Travel journals · Asie de l'Ouest (Moyen-Orient)
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SA
Saint 19 years ago · Alan
De retour de Syrie: informations et conseils (juin 2007)
JUIN 2007. En préambule, je souhaite préciser que mon objectif, à travers l'écriture de ce texte, n'est ni d'être exhaustif ni d'être le plus objectif possible. C'est le recueil d'informations (précises et vérifiées) et l'expression de coups de coeur ou de coups de gueule....

Me voilà donc rentré de Syrie.. Juste hier . tout est encore frais...

Les aspects pratiques en premier lieu....

Quand vous arrivez à DAMAS par avion, possibilités de change ds l'aéroport... Distributeurs de billets.Changeurs de monnaie. Le taux de change au debut juin 2007 est entre 67 et 68 livres syriennes pour un Euro. Ne vous encombrez pas de dollars. l'Euro est parfaitement accepté... Au cas où... le dollar s'échange à 50 livres syriennes.. Le change est presque partout pareil... Donc pas de pb .. Préférer les banques. Mais c'est possible aussi ds la rue..si elles étaient fermées.

Puis ... se rendre à Damas. L'aéroport est à environ 35kms de la ville... Les taxis bien sur seront là.. Le tarif habituel est de 600 livres soit 12 dollars... Je trouve cela assez cher pour le pays mais il est difficile de négocier... Bien que j'aie fait ce trajet pour 400 livres... A 4 heures du matin... Selon votre heure d'arrivée vous pourrez également opter pour le bus.. C'est 10 fois moins cher...

Aller en centre ville... Le centre c'est la place SIRJE.. La station de bus est à environ 500m. C'est là que vous trouverez les hotels en nombre... Du plus minable au 3 étoiles..

ATTENTION.. Bien que présent dans de nombreux guides, l'hotel SULTAN, proche de l'ancienne gare construite par les français (Hijaz) prononcez EIjaz.. est d'un rapport qualité -prix médiocre. Il vit sur sa réputation.. Les chambres, exigues et désuettes, mériteraient un bon coup de rajeunissement. Les salles de bain sont parfois communes et toujours trop petites. Il n'y a pas toujours de chasse d'eau aux toilettes.... Pas de frigo et encore moins de télé qui, je l'avoue, n'est pas indispensable...La seule concession au modernisme est la clim ds certaines chambres... Parfois symbolique d'ailleurs car on vous conseillera à la reception de ne toucher à rien sous peine de tout détraquer...!!! La literie est propre, et le petit déjeuner inclus est correct... Les seuls points positifs de cet hotel... le tout pour un prix variant de 30 à 35 dollars pour 2 (suivant l'individu présent à la réception...) Néanmoins cela continue à être un endroit trés fréquenté et une réservation est souvent nécessaire. Difficile à comprendre....

Il y a de nombreux hotels aux environs dans la même gamme de prix.. Et au confort supérieur...

Du SEMIRAMIS, hotel 5 étoiles pour 120 dollars la nuit ( chambres aux standards européens et tres confortables) au PALMYRA à 40 dollars pour deux en passant par plein d'autres... Pour un prix moyen de 30 dollars vous trouverez sans peine ce que vous cherchez.. Il suffit de marcher dans un rayon de 200 à 300 métres. N'hésitez pas à négocier le petit dejeuner inclus.. 9 fois sur 10 si vous faites mine de partir, ils seront ok...

A ce propos... Les Syriens sont en général trés gentils et hospitaliers. Néanmoins quelques uns d'entre eux pourront vous agacer considérablement en essayant de toujours vous extorquer le double, voire le triple du prix normal... C'est quotidien et fatiguant...

En premier lieu, les chauffeurs de taxi à Damas ne mettront jamais le compteur et vous demanderont à minima le double du prix...

Une course en ville qui vaut normalement 50 livres vous sera facturée la plupart du temps 150 livres. Je sais...cela fait environ 2 euros et ce n'est pas trés cher, en réalité, pour un Européen... Mais, pour ma part, je déteste que l'on me prenne pour cible systématique en pensant que si je suis touriste ...je peux payer !!! Le dernier chauffeur de taxi que j'ai rencontré a même poussé le culot jusqu'a me demander 10 fois le prix normal de la course...!!!!! Parfois trop c'est trop.. Ce n'est plus un jeu où chacun négocie mais une source d'agacement intense..

Dans le meme ordre d'idée.. Les restaurateurs.. Arnaque assurée...Demandez les prix avant sinon, le plus souvent, vous payerez environ le double .. dans la majorité des cas on ne vous détaille pas les prix et le pourboire est largement inclus.. Dans certains resto de la place SIRJE, où les prix sont affichés, on vous comptera des tas de bricoles en plus... Les serviettes en papier ...! Et certains serveurs vous prendront d'office leur pourboire. C'est à mes yeux une pratique innaceptable qui m'a tjrs profondément agacé voire mis en colère, moi qui suis d'ordinaire si calme...

Néanmoins, certains restos sont trés corrects et vous pourrez même trouver de la bière locale à un prix honnête. je pense au " Café des journalistes" . Décoration et style russo- machin truc. mais bonne cuisine et prix doux... Il y en a d'autres.. je vous laisse le soin de découvrir...

Si vous aimez le narghilé... Il y a un "coffee- shop ", probablement un des plus anciens de Damas, prés de la gare: " HIJAZ café" . Fréquenté essentiellement par des hommes, ils accepteront sans problème que vous y alliez avec votre copine ou épouse... Là encore...!!! Une " chicha" est payée 60 livres par un local.. On vous demandera 150... Défendez vous de ces pratiques...Je les trouve peu correctes et génèrent une image désagréable de la Syrie qui mérite mieux que ça... Si vous y allez demandez une chicha à la pomme (TOFA) .. C'est délicieux et sans danger pour l'organisme car le tabac est filtré par l'eau...Si vous avez déjà mangé accompagnez cette chicha d'un "lémon"... Jus de citron coupé d'eau... (30 livres pas plus ..) Par contre il est de bon ton de laisser un pourboire à celui qui viendra vous changer le charbon de bois de votre chicha régulièrement... C'est le secret d'une bonne pipe...la braise... 15 livres feront l'affaire... C'est un bon endroit pour lier connaissance avec les Syriens..

Les jus de fruits... Excellents... Vous pouvez composer les mélanges que vous souhaitez....Là encore attention aux lieux où vous les buvez.. Un grand jus d'orange peut varier de 40 à 75 livres.. Le même jus bien sur.... A vous de voir. Il suffit parfois de marcher 100 métres de plus....

Les cireurs de chaussures... 25 livres maximum. Laver une chemise 50 livres maximum.... Un repas moyen 100 à 200 livres...

Les bus sont trés peu chers... Idem pour les mini bus... Mais là encore demander avant, même si plus généralement, il n'y a pas d'arnaque..

Voilà pour les aspects pratiques.... Inutile d'en dire plus. Vous vous ferez vous-même votre opinion...

Les endroits à ne pas manquer .

DAMAS.- le vieux marché. Des commerces de tout... Une bonne adresse: A l'entrée, 1ère rue à droite . Puis escalier à gauche. Demander Mustafa, un jeune homme hyper sympa qui tient un magasin appelé " My City" à l'étage ... Il prendra bien sur son bénéfice mais ne vous vendra pas de trucs de mauvaise qualité... Le MUST: La mosquée des OMEYADES. Une mosquée d'une rare beauté. Un mélange architectural assez réussi. Ca grouille de vie. Allez-y le soir avant le soleil couchant . Les amateurs de photos prendront un trés grand angle.. 17mm par exemple.. 50 livres l'entrée. Quelques restos admirablement bien restaurés dans la vieille ville.. Certains servent même de la bière...le "LEILAS " offre une belle vue sur la mosquée.

HAMA. Les fameuses NORIA. Mais Hama est surtout un bon point de départ pour aller au " KRAK des chevaliers"; Bien sur il faut repartir à HOMS mais c'est le plus facile par cette route. Evitez de le faire à partir de TARTOUS. c'est plus compliqué. A partir de Homs, il y a une foule de mini bus qui vous déposeront au pied du chateau.. A Hama. Peu d'hotels tous situés au meme endroit. Le NORIA semble offrir un niveau de prestation correcte . 35 dollars la double. Négociez avec le patron qui aime plaisanter... A deux pas du Noria hotel un petit resto ou vous pourrez manger poulet, frites, salades pour un prix trés honnête." Al Boustan" je crois...En direction de la Noria . 100 métres à peine de la sortie arrière de l'hotel

ALEP. Le vieux marché, les savons...et surtout le monastère de St SIMEON; un lieu d'une grande sérénité. A voir absolument. Départs fréquents en Mini-bus pour 12 livres. Le souk bien sûr... Là encore toujours négocier. mais c'est le jeu... Sachez que les prix proposés au départ sont à minima le double de ce qu'ils accepteraient. En général situez le prix à un tiers du prix initial...A vous de discuter .!! Les hotels sont proches de la "Clock Tower". Mais demandez le Sheraton .. C'est le même endroit et tout le monde connaît. Dans la rue, on vous proposera le "spring flower"hotel.. En face du"tourist hotel" . Sauf si vous êtes à court d'argent ..Evitez. Il ya de mailleurs rapports qualité-prix à deux pas.. A l'opposé, en traversant à la Clock Tower. Rue qui mène au Souk également..

Par curiosité, vous irez au BARON hotel.. lieu mythique qui a vu passer certains grands de notre époque... De Gaulle.. Lawrence d'arabie.. etc... Chambres désuettes à 55 dollars.. mais plane une atmosphère propre à ce genre d'hotel. On aime ou on aime pas..!

PALMYRE les hotels sont tous dans la même rue.. La rue principale, pas loin du musée. A vous de choisir celui qui vous convient le mieux. Entre 15 et 40 dollars.. Généralement vides à cette époque de l'année.

Vous pourrez sans peine visiter les ruines par vous même. Gratuit sauf pour l'amphithéatre. Trés beau site.

TARTOUS

Rien de bien intéressant dans cette ville. Cela offre un point de chute pour la nuit afin de ne pas refaire le même trajet pour le retour sur Damas. Situé en bord de mer... Une excellente adresse d'hotel. le BLUE BEACH. Face à la mer. Central. 20 dollars une chambre propre et confortable. pas de petit dej. mais un trés bon rapport qualité prix. Une seule gare routière pour repartir à DAMAS. transport KADMOUS; départs réguliers . 130 livres environ.

BOSRA

A partir de Damas.. Station de bus BARAMKE. Faisable aller et retour ds la journée... Un superbe ampithéatre.. Puis un petit tour de la vieille ville que vous pouvez aisément faire à pied. Le bus vous reprend au pied de l'amphithéâtre. Parfois complet. Evitez de loger à Bosra. Peu d'hotels pas chers..

pour ceux qui veulent aller A BEIRUT ou à AMMAN...

Damas>>>> Amman 4 heures de bus et 350 livres. Damas >>>> Beirut 6 heures de route.

Point de départ ; station de bus BARAMKE. 1 km de la gare. faisable à pied sans pb..

Pour ceux qui veulent aller en Turquie... Nombreux bus. A partir d'Alepp c'est le plus facile. Compter entre 15 et 20 heures de bus pour Istambul. 150 livres environ; trajet de nuit.

En conclusion.

Il faut en moyenne 15jours pour visiter l'essentiel de la Syrie. La meilleure époque est mai-juin; Avant il peut faire mauvais et aprés il fait trop chaud... Il est trés facile de voyager par ses propres moyens dans ce pays.Les bus sont fréquents, vraiment peu chers et bien entretenus. Les chauffeurs sont prudents et il y a peu d'accidents. Le point faible reste l'hotellerie.. non pas qu'il n'y ait pas suffisamment d'hotels mais le niveau n'est pas excellent...moi qui étais au Cambodge le mois dernier.., il ya un monde à dire. Enfin, et c'est le plus dommageable pour ce pays, certaines pratiques de prix sont détestables. Cela finit par fatiguer... Il me restera néanmoins une impression agréable de ce pays et je sais qu'on peut y trouver des gens charmants.
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PA
ParisTokyo 19 years ago · SeniorCH
Shiraz en Iran au mois d'avril 2007
Nous pourrons rentrer de Tokyo a Paris, c'est ecrit dans les cartes!! Nous avions peur de ne pas avoir le budget pour.... mais un iranien plein de surprises nous a lu l'avenir, et c'est bon! Deux jours plus tard, nous apprenons que nous sommes laureates de la bourse 3600km.net! Vive les devins!

