Travel journals · France
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Chefderayons 19 years ago
St Nazaire - La Rochelle à vélo (histoire mal au net)
HISTOIRE MAL AU NET

- Original Message -- From: XXXX To: XXXXXX Sent: Tuesday, May 15, 2007 1:27 PM Subject: st-brevin - larochelle

Bonjour Gilles, Nous nous apprêtons à faire à peu près le même parcours que celui que tu proposes sur le site voyageforum seulement nous sommes en congé du 9 au 23 juin. nous avons 2 vélo pliables (brompton) que l'on peut charger d'environ 20 kg chacun; ce qui d'après nos estimations, devrait être assez (dis-moi si je me trompe stp!! :) ). Est-ce une descente que tu as déjà faites? Pourrais-tu nous envoyer les détails de ton itinéraire ? Merci pour le coup de main ! Christophe (Belgique) __

- - Message d'origine -- De : Gilles XXXXXXX À : christophe xxxxxxx Envoyé le : Mardi, 15 Mai 2007, 17h02mn 24s Objet : Re: st-brevin - larochelle Salut Christophe. Ci-joint le fichier excel... Tu verras les étapes sont très courtes dans le but de donner envie aux moins "expérimentés" de participer à ce périple en sachant qu'il n'y pas pratiquement pas de dénivelé et que pour des habitués il est possible sans difficultés majeur de faire 2 étapes dans une même journée (80 Kms environ)..... C'a aurait été sympa que l'on puisse se rencontrer…… Savez-vous que je suis très "branché"vélo pliable ? J'ai même jeté mon dévolu sur le poket Llama Friday ! Mais je n'ai pas encore fait le "grand saut" ....... 20 Kg de charge dans ma région est amplement suffisant........ Je vous file mon adresse, si je ne travail pas lors de votre passage, je vous propose de servir éventuellement de guide pendant 1 heure où deux et vous accompagner pour passer le célèbre pont qui travers la Loire.

Gilles XXXXXXX 35 rue Xxxxxx Xxxxx à St Nazaire..... PS: mon adresse msn et la même que celle de mon mail.....; Au plaisir de prochain contacts..... Gilles dit chefderayons __ - Original Message -- From: XXXXXXXXX To: XXXXXX Sent: Wednesday, May 16, 2007 10:40 AM Subject: Re : st-brevin - larochelle

Salut Gilles On devrait arriver à Nantes ou Saint-Nazaire le lundi 11 au plus tôt (élections le 10 chez nous aussi...) Ca serait sympa de pouvoir faire un bout de route ensemble :) Merci pour le fichier excel ! Je te fais signe dès que les billets de train sont réservés ! Christophe

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- - Message d'origine -- De : Gilles XXXXXXX À : christophe xxxxxxx Envoyé le : Jeudi, 17 Mai 2007, 9h54mn 02s Objet : Re: st-brevin - larochelle Christophe. Ok, on garde le contact....... Lundi 11 juin ! Je crains de ne pas pouvoir me libérer, car encore en période de travail.... Ha ! ces sacrées élections !!!!!! hihi Pour info, puisque je vois que vous arrivez en train dans ma région, il est probable que vous utiliserez le TGV Lille-Paris-Nantes, qui se prolonge jusqu'au Croisic (même train) . Dans ce cas, effectivement, allez jusqu'a St Nazaire car vous serez directement dans le vif du sujet (la côte), sinon, de Nantes, vous aurez plus de chances de choisir la direction Pornic où Bourgneuf-en-Rez à vélo ...... Je garde espoir de voir débarquer deux Bromptonniens en vadrouillent !!!!!!!

@ + Gilles __ - Original Message -- From: XXXXXX To: xxxx Sent: Monday, May 21, 2007 7:47 PM Subject: Re : st-brevin - larochelle

Salut Gilles Les billets sont réservés (yyyiiipeee) et le programme d'arrivée est le suivant: arrivée à Nantes dimanche 10 (j'espère ne pas être enrôlé comme 'scrutateur' comme vous dites :)) en belge, on est assesseur au bureau de vote ...), le 10 donc à 16h30 ; puis c'est un peu la galère pour rejoindre St-Nazaire: prochain train 1h30 plus tard ... on verra si l'étape est faisable à vélo (c'est certainement un bon warm-up mais je ne veux pas dégoûter ma copine le premier jour!) Bref: il y aura peut-être moyen d'aller boire un godet dimanche ensemble ! à + Christophe __

- - Message d'origine -- De : Gilles XXXXXXX À : christophe xxxxxxx Envoyé le : Dimanche, 27 Mai 2007, 16h08mn 59s Objet : Gilles : st-brevin - larochelle Christhophe. Absent toute la semaine de chez moi, je n'ai pu te répondre plus vite..... Dimanche 10 juin.... Dans ce cas en effet, le plus pratique est de reprendre la "navette" pour arriver à St Nazaire.... Je vous propose, si cela vous arrange, de vous héberger le dimanche soir (à la spartiate: Dans mon salon sur la moquette). Enfin, je vous laisserai décider sur place et vous indiquerai toutes les possibilités, dont celle-ci...... On garde toujours contact.......... Au plaisir de notre prochaine rencontre........ Gilles

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- Original Message -- From: xxxxxxx To: xxxxxxxxx Sent: Monday, June 04, 2007 4:32 PM Subject: Re : Gilles : st-brevin - larochelle

Salut Gilles, Super pour l'invitation ! merci déjà pour la possibilité :) on s'arrangera sur place (on devrait débarquer vers 18h à St-Nazaire) à bientôt ! Christophe __

- - Message d'origine -- De : Gilles XXXXXXX À : christophe xxxxxxx Envoyé le : Mardi, 5 Juin 2007, 18h43mn 40s Objet : Re: Gilles : st-brevin - larochelle Christophe. Je réside à environ 800m de la gare..... Si tu me donnes ton heure exacte d'arrivée, j'irai vous chercher à votre descente du train...... A Dimanche ...... Gilles __ - Original Message -- From: xxxxxxx To: xxxxxxxxxxx Sent: Tuesday, July 17, 2007 3:48 PM Subject: Re : Gilles : st-brevin - larochelle

Salut Gilles,

J'espère que ta quinzaine s'est bien passée ! Merci encore pour l'hébergement et le petit tour dans St-Nazaire .

Notre périple s'est terminé dramatiquement le 15 juin près de Luçon : nous avions pris le bus pour couper court entre Jard-sur-Mer et La Rochelle à cause de l'avis de tempête, de nos affaires déjà bien humide et des jambes qui commençaient à accuser le coup. A 1 km de Luçon où nous devions prendre le train pour La Rochelle, une camionnette qui venait en sens inverse a perdu une planche de chantier ; celle-ci a traversé le pare-brise et est venue frapper Anne en plein visage: mâchoire en six morceaux, pommette, orbite, nez, palais, etc cassés ... le cauchemar. Elle a été transférée à Nantes où elle a été plongée dans un coma artificiel pendant une semaine, puis 12h d'opération pour refaire le puzzle des os du visage. Nous ne sommes rentrés en Belgique que le 11 juillet et avons quitté l'hôpital le vendredi 13 (jour de chance...) Elle devra subir d'autres opération pour refaire le nez et réajuster l'oeil droit, mais ça c'est pour dans qq mois ...

