. Mes voyages antérieurs: Angleterre et Écosse (2010), Californie (2011), France - Suisse et Allemagne (2012), Belgique- Pays-Bas et Norvège (Croisière) en 2013, Italie et Grèce (croisière) en 2014.

Nous sommes partis pour 14 jours, du 30 juin au 13 juillet 2015

Voici notre itinéraire : J1 : Vol Montréal- Las Végas : coucher à Las Vegas J2 : Visite de la strip ensuite départ pour Kingman : Coucher Kingman J3 : Visite de la route 66 : coucher à Williams (Grand Canyon) J4 : Visite du Grand Canyon : coucher au Grand Canyon secteur Sud J5 : Route vers Page : Coucher à Page J6 : Visite d'Antelope Canyon : Coucher à Monument Valley J7 : visite de Gooseneck State Park, route vers Moab : coucher Moab J8 : Visite de Canyonland : coucher Moab J9 : Visite de Arches Canyon : Coucher Moab J10 : Route vers Bryce Canyon - visite de Capitol Reef : coucher Bryce Canyon J11 : Visite de Bryce Canyon : coucher près de Bryce Canyon J12 : Prévu : Coucher près de Zion (Cependant, à quelques jours de notre arrivée nous avons changé nos plans, coucher à Las Vegas puisque nous devons rendre notre campervan à 10h00 le lendemain matin) J13 : Coucher à Las Vegas J14 : Vol de retour - Las Vegas - Montréal

Pour notre voyage, nous avons décidé de louer un campervan de Escape Campervan. L'espace est restreint pour 4 personnes, mais malgré cela nous avons beaucoup aimé cette formule puisqu'il y a un frigidaire, poêle propane, lavabo, literie fournie, oreiller, chaise fournie et kit de cuisine fourni. De plus, puisque le campervan n'est pas trop gros on pouvait faire des excursions avec notre van comme la Valley drive à Monument Valley. Voici quelques photos de PUFF notre campervan (vous allez comprendre pourquoi la van s'appelle PUFF hihih) ; Le Campervan :



Les commodités (le poêle au propane n'est pas là puisque nous étions en train de l'utiliser, mais il va sur la tablette du bas)



l'intérieur de la van : on peut mettre une table qui est sous le banc



Voici le lit que nous avons fait pour notre fils (nous avons apporté un petit matelas gonfable et il dormait par dessus le coffre ou nous mettions les bagages).



Je n'ai pas pensé prendre plus de photos de l'intérieur du campervan, mais vous pouvez aller sur escapecampervans.com pour voir plus de photos. Nous avons loué le campervan pour 12 jours (du 1er juillet au 12 juillet) et il nous a coûté 1300 $ avec taxes (30 $ pour tente et 30 $ pour siège d'auto d'enfant). Nous avons pris une tente afin de dormir deux dans la tente et deux dans le campervan, mais la deuxième nuit, il a eu une méga orage et j'ai dormi dans l'eau. Donc, suite à cela, nous avons décidé de dormir les 4 dans le campervan et c'est à ce moment que nous avons fait un lit à mon fils sur les bagages (il était très confortable) et nous dormions mon conjoint, ma fille de 2 ans et moi dans le lit (il est grand). Il n'y a pas d'air climatisé pour dormir, mais avec les fenêtres ouvertes nous avons tout de même bien dormi (sauf la première nuit à Kingman que nous avons du dormir avec la porte ouverte à cause de la chaleur).

Pour la carte qui donne accès au Parc Nationaux américains : elle coûte 80 $, elle vaut la peine d'acheter si vous compter faire plusieurs parcs. Voici le prix d'entrée des différents parc sans la carte : Parcs à 30 $ (parcs avec Shuttle) - Grand Canyon - Bryce Canyon - Zion Parcs à 20 $ - Lake Powell Parcs à 10 $ - Arches Canyon - Canyonland - Capitol Reef

Antelope Canyon et Monument Valley sont sur des réserves Navajo, donc la carte d'accès des Parcs Nationaux n'est pas valide. Prix pour Antelope Canyon - 8 $ par adulte (ne comprend pas le tour guidé des canyons) et Monument Valley : 20 $ par véhicule

Jour 1 : Vol Montréal - Las Vegas. ***Coucher au Flamingo*** Nous arrivons à notre hôtel le Flamingo à 11h00 le matin, il fait environ 45 degrés celcius. Nous avons le choix de prendre une chambre tout de suite pour un surplus de 30 $, attendre à 12h00 pour un surplus de 20 $ ou d'attendre à 13h00 pour avoir notre chambre sans payer de surplus. Nous optons pour aller diner et aller se baigner et prendre notre chambre à 13h00. Nous laissons nos bagages à l'hotel (ça ne coûte rien, vous donnez le pourboire que vous voulez). Arrivé à notre chambre, c'est l'heure de la sieste pour la famille puisqu'avec le décalage horaire, ça fait déjà 12 heures que nous sommes réveillés. Donc, nous faisons une sieste de 4h30... oui vous avez bien lu. Nous avons laissé les enfants dormir afin qu'ils soient en forme pour le reste du voyage. Le soir, nous sommes allés nous promenés sur la Strip. Le Flamingo est très bien situé sur la Strip. Il y a le spectable de fontaine du Bellagio, le spectacle de volcan du Mirage et le spectacle de Treasure Island tous les trois près de l'hôtel. Nous avons marché sur la strip pour aller chercher des M et M (une belle motivation pour les enfants).

Fontaine du Bellagio :

M et M :



Après presque deux heures de marche et avoir souper, nous revenons à notre chambre.

Jour 2 : Las Vegas à Kingman (environ 1h35 - 105 miles) *** Coucher au Koa Kingman *** Marche sur la strip encore le matin alors qu'il fait environ 43 degrés celcius à 10h00 le matin. Ensuite baignade et nous allons récupérer notre campervan. Ensuite, épicerie au Walmart et départ pour Kingman vers 15h00. Arrêt au Hoover Dam :





Nous arrêtons à Chloride (ancienne ville minière) en allant vers Kingman





Soirée relaxe au camping (piscine, mini putt, terrain de jeux pour les enfants).

à suivre...
Open
JE
Jerome124 11 years ago · Peggy16
4 jours pleins sur Zion NP
Bonsoir à tous

Ca y est notre voyage est terminé depuis 2 jours déjà et plutôt que d'écrire un enieme carnet sur tout notre périple qui est, somme toute, très basic, je préfère relater quelque chose de beaucoup plus rare ici : passer 5 nuits/4 jours à Zion NP.

Pourquoi si longtemps me direz vous? Les raisons étaient multiples : - Envie de découvrir un parc que beaucoup de voyageurs faute de temps zapent ou bâclent - Envie de se poser 4 jours au même endroit dans un circuit quasi exclusivement orienté sur les parcs de l'Utah. Zion nous semblait celui où les possibilités de découvertes étaient les plus grandes - Envie de se reposer d'une année stressante. Du coup c'était rando le matin et piscine l'après midi. Parfait

On s'est donc fait plaisir et on ne l'a pas regretté une seule seconde Allez je me lance car si ça peut donner envie à d'autres ou apporter des précisions c'est avec plaisir. Je vais essayer d'être synthétique :

Hôtel : Desert Pearl inn. Une petite folie mais une oasis de bien être. Chambre quadruple. Bâtiment 3 un peu à l'écart de la superbe piscine. Les bâtiments 1 et 2 sont des chambres 1 King avec sofa et donnent juste au dessus de la piscine. Pas de petits déj inclus mais petite kitchenette avec four toaster, micro onde, machine à laver la vaisselle, torchons, éponges, produits vaisselle... bref tout ce qu'il faut. Il y a un petit supermarché à Springdale un peu cher mais bien pratique. La piscine du Quinta Inn and suite est aussi très belle avec des jets d'eau pour les jeunes enfants mais ça avait l'air un peu l'usine (très grand hôtel)

Restos testés et approuvés par toute la famille (2 adultes et 2 ados) : Meme's café (sandwich, crepes, salades, burgers). Bon rapport qualité prix Pizzas and Noddles : pizzas délicieuses. Excellent rapport qualité prix Bite and Spur : excellentes margueritas, 😎 un peu cher pour de la cuisine mexicaine mais une cuisine fraiche et savoureuse.

Activités choisies (forcement on avait le temps ): family canyoneering (rappel et escalade) à la demi journée. Super guide et excellent pour les débutants à partir de 5 ans. Un minimum de compréhension d'anglais est nécessaire . Pour les pros où ceux qui cherchent du canyoning un peu poussé c'est très léger. Il vaut mieux choisir une formule à la journée. Prestataire Zion Adventures. : $270 pour 2 Zion est aussi le paradis pour les fans d'escalade. Il y a vraiment de quoi faire du plus simple au plus technique.

Randonnée à cheval : 3 heures de queue leu leu avec des chevaux limite apathiques. Donc aucune crainte d'emballement. La ballade passe dans des terrains variés et le secteur des ballades est du côté de “Court of patriarches” $162. Age min 10 ans. Prestataire : Zion Canyon Ride. Il y a des mules et des chevaux. Ils exigent un minimum de compréhension de l'anglais mais c'est vraiment très basic. C'est juste pour s'assurer que vous compreniez les consignes de sécurités : en gros rester en file indienne, ne pas laisser trop d'espace entre le cheval qui vous précède sinon votre cheval peut se mettre à galoper pour rattraper son retard et si l'un galoppe tout le reste du groupe suit.... Réservation conseillée pour la ballade du matin. On peut trouver de la place pour celle de l'après midi directement en se présentant à la cabine le jour même. De toute façon sur leur site ils vous indique le nombre de places qui restent sur le jour qui vous interesse. Les écuries sont en face de Zion Lodge. Possibilité aussi de choisir avec des enfants entre 7 et 10 ans une ballade d'une heure. The Narrow : en location de chaussures, chaussons néoprènes et bâtons de marche. Je reviendrai plus longement sur cela plus loin $84 pour 4. Plusieurs magasins à Springdale proposent cette location. On est passé par Zion adventures. Aucuns soucis. Pensez à les prendre la veille au soir (le même prix) et ça vous fait gagner du temps le lendemain matin. Randonnées : oui oui il y a de quoi faire. Mais il faut impérativement partir très tôt pour éviter la foule et la chaleur. Et prendre de l'eau en abondance. Vous pouvez remplir ou recharger vos bouteilles à quasiment tous les stops de la navette. Nous avons à chaque fois pris notre voiture et nous avons trouvé sans soucis des places pour se garer au parking du visitor center (entre 8 et 9h du matin en tout cas). Evidement au retours vers 13h c'était blindé. Mais ca fait gagner un temps fou par rapport à la navette de la ville. Petite précision pour ceux qui utilisent la navette. L'entrée se fait un peu avant l'entrée voiture et vous devez passez devant une guérite soit pour montrer votre pass soit pour l'acheter soit payer les $30 pour une famille de 4 et valable une semaine.

Sur 4 jours nous avons fait :

Angel Landing jusqu'à Scout Lookout puis 2 on continué jusqu'à Angel landing point. Arrêt Grotto puis 1h30 de grimpette et encore 1h15 pour aller et revenir d'Angel Landing. 45 min pour redescendre. De l'avis de ceux qui l'on fait jusqu'au bout c'est très impressionnant mais faisable et fatiguant si vous allez jusqu'au bout. Faire très attention si vous décidez d'y aller avec des enfants. On a vu beaucoup de familles avec des enfants s'engager après Scout Lookout et on les a vu revenir 10 min plus tard car trop dangereux. The Narrows : quelques remarques/conseils. Tout d'abord c'est une randonnée magnifique mais il faut se donner la peine d'aller jusqu'à la fin de la partie qui s'appelle Wall Street (1h30 de marche beaucoup dans l'eau et un peu sur les berges).Ensuite il faut la commencer le plus tôt possible. On y était à 9h (le temps de louer les chaussures) et des gens en revenaient déjà. Pas trop de monde quand on a commencé mais au retour vers 13h00... l'enfer..... Du monde partout... impossible d'apprecier les lieux dans ces conditions. Ca tenait plus du métro aux heures de pointes. Et de plus en plus de gens s’engageaient..... Enfin il me semble très utile d'avoir un équipement adapté. Ce n'est pas charitable mais on a sourit en entendant les gens pester, glisser, se torde les pieds, crier sur leur enfants pour les inciter à faire attention et finir la rando au bord de la crise de nerfs. Je passe aussi sur les gens qui l'on fait en robe (si si j'en ai vu) avec un sac à main, en tong..... Une paire de basket avec une semelle “crantée” est donc le minimum (et encore après elles sont trempées et ils faut faire la marche retour. Donc prévoir une paire de rechange dans son sac à dos. Des chaussures de marches sont plus adaptées mais il ne faut pas avoir peur de les mettre à rudes épreuves. Quand aux bâtons c'est indispensable ne serait ce que pour garder l'équilibre et sonder les trous d'eau. Il m'est arrivée d'avoir l'eau à la taille et je fais 1m75. Les Emeralds pools (Les 3 en boucles avec un départ depuis l'arrêt “Zion Lodge” et arrivée à l'arrêt le “Grotto”) Très facile . On peut pique niquer à Upper pool.

Court of the patriarchs : arrêt du même nom . Randonnée sans difficultés particulières jusqu'aux pieds des patriarchs. Le chemin du retour jusqu'à Zion Lodge longe la rivière et est très agréables. Quelques points où la trempette est possible (attention ce n'est pas profond mais c'est rafraichissant)

Weeping Rock. On voulait aller jusqu'à Hidden canyon mais c'était fermé. Du coup Weeping rock tout seul, c'est 30 min maxi

Canyon overlook trail : très facile aussi et vue magnifique au sommet . On a eu de la chance de trouver une place sur le parking à la sortie du tunnel (car on venait de Springdale). Sinon essayez de trouver des places un peu plus loin mais trouver où se garer peut tourner à la galère. La encore venir tôt! En voiture : Kalob terrace road : magnifique. Des paysages sublimes UT 9 : juste incroyable avec beaucoup de Big Horn sheeps ces boucs des montagnes. En conclusion: c'est très personnel et ça n'engage que moi Sur tout notre périple (valley of fire, Bryce, Monument Valley, Arches, canyon land et Capitol Reef), Zion n'était peut être pas le parc qui m'a fait le plus "whoua" au niveau des paysages sauf pour les Narrows qui reste à mon avis la plus belle rando du parc (quand il n'y a pas l'affluence d'une piscine municipale un jour de canicule 😛). En revanche la route 9 et la Kalob canyon valent absolument le passage (quasi obligé pour la 9 mais la terrasse mérite aussi une bonne demi journée). Nous avons beaucoup aimé la ville de Springdale et le fait d'avoir le soir des températures très agréables permettant de manger en terrasse et de bien dormir sans forcement avoir recours à la clim.

Si vous avez des questions, je ferrai de mon mieux pour y répondre.
Open
JD
Jdakota 11 years ago · Torpan
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada
2 août : de Paris à Calgary

Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.

Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.

La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.

3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.





Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.







L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.



J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.





Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.





Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.

4 août : Many glacier.

Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.





En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !





Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.



Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.







La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !









Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.



Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.



La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.







A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.

Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.

Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.

5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.

Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.

L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).







Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.







La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...

Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.





La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.





Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.





Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.

6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !

Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.

J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.

Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.





Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.





Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.





Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.









Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.



Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.







Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.



Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.

7 août : à travers Yoho National Park.

Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.

Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.



Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.

Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.











Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.





J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?



Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !





Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.



Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.





Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.



Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.

8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...

9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !

J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).



Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.









Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.







Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.



La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.









Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.







Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.





















L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.

Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.

Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Open
IT
ITW88 11 years ago · Electra06
Notre voyage de 3 semaines dans l'Ouest américain, de Los Angeles à Los Angeles!
Bonjour,

Et voici, c’est à mon tour de vous faire partager notre voyage dans l’ouest ! Du 16/05 au 07/06/2015 !

Comment en sommes nous venu à programmer ce voyage ? Tout simplement, en mai 2014 je suis parti seul pour un périple sur la côte Est et j’ai trouvé cela tellement au top qu’en 2015 je n’ai pu résister à repartir. Mais cette fois-ci nous serons deux (moi et mon amie, tous les deux 32 ans), un peu comme tous le monde s’était un rêve de partir aux Etats-Unis déjà, et dans l’ouest encore une étape de plus…

Pour les billets d’avion, nous avons réservé début Février des A/R Paris – Los Angeles pour 598€ par billet (Paris Francfort / Francfort LA avec la Lufthansa, 2h20 d’escale et au retour LA Toronto / Toronto Paris avec Air Canada, 5h00 d’escale).

Pour la voiture, nous avons loué un SUV type RAV4 chez Alamo LAX pour 578€.

Pour les hôtels, nous avons fait le choix de dormir rarement à l’hôtel, quelques fois en camping et souvent dans la voiture qui était aménagée de façon où nous étions clairement mieux qu’en camping 😎

Le voyage commence pour nous dès le vendredi, nous quittons le travail vers 14h00, direction la maison, on charge toutes nos petites affaires (une valise chacun et un sac à dos). Et c’est parti en voiture pour la montée sur Paris (5h30 de route, et oui quand même… Brive - Paris). Normalement on aurait du le faire en train mais j’ai raté d’un mois les billets promotionnels alors c’est la voiture ^^ A peine parti, un petit arrêt pour déposer la chienne dans son lieu de villégiature pendant les 3 semaines (d’ailleurs si quelqu’un sur Brive cherche une adresse, c’est vraiment au top). Et nous voilà reparti pour la région parisienne, où nous passerons la nuit, et oui je dis bien passer la nuit parceque dormir était impossible pour nous (trop d’excitation et de peur de louper notre premier vol à 6h30 le lendemain matin).

On nous accompagne tranquillement en voiture à CDG, on s’occupe du check-in sur les bornes (et oui sinon faut faire la queue après…) et on attend que les guichets ouvrent, on enregistre les bagages et c’est parti pour Francfort en A320. Le vol se passe bien, avec le petit déjeuner et les boissons, à peine décoller que déjà atterri ! Les 2h20 d’escale passe très rapidement dans le terminal1 de Francfort, beaucoup de boutiques, une vue sympa sur les avions, j’adore… Deuxième vol en A380 pour LA, le vol se passe bien aussi, un petit peu long pour moi qui ne suis pas rassuré en avion mais bon… Nous atterrissons à l’heure à LAX, 12h40 heure locale !



L’immigration, la récupération des bagages, et le retrait de la voiture se passant vraiment bien, 1h15 après l’atterrissage nous sommes sur la route vers Venice Beach !

Prise de la voiture chez Alamo LAX très bien, pas d’attente au comptoir, la personne nous confirme les dates et le type de véhicule. Et nous dit, « vous choisissez votre véhicule dans la rangée 4 », on sort et là une petite dizaine de voiture (Jeep, Nissan, pick up, …), on choisit un Nissan Murano après avoir inspecté les coffres et intérieurs de toutes les voitures. Presque trop de choix, on ne savait pas où donner de la tête, presque peur de se tromper dans le choix ^^ Et en faite, très bon choix ^^

Venice Beach étant proche de l’aéroport se fut assez rapide, j’avais sorti quelques plans pour ne pas trop tourner. Et j’ai un atlas sur les USA / Canada donc ça devrait le faire. Nous trouvons une place pour se garer et direction la plage, c’est mythique de se retrouver là, avoir vu depuis des années dans des films ou autres documentaires cet endroit et y être à présent… C’est juste ENORME pour nous ! Le lieu en lui-même ne nous laissera pas un souvenir impérissable, c’est sympa d’y avoir été, de cet promener le long de la plage, le terrain de basket, le skate park, les shops, mais aussi les « louches »… ! En effet nous avons été impressionnés par le nombre de personnes surement bourrés, drogués, sans-abris… On se sentait par moment bien seul quand même, et pourtant en pleine après-midi. Une atmosphère un peu difficile à expliquer, d’un côté on est bien mais d’un autre on regarde tout autour de soi et on n’est pas tranquille 😛

Edit: je viens de me relire en postant le message, quand je dis "louche" ce n'est pas péjoratif, mais j'ai du mal à expliquer l'ambiance... Bizarre, peut être ^^



Après quelques temps nous décidons de reprendre la voiture pour Santa Monica, nous trouvons une place dans un parking en bord de plage vers 18h/18h30, on va pour payer mais l’horodateur ne fonctionne pas. Nous sommes plusieurs dans ce cas là, à nous regarder et prenons la décision de partir faire notre tour… Sur la plage, puis sur le Pier, puis ayant un petit doute et avant de partir vers les rues commerçante pour manger, nous retournons à la voiture vers 20h voir si tout allait bien, puis on se dit on bouge pour être plus près ou on reste là et marchons un peu… « Bon allez on est garé on reste là… » ! DOMMAGE, quand nous revenons de manger et de nous promener vers 22h00 c’est une amende de 53$ qui nous attend sur le pare-brise 🤪 En effet nous étions sur un parking sunset / sunrise mais nous ne connaissions pas, donc disponible pour se garer (en payant) du lever au coucher du soleil ! Nous nous acquitterons en fin de séjour de cette amende ne voulant pas payer des sommes faramineuses, avec le risque que l’agence de location nous retire directement une somme majorée sur notre compte ou autre ! Puis ça nous apprendra…



Voilà cette première journée, bien longue se termine, nous quittons Santa Monica en direction de Barstow et nous dormirons au début de l’I15, une fois sortie de LA.

Demain route pour le Grand Canyon !

Ah oui, j’oubliais une petite information : Toutes les photos que je mettrais pour illustrer proviennent pour la plupart soit d’une Gopro, soit d’un téléphone portable. Notre appareil photo nous ayant lâché 8 jours avant la fin de notre séjour et les 1200 photos de nos premiers 15 jours sont sur une carte mémoire qui doit être HS car on ne peut pas accéder à nos photos ! Même si ce n’était pas un super appareil, c’est toujours mieux qu’un Iphone4…
Open
PI
Pinacoladada 11 years ago
Je vous invite à découvrir l'Alaska
DU 22 AU 30 MAI 2014

Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: ALASKA .

Depuis le temps que nous entendions parler de cette fameuse croisière en Alaska, c'était maintenant notre tour de s'y rendre en mai 2014. Toutes les personnes qui nous ont parlé de cette croisière sont revenues enchantées de leur expérience. Nous ne faisons pas exception à la règle. Notre voyage a été mémorable et les magnifiques paysages que nous avons pu découvrir tout le long de notre parcours resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire.

ANCHORAGE

Nous sommes partis de Québec sur un vol d'Air Canada. Nous avions deux escales: une à Toronto et l'autre à Vancouver. De Vancouver à Anchorage, notre vol était opéré par Air Canada Rouge. Excellent service offert par un personnel bilingue à bord de tous ces vols .

Nous sommes arrivés en début d'après-midi à l'aéroport d'Anchorage. A notre arrivée, nous avions déjà le plaisir de découvrir une ville entourée de belle montagnes dont les sommets étaient encore recouverts d'une couche de neige. A la sortie de l'aéroport, nous avons été surpris par la chaleur qui y régnait.

Nous avions réservé une chambre à l'hôtel Super 8 Anchorage. Cet hôtel offre un service de navette entre l'hôtel et l'aéroport et il est situé à quelques kilomètres du centre-ville d'Anchorage. Cet établissement offre un excellent rapport qualité-prix. Le petit déjeuner continental est inclus et le service internet sans fil est gratuit. Le personnel de cet hôtel est remarquable et vraiment serviable.

Nous avons eu le plaisir d'apprendre que la navette était également offerte entre l'hôtel et la station de train d'Anchorage. Et oui, le lendemain matin, nous allions prendre le train en direction de Seward pour ensuite monter à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Une belle aventure débutait pour nous!

Étant donné que nous ne restions qu'une seule journée à Anchorage, j'avais déjà fait une recherche afin de planifier certaines activités. Il faut dire que les journées sont longues à Anchorage. En mai, Anchorage bénéficie d'une vingtaine d'heures d'ensoleillement.

Nous sommes donc allés sur le toit du Easy Park situé au 420 B Street afin d'avoir une superbe vue de la ville et des montagnes qui l'entourent.

Par la suite, nous nous sommes dirigés chez Pablo Bicycle Rentals au 501 L Street. Nous avons loué chacun un vélo afin d'entreprendre une randonnée sur la "Tony Coastal Trail". Ce sentier, d'une longueur de 12 milles, débute au centre-ville d'Anchorage et se rend jusqu'à Kincaid.

Nous nous sommes rendus jusqu'au Point Woronzof afin d'avoir une vue panoramique de Cook Inlet, du Mont McKinley et de la ville d'Anchorage (Anchorage skyline). J'étais un peu inquiète car je savais que l'on pouvait rencontrer des aigles, des ours, des orignaux et autres acabits de ce genre le long de notre parcours. Cependant, nous n'en avons rencontré aucun. Il faut dire qu'il y avait beaucoup de monde sur ce sentier. Alors, les bêtes devaient se tenir à l'écart...

Nous avions également prévu d'assister à un visionnement de "Alaska Naturally", un documentaire sur les aurores boréales. Cependant, nous avons appris que les séances ne débutaient que le lendemain de notre arrivée.

Il y a également un zoo à Anchorage. Nous aurions bien aimé le visiter, mais nous avons manqué de temps.

Vers minuit, j'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et il faisait encore clair dehors. C'est vraiment tout un avantage lorsque l'on songe que l'on a plus de temps pour les activités ainsi que l'entretien extérieur...

ANCHORAGE A SEWARD A BORD DU GOLDSTAR DOME TRAIN

Nous nous sommes levés tôt et avons pris la navette qui nous a amenés à la station de train. Lors de notre arrivée, on nous a avisé que nous devions porter nos valises à un dépôt de bagages. Ils seront directement acheminés à notre chambre.

Nous avions réservé deux sièges dans la section "GoldStar Dome" et nous n'avons pas regretté notre décision. Les sièges étaient confortables et il y avait de grandes baies vitrées qui nous permettaient d'avoir une excellente vue du spectaculaire panorama qui défilait devant nos yeux et nous avions accès à une plate-forme extérieure.

Évidemment, malgré tout le confort qu'offrait le GoldStar Dome Train, je suis demeurée sur cette plate-forme tout le long du trajet qui dure 4h20. Je ne voulais rien manquer du spectacle et j'étais prête à immortaliser toutes les images qui se présentaient devant moi à un rythme effarant.

D'ailleurs, je m'étais préparée en conséquence: habit de neige, tuque, cache-col, gants. Heureusement, car il faisait froid et la plupart des gens n'étaient pas vêtus convenablement et ne demeuraient que quelques instants sur la plate-forme.

Quelle chance nous avons eue! Une belle journée ensoleillée qui nous a permis de profiter au maximum de ce magnifique paysage.

Le trajet entre Anchorage et Seward est considéré par plusieurs comme étant le plus pittoresque de l'État. Après avoir traversé Anchorage, nous avons atteint le "Anchorage Coastal Wildlife Refuge". C'est un bon endroit pour repérer les oiseaux migrateurs, les orignaux, les chèvres de montagne, etc.

Lorsqu'un oiseau ou un animal était repéré, le train ralentissait ou s'arrêtait complètement afin que l'on puisse l'observer.

Nous avons ensuite poursuivi notre voyage le long de la Turnagain Arm, un plan d'eau avec la deuxième plus haute marée du monde à plus de 30 pieds.

Après avoir traversé Girdwood et Portage, le paysage s'est transformé et nous sommes passés dans une partie de la région la plus sauvage et primitive de l'Alaska: Spencer Glacier, Glacier Bartlettt et Grandview Pass.

En descendant vers Seward, nous avons longé le Kenai Lake, un long lac dont l'eau est de couleur bleue turquoise.

Et puis nous avons atteint Seward et avons aperçu notre bateau de croisière.

Le trajet s'est déroulé trop rapidement à mon goût. J'aurais aimé poursuivre notre route et découvrir encore et encore cette belle région.

Les mots ne suffisent pas lorsque vient le temps de décrire ce voyage à bord de ce train. Ce fut une extraordinaire découverte et surtout un réel plaisir pour les yeux du coeur.

Dès notre arrivée à Seward, nous nous sommes dirigés à pied vers le quai où était accosté notre bateau de croisière, le Radiance of the Seas. Nous aurions pu prendre l'autobus, mais il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait.

Nous avons procédé à l'enregistrement et nous nous sommes dirigés vers le bateau. Nous sommes allés prendre une bouchée dans un des restaurants et par la suite nous sommes retournés à Seward car nous avions prévu faire quelques activités avant le grand départ pour notre première croisière.

Un résumé complet de notre séjour sur le Radiance of the Seas suivra. Je préfère y aller étape par étape et débuter par les visites que nous avons effectuées tout le long de notre parcours.

SEWARD

Ce village est situé entre les montagnes de Kenai et les eaux du parc national Kenai Fjords. Il s'agit de l'une des plus anciennes communautés et des plus pittoresques de l'Alaska avec le Mont Marathon à l'arrière-plan de la ville.

On y retrouve un port animé, des boutiques et des galeries pittoresques, des bars, des restaurants ainsi que plusieurs agences qui offrent une panoplie d'excursions.

On y retrouve même un terrain de camping qui est situé en bordure du lac. C'est un endroit magnifique!

Exit Glacier

Nous avons pris la navette qui nous amène du port vers le village de Seward et nous nous sommes rendus au bureau de la compagnie Exit Glacier Guides qui offre plusieurs activités à faire dans les environs.

Comme nous devions être à bord du bateau aux alentours de 17h30, nous avons opté pour la visite d'Exit Glacier qui est situé près du village de Seward. Exit Glacier Guides offre le service de navette jusqu'à ce glacier au coût de 10 $ par personne (aller-retour).

En cours de route, nous avons pu observer des balises qui ont été installées et qui indiquent jusqu'où se rendait le glacier dans les années antérieures. C'est fou comme il fond à une vitesse grand V.

A l'entrée du parc, il y a des indications qui nous informent de la présence d'animaux sauvages. Bien sûr, il s'agit de leur habitat naturel. Et moi, mon habitat naturel est en ville, c'est-à-dire bien loin de toutes ces petites bêtes que j'aime bien apercevoir à l'arrière d'un grillage au zoo, mais que je n'aimerais pas rencontrer sur mon chemin.

Je lis les informations de long en large. On apprend comment se comporter lors d'une rencontre avec un grizzly, un ours brun ou un ours noir. En cas de panique, ne pas courir. Facile à dire! La seule chose qui me vient à l'idée si j'en rencontre un, c'est bien de détaler en toute vitesse!!!

Et les actions à prendre sont différentes selon qu'il s'agisse d'un grizzly, d'un ours brun ou d'un ours noir. De quoi à me faire revirer de bord et d'aller plutôt prendre un petit café au restaurant.

Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains et nous avons emprunté un petit sentier très bien aménagé qui mène à ce glacier. Nous avons accroché une petite clochette à notre sac à dos pour signaler notre présence afin d'éviter une rencontre du troisième type.

J'ai fait remarquer à Alain, qui est mon conjoint, qu'il y avait un groupe de jeunes devant nous. Et je lui ai dit que l'on pourrait accélérer le pas et les suivre de près. Ainsi, nous ne serions pas seuls pour entreprendre la route.

Donc, nous les avons suivi pas à pas sur une bonne distance pour enfin s'apercevoir que ce groupe ne se dirigeait pas vers le glacier. En marchant, nous avions pris un embranchement. Nous avons donc rebroussé chemin, cette fois-ci étant seuls sur ce sentier.