Super luxe: Apres etre allees a Persepolis a une 50aine de km de Shiraz, nous decidons de continuer avec notre chauffeur perso jusqu'a Yazd au lieu de repasser a Shiraz! Nous allons de surprise en surprise.. Alors que depuis le matin nous croyions que Bahman, notre chauffeur, ne parlait pas un mot d'anglais, a la nuit tombee il entame une conversation sur la litterature francaise... "Honore" de Balzac, Alexandre Dumas "pere", Victor Hugo... La conversation devie sur le cinema francais: Alain Delon, Brigitte Bardot... (Question: L'un d'entre vous connaitrait il le titre francais d'un film avec notre chere BB nationale dont la traduction farsi-anglais sonnerait comme "A woman with a tail"?!! Le quiproquo nous a beaucoup fait rire dans une Republique Islamique ou, depuis la revolution, il est interdit de jouer aux cartes, de boire de l'alcool (interdit a la vente), de chanter en public, etc etc... Et bien sur les films de femmes a queues sont bannis a la tele... Feru de literature, Bahman a voulu embrasser une carriere de comedien dans sa jeunesse, mais bien qu'il fut accepte au concours d'entree de l'ecole de theatre, il a du renoncer devant le non categorique de son pere... Aujourd'hui a la retraite apres une carriere dans "l'agriculture" (l'anglais de Bahmann reste limite...) il devient chauffeur pour touristes. C'est petit a petit que les noeuds se defont... Arrives dans la nuit au Silk road Hotel, nous lui montrons nos cartes famille, et les reactions de Bahman sont "innatendues": Nous le trouvons vivement emu lorsqu'Agnes lui parle de la separation de ses parents. Jovial, il devient tout a coup serieux, soupire... -"My parents, also, they separate". Apres avoir eu 8 enfants de sa premiere femme, le pere, alcoolique et parfois violent, se remarie avec une femme plus jeune. 5 autres enfants... Avec un humour bien a lui, Bahman raconte: "I sleep. My parents, they fight. I wake up. Ask my father: But why?? - Il imite une claque- I sleep again!" et eclate de rire... Silence... "Me too, I separate.." Nous nous exclamons de surprise. Deux divorces, alors que nous pensions que cela n'existait pas ici: On ne cessait de nous le repeter au Kurdistan : Divorce, impossible, interdit! Alors qu'il nous avait dit avoir 3 enfants, il avoue avoir eu une fille de son premier mariage, qui habite Ispahan avec sa mere. Elle refuse tout contact. Le sujet est sensible, Bahman essaye d'en rire mais nous le sentons tres emu. Inch allah', un jour sa fille lui rendra visite a Shiraz et rencontrera ses frere et soeurs... Deux femmes, deux contextes, deux rencontres... Bahman rencontre sa premiere femme pendant la guerre Iran/Irak, a Ispahan, tout se fait assez soudainement... ils se separent apres quatres annees de vie commune " We don't speak same language..." Avec la deuxieme, c'est "flower to flower". La soeur de Bahman epouse le frere de la femme de Bahman (Vous suivez?!! Une famille a l'iranienne!) Tous deux originaires de la meme ville pres de la frontiere irakienne ils s'installent a Shiraz et ont 3 enfants. " Woman, man... friends" dit-il en nouant les doigts significativement...

Nous avons tant de questions a lui poser, mais le dialogue est difficile, nos langues sont tellement differentes, et le sujet reellement sensible... - Le divorce a t il ete bien acceuilli par les familles? Les voisins? S'est il remarie a la mosque? Qu'en pense sa deuxieme femme? Ses enfants? Etc etc...- Il est suprenant comme nos cartes familles peuvent soulever des problematiques, amener la confidence... Nous partons demain de Yazd pour Kashan, avant de nous diriger sur Teheran... Nous pourrons rentrer de Tokyo a Paris, c'est ecrit dans les cartes!! Nous avions peur de ne pas avoir le budget pour.... mais un iranien plein de surprises nous a lu l'avenir, et c'est bon! Deux jours plus tard, nous apprenons que nous sommes laureates de la bourse 3600km.net! Vive les devins!

Super luxe: Apres etre allees a Persepolis a une 50aine de km de Shiraz, nous decidons de continuer avec notre chauffeur perso jusqu'a Yazd au lieu de repasser a Shiraz! Nous allons de surprise en surprise.. Alors que depuis le matin nous croyions que Bahman, notre chauffeur, ne parlait pas un mot d'anglais, a la nuit tombee il entame une conversation sur la litterature francaise... "Honore" de Balzac, Alexandre Dumas "pere", Victor Hugo... La conversation devie sur le cinema francais: Alain Delon, Brigitte Bardot... (Question: L'un d'entre vous connaitrait il le titre francais d'un film avec notre chere BB nationale dont la traduction farsi-anglais sonnerait comme "A woman with a tail"?!! Le quiproquo nous a beaucoup fait rire dans une Republique Islamique ou, depuis la revolution, il est interdit de jouer aux cartes, de boire de l'alcool (interdit a la vente), de chanter en public, etc etc... Et bien sur les films de femmes a queues sont bannis a la tele... Feru de literature, Bahman a voulu embrasser une carriere de comedien dans sa jeunesse, mais bien qu'il fut accepte au concours d'entree de l'ecole de theatre, il a du renoncer devant le non categorique de son pere... Aujourd'hui a la retraite apres une carriere dans "l'agriculture" (l'anglais de Bahmann reste limite...) il devient chauffeur pour touristes. C'est petit a petit que les noeuds se defont... Arrives dans la nuit au Silk road Hotel, nous lui montrons nos cartes famille, et les reactions de Bahman sont "innatendues": Nous le trouvons vivement emu lorsqu'Agnes lui parle de la separation de ses parents. Jovial, il devient tout a coup serieux, soupire... -"My parents, also, they separate". Apres avoir eu 8 enfants de sa premiere femme, le pere, alcoolique et parfois violent, se remarie avec une femme plus jeune. 5 autres enfants... Avec un humour bien a lui, Bahman raconte: "I sleep. My parents, they fight. I wake up. Ask my father: But why?? - Il imite une claque- I sleep again!" et eclate de rire... Silence... "Me too, I separate.." Nous nous exclamons de surprise. Deux divorces, alors que nous pensions que cela n'existait pas ici: On ne cessait de nous le repeter au Kurdistan : Divorce, impossible, interdit! Alors qu'il nous avait dit avoir 3 enfants, il avoue avoir eu une fille de son premier mariage, qui habite Ispahan avec sa mere. Elle refuse tout contact. Le sujet est sensible, Bahman essaye d'en rire mais nous le sentons tres emu. Inch allah', un jour sa fille lui rendra visite a Shiraz et rencontrera ses frere et soeurs... Deux femmes, deux contextes, deux rencontres... Bahman rencontre sa premiere femme pendant la guerre Iran/Irak, a Ispahan, tout se fait assez soudainement... ils se separent apres quatres annees de vie commune " We don't speak same language..." Avec la deuxieme, c'est "flower to flower". La soeur de Bahman epouse le frere de la femme de Bahman (Vous suivez?!! Une famille a l'iranienne!) Tous deux originaires de la meme ville pres de la frontiere irakienne ils s'installent a Shiraz et ont 3 enfants. " Woman, man... friends" dit-il en nouant les doigts significativement...

Nous avons tant de questions a lui poser, mais le dialogue est difficile, nos langues sont tellement differentes, et le sujet reellement sensible... - Le divorce a t il ete bien acceuilli par les familles? Les voisins? S'est il remarie a la mosque? Qu'en pense sa deuxieme femme? Ses enfants? Etc etc...- Il est suprenant comme nos cartes familles peuvent soulever des problematiques, amener la confidence... Nous partons demain de Yazd pour Kashan, avant de nous diriger sur Teheran...Pour retrouver le reste de notre carnet de voyage, rendez vous sur www.paristokyo.canalblog.com
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BO
Bouregba 20 years ago · Robinwood
Bus Damas (Syrie) -Médine (Arabie Saoudite)
couple de nationalité française désirant accomplir son pélerinage en passant par la syrie, nous voulons passer une semaine à damas puis allez en bus à médine, 10jours avant arafat. les bus existent t'ils et à quelle place? Quel est le tarif par personne? merci de votre aide, cordialement
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PH
Phil64 20 years ago · Bibisrouge
Petra: Quand Dame Nature et l'Homme se font artistes...
Voici un extrait-résumé de mon carnet écrit sur le vif, pour ceux qui hésitent encore à découvrir ce site fabuleux ou pour vous y replonger si vous avez déjà fouler le sanctuaire de la piere rose....

Voici un 1er jour, les autres suivent...

29 Aout 2001

La tentation de découvrir Petra était trop grande, et l'envie trop pressente. Aussi, en regardant la carte d'Egypte, mon oeil était attiré inévitablement par ce petit point sur la carte, au delà du Sinaï. Ne sachant pas trop si je projetterais un jour un voyage en Jordanie, je me laisse tenter.. Louxor-Dahab : 17 heures de bus. Sitôt quitté Louxor, le désert reprend ses droits et le paysage est identique tout le long... Au petit matin je découvre le Sinaï et ses montagnes bien caractéristiques, puis la Mer Rouge.

Puis bus pour Nuweiba, là je bataille un peu pour avoir des dollars US, seules devises acceptées pour payer les 45$ du Fast Boat pour Aqaba. Le temps de manger 2 ou 3 falafels et me voilà à présent sur le ferry vers la Jordanie. Superbe mer d’un bleu magnifique, transparent le long des côtes, avec le désert et les montagnes non loin derrière.

Déjà sur le bateau, les keffiehs ont remplacé le chèche blanc de la vallée du Nil... Le soleil écrase complêtement la vue sur les montagnes et la plage. Le trajet est assez rapide sur cet hydrospeed et 1h30 après, nous voilà en JORDANIE !

Aqaba est une zone franche. C’est un port très important et frontalier avec l’Arabie Saoudite, et l’Israël et l’Egypte juste en face. La ville que j’aperçois sur l’autre rive de la Mer Rouge est Elat, en Israël.

1 heure d’attente pour récupérer le passeport avec un joli visa pour 10 JD . L’occasion de sympathiser avec Diego, un Mexicain voyageant seul à travers le Moyen-Orient pendant 4 mois. Après avoir bataillé pour le taxi à la gare routière, nous y voilà, en compagnie de 2 Autrichiennes et de 2 Australiennes. Il est clair que la Jordanie semble bien plus riche que l’Egypte, ce qui explique le coût de la vie. D’après le chauffeur de bus, c’est ainsi depuis la «seconde» guerre du Golfe, comme quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres... Le taxi nous enmène à Maan où l’on doit négocier un autre taxi pour Petra et nous voilà dans une limousine Mercedes ! Le paysage est exclusivement constitué de désert et de montagnes.

Quelques heures plus tard, nous voici à Wadi Musa, le village au pied du site de Petra. (Soit un peu plus de 24 heures pour relier Louxor à Petra). Nous avons tous entendu parler du Valentine Hotel, recommandé par les routards croisés sur la route. Arrivés là, il n’y a pas de «single», ni de «double» donc nous partageons 2 «triples» à 6 : les australiennes et autrichiennes ont du choisir entre le mexicain ou le frenchie ! amusant.... 4JD la chambre chacun, c’est un luxe par rapport à ce que je payais en Egypte, mais le standing n’est pas le même : salle de bains à l’intérieur, moquette, serviette... Un vrai hôtel à la française

Petra, cité antique des Nabatéens, qui a atteint son apogée entre le IIème av JC et le Ier ap JC, se présente comme un ensemble de tombeaux creusés à même la roche dans un environnement minéral exceptionnel. Le site a été redécouvert en 1812 par l'explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt. Ici, la beauté naturelle du site a été magnifié par la main de l'homme.

C’est ma 1ère nuit sans ventilo et sous les draps. La température n’est vraiment pas la même... En fait, je ne réalise pas que je suis en Jordanie et que demain, Petra s’offre à moi !

30 Aout 2001

A la première heure, avec Diego, mon nouvel ami mexicain, nous descendons au site...Wadi Musa regorge d'hotels jusqu'à l'entrée même du site.

L'entrée est un peu chère, mais peut-on vraiment faire le difficile ? Je prends la totale, 30 JD (45 Euros en 2001) pour 4 jours (le 4ème est offert). A l'entrée du Siq, les premiers édifices annoncent la couleur.. tombeau aux Obélisques...

Le défilé est bien plus long que je croyais, et la sortie se fait désirer, surtout que l'on sait sur quoi débouche ce canyon...Pouvait-on réver d'une entrée plus prestigieuse pour cette citée fabuleuse ?On s'attends à chaque virage à déboucher sur la vision la plus connue de Petra...et soudain, 1.3 kilomètres plus loin, le Khazneh apparait.... Me voilà donc dans ce fameux canyon... Trés impressionnant de marcher dans ce défilé trés étroit, enserré entre deux parois de plus de 100 m de hauteur. Par endroits, il y a aussi des statues à fleur de roche, mais toutes inachevées ou plutôt érodées par le temps. Par exemple, des pieds et des jambes sans corps ! Et partout de petites niches creusées (bétyles) ... Le défilé est bien plus long que je croyais, et la sortie se fait désirer, surtout que l'on sait sur quoi débouche ce canyon... Pouvait-on réver d'une entrée plus prestigieuse pour cette citée fabuleuse ? On s'attends à chaque virage à déboucher sur la vision la plus connue de Petra... et soudain, 1.3 kilomètres plus loin, le Khazneh apparait....

El Khazneh (le Trésor), le monument le plus fameux de Petra, en impose par sa façade rose de 40 m d'une finesse remarquable, taillée dans une falaise impressionnante.

C’est incroyable de se dire que tout est creusé dans la roche et non bâti, un peu comme en Cappadoce (Turquie).

Et c’est sympa de le découvrir de bonne heure, car il n’y a pratiquement personne. Je ne résiste pas à l’envie de croquer cette vision irréelle... J e n'ose pas imaginer ce qu'on pu ressentir ceux qui l'ont découvert sans l'avoir jamais vu en photo ni même en film, tel l'explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt qui en 1812 a redécouvert le site après des siècles d'oubli...

Confortablement assis, j'attends patiement que le soleil s'élève et éclaire peu à peu la superbe façade... Une fois de plus j'apprécie le croquis, qui impose de prendre le temps, et permet de s'impregner plus encore des lieux visités. Les jumelles sont très utiles pour détailler l’immense façade dans ses moindres recoins...

Les touristes sont assez peu nombreux en ce moment, une chance pour moi, mais un malheur pour les bédouins qui vivent ici exclusivement du tourisme. La raison de cette fréquentation plutôt faible du site ? La situation en Palestine, car n'oublions pas, Israël est à moins de 40 km...

L’accès à l’intérieur du tombeau est fermé, par une simple barrière... je ne verrai donc pas la célèbre «Salle du Graal» (référence à Indiana Jones qui passe d'ailleurs tous les soirs dans tous les hôtels de Wadi Musa... !

Un peu plus loin, se dressent des dizaines, que dis-je des centaines de tombes et on atteint le théatre.

Partout, le gré offre des couleurs spectaculaires, de vrais tableaux composés de bleu, de jaune, de blanc, de rouge, de rose et de violet. C’est vraiment fabuleux ! Quand Dame Nature se fait artiste...Tout ceci ajouté aux sculptures incroyables des Nabatéens contribue à la renommée de ce site unique ! Ce pourrait être une peinture sur un chevalet d'artiste.... et pourtant, c'est bien Dame Nature qui en est l'auteur ! (vous connaissez désormais mon fond d'écran...) Impossible de me retenir de prendre des photos tellement il y a de choses à voir ! Partout des tombes plus ou moins grandes, des creux, des arches... On ne sait plus à certains endroits si ce sont les hommes ou la Nature qui ont oeuvré !

