Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale
emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées.
Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains.
- köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal.
J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur.
- "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déj�� assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande:
- Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ?
- Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou.
En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant):
- 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir.
Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne :
- 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please !
Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme.
Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie !
J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur.
Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos.
A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert.
Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie.
Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km).
Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
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"Peu de carnets sur l'Indonesie. Nias est une destination peu connue."
Muhamad m'a chatouille l'envie de glisser ici quelques souvenirs de mon sejour a Nias cet ete.
Bon, le commentaire ci-dessus ne m'etait pas adresse. La derniere discussion de RaGamuffin avait un peu derape au gout de certain(e)s. Alors, il lui suggerait de mettre en valeur sa plume pour nous conter son sejour a Nias sans trop nous gaver de prix. (Minta ampun harga harga di sini. Pitie! Tant de prix, ca fait tourner la tete et aussi la page...😛)
Je vais devancer un peu Raga en esperant qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. La couronne lui appartient incontestablement. Nos deux experiences et relations a l'ile devraient au contraire se completer.
Nias, ca commence le soir par l'achat du billet ferry a Sibolga. Apres un long trajet en bus de Parapat (5 heures de route), je me rends directement a l'embarcadaire.
Depuis quelques temps, il n'y a plus 3 departs par semaine pour Teluk Dalam, au Sud de Nias. La traversee ne se fait plus qu'une fois par semaine (souvent annulee). Il ne reste qu'a prendre le ferry pour Gunung Sitoli, au nord: depart tous les jours, sauf le dimanche.
D'habitude, je ne fais pas dans le luxe, mais la, je me prends un billets Executive (100 000rp au lieu de 66 000 en eco), petit luxe appreciable. En Eco, en journee, je veux bien, mais je viens de me faire vendaliser ma valise dans le bus de Parapat (cerita yang lain - ca, c'est une autre histoire), et au guichet, on m'a bien dit de surveiller mon sac.
Petit detail pour ceux qui envisagent de prendre ce ferry: il faut 2 photocopies de passeport, une pour l'aller et une pour le retour. Si vous n'en avez pas, quelqu'un se fera une piece en vous conduisant a une photcopieuse d'un coup de moto..
Et aussi, en plus du billet, a l'entree du port, vous aurez une taxe a payer, je crois de 4000rp.
Pres de l'embarcadaire, il y a un restau ou on peut manger ou acheter quelque chose pour le bateau.
Classe eco: Ca grouille de partout. On se croirait dans la calle du Titanic. Quoi que chacun a son siege "inclinable", probablement en piteux etat.
Classe executive: petite salle fermee avec TV et air conditionne.... Aiaiailllle!!! Miracle, la clim est tres bien reglee. On la sent a peine. La tele, par contre..... Au volume de rigueur mais je suis tres patiente.
Je m'installe comme tout le monde. He he! Ici, c'est le bon plan. La salle est a moitier vide. On a 3 sieges par personne. Un tiers des passagers, et ce sont principalement des femmes, se preparent un petit coin par terre pour la nuit. Elles etalent leur natte, moi je m'etale sur mes trois sieges. Elles ont amene leur gros oreiller, moi, mon appui-tete gonflable pour l'avion. Elles ont leur paniers remplis de virtuailles, moi ma valise cadenassee a mon siege. Elles enlevent leur voile pour dormir, moi, mes verres de contact.
Ils ont tous besoin de la tele a fond pour dormir, MOI PAS!
Depart officiel a 20h. Ca commence a bouger a 21h, pour une longue traversee de 10 heures.
La tele etouffe le bruit du moteur. (La mer est calme. On oublie qu'on est dans un bateau.) La nouvelle du jour en boucle parle du terroriste Malaisien mais je n'y comprends rien. Qu'y a-t-il de plus frustrant? Le bruit qui empeche de dormir ou l'envie non assouvie de comprendre ce qui se repete avec insistance a la tele. La tele restera a fond toute la nuit... Au retour, je peux vous dire que je me suis levee pour la baisser. A l'aller, je n'avais pas ose.
Arrivee a Gunung Sitoli vers 7h30 du matin. Je ne vous ai pas encore dit le but de mon voyage. La plupart des touristes viennent a Nias pour faire du surf. Pourtant, je ne m'attendais pas a voir autant de surfeurs... Moi, ce sont les villages traditionnels qui m'ont mene ici. Au Nord, il y a les maisons ovales, et au sud, les maisons en forme de navires. Ne restant que 4 jours sur l'ile, je me suis limitee aux maisons du sud. Donc, arrivee a Gunung Sitoli apres 5 heures de bus, 10 heures de ferry, je prends le premier "panier-motorise" (il y a plus de legumes et de marchandise dans le bus que d'humains) pour encore pres de 4 heures de route. Bonne nouvelle: les routes ont ete en partie refaites apres le tsunami de 2004. Un jour, je me suis fait cette reflexion: MIEUX VAUT-IL ETRE A L'INTERIEUR DU BRUIT OU A L'EXTERIEUR DU BRUIT?" Il faudra que je lance le debat sur le forum. Allez, je vois le bout du tunnel. En 20mn de moto, je suis a Pantai Sorake. La moto me depose devant quelques bungalows en beton!!! Aucun charme. J'ai du tirer le mauvais chiffre. J'ai atterri a la case "Faites demi-tour, vous vous etes trompee de paradis" ou d'ile. Pour la premiere fois, je commence a faire la grimace.... Le bunga-beton est tout poussiereux. Oulala, je suis dans le site "fantomes en Indonesie"!!! Prete a reprendre ma valise pour je ne sais ou, une jeune femme insiste pour que je visite SON bunga-beton, petit frere de l'autre. Meme style, meme epoque "aftertsunami", tout neuf... ca sent encore l'humidite...Et puis, et puis non... la terrace est super sympa, vue sur la mer a 2 pas. La Vague a surfeurs que je decouvrirai le lendemain est a 100m a droite, la plage de sable dore a 100m a gauche. Juste en face, c'est roquailleux mais tres beau. Je disais La Vague a surfeurs, car ils sont tous agglutines sur quelques vagues. Je me demande pourquoi ils sont venus jusqu'ici. Au moins, ils font vivre une petite partie de l'ile. Je decouvre aussi le lendemain que mon bungalow sur pilotis est un des premiers d'une longue succession de bungalows sur la plage. Et de notre cote, c'est calme, car un peu plus loin, les surfeurs, a la hauteur de leur reputation, sont de bruyants fetards. Mais ici, ce n'est pas Kuta-Bali. Rien a voir. Ici, pas de boite de nuit, pas de shopping. Ca reste paisible. Mauvaise surprise depuis que je suis a Sumatra: les locations de moto, avec ou sans chauffeur sont beaucoup plus cheres qu'a Bali ou Jogja. 300 000rp pour une journee avec chauffeur, plus dejeuner pour deux, ca depasse mon budjet. Surtout que les journees finissent souvent vers 3h... Donc, je decidais de me deplacer a pied et en bus. Les gens sont tres complaisants. Ils te donnent toutes les indications necessaires pour que tu puisses te debrouiller toute seule. Le LP mentionnait que le personnel des hotels n'etait pas tres accueillant. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres hotels, mais le jeune couple qui tient le bungalow ou j'etais est adorable: Linda et Sikomi, Hotel Toho.
VISITES DES VILLAGES AUX MAISONS-NAVIRES Premier village: HILIAMAETA En longeant le plage de l'hotel, on rejoint un village de pecheurs. De la, il faut traverser la route et suivre le long chemin en ligne droite jusqu'au sommet de la colline.
- Vous allez ou? - La-haut. - Au village! - Et oui, au village. Ce qui compte toujours et avant tout, c'est le parcours, la balade, les rencontres, plus que la destination. Pas de maisons-navires mais ce que je vois me surprend agreablement: de jolies maisons sur pilotis face a la falaise. Et puis BOUM! En haut, une plateforme et le choc: un village fantastique comme on n'en voit que dans les reves. (Connaissez-vous le film "Reves" de Kurosawa?) Je suis propulsee dans un monde parallele. Chaque voyage a CE momemt magique qui surgit au coin du chemin. Je n'en dirai pas plus. Il faut le decouvrir par soi-meme. Juste une ou deux photos peut-etre en esperant ne pas gacher le bonheur de decouvrir. La, un jeune homme me propose de rentrer dans sa maison. Il me presente sa famille puis me propose de m'amener visiter d'autres villages. Nous nous mettons d'accord pour le prix. La journee etant bien entamee, tarif demi-journee. Il reste encore aujourd'hui beaucoup de villages aux maisons-navires, toujours situees en haut des collines. Bawomataluo, Hilisimaetano, Babunahunu, Botohilitano... Il y a beaucoup a voir et le mieux est d'etre accompagne par quelqu'un d'un des villages.
Mon jeune "guide", Tao (qui n'est pas guide, en fait) me propose de sejourner chez lui avec sa famille afin de partager la vie du village. Nous nous mettons d'accord cote finances. Connaissant l'engrenage dans lequel on peut tomber lorsqu'on est "invite" en Indonesie, voici ce que je lui propose: Au losmen, je paie 50, pour manger, beaucoup moins, alors 100 000rp pour une journee et une nuit tout compris, ca te va? Pour eux, c'est une somme non negligeable et je ferai en sorte de la lui donner le lendemain afin qu'il ne la depense pas pour faire un festin en mon honneur. Je precise que je ne veux pas qu'ils fassent quoi que ce soit de special pour moi. Tao ajoute qu'ils sont tres pauvres et que le repas sera simple. Accord conclu et rendez-vous au losmen dans deux jours. Je passerai ma derniere nuit chez eux. Lendemain: plage et promenade a pied dans les environs. Surlendemain: Tao vient me chercher. Arrive chez lui, il me confie a sa soeur de 20 ans, Yerinulo avant de partir travailler. Il travaille dans un des hotels de la plage et touche un salaire miserable. Tous les enfants et les jeunes filles du village viennent me faire la fete. Je leur apprends a faire des origami avec du papier rapporte du Japon. Ils me chantent des chansons d'eglise (Ils sont tous chretiens sur cette ile) Moi, je suis a peine baptisee, alors je leur apprends "Tombe la pluie". Vous savez? "Ya que mon p'tit freeeere qu'est sous la goutieeeere..." Si vous entendez cette chanson a Hiliamaeta, vous saurez d'ou ca vient. Il y a aussi oncles, tantes, cousins, voisins... J'ai du mal a comprendre qui est qui et ce n'est que le soir que, chacun rentrant chez lui, je me retrouve avec ceux qui vivent sous ce toit. Il y a 3 freres, leur femme et leurs enfants et une soeur pas mariee et aussi les parents. La cuisine se fait dans la maison au feu de bois (ou plutot de noix de coco) (ma serviette de toilette embaumera demain!). J'aurais aime aider et les voir preparer le repas, mais on me dit de me reposer en compagnie des autres. Le repas est en effet tres simple, peu releve: un bouillon avec du poisson et aussi ce legume vert que l'on retrouve partout (ce sont en verite des feuilles d'arbre bouillies). Le tout bien-sur servi avec du riz. Le soir, Yerinulo m'installe un matelas, des draps tout propres et une moustiquaire. J'ai beau insister pour qu'ils ne se donnent pas de peine, on prend bien soin de moi. Le lendemain, moment inoubliable: le bain a la riviere. Au village, il n'y a pas l'eau courante. IL faut aller la chercher a la riviere. Alors, lorsqu'on va au bain, on amene des jerricans. La encore, je me sens un vrai boulet (bule boulet). Je comprendrai vite pourquoi je n'ai pas droit a mon jerrican: j'appartiens a "l'espece derapante". Yerinulo et ma petite copine de 5 ans qui me suit partout m'accompagnent a la riviere.Il faut suivre un sentier pendant 10mn. Nous sommes devorees par les moustiques. Il a plu la veille toute la journee et toute la nuit. "Licin!" Ca glisse! Yerinulo me tient fermement. (Une main de libre en moins, un jerrican de moins pour le village). Apres quelques derapages de ma part, nous voila enfin arrivees a la petite clairiere deja animee de femmes frottant le linge tout en papotant. Le bain a la riviere, en fait, ca se passe comme ca: un baquet en beton a ete construit pour recueillir l'eau qui ruisselle de la montagne. Et voila le "mandi"! Par terre, ils ont aussi fait une plaque de beton mais ca glisse enormement. Il faut rester pres du baquet. Ca n'a pas manque, une fois lavee, rincee, un pas en arriere, et zoun elle (moi) s'etale sur la plaque verdatre de mousse et de vegetation... Aussitot redressee, une multitude de mains s'empressent de me debarasser de ces immondices - une nuee de parasites gloutons me restituant une peau de bule tachetee de piqures de moustiques... Elles etaient toutes sur moi, hilares. Retour. Nous retrouvons le long escalier qui ramene au village. Tous les hommes se sont mis au travail. La tache consiste a descendre de lourdes pierres de taille. Protege de son t-shirt ou bien torse nu, chacun fait plusieurs aller-retour. Mais d'ou viennent ces pierres? Que vont-ils en faires? Construire une pyramide en bas? Je reste muette et mes questions en suspend. Je vais faire un tour dans le village. Les gens me regardent, m'interpellent, une dame m'appelle: - "Vous pouvez m'enfiler cette aiguille?" Ah! Au moins, j'aurais servi a quelque chose en ce village: J'ai enfile une aiguille. En debut d'apres-midi, Yerinulo m'accompagne a Teluk Dalam d'ou je reprends mon voyage en sens inverse.
Sur la deuxieme photo, on apercoit un homme descendant l'escalier une grosse pierre sur le dos.
Arrivee a Gunung Sitoli vers 7h30 du matin. Je ne vous ai pas encore dit le but de mon voyage. La plupart des touristes viennent a Nias pour faire du surf. Pourtant, je ne m'attendais pas a voir autant de surfeurs... Moi, ce sont les villages traditionnels qui m'ont mene ici. Au Nord, il y a les maisons ovales, et au sud, les maisons en forme de navires. Ne restant que 4 jours sur l'ile, je me suis limitee aux maisons du sud. Donc, arrivee a Gunung Sitoli apres 5 heures de bus, 10 heures de ferry, je prends le premier "panier-motorise" (il y a plus de legumes et de marchandise dans le bus que d'humains) pour encore pres de 4 heures de route. Bonne nouvelle: les routes ont ete en partie refaites apres le tsunami de 2004. Un jour, je me suis fait cette reflexion: MIEUX VAUT-IL ETRE A L'INTERIEUR DU BRUIT OU A L'EXTERIEUR DU BRUIT?" Il faudra que je lance le debat sur le forum. Allez, je vois le bout du tunnel. En 20mn de moto, je suis a Pantai Sorake. La moto me depose devant quelques bungalows en beton!!! Aucun charme. J'ai du tirer le mauvais chiffre. J'ai atterri a la case "Faites demi-tour, vous vous etes trompee de paradis" ou d'ile. Pour la premiere fois, je commence a faire la grimace.... Le bunga-beton est tout poussiereux. Oulala, je suis dans le site "fantomes en Indonesie"!!! Prete a reprendre ma valise pour je ne sais ou, une jeune femme insiste pour que je visite SON bunga-beton, petit frere de l'autre. Meme style, meme epoque "aftertsunami", tout neuf... ca sent encore l'humidite...Et puis, et puis non... la terrace est super sympa, vue sur la mer a 2 pas. La Vague a surfeurs que je decouvrirai le lendemain est a 100m a droite, la plage de sable dore a 100m a gauche. Juste en face, c'est roquailleux mais tres beau. Je disais La Vague a surfeurs, car ils sont tous agglutines sur quelques vagues. Je me demande pourquoi ils sont venus jusqu'ici. Au moins, ils font vivre une petite partie de l'ile. Je decouvre aussi le lendemain que mon bungalow sur pilotis est un des premiers d'une longue succession de bungalows sur la plage. Et de notre cote, c'est calme, car un peu plus loin, les surfeurs, a la hauteur de leur reputation, sont de bruyants fetards. Mais ici, ce n'est pas Kuta-Bali. Rien a voir. Ici, pas de boite de nuit, pas de shopping. Ca reste paisible. Mauvaise surprise depuis que je suis a Sumatra: les locations de moto, avec ou sans chauffeur sont beaucoup plus cheres qu'a Bali ou Jogja. 300 000rp pour une journee avec chauffeur, plus dejeuner pour deux, ca depasse mon budjet. Surtout que les journees finissent souvent vers 3h... Donc, je decidais de me deplacer a pied et en bus. Les gens sont tres complaisants. Ils te donnent toutes les indications necessaires pour que tu puisses te debrouiller toute seule. Le LP mentionnait que le personnel des hotels n'etait pas tres accueillant. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres hotels, mais le jeune couple qui tient le bungalow ou j'etais est adorable: Linda et Sikomi, Hotel Toho.
VISITES DES VILLAGES AUX MAISONS-NAVIRES Premier village: HILIAMAETA En longeant le plage de l'hotel, on rejoint un village de pecheurs. De la, il faut traverser la route et suivre le long chemin en ligne droite jusqu'au sommet de la colline.
- Vous allez ou? - La-haut. - Au village! - Et oui, au village. Ce qui compte toujours et avant tout, c'est le parcours, la balade, les rencontres, plus que la destination. Pas de maisons-navires mais ce que je vois me surprend agreablement: de jolies maisons sur pilotis face a la falaise. Et puis BOUM! En haut, une plateforme et le choc: un village fantastique comme on n'en voit que dans les reves. (Connaissez-vous le film "Reves" de Kurosawa?) Je suis propulsee dans un monde parallele. Chaque voyage a CE momemt magique qui surgit au coin du chemin. Je n'en dirai pas plus. Il faut le decouvrir par soi-meme. Juste une ou deux photos peut-etre en esperant ne pas gacher le bonheur de decouvrir. La, un jeune homme me propose de rentrer dans sa maison. Il me presente sa famille puis me propose de m'amener visiter d'autres villages. Nous nous mettons d'accord pour le prix. La journee etant bien entamee, tarif demi-journee. Il reste encore aujourd'hui beaucoup de villages aux maisons-navires, toujours situees en haut des collines. Bawomataluo, Hilisimaetano, Babunahunu, Botohilitano... Il y a beaucoup a voir et le mieux est d'etre accompagne par quelqu'un d'un des villages.
Mon jeune "guide", Tao (qui n'est pas guide, en fait) me propose de sejourner chez lui avec sa famille afin de partager la vie du village. Nous nous mettons d'accord cote finances. Connaissant l'engrenage dans lequel on peut tomber lorsqu'on est "invite" en Indonesie, voici ce que je lui propose: Au losmen, je paie 50, pour manger, beaucoup moins, alors 100 000rp pour une journee et une nuit tout compris, ca te va? Pour eux, c'est une somme non negligeable et je ferai en sorte de la lui donner le lendemain afin qu'il ne la depense pas pour faire un festin en mon honneur. Je precise que je ne veux pas qu'ils fassent quoi que ce soit de special pour moi. Tao ajoute qu'ils sont tres pauvres et que le repas sera simple. Accord conclu et rendez-vous au losmen dans deux jours. Je passerai ma derniere nuit chez eux. Lendemain: plage et promenade a pied dans les environs. Surlendemain: Tao vient me chercher. Arrive chez lui, il me confie a sa soeur de 20 ans, Yerinulo avant de partir travailler. Il travaille dans un des hotels de la plage et touche un salaire miserable. Tous les enfants et les jeunes filles du village viennent me faire la fete. Je leur apprends a faire des origami avec du papier rapporte du Japon. Ils me chantent des chansons d'eglise (Ils sont tous chretiens sur cette ile) Moi, je suis a peine baptisee, alors je leur apprends "Tombe la pluie". Vous savez? "Ya que mon p'tit freeeere qu'est sous la goutieeeere..." Si vous entendez cette chanson a Hiliamaeta, vous saurez d'ou ca vient. Il y a aussi oncles, tantes, cousins, voisins... J'ai du mal a comprendre qui est qui et ce n'est que le soir que, chacun rentrant chez lui, je me retrouve avec ceux qui vivent sous ce toit. Il y a 3 freres, leur femme et leurs enfants et une soeur pas mariee et aussi les parents. La cuisine se fait dans la maison au feu de bois (ou plutot de noix de coco) (ma serviette de toilette embaumera demain!). J'aurais aime aider et les voir preparer le repas, mais on me dit de me reposer en compagnie des autres. Le repas est en effet tres simple, peu releve: un bouillon avec du poisson et aussi ce legume vert que l'on retrouve partout (ce sont en verite des feuilles d'arbre bouillies). Le tout bien-sur servi avec du riz. Le soir, Yerinulo m'installe un matelas, des draps tout propres et une moustiquaire. J'ai beau insister pour qu'ils ne se donnent pas de peine, on prend bien soin de moi. Le lendemain, moment inoubliable: le bain a la riviere. Au village, il n'y a pas l'eau courante. IL faut aller la chercher a la riviere. Alors, lorsqu'on va au bain, on amene des jerricans. La encore, je me sens un vrai boulet (bule boulet). Je comprendrai vite pourquoi je n'ai pas droit a mon jerrican: j'appartiens a "l'espece derapante". Yerinulo et ma petite copine de 5 ans qui me suit partout m'accompagnent a la riviere.Il faut suivre un sentier pendant 10mn. Nous sommes devorees par les moustiques. Il a plu la veille toute la journee et toute la nuit. "Licin!" Ca glisse! Yerinulo me tient fermement. (Une main de libre en moins, un jerrican de moins pour le village). Apres quelques derapages de ma part, nous voila enfin arrivees a la petite clairiere deja animee de femmes frottant le linge tout en papotant. Le bain a la riviere, en fait, ca se passe comme ca: un baquet en beton a ete construit pour recueillir l'eau qui ruisselle de la montagne. Et voila le "mandi"! Par terre, ils ont aussi fait une plaque de beton mais ca glisse enormement. Il faut rester pres du baquet. Ca n'a pas manque, une fois lavee, rincee, un pas en arriere, et zoun elle (moi) s'etale sur la plaque verdatre de mousse et de vegetation... Aussitot redressee, une multitude de mains s'empressent de me debarasser de ces immondices - une nuee de parasites gloutons me restituant une peau de bule tachetee de piqures de moustiques... Elles etaient toutes sur moi, hilares. Retour. Nous retrouvons le long escalier qui ramene au village. Tous les hommes se sont mis au travail. La tache consiste a descendre de lourdes pierres de taille. Protege de son t-shirt ou bien torse nu, chacun fait plusieurs aller-retour. Mais d'ou viennent ces pierres? Que vont-ils en faires? Construire une pyramide en bas? Je reste muette et mes questions en suspend. Je vais faire un tour dans le village. Les gens me regardent, m'interpellent, une dame m'appelle: - "Vous pouvez m'enfiler cette aiguille?" Ah! Au moins, j'aurais servi a quelque chose en ce village: J'ai enfile une aiguille. En debut d'apres-midi, Yerinulo m'accompagne a Teluk Dalam d'ou je reprends mon voyage en sens inverse.
Sur la deuxieme photo, on apercoit un homme descendant l'escalier une grosse pierre sur le dos.
Ladies and gentlemen,
approchez, approchez;
soyez les témoins éberlués des aventures rocambolesques de l'homme voyageur.
Rasé toutes les trois semaines, lavé presque tous les jours et jamais fatigué,
On pourrait vous dire que vous n'en reviendrez pas,
mais on préfère dire que vous y reviendrez un peu, beaucoup, à la folie.
La séparation d'avec Madro est encore toute fraiche. Une dernière douche chaude sans savoir quand sera la prochaine, un rapide coup d'oeil à la piscine dont je n'ai pas assez profité plus par paresse qu'autre chose, le temps de couper la climatisation qui maintenait la température de la chambre à des hauteurs tempérées et me voilà errant dans Siem Reap à la recherche d'une guesthouse (GH) à plus dans mes cordes. D'après le LP, la Naga GH est une de celles là. Dans ma nouvelle chambrée, un lit avec matelas, un ventilateur, une table basse et une prise de courant; en un mot, l'essentiel. Mais pour l'instant, l'essentiel est encore de s'y rendre. Le moyen le plus simple est le Tuk-tuk et en cinq minutes, me voilà rendu... ailleurs. Enfin c'est ce que je pensais car le tuk-tuk me dépose dans une rue qui est coupée sur toute la largeur par d'importants travaux. La chaussée, il n'y en a plus. A la place, un trou béant occupant une trentaine d'ouvriers qui travaillent en une journée plus que moi en un mois de Bank de Tokyo. Je vous entends déjà dire que je ne suis qu'un feignant mais ce n'est pas ça. C'est juste qu'entre travailler dans un bureau parisien huit heures par jour et excaver le sous-sol cambodgien, ce n'est pas vraiment la même affaire surtout quand il fait 35° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre, et que la poussière tuerait sur place un asthmatique moyen. La route est donc hors service pour les voitures, c'est logique. Et comme il n'y a même plus de trottoir, ça devrait aussi être interdit aux piétons, vélos et autres mobilettes. Seulement on est pas en France et la sécurité ici est plus un concept qu'une notion établie. Donc pour rejoindre mon hotel, il faut donc que je passe de planches en planches, chacune posée au dessus du vide dans un équilibre forcément précaire, avec mes kilos sur le dos. C'est pas un accès facile mais je suis sûr qu'avec un peu de pratique, je vais bientôt pouvoir sauter le trou en saut à la perche!
J'arrive donc à la GH en un seul morceau malgré l'adversité et commence à vider mon sac en vue d'écrire, forcément. Et bien ce faisant, tout d'un coup, je me rends compte d'un truc : qu'est ce que j'ai foutu de ma montre? Ca fait un an que je l'ai, que je la protège de l'eau car pas étanche car thaïlandaise bon marché, que je l'adore ma Philippe Patok. Et là, elle (me) manque. Un petit exercice de mémoire plus tard, ça y est, je sais!!! Je l'ai laissé à l'hotel fréquenté avec Madro et comme j'ai pris une douche avant de partir, j'ai dû m'en séparer temporairement et l'oublier comme un gland... Me revoilà donc au Day Inn hotel. J'explique donc mon cas simplement et avec assez de cohérence pour que le réceptionniste mette l'hotel à sac pour retrouver ma (pas si) précieuse. Seulement rien y fait, la chambre a été faite et plus rien de moi ne demeure hormi peut-être quelques poils ou cheveux tombés là avec honneur. Et comme je suis sûr de moi, j'insiste; mais non, ma montre est perdue, bordel!!!
Durant les 5 premiers mois de voyage, c'est d'ailleurs étonnant, mais j'ai toujours réussi à conserver l'ensemble de mes biens grace à un peu d'organisation, et là, c'est plus ou moins le début de la fin, si on excepte un gant de toilette perdu un peu plus tôt. Et c'est pas fini (à suivre...).
La journée prend donc une tournure négative et comme c'est par ma faute, ou celle de la personne qui nettoye les chambres, je n'ai de cesse de me traîter de tous les noms sur le chemin retour qui passera par le marché centrale pour m'acheter une toute nouvelle Rolox ainsi qu'un réveil car mon MP3 n'est finalement pas fiable...
De retour donc à l'hotel, je ne fais rien d'autre que de noircir des pages d'écriture pour mon plaisir (surtout quand c'est fini) et j'espère aussi pour le tient. Dans tout ça, je ne sais toujours pas ce que je fais le lendemain... J'ai le choix entre deux nouveaux temples perdus dans le nord du pays. En fait, le choix sera vite fait car j'avais rencontré plus tôt un type qui m'avait dit que la meilleure chose qu'il avait faite était la visite du Banteay Chhmar avec deux "h", un temple à moins de 100km à vol d'oiseau de Siem Reap, un jeu d'enfant. Je prends donc un billet de bus pour Sissophon, la ville la plus proche, puis continue à écrire, puis vais finalement dormir pour anticiper le réveil de 6h.
Le lendemain matin, je suis donc sur le pont à l'heure grace à mon nouveau super réveil en plastique à 5h50, heure à laquelle tous ceux qui travaillent à la GH se réveille aussi pour une longue journée oisive dans l'attente du client. Et quoi de mieux pour les journées oisives qu'une bouteille de whisky? Pffft, j'sais pas trop... Car j'ai en fait dans mon sac, depuis la veille, la bouteille à peine entamée qui avait été apportée par Madro depuis la France. Et comme ils n'ont pas voulu la récupérer malgré mon insistance, je la laisse lachement à un type d'une vingtaine d'années qui sort tout juste des bras de morphée. Tu parles d'une surprise pour le bonhomme!!! Un litre de whisky qui arrive tout cuit en bouche à l'heure où même le petit déjeuner hésite encore à sortir du lit. Je le préviens que c'est assez fort et que ce serait mieux pour lui d'attendre quelques heures avant de boire le précieux breuvage, je ne suis pas complètement irresponsable!! Un bus vient me prendre directement à l'hotel, il est presque plein, de touristes... C'est le bus qui relie Siem Reap à Bangkok, pas pour les cambodgiens... L'avantage, au moins, c'est qu'il ne s'arrêtera pas tous les kilomètres pour faire monter ou descendre quelqu'un.
Comme il est 6h, j'y finis ma nuit et ne suis réveillé qu'à 11h, heure à laquelle on s'arrête déjeuner dans un restoroute au milieu de nulle part. Comme je suis naturellement dans le cirage le plus complet, à cause de mon réveil éclair, je sors du bus la fleur au fusil avec simplement quelques baths et une cigarette, c'est tout. Tout le reste est dans le bus. Et alors que je fais connaissance avec un groupe de jeunes venus de Singapoure et qu'il me faut aller chercher quelque chose dans mes affaires, je monte dans un premier bus, pas le mien. Un deuxième, pas le mien non plus. Qu'est ce que c'est que ce bronx, il n'y a que deux cars sur le parking et aucuns d'eux ne correspond à mon bus qui a littéralement disparu!!!! Avec l'ensemble de mes affaires!!!! Ca dure 5 minute, 10 minutes, un quart d'heure, 20 minutes. Plus ca va et plus mon palpitant joue du Jembe. Est-ce qu'il va encore falloir que je m'insulte en silence, mais cette fois pour quelque chose de plus important qu'une fausse montre sans valeur? Je sens la panique monter. Mon passeport, mon cash, ma carte bleue, ma brosse à dents, tout le bordel manque à l'appel!!! Heureusement, après 25 minutes, le bus revient, apparemment d'une session de station service mais vu le temps que ça lui a pris, il a dû en faire des kilomètres pour trouver du fuel!! En retrouvant mon siège, bénit sois je, rien ne manque. Ouf!!!! Seulement, la prochaine fois c'est promis, quelques soient les circonstances, je garde mon trésor de guerre à portée de main. Une bonne frayeur donc, mais c'est apparemment comme ça qu'on progresse!!
Le reste du trajet sera vite avalé. A l'arrivée à Sissophon, je vous le donne en mille, je suis ENCORE le seul à descendre. Je dis au revoir à mes nouveaux potes singapouriens et leur promets de leur donner des nouvelles lorsque je serais à l'approche de chez eux, dans quelques mois. Excellent!!!
Je trouve facilement un hotel, c'est le métier qui rentre, et passe encore une fois l'après-midi devant l'ordi.
Le soir venu, il est temps d'aller chercher de quoi se restaurer. Je tourne dans Sissophon comme une âme en peine, impossible de trouver autre chose que des gargottes à la propreté douteuse. Est-ce que j'ai envie d'appeler les services sanitaires ou est-ce que j'ai juste envie de manger? Finalement, alors que je marche dans les rues en saluant tout le monde de 7 à 77 ans, une petite bonne femme m'interpelle : "food? food?". En gros, ça veut dire qu'elle et sa famille tiennent un resto mais faute de clients, ils ont fermé bien tôt. Je suis donc le seul à table alors que la famille vaque à ses activités, notamment le garage de leur 4X4 dans la pièce principale du restaurant où je suis exactement en train d'entamer mon curry au poulet. Ca a beau masquer les odeurs d'essence, pour la vue c'est bizarre, quand je lève les yeux, la bagnole parait occuper tout l'endroit. Je mange donc, salue mes hotes à l'issue pour ce repas frugal et atypique, et caresse quelques minutes le chat de la maison en m'étonnant que celui-ci ait une queue à l'inverse de 99% des chats qu'on croise en Asie du sud-est!. C'est le retour à l'hotel, le retour du sommeil.
Je suis debout bien plus tôt que prévu. Ma chambre dont la fenêtre est ouverte donne directement sur le centre de Sissophon et je ne sais pas si c'est parce que c'est aussi le weekend pour les cambodgiens mais dès 6h, la ville déverse un flot ininterrompu de musique traditionnelle à base de AYYYYY AYYYYYYYYYY. Pour moi c'est plutôt aïe aïe aïe, et me voilà debout. Le temps de me rendre compte que même la fenêtre fermée je ne pourrait gagner la guerre du bruit, c'est l'heure de l'expédition pour Banteay Chhmar et comme la route est dite "particulièrement mauvaise" dans le LP, je fais le choix de dégotter un chauffeur de moto qui pourra m'y conduire sur les 50 kilomètres de piste nous en séparant encore. Dégotter un chauffeur de moto? Facile au Cambodge!! A peine sorti de l'hotel, ils sont 3 à se disputer mes faveurs! Je choisis donc le moins cher même s'il ne parle pas un traitre mot d'anglais et c'est parti mon kiki!! Après 1km de route goudronnée pour sortir de la ville, on arrive au royaume de la poussière. Baignée par le soleil depuis de nombreux mois sans pluie, la piste est mi-sablonneuse mi-pierreuse, couleur ocre voire terre battue. Elle est également fréquentée par tout ce que le Cambodge compte de véhicules divers et variés. Du motoculteur surchargé au camion fou, tout y passe. Je dis camion fou car sur la piste, le camion est celui qui va le plus vite. Pour rester sur le même thème camionneur, chaque fois qu'on se fait doubler ou qu'on croise un camion, ou même une voiture, celui-ci lève un nuage de poussière qui pourrait recouvrir le continent européen!! Et comme mon chauffeur n'a de casque ni pour lui ni pour moi, à chaque fois, c'est une nouvelle épaisseur de poussière qui s'ajoute à la précédente des pieds à la tête. Si on compte en plus que pour parcourir les 50km, il nous a fallu deux heures quinze, de 8h à 10H15, vous comprenez sans mal que des camions, on a eu le temps d'en croiser quelques uns!!!
En arrivant au temple, comme on est plus sur la moto et qu'il fait pas loin de 40°, la transpiration vient se mèler à la poussière pour former une sorte de pâte. On a déjà vu plus plaisant!! Sur place, pas d'autre conducteur de moto, je suis le seul touriste. Je suis même obligé de réveiller la personne qui s'occupe de vendre les billets d'entrée quand elle n'est pas dans son hamac à l'ombre de sa guérite. Ca y est enfin donc, j'ai mon ticket, il est l'heure de se rendre compte. Le Banteay Chhmar a ceci de particulier que c'est un vrai champ de ruines. Par endroit, il y a encore des semblants de murs qui ressemblent à quelque chose mais entre eux, c'est un vrai bazar. Les pierres de plusieurs tonnes qui s'étalent au sol se comptent par milliers. Je suis parfois obligé d'avancer à quatre pattes pour ne pas me casser la figure mais au final, ça rend l'expérience unique. Alors que je visite, je suis persuadé d'être le découvreur du sîte, c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble. C'est vraiment de l'Indiana Jones dans le texte!! Et puis seul au monde! Et puis sans eau!! Comme la tête de linotte que je suis, j'ai oublié de prendre de l'eau ce qui abrègera la visite après plus d'une heure, la chaleur rendant le tout bien trop épuisant et bien trop transpirant. C'est un coup à fondre littéralement au soleil, non merci!! On repassera. Plus tard, bien plus tard. C'est donc le moment de retrouver mon chauffeur pour une nouvelle séance de ventilateur géant matinée de poussière couleur Roland Garros.
2h15 à l'aller, 2h30 au retour. Pour 50 kilomètres!! Au moins si on a un accident, on aura le temps de le voir venir à cette vitesse!!
Au final, quand on retrouve la route bitumée, c'est une vraie libération, je remplis les oreilles du conducteur de cris de joie, on dirait qu'on a gagné la coupe du monde ou que le PSG est champion de France... (sic) Laissé devant l'hotel, je marche comme un cowboy. Près de 5 heures de bécane auront eu raison de ma démarche chaloupée! De plus, arrivé dans la chambre, c'est l'hallucination quand je me regarde dans le miroir après avoir enlevé ma sacrosainte casquette. Je suis un tas de poussière ambulant. Même de près sur les zones laissées découvertes pendant la "route", je n'aperçois même plus un pore de ma peau!! De la poussière, de la poussière et encore de la poussière!! Et quand j'enlève mes vêtements pour me jeter sous la douche froide, ce sont de vrais cumulo-nimbus qui s'échappent!!! Est-ce qu'il faut que je brule toutes mes fringues du jour? Peut-être mais peut-être pas, faut pas exagérer... En tout cas, même en omettant la douche, je suis rincé et ne ferais pas long feu. Après un retour dinatoire chez la famille de la veille, je suis couché en même temps que les khmers et c'est pour moi une vraie perf'!!
On est dimanche et comme la veille, la même musique sonne le tocsin dès 6h du matin alors que le soleil est une boule de feu naissante qu'on peut encore regarder à l'oeil nu. Le spectacle est chouette mais comme la veille je m'en serais bien passé!! De là, c'est le retour à Siem Reap par le même chemin que l'avant veille sauf que cette fois, le car qui était prévu à 9h arrive à 10h45, certains diraient que ça ressemble à la SNCF, je leur dirais juste que ça ressemble plus au Cambodge, pays où le cours du temps est tout relatif. Je suis en ville à 13h30, heure à laquelle je retourne à la Naga GH pour la deuxième fois en trois jours. Personne là n'a oublié ma tronche et surtout pas celui à qui j'ai refilé la bouteille de Whisky!!!! C'est donc à son invitation qu'on finira la bouteille qu'il avait déjà fort bien entamé avec ses potes et les autres employés de la GH. Parfaite façon de finir mon séjour ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est content! Le lendemain, il sera temps de se rapprocher du Laos en même temps que de célébrer mes 33 printemps, c'est la fête. Comme tous les jours...
La séparation d'avec Madro est encore toute fraiche. Une dernière douche chaude sans savoir quand sera la prochaine, un rapide coup d'oeil à la piscine dont je n'ai pas assez profité plus par paresse qu'autre chose, le temps de couper la climatisation qui maintenait la température de la chambre à des hauteurs tempérées et me voilà errant dans Siem Reap à la recherche d'une guesthouse (GH) à plus dans mes cordes. D'après le LP, la Naga GH est une de celles là. Dans ma nouvelle chambrée, un lit avec matelas, un ventilateur, une table basse et une prise de courant; en un mot, l'essentiel. Mais pour l'instant, l'essentiel est encore de s'y rendre. Le moyen le plus simple est le Tuk-tuk et en cinq minutes, me voilà rendu... ailleurs. Enfin c'est ce que je pensais car le tuk-tuk me dépose dans une rue qui est coupée sur toute la largeur par d'importants travaux. La chaussée, il n'y en a plus. A la place, un trou béant occupant une trentaine d'ouvriers qui travaillent en une journée plus que moi en un mois de Bank de Tokyo. Je vous entends déjà dire que je ne suis qu'un feignant mais ce n'est pas ça. C'est juste qu'entre travailler dans un bureau parisien huit heures par jour et excaver le sous-sol cambodgien, ce n'est pas vraiment la même affaire surtout quand il fait 35° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre, et que la poussière tuerait sur place un asthmatique moyen. La route est donc hors service pour les voitures, c'est logique. Et comme il n'y a même plus de trottoir, ça devrait aussi être interdit aux piétons, vélos et autres mobilettes. Seulement on est pas en France et la sécurité ici est plus un concept qu'une notion établie. Donc pour rejoindre mon hotel, il faut donc que je passe de planches en planches, chacune posée au dessus du vide dans un équilibre forcément précaire, avec mes kilos sur le dos. C'est pas un accès facile mais je suis sûr qu'avec un peu de pratique, je vais bientôt pouvoir sauter le trou en saut à la perche!
J'arrive donc à la GH en un seul morceau malgré l'adversité et commence à vider mon sac en vue d'écrire, forcément. Et bien ce faisant, tout d'un coup, je me rends compte d'un truc : qu'est ce que j'ai foutu de ma montre? Ca fait un an que je l'ai, que je la protège de l'eau car pas étanche car thaïlandaise bon marché, que je l'adore ma Philippe Patok. Et là, elle (me) manque. Un petit exercice de mémoire plus tard, ça y est, je sais!!! Je l'ai laissé à l'hotel fréquenté avec Madro et comme j'ai pris une douche avant de partir, j'ai dû m'en séparer temporairement et l'oublier comme un gland... Me revoilà donc au Day Inn hotel. J'explique donc mon cas simplement et avec assez de cohérence pour que le réceptionniste mette l'hotel à sac pour retrouver ma (pas si) précieuse. Seulement rien y fait, la chambre a été faite et plus rien de moi ne demeure hormi peut-être quelques poils ou cheveux tombés là avec honneur. Et comme je suis sûr de moi, j'insiste; mais non, ma montre est perdue, bordel!!!
Durant les 5 premiers mois de voyage, c'est d'ailleurs étonnant, mais j'ai toujours réussi à conserver l'ensemble de mes biens grace à un peu d'organisation, et là, c'est plus ou moins le début de la fin, si on excepte un gant de toilette perdu un peu plus tôt. Et c'est pas fini (à suivre...).
La journée prend donc une tournure négative et comme c'est par ma faute, ou celle de la personne qui nettoye les chambres, je n'ai de cesse de me traîter de tous les noms sur le chemin retour qui passera par le marché centrale pour m'acheter une toute nouvelle Rolox ainsi qu'un réveil car mon MP3 n'est finalement pas fiable...
De retour donc à l'hotel, je ne fais rien d'autre que de noircir des pages d'écriture pour mon plaisir (surtout quand c'est fini) et j'espère aussi pour le tient. Dans tout ça, je ne sais toujours pas ce que je fais le lendemain... J'ai le choix entre deux nouveaux temples perdus dans le nord du pays. En fait, le choix sera vite fait car j'avais rencontré plus tôt un type qui m'avait dit que la meilleure chose qu'il avait faite était la visite du Banteay Chhmar avec deux "h", un temple à moins de 100km à vol d'oiseau de Siem Reap, un jeu d'enfant. Je prends donc un billet de bus pour Sissophon, la ville la plus proche, puis continue à écrire, puis vais finalement dormir pour anticiper le réveil de 6h.
Le lendemain matin, je suis donc sur le pont à l'heure grace à mon nouveau super réveil en plastique à 5h50, heure à laquelle tous ceux qui travaillent à la GH se réveille aussi pour une longue journée oisive dans l'attente du client. Et quoi de mieux pour les journées oisives qu'une bouteille de whisky? Pffft, j'sais pas trop... Car j'ai en fait dans mon sac, depuis la veille, la bouteille à peine entamée qui avait été apportée par Madro depuis la France. Et comme ils n'ont pas voulu la récupérer malgré mon insistance, je la laisse lachement à un type d'une vingtaine d'années qui sort tout juste des bras de morphée. Tu parles d'une surprise pour le bonhomme!!! Un litre de whisky qui arrive tout cuit en bouche à l'heure où même le petit déjeuner hésite encore à sortir du lit. Je le préviens que c'est assez fort et que ce serait mieux pour lui d'attendre quelques heures avant de boire le précieux breuvage, je ne suis pas complètement irresponsable!! Un bus vient me prendre directement à l'hotel, il est presque plein, de touristes... C'est le bus qui relie Siem Reap à Bangkok, pas pour les cambodgiens... L'avantage, au moins, c'est qu'il ne s'arrêtera pas tous les kilomètres pour faire monter ou descendre quelqu'un.