Pour le moment elle reprend des forces (elle doit avoir perdu une bonne dizaine de kilos) et le moral est assez bon compte tenu des circonstances.

Voilà pour les mauvaises nouvelles ... sinon les bonnes nouvelles sont que le début du voyage était génial: les paysages et les gens rencontrés valaient vraiment la dose d'effort sur les pédales :-)

On a hâte de terminer la deuxième partie du voyage dès que l'état physique d'Anne le permettra ! (je n'ai eu que qq griffes dues aux éclats de pare-brise)

Cordiales salutations à+

Christophe & Anne __

- - Message d'origine -- De : Gilles XXXXXXX À : christophe xxxxxxx Envoyé le : Mardi, 17 juillet 2007, 18h33mn 45s Objet : Re: Gilles St Nazaire

j'espérais avoir un retour de mail après votre périple, mais ce petit plaisir reste bien futile a la lecture de ces mauvaises nouvelles......... Je suis profondément désolé et choqué de ce qui est arrivée à ton amie Anne..... Je garde si tu le permets le contact dans l'objectif d'avoir de futures infos plus rassurantes..... Amicalement à tous les deux........ Gilles

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A SUIVRE………………

PS : Désolé, ce n’était pas marrant du tout !!!!!!!! …🤪…. Bonne route à tous……… chefderayons
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PE
PetitLu 19 years ago · Monique0446
Le shaman de Leizar Atheka
Voila une petite aventure qui m'est arrivé dans les Pyrénées il y'a deux ans. C'était sur le sentier de St Jacques et j'avais pris ma tente pour faire du camping sauvage. 🙂

…Après quelques minutes je reprends la route. Le premier jour est le plus dur et je comprends pourquoi, à mi-chemin entre d’un pic je tombe de nouveau de fatigue. Il me reste quelques dizaines de mètres et je camperais ici, je fais cette dernière étape à 4 pattes et je m’assoie entre les rochers qui culminent au sommet. Je regarde la carte : c’est le pic de Leizar Atheka, un nom et un paysage digne du Seigneur des Anneaux. Par contre le confort et la sécurité laissent à désirer, une chute de quelques mètres derrière moi et des pentes assez raides de chaque cotés, de plus le sol est couvert de pierres et il est impossible de dormir confortablement. La cerise sur le gâteau, je suis au milieu de pâturages et les moutons se déplacent à leur guise. Le paysage quant à lui est des plus étranges, l’herbe est jaune et seul des rochers aux formes fantastiques semblent pousser sur le pic.

C’est alors que je découvre ce que j’ai oublié : les sardines ! Je ne peux pas attacher la tente j’ai oublié les sardines au camping. Quel con ! Je me motive pour aller chercher des branches dans la forêt une centaine de mètres en contrebas, je dois me démerder avec les moyens du bord. Le brouillard se lève et je n’ai pas encore trouvé assez de branches solides, il faut me speeder ou je ne trouverais même plus ma tente. J’arrache quelques dernières branches et je cours vers la silhouette des rochers qui disparaissent peu à peu dans la brume. Je les atteins et je commence à monter la tente à toute vitesse, le vent aussi se lève. Lorsque c’est fini je m’étale dans mon abri et, à 18h, je m’endors aussi sec.

Quand je me réveille il est 23h. Je n’ai toujours pas mangé et mon estomac me fait souffrir. Mais surtout le vent souffle vraiment très fort. Les tendeurs plient mais les piquets tiennent bon. Je réparti mon poids et celui de mon sac à dos de chaque cotés et je me plaque contre la tenture. Je tremble trop, je ne peux m’empêcher de penser aux touristes perdus en montagne et retrouvés mort, soit parce qu’ils ne connaissaient pas le coin, soit parce qu’ils ne s’étaient pas renseignés de la météo. Malheureusement c’est aussi mon cas. J’ai peur que la tente s’envole et qu’on me retrouve 500 mètres plus bas avec tous les os cassés. […] J’entends les cloches d’un troupeau de moutons pas très loin. S’ils s’approchent de la tente vont-ils faire péter les tendeurs ? […] A 4h du matin je me décide enfin à sortir de mon abri, le vent s’est arrêté. En glissant ma tête par la fermeture éclaire je remarque qu’il n’y a plus de brouillard et qu’il fait très froid. J’enfile un deuxième pull et je sors.