A un moment donné, nous avons entendu du bruit près de nous dans la forêt, comme si un animal se déplaçait. Nous avons accéléré le pas, parlé sans cesse à haute voix, étant à l'affût du moindre bruit autour de nous.

Nous avons finalement rejoint le sentier principal. Il y avait beaucoup plus de personnes qui s'y promenaient. J'y étais plus en confiance.

C'est vraiment impressionnant de se retrouver à proximité d'un glacier. C'est tout simplement majestueux. Cependant, il est dommage de constater que celui-ci diminue de 100 pieds à chaque année.

Alaska SeaLife Centre

Par la suite, nous avons décidé d'aller visiter le Alaska SeaLife Centre. Il s'agit d' un centre de recherche et de réadaptation qui soigne les animaux marins qui sont blessés, tels que les phoques, les loutres et les oiseaux et, si c'est possible, les retourne ensuite à l'état sauvage.

Je suis tombée littéralement en amour avec les macareux (puffins). Il s'agit d'un oiseau au plumage noir et blanc et au bec coloré.

En fin de journée, nous avons emprunté la promenade qui longe le lac Kenai pour retourner sur le bateau. Le paysage est tout simplement sublime: les eaux turquoises du lac Kenai et, en arrière-plan, les montagnes avec leurs flancs encore enneigés.

HUBBARD GLACIER

Le glacier Hubbard est à la fois le plus long fleuve de glace d'Amérique du Nord et l'un des glaciers les plus actifs d'Alaska. Il est tout simplement grandiose.

Nous sommes entrés dans la baie de Yakutat vers 14h00 et en sommes ressortis vers 18h00. Le bateau s'est déplacé tranquillement dans le Fjord Russell en direction de ce glacier.

Tout autour du bateau flottent de petits icebergs et parfois ceux-ci transportent des otaries ou des oiseaux de mer. Parfois, le fond du bateau touchait à un iceberg. On entendait alors un immense crépitement et tout le monde se regardait et retenait son souffle.

Le glacier Hubbard est une des attractions majeures en Alaska. Le meilleur endroit pour l'observer et prendre des photos est évidemment sur le pont 6 à l'avant du bateau. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait déjà plusieurs personnes. Difficile de se tailler une place de choix.

J'ai donc décidé de me mettre debout sur une espèce de promontoire à l'avant du bateau. De là, j'avais une vue panoramique du tonnerre! Quelle idée de génie! Personne n'y avait pensé? Je n'y suis pas restée longtemps. Un employé du bateau s'est approché et m'a informée que ce n'était pas possible de demeurer à cet endroit. Je suis donc descendue, toute penaude. Par la suite, plusieurs personnes ont eu la même idée que moi et ont dû descendre aussi rapidement de ce trône improvisé.

Comme je ne suis pas très grande, j'ai demandé la permission à un homme qui était accoudé à la balustrade du bateau s'il pouvait me faire une petite place. Il a acquiescé à ma demande. J'étais bien contente d'avoir le privilège d'être aux premières loges.

C'est vraiment impressionnant d'être si près de cet immense mur de glace bleue. Et ce l'est encore plus, lorsque l'on entend un craquement et que l'on s'aperçoit qu'un immense pan du glacier se détache, tombe dans l'eau et que ce mouvement déclenche une énorme vague. Nous l'avons vécu.

Voici une vidéo qui vous présente certaines photos que j'ai prises lors de cette journée au Glacier Hubbard.

JUNEAU

La ville de Juneau est la capitale de l'État de l'Alaska et elle est située au pied du mont Juneau et au bord du détroit de Gastineau. On y retrouve plusieurs boutiques ainsi que le célèbre Red Dog Saloon, un des plus vieux établissements de Juneau.

Nous sommes allés à l'extérieur sur le pont # 6 lors de l'approche du bateau au port de Juneau. Nous discutions avec d'autres passagers lorsqu'un aigle s'est pointé et s'est posé sur le toit d'un bâtiment, tout près du bateau. C'était la première fois que je voyais un aigle d'aussi près, alors pas question de le manquer. Il fallait que je le prenne en photo.

Je me suis dirigée rapidement vers lui tout en ne le lâchant pas des yeux. J'aurais mieux fait de regarder où je déposais mes pieds. Je me suis affalée de tout mon long par terre et la seule brillante idée qui m'est venue fût de protéger mon appareil photo. Je me suis déchirée un muscle de l'épaule et mon conjoint à dû m'aider à prendre des photos et vidéos le reste du voyage. Je n'étais plus capable d'élever mon bras droit.

Et le pire dans tout cela, c'est que j'étais contente d'avoir pu protéger mon appareil photo. Il faudrait peut-être que je pense à changer mes priorités dans ma vie!

Petit conseil: Ne faites pas comme moi et ne vous précipitez pas vers un aigle ou tout autre oiseau ou animal. Vous vous apercevrez assez rapidement qu'ils sont assez communs dans la région et vous aurez souvent l'opportunité d'en rencontrer plusieurs autres lors de vos déplacements.

Trois activités étaient prévues à notre programme.

Glacier Mendenhall en hélicoptère et tour guidé sur le glacier

Survol du glacier Mendenhall en hélicoptère et un tour guidé d'environ une vingtaine de minutes sur ce même glacier. Nous avons rencontré notre guide à la sortie du bateau et une fois que tous les membres de cette activité se sont présentés, nous avons pris un autobus en direction de l'héliport. Nous avons reçu les consignes de sécurité et nous avons enfilé des bottes à crampons fournies par le tour opérateur qui nous permettront de nous déplacer convenablement sur le glacier.

Les places sont assignées par le tour opérateur, et ce, en relation avec le poids de chacun des passagers. Nous étions six passagers ainsi que le pilote. Nous étions quatre passagers à l'arrière de l'appareil dans un espace assez restreint. En espérant que personne d'entre nous n'a le syndrome de la Tourette, on entreprend doucement notre montée.

La vue est tout simplement magnifique. Nous pouvons admirer des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs de glacier, des cours d'eau dans les vallées et surtout le glacier Mendenhall avec ses petites nappes d'eau d'un bleu électrisant.

Nous avons ensuite atterri sur le glacier Mendenhall. Et de là, nous avons entrepris un petit tour guidé sur ce glacier. Une immense crevasse s'était formée la semaine précédente.

Il est préférable d'être vêtus chaudement car nous sommes en haute altitude et le vent y est plutôt présent.

Cette activité est assez dispendieuse, mais je la recommande tout de même. La promenade en hélico est vraiment agréable et le moment passé sur ce glacier est mémorable. Du haut de ce glacier, on se sent comme un explorateur. Dommage que ce soit si court. Cependant, d'autres activités similaires sont offertes avec une présence plus longue sur le glacier.

Mendenhall Glacier Park

A proximité du quai où est accosté notre bateau se trouvent plusieurs petits kiosques où il est possible d'acheter des excursions. En ce qui nous concerne, nous nous sommes dirigés vers un de ces kiosques pour acheter deux billets aller-retour (20 $ US/passager) pour la navette qui nous conduit au parc de Mendenhall Glacier.

A notre arrivée, nous avons constaté que ce parc était vraiment fréquenté par les touristes. Il n'y a aucun frais d'entrée. Il y avait beaucoup de monde dans les sentiers. Il faut dire que nous avons eu le bénéfice d'une magnifique journée chaude et ensoleillée.

Nous avons emprunté le sentier surnommé "Nugget Falls Trail" pour nous rendre au pied de la chute et du glacier Mendenhall. Cela prend environ une vingtaine de minutes pour s'y rendre et le sentier est très bien aménagé.

Le paysage est vraiment féérique. On peut même faire du kayak et du canot à proximité du glacier. D'immenses icebergs flottent ici et là dans l'eau au pied du glacier. La chute, d'une hauteur impressionnante, est également magnifique.

Mt Robert Tramay

Le tramway est à proximité de l'embarcadère des bateaux de croisière. Il s'élève jusqu'à 1800 pieds dans les airs. Le trajet dure environ six minutes.

Au haut de la montagne, nous avons une vue panoramique de Juneau et du canal Gastineau. On y retrouve un restaurant, un centre d'interprétation de la nature ainsi que plusieurs sentiers où sont installées des plates-formes à certains endroits du parcours qui nous permettent d'avoir une magnifique vue des environs.

SKAGWAY

Nous nous sommes levés très tôt le matin car notre première activité (Skagway Glacier Wilderness Safari) était cédulée à 07h25. Nous devions être tout près d'une trentaine de personnes à participer à cette activité.

Nous avons monté à bord d'un bateau et avons quitté Skagway pour nous diriger vers le glacier Davidson. Le trajet en bateau dure environ 1 heure. Nous nous sommes arrêtés quelques instants tout près d'une belle grande chute pour une session de photos et sommes repartis en direction du glacier.

Le fjord dans lequel nous avons navigué est le Canal Lynn. C'est le fjord le plus profond en Amérique du Nord. Le paysage est constitué d'une succession de montagnes qui défilent rapidement sous nos yeux.

Nous avons accosté à Glacier Point sur le bord d'une petite plage. Le décor était tout simplement enchanteur. La nature sauvage dans toute sa splendeur. Nous avons embarqué à bord d'un autobus et avons entrepris un court trajet afin de nous rendre au camp de base.

D'autres guides nous ont accueilli dès notre arrivée et nous avons dû nous munir d'une veste de sauvetage ainsi que de bottes en caoutchouc. Nous avons ensuite emprunté à pied un petit sentier dans la forêt pour nous rendre sur le bord d'un cours d'eau duquel nous sommes partis en petits groupes dans des canots de 31 pieds en direction du glacier Davidson.

Chacun devait pagayer, sauf moi qui était dans l'impossibilité de le faire, étant donné que je m'étais blessée à l'épaule la journée précédente. Le canot était tout de même muni d'un moteur afin d'être prêt à toute éventualité.

Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est que ce plan d'eau n'existait pas auparavant. Il a été formé par la fonte du glacier.

Nous avons accosté au pied du glacier et avons entrepris une marche en sa direction. Nous avions visité le glacier Mendenhall à Juneau ainsi que le glacier Exit à Seward, mais c'est durant cette activité que nous avons pu être autant à proximité d'un glacier. Nous avons pu nous rendre au pied du glacier et le toucher.

Sur la face avant du glacier, deux chutes se sont formées et l'eau y coule constamment. Le glacier fond à une vitesse incroyable! Nous avons pu admirer de belles grandes crevasses bleutées.

Nous sommes repartis ensuite en canot en direction inverse, avons entrepris la marche dans le sentier pour nous rendre en direction de l'autobus et nous sommes retournés en direction de la plage ou nous avons accosté au tout début de l'aventure.

Un lunch était prévu durant cette activité. Nous ne pouvions demander mieux comme endroit. Des tables de pique-nique étaient disposées ici et là dans un champ rempli de fleurs jaunes et les montagnes aux flancs argentés se dressaient devant nous. Un moment magique!

Nous avons ensuite repris le bateau pour revenir vers Skagway. Nous avons longé la côte. Des lions de mer se sont approchés de nous et nous ont tenu compagnie. Plusieurs autres se prélassaient au soleil sur des rochers. Nous avons également vu une baleine.

Dès notre arrivée à Skagway, nous avons pris l'autobus (Smart Autobus) pour nous rendre près de l'aéroport. Nous avons acheté un laissez-passer au coût de 5 $ US par personne, ce qui nous permettait d'utiliser à volonté ce moyen de transport durant toute la journée.

De l'aéroport, nous avons marché vers un pont qui surplombe la rivière Skagway. De part et d'autre de ce pont, la vue était vraiment magnifique. Nous nous sommes dirigés vers un sentier très bien aménagé dans la forêt qui mène à Yacutania Point. De cet endroit, nous pouvions apercevoir les bateaux de croisière accostés à Skagway et avions une superbe vue panoramique de la vallée.

Nous sommes revenus sur nos pas et avons repris l'autobus pour nous rendre cette fois-ci au Gold Rush Cimetery et à Lower Reid Falls. Nous avons entrepris une marche d'environ 1 km sur une route non pavée qui longe le chemin de fer pour enfin apercevoir à notre droite un cimetière qui a été érigé en 1898 lors de la ruée vers l'or.

Cent trente-trois pierres tombales ont été érigées dans ce cimetière, mais seulement une soixantaine ont été répertoriées. Certains sont morts dans des fusillades, d'autres atteints d'une maladie contagieuse ou sont tout simplement décédés dans des conditions extrêmement difficiles.

A proximité du cimetière, nous avons pris un petit sentier qui mène à Lower Reid Falls, une magnifique chute d'une hauteur de 300 pieds. Le temps de prendre quelques photos et nous sommes retournés à Skagway.

Nous nous sommes promenés sur la rue principale. Skagway ressemble à un petit village typique du Far West. . La ville a conservé ses bâtiments d'époque et ses trottoirs en bois. On y retrouve plusieurs bijouteries ainsi que des boutiques.

ICY STRAIT POINT

Icy Strait Point est une destination de croisière privée située à environ 1 km de Hoona sur l'île Chichagof. Hoona est le plus grand village des Tlingits (nation autochtone) en Alaska.

Le bateau n'est pas accosté directement au quai. On s'y rend plutôt avec une navette (tender boat) qui part du bateau à chaque 10-15 minutes. Chaque navette peut contenir une centaine de personnes.

Le port abrite un musée, des arts locaux, des boutiques d'artisanat, des restaurants et une ligne de conserverie de saumon des années 1930.

Nous avons été un des premiers groupes à prendre cette navette puisque notre départ était prévu à 07h30 car nous allions prendre l'autobus pour nous rendre tout au haut de la montagne afin de participer à notre activité: la tyrolienne (ziprider).

La route était sinueuse et cahoteuse. Nous étions assis à l'arrière de l'autobus scolaire. Durant le trajet, le conducteur, un membre de la tribu Tlingit, nous a donné de l'information sur la région et il a fait circulé un album de photos.

Dès notre arrivée au haut de la montagne, nous sommes descendus de l'autobus et le groupe s'est dirigé vers un sentier qui mène à la zone de lancement.Dès que nous y sommes arrivés, nous avons été vraiment impressionnés de constater la hauteur à laquelle nous étions.

En fait, la tyrolienne est considérée actuellement comme ayant la plus haute élévation au monde. Elle est plus haute que l'Empire State Building à New-York. La zone de lancement est située à 1300 pieds (396 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Elle a une longueur de 5330 pieds (1624 mètres) et la vitesse maximum est aux alentours de 60 mph (100 km/hre). La descente dure environ 90 secondes.

Nous avons formé un groupe de 6 personnes et nous avons été appelés à nous rendre sur la plate-forme. Nous avons reçu les consignes et nous nous sommes installés chacun dans un siège, les deux pieds appuyés sur la portière. Le décompte a été effectué et la portière s'est ouverte.

Je n'ai pas eu vraiment le temps de savourer les premiers instants de la descente, étant trop occupée à remettre mon appareil photo en place afin de capturer ce moment magique. J'avais encore mal à mon épaule et j'avais de la difficulté à me remettre en bonne position. Finalement, j'ai réussi à me remettre face devant et à profiter du magnifique panorama.

J'aurais pensé que la descente m'aurait fourni un bonne dose d'adrénaline. Ce ne fut pas nécessairement le cas. La descente s'est effectuée tout en douceur. Des gens de tous les âges y ont participé.

Souriez! Des photos sont prises lors de la descente! A notre arrivée au sol, nous sommes dirigés vers une boutique où une préposée fait défiler sur un écran les photos qui ont été prises lors de notre descente.

Lorsque votre choix est fixé, la photo est immédiatement imprimée et il ne reste qu'à effectuer le paiement pour l'obtenir.

Si vous désirez voir la descente ainsi que l'arrivée des gens qui utilisent la tyrolienne, il y a une zone aménagée à cet effet. Vous n'avez qu'à vous rendre à l'extrémité de la promenade qui mène au restaurant "The Landing Zone Bar & Gril". Vous entrez dans le restaurant situé à votre droite et utilisez la sortie située de l'autre côté du restaurant afin d'accéder à la zone d'arrivée.

Par la suite, nous avons marché jusqu'à Hoona. C'est un petit village pittoresque. La plupart des habitants vivent de la pêche. Lors de notre randonnée, nous avons pu observer des pyguarges à tête blanche et nous avons même vu une loutre se dandiner sur les rochers.

Nous sommes retournés vers le port et nous nous sommes assis sur un billot de bois sur la plage et avons observé les baleines. Icy Strait Point est l'endroit idéal pour l'observation des baleines. Si vous prenez une excursion pour l'observation des baleines et que vous n'en apercevez aucune, l'on vous rembourse.

KETCHIKAN

Totem Bight State Park

Dès que nous sommes descendus du bateau, nous nous sommes dirigés vers un arrêt d'autobus pour nous rendre à ce parc. En partant tôt le matin, nous avions l'intention d'éviter la cohue.

Nous avons acheté une passe journalière au coût de 2 $ US qui nous a permis de prendre l'autobus autant de fois que nous le désirions.

Ce parc est situé à environ 6 km de Ketchikan. A l'entrée du parc, il y a de beaux jardins. Un sentier a été aménagé dans une forêt tropicale. Celui-ci mène vers une dizaine de totems aménagés dans un parc et on y retrouve également une habitation (House Clan).

C'est une attraction très populaire à Ketchikan.

Rainbird Trail

Nous nous sommes rendus en autobus au Campus de l'Université du Sud-Est de l'Alaska (UAS). La Rainbird Trail est située à gauche de l'édifice. Il y a une affiche qui indique le début du sentier.

Le parcours est plus facile en partant de ce point car si on entreprend ce sentier en sens inverse, il y a un centaine de marches à monter.

Le trajet, d'une longueur de 2 km, nous transporte dans une forêt ou nous côtoyons des arbres imposants, des arbustes et des fougères. Le sentier est très bien tracé, mais le terrain est tout de même accidenté à certains endroits.

Vers la fin du parcours, le sentier nous mène hors de la forêt et nous sommes tout au haut de la montagne. Nous avions une superbe vue de la Ville ainsi que du canal (Tongass Narrows) avec les bateaux de croisière, les hydravions, les bateaux de pêche, les traversiers et les barges.

Sur le chemin du retour, nous avons constaté que nous avions pris la bonne décision de débuter notre promenade à partir de l'Université. Nous avons dû descendre une longue côte très à pic.

Durant notre descente, nous avons rencontré une ou deux personnes qui montaient cette côte, la face toute rougie par les efforts, tandis que nous avions le vent dans les voiles.

Les environs

Nous nous sommes dirigés vers Creek Street. Il s'agit d'une promenade en bois érigée le long d'une petite rivière. On y retrouve des établissements colorés datant du siècle dernier. La plupart de ceux-ci abritent de belles boutiques artisanales.

A proximité de cette promenade, il y a un petit funiculaire. Nous l'avons pris et nous nous sommes retrouvés à l'entrée de l'hôtel Cape Fox Lodge situé tout au haut de la montagne. De cet endroit, nous avions une vue panoramique de Ketchikan.

Au lieu de prendre le funiculaire pour redescendre vers la ville, nous sommes sortis de cet hôtel et avons descendu un escalier qui comportait plusieurs marches. Tout près d'une centaine, je crois!

Au bas de cet escalier, nous avons pris le petit sentier (Married Man's Trail) qui longe la rivière et nous sommes revenus à Creek Street.

Nous avons pris une marche le long de Waterfront Promenade. On y retrouve également plusieurs boutiques, bars et restaurants. Les bâtiments multicolores ajoutent un charme particulier à cette promenade.

Plusieurs résidences sont bâties dans la montagne et de longs escaliers ont été érigés pour accéder à celles-ci. Je suis montée à quelques reprises tout au haut de certains de ces escaliers pour avoir une vue panoramique des environs de Ketchikan.

INSIDE PASSAGE

Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'avant du bateau afin d'admirer la beauté du paysage. La dernière portion de notre itinéraire est composée de montagnes qui défilent les unes après les autres et nous avons pu observer des dauphins nager près du bateau.

RADIANCE OF THE SEAS

Il s'agissait de notre première croisière. Il faut dire que ce navire a été au-delà de toutes nos attentes. Il offre une vue panoramique sur la mer, un atrium vitré sur neuf étages, un confort assuré et un personnel compétent.

Notre cabine

Nous avions une cabine intérieure composée d'un grand lit, un coin salon avec canapé, une coiffeuse et une salle de bain. Nous avions également un téléviseur à écran plat, un petit réfrigérateur ainsi qu'un coffret de sûreté numérique.

Nous n'avons pas vu la nécessité de prendre une cabine avec balcon, étant donné que nous savions que nous passerions le plupart de notre temps sur un des ponts extérieurs du navire.

Il est étonnant de constater tous les espaces de rangement que peut comporter ce type de cabine. Nous avons eu suffisamment de place pour ranger tous nos vêtements et accessoires de voyage.

Restaurants

Ce navire comporte une quinzaine de restaurants. Certains restaurants sont offerts avec le forfait de base et d'autres sont offerts moyennant un supplément.

Pour le repas du soir, nous avions choisi la formule "Free Style" qui nous permettait d'aller manger dans la salle à manger principale à l'heure qui nous convenait. Nous n'y sommes allés qu'une seule fois. Le tout était impeccable, mais nous avons préféré le style décontracté du buffet.

Il faut dire que la diversité et la qualité de la nourriture offerte au buffet étaient vraiment extraordinaires. De plus, nous avions la possibilité de nous asseoir à une table tout près de la baie vitrée qui nous permettait d'avoir une vue panoramique du magnifique paysage qui défilait sous nos yeux.

Bars

Au total, il y a tout près de 16 bars, sinon plus. Il n'y a que l'eau, la limonade et le thé glacé offert dans le forfait de base. Cependant, vous pouvez vous procurer un forfait qui correspond à vos besoins moyennant un supplément.

En ce qui nous concerne, nous n'avons acheté aucun forfait. Nous passions toutes nos journées à l'extérieur du navire. Juste avant le souper, nous nous installions au bar du lobby et je dégustais un excellent pina colada tandis que mon conjoint s'enfilait deux bonnes bières!

Activités à bord

Il est impossible de s'ennuyer à bord de ce bateau. Des activités sont continuellement proposées.

A cet effet, un document nous était remis chaque soir et celui-ci nous donnait de l'information sur la destination que nous allions visiter le lendemain ainsi qu'une description de toutes les activités prévues à l'horaire.

A l'extérieur du navire, on y retrouve un mur d'escalade, un mini-golf, un terrain de sports (soccer, basket-ball), un jeu de shuffle board, une piste de jogging, des tables de ping-pong, etc.

Il y a trois piscines (extérieure, intérieure et une pour enfants avec des glissades), trois bains à remous, un solarium, un spa, un centre de remise en forme, un centre d'entraînement, etc.

Il y a une bibliothèque, une salle de cinéma, une salle de spectacle, un casino, des boutiques hors-taxes, un écran de cinéma sur le pont piscine ainsi qu'une salle d'arcade.

Des programmes d'activités sont établis pour les enfants, et ce, par catégories d'âges: bébés, enfants, adolescents.

Studio de photographie

Des photographes sont constamment présents et vous offrent la possibilité de faire différentes sessions de photo. La session est gratuite. Les photos sont affichées par la suite sur différents tableaux ou à l'ordinateur. Vous avez l'opportunité d'acheter la photo que vous désirez ou obtenir un forfait intéressant lorsque vous désirez vous procurer plusieurs photos.

CONCLUSION

Nous recommandons ce type de voyage à tous les amants de la nature. Les paysages sont à couper le souffle. Peu importe le type de transport utilisé, que ce soit en bateau, en avion, en hélicoptère, en train ou en voiture, vous découvrirez une nature sauvage, des glaciers imposants, des fjords majestueux, des cours d'eau offrant une vue spectaculaire, des petits villages où le temps semble s'être arrêté et surtout des gens vraiment accueillants.
Open
SI
SixthPage 11 years ago · Veileen
Road Trip côte Ouest août-septembre 2014 / (Ou comment nous sommes devenus "US Obsessed")
Bonjour à toutes et à tous!

Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).

Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!

Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.

C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...

Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!

Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;

-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.

-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.

-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.

-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...

Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):

-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris

Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!

JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF

Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.



Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.

Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.

A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.



Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".



Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂

La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.

Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Open
VA
VallM17 11 years ago · MaryElectra
L'ouest des États-Unis en famille (classement) Colorado, Utah, Wyoming, South Dakota
Bonjour,

Après avoir lu de nombreux carnets et posé pas mal de questions sur ce forum, je vous propose un compte-rendu de notre voyage qui s’est terminé il y a à peine 1 mois.

Sans les conseils glanés sur VF, notre voyage n’aurait pas été tout à fait le même, j’en suis sûre. Nous serions peut-être passés à côté de sites comme Little Wild Horse canyon ou Valley of the Gods, nous n’aurions pas eu connaissance du point de vue en hauteur sur Grand Prismatic Spring (à vous décrocher la mâchoire !!), nous n’aurions pas passé une journée aux Cheyenne Frontier Days, etc.

Alors un grand merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ce circuit frôle la perfection !

Je commence juste par un petit historique : j’avais conçu notre premier circuit (avril 2013) de façon à faire un éventuel deuxième voyage sans repasser 2 fois au même endroit. Ce premier itinéraire partait de Phoenix et se terminait à San Francisco en passant par les classiques (GC, MV, Antelope, Bryce, Zion, LV, DV, Yosemite, un bout de la côte Pacifique). Volontairement, j’avais donc écarté Moab de ce premier circuit, en me disant qu’un combiné Moab/Yellowstone serait sympa pour un deuxième voyage. Donc, à part Bryce canyon, tout était nouveau pour nous.

Qui ? Axel (9 ans), Léo (11 ans), Laurent (41 ans) et moi.

Quand ? Du 1er au 25 juillet 2014. 3 semaines ½ de pur bonheur avec (presque) aucune ombre au tableau.

Comment ? Aller-retour avec la compagnie Icelandair et location de voiture via Alamo.

Concernant Icelandair, je dois dire que je m’attendais à pire. Il y a peu de services en classe éco (pas de repas inclus pour les adultes, par exemple) mais on n’a pas eu à se plaindre. Ah si, juste une chose : tous les films sont en anglais ou islandais seulement, alors il faut bien réviser avant pour suivre l’histoire !

Pour la location de la voiture, tout s’est bien passé. Nous avions réservé en janvier, un mid-size SUV directement sur le site d'Alamo au pris de 890€ pour 25 jours. Peu d’attente au comptoir et pas de forcing de la part de l’agent pour prendre l’assurance roadsafe en supplément (contrairement à l’agent de chez Dollar l’an dernier, que nous étions à 2 doigts de renvoyer dans ses 22 après 3 refus courtois de souscrire son assurance). En revanche, en fin de journée, il y avait peu de choix sur le parking. Il devait y avoir 5 mid-size SUV parmi lesquels faire notre choix. On a opté pour un Hyundai Tucson tout neuf.

Où ? Voici le programme :

J1 - Arrivée à Denver à 19h30. J2 – Denver > Moab par l’UT-128 / Visite d’Arches (The Windows, Balanced Rock, Park Avenue). J3 – Arches(Devil’s Garden Trail le matin à la fraîche, Double arch), piste d’Onion Creek en fin d'après-midi. J4 – Rafting sur le Colorado le matin / Corona et Bow tie arches en fin de journée. J5 – Dead Horse point, Canyonlands (Island in the sky), Delicate arch. J6 – Fiery Furnace le matin, puis route vers Durango. J7 – Mesa Verde J8 – Cortez > Hanksville / Visite du fort de Bluff, Valley of the Gods, Gooseneck SP, Little Egypt. J9 – Goblin Valley et Little Wild Horse canyon le matin, puis route vers Capitol Reef (Scenic drive). J10 – Sulfur creek, puis route vers Kodachrome Basin SP par l’UT-12 via Devils Garden. J11 – Bryce canyon, Kodachrome Basin (Panorama trail). J12 – Grosvenor arch, puis route vers SLC / Visite du Museum of Ancient Life à Lehi. J13 – Journée shopping dans les outlets de Park City, puis route vers Jackson. J14 – Grand Teton (Jenny lake trail), Jackson. J15 – Grand Teton, Yellowstone (West Thumb, VC de OF, Grand Prismatic Spring, Firehole lake drive). J16 – Upper geyser basin, Black Sand Basin, Biscuit Basin, Fountain Paint Pot. J17 – Ice lake, Mud Volcano et Sulphur Caldron, Storm point trail, rdv avec Peggy16 de VF. J18 – Norris Geyser Basin, Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. J19 – Grand canyon de la Yellowstone River. J20 – Yellowstone > Cody / Visite de Old Trail Town et Buffalo Bill Center. J21 – Cody > Hulett / Visite de devils Tower. J22 – Deadwood, Mont Rushmore. J23 – Custer SP, Cheyenne Frontier Days. J24 – Cheyenne Frontier Days, puis route vers Denver en fin de journée. J25 – Denver (et ses bouchons monstrueux qui ont failli nous faire rater l'avion 🏴‍☠️) et retour en France.

Plutôt que de vous livrer notre récit et nos impressions jour par jour, je vais vous faire partager notre classement. Comme pour notre premier voyage, chaque membre de la famille a classé les visites par ordre de préférence, ce qui a révélé de grosses différences entre le ressenti des adultes et celui des enfants !

Pour le détail du récit et plus de photos, vous pouvez jeter un œil à mon blog (en signature). J’ai rédigé une page pour chaque étape, à chaud, au jour le jour, pour donner des nouvelles à nos familles et amis lors du voyage.
Open
MO
MonicaR 11 years ago · Erlia31000
Notre rêve californien... petite contribution aux carnets sur l'Ouest...
Cela fait maintenant presque trois mois que nous sommes revenus de notre voyage tant rêvé dans l’ouest des USA. Maintes fois preparé, puis reporté, cette fois-ci a été labonne. J’ai décidé de faire ce carnet, surtout pour remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage, qui sur VF n’hésitent pas à partager leurs connaissances du coin…merci.

Pour commencer, les présentations, moi, mon mari et petit Leo de 2 ans et demi.

Durée : 12jours

Villes : LasVegas – Los Angeles – Monterey – San Francisco

Vous l’aurez compris, nous avons privilégié les grandes villes, pour deux grandes raisons :premièrement, vue la courte durée de notre séjour, nous avons dû faire des choix et amateurs de grandes villes, nous voulions privilégier ces dernières.Deuxièmement, avec un enfant de 2 ans et demie, dur de prévoir de grandes randonnées car même s’il aime marcher, les terrains ne sont pas toujours adaptés à un enfant de cet âge. Nous aurions adoré pouvoir faire certains parcs nationaux mais ne l’avons pas fait car nous ne voulions pas nous contenter de les survoler pour faire la photo qui montre que nous y avons été.

Pour cela, nous avons pris notre temps, avons adapté nos visites à notre bambin en nous disant que nous reviendrons un jour quand les enfants seront grands pour profiter des randonnées aussi.

J 1 : Départ de Luxembourg pour Zurich, nuit sur place. Nous avons réussi à trouver des billets à moins de 600€ par personne, pris 3 semaines avant le départ et puis surtout comme ça nous avons évité de faire une escale aux Etats Unis, qui aurait rallongé encore plus un voyage déjà assez long comme ça. Le vol Zurich-LasVegas est direct.