Comme il est 6h, j'y finis ma nuit et ne suis réveillé qu'à 11h, heure à laquelle on s'arrête déjeuner dans un restoroute au milieu de nulle part. Comme je suis naturellement dans le cirage le plus complet, à cause de mon réveil éclair, je sors du bus la fleur au fusil avec simplement quelques baths et une cigarette, c'est tout. Tout le reste est dans le bus. Et alors que je fais connaissance avec un groupe de jeunes venus de Singapoure et qu'il me faut aller chercher quelque chose dans mes affaires, je monte dans un premier bus, pas le mien. Un deuxième, pas le mien non plus. Qu'est ce que c'est que ce bronx, il n'y a que deux cars sur le parking et aucuns d'eux ne correspond à mon bus qui a littéralement disparu!!!! Avec l'ensemble de mes affaires!!!! Ca dure 5 minute, 10 minutes, un quart d'heure, 20 minutes. Plus ca va et plus mon palpitant joue du Jembe. Est-ce qu'il va encore falloir que je m'insulte en silence, mais cette fois pour quelque chose de plus important qu'une fausse montre sans valeur? Je sens la panique monter. Mon passeport, mon cash, ma carte bleue, ma brosse à dents, tout le bordel manque à l'appel!!! Heureusement, après 25 minutes, le bus revient, apparemment d'une session de station service mais vu le temps que ça lui a pris, il a dû en faire des kilomètres pour trouver du fuel!! En retrouvant mon siège, bénit sois je, rien ne manque. Ouf!!!! Seulement, la prochaine fois c'est promis, quelques soient les circonstances, je garde mon trésor de guerre à portée de main. Une bonne frayeur donc, mais c'est apparemment comme ça qu'on progresse!!
Le reste du trajet sera vite avalé. A l'arrivée à Sissophon, je vous le donne en mille, je suis ENCORE le seul à descendre. Je dis au revoir à mes nouveaux potes singapouriens et leur promets de leur donner des nouvelles lorsque je serais à l'approche de chez eux, dans quelques mois. Excellent!!!
Je trouve facilement un hotel, c'est le métier qui rentre, et passe encore une fois l'après-midi devant l'ordi.
Le soir venu, il est temps d'aller chercher de quoi se restaurer. Je tourne dans Sissophon comme une âme en peine, impossible de trouver autre chose que des gargottes à la propreté douteuse. Est-ce que j'ai envie d'appeler les services sanitaires ou est-ce que j'ai juste envie de manger? Finalement, alors que je marche dans les rues en saluant tout le monde de 7 à 77 ans, une petite bonne femme m'interpelle : "food? food?". En gros, ça veut dire qu'elle et sa famille tiennent un resto mais faute de clients, ils ont fermé bien tôt. Je suis donc le seul à table alors que la famille vaque à ses activités, notamment le garage de leur 4X4 dans la pièce principale du restaurant où je suis exactement en train d'entamer mon curry au poulet. Ca a beau masquer les odeurs d'essence, pour la vue c'est bizarre, quand je lève les yeux, la bagnole parait occuper tout l'endroit. Je mange donc, salue mes hotes à l'issue pour ce repas frugal et atypique, et caresse quelques minutes le chat de la maison en m'étonnant que celui-ci ait une queue à l'inverse de 99% des chats qu'on croise en Asie du sud-est!. C'est le retour à l'hotel, le retour du sommeil.
Je suis debout bien plus tôt que prévu. Ma chambre dont la fenêtre est ouverte donne directement sur le centre de Sissophon et je ne sais pas si c'est parce que c'est aussi le weekend pour les cambodgiens mais dès 6h, la ville déverse un flot ininterrompu de musique traditionnelle à base de AYYYYY AYYYYYYYYYY. Pour moi c'est plutôt aïe aïe aïe, et me voilà debout. Le temps de me rendre compte que même la fenêtre fermée je ne pourrait gagner la guerre du bruit, c'est l'heure de l'expédition pour Banteay Chhmar et comme la route est dite "particulièrement mauvaise" dans le LP, je fais le choix de dégotter un chauffeur de moto qui pourra m'y conduire sur les 50 kilomètres de piste nous en séparant encore. Dégotter un chauffeur de moto? Facile au Cambodge!! A peine sorti de l'hotel, ils sont 3 à se disputer mes faveurs! Je choisis donc le moins cher même s'il ne parle pas un traitre mot d'anglais et c'est parti mon kiki!! Après 1km de route goudronnée pour sortir de la ville, on arrive au royaume de la poussière. Baignée par le soleil depuis de nombreux mois sans pluie, la piste est mi-sablonneuse mi-pierreuse, couleur ocre voire terre battue. Elle est également fréquentée par tout ce que le Cambodge compte de véhicules divers et variés. Du motoculteur surchargé au camion fou, tout y passe. Je dis camion fou car sur la piste, le camion est celui qui va le plus vite. Pour rester sur le même thème camionneur, chaque fois qu'on se fait doubler ou qu'on croise un camion, ou même une voiture, celui-ci lève un nuage de poussière qui pourrait recouvrir le continent européen!! Et comme mon chauffeur n'a de casque ni pour lui ni pour moi, à chaque fois, c'est une nouvelle épaisseur de poussière qui s'ajoute à la précédente des pieds à la tête. Si on compte en plus que pour parcourir les 50km, il nous a fallu deux heures quinze, de 8h à 10H15, vous comprenez sans mal que des camions, on a eu le temps d'en croiser quelques uns!!!
En arrivant au temple, comme on est plus sur la moto et qu'il fait pas loin de 40°, la transpiration vient se mèler à la poussière pour former une sorte de pâte. On a déjà vu plus plaisant!! Sur place, pas d'autre conducteur de moto, je suis le seul touriste. Je suis même obligé de réveiller la personne qui s'occupe de vendre les billets d'entrée quand elle n'est pas dans son hamac à l'ombre de sa guérite. Ca y est enfin donc, j'ai mon ticket, il est l'heure de se rendre compte. Le Banteay Chhmar a ceci de particulier que c'est un vrai champ de ruines. Par endroit, il y a encore des semblants de murs qui ressemblent à quelque chose mais entre eux, c'est un vrai bazar. Les pierres de plusieurs tonnes qui s'étalent au sol se comptent par milliers. Je suis parfois obligé d'avancer à quatre pattes pour ne pas me casser la figure mais au final, ça rend l'expérience unique. Alors que je visite, je suis persuadé d'être le découvreur du sîte, c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble. C'est vraiment de l'Indiana Jones dans le texte!! Et puis seul au monde! Et puis sans eau!! Comme la tête de linotte que je suis, j'ai oublié de prendre de l'eau ce qui abrègera la visite après plus d'une heure, la chaleur rendant le tout bien trop épuisant et bien trop transpirant. C'est un coup à fondre littéralement au soleil, non merci!! On repassera. Plus tard, bien plus tard. C'est donc le moment de retrouver mon chauffeur pour une nouvelle séance de ventilateur géant matinée de poussière couleur Roland Garros.
2h15 à l'aller, 2h30 au retour. Pour 50 kilomètres!! Au moins si on a un accident, on aura le temps de le voir venir à cette vitesse!!
Au final, quand on retrouve la route bitumée, c'est une vraie libération, je remplis les oreilles du conducteur de cris de joie, on dirait qu'on a gagné la coupe du monde ou que le PSG est champion de France... (sic) Laissé devant l'hotel, je marche comme un cowboy. Près de 5 heures de bécane auront eu raison de ma démarche chaloupée! De plus, arrivé dans la chambre, c'est l'hallucination quand je me regarde dans le miroir après avoir enlevé ma sacrosainte casquette. Je suis un tas de poussière ambulant. Même de près sur les zones laissées découvertes pendant la "route", je n'aperçois même plus un pore de ma peau!! De la poussière, de la poussière et encore de la poussière!! Et quand j'enlève mes vêtements pour me jeter sous la douche froide, ce sont de vrais cumulo-nimbus qui s'échappent!!! Est-ce qu'il faut que je brule toutes mes fringues du jour? Peut-être mais peut-être pas, faut pas exagérer... En tout cas, même en omettant la douche, je suis rincé et ne ferais pas long feu. Après un retour dinatoire chez la famille de la veille, je suis couché en même temps que les khmers et c'est pour moi une vraie perf'!!
On est dimanche et comme la veille, la même musique sonne le tocsin dès 6h du matin alors que le soleil est une boule de feu naissante qu'on peut encore regarder à l'oeil nu. Le spectacle est chouette mais comme la veille je m'en serais bien passé!! De là, c'est le retour à Siem Reap par le même chemin que l'avant veille sauf que cette fois, le car qui était prévu à 9h arrive à 10h45, certains diraient que ça ressemble à la SNCF, je leur dirais juste que ça ressemble plus au Cambodge, pays où le cours du temps est tout relatif. Je suis en ville à 13h30, heure à laquelle je retourne à la Naga GH pour la deuxième fois en trois jours. Personne là n'a oublié ma tronche et surtout pas celui à qui j'ai refilé la bouteille de Whisky!!!! C'est donc à son invitation qu'on finira la bouteille qu'il avait déjà fort bien entamé avec ses potes et les autres employés de la GH. Parfaite façon de finir mon séjour ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est content! Le lendemain, il sera temps de se rapprocher du Laos en même temps que de célébrer mes 33 printemps, c'est la fête. Comme tous les jours...
Bonjour à toutes et tous !
Après 5 semaines de vacances en Asie du Sud Est cet été - dont 4 passés en Indonésie : Sumatra, Java et Bali - voici mes commentaires et une sorte de pot pourri d'infos sur les villes que j'ai pu visiter en Indonésie (en retour de toutes les informations que ce forum a pu m'apporter) :
############################################ ########### Medan ############################################
Ville polluée et bruyante ... moto, voiture et camion à chaque coin de rue ... fumée ... fumée ... bouchon monstre en ville en fin d’après midi. Aucun charme selon moi succession de boutique ( de vente de jantes de voitures, de pièces ...) dans une crasse pas possible ... On m'avait prévenu et bien je confirme Medan passez votre chemin ...
Visite : - La grande mosquée : Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur (prière) de la mosquée mais elle est plutôt belle de l'extérieur ... un peu petite par rapport à son nom ... Comme d'habitude en Indonésie donation à l'entrée ... nous on a laissé 4.000 IRD par personne ... La mosquée est en centre ville donc la encore pas agréable du tout puisqu'il y a du bruit, du bruit ... et pas beaucoup d'ombres : quasiment aucun arbre dans cette ville bétonnée ...
- Le palais du Sultan : idem gratuit mais donation à l’entrée. Rien de spectaculaire ... l'extérieur est regardable mais l'intérieur est en complet désaccord ... c'est vide de chez vide ...
Hôtel : On a du dormir a Medan (notre vol a été annulé et reporté au lendemain suivant donc on a pris une adresse correct dans le routard). Le Danau Toba Hôtel : Hôtel bien. Propre. Chambre très confortable avec tout l'équipement nécessaire ... Une très belle piscine dont les personnes extérieures à l'hôtel peuvent aussi profiter en payant l'accès (pour les gens de l'hôtel c'est gratuit) Le restaurant de l'hôtel sert une nourriture plutôt bonne. Le petit déjeuner (inclus) est sous forme de buffet : riz, légumes, fruits ... correct. Internet (salle business) avec pleins d’adaptateurs pour mobile de toutes marques : pratique quand on est en voyage d’affaires ...
Ce que l'on aimé : Rien de spécial à vrai dire ... peut être le salon lounge à l'aéroport où on était au calme (lol) et les gens relativement détendu par rapport à l'environnement dans lequel y vivent.
Ce que l’on n’a pas aimé : - le bruit - la pollution - le manque d'espace vert
En bref Medan ne sert (à un touriste) qu'à atterrir ou décoller ...
############################################ ########### Berastagi ############################################
Assez pauvre et assez sale comme ville ... Beaucoup moins de voitures et de camions qu'à Medan mais la rue principale connait du passage ... Trottoir quasiment inexistant ou défoncé ou rempli de détritus en tout genre ... En bref la « ville » n’est pas belle du tout ... ce qui est intéressant dans ce coin ce sont les alentours puisqu’il y a un volcan pas loin : le Sibayak.
Visite : En fait ici c'est les alentours qu'il faut visiter ... Au programme cascade, hotsprings et parc naturel ... Possibilité aussi de balades / randonnées dans le parc national. De nombreux singes en liberté visible sur la route entre Medan et Berastagi (surtout à la fin du trajet)
Hôtel: On est descendu au Sibayak International hôtel. Personnel très sympathique. 450.000 IDR car on est arrivé sans réserver (on a du donc payer le prix fort !) petit déjeuner inclus. Ne pas hésiter à négocier le prix de la chambre (premier prix annoncé 750.000 IDR) Hôtel convenable plutôt propre et bien entretenu (mis à part la piscine à l'eau verdâtre ...) Le restaurant de l'hôtel est plutôt bon. Les prix bas. Par contre la déco kitchissime au possible ...
Ce que l'on a aimé : - Les alentours plutôt vert et relativement calme - Baignade aux Hotsprings (attention par contre après on sent le souffre ... surtout les maillots pendant plusieurs jours ...). Au passage vous allez être regarder sous tous les angles ... apparemment ce n’est pas commun de voir des européens dans ces Hotsprings ... - Le marché avec ses fruits et légumes frais : beaucoup de mandarine dans cette région. Et célèbre aussi pour ces fruits de la passion : j'ai gouté et je les trouve un peu fadasse ...
- Le berastagi tea sorte de the avec miel, gingembre, anis étoilé, coriandre, cardamone et clous de girofle ... excellent !
Ce que l’on n’a pas aimé : - Le manque d'entretient des bâtiments ou route en ville - Les crottes de chevaux dans la rue principale et la crasse ambiante ...
Info prix : - Une balade en voiture avec chauffeur une demi-apres midi coute env. 140 000 IDR au départ de Berastagi - Trajet en taxi Medan Berastagi 400 000 IDR - Resto Padang en ville comptez 8 000 IDR pour un repas par personne
############################################ ########### Parapat - Lac Toba - Samosir ############################################
Le trajet Berastagi Lac Toba par le nord du lac est sympa. Très beau paysage pendant le trajet. Au départ beaucoup de plantation de mandarine ... puis du café en arrivant vers Parapat . En chemin beaucoup d'églises car contrairement à Medan cette région est catholique. On peut voir aussi l'ancien palais royal ... pas mal et aussi la cascade Sipiso : très impressionnante et belle avec un très beau panorama à gauche. Compter 45min aller retour si vous souhaitez voir la cascade de près. Le trajet Berastagi Parapat laisse aussi progressivement apparaitre une vue plongeante sur le lac très impressionnante ... ca ressemble « un peu » à la Suisse, Lausanne ... La vue sur le lac est magnifique.
Sinon maintenant Samosir ou tuktuk : Endroit calme et agréable ... finit les camions et voitures toutes les secondes ... L'ile est belle et à du charme. Pleins de maison batak qui ont connu leur heure de gloire j’imagine mais ont encore beaucoup de cachet . On vous proposera souvent sur cette ile le magic mushroom. Je n'ai pas essayé mais je pense qu'il faut éviter !
Visite : - Hotsprings à l'opposé de Tuktuk (compter 2, 5h en moto) - Baignade dans le lac - Balade en vélo ou moto - Maisons et palais Bataks à visiter - A voir en fin d'après midi (pour le coucher du soleil) : une montée sur la colline en face de tuktuk ... vous découvrirez toute cette partie de l'ile : les filets sur le lac, les rizières et toute la presqu'ile de tuktuk. Endroit vraiment chouette. Par contre la route pour y accéder est en mauvaise état ... mais ne pas hésiter à y aller la vue / le panorama est à tomber !
Ce que l'on a aimé: - Les gens très gentils - Les belles maisons Bataks - L'ambiance bonne enfant - Les balades au crépuscule dans tuktuk avec la vue sur le lac ... - Les baignades dans le lac
Ce que l’on n’a pas aimé : - Personnellement j'ai gouté une sorte de bière locale fabriqué à partir d'un arbre ou cactus un truc de ce genre ... gout horrible. Ce Beuvrages doit être consommé dans la journée ... il est donc fabriqué de façon artisanale et consommé chez l'habitant ou le bar du coin ... Par contre du coup expérience avec les habitants vraiment top. - La ville (qui est la capital administrative de l’ile) qui se trouve proche des hotsprings : sale, sale et .... sale.
Hôtel : On logeait au liberta : 60 000 IDR la nuit ... à ce prix difficile d'apporter une critique ... Chambre assez propre : seul bémol les toilettes à la turc sa sent fort ... Petit déjeuner non inclus (au prix de la chambre ....) mais très bon et peu cher Restaurant du liberta cuisine plutôt bonne et prix très doux. Seul bémol l'attente ... très longue ... et pas synchronisé sur tous les convives .... On peut se retrouver au dessert pendant que l'autre commence l'entrée ... Ne pas donner aussi votre linge. Le service Laundry est vraiment comment dire ... pas bon ... on voit que ce sont des mecs qui font la lessive ! Mr Moon est très sympathique. Par contre ses acolytes (personnel) ne m'inspire pas confiance ... mais on n’a pas eu à se plaindre si ce n'est que chaque matin et chaque soir on avait droit à tour de rôle (mais vraiment un par un - espacé de 2 min) ....where do you go ... do you need a motobike ... a transport ...bref ...
On a visité aussi le Samosir Cottages à la fin de notre séjour. L’hôtel à l’air vraiment bien. De belle chambre et une belle vue sur le lac. L’endroit a complètement été refait il y a quelques semaines. Belle salle de réception et la cuisine au restaurant est très bonne. Prix du restaurant doux.
Info prix : Trajet en taxi Berastagi Parapat 450 000 IDR Location de scooter 70 000 IDR avec essence (manuel) Trajet en taxi Parapat Medan par la route "direct" sans passez par berastagi : 80 000 IDR par personne par contre le taxi doit partir plein (7 places). Se renseigner à votre hôtel à Samosir ou à Parapat sur le quai. Traversé Parapat Samosir 7 000 IDR on paye dans le bateau ; Durée de la traversée 30 min par beau temps.
############################################ ########### Bukkitingi ############################################
Bourg un peu en altitude où il fait très bon. La ville est un peu pentu ... avec le fort au milieu ... Du coup on ne voit pas toute la ville d'un coup mais par à-coups ... ce qui est très bien ... Ici c'est la religion musulmane qui domine. Donc beaucoup de mosquées. La ville est globalement propre et entretenu. (mis a part le zoo).
Les visites : - le fort : on ne voit en fait pas grand chose en haut car il y a des arbres ... - le zoo : en piteuse état ... les pauvres animaux ... - la place de l'horloge : très animé en journée comme le soir où tout le monde se retrouve sur la place pour un marché improvisé ... Les environs : - Le lac Maninjo : très beau de haut comme au pied du lac. Possibilité de loger sur les rives et baignades aussi. Endroit très agréable. Y aller à la journée - Balade en moto et boucle de Bukkitingi jusqu'a Battuksinktar et le pays mimangs : très belle maisons Mimangs sur le chemin. Beaucoup de rizières aussi. En chemin pas mal d'arrêt touristique (genre panorama sur une vallée ...) mais très mal entretenu ... c'est ici qu'on sent bien que l'Indonésie a subi une perte de fréquentation touristiques ... Y aller à la journée
De la canne à sucre aussi dans cette région et donc possibilité de voir la fabrication du sucre roux.
Ce que l'on a aimé: - Les gens très ouvert aux dialogues - Les environs : le lac maninjo
Ce que l’on n’a pas aimé : - Le Mézin qui nous réveil de 4:30 jusqu'a 8:00 ... affreux ... je pèse mes mots !
Hôtel : Orchid hotel : on a eu une chambre éco car tout était complet ailleurs ... 75 000 IDR la chambre Très spartiate ! Propreté laisse à désirer. Le personnel est plutôt sympa Petit dej infect ou plutôt très très gras ... tranche de pain panné dans 10000 litres de beurre avec une confiture et du Beurre !
Restaurant on a testé le Hills (l'ancien Novotel de la ville) on a eu droit un spectacle le soir et la nourriture était plutôt bonne. Prix correct pour le cadre.
Info prix : Trajet Padang (aéroport) Bukittinggi en taxi
############################################ ########### Yogyakarta ############################################
Ville plate qui a subi beaucoup de dégâts lors du tremblement de terre de 2006. J'ai été un peu déçu par Yogyakarta. Je m'attendais à une ville verte et boisé ... une Florance de l'Indonésie ... rien de cela ... Comme d'habitude en Indonésie bruit, voiture, trafic partout, rue étroite ... Seul point positif la vieille ville ou la il n'y a pas de trafic puisqu'il s’agit de passage pour piétons (ou moto). Mais la vieille ville ressemble par moment plus à des ruines qu'à une ville : Beaucoup de bâtiments délabrés ... certes le tremblement de terres y est pour quelque chose .... Mais ... aussi le manque d’entretien ... Le Kraton .. maouis ... bof bof La rue principale où se concentre tous les commerces et Malls ... maouis ... bof bof Yogja ne nous a pas emballé ...
Par contre Borobudur : site exceptionnel et magique. De jour comme de nuit (on dormait à l'hôtel situé dans le parc) l'édifice est splendide.
Visite: Le kraton La vieille ville : les palais, les bains ... et les marchés (oiseaux ...) Le silver village Spectacle de danse Les ateliers de batiks et de fabrication de marionnettes. Borobudur Prabanan
Ce que l'on a aime : - Borobudur - Borobudur - Borobudur - Les chauffeurs de becaks très sympa et je leur tire mon chapeau pour le travail qu'il effectue.
Pour l'histoire un chauffeur de becak nous expliquait qu'il louait son becack car il n'avait pas les moyens de l'acheter : il nous donne alors le prix d'un becaks : 100 euros et on reste bouche baie.
Ce que l’on n’a pas aimé : Ici plutôt moins aimé : le Prabanan en mauvaise état et le site un peu "vide"
Hôtel: Le Phœnix hôtel - le grand Mercure. 40 EUR la nuit mais très bon rapport qualité prix Chambre impeccable propre, très belle piscine. La bâtisse est splendide puisqu'il s'agit d'une vielle maison coloniale réaménagé. Un lieu plein de cachet et de charme.
Le restaurant de l'hôtel offre une cuisine très bonne à un prix correct. Le petit dej inclus est pantagruélique : buffet ultra complet ... on est callé pour toute la journée !
############################################ ########### Surabaya : ############################################
Ville immense, polluée (pour pas changer) ... pas grand chose à voir si ce n'est que les malls géants (mais vide ...) Passage obligé pour nous car nous allions au Bromo ... nous avons donc choisi le vol Yogja Surabaya avec Lion Air qui au passage a été une de mes plus grosses frayeurs de ma vie en avion ...Lion air donc je déconseille ...
############################################ ########### Bromo ############################################
Le Bromo est l’endroit que je me faisais (avant mon voyage) de l'Indonésie : Naturel et impressionnant. Endroit magique. Même si il y a des centaines de touristes au lever du soleil n'hésitez pas à vous réveiller à 4:00 pour découvrir la vue sur les 3 volcans : le bromo biensur mais aussi le Batok et le Semeru depuis le mont qui se trouve en face. Ce qui est intéressant ce sont les changements de lumières et donc de couleurs pendant toute la montée du soleil. Chose que vous ne verrez pas si vous y allez en pleine journée. De plus vous montez dans la nuit et donc vous découvrez ce panorama petit à petit avec le lever du jour. Moment unique .... Prévoir par contre une bonne veste (vous pouvez aussi en louer une à votre hôtel) et une écharpe (on en a acheté à 10.000IDR) Apres le lever du soleil vous irez sur le Bromo même. Ascension facile et spectacle à la hauteur du volcan.
Au passage quand vous aller au Bromo en sortant de Surabaya vous passerez devant le "nouveau" volcan de boue : Lusi Endroit complètement fou ... des maisons engloutis par des litres de boues : on ne distingue plus que quelques toits ... une digue de plusieurs mètres pour éviter que la boue se propage ...on se croirait dans un mauvais film et pourtant c'est la réalité.
"Droit d'entrée" sur la digue par les riverains modique (15.000 IDR) Embouteillage monstre par contre car beaucoup de voiture s'arrêtent et le volcan a aussi englouti une portion de l'autoroute ... S'armer donc de patience ...
Hôtel : Yochi : chambre correct avec sanitaire commun pour certaines chambres ... Le restaurant de l'hôtel sert une cuisine correct mais comme d'habitude (en général en Indonésie) très désordonné et très longue attente .... Prix doux
Info prix: Bromo en 4x4 300.000 IDR la jeep (de 6) donc n'hésitez pas si vous n'êtes pas complet à trouver des "amis". Droit d’entrée : on a pas très bien compris ca devait être 20.000 par personne mais au final on a payé 30.000 pour toute la jeep ! Conseil surtout ne payer qu’à l’entrée ! Ne pas payer le chauffeur ou votre guesthouse . Pour aller au Bromo on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya : 500.000 IDR la journée
############################################ ########### Kawa Ijen ############################################
Endroit certes reculé par rapport aux autres villes de Java puisque ce volcan est a l'extrême Est... mais allez voir ce volcan ! Le Kawa Ijen a été pour moi LE moment FORT de tout mon voyage en Indonésie. La montée n'est pas très difficile. Compter 1h30 de montée, y aller à son rythme, il y a de la pente mais elle est plutôt douce (ce n'est pas le col du taibit de la Réunion pour celles et ceux qui connaissaient !) Arrivé la haut c'est tout simplement magique ... un lac de couleur bleue vert ... qui est en fait un beau lac d'acide ! En chemin vous croiserait des dizaines de porteurs de souffres ... Ces hommes sont surhumains ... ils portent plusieurs dizaines de kg de souffres ... dans des conditions extrêmes ! On sort humble du Kawa Ijen ... Prévoir quelques friandises pour les porteurs de souffres ou de l'eau ... ca leur fera plaisir !
Autres visites : Vous pouvez aussi après ou avant vous détendre aux Hotsprings et aller voir la cascade assez impressionnante car on la voit de haut juste en face et non en dessous comme d'habitude ... Les litres d'eaux tombant donnent le vertige ... Endroit surprenant et très agréable ....
Dans cette région on cultive aussi le café ... vous pourrez donc découvrir toutes les étapes dans la fabrication de celui ci ...
Hôtel : 2 hôtels seulement proches du Kawa Ijen et donc réservation plus que nécessaire ... Nous n’avions pas réservé .... On a donc dormi chez l'habitant ... 100.000 IDR la chambre ... rudimentaire mais on ne fait pas les difficile a 12000Km de chez nous ... dans un endroit comme celui ci ...
Info prix: Pour aller au Kawa Ijen on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya - Bromo puis Kawa Ijen : 500 000 IDR la journée Droit d’entrée modique pour le kawa Ijen de mémoire 15.000 IDR par personne.
Pour Bali: Je ferai un commentaire sur toutes les villes que nous avons visitées plus tard dans un autre post...
Et de manière générale en Indonésie :
- A votre arrivée acheter une carte SIM : la carte SIMPATI coute 15.000 IDR (1eur env.) avec un crédit de 5.000 IDR. Pratique pour appeler vos proches et les gens sur place. - La réservation d'hôtel peut se faire sur place en appelant simplement. Aucune avance demandée si ce n'est que d'arriver avant une certaine heure. - Tout se négocie même les chambres d'hôtels ! et surtout les transports ! - Peu de distributeur acceptant les cartes VISA ou MASTERCARD dans les villes non touristique (comparé aux autres pays d'Asie du SE) ... donc prévoir toujours des euros . Idem pour les traveller check . Très peu de bureaux de changes. Même à Bali on a galéré pour trouver un ATM à candi casa : il n'y en a pas et donc il faut aller à Ampulara (30 min de voitures) et il n'y a qu'un ATM qui accepte les cartes étrangères ... donc je le répète toujours avoir un peu de cash ! - Enfin prévoir du papier toilette (pour les WC hors hotels) car contrairement aux autres pays d'Asie vous n'en trouverez pas dans 95% des cas ...
Ma conclusion à chaud :
On a trouvé que le pays était un peu sinistré dans le sens où beaucoup d'établissement/sites touristiques ont fermé leurs portes ou ne sont plus entretenus ...
On voit clairement le sur dimensionnement de certains lieux en parking ... alors qu'il y a une dizaine de personnes tout au plus .... C'est la chose qui m'a le plus marqué en Indonésie ... le coté sinistré ...
C'est en cela que je dirai que notre impression général sur l'Indonésie a été mitigée ...
Mitigé car d'un coté on a des grandes mégapoles comme Jakarta ou Surabaya complètement immonde, sans espace verts ... sans charme tout simplement ... et de l'autres des lieux magiques comme le Kawa Ijen ... La pollution, le bruit et le manque d'espace verts (beaucoup plus que dans d'autres pays d'Asie du sud Est ) nous a complètement déstabilisé les premiers jours ... J'ai même durant un trajet Yogjakarta Borobudur eu la trachée toute irritée (brulé) tellement que l'air est polluée : chose qui ne m'étais jamais arrivé en Asie du Sud Est (même à Bangkok !)
Heureusement que certains sites sont extraordinaires et les gens très gentils et généreux .
Après 5 semaines de vacances en Asie du Sud Est cet été - dont 4 passés en Indonésie : Sumatra, Java et Bali - voici mes commentaires et une sorte de pot pourri d'infos sur les villes que j'ai pu visiter en Indonésie (en retour de toutes les informations que ce forum a pu m'apporter) :
############################################ ########### Medan ############################################
Ville polluée et bruyante ... moto, voiture et camion à chaque coin de rue ... fumée ... fumée ... bouchon monstre en ville en fin d’après midi. Aucun charme selon moi succession de boutique ( de vente de jantes de voitures, de pièces ...) dans une crasse pas possible ... On m'avait prévenu et bien je confirme Medan passez votre chemin ...
Visite : - La grande mosquée : Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur (prière) de la mosquée mais elle est plutôt belle de l'extérieur ... un peu petite par rapport à son nom ... Comme d'habitude en Indonésie donation à l'entrée ... nous on a laissé 4.000 IRD par personne ... La mosquée est en centre ville donc la encore pas agréable du tout puisqu'il y a du bruit, du bruit ... et pas beaucoup d'ombres : quasiment aucun arbre dans cette ville bétonnée ...
- Le palais du Sultan : idem gratuit mais donation à l’entrée. Rien de spectaculaire ... l'extérieur est regardable mais l'intérieur est en complet désaccord ... c'est vide de chez vide ...
Hôtel : On a du dormir a Medan (notre vol a été annulé et reporté au lendemain suivant donc on a pris une adresse correct dans le routard). Le Danau Toba Hôtel : Hôtel bien. Propre. Chambre très confortable avec tout l'équipement nécessaire ... Une très belle piscine dont les personnes extérieures à l'hôtel peuvent aussi profiter en payant l'accès (pour les gens de l'hôtel c'est gratuit) Le restaurant de l'hôtel sert une nourriture plutôt bonne. Le petit déjeuner (inclus) est sous forme de buffet : riz, légumes, fruits ... correct. Internet (salle business) avec pleins d’adaptateurs pour mobile de toutes marques : pratique quand on est en voyage d’affaires ...
Ce que l'on aimé : Rien de spécial à vrai dire ... peut être le salon lounge à l'aéroport où on était au calme (lol) et les gens relativement détendu par rapport à l'environnement dans lequel y vivent.
Ce que l’on n’a pas aimé : - le bruit - la pollution - le manque d'espace vert
En bref Medan ne sert (à un touriste) qu'à atterrir ou décoller ...
############################################ ########### Berastagi ############################################
Assez pauvre et assez sale comme ville ... Beaucoup moins de voitures et de camions qu'à Medan mais la rue principale connait du passage ... Trottoir quasiment inexistant ou défoncé ou rempli de détritus en tout genre ... En bref la « ville » n’est pas belle du tout ... ce qui est intéressant dans ce coin ce sont les alentours puisqu’il y a un volcan pas loin : le Sibayak.
Visite : En fait ici c'est les alentours qu'il faut visiter ... Au programme cascade, hotsprings et parc naturel ... Possibilité aussi de balades / randonnées dans le parc national. De nombreux singes en liberté visible sur la route entre Medan et Berastagi (surtout à la fin du trajet)
Hôtel: On est descendu au Sibayak International hôtel. Personnel très sympathique. 450.000 IDR car on est arrivé sans réserver (on a du donc payer le prix fort !) petit déjeuner inclus. Ne pas hésiter à négocier le prix de la chambre (premier prix annoncé 750.000 IDR) Hôtel convenable plutôt propre et bien entretenu (mis à part la piscine à l'eau verdâtre ...) Le restaurant de l'hôtel est plutôt bon. Les prix bas. Par contre la déco kitchissime au possible ...
Ce que l'on a aimé : - Les alentours plutôt vert et relativement calme - Baignade aux Hotsprings (attention par contre après on sent le souffre ... surtout les maillots pendant plusieurs jours ...). Au passage vous allez être regarder sous tous les angles ... apparemment ce n’est pas commun de voir des européens dans ces Hotsprings ... - Le marché avec ses fruits et légumes frais : beaucoup de mandarine dans cette région. Et célèbre aussi pour ces fruits de la passion : j'ai gouté et je les trouve un peu fadasse ...
- Le berastagi tea sorte de the avec miel, gingembre, anis étoilé, coriandre, cardamone et clous de girofle ... excellent !
Ce que l’on n’a pas aimé : - Le manque d'entretient des bâtiments ou route en ville - Les crottes de chevaux dans la rue principale et la crasse ambiante ...
Info prix : - Une balade en voiture avec chauffeur une demi-apres midi coute env. 140 000 IDR au départ de Berastagi - Trajet en taxi Medan Berastagi 400 000 IDR - Resto Padang en ville comptez 8 000 IDR pour un repas par personne
############################################ ########### Parapat - Lac Toba - Samosir ############################################
Le trajet Berastagi Lac Toba par le nord du lac est sympa. Très beau paysage pendant le trajet. Au départ beaucoup de plantation de mandarine ... puis du café en arrivant vers Parapat . En chemin beaucoup d'églises car contrairement à Medan cette région est catholique. On peut voir aussi l'ancien palais royal ... pas mal et aussi la cascade Sipiso : très impressionnante et belle avec un très beau panorama à gauche. Compter 45min aller retour si vous souhaitez voir la cascade de près. Le trajet Berastagi Parapat laisse aussi progressivement apparaitre une vue plongeante sur le lac très impressionnante ... ca ressemble « un peu » à la Suisse, Lausanne ... La vue sur le lac est magnifique.
Sinon maintenant Samosir ou tuktuk : Endroit calme et agréable ... finit les camions et voitures toutes les secondes ... L'ile est belle et à du charme. Pleins de maison batak qui ont connu leur heure de gloire j’imagine mais ont encore beaucoup de cachet . On vous proposera souvent sur cette ile le magic mushroom. Je n'ai pas essayé mais je pense qu'il faut éviter !
Visite : - Hotsprings à l'opposé de Tuktuk (compter 2, 5h en moto) - Baignade dans le lac - Balade en vélo ou moto - Maisons et palais Bataks à visiter - A voir en fin d'après midi (pour le coucher du soleil) : une montée sur la colline en face de tuktuk ... vous découvrirez toute cette partie de l'ile : les filets sur le lac, les rizières et toute la presqu'ile de tuktuk. Endroit vraiment chouette. Par contre la route pour y accéder est en mauvaise état ... mais ne pas hésiter à y aller la vue / le panorama est à tomber !
Ce que l'on a aimé: - Les gens très gentils - Les belles maisons Bataks - L'ambiance bonne enfant - Les balades au crépuscule dans tuktuk avec la vue sur le lac ... - Les baignades dans le lac
Ce que l’on n’a pas aimé : - Personnellement j'ai gouté une sorte de bière locale fabriqué à partir d'un arbre ou cactus un truc de ce genre ... gout horrible. Ce Beuvrages doit être consommé dans la journée ... il est donc fabriqué de façon artisanale et consommé chez l'habitant ou le bar du coin ... Par contre du coup expérience avec les habitants vraiment top. - La ville (qui est la capital administrative de l’ile) qui se trouve proche des hotsprings : sale, sale et .... sale.
Hôtel : On logeait au liberta : 60 000 IDR la nuit ... à ce prix difficile d'apporter une critique ... Chambre assez propre : seul bémol les toilettes à la turc sa sent fort ... Petit déjeuner non inclus (au prix de la chambre ....) mais très bon et peu cher Restaurant du liberta cuisine plutôt bonne et prix très doux. Seul bémol l'attente ... très longue ... et pas synchronisé sur tous les convives .... On peut se retrouver au dessert pendant que l'autre commence l'entrée ... Ne pas donner aussi votre linge. Le service Laundry est vraiment comment dire ... pas bon ... on voit que ce sont des mecs qui font la lessive ! Mr Moon est très sympathique. Par contre ses acolytes (personnel) ne m'inspire pas confiance ... mais on n’a pas eu à se plaindre si ce n'est que chaque matin et chaque soir on avait droit à tour de rôle (mais vraiment un par un - espacé de 2 min) ....where do you go ... do you need a motobike ... a transport ...bref ...
On a visité aussi le Samosir Cottages à la fin de notre séjour. L’hôtel à l’air vraiment bien. De belle chambre et une belle vue sur le lac. L’endroit a complètement été refait il y a quelques semaines. Belle salle de réception et la cuisine au restaurant est très bonne. Prix du restaurant doux.
Info prix : Trajet en taxi Berastagi Parapat 450 000 IDR Location de scooter 70 000 IDR avec essence (manuel) Trajet en taxi Parapat Medan par la route "direct" sans passez par berastagi : 80 000 IDR par personne par contre le taxi doit partir plein (7 places). Se renseigner à votre hôtel à Samosir ou à Parapat sur le quai. Traversé Parapat Samosir 7 000 IDR on paye dans le bateau ; Durée de la traversée 30 min par beau temps.
############################################ ########### Bukkitingi ############################################
Bourg un peu en altitude où il fait très bon. La ville est un peu pentu ... avec le fort au milieu ... Du coup on ne voit pas toute la ville d'un coup mais par à-coups ... ce qui est très bien ... Ici c'est la religion musulmane qui domine. Donc beaucoup de mosquées. La ville est globalement propre et entretenu. (mis a part le zoo).
Les visites : - le fort : on ne voit en fait pas grand chose en haut car il y a des arbres ... - le zoo : en piteuse état ... les pauvres animaux ... - la place de l'horloge : très animé en journée comme le soir où tout le monde se retrouve sur la place pour un marché improvisé ... Les environs : - Le lac Maninjo : très beau de haut comme au pied du lac. Possibilité de loger sur les rives et baignades aussi. Endroit très agréable. Y aller à la journée - Balade en moto et boucle de Bukkitingi jusqu'a Battuksinktar et le pays mimangs : très belle maisons Mimangs sur le chemin. Beaucoup de rizières aussi. En chemin pas mal d'arrêt touristique (genre panorama sur une vallée ...) mais très mal entretenu ... c'est ici qu'on sent bien que l'Indonésie a subi une perte de fréquentation touristiques ... Y aller à la journée
De la canne à sucre aussi dans cette région et donc possibilité de voir la fabrication du sucre roux.
Ce que l'on a aimé: - Les gens très ouvert aux dialogues - Les environs : le lac maninjo
Ce que l’on n’a pas aimé : - Le Mézin qui nous réveil de 4:30 jusqu'a 8:00 ... affreux ... je pèse mes mots !
Hôtel : Orchid hotel : on a eu une chambre éco car tout était complet ailleurs ... 75 000 IDR la chambre Très spartiate ! Propreté laisse à désirer. Le personnel est plutôt sympa Petit dej infect ou plutôt très très gras ... tranche de pain panné dans 10000 litres de beurre avec une confiture et du Beurre !
Restaurant on a testé le Hills (l'ancien Novotel de la ville) on a eu droit un spectacle le soir et la nourriture était plutôt bonne. Prix correct pour le cadre.
Info prix : Trajet Padang (aéroport) Bukittinggi en taxi
############################################ ########### Yogyakarta ############################################
Ville plate qui a subi beaucoup de dégâts lors du tremblement de terre de 2006. J'ai été un peu déçu par Yogyakarta. Je m'attendais à une ville verte et boisé ... une Florance de l'Indonésie ... rien de cela ... Comme d'habitude en Indonésie bruit, voiture, trafic partout, rue étroite ... Seul point positif la vieille ville ou la il n'y a pas de trafic puisqu'il s’agit de passage pour piétons (ou moto). Mais la vieille ville ressemble par moment plus à des ruines qu'à une ville : Beaucoup de bâtiments délabrés ... certes le tremblement de terres y est pour quelque chose .... Mais ... aussi le manque d’entretien ... Le Kraton .. maouis ... bof bof La rue principale où se concentre tous les commerces et Malls ... maouis ... bof bof Yogja ne nous a pas emballé ...
Par contre Borobudur : site exceptionnel et magique. De jour comme de nuit (on dormait à l'hôtel situé dans le parc) l'édifice est splendide.
Visite: Le kraton La vieille ville : les palais, les bains ... et les marchés (oiseaux ...) Le silver village Spectacle de danse Les ateliers de batiks et de fabrication de marionnettes. Borobudur Prabanan
Ce que l'on a aime : - Borobudur - Borobudur - Borobudur - Les chauffeurs de becaks très sympa et je leur tire mon chapeau pour le travail qu'il effectue.
Pour l'histoire un chauffeur de becak nous expliquait qu'il louait son becack car il n'avait pas les moyens de l'acheter : il nous donne alors le prix d'un becaks : 100 euros et on reste bouche baie.
Ce que l’on n’a pas aimé : Ici plutôt moins aimé : le Prabanan en mauvaise état et le site un peu "vide"
Hôtel: Le Phœnix hôtel - le grand Mercure. 40 EUR la nuit mais très bon rapport qualité prix Chambre impeccable propre, très belle piscine. La bâtisse est splendide puisqu'il s'agit d'une vielle maison coloniale réaménagé. Un lieu plein de cachet et de charme.
Le restaurant de l'hôtel offre une cuisine très bonne à un prix correct. Le petit dej inclus est pantagruélique : buffet ultra complet ... on est callé pour toute la journée !
############################################ ########### Surabaya : ############################################
Ville immense, polluée (pour pas changer) ... pas grand chose à voir si ce n'est que les malls géants (mais vide ...) Passage obligé pour nous car nous allions au Bromo ... nous avons donc choisi le vol Yogja Surabaya avec Lion Air qui au passage a été une de mes plus grosses frayeurs de ma vie en avion ...Lion air donc je déconseille ...
############################################ ########### Bromo ############################################
Le Bromo est l’endroit que je me faisais (avant mon voyage) de l'Indonésie : Naturel et impressionnant. Endroit magique. Même si il y a des centaines de touristes au lever du soleil n'hésitez pas à vous réveiller à 4:00 pour découvrir la vue sur les 3 volcans : le bromo biensur mais aussi le Batok et le Semeru depuis le mont qui se trouve en face. Ce qui est intéressant ce sont les changements de lumières et donc de couleurs pendant toute la montée du soleil. Chose que vous ne verrez pas si vous y allez en pleine journée. De plus vous montez dans la nuit et donc vous découvrez ce panorama petit à petit avec le lever du jour. Moment unique .... Prévoir par contre une bonne veste (vous pouvez aussi en louer une à votre hôtel) et une écharpe (on en a acheté à 10.000IDR) Apres le lever du soleil vous irez sur le Bromo même. Ascension facile et spectacle à la hauteur du volcan.
Au passage quand vous aller au Bromo en sortant de Surabaya vous passerez devant le "nouveau" volcan de boue : Lusi Endroit complètement fou ... des maisons engloutis par des litres de boues : on ne distingue plus que quelques toits ... une digue de plusieurs mètres pour éviter que la boue se propage ...on se croirait dans un mauvais film et pourtant c'est la réalité.
"Droit d'entrée" sur la digue par les riverains modique (15.000 IDR) Embouteillage monstre par contre car beaucoup de voiture s'arrêtent et le volcan a aussi englouti une portion de l'autoroute ... S'armer donc de patience ...