Je remets la visite des grandes tombes à cet aprem’, car elles sont encore dans l’ombre, et me rends directement au «monastère», ed Deir. J'y retrouve mon ami Diego, 800 marches plus haut, on découvre le Monastère, très impressionnant également, malgré une façade moins sculptée qu’El Khazneh, il en impose par sa taille et sa situation. Nous mangeons face à lui en discutant avec 2 touristes d’Amaan. Plus loin, il y a un superbe point de vue sur les canyons, les montagnes Al Araba et au loin, le désert...

Nous réalisons qu’il est possible de monter au-dessus du Monastère par un escalier creusé dans la paroi dont les premières marches sont peu accessibles. Mais avec un peu de varape, on y arrive sans mal. Une fois au sommet, on réalise vraiment la taille d’un tel édifice et la prouesse de sa construction ! L'urne qui surmonte le Monastère est immense et on se sent si petits... Quelle impression de se retrouver en haut des colonnes et des chapiteaux, et de voir en bas un âne si minuscule ! Mais une fois redescendus, notre «exploit» est tourné au ridicule par celui de 2 Jordaniens qui montent avec une aisance déconcertante, grimpant sur la façade abrupte à gauche du Deir, pour finir en 2 temps 3 mouvements, pour l’un d’eux, sur la boule de l'urne et y jouer de la flute !

Nous redescendons à la Ville Basse et je découvre les grandes tombes royales, leurs façades roses magnifiques sous le soleil ! La «silk tomb» (tombe de soie) tient ses promesses avec ses couleurs étonnantes autour de l’entrée. Une vraie peinture !

Je rencontre 2 Français (Etienne et Julien) qui arrivent de Syrie après un périple en Thaïlande (!?). Nous restons parmi les derniers sur le site pour admirer les tombes royales rougies par les rayons du soleil couchant... Superbe !

Au retour, le canyon est interminable, la chaleur et les kilomètres à pied parcourus se payent en cette fin d'après midi.

Le soir, les autres visionnent "Indiana Jones et la dernière croisade"...moi je couche sur le papier les trésors découverts cette première journée à Petra...et les yeux fermés, tente de revoir cette pierre colorée si magique...



Quand Dame Nature se fait artiste... Petit apperçu du grès magique de Petra, couleurs naturelles bien sûr ! (Comme ça Parvat, tu peux en profiter, même sur la route de l'Inde... he he...) Prêts pour un 2ème jour de découverte....?
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LA
LandTrotteur 20 years ago
Voyage en Iran en famille en été 2005
Bonjour,

Voici le récit de notre voyage en Iran avec nos 2 enfants de 9 et 13 ans à bord de notre Land Rover:

Nous avons choisi de traverser les Balkans pour nous rendre en Iran. Après l’Italie, nous entrons en Slovénie, pays pittoresque avec ses pierres sur le toit pour retenir les tuiles en raison de vents violents dont nous ferons l’expérience au bivouac durant la nuit. En raison de l’afflux massif des turcs allemands aux frontières croate, serbe, bulgare et enfin turque, nous n’attendrons pas moins de 14 h dans une ambiance orientale ! Le bivouac champêtre slovène est loin et c’est sur les aires de repos que nous plantons nos quatre roues pour quelques heures de sommeil bien méritées. Arrivés en Turquie, nous prenons le chemin des écoliers et mettons trois jours pour rejoindre la frontière iranienne. Nous sillonnons les pistes de la Mer Noire où nous ferons la connaissance de bûcherons ravis de cette visite inopinée : plusieurs tasses de thé nous accueillent. Malheureusement, la piste boueuse envahie de troncs d’arbres nous vaut la perte du cabochon de la main meneuse. Fabrice fait une réparation de fortune. L’Etat turc entreprend un grand chantier de reconstruction des routes essentiellement au Kurdistan. Nous alternons donc nids de poule et routes fraîchement goudronnées qu’on arrose littéralement de cailloux de la taille d’une noix. Nous craignons pour notre pare-brise tout neuf car les camions ne ralentissent pas à notre hauteur. Une autre surprise turque : le prix du gasoil a flambé et atteint 1.35 euros le litre. Vivement L’Iran ! Nous nous octroyons une pause mécanique et lessive à Dogubayazit. Le lendemain, c’est le grand jour : nous revêtons nos tenues « islamiques ». Foulards et vêtements couvrants pour les filles et pantalons pour les garçons. Seuls les pieds peuvent respirer dans les sandalettes ! A la frontière turque, un homme se charge de nos formalités mais au moment de partir, il nous propose de changer nos euros en rials à un taux correspondant à la moitié de celui en vigueur ! Un grand portail s’ouvre et nous entrons en Iran. Un douanier nous accueille et nous guide très gentiment dans toutes les formalités. Le land est sous bonne garde et ne sera pas fouillé. ½ heure suffira pour tamponner tous nos papiers ! Nous débarquons à la ville frontière Bazargan. Panneaux en farsi, (langue persane), palmiers en plastique (les iraniens raffolent des décos de ce style !). Nous avons décidé de visiter l’église noire de St Thaddée mais les guides sont très imprécis quant à son emplacement. Arrivés à Maku, nous nous renseignons auprès de policiers qui nous rédigent un plan mais un professeur d’anglais s’interpose pour nous accompagner. Heureusement car les panneaux sont en farsi….Nous débarquons au milieu de la sieste qui plus est un jeudi après-midi correspondant au WE mais on nous ouvre les portes. Cette église arménienne a été construite au début de notre ère et une fois l’an( le 19/06) de nombreux pèlerins viennent assister à la messe annuelle. Notre bivouac a lieu sans problème de sécurité ( comme d’ailleurs partout en Iran) dans le lit d’un oued asséché malheureusement envahi de guêpes ! On ne peut pas tout avoir ! C’est vendredi et Tabriz est calme : peu de véhicules. Tout de même, nous notons une circulation très anarchique ; aucune règle n’est respectée. Les policiers sifflent dans le vide et ne font que constater les accidents très nombreux. En 24 h, nous en compterons pas moins de trois. Il est tard et la visite est reporté au lendemain. Nous nous éloignons de cinq km et trouvons un petit canyon pour nous poser. Seule la visite d’un vieux land troublera notre tranquillité. Visite de la mosquée Bleue, repas typique, promenade dans le bazar sont au programme de la journée. Nous dégustons le délicieux abugst encore appelé dizi composé de viande de mouton et de pois chiches. On commence par boire le bouillon et ensuite on pile ce qui reste pour le consommer avec du pain. Le repas coûtera moins d’un euro par personne ! Nous prenons le chemin de la mer Caspienne et nous offrons un intermède piste en traversant le Mont Sabalan culminant à plus de 4 800 m d’altitude. Nous nous retrouvons rapidement à 3000 m au milieu des tentes nomades où nous serons invités. Nous bivouaquerons à 3 300 m (notre record !). La proximité des glaciers permet une petite bataille de neige avec les enfants. Nous profitons des nombreux gués pour faire la lessive, la prairie servant d’immense étendoir ! Nous découvrons les abords de la Mer Caspienne avec ses champs de riz à perte de vue. La végétation est luxuriante et nous prenons un réel plaisir à nous perdre dans les petites pistes conduisant aux villages composés de petites maisons en bois coloré. Un petit bain de pieds dans cette mer intérieure, grande productrice de caviar (introuvable !). A l’intérieur des terres, nous découvrons le village pittoresque de Masuleh. Sur une plaine désolée, apparaît le mausolée de Soltaniyeh ; Cette ville fut détruite par Tamerlan en 1384 et mérite un détour. Nous lui consacrons quelques heures après avoir goûté aux pizzas iraniennes dans un minuscule boui-boui ! Nous avons rendez-vous avec les astronomes à Shahreza située à 80 km au sud d’Isfahan. Nous ne rencontrons aucun problème sauf lors de deux bivouacs. Le premier sur un terrain meuble ( style chott), le land s’enfonce de 50 cm. Les pneus à crampons permettent de sortir de ce mauvais pas ! Le deuxième à quelques km d’Isfahan, deux hélicoptères de l’armée nous localisent et rasent la tente de toit ! L’accueil des astronomes est à l’image des iraniens. Nous sommes guidés vers les bâtiments historiques, les artisans, les restaurants typiques….Nous faisons une conférence à l’université sur notre projet et ils organisent une soirée astro-gastronomique dans un parc bien fleuri et bien….éclairé ! Les contacts sont très chaleureux ( Valérie signera même des autographes pour les femmes) mais les sexes opposés ne se mélangent pas. Comme d’habitude, notre land est la « star » et les femmes sont fascinées par notre mini-cuisine. La nuit se poursuit avec l’observation des objets célestes jusqu’à 3 h du matin ! Les iraniens ont la santé !! Pour obtenir les visas, nous avons dû réserver trois nuits d’hôtel à Shiraz et c’est avec un pincement au cœur que nous quittons nos hôtes si attachants ! Une journée de route sera nécessaire pour atteindre Shiraz. Nous éviterons plusieurs accidents dans cette circulation démentielle. Heureusement, l’hôtel en plein centre-ville possède un parking gardé. Un bon sommeil mérité et nous sommes prêts à nous lancer à la découverte de cette ville légendaire (pas question de chercher le célèbre vin qu’Omar Khayyam vantait dans ses robaïyat !).Nous plongeons avec délices dans le bazar oriental. Senteurs, bruits, couleurs nous envoûtent. Nous resterons plusieurs heures à flâner au milieu des artisans. Nous trouvons près de l’hôtel un petit restaurant animé par deux musiciens jouant des instruments traditionnels. Après ces trois jours, il est temps de reprendre la route ou plutôt les pistes. Nous visitons la célèbre Persépolis sous une chaleur écrasante à 15 h (quelle idée !!!) : 40°C à l’ombre mais sans ombre ! Avec le voile et les vêtements couvrants pas besoin de payer le Hamman… De plus, les normes iraniennes n’étant pas les mêmes qu’Occident, il nous faut littéralement escalader les rochers pour atteindre les belles portes : nous n’en visiterons qu’une! Notre patience a des limites, n’est-ce pas Florence? Nous repartons vers deux autres sites Naqsh-e Rostam (tombeaux sculptés) et Pasargades (tombeau de Cyrus) émerveillés par tant de finesse dans les sculptures. Nous empruntons de belles pistes dans les Monts Zagros et installons notre bivouac sur un ancien camp nomade : plus de chardons mais beaucoup de crottes de mouton ! On ne peut pas tout avoir ! Quelques arbres au nom indéterminé style arganiers complètent le tableau champêtre. C’est une pause mécanique pour Fabrice : vidanges( nous récupérons notre huile grâce à un sac poubelle autour de la bassine), changement de filtres, vérification et entretien de certaines pièces…. Tout à coup, une tornade nous frôle emportant dans son sillage tous les charbons, une deuxième se forme : nous sommes dans leur couloir : vent de panique, il faut retenir les chaises et autres ustensiles légers§ Aucune voiture à l’horizon, nous sommes seuls sur la piste. Des camps de nomades apparaissent et la piste disparaît…ne nous affolons pas, nous continuons en hors-piste trialisant et retrouvons des traces un peu plus loin. Des collines colorées se dévoilent à perte de vue. Nous nous enfonçons au milieu des champs de blé et des vergers. C’est le moment de la moisson et les iraniens travaillent tard, la faux à la main, se retournant sur notre passage. Nous suivons le cours de la rivière sur des pistes boueuses. Les passages sont délicats et nous ne croiserons que des land agrémentés de petits cœurs : sentimentaux, ces iraniens ! Impossible de trouver un coin tranquille, nous mettrons tout simplement le land à plat au bord d’un torrent : ouf, il était temps de faire la lessive ! Le matin, nous avons de la visite : un homme qui veut partager son pain avec nous et un papy qui tient absolument à nous retenir sous sa tente. Il appelle ses femmes pour nous accueillir. En désespoir de cause, il nous inonde de pommes du jardin petites mais goûteuses qui feront le bonheur des enfants ! Un soir, tous feux éteints, en admiration devant la voie lactée, nous entendons soudain un hurlement étrange qui se rapproche. Nous nous souvenons alors de la clôture des moutons, des kangals et de la présence de loups dans cette région. Dans le doute, nous écourtons notre soirée astro pour nous replier dans la sécurité de la tente haut-perchée et interdisons formellement aux enfants de se lever. Un déjeuner au bord d’une rivière nous donne l’occasion d’une toilette complète du land. Isfahan se rapproche et la circulation se fait très dense. Nous évitons de justesse d’écraser deux femmes en Tchador, bien décidées à traverser une voie rapide.. Enfin, sans accident, nous garons notre véhicule sur sa célèbre place et partons à l’assaut de ses plus beaux monuments et de son bazar. Nous avons envie de goûter aux deux déserts iraniens : Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut. Sur le chemin, nous croisons des maisons munis de badgir, tours censées captiver le vent et grâce à un système de bassin rafraîchir la maison, bien pratiques en raison de la chaleur. Nous admirons l’ingéniosité des iraniens capables de construire des canaux souterrains appelés Qanats, certains atteignant 40 km : ils servent à irriguer les vergers depuis 2000 ans. Ainsi, des oasis apparaissent au milieu des déserts arides. Nous comptons tous les 25 ou 30 km des caravansérails servant d’auberges à l’époque de la route de la soie. Ils sont à l’abandon mais quelques-uns restent en bon état. Des citernes d’eau jalonnent notre route monotone mais elles sont désespérement vides. De petits animaux comme les fennecs sont morts faute de pouvoir étancher leur soif. Plus tristes encore, des chameaux de Bactriane à poils longs ont succombé, leurs carcasses jonchent le bord de route ! Quelques dunes apparaissent au loin mais aucun accès n’est possible et attention au sol mou : c’est un désert salé ! Nous en localisons quelques-unes accessibles : c’est parti pour une partie de toboggan. Florence en profite pour parfaire sa collection de sable du monde : le land reviendra charger de quelques kilos dans des sacs pas toujours étanches ! Bivouac solitaire c’est du moins ce qu ’on croyait quand un berger passe au loin : mais où trouve-t-il de l’eau pour ses moutons ? Le mystère reste entier car nos quelques mots de farsi sont insuffisants pour une grande conversation. Tabas, seule grande ville au milieu des déserts, est une oasis où la pénurie ne s’est pas encore fait sentir à en juger par l’abondance des fontaines. Son bâtiment le plus impressionnant est un ancien caravansérail transformé pour l’occasion en une belle mosquée entourée de somptueux jardins (la fierté des iraniens : jardin veut dire paradis en farsi). Nous faisons le plein de gasoil à un euro les 60 L, prix fixe en Iran (non, vous ne rêvez pas !) et achetons du pain que les enfants s’empressent de dévaliser : il nous en faut pour midi SVP ! La route est ponctuée de petits bijoux où nous faisons une pause photo : des maisons en pisé sculpté s’accrochent aux montagnes. La chaleur est épuisante en raison de la fuite de gaz de la clim :la température monte à 49°C . Par jour, 3 à 4 L par personne seront nécessaires : le frigo ne suit pas et nous finissons à l’eau chaude ! Nous nous octroyons une pause hôtel à Kerman : un bon repas avec 7 plats et 1h30 de lessive…la chambre ressemble à un grand étendoir ! Sortir d’une grande ville relève de l’exploit : nous empruntons généralement une mauvaise direction et sommes obligés de rectifier le tir en empruntant de petite pistes pittoresques. Au milieu de collines, nous doublons deux vélos : c’est Yvoine et Mike qui partis de Singapour au début de l’année veulent rallier la France au mois novembre. Nous passons un agréable bivouac en leur compagnie. Nous admirons leur courage et apprécions plus notre véhicule 4 étoiles avec commodités ! Nous devons rejoindre le Golfe Persique en contournant les grands lacs salés qui nous apparaissent au détour d’un sentier accidenté. Une étendue bleue et blanche. ;; nous n’hésitons pas, les courtes enclenchées, un peu de trial (la piste est effondrée) et nous roulons enfin sur ce billard improvisé. Attention, tout de même à ne pas trop s’éloigner des berges. Les sandales de Vincent en garderont un bon souvenir ! Elles s’enfonceront dans une sorte de boue nauséabonde de près de 10 cm alors les 3 tonnes de notre land…. Lors d’une recherche de bivouac sur une belle piste, un policier nous arrête ne comprenant pas notre intention, pourquoi ne pas prendre un hôtel dans la prochaine ville, il nous en faut plus pour nous décourager et nous empruntons un nouveau chemin et c’est le bon ! Sauf, le dévers côté précipice sur un éboulement, sueurs froides assurées ! Nous traversons le défilé montagneux qu’Alexandre le Grand aurait emprunté pour déboucher sur le site archéologique de Shapur, ancienne ville possédant des bas-reliefs très bien conservés célébrant la victoire sur les romains ; tout serait parfait pour la visite si le thermomètre n’affichait pas 45°C ! Heureusement, le musée climatisé nous ouvre ses portes et les enfants s’installent sous l’appareil rafraîchissant ! Le bord de mer n’est qu’à 70 km. Nous n’hésitons pas, une pause dans cet enfer à 52°C, humide, entouré de bases pétrolifères est la bienvenue. Une tempête de sable rend la conduite difficile mais la plage est dégagée. La marée est basse et il faut mériter le bain de pieds. Sur la plage, leçon de choses pour les enfants : d’étranges petits poissons évoluent. La température a chuté à 37°C, c’est le paradis retrouvé mais pas pour longtemps ! En effet, impossible de dormir sur le bord de mer (les policiers ne comprennent pas notre intermède aqueux !) si rafraîchissant. A minuit, enfin, le thermomètre affiche 40°C et nous nous arrêtons. Nous effectuons le lendemain la visite de la Ziggourat de Choqa Zanbil vieille de 3300 ans. C’est une sorte de pyramide à étages d’importance religieuse. Malgré les 50°C extérieur, le guide nous accompagne et nous fait grimper (malgré les barrières) au sommet en escaladant les murs : pas pratique la jupe longue ! 1 h nous suffira à admirer ce bâtiment, le cadran solaire et l’empreinte d’un pied antique ! Quelques litres d’eau plus tard… Notre visa de 30 jours touche à sa fin et il faut remonter en direction de Tabriz :la boucle de 7 000km sera bouclée ! Mais, c’était sans compter avec un iranien venu nous percuter volontairement en pensant réparer sa voiture aux frais d’un gentil touriste ! Bilan, 4h aux postes, aucun frais engagé et un repas offert par le commandant. Les Tabrizis nous ont conseillé de visiter leur mini-Cappadoce : un petit village pittoresque ! Sur Tabriz, nous effectuons quelques emplettes de dernière minute grâce au sympathique Nasser Khan (responsable de l’office de tourisme et parlant 8 langues !) et ensuite direction la frontière. Au-revoir Iran, loin des clichés !!! En Turquie, une pause au bord du lac de Van nous permet de sortir les maillots de bain : il était temps ! Notre parcours de retour se fera par les Monts Taurus et la Cappadoce. Nous avons rendez-vous avec le club de land d’Istanbul. Une petite balade au bord de la mer noire pour tester nos pneus : le bizutage est d’usage en Turquie ! Deux jours au bord de la Mer Egée nous permettront de prendre des forces pour envisager un retour non-stop par la Macédoine, la Croatie, La Slovénie et enfin l’Italie. Notre périple aura duré 7 semaines et 2 jours et 18 000 km auront été parcourus ! Que du bonheur ! Vivement les Amériques ! Les photos et infos générales sont sur notre site:http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/ A votre dispo pour d'autres infos: Valérie.
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Opai 20 years ago · Alan
Bam (Iran)...
Août 2004