J 2 : Réveil très matinal, petit déjeuner à l’hôtel et navette vers l’aéroport. Le vol Zurich-Vegas se passe super bien. Leo est sage comme une image, il dort pendant 3 heures, regarde les dessins animés, fais des puzzles, joue avec ses voitures.Nos voisins de sièges sont étonnés de voir un enfant aussi sage. Il faut dire qu’il est habitué, et nous préparons tout un arsenal de nouveaux gadjets et blocs de coloriage et autocollants afin de faire passer le temps.

Arrivé à Las Vegas, le passage de l’immigration se fait très rapidement (pour les gens voyageant avec des enfants) car nous pouvons passer en priorité.

Nous rejoignons vite Alamo pour récupérer notre voiture, tout se fait très vite, hormis l’installation du siège enfant, qui pour des raisons de sécurité ne peut être installé que par nous. Une bonne quarantaine de minutes plus tard nous essayons de nous mettre en route. Mon mari a installé un GPS sur son smartphone, mais celui-ci n’affiche que le noms de rues, nous sortons de l’aéroport et roulons, roulons, roulons… jusqu’ à nous rendre compte que nous avons bien pris la bonne route mais dans le sens inverse. Nous réussissons tout de même à trouver le chemin jusqu’au Strip et jusqu’ à l’hôtel et décidons de retourner chez Alamo pour louer un vrai GPS, et nous ne pouvons dire que merci, nous n’aurions jamais pu nous en passer pour le reste du voyage !

Arrivée à l’hôtel, petit dodo pour tout le monde, et petite sortie vers 19.00 pour manger un bout, et petit avant-goût du Strip et re-dodo.







Demain nous faisons un saut à Valley of Fire... à bientôt...
Open
WA
Wavemaster 11 years ago · Isap29
Aventures en Houseboat et jet ski sur le lac Powell et Glen Canyon
Notre voyage dans l'ouest effectué en septembre 2009 comportait deux parties: une terrestre avec une majorité de sites sauvages (coyote buttes south, white pocket, white valley, little finland, staircase canyon, passage canyon, secret canyon, sidestep canyon....) et une partie maritime dans Glen Canyon (lac Powell). Ce Carnet de voyage relate nos aventures parfois mouvementées et inoubliables sur le lac durant 7 jours du 11 au 17 septembre 2009

Jour 1 : Ca y est, le grand jour est enfin arrivé. Mais avant de partir de la Marina, le chemin est encore long. Première tâche de la journée : aller chercher le jet ski à l’autre bout de la ville. Il aurait été plus simple d’en louer un à la marina mais les tarifs y sont presque deux fois plus élevés…. Nous partons donc avec notre véhicule pour prendre possession de l’engin. Après les explications d’usage, dont les consignes en cas de retournement qui nous serviront plus tard…., Nous repartons avec un pick up muni d’une remorque direction la marina. Une fois sur la boat launch ramp, il faut reculer bien en ligne et cela ce n’est pas évident et je m’y prends à 3 reprises tant la visibilité arrière est faible. Une fois la remorque dans l’eau, je monte sur le jet direction la station essence pour y garer le jet et Lysiane prend le pick up pour m’y rejoindre. Une fois le jet garé, nous retournons en ville rendre le pick up et reprendre notre 4*4 et le garer pour la semaine. Deuxième étape, attacher le jet au bateau avant le départ. Une fois que c’est fait, je prends les commandes du monstre et le moins que l’on puisse dire c’est que le poids engendre beaucoup d’inertie donc peu maniable au premier abord. J’ai donc un peu de mal à me garer correctement à la station essence pour vérifier le plein d’essence mais cela ira mieux avec le temps. Cette fois ci, la check list est remplie, donc direction le grand large





et première constatation, la vitesse maximale s’avère moins élevée que prévue. Je tablais sur 10 miles à l’heure mais ce sera plutôt 8 donc il faudra que je revoie le programme à commencer par cette première journée où nous décidons d’aller jusqu’à dungeon canyon au lieu de Oak canyon. Après avoir pris nos repères avec les bouées, je m’écarte un peu du canal principal et rapidement nous nous apercevons trop tard que la profondeur n’est pas suffisante car le sonar sonne et le fond du bateau racle le fond. Marche arrière toute mais en oubliant quelque peu le jet ski dont la corde se prend dans l’hélice du moteur droit. Nous espérons à ce moment là que ce n’est pas grave et n’obligera pas à retourner à la marina pour réparer. Après avoir essayé de dérouler la corde, je me rends à l’évidence : il va falloir la couper. Je plonge donc dans l’eau avec mon couteau de randonnée pour couper la corde à la base de l’hélice. Au bout de quelques minutes, elle cède enfin et en tirant plusieurs fois sur le bout qui reste, j’arrive à libérer l’Hélice mais reste encore à vérifier si rien n’a été endommagé. Du coup, la corde est désormais plus courte et il faudra redoubler de vigilance lors des approches. Au moment de redémarrer les moteurs, je suis un peu tendu mais ouf ! plus de peur que de mal et nous réussissons à repartir sans encombre direction Dungeon Canyon. La navigation est très plaisante (c’est un peu un jeu de repérer les bouées en anticipation), on se relaie de temps en temps avec Lysiane et avec la musique dans la cabine et sur le pont, le niveau de confort est optimal.



Pour optimiser la journée, nous mangeons le midi en naviguant et en début d’après midi, nous arrivons à Dungeon Canyon . Il y a de nombreux emplacements pour parquer le bateau mais c’est une première pour nous et l’exercice est moins évident qu’il n’y parait. J’effectue une approche prudente, pendant que Lysiane s’occupe du jet ski en gardant toujours la corde tendue, et coupe les moteurs mais le temps de descendre sur la plage , de dérouler les cordes autour des ancres et de jeter celles-ci sur le pont pour que Lysiane les attache derrière, le bateau a eu le temps de dériver et repart vers le Large. Il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises pour stabiliser le tout , planter les ancres profondément dans le sable et tendre les cordes à 45° par rapport au bateau. Le temps d’enfiler nos gilets de sauvetage et nous enfourchons le jet ski direction Rainbow Bridge situé à une vingtaine de kilomètres de là. Comme toujours l’après midi, le vent se lève sur le lac et il y a plus de vagues que le matin mais nous arrivons tout de même à filer à environ 40km/h dans un confort tout relatif surtout pour lysiane avec le sac à dos. Après environ 30 minutes de navigation nous arrivons au bout de rainbow canyon et il n’y a que l’embarras du choix pour s’y garer. Le pont est déjà partiellement dans l’ombre ce qui n’enlève rien à la beauté de l’endroit.







Le retour sera un peu plus secoué que l’aller, le lac étant plus agité. L’emplacement de notre bateau est des plus sympa avec un beau panorama









et nous profitons de notre première soirée à bord hors du port autour d’un bon T-bone cuit avec notre BBQ taille XXL.





Une fois ce festin terminé, nous avons profité sur le point supérieur d’une des plus belle nuit étoilée qu’il nous ait été donné de voir aux Etats Unis au son des Coyotes qui hurlent au loin
Open
HC
Hcboy 11 years ago · MaryElectra
De Vegas à Key West, 7 000 km en Harley
Hi guys, how’s going ?

De retour sur le forum pour un petit feedback sur mon dernier roadtrip aux USA. Séjour du 28sept au 20oct 2013.

Nous sommes partit à 3. Un bro du moto club, mon frère et moi. 3 motards de 28-29 ans avec une bonne expérience de la route et quelques kil au compteur. Soif d’ailleurs et de liberté que seules les grandes plaines de la mère patrie d’Harley Davidson semblaient pouvoir combler… Doux rêve ! Décision rapidement prise, ce sera Vegas à Key West en Streetglide ! 5500km prévus, 7000 au final.

Parenthèse pratique, locations et tarifs, motos et vols. Choix des brêles : seul sur la moto, besoin d’un peu de place pour un minimum de matos et de confort mais avec du style ) la Streetglide s’imposait et a rempli sa mission ! Détail de location tout compris pour 21jours par l’agence cooldrive.fr chez Eaglerider (ER par la suite), pas la peine de demander on a cherché beaucoup et on a pas trouvé mieux ! 3450 € tout inclus

Détail du tarif : tarif de base 946 décharge obligatoire vip 316 supplément e-vip zero 193 (-> franchise 0 usd, dégâts pneus couverts, remorquage jusqu’à 100 usd) SLI 438 ( couverture -> 1 mio usd ) miles illimités 667 frais aller simple 665 taxe environnement 115 taxe locale 261 réduction pour réservation anticipée -151

Concernant les vols, réservés par e-booker 946.8 chf

départ Zurich 28.09.2013 à 09h55 escale chicago 3h15 arrivée Vegas 17h39

départ miami 19.10.2013 à 19h40 escale zurich 20.10.2013 2h10 arrivée genève 13h55

Parenthèse pratique bis, matériel à prendre. Je pense ouvrir une autre discussion à ce propos après avoir terminé ce post où vous pourrez trouver ma checklist complète. En gros il faut se limiter au minimum nécessaire, toutes nos affaires devaient tenir dans un petit sac de sport de 40l litres par personne. La place non utilisée serait pour les souvenirs. Si vous partez à plusieurs évitez les doublons ! 1 pour 3 est suffisant pour bien des choses… Seuls les vêtements, le rasoir et la brosse à dent ne se partagent pas.

JOUR1 : maman taxi jusqu’à l’aéroport. Vol avec Swiss toujours sans problèmes, personnel aimable, écran individuel, pleins de films, séries etc à voir, nourriture et boissons en suffisance. Escale à Chicago, passage à la douane US en ½ heure, transfert de nos bagages et passage des contrôles sécurité pour notre vol intérieur. Reste bien 2h à attendre… Trouvé un bar / pub sympa histoire de descendre quelques bières. Vol UA pour Vegas, nourriture et boisson moyennant finance si besoin. Survol en fin d’aprem de Grand Canyon Ouest et de Lake Mead, vue magnifique ! Puis aperçu furtif des grands hôtels du strip à l’atterrissage. Dans le terminal de l’aéroport les choses sont claires, machines à sous et ambiance casino de rigueur te rappellent de suite où tu débarques. Pas s’emmerder, tacot jusqu’à l’hôtel-casino Stratosphere qui était déjà réservé, petite sieste en chambre pour se mettre en condition avant d’aller goûter l’ambiance locale. 20h go départ à pieds, remonter le strip pour trouver où manger. Première impression, le strip c’est long… et pas toujours intéressant. Pour ce premier repas ce sera Outback Grill & Steakhouse, grosse pièce de viande et bières, normal quoi ! Coin sympa placé à l’étage, service impecc. Suite de notre visite nocturne du strip, photos des hôtels déments, arrêts cocktails et un peu de black-jack au casino du Cesar. On repart les 3 avec un bilan positif pour finir notre tour et rentrer boire encore quelques verres au bar de l’hôtel avant d’aller se coucher vers 5h du mat.



JOUR2 : première urgence en se levant, appeler ER Vegas ! Les brêles sont prêtes, un chauffeur vient nous prendre à 11h. Ca nous laisse 2h pour se réveiller, laver et boire un caf’ avec un pain banane au Starbucks de l’hôtel où il y a file… Une bonne dizaine de minutes en minibus sont nécessaires pour rejoindre l’agence ER, feuilles de réservations, passeports et permis de conduire présentés, embarquer un casque bol inclus dans la loc et voilà nos compagnes pour les 3 prochaines semaines. 1 matt black, 1 vivid black et 1 genre glossy red, au moins pas de risques de se les échanger ! Pneus neufs, freins à 90%, tout fonctionne. Entre 24 et 30'000 km au compteur, bien rodées, ça roulera tout seul et sans ennuis. Direction le commencement du strip et le fameux panneau Welcome to fabulous Las Vegas Nevada pour la photo avec le big smile et la sensation que cette fois c’était partit pour de vrai ! Puis descente du strip en bécane (pas rapide en journée avec le trafic) avec arrêt au Harley Davidson Café pour boire… un soda ! Ok pour la photo mais sans plus, n’achetez rien ici, préférez le shop sur Fremont ou l’agence Harley (qu’on a pas pris le temps de faire, snif). Ensuite reste de l’aprem Coronas et volley dans la piscine de l’hôtel.



Puis départ pour Fremont Street. On repère des Harleys garées pas loin alors on se pose là, devant le Hogs & Heifers Saloon Vegas. Accueil bourru, blagues grasses, ambiance bikers assurée, serveuses au top ! On boit 2 bières, plaisante avec les serveuses et je demande à la miss qui fait la loi à l’entrée si on peut laisser les brêles ici le temps d’aller voir Fremont. « Le premier qui touche à vos bécanes je le butes moi-même » !!! me voilà rassuré.



Visite rapide de la rue, du shop Harley bien fourni et arrêt à un stand hot dogs dans une salle de machines à sous pour croquer. Hot-dogs grands comme un avant bras, blindés de tout et n’importe quoi, y compris plein de jalapenos ! Après avoir vaincu le hot-dog restait à vaincre Vegas ce soir encore, enfilé dans un casino, direction tables de black jack où les croupières en petites tenues passaient des tables à la barre de pole dance, GAAASP ! Magnifique mais fort déconcentrant, surtout pour mon frangin qui y a laissé ses 100$. Ambiance excellente, beaucoup moins coincée que sur le strip, même qu’elles t’aident un peu quand t’es perdu, bien causé, plaisanté et fait plaisir aux yeux. Et des pépettes dans les poches en + pour moi et mon pote. Retour au H&H en reboire 2 puis retour à l’hôtel pour monter sur la tour faire les attractions d’où la vue de nuit sur Vegas est magnifique et puisque j’étais là sauté du 107e étage. C’est haut mais pas exceptionnel, heureusement que la miss m’a fait le prix militaire quand je lui ai dit que je servais mon pays. Un dernier verre avant d’aller se coucher car la route nous attendait le lendemain. Avec le doux sentiments d’avoir lessivé Vegas car nous partions tous en positif au final ( de quelques centaines de dollars).

JOUR3 : réveil à 7h, étude pour trouver le moins pire moyen de ranger les affaires dans les sacoches des motos, arrêt Starbucks petit déj, pas grand monde à cette heure heureusement puis go rejoindre l’Arizona et la légendaire 66. La température déjà bonne n’allait pas arrêter de s’élever pour égaler les 40°C de la veille sous un soleil de plomb et sec. Attention de prévoir assez d’EAU pour la route. On avait fait des réserves au shop de l’hôtel donc pas de soucis. Prochaine halte prévue Oatman (Az), attention après Bullhead évitez Silver Creek Rd qui est de terre et de graviers à moins d’être très expérimenté. Il y a l’itinéraire normal plus au sud. Nous avons bien sûr décidé de passer par… la route en graviers et on s’est bien marré, couverts de poussière même si les Streetglides ne sont de loin pas aussi agiles que des dirtbikes et qu’on avait un peu peur de crever un gommard ici. Arrivés à Oatman sans pertes à déplorer il fallait urgemment boire une pisse pour faire descendre la poussière. Ensuite visite du bled, bonjour les ânes, photos et premier col. Le Sitgreaves Pass à 3550 feet. La route est magnifique, surtout la descente sur Kingman (Az) mais faut être très attentif aux trous et aux rochers présents de manière aléatoire sur la route. Premier étonnement voir des écriteaux Flooding Area et Watch for ice dans un quasi désert où les cours d’eau sont beaux secs et qu’il fait pas loin de 40°C. Kingman, 1er arrêt carburant et Mr. D’z route 66 Diner pour casser la croûte. Ensuite suivre la 66, halte à l’immanquable General Store de Hackberry le temps de boire un Dr Pepper et de prendre des photos du bric à brac organisé avant de compléter l’étape du jour jusqu’à Seligman (Az). Coin très historique et lié à l’histoire de la 66. Malheureusement peu animé lorsque nous y étions et pratiquement en ruine la crise étant passée par là. Presque une ville fantôme. L’hôtel Canyon Lodge avec la chambre James Dean était très bien et le propriétaire pas avare en conseils, bikers bienvenus. Par contre le Lilo’s Café pas top. Peu de plats inscrits sur la carte disponibles, nappes sales et mes 2 amis se demandaient ce que c’était dans leurs assiettes ?!



JOUR4 : Petit déj rapide inclus avec la chambre. Température matinale plus fraîche mais agréable. On quitte la 66 un peu après pour descendre sur la Prescott Valley. La route ensuite est magnifique en passant par Jerome (Az) pour arriver à Sedona (Az). Petite ville charmante au milieu de paysages westerns magnifiques ! Sedona Pizza Company pour déjeuner, bonne pizza avec un Angry Orchard Cider au poil. Poursuite du trajet pour rejoindre Flagstaff (Az), la route est toujours aussi agréable et magnifique pour les motos. Paysages de type alpins et température très agréable l’aprem. Découverte de Flagstaff, sa gare et son centre. On trouve une chambre au Monte Vista pour 2 nuits. Très bien placé mais cher. L’hôtel est un beau bâtiment historique avec un café, un bar et une salle de jeu. Le personnel est accueillant et serviable mais l’intérieur est très usé et mériterait une grande rénovation. Apéro au Monsoon on the Rim (bar genre asiat et sushis) au soleil sur la terrasse avec bière et rouleaux de printemps. La serveuse était du genre à faire de l’ombre au soleil tellement elle était mignonne. Pour le repas c’est Lumberyard Brewing Company, bière locale sauf pour mes acolytes qui avaient oubliés leurs ID, le comble dans une brasserie, et bonne pièce de viande. Après quelques verres au bar de l’hôtel direction le lit.



JOUR5 : on quitte Flagstaff par la 180 jusqu’à rejoindre la 64 à Valle (Az) où on s’arrête manger un sandwich pour le petit déj. Quelques belles caisses américaines autour de la station service. Puis on continue direction Grand Canyon Village et là premier panneau qui indique National Park Closed. Le shutdown nous était encore totalement abstrait à ce moment. Nous avons donc continué notre route jusqu’à l’entrée du parc, on nous dit que la parkroad est ouverte pour traverser mais que le parc et les emplacements sont fermés, qu’on a pas le droit de s’arrêter. Alors que j’en cause avec les bros, un biker, vét du nam s’arrête à notre hauteur et nous briefe sur la situation. Il a traversé le jour d’avant en RV, des gardes et des cônes empêchent les gens de s’arrêter, du moins en RV, mais en motos doit y avoir moyen et qu’il a pas risqué son cul pour son pays pour qu’on lui interdise l’accès de ce qui appartient à tous ! Nous voilà donc à 4 à traverser et mis à part quelques endroits où les gardes étaient présents on a pu accéder à tous les points de vue. Mais il s’agissait du dernier parc qu’on ait pu voir. Très belle route, paysages immanquables ! Fin de la boucle et retour à Flagstaff. Repas du soir au Tinderbox Kitchen, petit resto sympa, très bonne cuisine qui change des habituels steaks et burgers. Suite de la soirée prévue au Museum Club et en taxi car le mercredi soir c’est 5$ entrée puis 2$ l’alcool fort et 1 dime la bière ! Ambiance géniale, passage obligé !



JOUR6 : halte au supermarché pour le café et un tacos avant de longs kils de I40 avec dans l’idée de pouvoir au moins traverser Petrified Forest NP par la route. Mais pas de chance cette fois l’accès était bien bloqué. Détour obligé pour pouvoir retrouver notre itinéraire direction Alpine (Az) avec une route agréable les derniers km avant la destination. L’endroit étant minuscule et l’avance considérable puisque nous n’avons pu nous arrêter à Petrified Forest, nous décidons de continuer jusqu’à Socorro (NM). Très belle route entre montagnes et forêts de pins puis traversée des grandes plaines, horizon et herbes hautes à perte de vue. Pas fâchés d’arriver à Socorro, on s’y arrête au Best Western, en général une valeur sûr. Et celui-ci n’y fait pas exception. On a mangé à Socorro Springs Brewing Company situé à 2 pas de l’hôtel. Il y avait beaucoup de monde et de familles, du coup on a eu un peu d’attente mais le repas était bon et la bière locale aussi.



JOUR7 : Petit déj inclus à l’hôtel puis départ avec pour destination Roswell (NM) et ses OVNIs. Découverte incroyable de la Valley of Fires Recreation Area vers Carrizozo (NM). Faune, flore et roches volcaniques… Une belle promenade pour se dégourdir les jambes. L’arrivée à Roswell est plus difficile, plus désertique la température avoisine à nouveau les 40°C. Arrêt à la concession Harley du coin pour faire quelques achats. Puis direction le Day Inn pour prendre une chambre. Dommage que la piscine était fermée ! Déjeuner presque en face au Cattle Baron Steak and Seafood. Très bien. Puis visite inévitable du UFO International Museum, vraiment nul… Le soir repas au Pepper Grill & Bar, bonne nourriture mexicaine et live music.

JOUR8 : il fait froid et le vent souffle en latéral, la descente direction le Texas au travers des pompes à pétrole n’est vraiment pas agréable. Avec en plus des camions qui transportent du brut en quantité incroyable. L’arrêt du jour à White City (Tx) pour voir le Carlsbad Caverns NP étant annulé on descend jusqu’à Pecos (Tx) où un arrêt pizza est obligatoire pour se réchauffer. La route s’améliore nettement pour devenir vraiment agréable vers le Wild Rose Pass et Old Lincoln avant d’arriver à Fort Davis (Tx) où on a pas pu voir le fort forcément… Mais la ville est jolie et des panneaux scenic loop nous ont interpellé. On avait encore bien du carburant et suffisamment de temps pour le détour, qui s’est avéré bien plus long que prévu… comptez env 75 miles et 1h30 par la Tx166 et 118 qui en valent vraiment la peine. Une route vraiment agréable qui serpente entre collines et montagne. Reprise de notre itinéraire de base et descente jusqu’à Marfa (Tx). Le El Cosmico où l’on pensait dormir dans un teepee ou une vieille caravane US était plein du coup on est descendu au Thunderbird Motel. Très bien mais un peu bruyant pour celui qui dort sous la clim. Dîner au Maiya’s, resto très représentatif du milieu chic-artistique présent à Marfa. La nourriture y était excellente mais nos dégaines bikers n’y semblaient pas trop bien accueillies et les tarifs un peu chéros. Le Lost Horse Saloon était par contre bien plus dans notre registre. Une serveuse derrière un bar usé, un vieux piano détruit, des tables de billards en piteux état et une petite cour avec quelques souches pour s’asseoir et des chaises pliables qui ont probablement servit à taper sur la tête d’ivrognes. Le proprio look vieux cowboy est aussi pittoresque que son bar. L’endroit idéal pour glaner quelques tuyaux et parler avec les vrais gens du coin.



à suivre...
Open
LA
Lawiss007 11 years ago · Jackes
Road trip de Montréal à Vancouver en hiver, récit de voyage
Voici notre récit de voyage sur le road trip inoubliable que nous avons effectué cet hiver. L'itinéraire initiale

Montréal, lundi 31 janvier, 8h45, température extérieure : – 20°C 4 valises, 3 sacs à dos, nourriture pour 2 semaines de traversée, skis. Le Titan quitte Montréal sous un ciel bleu et un air glacial, pour un périple à travers 1 continent, 2 pays, et 9 états : l’Ontario au Canada, le Minnesota – « l’état aux 10 000 lacs », le Dakota du Nord – le « peace garden state », puis le Dakota du Sud aux « Great faces, Great places » ; le Wyoming dit « l’Equality State » ou le « Cowboy State » au choix, le Montana aka le « North Star State », l’Alberta « fort et libre » et enfin la Colombie Britannique « the best place on earth ». Et on dit des français qu’ils sont chauvins ! Les premiers kilomètres voient se succéder les zones urbanisées : Montréal, sa périphérie, puis très vite la périphérie d’Ottawa, le centre-ville, puis à nouveau sa périphérie comme une montée en puissance vers les paysages dont nous rêvons depuis des semaines. Nous faisons une halte dans la capitale qui recèle de nombreux héritages britanniques à l’instar du parlement mais repartons rapidement en direction de Sudbury, première étape de notre périple. Les plaines enneigées s’offrent désormais à nous, à perte de vue. L’excitation du voyage nous fait percevoir ces étendues plates et blanches comme de fantastiques paysages. De belles granges de bois rouge rompent la monotonie de ces étendues vierges tout comme la traversée de quelques réserves aux noms saugrenus comme Petawawa, Twilight ou imprononçable comme Mijinemungshing.

Rapidement le voyage est animé par la découverte du lac Supérieur : un grand moment de la traversée. C’est le plus grand lac d’eau douce au monde. Nous avons longé ses berges à travers le Canada et les Etats Unis sur 1000 kms ! Ses rives sont sublimes; tantôt bordées de petites falaises ensevelies sous la neige, tantôt abritant de petites criques où le sable a gelé et de la glace s’est formée dans des formes géométriques si parfaites, qu’elles nous font apprécier la grandeur de la nature. Les couleurs offrent un magnifique tableau, mêlant le bleu profond du lac au loin, le bleu du ciel, l’ocre de la roche, le vert profond des sapins, au blanc étincelant de la neige. Des silhouettes se détachent à l’horizon : des pêcheurs sur le lac. Malgré notre marche de la veille avec Rita -notre hôte de Sudbury- sur le lac gelé de la ville, nous n’osons pas rejoindre les pêcheurs. Les fissures observées dans la glace, aussi effrayantes puissent elles être, permettent en réalité d’évaluer l’épaisseur de la couche. 25 cm suffisent au passage de voitures, et seulement dix centimètres sont nécessaires pour pouvoir marcher dessus. Les premiers jours de route, avec une moyenne de 700km quotidiens, sont les plus longs. Les premières étapes, à Sudbury, puis Whiteriver -son motel, ses stations essences, sa statue de Winnie l’ourson- et Thunder Bay ne sont motivées que par le besoin de faire une pause. Les villes ont -du peu que l’on en a vu, il faut l’avouer- le défaut de nombreuses villes nord américaine s: un étalement urbain effarant. A défaut de découvrir des villes intéressantes -bien que nous sachions à quoi nous attendre-, nous sommes agréablement surpris par les paysages qui nous avaient été décrit comme quelconques, la neige ayant certainement joué son rôle. Par ailleurs les expériences couchsurfing ont été très enrichissantes, une fois de plus… La route est jalonnée de panneaux « Adopt a highway », ou comment l’Etat se désengage de l’entretien de la voirie. Ces sponsors privés, souvent des familles dont le tronçon porte le nom, offrent une homogénéité toute relative à la route. Si du côté canadien, les abords de la frontière sont déserts, du côté américain, le potentiel touristique du lac est exploité. De nombreux resorts aux panneaux de bois défraîchis par les hivers rigoureux animent les bas-côtés. En cette saison, la plupart sont fermés, tout comme les baraques à burgers, mais il est aisé d’imaginer l’animation estivale. Nous traversons notre première grande ville américaine, Duluth, aux maisons bourgeoises et aux énormes cheminées industrielles. Preuve que nous maintenons le cap vers l’ouest, nous gagnons une heure.

Adopt a Highway ! Visiblement ils n'ont pas payé depuis longtemps… L’arrivée à Fargo, dont le nom nous est familier sans vraiment que l’on sache pourquoi, est la porte d’entrée vers les états dont nous attendons le plus, au cœur de l’Amérique profonde. La ville a conservé quelques beaux bâtiments de l’époque de la conquête de l’ouest : une vieille gare et sa belle horloge, des façades en briques ornées de frontons sur lesquels on devine des inscriptions délavées. Nous entrons dans le Midwest! Amanda, l’une de nos hôtes, nous a préparé un repas typique du Minnesota, en fait typique de Scandinavie, car comme 850 000 habitants, -17% de la population de l’état- elle appartient à la communauté norvégienne. Après une bonne nuit, nous reprenons la route pour une longue étape. Le paysage devient monotone. Le Dakota du nord déploie ses plaines sur des centaines de kilomètres, durant des heures. Les routes sont si droites que nous voyons à 7km en avant, à l’horizon. Le ciel, bleu profond, paraît immense. Balayée par les vents violents sur les plaines agricoles, la neige s’est parfois emparée de la route, seule tâche de couleur sur l’immensité blanche. Tous les 30 km environ, la traversée d’un village -soit quelques maisons, une ferme, une station essence aux pompes hors d’âge, et généralement un château d’eau avec le nom du village inscrit dessus-, devient un divertissement. Nous ne croisons personne sur la route, hormis des troupeaux de biches sauvages. Magique. A nouveau, nous gagnons une heure en arrivant à Rapid City, porte des Blacks Hills, et du Mont Rushmore dans le conservateur Dakota du Sud. Les Blacks Hills, dont le nom fait référence à la couleur sombre des pins qui les recouvrent, sont considérées comme sacrées par les Sioux. Elles sont les premiers reliefs que nous arpentons. C’est dans ces blocs de granite déchiquetés qu’est sculpté le célèbre Mont Rushmore, cette sculpture de 18m de haut des présidents G. Washington, T. Jefferson, T. Roosevelt et A. Lincoln. Pour moi, le lieu représente à la fois le mythe et le kitch américain, et la mise en scène avec l’allée aux drapeaux des 51 états vaut autant que la sculpture en elle-même. Un peu plus loin sur la route, nous entrapercevons Crazy Horse, un colosse de pierre en construction. Débutée en 1948, la sculpture représentant le chef amérindien sur son cheval mesurera, à terme, 172m de haut, dont 27m rien que pour le visage. Elle deviendra la plus grande sculpture au monde.

Les Black Hills, Dakota du sud La route que nous empruntons à travers les Black Hills est sublime. C’est aussi l’une des premières fois que la neige a disparu des routes pour laisser place à la végétation d’un jaune profond et ce depuis… 3 mois maintenant. Nous découvrons les premiers ranchs. C’est toujours étonnant de voir à quel point la réalité est proche des images que nous avons ou que nous nous faisons des choses. Au milieu d’openfields, l’entrée des ranchs est signalée par ce typique porche fait de trois troncs mis à nu, parfois ornés d’un squelette facial de buffle. Ces énormes chalets de bois sont isolés mais ils jouissent d’une vue époustouflante. Les kilomètres défilent au rythme de la musique country d’une des 100 radios de cow-boy que nous captons dans ce désert, et les collines laissent maintenant place à d’immenses plaines.