Hôtel : Yochi : chambre correct avec sanitaire commun pour certaines chambres ... Le restaurant de l'hôtel sert une cuisine correct mais comme d'habitude (en général en Indonésie) très désordonné et très longue attente .... Prix doux
Info prix: Bromo en 4x4 300.000 IDR la jeep (de 6) donc n'hésitez pas si vous n'êtes pas complet à trouver des "amis". Droit d’entrée : on a pas très bien compris ca devait être 20.000 par personne mais au final on a payé 30.000 pour toute la jeep ! Conseil surtout ne payer qu’à l’entrée ! Ne pas payer le chauffeur ou votre guesthouse . Pour aller au Bromo on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya : 500.000 IDR la journée
############################################ ########### Kawa Ijen ############################################
Endroit certes reculé par rapport aux autres villes de Java puisque ce volcan est a l'extrême Est... mais allez voir ce volcan ! Le Kawa Ijen a été pour moi LE moment FORT de tout mon voyage en Indonésie. La montée n'est pas très difficile. Compter 1h30 de montée, y aller à son rythme, il y a de la pente mais elle est plutôt douce (ce n'est pas le col du taibit de la Réunion pour celles et ceux qui connaissaient !) Arrivé la haut c'est tout simplement magique ... un lac de couleur bleue vert ... qui est en fait un beau lac d'acide ! En chemin vous croiserait des dizaines de porteurs de souffres ... Ces hommes sont surhumains ... ils portent plusieurs dizaines de kg de souffres ... dans des conditions extrêmes ! On sort humble du Kawa Ijen ... Prévoir quelques friandises pour les porteurs de souffres ou de l'eau ... ca leur fera plaisir !
Autres visites : Vous pouvez aussi après ou avant vous détendre aux Hotsprings et aller voir la cascade assez impressionnante car on la voit de haut juste en face et non en dessous comme d'habitude ... Les litres d'eaux tombant donnent le vertige ... Endroit surprenant et très agréable ....
Dans cette région on cultive aussi le café ... vous pourrez donc découvrir toutes les étapes dans la fabrication de celui ci ...
Hôtel : 2 hôtels seulement proches du Kawa Ijen et donc réservation plus que nécessaire ... Nous n’avions pas réservé .... On a donc dormi chez l'habitant ... 100.000 IDR la chambre ... rudimentaire mais on ne fait pas les difficile a 12000Km de chez nous ... dans un endroit comme celui ci ...
Info prix: Pour aller au Kawa Ijen on a décidé de louer une voiture avec chauffeur au départ de Surabaya - Bromo puis Kawa Ijen : 500 000 IDR la journée Droit d’entrée modique pour le kawa Ijen de mémoire 15.000 IDR par personne.
Pour Bali: Je ferai un commentaire sur toutes les villes que nous avons visitées plus tard dans un autre post...
Et de manière générale en Indonésie :
- A votre arrivée acheter une carte SIM : la carte SIMPATI coute 15.000 IDR (1eur env.) avec un crédit de 5.000 IDR. Pratique pour appeler vos proches et les gens sur place. - La réservation d'hôtel peut se faire sur place en appelant simplement. Aucune avance demandée si ce n'est que d'arriver avant une certaine heure. - Tout se négocie même les chambres d'hôtels ! et surtout les transports ! - Peu de distributeur acceptant les cartes VISA ou MASTERCARD dans les villes non touristique (comparé aux autres pays d'Asie du SE) ... donc prévoir toujours des euros . Idem pour les traveller check . Très peu de bureaux de changes. Même à Bali on a galéré pour trouver un ATM à candi casa : il n'y en a pas et donc il faut aller à Ampulara (30 min de voitures) et il n'y a qu'un ATM qui accepte les cartes étrangères ... donc je le répète toujours avoir un peu de cash ! - Enfin prévoir du papier toilette (pour les WC hors hotels) car contrairement aux autres pays d'Asie vous n'en trouverez pas dans 95% des cas ...
Ma conclusion à chaud :
On a trouvé que le pays était un peu sinistré dans le sens où beaucoup d'établissement/sites touristiques ont fermé leurs portes ou ne sont plus entretenus ...
On voit clairement le sur dimensionnement de certains lieux en parking ... alors qu'il y a une dizaine de personnes tout au plus .... C'est la chose qui m'a le plus marqué en Indonésie ... le coté sinistré ...
C'est en cela que je dirai que notre impression général sur l'Indonésie a été mitigée ...
Mitigé car d'un coté on a des grandes mégapoles comme Jakarta ou Surabaya complètement immonde, sans espace verts ... sans charme tout simplement ... et de l'autres des lieux magiques comme le Kawa Ijen ... La pollution, le bruit et le manque d'espace verts (beaucoup plus que dans d'autres pays d'Asie du sud Est ) nous a complètement déstabilisé les premiers jours ... J'ai même durant un trajet Yogjakarta Borobudur eu la trachée toute irritée (brulé) tellement que l'air est polluée : chose qui ne m'étais jamais arrivé en Asie du Sud Est (même à Bangkok !)
Heureusement que certains sites sont extraordinaires et les gens très gentils et généreux .
De retour après sept semaines partagées principalement entre les îles Toggians (Sulawesi) et Derawan/Sangalaki (Kalimantan), si ça vous intérèsse, je peux donner des infos fraîches sur ces deux destinations.
Déjà, avant les questions, voici quelques éclairages:
CHANGE : Bien meilleur à l'aéroport de Manado (guichet juste à la sortie, avant même le contrôle des passeports, je crois) qu'à Palu ou Balikpapan.
A l'aéroport de Manado: 1 Euro=12500 Rps Au money changer de Palu (je vous dit pas le plaisir de devoir aller jusqu'à Palu pour changer des euros quand on est au îles Toggians! A Ampana, le directeur de la banque aurait pu me "dépanner" à titre personnel mais pas pour la somme souhaîtée et surtout à un taux très au-dessous. Et l'ATM n'acceptait pas les cartes de crédits VISA. J'avais pas envie de repartir jusqu'à Gorontalo pour voir si leur ATM acceptait les VISA, donc, un petit tour à Palu, seulement 8 heures de route et quelques check-points autour de Poso...) donc, au "Haji La Tunrung authorised money changer" de Palu: 1 Euro= 11460 Sur Kalimantan, ça tournait autour de 1 Euro= 11300.
TRANSPORTS AVIONS:
Pas cool, la liaison Palu-Balikpapan par Bouraq a été supprimée! Donc, en venant des Toggians, deux possibilités:
1 vol de Merpati Palu/Makassar/ Balikpapan (deux vols, donc deux fois plus cher!!!) environ = 1 million de rps 1 vol de Gorontalo pour Makassar sur Lion Air+ 1 vol de Merpati Makassar/Balikpapan pour aller plus vite et pour le même prix: j'y ai pensé, mais c'est pas possible, le vol de Lion arrive à l'heure où celui de la Merpati s'envole; il n'y a pas de correspondance possible!!! Faut soit attendre le lendemaion soit...à supposer que...pour ceux qui ont envie de balancer leurs roupies par les fenêtres...y'a bien un vol... 1 vol de Lion air Gorontalo/Makassar puis, toujours avec Lion Air, un vol de Makassar à Balikpapan...oui, oui...mais qui passe par Surabaya!!!! Donc, là c'est trois fois plus cher! Ils sont rigolos!
Ensuite, à Balikpapan, pas d'avion pour Berau (=Tanjung Redeb) avant deux jours...autant remonter jusqu'à Samarinda en bus (bus 20 000 Rps pour deux heures de route) et de là, c'est plus facile pour trouver de la place sur un vol. Ceci dit, le vol Samarinda-Berau est quasiment au même prix que le Balikpapan-Berau (377000 avec Das au lieu de 500000). La compagnie Das est un peu moins cher que la Kal star. Surprise: en vol intérieur, il y a aussi des taxes d'aéroport à payer, entre 9000 et 14000 Rps.
TRANSPORTS BATEAUX-BUS TOGGIANS:
Manado-Gorontalo (Bus Veronica): 50 000 Rps . Plus de départ de bus après 15H. Entrée du port : 300 Rps Ferry Gorontalo-Pagaimana (tous les soirs): 41 500 Rps ...en places assises (on peut louer des matelas sur le bâteau, s'installer à l'intérieur ou même sur le pont). Les cabines, c'est plus cher. Pagaimana-Ampana: minibus partagé avec des locaux; j'ai oublié le prix. Ferry Ampana-Malenge: 65 000 à deux Ferry Katupat-Bomba: 50 000 à deux mais c'était spécial. Notre arrêt n'était pas vinclus dans le trajet du bâteau. Il n'a pas vraiment dévié de sa route mais il a stoppé les machines au large (pas assez de fond pour s'approcher davantage) pendant qu'un ami indonésien faisait des moulinets avec un pull à la main pour attirer l'attention des gens sur la côte, qui ont fini par tirer une embarcation à l'eau et sont venus nous chercher. On a donc sauté d'un bâteau à l'autre en mer; c'était plutôt marrant. Bus Ampana-Palu (Divina): 100 000 Rps Bus Palu-Ampana (Super Armada): 110 000 Rps . Bien plus confortable que le Divina.
TRANSPORTS BATEAUX DERAWAN: Berau-Derawan en speed boat: on m'a réclamé 1 000 000 Rps. j'ai rgolé et j'ai dit non merci. Il y a des taxis-4X4 qui partent pour Tanjung Batu le matin devant l'hotel Central Graha, devant le port: compter 50 000 Rps et 4 h de trajet. La jungle (ce qui n'a été ni brûlé ni coupé) rend le voyage agréable. la première partie de la route est nickel, super bien goudronée et on se demande pourquoi y'a pas de bus régulier. Mais d'un coup, on passe à une piste, et c'est plus cahotique; on comprend finalement pourquoi c'est encore impraticable. A Tanjung Batu, un mec va vous sauter dessus pour vous proposer de vous amener en speed boat. Negociez. 250 000 Rps c'est sans dicuter (bon, d'accord, y'a les prix du carburant qui flambent).
Ensuite, de Derawan, pour les déplacements...Faut toujours négocier. Speed boat ou sortie avec un pêcheur, c'est pas les même prix. Perso, j'aime pas trop le speed boat. C'est rapide, mais c'est pour la sécurité, surtout si on plonge, ça peut être limite. J'en connais deux qui se sont retrouvés à attendre 1 H 1/4 à la remontée, avant que le bâteau les repère et puisse les repêcher! Le temps avait brusquement tourné à l'orage et la mer était un peu démontée! Ils ont quand même pensé à se prendre en photo : on l'aurait dit extraite d'un film catastrophe!
Bon...je continuerais plus tard...
J'ai encore un peu de décalage horaire à récupérer les amis...
Déjà, avant les questions, voici quelques éclairages:
CHANGE : Bien meilleur à l'aéroport de Manado (guichet juste à la sortie, avant même le contrôle des passeports, je crois) qu'à Palu ou Balikpapan.
A l'aéroport de Manado: 1 Euro=12500 Rps Au money changer de Palu (je vous dit pas le plaisir de devoir aller jusqu'à Palu pour changer des euros quand on est au îles Toggians! A Ampana, le directeur de la banque aurait pu me "dépanner" à titre personnel mais pas pour la somme souhaîtée et surtout à un taux très au-dessous. Et l'ATM n'acceptait pas les cartes de crédits VISA. J'avais pas envie de repartir jusqu'à Gorontalo pour voir si leur ATM acceptait les VISA, donc, un petit tour à Palu, seulement 8 heures de route et quelques check-points autour de Poso...) donc, au "Haji La Tunrung authorised money changer" de Palu: 1 Euro= 11460 Sur Kalimantan, ça tournait autour de 1 Euro= 11300.
TRANSPORTS AVIONS:
Pas cool, la liaison Palu-Balikpapan par Bouraq a été supprimée! Donc, en venant des Toggians, deux possibilités:
1 vol de Merpati Palu/Makassar/ Balikpapan (deux vols, donc deux fois plus cher!!!) environ = 1 million de rps 1 vol de Gorontalo pour Makassar sur Lion Air+ 1 vol de Merpati Makassar/Balikpapan pour aller plus vite et pour le même prix: j'y ai pensé, mais c'est pas possible, le vol de Lion arrive à l'heure où celui de la Merpati s'envole; il n'y a pas de correspondance possible!!! Faut soit attendre le lendemaion soit...à supposer que...pour ceux qui ont envie de balancer leurs roupies par les fenêtres...y'a bien un vol... 1 vol de Lion air Gorontalo/Makassar puis, toujours avec Lion Air, un vol de Makassar à Balikpapan...oui, oui...mais qui passe par Surabaya!!!! Donc, là c'est trois fois plus cher! Ils sont rigolos!
Ensuite, à Balikpapan, pas d'avion pour Berau (=Tanjung Redeb) avant deux jours...autant remonter jusqu'à Samarinda en bus (bus 20 000 Rps pour deux heures de route) et de là, c'est plus facile pour trouver de la place sur un vol. Ceci dit, le vol Samarinda-Berau est quasiment au même prix que le Balikpapan-Berau (377000 avec Das au lieu de 500000). La compagnie Das est un peu moins cher que la Kal star. Surprise: en vol intérieur, il y a aussi des taxes d'aéroport à payer, entre 9000 et 14000 Rps.
TRANSPORTS BATEAUX-BUS TOGGIANS:
Manado-Gorontalo (Bus Veronica): 50 000 Rps . Plus de départ de bus après 15H. Entrée du port : 300 Rps Ferry Gorontalo-Pagaimana (tous les soirs): 41 500 Rps ...en places assises (on peut louer des matelas sur le bâteau, s'installer à l'intérieur ou même sur le pont). Les cabines, c'est plus cher. Pagaimana-Ampana: minibus partagé avec des locaux; j'ai oublié le prix. Ferry Ampana-Malenge: 65 000 à deux Ferry Katupat-Bomba: 50 000 à deux mais c'était spécial. Notre arrêt n'était pas vinclus dans le trajet du bâteau. Il n'a pas vraiment dévié de sa route mais il a stoppé les machines au large (pas assez de fond pour s'approcher davantage) pendant qu'un ami indonésien faisait des moulinets avec un pull à la main pour attirer l'attention des gens sur la côte, qui ont fini par tirer une embarcation à l'eau et sont venus nous chercher. On a donc sauté d'un bâteau à l'autre en mer; c'était plutôt marrant. Bus Ampana-Palu (Divina): 100 000 Rps Bus Palu-Ampana (Super Armada): 110 000 Rps . Bien plus confortable que le Divina.
TRANSPORTS BATEAUX DERAWAN: Berau-Derawan en speed boat: on m'a réclamé 1 000 000 Rps. j'ai rgolé et j'ai dit non merci. Il y a des taxis-4X4 qui partent pour Tanjung Batu le matin devant l'hotel Central Graha, devant le port: compter 50 000 Rps et 4 h de trajet. La jungle (ce qui n'a été ni brûlé ni coupé) rend le voyage agréable. la première partie de la route est nickel, super bien goudronée et on se demande pourquoi y'a pas de bus régulier. Mais d'un coup, on passe à une piste, et c'est plus cahotique; on comprend finalement pourquoi c'est encore impraticable. A Tanjung Batu, un mec va vous sauter dessus pour vous proposer de vous amener en speed boat. Negociez. 250 000 Rps c'est sans dicuter (bon, d'accord, y'a les prix du carburant qui flambent).
Ensuite, de Derawan, pour les déplacements...Faut toujours négocier. Speed boat ou sortie avec un pêcheur, c'est pas les même prix. Perso, j'aime pas trop le speed boat. C'est rapide, mais c'est pour la sécurité, surtout si on plonge, ça peut être limite. J'en connais deux qui se sont retrouvés à attendre 1 H 1/4 à la remontée, avant que le bâteau les repère et puisse les repêcher! Le temps avait brusquement tourné à l'orage et la mer était un peu démontée! Ils ont quand même pensé à se prendre en photo : on l'aurait dit extraite d'un film catastrophe!
Bon...je continuerais plus tard...
J'ai encore un peu de décalage horaire à récupérer les amis...
Récapitulatif Bali
Kuta : Beaucoup de monde, très animés, prix intéressants pour faire du shopping ( nacre, objets divers de décoration …) Plage agréable surfeurs et marché de kuta bord de plage ( vêtements, objets divers, tableaux ).
Gili Trawangan : Très touristique mini ibiza moyenne d’âge 20 à 25 ans prix élevés pour les achats, la traversée est cher en spead boat Gili Cat Bonne adresse pour dormir : Tanah Qita le top du top en face de la jetée Hotel Unique 5 BUNGALOWS 081805762803
Amed : Calme et endroit idéal pour faire du snorkeling et voir les 2 épaves liberty et japonaise Wreck.Faut aimer la plongée pour y aller … Mon hotel était top petit paradis avec plage privée ( mon meilleur souvenir) pour 400 000 Rps petit déjeuner inclus pour 2 personnes avec climatisation un chalet + piscine à débordement et masseuse sur place KUSUMA JAYA INDAH (voisin de l’hotel prestigieux SANTAI) AT JEMELUK AMLAPURA BALI Telp 0062 (363) 23488 Louer un scooter pour aller voir les épaves par l’intermédiaire de l’hotel, ils sont neufs 50 000 Rps
Munduk : C’est la nature, loin de tout à voir en excursion 3 lacs et quelques cascades qui ressemblent à Gigit.
Ubud : Le top du top on se sent bien.Il y a beaucoup de contre façon montres, vêtements. Pour le shopping aller à un endroit pour faire des affaires ne pas acheter dans le centre Ubud Adresse à retenir pour les massages : Lily Natural Beauty Salon j’ai adoré Aroma Therapy à 70 000 Rps pour 1h JL BISMA UBUD Phone + 62 85 85 71 27 135
Endroit pour manger à Ubud - Café des Artistes : j’ai adoré la classe cette adresse - Lotus Café spectacles vers 19H repas moyen mais le cadre est appréciable - Warung Babi Guling incontournable cette adresse pas cher et délicieux Jl Raya Teges Peliatan Ubud Phone : ( 0361) 976345
Logement : Nick’s Pension : trop bien situé et magnifique
Sanur : Moyen cela fait peur en scooter , touristes de masse d’un âge avancé pépé et mémé Le marché de nuit de Sanur est bien
Visites à ne pas rater : - Tanah Lot ( coucher de soleil) et le marché bon shopping - Temples Besakih - Ubud - Plage de Kuta ( coucher de soleil) - Bali bird and Reptil Park c’est cher mais ça vaut le coup - Uluwatu ( coucher de soleil)
Ne pas rater pour faire des excursions mon guide il est top Tika ( indépendant Suta Tours) Voici des idées d’excursions site de l’agence http://www.sutatour.com Package excursions valable à toi de décider le programme et tu auras ton guide que pour toi tu peux en profiter pour faire des transferts d’hotels tout en faisant ton programme pour le même prix lol Email : jointika2004@yahoo.com +6281 23957934
Apparement beaucoup de français on adorait Lombok et Java … pas fait moi snif
A savoir : - Quand tu arrives dit non quand on te prend des valises - Repas épicés berk le Nasi Goreng trop fort - Ne pas oublier une bonne lampe de poche - Blue Bird Taxi ( bon taxi ne pas négocier le prix tu payes ce que tu vois sur le compteur) - Eau pas potable - Savoir marchander tout le temps - Attention les singes sont agressifs ne pas donner à manger - Le change évoulue chaque jour ne pas changer un week-end taux plus bas - Prévoir de l’argent pour le VISA 20 euros et le retour 150 000 Rps
Kuta : Beaucoup de monde, très animés, prix intéressants pour faire du shopping ( nacre, objets divers de décoration …) Plage agréable surfeurs et marché de kuta bord de plage ( vêtements, objets divers, tableaux ).
Gili Trawangan : Très touristique mini ibiza moyenne d’âge 20 à 25 ans prix élevés pour les achats, la traversée est cher en spead boat Gili Cat Bonne adresse pour dormir : Tanah Qita le top du top en face de la jetée Hotel Unique 5 BUNGALOWS 081805762803
Amed : Calme et endroit idéal pour faire du snorkeling et voir les 2 épaves liberty et japonaise Wreck.Faut aimer la plongée pour y aller … Mon hotel était top petit paradis avec plage privée ( mon meilleur souvenir) pour 400 000 Rps petit déjeuner inclus pour 2 personnes avec climatisation un chalet + piscine à débordement et masseuse sur place KUSUMA JAYA INDAH (voisin de l’hotel prestigieux SANTAI) AT JEMELUK AMLAPURA BALI Telp 0062 (363) 23488 Louer un scooter pour aller voir les épaves par l’intermédiaire de l’hotel, ils sont neufs 50 000 Rps
Munduk : C’est la nature, loin de tout à voir en excursion 3 lacs et quelques cascades qui ressemblent à Gigit.
Ubud : Le top du top on se sent bien.Il y a beaucoup de contre façon montres, vêtements. Pour le shopping aller à un endroit pour faire des affaires ne pas acheter dans le centre Ubud Adresse à retenir pour les massages : Lily Natural Beauty Salon j’ai adoré Aroma Therapy à 70 000 Rps pour 1h JL BISMA UBUD Phone + 62 85 85 71 27 135
Endroit pour manger à Ubud - Café des Artistes : j’ai adoré la classe cette adresse - Lotus Café spectacles vers 19H repas moyen mais le cadre est appréciable - Warung Babi Guling incontournable cette adresse pas cher et délicieux Jl Raya Teges Peliatan Ubud Phone : ( 0361) 976345
Logement : Nick’s Pension : trop bien situé et magnifique
Sanur : Moyen cela fait peur en scooter , touristes de masse d’un âge avancé pépé et mémé Le marché de nuit de Sanur est bien
Visites à ne pas rater : - Tanah Lot ( coucher de soleil) et le marché bon shopping - Temples Besakih - Ubud - Plage de Kuta ( coucher de soleil) - Bali bird and Reptil Park c’est cher mais ça vaut le coup - Uluwatu ( coucher de soleil)
Ne pas rater pour faire des excursions mon guide il est top Tika ( indépendant Suta Tours) Voici des idées d’excursions site de l’agence http://www.sutatour.com Package excursions valable à toi de décider le programme et tu auras ton guide que pour toi tu peux en profiter pour faire des transferts d’hotels tout en faisant ton programme pour le même prix lol Email : jointika2004@yahoo.com +6281 23957934
Apparement beaucoup de français on adorait Lombok et Java … pas fait moi snif
A savoir : - Quand tu arrives dit non quand on te prend des valises - Repas épicés berk le Nasi Goreng trop fort - Ne pas oublier une bonne lampe de poche - Blue Bird Taxi ( bon taxi ne pas négocier le prix tu payes ce que tu vois sur le compteur) - Eau pas potable - Savoir marchander tout le temps - Attention les singes sont agressifs ne pas donner à manger - Le change évoulue chaque jour ne pas changer un week-end taux plus bas - Prévoir de l’argent pour le VISA 20 euros et le retour 150 000 Rps
Jeudi 13 Aout : Sapa – Vu Linh (suite)
On ne saurait être complet sans parler des épices et des herbes qui parfument le tout sans excès : coriandre, menthe, piment, gingembre, citronnelle…..
Côté boisson : rien d’exceptionnel : eau, thé, bière et coca pour les enfants (nous sommes sauvés !) Comme il faut chaud on en consomme pas mal.
Jusque la tout le monde se régale et mange de bon appétit.
Nous arrivons enfin à notre étape du soir (7 heures de route). L’endroit est magnifique et pas très loin d’un lac.
Le maître des lieux est le chaman du village. L’accueil y est très chaleureux.


Vendredi 14 Aout : Vu Linh – Ba Be
Nous continuons notre remontée vers Hanoi. Une seconde journée de route nous attend. Mais aujourd’hui c’est la pluie qui va nous accompagnés toute la journée. Il faut dire que jusque là nous avons toujours eu du beau temps. Des pluies de mousson rendent les routes souvent impraticables. Notre chauffeur a été prudent il est parti plus tôt ce matin afin d’éviter les 1ière pluies. Bien lui en a pris car le groupe de français qui résidait cette nuit au village n’a pas eu cette chance. Leur voiture a été immobilisée. La piste était impraticable.
On a rejoint la voiture à pied sans encombre. Ce qui nous a permis de marcher une heure dans des endroits encore magnifiques et de nous faire inviter à partager un thé dans une cérémonie de mariage. Dommage nous n’avions pas de temps pour y rester d’avantage.
Mais du coup la route jusque Ba Be a été longue et fatigante. Mais là encore l’endroit où nous dormons ce soir est magnifique. Ce soir nous dormons au bord du lac Ba Be chez les Thay (à ne pas confondre avec les Thaï)



Samedi 15 Aout : Ba Be - Hanoï
Notre dernière nuit de treck chez les minorités ne fut pas très bonne (pour une fois !). Il n’a pas arrêté de pleuvoir de toute la nuit. Un déluge très sonore !!
Les pluies de mousson c’est quelque chose. Mais fort heureusement ce matin la pluie a cessé. Une brume de chaleur enveloppe les montagnes environnantes. C’est plutôt joli.
Nous entamons notre dernière étape vers Hanoi. Mais avant cela nous passons la matinée à remonter en bateau le lac de Ba Be (les trois baies). C’est un beau plan d’eau de plus de 9 km bordé de montagnes couvertes de forêts subtropicales. Ce lac à la particularité de servir de tampon aux crues de la rivière Nang. Rivière que nous descendons jusque qu’aux chutes de Dau Dang pour la remonter ensuite jusqu’à la grotte Puang.
Nous passons ainsi la matinée sous un beau soleil. Coup de chance car au moment de reprendre la route pour Hanoi : nouvelle averse.
Nous arrivons à la nuit tombée à Hanoi pas mécontents de retrouver un lit digne de ce nom.
Nous terminons ainsi nos 15 jours de treck et de marche à la découverte des minorités. Ce fut une belle expérience pleines de rencontres avec toujours un accueil chaleureux et souriant.
Nouvelle nuit à l’hôtel Bros&Sis Hotel


On ne saurait être complet sans parler des épices et des herbes qui parfument le tout sans excès : coriandre, menthe, piment, gingembre, citronnelle…..
Côté boisson : rien d’exceptionnel : eau, thé, bière et coca pour les enfants (nous sommes sauvés !) Comme il faut chaud on en consomme pas mal.
Jusque la tout le monde se régale et mange de bon appétit.
Nous arrivons enfin à notre étape du soir (7 heures de route). L’endroit est magnifique et pas très loin d’un lac.
Le maître des lieux est le chaman du village. L’accueil y est très chaleureux.


Vendredi 14 Aout : Vu Linh – Ba Be
Nous continuons notre remontée vers Hanoi. Une seconde journée de route nous attend. Mais aujourd’hui c’est la pluie qui va nous accompagnés toute la journée. Il faut dire que jusque là nous avons toujours eu du beau temps. Des pluies de mousson rendent les routes souvent impraticables. Notre chauffeur a été prudent il est parti plus tôt ce matin afin d’éviter les 1ière pluies. Bien lui en a pris car le groupe de français qui résidait cette nuit au village n’a pas eu cette chance. Leur voiture a été immobilisée. La piste était impraticable.
On a rejoint la voiture à pied sans encombre. Ce qui nous a permis de marcher une heure dans des endroits encore magnifiques et de nous faire inviter à partager un thé dans une cérémonie de mariage. Dommage nous n’avions pas de temps pour y rester d’avantage.
Mais du coup la route jusque Ba Be a été longue et fatigante. Mais là encore l’endroit où nous dormons ce soir est magnifique. Ce soir nous dormons au bord du lac Ba Be chez les Thay (à ne pas confondre avec les Thaï)



Samedi 15 Aout : Ba Be - Hanoï
Notre dernière nuit de treck chez les minorités ne fut pas très bonne (pour une fois !). Il n’a pas arrêté de pleuvoir de toute la nuit. Un déluge très sonore !!
Les pluies de mousson c’est quelque chose. Mais fort heureusement ce matin la pluie a cessé. Une brume de chaleur enveloppe les montagnes environnantes. C’est plutôt joli.
Nous entamons notre dernière étape vers Hanoi. Mais avant cela nous passons la matinée à remonter en bateau le lac de Ba Be (les trois baies). C’est un beau plan d’eau de plus de 9 km bordé de montagnes couvertes de forêts subtropicales. Ce lac à la particularité de servir de tampon aux crues de la rivière Nang. Rivière que nous descendons jusque qu’aux chutes de Dau Dang pour la remonter ensuite jusqu’à la grotte Puang.
Nous passons ainsi la matinée sous un beau soleil. Coup de chance car au moment de reprendre la route pour Hanoi : nouvelle averse.
Nous arrivons à la nuit tombée à Hanoi pas mécontents de retrouver un lit digne de ce nom.
Nous terminons ainsi nos 15 jours de treck et de marche à la découverte des minorités. Ce fut une belle expérience pleines de rencontres avec toujours un accueil chaleureux et souriant.
Nouvelle nuit à l’hôtel Bros&Sis Hotel


Est-ce un signe ? Est-ce un geste de bouddha ? Quelqu'un aurait-il fait une offrande pour nous ?
Quoiqu'il en soit, cette journée semble bien différente des autres ! Oui, pour la première fois depuis le séjour, le ciel est bleu, pâle mais bleu, le soleil illumine les chambres, et nous nous apprêtons à sortir en tshirt !
On a pas mal pesté sur le froid et les nuages, mais la, il semble que le ciel ait décidé d'illuminer le décor du jour, de magnifier les merveilles du Vietnam qui nous attendent pour cette journée au programme chargé. En effet, hier soir, avec la précieuse aide du boss de l'hôtel, nous avons planifié un bon programme : Tam Coc, puis Hang Mua, Keng Ga, et enfin Van Long.
Pourquoi Tam Coc en premier ? Pour éviter la potentielle horde de touristes qui y débarquent en fin de matinée. Beaucoup de visites de Tam Coc se font en effet depuis Hanoi, dans des minitours à la journée. A éviter bien sur !!! Dormez absolument à Nihn Bihn !Tam Coc Nous y voila donc après quelques minutes dans notre habituel minibus 14 places et son chauffeur sympatique.
L'embarcadère a son charme. Des dizaines de petites barques attendent au pied d'un grand escalier en pierre. On imagine bien le nombre de touristes attendus dans la journée.
Nous prenons place à 2 ou 3 par bateau, plus le rameur ou la rameuse, et pour certains une deuxième personne, dénommée ci-après "la vendeuse".
Dans mon bateau, point de "vendeuse", uniquement le vieux rameur vêtu de kaki et du traditionnel casque militaire vietnamien.
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos récentes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool.
Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
Le départ s'effectue dans un vaste chenal circulaire et dallé de part et d'autre. Nous nous demandons bien ce qui nous attend plus loin, car pour le moment nous sommes encore en vue de la ville et de ses bruits.
Le chenal se rétrécit, s'enfonçant entre quelques habitations où les habitants vaquent à leur occupation. Très vite, quelques bateaux stoppés sur les bords nous hèlent pour nous proposer boissons et gateaux. Ils se révèlent peu insistants vu l'heure matinale.
A noter qu'à cette heure là, vers les 9h, nos trois bateaux sont quasiment les seules à avancer doucement dans le lit de la rivière.
Très vite les maisons s'effacent pour laisser voir la végétations. Les fameuses parois, qui valent à cette région le nom de baie d'halong terrestre, commencent à se dresser au dessus de nos minuscules embarcations. Le soleil tant attendu nous chauffe le dos, si bien qu'il illumine tout le paysage face à nous. Un petit pont metallique passé, et nous voila dans Tam Coc ! Tout est devenu calme. Même les bruits d'oiseau sont discrets. Seul le bruit des rames rompt le silence de cette douce quiétude. Certaines rameuses rament avec les pieds, au plus grand étonnement des enfants. Les fameux pains de sucre nous encerclent, sont omniprésents, face à nous, sur les côtés, dans le ciel et jusque dans les reflets de la rivère.
Le vert de la végétation rompt le côté obscur de la roche. Au pied des falaises vivent des arbres, arbustes et quelques bananiers. A cette époque, point de culture de riz. Toute la vallée est inondée et on distingue l'étroitesse de la rivière aux périodes où la terre est immergée. Avec les rizières vertes, le paysage doit être encore plus merveilleux qu'il ne l'est à l'instant présent. Quelques posters à l'hôtel en témoigne. Mais notre vision demeure magnifique, impressionnante, dans ces conditions idéales de calme matinal.
La première des trois grottes apparaît. Elle paraît si basse de loin, et si petite et fragile comparé à l'énorme masse de la falaise qui la surplombe. L'air se raffraichit dès l'entrée, le bruit des rames et le clapotis du bateau sont emplifiés. On peut toucher le plafond et il faut parfois se baisser pour éviter la roche. La lumière réapparait et nous retrouvons à chaque fois soleil et chaleur. Ces grottes sont en fait des passages sous les montagnes. Après la troisème grotte, on sent que le demi-tour de prépare. Pourtant la rivière se poursuit vers on ne sait où...
Avant cela, nous sommes rejoints par des bateaux de vendeurs de boissons et gateaux. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avions pas voulu venir sur cette baie d'halong terrestre en 1996 : on racontait déjà que c'était une usine à touristes, où les vietnamiens devenaient très insistants pour que chaque touriste achète au moins quelquechose sur le circuit.
Finalement, ce fut assez cool, et nulle obligation d'acheter. Nous repartons vers notre point de départ. Les vendeuses de napperons à bord des bateaux n'ont pas non plus été très insistantes. Encore une bonne raison surement pour venir tôt le matin. Les vendeurs doivent être plus pressants dans la journée, à moins que nos filles les aient attendris, qui sait... Bref, bilan très positif de cette virée dans ce lieu si connu de Tam Coc : paysage impressionnant, ambiance excellente, sérénité. Arrivés sur la terre ferme ravis, nous embarquons dans le minibus pour rejoindre, non loin de là, la petite pagode de Bich Dong.La pagode Bich Dong Celle ci se trouve nichée au pied d'une petite montagne. La pagode d'origine est encastrée dans une grotte. A visiter ! Ne pas oublier de monter à la grotte surplombant le site, ni d'aller voir le panorama d'un petit col un peu plus loin. Si nous avions eu le temps, nous serions bien descendus de là pour aller explorer la petite vallée cultivée.
Mais on a un timing à assurer, et quelques estomacs crient famine, donc le minibus nous ramène à Tam Coc, et nous dépose au restaurant face à l'embarcadère, un peu en retrait, sans nous demander autre chose. Ce grand restaurant, à la très grande salle est sans aucun doute le rendez-vous des groupes qui mangent ici entre deux visites.
Bon, peu importe, ca ira, on mangera vite. La patrone parle très bien français, est souriante, et nous servira rapidement une nourriture standard. Allez, en route pour Hang Mua !Hang Mua Hang Mua, ce nom ne nous disait rien. Ni le routard, ni le Lonely Planet n'en parlait. C'est un voyageur qui nous en a parlé un soir, à l'hôtel de Nihn Bihn. C'est en fait un site payant, avec jardin paysagé en bas, petite pagode, et surtout deux grands intérêts : - sur la gauche du site en arrivant, se trouve une grotte-passage sous la montagne. En la prenant, on arrive rapidement de l'autre côté sur le site de Tam Coc ! On se retrouve ainsi à pied, à revoir les petites barques sur lesquelles nous étions peu de temps avant. Beaucoup d'eau à cette époque, donc impossibilité d'aller beaucoup plus loin. En période plus sèche, il peut être intéressant d'explorer davantage. Les bateaux sont quand même assez loin, mais on entend le bruit des rames. Etrange moment que d'être là, spectateur de cette scène qui nous avait tant séduite
- mais le clou de la visite se situe en haut. Un long escalier dallé zigzague pour rejoindre le sommet de la montagne. A priori 200m de dénivelé, que nous avalons en peu de temps malgré la chaleur.
Du sommet, panaroma fantastique ! D'un côté, la petite rivière de Tam Coc et ses barques (bien plus nombreuses déjà). De l'autre côté, une plaine cultivée, encore très inondée, dans laquelle s'érigent ici et là des pains de sucre.
Superbe ! Et très très peu de touristes, nous sommes même seuls la plupart du temps.
Mais bon, c'est pas le tout, la dernière étape de la journée nous attend : le site de Van Long ! Ah oui c'est vrai, il était prévu au départ de se rendre au village de Keng Ga, le village aux poulets. C'est une petite étape connue, un village semi flottant avec des canaux. L'entrée au village semble payant, on ne pourrait le voir qu'en bateau. On aussi pu comparer des photos anciennes, qui font encore office de publicités, et des photos récentes, avec pas mal de modifications, modernisations des berges. Enfin bref, on a l'impression que Keng Ga vit sur une réputation devenu un peu surfaite et moins intéressante. Donc on évite l'étape, peut-être à tort !?; et partons pour Van Long : on ne le regrettera pas !Van Long Van Long est un site que certains guides comparent à Tam Coc, mais en moins bondé.
J'annonce la couleur de suite, ces deux sites n'ont rien à voir entre eux, en terme de paysages, de faune et d'ambiance générale. Bref, je le dis immédiatement de peur d'oublier, il faut impérativement voir les deux sites ! Vous n'avez pas le temps ? Difficile d'en conseiller un... Allez, je vote Van Long, et je ne dois pas être le seul dans notre petit groupe. Autre intérêt de visiter les deux sites dans la journée : la route empruntée passe dans les paysages vues depuis Hang Mua. Routes très étroites, petits villages vivants, de l'authentique Vietnam !
L'arrivée au site est surprenante ! Notre route arrive perpendiculairement à une très grande digue surélevée. Ce n'est qu'au moment où le bus s'arrête en haut de la digue, un peu à l'instar d'une arrivée à un col montagneux, que le panorama jaillit d'un coup, dans un travelling vertical digne des plus belles images d'Arthus Bertrand.
Nous sortons du bus, légèrement shootés par cette image imprévue. Autour, presque rien. Quelques vietnamiens qui attendent, des gens qui travaillent la, ou vers les quelques échopes de nappes non loin de là. Derrière nous, le bureau de vente des tickets, et devant, en contrebas, des barques, encore plus petites et typiques que celles de Tam Coc.
Nous prenons place dans trois bateaux, nous sommes une fois encore les seuls visiteurs. C'est parti. Nous longeons la digue quelques minutes en contemplant le panorama sur notre gauche. Une immense étendue d'eau, en grande partie occupée par des herbes aquatiques d'un joli et tendre vert. En guise de fond, à peut-être 200m de là, des falaises verticales, d'une roche noire et acérée, sur laquelle la végétation a su trouver sa place, juste pour apporter une touche de couleur à ce tableau idyllique.
L'eau est très calme. Des hérons blancs solitaires ou en groupe rasent le plan d'eau pour se reposer plus loin. Ce site est en effet une zone naturelle avec une faune riche et protégée (?). Nos petites barques apportent la touche finale à ce tableau de maître. Nous vivons ça comme un petit bonheur, simple, intérieur. Splendide. L'ambiance est unique. Il y a des paysages plus impressionnants, plus spectaculaires, mais ici c'est l'ambiance générale qui règne qui est fantastique. Les barques s'éloignent de la digue et se dirigent vers le coeur des lieux, enfin, du moins elles s'en approchent. Magique !
Toujours cette eau, ces falaises autour, et la vie. On frolle des oeufs d'escargots aquatiques accrochés à leur herbe, des pièges à carpe, et on verra plus tard des singes noirs à culotte blanche, perdus au milieu de la roche. Toutes ces merveilles nous sont montrés par notre rameur, un vieil homme qui connaît quelques mots de français, et qui nous montre tout, avec sourire, sans esprit mercantile.
Il est plus de 16h, la magie des lieux est doucement éclairée par le soleil rasant Contrairement à ce que nous pensions, il y a même une petite grotte à traverser, qui donne derrière dans une sorte de marais aux grandes herbes. La grotte est basse, même les enfants peuvent lever les mains au plafond, saisir et pousser sur la roche pour faire avancer la bateau. Nous revenons accompagné d'un soleil encore plus bas, plus doux pour clore cette merveilleuse soirée. Un enchantement sans pression touristique, à vivre et revivre, et c'est au Vietnam ! Merci aussi à nos bateliers, un homme, une femme et une jeune fille (une famille peut-être), qui ont été charmants et ont en partie contribué à cet excellent moment. Retour comblés en minibus, avec toujours son flot d'images à voir, des villages, des cochons sur les motos, des rizières, etc....
Départ pour Hoi An. Ce fut notre dernier jour à Nihn Bihn ! Ce soir, nous allons utiliser les billets de bus de nuit achetés à Hanoi. Nous dînons une dernière fois à l'hôtel (qui aura aussi fait office de restaurant habituel, tellement il était bon), attendons le feu vert du boss pour rejoindre la grande route à 100m de là. Le boss nous y accompagnera de nuit avec sa lampe de poche. Une bonne adresse qu'était cet hôtel la.
2 bus attendent sur le bord de la route : un 2 étages flambant neuf qui semble nous tendre les oreillers, et derrière un simple niveau avec quelques km au compteur comparé au premier.
Bon, manque de bol, c'est le deuxième que nous indique le boss. En fait notre bus comporte sur la première moitié des rangées de sièges pour ceux qui ont payé des places assises, et sur la deuxième moitié des sièges inclinés à l'horizontal en guise de lit, avec couvertures et oreillers. Nous sommes finalement bien installés ! Seul petit hic sécurité, la dernière rangée tout au fond comporte 5 lits, donc celui du milieu donne tout droit dans l'allée centrale. Si jamais le bus se met à piler la nuit, c'est le risque de se tomber au beau milieu de l'allée.
Comme un hic ne va pas sans un deuxième hic, nous sommes semble t-il tombé sur un conducteur qui serait plutôt dans la catégorie pilote de course ! La sortie de la ville et les premiers kilomètres sont carrément flippants. Bon c'est souvent la coutûme en Asie que les conducteurs de bus soient aussi pilotes, mais la, celui la, il mise la pole position ! Tentatives de dépassement, freinages, dépassements réussis (il est pas pilote pour rien quand même), appesl de phare, klaxons, tout est présent pour passer une sale nuit. Ajouté à celà que j'ai la place du milieu, celle au lit éjectable, j'ai du mal à fermer l'oeil. Et puis finalement, une voix boudhiste a dû me sussurer qu'il ne servait à rien de suivre le grand prix et que je ferais mieux de dormir. Alors en écartant les jambes, les pieds se coincent pile poil sur les sièges de devant. En verrouillant les jambes bien tendues, je suis à même d'encaisser les multiples freinages, y compris les bosses qui ont tendance à nous soulever du lit. En revanche, il faudra se faire une raison : ne pas quitter cette position, interdiction de dormir sur le côté.
Au final, ce fut une assez bonne nuit, d'autant que le second chauffeur était plus cool. Voila, j'ai tenu à mettre le compte rendu de cette plus belle journée en Asie depuis bien longtemps. L'intégralité des 15 jours de voyage est sur mon site, avec une visualitation des photos plus sympa : http://www.namast.com/asie/pag.php?pag=viet
Bonjour à tous,
un petit retour de notre virée en famille en Thailande ce mois de février 2009. En espérant que ca puisse servir ou vous distraire quelques minutes !
Le carnet sur notre site est un peu plus détaillé, et les photos peuvent y etre agrandies.
Jour 1 - Toulouse > BangkokVoyage sans probleme, à l'heure, bagages, douane, on sort direction un kiosque de change pour changer l'équivalent de 100 euros (à un peu moins de 44 bahts pour 1 euro). L'organisation thaï est toujours aussi rodée. Peu avant la sortie, un agent d'information nous demande où nous allons, et nous dirige vers le kiosque à taxis. 3/4h plus tard, et 370 B en moins, le taxi qui n'avait que faire des limitations de vitesse nous dépose devant notre hôtel "habituel", le new siam 2 non loin de la fameuse Kaosan Road. Notre résa est bonne, notre chambre triple est prête, et quelques minutes plus tard, nous sommes en train de nous baigner dans la piscine de l'hôtel, avec non loin de là, quelques lassi à la banane qui nous attendent ! Les vacances sont lancées, les filles aux anges malgré le voyage et le décalage. Le soir, pour faire toujours aussi peu original, on se rend à pieds, sous la douce chaleur de Bangkok, à un petit resto en plein air non loin de là, légèrement caché derrière un petit rempart de végétation, pour y retrouver une cuisine très épicée, voire très spicy mince, la Chang beer peine à adoucir le palais. Entre temps, après plusieurs agences de voyage, impossible d'acheter un billet de train (complet paraît-il). Pas trop envie d'aller à la gare pour vérifier, donc on se contentera d'acheter un pack bus+bateau pour rejoindre Koh Tao, l'île de la tortue, plus connue pour ses coraux et poissons. Jour 2 - Bangkok Aujourd'hui, on part visiter le Wat Phra Kaew et le Grand Palace. On prend l'un des gros bateaux bus qui naviguent que le Chao Phraya (39 B pour nous 4). Débarquement, quelques mètres à marcher au milieu d'un petit marché, puis de l'avenue menant à l'entrée. Les odeurs du marché font vite place à l'odeur des gaz d'échappements de bus, voitures et autres tuktuk bruyants. Le soleil brule d'autant que l'air raffraichissant du fleuve n'est plus qu'un souvenir. Bienvenue à Bangkok !