Il pleut et je viens de rentrer de mon voyage en Asie du sud-est. Je suis encore un peu assommé par mon retour, pas vraiment de la tristesse. Tellement de pensées m'occupe, il faut que tout cela décante. Je dors beaucoup, je pense déjà au voyage suivant. Une après-midi, quelques rayons de soleil passent à travers les nuages, l'averse vient de s'achever.Je regarde un reportage allemand. Il parle du retour d'un jeune routard à Bam, huit mois après avoir échappé au tremblement de terre. Il rapporte de l'argent récolté dans son pays pour aider son hôte d'alors, Akbar. Les images sont splendides, aucun commentaire ou presque. Ces instants de retrouvailles sont d'une intensité qui me bouleverse pour plusieurs jours. Et quand je me remémore cette histoire les frissons ne sont pas loin.

Août 2005

Voilà, j'y suis. J'ai traversé l'Europe, la Turquie et une bonne partie de l'Iran. J'arrive à Bam vers dix heure du matin après une nuit dans le bus. Je descends à un rond point, près d'une station essence. Peu de gens sont ici, nous ne sommes pas dans la ville. Mais où est cette ville ? Un taxi me trouve. Il ne connaît pas Akbar. Il m'emmène automatiquement vers le grand hôtel sur la grande route. Celui qui coûte 50 ou 100 dollars la nuit. Je l'ai vu du bus. Il semble être à l'abandon. Je ne descends pas, reformule ma demande. Je veux aller chez Akbar, telle rue. Il tourne, il tourne, pas loin de trente minutes. Nous voilà dans la ville. Des containers, beaucoup de palmiers à dattes, des gravas, des amas de ferraille. De nombreux scooters dans les rues, quelques voitures. Un grande rue est bordée de marchands. Ici, un commerce s'est développé, celui des pierres tombales. Sur 300 mètres environ, côte à côte, des sculpteur et des graveurs de marbre. Déjà, des boutiques, ces visages qui me regardent à travers la mort...

J'arrive enfin chez Akbar. Le taxi grogne, il veut 5 fois plus que ce qui était convenu. Je maudit les taxis, tous les taxis une fois de plus. Jamais un seul n'a été honnête. Jamais et nulle part. Je suis accueilli par la femme d'Akbar. La maison est un assemblage de 3 ou 4 carré pré-fabriqués. Mais cela a de l'allure dans ce contexte. Derrière la maison en T, une terrasse couverte de tôle encore neuve et en contrebas, un jardin vert, fleuri où poussent des palmiers. Deux suisses sont là à vélo, de passage vers l'Inde ou la Chine ou... ils verront bien! Je mange avec eux du pain et de la crème. C'est délicieux, sucré. Puis nous buvons un thé et fumons le narghillé, le qailan. Il y a une ambiance sereine dans ce lieu. On est coupé de la ville, on ne voit que le jardin.

Je sors enfin, dans la chaleur. Il est quatorze heure. Personne dans les rues, de la poussière rendue éblouissante à cause de la violence de la lumière. Un chaleur insoutenable. Je marche une heure, ou deux heures peut-être. Je suis seul dans cet immense terrain vague. Des containers en métal sont éparpillés dans le sable et les gravas. Parfois, des silhouettes noirs passent, comme des spectres. Presque tous les portails ont tenu. Ils sont là, debout et ne sont que des frontières entre le vide et le vide. Je souris en voyantle visage des candidats à la dernière élection placardés sur ces survivants de ferraille. C'est le seul endroit ou il a été possible de coller des affiches! Je rentre et sur le chemin, quelques jeunes me saluent en passant sur leurs scooters.

Après un peu de repos, je pars vers la citadelle. Le soleil décline, il y a un peu de vent. Nous rentrons dans les ruine. C'est impressionnant cette masse. Parfois, un arc ou un pan de mur est dressé, solitaire. Je croise le gardien du site. Il vit là, dans ce champs de briques, dans un abris dressé contre un morceau de maison. Je deviendrai fou si je devais passer mes jours et mes nuits ici. Ne pouvant plus avancé, au pied de la citadelle, je m'assied. Le ciel est rose. Le silence est profond. Parfois, un oiseau ou un lézard passe et il me regarde, tout étonné sûrement de revoir des hommes ici.

Le soir, je me couche dehors, l'air y est plus frais. Je croise furtivement la nièce d'Akbar. C'est la beauté même, dévoilée. Je m'endors lentement, pense au lendemain, à ce que j'ai vu aussi. Mon esprit lâche prise quand je suis réveillé par un bruit grave suivi de la vibration des tôles qui sont au dessus de ma tête. Bientôt, le sol tremble...

Je me suis endormi en pensant au tremblement de terre de Décembre 2003. J'ai mis du temps à m'endormir. J'ai passé la matinée à discuter avec Akbar. Il me raconte de sa voix grave les familles décimées. Ses voisins préparaient un mariage. Ils étaient 60 écrasés sous la maison. Aucun survivant. Souvent, Akbar fait le pitre, raconte une blague. Il me parle de ce couple d'allemand qui ont eu un accident avec leur voiture, près d'ici. Ils étaient absolument désespérés de devoir peut-être retardé la suite de leur périple. " Je leur ai simplement dit, regardez autour de vous, pensez vous que ce soit si grave? Rien n'est si grave, ici, à Bam. Regardez autour de vous!". Et le couple a mesuré sa détresse, relativisé. L'après-midi, il m'emmène au cimetière. C'est un champs immense. Je le laisse se recueillir seul. Les visages sont gravés sur les tombes. Ils regardent les vivants. Presque toujours, c'est toute une famille qui est réuni sous terre, avec tous les portraits souriants mais figés au dessus. Né le ... mort le... 35000 vies se sont arrêtées au même instant. 35000... C'est trop, ça en devient abstrait. J'attends Akbar dans la voiture. Il essuie ses larmes, je me sens mal. Tous mes deuils remontent en moi. Puis il me dit que non, la nature n'est pas bonne. Pourquoi tant de vie coupées nets, pourquoi des enfants ? Il s'excuse, ravale ses larmes. Puis il recommence à pleurer. Dans un sanglot, il me dit avoir enfin trouvé aujourd'hui la tombe de son ami d'enfance. Il la cherchait depuis 18 mois. Mais le cimetière est si vaste. Nous partons en voiture, au milieu de cette cité de victimes de la terre. Le soleil se reflète sur le marbre, on entend que les gémissement retenus d' Akbar et le bruit du moteur. Le vent fait flotter tranquillement des drapeaux...

Je croise par hasard une femme qui m'invite à visiter une ONG iranienne. Je la suis. Nous sommes accueilli par Masoomeh. Elle rayonne de bonté. Elle a trente ans peut-être, semble forte mais très douce. Nous rentrons dans un bâtiment préfabriqué. Lorsque la lumière s'allume dans ces 20 metres carrés, je vois, partout, des instruments de musique. Les placards ont des noms : Mozart, Bach, Beethoven! Puis vient Saeed, le musicien. Il a quitté Téhéran le lendemain du drâme pour aider les sauveteurs. Après un mois, il est devenu interprète puis a intégrer l'association contre le travail des enfants. Il fait de la musique avec tous les enfants de Bam qui le souhaitent. D'autres font du dessin ou de l'informatique pour aider les enfants a vivre malgré tout. J'y retourne le lendemain pour participer à un cours. Un trentaine de filles, trois garçons font de la flûte à bec, du xylophone et du tambour. Dans quelques semaine, ils joueront à Téhéran lors d'un grand concert.. Je n'ai rien à leur donner alors je joue un peu sur le piano électrique qui est là. Je repense souvent à Saeed, nous nous écrivons parfois. Il incarne pour moi ce qu'il y a de meilleur dans l'homme. Dommage qu'il faille le pire de la nature pour voir cette face là de l'humanité.

Nous passons de bons moments avec Saeed et Masoomeh. Autour d'une pastèque, nous parlons des enfants, de musique, de politique. Ils voient l'Iran dans une impasse. Ils n'en peuvent plus de ces gouvernements plus corrompus que vraiment religieux. Mais ils ne souhaitent pas non plus l'intervention d'étrangers. Résister ? Pour eux, c'est diminuer les souffrances des innocents, des enfants. Que peuvent-ils faire d'autre... si tu dis trop haut tes pensées sur le régime, tu disparaît, tout simplement.