Nous entrons dans le Wyoming, le cowboy state. Et cela se ressent à chaque station service où nous nous arrêtons : stetsons à l’horizon, santiags à terre, vêtements camouflages et pick-up à profusion. Les couleurs sont belles, le ciel tantôt tourmenté et sombre tranche avec l’herbe dorée qui reçoit quelques percées de soleil. Un petit stop à Gillette pour une photo souvenir, et nous reprenons la route en direction de Cody, à travers les collines du Wyoming et les reliefs de la Big Horn National Forest. Pour la première fois depuis notre départ, nous empruntons une route de montagne, et ce dans les meilleures conditions : la neige se met à tomber tout comme le brouillard. Très rapidement nous arrivons à 1500m d’altitude, la route est à nouveau plate mais nous essuyons une tempête. Les bourrasques de vent renvoient la neige sur la route, tandis que nous nous engouffrons dans un canyon à la tombée de la nuit. Tempête de neige sur les Black Hills, WY

Nous arrivons, vivants, de nuit, sous d’énormes flocons et une route cotonneuse à Cody, cité de 8 000 âmes, fondée par Buffalo Bill, chasseur de bisons et fondateur du spectacle Buffalo Bill’s Wild West qui s’est produit jusqu’en France ! La visite de la ville est rapide, un tour par l’hôtel Irma ouvert par la fille de Buffalo Bill s’impose. En ce dimanche, les familles du coin sont venues déguster un copieux brunch dans le cadre authentique du salon aux trophées de chasse et au bar de cerisier offert par la reine Victoria. Les cow-boys existent vraiment. Nous décidons de rejoindre Bozeman dans le Montana, notre prochaine étape, en traversant le Parc National de Yellowstone. A cette époque de l’année une unique entrée est accessible. Trop excités à l’idée de pénétrer un sanctuaire si mythique, nous nous trompons de route sur près de 80 km. Ce détour nous a néanmoins offert des paysages spectaculaires que nous n’avons retrouvés nulle part ailleurs. Nous voici longeant le Buffalo Bill Réservoir et remontant la rivière Shoshone, à travers ces paysages montagneux arides, aux strates roses et vertes percées par une rivière semi gelée, semi bleu glacier. Les paysages sont fascinants, les Rocheuses se dévoilent au loin. Dans les plaines, le jaune des herbes hautes côtoient le blanc immaculé des sommets. La luminosité est surréaliste. Une erreur de route bénéfique, Wyoming

Maintenant sur la bonne route, notre itinéraire est à nouveau modifié à cause des conditions climatiques. La route est fermée sur les derniers kilomètres rejoignant le parc, reportant à plus tard notre découverte d’un des plus célèbres et du plus ancien Parc National au monde. Mais cela ne suffit pas à entacher notre enthousiasme, nous nous apprêtons à passer une après midi typiquement américaine. Nous sommes dimanche 6 février et aujourd’hui, 111 millions de téléspectateurs regardent le super bowl, la finale du championnat de football américain. Par chance, Duncan, notre hôte de Bozeman nous invite à se joindre à ses amis pour prendre part à l’événement sportif le plus regardé aux Etats-Unis. Et le show est à la hauteur de nos espérances ; pas sur la pelouse, dans le salon. Une vingtaine de jeunes américains papotent plus qu’ils ne regardent le match, et pour cause, avec une coupure pub tous les arrêts de jeu soit toutes les 5 minutes, rester concentré sur l’action est quasi mission impossible ! 30 secondes de spot publicitaire coûtent 2,7 millions de dollars. Rapporté à la seconde, cela revient à 90 000 dollars. Rien d’étonnant donc de voir des publicités aux airs de courts-métrages hollywoodiens ! ( Beautiful British Columbia

Quelques minutes après notre arrivée chez Duncan, nous apprenons que Swift IIIème du nom, son coloc et donc notre hôte s’est blessé à la jambe après avoir sauté une barre rocheuse en ski…Rien de grave finalement puisqu’il nous rejoins rapidement et se prend à faire des roulades sous l’effet de tous les antidouleurs qui lui ont été administrés. Il règne une effervescence extraordinaire dans cette maison. Nos hôtes et leur entourage, tous animés par leur passion du ski, par la découverte de nouvelles faces, mènent une vie saine et nous entraînent dans leur quotidien rythmé par un énorme petit déjeuner à base d’omelette, de pancakes, de bacon, de steak de biche chassée par Swift lui-même. Après une bonne journée de ski (de 9h à 16h) il est temps de prendre le premier dîner, non non, pas le goûter, le premier dîner, avec pates au menu. Vers 20h vient le deuxième diner, légumes et viande, cookies. A 22h30 tout le monde dort. Nous sommes visiblement arrivés pour les meilleurs jours de la saison, il a beaucoup neigé dernièrement et toutes les personnes que nous rencontrons nous rappellent à quel point nous sommes chanceux. Plusieurs stations se trouvent à proximité de Bozeman, mais notre choix se porte sur Bridger Bowl, à ma connaissance la seule station de ski à but non lucratif au monde et par conséquent la moins chère que nous ayons trouvé : 47 dollars. C’est aussi l’une des régions qui reçoit le plus de poudreuse au monde, mais chut, ça c’est un secret ! Nous découvrons la façon dont sont conçues les stations nord-américaines et il y a de quoi justifier l’addiction. Le skieur bénéficie d’une liberté totale sur l’ensemble du versant et les conditions de sécurité sont assurées partout. Le skieur peut ainsi exploiter tout le territoire et de ce fait être plus proche de la nature. Les pistes damées sont minoritaires, « l’entre-piste » ou finalement tout le versant non damé est le plus plébiscité, le ski au milieu des sapins est magique. Enfin, pour les plus aguerris, les sommets sont un terrain de jeu exceptionnel. Un beacon (émetteur à conserver sur soi en cas d’avalanche) est obligatoire pour entrer dans la zone et l’ascension à pied s’impose. Très physique mais indescriptible selon Grégoire, qui a pu expérimenter, grâce à Duncan, un ski plus extrême que celui que nous, commun des mortels pouvons pratiquer dans les stations en France. Grâce à Charlotte -une amie de Duncan-, travaillant au magasin de location de matériel, Béatrice et Grégoire ont pu essayé des skis deux fois plus larges que des skis traditionnels et bien plus adaptés à la quantité de poudreuse dont nous bénéficions. De quoi leur donner un air de pro rider pour un jour !

Depuis le sommet, la vue sur les larges plaines du Montana est à couper le souffle. Toutes les personnes avec qui nous partageons un moment à l’occasion des remontées en télésiège sont extrêmement friendly, et alimentent la réputation de l’état qui se veut plus libre et plus ouvert que la plupart des états américains. L’humeur est joyeuse, tous semblent apprécier ces « sunny powder day » comme s’écrirait Duncan. Et ils sont tous curieux d’une agréable façon, demandant des conseils sur les meilleures destinations en France, ce qui nous a amené à skier dans le Montana, nous faisant réaliser à quel point nous sommes privilégiés, en s’essayant à quelques mots de français. Plus politique, la plupart étaient curieux de ce que pensent les français, des américains, ayant l’idée qu’ils ne sont pas appréciés chez nous. Plus futile, nous avons partagé un télésiège avec le sosie de Brad Pitt….

Pour accéder à l’ensemble des photos : Free ski on Bridger Bowl, MT

Après ces deux jours d’activité physique très intense – car passer 8h par jour assis dans une voiture n’est pas le meilleur entraînement pour affronter la poudreuse-, le moment est enfin venu de découvrir Yellowstone. Nous pénétrons le parc par une grande porte de granite érigée au milieu de nulle part. Nous n’avons pas encore passé le porche que déjà, nous mitraillons les quelques bisons que nous distinguons à peine à l’horizon… Stupide réflexe de touristes ! Nous ne savions pas encore…Quelques mètres plus loin, de la fumée s’élève dans le ciel. A y regarder de plus près, nous découvrons la boiling river, dont le contraste avec la neige environnante est fascinant. Yellowstone compte plus de 10 000 sources chaudes et possède la plus grande concentration de geysers au monde, 200 environ. Malheureusement Old Faithful, le plus puissant des geysers, crachant des litres d’eau à 118°C à plus de 40 mètres de haut, n’est pas accessible à cette période de l’année, les routes d’accès n’étant pas déneigées. Peu importe, une autre attraction naturelle, les Mammoth Hot Springs, ces piscines en cascade de calcaire, nous permettent de mesurer l’incroyable activité géothermique qui gronde sous nos pieds. Des fumerolles s’échappent de sous la neige…Le contraste entre l’épaisse couche blanche immaculée et les arbres aux airs de végétation des climats secs, quand il reste autre chose que le tronc, est incroyable. Les Mammoth Hot Springs Nous reprenons la voiture et roulons à travers ce parc de près de 9 000 km², à la recherche de la faune qui fait la réputation de Yellowstone. Nous sommes à l’affût du moindre mouvement, de la moindre tache à l’horizon. Puis, au détour d’un virage, ils sont là, ceux que nous voulions voir, ceux qui représentent tant ces états du Midwest : les bisons ! Nous les observons d’abord aux jumelles à une centaine de mètres. Ils ont l’air pataud, dorment, paissent ou restent immobiles. Ils sont mythiques mais loin d’être hyperactifs. A côté, un élan, majestueux nous donne le plaisir de rester immobile suffisamment longtemps pour que nous puissions observer la finesse de ces bois et sa grâce comparée à la lourde silhouette des bisons. Des coyotes se baladent à travers la plaine. Nous continuons à nous enfoncer en espérant croiser des loups ou peut-être un ours (tout en sachant qu’ils hibernent), mais qui sait ? Notre voyage prend des airs de safaris, des voitures sont arrêtées sur le bas-côté pour observer les différents versants dans l’espoir d’y voir de la Wildlife. Pourquoi regarder au loin, un troupeau de bisons est planté au milieu du chemin à 10m ! Nous nous arrêtons pour les observer. Ils marchent vers nous, comme tout piéton classique, et nous croisent avec un air complètement indifférent. Ils sont maintenant à 1,50m, nous les observons à travers la fenêtre et j’ai la curieuse sensation d’être dans la scène du T-Rex de Jurassic Park. Watch : wildlife on road Nous finissons cette incroyable journée par un bain dans la boiling river. Au croisement de la Galatin River -froide- et de la Boiling river -bouillante-, des sortes de piscines chaudes, nous avait-on dit, ont été créées par des locaux. Certes il fait -15°c dehors, mais l’opportunité d’un bain naturel à Yellowstone sous la neige, sous le regard d’un troupeau d’élan femelle, ne se représentera peut-être pas une deuxième fois dans notre vie. Nous plongeons courageusement. Par manque de discernement, et comme nous ne sommes pas locaux, nous choisissons évidemment le spot-arnaque. Nous voici donc dans cette inconfortable position, recroquevillés au milieu d’une piscine de 50cm de profondeur à essayer de glisser à la fois nos jambes, notre dos et nos épaules dans l’eau dont la température varie de +40°C à 10°C selon de sournois courants dont nous ne comprenons pas le comportement. Le choix est difficile à faire, une épaule hors de l’eau vaut-elle mieux qu’une jambe à l’air ? Pire ! Il faut maintenant songer à la sortie. Nous réalisons qu’une épaule à l’air comparé à tout le corps n’est pas si mal et restons bloqués dans cette eau à l’odeur de souffre quelques temps encore. 10mn plus tard, nous affrontons le regard des élans moqueurs. Nos corps fument. Bienheureux nous découvrons avec amusement le confort des piscines adjacentes où quelques habitués couverts jusqu’au cou, n’ont pas l’air de souffrir de l’eau froide…Au moins, nos courbatures ont disparu. Pour notre dernier soir à Bozeman, tout le groupe nous entraîne dans un bar « cowboy » local pour un cours de 2 step, un pas de western dance, qui se danse en couple à base de slooow slooow quick quick slooow slooow quick quick etc…Nous n’avons ni les bottes, ni le chapeau mais cela ne nous empêche pas de nous prendre au jeu. Brennan, la 3ème coloc et Duncan nous font une démonstration bluffante, car en plus d’être d’excellents skieurs, ils sont de parfaits danseurs country. L'équipe de Bozeman !

C’est pleins d’histoires et avec une certaine tristesse tout de même, que nous quittons Bozeman et ses joyeux skieurs gastronomes Duncan, Swift, Brennan, Charlotte, Théo et les autres. Mais le voyage continu et promet des paysages toujours aussi sublimes. En chemin pour Whitefish, dernière étape américaine, et porte du Glacier National Park, nous faisons quelques arrêts à Butte, Deer Lodge et Missoula, qui ont conservé de nombreux artéfacts de la conquête de l’or. La visite du Glacier National Park, le lendemain est expéditive, peu de chemins sont accessibles sans raquettes. Mais la route panoramique Going-to-the-sun road n’en est pas moins époustouflante. Quelques heures plus tard, nous revoici au Canada après un passage de frontière expéditif. Nous réalisons à quel point la politique d’immigration est différente de part et d’autre, surtout lorsque le douanier nous lance, avant de nous laisser repartir, un amical « Oki Doki » ! De ce côté de la frontière, les Rocheuses sont plus impressionnantes, les vallées, plus étroites qu’aux Etats-Unis, et les routes sont creusées au fond de canyons. Après un stop à Canmore pour la nuit, nous partons à la découverte de lake Louise, un de ces célèbres lacs alpins aux eaux turquoises, encadrés par des glaciers des Rocheuses. Une carte postale du paradis. L’hiver, le froid et le brouillard nous offrent un tout autre spectacle. Le lac gelé, est couvert d’une épaisse couche de neige, et la vue n’est dégagée qu’à 50m à peine. Lot de consolation, nous avons au moins pu marcher sur Lake Louise et nous nous apprêtons à découvrir Revelstoke, une station de ski mondialement reconnue pour sa poudreuse, ses pistes très pentues et ses sapins. Curieusement la station a une longue tradition de ski, mais les premières infrastructures n’ont été inaugurées qu’en 2007. Auparavant, seuls les privilégiés pouvant s’offrir le remorquage par Caterpillar voire par hélicoptère pouvaient jouir de ces versants. Les pentes de Revelstoke, BC

Mais je m’avance un peu, car nous sommes loin d’être arrivés à Revelstoke, pourtant qu’à une centaine de kilomètres. L’autoroute est fermée pour cause d’avalanches. Il fallait bien que nous subissions un quelconque contretemps, la route a été trop facile jusqu’à présent. Par chance c’est à Golden, la ville la plus intéressante du Canada, que nous restons coincés 28h durant. Cela nous offre l’occasion de visiter Kicking Horse un resort de ski plutôt luxueux et le choc est extrême: d’admirer les files de camionistes comme disent les québécois, d’explorer son Mac Donald, deux fois, ses stations services gabarit camion, et son motel super 8 super cher. Après 28h d’attente, la route ré-ouvre enfin, et l’heure de trajet qui a suivi nous a permis d’expérimenter les propos d’une québécoise, je cite « attention aux camionistes pour qui vous n’êtes que des moucherons ». Et malgré la taille du Titan, à côté des double-camions américains roulant à 100km/h, je me sentais une puce ; la pluie battante, les phares éblouissants et l’étroitesse des routes n’aidant pas. L’arrivée à Revelstoke est un soulagement. La journée de ski du lendemain est passée rapidement, les dernières remontées ferment à 15h! La station étant récente, les télésièges et télécabines sont bien différents de celles des années 70′s de Bridger Bowl ou de Bromont à Montréal. L’ascension dans les télécabines, nous fait apprécier le dénivelé. La neige est plus difficile a skier, technique exigée, mais de notre jugement (relatif) de skieur, le potentiel de la station est énorme. C’est la raison pour laquelle un milliard de dollars a été injecté pour faire de la station l’un des plus grands resorts d’Amérique du Nord. Après cette bonne journée de ski, nous passons la nuit à Vernon, à 500 km de notre destination finale. Notre dernière étape est Whistler, la célèbre station de ski qui a accueilli les Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Les paysages que nous traversons sur ces derniers kilomètres sont peut-être les plus incroyables que nous ayons traversés : des openfields se muent en plaines vallonnées, puis des fissures dans le sol laissent échapper des monts puis des montagnes, une rivière qui au fur et à mesure des kilomètres voit son lit s’élargir, puis devenir plus profond jusqu’à la découverte de réels canyons, arides. Un canyon parmi les rocheuses, BC

En avançant, la végétation réapparaît petit à petit sur le flanc des montagnes. Les paysages désertiques se métamorphosent en paysages alpins. S’offre alors à nous, un panorama paradisiaque : un lac à l’eau vert émeraude aux pieds des montagnes, un lake Louise en somme. Nous en profitons pour nous concocter notre déjeuner au réchaud et profiter de la vue. Bientôt les sombres sapins recouvrent les montagnes, tout comme la neige. Le ciel bleu devient blanc et l’asphalte disparait sous une couche de neige dès lors que nous approchons Whistler. 100 km séparent ces deux zones et les climats sont aux antipodes. Il neige maintenant à gros flocons. Nous arrivons dans la très prisée station de ski sans avoir d’hébergement. N’ayant eu aucune réponse positive de couchsurfing, nous tentons notre chance dans une auberge. Elle nous propose trois lits dans un dortoir pour 40 dollars par personne. Indécent! Nous réfléchissons à repartir directement pour le premier « village » située à 70km de là en direction de Vancouver. Mais après quelques secondes de réflexion, nous décidons de nous offrir une chambre dans un hôtel au cœur de Whistler. Après toutes les économies réalisées durant la traversée, et parfois l’inconfort subi, nous le méritons bien. Nous voici donc installés comme des pachas, au Listel Hôtel, où nous profitons du jacuzzi et de la piscine extérieure sous la neige. Le lendemain, nous flânons dans l’agréable station avant de prendre une dernière fois la route à bord du Titan. Tous les souvenirs s’entremêlent déjà. Il va nous falloir quelques temps pour revenir à la réalité après cette incroyable et inoubliable aventure qui nous a offert des paysages surprenants, à travers des territoires mythiques.Je pense aussi à toutes ces petites choses qui ont participé à notre quotidien, à la musique qui nous a accompagné durant ces heures de routes, à ces déjeuners improvisés au milieu de nulle part, à ces considérations météorologiques quotidiennes, aux litres de café à 50 cents des stations services perdues, à toutes les pauses photos. 17 jours de voyage à bord du fidèle Titan, durant lesquels nous avons pu apprécier la grandeur de la nature, tout comme la générosité de nos hôtes, des gens toujours intéressants, dont nous avons beaucoup appris sur le système de santé, l’éducation, sur la politique, sur l’intégration des indiens, sur la culture de manière générale, avec qui nous avons expérimenté le beer pong et le shotgun, deux jeux de la culture American Pie, ou les petits déjeuners œufs-bacon-pomme de terre, qu’on devrait importer en France… Une station essence au milieu de nulle part… Dakota du Sud, USA

Je pense à Rita, sa bonne humeur et son ukulélé, à Kate guide d’ours polaire et ses histoires et au repas que nous ont offert ses colocataires après une longue route; à Alfred géologue et grand voyageur, à Dave et Mélanie, poète et comique et à leur connaissance de la culture amérindienne, à Derek et ses incroyables aventures à vélo à travers le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Mention spéciale à Amanda, pour qui la rencontre a dû être la plus bénéfique au vu de tous les préjugés qu’elle avait. Non, les françaises ne portent pas toutes des talons hauts ou de la haute couture, et non tous les Africains ne sont pas noirs et n’ont pas nécessairement les cheveux crépus. Mais après tout, la découverte et la confrontation de cultures n’est-ce pas ça l’essence du voyage ? L’excitation de découvrir enfin Vancouver, cette ville considérée comme la plus agréable à vivre au monde depuis 5 ans maintenant, reprend rapidement le dessus. Sur la Sea to Sky, ou devrais-je dire la Sky to Sea Highway, vu la configuration, le trafic se densifie tout comme l’urbanisation. Nous approchons la grande ville. L’autoroute est percée dans la montagne, et surplombe l’eau qui pénètre les terres en des centaines de rias. Des îles se détachent, sur lesquelles d’immenses maisons laissent r��veur. L’air devient plus humide, la végétation plus luxuriante. La forêt est plus épaisse, les arbres sont immenses et les fougères à leur pied, disproportionnées. Au loin, nous entrapercevons la silhouette des buildings de downtown. Nous arrivons par North Vancouver, banlieue développée par la famille Guiness, reliée au centre-ville par le Lion’s Gate Bridge, un pont à suspension, aujourd’hui un symbole de la ville. La traversée du Stanley Park, poche de végétation préservée et sauvage tranche avec les premiers buildings de verre modernes que nous découvrons. Nous roulons quelques minutes dans ces rues aérées malgré une architecture en hauteur et arrivons rapidement à l’auberge, au cœur de downtown. Il est maintenant tant de prendre nos marques dans notre nouvelle ville, mais ça, c’est une autre histoire… British Columbia – the Best on earth

et voilà notre reportage vidéo de notre traversée

longue version : http://vimeo.com/23464678

courte version : http://vimeo.com/22007654
Open
ML
Mlefevre 11 years ago
Canyons colorés, cimes enneigées, l'ouest USA au printemps
Tout le récit en images en cliquant ici

Ce 4ème voyage dans l’ouest américain s’est décidé seulement 2 mois avant le départ, Fred ayant l’opportunité de faire un voyage professionnel à Las Vegas et sachant que je suis toujours prête pour cette destination, nous en avons profité pour bourlinguer pendant 2 semaines (du 24/04 au 09/05/14) aux alentours (enfin…vu d’ici hein !) Je me suis vite replongée dans ma doc pour réaliser que cette fois j’avais envie d’un voyage un peu différent : pas d’enfant, seulement 2 semaines, un planning pour la 2ème semaine connu seulement 3 semaines avant le départ (fonction des contraintes de dates pour Fred à Las Vegas), un voyage au printemps alors que nous ne connaissons l’ouest que sous la chaleur torride de l’été.

L’occasion de sortir des sentiers battus, avec la souplesse que permet un voyage à 2, avec une météo plus propice à la randonnée au sud et l’occasion de profiter de la fin de l’hiver plus au nord (le Yellowstone sous la neige me tente depuis un moment …)

Je me dépêche de réserver les vols, directs au départ de Francfort vers Las Vegas avec Condor, chers vu la saison : 940 €, achetés 7 semaines avant le départ.

Depuis….longtemps j’ai envie de découvrir the Maze, cette partie reculée de Canyonland NP, située à l’ouest de la Green River et du Colorado. J’ai d’abord envisagé d’y aller en 4X4 de location mais les 6h de piste difficile, l’incertitude quant aux qualités (ou non !) de notre 4X4 de location, la perspective de se taper 2 jours de piste fatigante sur un voyage de 2 semaines et enfin la lecture de ce passionnant récit http://backcountrypost.com/...to-water-canyon.903/ m’ont décidé à préférer un accès en bateau. Il est possible de trouver des sources dans the Maze et donc de s’y déplacer à pied, la voiture n’est pas indispensable et on peut ainsi s’affranchir des pistes et s’enfoncer dans le wilderness. Tex’s Riverways, très réactif, nous propose la navette aller-retour de Potash Bottom près de Moab à Spanish Bottom porte d’accès à The Maze par le fleuve Colorado pour 100 $/personne. Nous tombons d’accord sur les dates (ils emmènent très peu de randonneurs mais récupèrent presque tous les jours de nombreux canoés qui achèvent leur descente de la Green River ou du Colorado avant les dangereux rapides de Cataract Canyon) et je réserve des backcountry permits (aucune difficulté, à la différence des permits pour les campsites accessibles en 4X4) pour 3 nuits soit 4 jours de randonnée.

Nous aussi avons bien envie de descendre la Green River en canoé (surtout depuis que marie 31 sur VF m’en a parlé ! Merci Marie !) 3 possibilités : -9 ou 10 jours de Green River à Spanish Bottom (on craint de s’ennuyer, on n’a pas le temps et il faut un permis, très prisé) -4 ou 5 jours de Mineral Bottom à Spanish Bottom (comme pour le trip précédent, permis difficile à obtenir) -4 jours de Ruby Ranch à Mineral Bottom avec permis en nombre illimité (pour Labyrinth Canyon Section donc) car on s’arrête avant d’entrer dans Canyonland NP. Tex’s n’est pas dispo pour la navette. Nous nous tournons donc vers Tag a Long : 275 $ pour la navette par la route jusqu’à la mise à l’eau à Ruby Ranch, la récupération toujours par la route à Mineral Bottom, la location d’un canoé pour 4 jours (+ toilettes portables + firepan (« plat » à feu) rendus obligatoires par le BLM (Bureau of Land Management) en vertu du principe du leave no trace)

Je me penche ensuite sur mes envies de Yellowstone et découvre qu’une bonne partie des routes ouvre le 02 mai (pas toutefois l’accès sud depuis Grand Teton NP, entre autres, la totalité des routes n’ouvre que le 09 mai) D’après mes plans nous pourrions y être le 03 mai au soir et par chance il reste des disponibilités pour se loger à Old Faithfull le 04 et Mammoth Hot Springs le 05 : je réserve sachant qu’on peut annuler sans frais jusque 48 h avant (en cas de grosse flemme ou de prévisions météo pourries par exemple). Bien sûr ça va nous faire une trotte pour si peu de temps sur place, puisque Fred doit être à Las Vegas le 07 au matin. Tant pis, on n’est pas raisonnable et on réserve pour Fred un vol depuis Cody le 06 qui lui permet d’arriver en milieu d’après-midi à Las Vegas. (avec Delta, 152 $ avec juste un bagage cabine)

Notre vol de retour étant le 09 mai, ça me laisse le temps de ramener la voiture à Las Vegas. Je me fais plein de plans de parcours de retour, afin de choisir en fonction de la météo. 14h de route au plus court depuis Cody dit Google Maps, heureusement que j’aime conduire! Je me réserve la possibilité de repasser par Yellowstone, voire par Great Basin NP, tout dépendra du temps et de mon humeur…

Je réserve la voiture chez Alamo via Autoeurope : 15 jours pour 466 € pour un Rav 4 (assurances max et plein inclus).

Les grandes lignes du voyage étant décidées, je me lance dans les détails de la préparation avec la collecte des points GPS importants pour les randos prévues.

Vient ensuite la préparation du matériel, aussi compact et léger que possible surtout pour les 4 jours de backpacking dans the Maze, un peu plus « confort » pour la partie canoé, multicouche en ce qui concerne les vêtements car l’étude des statistiques météo sur http://www.wunderground.com/ indique qu’il faut s’attendre à tout, de la neige aux températures déjà caniculaires, d’autant que nous visiterons des endroits distants de plus de 1000 km du sud au nord.

Notons au passage le poids ridiculement bas autorisé par Condor en bagage cabine : 6 kg seulement ! Et ils contrôlent…pas avec la même intransigeance que Ryanair heureusement… 23 kg comme tout le monde pour le bagage en soute. On est tout juste dans les clous (faut dire qu’on emmène des lyophilisés pour quasi 1 semaine, ça ira mieux au retour !)

Finalement et pour une fois ( !) le jour du départ arriva très vite. Place au récit….

Jeudi 24/04 /14 J1 Après avoir survolé l’Europe, l’Océan Atlantique Nord, les 4/5 du continent nord-américain, nous survolons enfin le Nevada, c’est le désert à perte de vue… Soudain nous dépassons le Lac Mead, survolons pendant quelques secondes les faubourgs pourtant si étendus de Las Vegas et quelques instants après nous fonçons vers le centre-ville et ses immenses buildings : la piste est en plein centre-ville ! Il faut dire qu’ici il fait si chaud une bonne partie de l’année que tout le monde vit en vase clos avec la clim, fenêtres closes (impossibles d’ailleurs le plus souvent de les ouvrir…) L’avion est ponctuel mais les formalités douanières trainent en longueur (plus de 1h30). Nous récupérons enfin la voiture, en 2 secondes pour une fois car nous sommes les premiers au guichet et nous fichons pas mal des caractéristiques techniques de la voiture. On prend un RAV 4 tout neuf avec 280 miles au compteur, pas 4X4 mais ça n’a pas d’importance. Pour une fois les pneus sont en bon état car neufs ! Pas question de mollir…nous avons un peu dormi dans l’avion et c’est tant mieux car nous filons à présent vers Bryce Canyon NP où nous arrivons crevés vers 21h après 4h de route. Check in rapide au Ruby’s Inn où j’ai réservé une chambre il y a quelques jours. Nous sommes debout depuis 25h, on achète de quoi dîner rapidement dans la chambre à l’épicerie de l’hôtel, du gaz pour notre réchaud et hop au lit après avoir avalé un Stilnox (chez nous il est 6 ou 7 h du matin…) Vendredi 25/04/14 J2 On se réveille presque frais et dispo vers 6h (décalage horaire aidant). Gros petit déjeuner au Ruby’s Inn avant de partir randonner sur Fairyland Loop. Nous avons déjà visité Bryce mais cette randonnée est une première pour nous. Fin avril et à cette heure matinale, il n’y a quasi personne. A noter pour ceux que ça intéresserait que les campgrounds sont pleins mais ça ronfle encore. Cette partie du parc nous a semblé moins minérale que plus au sud. On prend notre temps pour parcourir les 13 km de la rando, démarrée vers 7h du matin (le Ruby’s Inn est juste à l’entrée du parc) qui se déroule au sein d’un amphithéâtre vallonné, ponctué de cheminée de fées, de pins obstinés, de badlands colorés, d’arches improbables, de murailles dentelées, et dont la boucle se termine par un retour le long de la rim ce qui permet d’apprécier a posteriori le chemin parcouru. Très belle balade ! En route à présent vers Moab ! Après concertation et en dépit du temps qui se couvre, nous choisissons de passer par la très belle Scenic Byway 12 (5h17 selon google maps) plutôt que par l’autoroute (4h) Nous l’avons déjà parcourue plusieurs fois mais mille passages sur cette route ne suffiraient pas à s’en lasser. Pas de photos car ciel couvert. Souvenir…souvenir…on adore cette région du Grand Staircase Escalante ! A partir de Capitol Reef, l’atmosphère est jaunie par un violent vent de sable qui bouche l’horizon. Il y a un monde fou (tout est relatif) sur la route au sud de la I70. Nous sommes vendredi soir et on a l’impression que tous filent vers Moab où nous arrivons vers 18h. Quelle animation, un vrai zoo ! Il y a visiblement un rassemblement de vielles voitures ou de voitures bizarres en tout cas. Les gens sont installés en bord de route, vautrés dans de vieux canapés jetés à l’arrière de pick up déglingués et attendent visiblement The Défilé. C’est très bon enfant (d’autant qu’en Utah la consommation d’alcool est très réglementée) mais aussi très motorisé et vrombissant de partout ! Pas de doute, c’est plus tranquille en été… Nous faisons le check in à l’Inca Inn (je comprends au vu de toute cette animation pourquoi le prix des hôtels était si élevé quand j’ai réservé il y a une quinzaine de jours), filons au petit supermarché situé à l’entrée sud de la ville acheter fruits et salades pour le dîner de ce soir puis préparons tranquillement nos sacs-à-dos car le départ pour notre randonnée de 4 jours dans the Maze est prévu demain à la première heure. La météo prévoit un peu de pluie pour cette première journée puis du grand beau temps chaud avec 26°C mais des nuits très fraîches avec seulement quelques degrés au- dessus de zéro. Il s’agit simplement de réorganiser nos sacs car pour optimiser poids, volume et saveurs, et éviter les surprises gustatives j’ai fait le choix d’apporter notre propre boustifaille. Nous avons un sac de 8 kg chacun, sans compter l’eau, avec 4 jours de nourriture. On se couche de bonne heure, comme tout le monde ici à Moab semble-t-il car les rues sont maintenant revenues au calme. Boules Quiès de rigueur tout de même vu l’isolation…