La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage.
Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie !
Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ?
Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes.
Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort.
Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle.
La plage est calme, avec seulement deux "resorts".
En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île).
Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience.
On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage.
La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir.
Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île.
Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit.
Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi.
Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha.
Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger.
On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face.
Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques.
Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil.
Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air.
Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée.
2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région !
De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales.
De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-)
On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc...
Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur).
Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue.
Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200.
Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai.
Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international.
Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable.
Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec.
Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants.
La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave.
Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen.
Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête.
Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit.
Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue.
Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades.
Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois).
Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan.
Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant.
Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord.
Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant !
Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi !
Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon !
On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois.
Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous.
Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique.
Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie.
ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés !
Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉
Jour 13 - Sangkhlaburi, retour sur Bangkok Comment bien commencer la journée ? Ben si vous avez bien suivi, en allant soit sur le pont, soit au bord du lac non ? Gagné, ca sera le lac, plus proche, histoire de ne pas arriver trop réveillé. L'atmosphère est brumeuse, le soleil ne tapera pas trop fort pour ce réveil en douceur.
Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures !
Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici.
Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil.
13h30, on reprend la voiture.
17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B)
17h40, départ du bus pour Bangkok
20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok
20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai....
Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ?
D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn...
Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie... 
Jour 1 - Toulouse > BangkokVoyage sans probleme, à l'heure, bagages, douane, on sort direction un kiosque de change pour changer l'équivalent de 100 euros (à un peu moins de 44 bahts pour 1 euro). L'organisation thaï est toujours aussi rodée. Peu avant la sortie, un agent d'information nous demande où nous allons, et nous dirige vers le kiosque à taxis. 3/4h plus tard, et 370 B en moins, le taxi qui n'avait que faire des limitations de vitesse nous dépose devant notre hôtel "habituel", le new siam 2 non loin de la fameuse Kaosan Road. Notre résa est bonne, notre chambre triple est prête, et quelques minutes plus tard, nous sommes en train de nous baigner dans la piscine de l'hôtel, avec non loin de là, quelques lassi à la banane qui nous attendent ! Les vacances sont lancées, les filles aux anges malgré le voyage et le décalage. Le soir, pour faire toujours aussi peu original, on se rend à pieds, sous la douce chaleur de Bangkok, à un petit resto en plein air non loin de là, légèrement caché derrière un petit rempart de végétation, pour y retrouver une cuisine très épicée, voire très spicy mince, la Chang beer peine à adoucir le palais. Entre temps, après plusieurs agences de voyage, impossible d'acheter un billet de train (complet paraît-il). Pas trop envie d'aller à la gare pour vérifier, donc on se contentera d'acheter un pack bus+bateau pour rejoindre Koh Tao, l'île de la tortue, plus connue pour ses coraux et poissons. Jour 2 - Bangkok Aujourd'hui, on part visiter le Wat Phra Kaew et le Grand Palace. On prend l'un des gros bateaux bus qui naviguent que le Chao Phraya (39 B pour nous 4). Débarquement, quelques mètres à marcher au milieu d'un petit marché, puis de l'avenue menant à l'entrée. Les odeurs du marché font vite place à l'odeur des gaz d'échappements de bus, voitures et autres tuktuk bruyants. Le soleil brule d'autant que l'air raffraichissant du fleuve n'est plus qu'un souvenir. Bienvenue à Bangkok !
La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage.
Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie !
Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ?
Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes.
Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort.
Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle.
La plage est calme, avec seulement deux "resorts".
En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île).
Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience.
On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage.
La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir.
Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île.
Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit.
Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi.
Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha.
Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger.
On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face.
Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques.
Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil.
Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air.
Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée.
2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région !
De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales.
De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-)
On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc...
Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur).
Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue.
Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200.
Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai.
Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international.
Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable.
Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec.
Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants.
La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave.
Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen.
Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête.
Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit.
Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue.
Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades.
Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois).
Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan.
Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant.
Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord.
Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant !
Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi !
Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon !
On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois.
Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous.
Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique.
Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie.
ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés !
Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉Jour 13 - Sangkhlaburi, retour sur Bangkok Comment bien commencer la journée ? Ben si vous avez bien suivi, en allant soit sur le pont, soit au bord du lac non ? Gagné, ca sera le lac, plus proche, histoire de ne pas arriver trop réveillé. L'atmosphère est brumeuse, le soleil ne tapera pas trop fort pour ce réveil en douceur.
Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures !
Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici.
Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil.
13h30, on reprend la voiture.
17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B)
17h40, départ du bus pour Bangkok
20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok
20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai....
Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ?
D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn...
Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie... 
Attention mesdames et messieurs, dans un instant, on va (re)commencer.
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment.
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer,
Tout l'acteur va s'animer en même temps, et oui!!!! (merci Mr Fugain)
Aujourd'hui c'est jour de fête, devinez quoi, je célèbre mon 34ème printemps, et oui, 33 ans, ça nous rajeunit pas! Aujourd'hui, pas question que quoi que ce soit ne ternisse cette journée, je suis sur mon nuage. Et quoi de mieux pour fêter ça qu'une nouvelle journée de bus! J'aurais pû trainer mes guêtres encore 24 heures à Siem Reap mais j'ai déjà fait plus que le tour des alentours, sans compter que je ne connais personne dans le bled. C'est donc une nouvelle fois à l'aube que je suis tel l'escargot ma maison sur le dos, à l'attaque de la suite du parcours. Le temps de saluer l'aubergiste partageur de mon whisky et zou, m'y voilà! Dans le bus, j'ai de la place pour deux, j'ai l'impression en ce jour spécial d'être convoyé en limousine. En fermant les yeux et en y croyant bien fort, ça marche, je vous assure. Pas longtemps mais ça marche.
A l'intérieur, comme c'est une nouvelle fois un bus local, ils n'y sont pas nombreux, les gringos. Seul un français à l'accent reconnaissable entre mille quand il s'exprime dans la langue de Shakespeare se fait entendre. Il discute avec un allemand et tout le bus pourrait en profiter si les passagers avaient quelques notions d'anglais; le type braille ses expériences passées et remplit gentiment l'oreille de son interlocuteur. Durant l'heure qu'ils passent à converser ensemble, l'allemand se retrouve bloqué dans la position du mec qui pose les questions pendant que la franchouille se répend en explications. Et après une heure, l'allemand quitte le bus, dommage pour moi...
C'est donc à l'arrêt nourriture suivant que notre français se rend compte de notre présence conjointe dans le bus. Il se présente, c'est Jean-Pierre. Salut Jean-Pierre donc. Jean-Pierre est en vacances sans sa femme et prépare tout seul le voyage futur qu'il effectuera plus tard avec celle-ci. Et pendant ce temps là, madame doit tricoter des slips ou autre mais en tout cas, elle est pas là. Pendant toute la pause déjeuner, JP se raconte. Quand il mange, il se raconte. Quand il s'essuie la bouche, il se raconte.
JP habite l'ouest de la France. Il a été dans plus de 50 pays différents et j'ai l'impression que c'est la première chose qu'il dit dès qu'il rencontre quelqu'un sur son chemin. A ce niveau là, même s'il avait un cambodgien analphabète en face de lui, le pauvre y aurait quand même droit. JP parle aussi de son sîte internet dont j'ai oublié l'adresse et dont il est très fier (comme moi). Il y fait la description systématique de tous les restos et hotels qu'il visite et dans le chemin du retour au bus ne manque pas de prendre le restaurant en photo (pas comme moi). JP est plein d'anecdotes en tous genres, a la science infuse quite à remettre en question toutes les lois de l'univers. Pour JP, l'axe de rotation de la terre bouge avec le temps au point que l'équateur devient le pôle avant de redevenir l'équateur, bigre! Et quand JP développe une idée, c'est à prendre pour argent comptant, j'ai beau essayer d'en placer une, c'est à la limite de l'infaisabilité. Je suis dans la position de l'allemand et c'est pas un cadeau!! J'ai bien envie de dresser un rideau de fer entre lui et moi mais rien n'y fait!! JP explique sans honte à moi, le premier venu, que c'est un gros radin. Quand JP va au flunch en famille le week-end, il apporte nourriture et boissons parce que c'est moins cher. Quand JP va au Mc donald's en famille, il applique de re-chef la même méthode. JP c'est la reine des pinces, impossible de lui prendre quoi que ce soit quand il tient quelque chose entre ses gros doigts, même une miette, si c'est la sienne, c'est la sienne.
Au retour dans le bus, JP qui s'est pris d'affection pour moi, s'installe à côté de moi. Pas directement à côté, faut pas déconner, mais à portée de vue, suffisamment près en tout cas pour que ce soit le début de la fin... JP porte un short short, et malgré l'image qu'il rend déjà de lui, il commence à empiler les choses rédibitoires à mes yeux. JP, quand il porte son short dans le bus, se sent bien mieux lorsqu'il est assis les jambes écartées comme une danseuse étoile. Et du coin de l'oeil, je suis sûr que lorsque l'angle le permet, les bourses de JP s'offrent à la planète entière. Je ne peux le certifier car ce genre de point de vue n'est pas ma tasse de thé ou de quoi que ce soit d'autre mais je pense toucher la vérité du bout des doigts; c'est une image. JP en tout cas, si ce n'est pas vrai, pourra aisément me démentir car j'ai fait l'erreur de lui donner une de mes cartes de visite voyageuse à la valeur inestimable pour moi. JP a donc la couille exhibitionniste, carton rouge.
Pendant les quatre à cinq heures que dure la suite de la journée routière, JP ne me pose que deux à trois questions et quand cela se produit, ce n'est pas que JP a envie d'entendre une réponse, c'est juste pour étayer ce qu'il a à dire. Par exemple, il en vient à me demander combien de temps je compte voyager, et quand je lui sors la douce vérité (2 ans), il ne relève pas et poursuit son laïus. Et merde... Caramba, encore raté!!!! Carton rouge.
Nouvelle chose rédibitoire et première sur mon podium du coeur, alors que JP me perd dans ses histoires, je relève un vocabulaire outrageusement raciste. Au milieu du verbiage, mon oreille interne frémit à l'écoute du mot "bougnoule". Carton rouge!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est là que je reprends la parole juste pour lui dire que ses vilains mots, il peut se les carrer où je pense et que si ça reviens dans la conversation à sens unique, je lui remonte ses pendantes jusqu'à la glotte. Ca refroidit un temps l'animal mais pas assez pour faire de lui un fan du mime Marceau, il repart dans son monologue. Et pendant ce temps, je vois venir la ville de Kratie arriver, et le fait que je vais me coltiner l'intolérable intolérant pendant tout mon séjour ici. Et merde... Seulement, comme je le disais, aujourd'hui c'est mon jour et, même si la vérité n'est pas belle à entendre, je prépare mon petit discours visant à lui dire qu'anniversaire ou pas, la route partagée aujourd'hui restera sans suite, en restant poli comme on m'a appris chez les bonnes soeurs.
Kratie arrive donc. Je retrouve à cette occasion le Mékong que j'avais laissé avec Madro à Phnom Pen, et aujourd'hui, comme on arrive peu avant 18h, le coucher de soleil sur le fleuve est un répit bien mérité et quelques grammes de beauté face à cette insulte à mon pays multiculturel de nature.
Arrive donc le moment des aux-revoirs avec JP. Alors que le bus s'arrête, nous sommes quelque peu entourés par des p'tits gars en mobylette qui veulent nous engrainer à rejoindre leur hotel. Circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles; je ne réfléchis même pas et cède au premier venu pour peu qu'il m'emmène loin de JP. En deux temps trois mouvements, je suis à l'arrière de la bécane vers l'hotel choisi face à la majestueuse rivière. En chemin, je précise bien à mon jeune chauffeur complice que si JP, que je lui ai montré, se pointe, l'hotel est plein. Je sais que ce n'est pas très fairplay ou très sympathique, mais je n'ai même pas eu le temps de rembarrer JP et j'ai bien droit à un cadeau d'anniversaire quand même!!! Ce sera ma tranquilité de corps et d'esprit.
La fin de journée sera bien calme volontairement; de toute façon à Kratie, c'est pas la capitale de la disco mobile. Un tour sur internet pour vous guêter nerveusement et je mets la viande dans le trochon. Bonne nuit, et JP, salut l'artiste!!
Le lendemain, on remet les compteurs à zéro et il est temps que je me reconcentre sur ce que je suis venu faire ici. Kratie, qui est donc sur le Mékong, héberge à quelques kilomètres une colonie de dauphins d'eau douce en voie d'extinction. C'est donc l'occasion de leur rendre visite tant qu'il est temps. Je me dégote donc un motocycliste pour me faire faire le tour du proprio avec avant les dauphins la visite des incontournables locaux.
On commence par un temple auquel on accède en montant quelques centaines de marches. Je pourrais m'en plaindre compte tenu de la chaleur et de l'effort à consentir mais depuis le Népal, chaque rangée de marche n'est plus qu'une bouchée de pain à gober. Depuis là-haut, le paysage est à tomber, le fleuve coulant lentement à ses pieds. C'est l'occasion de sêcher un ptit peu avant la suite...
La suite justement, c'est une série de longue paillottes sur pilotis enjambant le Mékong. C'est le rendez-vous des week-end festifs et nautiques pour les locaux mais comme on est mardi, l'endroit est quasi-désert à l'exception de quelques cambodgiens qui s'ébattent dans l'eau. Je ne pouvais logiquement pas rater l'occasion d'une première baignade fluviale pour mon grand bonheur et pour celui des locaux avec qui je sympathise. L'eau est calme et les hamacs profonds à ma sortie de l'eau. JP est déjà loin, la zénitude reprend ses droits. Forcément...
A l'issue, il est alors temps de rendre visite aux cétacés. Je grimpe donc sur un bateau dont le moteur ne sera jamais allumé. Les locaux ayant compris que les dauphins étaient une source de revenus constants, tout est fait en sorte pour que rien ne perturbe leur tranquilité. Le batelier manoeuvre doucement à la rame et comme il me l'avait promis, les dauphins sont là. Difficile de les voir au premier abord, plus ça va et plus je m'aguerris. Ils doivent être une vingtaine en tout et même s'ils ne s'approchent jamais du bateau ne serait-ce que par curiosité ou pour dire bonjour, chaque fois qu'on voit une nageoire dorsale sortir de l'eau, c'est les frissons qui me gagnent. Ma présence ici dure deux heures jusqu'à ce que le noir gagne le ciel, que le coucher de soleil s'évapore, suffisamment longtemps pour que je sois plus que rassasié des dauphins. En effet, je tire au maximum la possibilité de rester sur le bateau à la grande surprise du batelier plus habitué d'après ses dires, à des visites éclaires de moins d'une heure.
Le soir même, je retourne sur internet vous faire à tous une grosse bise et des tonnes de remerciements en réponse à tous les mails reçus la veille. J'en profite ici pour les réitérer. Merci!!!!!! Ca fait bien chaud au coeur quand on est perché à des milliers de kilomètres de tous les êtres chers. Ca compense aussi le froid glacial qui me saisi lorsque JP passe devant la GH dans laquelle je pianotte. Heureusement, il ne fait que passé...
Une fois fini, il est temps de réfléchir à la suite des évènements. Je dispose encore d'une semaine dans le pays au regard de mon visa et au regard de l'emploi du temps de Steve qui doit me rejoindre au sud Laos depuis Bangkok. Deux options s'offrent à moi, deux provinces. Je suis hésitant au possible car les deux possibilités recèlent de trésor. Je suis tellement perplexe que, au final, je ne vois d'autre alternative que de lancer la pièce pour savoir quel billet de bus acheter. Je vais donc partir vers le Ratanakiri le lendemain. C'est la région la plus isolée du pays, frontalière avec le Laos. Je prends donc mon billet et retourne sur le champ sur internet pour finir mes petites affaires. Et là, coup de théatre!!! Je reçois en direct un message de Steve m'indiquant qu'il est libre plus tôt que prévu et qu'on peut se retrouver sous quelques jours. Et merde, tant pis pour le Ratanakikri et son nom à consonnance malgache. Ce sera pour une autre fois, j'y étais presque. Mais je suis tellement impatient de retrouver une tête familière avec qui je peux employer un ton encore plus familier que le Laos, c'est finalement pour le lendemain. Je change donc mon billet et fais chauffer mon passeport. Laos nous voilà, et comme on dit dans les manifs, "sers les fesses, on arrive à toute vitesse"!!!!!!!
Aujourd'hui c'est jour de fête, devinez quoi, je célèbre mon 34ème printemps, et oui, 33 ans, ça nous rajeunit pas! Aujourd'hui, pas question que quoi que ce soit ne ternisse cette journée, je suis sur mon nuage. Et quoi de mieux pour fêter ça qu'une nouvelle journée de bus! J'aurais pû trainer mes guêtres encore 24 heures à Siem Reap mais j'ai déjà fait plus que le tour des alentours, sans compter que je ne connais personne dans le bled. C'est donc une nouvelle fois à l'aube que je suis tel l'escargot ma maison sur le dos, à l'attaque de la suite du parcours. Le temps de saluer l'aubergiste partageur de mon whisky et zou, m'y voilà! Dans le bus, j'ai de la place pour deux, j'ai l'impression en ce jour spécial d'être convoyé en limousine. En fermant les yeux et en y croyant bien fort, ça marche, je vous assure. Pas longtemps mais ça marche.
A l'intérieur, comme c'est une nouvelle fois un bus local, ils n'y sont pas nombreux, les gringos. Seul un français à l'accent reconnaissable entre mille quand il s'exprime dans la langue de Shakespeare se fait entendre. Il discute avec un allemand et tout le bus pourrait en profiter si les passagers avaient quelques notions d'anglais; le type braille ses expériences passées et remplit gentiment l'oreille de son interlocuteur. Durant l'heure qu'ils passent à converser ensemble, l'allemand se retrouve bloqué dans la position du mec qui pose les questions pendant que la franchouille se répend en explications. Et après une heure, l'allemand quitte le bus, dommage pour moi...
C'est donc à l'arrêt nourriture suivant que notre français se rend compte de notre présence conjointe dans le bus. Il se présente, c'est Jean-Pierre. Salut Jean-Pierre donc. Jean-Pierre est en vacances sans sa femme et prépare tout seul le voyage futur qu'il effectuera plus tard avec celle-ci. Et pendant ce temps là, madame doit tricoter des slips ou autre mais en tout cas, elle est pas là. Pendant toute la pause déjeuner, JP se raconte. Quand il mange, il se raconte. Quand il s'essuie la bouche, il se raconte.
JP habite l'ouest de la France. Il a été dans plus de 50 pays différents et j'ai l'impression que c'est la première chose qu'il dit dès qu'il rencontre quelqu'un sur son chemin. A ce niveau là, même s'il avait un cambodgien analphabète en face de lui, le pauvre y aurait quand même droit. JP parle aussi de son sîte internet dont j'ai oublié l'adresse et dont il est très fier (comme moi). Il y fait la description systématique de tous les restos et hotels qu'il visite et dans le chemin du retour au bus ne manque pas de prendre le restaurant en photo (pas comme moi). JP est plein d'anecdotes en tous genres, a la science infuse quite à remettre en question toutes les lois de l'univers. Pour JP, l'axe de rotation de la terre bouge avec le temps au point que l'équateur devient le pôle avant de redevenir l'équateur, bigre! Et quand JP développe une idée, c'est à prendre pour argent comptant, j'ai beau essayer d'en placer une, c'est à la limite de l'infaisabilité. Je suis dans la position de l'allemand et c'est pas un cadeau!! J'ai bien envie de dresser un rideau de fer entre lui et moi mais rien n'y fait!! JP explique sans honte à moi, le premier venu, que c'est un gros radin. Quand JP va au flunch en famille le week-end, il apporte nourriture et boissons parce que c'est moins cher. Quand JP va au Mc donald's en famille, il applique de re-chef la même méthode. JP c'est la reine des pinces, impossible de lui prendre quoi que ce soit quand il tient quelque chose entre ses gros doigts, même une miette, si c'est la sienne, c'est la sienne.
Au retour dans le bus, JP qui s'est pris d'affection pour moi, s'installe à côté de moi. Pas directement à côté, faut pas déconner, mais à portée de vue, suffisamment près en tout cas pour que ce soit le début de la fin... JP porte un short short, et malgré l'image qu'il rend déjà de lui, il commence à empiler les choses rédibitoires à mes yeux. JP, quand il porte son short dans le bus, se sent bien mieux lorsqu'il est assis les jambes écartées comme une danseuse étoile. Et du coin de l'oeil, je suis sûr que lorsque l'angle le permet, les bourses de JP s'offrent à la planète entière. Je ne peux le certifier car ce genre de point de vue n'est pas ma tasse de thé ou de quoi que ce soit d'autre mais je pense toucher la vérité du bout des doigts; c'est une image. JP en tout cas, si ce n'est pas vrai, pourra aisément me démentir car j'ai fait l'erreur de lui donner une de mes cartes de visite voyageuse à la valeur inestimable pour moi. JP a donc la couille exhibitionniste, carton rouge.
Pendant les quatre à cinq heures que dure la suite de la journée routière, JP ne me pose que deux à trois questions et quand cela se produit, ce n'est pas que JP a envie d'entendre une réponse, c'est juste pour étayer ce qu'il a à dire. Par exemple, il en vient à me demander combien de temps je compte voyager, et quand je lui sors la douce vérité (2 ans), il ne relève pas et poursuit son laïus. Et merde... Caramba, encore raté!!!! Carton rouge.
Nouvelle chose rédibitoire et première sur mon podium du coeur, alors que JP me perd dans ses histoires, je relève un vocabulaire outrageusement raciste. Au milieu du verbiage, mon oreille interne frémit à l'écoute du mot "bougnoule". Carton rouge!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est là que je reprends la parole juste pour lui dire que ses vilains mots, il peut se les carrer où je pense et que si ça reviens dans la conversation à sens unique, je lui remonte ses pendantes jusqu'à la glotte. Ca refroidit un temps l'animal mais pas assez pour faire de lui un fan du mime Marceau, il repart dans son monologue. Et pendant ce temps, je vois venir la ville de Kratie arriver, et le fait que je vais me coltiner l'intolérable intolérant pendant tout mon séjour ici. Et merde... Seulement, comme je le disais, aujourd'hui c'est mon jour et, même si la vérité n'est pas belle à entendre, je prépare mon petit discours visant à lui dire qu'anniversaire ou pas, la route partagée aujourd'hui restera sans suite, en restant poli comme on m'a appris chez les bonnes soeurs.
Kratie arrive donc. Je retrouve à cette occasion le Mékong que j'avais laissé avec Madro à Phnom Pen, et aujourd'hui, comme on arrive peu avant 18h, le coucher de soleil sur le fleuve est un répit bien mérité et quelques grammes de beauté face à cette insulte à mon pays multiculturel de nature.
Arrive donc le moment des aux-revoirs avec JP. Alors que le bus s'arrête, nous sommes quelque peu entourés par des p'tits gars en mobylette qui veulent nous engrainer à rejoindre leur hotel. Circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles; je ne réfléchis même pas et cède au premier venu pour peu qu'il m'emmène loin de JP. En deux temps trois mouvements, je suis à l'arrière de la bécane vers l'hotel choisi face à la majestueuse rivière. En chemin, je précise bien à mon jeune chauffeur complice que si JP, que je lui ai montré, se pointe, l'hotel est plein. Je sais que ce n'est pas très fairplay ou très sympathique, mais je n'ai même pas eu le temps de rembarrer JP et j'ai bien droit à un cadeau d'anniversaire quand même!!! Ce sera ma tranquilité de corps et d'esprit.
La fin de journée sera bien calme volontairement; de toute façon à Kratie, c'est pas la capitale de la disco mobile. Un tour sur internet pour vous guêter nerveusement et je mets la viande dans le trochon. Bonne nuit, et JP, salut l'artiste!!
Le lendemain, on remet les compteurs à zéro et il est temps que je me reconcentre sur ce que je suis venu faire ici. Kratie, qui est donc sur le Mékong, héberge à quelques kilomètres une colonie de dauphins d'eau douce en voie d'extinction. C'est donc l'occasion de leur rendre visite tant qu'il est temps. Je me dégote donc un motocycliste pour me faire faire le tour du proprio avec avant les dauphins la visite des incontournables locaux.
On commence par un temple auquel on accède en montant quelques centaines de marches. Je pourrais m'en plaindre compte tenu de la chaleur et de l'effort à consentir mais depuis le Népal, chaque rangée de marche n'est plus qu'une bouchée de pain à gober. Depuis là-haut, le paysage est à tomber, le fleuve coulant lentement à ses pieds. C'est l'occasion de sêcher un ptit peu avant la suite...
La suite justement, c'est une série de longue paillottes sur pilotis enjambant le Mékong. C'est le rendez-vous des week-end festifs et nautiques pour les locaux mais comme on est mardi, l'endroit est quasi-désert à l'exception de quelques cambodgiens qui s'ébattent dans l'eau. Je ne pouvais logiquement pas rater l'occasion d'une première baignade fluviale pour mon grand bonheur et pour celui des locaux avec qui je sympathise. L'eau est calme et les hamacs profonds à ma sortie de l'eau. JP est déjà loin, la zénitude reprend ses droits. Forcément...
A l'issue, il est alors temps de rendre visite aux cétacés. Je grimpe donc sur un bateau dont le moteur ne sera jamais allumé. Les locaux ayant compris que les dauphins étaient une source de revenus constants, tout est fait en sorte pour que rien ne perturbe leur tranquilité. Le batelier manoeuvre doucement à la rame et comme il me l'avait promis, les dauphins sont là. Difficile de les voir au premier abord, plus ça va et plus je m'aguerris. Ils doivent être une vingtaine en tout et même s'ils ne s'approchent jamais du bateau ne serait-ce que par curiosité ou pour dire bonjour, chaque fois qu'on voit une nageoire dorsale sortir de l'eau, c'est les frissons qui me gagnent. Ma présence ici dure deux heures jusqu'à ce que le noir gagne le ciel, que le coucher de soleil s'évapore, suffisamment longtemps pour que je sois plus que rassasié des dauphins. En effet, je tire au maximum la possibilité de rester sur le bateau à la grande surprise du batelier plus habitué d'après ses dires, à des visites éclaires de moins d'une heure.
Le soir même, je retourne sur internet vous faire à tous une grosse bise et des tonnes de remerciements en réponse à tous les mails reçus la veille. J'en profite ici pour les réitérer. Merci!!!!!! Ca fait bien chaud au coeur quand on est perché à des milliers de kilomètres de tous les êtres chers. Ca compense aussi le froid glacial qui me saisi lorsque JP passe devant la GH dans laquelle je pianotte. Heureusement, il ne fait que passé...
Une fois fini, il est temps de réfléchir à la suite des évènements. Je dispose encore d'une semaine dans le pays au regard de mon visa et au regard de l'emploi du temps de Steve qui doit me rejoindre au sud Laos depuis Bangkok. Deux options s'offrent à moi, deux provinces. Je suis hésitant au possible car les deux possibilités recèlent de trésor. Je suis tellement perplexe que, au final, je ne vois d'autre alternative que de lancer la pièce pour savoir quel billet de bus acheter. Je vais donc partir vers le Ratanakiri le lendemain. C'est la région la plus isolée du pays, frontalière avec le Laos. Je prends donc mon billet et retourne sur le champ sur internet pour finir mes petites affaires. Et là, coup de théatre!!! Je reçois en direct un message de Steve m'indiquant qu'il est libre plus tôt que prévu et qu'on peut se retrouver sous quelques jours. Et merde, tant pis pour le Ratanakikri et son nom à consonnance malgache. Ce sera pour une autre fois, j'y étais presque. Mais je suis tellement impatient de retrouver une tête familière avec qui je peux employer un ton encore plus familier que le Laos, c'est finalement pour le lendemain. Je change donc mon billet et fais chauffer mon passeport. Laos nous voilà, et comme on dit dans les manifs, "sers les fesses, on arrive à toute vitesse"!!!!!!!
Voici la suite et bientôt la fin
15 M Départ pour Taman Négara (matin)Aller à Jerantut deux possibilités pour rejoindre Kual Tahan: soit par la route depuis Jerantut soit par le fleuve 2h depuis l'embarcadère de Kuala Tembeling. Notre arrivée un peu tardive nous a obligée a prendre le bus car il n’y avait plus de bateaux…Nous avons pris le bus via une agence qui s’est occupée de notre droit d’entrée dans le parc (nous avons payer ceci trop cher). Il est préférable de prendre le bus local et de s’occuper du droit d’entrée soi même mais la fatigue et l’heure ont eu raison de notre vigilance. Ensuite c’est la course aux hôtels, il faut aller vite car les capacités d’hébergement ne sont pas extensibles…Compte tenu des activités, il est préférable d’être proche de la rivière notre choix s’est porté sur le Aki chalet qui a des chambres classiques ou des bungalows. Nous avons choisi bungalow ils sont très bien et ne coûtent que 70 Rm pour 4, une machine complète 6 Rm. Très bonne adresse.
16 J Taman Négara Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village, puis petite marche jusqu’en haut de la colline pour finir par un plongeon dans la rivière. Pas besoin de guide pour cette marche d’une journée CF Lonely P. Le soir nous avons fait un night safari ; il y avait peu de choses à voir. Nous avons quand même rencontré quelques singes, un petit félin, et deux serpents, mais la ballade en 4/4 était agréable.
17 V Taman Négara Visite des grottes, c’est à faire, la marche est facile et crapahuter sur les rochers dans les grottes est amusant. L’après midi nous avons fait la remontée des rapides et baignade dans la rivière. Une belle journée. Je n’ai pas voulu visiter de village Orang asli les échos que j’en avais eu n’étaient pas positifs et effectivement, sur place tout cela s’est confirmé.
En soirée nous avons fait une petite marche en forêt, il suffit de traverser la rivière et partir sur le chemin principal de droite. Nous n’avons pas pris de guide car étant vendredi soir de nombreux groupes étaient arrivés en fin d’après midi et tous faisait la marche de nuit nous n’avions donc qu’à suivre…
18 S Départ pour Kota bharu 1.30h de pirogue pour rejoindre Kuala Tembelling. Ensuite, le bus pour la gare de Jerantut puis prendre le train pour Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) 12, 60RM jungle train départ à 13h15 et arrivée à 22h12 380km puis taxi pour Kota bharu 20 Rm. Le train de 12h n’existait pas. Le voyage est long et fatigant et l’intérêt de ce trajet n’est pas évident pour moi. Nous avions réservé au Idéal traveller’s house 45 Rm la chambre familiale. C’était sale, bruyant, les draps étaient déchirés et les vitres cassées. Sans parler des toilettes…A éviter absolument !
19 D Kota bharu Cloé ayant était malade dans le jungle train, il nous fallait monter en gamme, nous avons donc changé pour le Juita Premier Hotel 120 Rm avec petit dèj . Le matin repos et l’après midi visite de la ville. Quelques petits musée mais dans l’ensemble c’est moyen.
20 L Kota bharu Les temples Thais du district de Tumpat. Il est préférable de négocier cette excursion soi même. A la gare des taxis nous avons payé 55Rm pour 3h30 de visite. Or toutes les GH proposent le même circuit pour 60Rm par personne. Puis fin de la visite de la ville. Les temples Thais sont très beau c’est à ne pas rater. Je pense qu’un jour à Kota bharu est suffisant pour « tout » voir.
21 M Départ pour les Iles Perhentian Taxi de Kota Bahru 60 Rm puis speed boat 70 Rm/personne.P314Mama's Chalet à Besar. www.mamaschalet.com. 6-019-9840232 /6-019-9853359 (Chalets pour deux 80/70Rm) draps, serviettes de toilette. Les chalets front beach avec clim montent à 180 Rm. La clim n’est pas indispensable car le soir la température diminue et le ventilo suffit. Attention au budget, ici TOUT est plus cher. La nourriture surtout, le linge à 10Rm le kg etc. Le Mam’s est une bonne adresse la nourriture est meilleur et les assiettes plus copieuses que chez ses voisins. Bon accueil il est préférable de réserver c’est ce que nous avions fait. La plage juste en face est moyenne mais 200m plus loin les plages sont beaucoup mieux.
Je recommande vivement d’amener des chaussures d’eau qui protègent des coraux (Décatlon). Cet achat modique nous a servi bien souvent pour les baignades dans la jungle, pour les Perhentianes, pour Singapour.
22 M Iles Perhentian Repos/snorkeling/ se balader sur l'île traverser par le chemin de la jungle pour aller se baigner sur d’autres plages (marche 1/2h).
23 J Iles Perhentian snorkeling/ canoë 30Rm la journée pour deux a faire très sympa.
24 V Iles Perhentian Nous sommes allés sur l’autre île et là, nous avons passé une superbe journée. Il y a la possibilité de faire le tour de l’île par des petits chemins de jungle facilement identifiables et de se baigner sur presque toutes les plages. Le chemin est en train d’être aménagé avec des autos bloquants donc parfois il faut traverser un bout de chantier mais la marche et les haltes sont très agréables.
25 S Départ de Kota bharu pour Penang Notre bus étant à 20h nous avions le temps de faire une sortie snorkling, et c’était une bonne idée. Nous avons été enchantés par des fonds marins nous avons vus, et les animaux requins, tortues, raie…Puis départ taxi 60Rm puis Bus durée 8h. Un trajet épuisant, nous sommes tombés sur un fou de la clim qui avait réglé la température à 19°. On a eu froid toute la nuit, malgré les demandes de clients le chauffeur n’a rien voulu savoir nous avons très peu dormi. Georgetown P167 les bus s’arrêtent au terminal à l'extérieur de la ville on a pris un taxi (20 Rm officiellement) c’est négociable mais vu notre fatigue on a payé sans rien demander.
Nous voulions aller à l’Hotel 'Old Penang', dans la rue Love lane, c’était complet nous sommes aller juste à coté au Banana New guest house 90 Rm la chambre pour 4 avec clim et comme nous sommes arrivés à 5h du matin ils ne nous ont pas compté de suplément pour cette arrivée matinale. C’est un GH très pro et très efficace ils font tout ; GH, location voiture/scooter, liaison de bus, visa pour la thaillande…Après une marche de 5h à 11h pour moi, la famille s’est remise en marche et la visite de la ville a démarrée. George town est très sympa, il y a beaucoup de choses à voir ; temples, mosquée, kongsi…Il faut prendre le temps de s’asseoir et de voir les gens vivre, manger, prier…Nous avons eu la chance de voir un opéra chinois quel choc culturel et auditif, un vrai bonheur ! Pour se déplacer dans la ville tout se fait à pied.
Suite bientôt, ce soir, je fatigue…
Olivier
15 M Départ pour Taman Négara (matin)Aller à Jerantut deux possibilités pour rejoindre Kual Tahan: soit par la route depuis Jerantut soit par le fleuve 2h depuis l'embarcadère de Kuala Tembeling. Notre arrivée un peu tardive nous a obligée a prendre le bus car il n’y avait plus de bateaux…Nous avons pris le bus via une agence qui s’est occupée de notre droit d’entrée dans le parc (nous avons payer ceci trop cher). Il est préférable de prendre le bus local et de s’occuper du droit d’entrée soi même mais la fatigue et l’heure ont eu raison de notre vigilance. Ensuite c’est la course aux hôtels, il faut aller vite car les capacités d’hébergement ne sont pas extensibles…Compte tenu des activités, il est préférable d’être proche de la rivière notre choix s’est porté sur le Aki chalet qui a des chambres classiques ou des bungalows. Nous avons choisi bungalow ils sont très bien et ne coûtent que 70 Rm pour 4, une machine complète 6 Rm. Très bonne adresse.
16 J Taman Négara Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village, puis petite marche jusqu’en haut de la colline pour finir par un plongeon dans la rivière. Pas besoin de guide pour cette marche d’une journée CF Lonely P. Le soir nous avons fait un night safari ; il y avait peu de choses à voir. Nous avons quand même rencontré quelques singes, un petit félin, et deux serpents, mais la ballade en 4/4 était agréable.
17 V Taman Négara Visite des grottes, c’est à faire, la marche est facile et crapahuter sur les rochers dans les grottes est amusant. L’après midi nous avons fait la remontée des rapides et baignade dans la rivière. Une belle journée. Je n’ai pas voulu visiter de village Orang asli les échos que j’en avais eu n’étaient pas positifs et effectivement, sur place tout cela s’est confirmé.
En soirée nous avons fait une petite marche en forêt, il suffit de traverser la rivière et partir sur le chemin principal de droite. Nous n’avons pas pris de guide car étant vendredi soir de nombreux groupes étaient arrivés en fin d’après midi et tous faisait la marche de nuit nous n’avions donc qu’à suivre…
18 S Départ pour Kota bharu 1.30h de pirogue pour rejoindre Kuala Tembelling. Ensuite, le bus pour la gare de Jerantut puis prendre le train pour Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) 12, 60RM jungle train départ à 13h15 et arrivée à 22h12 380km puis taxi pour Kota bharu 20 Rm. Le train de 12h n’existait pas. Le voyage est long et fatigant et l’intérêt de ce trajet n’est pas évident pour moi. Nous avions réservé au Idéal traveller’s house 45 Rm la chambre familiale. C’était sale, bruyant, les draps étaient déchirés et les vitres cassées. Sans parler des toilettes…A éviter absolument !
19 D Kota bharu Cloé ayant était malade dans le jungle train, il nous fallait monter en gamme, nous avons donc changé pour le Juita Premier Hotel 120 Rm avec petit dèj . Le matin repos et l’après midi visite de la ville. Quelques petits musée mais dans l’ensemble c’est moyen.
20 L Kota bharu Les temples Thais du district de Tumpat. Il est préférable de négocier cette excursion soi même. A la gare des taxis nous avons payé 55Rm pour 3h30 de visite. Or toutes les GH proposent le même circuit pour 60Rm par personne. Puis fin de la visite de la ville. Les temples Thais sont très beau c’est à ne pas rater. Je pense qu’un jour à Kota bharu est suffisant pour « tout » voir.
21 M Départ pour les Iles Perhentian Taxi de Kota Bahru 60 Rm puis speed boat 70 Rm/personne.P314Mama's Chalet à Besar. www.mamaschalet.com. 6-019-9840232 /6-019-9853359 (Chalets pour deux 80/70Rm) draps, serviettes de toilette. Les chalets front beach avec clim montent à 180 Rm. La clim n’est pas indispensable car le soir la température diminue et le ventilo suffit. Attention au budget, ici TOUT est plus cher. La nourriture surtout, le linge à 10Rm le kg etc. Le Mam’s est une bonne adresse la nourriture est meilleur et les assiettes plus copieuses que chez ses voisins. Bon accueil il est préférable de réserver c’est ce que nous avions fait. La plage juste en face est moyenne mais 200m plus loin les plages sont beaucoup mieux.
Je recommande vivement d’amener des chaussures d’eau qui protègent des coraux (Décatlon). Cet achat modique nous a servi bien souvent pour les baignades dans la jungle, pour les Perhentianes, pour Singapour.
22 M Iles Perhentian Repos/snorkeling/ se balader sur l'île traverser par le chemin de la jungle pour aller se baigner sur d’autres plages (marche 1/2h).
23 J Iles Perhentian snorkeling/ canoë 30Rm la journée pour deux a faire très sympa.
24 V Iles Perhentian Nous sommes allés sur l’autre île et là, nous avons passé une superbe journée. Il y a la possibilité de faire le tour de l’île par des petits chemins de jungle facilement identifiables et de se baigner sur presque toutes les plages. Le chemin est en train d’être aménagé avec des autos bloquants donc parfois il faut traverser un bout de chantier mais la marche et les haltes sont très agréables.
25 S Départ de Kota bharu pour Penang Notre bus étant à 20h nous avions le temps de faire une sortie snorkling, et c’était une bonne idée. Nous avons été enchantés par des fonds marins nous avons vus, et les animaux requins, tortues, raie…Puis départ taxi 60Rm puis Bus durée 8h. Un trajet épuisant, nous sommes tombés sur un fou de la clim qui avait réglé la température à 19°. On a eu froid toute la nuit, malgré les demandes de clients le chauffeur n’a rien voulu savoir nous avons très peu dormi. Georgetown P167 les bus s’arrêtent au terminal à l'extérieur de la ville on a pris un taxi (20 Rm officiellement) c’est négociable mais vu notre fatigue on a payé sans rien demander.
Nous voulions aller à l’Hotel 'Old Penang', dans la rue Love lane, c’était complet nous sommes aller juste à coté au Banana New guest house 90 Rm la chambre pour 4 avec clim et comme nous sommes arrivés à 5h du matin ils ne nous ont pas compté de suplément pour cette arrivée matinale. C’est un GH très pro et très efficace ils font tout ; GH, location voiture/scooter, liaison de bus, visa pour la thaillande…Après une marche de 5h à 11h pour moi, la famille s’est remise en marche et la visite de la ville a démarrée. George town est très sympa, il y a beaucoup de choses à voir ; temples, mosquée, kongsi…Il faut prendre le temps de s’asseoir et de voir les gens vivre, manger, prier…Nous avons eu la chance de voir un opéra chinois quel choc culturel et auditif, un vrai bonheur ! Pour se déplacer dans la ville tout se fait à pied.
