Books, films and documentaries · Allemagne
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

OB
Obeoandpai 10 years ago
Film Baikonur 2013 (Russie, Kazakhstan, Allemagne)
RDV au pays où il pleut des fusées ou, plus précisément ici, comment passer de l'espace a la yourte Techniquement peu crédible mais s'agissant d'une fable, est-ce bien important ? L'histoire est intelligemment structurée, oscillant entre traditions et modernité La photographie y est lumineuse, la mise en scène irréprochable

Dépaysement garanti

Synopsis Au Kazakhstan, les habitants ont pour coutume de récupérer les débris des fusées lancées de la base de Baikonur. Lorsque « Gagarine », jeune paysan passionné d'astronomie, découvre près de chez lui une jolie spationaute française, il la considère comme sa fiancée. Cela est d'autant plus facile que celle-ci a perdu la mémoire. Mais même le plus romantique des mensonges ne peut demeurer secret pour toujours.

Extraits des secrets de tournage (source fiche du film Allociné):

Baikonur est le premier film de fiction ayant eu l'opportunité d'être tourner sur le site de lancement spatial de Baïkonour au Kazakhstan, qui a notamment lancé le premier satellite Spoutnik en 1957.

Baikonur met en scène une réelle "loi" kazakhe officieuse qui stipule que celui qui trouve un débris de lancement des navettes spatiales de Baïkonour dans le désert en devient le propriétaire, la population locale revend alors les débris récupérés.

Les séquences de la chasse aux débris, entre "villages" concurrents sont dignes de la ruée vers l'or, influence "Mad Max"
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KO
Kola 10 years ago · Obeoandpai
Toni Erdmann, (film d'Allemagne)
Un film aux métaphores brillantes, (dé)culottées parfois... mais qui aurait gagné à perdre une heure sur les deux heures quarante cinq infligées. Toni Erdmann, clown triste à perruque et dentier de farces et attrapes, héros qui n'existe pas mais dont la présence massive, intrusive, à la maladresse intentionnelle sert de go between entre une fille et son père.

La fille, formidablement interprétée par Sandra Hüller, petit soldat carriériste sans états d'âme, sans émotions, à la sensualité absente... et le père, Peter Simonischek, un peu raté, un peu touche à tout qui semble être resté à la surface des choses et qui, au crépuscule de sa vie, entreprendra de détourner sa fille d'un droit chemin sinistre pour la remettre, peut-être, sur le chemin, parce qu'il n'y a pas que le boulot dans la vie.

Inès est une consultante ambitieuse, le gant de velours au service de la main de fer qui délocalise, externalise, et modernise l'Europe du pauvre -elle est en mission à Bucarest- pour le profit d'une multinationale américaine.

La critique sociale s'arrêtera là...

Winfried est un looser maladroit, un père qui n'a pas su faire, qui déploiera ses ultimes forces et ses talents de pitre pathétique à surgir là où elle ne l'attend surtout pas, pour faire dérailler la vie mécanique et bien rangée de cette étrangère qui est quand même sa fille.

Toni Erdmann, double de Winfried, convoqué chaque fois que l'absurde est la seule issue possible ou la seule possibilité de craquer l'armure ou d'élargir les failles, est donc tour à tour... son frère imaginé, ambassadeur, consultant, Yeti à poils longs et tout le temps personnage imposant à la présence imposée.

Quelques scènes plus caustiques que réellement drôles. D'autres, inutiles, diluent un peu l'essentiel, ce face à face entre deux étrangers qui réapprennent à devenir un père et une fille...

Une actrice saisissante dont la manière de se mouvoir, brusque et maladroite au début, froide jusque dans les moments les plus hot... se décorsète en prélude à une scène sacrément gonflée.

Sa mission achevée Toni Erdmann quitte le décor. Perruque et dentier redeviennent des accessoires de clown dont Inès, songeuse et mélancolique, s'affuble à son tour.

TONI ERDMANN film allemand de Maren Ade 2016
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KO
Kola 14 years ago
Barbara (film, Allemagne)
Qu'est-ce que la liberté ? La question est en filigrane tout au long de ce beau portrait de femme...

Barbara, médecin pédiatre, empathique... douce et énigmatique, obligée à un exil intérieur dans l'Allemagne de l'est des années 80 qu'elle veut quitter coûte que coûte...

Le film commence avec son arrivée résignée dans un hôpital vétuste d'une petite ville au bord de la Baltique... et s'achève avec son retour, volontaire, dans ce même endroit. L'histoire suit des vies fragiles, cabossées dans les décors un peu glauques, un peu vieillots de cette époque, où même les salauds ont des fêlures.

Une actrice magnifique incarne Barbara. Méfiante, révoltée, toujours digne malgré la surveillance intrusive, hostile, humiliante dont elle fait l'objet. L'objectif est de passer à l'ouest avec l'aide d'un amant dont on la devine très amoureuse.... Dure et butée, elle ne baisse la garde que devant les adolescents détruits dont elle a la charge.