Samedi 26/04/14 J3, J1 trek Nous arrivons à 7H30 chez Tex’s Riverways. Organisation très pro et bien rodée : notre voiture sera garée à l’arrière sur leur parking, nous embarquons aussitôt dans un gros bus scolaire jaune rien que pour nous et après 1/2h de route arrivons à Potash Boat Ramp où le jetboat est mis à l’eau en quelques minutes. Nous sommes les seuls passagers à bord. Le ciel est menaçant et je prends soin de m’équiper pour la pluie de la tête aux pieds. C’est parti pour 50 miles à 25 nœuds de moyenne : le froid se fait immédiatement sentir, d’autant qu’en plus on a un vent violent de face, on ferme les écoutilles du mieux possible. Puis la pluie annoncée arrive, légère puis plus intense, ça caille ! Nous dépassons plusieurs canoéistes réfugiés à terre car le vent violent et à contre-courant lève un clapot très gênant pour de si frêles embarcations. Le paysage disparait dans des nuées de pluie, je me mets en mode frileuse et me réfugie au fond du bateau entre 2 rangées de sièges et me couvre d’une banquette en skaï, tandis que Fred reste dignement assis à braver les éléments. Il n’a pas mis son pantalon de pluie et se retrouve rapidement trempé jusqu’à l’os en dessous de la ceinture, brrr… A « fond de cale » je devine que nous arrivons à Spanish Bottom quand le bateau ralentit enfin après 2 heures de tape-cul frigorifiant. Une dizaine de personnes avec une montagne de matériel attend stoïquement sous la pluie de pouvoir embarquer. Nous débarquons en un clin d’œil, déplions nos bâtons de marche et levons les yeux vers la falaise. Bon ben, c’est par là…allons-y gaiment, ça va nous réchauffer ! Au bout d’une centaine de mètres, la pluie cesse… Un dernier regard sur la prairie fleurie de Spanish Bottom , puis vers notre bateau avec lequel nous avons RDV au même endroit dans 4 jours. La pente s’adoucit un peu et nous découvrons les Doll Houses qui pointent vers le ciel gris. A l’est le ciel est encore très noir mais le vent vient de l’ouest et… au moment où nous arrivons en terrain horizontal au pied des monolithes, le ciel bleu fait son apparition ! Quel timing ! Moi qui craignais de suer sang et eau dans les 300 m de grimpette depuis le Colorado ! Grâce à la fraîcheur, nous sommes montés tranquillement malgré nos sacs de 10 kg pour moi et 14 kg pour Fred. En effet, nous avons chacun 2 litres d’eau pour la journée (j’avais prévu 4l/personne mais compte-tenu de la température ambiante et de nos constations lors de la rando d’hier à Bryce, nos besoins sont finalement très inférieurs) et Fred a monté en plus un gallon (3,6 l) que nous cachons à un endroit où nous repasserons avant la 3ème et dernière nuit dans the Maze (tout près de la bifurcation vers the Granary que nous visiterons le 3ème jour) car il n’y a pas d’eau dans cette partie de the Maze. Les cartes du National Geographic (indispensables ainsi qu’un GPS) indiquent la présence de quelques sources dans le parc et j’ai conçu notre parcours en fonction de celles-ci. Arrivés en haut nous sommes rattrapés par un ranger qui nous demande nos permis (1ère fois que ça m’arrive, je ne pensais pas que ça se produirait par ici !) Nous lui exposons rapidement notre parcours, qu’il approuve et confirme mon intuition qu’avec toute cette pluie des dernières heures nous devrions trouver de l’eau assez facilement. Nous basculons enfin vers la piste menant au campsites 1 et 2 des Doll Houses Et la quittons aussitôt pour l’Overlook Trail Les nuages défilent à toute allure et Fred sèche rapidement (quelle tranquillité d’esprit de savoir qu’ici en climat désertique, rien ne reste mouillé longtemps !) Nous nous faufilons entre 2 tours et découvrons une vaste plaine ponctuée d’énormes blocs de sandstone. Petite pause à l’abri du vent alors que le ciel se couvre à nouveau. Nous allons marcher une petite demi-heure avec vestes et pantalons de pluie et le paysage est si bouché que je me concentre sur la flore printanière. Le sentier est bien marqué et balisé de cairns sur le slickrock. Nous reconnaissons au loin les Needles dans un écrin de pluie. Ici la pluie est rare mais elle s’accumule après avoir couru sur les collines de slickrock dans de miraculeuses petites oasis de verdure. Ailleurs elle reste prisonnière des potholes avant de disparaître en quelques jours sous l’effet du vent et du soleil. On se régale de ces gros cumulus joufflus (et lointains !) Le soleil refait quelques apparitions Et la flore profite bien de cette alternance Nous ne sommes pas allées tout au bout de l’Overlook Trail mais avons bifurqué à G un peu avant. Au SE les Needles à l’arrière-plan Et au SO Chimney Rock, notre étape de mi-journée de demain (à G de l’image à l’arrière-plan) La fin de l’étape du jour est proche, nous apercevons le fond de Water Canyon où se trouve une source. Il coule en effet un filet d’eau…nous montons la tente en vitesse car la pluie menace à nouveau. Puis Fred fait le plein d’eau pour le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain. L’avantage du filtre (en plus de sa fonction de…filtre) est qu’il permet de remplir une bouteille même si l’eau est très peu profonde. Sinon c’est à la cuiller ! Finalement compte-tenu de la météo du jour (pas plus de 15°C et beaucoup de vent), nous n’avons bu pour les 7 miles de l’étape (miles qui comptent double vu le nombre d’acrobaties nécessaires à la progression ! Mais c’est très ludique…) qu’un litre et demi à nous deux. On découvre ensuite une alcôve qui surplombe le ruisseau et hésitons à déménager la tente mais la flemme l’emporte (cette alcôve est quasi plate et on peut donc y dormir sans tente ni tarp à l’abri des intempéries) Il pleut un peu pendant la nuit mais au réveil la tente est sèche, même pas de rosée !

La suite bientôt...
Open
CA
Caussat 11 years ago · Jpg13
Escapade d'une journée à Newport (Rhode Island) depuis New York
M’étant posé quelques questions, je me permets ce petit compte rendu rapide si d’autres étaient intéressé(e)s. Les photos, c'est pour que ça fasse moins tristounet. Mais vous avez ou ferez les mêmes (ou mieux!).

Le contexte : Venant visiter New York une semaine pour la 5ème fois, nous souhaitions passer une journée « ailleurs ». Sur ce sujet j’avais envisagé la faisabilité d’une telle ballade. Nous avons fait le choix d’y partir directement à notre arrivée à JFK. Nous : un couple qui glisse gentiment vers la soixantaine, mais ça me semble réalisable pour tous profils, même en famille malgré la route.

Jour 1 (vendredi 17 avril 2015) :

Vol sans histoire, atterrissage avec 15mn en avance, passage de l’émigration à JFK en 10mn chrono (Oui, Oui, à JFK!!!) pourtant nous étions plutôt vers le fond de l’avion. Tout aurait pu s’annoncer bien pour prendre la route rapidement. Cependant : 1h15 d’attente en bout de piste car notre porte n'était pas prête pour nous accueillir, délais pour récupérer les bagages, tâtonnement et temps de métro aérien pour rejoindre le centre de locations de voitures (Avis, pour nous), problème du GPS loué qui bugue et qu’il faut retourner changer. Et donc nous quittons l’aéroport à 23h50 (6h moins 10 du matin heure française, soit globalement réveillé depuis 24h …) pour une arrivée théorique à 21h15. J’avais envisagé un départ à 23h : ça ne fait pas une grosse différence, mais tard le soir (ou tôt le matin !), il y a des minutes qui pèsent lourd. Surtout sur les paupières. Avantage : personne sur les routes !

Hôtel à Mystic (Connecticut, ça rajoute un état visité 😉). Arrivée à 2h30 du matin soit 8h30 heure française ! Etape choisie pour : - sa proximité de Newport tout en limitant le temps de route au départ de JFK - son offre hôtelière et un Days Inn très correct pour dormir 5h ($61 TTC petit déjeuner compris).

Jour 2 (Samedi 18 avril) : Réveillés tôt à cause du jet lag. Nous prenons notre temps et quittons l’hôtel à 9h. Sur le parking, je m’aperçois, oh horreur, que la voiture est bignée de partout, peinture rayée, sièges arrières tachés. Rien d’indiqué sur le contrat de location. Au retour je n’ai pas eu de soucis, j’attends de voir. J’y reviendrai en fin de sujet dans le paragraphe « Si c’était à refaire ».

9h à 11h : Visite rapide de Mystic Ayant appris après notre réservation que Mystic était une ville touristique (merci le forum !), nous décidons de faire un tour rapide. Le Seaport Museum nécessitant du temps que nous n’avons pas et l’accès coûtant $25 par adulte, nous nous limitons à quelques photos depuis l’entrée.



Puis balade en ville. C’est très agréable. Maisons en bois, vieux centre historique, pont à bascule. Nous nous régalons.







11h à 12h : Route directe pour Newport. On m’avait conseillé de prendre l’US1 qui longe la côte plutôt que l’Interstates 95. Nous décidons de le faire au retour si nous avons le temps, privilégiant la visite de Newport. Quelques jolis paysages en arrivant sur Newport.

12h à 18h : Visite de Newport. Nous décidons de ne pas nous arrêter au Visitor Center et allons directement visiter « The Breakers », la Mansion de la famille Vanderbilt. L’intérieur est superbe (j’ai trouvé les extérieurs limite austère), l’audioguide est très bien fait. Petite digression : Architecturalement parlant, rien à redire. Mais « éthiquement », nous accrochons moyennement : le but de ces demeures étant le « paraître », le « posséder plus que l’autre ».



Puis piquenique sur la plage (Frais mais grand soleil), balade le long des falaises.



Enfin, visite du centre (quelques difficultés pour se garer. Nous sommes samedi, il fait beau, il y a du monde !).



L’ensemble nous permettra d’avoir un aperçu (peut-être insuffisant) de la ville. Il est 18h, nous décidons de prendre la route du retour via l’US1 partiellement. Effectivement, de jolis paysages le long de cette route.

18h à 22h : Route jusque New York. Trafic soutenu mais fluide. A noter un accident plus spectaculaire que grave qui crée un gros bouchon. Etant dans les « premiers », nous passerons en une petite demi-heure, mais je pense que certains ont dû attendre bien plus longtemps. Nous ne sommes pas concernés dans ce cas, cependant : encore et toujours, prévoir de bonnes marges lorsqu'on doit faire de la route pour aller prendre un avion … Nous avons le temps de passer à l’hôtel faire le check-in avant de ramener la voiture. Parfait.

Très belle journée, tout c'est bien passé 🙂 🙂 🙂

Eléments pratico-pratiques : 1. Location véhicule J’ai choisi Avis car ils ont une agence ouverte 24/7 bien située sur Manhattan et donc pas de soucis pour le retour du véhicule. De plus, sur une loc d’une journée la différence est faible ! Véhicule loué : un SUV pour le plaisir (+ option GPS). Mais il est clair qu’un véhicule entrée de gamme est largement suffisant pour 2, même avec les valises. Distance parcourue : 616 km.

2. Coût de revient Hôtel : $61 Location : $57 (mais économise les $45 de taxi de JFK à l’hôtel) +$16 de GPS Essence : $42 Péages : $26 (Whitestone Bridge $8 Aller et Retour ; un péage à 2$ un peu plus loin, uniquement à l’aller Newport Bridge $4 A et R). A noter que j'ai fait le choix de payer en cash alors que le véhicule étant équipé d'un pass. La location de celui-ci ($4 pour 1 jour) aurait été amortie car le péage de Whitestone Bridge avec le pass est de seulement $5.5! Visite de « The Breakers » : $21 par personne. Il existe des billets pour « The Breakers » + une autre Mansion à $26 et pour les 5 Mansions à $33.

Si c’était à refaire : Déjà, précisons que c’est réalisable en l’état.

Point de vigilance particulier pour la route Aller Je déconseille généralement et évite de faire de la route après ce type de vol. C’est, me semble t’il, totalement à proscrire à qui n’aurait pas l’habitude des véhicules et routes aux USA (ça rajoute une charge mentale supplémentaire). Même si j’avais pris soin de ne pas être en déficit de sommeil avant le départ et de dormir pendant le vol, n’avoir pas vérifié le véhicule au départ et une dernière demi-heure de route difficile montrent que je n’étais peut-être pas au meilleur de ma forme. Enfin, prévoir large entre l'heure d'arrivée théorique de l'avion et l'heure possible de départ en voiture pour déterminer ce qui est réaliste, comme route, en fonction des propres limites de chacun.

Location du GPS Pour une journée, je n’ai pas voulu m’embêter à prendre mon GPS. C’est finalement une erreur. Déjà le montant de la location, même pour une journée, n’est pas neutre. Ensuite c’est compliqué de s’adapter à un autre appareil. Je connais bien le mien, je sais comment m’assurer que je suis bien sur la bonne route et avoir une vue globale du parcours. Notamment lorsque nous avons pris l’US1 au retour, ces fonctions m’ont manquées. Elles doivent exister, mais je n’avais pas de temps à consacrer à leur découverte ! Donc, à refaire et même pour une journée : je viens avec mon GPS !

Visitor Center à Newport Par peur de manquer de temps pour suivre notre programme, nous avons fait le choix de ne pas y aller. En fait, nous avons perdu du temps à chercher notre chemin, notamment lors de la visite du centre-ville. Ca nous a largement coûté le 1/4 d’heure que nous aurions passé à prendre quelques renseignements et un plan au Visitor Center. Donc, à refaire : je commence par le Visitor Center !

Durée du séjour Il pourrait mériter finalement d'y consacrer 2 jours en prenant plus son temps à Newport, notamment pour la visite d’une Mansion différente en style de « The Breakers » et en consacrant également du temps à Mystic et à l’US1. C’est, bien sûr, à contextualiser. Nous avons eu un temps superbe incitant aux promenades, notamment le long de la falaise. Le même séjour par mauvais temps et la journée pourra paraître longue ! Donc, à refaire : j'essaye d'y consacrer 2 jours. Mais si c'est impossible, 1 jour c'est mérité, malgré la fatigue générée.

A noter : en J3 (le dimanche), nous avons eu une journée assez chargée de balades dans NY : nous voulions absolument faire un dimanche à Upper Est Side, Upper West Side



et surtout à Central Park.



Aussi, tout cumulé : nous avons eu un gros coup de barre le lundi !

Quand prévoir ce circuit ? Avec les précautions indiquées pour la route Aller, je pense que c’était pour nous la bonne solution que de le faire en début de voyage. Y aller durant la semaine sur un A/R journée comme nous l’avions envisagé initialement, ça fait beaucoup de route. Le faire en fin de circuit peut ne pas être rassurant en cas d’aléas au retour pour l’avion (et puis le premier jour, lorsqu’on visite, on laisse 2 valises vides dans le coffre. Alors qu’en fin de séjour ...) Donc, à refaire : je refais à l'identique.

Hope that helps !
Open
TE
Tetr4h 11 years ago
Floride - Road trip - Août 2014
Bonjour,

Voici un aperçu de notre voyage en Floride , Road trip au mois d' Aout 2014. Durée : 16 jours. Novice sur les forums , je n'ai aucun lien vers aucun blog. Mais une bonne envie de vous partager mon voyage 🙂 Permier carnet de voyage, merci d' être indulgent.

1er voyage de couple pour nous 2, 1ere fois aux USA pour moi. Lui était déjà venu en Floride plusieurs fois.

Itinéraire réalisé :



Préparation :

A "l' arrache totale" ... Fouillage de google, blogs , forums & cie et repérage des choses à voir et à faire trois semaines avant de partir . Réservation des billets une semaine avant. ESTA fait in extremis ... impressions de e-tickets, tickets de réduction, info utiles etc un jour avant le départ ... idem pour nos bagages .. Planification très moyenne , nous partons avec : - un billet d' avion en poche , - des valises vides ( outlets NOUS VOILAAAA !!) , - un appareil photo en oubliant le cable usb pour le charger ... euh ... oui vous avez bien lu ..... ( no comment )...(donc oui, uniquement un appareil photo bas de gamme avec, uniquement un batterie pleine... ) , - un ordi portable qui sera trèèès utile sur place, - nos documents ESTA + passeports biométriques - une réservation de voiture chez Alamo + l' adresse de notre 1er hotel aux States

Bref ... ( Note pour moi-même --> toujours préparer son voyage à l' avance )

( à l' avance --> ce n'est pas 1 semaine avant !😇 )

Départ :

Aucune envie de monter sur Paris en train , prendre le métro pour se perdre et ne jamais arriver à temps à l' aéroport. Nous partons donc d' un aéroport de province poche de chez nous jusqu' à Frankfort International . Puis 2eme vol Frankort à Charlotte ( Douglas ) 3eme vol de Charlotte à Orlando International Airport.



WELCOME TO USA 😉



... les photos sont rares durant les trois premier jours ....
Open
EL
Elyzabeth 11 years ago · Pong
Mon séjour californien au jour le jour
Bonjour,

Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.

JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013

Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.

Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.

Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.

Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.

A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.

L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.

A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.

Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.

Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....

A suivre ...
Open
BA
BabouinenPA 11 years ago · Olivieredh
Une promenade dans l'ouest du Dakota du Sud et l'est du Wyoming.... (sept. 2013)
Deuxième carnet ici, après celui de St. Thomas et St. John, dans les îles Vierges (voyage de janvier 2015). Ce carnet-ci nous emmène dans le Dakota du Sud (aux USA) principalement, en 2013, la deuxième semaine de septembre (donc la semaine après celle du Labor Day). Présentation de Nous : un Mari, moi-même, et un Fiston qui avait 14 mois à l'époque et ne marchait pas encore …. Nous habitons aux USA et nous nous sommes décidés pour un voyage d'une semaine avec un fiston de 14 mois. Une des priorités était que nous allions visiter, certes, mais nous ne voulions pas que ce soit trop fatigant. Donc pas de voyage itinérant. Après plusieurs discussions, nous nous sommes décidés à prendre un vol direct pour ne pas avoir à gérer une escale avec Fiston. Donc, de notre aéroport de départ (nous habitons dans le nord-est), il n'y avait pas de vol direct pour Rapid City, SD, nous avons donc choisi d'aller directement à Denver, CO, avec United, pour ensuite monter vers Rapid City.

Premier jour : lever à 3h du matin, on est à l'aéroport à 6h30, on fait le check-in, on passe la sécurité, on se débrouille pas trop mal. L'avion doit décoller vers 8h45 et arriver vers 10h30. Il décolle plus ou moins à l'heure, beaucoup de bruit dans l'avion, Fiston pleure tant qu'il peut, il n'arrive pas à s'endormir. Quelque temps après, une hôtesse demande s'il y a un médecin dans l'avion, un monsieur se présente, et après une dizaine de minutes, le pilote nous annonce qu'on va atterrir en urgence à Indianapolis, IN. Le médecin suspecte un AVC, l'avion descend très rapidement, ce qui fait hurler Fiston (à cause des oreilles). Le malade et sa femme sont pris en charge à la descente de l'avion, personne ne sort, et finalement nous repartons (avec, à notre grand soulagement, Fiston endormi).



les plaines vues de l'avion

Nous arrivons vers 12h15 à Denver.



l'aéroport de Denver vu depuis la navette

Première étape, reprendre les bagages. Deuxième étape, aller chercher la voiture. Navette obligatoire, et c'est loin d'être facile avec un Fiston, 2 grosses valises, 4 bagages à main, et un siège auto …. Arrivée chez Advantage, nous avons mis pratiquement 3/4h à accéder un comptoir tellement il y avait de monde et peu de personnel … Une fois la voiture prise, les bagages mis dans le coffre, le siège attaché et le fiston ceinturé, nous sommes partis vers le nord (I 25). Pour rejoindre la I 25, il faut prendre la E 470 qui est payante mais où on ne peut pas payer par cash. Un an et demi après, je sais qu'on n'avait pas pris le télépéage, et qu'on n'avait pas pu s'arrêter pour payer, mais par contre je ne me souviens plus combien Advantage nous a fait payer en plus ... But de la journée : arriver à Rapid City, à 6h10 de là. Arrêt dans un restau pris par hasard le long de l'autoroute, arrêts pour l'essence et pour "se dégourdir les pattes", nous arriverons finalement vers 20h à l'hôtel, épuisés ….

Jour 2 : On décide de se reposer le matin vu notre état de fatigue, et on part vers le Wyoming en fin de matinée. But de la journée : voir Devil's Tower (qui se trouve à l'est du Wyoming, à 1h30 environ de Rapid City).



Beaucoup d'autoroute, pratiquement déserte, et une route peu fréquentée pour y arriver …



Enfin entrés dans le parc après s'être acquittés de notre obole … Nous ne ferons pas de randonnée du tout, la poussette ne passe à peu près nulle part, et nous n'avons pas de siège pour mettre Fiston dans notre dos. On peut quand même avoir un très bon aperçu de la tour …



le haut de la tour ...

Et on repart … On est restés assez longtemps pour le peu de marche qu'on a fait, mais il y a un je ne sais quoi qui nous a captivés. Le fait que ce soit loin de tout peut-être ?



Retour dans le Dakota du Sud ...



et détour par Deadwood ….



On s'arrête pour manger dans le Deadwood Social Club, peu de monde (il est 17h mais visiblement dans l'ouest, ils mangent plus tard ?), on prend des salades, pas mauvaises. Puis nous repartons, on se balade dans la rue principale.



On n'est, quand même, visiblement pas les seuls touristes …



Et nous décidons d'aller au cimetière Mt. Moriah.



Les "personnes célèbres" sont bien indiquées (on n'avait pas de plan, mais on n'a pas eu de mal à trouver !) …



Sur cette photo, Wild Bill est enterré à gauche (au pied de sa statue) et Calamity Jane est enterrée à droite, dans l'autre terrain grillagé.



Nous repartons par le sud, par la 385, et tombons sur quelques magasins de brocante. Nous n'avons rien trouvé à acheter (surtout qu'il aurait fallu ramener les achats en avion …) mais le coin est assez surprenant.



Ensuite, retour vers Rapid City, rapide restau et dodo.
Open
SO
Soocrate 11 years ago · Glll2012New
Premiers pas dans l'Ouest américain
Bonjour à tous !

Et un nouveau carnet au compteur de Voyage Forum ! Avec un peu de retard, je souhaitais vous parler de notre 1er voyage dans l’Ouest Américain, tellement chéri et attendu ! Un voyage intense qui restera dans nos mémoires, ça c’est certain ! 17 jours soutenus, et nous n’avons qu’une envie : repartir très très vite ! 😉

Je souhaitais tout d’abord remercier les membres du forum, pour leurs précieuses informations et tous leurs conseils. Et dire qu’il y a trois ans, je ne connaissais presque rien de cette région des Etats-Unis. Mais à force de recherches et de lecture, j’ai découvert Bryce, Zion, Antelope Canyon, Monument Valley… Bref, sans vous ce voyage n’aurait pas été si riche de découvertes ! Alors un grand MERCI 🙂

Malheureusement, je n’aurai pas le temps d’écrire un carnet de voyage complet et détaillé au jour le jour. J’ai décidé à la place d’écrire de petits résumés de nos impressions concernant les différents parcs et villes. Cela fait déjà 4 mois que nous sommes rentrés, et je n’ai même pas eu le temps d'écrire et poster ce carnet. Heureusement que j’avais tenu un petit notebook au fil du voyage, ça aide! Je profite donc des vacances de Noël pour m'atteler à la tache.

Pour résumer la situation, nous sommes deux étudiants de 21 et 23 ans, originaires d’Arras. Après 3 ans de jobs d’été et d’économies, nous sommes enfin partis à l’aventure ! En décembre 2013, je tombe sur une promo à peine croyable: vol multidestinations Paris>SF (escale à Dallas) et LA>Paris (escale à NY), en plein mois d'août, à seulement 600€/personne TTC!!! Sur le site d'Iberia, mais vols opérés par AA. Nous avons sauté sur l'occasion: une belle économie de faite!

Nous sommes partis du 12 août au 28 août 2014, et nous avons fait les « classiques » : San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Valley of Fire, Zion National Park (juste la Canyon Overlook Trail), Bryce Canyon, Page, Monument Valley, Grand Canyon. Un timing un peu serré et chargé, certes, mais la location de voiture nous a coûté très cher à cause de la taxe jeunes conducteurs, du coup on a dû se limiter en temps. Nous en étions conscients, mais on s’est dit qu’on reviendrait dans quelques années, quand on aurait plus de 25 ans, pour approfondir les parcs visités et découvrir encore plus de choses (notamment Yellowstone et Moab). Même si c’était court et fatiguant (il faut le dire, on est rentrés lessivés), c’était génial, et nous en gardons de supers souvenirs !



Une partie du voyage a été effectuée en bus (Megabus), pour les trajets SF-LA et LA-LV : ça s’est très bien passé, les bus ont toujours été à l’heure (voire en avance), ils sont très confortables et il y a le WiFi. C’est une solution économique pour éviter la taxe jeune conducteur de 25$/jour. Bien entendu il faut réserver les billets à l’avance pour les avoir à de très bons prix, sinon ça ne vaut pas le coup, et autant louer une voiture. Quand nous sommes allés chercher notre voiture (à LV) pour faire le tour des parcs, nous nous sommes sentis tellement, tellement libres ! Un vrai bonheur. Rien de comparable avec les transports en commun et Megabus! Mais bon, dans l'ensemble, nous nous en sommes très bien sortis à SF et à LA sans voiture, on n'a pas à se plaindre.

Petit aparté : Bastien s’est fait fouillé juste avant de monter dans l’avion à Paris (les agents l’ont pris à part lorsque nous étions dans la passerelle), ils lui ont demandé d’allumer tous ses appareils électroniques. Heureusement que nous les avions chargés. Juste pour info !

SAN FRANCISCO (12 août - 17 août)

Hôtel : The Grant Hotel : une solution économique à SF. Prix raisonnables, mais on a le minimum (un lit et une SDB). Pas de micro-ondes, ni de frigo. Situé dans le quartier de Chinatown. Vieillot mais propre.

Nous sommes restés 4 jours à SF, dont 3 jours à visiter la ville (nous sommes allés à Sausalito & Muir Woods le 4ème jour). Qu’est-ce qu’on a marché ! C’était les 1ers jours, alors nous étions encore plein d’énergie haha…

La première matinée sur place, nous faisons les « classiques » (Lombard St, Fisherman’s Wharf…). Un peu déçus par Lombard St. Trop de monde. Nous mangeons le midi sur Fisherman, et scrutons le Golden Gate Bridge. Il paraît si proche. Sur un coup de tête, on décide d’y aller. A pied. « Il n’est pas si loin, on y sera vite ! », « Au pire, on prendra un bus sur la route ». Oui bien sûr… Effet d’optique certainement, le pont est bien plus loin que prévu ! 3,7 miles nous dira Google Maps le soir même. Et aucun bus à l’horizon. La ballade est longue mais… géniale. Un des meilleurs moments du voyage, selon moi. L’aller-retour nous prendra l’après-midi complet. Nous longeons la plage, nous nous arrêtons souvent pour shooter le pont mythique. Il fait très beau, et le vent n’est pas trop frais. Nous prenons de très belles photos, la vue est magnifique ! Problème : le soleil commence à taper, mais à cause du vent, nous ne sentons rien… Et nous reviendrons rouges écrevisse à l’hôtel ! Premier jour, et déjà des coups de soleil, ça commence bien. Malgré cela, une des meilleures journées du séjour !





Les 2 autres jours, nous ferons Mission, Golden Gate Park, Filbert Street, Coit Tower, Chinatown, Alamo Square (où une des Painted Ladies est en rénovation… Pas mal les échafaudages sur les photos !), Upper Haight, Alcatraz (de nuit). Concernant Alcatraz, on a apprécié la visite, mais "sans plus". Ce n'est pas la chose qu'on aura le plus envie de refaire quand on reviendra! On a eu largement le temps de bien profiter de la ville et de voir beaucoup de quartiers, tout en prenant notre temps. Nous avons tout fait à pied, en cable car, en bus (pour aller au Golden Gate Park) et en métro (pour aller à Mission). C’est tout à fait faisable, la ville est bien desservie, et notre hôtel était assez bien placé pour rejoindre la plupart des incontournables à pied.



Le dernier jour, nous nous rendons à Sausalito en bus, mais nous n’y restons pas très longtemps, et prenons la navette pour Muir Woods. Nous avons adoré le parc. L’inconvénient, c’est le monde. Les séquoias géants sont impressionnants, ça vaut vraiment le détour si on a un jour « en trop » à SF ! Nous sommes revenus en traversant le GG Bridge à pied: beaucoup de vent mais à faire!



A venir: Los Angeles
Open
CR
Croisifan 11 years ago · Rinanella
Août 2014: Orages, moustiques et alligators, récit d'un voyage en Floride
Prologue En préalable, je vous propose une petite synthèse de ma préparation et du déroulé du voyage.

Les dates : Nous sommes partis à 4 (2 adultes et 2 ados) du 31 juillet au 25 août 2014.

Notre parcours :

Les guides des voyages : Guide Vert Floride : pour le côté culturel, les plans, les propositions de circuits à pied ou en voiture Guide du Routard Floride : pour les adresses et les commentaires décalés Guide Voir : pour les photos et les écorchés très bien faits.

Les récits de voyage et les blogs : (quelques uns que j'ai particulièrement aimé..., j'en ai parcouru des dizaines...) http://www.frontiereland.be/photos/floride.htm : celui qui m'a donné l'irrésistible envie de partir http://en-voyages.fr/amerique/floride-2/ http://www.carnetsdevacances.com/...ages/floride... : pour les photos, magnifiques... et sur VF le CR complet de Karibou77 : http://voyageforum.com/..._printemps_D4499465/ Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples pour préparer et patienter en attendant notre tour.

La location de voiture : Chez Hertz, une catégorie fullsize , avec Sunpass inclus. Les hôtels: A Miami : Loews Miami Beach (1601 Collins avenue) : en plein cœur de South Beach, tout près d’Espanola Way et de Lincoln Road Mall, avec un accès direct à la plage.

A Key West : Southernmost Hotel (1319 Duval Street) : tout au bout de Duval Street, à l’opposé de Mallory Square, avec le Southern most Beach Café directement sur la plage

A Naples : Bellasera Hotel (221 Ninth StreetSouth), en fait un système d’appart hôtel avec tout l’équipement cuisine et électroménager (notamment lave-linge et sèche-linge), en plus un service de navette gratuite dans un rayon de 3 miles (donc accès au Pier, à la plage et la 5ème rue d’ailleurs accessible également à pied)

A Saint Pete Beach : Loews Don Cesar ((3400 Gulf Boulevard) : grosse meringue rose posée sur la plage

A Universal Orlando : Loews Royal Pacific Resort (6300 Hollywood Way), pour les express pass, l’accès à pied et une heure plus tôt à Island of Adventure

A Walt Disney Word : Disney’s Beach Club Resort (1800 Epcot Resorts Boulevard), en Club Level (petit-déjeuner et boissons plus en-cas inclus), accès à pied à Epcot, beau complexe aquatique « Stormalongbay »

A Cocoa : Best Western Coacoa Inn (4225 KingStreet), petit déjeuner inclus, près de Port Canaveral pour embarquer sur le Carnival Sunshine A Fort Lauderdale : The Atlantic Hotel (601North Fort Lauderdale Beach Boulevard), en front de mer.

A bientôt pour le début du récit.
Open
FL
Florent1980 11 years ago · Zitounet
Road Trip - Itinéraire de 9 jours au Texas!
Bonjour à tous,

Ce carnet de voyage a pour but de résumer notre voyage de 9 jours dans un état vraiment pas comme les autres, le Texas ! Pour info, il n’existe pas de guide français sur le sujet mais le Lonely Planet anglais est très bien fait, assez critique et amusant! J’espère que ce petit périple très court mais très dense comme d’habitude plaira à certains voire même donnera des idées à d’autres !