Suite bientôt, ce soir, je fatigue…
Olivier
Juillet 2006
Quelle balade! La meilleure depuis le début. J'ai commencé dans les montagnes pour descendre sur la côte sud. Magnifique. La jungle, puis le littoral. Coup de coeur pour l'endroit et les gens. J'ai rencontré des gens super. Ca change vraiment tout de pouvoir baragouiner trois mots de bahasa indonesia. Je crois que je vais retourner dans un de ces villages, toujours à pied mais par un autre chemin, moins escarpé. Mes chaussures ne vont pas tarder à rendre grâce. Eux, ils marchent souvent pieds nus; c'est impressionnant avec quelle agilité, même en portant de lourdes charges. J'adore les contacts que me procurent la marche à pied. Marcher a pied permet des contacts complètement différents avec les gens. Et de me rendre dans des coins inaccessibles autrement. L'autre jour, j'ai marché en compagnie de quatre enfants qui sont allés rendre visite à leur père dans un autre village. Nous avons marché ensemble pratiquement toute la journée et le soir j'ai dormi dans leur famille. Les gens ont des notions des distances et du temps très approximatives. Par exemple, en chemin, on nous a annoncé que le village où nous nous rendions était à 3 kms, soit deux heures de marche. Quand t'entend ca, sachant que le chemin longe le bord de mer et que c'est plat...tu comprends qu'il y a quelque chose qui ne colle pas, mais quoi?... J'ai été surprise par le dénuement à l'est: du tapioca, des patates douces, essentiellement. Parfois du maïs. Du riz bien sûr mais il vient de l'ouest de l'ile et encore; je crois qu'il provient d'autres provinces d'Indonésie. Et puis, dans certains villages du littoral, ce ne sont pas des pêcheurs: ce sont des gens des montagnes qui sont descendus s'installer sur la côte; donc il n'y a pas de poisson à table alors que l'océan est devant eux. En conséquence, leur régime alimentaire est pauvre et monotone. Alors que le climat semble idéal pour les cultures, ce n'est l'abondance nulle part. Même à Kalabahi. Sur les marchés de la ville, on trouve quelques tomates, des bananes, des clémentines. Mais pas en très grosses quantités, et pour les clémentines, même pas tous les jours. Il est rare de voir un ananas parmi les étalages, et encore, c'est bien souvent le seul du marché. Ca manque cruellement de variété. Quand je passe la nuit chez des gens; j'amène toujours quelque chose. Ils mâchent beaucoup de noix de bétel et c'est le cadeau usuel, mais je préfère donner autre chose. Quand tu vois les enfants qui mâchent du bétel et fument déjà à douze ans, ça fait mal au coeur. J'évite aussi d'offrir des cigarettes pour la même raison. Il me reste le choix entre du thé, du café, ou du sucre. Le kilo de sucre est assez cher pour eux. Les enfants travaillent très tôt, et les mariages ont lieu assez jeunes. Il n'est pas rare de rencontrer un femme de 23 ans qui a déjà trois enfants. Parfois j'ai eu l'impression d'être en Afrique, meme si c'est un continent que je ne connais pas. Tant par les traits du visage et les coiffures que par la sècheresse de certains paysages, comme entre Kiralela et Koilela. On aurait dit de la savane, avec de hautes herbes jaunes et seches, quelques eucalyptus pelés. Et puis d'un coup, on tombe sur une mangrove, et au détour d'un rocher, soudain apparaît la mer. Des rochers, une plage de sable noir succède à une plage de sable blanc. Et il n'y a personne. Tu peux marcher pendant des kilometres sans croiser personne. Ils sont tres étonnés de me voir voyager seule; et marcher à pied, encore plus. Parfois, je sens qu'ils vivent mon arrivée davantage comme une "apparition". Qu'ils ne comprennent pas bien ce que je fais là, comment j'ai pu atteindre cet endroit sans être accompagnée. Voire même qu'ils se demandent si je suis bien un être humain? Il y a beaucoup de superstitions. Les croyances animistes sont très fortes. Par exemple, tu ne dois pas dire:"je m'en vais", quand tu quittes un lieu; c'est sensé porter malheur. Même si tu as l'intention de ne jamais y revenir, il faut dire: "je reviens", ou "je reviendrais". Il y a des moments vraiment hors du temps. Hier, pendant une longue marche sans rencontrer quiconque; j'ai croisé des hommes avec leurs arcs et leurs flèches. Ils m'ont salué d'un signe de tête, sans un mot, avec un air de défiance. Comme s'ils n'étaient pas bien sûre que je sois réelle. Je venais de quitter le bas-côté du chemin où je n'avais même pas pris la peine de me cacher, pour faire pipi. Etant donné le peu d'affluence dans les parages; je ne risquais pas grand chose; au pire le coup d'oeil innocent d'un oiseau. Enfin, c'est ce que je croyais! Moins de deux minutes plus tard, j'ai croisé les chasseurs. J'ai réalisé qu'à deux minutes près, la situation aurait pu être un peu plus critique. Non pas tant pour l'embarras d'être vue les fesses à l'air, mais simplement si j'avais émergé du fourré au moment où ils approchaient et qu'ils s'étaient sentis surpris; je me serais peut-être pris une flèche! Plus haut dans les montagnes, une femme qui arrivait seule en sens inverse, est partie en courant quand je lui ai dit bonjour et elle ne s'est pas retournée. A-t'elle crû voir un fantôme? Je ne le saurais jamais, mais quand j'ai raconté ça au village suivant où ils m'avaient invité à faire une halte, ils ont tous rigolé. J'aime beaucoup dormir dans les villages, c'est convivial...et ça change tous les jours! Un soir dans une famille musulmane, le lendemain chez des chrétiens... L'autre soir, à Buraga, j'ai été invitée a dormir dans une famille chrétienne; la grand mère venait de décéder. Ils m'ont emmenés à la veillée funèbre dans une maison voisine; des jeunes gens fabriquaient le cercueil dans la cour, j'étais assez gênée et intimidée, mais pour eux, ma présence semblait allait de soi... après quelques minutes de recueillement, le silence s'est brisé, on s'est tous assis sous le porche, quelqu'un a empoigné une guitare, et ils chantaient tous, battaient le rythme avec les mains...
Quelle balade! La meilleure depuis le début. J'ai commencé dans les montagnes pour descendre sur la côte sud. Magnifique. La jungle, puis le littoral. Coup de coeur pour l'endroit et les gens. J'ai rencontré des gens super. Ca change vraiment tout de pouvoir baragouiner trois mots de bahasa indonesia. Je crois que je vais retourner dans un de ces villages, toujours à pied mais par un autre chemin, moins escarpé. Mes chaussures ne vont pas tarder à rendre grâce. Eux, ils marchent souvent pieds nus; c'est impressionnant avec quelle agilité, même en portant de lourdes charges. J'adore les contacts que me procurent la marche à pied. Marcher a pied permet des contacts complètement différents avec les gens. Et de me rendre dans des coins inaccessibles autrement. L'autre jour, j'ai marché en compagnie de quatre enfants qui sont allés rendre visite à leur père dans un autre village. Nous avons marché ensemble pratiquement toute la journée et le soir j'ai dormi dans leur famille. Les gens ont des notions des distances et du temps très approximatives. Par exemple, en chemin, on nous a annoncé que le village où nous nous rendions était à 3 kms, soit deux heures de marche. Quand t'entend ca, sachant que le chemin longe le bord de mer et que c'est plat...tu comprends qu'il y a quelque chose qui ne colle pas, mais quoi?... J'ai été surprise par le dénuement à l'est: du tapioca, des patates douces, essentiellement. Parfois du maïs. Du riz bien sûr mais il vient de l'ouest de l'ile et encore; je crois qu'il provient d'autres provinces d'Indonésie. Et puis, dans certains villages du littoral, ce ne sont pas des pêcheurs: ce sont des gens des montagnes qui sont descendus s'installer sur la côte; donc il n'y a pas de poisson à table alors que l'océan est devant eux. En conséquence, leur régime alimentaire est pauvre et monotone. Alors que le climat semble idéal pour les cultures, ce n'est l'abondance nulle part. Même à Kalabahi. Sur les marchés de la ville, on trouve quelques tomates, des bananes, des clémentines. Mais pas en très grosses quantités, et pour les clémentines, même pas tous les jours. Il est rare de voir un ananas parmi les étalages, et encore, c'est bien souvent le seul du marché. Ca manque cruellement de variété. Quand je passe la nuit chez des gens; j'amène toujours quelque chose. Ils mâchent beaucoup de noix de bétel et c'est le cadeau usuel, mais je préfère donner autre chose. Quand tu vois les enfants qui mâchent du bétel et fument déjà à douze ans, ça fait mal au coeur. J'évite aussi d'offrir des cigarettes pour la même raison. Il me reste le choix entre du thé, du café, ou du sucre. Le kilo de sucre est assez cher pour eux. Les enfants travaillent très tôt, et les mariages ont lieu assez jeunes. Il n'est pas rare de rencontrer un femme de 23 ans qui a déjà trois enfants. Parfois j'ai eu l'impression d'être en Afrique, meme si c'est un continent que je ne connais pas. Tant par les traits du visage et les coiffures que par la sècheresse de certains paysages, comme entre Kiralela et Koilela. On aurait dit de la savane, avec de hautes herbes jaunes et seches, quelques eucalyptus pelés. Et puis d'un coup, on tombe sur une mangrove, et au détour d'un rocher, soudain apparaît la mer. Des rochers, une plage de sable noir succède à une plage de sable blanc. Et il n'y a personne. Tu peux marcher pendant des kilometres sans croiser personne. Ils sont tres étonnés de me voir voyager seule; et marcher à pied, encore plus. Parfois, je sens qu'ils vivent mon arrivée davantage comme une "apparition". Qu'ils ne comprennent pas bien ce que je fais là, comment j'ai pu atteindre cet endroit sans être accompagnée. Voire même qu'ils se demandent si je suis bien un être humain? Il y a beaucoup de superstitions. Les croyances animistes sont très fortes. Par exemple, tu ne dois pas dire:"je m'en vais", quand tu quittes un lieu; c'est sensé porter malheur. Même si tu as l'intention de ne jamais y revenir, il faut dire: "je reviens", ou "je reviendrais". Il y a des moments vraiment hors du temps. Hier, pendant une longue marche sans rencontrer quiconque; j'ai croisé des hommes avec leurs arcs et leurs flèches. Ils m'ont salué d'un signe de tête, sans un mot, avec un air de défiance. Comme s'ils n'étaient pas bien sûre que je sois réelle. Je venais de quitter le bas-côté du chemin où je n'avais même pas pris la peine de me cacher, pour faire pipi. Etant donné le peu d'affluence dans les parages; je ne risquais pas grand chose; au pire le coup d'oeil innocent d'un oiseau. Enfin, c'est ce que je croyais! Moins de deux minutes plus tard, j'ai croisé les chasseurs. J'ai réalisé qu'à deux minutes près, la situation aurait pu être un peu plus critique. Non pas tant pour l'embarras d'être vue les fesses à l'air, mais simplement si j'avais émergé du fourré au moment où ils approchaient et qu'ils s'étaient sentis surpris; je me serais peut-être pris une flèche! Plus haut dans les montagnes, une femme qui arrivait seule en sens inverse, est partie en courant quand je lui ai dit bonjour et elle ne s'est pas retournée. A-t'elle crû voir un fantôme? Je ne le saurais jamais, mais quand j'ai raconté ça au village suivant où ils m'avaient invité à faire une halte, ils ont tous rigolé. J'aime beaucoup dormir dans les villages, c'est convivial...et ça change tous les jours! Un soir dans une famille musulmane, le lendemain chez des chrétiens... L'autre soir, à Buraga, j'ai été invitée a dormir dans une famille chrétienne; la grand mère venait de décéder. Ils m'ont emmenés à la veillée funèbre dans une maison voisine; des jeunes gens fabriquaient le cercueil dans la cour, j'étais assez gênée et intimidée, mais pour eux, ma présence semblait allait de soi... après quelques minutes de recueillement, le silence s'est brisé, on s'est tous assis sous le porche, quelqu'un a empoigné une guitare, et ils chantaient tous, battaient le rythme avec les mains...
ALLER OLIVIER PAULINE CLOE
Départ Easy Jet 3 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55
EMIRATES
3 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10
4 juillet DUBAI Terminal 3 10h15 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
ALLER ODILE Départ Easy Jet 10 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55 EMIRATES 10 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10 11 juillet DUBAI Terminal 3 10h35 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 6 aout SINGAPOUR Changi Terminal 1 2h10 / DUBAI Terminal 3 5H20 6 aout DUBAI Terminal 3 8H05 / LONDRES Gatwick Terminal N 12h30 Easy Jet 7 aout LONDRES Gatwick LYON 18h15 / 20h55
Nous sommes partis 5 semaine à Singapour et en Malaisie. Seul avec les filles la première semaine, mon épouse nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes. Les prix indiqués et les activités tiennent compte de la configuration le notre famille soit 2 adultes et deux filles de 8 et 11ans.
Tous les bus : http://www.journeymalaysia.com/bus.htm
4 S Dubai Un stop non prévu de 24h a Dubai nous a laissé le temps de visiter un peu la ville (un peu car la chaleur est écrasante). Les gens se réfugient dans les centres commerciaux pour échapper à la chaleur et dépenser sans compter. Tout est climatisé même les arrêts de bus, l’arrosage marche jour et nuit, d’un point de vu écologique c’est un non sens. Emirates nous a fourni hôtel et repas après négociation car l’erreur venait de Oppodo et non d’eux.
5 D Enfin Singapour Arrivée à 21h55 hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang. MTR station Kallang. Lire P577. 35E pour trois personnes pas d’extra bed les filles ont du se serrer dans un lit une place. Le quartier un peu chaud est sympa bon resto chinois dans le coin, proche de la station MTR de Kalang.
6 L Singapour Mac Richie réservoir P510 balade. Nous avions prévu d’aller au canopy walk et de faire du canoë la pluie nous en a empêché. Attention le canopy est loin de l’entrée. Le parc et beau et les ballades agréables. En fin de journée le temps s’améliore donc piscine à la station de MTR Lavander propre et pas cher.
7 M Départ pour Kuala Lumpur 8h durée 6h 390km les compagnies de bus sont a la station MTR Lavander et les prix vont du simple au double il faut donc se renseigner S$28.
A KL pour les taxis faire mettre le compteur... course en ville 5/10 RM. Les transports en commun 0.50 et 2, 50 Rm que ce soit pour les bus, le monorail ou le KTM. Hotel China Town Inn P100 100RM pour trois avec extra bed. Cet hotel est confortable et pratique car il est au centre de china town, le bus pour le sunway lagoon est a 100m, celui pour les batu caves est a coté et il y a une piscine municipale à 5 mn de marche. Ballade et piscine.
8 M Kuala Lumpur FRIM P124 Canopy Walkway 5 Rm, cascade, marche. KTM plus taxi 15Rm, il faut bien se faire déposer en haut du parc et les taxis ne connaissent pas tous. Là, il y a le départ des ballades et l’office du tourime pour le canopy walk (bien prendre les billets avant de faire la marche). On peut se baigner ou plutôt se tremper dans la petite rivière, retour a KL, on attrape au vol un taxi dans le parc, puis métro.
De China town on va au park aux oiseaux, papillons et insectarium 8 Rm, il est préférable de commencer par le parc aux oiseaux 35 Rm(cher mais bien) puis en redescendant aller voir les papillons de là le retour à china town ou au métro se fait a pied.
9 J Kuala Lumpur Sunway Lagon bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn. Pour des ados aventure parc doit être bien.
10 V Kuala Lumpur Activités au Koplex Budaya Kraf P98, possibilité de faire son propre batik pour 20 Rm l’activité est intéressante et les personnes qui vous enseignent prévenantes. Puis, nos batiks faits et encadrés, nous voila parti pour une petite visite de la ville et des Pétronas. Le Pétrosains au cinquième étage des tours est amusant pour les enfants il est sur les dinosaures. Interactif et ludique il s’adresse aux enfants 3 Rm. Ne pas oublier les maillots de bain car il y a la possibilité pour les enfants de se baigner dans le parc derrière les tours, il y a aussi un grand jardin d’enfants.
11 S Kuala Lumpur /Singapour La station des bus Puduraya est a coté de china town. Trajet 6h 39Rm.
Toujours l’hotel Fragrance Emerald 42E pour quatre personnes pas d’extra bed les filles ont du encore se serrer.
Arrivé à Singapour nous sommes allés au Singapour science centre P512 les attractions interactives sont
exceptionnelles pour leur diversité et leur qualité, les filles ont adorées... Arrivée De la maman 21h55.
12 D Singapour Matin descendre au métro china town puis visite a pied du Wet market du Chinatown centre P520, temple indou Sri Mariamman, chinois Thian hock keng, Taoiste Wak hai cheng bio Asian civilisation museum très beau, raffiné c’est un moment agréable. Puis le Merlion (bof, bof…), l’esplanade Bay théâtre et l’hôtel Raffles P501. Bateau 45mn P521 sympa mais cher 7E.
13 L Départ pour Malacca après avoir visité une chambre à l’hotel Hôtel Eastern Heritage guest house qui était tès sale, nous sommes allés au Travellers lodge 70 Rm la chambre de deux grandes, propres, personnel sympa et efficace, machine à 7Rm.Promenade à pied P236. Puis croisière sur la rivière 40mn P236. Nous avons testé le fish spa, c’est a faire pour 15 Rm les 15mn vous avez une multitude de petits poissons qui viennent vous grignoter les pieds et vous ressortez avec une peau de bébé…Ne pas rater les excellentes pâtisseries.
14 M Malacca fin de la visite de la ville et petit tour a la piscine municipale très propre 2 Rm. Malacca est une petite ville calme les balades se font à pied un jour peut suffire mais nous avons apprécié ce deuxième jour de flânerie.
Voila pour le moment,
La suite est à venir,
Olivier
ALLER ODILE Départ Easy Jet 10 juillet LYON / LONDRES Gatwick 10h20 / 10h55 EMIRATES 10 juillet LONDRES Gatwick Terminal N 21h15 / DUBAI Terminal 3 7H10 11 juillet DUBAI Terminal 3 10h35 / SINGAPOUR Changi Terminal 1 21h55
RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 6 aout SINGAPOUR Changi Terminal 1 2h10 / DUBAI Terminal 3 5H20 6 aout DUBAI Terminal 3 8H05 / LONDRES Gatwick Terminal N 12h30 Easy Jet 7 aout LONDRES Gatwick LYON 18h15 / 20h55
Nous sommes partis 5 semaine à Singapour et en Malaisie. Seul avec les filles la première semaine, mon épouse nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes. Les prix indiqués et les activités tiennent compte de la configuration le notre famille soit 2 adultes et deux filles de 8 et 11ans.
Tous les bus : http://www.journeymalaysia.com/bus.htm
4 S Dubai Un stop non prévu de 24h a Dubai nous a laissé le temps de visiter un peu la ville (un peu car la chaleur est écrasante). Les gens se réfugient dans les centres commerciaux pour échapper à la chaleur et dépenser sans compter. Tout est climatisé même les arrêts de bus, l’arrosage marche jour et nuit, d’un point de vu écologique c’est un non sens. Emirates nous a fourni hôtel et repas après négociation car l’erreur venait de Oppodo et non d’eux.
5 D Enfin Singapour Arrivée à 21h55 hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang. MTR station Kallang. Lire P577. 35E pour trois personnes pas d’extra bed les filles ont du se serrer dans un lit une place. Le quartier un peu chaud est sympa bon resto chinois dans le coin, proche de la station MTR de Kalang.
6 L Singapour Mac Richie réservoir P510 balade. Nous avions prévu d’aller au canopy walk et de faire du canoë la pluie nous en a empêché. Attention le canopy est loin de l’entrée. Le parc et beau et les ballades agréables. En fin de journée le temps s’améliore donc piscine à la station de MTR Lavander propre et pas cher.
7 M Départ pour Kuala Lumpur 8h durée 6h 390km les compagnies de bus sont a la station MTR Lavander et les prix vont du simple au double il faut donc se renseigner S$28.
A KL pour les taxis faire mettre le compteur... course en ville 5/10 RM. Les transports en commun 0.50 et 2, 50 Rm que ce soit pour les bus, le monorail ou le KTM. Hotel China Town Inn P100 100RM pour trois avec extra bed. Cet hotel est confortable et pratique car il est au centre de china town, le bus pour le sunway lagoon est a 100m, celui pour les batu caves est a coté et il y a une piscine municipale à 5 mn de marche. Ballade et piscine.
8 M Kuala Lumpur FRIM P124 Canopy Walkway 5 Rm, cascade, marche. KTM plus taxi 15Rm, il faut bien se faire déposer en haut du parc et les taxis ne connaissent pas tous. Là, il y a le départ des ballades et l’office du tourime pour le canopy walk (bien prendre les billets avant de faire la marche). On peut se baigner ou plutôt se tremper dans la petite rivière, retour a KL, on attrape au vol un taxi dans le parc, puis métro.
De China town on va au park aux oiseaux, papillons et insectarium 8 Rm, il est préférable de commencer par le parc aux oiseaux 35 Rm(cher mais bien) puis en redescendant aller voir les papillons de là le retour à china town ou au métro se fait a pied.
9 J Kuala Lumpur Sunway Lagon bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn. Pour des ados aventure parc doit être bien.
10 V Kuala Lumpur Activités au Koplex Budaya Kraf P98, possibilité de faire son propre batik pour 20 Rm l’activité est intéressante et les personnes qui vous enseignent prévenantes. Puis, nos batiks faits et encadrés, nous voila parti pour une petite visite de la ville et des Pétronas. Le Pétrosains au cinquième étage des tours est amusant pour les enfants il est sur les dinosaures. Interactif et ludique il s’adresse aux enfants 3 Rm. Ne pas oublier les maillots de bain car il y a la possibilité pour les enfants de se baigner dans le parc derrière les tours, il y a aussi un grand jardin d’enfants.
11 S Kuala Lumpur /Singapour La station des bus Puduraya est a coté de china town. Trajet 6h 39Rm.
Toujours l’hotel Fragrance Emerald 42E pour quatre personnes pas d’extra bed les filles ont du encore se serrer.
Arrivé à Singapour nous sommes allés au Singapour science centre P512 les attractions interactives sont
exceptionnelles pour leur diversité et leur qualité, les filles ont adorées... Arrivée De la maman 21h55.
12 D Singapour Matin descendre au métro china town puis visite a pied du Wet market du Chinatown centre P520, temple indou Sri Mariamman, chinois Thian hock keng, Taoiste Wak hai cheng bio Asian civilisation museum très beau, raffiné c’est un moment agréable. Puis le Merlion (bof, bof…), l’esplanade Bay théâtre et l’hôtel Raffles P501. Bateau 45mn P521 sympa mais cher 7E.
13 L Départ pour Malacca après avoir visité une chambre à l’hotel Hôtel Eastern Heritage guest house qui était tès sale, nous sommes allés au Travellers lodge 70 Rm la chambre de deux grandes, propres, personnel sympa et efficace, machine à 7Rm.Promenade à pied P236. Puis croisière sur la rivière 40mn P236. Nous avons testé le fish spa, c’est a faire pour 15 Rm les 15mn vous avez une multitude de petits poissons qui viennent vous grignoter les pieds et vous ressortez avec une peau de bébé…Ne pas rater les excellentes pâtisseries.
14 M Malacca fin de la visite de la ville et petit tour a la piscine municipale très propre 2 Rm. Malacca est une petite ville calme les balades se font à pied un jour peut suffire mais nous avons apprécié ce deuxième jour de flânerie.
Voila pour le moment,
La suite est à venir,
Olivier
Suite et fin pour cette année...
26 D Penang Nous voulions aller à l’Hotel 'Old Penang', dans la rue Love lane, c’était complet nous sommes allés juste à coté au Banana New guest house 90 Rm la chambre pour 4 avec clim et comme nous sommes arrivés à 5h du matin ils ne nous ont pas compté de supplément pour cette arrivée matinale. C’est un GH très pro et très efficace ils font tout : GH, location voiture/scooter, liaison de bus, visa pour la thaillande…Après une marche de 5h à 11h pour moi, la famille s’est remise en marche et la visite de la ville a démarrée. George town est très sympa, il y a beaucoup de choses à voir ; temples, mosquée, kongsi…Il faut prendre le temps de s’asseoir et de voir les gens vivre, manger, prier…Nous avons eu la chance de voir un opéra chinois quel choc culturel et auditif, un vrai bonheur ! Pour se déplacer dans la ville tout se fait à pied.
27 L Penang Une moto revient à environ 20 Rm par jour, 30 pour une automatique, 50 pour une grosse. C’est le moyen idéal pour se déplacer, faire un tour de l'île et/ou aller a la plage. Location donc via le Banana guest house pour 2 automatiques à 30 Rm pièce. Départ pour le temple des serpents bof… à coté il y a un temple indou très coloré c’est un peu loin et la conduite de deux roues sur des auto route je n’étais pas habitué... Puis demi tour jusqu’au temple Kek Lok Si, prendre le téléphérique. Très beau et très intéressant à ne pas manquer.
Puis juste à coté Penang hill P188 temple, mosquée, musée, randonnée…Avec un peut de temps et du courage on peut monter et tram puis descendre à pied au moins la moitié.
Ensuite, un petit ennui de démarreur nous a obligé à rentrer.
28 M Penang Balade.
29 M Départ pour les Cameron highlands 200kmBus 35 Rm départ 5h en mini van avec le Banana GH 35 Rm. Le Father Guesthouse à Tanah Rata étant complet nous sommes allés au Cameronian inn propre, calme, TB, chambre famille sans SDB 65RM la nuit. Excursion ½ journée pour faire le tour des plantations de thé, roseraie, fabrique miel, plantation fraises, etc. Grâce à l’agence le gain de temps est important mais décidément les groupes même petits j’ai du mal !
30 J Cameron highlands Excursions journée trek N°9. Il atterrit sur une route goudronnée et aval du barrage. De là prendre la route qui monte et à 7km, il y a une plantation de thé à visiter. Si l’on fatigue les pick-up qui montent à la plantation vous écourteront la marche. Puis visite de la fabrique, gâteaux (délicieux), thé et redescente. Si le courage vous abandonne, sans doute serez-vous pris en stop. En bas il y a la route principale et les bus jusqu’à Tana rata.
31 V Départ pour Kuala L. 205km 4h 5bus/jour P90/97B. Central Market...Vu la KL tower, on n’est pas monté le prix me paraissait exagéré 38Rm avec l’Animal Zone, il y a un simulateur de F1. De là on peut facilement alles à pied jusqu’aux Pétronas, amener les maillots pour les enfants.
1 S Kuala Lumpur Sunway Lagon (à nouveau!) bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn.
2 D Kuala Lumpur Visite des tours Petronas P88, se rendre sur place de très bonne heure (07 h 30 si possible) pour retirer les tickets gratuits ; ouverture du guichet 8 h 15 demander des tickets pour l’heure qui arrange dans la journée, attention il est important de savoir qu’une personne peut prendre 5 tickets, j’ai donc évité aux filles cette attente inutile. Après midi, Battu caves ces grottes sont un vrai lieu de pèlerinage l'ascension des 272 marches numérotées donne accès au coeur de la falaise dans laquelle s'ouvre cette caverne immense. Pour y aller prendre le bus n°11/2 Rm 40 mn devant la Bangkok Bank juste à coté de Central Market.
3 L Départ pour Singapour Arrivée à hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang, nous n’avions pas réservé car ils demandaient un N° de CB et je n’aime pas donner cela. Balade.
4 M Singapour Orchid road et Zoo de Singapour avec le soir safari nocturne P509. Un Zoo de très grande qualité riche bien fait avec des enclos plutôt grands, la balade à l’intérieur et les différentes attractions peuvent occuper facilement toute la journée. Si l’on veut enchaîner avec le night safari alors amener de quoi manger pour les enfants car à la sorti du zoo de jour, le choix est faible pas les prix !!
5 M Singapour Métro China town, pour les derniers achats. Puis petite balade. Dans l’après midi nous sommes allés à East pack, nous avons loué des tendèmes pour 8S les 2 h avec 1L d’eau. C’est très agréable je vous recommande cette activité en famille. Puis baignade dans la mer, tout le long de la plage, il y a des toilettes, douches, cabines bien pratique lorsque l’on a son vol à 2h du matin.
6 J Retour RAS
Les différentes cultures, la variété des paysages et la gentillesse de gens font de la Malaisie un pays à ne pas manquer.
Merci à ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage et à VF bien sur !
Bonne route.
Olivier
26 D Penang Nous voulions aller à l’Hotel 'Old Penang', dans la rue Love lane, c’était complet nous sommes allés juste à coté au Banana New guest house 90 Rm la chambre pour 4 avec clim et comme nous sommes arrivés à 5h du matin ils ne nous ont pas compté de supplément pour cette arrivée matinale. C’est un GH très pro et très efficace ils font tout : GH, location voiture/scooter, liaison de bus, visa pour la thaillande…Après une marche de 5h à 11h pour moi, la famille s’est remise en marche et la visite de la ville a démarrée. George town est très sympa, il y a beaucoup de choses à voir ; temples, mosquée, kongsi…Il faut prendre le temps de s’asseoir et de voir les gens vivre, manger, prier…Nous avons eu la chance de voir un opéra chinois quel choc culturel et auditif, un vrai bonheur ! Pour se déplacer dans la ville tout se fait à pied.
27 L Penang Une moto revient à environ 20 Rm par jour, 30 pour une automatique, 50 pour une grosse. C’est le moyen idéal pour se déplacer, faire un tour de l'île et/ou aller a la plage. Location donc via le Banana guest house pour 2 automatiques à 30 Rm pièce. Départ pour le temple des serpents bof… à coté il y a un temple indou très coloré c’est un peu loin et la conduite de deux roues sur des auto route je n’étais pas habitué... Puis demi tour jusqu’au temple Kek Lok Si, prendre le téléphérique. Très beau et très intéressant à ne pas manquer.
Puis juste à coté Penang hill P188 temple, mosquée, musée, randonnée…Avec un peut de temps et du courage on peut monter et tram puis descendre à pied au moins la moitié.
Ensuite, un petit ennui de démarreur nous a obligé à rentrer.
28 M Penang Balade.
29 M Départ pour les Cameron highlands 200kmBus 35 Rm départ 5h en mini van avec le Banana GH 35 Rm. Le Father Guesthouse à Tanah Rata étant complet nous sommes allés au Cameronian inn propre, calme, TB, chambre famille sans SDB 65RM la nuit. Excursion ½ journée pour faire le tour des plantations de thé, roseraie, fabrique miel, plantation fraises, etc. Grâce à l’agence le gain de temps est important mais décidément les groupes même petits j’ai du mal !
30 J Cameron highlands Excursions journée trek N°9. Il atterrit sur une route goudronnée et aval du barrage. De là prendre la route qui monte et à 7km, il y a une plantation de thé à visiter. Si l’on fatigue les pick-up qui montent à la plantation vous écourteront la marche. Puis visite de la fabrique, gâteaux (délicieux), thé et redescente. Si le courage vous abandonne, sans doute serez-vous pris en stop. En bas il y a la route principale et les bus jusqu’à Tana rata.
31 V Départ pour Kuala L. 205km 4h 5bus/jour P90/97B. Central Market...Vu la KL tower, on n’est pas monté le prix me paraissait exagéré 38Rm avec l’Animal Zone, il y a un simulateur de F1. De là on peut facilement alles à pied jusqu’aux Pétronas, amener les maillots pour les enfants.
1 S Kuala Lumpur Sunway Lagon (à nouveau!) bus 10 ou 13 P129 (Water Park+Amusement 10h/18h). Prendre le bus 10 ou 13 de china town 2 Rm 30mn.
2 D Kuala Lumpur Visite des tours Petronas P88, se rendre sur place de très bonne heure (07 h 30 si possible) pour retirer les tickets gratuits ; ouverture du guichet 8 h 15 demander des tickets pour l’heure qui arrange dans la journée, attention il est important de savoir qu’une personne peut prendre 5 tickets, j’ai donc évité aux filles cette attente inutile. Après midi, Battu caves ces grottes sont un vrai lieu de pèlerinage l'ascension des 272 marches numérotées donne accès au coeur de la falaise dans laquelle s'ouvre cette caverne immense. Pour y aller prendre le bus n°11/2 Rm 40 mn devant la Bangkok Bank juste à coté de Central Market.
3 L Départ pour Singapour Arrivée à hotel Fragrance Emerald 20.Lorong 6Geylang, nous n’avions pas réservé car ils demandaient un N° de CB et je n’aime pas donner cela. Balade.
4 M Singapour Orchid road et Zoo de Singapour avec le soir safari nocturne P509. Un Zoo de très grande qualité riche bien fait avec des enclos plutôt grands, la balade à l’intérieur et les différentes attractions peuvent occuper facilement toute la journée. Si l’on veut enchaîner avec le night safari alors amener de quoi manger pour les enfants car à la sorti du zoo de jour, le choix est faible pas les prix !!
5 M Singapour Métro China town, pour les derniers achats. Puis petite balade. Dans l’après midi nous sommes allés à East pack, nous avons loué des tendèmes pour 8S les 2 h avec 1L d’eau. C’est très agréable je vous recommande cette activité en famille. Puis baignade dans la mer, tout le long de la plage, il y a des toilettes, douches, cabines bien pratique lorsque l’on a son vol à 2h du matin.
6 J Retour RAS
Les différentes cultures, la variété des paysages et la gentillesse de gens font de la Malaisie un pays à ne pas manquer.
Merci à ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage et à VF bien sur !
Bonne route.
Olivier
De sortie de plusieurs semaines de gueule de bois laossienne,
Je suis fin prêt pour vous montrer de quel bois je me chauffe.
Mon pote Steve est repartit vers des horizons tous thaïlandais,
Et moi, je redécouvre les plaisirs de l'écriture face à la page blanche.
Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...
La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.
En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure
A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.
J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)
Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!
Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.
A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...
La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.
On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!
On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.
Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...
C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!
Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!
La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).
Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.
Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!
Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!
Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.
On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!
On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...
En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!
Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!
L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.
Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!
Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.
On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...
Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.
Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!
Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!
Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!
Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!
On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...
Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!
Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur
Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...
La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.
En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure
A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.
J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)
Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!
Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.
A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...
La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.
On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!
On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.
Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...
C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!
Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!
La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).
Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.
Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!
Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!
Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.
On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!
On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...
En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!
Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!
L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.
Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!
Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.
On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...
Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.
Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!
Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!
Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!
Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!
On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...
Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!
Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur
Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
On descend dans la campagne en minivan, (intonation plate)
on descend dans la campagne en minivan, (intonation montante)
on descend dans la campagne, on descend dans la campagne, (qui monte qui monte)
on descend dans la campagne en minivan! (exclamation finale)
Tralala la youpi,
trala la youpi youpi ya!!!
Six jours passés à Phnom pen pour moi et quatre jours pour Madro, ça commence à faire! D'autant que Phnom Pen, c'est pas Istanbul, c'est pas Bangkok, une fois que tu en as fait le tour, si tu recommences, c'est forcément que tu es devenu subitement amnésique entre temps! Je ne vois pas d'autre explication. Et comme le programme est bien fait, nous nous sommes justement conduit en province, sur la route toute la sainte journée.
On s'en rend vite compte, moins vite pour moi qui ai pris l'habitude de dormir sur la banquette arrière, mais vite quand même.
Au cours de la matinée, le minibus s'arrête à une sorte de marché à Skuon. Rien de particulier jusque là. Mais en descendant on est assailli par des 'tites nenfants qui promènent amoureusement des mygales sur leurs vêtements. Les bestiaux font dans les 40 kilos et dans les 2 mètres de circonférence!!! Non, je déconne, disons plutot dans les 10 centimètres de long et c'est déjà pas mal. Elles ont tout l'attirail qui en font la grande favorite des arachnophobes : des petits yeux fourbes, de longues pattes poilues et la désagréable habitude de courir plutôt que de marcher! Dès qu'un touriste se présente, les gamines se font la course et tendent au premier venu leur animal de compagnie. Après, à chacun de voir s'il a envie de se faire grimper dessus par un cauchemard à huit pattes. Pedro passe son tour. Maman passe son tour. Il faut bien que quelqu'un s'y colle! C'est donc moi... On me pose une bestiole sur la main et la coquine se met à remonter le courant en direction du buste. Et elle gambade. Et elle gambade. Quand je veux la reprendre dans ma main en l'arrachant à mon T-shirt, la sauvageonne s'aggripe de toutes ses forces à l'aide de ses griffes pas assez longues pour transperser le T-shirt mais assez pour ne pas qu'on l'en déloge facilement! La bougresse a de la pogne en plus d'avoir de la cuisse!!!
Je comprends ensuite en regardant aux alentours qu'elle est surement beaucoup plus à l'aise sur moi que là où sont ses congénères. Skuon s'est fait une specialité dans l'araignée frite (du verbe frire). En effet, au milieu des stands, une femme est assise par terre gardant devant elle un grand plat creux dans lequel gisent des dizaines de mygales noircies par la cuisson. Pas la peine de préciser que pour le petit déjeuner local, tout le monde s'est abstenu cette fois, pas moyen que je sois l'exception à la règle, je sors de ma nuit et l'araignée frite n'est pas vraiment super sexy pour mes papilles à l'heure où j'ai déjà du mal à avaler des tartines!
Et le menu ne s'arrête pas là. Juste à côté de celle qui vend la friture à huit pattes se trouve une autre dame qui elle vend les sauterelles griées, elles aussi par dizaines voire plus. Amis des verrines et des petits fours... Nous une fois de plus, on passe notre tour. On remonte en voiture et après un tel programme, il faut qu'on se mette aux vers. Euh non, au vert!
On a donc rendez-vous d'abord dans une plantation d'hévéas puis dans un usine de latex pour voir toute la chaîne. La plantation d'hévéas, c'est mignon et pas très bandant. Des rangées d'arbres sur des kilomètres, en route vers l'usine.
A l'entrée de celle-ci, on nous donne des passes comme des VIP. La visite commence. A l'intérieur, ca a beau être ajouré, il fait une chaleur de bête. L'usine ne tourne pas à plein régime car les arbres sont au repos, pas comme les employés qui transpirent à sortir de machines des briques de latex brut de 40 kilos. Moi, si je fais çà une journée, à la fin c'est sûr, je fais 40 kilos!!!
A l'issue de la visite, on retourne en voiture sans recevoir un pneu ou des préservatifs en guise de cadeau, tant pis...
L'après-midi, on part visiter un nouveau temple angkhorien. Comme à son habitude, Le nous sort son exposé alors que nous restons plantés à l'entrée du site. Non loin de là, des vaches broutent paisiblement, je choisis les vaches et suis désolé pour Madro. A partir de ce moment là, de façon complètement implicite, on procède à une sorte de roulement pour que d'une part Le ne parle pas au vent (de toute façon il n'y a pas de vent, pas même une petite brise), et que d'autre part, chacun puisse reposer un temps soit peu ses esgourdes meurtries par un flot ininterrompu de paroles monocordes.
Au moment de rejoindre tout le petit monde dans le temple, je suis suivi par quelques jeunes filles qui veulent toutes me vendre de l'encens pour honorer Bouddha. A la première, je dis non merci. A la deuxième, non merci et ainsi de suite. Mais les gamines sont plus accrocheuses qu'un pitbull et alors que je suis maintenant dans l'enceinte du temple, voilà que les vieux s'en mèlent aussi jusqu'à rendre l'atmosphère sonore complètement irrespirables. J'en suis même à regretter de ne pas être resté avec Le!!! Au bout du compte, je craque, si on peut dire, et achète son encens à une petite fille. Et bien les autres ne sont pas découragées pour autant et me poursuivent comme une compétition pour honorer celle qui sera la plus insistante. C'en est trop, mon Karma va craquer, je tente une sortie. Et les filles aussi... Heureusement quand même, je parviens à garder mon calme même si ma visite est complètement ruinée de bruit. Quelques sourires plus tard, ce sont toutes mes amies toujours aussi collantes mais au moins dans un esprit plus joyeux. Ca va mieux et au moins on est prévenu, qu'à partir de maintenant, à l'approche des temples, c'est la foire d'empoigne pour vendre souvenirs, cartes postales & Cie. Il va falloir faire le vide un paquet de fois car jusqu'à présent, on a visité que trois ou quatre temples différents, disséminés dans la forêt et qu'il nous en reste une petite quinzaine dont les plus importants, les plus bondés, les plus vendeurs.
Après cette dernière visite du jour, il ne nous reste plus qu'à rejoindre Kampong Thom, notre ville étape pour la nuit. C'est la première fois qu'on change d'hotel et cette fois il n'est pas question de Phnom Pen ou siem Reap, et malgré nos gouts pour le luxe et les baignoires en or massif, il faut faire avec ce qu'on trouve... Attention, ce n'est quand même pas le formule1 du coin mais disons que la comparaison avec le Juliana n'est pas flateuse.
Quintessence de cette différence marquée, le petit déjeuner. A mon réveil, je croise déjà Maman qui en a fini. Elle a beau me mettre en garde sur l'omelette et le reste, je viens de me réveiller, j'ai mal aux yoeufs... A table, ne reste que Pedro, qui lui aussi reste sur sa faim. Il me met en garde itou, on verra bien... Mon assiette arrive, ça n'a pas l'air si crade. Seulement entre l'air et le gout, il y a un monde!!
Ca me rappelle une anecdote que j'avais oublié d'écrire jusque là. Quand j'étais avec Mary à Phang-Nga en Thaïlande, on avait chercher à se faire un petit déjeuner. Après avoir tournés en rond pendant près d'une heure, on avait fini dans un boui-boui de première. J'avais commandé deux tartines et Mary avait commandé une pizza aux saucisses (ahhhh, l'Allemagne...). Je ne m'en suis toujours pas remis et glousse de mémoire en me rappelant qu'elle a failli casser sa fourchette dedans, qu'elle a changé de couleur à la première bouchée et qu'on a été obligé de faire discrêtement appel au chien de la cuisinière pour nous rendre à l'évidence : c'est tellement imbouffable que même le chien n'en a pas voulu!!!!!!!!!!!!!!
Et bien cette fois avec Madro, c'est la même chose!! Et comme il n'y a pas de chien, impossible de faire la démonstration. Tant mieux pour le pauvre quadrupède!!! Heureusement qu'il nous reste des fruits de la veille dans la glacière, on pourra au moins se venger là-dessus! Et c'est pas grave si le sachets dans lequel sont contenus les fruits est crevé et donc plein d'eau provenant de la fonte des glaces, c'est de loin meilleur que toutes les omelettes de Kampong Thom réunies!!!
Et en voiture Simone, on est reparti! Dans la matinée, alors qu'on est sur la route depuis une petite heure, je me fais un petit challenge perso'. Le parle sans discontinuer depuis le départ et en mon fort intérieur, je me fais le pari que dans les 10 minutes qui viennent rien ne va changer. Si j'ai raison, je suis le seul qui gagne car je vais dormir à l'arrière. Si j'ai tort, tout le monde a gagné, c'est la loi du silence qui s'impose. Qu'est ce que tu penses qu'il se passa? Regarde ta montre et compte 10 minutes, tu te rendra compte que ça peut être très très très long... Et bien ça n'a pas manqué, 10 minutes de monologue ininterrompu plus tard, j'enjambe mon siège et ferme les yeux. C'est d'ailleurs étonnant de voir à quel vitesse un discourt énervant peu devenir subitement un discourt endormissant!!
Je suis tiré du sommeil par une Maman à bout de nerfs ou presque... Il faut dire qu'elle n'a pas de bol. Depuis le premier jour à Phnom Pen, chaque fois qu'on prend le minibus, elle est assise derrière à gauche de Le. Et comme celui ci se retourne pour nous parler, Maman est donc aux premières loges, difficile dans ces conditions d'éviter les balles. Pedro, lui est assis juste derrière Le qui n'est pas un hibou et ne peut donc pas tourner sa tête à 180 degrés. Il est donc le plus souvent en dehors du champ de vision de Le qui ne peut pas le regarder, tout au plus le voir. Moi, je suis un cran derrière, toujours entre deux siestes.
La suite, c'est deux nouveaux temples. Pour le premier d'entre eux, notre timing coïncide avec une classe cambodgienne qui le visite aussi. L'ambiance est bon enfant, les sourires automatiques. Dans le second, on ne croise que quelques touristes (5 ou 6, pas la mort...) qui vagabondent entre des arbres hauts comme des immeubles et des tours de pierres délicatement scuptées voilà 800 ans. Seule annecdote qui me revient à propos de ce temple, on y croise en plus d'un écein d'abeille collossal dont la surface bouge comme des vagues alors que chaque abeille fait bouger sa voisine et ainsi de suite, des fourmis rouges dont une me pique sur le pied. La piqure est douloureuse à souhait mais ça ne dure pas, heureusement que personne n'a marché dans une fourmillière, parce là...
Dernière étape de la journée pour laquelle il a encore fallu me sortir des nymbes. Un pont d'époque, c'est beau et nous occupe un quart d'heure, grand maximum.
Il est 14h quand on arrive à Siem Reap à l'hotel Day Inn. Rappelez-vous comment j'ai décrit l'arrivée à l'hotel de Phnom Pen; et bien multipliez par au moins 2 et le compte y est. A nouveau le portier. A nouveau le porteur. A nouveau la piscine. Mais là où les chambres du Juliana ressemblaient à du moyennement supérieur (plus je fume des Alain Delon, plus j'ai les critères et le melon qui enflent), ici ça ressemble à du supérieurement supérieur : Fleurs sur les lits, panier de fruits, la télécommande la plus évoluée que j'ai jamais vu pour tout contrôler, et pour finir, Madro sont au premier étage et ont droit à un petit balcon, moi, je suis au rez-de-chaussée avec une large terrasse donnant directement sur la piscine... Rien à ajouter si ce n'est qu'à partir de maintenant oubliez le tutoiement que je ne tolère plus.
Ajoutez à cela le fait qu'on dit "au revoir" à Le qui rentre à Phnom Pen, remplacé ici par un de ses collègues, le compte est bon. Il nous faudra bien une après-midi entière pour se faire à cette overdose d'over-choses.