Le lendemain, je me lève de bonheur. J'ai un but à atteindre. Ridicule peut-être. Akbar ne comprend pas trop, il rigole. "Il n'y a rien entre Bam et la frontière pakistanaise" me dit-il en hochant la tête "Que veux-tu donc faire là-bas?". Et bien moi, je veux aller là-bas, au bout de mon voyage. J'attend le bus sur la grande route. Le soleil se lève à peine et déjà il écrase tout. Des travailleurs baloutchis dorment à même le sol. Certains privilégiés occupent le rond point couvert d'herbe, moins dur que le béton. Ils sont nombreux à attendre du travail pour la journée. Cela ne manque pas ici. Il faut des bras pour reconstruire. Ils sont accroupis au bord de la route, noir, brûlés par le soleil. Ils profitent des quelques instant de répis avant une journée harassante de plus. Ils sont beaux, très nobles. Leur regard est vif, même dur. Parfois, ce regard se perd dans le vide et je me demande à quoi ils pensent.

Par la fenêtre du bus pour Zahedan, je vois des montagnes noires, du sable, quelques villages. C'est magnifique, vaste. A la gare routière, je trouve un pick-up pour me conduire à la frontière. Le chauffeur est gentil, il me comprend. Avec nous, un baloutch qui rentre chez lui au Pakistan. Ses innombrables cartons remplissent tout le plateau. Nous fonçons vers la frontière. Quatre ou cinq fois, des policiers ou des militaires sont en travers de la route. Cent mètre en amont, notre bon chauffeur braque vers le désert, contourne le point de contrôle puis récupère la route un peu plus loin. Le chauffeur sourit et me dit en haussant les épaules et en roulant les r : " Police, bad, bad, verrry verrry bad". Nous rions tous les trois. Voilà Mirjaveh, le dernier village iranien. Je montre mon passeport pour entrer dans un couloir routier entouré de barbelés et de miradors. Il reste 4 km jusqu'au Pakistan. Nous arrivons... Le chauffeur a bien compris mon idée. Il me montre un banc, à droite de l'entrée du poste frontière. Debout, je jette un oeil par dessus le mur. A cinq mètres, un drapeau pakistanais et, presque effacé, sur un mur: "WELCOME TO PAKISTAN". Je suis heureux, c'est si bête.

Je remonte vite dans la voiture. Nous nous éloignons de la maison qui sert de poste frontière. L'entrée est en Iran, la sortie au Pakistan. Je suis bouleversé car j'ai atteint le but géographique de mon voyage. Quoique je fasse, maintenant, je me rapproche de chez moi. Je suis sur le chemin du retour et cela me rend triste, terriblement triste.
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LA
Laplante 20 years ago
Depuis l'Azerbaïdjan
Le vrai voyageur n’a pas de plan établi et n’a pas l’intention d’arriver. Lao Tseu

Mère

Tu es comme la Méditerranée, calme au quotidien pour nous protéger. Mais tu sais lever la tempête en peu de temps pour nous rappeler qui dirige. Tu es comme la mer Morte. Bouffi par une vie sans mouvement, enfermé par obligation. Tu es comme la mer Noire, mystérieuse cachant tes secrets dans les fonds obscurs. Tu es comme la mer de Marmara, faux jumeaux, car tu es bleu, transparente et conviviale. Tu es comme la Caspienne, on te respecte pour ce que tu apportes, pas pour ce que tu es, et tu meurs sans le savoir. Tu es comme la mer d’Aral, à trop donné sans retour, tout le monde abuse et on te laisse tombé dans tes vieux jours. Tu es comme la mer Rouge, sans trop en exhibé et ton cœur pétille mille couleurs. Tu es ma mère et tu as su faire fasse à tout pour que je puisse grandir sans manquer de rien, que je sois le plus fort pour affronter la vie. Sagesse, fermeté, tendresse, bousculé. Toujours de l’avant sans baisser les bras. Me voilà grand et sage pour toutes vous respectez…

From nowhere, depuis la fin du monde.

Avant de plonger dans les abysses de la terre, je dois reprendre mes écris depuis Tbilissi ou je vous ai laissé la dernière fois. Après avoir quitter la salle réseau, je prends la direction de la gare, vous savez la plus riche du monde. Je dépose mes affaires et dois attendre 6 heures. Ayant fait le tour la veille, je suis armé de mon boîtier photographique et reprendre des clichés laissés en suspend. Le bazar, ruelle étroite, où les échoppes débordes de partout, comme partout, tout y est compartimenté, l’étalage de porcelaine, ici, les parfums, la bas, la nourriture, etc. Le stade ou l’on trouve les magasins d’ameublement, une sorte Ummaüs géant. Attendant le client, on joue des jeux d’argent. Je viens de faire un achat, certainement l’un des plus important de ma vie, un cahier. Oui un cahier pour commencer à rédiger mon premier roman. Grande décision qui se verra vite interrompre au restaurant. Je ne demande rien à personne, seulement à ma main de faire dégueuler toute l’encre quelle peut pour que prennent forme une future histoire. « Passe-moi la sauce » demandais-je à la table derrière moi. « Donne ton verre pour boire un verre de vodka ». Ca y est, je n’ai rien demandé d’autre qu’un peu de sauce tomate et je vais devoir trinquer. Rien de méchant surtout quand on commence une nouvelle carrière. Laissant mon cahier avec une dizaine de page écrite, je me retourne pour boire. Toujours les mêmes questions. « Ah ! Français, good ». Un verre, puis deux, puis une nouvelle bouteille, ils doivent se foutre de ma gueule, car je n’ai pas la forme et le liquide n’est pas des meilleurs qualités. Des renvois me relancent. « Cul sec, mon ami ». Désolé, je suis devenu un petit joueur. Surtout après deux bière. J’apprends que Alexandre Dumas buvait 3 litres de vin par jour et qu’il a beaucoup écrit sur le Caucase. Les questions un peu gênantes comme, combien tu gagnes. Nous, on travaille au ministère de l’intérieur et on gagne 100 dollars par mois. Et bien j’essaye d’imaginer la clique à Sarko me rincer à l’œil. Autant rêver. Je ne peux leur dire mon salaire avant d’expliquer combien coûte chère la vie en France. Toujours un petit cadeau en poche, des cosmétiques français (merci encore à Stéphane et Sonia), au même moment rentre une femme vendant des chaînettes orthodoxes, alors ils se sentent obliger de m’en prendre une. Je n’ai rien demandé et tout ce goupille trop vite. Des enfants arrivent avec des icônes, tout le monde vient essayer. Troisième bouteille, dur dur d’être un inviter ! Mes amis du moment, je dois vous laisser, un train m’attend ainsi que quelques clichés. Je salut tout le monde et fait la bise au vieux. Je reprends mes esprits dans le froid. Titubant légèrement, oui des photos à prendre. Je reprends mon appareil photo en main et y installe le flash pour les photos du supermarché. Le boulanger est encore là avec sa camionnette débordant de pain, dans le coffre, sur la galerie, et le fauteuil passager. Je m’approche sans rien demander, ce n’est pas dans mes habitudes, mais l’alcool a levé des barrières. Puis en fin de compte, les gens pose pour moi le sourire au lèvre. Et à chaque photo, on me donne des bananes, des oranges et des clémentines, je n’ai plus de place pour tout stocker. Je dois les laisser eu aussi, le train va partir dans 10 minutes. Que d’émotion partagée en si peu de temps ! Le train. Je me souviens. J’irai presque baiser la moquette sale. Les mêmes compartiment que le transsibérien. Quelle joie de savoir qu’on a déjà des habitudes qui nous attendent ! Je m’installe et fait connaissance des passagers embarqués dans ce compartiment. Tamura une géorgienne s’en allant bosser pour une compagnie pétrolière et un azéri s’en retournant. Les problèmes, je les attendais. Un douanier avec 2 grammes et demi, j’en ai que 2, va chercher à ce faire un peu d’argent. Mes compagnons paye pour moi une taxe, car je n’ai plus de Lari et mon visa azéri n’est sois disant pas valable. Donc j’endosse mon visage de comédien, et prend un air de chien battu. Je dois descendre du train, montrant un signe de faiblesse, je fais semblant de fermer mon sac pour et de tout prendre pour aller au poste. Je vois qu’a sa tête, il risque de se faire surprendre. En plus je fais comprendre que je vais rester ici et que demain il trouvera des réponses avec l’ambassade de France. Là plus de problème, je l’accompagne quand même et attend 10 minutes dans le bureau avant qu’on me remette mon passeport tamponner. Nouvelle frontière et pas de problème. Je recouvre de cadeau mes amis du moment, tout un lot de crème, de parfum ou de jouet pour enfant. En retour, ils se sentent obliger de me donner quelques choses, un chapelet et le cordon argenté du téléphone portable, que je retournerai. Compartiment trop chauffé, trop sale, m’empêche de dormir. Mais j’accepte car ce que j’aime dans le train. C’est la surprise que me réserve le matin quand je tire le rideau pour découvrir un nouveau paysage. Etrange cette fois si. Pas de couleur en dehors de la terre brune recouverte de tâche noire, pas de flore, pas de faune. Des trous des tuyaux zigzaguant partout des puits, des poteaux rouiller transportant la fée électrique. Des trous, des puits, encore des puits et des marres souillées, un noir qui recouvre tout. Une steppe désertifier par l’homme. Je n’ai pas de mal à me remémorer les photos de la première guerre mondiale, Verdun, Vimy, le chemin des Dames. Ces poilus se battant pour un bout de terre stérile, à travers le vide avancer, vaincre pour un certain pouvoir. Voilà ce que je vois à travers la vitre du train. Le jour s’est levé sur l’apocalypse. L’or noir, voilà ce qui fait vivre le monde, ici ou ailleurs, tu es notre quotidien, tu es tristesse, enfer écologique, et tout cela converge vers la capitale de l’Azerbaïdjan.