La tempête est passée, laissant place au plus aérien des décors. Je suis sur une ile entourée d’un océan de nuages, comme si j’étais descendu d’un avion à mi-chemin. Mon ilot perdu ne fait que quelques mètres, les étoiles brillent de toutes leurs forces et la lune est pleine. Le ciel est mon allogène et les nuages sont ma moquette. J’ai beau regarder au loin mais je ne vois aucune autre ile, partout il y’a une mer de coton. Il fait trop froid, mes mains et mes lèvres sont gelées mais je ne veux pas partir. Je suis un shaman. Je reste encore quelques minutes à observer par les yeux de Dieu, je le comprends : avec la vue qu’il a il ne se soucie pas trop de ce qu’il se passe en dessous, et puis de toutes façon on y voit rien. Finalement le froid a raison de moi et je retourne dans la chaleur de mon duvet pour achever mon bout de nuit…
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LU
Lumpini 19 years ago
Cyclisme: un parcours de toute beauté dans les Alpes
Départ très matinal pour un grand jour : fête national oblige, à 2 heures du matin. Mon VTT, vient juste d'être révisé. Je fixe une lampe frontale à lèd sur-puissante sur ma sacoche avant et je vérifie l'éclairage arrière. Le départ se fait depuis la maison de mes parents, à Meylan (Isère). Puis je descends dans la vallée jusqu'a Gières pour monter à Uriage-les-bains. Cette montée n'est pas dur et c'est un excellent échauffement pour la suite. Uriage-les-bains est très connu pour sa station thermal en activitée depuis 1781. Puis, je descends tranquillement sur Vizille en empruntant les petites routes dont le revêtement est bien abîmé, je passe devant le magnifique château de Vizille témoin de la révolution Francaise. Puis la montée vers Bourg d'Oisans, se fait sans souci. Pour cela je dois passer devant la maison de Rioupéroux ou le film de Mathieu Kassovitz : "les rivières pourpres" à été tournée. Pas étonnant vu l'aspect glauque et austère des lieux, autrefois industrialisé par l'électro-chimie et laissé à l'abandon, avec la Romanche qui coule paisiblement dans cette endroit pleins de mystères... Puis, j'arrive à Bourg D'Oisans, mais quel fraîcheur pour un mois de juillet. Pas grave du tous car je vais me réchauffer dans la montée de l'Alpes-d'Huez, haut lieu du ski, connu dans le monde entier. La montée est agréable, car la vue est magnifique sur les montagnes environnantes, tous les tournants de cette montée mythique du tour de France sont envahies par les caravanes venu des quatres coins de l'Europe afin d'être aux premières loges du ''contre la montre'' de la course cycliste la plus médiatisée du monde. Puis, je me perd un peu à l'Alpes d'Huez, je ne trouve pas la route qui mêne au Col de Sarenne. En me renseignant, je finis par trouver cette route. Changement d'ambiance, le silence est bien présent et se fait ressentir, la route n'est pas très bien entretenue, on est en montagne, je croise un troupeau de mouton qui bègle ! La route épouse au mieux les formes de la montagne, tantôt elle descend puis elle monte jusqu'au magnifique et sauvage col de Sarenne (1999 m). Pendant la montée, dans la grande prairie sur ma gauche, j'aperçois un magnifique Chamois, qui courre dans le même direction que moi. Puis ce dernier, sans se soucier de ma présence, me coupe pratiquement la route pour disparaitre dans le talus de droite. De sacré grimpeurs ces chamois, et quel spectacles !!! je suis charmé pour la journée Dans la descente, je freine plus que nécessaire à cause de la route en mauvais état, par contre, je suis tous seul et la vue sur les sommets enneigés de l'Oisans est de toute beautée en particulier ma montagne préférée: la reine du Dauphiné : La Meïje. Je suis dans le jardin d'eden du cycliste. Puis je m'arrête au ravissant petit village de Mizoën: un petit bijoux qui offre un panorama de toute beautée sur le lac de Chambon. Une fois arrivé au lac de Chambon, je fais la connaissance d'un autre cycliste qui n'est pas de la région, il profite de ses vacances à la montagne. On décide de monter ensemble au col du Lautaret puis on est rejoinds par un autre cycliste plus jeune que nous. On réunis nos forces pour continuer jusqu'au sommet du Lautaret. On en profite pour se reposer et s'échanger nos coordonnées. Puis on décide de continuer ensemble jusqu'au col du Galibier tant qu'a faire. Dans la montée du Galibier, on rattrape des Tchèques à vélo avec au moins 20 kilos de bagages...quel courage, de vrai extraterrestres ! Au sommet du col du Galibier qui offre un panorama exeptionnelle sur la barre des Ecrins ( 4100 m) je dois laisser avec tristesse mes deux compagnons de routes, on se marrait bien ! La descente sur Valloire est d'une beautée à couper le souffle, je suis au paradis. Le temps est magnifique, pas un nuage dans le ciel. Je croise pleins de cyclo qui montent au sommet du col du Galibier. Puis à Valloire, sur la place de l'Eglise, je sors le gros ''Pan Bagnat '' thon, mayonnaise, tomate, salade, oeuf et je dévore tous ça, la vie est belle.. Ensuite, je monte le tranquille col du Télégraphe le ventre pleins. Puis je redescend tranquillement sur Saint Michel de Maurienne. Mais pour se rendre à Saint Jean de Maurienne, c'est pleins de voitures et le vent de face à décorner les boeufs est terrible, la chaleur aussi, d'après le thermomètre d'une pharmacie : il fait 34°c !!! La montée est très très éprouvante jusqu'a Saint Sorlin D'Arves, je suis cramé mais je dois me battre, tous ou rien !!! Une fois arrivé à Saint Sorlin, j'en profite pour me reposer, et recharger mes deux bidons de 800 ml en eau. Je suis exténué, à bout de force et de nerf, j'en ai vraiment marre, j'ai mal de partout, chaque coup de pédale est une souffrance, mais il reste quelques lacets qui me paraissent terriblement raide ! Si près du but, je n'écoute que mon courage. Mais je n'abandonnerai jamais. Pour m'encourager, je me dis que je suis un chef de guerre Tchétchènes. Je me bats comme un damné, couché sur le vélo, tous en grimaçant, la sudation que me brûle les yeux....et j'atteins enfin mon nirvana : le Col de la Croix de Fer : '' plus jamais un truc comme ça''. La descente avec le lac de Grand-Maison sur la gauche, offre un spectacle grandiose, quelle magnifique journée. Une fois arrivée à Roche-Taillée, je tourne à droite pour descendre jusqu'a Vizille en ayant un vent de face terrible qui fatigue énormément. Puis retour à Meylan à 21 heures 30 ! Bilan de cette terrible journée : presque 300 km et 5620 mètre de dénivellés positif !!!

http://riton.travelblog.fr ''On écrit pour raconter, non pour prouver''
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YA
Yangguizi 19 years ago
Merveilles et galères de... France
La France, pays du cartésianisme, des droits de l'homme, des 360 fromages et des 35 heures, est une destination dont on parle peu ici.

C'est le pays où j'ai grandi et où je rentre de temps en temps pour mes vacances, et que je regarde maintenant avec l'oeil amusé et à l'affût d'un voyageur.

Ce fut un vol direct de China Eastern Airlines qui m'emmena à l'aéroport Charles de Gaulle, pile à l'heure, autour de 6 heures du matin. L'aventure commença avant même l'entrée dans l'aérogare. Tandis que je franchissais hier la porte de l'avion, pensant me retrouver dans une passerelle, c'est en fait un immense véhicule dont le compartiment était surélevé qui nous attendait. Une fois fait le plein, le véhicule s'est déplacé pour nous rapprocher de l'aérogare.

Ce fut un trajet assez long car l'avion était en bout de piste et que notre véhicule devait céder la priorité à absolument tout. On nous permit enfin de débarquer dans une passerelle, parmi d'autres que nous voyions être noires de monde. Nous sommes restés une vingtaine de minutes dans la passerelle, car la police regardait longuement les passeports de tous les chinois, créant ainsi un embouteillage insupportable. Une scène similaire attenait les passagers en provenance d'Afrique sur les passerelles voisines.

Finalement, il s'est écoulé presqu'une heure entre l'atterrissage de l'avion et l'entrée dans l'aérogare. Les passagers qui allaient rater leur correspondance étaient furieux, et bien que n'ayant pas d'autre avion à attrapper, j'étais également furieux pour eux. Oubliée la pagaille de l'aéroport de Delhi, l'aéroport de Paris Charles de Gaulle semblait encore plus bordélique et imperméable à l'intérêt du voyageur.

Ce fut ensuite la bagarre pour passer l'immigration et récupérer les bagages (rarement vu un aéroport aussi étroit et mal organisé).

Ceci fait, ma priorité fut d'acheter une carte pour recharger mon téléphone portable, dont je ne m'étais pas servi en France depuis près d'un an. 15 euros furent ainsi gaspillés pour une carte qui ne me servirait à rien puisque mon numéro avait été invalidé entre temps. Apparemment il est impossible pour un résident étranger de garder son numéro de portable s'il ne s'en sert pas pendant plus de six mois. Merci SFR! Allez hop, encore 30 euros de gaspillés pour acheter un nouveau numéro. Dire que pour ce prix là j'aurais pu faire un festin à une des meilleures tables de Shanghai... Le vendeur me dit de composer un numéro SFR pour me faire communiquer mon nouveau numéro. Le numéro ne marchait pas, et d'après le vendeur, c'était normal car il était trop tôt. Ce genre de service basique n'est pas automatisé!

Finalement, après avoir perdu un temps fou dans ce maudi aéroport, je me suis retrouvé dans le sinistre RER à destination du centre-ville. Le temps était mauvais et brouillardeux, tandis que nous traversions les quartiers les plus moches de la banlieue parisienne. Une bien belle première image de la France!