Sachant qu'en plus à partir du lendemain, on entame le lourd, le très lourd, comme on dit ici la huitième merveille du monde, Anghkor Wat et ses environs... Ca fait chaud dans le slip!!
Quant à vous, mes p'tits candides, si ça vous fait ne serait-ce qu'un tant soit peu tiède dans le slip, c'est toujours ça que l'été n'aura pas et ça suffit à mon bonheur. C'est pas mentir que dire que vous me manquez, que j'ai souvent un lit king size dont je suis seul à profiter, que la piscine est assez grande pour nous tous. Au plaisir de vous voir ici ou ailleurs. C'est pas le choix qui manque. Grosses bises du haut de mes 32 ans et plus que demi.
Six jours passés à Phnom pen pour moi et quatre jours pour Madro, ça commence à faire! D'autant que Phnom Pen, c'est pas Istanbul, c'est pas Bangkok, une fois que tu en as fait le tour, si tu recommences, c'est forcément que tu es devenu subitement amnésique entre temps! Je ne vois pas d'autre explication. Et comme le programme est bien fait, nous nous sommes justement conduit en province, sur la route toute la sainte journée.
On s'en rend vite compte, moins vite pour moi qui ai pris l'habitude de dormir sur la banquette arrière, mais vite quand même.
Au cours de la matinée, le minibus s'arrête à une sorte de marché à Skuon. Rien de particulier jusque là. Mais en descendant on est assailli par des 'tites nenfants qui promènent amoureusement des mygales sur leurs vêtements. Les bestiaux font dans les 40 kilos et dans les 2 mètres de circonférence!!! Non, je déconne, disons plutot dans les 10 centimètres de long et c'est déjà pas mal. Elles ont tout l'attirail qui en font la grande favorite des arachnophobes : des petits yeux fourbes, de longues pattes poilues et la désagréable habitude de courir plutôt que de marcher! Dès qu'un touriste se présente, les gamines se font la course et tendent au premier venu leur animal de compagnie. Après, à chacun de voir s'il a envie de se faire grimper dessus par un cauchemard à huit pattes. Pedro passe son tour. Maman passe son tour. Il faut bien que quelqu'un s'y colle! C'est donc moi... On me pose une bestiole sur la main et la coquine se met à remonter le courant en direction du buste. Et elle gambade. Et elle gambade. Quand je veux la reprendre dans ma main en l'arrachant à mon T-shirt, la sauvageonne s'aggripe de toutes ses forces à l'aide de ses griffes pas assez longues pour transperser le T-shirt mais assez pour ne pas qu'on l'en déloge facilement! La bougresse a de la pogne en plus d'avoir de la cuisse!!!
Je comprends ensuite en regardant aux alentours qu'elle est surement beaucoup plus à l'aise sur moi que là où sont ses congénères. Skuon s'est fait une specialité dans l'araignée frite (du verbe frire). En effet, au milieu des stands, une femme est assise par terre gardant devant elle un grand plat creux dans lequel gisent des dizaines de mygales noircies par la cuisson. Pas la peine de préciser que pour le petit déjeuner local, tout le monde s'est abstenu cette fois, pas moyen que je sois l'exception à la règle, je sors de ma nuit et l'araignée frite n'est pas vraiment super sexy pour mes papilles à l'heure où j'ai déjà du mal à avaler des tartines!
Et le menu ne s'arrête pas là. Juste à côté de celle qui vend la friture à huit pattes se trouve une autre dame qui elle vend les sauterelles griées, elles aussi par dizaines voire plus. Amis des verrines et des petits fours... Nous une fois de plus, on passe notre tour. On remonte en voiture et après un tel programme, il faut qu'on se mette aux vers. Euh non, au vert!
On a donc rendez-vous d'abord dans une plantation d'hévéas puis dans un usine de latex pour voir toute la chaîne. La plantation d'hévéas, c'est mignon et pas très bandant. Des rangées d'arbres sur des kilomètres, en route vers l'usine.
A l'entrée de celle-ci, on nous donne des passes comme des VIP. La visite commence. A l'intérieur, ca a beau être ajouré, il fait une chaleur de bête. L'usine ne tourne pas à plein régime car les arbres sont au repos, pas comme les employés qui transpirent à sortir de machines des briques de latex brut de 40 kilos. Moi, si je fais çà une journée, à la fin c'est sûr, je fais 40 kilos!!!
A l'issue de la visite, on retourne en voiture sans recevoir un pneu ou des préservatifs en guise de cadeau, tant pis...
L'après-midi, on part visiter un nouveau temple angkhorien. Comme à son habitude, Le nous sort son exposé alors que nous restons plantés à l'entrée du site. Non loin de là, des vaches broutent paisiblement, je choisis les vaches et suis désolé pour Madro. A partir de ce moment là, de façon complètement implicite, on procède à une sorte de roulement pour que d'une part Le ne parle pas au vent (de toute façon il n'y a pas de vent, pas même une petite brise), et que d'autre part, chacun puisse reposer un temps soit peu ses esgourdes meurtries par un flot ininterrompu de paroles monocordes.
Au moment de rejoindre tout le petit monde dans le temple, je suis suivi par quelques jeunes filles qui veulent toutes me vendre de l'encens pour honorer Bouddha. A la première, je dis non merci. A la deuxième, non merci et ainsi de suite. Mais les gamines sont plus accrocheuses qu'un pitbull et alors que je suis maintenant dans l'enceinte du temple, voilà que les vieux s'en mèlent aussi jusqu'à rendre l'atmosphère sonore complètement irrespirables. J'en suis même à regretter de ne pas être resté avec Le!!! Au bout du compte, je craque, si on peut dire, et achète son encens à une petite fille. Et bien les autres ne sont pas découragées pour autant et me poursuivent comme une compétition pour honorer celle qui sera la plus insistante. C'en est trop, mon Karma va craquer, je tente une sortie. Et les filles aussi... Heureusement quand même, je parviens à garder mon calme même si ma visite est complètement ruinée de bruit. Quelques sourires plus tard, ce sont toutes mes amies toujours aussi collantes mais au moins dans un esprit plus joyeux. Ca va mieux et au moins on est prévenu, qu'à partir de maintenant, à l'approche des temples, c'est la foire d'empoigne pour vendre souvenirs, cartes postales & Cie. Il va falloir faire le vide un paquet de fois car jusqu'à présent, on a visité que trois ou quatre temples différents, disséminés dans la forêt et qu'il nous en reste une petite quinzaine dont les plus importants, les plus bondés, les plus vendeurs.
Après cette dernière visite du jour, il ne nous reste plus qu'à rejoindre Kampong Thom, notre ville étape pour la nuit. C'est la première fois qu'on change d'hotel et cette fois il n'est pas question de Phnom Pen ou siem Reap, et malgré nos gouts pour le luxe et les baignoires en or massif, il faut faire avec ce qu'on trouve... Attention, ce n'est quand même pas le formule1 du coin mais disons que la comparaison avec le Juliana n'est pas flateuse.
Quintessence de cette différence marquée, le petit déjeuner. A mon réveil, je croise déjà Maman qui en a fini. Elle a beau me mettre en garde sur l'omelette et le reste, je viens de me réveiller, j'ai mal aux yoeufs... A table, ne reste que Pedro, qui lui aussi reste sur sa faim. Il me met en garde itou, on verra bien... Mon assiette arrive, ça n'a pas l'air si crade. Seulement entre l'air et le gout, il y a un monde!!
Ca me rappelle une anecdote que j'avais oublié d'écrire jusque là. Quand j'étais avec Mary à Phang-Nga en Thaïlande, on avait chercher à se faire un petit déjeuner. Après avoir tournés en rond pendant près d'une heure, on avait fini dans un boui-boui de première. J'avais commandé deux tartines et Mary avait commandé une pizza aux saucisses (ahhhh, l'Allemagne...). Je ne m'en suis toujours pas remis et glousse de mémoire en me rappelant qu'elle a failli casser sa fourchette dedans, qu'elle a changé de couleur à la première bouchée et qu'on a été obligé de faire discrêtement appel au chien de la cuisinière pour nous rendre à l'évidence : c'est tellement imbouffable que même le chien n'en a pas voulu!!!!!!!!!!!!!!
Et bien cette fois avec Madro, c'est la même chose!! Et comme il n'y a pas de chien, impossible de faire la démonstration. Tant mieux pour le pauvre quadrupède!!! Heureusement qu'il nous reste des fruits de la veille dans la glacière, on pourra au moins se venger là-dessus! Et c'est pas grave si le sachets dans lequel sont contenus les fruits est crevé et donc plein d'eau provenant de la fonte des glaces, c'est de loin meilleur que toutes les omelettes de Kampong Thom réunies!!!
Et en voiture Simone, on est reparti! Dans la matinée, alors qu'on est sur la route depuis une petite heure, je me fais un petit challenge perso'. Le parle sans discontinuer depuis le départ et en mon fort intérieur, je me fais le pari que dans les 10 minutes qui viennent rien ne va changer. Si j'ai raison, je suis le seul qui gagne car je vais dormir à l'arrière. Si j'ai tort, tout le monde a gagné, c'est la loi du silence qui s'impose. Qu'est ce que tu penses qu'il se passa? Regarde ta montre et compte 10 minutes, tu te rendra compte que ça peut être très très très long... Et bien ça n'a pas manqué, 10 minutes de monologue ininterrompu plus tard, j'enjambe mon siège et ferme les yeux. C'est d'ailleurs étonnant de voir à quel vitesse un discourt énervant peu devenir subitement un discourt endormissant!!
Je suis tiré du sommeil par une Maman à bout de nerfs ou presque... Il faut dire qu'elle n'a pas de bol. Depuis le premier jour à Phnom Pen, chaque fois qu'on prend le minibus, elle est assise derrière à gauche de Le. Et comme celui ci se retourne pour nous parler, Maman est donc aux premières loges, difficile dans ces conditions d'éviter les balles. Pedro, lui est assis juste derrière Le qui n'est pas un hibou et ne peut donc pas tourner sa tête à 180 degrés. Il est donc le plus souvent en dehors du champ de vision de Le qui ne peut pas le regarder, tout au plus le voir. Moi, je suis un cran derrière, toujours entre deux siestes.
La suite, c'est deux nouveaux temples. Pour le premier d'entre eux, notre timing coïncide avec une classe cambodgienne qui le visite aussi. L'ambiance est bon enfant, les sourires automatiques. Dans le second, on ne croise que quelques touristes (5 ou 6, pas la mort...) qui vagabondent entre des arbres hauts comme des immeubles et des tours de pierres délicatement scuptées voilà 800 ans. Seule annecdote qui me revient à propos de ce temple, on y croise en plus d'un écein d'abeille collossal dont la surface bouge comme des vagues alors que chaque abeille fait bouger sa voisine et ainsi de suite, des fourmis rouges dont une me pique sur le pied. La piqure est douloureuse à souhait mais ça ne dure pas, heureusement que personne n'a marché dans une fourmillière, parce là...
Dernière étape de la journée pour laquelle il a encore fallu me sortir des nymbes. Un pont d'époque, c'est beau et nous occupe un quart d'heure, grand maximum.
Il est 14h quand on arrive à Siem Reap à l'hotel Day Inn. Rappelez-vous comment j'ai décrit l'arrivée à l'hotel de Phnom Pen; et bien multipliez par au moins 2 et le compte y est. A nouveau le portier. A nouveau le porteur. A nouveau la piscine. Mais là où les chambres du Juliana ressemblaient à du moyennement supérieur (plus je fume des Alain Delon, plus j'ai les critères et le melon qui enflent), ici ça ressemble à du supérieurement supérieur : Fleurs sur les lits, panier de fruits, la télécommande la plus évoluée que j'ai jamais vu pour tout contrôler, et pour finir, Madro sont au premier étage et ont droit à un petit balcon, moi, je suis au rez-de-chaussée avec une large terrasse donnant directement sur la piscine... Rien à ajouter si ce n'est qu'à partir de maintenant oubliez le tutoiement que je ne tolère plus.
Ajoutez à cela le fait qu'on dit "au revoir" à Le qui rentre à Phnom Pen, remplacé ici par un de ses collègues, le compte est bon. Il nous faudra bien une après-midi entière pour se faire à cette overdose d'over-choses.
Sachant qu'en plus à partir du lendemain, on entame le lourd, le très lourd, comme on dit ici la huitième merveille du monde, Anghkor Wat et ses environs... Ca fait chaud dans le slip!!
Quant à vous, mes p'tits candides, si ça vous fait ne serait-ce qu'un tant soit peu tiède dans le slip, c'est toujours ça que l'été n'aura pas et ça suffit à mon bonheur. C'est pas mentir que dire que vous me manquez, que j'ai souvent un lit king size dont je suis seul à profiter, que la piscine est assez grande pour nous tous. Au plaisir de vous voir ici ou ailleurs. C'est pas le choix qui manque. Grosses bises du haut de mes 32 ans et plus que demi.
Jusqu'à présent, je ne pouvais compter que sur mes dix doigts.
J'avais beau avoir fait partie de différentes équipes tout le long de la route, ce n'était chaque fois que temporaire, on ne se connaissait pas la veille, on s'éclate sur le moment, mais demain, on est sûr de rien...
Or, à partir d'aujourd'hui, tout change! Je reçois des renforts de poids en les personnes de ma mère chérie et son compagnon adoré Pierre dit Pédro. Le programme pour les 10 jours à venir est réglé comme du papier à musique et j'ai déjà hâte d'entamer la partition. En gros, cela va nous conduire de Phnom Pen à Siem Reap, base idéale pour la visite des temples angkhoriens.
Le premier changement auquel il faut que je me plies, c'est qu'il faut que je laisse derrière moi toutes mes auberges sans climatisation, sans eau chaude, sans petit déjeuner compris et sans piscine. Ca risque d'être compliqué au début mais il va bien falloir s'y faire... Dur, dur...
En ce matin de dimanche, je rejoins donc l'hotel Juliana pour attendre les tourtereaux.
Première chose louche en arrivant, il y a un préposé qui est là pour ouvrir la porte aux clients de l'hotel. J'ai vraiment pas l'habitude, ça cloche, j'ai l'impression que c'est Marcel Béliveau déguisé en cambodgien. Le costume et le maquillage sont vachement bien faits, c'est à s'y tromper, mais je ne suis pas dupe, à un moment où un autre, il va bien y avoir quelqu'un qui va surgir d'un recoin sombre en hurlant "suprise, surprise"!! Qui plus est, c'est tellement propre que j'ai l'impression d'être une tache sur la carte postale. C'est le royaume des valises à roulette et je débarque avec mes 18-20kg de sacs à dos! Il y a même un type qui insiste pour porter mon gros sac jusqu'à la chambre, sans déconner...
Deuxième bizarrerie, il y a un grand bassin à l'extérieur où les clients de l'hotel nagent en arborant un sourire de contentement ou se dorent au soleil sur des chaises longues molletonnées. Il parait qu'on appelle ça une piscine, il faut que je me souvienne! Sur le bord de la "piscine", il y a aussi un autre bassin, plus petit celui là, qui fait des bulles par milliers, mais là j'ai toujours pas compris... Il y a également une salle climatisée avec des instruments de musculation, mais là il faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas, ça doit bien être un canulard!!! Ils ne m'ont pas regardé ou bien!!!
Je termine mon tour du propriétaire en accédant à ma chambre. C'est propre comme un soulier verni, si je devais passer mon doigt sur les étagères du haut, je suis convaincu que je ne ramasserais aucune poussière et peut-être même que mon doigt en ressortirait plus propre qu'avant, c'est dire!!! Les propriétaires ont troqué la douche douteuse par une baignoire rutilante comme je n'en ai pas eu à la maison depuis mes 10 ans. Je retrouve aussi les plaisirs de la vie sédentaires : les télécommandes. Une pour la télé et une pour la clim. Et comme il y a un room-service, c'est vraiment un coup à passer sa journée entre le plumard et la piscine! Gare au piège!!!
Ca me change tellement de mes hébergements habituels que je me mets à fumer des cigarettes "Alain Delon", ne reste plus qu'à voir si je vais me mettre à parler de moi à la troisième personne!
Je profite donc des plaisirs de ma nouvelle vie en attendant les compagnons d'échappée. Et autour de midi, ils arrivent tout beau tout chaud, et tout blanc aussi. Ca va changer, c'est moi qui vous l'dis! Avec eux arrive aussi Le (c'est pas une faute de frappe, le mec s'appelle "Le"). Il va être notre guide perso jusqu'à Siem Reap, il est courtois comme Gérard Holtz présentant le Téléthon et son français est compréhensible par tous pour peu qu'on fasse gaffe à ce qu'il dit, tant mieux! Mais aujourd'hui, premier jour du circuit, c'est quartier libre, à nous de jouer!
On prend donc un tuk-tuk pour rejoindre les bords du fleuve, boire une bière et déjeuner. Malgré le décallage horaire, pour moi aussi, tout le monde est en forme, un doux parfum de vacances flotte dans l'air. Le parfum de vacances, c'est plus ou moins le parfum du voyage avec de l'extra-confort en plus, comme une voiture avec des sièges en cuir ou une allemande avec des fesses en velours... C'est doux, c'est chaud et ça donne pas d'échardes quand on passe la main.
L'après-midi s'écoule tranquille, on revient à l'hotel à pieds en passant de marchés en marchés juste le temps de transpirer quelques litres. Heureusement, la piscine aura tôt fait de faire baisser la température pour autant que ce soit possible dans une eau à 30 degrés! Et toujours pas l'ombre d'une moustache de Béliveau à l'horizon!! Pour le reste, la fatigue des néocambodgiens se fait sentir après une journée passée entre avions et aéroports, on se quitte relativement tôt après le dîner, suffisamment tôt pour moi en tout cas pour jouer au millionnaire dans ma chambre de ministre.
Le lundi matin, c'est comme un vrai lundi matin, comme quand il faut se lever tôt parce qu'on a un travail. Sauf qu'ici le travail, c'est juste de se lever tôt... Notre guide nous attend à 8h, juste après avoir profité du buffet de petit-déjeuner qui s'étale sur des mètres et des mètres. Seulement, pour moi, un réveil avant 8h est synonyme de tête dans le rectum donc le buffet c'est bien mais dormir le plus tard possible (7h35), c'est mieux.
A 8h donc, tout le monde est sur le pont. C'est une expression, il n'y a pas de pont dans l'hotel, il faut quand même pas pousser... Maman et Pedro sont là, Le aussi, et avec nous Pham, notre chauffeur. Parce qu'en plus on a un chauffeur. Et qui dit chauffeur dit moyen de transport, c'est un minibus de douze personnes avec l'esprit vacances, sièges en cuir et climatisation de série. Notre première étape : une escapade en bateau d'une heure qui nous fait quitter Phnom Pen et sa frénésie de motocyclettes pour nous rendre dans un petit village rural spécialisé dans le tissage de la soie. Sympa comme tout. En plus, là bas on ne croise pas un touriste, les gens ont des sourires sincères qui remontent jusqu'aux oreilles quand ils nous croisent, on est entouré par les vélos et les vaches sur des chemins en terre, bienvenue au Cambodge! En plus, ce qui ne gache rien, j'ai l'impression qu'ici tout est photogénique, les gens, les animaux, les maisons, les arbres, etc. La ballade dure une paire d'heures, le temps pour Madro (contraction de Maman et Pédro, c'est plus rapide et plus rigolo) de rougir sous le soleil assassin. Il a pas fallu longtemps!!
Au retour à Phnom Pen, Lei qui nous a déjà tout raconté de la vie du fleuve dans les moindres détails nous amène à un resto des familles. Il y a des fontaines et des orchidées partout, le discourt à la troisième personne n'est vraiment pas loin
L'après-midi, comme Madro ont dit à l'agence de voyage qu'ils étaient très interressés par les marchés, on arpente de nouveaux étaux (un étal, des étaux?). Des fruits aux poissons séchés, des fleurs aux souvenirs de toutes sortes, rien ne manque même pas la compagnie de Le qui est toujours intarrissable d'histoires à tiroirs...
Le soir même, contre-coup du vol de la veille, on se quitte de bonne heure et de bonne humeur après s'être fait pêter le ventre au buffet dinatoire du Juliana. De la nourriture sur des dizaines de mètres, c'est pas bon pour mon régime... A l'issue, j'ai le ventre gonflé comme une femme enceinte de quatre mois, j'en profite donc pour squatter le bord de la piscine et voir le spectacle d'une douzaine de chauves-souris qui font des ronds au dessus de l'eau en gobant les moustiques avant de mettre la viande dans le torchon.
Le troisième jour, on attaque vraiment les visites. Le rencart est à 8h, il va falloir s'y habituer. Ce à quoi il va aussi falloir s'habituer, c'est que dès qu'on met un pied dans le minibus, Le entame son monologue... Et si tu veux en voir la fin, tu as vite fait d'avoir des toiles d'araignées sous les bras. Le type n'arrête jamais, sur un ton monocorde, et avec un accent dont il faut vraiment se concentrer pour saisir chaque mot. En d'autres termes, j'ai la migraine! En plus, comme en cette journée on fait le tour des incontournables de la capitale, il n'y a pas moyen de l'arrêter, c'est un 33 tonnes sans freins, pris dans une descente à 30°!
On débute avec la visite du musée national. J'ai une impression de vacances quand Le nous présente la petite bonne femme qui travaille ici et qui va donc tout nous dire. Tout nous dire, et merde... Heureusement cette dame fait dans les 1m50 et est donc à même de regarder Maman dans les yeux en nous laissant à Pierre et à moi un repos auditif tout provisoire. Ce la dit, elle aussi est en mode "non-stop" et j'ai vite fait d'aller visiter le musée de mon côté. Il faut dire qu'il n'est pas 9h du matin et que donc... Le musée est quand même interressant et il y un jardin fleurissant au centre où il fait bon faire la moule.
A la sortie, Le nous récupère, il est temps d'avancer. Direction le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Ca promet... En y arrivant, Le se découvre une nouvelle mauvaise habitude : on reste à l'entrée pendant qu'il nous fait son laïus, ça dure assez de temps pour que la découverte du site se fasse au pas de charge parce que ça va fermer pour le déjeuner. Et comme on dit dans ces cas là, suivez le guide!! On file donc en vitesse à la Pagode d'Argent, et nouvel exemple, tout autour se trouve une fresque qui mesure des centaines de mètres et Le entreprend de nous raconter en détails ce qu'il s'y trouve alors que le temps presse. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, mais l'essentiel c'est de profiter du spectacle avec mes yeux pas avec mes oreilles!! J'ai pas envie que quelqu'un nous lise un livre d'histoire illustré le nez planté devant un mur! Si je veux un livre, je vais à la bibliothèque, en plus à la bibliothèque, il est interdit de parler!
Vous avez l'impression que j'en rajoute, sachez que Madro est d'accord sur toute la ligne sur le fait que la pause déjeuner qui s'impose est une douce libération. Qui plus est, après le déjeuner, on s'accorde un break à l'hotel pour profiter d'une sieste avec clim' ou de la piscine en fumant une Alain Delon.
On se redonne rencart à 16h pour une leçon d'histoire contemporaine : le musée du génocide situé dans un ancien centre de détention et extermination appelé S21 sachant que le "S" en cambodgien est la première lettre du mot "tuer". Ca fait froid dans le dos, c'est que le début... Tout le long de la visite, de loin la plus captivante jusqu'alors, on parcourt les batiments laissés en l'état. Fils barbelés, instruments de torture, manuel du savoir-vivre du parfait prisonnier, photos de victimes, tout y est. Partout autour des batiments, des panneaux indiquent qu'il est interdit de sourire. De toute façon, rien ne s'y prête.
Pendant notre tour des horreurs génocidaires, je me demande comment un peuple aussi courtois, souriant, à l'apparence tellement pacifique à pu s'amputer de la sorte, tuant sans aucune forme de procès plus de 2 millions de personnes plus toutes celles décédées des conséquences des privations et autres "traitements de faveur". a l'époque, ça faisait en tout près de la moitié de la population. En quatre ans!!!
A l'issue de ce sinistre périple, je suis tout retourné. C'est comme si le panneau "interdiction de sourire" s'appliquait encore, et alors que nous sommes sur le chemin du retour vers l'hotel, on passe autour du stade olympique. Le nous dit que c'est le rendez-vous de la population en quête de sport, de dance, d'activités X ou Y. Ni une ni deux, je descends de la voiture pour aller m'imprêgner d'autre chose que de barbarie. Et la transition se fait d'elle-même, je retrouve les cambodgiens tels que je les vois c'est à dire qui distribuent des sourires plutot que des décharges électriques. Ca fait du bien! L'entrée au stade est gratuite pour peu qu'on arrive à se glisser entre deux grilles de portail. C'est folklo' bien comme il faut! Et en effet, à l'intérieur, les gradins sont remplis de centaines de personnes qui effectuent des chorégraphies sur des musiques endiablées sur fond de coucher de soleil. En plus, pas un gringo, ah si, moi.
Grace à cette petite encartade au programme, je rentre le coeur léger, et c'était pas gagné! Merci Le pour le conseil qui permet de retrouver l'appétit et de passer une bonne soirée!
Le quatrième jour, on part s'oxygéner à la campagne. Un bateau a été affrété pour qu'à l'issue d'une heure de navigation sur un long canal bordé de rizières, on aille visiter un temple, notre premier de l'époque pré-anckhorienne. Chapeau bas les khmers, il remonte au VIIIème siècle. Cette ballade est à nouveau l'occasion de rotir sous le soleil mais personne ne s'en plaint, ce serait dommage en plein mois de février!! Il sera temps de toute façon de se badigeonner de biafine au retour à l'hotel!
L'après-midi, c'est encore côté temple que ça se passe. Je vous épargne la description, vous gagnez au change si vous ne voulez pas passer quatre heures à lire un compte-rendu sur chaque brique! J'ai bien demandé à Le de s'en charger pour vous montrer de quel bois il se chauffe, non c'est une blague, vous ne tiendriez pas deux minutes! Après ça, on est de retour pour notre dernier soir à Phnom Pen. Un nouveau buffet pantagruellique et une nuit dans mon lit king-size plus tard, il faut prendre la route et quitter la capitale. On se rapproche d'Angkor, ça monte en puissance!!!!!
Il vous suffira de jeter un oeil aux photos pour vous rendre compte que dès le début, il y a du niveau, ça promet pour la suite!
Quant à moi, je file suivre les préceptes de la compagnie créole, sans chemiseuuuu, sans pantalonnnn. Il fait une chaleur de bête, peut-être la sentirez vous après que je vous ai fait des bises dégoulinantes. Santé!!!
Le premier changement auquel il faut que je me plies, c'est qu'il faut que je laisse derrière moi toutes mes auberges sans climatisation, sans eau chaude, sans petit déjeuner compris et sans piscine. Ca risque d'être compliqué au début mais il va bien falloir s'y faire... Dur, dur...
En ce matin de dimanche, je rejoins donc l'hotel Juliana pour attendre les tourtereaux.
Première chose louche en arrivant, il y a un préposé qui est là pour ouvrir la porte aux clients de l'hotel. J'ai vraiment pas l'habitude, ça cloche, j'ai l'impression que c'est Marcel Béliveau déguisé en cambodgien. Le costume et le maquillage sont vachement bien faits, c'est à s'y tromper, mais je ne suis pas dupe, à un moment où un autre, il va bien y avoir quelqu'un qui va surgir d'un recoin sombre en hurlant "suprise, surprise"!! Qui plus est, c'est tellement propre que j'ai l'impression d'être une tache sur la carte postale. C'est le royaume des valises à roulette et je débarque avec mes 18-20kg de sacs à dos! Il y a même un type qui insiste pour porter mon gros sac jusqu'à la chambre, sans déconner...
Deuxième bizarrerie, il y a un grand bassin à l'extérieur où les clients de l'hotel nagent en arborant un sourire de contentement ou se dorent au soleil sur des chaises longues molletonnées. Il parait qu'on appelle ça une piscine, il faut que je me souvienne! Sur le bord de la "piscine", il y a aussi un autre bassin, plus petit celui là, qui fait des bulles par milliers, mais là j'ai toujours pas compris... Il y a également une salle climatisée avec des instruments de musculation, mais là il faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas, ça doit bien être un canulard!!! Ils ne m'ont pas regardé ou bien!!!
Je termine mon tour du propriétaire en accédant à ma chambre. C'est propre comme un soulier verni, si je devais passer mon doigt sur les étagères du haut, je suis convaincu que je ne ramasserais aucune poussière et peut-être même que mon doigt en ressortirait plus propre qu'avant, c'est dire!!! Les propriétaires ont troqué la douche douteuse par une baignoire rutilante comme je n'en ai pas eu à la maison depuis mes 10 ans. Je retrouve aussi les plaisirs de la vie sédentaires : les télécommandes. Une pour la télé et une pour la clim. Et comme il y a un room-service, c'est vraiment un coup à passer sa journée entre le plumard et la piscine! Gare au piège!!!
Ca me change tellement de mes hébergements habituels que je me mets à fumer des cigarettes "Alain Delon", ne reste plus qu'à voir si je vais me mettre à parler de moi à la troisième personne!
Je profite donc des plaisirs de ma nouvelle vie en attendant les compagnons d'échappée. Et autour de midi, ils arrivent tout beau tout chaud, et tout blanc aussi. Ca va changer, c'est moi qui vous l'dis! Avec eux arrive aussi Le (c'est pas une faute de frappe, le mec s'appelle "Le"). Il va être notre guide perso jusqu'à Siem Reap, il est courtois comme Gérard Holtz présentant le Téléthon et son français est compréhensible par tous pour peu qu'on fasse gaffe à ce qu'il dit, tant mieux! Mais aujourd'hui, premier jour du circuit, c'est quartier libre, à nous de jouer!
On prend donc un tuk-tuk pour rejoindre les bords du fleuve, boire une bière et déjeuner. Malgré le décallage horaire, pour moi aussi, tout le monde est en forme, un doux parfum de vacances flotte dans l'air. Le parfum de vacances, c'est plus ou moins le parfum du voyage avec de l'extra-confort en plus, comme une voiture avec des sièges en cuir ou une allemande avec des fesses en velours... C'est doux, c'est chaud et ça donne pas d'échardes quand on passe la main.
L'après-midi s'écoule tranquille, on revient à l'hotel à pieds en passant de marchés en marchés juste le temps de transpirer quelques litres. Heureusement, la piscine aura tôt fait de faire baisser la température pour autant que ce soit possible dans une eau à 30 degrés! Et toujours pas l'ombre d'une moustache de Béliveau à l'horizon!! Pour le reste, la fatigue des néocambodgiens se fait sentir après une journée passée entre avions et aéroports, on se quitte relativement tôt après le dîner, suffisamment tôt pour moi en tout cas pour jouer au millionnaire dans ma chambre de ministre.
Le lundi matin, c'est comme un vrai lundi matin, comme quand il faut se lever tôt parce qu'on a un travail. Sauf qu'ici le travail, c'est juste de se lever tôt... Notre guide nous attend à 8h, juste après avoir profité du buffet de petit-déjeuner qui s'étale sur des mètres et des mètres. Seulement, pour moi, un réveil avant 8h est synonyme de tête dans le rectum donc le buffet c'est bien mais dormir le plus tard possible (7h35), c'est mieux.
A 8h donc, tout le monde est sur le pont. C'est une expression, il n'y a pas de pont dans l'hotel, il faut quand même pas pousser... Maman et Pedro sont là, Le aussi, et avec nous Pham, notre chauffeur. Parce qu'en plus on a un chauffeur. Et qui dit chauffeur dit moyen de transport, c'est un minibus de douze personnes avec l'esprit vacances, sièges en cuir et climatisation de série. Notre première étape : une escapade en bateau d'une heure qui nous fait quitter Phnom Pen et sa frénésie de motocyclettes pour nous rendre dans un petit village rural spécialisé dans le tissage de la soie. Sympa comme tout. En plus, là bas on ne croise pas un touriste, les gens ont des sourires sincères qui remontent jusqu'aux oreilles quand ils nous croisent, on est entouré par les vélos et les vaches sur des chemins en terre, bienvenue au Cambodge! En plus, ce qui ne gache rien, j'ai l'impression qu'ici tout est photogénique, les gens, les animaux, les maisons, les arbres, etc. La ballade dure une paire d'heures, le temps pour Madro (contraction de Maman et Pédro, c'est plus rapide et plus rigolo) de rougir sous le soleil assassin. Il a pas fallu longtemps!!
Au retour à Phnom Pen, Lei qui nous a déjà tout raconté de la vie du fleuve dans les moindres détails nous amène à un resto des familles. Il y a des fontaines et des orchidées partout, le discourt à la troisième personne n'est vraiment pas loin
L'après-midi, comme Madro ont dit à l'agence de voyage qu'ils étaient très interressés par les marchés, on arpente de nouveaux étaux (un étal, des étaux?). Des fruits aux poissons séchés, des fleurs aux souvenirs de toutes sortes, rien ne manque même pas la compagnie de Le qui est toujours intarrissable d'histoires à tiroirs...
Le soir même, contre-coup du vol de la veille, on se quitte de bonne heure et de bonne humeur après s'être fait pêter le ventre au buffet dinatoire du Juliana. De la nourriture sur des dizaines de mètres, c'est pas bon pour mon régime... A l'issue, j'ai le ventre gonflé comme une femme enceinte de quatre mois, j'en profite donc pour squatter le bord de la piscine et voir le spectacle d'une douzaine de chauves-souris qui font des ronds au dessus de l'eau en gobant les moustiques avant de mettre la viande dans le torchon.
Le troisième jour, on attaque vraiment les visites. Le rencart est à 8h, il va falloir s'y habituer. Ce à quoi il va aussi falloir s'habituer, c'est que dès qu'on met un pied dans le minibus, Le entame son monologue... Et si tu veux en voir la fin, tu as vite fait d'avoir des toiles d'araignées sous les bras. Le type n'arrête jamais, sur un ton monocorde, et avec un accent dont il faut vraiment se concentrer pour saisir chaque mot. En d'autres termes, j'ai la migraine! En plus, comme en cette journée on fait le tour des incontournables de la capitale, il n'y a pas moyen de l'arrêter, c'est un 33 tonnes sans freins, pris dans une descente à 30°!
On débute avec la visite du musée national. J'ai une impression de vacances quand Le nous présente la petite bonne femme qui travaille ici et qui va donc tout nous dire. Tout nous dire, et merde... Heureusement cette dame fait dans les 1m50 et est donc à même de regarder Maman dans les yeux en nous laissant à Pierre et à moi un repos auditif tout provisoire. Ce la dit, elle aussi est en mode "non-stop" et j'ai vite fait d'aller visiter le musée de mon côté. Il faut dire qu'il n'est pas 9h du matin et que donc... Le musée est quand même interressant et il y un jardin fleurissant au centre où il fait bon faire la moule.
A la sortie, Le nous récupère, il est temps d'avancer. Direction le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Ca promet... En y arrivant, Le se découvre une nouvelle mauvaise habitude : on reste à l'entrée pendant qu'il nous fait son laïus, ça dure assez de temps pour que la découverte du site se fasse au pas de charge parce que ça va fermer pour le déjeuner. Et comme on dit dans ces cas là, suivez le guide!! On file donc en vitesse à la Pagode d'Argent, et nouvel exemple, tout autour se trouve une fresque qui mesure des centaines de mètres et Le entreprend de nous raconter en détails ce qu'il s'y trouve alors que le temps presse. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, mais l'essentiel c'est de profiter du spectacle avec mes yeux pas avec mes oreilles!! J'ai pas envie que quelqu'un nous lise un livre d'histoire illustré le nez planté devant un mur! Si je veux un livre, je vais à la bibliothèque, en plus à la bibliothèque, il est interdit de parler!
Vous avez l'impression que j'en rajoute, sachez que Madro est d'accord sur toute la ligne sur le fait que la pause déjeuner qui s'impose est une douce libération. Qui plus est, après le déjeuner, on s'accorde un break à l'hotel pour profiter d'une sieste avec clim' ou de la piscine en fumant une Alain Delon.
On se redonne rencart à 16h pour une leçon d'histoire contemporaine : le musée du génocide situé dans un ancien centre de détention et extermination appelé S21 sachant que le "S" en cambodgien est la première lettre du mot "tuer". Ca fait froid dans le dos, c'est que le début... Tout le long de la visite, de loin la plus captivante jusqu'alors, on parcourt les batiments laissés en l'état. Fils barbelés, instruments de torture, manuel du savoir-vivre du parfait prisonnier, photos de victimes, tout y est. Partout autour des batiments, des panneaux indiquent qu'il est interdit de sourire. De toute façon, rien ne s'y prête.
Pendant notre tour des horreurs génocidaires, je me demande comment un peuple aussi courtois, souriant, à l'apparence tellement pacifique à pu s'amputer de la sorte, tuant sans aucune forme de procès plus de 2 millions de personnes plus toutes celles décédées des conséquences des privations et autres "traitements de faveur". a l'époque, ça faisait en tout près de la moitié de la population. En quatre ans!!!
A l'issue de ce sinistre périple, je suis tout retourné. C'est comme si le panneau "interdiction de sourire" s'appliquait encore, et alors que nous sommes sur le chemin du retour vers l'hotel, on passe autour du stade olympique. Le nous dit que c'est le rendez-vous de la population en quête de sport, de dance, d'activités X ou Y. Ni une ni deux, je descends de la voiture pour aller m'imprêgner d'autre chose que de barbarie. Et la transition se fait d'elle-même, je retrouve les cambodgiens tels que je les vois c'est à dire qui distribuent des sourires plutot que des décharges électriques. Ca fait du bien! L'entrée au stade est gratuite pour peu qu'on arrive à se glisser entre deux grilles de portail. C'est folklo' bien comme il faut! Et en effet, à l'intérieur, les gradins sont remplis de centaines de personnes qui effectuent des chorégraphies sur des musiques endiablées sur fond de coucher de soleil. En plus, pas un gringo, ah si, moi.
Grace à cette petite encartade au programme, je rentre le coeur léger, et c'était pas gagné! Merci Le pour le conseil qui permet de retrouver l'appétit et de passer une bonne soirée!
Le quatrième jour, on part s'oxygéner à la campagne. Un bateau a été affrété pour qu'à l'issue d'une heure de navigation sur un long canal bordé de rizières, on aille visiter un temple, notre premier de l'époque pré-anckhorienne. Chapeau bas les khmers, il remonte au VIIIème siècle. Cette ballade est à nouveau l'occasion de rotir sous le soleil mais personne ne s'en plaint, ce serait dommage en plein mois de février!! Il sera temps de toute façon de se badigeonner de biafine au retour à l'hotel!
L'après-midi, c'est encore côté temple que ça se passe. Je vous épargne la description, vous gagnez au change si vous ne voulez pas passer quatre heures à lire un compte-rendu sur chaque brique! J'ai bien demandé à Le de s'en charger pour vous montrer de quel bois il se chauffe, non c'est une blague, vous ne tiendriez pas deux minutes! Après ça, on est de retour pour notre dernier soir à Phnom Pen. Un nouveau buffet pantagruellique et une nuit dans mon lit king-size plus tard, il faut prendre la route et quitter la capitale. On se rapproche d'Angkor, ça monte en puissance!!!!!
Il vous suffira de jeter un oeil aux photos pour vous rendre compte que dès le début, il y a du niveau, ça promet pour la suite!
Quant à moi, je file suivre les préceptes de la compagnie créole, sans chemiseuuuu, sans pantalonnnn. Il fait une chaleur de bête, peut-être la sentirez vous après que je vous ai fait des bises dégoulinantes. Santé!!!
Bill Haley, ça vous dit quelque chose?
Rock around the clock? Non?
C'est pourtant ce à quoi il a fallu que je m'astreigne pour mon dernier soir en Thailande.
Le bus vers Phnom Pen étant prévu au matin à 8h pour une journée délirante de quinze heures entre le transport et le passage de la douane, le moyen de subir le moins possible toute cette folie est de ne pas dormir la nuit précédente pour n'être qu'un boulet sur pattes à l'heure du départ.
J'ai donc été obligé de veiller et de faire coulisser les verres jusqu'à ma trombine (à coulisse, ohhh). Et à Bangkok, malgré l'interdiction de vente théorique de 2h du matin, c'est pas les jeux du cirque pour se mettre du liquide dans le gosier.
2h, c'est justement le moment où les bars commencent à servir les consommations dans des verres en plastique pour tromper la police qui n'est pas dupe et de ce fait, doit récupérer des pots de vin en liquide.
Jusqu'à 5h, j'ai donc fureté pour trouver des verres d'endroits en endroits pour finir à l'envers.
Et à 5h, enfin las de la musique de débiles, je suis rentré à mes quartiers pour mettre de l'ordre dans mes affaires et dans ma tête. ll a bien nécessité deux heures pour arriver à mes fins, la fatigue gagnant du terrain dans cette course perdue d'avance exprès.
Dans le bus qui est venu, merci, me chercher directement à mon aubeerge, j'ai respecté le plan à la lettre et suis tombé du sommeil du veille-tard. Je n'ai donc rien vu de la route et c'est tant pis, et on m'a réveillé à la frontière et c'est tant mieux. Il n'eut pas fallu que je ne compte que sur moi pour réussir à soulever les enclumes qui me servent de paupières... Il est 14h. Au passage de la douane, aucun souci. Comme d'habitude depuis le début du périple et bizarrement, aucun sac n'a été fouillé. De toute façon, je n'ai rien à cacher, je suis pas idiot.
En entrant au Cambodge, la ville frontière est étrange, les hotels-casinos se suivent les uns derrière les autres. C'est rutilant! Mais à y regarder de plus près, la misère est sur le pas de la porte, un spectacle que je n'avais pas trop vu en Thailande, les enfants sont pieds nus, en guenilles, un petit cours d'eau charrie les déchets comme un discourt du front national, ça fait froid dans le dos... C'est pas que je n'aime pas les bruits de botte, mais dans ma tête, c'est toujours Nathalie Portman qui les porte dans un défilé qui n'a rien d'un défilé militaire! Bref...
A Poipet, la ville frontalière (NDLR : et non frontiste donc, merci), tous les touristes qui était dans le bus jusqu'à la frontière restent ensemble sauf moi, j'ai l'impression d'être le vilain petit canard. En fait, il n'en est rien, c'est juste que tout le monde sauf moi sans exception va à Siem Reap visiter les temples anckhoriens alors que moi, je vais à Phnom Pen. Je les vois donc tous partir à bord du même bus que celui du départ. En ce qui me concerne, on me demande d'attendre... Entre l'envie de sommeil qui ne m'a pas laché d'une semelle et la chaleur (il fait plus de 30°), je me suis connu plus tonique... Après 30 minutes que j'ai passé à discuter avec un adorable petit vieux parlant un français parfait, un type vient me chercher en mobylette et me présente mon nouveau chauffeur à trois dents qui conduit une berline. Pas de bus donc mais une voiture, classe!! Seulement, il n'est pas question pour l'homme aux machoires de gruyère de ne partir à Phnom Pen qu'avec ma petite personne, il faut attendre d'autres clients. Il est 16h quand je commence à attendre. Pendant ce temps, des types chargent la voiture avec des centaines de kilos de marchandises. Et dire qu'il faut en plus trois autres personnes! Espérons qu'elles n'aient pas les mêmes sacs que moi!!! Tous les quarts d'heure, je demande à mon chauffeur dans combien de temps ils arrivent. Et à chaque fois, les réponses que j'obtiens sont identiques : "dans 15-20 minutes maximum." Comme ça pendant deux heures!!! Bienvenue au Cambodge, ça fait plaisir!
A 18h, la nuit, comme moi, tombe et enfin, une famille khmer se présente. Il est temps de partir enfin, plus que six heures de route! On quitte Poipet dans un nuage de poussière, cap au sud-est.
Ce trajet pendant lequel on traverse le Cambodge quasiment sur toute la longueur est l'occasion pour moi de découvrir si ce n'est le pays vu qu'il fait nuit, mais au moins la conduite et la vie le long des routes éclairées à la lueur de la lune quand elle est là. C'est donc par intermittence mais sachant que moi aussi, je me concentre sur ce qui se passe autour par intermittence, à savoir quand je ne dors pas.