N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires!

Après 5 road trips aux USA, il faut commencer un peu à creuser et choisir des états plus « exotiques ». Cela tombe bien, le billet Paris-Houston n’est pas très cher, allons découvrir le Texas !

Nous avons parcourus 2000 miles au départ de Houston. C’est énorme et même si nous adorons rouler, je recommande évidemment d’étaler le voyage sur 2 bonnes semaines et rajouter pourquoi pas Guadalupe NP ou le nord-est du Texas qui a l’air très attirant. Nous n’avions pas ce temps et nous voulions voir Big Bend !

Je vais détailler jour par jour notre voyage et les quelques photos permettront de vous rendre rapidement à l’évidence que cet état n’est pas à négliger 😉

Jour 1: Arrivée à Houston – Aucune visite !

Nous arrivons avec 1 heure de retard, il est 15h, nous n’avons pas prévu de visiter Houston. Nous prenons notre Chevrolet Malibu chez Dollar et c’est parti ! Nous avons pris une chambre au Royal Sonesta (ex Intercontinental) qui casse les prix (50 euros la nuit) à distance à pied du Galleria Mall, 4ème mall des USA. Idéal pour faire rapidement du shopping et ne plus trainer dans les malls plus tard !

Premier constat, nous sommes en novembre et il fait bon, très bon, pas besoin de veste!

Deuxième constat, les texans roulent vite (pour les Etats-unis) et autour de Houston ne respectent absolument pas les limitations de vitesse.

Troisième constat, les premiers texans que nous rencontrons sont d’une gentillesse et d’un accueil très étonnants au vu…..de mon à priori! Certes je n’ai lancé aucun Texan sur l’élection d’Obama ni sur l’indépendance de l’état mais l’amabilité des texans se confirmera tout au long du voyage! ...meme s'il ne faut pas trop les chercher apparemment...😉



Jour 2: San Antonio

C’est parti !

Début du voyage, le trajet Houston- San Antonio dure 3 heures. Toujours autant sympathique de rouler dans l’ouest américain ! Arrêt dans un diner typique, Tony’s à Sealy, ce diner vaut le voyage !

Arrivée à San Antonio, nous prenons nos appartements au Hyatt Regency, un superbe hôtel au milieu du Riverwalk. Je le recommande vraiment pour sa localisation exceptionnelle (en été la piscine sur le toit doit être divine).

Le Riverwalk de San Antonio est vraiment une belle réussite : une série de canaux bordés de restaurants, cafés, boutiques. Le tour en bateau de 45 minutes est essentiel. On sent bien que le tourisme est l’activité principale de la ville (avec les militaires, on en voit partout dans les rues) mais c’est une vraie réussite!

Nous visiterons également le Market Square, très bonne ambiance mexicaine, encore une fois tout ça est très touristique, sonne un peu faux mais cela ne me pose aucun problème je suis mieux là qu’à Ciudad Juarez…



Pour info, le parking au 187 College Street est étonnement bon marché, 10 dollars la nuit.

Jour 3: San Antonio

Visite du Fort Alamo, mythique pour la plupart des américains et des fans de western. Le fort Alamo est en pleine ville à 5 minutes à pied du Riverwalk, ne vous attendez pas à des cactus et du désert, il est entouré de buildings !

Pour une ambiance plus « sauvage », nous avons visité la mission San Jose en dehors de la ville (15 minutes en voiture) moins visitée et plus appréciable. Beaucoup de charme !

Nous repartons ensuite au Riverwalk pour finir la journée. Nous passons la soirée au AT&T Center pour voir les San Antonio Spurs affronter les LA Clippers. La soirée se soldera par une défaite des Spurs mais quelle ambiance ! Si vous êtes à San Antonio le soir d’un match, n’hésitez pas, l’ambiance est délirante et bon enfant!

Jour 4: Route vers Alpine

La journée est consacrée à traverser l’état d’est en ouest sur l’Interstate 10 pour arriver à Alpine et nous approcher du Big bend National Park. Faute de temps nous ne passerons pas par la 90 apparement plus appréciable. Arrêt petit déjeuner à Kerrville dans le Hill Country Cafe, superbe diner typique !



Je ne pouvais pas passer à Marfa sans voir le mythique Prada de Marfa (qui est en fait le long de la route 90 près de Valentine), une œuvre d’art consistant en une fausse boutique Prada au milieu de nul part. Une des plus belles attractions de bord de route des USA!

Nous passons la nuit au Best Western Alpine, un hotel très propre à un petit prix (60 euros). Attention, il y a peu de gens dans la région mais il y a aussi peu d’hotels donc soyez prudents !!!

Jour 5: FM170 puis Big Bend National Park

Une des journées les plus excitantes du voyage. Nous partons d'Alpine et rejoignons la route FM170 qui fait partie des « most scenic » route par National Geographic et qui longe la frontière mexicaine! Nous croisons très peu de voitures et la plupart sont des véhicules de la douane américaine. La route est magnifique avec beaucoup de dénivelés (rouler à 50mph fait vite mal au crane comptez plutôt 35-40mph!)



Le site désaffecté de films westerns des années 80 est une halte amusante!

Apres quelques heures de route, on arrive à Big Bend National Park. Parc très original de par son isolement. Il nous plonge immédiatement dans un western. Des plaines immenses avec des canyons en arrière-plan et le duo Coyotte/Bip Bip que nous verrons séparément mais jamais l’un dernier l’autre !

Nous passons la nuit au Chisos Mountain Lodge indispensable pour notre très court séjour. Les chambres sont propres mais de niveau 2 étoiles pour un prix abusif de 140 dollars taxes comprises mais dormir dans ce parc isole n'a pas de prix! Le restaurant n'est pas mauvais mais ne rivalise pas avec Old Faithful ou Wawona à Yosemite (qui ne sont pas non plus beaucoup plus cher).

Jour 6: Big Bend National Park + Route vers Kerrville

Nous passons une nouvelle matinée au parc de Big Bend dans le Chisos Basin (la partie très "canyoneuse" du parc). Il est encore très tôt, nous croisons peu de monde. Le lever du soleil sur Window Rock est superbe. Le soleil illumine tout le canyon petit à petit. Des panneaux nous alertent que nous sommes dans la Mountain Lion country mais nous n'aurons pas la chance d'en voir!







Nous repartons pour une grosse journée de route. La sortie du parc par le nord nous replonge dans les vastes plaines. Avant d'arriver à Marathon, nous devons nous arrêter à une US border station. On nous pose le questionnaire classique d'un passage de frontière américaine, c'est assez surprenant! Et non, étant né en 1980, je n’ai pas aidé les nazis en 1940…

AUjourd'hui c'est Thangsgiving!!!!! Ayant sondé tous les restaurants de Kerrville et Fredericksburg avant le départ nous savions que tout était fermé le soir et que ce serait difficile de socialiser en arrivant à 19h à l’hôtel ! Nous passons donc au Walmart Supercenter de Fort Stockton pour acheter un picnic de Thanksgiving dans la chambre du Hampton Inn de Kerrville (très bon motel!)! Au menu meatloaf, purée de patates douces et tarte à la citrouille! Le résultat n'est pas si mal!

Jour 7: Fredericksburg et la Hill Country

Le but de la journée est donc de sillonner la Hill Country. Mais qu’est-ce que c’est ? Etonnement le Texas n’est pas seulement constitué de désert sans fin et de chapeaux. Il y aussi une grande partie vallonnée parsemée de petits villages créés au 19e siècle par des colons allemands. Les texans sont fous de cette région et de ses fameux tapis de fleurs, les « bluebonnets » (n’ayant pas mon BTS horticulture, je n’ose dire bleuets de peur que ce ne soit pas la bonne traduction…). La plupart des texans ont une photo de leur progéniture posant triomphalement dans les fleurs. http://www.thebluebonnetphotographer.com/wp-content/uploads/2011/02/family-field-bluebonnets-1024x618.jpg

Evidemment en Novembre il n'y a pas de fleur…mais les arbres sont à la fête parés de mille couleurs automnales ! Rehaussé par les rayons du soleil c'est assez fabuleux! On se croirait en Nouvel Angleterre (que je ne connais pas !!!)

Nous passons d'abord à la réplique indispensable de Stonehenge et sa complémentaire statue de l'ile de Pâques...vous l’aurez compris, je suis fan des roadside attractions…

Nous partons ensuite pour Fredericksburg, capitale de la Hill Country, un gros village adorable aux buildings anciens. La place centrale "marktplatz" ne cache pas ses origines allemandes! C'est une halte à ne surtout pas rater, c'est mignon comme tout et les boutiques sont toutes kitchissimes.





Nous passons ensuite par la Willow City Loop qui est une toute petite route mythique pour les bikers. Nous n'avons certes pas de floraison en novembre mais les arbres de toutes les couleurs rendent les routes vraiment incroyablement belles!

Nous arrivons en début d'après-midi à Austin. Nous piqueniquons dans un des nombreux parcs de la ville. Tout le monde joue... au frisbie, il y a même des "paniers" aménagés par la ville! Nous prenons nos appartements au Hilton Garden Inn qui est très bien situé pour profiter de cette fameuse 6th Street (la rue de la soif en gros). Nous allons au capitol mais très peu d'ambiance dans ce downtown que le lonely planet décrit comme un des plus sympathiques de l’état surement un effet Thanksgiving. Les rues sont désertes mis à part un nombre non négligeable de fans de Kerouac pour rester correct.

Nous dinons dans un des meilleurs restaurants de la ville spécialisé dans...le BBQ (ca ne s’invente pas) mais où George W Bush a ses habitudes! Là encore on a beau afficher de nombreuses références à l’indépendance de l’état, les serveurs et les clients sont très amicaux.



Nous finissons dans un des innombrables bars à écouter une chanteuse de blues pleine de peps, très bonne ambiance!

Jour 8 : Austin + Route vers Galveston Las (déjà) d'Austin, nous partons tôt le matin en direction de Houston. J'ai repèré un point sur la carte, new braunfels qui s'avérera très payant. Un des meilleurs petits dej du trip dans une petite ville très mignonne. Nous passons ensuite a la grange en hommage au tube de zztop mais l’endroit de débauche décrit dans la chanson n'existe plus donc rien à voir!



Nous arrivons a Galveston en début d'après-midi. La route Houston-Galveston est assez pénible, tout le monde roule 10 voire 15 mph au dessus des limitations et la circulation est très dense, assez inhabituel aux usa! Ceci dit la route vaut la peine. Galveston est un vrai joyau! A ne pas manquer pour moi! Des immeubles anciens en brique, des maisons en bois et la plage immense, un superbe cocktail!

Nous dormons dans un hôtel magnifique du centre historique, le Tremont house. Le bar de l'hôtel permet d'admirer le coucher de soleil sur la ville, fabuleux!

Nous dinons dans un resto de fruit de mer à l'américaine, les 3/4 du menu sont des plats frits, mais le quart restant s'avère succulent.

Jour 9: Galveston + Retour Paris C'est notre dernier jour, nous repartons à 16h30 de l'aéroport de Houston. Nous avons donc une grosse matinée. Nous refaisons un grand tour de Galveston qui est vraiment une très jolie petite ville.



La plage est vide...

...et nous avons confirmation que nous sommes bien au Texas!



Nous passons ensuite à Kemah pour piqueniquer puis nous rentrons doucement à l’aéroport de Houston pour repartir dans le froid parisien !

Merci d’être arrivé jusqu’ici !!!
Open
LE
Lexie3 11 years ago · Jyg44
Trois copines dix-huit jours à la découverte de l'Ouest américain
Difficile de commencer ce récit, cela marque la fin de ce voyage qui n’a pas durée 18 jours mais presque 2 ans Tout a commencé lorsqu’une amie qui partait visiter l’ouest américain en voyage organisé nous propose de se joindre à elle, 15 jours pour 1600€ cela rendait le rêve abordable, et plus le temps avance plus le prix du voyage augmente, les excursions se rajoutent. Je décide d’entreprendre quelques recherche et tombe sur voyage forum, à force de lecture de carnets de voyages, de conseils je découvre des lieux qui me font rêver et décide de me lancer dans la création d’un séjour qui nous ressemblera. Prévu pour 2011 au départ, nos situations professionnelles nous feront finalement déplacer ce séjour à septembre 2012 soit un an de plus pour préparer et rêver! Nous 2 amies Virginie et moi-même presque trentenaire, fan de séries télés, de shopping pas très sportives, plutôt citadines. Se rajoutera ensuite Audrey quelques années de moins et plus baroudeuse que nous.

J’espère que ce carnet pourra aider certains, après toute l’aide que j’ai reçu ici il me semblai juste de vous donner un aperçu de ce que nous avons découvert, de nos louper et nos réussites. Piètre photographes nous sommes équipées de Bridge et j’ai acheté un trépied pour l’occasion. Ce qui n’aura servi a rien car je l’ai oublié plusieurs fois, ou je n’avais pas pris la pièce qui servait d’y fixer l’appareil photo, ou de toute façon ne connaissant rien a la photo je laisse mon appareil faire les réglages pour moi bref pour le cou ce n’est pas avec mes photos que je vais pouvoir vous faire rêver….

Mercredi 29 aout : le trajet C’est le grand jour!!!!! Le réveil sonne à 4h45.… moi qui aime dormir c’est con! l’excitation est là je chante Joe Dassin à tue tête sous la douche « l’ameriiiiiiique l’ameriiiiiiique » 😎 Départ d’Orly il est 6h et nous sommes en pleine forme. Le vol pour Los Angeles se fera pas British Airways avec une escale à Londres Heathrow. Nous décollons à 8h10 comme prévu, et comme en-cas BA nous sert une sandwich au salami….. A 8h j’ai plutôt du mal. Nous atterrissons à Londres avec 8 minutes d’avance ce qui nous arrange car notre correspondance n’est que de 1h10. Nos bagages doivent suivirent automatiquement, nous aurons juste le temps de repasser les contrôles et de nous rendre a l’autre bout du terminal pour embarquer pour notre vol Londres/LA. C’était tout juste mais faisable. Petit fou rire car nos écouteurs ne fonctionnement pas et donc pas de son pour nos films, l’hôtesse nous expliquera juste que nous n’avons pas branché les écouteurs sur le bon port…. Ok boulet ca commence. Repas plutôt bon , service et confort pas mal , le voyage commence bien. Atterrissage à Los Angeles à 13h heure locale, et là l’étape plutôt relou : plus de 2h pour sortir de l’aéroport, longue file pour l’immigration. Enfin notre tour, l’agent super sympa, nous répondons aux questions habituelles, et hop tampon sur notre passeport c’est ok. Nous allons récupérer nos bagages, Virginie trouve sa valise de suite et avec Audrey nous attendons, attendons attendons…. Plus aucun bagage sur le tapis Bon ok 1h de transit à Londres c’était un peu juste je m’en doutais, je relativise et me dit que nos bagages arriveront surement plus tard à notre hôtel dans la journée, nous faisons le tour du tapis et nous trouvons nos bagages par terre!!!! OK nous venons de perdre 10 min, soulagement nous cherchons la sortie, et là surprise: il faut faire la queue pour sortir!!!! Encore 15 min d’attente et un nouveau passage devant les officiers pour déclarer que non nous n’apportons pas d’armes ni de nourriture et nous sortons enfin. Direction les navettes de loueurs de voitures, nous découvrons nos premiers palmiers! J’essaye d’allumer le gps pour qu’il trouve les satellites, au bout d’un certain temps il se met en échec… ok ne pas paniquer j’ai lu sur le forum que ca arrive ca prend du temps. Notre tour arrive chez Alamo, je m’étais bien préparé à refuser toutes les options qu’ils devaient me refiler, finalement aucune insistance, surprise Audrey pourra conduire sans surtaxe (elle a moins de 25 ans) ce qui est pas mal nous allons pouvoir nous relayer. J’ai quand même cédé à « Don » l’employé de chez Alamo qui nous jure que le plein chez eux nous revient moins cher qu’ailleurs bon allez on lui fait confiance (le con il nous a menti!!! 67 € le plein. En moyenne les autres nous sont revenus 10$ moins cher. 10$ de perdue à 3 sur la totalité du voyage et un budget bien plus élevé ce n’est finalement rien du tout.) Allez c’est parti nous allons chercher notre voiture dans la catégorie midsize SUV. J’appréhendais un peu ce passage, nous avons le choix entre des Ford escape et des Jeep (je ne me rappelle plus du model) nous nous enflammons sur une Jeep, une fois dedans je dis « c’est hors de question!!!!!!! » je n’ai conduit jusqu’ici que ma clio, et là je me retrouve au volant d’une voiture énorme avec un pare choc super carré bref pas très à l’aise et les fauteuils étaient un peu dur, pas mal de route nous attend, allons essayer la Ford, voiture de papy plus confortable, pleins d’options de gadget et un toit ouvrant bref nous ne sommes pas très aventurières sur ce coup là ce sera la Ford noir! Nous installons nous 2 gros sacs (Virginie et moi) la valise moyenne d’Audrey ainsi que nos bagages à main dans le coffre qui sera tout pile. J’avais quelques craintes sur la taille quand j’ai du choisir et faire la resa et finalement cela s’avèrera parfait pour nous trois.

Bref me voici soulagée, j’avais quelques craintes pour les vols et la voiture et finalement tout se passe bien Et le GPS trouve enfin un signal!!!! Allez en route pour l’hôtel, Ah le bonheur de conduire sur les routes américaines et en voiture automatiques!!!! Tout est super fluide et se fera super facilement et naturellement. Surprise nous passons par l’autoroute pour aller a l’hôtel, ah ok l’autoroute traversse la ville bon bah c’est parti, il n’y a que 5 voies ca va, sauf quand je vois un énoooooooooooorme camion nous doubler dans le retro j’ai juste sortie un « oh putain!!! » les filles l’ont vu nous doubler tout aussi scotché ah oui ils ne mentaient pas sur les dimension……

Nous arrivons à notre hôtel le travelodge Hollywood Sunset vermont une petite demie heure plus tard. Il fait super chaud, le gérant nous laisse choisir si nous voulons une chambre a l’étage ou en bas, nous restons quelques nuits et nous prenons l’étage (ca fait plus cliché) La chambre n’est pas immense (surtout une fois nos valises posées) mais c’est très correct et propre. La chambre Je n’avais rien prévu de particulier pour ce premier soir en fonction de l’heure et de nos états de fatigues peut être Hollywood boulevard et le Hollywood sign Apres une douche (aaaaaaaaaaaaaaah on se sent mieux) et quelques déballages nous nous mettons en route pour le Hollywood sign vers 18h. Les filles émettent quelques doutes sur mon gps et l’endroit ou il nous emmène, j’avais rentré tous les points à l’avance et ce sera parfait! 6282 innsdale drive point de vue parfait, le soleil commence à décliner et la fatigue s’envole d’un coup! Wahoo il est là avec son D Hollywoo nous prenons la pause, plusieurs fois, vérifions nos photos, reprenons la pause , d’autres personnes arrivent et nous prennent en photo (j’avais évidement oublier le trépied..) de gauche à droite: Moi Virginie et Audrey Nous marchons un peu histoire de nous balader dans le parc plus haut mais 10 mètres plus loin, une vue sur Los angeles et son nuage de pollution, une autre pause photo, nous décidons de repartir à la voiture. Nous croisons un type avec ses chiens les filles jouent avec les chiens (moi je m’en fou) bref le gars s’en va et là je percute!!! Notre première star : Allan Tudyck Bon ok probablement aucun d’entre vous ne le connait, il a joué dans Firefly, Serenity et Dollhouse (séries et film de Joss Whedon le créateur de Buffy entre autre) et comme nous sommes avec Virginie super fan de Buffy et Whedon hey bien nous avions déjà rencontré Allan lors d’une convention à Londres. Bref le type s’en va avec ses chiens et là je fait: mais c’est pas Allan Tudyck (mais comme je ne reconnais jamais personne et confond toujours tout le monde je doute de moi) mais Virginie va confirmer. Il ballade ses chiens nous l’avons déjà rencontré et avons déjà eu nos photos et autographes avec lui (geek) bref nous le laissons filer mais toute heureuse d’avoir croisé notre première célébrité enfin célébrité pour nous. Je pense que si nous avions pu croiser Hugh Jackman je ne l’aurai pas laisser filer comme ça!

Nous rentrons à l’hôtel, et allons manger à pied manger au Wendy Nous mangerons en terrasse et seront les seules dehors les américains préfèrent la clim… La fatigue arrive d’un coup nous rentrons nous coucher pour 21h épuisées mais tellement heureuse d’y être ENFIN.

Jeudi 30 aout: Los Angeles Réveil à 3h les filles pensent qu’il est 7h… finalement à 6h30 elles ne peuvent plus dormir je file donc sous la douche en me disant que nous pourront de cette façon gagner 1h sur notre programme. Pas du tout nous auront du mal a trouver un rythme ce matin, départ donc à 9H (comment vous expliquer que je bouillais intérieurement, et puis finalement je me suis détendue ce sont les vacances) le petit déjeuné assez simple pris à l’hôtel. Donc à 9h direction Hollywood boulevard assez proche de notre hôtel. Nous nous garons dans une rue adjacente et mettons 2$ dans le parcmètre pour rester 1H. Il fait déjà 37° à 9h30.… nous découvrons émue et légèrement hystériques nos premières étoiles! Prenons la pause devant celles importantes pour nous, nous rendons au Chinese Theater ou nous circulons au travers de la foule et là Vi se met a nous appeler en criant et sautillant: elle a trouvé les empreintes de Bruce Willis…. Elle est très fan de Bruce que nous appelons d’ailleurs par son prénom. Nous ferons le chemin retour vers la voiture sur l’autre trottoir, à l’ombre cette fois, mais un peu speed nous avons peur de dépasser le temps du parcmètre. 1h est peut être un peu juste pour la visite, cela nous a suffit mais nous n’avons pas pu rentrer dans les boutiques de souvenirs touristiques. Il y avait un peu de monde à cette heure mais cela restait supportable, nous sommes repassé quelques jours plus tard devant vers 14 et là c’était noir de monde! photo moustache....

Nous reprenons la voiture cette fois ci pour nous rendre sur un lieu de tournage de Glee sauf que cela n’était pas prévu et que le matin même Audrey nous a demandé d’aller voir le tournage ok pas de soucis, elle me dit donc c’est sur Brand avenue. Heu ok mais quel numéro? Pas d’autres infos? Los Angeles c’est grand… notre GPS nous a donc envoyé super loin limite à la sortie de la ville….. Finalement Audrey va réaliser: ah non regarde c’est Brand Avenue mais a Glendale. Nous trouverons finalement Brand Avenue mais elle n’arrivera pas a reconnaitre le lieu. Une heure de perdue sur les autoroutes. Un peu rageant surtout que plusieurs fois avant le départ j’avais demandé les lieux que chacune souhaitait voir afin de les intégrer dans l’itinéraire. Bon après tout nous sommes en vacances donc relax. Nous continuons donc vers caroll avenue pour trouver le manoir des sœurs Halliwell dans Charmed. Séance photo et hop nous remontons en voiture pour nous rendre cette fois ci à Torrance bien plus au sud. Là nous arrivons enfin devant le lycée de Torrance qui est celui ayant servi au tournage de Beverly hills mais surtout de Buffy! Il nous semble tout petit! Mais wahoooooo!! Nous faisons le tour je rentre dans la cour intérieur mais elle est masquée par une bâche car travaux, petit déception quand même. Nous nous rendons ensuite à 5 min de là devant la maison qui était celle de Buffy dans la série. Il faut de plus en plus chaud! L’heure est déjà bien avancé, nous continuons notre périple en voiture et remontons cette fois ci jusqu’à hermosa beach, ou l’air marin nous fait un bien fou!! Nous apercevons le pacifique, et les cabanes de sauveteurs et crions donc!!! Apres une pose devant « la maison de la plage » de la serie Beverly hills. Nous reprenons la voiture (encore) et allons à Venice beach. En chemin nous passons devant des maisons très sympathique à Hermosa il fait bon vivre ici. Nous évitons les parking payants et nous garons dans une petite rue un peu plus loin. Il est 14h30 lorsque nous arrivons sur la promenade de bord de mer. Bon venice bah clairement nous n’avons pas aimé, c’est trop marginal pour nous, trop chelou. Nous nous installons dans un « restau » sur la ballade et les salades sont énormes!!!! Très bruyant rempli de touristes mais pas si mauvais. Nous quittons le restau vers 16h Nous passons par le skate park et là nous nous croyons vraiment dans 90210 Audrey se fait dragouiller par un skater qui nous dit de revenir le soir pour un happy hour. Mais bien sur…. Vu comment nous avons adoré l’après midi nous allons éviter de revenir le soir…… Passage devant muscle Beach ou un type bien trop bronzé avec un maillot de bain bien trop petit et trop orange nous fait des petits pas de danse…. Grand moment Retour à la voiture afin de prendre le plan et nous rendre aux canaux, très très jolis!!! Passage plutôt éclair, nous partons vers 17h direction santa Monica. Encore une fois une place dans la rue avec paramètre nous évitera de payer le parking. Nous nous installons sur la plage, profitons de cet fin d’après midi, et des températures plus agréables que celles de la journée. Il fait un peu plus plus frais nous allons finalement sur le santa Monica pier nous balader et faire un peu les boutiques, nous achetons chacune un chapeau de « cowboy » qui nous suivra pour le reste du séjour. Retour a l’hôtel avec un passage au KFC ou je commande entre autre un chocolate cake à 3,99$ je trouve ca cher pour un « muffin » sauf que ce n’est pas un muffin qu’ils me donnent mais un véritable gâteau pour 4 pers….. Retour à l’hôtel à 20h30 ou nous mangerons notre kfc sur nos lits bien fatiguées de notre journée.

Journée avec beaucoup de trajet en voiture pour nous rendre d’un lieu de tournage a un autre, mais les étapes Buffy étaient pour nous indispensable. J’avais prévu un peu de shopping sur la third street promenade à santa Monica, je pense que sans l’heure perdue le matin nous aurions pu être plus cool sur le timing.

Vendredi 31 aout : Los Angeles Ce matin lever a 6h30 pour un départ à 8h30.… nous progressons petit à petit sur notre temps de préparation.. Passage au supermarché d’a cote pour quelques courses. Nous nous rendons ensuite au 4616 Greenwood Place qui est l’adresse qui a servi d’extérieur pour les appartement de Melrose Place mais pour nous surtout l’extérieur de l’appartement de Giles (l’observateur de Buffy) arrêt photo et à 8h50 nous quittons ce lieu plutôt sympa pour nous rendre devant les studios Paramount. Petite photo devant la fameuse Paramount gate (pensée pour le film Hollywood) chez Giles À 9h20 nous nous dirigeons vers les studios universal. Spectacle de danse devant l’entrée par des « balayeurs » qui entrainent Audrey dans leur danse et qui suit plutôt bien leur chorégraphie! Grand show a l’américaine. Nous pénétrons dans le parc, Virginie se fait arrêter par un type pour répondre à un questionnaire qui va durer 2 minutes et en échange il nous offre un fast pass pour le tour des studios! Trop bonne opération! Nous filons donc vers le lower lot, et attaquons direct par la momie (2 minutes d’attente) attraction un peu courte à mon gout mais wahoo ca secoue. Ensuite direction transformer, ou là nous attendons 10min. GENIAL!! Mon dieu c’était trop bien fait!!! La 4D vraiment top!! A un moment je ne savais plus si l’écran bougeait ou si notre wagon avançait!! Vraiment bien fait! Bon n’ayant jamais vu les films dès qu’un transformer s’approchait j’avais peur et criait!! Virginie à donc pris les choses en main en me disant « les gris sont méchant ceux en couleurs sont gentils!! » ah ok ca aide a comprendre l’attraction en fait En sortant nous faisons la queue pour faire une photo avec Optimus Prime (un des transformer) et là le gars débarque dans un costume immense!! Nous en prenons vraiment plein la vue. Direction ensuite le jurassic park ou nous déposons nos sacs a la consigne pour 2$ au moins nos sacs resteront sec…. Contrairement à nous…. Nous sortons douchées!!!! L’attraction est vraiment sympa, et la descente finale terrible!!!! Et encore une fois a peine 10 min d’attente.

Direction ensuite Shrek que nous trouverons plutôt moyen (et puis l’attente dans la salle trop climatisée alors que nous sommes encore trempées)

À 12h30 nous commençons la queue pour les Simpson 30 min d’attente, vraiment top comme attractions, nous avons eu un peu mal au coup car beaucoup de choses se passent sur l’écran au dessus de nos têtes. La petite fille derrière moi se sera bien moquée de nous selon elle je ressemblais a un chat effrayé qui sautait partout.

Nous nous décidons pour aller manger sauf qu’en chemin nous rencontrons pleins de personnages avec qui nous allons faire des photos. Burger pas terrible mais bon nous sommes dans un parc nous ne nous attendions pas a de la haute gastronomie.

Direction ensuite le studio tour, ou grâce au pass obtenu par Virginie nous n’attendrons que 10 min au lieu des 50 affichées. Nous nous installons du cote gauche et ce fut un très bon choix. Honnêtement nous avons trouvé le tour plutôt moyen, le sont était très mauvais il était donc quasi impossible de comprendre ce que disait le guide. Par bonheur notre train à fait une pause de 5min juste en face de l’hôtel de ville de retour vers le futur. J’ai donc pu en profiter pour le mitrailler. Passage devant wistéria lane plus que décevant, nous apercevons uniquement 2 maisons (le tournage s’est arrêté ont-ils démonté tout le plateau???) ce qu'il reste de wisteria lane? Par contre le show king kong est vraiment top!! Wahoooo super impressionnant

En sortant nous nous dirigeons vers Waterworld pour le show de 16h plein de monde mais l’organisation vraiment top! La gestion de la foule est vraiment super! Nous nous retrouvons super bien installé vers le centre et 2 rangs derrière la wet zone (ouf car certains vont ressortir comme après 3 jurassic pars d’affilés) Encore une fois: wahoooo nan mais ils sont ouf ces américains!!!! Nous allons faire des photos avec les acteurs après le show et petit fou rire car en passant le bras derrière le grand méchant pour la photo j’ai naturellement sorti en anglais « oh merde vous êtes mouillé » bah son gilet était froid cela m’a surpris et lui m’a regardé et m’a répondu « of couuuuuuuuuuurse we are wet » cela a eu le mérite de le faire bien rire.

Nous allons ensuite flâner et faire les boutiques a la recherche de quelques souvenirs (je me suis offert un oscar: Best Me qui trône sur ma bibliothèque depuis mon retour)

Retour à l’hôtel ou nous nous habillons plus chaudement car ce soir concert gratuit sur la plage de santa Monica! Ce soir là nous avons vraiment galérer a trouver un place de parking! Finalement nous arrivons sur la plage et pas de concert….. Il a eu lieu la vielle…. Oui nous étions sur place la vieille et avons supposé qu’il s’agissait de répétitions…… Nous dinerons au Maria Del Sol au bout du pier, nous partageons une assiette énorme très sympa.