Petit à petit, une étrange relation se construit avec un de ses collègues, médecin dont on ne sait au début s'il est chargé de l'apprivoiser pour mieux la surveiller, ou s'il est réellement troublé. Ce trouble fait doucement son chemin en elle. Elle observe ce qu'il suscite, ce qu'il transforme, ce qu'il fait naitre, ce qu'il renforce. Et de quoi il la détourne, imperceptiblement...

L'histoire bascule lorsque son amant de l'ouest, qu'elle arrive à rencontrer clandestinement, lui dit : "lorsque tu seras de l'autre côté tu n'auras plus besoin de travailler, j'ai assez d'argent pour cela." Est-ce ce dont elle a envie ? Minuscule faille dans laquelle le doute se glisse, s'accroche, s'enracine...

Le jour arrive où toutes les conditions du départ sont réunies : argent, passeur, nuit propice et mer démontée. Que va t'elle décider ?

Qu'est-ce que la liberté... Aller et venir à sa guise dans un pays libre, ou être fidèle à soi-même dans un pays contraint ?

...
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SI
Simsim28 14 years ago · Amel67
À la recherche du titre d'un film (histoire à Berlin)
Chers voyageurs, J'ai pris air transat de Lyon à Montréal le mois d'août 2011, et j'ai vu un premier film Unknown=L'inconnu, par contre, j'ai raté le début du deuxième film, il s'agit d'une histoire en allemagne (Berlin) le héros était une jeune femme blonde qui a une double identité relié avec la police, elle conduisait dans le film une volkswagen jetta noir, elle sauve la vie d'un conducteur d'une mercedes blanche qui s'est retrouvé dans une rivière noyée. Elle plonge, et casse la vitre du véhicule avec une barre fixe volant. Elle disparait pour ne pas être impliqué et laisse les secouristes faire le travail. Elle se mêle avec un type de race noir d'Afrique qui travaille comme chauffeur de taxi et qui aide sa pauvre famille en afrique en envoyant de l'argent làbas. Ce dernier est tué. Voilà, j'ai raté plusieurs morçeaux de ce film, mais j'aimerais le regarder au complet. Merci pour ceux ou celles qui peuvent me donner le nom de ce film. Mon adresse e-mail est: can1jamiljamal@hotmail.com
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AN
Anàssa 16 years ago
Livre: Le soldat et le gramophone de Sasa Stanisic
Sur les bords de la Drina, à Visegrad.

Une enfance dans les eaux vertes de la Drina, où les poissons ont parfois des lunettes. Une Yugo caractérielle qui refuse de porter la famille jusqu’à la maison enchantée d’arrières grands-parents sans âge. Un grand-père qui offre un chapeau de magicien et une baguette impuissants contre la mort. Carl Lewis qui enfonce le record du monde du 100 mètres (vous souvenez-vous ?). Les robes à fleurs des filles, les amours trahis des adultes, l’étranger, l’Italien venu construire le barrage, trop délicat pour ne pas être suspect, les matchs de foot des garçons, leurs rodomontades enfantines, Le Morse et la Coccinelle… une enfance ordinaire rythmée par les morts successives de Tito.

Le canon d’une arme s’introduit dans le pavillon d’une trompette, la finale du concours de pêche n’aura pas lieu à Osijek qui brûle sur les écrans de télé, les noms acceptables et ceux qui ne le sont plus, les caves, les mains des soldats sur les hanches pleines des voisines. Asija.

L’Allemagne. Essen. Le dictionnaire appris par cœur, Aas, ab, abändern …, les coups de téléphone à la grand-mère restée là, les mots de la langue maternelle qui s’effacent, les lettres sans adresse envoyées à Asija.

Le retour. Un retour qui n’en est pas un puisqu’il ne reste du lieu quitté que les nombres de pas séparant les demeures. Voyage dans l’inconnu, entre mémoire bruyante et présent extraordinairement silencieux, et Asija.

Ce roman d’un tout jeune auteur (32 ans) narre de manière non linéaire, avec une richesse stylistique remarquable (une surprenante association de légèreté et violence- les zygomatiques remontent tout seuls souvent, l'instant d'après la main qui tient le livre tremble), une dizaine d’années de la vie d’Aleksander Krsmanovic, son adolescence de 14 à 24 ans. L’écueil de la mièvrerie parfois associée au « regard de l’enfant » est ici magistralement évité. C’est une œuvre sans complaisance, sans concession, juste.

Catherine

PS à l'intention des administrateurs qui vont devoir classer ce message dans une rubrique pays : Sasa Stanisic est originaire de Bosnie-et-Herzégovine mais il écrit dans la langue de son pays d'accueil, l'Allemagne. Il me semble que cet article devrait donc être classé dans ces deux pays.🙂
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AR
Arrawak 17 years ago
Suite du documentaire "L'apocalypse" mardi le 15 septembre sur Chaîne2
Qui a vu mardi soir 8 septembre? le documentaire sur la chaine2, d'Isabelle Clarke? l'Apocalypse.