Bakou, recouvert de son grand manteau grisonnant. Corps malade sous perfusion. Des tuyaux qui entrent de partout par la mer, par la terre. Le trottoir, le tuyau, le fil à linge, le tuyau, le pont, le tuyau. Les commandes gangrenées par la corruption, une fracture sociale. Déambule dans ses artères des vaisseaux rouges et blancs de marque Lada. Moi, je loge le long de l’artère qui doit mener au foie, je crois. Plein de cellule lumineuse clignote le soir venu et où est inscrit : KLUB. Ici ville du business noir, comme tous les eldorados du monde qui rassemblent toute une population vivant de l’or. Il y a tout pour ce gars là. Tous les corps de métier, soudeur, métallo, ingénieur, administrateur, ainsi que tous les petits métiers qui gravitant autour, restaurant, magasin de mode première et deuxième main, épicerie, clinique, club, fille. Pèse dans le quotidien une certaine lassitude et peu de repère en dehors de la réussite d’une certaine élite. Le bord de mer et sa promenade où l’on circule entre deux ports. Un bien être mit au service de tous. Au l’une de ses extrémités des manèges pour rassembler, comme le bateau pirate ou la chenille et pour les garçons des autoscooter pour se rentrer dedans. Ensuite, vient le jardin public, buisson, banc et amoureux main dans la main, bravant le froid pour parade amoureuse, pas de paparazzi, mais des photographes armés de vieux Zénith rabattant devant un banc orné d’un ruban de fleur en plastique en forme de cœur. Après manège pour enfant en bas âge, location de kart à pédale et vélo, car on ne reste pas amoureux toute sa vie. Mon hôtel, le plus dégueulasse de tout ce que j’ai vu à présent, mais n’ayant pas trop de choix, je subis. Un bâtiment de l’air soviétique reprit par des turcs. J’aime le vieux, car les murs sont porteurs d’histoire, mais trop vieux, c’est plutôt porteur de maladie. Tout y est angle droit. Des plafonds à plus 4 mètres, grande réception au tableau d’un air du partage révolu. Grand lustre en verre des salons d’étage où ne s’allume plus que deux ampoules Etrange dans ce décor, un piano à chaque étage, et toujours des peintures et rien d’entretenu. L’ascenseur a du s’écraser à la cave. L’escalier de secours sert de débarras, dans les couloirs traînent des sommiers et du mobilier casser, là aussi les lustres ne survivent qu’un tous les cinq avec une ampoule dans chacun pour donner vie à ce lieu, même la lumière de mon flash est absorbé par l’obscurité du couloir. Faire du pognon tant que sa tient debout. Comme les fauteuils de ma suite, oui car je peux appeler ça une suite vue la place que je dispose. Ces places assises qui vous démange au bout de 10 minutes, des draps lavés une fois l’an. Une salle d’eau ou je rentre dans la baignoire avec mes tongs, la cuvette des toilettes vous la touchez, t’es contaminé. Ne rester pas trop longtemps au contact de ce mail, car vous risquerez d’être contaminer. Le raffut des voitures dans la rue vous empêche de fermé l’œil. Ici c’est la loi du plus fort, sa klaxonne jour et nuit. La police interpelle en BMW série 8. C’est l’hôtel le moins cher du centre ville 20 dollars. Même les riches sont logés pour pas forcement mieux. Quand je vois la devanture des palaces, ca fait peur. On s’en fou car tout ce qui gravite ici est par, est pour, l’or noir. Première rencontre avec des françaises à l’hôtel avec Patricio et Angeline, un couple parti pour 15 mois et 15 pays de l’ex block soviétique. D’ailleurs je vous invite à aller voir leur site : http://www.15ans15pays.com/ La découverte des environs de la ville. Prendre le bus gazogène pour sortir de la ville et devenir le temps d’un instant des kamikazes pacifiques ou des martyrs pour rien. Il y a des fuites de gaz et l’odeur est insoutenable, mais ça n’a pas l’air de déranger les passagers. Quand un homme veut allumer sa cigarette, on lui dit non et le petit vieux à côté de moi s’en fiche, il frotte la pierre de son briquet et, et rien, ouf. Ouais ! T’as raison, donne une, que je m’esquinte encore plus la santé. Entre volcan de boue et pétrole, entre plage privée et usine, entre villa en construction et logement collectif. La route défile, le bord de mer est un énorme chantier laissant découvrir de gigantesque squelette métallique en phase d’assemblage. Un peu comme si on donnait vie à des géants de fer. Ici tout est surdimensionné, les grues, les navires, les camions. L’homme lui reste ce qu’il est. Au large, des plates-formes offshores. Sur terre, cela ressemble plutôt à une base lunaire qu’on exploite sans ce posé de question. Des derricks, des pipelines, des habitations précaires, du pétrole jusque dans la cour, le ruisseau, dans la marre. Des chemins impraticables sans chenille pour s’extraire des bourbiers. Des hommes qui démontent, réparent, percent le sol à l’affût d’un nouveau gisement. Je n’avais jamais vu aussi triste endroit d’un simple point de vue écologique, car au fond, on ne ressent rien, l’or noir s’est la vie. A la recherche d’un désert à la vision toujours aussi triste. Cette fois si, le taxi m’arrête pour prendre la photo d’une usine désaffectée. Puits métalliques, tuyaux rouillés, cheminées branlantes, trains désossés, abandonnés et enchevêtrement tout azimut pour forme géométrique variable. Des usines que les azéri ne savent pas faire marcher depuis que les ingénieurs russes sont partis. La police ne se fait pas attendre, un fonctionnaire de l’état m’interpelle et appelle son supérieur, qui arrive à son tour, qui appelle son supérieur, qui lui dit de m’emmener au commissariat. Me voilà parti dans les méandres d’un système archaïque. Me voilà dans le bureau du big boss, parce qu’il a 4 téléphones à coté de lui et la télévision où est retransmit un feuilleton brésilien avec des arrestations, des meurtres, des jugements et des jolies filles. Deux nouveaux policiers pour enregistrer ma déposition sur des feuilles volantes. Mais il faut un interprète, alors j’attend. On me ballade de pièce en pièce et je dois à chaque fois décliner mon identité : Christophe, ah ! Christophe Lambert. Ville de naissance : Lille, ah ! Club de foot, lieu de travail : Nice, ah ! Club de foot et si je te dis Paris, tu me réponds quoi, c… . Toujours pas question pour savoir pourquoi, comment je suis là et ce que je faisais à prendre des photos. Après 4 heures, je leur donne mon film et on vient me faire des excuses parce qu’il croyait que j’étais un espion à la solde de l’Arménie et du conflit qu’il entraîne avec le Haut-Karabakh. Nouvelle rencontre toujours française : Morgan venu finir ses études sur la renaissance religieuse de ces anciens pays unis sous un seul drapeau, qui m’invite à partager son appartement à la vue imprenable sur la ville quand il n’y a pas de pollution. Le père de l’actuel président nous regarde du haut de son affiche. Ca construit autour et de plus en plus haut. Qui va pouvoir ce payer ces nouveaux appartements ! . A la chute de l’URSS tout le monde est devenu propriétaire de son appartement, et les salaires empêche de faire des crédits. Les trois supermarchés dans la même rue aux prix abusifs pour une élite future. J’ai payé 40$ les bâtonnets de colin du capitaine machin, le prix d’une boite de caviar. Car les poissons de la Caspienne ne m’attire pas trop avec ce que j’ai vu, sauf ses œufs bien sur. L’éveil de l’Est : Avant les magasins étaient vides et les frigos pleins. On n’avait pas de passeport mais on pouvait circuler librement dans ce qu’on appelait la moitié du monde. Aujourd’hui les magasins sont pleins et les frigos vides. On n’a des passeports mais on ne peut plus quitter le pays. Il y a du travail mais plus de vacance. Pas de retraite promise et le troisième âge se retrouve dans la rue à mendier son quotidien. Ils avaient un installé un système qui réguler toute la vie de la naissance à la mort. Tous pareils sans jalousie et la médaille comme récompense. Aujourd’hui, la seule chose qu’ils peuvent s’offrir gravite autour d’une prise électrique. Une télévision, une minichaîne, un téléphone portable se sacrifiant beaucoup pour ce dernier avec des salaires de 50 dollars par mois. Verticale propre pour horizontale sale, tel est la rue commerçante. Des marques pour faire rêver et des démarques pour vivre et paraître. Je rigole de voir des noms retranscrit comme : Mebel, Interyer, Dizain (meuble, intérieur, design). Je profite de la ville et des mes nouveaux amis. Tour de la ville en Mercedes, le seul repaire pour les jeunes et unique aboutissement. Invité au hamam par un ami qui est celui qui écrit les questions pour le jeu télévisuel : Qui veut gagner des millions ! . Serviette rouge autour de la taille, piscine froide au centre d’une arche bleu et des tables autour pour se frotter après le sauna ou le bain turc. Des hommes profitant de bon temps et au milieu de tout ça, des femmes bien portante sans sourire qui son là pour nous servir ou nous masser. Une sortie en discothèque pour prendre la température, mais pas la plus huppé. Alcool, entraîneuse et football sur grand écran. Triste endroit pour essayer de rencontrer des jeunes. La soirée thématique du vendredi au centre culturel avec des jeunes azéri parlant français. Nous avons en fin de compte débattu du seul problème qui les empêchent de vivre : Le Haut-Karabakh, il revient dans toutes les discussions. On parle du quotidien, on revient au problème. On partage du bon temps et ils doivent toujours revenir sur le Haut-Karabakh. Un jeune après avoir émit son opinion sur les droit de l’homme et que nul ne peut retirer la vie de son prochain. Il revient sur le problème en disant : « Je dois apprendre l’arménien, pour mieux comprendre mon ennemi quand je vais le tuer. » Bien sur on nous demande de prendre parti. Il nous faudra le samedi matin à Patricio, Angeline et moi pour un debriefing de la soirée et de reprendre chaque mot pour mieux comprendre leur signification.

Sur ce à bientôt pour une nouvelle destination…
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Opai 21 years ago · Esteban
L'arrivée en Iran...
EN rejoignant l'Iran je ne savais pas trop à quoi m'attendre... J'avais entendu parler de l'hospitalité iranienne mais je ne savais pas ce que signifiait, dans la réalité, République Islamique!

La première ville où je me suis arrêté est Tabriz. Plusieurs millions d'habitants. Je suis arrivé en début d'après midi. Un taxi m'a emmené à mon hôtel en voulant me faire payer un prix exorbitant. J'ai réussi à le faire baisser mais il a quand même fait une bonne affaire. Un taxi, c'est malhonnète, partout, toujours, donc rien d'anormal. Dans les avenues, aucune circulation, presque pas de voitures. J' étais très heureux d'être là, mais un peu fatigué et dans l'attente. J'allais bien voir, enfin, ce pays, ses habitants, ses monuments...

Tout de suite après avoir déposé mes affaires dans ma chambre, je suis sorti sous un soleil éblouissant, paralysant! Je me suis senti très mal à l'aise: personne, absolument personne dans les rues. On aurait dit un décor de cinéma, une ville fantôme. J'ai vraiment douté à ce moment là: "Et si l'Iran était un pays triste, écrasé par les mollahs?". Je remonte ces espaces vides pour aller contempler une de ces mosquées dont je rêvais depuis longtemps. Derrière un portail clos, j'apperçois effectivement un bâtiment mais pas de bleu, pas de faience! Rien d'impressionnant vu depuis la route. Et je ne peux m'approcher. Très déçu, je retourne sur mes pas. N'ayant pas mangé depuis la veille, je me suis mis à la recherche de nourriture. Je passe devant de nombreux restaurants mais ils sont tous fermés! Sauf un, en sous sol, qui détient de loin la palme du kitsch... J'ai réveillé les serveurs éparpillés sur le carrelage de la salle. J'étais le seul client. On m'observait vraiment bizarrement. J'ai mangé au plus vite. En partant, à la caisse, une gueule cassée m'a demandé si je voulais de l'alcool ou des filles. Devant l'air choqué que je prends dans ces circonstances, il a rit fortement avec sa dizaine de subordonnés. Une désagréable sensation qu'ils se foutent de moi. Où suis-je, où est la gentillesse iranienne? Je n'étais pas bien du tout!

On m'avait pourtant prévenu..."L'Iran, mais tu vas pas bien, ce pays voyou....tu cherche vraiment la mort!!".

Et bien, non, finalement, tout s'est bien arrangé. Les rues étaient déserte, les commerces clos,  car on était Vendredi, jour de prière mais surtout de repos. Le soir, j'ai rencontré 3 jeunes qui m'ont emmené dans un parc pour manger avec leur famille. Le vendredi est aussi jour de fête. Le soir, les espaces verts sont noirs de monde, qui cuisine sur place de délicieux Kebabs. Après le repas, vers 23h30, mes amis m'ont emmené dans un parc d'attraction. On a bien rigolé sur la grande roue, un peu moins dans la centrifugeuse! L'inquiétude de l'après midi a laissé la place a une sensation de bien-être. Grâce aux iraniens, on peut, en quelques minutes, avoir l'impression d'être de très vieilles connaissances.

Je me suis couché très tard et cette première soirée a été à l'image du magnifique mois que j'allais vivre...
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Trekkerbeub 21 years ago · Izanora
Voyage aux origines du monde... Là où tout a commencé!
Il y a de nombreuses années déjà, je me faufilais au travers de la minuscule lucarne de paix qu’entrouvrait un pays mystérieux et inaccessible. Mystérieux il le restera longtemps encore, inaccessible malheureusement aussi … Je vous compte ici cette formidable épopée au royaume de Gilgamesh et des temps immémoriaux qui ont précédé son règne …

Beub
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Voyageuse13 21 years ago · Pdcm
Une petite balade aux Emirats Arabes Unis
Bonjour à tous, Alors voilà, pour ceux que çà intéresse 😉, ma petite escapade aux Emirats Arabes début octobre. J’y suis allée « par hasard », suite à un déplacement professionnel et j’avoue que je n’aurais pas eu l’idée de visiter cette partie du monde de par ma propre initiative. J’avais quelques à priori : Dubaï, y a rien à voir et c’est plein de buildings déments et d’hôtels très chers, et puis, pour une femme, seule de plus, les émirats ne sont peut-être pas la meilleure destination. Heureusement, quelques personnes ayant vécu sur place m’ont un peu rassurée avant mon départ.

Donc, samedi soir, je débarque à l’aéroport d’Abu Dhabi. Déjà, c’est un peu Disneyland (12) …. Dehors, il doit faire au moins 30 degrés avec beaucoup d’humidité.

Je reste 4 jours à Abu Dhabi. L’hôtel est réservé par mon employeur, c’est le Novotel. C’est quand même agréable d’avoir la clim et la piscine par cette chaleur. Pas forcément dans mes moyens financiers si j’étais allée « en solo », mais en regardant sur Internet, je n’ai pas trouvé beaucoup moins cher.

Le dimanche, repos. Je me ballade en ville. Buildings en construction, hôtels de luxe (je m’arrête à chaque grand hôtel pour prendre un peu de fraîcheur 😐), ballade le long de la mer sur la corniche (il y a des distributeurs de boisson tous les 500 mètres, 🙂 ouf !!), travaux partout dans la ville (01 à 05). Le super grand hôtel à visiter : « Emirates Palace », véritable palais construit par un émir à qui finalement il n’a pas plu et qui a été transformé en hôtel (je ne sais plus le prix de la chambre, mais c’est énorme) (09 à 11). Le soir, les rues s’animent. Derrière le Novotel, il y a une zone de petits magasins où on vend de tout et de rien pour pas cher. Autour de moi … pratiquement que des hommes … Mais je ne me sens pas mal à l’aise, car il ne font pas vraiment attention à moi 😐. Pourtant, avec mon look routarde occidentale, je ne passe pas inaperçue dans cette foule … Heureusement que je n’ai pas faim, je ne suis pas sure que j’aurais quand même osé entrer dans ces petites gargotes où la clientèle est essentiellement masculine. Où sont les femmes ? Quelques unes sont dans ces petits magasins pas chers mais surtout, elles sont dans le centre commercial où la boutique de lingerie fine côtoie celle où l’on vend ces longues robes noires (dont je ne connais pas le nom). Petit décalage … Une statue tout en noir à coté de moi. Tout d’un coup, la statue s’anime … Non, ce n’est pas une statue, c’est une femme entièrement voilée qui sort son téléphone portable …. Autre décalage.

C’est cà ma 1ère impression des Emirats, un mélange de traditions et de modernisme …

Lundi, mardi, mercredi : boulot 🏴‍☠️. Le soir, nous sortons. Le lundi soir, au Méridien, buffet « Sea Food » à volonté 😛 : toutes les sortes de poissons et de fruits de mer (même du saumon) assaisonnés à toutes les sauces, ou grillés … plus les desserts bien sur …. Gargantuesque … On prend de l'avance, demain commence le Ramadan : on ne boit pas (pas même de l'eau), on ne mange pas, on ne fume pas jusque vers 17 heures. Bien sur, les touristes et les expats ne sont pas obligés de suivre ces préceptes, mais par respect pour ceux qui font le Ramadan, ils suivent aussi .... sauf qu'à l'hôtel on a toujours le petit déj, qu'on mange, boit et fume derrière les portes fermées, à l'abri des regards. Le lendemain soir, nous allons faire un tour dans l’un des plus grands centres commerciaux de la ville. En permanence, des ouvriers nettoient, époussètent, pour que tout soir nickel (07 et 08). Des grandes marques, beaucoup de boutiques pour hommes avec des prix intéressants, beaucoup moins pour le femmes …. Ces femmes dont beaucoup sont habillées tout en noir (pas toutes bien que la mini jupe ne soit quand même à la mode) accompagnées de leurs maris qui poussent les chariots, portent les paquets ou s’occupent des enfants … Y a peut-être quelque chose à prendre de ce coté là …🤪

Mercredi soir, départ pour Dubaï et pour quelques jours de vacances …
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PA
Parvat 21 years ago · Arcanoe
Il etait une fois Parvat en Iran...
Tout d'abord, un enoooorme merci pour vos supers messages qui me font chaud au coeur (voir il etait une fois en Turquie, puis mes mails prives que je ne sais repondre personnellement a tous car ca prend 5 minutes pour ouvrir une page dans ces contrees) Je n'oublierai pas le bonjour a Iraj JL, et continuez de m'envoyer des mails, c'est si agreable de vous lire...