Journée super sympa et détente, peu de monde aux studios universal aucun regret donc de ne pas avoir pris le pass front of line.

la suite arrive bientôt. Et si l'un d'entre vous sais comment je peux réduire la taille des photos je prend!! je n'ai pas trouvé l'info dans la faq.
Open
AN
AnneV78 11 years ago
Compte rendu de 12 jours en Floride en janvier 2015
Bonjour, De retour de Floride, je vous propose un CR de notre voyage, puisque je me suis inspirée de certains compte rendus, à mon tour de vous donner le mien. Nous avons fait un voyage similaire en avril dernier, et cette fois ci nous recherchions une destination pour fêter nos anniversaires (passage de dizaine). Comme on voulait du soleil, et quelque chose de simple à préparer, et que la Floride nous avait beaucoup plu, nous avons décidé d’y retourner. Cette fois ci nous sommes 3 à partir : mon chéri, son fils de 20 ans qui est en vacances à cette période et qui découvre la Floride, et moi.

Au départ je cherchais des billets d’avion Paris- Miami mais finalement j’ai trouvé des billets d’avion pas cher en septembre pour Paris Orlando. Le voyage est prévu en janvier. 402€ par personne l’AR Paris – Orlando avec Icelandair. Avec une escale à Reykjavik J Ce sont des petits avions (rangées de 2*3 sièges), sur lesquels les repas ne sont pas fournis (je ne savais pas que ça existait sur des vols long courrier) mais on a le droit d’avoir 2 bagages en soute par personne. Il y a des écrans individuels, mais les films sont exclusivement en langue anglaise ou islandaise. Notre circuit est le suivant : Orlando – Tampa – Naples – Miami – Croisière Bahamas et Key West – Miami – Orlando. Nous partons du 19/01 au 1/02. La veille du départ, à 19h, je reçois un email m’informant que mon vol du lendemain Paris – Reykjavik est annulé pour un pb météo en Islande… Panique à bord… J après 20mn d’attente au téléphone, on nous recase sur un vol US Airways Paris Orlando via Philadelphie. L’avantage c’est qu’on part un peu plus tôt, et du coup on arrive à 18h à Orlando au lieu de 20h. Et surtout, cela me permet de découvrir que le vol initial via Icelandair n’arrivait pas à l’aéroport international de Orlando, mais arrivait à l’aéroport SANFORD d’Orlando (un peu notre Beauvais pour Paris). Là le nouveau vol nous fait bien arriver à l’aéroport international, ce qui tombe bien car la réservation de voiture, je l’ai prise à cet aéroport !!!!! Heureusement que notre vol a été annulé, car sinon nous serions arrivé à Sanford avec notre voiture qui nous attendait à l’aéroport international…

1er Jour : Paris – Orlando Suite à cet imprévu, nous partons plus tot que prévu, et encore plus tôt car nous souhaitons éviter les embouteillages parisiens pour atteindre Roissy. Le voyage se passe très bien. A l’escale à Philadelphie, nous avons récupéré nos bagages et les avons redéposées qq mètres plus loin. L’avantage de l’escale aux Etats-Unis c’est qu’on y passe la douane, du coup à Orlando c’est plus rapide. A orlando, nous avons récupéré nos bagages puis fait la queue pour récupérer notre voiture, chez Dollar (réservation faite via autoescape). Il s’agit d’une grosse voiture Dodge, que l’on choisit rouge parmi toutes les voitures auxquelles on avait droit. Nous n’avons pas prit le Sunpass, car nous avons un GPS qui nous permet d’éviter les routes à péage. Cela avait bien fonctionné lors de notre dernier séjour mais là j’ai quelques doutes, car j’ai lu sur les forums que ça devenait compliqué de les éviter. On verra bien. Au départ j’avais réservé un hôtel pas très loin de l’aéroport, pour éviter que mon chéri ne doive faire trop de route après le voyage et avec le décalage (il est près de 3h du matin pour nous). Nous devions y passer la nuit, puis au matin rejoindre directement Tampa pour aller au Parc d’attraction Busch Garden. Le soir nous logions chez des amis. Finalement nous avons annulé notre nuit d’hôtel et décidé de rejoindre directement nos amis à Tampa. Nous partons donc de l’aéroport, dînons rapidement au Burger King le plus proche puis filons sur Tampa.

Jour 2 – Tampa Après une nuit bien méritée chez nos amis, nous partons pour le parc d’attraction Busch Garden. 10-18h. 17$ pour le parking. Entrée 95$ (là on a mal joué, j’espérais pouvoir acheter les billets sur internet le matin, mais on n’a pas eu le temps, du coup on a payé plein pot). Nous avons déjà été dans ce parc l’année dernière et c’est celui qui nous avait le plus plu (nous avions fait aussi les 2 parcs Universal). Comme le fils de mon chéri voulait faire un parc nous avons choisi de retourner dans celui-ci. Je trouve que c’est celui qui a le plus d’attractions à sensations. Il y a également des animaux, un peu comme dans un zoo. Je trouve le mélange sympa. Moi je ne fais pas beaucoup d’attractions, je prends les photos J mais ils ont adoré Sheikra, Muntu, Cheetah Hunt, et le nouveau Falcon’s Fury.









Le soir, dîner et nuit chez nos amis.

Jour 3 – Tampa – Naples Le matin, nos amis nous font faire un rapide tour de Tampa en voiture. Cela dure une heure, et c’est assez sympa, même si je pense qu’il n’y a pas 36000 choses à y faire. Nous prenons ensuite la route direction Naples. Il y a 280 km mais j’ai prévu plusieurs arrêts. Nous passons par St Petersburg, pour emprunter le Sunshine Skyway. Le péage est cette fois obligatoire, on paye donc nos 1.25$ en pièces.



Notre premier arrêt est pour Siesta Key. Nous y arrivons en fin de matinée. On se gare, j’avais repéré des parkings gratuits devant la plage. Nous préférons aller manger, direction le restaurant « Bonjour », qui est tenu par des français. Ils y proposent des crêpes entre autres. C’est très sympa, de pouvoir échanger quelques mots en français. Puis direction la plage pour une petite sieste, l’eau est trop froide pour se baigner (18°). Le sable de cette plage est exceptionnel ! Fin, on dirait de la farine… Je suis contente d’avoir fait cet arrêt.





Nous reprenons la route, direction Sanibel Island, avec ses plages de coquillages. Nous y arrivons plus tardivement que prévu, il est au moins 17h, le soleil commence à décliner… et surtout on croise des dizaines et des dizaines de voitures qui sont dans le sens inverse… des kms de bouchons… là on commence à se poser des questions pour notre retour… On paye le péage (6.5$) et on arrive sur l’ile, là on a un peu galérer pour savoir où aller… j’avais moins préparé cet arrêt et je l’ai un peu ressenti… bref on a un peu tourné, et finalement on a trouvé un parking près d’une plage. J’ai préféré payé les 3$ demandés pour une heure, mais après 18h je crois que ce n’était pas nécessaire. Quand on arrive sur la plage, le soleil vient de se coucher, et les coquillages annoncés ne sont pas là, ou au moins pas comme je l’attendais… Il y a en a plein, mais je ne trouve pas ça sensationnel comme j’ai pu le lire. Je sais que ça peut dépendre des jours, donc je me dis qu’on est sur un jour « sans » J .



Cette plage est sympa quand même, on y fait de belles photos, mais il fait vite froid quand le soleil est couché, donc on retourne à la voiture et on repart. Coup de chance, les bouchons sont terminés, on atteint Naples et notre hôtel (Ramada Inn) sans encombre. Dîner au Taco Bell en chemin. Nous avons repris le même hôtel que l’année dernière. Il nous avait bien plu, sans être trop cher.

La suite au plus vite...
Open
FA
Fabregal 11 years ago
Boucle San Francisco - San Francisco du 25 juillet au 15 août 2013 en famille
Bonjour à tous,

Avec beaucoup de retard mais ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais voici enfin mon carnet. Merci à vous tous et en particulier à Kristen , Elizabeth, Claire, Sandrine, pour leurs aides si précieuse. Rappel de la composition de notre famille Votre rédactrice Hélène mon mari Jean-Marc et nos 2 filles Coralie 18 as et Annabelle 13 ans

Nous sommes donc partis 3 semaines du 25.07 au 15 Août dernier pour notre road trip.

Le vol fut pris simplement en février car se fut la galére pour l'obtention des congés de mon mari😠😠. Nous avons fait un Toulouse/Francfort/SF par Opodo via la Lufthansa Le vol aller avec A380 superbe vol

Go assez de blabla passons au carnet😄

Jour1 - 25.07

Youpi le gand jour est arrivée😏 enfin après tant de préparatoin le séjour commence. Après une veille intense, dernier préparatifs, dernières mises au point avec nos amies qui prendront le relais pour le courrier, nourrir Mimi le chat ect.. surveiller la piscine... nous nous couchons à 2h du mat🤪 inutile de dire que nous dormons presque pas car le réveil sonne à 3h😕 Notre amie vient à 3h45 nous chercher. Dernières vérifications passeport, billet c'est tout bon nous partons pour l'aéroport. 20 min après aéroport nous voilà. L'enregistrement se fait sans probléme, passage en salle d'embarquement il est 5h du mat; et nous décollons simplement à 6h30 mon dieu que l'heure et demie va être longue🙁 L'heure "H" arrive c'est parti Le décollage est un peu hard pour moi (la main de mon mari sans rappelle encore) je suis pas très copines avec les avions comme ma grande d'ailleurs Bref hormis le petit déj fort affreux le vol se passe sans encombre jusqu'à Francfort où nous atterrissons vers 8h30. Nous avons 1h30 de transit pour récupérer l'autre vol; Donc pas de panique nous avons le temps. Et là surprise dans un couloir Annabelle voit sa prof de français😏 qui elle part en Autriche il faut le faire quand même Passage douane aucun problème tous se passe avec le sourire😉 Un monde fou pour l'embarquement dans l'A 380.



Après quelques discussions avec une hôtesse pour essayer d'avoir des places côte à côte nos y arrivons juste à temps avant le décollage. Miracle meme pas peur😏un décollage sublime tout en douceur je regarde avec grand plaisir comme le reste de la famille à travers nos télés individuels la progresion de cet énorme engin. Mon mari est un véritable gosse un sourire radieu à force de le voir au-dessus de nos têtes très souvent il est à l'intérieur😉 Aujourd'hui est un jour es spécial c'est mon aniv.😊 Du coup j'ai droit à une coupette de champagne accompagnant mon dessert et des petits bonbons

Bref vol sans encombre avec pause repas, boissons, gâteaux et autres. Le temps est très clair ce qui nous permet de voir des choses magnifiques

Enfin nous voyons à travers le hublot la baie de San Francisco l'arrivée et très proche

Nous atterrissons à SF 12h25 aucun retard en plus il fait beau.

Passage douanes récupérations bagages délai plus que correct malgré un monde fou.

Nous avons même le temps avant de prendre notre navette préalablement réserver via internet sur Lorrie shuttle de nous rendre au box pour acquérir nos billets bus/cable car pour les 5 jours suivants

Nous arrivons à notre hôtel ves 14h30. Il s'agit de l'Hôtel Del Sol à 5min de Lombard street.Petit déjeuner inclus-piscine-Wifi sinon nous aurions la soupe à la grimace😏 Un point un peu négatif il n'y avait pas de micro ondes et frigo et surtout la SDB était trés petite à 4 avec en plus 2 ados la galére chaque jour😠 mais ns sommes en vacances donc zen les parents😉





Aprés un petit repos, installation rapide nous partons à pied direction les célébres virages de Lombard street. au bout de 20 minutes de marche avec connaissance des fameuses rues qui monte sec nous y voilà; Waouh super quelle vue sur Coit tower







par contre je pleins sérieusement c'est pauvre riverains avec tout ce monde à longueur de jour et de nuit😕

Nous redescendons via Fisherman's puis ghiradelli mais aie aie plus nous avançons plus le temps se couvre, le vent se lève il ne fait pas chaud du tout celà ne présage rien de bon pour la suite😕 Retour vers l'hôtel mais avant pause repas sur lombard street au "Ristorante Parme" très bon restau Italien que m'avait indiquer Kirsten. ensuite dodo ont n'en peu plus car debout de bonne heure direction Alcatraz pour demain matin.
Open
JD
Jdakota 11 years ago · Wallis06
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada: la triste fin
15 août : à travers les prés colorés du mont Revelstoke.

J'ai une décision à prendre. Une option a choisir. Soit je me dirige vers l'embarcadère qui mène à l'île de Vancouver, quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville, soit je reviens tranquillement vers Calgary en plusieurs étapes et poursuit vers l'est pour aller visiter la région de Drumheller et le Dinosaur provincial park. C'était mon premier choix. Il y a là des hoodoos et des badlands, et j'adore ce type de paysage. Pour ce qui est de l'île de Vancouver, je n'ai rien réservé, ni la traversée par ferry ni d'éventuels logements sur place, et le routard prétend qu'il est très difficile dans ces deux cas de trouver de la place en été. Et je n'ai pas tant de temps que ça devant moi pour parcourir cette île immense à partir de laquelle deux journées me seront nécessaires pour revenir à Calgary. Je choisi donc de repartir vers l'est. Je le regrette encore. C'était l'année des mauvaises décisions, la première d'entre elle étant finalement d'avoir choisi de prendre un aller retour depuis Calgary.

Je retraverse Hope et je m'arrête prendre un bon petit déjeuner typiquement nord américain. C'est l'un des premiers pour cette année. La serveuse est assez charmante. La quarantaine pétillante, un petit air de Shania Twain. La country girl par excellence. On apprécie d'autant mieux ses pancakes.

Je repars l'estomac plein. C'est en début d'après midi que j’atteins la petite ville de Revelstoke, centre du parc national du même nom. Courte visite au visitor center. J'y croise une sympathique quinquagénaire quebecquoise qui me vante en long en large et en travers les principales attractions du coin et son fleuron : le sommet du mont Revelstoke et ses prés de wildflowers. Elle m'indique également le camping le plus agréable de la région, et pousse l'amabilité jusqu'à y passer un rapide coup de fil pour s'assurer que j'y trouverai bien de la place. Le Williamson Lake campround se révèle un endroit tout à fait charmant. Il est bordé par un petit lac dont l'eau est suffisamment chaude pour permettre les baignades estivales. Un ponton de bois flottant s'avance ainsi dans le lac et fait le bonheur des enfants qui l'ont manifestement annexé. Pourquoi ne pas venir y piquer une petite tête en fin d'après midi ? Retenons l'idée.

Une étroite route en virages de 23 kilomètres vous conduit au sommet du mont Revelstoke.. De banale au départ, elle devient magnifique quand les sapins s'espacent et que les bas côtés se couvrent de fleurs sauvages multicolores.





La dernière partie de l'ascension se fait par l'intermédiaire d'un petit bus conduit par un retraité bénévole. Puis une série de petits sentiers permettent d'explorer cette sorte d'immense couronne fleurie qui coiffe le mont Revelstoke. La promenade des prés dans le ciel porte bien son nom. Un vrai coup de coeur.























De retour dans les rues de Revelstoke. Ce soir, comme tous les autres soirs de l'été c'est le community festival. La rue principale est neutralisée – mesure parfaitement symbolique vu l'intensité de la circulation – et des sièges sont installés devant un petit kiosque depuis lequel l'invité du jour s'apprête à lancer ses rifts de guitare.







Celui-ci se nomme Shane Philip. C'est une sorte d'homme orchestre, un Rémi Bricka des antipodes puisqu'il s'accompagne simultanément de diverses guitares et autres instruments à cordes plus exotiques, de tambours et de … australiens.







Le mélange est curieux. Sympa au début mais un peu répétitif au bout du compte.. Franchement, j'aurais préféré un bon vieux groupe de country local. Ca ne va pas m'empêcher de passer un bon moment et de rester presque jusqu'au terme du récital car le garçon sait mettre de l'ambiance et ses intermèdes parlés ne manquent pas d'humour. Du coup, j'en ai oublié mon projet de baignade au Williamson lake.





Chouette journée. Revelstoke est décidément une excellente étape et restera une des bonnes surprises de ce voyage. Passer sans s'y arrêter ne serait-ce qu'une demi journée constituerait une vraie faute de goût. En même temps, vous faites comme vous voulez.

16 août : Retour à Lake Louise.

Avant de repartir vers Lake Louise, il y a un petit site local que je veux absolument voir. Rien que pour son nom : « la promenade du choux puant ». Ça fait envie, non ? C'est une promenade très courte, à peine un kilomètre, et se parcourt entièrement sur des passerelles de bois. Celles-ci flottent au dessus d'un marécage peuplé de choux géants dont les ours sont parait-il très friands. Mais la saison de la floraison est passée depuis longtemps, les choux n'exhalent plus la moindre puanteur et je n'y croiserai, là encore, aucun plantigrade. Tant pis. J'aime bien ce genre de petit endroit ignoré et pittoresque.









Une matinée de route vers l'est qui se conclue par la traversée de Yoho et le retour dans le parc de Banff. Je retrouve avec plaisir le camping de Lake Louise. Pour une nuit, cette fois ci.

Que faire ? Pour le lendemain, je sais déjà. Ce sera une après midi à Sunshine meadow. Pour aujourd'hui ? Et pourquoi pas reprendre là où je l'avais laissée ma ballade jusqu'aux Inkpots à travers le Johnston canyon.

Le canyon est plus agréable en début d'après midi que dans la fraîcheur du matin. Par contre, il y a un peu plus de monde. Du moins jusqu'aux chutes supérieures. A partir de là, seuls poursuivent ceux qui désirent aller jusqu'aux Inkpots, ce qui représente une bonne heure de marche en plus. Et ils ne sont pas les plus nombreux.



Ces sources d'eau froide – très froide – se laissent découvrir au creux d'une étroite vallée. C'est assez joli. Difficile à photographier cependant. C'est un peu le principe inverse des sources chaudes de Yellowstone









Je suis sidéré par le peu d'intérêt que leur montrent les visiteurs qui débarquent à ma suite. La plupart passent devant les bassins sans même s'arrêter, et filent se tremper les pieds au bord du torrent, une centaine de mètres plus loin. Passons... sinon je vais encore être désagréable vis à vis des autochtones.







La descente est agréable. C'est la bonne heure. Arrivé en bas, je m'offre une pink lemonade complètement éventée à la boutique du site.







C'est le soir du spectacle centré sur les ours au petit théâtre des park rangers. La présentatrice met un gros bonnet de fourrure avec des oreilles et demande qu'on l'appelle «Grizella». C'est comme tu voudras, ma grande.



Tout autour, à travers le camping qui plonge dans la nuit, des centaines de canadiens se calent dans leurs fauteuils de toile et entament une longue soirée devant leurs feux de camps à huit dollars pièce.

17 août : un dernier regard vers les rocheuses.



Pas pressé ce matin. Je traînasse à la poste et dans les hôtels du coin avant de partir pour Sunshine meadows. Un troupeau de mouflons d'amérique croisé en chemin. Le chef de la bande a du s'acheter ses yeux à la Japan expo.





On ne peut pas gagner le site en voiture. Comme pour le lac O'Hara, c'est un school bus qui vous y conduit. Et c'est pas donné. Mais je n'ai aucune envie d'y monter à pieds, même si la distance est moindre que celle qui monte à la perle du parc Yoho. Alors je casque.

La promenade commence au bas des pistes et permet de contourner trois lacs très proches les uns des autres mais assez dissemblables. Le premier se nomme Rock Isle lake. Je m'arrête là pour manger un sandwitch et me retrouve vite assiégé par des rongeurs amateurs de cacahouettes.







Les moustiques aussi sont de la partie. Des gros, des petits, des moyens. Des voraces et des assoiffés.

Je poursuis vers les deux autres lacs. C'est une promenade tranquille, très facile. Agréable mais sans rien d'extraordinaire.







Pour le final, je choisis de monter au belvédère qui permet d'admirer depuis le haut d'une colline les trois lacs en même temps. La vue vaut l'effort. Une immense colonne de fumée monte au loin et commence à s'étendre. C'était le 17 août, si quelqu'un sait de quoi il s'agissait, je suis intéressé.







Je regagne Banff. Il y a de la place au Two Jake Campground. Cool. Je découvre que ma 2secondes Quetchua est cassée. Pas cool. La fibre souple s'est rompue au dessus de l'entrée. Ca n'empêche pas le montage de l'objet mais je suis content qu'il ne me reste que deux nuits de camping devant moi. Elle devrait tenir le coup jusque là.

Je m'en vais flâner autour du Two Jake Lake. Il y a là une petite ile qui se donne des airs de Spirit Islant, le décor sauvage et les crètes enneigées en moins. C'est chouette quand même, non ?









Je poursuis ma ballade sur les rives du lac Minewanka que je longe un bon moment. C'est une belle manière de faire ses adieux aux rocheuses, je trouve.











18 août : au pays des dinosaures.

C'est un changement de décor qui m'attend aujourd'hui. Je vais me rendre de l'autre côté de Calgary, vers l'est, bien loin de la fraîcheur des montagnes. Bye Bye lake les rocheuses. Définitivement cette fois ci.

La traversée de Calgary est rapide et sans problème. Beaucoup moins d'encombrement qu'à Vancouver.

La route est très chiante. Toute droite et sans la moindre parcelle d'intérêt, sinon les nombreuses fermes aux larges granges rouges caractéristiques de cette région.

Il faut deux grosses heures de route pour atteindre le Dinosaur Provincial park depuis Calgary. Malgré l'heure encore matinale, je trouve le camping complet. Et ça me fâche direct ! La petite nana quebecquoise de l'accueil tente gentiment de m'aider à trouver un autre point de chute pour planter ma tente blessée. Elle débite ses indications en rafale et son accent quebecquois est tellement prononcé que je suis à deux doigts de lui demander de reprendre en anglais.

Bon, on verra plus tard pour le couchage. Allons nous balader un peu dans ce décor qui rappelle un peu Bisti Badlands au Nouveau Mexique dans lequel je me suis éclaté l'année dernière.





Ouais, sauf qu'ici, ce n'est pas la même chanson. La zone est hyper réglementée et seuls quelques pauvres sentiers sans grand intérêt sont ouverts au public. Pour vous enfoncer davantage dans les badlands, vous devrez vous inscrire à l'un des tours accompagnés proposés par les park rangers contre espèces sonnantes. Nul.







En plus c'est le plein midi et le soleil cogne fort. Du coup, je décide de me barrer et de filer directement à Drumheller où je comptais passer seulement le lendemain. Je regrette amèrement de ne pas avoir plutôt choisi l'escapade dans l’île de Vancouver.



Une heure et demie de route plus tard. Drumheller est situé dans un large canyon peu profond perdu au milieu du désert. Le décor me plait davantage. Petit tour en ville, installation de mon campement. Le camping choisi se trouve tout près des célèbres Hoodoos locaux vers lesquels je me dirige donc tout naturellement.

Vision d'horreur ! Pas les hoodoos. Ils sont très beaux. Elégamment sculptés et d'une matière subtile. Mais tout ce qui se trouve autour est répugnant. D'abord, ils ont été les enfermer au milieu d'un réseau d'escaliers métalliques du plus bel effet. Tellement proches qu'il suffit de tendre la main pour toucher la pierre. Réussir à prendre une photo sans y inclure une série de marches ou un bout de rambarde demande un sérieux effort de cadrage.







Il y a pire. Ce sont les hordes familiales amassées tout autour, sur les badlands. Des grappes entières de touristes en short qui crapahutent sans respect sur ces délicates formations. Combien de temps résisteront-elles à ce traitement dégradant ? Pas des siècles en tout cas. Cette vision me fout en pétard (c'est la journée des colères rentrées) quand je compare cette contrée aux paysages similaires de l'ouest américain, heureusement maintenus à l'écart des hordes grimpantes par des pistes piégeuses et des sentiers harassants.





Je m'éloigne un peu pour m'extraire de ce cirque. Le coin est vraiment chouette. Il mériterait une exploration en profondeur.











Je décide d'aller faire un tour du côté Last Chance Saloon, vénérable institution du secteur. L'endroit est isolé dans un canyon plus petit et perpendiculaire au principal qui abrite Drumheller. Avant d'y arriver, on passe sur une série de petits ponts de bois que n'aurait pas renié Yves Duteil (tiens, au fait, qu'est ce qu'il devient celui là ?). Il y a un petit camping près des baraquements. Merde alors ! Si je l'avais su plus tôt, je serais venu direct y trouver une place tant le cadre est agréable et intime.





La nuit tombe à toute vitesse et je me grouille un peu plus que de raison pour revoir les hoodoos sous la lumière rouge du soleil couchant. Il y a moins de monde à cette heure, mais toujours ce foutu escalier qui vous gâche la vue !







19 août : le gentil monsieur du Confort Inn.

Je me réveille, je dégonfle mon matelas, je plie mon duvet, et je replie grossièrement ma tente avant d'aller la balancer dans le container à ordures du camping. Je craignais un peu ces vacances sous la tente, mais ces craintes se sont révélées vaines. Les nuits ont généralement été bonnes, plutôt confortables, pas trop fraîches et sans trop d'éveils intempestifs au cœur de la nuit.



Une petite ballade matinale dans les rues désertes de Drumheller en attendant l'ouverture du Royal Tyrell Museum of Paléontologie. Ça ressemble beaucoup à Vernal ou à Dinosaur dans le Colorado, avec ces dinosaures en plâtre qui agrémentent un décor urbain plutôt austère. Celui-ci est de loin le plus sympa.





Le Royal Tyrell est l'un des plus beaux musées de paléontologie d'Amérique du nord. La pénombre fraiche de ses salles peut offrir une alternative intéressante aux étouffantes journées d'été.



Ici, une paroi vitrée permet de découvrir les méthodes de travail des paléontologues. Intéressant. Je jette un œil dans les coins, des fois que le docteur Ross Geller se trouve en visite dans le coin.























Retour à Calgary. Je cherche un hôtel dans le même secteur qu'à l'aller. Je stoppe devant le Confort inn, un chouilla au dessus du Travelodge que j'avais réservé à l'aller. Je fais la moue devant les prix mais le gentil monsieur de l'accueil me propose un bon discount que j'accepte avec plaisir. C'est fou comme un petit geste sympathique peut faire du bien, parfois.

Le vie civilisée reprend ses droits. L'installation dans la grande chambre claire, d'abord. Internet, ensuite. Que s'est-il passé dans le monde depuis 20 jours... Hein ? 29 médailles d'or pour les anglais aux JO de Londres !!! Ils ont payé les juges ma parole !

Puis une petite heure à la piscine. Un couple de septuagénaires s'amuse comme des gamins dans le toboggan couvert. Lui est américain de Denver, elle est canadienne, et ils se retrouvent ici pour passer du temps ensemble. Ils sont d'une fraîcheur communicative.

La journée se passe tranquillement jusqu'à l'heure du diner. Je n'ai aucun désir d'aller découvrir Calgary.

Je termine la soirée dans un restaurant Boston Pizza devant mon plat préféré, la fameuse BBQ Chicken.

20 août : une journée longue et très ennuyeuse.

La première chose à faire quand vous rentrez dans Calgary, c'est de trouver un parking. Et c'est pas simple. Ils me semblent encore plus cher qu'à Vancouver. Je me trouve un emplacement dans un de ces grands parkings aux tarifs exorbitants où je prends un forfait de deux heures.



Je traîne un peu dans le centre mais le coeur n'y est pas. Je reviens vers la voiture et traverse le parc immense qui entoure la rivère Bow.









Le nombre de joggers qui trottinent dans le coin me semble au delà du raisonnable. On parle beaucoup de la Californie, mais à côté d'ici, franchement, c'est peanuts. Ça grouille de teeshirts fluos, de mollets musculeux et de queues de cheval qui se balancent. Pas un banc ni une barrière sans un type en train de s'étirer. Ça m'agace prodigieusement. Allez comprendre pourquoi ! Sans doute parce que tout m'agace depuis deux trois jours. C'est la première fois que j'ai clairement envie d'en terminer et de rentrer chez moi avant la fin d'un voyage. Ces dernières journées assez décevantes n'y sont sans doute pas pour rien.









Pas envie de rester dans le coin. Je retourne dans la zone de mon hôtel pour choisir mon resto du midi. Je me souviens plus du nom. Je me rappelle que j'ai pris des fish&chips et que c'était pas bon du tout. Histoire de rester sur une mauvaise impression.

Je suis à l'aéroport bien avant l'heure mais je n'ai rien de mieux à faire. Aucune chance que je revienne alors il faut que je crame mes derniers dollars canadiens. Je m'offre deux paquets (soyons fous) de gateaux à la crème d'érable et un grand sac de bonbons. Et puis une bonne bière dans un pub. C'est pas très intéressant, hein ? Et ben cette journée ne l'était pas non plus pour moi. Et je m'en voudrais de ne pas vous en faire profiter un peu.

Pour finir, je croise un groupe de français, deux couple des quinquagénaires qui semblent avoir beaucoup plus apprécié leur séjour que moi. Ils ont adoré l’île de Vancouver ce qui ravive mes regrets. Comme si j'en avais besoin !



Bon, le bilan maintenant.

Les tops d'abords.

1/ le chou puant. Enorme ! Incroyable ! Vaut le voyage à lui tout seul ! (non, je rigole 😉)

Bon, je reprends...

Many glaciers : de belles ballades et un super lieu de villégiature. J'aurais pu en profiter davantage en ajoutant Iceberg lake à mon programme. Un autre fois ?

Le lac O-Hara : pas de bol avec le temps mais cela n'en n'est pas moins un site magique. Les onze kilomètres de montée quand on n'a pas pu réserver le bus s'oublient vite quand on arrive là haut.

Les lacs Morraine et Louise : deux grands classiques des rocheuses qui ne vous décevront pas.

La promenade des glaciers : la première partie, surtout. Celle qui mène du lac Bow au glacier Athabasca. Somptueux. A réserver pour une journée ensoleillée.

Le parc du mont Revelstoke et sa promenade des prés dans le ciel : assez peu visité par les forumeurs et c'est bien dommage. Un petit paradis et une chouette étape entre Banff et Vancouver.

Les flops :

Je ne vais pas insister, je me suis assez étendu sur le sujet. Avec parfois un rien de complaisance, je vous l'accorde 😏. On fera mieux la prochaine fois.
Open
BA
Bastinou13 11 years ago
Retour d'Oregon (Portland,Bend) avec séjour à Seattle
Bonjour à tous,

Après mon premier carnet sur notre séjour en Oregon en 2012, nous revoilà avec un autre petit carnet sur notre "trip" en Novembre 2014 à Portland, Seattle, Bend. Une nouvelle fois, nous sommes allés visités nos amis américains et donc immiscés dans la vie américaine. Je vous laisse découvrir notre carnet, en espérant qu'il plaise et qui donne envie d'aller visité cette partie des USA peu connue au final ! Ah oui, je m'excuse d'avance pour mon orthographe je retoucherais au fur et à mesure 😛!