Après une douche et une sieste bien mérités, un bon petit repas m'attendait chez ma grand-mère. Et oui, la France ce n'est pas seulement un pays bordélique, c'est aussi le pays de la gastronomie, et ça, ça fait toujours plaisir à retrouver!

Plus tard dans l'après-midi, je me suis balladé dans les rues de Paris, faisant bien attention à ce que mes pas évitent les excréments canins qui décorent les trottoirs hexagonaux. Moins grosses que les bouses indiennes, les crottes de chien françaises sont toutefois plus odorantes et dangereuses, et surtout, elles seraient plus facilement évitables. Mais il parait que les chiens sont les amis des hommes, et que ce sont les gens sans coeur qui s'émeuvent de cette situation.

Voilà pour les premières impressions du moment. C'était Shanghaipat en direct de Nice.
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FA
Fabricia 20 years ago · Teamten
Un dimanche dans l'arrière-pays niçois (France)
"C'est une promenade de patronage..." (Histoire vécue)

Sur ces quelques mots encourageants, le copain Bourlingueur a convaincu la petite famille, Papa-Maman-Nana et P'tit Mec (13 et 11 ans), d'aller pique-niquer dans l'arrière-pays niçois, par un beau dimanche d'octobre... C'est pas que Maman apprécie particulièrement ces journées à crapahuter sur les chemins pierreux et pentus, mais aurait-elle le droit de refuser ce qui semble ravir Papa et les deux mômes toujours à l'affût d'une échappée dans la nature ? La balade commence sous les meilleurs auspices. Il fait un temps magnifique, doux et ensoleillé. Bourlingueur est venu avec le chien Grichka, berger allemand tout fou. On s'entasse dans la voiture avec les provisions. Une vingtaine de kilomètres plus loin, la troupe, chaussée de solides godasses de marche, démarre dans la bonne humeur.

Un paysage de carte postale. La rivière serpente au pied des collines couvertes d'arbres feuillus. Une petite chapelle est blottie sur un piton rocheux. Nana porte allégrement un sac à dos chargé de quelques cinq kilos de bouquins et classeurs : ultime révision pour l'interro d'anglais demain lundi . Avant de quitter la maison, elle a pitié de son cochon d'Inde veuf depuis quelques jours et décide qu'une promenade au grand air lui changera les idées : la bestiole, emballée dans une boîte à chaussure ficelée sur le sac à dos, va voir du pays, elle aussi ! On marche avec plaisir sur le sentier qui mène vers un grand pré d'herbe verte, halte idéale pour un déjeuner copieux et une délicieuse sieste. C'est trop beau pour durer...

Le temps passe, il faut songer au retour. Bourlingueur propose de revenir par un autre sentier pour varier le parcours. Maman n'aime pas trop cette idée, prémonition sans doute ? Les autres applaudissent à cette suggestion géniale. Mais plus le sentier s'allonge, plus on doute de la bonne direction. Nana, douée d'un excellent sens de l'orientation en dépit de son jeune âge, montre l'autre côté en affirmant que la bonne route, c'est par là ! Les deux hommes, forts de leur virile expérience, expliquent qu'on fait une boucle mais qu'on se rapproche forcément du point de départ. Hum... c'est interminable, lassant, casse-pied, ça devient une vraie punition. Les plus délicats (suivez mon regard) protestent. Bourlingueur, légèrement ébranlé dans ses convictions, propose de descendre la pente, très raide, pour rattraper ce fichu sentier.

Il faut se cramponner aux maigres arbustes épineux pour éviter la glissade vertigineuse entre les rochers et les éboulis. La nuit tombe vite en montagne, l'obscurité masque les obstacles et c'est peut-être mieux ainsi car il y a de quoi paniquer ! Grichka galope de l'un à l'autre, descend et remonte trempé, après avoir pataugé dans la rivière tout en bas. Sur la colline d'en face, les lumières des maisons clignotent. On entend les voitures. La grande route n'est pas très éloignée... mais semble à des années-lumière des marcheurs égarés. Papa fait de constants rappels pour aider sa nichée qu'il amarre alternativement à chaque petit tronc d'arbre. Mais perdant l'équilibre, le voilà qui glisse à grande vitesse sur le toboggan, miraculeusement rattrapé au passage par Bourlingueur, au bord de la barre rocheuse qui domine la rivière, quelques mètres en contrebas. Le copain, qui ne manque pas d'à-propos, lui demande : "Tâte un peu pour voir si c'est profond !" et Papa de crier : "Je n'ai pas pied, remonte moi vite"...

"Qui tient les hauts tient les bas" disait Grand-Père colonel...Renonçant à descendre, on reprend le premier sentier à flanc de colline. Il n'est pas question de s'arrêter pour dormir, la nuit est trop froide et les estomacs sont vides. P'tit Mec est épuisé, il dort debout. Papa le tient solidement par la main et le soulève à chaque pas. Nana marche comme un vrai petit soldat, Papa l'a débarrassée depuis longtemps de son fardeau, mais sans le cobaye éjecté durant la dégringolade. Maman suit comme un zombie, mécaniquement soutenue par une colère noire contre Bourlingueur, à qui elle jure de ne plus jamais partager avec lui une quelconque aventure. Un peu déconfit, ce dernier avoue qu'il s'est déjà perdu durant d'autres balades et qu'il a passé une ou deux nuits à la belle étoile...

A l'aube, un arrêt-buffet providentiel devant des buissons de mûres qui n'ont jamais paru aussi savoureuses aux affamés, qui se précipitent aussi pour boire à même une flaque d'eau claire où Grichka patauge et lape goulûment la boisson divine dont personne ne veut savoir si elle est potable ou non. L'avenir le dira. Les estomacs repus, le moral revient. L'allure s'accélère à la vue de la voiture garée le long de la route. La première auberge ouverte accueille la troupe épuisée qui se jette sur un solide petit déjeuner campagnard, un vrai festin de tartines beurrées et de boissons chaudes qui vous réconcilie avec l'existence..

La promenade de patronage aura duré vingt quatre heures. De retour au bercail, la tribu s'écroule sur les lits et sombre dans un lourd sommeil réparateur. Les enfants sont dispensés de classe, ce lundi sera exceptionnellement chômé pour tous. C'est un cas de force majeure.
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AK
AkodoFredon 20 years ago · Stef2Mars
Huit jours à Marseille et les environs...
Bonjour à tous !

J'ai passé une bonne et magnifique semaine dans cette ville, c'est pourquoi je veux vous en faire partager .....

Le premier jour et mon arrivée à Marseille se passent très bien, pour l'anecdote, j'ai failli rater mon train car sur le chemin de chez moi pour arriver à la gare, une calèche ralentissait la circulation .....

4 heures et demie de train plus tard, j'arrive à marseille, direction l'office de tourisme qui est situé dans le centre-ville .... je sors du métro, et là magie : le vieux port est juste devant moi ! 😮 Quelle classe, et quel pied ! Je m'attarde donc quelque peu, scrutant les bateaux, les 2 forts devant moi (St-nicolas et St-jean), puis je vais à l'office de tourisme ....