Donc, arrives a Dogubayazit en Turquie, nous avons suivi les traces de Trekkerbeub, et avons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneige en arriere plan... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose!

L'apres midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tete (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, specialement pour nous touristes occidentaux 🙂 (break clop dehors qui ne dure pas longtemps car comme je suis E.T. c'est parfois derangeant;))

Donc nous voila en Iran!!! Taxi collectif pour Bazargan, et retaxi pour Maku, ou nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus. On trouve un hôtel, pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau ! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas. Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix !Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab et pain, et dodo.

18/4

Bus pour Tabriz. Enfin l'hotel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes. On se balade dans la ville, je m'achete un foulard tout fin et pas chaud dans le bazar (superbe avec ses 35 km de galeries) ou nous nous arretons dans un bui bui pour que je puisse gouter enfin un qaylan. (narguileh) L'endroit est minuscule, serres comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le the brulant. Pas mal le qaylan, mais je prefere le tabac a la pomme. Je regle l'adition, 50 centimes d'euros pour le narguileh et 6 thes...

Petit bonjour a Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot... Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parente, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le pere de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle etudie, elle habite Tabriz alors que ses parents vivent a Orumiyeh, elle continue a voir son cher et tendre, elle a presque fini ses etudes d'ingenieur en electronique, et va commencer l'informatique... On se boit un the en fumant un qaylan a la pomme, et grimpons au point de vue. La ville toute illuminee, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines eclairees de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soiree...
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Opai 21 years ago · Davor
Retour d'Iran....pas facile!
J'ai passé 2 mois passionnant sur la route entre l'Alsace et l'Iran....Je suis rentré voici 2 jours et le contraste est frappant

Dès mon arrivée à l'aéroport de Strasbourg, j'ai été remis dans l'ambiance lepeno-sarkosiste si en vogue dans notre beau pays. Pour la douane, c'était jour de fête: un journaliste et un photographe s'étaient déplacés pour écrire un bel article de propagande dans le journal local....Leur minute de gloire donc! Pour faire de belles photos, ils ont donc fouillé systématiquement les bagages....enfin presque, et c'est bien le problême! Après avoir attendu une bonne heure que mon sac apparaisse sur le tapis roulant, je suis allé me placer à l'arrière de la file dans le but de me faire poliment (il y avait la presse) vider mes bagages....La personne devant moi me dit de passer: "C'est bon, vous pouvez passer vous!". Je ne comprends pas tout de suite....Puis d'autre me pressent de passer le contrôle....Je vais donc demander au beau douanier où je dois faire la queue. Il me réponds simplement: "Ah, mais VOUS, c'est bon, pas besoin de vous controler, VOUS pouvez passer"....Je comprends enfin: Je suis blond aux yeux bleu.Dans l'avion venant d'Istambul, la plupart des gens sont turcs ou surtout d'origine turc. Et cela semble les destiner à la contrebande plus que moi, bon français pure souche. Quel choc de voir l'humiliation dont sont victimes toutes ces personnes. Mais quelle bêtise de ces petits douaniers: mon sac était rempli de tabac, de tapis et de caviar.....je me marre!

Vous rajoutez à cela les questions du genre: Mais CES GENS LA (iraniens, turcs...), Ils vont à l'écoles??Ah bon, il y a des bus LA-BAS ???Et ta barbe, c' est un souvenir d'Iran etc....

Et le temps pourri aussi, et l'humeur grise de mes compatriotes (et oui, la croissance ne repart pas, c'est la crise!)...Mais qu'est-ce que je rigole, en Iran, les filles crèvent de chaud car elles sont obligées par les mollahs de porter le Tchador.....et ici elles crèvent de froid car elles sont obligées par les médias (plus insidieusement) de ne porter presque rien!!!

Heureusement, je retrouve mon piano.......
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VI
Vincent120 21 years ago
Dialogues à Esfahan (Iran)
Un jour que j'étais avec un copain français sur un pont d'Ispahan, il me fait :"C'est fou Vincent, jamais j'aurais imaginé autant d'Iraniens opposés à leur gouvernement""Pas étonnant répondis-je, t'as bien remarqué les seuls Iraniens qu'on aborde, plus ou moins consciemment, c'est ceux qui ont des lunettes, çà traduit un niveau culturel, et social : le type lit, avec un peu de chance il lit l'anglais et donc le comprend; le type a du pognon, suffisamment en tout cas pour se payer des lunettes, et se payer peut être le luxe d'apprendre une langue étrangère, deux raisons valent mieux qu'une""T'as raison, qu'il rétorque, comme quoi, si prémuni que l'on soit contre les jugements au faciès, dès qu'on moisi au soleil parce qu'on est paumé au milieu d'un pays dans lequel on s'est pris 20 rateaux en abordant des types qui ne comprenaient pas notre anglais, on rapplique derechef vers nos stéréotypes rassurants d'occidentaux : le gars aux lunettes..."Ouais, fis-je désormais, ne parlons qu'aux types aux visages fermés et privés d'attribut optique".

Le soir même nous appliquâmes notre résolution.

Dans un bouge, nous nous mêlons dans la file d'attente pour commander à manger."Si on se fait pas aider, soit on bouffera pas, soit on se fera anarquer par le vendeur observa mon pote""t'inquiètes je me débrouilles, je baragouines" que je le rassure"Tu plaisantes ? à part Nuchaba kebad, tu sais rien dire, j'en ai marre de bouffer la même chose depuis 15 jours. En plus tu dit Nunchaba pour te la péter, mais tu dois répéter à 3 fois pour être compris, alors que quand tu dis coca-cola, ils comprennent desuite. J'ai pas fait pas fait tout ce chemin pour boire du coca, j'en bois jamais en France."T'as qu'à commander toi-même", observais-je, ironique, le coca c'est la boisson nationale, tu t'attendais peut être à boire du vin dans un jardin d'orangers en venant ici ?

A ce moment mon regard croise des yeux noirs, dénués de verres de correction. Deux types, pantalons et chemises noires biens fermée jusqu'au cou, jusqu'aux poignets, barbes noirs, nous observent."Voilà nos clients, fis-je discrètement; tu voulais parler à des sbires du gouvernement ? Je suis sur que ce sont 2 bons gardiens de la révolution...alors vas y fonce !"

(à suivre...)
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PA
Parvat 21 years ago · Gildadesiles
Pétra la magnifique... (Jordanie)
En attendant de reprendre la route, v'là une p'tite histoire de voyage... Bonne lecture 🙂

"Cela fait plusieurs longues années que je rêve de venir en Jordanie, et de voir le site, magnifique à ce qu’il paraît, de Petra la Rose...

Maintenant, ca y est, je suis en route ! Heureuse comme tout... Nous de rivière dont on dit qu’il est le seul moyen d’accès pour accéder au site de « Petra la Rose », ex capitale de la Nabatéenne. Entre les hautes falaises, de chaque côté du petit chemin, aux mille couleurs folles, nous hallucinons.. Je suis d’une humeur extraordinaire... A chaque tournant je me dis...Est ce maintenant que je vais tomber sur « le Trésor » ? Le temple le plus photographié de Petra? Mon p’tit appareil photo en main, prêt pour la carte postale que l’on voit dans les kiosques, je continue à marcher, dépasse de temps à autre un groupe de touristes pour une photo sans eux dessus. Je marche assez vite, tellement impatiente de voir ce Temple, remettant à demain ou après une visite plus méticuleuse du Siq... Le voilà! Ah, non, pas encore... Le Siq fait quand même un kilomètre trois cent de long... On hallucine toujours devant les formes et les couleurs de la roche... Enfin le voilà cette fois... Il est encore tôt, le soleil éclaire de ses tendres et déjà chaud rayons le « Kasneh » ou « Trésor » le magnifique... Nous y rentrons mais il n'y a qu'une pièce, avec de splendides encadrements de portes taillés dans la falaise, tout comme le temple en lui même et tous les autres qui suivront... Nous ne sommes pas les seuls Indianas Jones, mais on s’en fou. On a réussi des photos sans personnes, avec la belle lumière de ce début de matinée, on est heureux!!!

On grimpe sur les rochers, se retrouvons seuls à mi hauteur devant le Kasneh, je rêve, je délire, flashe, hallucine, profite du moment présent, admire tous les détails du temple, de la roche... Le ciel est d’un bleu pétant, mais à l’ombre il fait un peu frisquet, mon gros pull est juste assez gros pour me protéger du froid. Mais je m’en fou du froid, c’est tellement beau ici... Au bout d’une heure ou plus, on décide de continuer la visite de Petra. Je reste sans voix... C’est gigantesque... On grimpe les rochers, la roche est de sable et accroche bien aux chaussures, je sens les muscles de mes jambes travailler, j’m’arrête, regarde une ligne jaune dans le rose de la pierre, une autre bleue, la vue est indescriptible, je suis désolée.... Les tombeaux des Nobles et celui à étage en face, le théâtre en dessous, l’église byzantine d’un côté, la forteresse de l’autre...

J’ouvre notre p’tit paquet pic nique, le p’tit dèj’ de ce matin, et je vois un joli poupouss tigré roux et blanc courir dans notre direction... Il se frotte à moi, grimpe sur mes genoux et essaye d’attraper un bout de mon sandwich! Oui mais oh... Je ne peux pas résister, je lui donne un p’tit bout... Bien mal m’en prend! Je n’ai eu droit qu’au trois quart de mon sandwich! Mon homme aussi! Et il miaule encore comme s’il mourait de faim! On continue la balade, (il nous suit) et tant pis pour mes muscles douloureux, j’adore halluciner devant les millions de grottes dans la falaise multicolore, les dizaines et dizaines de temples sculptés dans la pierre... Un âne monté par un vieux bédouin, son foulard à carreaux typique rouge sur la tête, nous dépasse en trottinant... On échange un « Massah el kher » (bonjour) souriant, et j’aperçois une cafétéria dans la vallée, un délicieux p’tit café à la cardamome nous ferait bien plaisir... .../... Il n’y a pas beaucoup de monde, quelle chance...

Aujourd’hui on décide de monter au haut lieu des sacrifices... je regarde la colline, et j’imagine que le paysage vu d’en haut doit être superbe... On commence par emprunter les escaliers, on croise souvent des bédouins sur leurs ânes, cherchant après des touristes pour leurs faire faire un tour sur cet animal.. Mais, non merci... Même si nos muscles souffrent, on aime prendre notre temps.. Mais qu’est ce que c’est haut... Le petit chemin qui serpente entre les flans des deux collines n’en fini pas... Des jordaniens nous dépassent à toute allure... Nous on s’arrête... Regardons les dessins colorés que les oxydes de minerais forment dans la roche sableuse, les couleurs sont souvent hallucinantes... Parfois, le sentier est vraiment minuscule, ou bien disparaît sur des rochers... Je ne vois pas la fin... Cela fait bien 20 minutes qu’on grimpe, et mon cœur s’essouffle, je m’arrête souvent, n’étant pas trop habitué à la grimpette... C’est fou comme la végétation sort de la pierre comme de nulle part dans ce désert rocheux... La vallée devait sans doute être fertile à la grande époque de la Nabatéenne...

On arrive enfin sur un plateau, où une tente bédouine abrite une espèce de cafétéria, on ne résiste pas, et nous attablons devant un spectacle fabuleux...

Plein de collines partout, habitées de temps à autre par de petits villages, un temple au sommet de l’une d’elle, très loin, très haut... Mais comment ont ils fait pour construire un temple au sommet d’une haute colline rocailleuse??? Le bédouin arrive pour la commande « Etneen ahwa mazpoud minfedlek » « Machi » (deux cafés sucrés svp, ok) ... /...

Nous sommes restés 4 jours complets dans cet endroit inoubliable, et pour le retour, nous avons partagé un taxi avec un couple d’australiens jusqu’au port d’Aquaba, et repris le bateau rapide pour Nuweiba, et de là, un bus pour Sharm El Sheikh, ou nous avons terminé nos vacances par un séjour plongée."

Petra la Magnifique... A voir au moins une fois dans sa vie...

P.S: euh, les photos sont un peu plic ploc, mais clik ici: http://fr.pg.photos.yahoo.com/ph/parvatititi/album?.dir=798a&.src=ph&store=&prodid=&.done=http%3a//fr.pg.photos.yahoo.com/ph/parvatititi/my_photos
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IM
Imhokis 21 years ago
Embargo en Syrie
Apres avoir vecu et froler la morte au Liban a l'age de 12 ans en 1977, dont j'ai deja exprimer et raconter tout ca dernierement sur Vf, mes parents ont decider de quitter le Liban, pour s'installer en Syrie.

Voila que nous sommes en Syrie, a Alep, mon pere a trouve un travail mal payer juste de quoi nourir ses enfants et je parter avec lui pour aider un peu car il avais pas de moyen pour me payer l'ecole.

je commencer a decouvrir ce pays avec ses difficulter de trouver de quoi manger, de quoi nourire les enfants, dans le pays manquer de tout, sucre, riz, farine, tout produits alimantaire et hygieniques, lors que mon pere etais malade, pas de medicament, aux hopitaux vous devez chercher vous meme vos medicament, car dans les hopitaux aucun medicamant exsister meme pas les perfusion, dans les pharmecie, il fallet faire une 20aine de pharmacie pour une boite d'aspirine pour juste citer un exemple parmis d'autre.

Y a des jours ou on a manger les groute de pain, on avais double couverture sur nous la nuit, car pas de electriciter ni chauffage.

Tout ca a cause de l'EMBARGO Americaine sur la Syrie, je fait pas de la politiques, mais y vais beacoup de gens qui manger pas a leurs faim, les annee 1970.

c'est tres dur pour moi de raconter ca sur VF, mais ca me soulage a meme temps car je ne peut garder ca eternellement en moi.

si vous avez des temoignage, n'hesite pas a ecrire.