Jour 1 (Dimanche 02 Novembre):

Départ 3h du matin de nos chères Corbières en direction de Toulouse Blagnac environ 1h/1h15 à cet heure si de la nuit. Nos retirons nos cartes d’embarquement faisons un poutou à la bel doche qui nous amener si gentiment à l’aéroport 😛 et direction la salle d’embarquement. Décollage 6h30 en direction d’Amsterdam. Vol rapide 1h30 avec KLM et petit levé de soleil dans les nuages, parfait. Arrivé à AMS, seulement 1h30 de d’escale, pas le temps de trainer let’s go à la salle d’embarquement pour Portland. Arriver à la salle d’embarquement plein de question nous ont été posées sur nos bagages, nos raisons d’aller aux USA et pourquoi Portland, etc… Une fois entrée dans la salle d’embarquement, plus que 30 min d’attente, perfect. 10h décollage pour l’Oregon ! Après 10h de vol (sympa mais un peu long 😉 ) avec delta, un survol des magnifique rocheuses Canadiennes, nous voilà sur le sol américain. Après un passage à l’immigration sans trop complications nous récupérons les bagages prenons un bus qui nous amènes aux arrivés internationales. Il est 12h30 heure locale (+ 9 heures en France), nous nous attendions à voir Toniya et Larry (nos hôtes, nos amis, nos parents américains. C’est ainsi que nous les voyons. Pour la petite histoire, ce sont des gens que j’ai rencontré en 2011 dans mon ancien lieu de travail et avec qui nous avons liés amitiés malgré notre écart d’âge. Nous sommes déjà venues chez eux en novembre 2012)… Mais, pas arrivés… Bizarre ! Je regarde nos dernières discussions et effectivement je leur avais dit une heure plus tardive… Nous patientons sagement en envoyant des messages aux parents pour leur signaler notre arrivés. D’un coup au micro j’entends que l’on m’appelle… Eulalie (ma compagne) me dit en rigolant : « le vol t’as vraiment fatigué » et effectivement (nom prénom énoncé à l’américaine dans un micro, sa fait bizarre lol) c’était bien moi ! Nous descendons d’un palier et nous voilà nez à nez avec Toniya (petit cris de sa part) qui fait tourner pas mal de monde lol mais super content de se revoir après ces 2 ans. Et op direction leur maison en banlieue de Portland. En arrivant à la maison, Toniya et Larry nous demandes de nous changer et se débarbouiller si on le voulait car ils avaient prévus de d’aller déguster quelques vins chez Pete’s Mountain Winery. Ok ok no problem ! Il faut bien rester éveillé pour s’adapter à l’heure locale. Se fût, une très belle découverte que de déguster ces supers vins avec un accueil super un monsieur super intéressant et intéressé par notre venus en Oregon. Une fois la dégustation terminé, nous partons nous restaurer car alcool + décalage horaires + 30 heures debout = c’est cuit !!!! Après le restaurant, direction le liiiiiitttt !!

Jour 2 (Lundi 03 Novembre) :

Levé 6h30 ! Record comparé à la première année (2012) ou nous sommes venues c’était tout le temps 3h ou 4h du matin. Nous en profitons pour communiquer avec nos amis, famille qui attendent avec impatience pour certain le résumé de nos journées lol. 9h petit déj avalé direction Fred Meyer (super marché) faire les courses pour le soir… Chez Fred Meyer, nous en profitions le temps que Toniya faisait ses courses, pour faire quelques emplettes (eh oui ça vaut le coup en Oregon, 2 paires de chaussures Nike pour 150$) mais molo car l’après-midi c’est shopping à Woodburn. Le soir c’est à nous de choisir le plat principal😛. Ayant un super souvenir de la viande de buffalo, nous demandons ou pouvons nous en acheter à Toniya. Elle nous conduit dans une chaîne de magasin de bio nous avons trouvé notre précieux morceau de viande rouge. Direction la maison. Une fois à la maison, surprise, Toniya nous dit : « je reste la cet après-midi, je vous laisse ma voiture ». C’est tout gêné que nous acceptons l’offre et nous voilà sur le Highway 5 en direction de Woodburn (centre commercial de magasin sortie d’usine) entre Salem et Portland. C’est la première fois que je conduis aux USA, c’est assez intimidant mais j’y prends vite goût et ayant conduis au Québec un an auparavant c’est passé crème malgré la circulation dense en sortie de Portland. L’après-midi shopping (alalala les femmes lol) ! De retour à la maison, rituel, c’est APEROOO ! Du bon vin et en avant… L’odeur du buffalo venait gentiment titiller notre nez, A TABLE !!! Le morceau de viande arrive accompagné d’un bon Corbières , juste HUMMMMMM !!! Allez go to bed car demain matin (7h15) Larry nous laisses à l’union station de Portland (gare) pour aller à Seattle) mais avant petit visionnage du match de Foot US universitaire des Oregons Ducks.

Jour 3 (Mardi 04 Novembre) :

Départ 7h15 de la maison direction la gare. Nous arrivons un peu en avance le temps de prendre les tickets et nous voilà dans l’Amtrak Cascades pour normalement 4h de trajet… Train confortable, wi-fi à bord, des gens sympas mais alors que le train est lent ! Nous avons mis au final 5h pour rallier Seattle ! Bref, pas grave nous ne sommes pas non plus pressés, pressés. Arrivé en gare de King Station Seattle, nous pouvons admirer les 2 stades très impressionnants de Foot US et de Baseball Pour nous les petites frenchies des Corbières profondes lol, une ville comme Seattle est impressionnante. Nous prenons un taxi de la gare pour rejoindre notre hôtel (quality inn and suites) quasiment au pied de la mythique space needle. Quand le chauffeur (super sympa) a su que nous étions Français et que c’était notre première fois à Seattle, il nous a fait visiter « gratuitement » dowtown en nous expliquant l’histoire de la ville, les grattes ciels, etc… Gratuitement ? 15$ tarifs normal en comptant le tips. Pas grave, c’était quand même cool de sa part de nous informer. Une fois les affaires posés, direction la Space Needle ! Une fois en dessous, ces avec nous yeux tous pétillants que nous admirons la tour. Avant de monter, nous choisissons de visiter l’EMP museum. A l’entrée du musée nous décidons de prendre le city pass (au bout de 3 attractions le pass est amortis) et nous voilà lâchés dans le monde de la science-fiction et du rock and roll ! Que dire sur ce musée ? C’est tout simplement à faire. On peut y apercevoir, le costume de superman porté par Christopher Reeve, la tête de terminator, les guitares de Jimi Hendrix, Kurt Cobain et j’en passe. Moment très agréable !



Une fois la visite finish, direction la space needle. Nous prenons l’un des ascenseurs avec vitre pour observer. En haut pas trop de monde, le top ! Nous prenons un petit truc a grignoter et nous nous posons pour admirer la vue sur la ville. Nous sortons et faisons le tour de la tour, prenons quelques photos, et nous avons même eu droit au couché de soleil sur la baie… le rêve baby !

Une fois ce moment immortalisé, nous descendons direction l’olympic sculpture park ou nous déambulons avant de regagner l’hôtel pour manger et se poser.

Open
HO
Hohl 11 years ago · Jackes
Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.

Préparatifs :

Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.

Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.

Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???

Itinéraire :

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

J2 : Calgary – Glacier NP (USA)

J3 : Glacier NP

J4 : Glacier NP – Waterton

J5 : Waterton

J6 : Waterton – Banff

J7 : Banff

J8 : Banff – Lake Louise

J9 : Lake Louise – Jasper

J10 : Jasper

J11 : Jasper

J12 : Jasper – Clearwater

J13 : Clearwater – North Vancouver

J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino

J15 : Tofino

J16 : Tofino – Victoria

J17 : Victoria

J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver

J19 : Vancouver

J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)

J21 : Arrivée

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.





RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).



Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !

Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.

Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.





J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)

Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.



Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.





Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).





Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.



Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).



J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)

Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.



Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.



Prudents (mais d��pourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.





Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.

Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !



De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !



Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).

L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.



Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.

J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)

Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.



Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).

On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)



Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.



Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.

Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …

Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.







Grinell lake :



Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).







Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)



Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.





MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !

Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.

Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.



La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.

Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.

Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)







J5 : Waterton





Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.









Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.



Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.



La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.

De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.



Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !

Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.

A bientôt pour la suite
Open
AN
Anouchka25 11 years ago · Bluesjake
Bourbon Trail et circuit autour (Georgie, Carolines, Kentucky, Tennessee)
Pile un an après, je me décide enfin à poster ce carnet à propos de notre séjour dans le Sud Est des Etats-Unis. J'ai lu tellement de bons récits ici que j'ai longuement hésité à en rédiger un. Mais là, enceinte jusqu'aux yeux, bloquée sur mon canapé par la fatigue et un temps pourri, j'ai décidé de me lancer 🙂

Il y a quelques années, j’avais offert un week-end à mon mari direction l’Ecosse, plus précisément Edimbourg, pour un petit séjour« dégustation de whisky ». Nous sommes en effet assez friands de ces petites boissons (l’alcool est dangereux pour la santé, consommer avecmodération). En discutant avec un ami, qui plaisantait sur le fait que nous ne faisions que des voyages en rapport avec l’alcool (Belgique pour la bière, Ecosse etc), nous voilà partis à« délirer » sur un voyage aux Etats-Unis pour parcourir la fameuse Bourbon Trail du Kentucky. Nous nous quittions ce soir là avec des envies plein la tête mais la certitude qu’un tel voyage n’est pas prêt de se faire, à moins de se mettre définitivement nos banquiers respectifs à dos.

Approximativement 1 an plus tard, le même ami est à la maison, en train de peaufiner avec nous les détails du voyage, car nous nous apprêtons à nous envoler direction les distilleries…Comme quoi, avec l’envie et la ceinture serrée plusieurs mois, on y arrive !

Bien sûr, nous ne nous contenterons pas uniquement du Kentucky et nous décidons d’un trajet pour voir un maximum de choses.

Nous partons à 4 : mon mari et moi ainsi que deux très bons amis, avec lesquels nous partageons de nombreux goûts. Ayant déjà passé plusieurs courts séjours ensemble, nous sommes persuadés que le séjour se déroulera sans anicroches. Malgré quelques tensions, dues à la promiscuité et parfois à la fatigue, nous passerons des vacances mémorables et rentrerons, si ce n’est plus amis qu’avant, au moins plus complices grâces à ces bons moments partagés.

L’organisation d’un séjour à 4 personnes comporte des avantages et des inconvénients. L’avantage majeur est le partage des frais, réduisant les différentes notes de façon significative. L’inconvénient est qu’il faut se mettre bien d’accord, à l’avance, pour savoir qui veut faire quoi (tout le monde n’a pas les même attentes), afin de ne pas perdre de temps en tergiversations sur place et que tout le monde soit content de son voyage.

De plus, nous avions décidé de ne pas réserver tous les hébergements d’avance, histoire d’avoir un peu plus de liberté. Par exemple, nous ne voulions pas rester bloqués 3 jours sur la côte avec une météo pluvieuse et froide.

Cette décision nous a permis de passer plus de temps dans certains endroits qui nous plaisaient….mais nous a aussi joué de méchants tours. Quand on a roulé plusieurs heures et qu’on doit en plus trouver un hébergement pour la nuit, pour 4 et pas trop cher, alors qu’on a qu’une envie c’est se poser, les fameuses tensions apparaissent. Et parfois, cela nous a prit tant de temps que nous avons raté des choses. D’autre part, quand on loge dans une chambre quadruple (pour le prix), ce sont donc 4 personnes qui utilisent la salle de bain et les toilettes (qui se trouvent parfois/souvent dans la même pièce). Du coup, la « petite douche », le « petit pipi » ou même le simple « je me change, j’en ai pour deux minutes »peuvent vous prendre un total d’une heure.

Résidant à l’Est de la France, nous choisissons de décoller de Francfort. En effet, nos billets coûtent 200€ de moins que depuis Paris. Le parking nous coûte à peine 70€ pour 15 jours (je rappelle qu’on divise par trois) et le trajet pour l’Allemagne n’est pas beaucoup plus longque pour la capitale (péages en moins). Je précise que, travaillant en lycée, je suis obligée de partir pendant les vacances scolaires, mais Avril n’étant pas la période la plus touristique, nous réussissons à trouver des billets à un tarif raisonnable (580€) pour un Francfort-Atlanta sans escale.

JOUR 1 : Francfort-Atlanta.

Nous avons passé la nuit chez l’un de nos amis qui vit à Strasbourg. Levés à 4h pour un départ à 5h, nous arrivons à Francfort à 7h. L’aéroport est facile d’accès et il nous faut peu de temps entre le parking et l’enregistrement. Nous tombons sur un employé de Delta peu engageant. Un de mes amis tente une blague, il lui répond « j’ai le sens de l’humour mais je n’ai pas le droit de l’utiliser sur mon lieu de travail ». 😐Ambiance…Nous prenons un café et faisons quelques emplettes au Duty Free. Nous voyageons avec Delta Airlines et bien qu’ayant lu quelques critiques négatives sur le web, j’avoue n’avoir jamais aussi bien voyagé. Je passe sur les divertissements qu’on trouve sur toutes les autres compagnies, mais je donne un 19/20 au service. Les hôtesses et steward étaient aux petits soins et je n’ai pas passé une minute du voyage sans avoir une boisson (gratuite) sur ma tablette.

Nous arrivons à Atlanta à 14h30 heure locale. Nous passons sécurité et immigration en une quarantaine de minutes. Le douanier auquel nous avons affaire est le plus désagréable jamais rencontré mais il nous laisse passer assez rapidement.

La traversée de l’aéroport est longue mais facile (paraît qu’il y a des navettes, nous on marche en suivant les indications, ceci dit ça fait du bien après des heures assis). Nous partons en direction de chez Alamo pour récupérer la voiture que nous avions réservée via elocationdevoiture.fr

Arrivés au comptoir, la madame nous regarde, regarde nos bagages et sans détour nous dit « vous ne rentrerez jamais tout ça dans le modèle que vous avez réservé. » Je pense tout de suite au forum et aux discussions concernant les agences qui tentent toujours de refourguer quelque chose. Je pense « mais bien sûr, encore un bon moyen de nous vendre un surclassement ». 😠 Et puis, après quelques discussions, nous décidons de le prendre, ce surclassement. Encore une fois, on partage, et le plus sur la facture n’est pas si important (50€ chacun). En nous rendant sur le parking et en voyant à quoi correspondent les véhicules de la catégorie « intermédiaire »comme précédemment choisie, nous nous disons qu’effectivement, nous aurions été serrés. Les mid-size SUV seront bien mieux. Nous portons notre choix sur un premier véhicule (un Toyota Rav 4) et chargeons les valises. J’aurais préféré avoir un modèle américain, type Chevrolet, histoire de dire mais les coffres sont trop petits. Mais, après démarrage, nous remarquons qu’un voyant reste allumé. Question à la préposée au guichet qui répond « oh c’est un problème de pneu dégonflé, je ne sais pas quoi faire, c’est à vous de décider si vous vous voulez garder le véhicule et gérer les pneus ou si vous changez ». On change bien sûr, pas envie de nous casser la tête. Autre voiture, autre chargement et départ….Euh non en fait, mon mari ne retrouve pas son permis.🤪 Il est sûr de l’avoir repris au guichet mais impossible de mettre la main dessus. Je vous passe la demi heure de recherche dans le parking, ancien véhicule etc c’est finalement l’employée d’Alamo qui le retrouvera entre deux sièges du premier SUV. OUF, les vacances peuvent vraiment commencer au volant de notre Hyundai Santa Fe.



Open
OU
Ounite 11 years ago · Magali1970
3 semaines en famille au Texas, août 2013
Bonjour,

J'ai passé 3 semaines entières au Texas du 11 août au 01 septembre 2013 avec mon mari et mon fils de 11 ans.

Nous avons adoré cet immense état où il y a pleins de choses à voir... Nous avions le guide "Petit futé" sur le Texas qui est très bien fait et qui nous a bien aidé !!

Notre parcours : Houston puis Dallas, Forth Worth, Waco, Austin, San Antonio, Bandera, Corpus Christi, Galveston et retour à Houston pour rentrer en France.

Nos points d'intérêts :

- Houston :









Le Space Center que j'ai trouvé un peu décevant car il est petit, il y a à l'entrée un grand parc d'attraction dont on se demande pourquoi. Il y a quand même des choses intéressantes à voir mais je n'y retournerai pas, j'ai préféré nettement celui de Cap Canaveral en Floride que j'ai eu la chance de visiter aussi.

















La visite de la ville, le Hard Rock Café, K1 Speed pour mon fils (pour faire du kart), le water wall, à voir (l'adresse : 1980 Post Oak Boulevard, Suite 1580 - Houston, le lien : http://www.uptown-houston.com/...page/water-wall... )



Route entre Houston et Dallas :







- Dallas :

Open
IT
Itat 11 years ago
Le SouthWest avant l’Hiver
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Open
LE
LeSpartiate 11 years ago
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin)
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus

Le 6 juin : Au plus profond

En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...

Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.

Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.



On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!

Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.



Au tréfonds de l'antre de la bête...





Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.





CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola

La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.

Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »

L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.













Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.





Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »





Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.



Le 8 juin : Du vert à l'aride

Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.

Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.

















Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.



ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.

Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)







Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.

une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...



A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.

HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli

Le 9 juin : Royal

Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.





Raie Manta souriante...





Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.

Les chevaliers de la table ronde



Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »



J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.





Sublime désolation...



La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !

Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.

Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.

Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮

L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.

Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »

Un dragon venu du tréfonds des âges...



Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.





Shadow in wilderness...





Moon through arch...



Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.

Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.

Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...

FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !

En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.

Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.







OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana

Le 11 juin : Bloc in the roc

Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !

Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !

MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca

La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.





Empreintes... d'un autre temps



un autre dragon venu du fond des âges...

Western Collared Lizard

Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.









Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »

En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴‍☠️



Le 12 juin : Hummer tour

Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.

Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.









En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.





Alien guette...







Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.

Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.

Direction « Thousand Pocket »

Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!

« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.







Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.



Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel

Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.

La dure loi du far west...





Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.













Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.







Guimauve hoodoo









Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement



.





Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !

ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii

Le 14 juin : C'est Coton !

Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.





Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !





Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !



Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.

Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.



Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)

PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora

Le 15 juin : Plongées

Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?

Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.

Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?





Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.

D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.

Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.









Le 16 juin : Surprise et inquiétudes

Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.

Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.

Around... Castle Rock



Et Red Top









Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !

Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.



Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...



Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...

FEROCACTUS Echinocactus polycephalus

Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !

Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !

La descente vers le paradis

Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.

7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.

Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...



Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !

Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.

Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.





La remontée vers l’enfer

Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.

D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.

Première alerte

Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.

Deuxième alerte

La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...

Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.

Perdus !

Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.

Troisième alerte

Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.

Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)

Ultime ressource, dernière chance

Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.

Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.

Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.

Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.

Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.

Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!

La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.

C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !

Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.

Conclusion :

Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.

Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.



Le 18 juin : Coucou... C'est nous

Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.

















Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.

Le 19 juin : Hasard à Las Vegas

Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.

Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.

Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE

L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!

Conclusion:

Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.

Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .

Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.

Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.

Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Open
OL
Oliv2019 11 years ago · Wavemaster
Aventures dans l'Ouest américain
C'est toujours avec le même plaisir que je vous fait partager ma passion de l'Ouest Américain. J'espère qu'il contribuera à nourrir les rêves d'aventure et de découverte que suscite cet endroit chez un grand nombre d'entre nous (au vu des nombreux carnets de voyage sur l'Ouest Américain)

Vous pouvez retrouver l'integralité de ce carnet avec l'ensemble des photos et cartes sur notre site : https://sites.google.com/...etsdevivolivusa2014/

Pour éveiller la curiosité, je ne mettrais ici que quelques photos par lieu visité, ce qui fait déjà pas mal :)

Introduction

Le thème majeur de ce voyage fut facile à trouver : faire du Backpacking (randonnée itinérante) dans des endroits insolites.

Nous avions en effet trouvé qu’il y avait eu trop d’heures passées en voiture lors de notre voyage de 2013 dans l’Ouest Américain et pas assez de randonnées. Ainsi, lorsque nous avons commencé à réfléchir à ce nouveau voyage dans l’Ouest, nous souhaitions toujours découvrir des lieux hors des sentiers battus mais en marchant.

Que faire donc pendant 3 semaines ?

Première étape, nous avons commencé à noter sur une page blanche les sites incontournables qui nous faisaient envie : Yant Flat/Yellow Knolls, Boulder Mail/Death Hollow, Red Canyon, Grand Gulch Primitive Area (Fish and Owl Canyon), The Wave, Deer Creek Falls, Little Finland, Kolob Arch, Red Top/Yellow Rock.

Deuxième étape, nous avons participé à ce qui est devenu un incontournable pour tout voyage dans l’Ouest Américain : le tirage au sort pour The Wave. Manque de chance, toutes nos tentatives sur internet vont échouer.

Troisième étape, mettre de l’ordre dans nos idées et essayer de faire un programme cohérent. Notre point de départ et de retour sera pour une fois Las Vegas afin d’éviter un trajet inutile en voiture (Los Angeles -> Las vegas par exemple) et de ne pas payer les frais de dépose de la voiture de location dans une autre ville que celle du départ (au moins 300 $).

Quatrième étape, faire la demande de permis pour Deer Creek Falls (auprès du NPS), les réservations du shuttle en bus pour Kolob Arch/Hope Valley et du VTT pour le Thunder Mountain trail à Red Canyon

Quatrième étape, regarder ce que Marie Lefevre (pseudo Mlefevre sur voyageforum) est en train de planifier de son côté :-) C’est à partir de nos discussions avec elle que nous avons tout chamboulé peu de temps avant de partir pour y intégrer un Backpacking de 4 jours dans The Maze. En contrepartie, nous avons dû supprimer Fish and Owl Canyon du programme. Il nous a fallu en conséquence obtenir le permis pour The Maze et réserver le shuttle en bateau un peu à la dernière minute.

Au final, nous avons donc prévu : - 10 jours en backpacking (Deer Creek falls (4j), The Maze (4j) et Boulder Mail/Death Hollow (2j)) - 3 grosses randonnées à la journée : Verkin river/Kolob Arch/Hope Valley, Upper Muley Twist Canyon, Red Top->Yellow Rock - 3 “classiques” : Bryce, Cottonwood Canyon Road et Burr Trail Road - Quelques lieux un peu en dehors des sentiers battus : Yant Flat, Thousand pockets, Little Finland, Water Canyon, Torroweap, Nautilus, White Valley - Quelques lieux insolites : Yellow Knolls, Red Caves, Thunder Mountain Trail

Tout ça était donc prévu mais en tenant compte de la météo et de quelques aléas, certains lieux vont disparaître et d’autres vont les remplacer, pour notre plus grand bonheur !

Le voyage s'est déroulé du 18 Avril au 10 Mai 2014 (budget : environ 2000 eur par personne).

Voici nos appréciations des lieux visités : * On aurait pu éviter, ** intérêt limité, *** Bien, **** Surprenant, A faire, ***** Un must, ****** Exceptionnel

Mini circuit 1 (Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock), Valley Of Fire , Balade/point de vue, *** Arrowhead Arch, Elephant Rock, Valley Of fire, Balade, ** Mini circuit 2 (Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch), Valley Of Fire, Balade (4km), **** Yellow Knolls, Red Cliffs Desert Reserve, Rando (6km), *** Yant Flat, Red Cliffs Deser Reserve, rando (8.5km), ****** La Verkin Creek trail / Kolob Arch / Hope Valley, Kolob Canyon, Rando (25 km), **** Water Canyon, Balade, *** Deer Creek Falls, Grand Canyon, Rando (50km, 3 jours), ****** Bryce Canyon, points de vue, **** Upper Muley Twist Canyon, Rando (18km), **** Tukuhnikivats Arch, Moab area, Balade (9km), *** The Maze, Canyonlands, Rando (61km, 4 jours) ***** Crystal Geyser, Point de vue, *** HorseShoe Canyon, Rando, (12km), **** Yellow Rock->Red top, Page Area, Rando (13.5km, échec), **** Thousand Pockets, Page Area, Rando (9km), * Nautilus, Page Area, Balade, *** Toadstool Hoodoos, Page Area, Balade, *** Yellow Rock, Page Area, Rando, ***** Hackberry canyon, Page Area, Balade, *** Rimrock Hoodoos, Page Area, Balade, **** "Près de Page", page Area, Balade, **** Little Finland, Balade, ***** Devil's throat, point de vue, ** Whitney Pocket, Balade, *** Fire Canyon Arch, Valey of Fire, Balade ** Balade aux 7 merveilles, Valley of Fire, Balade (4km), **** Une journée en Corvette, Death valley, Balade (650km en voiture !), ****

18 Avril 2014

Las Vegas

Notre arrivée tardive à Las Vegas (18h30) va limiter notre "journée" à la prise du véhicule (Jeep Patriot 2*4 avec de bons pneus mais de toute façon nous n'avons pas vraiment prévu de piste cette année), quelques courses pour les 2 jours à venir, un repas dans un restaurant indien près de notre hôtel situé au calme et un gros dodo !

19 Avril 2014

Valley Of Fire, Little Finland



Beau temps aujourd’hui ! Parfait car nous sommes impatients de partir de Las Vegas et de se retrouver dans les étendues désertiques de l’Ouest Américain.

Go West !!

Le dépaysement devrait arriver assez vite puisque nous avons prévu d’aller dormir sous la tente près de Little Finland. Mais avant cela, nous prenons la direction de Valley Of Fire pour une demi-journée « spéciale Arches ».

Nous avons acheté l’e-guide « A closer look at valley of fire » (http://www.synnatschke.com/e-guides/store.php) avant de partir et avons préparé 2 circuits, celui d’aujourd’hui et un autre pour la fin du séjour quand nous reviendrons à Las Vegas.

Pour aujourd'hui, ce sont 2 mini circuits que ferons avec pour point commun la recherche d'arches !

1e mini circuit : Windstone Arch, Pagoda Arch, Piano Rock, Arch Rock, Atlatl Rock

2e mini circuit : Arrowhead Arch, Elephant Rock, Pretzel Arch, At Least Five Holes Arch, Little Mosquito Arch, El Portal Arch

Une fois franchie l’entrée du parc, nous prenons la piste sur la gauche qui effectue une petite loop et permet d’aller voir Arch Rock.

Notre premier arrêt sera pour Windstone Arch que nous aurons du mal à trouver car elle est minuscule et plutôt bien cachée. Elle est vraiment près de la route et nous irons bien trop loin ! Mais Virginie a fini par avoir le coup d'œil !

Chaque cavité offre la possibilité d'admirer la finesse du Sandstone

2e arrêt un peu plus loin pour aller voir Pagoda Arch. Il faut marcher un peu plus en commençant par contourner la grosse colline et trouver le chemin pierreux qui permet de grimper. L’Arche se trouve à une trentaine de mètres au-dessus du sol et le meilleur angle de vue se trouve en passant derrière. Elle est complétement détachée de la paroi et constitue une formidable fenêtre sur les paysages aux alentours.

Pas très loin se situe une autre arche double dont on ne connait pas le nom.

Ainsi qu'une autre visible depuis la piste qui dessine une jolie fenêtre sur les montagnes aux alentours

3e arrêt à Piano Rock qui a un intérêt plutôt limité selon nous. C’est fou d’ailleurs comme les autres touristes se sont arrêtés au même endroit pour aller voir ce que nous étions en train de photographier. Nous nous retrouvons rapidement à une dizaine de personnes en train de prendre des photos de Piano Rock ! Qui a dit que nous étions des moutons ?

4e arrêt « classique » à Arch Rock mais le fait qu’il ne soit plus possible de monter sur le rocher pour la photographier rend l’arche plutôt inintéressante…

Nous 5e arrêt est à Atlas Rock pour voir les fameux pétroglyphes de Valley Of Fire.

C’est aussi l’occasion de piqueniquer à l’ombre car il fait plutôt chaud. Il y a pas mal de locaux qui profitent des installations de la rest area pour organiser des anniversaires ou autre évènements. Nous regardons les très jeunes enfants grimper partout aux alentours sans que les parents ne s’en soucient.

Après cette pause détente, nous reprenons la 2e partie du programme avec un 1e arrêt au trailhead d’Arrowhead loop que nous ferons simplement jusqu’à Arrowhead Arch. Nous passons devant une arche sur le bord du chemin qui nous semble très banale. Puis nous continuons et nous rendons compte que nous venons de passer devant l’arche que nous cherchions (le gps réagit toujours en décalé) ! Donc bof, bof, pour nous cette arche n’a pas d’intérêt.

Le plus intéressant est finalement le point de vue depuis le trail où l'on peut admirer la multitude de couleurs du parc.

Nous reprenons la route pour aller nous garer 300 mètres plus loin au parking de Elephant Arch. Comme toujours, il y a du monde ici. Nous faisons vite fait la balade pour aller voir Elephant Arch et revenons à la voiture pour prendre les sacs à dos et de l’eau.

Nous regardons la carte et prenons le cap pour traverser la longue plaine s’étalant devant nous. Nous traversons Saint Thomas Wash et gardons le cap. Nous apercevons enfin Pretzel Arch qui est située en hauteur mais très facilement accessible.

En fait l’arche ressemble à un Brezel du fait qu’il y en ait 2 et qu’il est possible de les photographier l’une dans l’autre.

Nous redescendons dans la plaine et longeons la colline en direction de l’Est. Puis, après avoir regrimper la colline pour se retrouver de l’autre coté (Nord), nous arrivons enfin à At Least 5 Holes Arch. Ce n’est pas vraiment une arche mais un gros rocher percé de plusieurs trous.

Cap à l’Est en direction de Little Mosquito Arch qui est juste à coté. On voit bien le moustique piquer avec son énorme dard !

Puis nous poursuivons en passant devant une nouvelle arche non répertoriée mais assez sympa.

Le chemin s’élève de nouveau avec une nouvelle arche sur la gauche.

Enfin, nous arrivons à El Portal Arch qui je crois est la plus grande arche de Valley of Fire.

Nous terminons la boucle en traçant tout droit jusqu’à la voiture. Il nous aura quand même fallu environ 2 heures pour effectuer la boucle de seulement 4 km.

Ca y est notre 1e journée dans Valley of Fire est terminée et nous prenons la sortie Nord-Est du parc. Nous apercevons au loin la destination finale de la journée : Little Finland.

Nous sortons de l’I15, prenons la Riverside Road puis à droite après le pont enjambant la Virgin River dans la New Gold Butte Road.

A partir de ce moment-là, la route se dégrade et alterne entre une route goudronnée et une piste. Je commence à prendre trop confiance et appuie sur l’accélérateur malgré la limitation de vitesse à 30 miles….et ce qui devait arriver arriva, crevaison ! Et en plus une crevaison rapide, impossible de réparer le pneu (notre compresseur et nos mèches ne serviraient à rien). Nous devons mettre la galette de secours. Comme d’habitude, deux américains s’arrêtent pour nous aider à changer le pneu. C’est la 5e fois que je crève dans l’Ouest Américain et les locaux se sont toujours arrêtés pour nous aider. Les seuls qui ne s’arrêtaient pas étaient les touristes !

On leur demande l’état de la piste pour rejoindre Little Finland et si c’est possible avec une galette. Hors de question selon eux car la piste se dégrade par la suite. C’est frustrant mais nous préférons ne pas prendre de risque et reporter la visite de Little Finland pour la fin du voyage.

Notre priorité maintenant est de faire changer le pneu. De retour vers l’I15, nous trouvons un tyre repair shop à Mesquite qui nous prendra quand même 60$ pour réparer le pneu car nous avons du faire ouvrir le garage qui était fermé.

Nous faisons route vers Saint George en avançant le programme d’une journée. A défaut de dormir sous la tente, nous aurons un bon lit ! Par chance, nous pouvons avancer notre séjour dans la chambre que nous avions réservé pour les jours à venir (Days Inn St George à 42eur/nuit, hôtel très agréable avec jacuzzi et piscine).
Open

Recommended for you

Previous Page 17 of 31 Next