Je me promène dans le centre-ville, puis las de porter mon sac, je m'arrête dans un café, puis je vais à l'auberge de Bois Luzy : l'auberge est assez vieille, mais très bien entretenue, et surtout elle se situe assez loin du centre .... mais quel calme dans cette auberge et dans ce quartier !

Deuxième jour : Je me force à me lever tôt (7h30), puis je vais explorer la ville .... Bien entendu, je me force à tout faire à pied, pour bien découvrir ....

Je commence bien entendu par le vieux port car c'est là que la station de métro m'amène .... Je m'y arrête, je fais le tour, et je longe les quais pour arriver sur le fort St-Nicolas .... De là, la vue est magnifique, mais ce ne fait que commencer ... Le fort St-jean est de l'autre côté de la rive, donc je décide de continuer le côté de la rive ou je suis .... j'arrive alors au Palais et jardin du Pharo ....

Magnifique jardin, beau palais, et surtout très belle vue ! Je m'y attarde car je décide d'aller à Notre-Dame de la garde .... à pied 😛

Une bonne heure de marche plus tard, depuis le pharo, j'arrive à notre-Dame de la garde .... Je n'ai pas pris le chemin classque, mais j'ai décidé de longer les habitations .... et j'arrive du côté opposé à celui prévu .... Mais qu'importe ! j'y suis !

Et quelle vue panoramique !!! Tout marseille est visible à 360° ..... Vous devinez donc bien que j'y attarde, que je prenne d'innombrables photos, et j'entre dans l'église ... J'y reste ici un bon moment (je mange d'ailleurs dans le restaurant sur place, tenu par des bonnes soeurs ....)

la vue offerte ici est comparable au sommet de l'arc de triomphe à paris .... Mais il y a tout de même beaucoup moins de monde ....

Il faut maintenant repartir à l'aventure .... je redescend, et surprise, je tombe sur le jardin Pierre Puget ..... Je n'y avais pas prévu d'y aller, mais bon, vu que j'y suis ..... Quel calme ! les allées du jardin sont somptueuses, et malgré la chaleur, de nombreux arbres sont là pour faire de l'ombre .... D'ailleurs, je viens de manger, c'est l'endroit idéal pour faire une sieste : calme, fraicheur et verdure .... Je crois que je suis tombé sous le charme de ce jardin, c'est d'ailleurs un de mes coups de coeurs ....

Mon chemin continue, direction le Panier !

Avant d'arriver au vieux port, je apsse par l'abbaye St-Victor, et le four des navettes, juste à coté : il s'agit de la plus ancienne boulangerie de marseille, et l'odeur de fleur d'oranger lorsqu'on est à l'intérieur et même dehors rends ce lieu atypique ....

En arrivant au Vieux-Port, je prends le ferry-boat, sympa, et pour 50 cents seulement, ça m'évite de faire le tour du port .... 😏 Donc, j'arrive en face de l'hotel de ville, et monte la place, et .........

SURPRISE !

J'arrive en plein tournage de la série "Plus belle la vie" !!! 😎 ouwaaaaw ! En plus, ça m'arrive de regarder, donc je reste quelques moments ici, les acteurs présents sont : ninon, Rudy, Nathan, Samia et Juliette !!! Au passage, Rudy est très sympatique : il discute avec le public ....

Bien entendu, les photos sont obligatoires, et j'appelle tous mes contacts dans mon téléphone ....

Bref, au bout d'un moment, je me décide à explorer le quartier du panier .... Ici, je prends vraiment mon temps à aller dans toutes les ruelles, à faire tout le quartier .... C'est vraiment les vieilles maisons typiques, la montée des accoules décrit parfaitement ce que je veux dire .... La petite fontaine à la rue des moulins ajoute à l'autenticité de ce quartier .... Je finis par arriver à l'Eglise de la vieille charité, j'y entre, et je m'arrête au café dans la cour, mes jambes commencent à fatiguer .....

Une petite demi-heure ensuite, je repars, direction les docks de la Joliette .... Les batiments sont neufs, je fais vite le tour, direction la Canebière, et le quartier Belsunce .....

Mais finalement, mes jambes n'en peuvent plus .....

Je décide de rentrer à l'auberge .....

Fin de cette maginfique journée dans Marseille ....
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HA
Hal2005 20 years ago · Norberte
Des Saintes-Maries de la Mer à Bonnieux (France)
Bonsoir à tous et toutes,

N'ayant pas la plume de plusieurs d'entre vous qui se retrouvent dans cette section, je tiens tout de même à y laisser un mot en guise de suivi/merci à tous ceux et celles qui nous ont aidé/guidé au cours de notre découverte sommaire des Saintes-Maries et de Bonnieux. Dans la section "Europe", j'avais déjà affiché deux messages distincts: un pour les Stes-Maries et le second pour le Petit ou Grand Luberon? (St-Pantaléon?).

Après en avoir rêvé, imaginé, visualisé les moindres recoins, nous voilà de retour à la maison! 🙁

Mais nous avons eu de super vacances ! Je ne pense pas avoir le verbe pour décrire toutes ces découvertes, mais je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont répondu à mes deux messages. J'avais pensé inscrire ici les pseudos de chacun d'entre vous, mais si j'en oubliais un/une ? Délicat..🤪 Alors, j'offre nos remerciements à tous et toutes! Prenez tout ça en vrac, mais c'est la façon avec laquelle je me sens le mieux! 🙂

En résumé, la portion Marseille/Estaque/Ensuès/Robion a du être reportée à une prochaine visite suite à un "dérapage" de vols au départ. Mais le tout s'est replacé et nous avons bien profité du village des Saintes-Maries de la Mer tout au long d'une merveilleuse semaine.

Suite à mes questions, voici notre impression de l'abrivado: "Quoi ? C'est tout ? 20 secondes et le tout est terminé! " Mais c'était bien à voir.😉

La course camarguaise aux arènes n'avait rien de sanguinolent. Et le manège tout à côté m'a redonné le goût d'avoir 8 ans! 😉

Le soleil, la mer, les gens sympatiques, les chevaux, les taureaux, les flamands qui survolaient à chaque soir un de nos balcons à l'heure de l'apéro....tout cela a rendu cette semaine mémorable.

Oui, il est vrai que les Saintes-Maries sont un peu excentrées, mais nous ne regrettons pas la longue route d'Arles ou de Cacharel que nous avons dû parcourir à tous les matins/soirs.....

Pour la 2ème semaine, déplacement au village de Bonnieux. Très bon choix. De notre terrasse privée, à tous les soirs, après le coucher de soleil, s'illuminait le château du Marquis de Sade au village de Lacoste juste en vis-à-vis.....vision de rêve dans à partir d'une maison 8 fois centenaire ...🙂🙂🙂

La lavande n'était pas au rendez-vous, mais c'était un choix afin d'être hors-saison. Quelle bonne idée !! Même qu'en certains petits villages perchés, c'était si tranquille que s'en était hallucinant! Un baume pour qui veut photographier la Place du Village sans un groupe d'inconnu(e)s dans le cadrage! 😉 Malgré le printemps, nous avons toutefois trouvé la région déjà sèche. Espérant un peu de pluie pour les régions des pinèdes afin d'éviter les feux des saisons précédentes. Nous ramenons avec nous la bonne odeur également du thym sauvage, et romarin, des coquelicots qui font changement de nos pissenlits 😛 et de toutes ces fleurs en bordure de route qui embaument aussitôt que nous descendons du véhicule....hummmm...