Merci.
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PH
Phil64 22 years ago · Snounit
Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo
Salut à tous,

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)

SAMEDI 18 AOUT 2001

Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...

Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !

Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !

Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !

Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !

Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.

C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...

Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...

DIMANCHE 19 AOUT

Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...

Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...

Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...

Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??

Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...

Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !

«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...

Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !

Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.

Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l��entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !

Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...

Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...

Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...

Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….

J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...

D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !

Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...

6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !

Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !

Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...

Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)

Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !

Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

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OU
Ouais 23 years ago
Partance pour une destination inconnue... Jordanie
" Aller je me lance pile je reste en Syrie destination homs, face je me fais une petite virée sur petra et sa magie!!!"

Je la lance, elle tourne tourne........ "FACE"

8h00: Je fais en vitesse mon sac, je me lave meme pas, de toute façon la salle de bain et bien trop crade pour que j'y mette un pied dedans, je ne suis pas difficile mais il y a quand meme des limites!!

9h00: Dans la rue, je prend un taxi ou non? tant pis j'y vais pas pied cela me fera un peu de sport, j'ai bien cru que j'allais mourir en paix sur le bord du trotoir, un sac de 30kg cassé avec une temperature de 30° j'arrive a la gare routiere avec comme odeur le nouveau parfum de chez "aisselle "... Des cris fusent de tous bords: "beyrouth", "alep", "baalb'eck", "amman", je prend ce dernier au vol et me voici parti pour 5 heures de route pour 10 euros. Le taxi est une grosse dodge des année 70 avec son 20 litres/100 et nous sept a l'interieur. 11h00: la frontiere jordano-syrienne laisse place aux portraits de mon pote hassad à mon ami abdullah, je paie 10 dinnars de visa et on me fouille patiement mon sac au cas ou je transporterais de la drogue, ou des armes...Je rencontre un Free lancer frenchie il va aussi sur Petra ou je le retrouverais sur place. 15h00: "C'est ça Amman, c'est vraiment laid", je ne conseil a personne de j'arreter a plus de 2 jours sur Amman, je file directement la la gare Abdalie station et malheureusement pour moi il n'y pas de bus l'apres midi, bon ben le choix du taxi j'impose, apres une rude négocition je paie 30 dinnars, c'est cher mais bon tant pis, et je repars pour 3 heures de voitures, ou je m'endors....

Star valle hotel ne paie vraiment pas de mine, mais bon je descend pour voir les chambres, le directeur Atta est un ange, il parle bien anglais, mais voila l'erreur a ne jamais faire: laisser son sac a l'interieur de la voiture, resultat le chauffeur de taxi est parti et mon sac aussi, heureusement pour moi il m'a laissé mon petit sac que j'avais mis a l'avant avec passeport et argent sur le trotoir.18h00 Atta prend la premier voiture qui lui passe sous la main et s'en va a tombeau ouvert sur les petites routes, je m'agripe la ou je peux. "Atta there isn't road" VRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR mes doigts incrustés dans le fauteuil je regarde autour de moi, c'est bon je suis vivant!! Premiere nuit au poste de police, et apres avoir bu 8 litres de thé, un régale, je vais enfin me coucher, toujours pas lavé car pas de sac...1h00

Le lendemain levé 7h00 petante, enroute pour Pétra ou j'y retrouve le Free lancer ainsi que deux Française, il connait bien Pétra et donc on part dans ce qu'on appele le petit siq qui deboule sur les tombeaux a la "péripherie" du grand petra, 41°. Personne a l'horizon, de toute façon on retrouvera la mase touristique sur le chemin habituel se fesant transporter par des chamaux ou des anes. Au detour d'un pli de montagne une porte, magnifiquement bien conservée, je commence a m'y approcher en courant et op je saute a l'interieur sur un ane mort... J'en ai presque vomit... On contemple le Gazneth (ou le Trésor) du haut du sommet d'en face et on termine la journée sous une tente de bédouin a boire un café.

17h00 "hello everybody" entrée en fanfare au poste de police, il m'indique qu'ils ont retrouvé mon sac, il est sur Amman, au poste de police centrale, et me demande ce qu'il s'y trouve a l'interieur: une camera numerique, 11 cassettes dv, 5 pelicules usagéés, 4 pelicules non usagées. Ils me diront demain si tout y est.

22h00 En passant le pas de la porte j'entends parler italien, tiens enfin des touristes? O des jeunes filles, pas si jeunes puisque elles ont 29 mais je ne le serais qu'apres!!!, je les avais deja croisé sur Damas, je leur demande du savon et de la lessive pour pouvoir me débarbouiller, le coeur😛!!! Toute la soirée Atta raconte plein d'anecdotes tres drole, je passe une bonne soirée.

7h00 devant les grilles de pétra, je suis avec les Italiennes, direction le monastere et ces 300 marches, personne et une bonne temprature 35°..., le monastere est tres beau aussi beau que le indiana jones!!!(le trésor). Je continue par le Haut du Sacrifice et je termine sous la tente bédouine avec mon pote photographe. Je rentre et me couche tout c'était mon dernier jour a Pétra, c'est vraiment trop court mais bon les 3/4 des gens y restent 4heures donc je ne vais pas me plaindre.

6h00 C'est reparti direction alep, en Syrie, à coté de la frontiere turc, donc une grosse journée m'attend, en plus c'est vendredi...J'arrive sur Amman

9h00, poste de police pour recuperer mon sac, vu que mon sac a ete fouillé et vu ma description pour savoir si rien n'a ete volé, j'ai le droit a un interrogatoire pour savoir si je ne suis pas un journaliste clandestin.

12h00 situation insolite, tout le monde est arreté pour la priere du vendredi, et le plus marquant c'est la priere sur le trotoir en face de chez MC DO... quelques 100ene de gens sont agenoullés devant le symbole américain. J'attends a la gare des taxis collectifs, mais le prochain est prevu a 14h00 tant pis je me cale sur un banc et je dors. 14h00 BIPPPPPPPPPPPPPPPPPP " merde la taxi vite vite cela doit etre le seul du début d'apres midi si je le loupe je suis mort". Et c'est reparti pour 5 heures de route. 19h00 Gare Harasta, je me depêche le prochain bus pour alep est dans 10 min, avec mon sac cassé je me jette sur le comptoir, jette 3 euros et cours dans le bus, ouf limite, aller 5 heures de bus et je serai arrivé a bon port. Dans le car l'hotesse d'acceuil me pique mon baladeur et ecoute en boucle Benni bennassi: satisfaction pendant que moi je pique un bon somme.

1h00 "Enfin alep j'en rêvais depuis ce matin" et apres m'etre fait anarqué par le chauffeur de taxi mais j'avais pas envie de parlementer avec lui, et 15 heures de route je m'endors paissiblement...

La magie du moyen orient n'est pas une légend, c'est la vérité!!!!!🙂

a+ et bon voyage
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KR
Kroc 23 years ago
France – Liban en voiture (été 2003)
France – Liban (2003)

Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.

10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !

Lundi 14 Nous quittons Lyon un beau matin autours des 6h30, direction Genève. C’était prévue, nous ne visiterions pas l’Italie : après le tunnel du mont blanc les villes s’enchaînes, Milan où l’on prend à penne le temps de se restaurer et Venise dont nous verrons que le périphérique…Vers 17h nous entrons sur les verdoyante terre de Slovénie. Et là, lassé des autoroutes et désireux de découvrir le paysage, nous nous dirigeons vers la capitale Lubjana à travers la montagne et sur des routes pas indiqué sur notre atlas routier… On est joueur en cette fin de journée ! Après 15 km de virage incessant, nous passons au travers d’un village nommé Logatec et à proximité d’un sapin démunie de toutes ses branches à la base. Bref, on veut savoir se que c’est exactement et on s’arrête.Après une visite des environs, on rencontre un vieux qui nous parle dans sa langue, le slovène… La voisine nous traduit quelques minutes puis nous invites chez elle : on discute un peut, et à cause de notre pauvre anglais, on confond le tilleul avec cet arbre que l’on à vue dans le village. A partir de là débute un gros malentendu qui ne sera élucidé que le soir dans la tente en écrivant ces lignes. Eux parlant des tilleuls et nous de ces sortes de sapins, on apprendra quand même que les tilleuls sont le symbole du pays depuis le passage de Napoléon.On plante notre tente à coté d’une chapelle et de ce fameux arbre !

Mardi 15 On part pour lubjana : la capital. Une petite balade dans les rues s’impose, une église par ci, un château par là. Puis, sous les conseils de la voisine du vieux de Logatec, nous partons en début d’après-midi pour Bled et un parc naturel non loin de là : un haut lieu touristique de Slovénie.Et en effet, le cadre est tous simplement magnifique. Nous en profitons pour faire un petit plongeon dans cette eau si claire. Visiblement c’est interdit, mais personne n’ose venir nous chercher au beau milieu du lac. Le soir, nous nous imprégnons de cette ambiance de vacance qui règne sur les berges avant de s’endormir dans la voiture.

Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.

Jeudi 17 Au réveil, un paysans passant ;-) se met à nous parler dans une langue incompréhensible pendant quelques minutes pour finir par glisser le mot bien compris de nos deux campeurs : police. Sans changer nos plans, nous quittons la Slovénie en fin de matinée pour faire halte à Rijeka en Croatie. C’est une ville sans grand intérêt à nos yeux. On galère un peut pour ce garer, on mange une pizza pour notre premier restaurant du voyage avant de déambuler une heure ou deux et remplir quelques formalités : argent, timbre, Email.Nous poursuivons donc notre route le long de la cote adriatique, les rumeurs avaient raison : c’est magnifique ! On plante notre tente dans un des nombreux campings coincés entre la montagne, la route et la mer. L’eau (salé cette fois) est limpide, le soleil tape toujours aussi fort et nous nous exerçons quelques peut au diabolo et à l’art de la jonglerie.En résumé, nous passons une fin de journée tranquille et bien agréable.

Vendredi 18 La nuit à été tourmenté par de violents vents qui arrachèrent la première toile mal fixé de notre tente : réveil vers 5h. Après un petit déjeuné sous de nouvelles bourrasques entre un muret et la voiture (abri totalement inefficace), nous continuerons la descente de la cote adriatique entamée la veille. C’est à ce moment que l’on eu une idée absolument génial : plutôt que de suivre cette belle route bien droite, dirigeons nous vers Vire, ce petit village indiqué sur notre carte dans l’espoir de trouver une communauté de pêcheur jusqu'à présent absent du littoral. Très mal indiqué, Vire se situe sur une pointe voisine d’une pointe touristique et n’est desservie que par une unique petite route. Ca parait bien partis, mais l’aventure coupe cours : après 35km d’une route tortueuse, nous découvrons avec horreur un village vacance en pleine construction et déjà habité… Les rues ne sont pas terminées, entre deux chantiers une décharge utilisée pour brûler tout les immondices, sans oublier l’usine de béton érigé là pour l’occasion. Même les plages sont couvertes de gravas et autres déchets de chantier : malgré la chaleur toujours aussi étouffante, nous nous privons de notre baignade ! Ce serait quand même mentir par omission que de passer sous silence Nin, le charmant village touristique non loin de là.Le soir, dans un coin un peut à l’écart pour planter notre tente, deux policiers interrompent notre dîné et nous invite à rejoindre notre camping… Nous reprenons dons la route à la tombé de la nuit pour la passer sur un parking de Zadar. On en profite pour visiter cette très jolie ville et très animé en ce vendredi soir. Nous nous faisons littéralement attaquer par une nuées de moustiques pendant la nuit : dans la voiture on en recense une bonne vingtaine au levé du jours ! Mais il y en avait sûrement plus car nous en tuerons jusqu’au lendemain soir !

Samedi 19 Après une nouvelle visite de Zadar de jour cette fois-ci, notre descente de la cote se poursuit tranquillement au rythme effréné des baignades tri quotidiennes. De l’avis du narrateur (oui oui, c’est moi J ), Split est une ville à ne pas manquer : toute une partie de la ville voie ses maisons et ruelles enchevêtré avec les vestiges d’un palais romain. Tout comme les belles croates, cela donne à ses quartiers un charme indéfinissable. De plus, les terrasses des cafés et une scène de pleine air laissent penser que les vendredis soir doivent être animées. Oui mais voilà, on est samedi et ici les week-ends sembles correctement respectés et c’est tout à leur honneurs.Nous faisons donc encore quelques kilomètres afin de trouvé un paisible village ou quelconque havre de paix susceptible d’accueillir notre Twingo et leurs passagers pour la nuit. Et on trouve notre bonheur sur une plage privé avec douche et parking, que demander de mieux !

Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.

Lundi 21 Nouvelle semaine, nouveau pays ! Nous faisons nos adieux à la Croatie et sa belle ville pour s’enfoncer dans les terres. La Yougoslavie c’est visiblement éteinte depuis le début de l’année laissant place au derniers pays qui la composait : La république du Monténégro et de Serbie. Le Kosovo quand à lui est toujours sous contrôle des Nations Unis mais fait partie de la serbie. (Ca, c’est la version que l’on a compris)Afin de rentrer dans les terres, il nous faut trouver un col que l’on pourra traverser. Celui que nous choisissons n’est pas si haut que cela, il ne fait que 1006m. Mais les milles mètres de déniveler se transforme en un enchaînement de lacet interminable se terminant tous de même au beau milieu de magnifique paysage du terroir Yougoslave. Ou plutôt Monténégrin devrais je dire… Nous en profitons égoïstement, et c’est bien dommage.Nous passons la nuit à Podgoritsa où un jeune parlant quelques mots d’anglais (c’est rare en cette contré) commence par nous dire qu’il n’y à rien à faire et rien à visiter ici ! Sans nous décourager nous trouvons un cybercafé sans Internet, deux distributeurs de billets en panne, une poste sans téléphone qui marche ni timbre et même la carte de téléphone acheté le matin se révèle être une carte pour téléphone portable ! On accuse un peut le coup, mais après une petite pause bien mérité nous finissons par trouver des timbres (toujours inutilisé à se jour faute de carte postale) et surtout un téléphone. Je remercie au passage mes prof. d’allemand qui ont tous de même réussi à m’inculquer les bases.

Mardi 22

Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
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