Films d'époque, images et histoire de la seconde guerre mondiale. Départ des troupes Françaises et Anglaises

Récit de la réunion à Munich, débat sur l'envahissement de la Tchécoslovaquie, entre Hitler, Mussolini, Daladier, et Chamberlain.

Très intéressant de voir la position des USA envers cette invasion allemande.

La suite mardi prochain, chaîne2, 20 heures35.
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GE
Geob 17 years ago
"Maus", bande dessinée de Art Spiegelman
Il me semble que l'on a déjà évoqué cette saisissante, impressionnante bande dessinée de Art Spiegelman : Maus. Je viens de la relire, et une fois encore je n'ai pu abandonné la lecture (car ça se lit comme une grande oeuvre littéraire) de cette oeuvre couronnée par le prix Pulitzer en 1992, avant que je n'aie tourné la dernière page. Art Spiegelman raconte l'histoire vraie de ses parents, rescapés des camps de concentration nazie. Le plus incroyable, c'est que l'artiste arrive à nous "scotchés" en donnant aux juifs le corps de souris, tandis que les allemands sont des chats. Oui, des êtres de chair et de sang, qui souffrent, qui sont plongés dans l'horreur, sont représentés sous une forme animale et pourtant cela ne provoque aucune gêne ; l'émotion, le rire parfois, finissent par nous gagner et on ne voit plus que des êtres humains : c'est vraiment impressionnant ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette oeuvre, n'ayez pas peur de la lire, il n'ya aucun pathos, et Art Spiegelman ne se voile jamais la face, montre même comment des juifs collaboraient à la destruction de leur propre peuple ! Il y a quelques années, j'ai vu une exposition consacrée au travail de Art Spiegelman, avec une exposition des photos et des documents préparatoires à cette entreprise d'une force peu commune. Et l'on voit des photos de l'horreur produites en dessin dans "Maus". Ce qui est passionnant aussi, c'est de voir le rapport de Art avec son père, quand il l'interroge, le pousse dans ses derniers retranchements, pour le ramener à des souvenirs si horribles. Maus- de Art Spiegelman, une lecture incontournable !

( pour les amateurs de Jack Palmer, je signale qu'il offre la primeure des nouvelles aventures de son détective dans le "Canard Enchaîné" : "Enquête dans les paradis fiscaux"...et c'est un régal ! Il sortira sans doute en album à la rentrée )
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HE
Hery 17 years ago · Anàssa
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande)
« Allemand », c’est quoi ?!

Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :

Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...

En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.

Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!

hgb

* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
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SE
SeniorCH 18 years ago
"La vie des autres", film allemand oscarisé
Bonjour,

Petite info pour ceux qui ont aimé le film et son acteur principal Ulrich Mühe:

ARTE diffuse tous les jeudis soir à 21.00h 2 épisodes d'une série policière, avec Ulrich Mühe dans un des rôles principaux (bi-canal, en VO et français). Rediffusion le vendredi après minuit.

Rappel: il est décédé il y a quelques mois.

Danielle
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EV
Eversmile 18 years ago · Anne75015
Ulzhan (film franco-germano-kazakh)
" Ulzhan", échappée-belle de Volker Schlöndorff (une co-production franco-germano-kazakh) ...

A côté de ce film, "Into the wild" fait presque figure de carte postale commerciale, de lèche vitrine esthétisant et d'une pub pour marginaux douillets. Là, la douleur rentrée est manifeste, et on oscille entre Kusturica et Tarkovski...avec une découverte du Kazakhstan entre misère et grandeur du vide... qui nous offre une petite brochette de personnages magnifiques. En premier lieu, les personnages secondaires, car Philippe Torreton rayonne peu -pour ne pas dire qu'il est tout à fait éteint-. David Bennent est fabuleux, dans son personnage mystico-allumé fouettant le film d'énergie, et Ayanat Ksenbai est d'une remarquable fraîcheur, craquante et juste. C'est âpre, minimaliste, dépouillé, mais la vie gronde et on commence à la sentir bouillonner. Pas envie de quitter la salle (j'avais envie d'écrire la "selle" -du cheval-). Bref, si ce film passe près de chez vous, n'hésitez pas.
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GE
Geob 19 years ago · Hery
Acteur allemand Ulrich Mühe
Pour tous ceux qui ont aimé La vie des autres, peut ête il y en a qui le savent pas, je signale la mort de Ulrich Mühe, qui incarne l'agent de la stasi, avec un art qui le place au sommet des grands comédiens ( et j'en ai vu des films !) La vie des autres, reste, pour moi, le meilleur film que j'ai vu cette année. Ulrich Mühe avait 54 ans.
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