Et le 1er mai, nous y sommes allé à Arles. Pour la grande fête du 1er mai. Bien sûr, tous les monuments étaient fermés, mais nous avons trouvé l'accès facile à la ville, et le défilé sur le boulevard des Lices jusqu'à l'église de la Major incroyable. Il n'y a pas de mot pour nous ici pour décrire cela! Toutes ces Arlésiennes, aussi belles que sur les photographies des beaux livres...Et la messe en provencal....et les chevaux....J'en ai rêvé la nuit dernière après avoir regardé mes photos...

Alors, voilà, grosso modo, nos impressions de cette belle région pour nous qui étions à la recherche d'un peu de repos. Nous avons bien trouvé. Grâce également à beaucoup d'entre vous.

P.S.: Dans la section "Cuisine du monde", j'ai questionné pour la poutargue et la telline. Pour Norberte, à défaut de poutargue, nous avons goûté à la muge - poisson d'origine au goût fin et avons bine aimé. Et la telline: eh bien, malchance pour nous: une algue dans la mer en interdisait la pêche durant notre séjour. 🙁 Faudra retourner pour un autre séjour !! 🙂🙂

Allez! Pour un message qui se voulait court, le voilà tout en longueur. Merci, merci encore et à bientôt avec d'autres questions pour une autre destination pour les vacances d'automne !! 😉

HAL 🙂
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TA
Taratroyes 21 years ago
Sur les routes du Tour de France
Ma passion pour le sport est elle aussi l'occasion de voyager.

Cet été j'ai passé 3 jours sur les routes du Tour, c'était vraiment folklorique. Je suis partie de Troyes en voiture pour rejoindre mon amie passionnée aussi de vélo, dans les Vosges. Arrivée là bas, nos premieres preoccupations étaient de savoir quelles etapes nous allions suivre, comment nous allions manger, dormir et nous habiller. Une fois tout en place, nous avons attaqué la banderolle pour supporter au mieux nos coureurs favoris. Mon amie habitant Saint Dié, nous avons décidé de faire le premier jour le petit Col de la Chipotte. Nous sommes arrivées tres tot dans le col, il y avait pourtant déjà du monde! Nous ne trouvions pas de place pour garer la voiture, ce fut comique car je croyais avoir trouvé une place mais je n'avais pas vu le fossé derriere et vlan......nous voila nous et ma voiture couchés dans le fossé sur le côté droit de ma petite clio. Mon amie crie car elle ne peut pas sortir, je lui dis ne panique pas et tente des coups secs d'accelerateurs pour nous ortir de là. Les gens nous regardent éberlués!! Soudain, peut etre 5 minutes apres quand meme, des pompiers et des spectateurs decident de venir nous aider, les 5 hommes plutot costaud la sorte sans trop de mal pendant que j'accelere progressivement! Nous les remercions, ils se moquent de nous "alors les demoiselles on se prend pour Fangio??" Nous sommes toutes rouges, et repartons, honteuse! Plus loin une place face à un groupe de gens bien excités! Là nous pouvons enfin rire de notre" chute rocambolesque. 😏 Il nous faut attendre 2h les coureurs et la pluie battante nous empeche de sortir de la voiture. Nous mangeons nos sandwichs et carottes crues dans la voiture en ecoutant de la musique. La caravane arrive enfin, mais nous jette rien 😕, un monsieur fort gentil nous offre quelques présents publicitaires, nous le remercions! Enfin......voila les coureurs, malheureusement avec leurs coupe-vents nous ne les reconnaissons pas et hurlons les noms de noc chouchous au hasard. Pas d'echappés, pas d'attardés, le peloton passe massé en quelques secondes. Nous rentrons sur St Dié un peu déçue mais avec le programme des deux jours qui nous attend, le moral revient. Le lendemain nous nous levons tres tot pour nous rendre à Gerardmer sur la ligne d'arrivée. Apres une bonne heure de route nous arrivons à destination, la ville est en effervescence, tout est bloqué où allons nous nous garer?? Pas encore dans un fossé 😎 Nous décidons de marcher et de nous garer sur le parking d'un supermarché à la sortie de la ville, 15 minutes de marche seulement. Au moment où nous nous appretons à sortir de la voiture, un violent orage s"abat sur nous, nous dejeunons donc (sandwichs et carottes crues 😉) dans la voiture. L'orage passé, nous décidons de nous rendre sur la ligne d'arrivée, là il y a deja beaucoup d emonde, pourtant nous sommes encore à 3h de l'arrivée. Pour mieux respirer et etre tranquilles, nous nous avnçons jusqu'au 500 m avant l'arrivée. L'attente est tres tres tres longue. Quand la caravane arrive notre petit coin si tranquille se transforme en champ de bataille, deux touristes espagnols enragés et des cyclistes français, se sont postés derriere nous et se jettent sur tout ce que les caravaniers nous lancent 🙁 La femme espagnole m'arrache une casquette des mains, je la lui laisse et lui glissant un petit "vous avez quel age" en espagnol. Les deux cyclistes français sont sympas ils nous donnent des porte-clefs et d'autres petites choses...on doit inspirer la pitié 😏 Les coureurs arrivent enfin, un groupe d'échappés avec quelques favoris dont Andreas Kloden nous laissent à penser que Armstrong aurait peut etre craqué (enfin) dans le dernier col!! C'est en effet ce qui s'est passé! Des gens crient "j'ai pas vu Lance!!", moi non plus, mon amie idem....ah??!! En fait, Armstrong portait un coupe-vent nous ne l'avons pas reconnu! Mon amie encourage son coureur qui termine dans la limite des delais, elle est abattue. Un petit tour au podium et il faut deja reprendre la voiture car nous avons décidé de dormir dans le Ballon d'Alsace et les places y sont tres cheres! Sur la route nous dinons dans une pizzeria à côté de l'hôtel des CSC, mon équipe, je suis déchainée 😊😏 Nous reprenons la route et arrivons apres 1 petite heure sur un bouchon monstrueux.......c'est l'entrée du col!! Aïe, il est 19h et le col est déjà bondé. Nous montons au pas les pentes du ballon les places sont déjà toutes prises, des inconscients sont meme garés des roues dans le vide. Le comique : des Allemands nous arretent la voiture pour nous draguer, un groupe de Hollandais fait un barbecue au milieu de la route (bah voyons...), le sgendarmes ne disent rien, les camping cars sont garés au bord des precipices. Au bout d'une heure de grimpette je n'en mene pa slarge, mon vertige m'empeche presque de conduire tellement mon pied tremble sur la pédale. NOus arrivons enfin au sommet, enfin...euh sans place!! Au sommet, un place superbe, bien placée, pas dangereuse devant une voiture d'Anglais. Nous ne génons pas mais l'hôtel qui se situe au sommet refuse que les gens se garent ici, les gendarmes nous virent (je dis virer car c'était loin d'etre avec gentillesse!!! 😠) nous et pa sles Anglais, pourquoi?? Nous en le saurons jamais. Nous faisons demi tour et nous voila reparties sur les pentes du ballon, nous desesperons de trouver une place un jour : re barbecue au milieu de la route, re Allemands dragueurs etc etc et puis miracle!! Des campeurs Allemands nous autorisent à garer notre voiture devant la leur tres bien placée dans une épingle!! Danke schön 😏 La nuit tombe doucement sur le col, c'est une atmosphère tres bizarre qui nous envahie : voix lointaines dans la nuit, ballet des voitures qui cherchent toujours une place et enfin le calme....les milliers de spectateurs courageux s'endorment enfin... Dans la nuit, appeurées nous sommes reveillées par un homme qui hurle juste devant ma voiture!! Nous nous regardons en panique, finalemant il s'éloigne. 5h du mat, encore une fois reveillée par des "beaufs" c'est le mot exacte, qui veulent à tout prix se garer devant nous et notre voisin et explose litteralement le poteau du virage. Ils sont tétus et restent là! Tout le monde se rendort. Au petit jour nous nous reveillons avec des paires d'yeux braquées sur nous. Nous decidons de sortir de la voiture pour prendre le petit dej et nous degourdir les jambes! Un monsieur fort sympathique engage la conversation sur notre ville, pourquoi on est venues deux filles seules etc...la passion cher monsieur. Nous nous balladons dans les bois environnants. Encore 6h d'attente!! On s'occupe comme on peut, finalement nosu installons notre couverture dans le virage et mettons en place ma banderolle pour Ivan Basso qui suscite beaucoup d'interet de la part de nos voisins!! Pour nosu faire patienter un groupe de rock joue de la musique fort bien et les gens mettent l'ambiance. Voial la caravane qui arrive et decidement nous attirons les tarés, un homme d'une trentaine d'année se jette sur mon amie pour tout lui arracher des mains 🏴‍☠️ et vole mm les bonbons de la main d'une petite fille, pffffff quel nul!! Comme nous n'avons encore rien eu Monsieur Excité ne nous ayant rien laissé, un petit grad père nous offre chacune une casquette, merci monsieur, y'a des gens adorables aussi 😊😏 Rasmussen arrive avec un groupe d'échappés, nous encourageons ce courageux maillot à pois avec virulence!! Lorsque le peloton arrive, je n'y tiens plus et me met à hurler "Vai Ivan Vai" tellement fort que le coureur regarde, je suis heureuse, il a vu ma banderolle!! C'était le grand moment, mais nous attendons chaque attardés pour les encourager aussi!! Que d'émotions, j'ai els larmes qui me coulent!!! 😛 Au moemnt de repartir, nous sommes nostalgique....nous regagnons la route pour 1h30 d'attente avant de descendre dans la vallée!! C'est long, mais nous ecoutons le tour à la radio. De plus nous ne nous ennuyons pas car, j'ai remis ma banderolle à l'arriere de ma voiture, les gens nous parlent de Basso en passant, les Danois nous applaudissent car Ivan est dans l'equipe danoise CSC, d'autres nous critiquent ou meme nous avons droit à des propos obcenes, pas grave on en rigole!! Apres 3h de route nous regagnons la petite ville de St Dié completement crévées!!! Mias que de souvenirs!! Vive le Tour