D'abord ce qui fait drole, c'est que chaque voiture qui croise notre route nous fait soit des appels de phares soit est purement et simplement en plein phare. La conséquense c'est qu'à chaque fois je suis et j'imagine que pour le chauffeur c'est pareil, aveuglé et vois 36 chandelles pendant trois secondes. Si on conjugue ça au fait que la nuit, une moto sur trois n'a pas de lumière du tout, c'est la sécurité routière qui régale!! En plus, certaines motos ne se contentent pas d'être de simples bécannes, elles tirent derrière elles l'équivalent de caravanes montées sur trois tréteaux. En un mot, c'est showtime! En quatre mots, c'est la mort au tournant!! Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de trottoir et donc que les cambodgiens qui marchent, et ils sont 2-3, sont sur la chaussée, qu'il y a les boeufs, les mules, les chiens, les vélos, les enfants de tous ages, vous obtenez un sacré bordel. Un sacré bordel qui prend toute sa dimension quand le chauffeur, et il le fait sans arrêt, double à tout va, qu'un autre véhicule arrive en face ou pas!! Là, d'un coup, tu te rends compte que quand je dis la mort au tournant, c'est pas du chiqué! C'est pour ça que le plus simple pour moi, c'est encore de dormir, au moins alors, je ne sers pas les fesses à la moindre manoeuvre à la Charles Bronson!!!
Quoi qu'il en soit, on est en vie à l'arrivée, on a même pas réussi à rayer la carrosserie ou à attraper un cycliste avec un rétroviseur. C'est pas faute de ne pas être passé loin. Vivement que je conduise!!!
Il est minuit passé en arrivant à Phnom Pen et je n'ai pas été aussi frais de toute la journée. Je suis tellement content d'être là que je pête la forme; à moins que ça tienne au fait que j'ai roupillé tout le temps... Le chauffeur me dépose en centre-ville et la dernière chose que j'ai à faire en cette fastidieuse journée, c'est de trouver de l'oseille fraiche. En effet, qui dit nouveau pays dit nouvelle devise; si je veux pas dormir dehors, il va faloir que je ramasse.
En deux secondes, je trouve une moto-taxi, la direction : le distributeur le plus proche. Illico presto nous y sommes. Au distributeur, tout se déroule normalement jusqu'à l'étape finale au cours de laquelle le bandit manchot doit affiché les trois cerises et moi récupérer mon dû. Et bien mon dû, il est jamais venu... 2ème tentative, idem. 3ème tentative, re-rebelote. On tente une deuxième banque.
Re-première tentative, nada. Re-2ème tentative, que dalle...
Qu'est ce que c'est que ce bordel!?! Impossible de gratter le moindre billet! J'ai beau être muni de ma visa, je suis démuni... Résultat en attendant qu'il fasse jour, je trouve un hotel et la couleur de ma peau et de mon passeport aidant, je parviens quand même à dormir avec un toit au dessus de la tête, à crédit mais chut, c'est un secret...
Le matin suivant, ça ne répond pas, le fait d'avoir sommeillé toute la journée de la veille m'amène à ouvrir les yeux à 14h ou pas loin... Chienne de vie... Prenant mon courage à deux mains, je décide de mettre tout de suite fin au suspense financier. Je retourne au distributeur comme on va à la guerre, le couteau entre les dents. Et pas de bol pour l'histoire, le suspense prend vite fin, j'ai les poches pleines de dollars. Quant à savoir ce qui s'est passé la veille, la pô compris...
Entre parenthèses, en faisant court, c'est bizarre mais au Cambodge, ils ont beau avoir leur monnaie propre, si t'en as pour plus de deux euros à payer, c'est en dollars que ça se passe. T'as beau être à plus de 10.000 bornes des USA, ça se passe comme ça chez Mc Donald's!
L'arrivée de Môman et Mr Pedro (dit Gupi10) est imminente, c'est prévu pour le dimanche. Donc comme à partir de ce moment là, on va tout visiter de ce que Phnom Pen compte d'incontournables, je flane au gré du vent, ou plutôt au gré de l'ombre quand j'en trouve parce que du vent, y'en a pô et il fait une chaleur de bêête! C'est donc la fleur au fusil que ça se passe aujourd'hui. Tous les trois mètres, un conducteur de moto ou de tuk-tuk veut me faire accélérer le rythme mais c'est pas pour aujourd'hui!
Je rentre donc à l'hotel de bonne heure pour retrouver une façon de fonctionner un peu plus diurne. Mais même dans ces conditions, c'est pas gagné d'avance, vous connaissez l'animal.
Voilà donc pour ces premières impressions cambodgiennes, et encore une fois, désolé mais c'est pas un condensé, c'est un expensé! J'espère vous apporter la suite sur un plateau dans les deux jours à grand renfort de clichés dont je sais déjà qu'il y a du beau, du lourd. J'espère aussi que si avant de lire tu avais froid, tu transpires maintenant à grosses gouttes.
Je vous embrasse et vous colle tel un radiateur. Big bizous touloutout touloutout comme dirait feu-Carlos. A bientôt ou presque.
Dans le bus qui est venu, merci, me chercher directement à mon aubeerge, j'ai respecté le plan à la lettre et suis tombé du sommeil du veille-tard. Je n'ai donc rien vu de la route et c'est tant pis, et on m'a réveillé à la frontière et c'est tant mieux. Il n'eut pas fallu que je ne compte que sur moi pour réussir à soulever les enclumes qui me servent de paupières... Il est 14h. Au passage de la douane, aucun souci. Comme d'habitude depuis le début du périple et bizarrement, aucun sac n'a été fouillé. De toute façon, je n'ai rien à cacher, je suis pas idiot.
En entrant au Cambodge, la ville frontière est étrange, les hotels-casinos se suivent les uns derrière les autres. C'est rutilant! Mais à y regarder de plus près, la misère est sur le pas de la porte, un spectacle que je n'avais pas trop vu en Thailande, les enfants sont pieds nus, en guenilles, un petit cours d'eau charrie les déchets comme un discourt du front national, ça fait froid dans le dos... C'est pas que je n'aime pas les bruits de botte, mais dans ma tête, c'est toujours Nathalie Portman qui les porte dans un défilé qui n'a rien d'un défilé militaire! Bref...
A Poipet, la ville frontalière (NDLR : et non frontiste donc, merci), tous les touristes qui était dans le bus jusqu'à la frontière restent ensemble sauf moi, j'ai l'impression d'être le vilain petit canard. En fait, il n'en est rien, c'est juste que tout le monde sauf moi sans exception va à Siem Reap visiter les temples anckhoriens alors que moi, je vais à Phnom Pen. Je les vois donc tous partir à bord du même bus que celui du départ. En ce qui me concerne, on me demande d'attendre... Entre l'envie de sommeil qui ne m'a pas laché d'une semelle et la chaleur (il fait plus de 30°), je me suis connu plus tonique... Après 30 minutes que j'ai passé à discuter avec un adorable petit vieux parlant un français parfait, un type vient me chercher en mobylette et me présente mon nouveau chauffeur à trois dents qui conduit une berline. Pas de bus donc mais une voiture, classe!! Seulement, il n'est pas question pour l'homme aux machoires de gruyère de ne partir à Phnom Pen qu'avec ma petite personne, il faut attendre d'autres clients. Il est 16h quand je commence à attendre. Pendant ce temps, des types chargent la voiture avec des centaines de kilos de marchandises. Et dire qu'il faut en plus trois autres personnes! Espérons qu'elles n'aient pas les mêmes sacs que moi!!! Tous les quarts d'heure, je demande à mon chauffeur dans combien de temps ils arrivent. Et à chaque fois, les réponses que j'obtiens sont identiques : "dans 15-20 minutes maximum." Comme ça pendant deux heures!!! Bienvenue au Cambodge, ça fait plaisir!
A 18h, la nuit, comme moi, tombe et enfin, une famille khmer se présente. Il est temps de partir enfin, plus que six heures de route! On quitte Poipet dans un nuage de poussière, cap au sud-est.
Ce trajet pendant lequel on traverse le Cambodge quasiment sur toute la longueur est l'occasion pour moi de découvrir si ce n'est le pays vu qu'il fait nuit, mais au moins la conduite et la vie le long des routes éclairées à la lueur de la lune quand elle est là. C'est donc par intermittence mais sachant que moi aussi, je me concentre sur ce qui se passe autour par intermittence, à savoir quand je ne dors pas.
D'abord ce qui fait drole, c'est que chaque voiture qui croise notre route nous fait soit des appels de phares soit est purement et simplement en plein phare. La conséquense c'est qu'à chaque fois je suis et j'imagine que pour le chauffeur c'est pareil, aveuglé et vois 36 chandelles pendant trois secondes. Si on conjugue ça au fait que la nuit, une moto sur trois n'a pas de lumière du tout, c'est la sécurité routière qui régale!! En plus, certaines motos ne se contentent pas d'être de simples bécannes, elles tirent derrière elles l'équivalent de caravanes montées sur trois tréteaux. En un mot, c'est showtime! En quatre mots, c'est la mort au tournant!! Ajoutez à cela le fait qu'il n'y a pas de trottoir et donc que les cambodgiens qui marchent, et ils sont 2-3, sont sur la chaussée, qu'il y a les boeufs, les mules, les chiens, les vélos, les enfants de tous ages, vous obtenez un sacré bordel. Un sacré bordel qui prend toute sa dimension quand le chauffeur, et il le fait sans arrêt, double à tout va, qu'un autre véhicule arrive en face ou pas!! Là, d'un coup, tu te rends compte que quand je dis la mort au tournant, c'est pas du chiqué! C'est pour ça que le plus simple pour moi, c'est encore de dormir, au moins alors, je ne sers pas les fesses à la moindre manoeuvre à la Charles Bronson!!!
Quoi qu'il en soit, on est en vie à l'arrivée, on a même pas réussi à rayer la carrosserie ou à attraper un cycliste avec un rétroviseur. C'est pas faute de ne pas être passé loin. Vivement que je conduise!!!
Il est minuit passé en arrivant à Phnom Pen et je n'ai pas été aussi frais de toute la journée. Je suis tellement content d'être là que je pête la forme; à moins que ça tienne au fait que j'ai roupillé tout le temps... Le chauffeur me dépose en centre-ville et la dernière chose que j'ai à faire en cette fastidieuse journée, c'est de trouver de l'oseille fraiche. En effet, qui dit nouveau pays dit nouvelle devise; si je veux pas dormir dehors, il va faloir que je ramasse.
En deux secondes, je trouve une moto-taxi, la direction : le distributeur le plus proche. Illico presto nous y sommes. Au distributeur, tout se déroule normalement jusqu'à l'étape finale au cours de laquelle le bandit manchot doit affiché les trois cerises et moi récupérer mon dû. Et bien mon dû, il est jamais venu... 2ème tentative, idem. 3ème tentative, re-rebelote. On tente une deuxième banque.
Re-première tentative, nada. Re-2ème tentative, que dalle...
Qu'est ce que c'est que ce bordel!?! Impossible de gratter le moindre billet! J'ai beau être muni de ma visa, je suis démuni... Résultat en attendant qu'il fasse jour, je trouve un hotel et la couleur de ma peau et de mon passeport aidant, je parviens quand même à dormir avec un toit au dessus de la tête, à crédit mais chut, c'est un secret...
Le matin suivant, ça ne répond pas, le fait d'avoir sommeillé toute la journée de la veille m'amène à ouvrir les yeux à 14h ou pas loin... Chienne de vie... Prenant mon courage à deux mains, je décide de mettre tout de suite fin au suspense financier. Je retourne au distributeur comme on va à la guerre, le couteau entre les dents. Et pas de bol pour l'histoire, le suspense prend vite fin, j'ai les poches pleines de dollars. Quant à savoir ce qui s'est passé la veille, la pô compris...
Entre parenthèses, en faisant court, c'est bizarre mais au Cambodge, ils ont beau avoir leur monnaie propre, si t'en as pour plus de deux euros à payer, c'est en dollars que ça se passe. T'as beau être à plus de 10.000 bornes des USA, ça se passe comme ça chez Mc Donald's!
L'arrivée de Môman et Mr Pedro (dit Gupi10) est imminente, c'est prévu pour le dimanche. Donc comme à partir de ce moment là, on va tout visiter de ce que Phnom Pen compte d'incontournables, je flane au gré du vent, ou plutôt au gré de l'ombre quand j'en trouve parce que du vent, y'en a pô et il fait une chaleur de bêête! C'est donc la fleur au fusil que ça se passe aujourd'hui. Tous les trois mètres, un conducteur de moto ou de tuk-tuk veut me faire accélérer le rythme mais c'est pas pour aujourd'hui!
Je rentre donc à l'hotel de bonne heure pour retrouver une façon de fonctionner un peu plus diurne. Mais même dans ces conditions, c'est pas gagné d'avance, vous connaissez l'animal.
Voilà donc pour ces premières impressions cambodgiennes, et encore une fois, désolé mais c'est pas un condensé, c'est un expensé! J'espère vous apporter la suite sur un plateau dans les deux jours à grand renfort de clichés dont je sais déjà qu'il y a du beau, du lourd. J'espère aussi que si avant de lire tu avais froid, tu transpires maintenant à grosses gouttes.
Je vous embrasse et vous colle tel un radiateur. Big bizous touloutout touloutout comme dirait feu-Carlos. A bientôt ou presque.
Que le fans de prose prennent un verre,
Que les fans de vers fassent une pause,
Ich bin de retour et toujours pas en alexandrins!
Je suis de retour dans tous les sens du terme puisque le bus dans lequel je me trouve dans la nuit moite me ramène pour une ènième fois à Bangkok... C'est pas que je m'y sentes comme à la maison mais les thaïlandais ont collé leur capitale au beau milieu du pays donc pour aller d'un coin à un autre, il faut bien y refaire une escale. Cette escale ci, en tout cas, promet d'être haute en couleur puisque j'y ai été convié en toute urgence. Mary, avec qui on est comme cul et chemise, retrouvera la chaleur germanique hivernale le jour suivant et il semblerait qu'elle appréhende le climat au point qu'elle ait déjà besoin d'être réchauffée.
J'arrive donc à Bangkok au terme d'une nuit routière pas très efficace. Le siège qui m'a été désigné est dépourvu de tout, y compris de confort, et c'est bien beau si j'ai dormi 4 heures. Léthargique, je rejoins donc ma p'tite teutonne au lever du soleil. Cette fois-ci, c'est sa chambre qu'on partage et la môme n'a qu'une chambre single pourvue d'un petit lit. Seulement il en faut plus pour me décourager! Et elle aussi!
Comme il est 7h du matin et que c'est à des années lumières d'être notre heure de prédilection, le rapprochement franco-allemand se fait naturellement; on se recouche, les cuillères retrouvent leur tiroir. Et cette fois, Tally n'est plus là pour les en sortir. Résultat, au réveil de 11h, après s'être décrottés les commissures des yeux pour y voir plus clair, le temps d'échanger deux-trois politesses, le rapprochement est consommé, il est temps de célébrer l'union franco-allemande! Je vous épargne, j'ai envie de dire malheureusement, les détails car ma grand-mère entre autre va lire ce compte rendu, mais disons de la façon la plus imagée possible que après les amuses-bouches, il faut remettre le couvert pour l'entrée. Qu'après l'entrée arrive le plat principal dont on peut éventuellement se re-servir à loisirs. il arrive alors qu'on soit un peu balloné et qu'il est temps de faire une pause, c'est le trou normand.
En effet, ça fait beaucoup au bout d'un moment quand même... On est pas des machines... D'autant qu'il est 16h et qu'on a passé quatre heures à table! Je sors alors ma botte secrète et en guise de pause, je convie ma chère pour une (re)découverte de la "sky tower", sans doute le plus beau coucher de soleil de la ville puisque perché au 84ème étage. La vue est toujours au rendez-vous et la pause bienvenue. C'est même tellement bienvenue qu'on y mangera avec Bangkok à nos pieds avant de retourner à l'hotel pêcher par gourmandise plus que taquinés par la faim.
J'étais affamé, je suis maintenant repu. Et pour la demoiselle c'est pareil, on en peut plus...
On remettra bien le couvert une petite fois le matin suivant mais il est l'heure. L'heure pour Mary de s'évanouir dans la nature et l'heure pour moi de retourner à des considérations plus basiques du genre : qu'est ce qu'on mange? Et merde, du riz...
Il est donc midi lorsque je suis donc tout seul dans une chambre single, c'est le retour à la normale et aux occupations plus terre-à-terre. Comme je n'ai pas vraiment la coeur à la visite d'une ville que je commence à connaître comme ma poche, je passe mes mercredi et jeudi au cybercafé pour mettre de l'ordre dans l'blog. Deux jours, rien de moins pour que tout soit à jour... Tu parles d'une chianlie! Mais au moins, le résultat est que tout est carré comme on dit chez les troupes de marines. Seul intermède dans cette océan de prise de tête, je me suis occupé de la suite du programme. Je suis l'heureux acquéreur d'un nouveau billet de bus. La destination : Phnom Pen, capitale du Cambodge. Nouveau pays, nouvel horizon, de quoi penser à autre chose après 24h à vivre comme un lapin. Et j'en ai besoin de penser à autre chose car c'est le retour à la normale, je me serre la ceinture!
Petite contrariété en passant : Phnom Pen est à quinze heures de route, douane comprise, et il n'y a pas de bus de nuit pour faire le trajet. Le départ est prévu à 8h du matin le vendredi 13 (tiens tiens...) pour une arrivée à 23h le même jour. Sacré programme!
Je vais donc enfin quitté Bangkok et la Thaïlande avec plein d'images dans la tête après six semaines sur place qui, comme le reste du voyage, seront passées à mille à l'heure. De la fête, de la boisson, un aquarium, de la moto, du golf, de la forêt vierge, des cascades, de l'auto-stop, des crocodiles, des couchers de soleil, du camping, des singes, des crottes d'éléphants, du train, des temples, du piment, du kayak, de l'escalade, du tilleul, du long-tail et du speed boat, des ananas, des lagons azurs, des allemands, des grottes, des villages de pêcheurs, de la plongée, de la romance, en un mot du kiff!!!!!
Et si ça ne t'a pas suffit, t'as qu'à me suivre de l'autre côté de la frontière. Sûr qu'au Cambodge, ils ont aussi de quoi faire!! Je te prends comme témoin.
Je suis de retour dans tous les sens du terme puisque le bus dans lequel je me trouve dans la nuit moite me ramène pour une ènième fois à Bangkok... C'est pas que je m'y sentes comme à la maison mais les thaïlandais ont collé leur capitale au beau milieu du pays donc pour aller d'un coin à un autre, il faut bien y refaire une escale. Cette escale ci, en tout cas, promet d'être haute en couleur puisque j'y ai été convié en toute urgence. Mary, avec qui on est comme cul et chemise, retrouvera la chaleur germanique hivernale le jour suivant et il semblerait qu'elle appréhende le climat au point qu'elle ait déjà besoin d'être réchauffée.
J'arrive donc à Bangkok au terme d'une nuit routière pas très efficace. Le siège qui m'a été désigné est dépourvu de tout, y compris de confort, et c'est bien beau si j'ai dormi 4 heures. Léthargique, je rejoins donc ma p'tite teutonne au lever du soleil. Cette fois-ci, c'est sa chambre qu'on partage et la môme n'a qu'une chambre single pourvue d'un petit lit. Seulement il en faut plus pour me décourager! Et elle aussi!
Comme il est 7h du matin et que c'est à des années lumières d'être notre heure de prédilection, le rapprochement franco-allemand se fait naturellement; on se recouche, les cuillères retrouvent leur tiroir. Et cette fois, Tally n'est plus là pour les en sortir. Résultat, au réveil de 11h, après s'être décrottés les commissures des yeux pour y voir plus clair, le temps d'échanger deux-trois politesses, le rapprochement est consommé, il est temps de célébrer l'union franco-allemande! Je vous épargne, j'ai envie de dire malheureusement, les détails car ma grand-mère entre autre va lire ce compte rendu, mais disons de la façon la plus imagée possible que après les amuses-bouches, il faut remettre le couvert pour l'entrée. Qu'après l'entrée arrive le plat principal dont on peut éventuellement se re-servir à loisirs. il arrive alors qu'on soit un peu balloné et qu'il est temps de faire une pause, c'est le trou normand.
En effet, ça fait beaucoup au bout d'un moment quand même... On est pas des machines... D'autant qu'il est 16h et qu'on a passé quatre heures à table! Je sors alors ma botte secrète et en guise de pause, je convie ma chère pour une (re)découverte de la "sky tower", sans doute le plus beau coucher de soleil de la ville puisque perché au 84ème étage. La vue est toujours au rendez-vous et la pause bienvenue. C'est même tellement bienvenue qu'on y mangera avec Bangkok à nos pieds avant de retourner à l'hotel pêcher par gourmandise plus que taquinés par la faim.
J'étais affamé, je suis maintenant repu. Et pour la demoiselle c'est pareil, on en peut plus...
On remettra bien le couvert une petite fois le matin suivant mais il est l'heure. L'heure pour Mary de s'évanouir dans la nature et l'heure pour moi de retourner à des considérations plus basiques du genre : qu'est ce qu'on mange? Et merde, du riz...
Il est donc midi lorsque je suis donc tout seul dans une chambre single, c'est le retour à la normale et aux occupations plus terre-à-terre. Comme je n'ai pas vraiment la coeur à la visite d'une ville que je commence à connaître comme ma poche, je passe mes mercredi et jeudi au cybercafé pour mettre de l'ordre dans l'blog. Deux jours, rien de moins pour que tout soit à jour... Tu parles d'une chianlie! Mais au moins, le résultat est que tout est carré comme on dit chez les troupes de marines. Seul intermède dans cette océan de prise de tête, je me suis occupé de la suite du programme. Je suis l'heureux acquéreur d'un nouveau billet de bus. La destination : Phnom Pen, capitale du Cambodge. Nouveau pays, nouvel horizon, de quoi penser à autre chose après 24h à vivre comme un lapin. Et j'en ai besoin de penser à autre chose car c'est le retour à la normale, je me serre la ceinture!
Petite contrariété en passant : Phnom Pen est à quinze heures de route, douane comprise, et il n'y a pas de bus de nuit pour faire le trajet. Le départ est prévu à 8h du matin le vendredi 13 (tiens tiens...) pour une arrivée à 23h le même jour. Sacré programme!
Je vais donc enfin quitté Bangkok et la Thaïlande avec plein d'images dans la tête après six semaines sur place qui, comme le reste du voyage, seront passées à mille à l'heure. De la fête, de la boisson, un aquarium, de la moto, du golf, de la forêt vierge, des cascades, de l'auto-stop, des crocodiles, des couchers de soleil, du camping, des singes, des crottes d'éléphants, du train, des temples, du piment, du kayak, de l'escalade, du tilleul, du long-tail et du speed boat, des ananas, des lagons azurs, des allemands, des grottes, des villages de pêcheurs, de la plongée, de la romance, en un mot du kiff!!!!!
Et si ça ne t'a pas suffit, t'as qu'à me suivre de l'autre côté de la frontière. Sûr qu'au Cambodge, ils ont aussi de quoi faire!! Je te prends comme témoin.
Seul sur le sable, les yeux dans l'eau,
mon rêve était trop beau.
L'été qui s'achève, je partiras à 100km de là!!! (merci Roch)
A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.
Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un... Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!! Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déjà pas mal! Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre. A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...
Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration. Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel. Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire. On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...
On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes. On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai. En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent. Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien... Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt. Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt. Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode. Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé. Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux. Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes. Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts. Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli. Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte. Il est alors temps d'aller en Enfer...
Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre! Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.
On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.
Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité. Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil. Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne. Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons. L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!
Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé. En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel. On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...
Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare. On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!
A 1h30, tout le monde est pompette et vanné. Chacun rejoint sa chambre. Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...
Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne. Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...
C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine. J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs. J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau. Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.
Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste. Pendant la traversée, on est entouré de mangrove. A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier. Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...
Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme. Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...
Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres. A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi. La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.
Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois. La première pour visiter une grotte. La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers. La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs... Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.
Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga. Aucune trace de Tally, tant mieux. Aucune trace de Mary, tant pis.
Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU. Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif : - "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?" J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.
Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous. Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...
Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.
A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.
Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un... Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!! Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déjà pas mal! Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre. A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...
Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration. Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel. Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire. On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...
On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes. On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai. En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent. Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien... Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt. Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt. Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode. Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé. Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux. Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes. Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts. Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli. Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte. Il est alors temps d'aller en Enfer...
Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre! Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.
On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.
Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité. Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil. Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne. Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons. L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!
Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé. En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel. On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...
Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare. On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!
A 1h30, tout le monde est pompette et vanné. Chacun rejoint sa chambre. Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...
Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne. Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...
C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine. J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs. J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau. Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.
Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste. Pendant la traversée, on est entouré de mangrove. A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier. Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...
Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme. Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...
Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres. A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi. La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.
Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois. La première pour visiter une grotte. La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers. La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs... Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.
Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga. Aucune trace de Tally, tant mieux. Aucune trace de Mary, tant pis.
Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU. Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif : - "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?" J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.
Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous. Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...
Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.
Mon thermometre medical m'indique : 40 * ! Ca a l'air d'etre serieux, que faire ? Direction l' de Chiang Rai.
Je trouve vite le guichet des "entrees" : ca ne traine pas, me voici pourvu d'une carte avec mon nom, mon numero d'idendification. Ou dois je me rendre ? Salle 47 ! Pour de problemes pour s'y diriger, des sihouettes d'infirmieres aux sourires publicitaires tendent le bras pour montrer la voie.
La salle 47 est immense, haut de plafond. Sur le cote gauche, il y a la pharmacie, la caisse, le laboratoire, et sur les trois autres cotes s'ordonnent les diverses consultations. Au centre, la tour de controle, un guichet qui forme un carre, ou sont dument verifiees, completees, toutes les fiches des visiteurs.
Il est environ 15 h. Peu de monde. Le personnel feminin a du style, avec le petit calot sur la tete, les cheveux courts ou ramenes en un chignon strict ; elles arborent leurs badges sur une blouse ou un ensemble chemise-pantalon d'un blanc irreprochable.
Je m'avance pres du guichet et tend ma carte a une infirmiere qui, aussitot, la remet a une des infirmieres plus agees qui occupent l'interieur du carre. Ensuite, elle me demande la raison de ma presence. Je lui explique, et elle note tout cela sur un bloc notes de papier, comme une serveuse de restaurant prend la commande des plats desires par ses clients. Une fois termine, elle me met en main un thermometre medical et me designe mon aisselle...je m'execute derechef. Une minute plus tard, confirmation : 39, 5 degres ! Maintenant elle m'invite a monter sur une balance : 62 kg. Enfin prise de tension : 9 ! Tous ces renseignements sont couches sur ma fiche.
Enfin, on me conduit devant un cabinet de consultation. Je m'assois sur sur un siege baquet en plastique. A ma grande surprise, le medecin pratique la porte coulissante ouverte ! Il est relativement jeune, en bras de chemise, cravate, lunettes a monture metallique. Tout a l'air de se derouler par le dialogue car il ne quitte pas son fauteuil place face a son bureau ; la patiente est assise sur une chaise, contre le mur, sur le cote gauche : je les vois donc ainsi de profil. La femme sourit, salue le docteur respectueusement, et voici qu'elle sort toute fiere, toujours souriante, se voit pris en charge par une infirmiere qui vient d'entrer et de prendre sans doute l'ordonnance ; toutes les deux se dirigent vers la caisse et la pharmacie devant lesquelles la consultante trouvera les memes sieges en plastique.
L'assistante de mon medecin designe, l'infirmiere la plus enveloppee, la plus maquillee, dont les cheveux teints en cuivre et sa machoire inferieure qui s'active pour macher un chewing, son parfum qui me donne d'emblee l'envie de me sauver, contribuent a la cataloguer comme l'infirmiere la plus vulgaire de la salle 47, vient vers moi et m'invite a entrer.
Bonjour, asseyez vous ! Il ajuste la monture de ses lunettes, jette un coup d'oeil sur ma fiche, et nous entamons un dialogue, ce qui m'oblige a inventer une nouvelle langue : l'anglothai ! Pendant tout l'entretien, comme avec la precedente, il ne se levera, ne me prendra le pouls pour verifier de lui meme, ni n'ecoutera mon rythme cardiaque. Ce qui ne l'empechera pas de me prescrire un medicament et une prise de sang. (pendant la consultation, porte ouverte, l'assistante a lu un manga).
Je dois revenir le lendemain matin.
En attendant, direction le labo, pres de la caisse, accompagne par une infirmiere plus avenante, qui passera le relais a celle qui doit me faire le prelevement. J'entre dans une grande piece, une dame tout de blanc vetue me designe une chaise devant un bureau sur lequel repose un coussinet - qu'est-ce que ca fait la ? Au fond, derriere un vitrage, je vois le laboratoire. Je m'assois et observe avec quelques apprehensions l'infirmiere qui ouvre les tiroirs d'un meuble haut et etroit, en sort des tubes, une seringue emballe, prepare son materiel devant moi, puis, elle m'invite a poser mon coude sur le coussinet, a tendre le bras. Pas de garrot ? m'etonne-je. Elle desinfecte le creux du coude, une veine affleure a peine, et l'aiguille penetre...incroyable, je n'ai rien senti ! Prelevement termine, juste une goutelette de sang, meme pas besoin de recouvrir d'un pansement - la, je me revois a Paris en train de me faire charcuter par une infirmiere badigeonner de parfum, les poignets et les doigts envahis de bijoux "ethniques", qui devait penser a son prochain week-end !
Je regle ma visite a la caisse, un pas de cote et me voici devant la pharmacie ou l'on me remet l'exacte prescription, dans un sachet en plastique qui se ferme par pression, avec une etiquette ou je lis le nom du medicament et le nombre de prises,
Je jette un coup d'oeil a la facture, et je comprends pourquoi j'avais pense au livre de Edward Bheer , quand j'ai vu que le medecin laissait la porte ouverte, comme un professeur americain qui recoit une etudiante dans son bureau.
THE OVERBROOK HOSPITAL
THE FOUNDATION OF CHURCH OF CHRIST IN THAILAND
FOUNDED EN 1903
Le lendemain matin
Le peuple ! A croire que tout le monde est malade ce matin ! Une multitude d'infirmieres s'informent aupres des visiteurs, toujours avec leur bloc notes : et pour vous, se sera quoi ? Une prise de sang ? Une radiographie ? En ce qui me concerne, memes operations que hier apres midi. Moins de fievre, et je pese cette fois ci...58 kg ! J'ai perdu quatre kilos en 24 h ! Bon, il est vrai que hier, a la pesee, je portais un pantalon, un blouson, des baskets et mon sac a dos, et qu'aujourd'hui je suis en tongs, tee-shirts, short, mais quoi, on ne va pas s'embeter avec de si petits details ! On me replace devant le cabinet du medecin, toujours porte ouverte. Il est en consultation, mais avec cette distance maintenue entre lui et le malade. Voici enfin mon tour. Vous allez bien ? Ca s'ameliore un peu, alors les resultats de l'analyse de sang ? Aille ! Il les a devant lui, et, avec son stylo de prix, il coche des lignes -ouh la, ca annonce rien de bon. - Nous avons cherche toutes les maladies que l'on peut attraper en Thailande, me dit-il, et nous n'avons rien trouve. Dans son sourire, je lis comme une pointe de deception, en tous les cas je n'en eprouve aucune ! C'est alors, qu'a ma plus grande surprise, il prend son sthethoscope ! Non? Et, tout en restant assis, sans me demander d'enlever mon teeshirt, il se plie en deux, tend son bras au maximum, et se met a ecouter mon rythme cardiaque, oh pas longtemps, faut pas exagerer ! Ensuite, il me fait une nouvelle ordonnance - pourtant, je n'ai rien ! Revenez dans cinq jours ! Caisse, pharmacie... qu'est-ce que je fais ? Je suis la prescription ou je jette ca dans une poubelle ? J'ai suivi la prescription : trois jours k.o., sonne pour le compte.
Derniere visite, cinq jours plus tard
Je vais faire en sorte que cela se passe rapidement. Devant le medecin, je reponds toujours positivement...oui, oui, pas de problemes, tout va bien, mais j'ai une question qui me brule les levres, allez, tant pis, je la pose : - Puisque les analyses ont ete negatives, pourquoi m'avoir prescrit un antibiotique et un traitement preventif contre la malaria. - Empiric treatement, me repond-t-il. Devant mon air interloquer, il prend un papier et m'ecrit noir sur blanc ce que j'avais compris : - empiric treatment ! Je ne lui ai pas demande combien d'annees d'etude de medecine il a du se coltiner pour soigner ainsi un malade, non, la meilleure chose etait de sortir au plus vite, de prendre la moto, et de partir sur la route, en dehors de Chiang Rai.
Le lendemain matin
Le peuple ! A croire que tout le monde est malade ce matin ! Une multitude d'infirmieres s'informent aupres des visiteurs, toujours avec leur bloc notes : et pour vous, se sera quoi ? Une prise de sang ? Une radiographie ? En ce qui me concerne, memes operations que hier apres midi. Moins de fievre, et je pese cette fois ci...58 kg ! J'ai perdu quatre kilos en 24 h ! Bon, il est vrai que hier, a la pesee, je portais un pantalon, un blouson, des baskets et mon sac a dos, et qu'aujourd'hui je suis en tongs, tee-shirts, short, mais quoi, on ne va pas s'embeter avec de si petits details ! On me replace devant le cabinet du medecin, toujours porte ouverte. Il est en consultation, mais avec cette distance maintenue entre lui et le malade. Voici enfin mon tour. Vous allez bien ? Ca s'ameliore un peu, alors les resultats de l'analyse de sang ? Aille ! Il les a devant lui, et, avec son stylo de prix, il coche des lignes -ouh la, ca annonce rien de bon. - Nous avons cherche toutes les maladies que l'on peut attraper en Thailande, me dit-il, et nous n'avons rien trouve. Dans son sourire, je lis comme une pointe de deception, en tous les cas je n'en eprouve aucune ! C'est alors, qu'a ma plus grande surprise, il prend son sthethoscope ! Non? Et, tout en restant assis, sans me demander d'enlever mon teeshirt, il se plie en deux, tend son bras au maximum, et se met a ecouter mon rythme cardiaque, oh pas longtemps, faut pas exagerer ! Ensuite, il me fait une nouvelle ordonnance - pourtant, je n'ai rien ! Revenez dans cinq jours ! Caisse, pharmacie... qu'est-ce que je fais ? Je suis la prescription ou je jette ca dans une poubelle ? J'ai suivi la prescription : trois jours k.o., sonne pour le compte.
Derniere visite, cinq jours plus tard
Je vais faire en sorte que cela se passe rapidement. Devant le medecin, je reponds toujours positivement...oui, oui, pas de problemes, tout va bien, mais j'ai une question qui me brule les levres, allez, tant pis, je la pose : - Puisque les analyses ont ete negatives, pourquoi m'avoir prescrit un antibiotique et un traitement preventif contre la malaria. - Empiric treatement, me repond-t-il. Devant mon air interloquer, il prend un papier et m'ecrit noir sur blanc ce que j'avais compris : - empiric treatment ! Je ne lui ai pas demande combien d'annees d'etude de medecine il a du se coltiner pour soigner ainsi un malade, non, la meilleure chose etait de sortir au plus vite, de prendre la moto, et de partir sur la route, en dehors de Chiang Rai.
Voici un petit récit sur quelques journées tranquilles passées dans le sud du Vietnam en janvier, à la période du Têt. Nous (moi et Y) avons bien sûr commencé par Saigon, autrement connue sous le nom compliqué de Ho Chi Minh Ville/City, d’ où l’ abbréviation HCMC. Il n’ y a pas trop à dire de la première journée. Nous avons simplement flâné, pris une glace et un café à l’ une des terrasses dans le centre du District 1, quelque part dans le coin de Dong Khoi. On se croirait dans une grande ville provinciale de la France, en été ! Ville agréable, dans le District 1 en tout cas, là où il y a une forte concentration d’ architecture coloniale. J’ ai oublié les noms des rues, des avenues, des places etc…, donc il y a un petit flou dans ce récit pour lequel je m’ excuse. Le soir, nous avons été boire quelques verres dans une boîte qui se trouve dans une petite rue de traverse, mais toujours dans le centre, probablement aussi dans le coin de la rue Dong Khoi et probablement pas loin de la rivière Saigon. Pas mal, un bar tout en rond au centre de la salle, assez sombre, bonne musique, bonne atmosphère. Il y a un étage qui surplombe cette salle, si je me rappelle bien. Quand on prend la porte du fond pour aller aux toilettes, on se retrouve à l’ extérieur, on voit quelques tables sur la droite, quelques personnes en train de manger, et un escalier qui mène à l’ étage. Je précise ça parce que nous n’ avons pas réussi à retrouver cet endroit quelques jours plus tard, de retour en ville, et peut-être quelqu’ un reconnaîtra les lieux que j’ essaie de décrire. Comme nous l’ avions remarqué à Hanoi déjà, la clientèle reste principalement locale, ce que nous préférons bien sûr.
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive.
Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ».
Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière.
Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » !
Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain.
Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos.
La suite à plus tard !
Un ricochet sur Bangkok,
Un crochet par l'arrêt du bus,
Accroché à mon rêve,
Embrochez les brochettes.
Tous les passagers montent dans un premier bus, confort avec siège inclinable comme une couchette, oreiller et couverture. - "Couverture? Mais ils sont pas bien ceux-là? Il fait bien trop chaud pour la couverture! Pffff!!!" Dans la seconde qui suit, la clim' se met en marche. Aïe... En 5 minutes, la température intérieure passe de 25ฐ à 15ฐ. J'ai très vite compris que j'avais dit une connerie pour l'histoire de la couverture... Le bus finit de se remplir de sacs à dos et valises à roulette, et on est parti. Pendant 10 minutes... En effet, après 10 minutes, la climatisation du bus s'est cassée d'elle-même et on a repris la direction inverse en ce qui concerne la température. Seulement maintenant que le bus est plein de gens, on repart de 15ฐ pour atteindre facilement les 35ฐ à l'intérieur. Tout le monde y compris le chauffeur, a bien compris que le voyage ne pourrait se faire dans ces conditions, il faut changer de car. Transbahutage des sacs, en peu de temps, on est reparti sur la route du sud comme un aoutien engourdi par la clim'.
A 5h du matin, les passagers sont tirés du sommeil par une toute petite bonne femme dont la voix a la portée d'une alarme de voiture. Elle nous apprend qu'on est arrivé à Surat Thani et qu'il faut encore changer de bus pour ceux qui vont à Krabi. Certains s'arrêtent ici et devront attendre deux heures le bateau pour les îles. Pour les Krabistes, en 10 minutes, on a été repêché par un nouveau car qui file vers notre but au gré des Thaïs qui montent et qui descendent car c'est dans les transports en commun qu'on finit la nuit. Plus moyen de dormir, tous les sièges sont pris d'assault, le bus est plein comme un oeuf. Quatre heures de sommeil à 15 degres, ça pèse sur les paupières. Mais vers 6h, l'horizon s'éclaircit, la lumière ravive les couleurs, on y est. Ou presque, la brume est épaisse même si elle permet quand même de se rendre compte de ce qui se passe à l'extérieur. Plus on approche de Krabi, plus la végétation se niche aux pieds et aux sommets de falaises impressionnantes qui dominent tous les alentours. Ca promet!
A 8h, nous sommes à Krabi town, j'ai sympathisé avec Tally, une allemande muti-piercée avec qui il est prévu que je partage un bungalow les quelques nuits suivantes. Ne reste plus qu'à la convaincre de venir à Ton Saï beach (ou Hat Ton Saï) en suivant les conseils de Charlie et Anna. C'est un jeu d'enfant, en moins de deux, on est sur la route de l'embarcadère pour Ton Saï. Et toujours, plus on se rapproche, plus c'est beau tout autour de nous. Il est finalement 9h lorsqu'on rejoint la mer, enfin...
Après un moto-taxi, trois bus et un pick-up, on peut profiter du bateau. Et le bateau, c'est pas un luxe, c'est juste que pour aller à Ton Saï comme à sa voisine Rai Leh, on ne peut y aller que par voie maritime. Les plages se trouvent sur une péninsule et sont isolées du reste du pays par des falaises infranchissables qui les entourent. On prend donc un bateau-taxi qui est, comme déjà décrit précédemment, un long-tail boat. Dix minutes de bateau, pas plus, pour passer d'une ville de bord de mer à une plage inaccessible. Et tout au long de ces courtes dix minutes, la machoire du bas se désolidarise de celle du haut, la bouche est grande ouverte, plus moyen de la fermer. C'est la claque sur cent mètres de haut!!! Le bateau longe une côte faite de murs abruptes et irréguliers d'où partent des stalactites rocheux et dans lesquels les cavités sont aussi grandes qu'un immeuble. Parfois, un piton s'est echappé de la paroi et trône au milieu de l'eau du haut de sa centaine de mètres. Avant, j'étais fatigué, ça va beaucoup mieux depuis... Depuis, le bateau a contourné la péninsule est a offert à mon regard le droit de chavirer de joie à la vue de Hat Ton Saï et de Hat Rai Leh. Avant de s'arrêter sur notre plage, en regardant la barrière qui défile, on distingue de partout des grimpeurs qui s'évertuent à se mettre dans des endroits impossibles au milieu du royaume des murs. Ils sont à toutes les hauteurs, à gauche, à droite, c'est la Mecque de l'escalade. A voir l'endroit et la façon dont ils progressent sur la face, ça fait vraiment envie, autant que ça fait froid dans le dos au niveau de l'effort à produire. J'en connais qui vont être bien fatigués ce soir, et qui l'auront cherché!!!
On a ensuite posé le pied sur la plage, c'est le temps des frissons dans tout mon corps. Ne reste plus qu'à faire le tour du propriétaire, trouver un loueur, et se remettre de nos émotions. Avec Tally, on craque sur un buwgalow perché à trois mètres du sol. Conseil du gérant : "Ne laissez pas vos fenêtres ouvertes quand vous n'êtes pas présents car des singes pourraient entrer et faire passer un mauvais quart d'heure à vos affaires." Réponse en coeur : "Encore mieuuuxxxxx!!!!"
Cette première journée comme la seconde sera en mode contemplation, repos et tchatche avec Tally. Tantôt au soleil puis aussitôt à l'ombre, le soleil d'ici il vous cuit un oeuf en moins de deux. Mais où qu'on se trouve, ça ressemble à un paradis perdu. Aucune circulation à la plage ET partout autour. Jamais plus que 50 personnes sur la plage. Des fruits en versions fruits, jus, milkshakes, glaces... Tout un tas de petites îles aux formes ultra-diverses et ultra-découpées. Une végétation à s'y perdre. Une eau chaude toute l'année. Des douches froides ET agréables toute l'année. Des petits bars-restos tout simples, tout en bois et en coussins. Et des falaises... J'vous ai déjà parlé des falaises? WAOOOOOWWW!!!! C'est donc, si on fait l'addition, un excellent endroit pour se poser le cul pendant un jour et demi. En plus, c'est un endroit où la très grande majorité se lève tôt, fait du sport toute la journée, boit un coup et va se coucher tôt. C'est justement ça, après un jour et demi, qui manquait, faire des trucs dans la journée pour être fatigué le soir!!!
Au matin du samedi 24, j'ai pas réalisé ça tout de suite, il a fallu que je me lève tôt et que je passe deux heures sur la plage pour qu'à 13h, je réalise enfin qu'il faut que je bouge mon corps. Dans la foulée, je pars, tel Yakari, louer un canoë-kayak. Tally, elle va essayer de retrouver une amie à elle à Krabi et pas en canoë. Toute l'après-midi, je pagaye aux pieds des falaises, entre les îles, quelques méduses autour mais aussi des poissons, j'me fait pleins d'potes(ses) kayakistes, je ne fais plus qu'un avec le soleil. Au retour, seul problème dans cette mer de délectation, c'est que c'est maintenant marée basse et que lorsque la mer se retire à Ton Saï, elle se retire pour de bon. Il faut alors marcher sur des cailloux asserrés, c'est le massage des pieds à la mode des Huns. Et d'autant plus quand on doit porter un kayak...