ps : merci aux gendarmes pour l'amende au retour du Tour 😉🙂😎😏...pas cool quand mm 🤪
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TA
Taratroyes 21 years ago · Tidou
France: chère Aube que personne ne chérit
Apres quelques récits de mes voyages je voudrais vous conter l'histoire d'un département mal connu: le mien

AUBE:

Ce n'est pas seulement les magasins d'usine de Troyes!! L'Aube c'est aussi un département chargé d'histoire!! Il faut savoir que les Romains avaient surnommé Troyes Augustobona = ville d'Auguste pourtant à l'époque il n'y avait à Troyes que des peuplades celtes et des marécages. Peuplades celtes nommés les Tricasses qui ont donné leur nom à la ville au Moyen Age. De nos jours, on dit Troyes on nous repond "ah les magasins d'usine" Balivernes...Troyes c'est avant tout un centre ville médiéval exceptionnel avec ses rues pavées et ses maisons en pans de bois aux airs penchés. Troyes c'est la Ruelle des Chats où les maisons se touchent, la Rue Champeaux coeur touristique de la ville, la Tourelle de l'Orfèvre et surtout 10 églises et la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul aux vitraux d'une beauté indefinissable. Troyes c'est le Musée de la Pharmacie, le Musée des Beaux Arts, la Maison de l'Outil... Et l'Aube, que l'on appelle "pouilleuse" avec dédain. L'Aube, mon Aube, c'est les Grands Lacs : Forêt d'Orient, Dienville et Der. Le lac de la Forêt d'Orient parc naturel régional, grande réserve d'oiseaux avec ses observatoirs, son port, ses plages et ses bateaux à voile. Le lac de Dienville et son port, ses plages et ses bateaux à moteur. On se dirige au sud et la miracle la boisson d'or...le Champagne. C'est la Côte des Bars, et ses vignes à perte de vue, ses coteaux ensoleillés, c'est des petits producteurs accueillant, c'est Bar sur Seine la médiévale, c'est Bar sur Aube l'artistique, c'est Bayel et ses Cristalleries Royales, c'est Essoyes ce village qu'aimait tant Renoir et où il repose, c'est Les Riceys et son célèbre Rosé, c'est le Chateau de Chacenay Et puis en allant vers le Chaourçois on découvre la forêt, le Golf de la Cordellière et le village de Chaourcemondialement reconnu pour sa Mise au Tombeau et son Fromage mais aussi Chaource et son musée de la poupée Chaource et son musée de la voiture à pédale. Reflechissez vous avez du entendre parler du Pays d'Othes? C'est le pays du cidre, des chevaux, des vallons ou il fait bon vivre. Et le nord du département, ce nord que l'on dit si "laid" si "dépouillé".....eh bien ce nord c'est Nogent sur Seine la ville entourée de dolmens, de menhirs et de pierres taillées , Nogent c'est la Centrale Nucléaire à visiter, le musée... L'Aube c'est aussi les Eglises en Pans de Bois, le Chateau de la Motte Tilly ...... il fait bon y vivre j'y suis née, je l'ai quitté, j'y suis revenu.

Aube dans mon coeur et je suis sur si vous y venez avec ces yeux là...dans le votre
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DA
Darkette 21 years ago · Douya
Clin d'oeil du Festival de Cannes
Bonjour,

Le Festival International du Film à Cannes a démarré Mercredi 11 Mai.

Chaque année c’est la même rengaine : La croisette se transforme en une grande avenue piétonne, jonchée de panneaux publicitaires pour tel ou tel film…Des tentes sont montées à même le sable.

Les touristes venus du monde entier se baladent à la recherche de stars... Des starlettes se baladent pour trouver un producteur… Des business man courent à leur rendez vous… Les livreurs qui se prennent la tête car ils ont du mal à circuler !

Pendant cette période, la population de Cannes passe à 2 fois et demi la normale. Inutile de dire que les prix des hôtels flambent.

La baie de Cannes se remplit de bateaux tous plus beaux et plus chers les uns que les autres.

En parlant de bateaux, le Queen Mary II était dans notre baie le temps d’une escale.

Une société maritime a eu l’ingénieuse idée de proposer une ballade en bateau tout autour de cet immense paquebot. C’était génial ! on était à 200m et je vous dit pas comment ça impressionne ! C’est à couper le souffle.

Actuellement, c’est le plus gros paquebot au monde avec 342m de long, 45 de large et haut de 21 étages. C’est le plus grand et le plus rapide jamais construit. Il n’est pas franchement beau mais impose le respect.

Sinon, j’ai eu des places pour assister au film d’ouverture mais à la séance de 23H. J’ai ainsi monté pu les fameuses marches au tapis rouge avec une tenue de soirée mais je peux vous dire que le film n’avait rien de bien intéressant… J’aurai préféré avoir des places pour Star Wars mais là, ça restait dans le domaine de l’impossible pour les obtenir.

Voilà c’est ça Cannes, avec sa magie et ses frustrations !

Voici quelques photos de mon récit. J'en mettrai d'autres si j'ai le temps 😉
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TR
Trekkerbeub 22 years ago
Spectacle en haute montagne (Corse)...
La buse de mon brûleur siffle, l’eau frémit. Je remplis ma tasse où le café soluble et les 10 morceaux de sucre attendent de fondre, de se confondre dans le tourbillon de ma cuillère. Je m’adosse à ce rocher qui m'invité à me reposer à ses pieds. J’éteins mon réchaud, le silence absolu s’installe, le spectacle peut alors commencer…

Me voilà en plein coeur de ces montagnes Anthracite, dont les sommets élancés, couverts de neige, laissent paraître d’immenses parois lisses ou tourmentées, mais toujours vertigineusement abruptes. En dessous de moi, un lac gelé. Plus bas encore un autre lac nargue fièrement de ses reflets turquoise, la monotonie minérale des ses berges. Encore plus bas, un diadème émeraude d’alpages à l’herbe grasse couronne une forêt dense de pins, (ou de cèdres). Enfin tout là bas, à l’embouchure de cette immense vallée, un précieux bijou rose pastel. Un tout petit village vit, perdu dans cette immensité deserte. Tant de majesté, tant de beauté si pure et intacte me font oublier le froid et mon café. Je prends enfin mon petit déjeuner, spectateur béat de ce paysage grandiose. Il me faut recharger les batteries après cette éprouvante ascension dans cette neige à la surface glacée. Je dois encore suivre ces rares traces de pas, traçant un sillon dans cette neige durcie par le froid, sur cette arête sommitale pour rejoindre le col situé plus haut à 3 km de là … Tout y est, tout y ressemble … le Karakoram, ce massif Himalayen qui me fait tant rêver … mais c’était il y a 3 ans … Aujourd’hui, 28 mai 2004, je suis en Corse sur le GR 20 après avoir franchi la brèche de Capitello pour rejoindre le col de la haute route …

Dieu que la Corse est belle en cette saison !!!

Beub
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LO
Loopkin 23 years ago · Titcharlott
Neige à Paris, ou de l'autre côté du miroir
Ce titre n'a pas pour vocation à plagier Bergmann.

Il est trois heures du mat. J'écris brut de fonderie, sans recopie, directement, suite à ce qui vient de se passer.

Ce soir, il a neigé de folie à Paris. Ce genre d'évènements est suffisamment rares pour fédérer comme par magie tous les noctambules. Je rentrais du judo, via un bar où j'ai discuté avec d'anciens copains de promo (la fanfare de Centrale Lyon), en vélo, sous la neige. Il neigeait des cordes (ça se dit???), et la remontée de la butte jusqu'à chez moi fut des plus rudes. C'est transformé en demi bonhomme de neige (par l'avant) que je suis parvenu dans la cour de mon immeuble où j'ai garé mon vieux vélo. J'étais dans un état d'esprit euphorique, de ces états d'esprit quand on sort d'une séance d'entrainement de judo super éprouvante, et aussi de ces états d'esprits de quand il neige à Paris. La combinaison des deux fut explosive. J'ai décidé, encore couvert de sueur et de neige, de ne pas monter chez moi tout de suite, mais de continuer encore cent cinquante mètres jusqu'à l'esplanade du Sacré Coeur (une belle course, surtout par l'arête est, à faire en hivernale quand c'est en bonnes conditions). C'était magnifique, je n'avais jamais vu Paris comme ça, la Butte Montmartre encore moins, et j'ai hâte de voir ça demain au lever du jour (gloups, c'est dans pas longtemps, en fait, je crois que je dormirai). La baston générale n'a pas tardé à avoir lieu. Les boules de neige fusaient de toute part, les équipes se faisaient au gré des configurations spatiales des regroupements. Les voitures, surtout les taxis, et les parapluis étaient visés prioritairement. C'était très rigolo. Après largement plus d'une heure de batailles acharnées, j'ai entendu des polonais crier en trinquant "Senslivego Nowego Roku" (Bonne Année). J'ai répété en coeur, et j'ai été aussitôt invité à trinquer avec eux. C'était du champagne, et ils fétaient réellement la nouvelle année. Peut être étaient-ils un peu décalés. Ce fut fantastique. Nous avons commencé à parler en polonais. Puis un peu en anglais aussi (mon polonais est quand même très limité). Et finalement, je les ai invités chez moi (cent cinquante mètre - retour) à boire un peu de Zubrowka qu'il me restait. Ils ne se sont pas fait prier. Ils étaient 4. Trois femmes polonaises, et un ardéchois. Tous des chanteurs. Lui, parlait anglais avec elles. Il était l'organisateur d'un festival de chant et de musique traditionnelle polonaise dans son village en Ardèche. Je ne sais vraiment pas ce qu'ils foutaient sous cette pluie de boules de neiges à Paris, à Montmartre, mais ils étaient là. On a bu chez moi moultes toasts, et on a beaucoup parlé, dans toutes les langues étrangères que je connaissais, c'était super sympa. Je crois qu'ils ont été enchanté de cette rencontre, et moi, je me projetais en voyage, et je m'imaginais à leur place, dans une capitale européenne difficile, où les gens savent surtout klaxonner et s'engueuler d'une voiture à une autre, ne connaissant personne, et tombant par un hasard extraordinaire sur quelqu'un qui baragouine tant bien que mal ma langue, et qui m'invite chez lui boire un coup. Je me dis maintenant que le voyage commence définitivement à la porte de chez soi, il commence avec la rencontre de l'autre, des autres. Ce soir, j'ai voyagé même dans mon propre appart. J'étais dans le même état d'esprit de rencontre et d'ouverture aux autres que lorsque je voyage. Ce fut fantastique. Merci la vie, tout simplement.

Ils viennent juste de partir, il est trois heures, et si je fais des fautes de frappe, c'est que ma bouteille n'était pas si vide que ça.

Merci de votre attention et de votre patience (j'écris un peu trop dans cette rubrique, en ce moment, je sais). Je vous laisse, je vais cuver. Ciao. Do widzenia.

Loopkin
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