Ton Saï est donc une plage de rêve à ceci près, qu'il est quasiment impossible de nager ou d'avoir de l'eau au dessus des hanches à moins de marcher longtemps sur des roches auguisées comme des lames. Il faudra donc que je fasses mieux par la suite, à voir...
Déjà remis de l'après-midi de rame, il faut bien s'attaquer à la suite logique des évènements. Ton Saï est un très haut lieu de l'escalade. Les écoles s'y succèdent et on y rencontre à longueur de journées des gens qui viennent passer un mois ou plus ici, dans le seul but de s'attaquer aux parois verticales des environs immédiats. De plus, Tally a retrouvé sa copine et toutes deux passent leur temps à parler dans la langue de Goeht. Il n'y a donc pas moyen que je passe mes journées à attendre qu'elles repassent en mode anglais. Sur le chemin de l'hotel, une école d'escalade me barre la route, plus moyen de faire machine arrière. Je choisis le programme sur trois jours qui devraient en principe faire de moi un grimpeur chevronné et indépendant d'une école par la suite. Rendez-vous est pris pour le dimanche matin à 8h30. 8h30 le dimanche? Si, si, c'est possible.
Le réveil de 7h30 sonne donc le glas de mes grasses matinées et à ma grande surprise, à cette heure là, le petit déjeuner est pris d'assault! Lapocompris... La veille, au centre d'escalade, on m'a prévenu que ce matin serait en grande partie théorique. En fait, c'est pas vrai. A 9h, on est sur un bateau avec 7 autres personnes dont le prof et son accolyte. On m'a donné mes chaussons et mon harnais, ça veut bien dire quelque chose. Le bateau nous laisse sur Rai Leh beach, c'est là qu'on grimpe car c'est là qu'on trouve les itinéraires les plus accessibles pour les débutants. Pour ma part, j'ai déjà fait ça l'année dernière déjà en Thaïlande mais là, c'est d'un tout autre niveau.
Tout de suite, je suis mis aux pieds du mur et c'est pas une image. Le professeur, Nan, veut évaluer le niveau de chacun. Je passe en deuxième après un type qui pèse 30 kilos de plus que moi et qui n'a pas réussi à atteindre le haut de la voie. On m'arnache de tel façon que si je tombe, quelqu'un fait contre-poids et je ne m'explose pas le corps tout entier quelques mètres en dessous. Et on est parti, mon kiki!! Au départ, c'est facile, j'ai toutes mes facultés motrices et les prises sont assez grandes pour y placer tous les doigts qui composent ma main. Mètre après mètre, je monte. Quand c'est trop dur, je me laisse tomber dans le vide, rattrapé aussitôt par mon p'tit binome. Il faut alors recommencer, recommencer et recommencer encore... Et plus ça va, moins ça va. Tous mes muscles sont utilisés à l'extrème, j'en découvre même certains car ils crient "à l'aide" . il faut que je me mettes dans la tête que ce n'est pas un sprint mais un marathon. Qui prend son temps en verra le bout. Qui va trop vite ne sent plus ses bras après 5 minutes. C'est là que le chemin de croix commence... J'ai beau recommencer encore et encore, je m'épuise plus vite encore qu'une pile saline. il faut se rendre à l'évidence, la voie choisie est trop difficile et si je m'obstine, je n'arriverais à rien d'autre qu'à me vider de toutes mes vitamines en moins d'1/4 d'heure. Et c'est pas le but!! D'autant que j'ai 3 jours prévus au programme!!! Une capitulation plus tard, je suis de retour sur le plateau des vaches malgré mes tentatives pour m'en extraire.
Au final, pour cette journée, je me suis lancé dans sept tentatives d'ascension. Sur ces sept, je suis revenu victorieux deux malheureuses fois... Deux malheureuses fois seulement où j'ai pû admirer la plage depuis les hauteurs, récompense d'une grimpette achevée de mains de maître. Enfin si on veut... Il faut préciser ici que sur tous mes échecs sans exception, la paroi en vient à être plus que verticale, c'est à dire que mes mains sont derrière mes pieds. L'effort dans ce cas n'est plus à ma portée, c'est pas faute d'essayer pourtant....
Au retour à l'hotel, en une journée, je suis plus fatigué qu'en douze jours de trek au Nepal. Pour vous dire, j'ai même du mal à tenir ma cigarette entre mon index et mon majeur. Je ne sens plus rien si ce n'est qu'au moindre effort supplémentaire, j'ai les avants-bras qui flagèlent jusqu'à des tremblements incontrôlés et la cigarette tombe par terre sans que je puisses rien y faire. Inutile de rajouter que ce soir-là, je suis pas vraiment parti pour faire les 400 coups. Une bouffe, un suppo' et au lit, c'est la loi quand on se traine d'avoir depassé les limites.
Le lendemain (lundi 26 janvier), j'ai l'impression d'un lundi de boulot quand il faut se lever aux aurores après avoir fait un jeûne de sommeil nocturne pendant 48 heures. Le réveil sonne à 7h30 et comme la veille, je ne suis pas le premier pour les cornflakes. Tout le monde à cette heure est de bonne humeur, content de soi, avec assez d'appétit pour dévorer cette nouvelle journée qui s'annonce. Pour le Braïce, c'est l'impression d'être passé sous un bus qui domine. Malgré onze heures de sommeil, il est bien trop tôt. Bien trop tôt pour l'effort, je sens que mon corps siffle de partout l'alerte générale. J'ai l'impression de grincer comme Mittérand dans Les Guignols dès que je fais un pas, que je lève le coude, que je cligne de l'oeil. Et pourtant, il faut se remettre au travail et pas qu'un peu!! Bonne nouvelle quand même dans cet océan de courbatures, la matinée est enfin théorique!!
La leçon consiste à maîtriser l'art d'ouvrir la voie, c'est à dire fixer les mousquetons et installer la corde de tel façon que les suivants n'ai pas besoin de le faire une deuxième fois. C'est un peu confus, ah bon? Pour faire simple, disons que quand quelqu'un a ouvert la voie avant que je grimpe, si je lache le mur et tombe, je suis aussitôt rattrapé et maintenu en l'air par mon binôme à l'aide de la corde qui est toujours tendue puisqu'accrochée au point le plus haut de l'ascension. Je peux alors me reposer cinq minutes et repartir de là où je suis tombé. A l'inverse, quand j'ouvre la voie, j'installe des mousquetons au fur et à mesure mais à chaque fois que j'en accroche un, il faut que je le dépasse pour en accrocher un autre et à ce moment-là, si je tombe, je tombe de plus haut que l'endroit où je suis maintenu. Il y a donc chute et risque de se manger la falaise de toutes mes dents (sic). Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je repartes de l'endroit où je me suis accroché en dernier et pas de l'endroit d'où j'ai chuté.
Je suis donc hyper-concentré, je prends chaque conseil pour argent comptant. Je sais qu'à un moment où un autre, je vais me faire une frayeur et que plus j'en sais, plus j'en sais... On vient à bout de la phase d'apprentissage en fin de matinée, il est temps de mettre en pratique. Je suis mis aux pieds du mur sur une voie réputée moins difficile que les autres. Soit... Une traction après l'autre, je progresse centimètre par centimètre sachant que les points d'attache pour les mousquetons sont espacés d'au moins deux mètres à chaque fois. Bon courage bonhomme!!! Il faut que j'y ailles et pourtant je suis déjà plus rouillé que le porte-avion Clémenceau!!!! Dès le départ, tous mes muscles ont déjà capitulé. La bataille de la veille a laissé des traces et je sens que si je perds bataille sur bataille, je suis pas près de gagner la guerre. Et comme souvent, si cerveau le veut, ça le peut. (merci Roger Lemerre!) Mais si cerveau veut pas, c'est mal barré. Je me lance quand même. Et comme annoncé, pas moyen de faire plus de 5 mètres. Pas moyen d'accrocher plus de 2 mousquetons. Sachant que la voie à ouvrir mesure approximativement dans les 20 mètres de difficultés croissantes, on est loin du compte! Plus ça va et plus je me rends compte que si j'avais dû faire de l'escalade à ce niveau, j'aurais dû m'y prendre 10 ans plus tôt et m'astreindre de surcroit à une vie monacale. En ce deuxième jour sur les trois que compte mon cursus, je ne tente que trois ascensions. C'est ça où je rends l'âme... De toute façon, il y a toujours moyen de s'amuser à regarder les autres grimper et en étant à l'autre bout de la corde à attendre que les autres se cassent la figure. Je prends donc ce jour très au sérieux mon rôle de contre-poids mais avec le sourire, j'en bave moins ainsi que ceux qui s'essayent et réussissent là où j'ai pas pû. Je suis même tellement à ce que je fais que Nan, le prof, me demande d'être le contre-poids du type de 90kg que j'ai évoqué plus haut. Moi à un bout de la corde. Le buffle à l'autre bout. Pas d'engrenages. S'il tombe, il faut que je sois prêt à amortir le choc pour ne pas me retrouver en 2 temps 3 mouvements à 10 mètres en l'air tandis que le buffle s'écraserait au sol comme un avion sans ailes. Et ça marche! Bon évidemment, quand Obelix tombe, la nature veut que je décolle mais je me cale les pieds comme sur une planche à voile entre deux rochers et le tour est joué! Obelix est vivant et moi, j'suis content!! Je suis d'autant plus content qu'en mon fort intérieur, je sais que demain sera un jour "off", pas d'escalade; du repos, du repos, jusqu'à plus soif...
Sur les coups de 17h, cette journée s'achève, je rejoins Tally et sa copine Heike qui commencent à s'ennuyer à Ton Sai à force de ne rien faire de leurs journées. C'est donc ainsi qu'on a pû trouver un compromis entre mon envie de ne rien faire et leur envie d'en faire d'avantage. Le mardi 27 sera l'occasion d'aller voir du pays pour une excursion relaxifiante d'une journée à Ko Phi Phi.
Ko Phi Phi, ça vous dit quelque chose?
Si ça ne vous dit rien, c'est là qu'est censé être LA plage du film homonyme. Ca sent donc l'eau translucide, le corail et les palmiers à plein nez, rien de tel pour me faire oublier le temps d'une journée que j'ai le physique d'un centenaire. On prend donc les billets de bateau qui nous permettront de gouter au paradis et on branche le réveil à 8h (damned!!!) car le bateau n'attend pas. Je suis réellement excité à l'idée d'imprimer mes empreintes de pieds en éventails sur ce sable plus fin encore que le filet de voix de Carla S. Et quand le réveil sonne, j'ai beau revenir de campagne, je suis déjà debout, qui l'eut cru?!?
A 9h, on est donc sur le pieds de guerre mais façon "fleur au fusil". Le cul posé sur le bateau, c'est une journée comme il fallait qui commence. La traversée dure une grosse heure. Pendant ce temps, on passe moultes petites îles qui sortent de l'eau dressées comme des phares. Comme à Ton Sai, les falaises sont partout dès qu'un peu de terre émerge.
A 10h30, nous acostons sur Phi Phi Don. Je précise car il y a en fait deux Ko Phi Phi, Leh et Don. Don est ouverte au monde merveilleux des constructeurs d'hotels aux prix prohibitifs, aux hordes de touristes qui s'agglutinent jusqu'à ne plus avoir de place pour étendre une serviette sur la plage, aux vendeurs de bracelets et autres paréos, à tout ce qui fait du tourisme une pieuvre dégoutante. Leh est ouverte au monde fantatisque des gens de passage et uniquement à ceux-là. Aucune construction n'y est autorisée et de toute manière, vus les remparts qui entourent ce joyau, je souhaite bien du courage à qui veut y batir un empire. En arrivant à Phi Phi Don, c'est un peu la foire-fouille, y'en a partout! Tout ce que le tourisme engendre de boutiques, de services, on le trouve ici. Ca draine des milliers de personnes chaque jour à tel point que je me demande encore où ils les mettent tous ces gens. Avec Tally et Heike, on s'installe pour un déjeuner rapide, tremplin vers le programme de l'après-midi. Et bien les deux miss qui n'en peuvent plus de ne rien faire à Ton Sai ne trouvent rien d'autre à me dire qu'elles ont envie de rester le cul sur le sable à Phi Phi Don!! On croit rêver, le paradis est à portée de tir et elles préfèrent rester de l'autre côté de la porte, à ne rien faire... Là-dessus, mes deux allemandes, elles n'ont rien vu venir. Moi qui suis d'un naturel pacifiste, je me suis transformé en bête sauvage leur vomissant tout ce que j'avais sur la conscience à leur encontre. Je peux vous dire qu'après ça, ça a filé droit du côté de l'outre-Rhin. Plus un mot, juste des "on est désolé" dans le regard, tout le monde file à Phi Phi Leh. Non mais...
On a donc loué un long-tail boat juste pour nous et juste pour les 3 heures qui nous séparent du retour vers Ton Sai. Comme prévu et comme imaginé depuis bien longtemps déjà, Phi Phi Leh est à tomber à la renverse. L'île est donc entourée de falaises asserrées sauf à deux endroits où la mer peut pénètrer vers le centre de l'île comme un goulet d'étranglement. Et à ces deux endroits, c'est moi qui m'étrangle. L'eau passe d'un vert plus ou moins opaque à un mélange de bleu-vert complètement translucide. En plus, je ne sais pas si c'est la chance du débutant qui veut ça ou quoi, mais Maya Bay (La Plage) est presque déserte et sa pareil de l'autre côté également. On ne partage le paradis qu'avec quelques dizaines de gens. Il ne manquerait plus qu'il y ait des embouteillages au paradis!! Le temps de piquer plusieurs fois une tête dans l'eau cristalline, de faire le tour de l'île, et les portes se referment derrière nous... Même les meilleures choses ont une fin. Les pires aussi, en partant je me remets en tête que le lendemain à la même heure, je serais sans aucun doute au bout du rouleau, lessivé par ma dernière journée de varape qui s'annonce éreintante. Mais avant de mourir pour la troisième fois en quatre jour, il est encore temps d'en profiter. Sur le bateau qui nous ramène à Ton Sai, comme j'adore le faire, je m'assois sur la proue avec les jambes qui pendent de part et d'autre et avec de la musique à fond les ballons dans les oreilles. C'est l'occasion de placer "symphonie de plaisir".
Au retour à la maison, l'ambiance est mi-figue mi-raisin, les filles sont encore toutes retournées par l'enfilade de bons mots de l'après-midi même si au bout du compte, elles ont adorrrré l'escapade. Pour ce que j'en pense, je m'en tamponne, il faut que je me reconcentre sur la grimpette. Et pour ce que mon corps en dit, il a faim à nouveau.
Mercredi 28 correspond donc au dernier jour de torture. Comme d'habitude, le réveil sonne trop tôt mais comme c'est le dernier jour, je suis d'humeur guillerette. En plus, aujourd'hui, je n'ai pas vraiment envie de me prendre la tête, donc j'annonce au prof qu'il me faut une journée comme la première. Pas de stress, juste de l'effort. Et bien quand on est dans cet état d'esprit, tout est plus simple. Je ne dis pas que je suis subitement devenu un chimpanzé mais en tout cas je m'aggripe avec conviction à toutes les prises qui passent. 5 doigts, 4 doigts, même 3 doigts. Et si je me ramasse, je retente autant que mes biscotos me le permettent. Le résultat est à peu près comme le 1er jour, huit ascensions pour trois succès mais l'essentiel n'est pas là, je suis au moins mentalement réconcilier avec l'art de défier la gravité. Physiquement, c'est autre chose, presqu'un grand écart. Je suis au bout du chemin, mais alors vraiment au bout... Ca tire, ça tremble, ça crampe même.
Le soir, je tente de fêter l'achèvement de mon cursus, mais j'ai mal jusqu'aux amydales; donc comme toujours à Ton Sai, malgré la plage, la musique, les cocktails de toutes les couleurs, je rentre me coucher à la limite de la sobriété. Le matin suivant, plaisir du feignant, pas de réveil. Tally a beau se lever à 8h, il est pas né celui qui me tirera du lit avant l'arret complet et définitif de la fatigue. J'étire donc la grasse matinée jusqu'aux limites du raisonnable comme dans mes plus belles années. 14h30? C'est correct, on peut finalement ouvrir les yeux. Mais pas trop quand même... Lunettes de soleil de rigueur sur le nez, je traine ma couenne jusqu'à la plage et mange pour quatre personnes. L'appétit est là, c'est bon signe... Mais pas l'envie aujourd'hui d'en faire plus, juste la plage, un brin de tilleul et le plaisir du travail accompli. Que demande le peuple? Rien d'autre! J'aurais encore besoin du vendredi ET du samedi à ce rythme pour être vraiment remis de mes émotions. Chaque jour le coucher est de plus en plus tardif et le réveil après 11h. Gare au piège, maintenant il va s'agir de ne pas moisir ici, j'ai encore et encore de la route à faire! Tally et Heike, avec qui ça va beaucoup mieux, m'énervent quand même car elles ne savent jamais ce qu'elles veulent et je n'ai pas envie de macher leur nourriture avant qu'elles ne l'avalent. Il va donc être temps de voir nos chemins se séparer. Goodbye Germany!!!!
J'achète pour le dimanche matin un billet pour Phang-Nga à deux heures de route de Ton Sai. On verra bien ce que l'avenir nous réserve là-bas. Mais je ne me fais pas trop d'inquiétude, je suis seul maître à bord de mon embarcation et mon coeur est ma boussole. D'ailleurs il pense à vous bien plus souvent que j'ai l'occasion de l'écrire...
Si c'est un tant soit peu réciproque, j'avoue que je serais pas contre un petit commentaire.
Tous les passagers montent dans un premier bus, confort avec siège inclinable comme une couchette, oreiller et couverture. - "Couverture? Mais ils sont pas bien ceux-là? Il fait bien trop chaud pour la couverture! Pffff!!!" Dans la seconde qui suit, la clim' se met en marche. Aïe... En 5 minutes, la température intérieure passe de 25ฐ à 15ฐ. J'ai très vite compris que j'avais dit une connerie pour l'histoire de la couverture... Le bus finit de se remplir de sacs à dos et valises à roulette, et on est parti. Pendant 10 minutes... En effet, après 10 minutes, la climatisation du bus s'est cassée d'elle-même et on a repris la direction inverse en ce qui concerne la température. Seulement maintenant que le bus est plein de gens, on repart de 15ฐ pour atteindre facilement les 35ฐ à l'intérieur. Tout le monde y compris le chauffeur, a bien compris que le voyage ne pourrait se faire dans ces conditions, il faut changer de car. Transbahutage des sacs, en peu de temps, on est reparti sur la route du sud comme un aoutien engourdi par la clim'.
A 5h du matin, les passagers sont tirés du sommeil par une toute petite bonne femme dont la voix a la portée d'une alarme de voiture. Elle nous apprend qu'on est arrivé à Surat Thani et qu'il faut encore changer de bus pour ceux qui vont à Krabi. Certains s'arrêtent ici et devront attendre deux heures le bateau pour les îles. Pour les Krabistes, en 10 minutes, on a été repêché par un nouveau car qui file vers notre but au gré des Thaïs qui montent et qui descendent car c'est dans les transports en commun qu'on finit la nuit. Plus moyen de dormir, tous les sièges sont pris d'assault, le bus est plein comme un oeuf. Quatre heures de sommeil à 15 degres, ça pèse sur les paupières. Mais vers 6h, l'horizon s'éclaircit, la lumière ravive les couleurs, on y est. Ou presque, la brume est épaisse même si elle permet quand même de se rendre compte de ce qui se passe à l'extérieur. Plus on approche de Krabi, plus la végétation se niche aux pieds et aux sommets de falaises impressionnantes qui dominent tous les alentours. Ca promet!
A 8h, nous sommes à Krabi town, j'ai sympathisé avec Tally, une allemande muti-piercée avec qui il est prévu que je partage un bungalow les quelques nuits suivantes. Ne reste plus qu'à la convaincre de venir à Ton Saï beach (ou Hat Ton Saï) en suivant les conseils de Charlie et Anna. C'est un jeu d'enfant, en moins de deux, on est sur la route de l'embarcadère pour Ton Saï. Et toujours, plus on se rapproche, plus c'est beau tout autour de nous. Il est finalement 9h lorsqu'on rejoint la mer, enfin...
Après un moto-taxi, trois bus et un pick-up, on peut profiter du bateau. Et le bateau, c'est pas un luxe, c'est juste que pour aller à Ton Saï comme à sa voisine Rai Leh, on ne peut y aller que par voie maritime. Les plages se trouvent sur une péninsule et sont isolées du reste du pays par des falaises infranchissables qui les entourent. On prend donc un bateau-taxi qui est, comme déjà décrit précédemment, un long-tail boat. Dix minutes de bateau, pas plus, pour passer d'une ville de bord de mer à une plage inaccessible. Et tout au long de ces courtes dix minutes, la machoire du bas se désolidarise de celle du haut, la bouche est grande ouverte, plus moyen de la fermer. C'est la claque sur cent mètres de haut!!! Le bateau longe une côte faite de murs abruptes et irréguliers d'où partent des stalactites rocheux et dans lesquels les cavités sont aussi grandes qu'un immeuble. Parfois, un piton s'est echappé de la paroi et trône au milieu de l'eau du haut de sa centaine de mètres. Avant, j'étais fatigué, ça va beaucoup mieux depuis... Depuis, le bateau a contourné la péninsule est a offert à mon regard le droit de chavirer de joie à la vue de Hat Ton Saï et de Hat Rai Leh. Avant de s'arrêter sur notre plage, en regardant la barrière qui défile, on distingue de partout des grimpeurs qui s'évertuent à se mettre dans des endroits impossibles au milieu du royaume des murs. Ils sont à toutes les hauteurs, à gauche, à droite, c'est la Mecque de l'escalade. A voir l'endroit et la façon dont ils progressent sur la face, ça fait vraiment envie, autant que ça fait froid dans le dos au niveau de l'effort à produire. J'en connais qui vont être bien fatigués ce soir, et qui l'auront cherché!!!
On a ensuite posé le pied sur la plage, c'est le temps des frissons dans tout mon corps. Ne reste plus qu'à faire le tour du propriétaire, trouver un loueur, et se remettre de nos émotions. Avec Tally, on craque sur un buwgalow perché à trois mètres du sol. Conseil du gérant : "Ne laissez pas vos fenêtres ouvertes quand vous n'êtes pas présents car des singes pourraient entrer et faire passer un mauvais quart d'heure à vos affaires." Réponse en coeur : "Encore mieuuuxxxxx!!!!"
Cette première journée comme la seconde sera en mode contemplation, repos et tchatche avec Tally. Tantôt au soleil puis aussitôt à l'ombre, le soleil d'ici il vous cuit un oeuf en moins de deux. Mais où qu'on se trouve, ça ressemble à un paradis perdu. Aucune circulation à la plage ET partout autour. Jamais plus que 50 personnes sur la plage. Des fruits en versions fruits, jus, milkshakes, glaces... Tout un tas de petites îles aux formes ultra-diverses et ultra-découpées. Une végétation à s'y perdre. Une eau chaude toute l'année. Des douches froides ET agréables toute l'année. Des petits bars-restos tout simples, tout en bois et en coussins. Et des falaises... J'vous ai déjà parlé des falaises? WAOOOOOWWW!!!! C'est donc, si on fait l'addition, un excellent endroit pour se poser le cul pendant un jour et demi. En plus, c'est un endroit où la très grande majorité se lève tôt, fait du sport toute la journée, boit un coup et va se coucher tôt. C'est justement ça, après un jour et demi, qui manquait, faire des trucs dans la journée pour être fatigué le soir!!!
Au matin du samedi 24, j'ai pas réalisé ça tout de suite, il a fallu que je me lève tôt et que je passe deux heures sur la plage pour qu'à 13h, je réalise enfin qu'il faut que je bouge mon corps. Dans la foulée, je pars, tel Yakari, louer un canoë-kayak. Tally, elle va essayer de retrouver une amie à elle à Krabi et pas en canoë. Toute l'après-midi, je pagaye aux pieds des falaises, entre les îles, quelques méduses autour mais aussi des poissons, j'me fait pleins d'potes(ses) kayakistes, je ne fais plus qu'un avec le soleil. Au retour, seul problème dans cette mer de délectation, c'est que c'est maintenant marée basse et que lorsque la mer se retire à Ton Saï, elle se retire pour de bon. Il faut alors marcher sur des cailloux asserrés, c'est le massage des pieds à la mode des Huns. Et d'autant plus quand on doit porter un kayak...
Ton Saï est donc une plage de rêve à ceci près, qu'il est quasiment impossible de nager ou d'avoir de l'eau au dessus des hanches à moins de marcher longtemps sur des roches auguisées comme des lames. Il faudra donc que je fasses mieux par la suite, à voir...
Déjà remis de l'après-midi de rame, il faut bien s'attaquer à la suite logique des évènements. Ton Saï est un très haut lieu de l'escalade. Les écoles s'y succèdent et on y rencontre à longueur de journées des gens qui viennent passer un mois ou plus ici, dans le seul but de s'attaquer aux parois verticales des environs immédiats. De plus, Tally a retrouvé sa copine et toutes deux passent leur temps à parler dans la langue de Goeht. Il n'y a donc pas moyen que je passe mes journées à attendre qu'elles repassent en mode anglais. Sur le chemin de l'hotel, une école d'escalade me barre la route, plus moyen de faire machine arrière. Je choisis le programme sur trois jours qui devraient en principe faire de moi un grimpeur chevronné et indépendant d'une école par la suite. Rendez-vous est pris pour le dimanche matin à 8h30. 8h30 le dimanche? Si, si, c'est possible.
Le réveil de 7h30 sonne donc le glas de mes grasses matinées et à ma grande surprise, à cette heure là, le petit déjeuner est pris d'assault! Lapocompris... La veille, au centre d'escalade, on m'a prévenu que ce matin serait en grande partie théorique. En fait, c'est pas vrai. A 9h, on est sur un bateau avec 7 autres personnes dont le prof et son accolyte. On m'a donné mes chaussons et mon harnais, ça veut bien dire quelque chose. Le bateau nous laisse sur Rai Leh beach, c'est là qu'on grimpe car c'est là qu'on trouve les itinéraires les plus accessibles pour les débutants. Pour ma part, j'ai déjà fait ça l'année dernière déjà en Thaïlande mais là, c'est d'un tout autre niveau.
Tout de suite, je suis mis aux pieds du mur et c'est pas une image. Le professeur, Nan, veut évaluer le niveau de chacun. Je passe en deuxième après un type qui pèse 30 kilos de plus que moi et qui n'a pas réussi à atteindre le haut de la voie. On m'arnache de tel façon que si je tombe, quelqu'un fait contre-poids et je ne m'explose pas le corps tout entier quelques mètres en dessous. Et on est parti, mon kiki!! Au départ, c'est facile, j'ai toutes mes facultés motrices et les prises sont assez grandes pour y placer tous les doigts qui composent ma main. Mètre après mètre, je monte. Quand c'est trop dur, je me laisse tomber dans le vide, rattrapé aussitôt par mon p'tit binome. Il faut alors recommencer, recommencer et recommencer encore... Et plus ça va, moins ça va. Tous mes muscles sont utilisés à l'extrème, j'en découvre même certains car ils crient "à l'aide" . il faut que je me mettes dans la tête que ce n'est pas un sprint mais un marathon. Qui prend son temps en verra le bout. Qui va trop vite ne sent plus ses bras après 5 minutes. C'est là que le chemin de croix commence... J'ai beau recommencer encore et encore, je m'épuise plus vite encore qu'une pile saline. il faut se rendre à l'évidence, la voie choisie est trop difficile et si je m'obstine, je n'arriverais à rien d'autre qu'à me vider de toutes mes vitamines en moins d'1/4 d'heure. Et c'est pas le but!! D'autant que j'ai 3 jours prévus au programme!!! Une capitulation plus tard, je suis de retour sur le plateau des vaches malgré mes tentatives pour m'en extraire.
Au final, pour cette journée, je me suis lancé dans sept tentatives d'ascension. Sur ces sept, je suis revenu victorieux deux malheureuses fois... Deux malheureuses fois seulement où j'ai pû admirer la plage depuis les hauteurs, récompense d'une grimpette achevée de mains de maître. Enfin si on veut... Il faut préciser ici que sur tous mes échecs sans exception, la paroi en vient à être plus que verticale, c'est à dire que mes mains sont derrière mes pieds. L'effort dans ce cas n'est plus à ma portée, c'est pas faute d'essayer pourtant....
Au retour à l'hotel, en une journée, je suis plus fatigué qu'en douze jours de trek au Nepal. Pour vous dire, j'ai même du mal à tenir ma cigarette entre mon index et mon majeur. Je ne sens plus rien si ce n'est qu'au moindre effort supplémentaire, j'ai les avants-bras qui flagèlent jusqu'à des tremblements incontrôlés et la cigarette tombe par terre sans que je puisses rien y faire. Inutile de rajouter que ce soir-là, je suis pas vraiment parti pour faire les 400 coups. Une bouffe, un suppo' et au lit, c'est la loi quand on se traine d'avoir depassé les limites.
Le lendemain (lundi 26 janvier), j'ai l'impression d'un lundi de boulot quand il faut se lever aux aurores après avoir fait un jeûne de sommeil nocturne pendant 48 heures. Le réveil sonne à 7h30 et comme la veille, je ne suis pas le premier pour les cornflakes. Tout le monde à cette heure est de bonne humeur, content de soi, avec assez d'appétit pour dévorer cette nouvelle journée qui s'annonce. Pour le Braïce, c'est l'impression d'être passé sous un bus qui domine. Malgré onze heures de sommeil, il est bien trop tôt. Bien trop tôt pour l'effort, je sens que mon corps siffle de partout l'alerte générale. J'ai l'impression de grincer comme Mittérand dans Les Guignols dès que je fais un pas, que je lève le coude, que je cligne de l'oeil. Et pourtant, il faut se remettre au travail et pas qu'un peu!! Bonne nouvelle quand même dans cet océan de courbatures, la matinée est enfin théorique!!
La leçon consiste à maîtriser l'art d'ouvrir la voie, c'est à dire fixer les mousquetons et installer la corde de tel façon que les suivants n'ai pas besoin de le faire une deuxième fois. C'est un peu confus, ah bon? Pour faire simple, disons que quand quelqu'un a ouvert la voie avant que je grimpe, si je lache le mur et tombe, je suis aussitôt rattrapé et maintenu en l'air par mon binôme à l'aide de la corde qui est toujours tendue puisqu'accrochée au point le plus haut de l'ascension. Je peux alors me reposer cinq minutes et repartir de là où je suis tombé. A l'inverse, quand j'ouvre la voie, j'installe des mousquetons au fur et à mesure mais à chaque fois que j'en accroche un, il faut que je le dépasse pour en accrocher un autre et à ce moment-là, si je tombe, je tombe de plus haut que l'endroit où je suis maintenu. Il y a donc chute et risque de se manger la falaise de toutes mes dents (sic). Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je repartes de l'endroit où je me suis accroché en dernier et pas de l'endroit d'où j'ai chuté.
Je suis donc hyper-concentré, je prends chaque conseil pour argent comptant. Je sais qu'à un moment où un autre, je vais me faire une frayeur et que plus j'en sais, plus j'en sais... On vient à bout de la phase d'apprentissage en fin de matinée, il est temps de mettre en pratique. Je suis mis aux pieds du mur sur une voie réputée moins difficile que les autres. Soit... Une traction après l'autre, je progresse centimètre par centimètre sachant que les points d'attache pour les mousquetons sont espacés d'au moins deux mètres à chaque fois. Bon courage bonhomme!!! Il faut que j'y ailles et pourtant je suis déjà plus rouillé que le porte-avion Clémenceau!!!! Dès le départ, tous mes muscles ont déjà capitulé. La bataille de la veille a laissé des traces et je sens que si je perds bataille sur bataille, je suis pas près de gagner la guerre. Et comme souvent, si cerveau le veut, ça le peut. (merci Roger Lemerre!) Mais si cerveau veut pas, c'est mal barré. Je me lance quand même. Et comme annoncé, pas moyen de faire plus de 5 mètres. Pas moyen d'accrocher plus de 2 mousquetons. Sachant que la voie à ouvrir mesure approximativement dans les 20 mètres de difficultés croissantes, on est loin du compte! Plus ça va et plus je me rends compte que si j'avais dû faire de l'escalade à ce niveau, j'aurais dû m'y prendre 10 ans plus tôt et m'astreindre de surcroit à une vie monacale. En ce deuxième jour sur les trois que compte mon cursus, je ne tente que trois ascensions. C'est ça où je rends l'âme... De toute façon, il y a toujours moyen de s'amuser à regarder les autres grimper et en étant à l'autre bout de la corde à attendre que les autres se cassent la figure. Je prends donc ce jour très au sérieux mon rôle de contre-poids mais avec le sourire, j'en bave moins ainsi que ceux qui s'essayent et réussissent là où j'ai pas pû. Je suis même tellement à ce que je fais que Nan, le prof, me demande d'être le contre-poids du type de 90kg que j'ai évoqué plus haut. Moi à un bout de la corde. Le buffle à l'autre bout. Pas d'engrenages. S'il tombe, il faut que je sois prêt à amortir le choc pour ne pas me retrouver en 2 temps 3 mouvements à 10 mètres en l'air tandis que le buffle s'écraserait au sol comme un avion sans ailes. Et ça marche! Bon évidemment, quand Obelix tombe, la nature veut que je décolle mais je me cale les pieds comme sur une planche à voile entre deux rochers et le tour est joué! Obelix est vivant et moi, j'suis content!! Je suis d'autant plus content qu'en mon fort intérieur, je sais que demain sera un jour "off", pas d'escalade; du repos, du repos, jusqu'à plus soif...
Sur les coups de 17h, cette journée s'achève, je rejoins Tally et sa copine Heike qui commencent à s'ennuyer à Ton Sai à force de ne rien faire de leurs journées. C'est donc ainsi qu'on a pû trouver un compromis entre mon envie de ne rien faire et leur envie d'en faire d'avantage. Le mardi 27 sera l'occasion d'aller voir du pays pour une excursion relaxifiante d'une journée à Ko Phi Phi.
Ko Phi Phi, ça vous dit quelque chose?
Si ça ne vous dit rien, c'est là qu'est censé être LA plage du film homonyme. Ca sent donc l'eau translucide, le corail et les palmiers à plein nez, rien de tel pour me faire oublier le temps d'une journée que j'ai le physique d'un centenaire. On prend donc les billets de bateau qui nous permettront de gouter au paradis et on branche le réveil à 8h (damned!!!) car le bateau n'attend pas. Je suis réellement excité à l'idée d'imprimer mes empreintes de pieds en éventails sur ce sable plus fin encore que le filet de voix de Carla S. Et quand le réveil sonne, j'ai beau revenir de campagne, je suis déjà debout, qui l'eut cru?!?
A 9h, on est donc sur le pieds de guerre mais façon "fleur au fusil". Le cul posé sur le bateau, c'est une journée comme il fallait qui commence. La traversée dure une grosse heure. Pendant ce temps, on passe moultes petites îles qui sortent de l'eau dressées comme des phares. Comme à Ton Sai, les falaises sont partout dès qu'un peu de terre émerge.
A 10h30, nous acostons sur Phi Phi Don. Je précise car il y a en fait deux Ko Phi Phi, Leh et Don. Don est ouverte au monde merveilleux des constructeurs d'hotels aux prix prohibitifs, aux hordes de touristes qui s'agglutinent jusqu'à ne plus avoir de place pour étendre une serviette sur la plage, aux vendeurs de bracelets et autres paréos, à tout ce qui fait du tourisme une pieuvre dégoutante. Leh est ouverte au monde fantatisque des gens de passage et uniquement à ceux-là. Aucune construction n'y est autorisée et de toute manière, vus les remparts qui entourent ce joyau, je souhaite bien du courage à qui veut y batir un empire. En arrivant à Phi Phi Don, c'est un peu la foire-fouille, y'en a partout! Tout ce que le tourisme engendre de boutiques, de services, on le trouve ici. Ca draine des milliers de personnes chaque jour à tel point que je me demande encore où ils les mettent tous ces gens. Avec Tally et Heike, on s'installe pour un déjeuner rapide, tremplin vers le programme de l'après-midi. Et bien les deux miss qui n'en peuvent plus de ne rien faire à Ton Sai ne trouvent rien d'autre à me dire qu'elles ont envie de rester le cul sur le sable à Phi Phi Don!! On croit rêver, le paradis est à portée de tir et elles préfèrent rester de l'autre côté de la porte, à ne rien faire... Là-dessus, mes deux allemandes, elles n'ont rien vu venir. Moi qui suis d'un naturel pacifiste, je me suis transformé en bête sauvage leur vomissant tout ce que j'avais sur la conscience à leur encontre. Je peux vous dire qu'après ça, ça a filé droit du côté de l'outre-Rhin. Plus un mot, juste des "on est désolé" dans le regard, tout le monde file à Phi Phi Leh. Non mais...
On a donc loué un long-tail boat juste pour nous et juste pour les 3 heures qui nous séparent du retour vers Ton Sai. Comme prévu et comme imaginé depuis bien longtemps déjà, Phi Phi Leh est à tomber à la renverse. L'île est donc entourée de falaises asserrées sauf à deux endroits où la mer peut pénètrer vers le centre de l'île comme un goulet d'étranglement. Et à ces deux endroits, c'est moi qui m'étrangle. L'eau passe d'un vert plus ou moins opaque à un mélange de bleu-vert complètement translucide. En plus, je ne sais pas si c'est la chance du débutant qui veut ça ou quoi, mais Maya Bay (La Plage) est presque déserte et sa pareil de l'autre côté également. On ne partage le paradis qu'avec quelques dizaines de gens. Il ne manquerait plus qu'il y ait des embouteillages au paradis!! Le temps de piquer plusieurs fois une tête dans l'eau cristalline, de faire le tour de l'île, et les portes se referment derrière nous... Même les meilleures choses ont une fin. Les pires aussi, en partant je me remets en tête que le lendemain à la même heure, je serais sans aucun doute au bout du rouleau, lessivé par ma dernière journée de varape qui s'annonce éreintante. Mais avant de mourir pour la troisième fois en quatre jour, il est encore temps d'en profiter. Sur le bateau qui nous ramène à Ton Sai, comme j'adore le faire, je m'assois sur la proue avec les jambes qui pendent de part et d'autre et avec de la musique à fond les ballons dans les oreilles. C'est l'occasion de placer "symphonie de plaisir".
Au retour à la maison, l'ambiance est mi-figue mi-raisin, les filles sont encore toutes retournées par l'enfilade de bons mots de l'après-midi même si au bout du compte, elles ont adorrrré l'escapade. Pour ce que j'en pense, je m'en tamponne, il faut que je me reconcentre sur la grimpette. Et pour ce que mon corps en dit, il a faim à nouveau.
Mercredi 28 correspond donc au dernier jour de torture. Comme d'habitude, le réveil sonne trop tôt mais comme c'est le dernier jour, je suis d'humeur guillerette. En plus, aujourd'hui, je n'ai pas vraiment envie de me prendre la tête, donc j'annonce au prof qu'il me faut une journée comme la première. Pas de stress, juste de l'effort. Et bien quand on est dans cet état d'esprit, tout est plus simple. Je ne dis pas que je suis subitement devenu un chimpanzé mais en tout cas je m'aggripe avec conviction à toutes les prises qui passent. 5 doigts, 4 doigts, même 3 doigts. Et si je me ramasse, je retente autant que mes biscotos me le permettent. Le résultat est à peu près comme le 1er jour, huit ascensions pour trois succès mais l'essentiel n'est pas là, je suis au moins mentalement réconcilier avec l'art de défier la gravité. Physiquement, c'est autre chose, presqu'un grand écart. Je suis au bout du chemin, mais alors vraiment au bout... Ca tire, ça tremble, ça crampe même.
Le soir, je tente de fêter l'achèvement de mon cursus, mais j'ai mal jusqu'aux amydales; donc comme toujours à Ton Sai, malgré la plage, la musique, les cocktails de toutes les couleurs, je rentre me coucher à la limite de la sobriété. Le matin suivant, plaisir du feignant, pas de réveil. Tally a beau se lever à 8h, il est pas né celui qui me tirera du lit avant l'arret complet et définitif de la fatigue. J'étire donc la grasse matinée jusqu'aux limites du raisonnable comme dans mes plus belles années. 14h30? C'est correct, on peut finalement ouvrir les yeux. Mais pas trop quand même... Lunettes de soleil de rigueur sur le nez, je traine ma couenne jusqu'à la plage et mange pour quatre personnes. L'appétit est là, c'est bon signe... Mais pas l'envie aujourd'hui d'en faire plus, juste la plage, un brin de tilleul et le plaisir du travail accompli. Que demande le peuple? Rien d'autre! J'aurais encore besoin du vendredi ET du samedi à ce rythme pour être vraiment remis de mes émotions. Chaque jour le coucher est de plus en plus tardif et le réveil après 11h. Gare au piège, maintenant il va s'agir de ne pas moisir ici, j'ai encore et encore de la route à faire! Tally et Heike, avec qui ça va beaucoup mieux, m'énervent quand même car elles ne savent jamais ce qu'elles veulent et je n'ai pas envie de macher leur nourriture avant qu'elles ne l'avalent. Il va donc être temps de voir nos chemins se séparer. Goodbye Germany!!!!
J'achète pour le dimanche matin un billet pour Phang-Nga à deux heures de route de Ton Sai. On verra bien ce que l'avenir nous réserve là-bas. Mais je ne me fais pas trop d'inquiétude, je suis seul maître à bord de mon embarcation et mon coeur est ma boussole. D'ailleurs il pense à vous bien plus souvent que j'ai l'occasion de l'écrire...
Si c'est un tant soit peu réciproque, j'avoue que je serais pas contre un petit commentaire.
Bonjour à tous,
Nous sommes partis en Thaïlande du 6 au 29 mars 2008 pour un voyage de noce en sac à dos. Les conseils des nombreux VFistes mon été précieux (un grand merci à Thanh, Barbo, etc) et je tenais à mon tour à faire part de notre expérience afin d’ajouter ma petite pierre à l’édifice. Vous excuserez je l’espère le style d’écriture minimaliste … mais fonctionnel ! Soyez aussi indulgent sur l’orthographe… Je suis à votre disposition pour infos et photo
* Départ de Lyon en train pour Paris Charles de Gaulle. Vol avec Gulf Air ; aucun problème de retard, mais les escales de 5 h à Bahreïn ont été longues… * Arrivé pile à l’heure à Bkk. Parfait ! On a le temps de choper de vol de la Thai pour Chiang Rai. Nous sommes ravis car, à défaut, on aurait été à Chiang Mai, ce qui nous plaisait moins. * Donc arrivée dans l’après midi à CR. On choisit la guesth du Routard « Naga Hill » qu’on nous annonce confortable, idéale pour se remettre du voyage. Taxi pour y aller de l’aéroport à 200b. A notre arrivée, nous ne sommes pas déçu. L’endroit est vraiment charmant, l’accueil parfait et super sympa. Il y a une 20aine de bungalow dans un grand parc, mais seulement 3 sont occuper. La salle de bain est ouverte sur l’extérieur, elle n’a pas de tout. Les chambres sont simples mais très typique, les bungalows isolée les un des autre et donc aucun vis-à-vis, il y a une grande piscine, un resto et bar excellent (comme il y avait peu de monde, le service était vraiment sympa ; on a bien discuté à l’équipe d’accueil qui nous a conseiller sur les coins à voire… et qui excellait dans les cocktails !). Bref, assez d’éloge sur Naga Hill, vous comprendrez qu’on a adoré : c’est le meilleur endroit qu’on est trouve de notre séjour. Ah, oui, j’oubliais… important, le prix : 800 B la nuit le bungalow le moins cher (c’est juste pas qu’il a une douche au lieu d’une baignoire, donc il est très bien). Aller, une petite critique quand même : la chambre est assez éloignée du CM (env. 15 min). Donc obliger de prendre un tuc-tuc pour y aller, à 400 B AR, ça fait vite grimper de budget. C’est ce qu’on a fait le 1er jour. Après, on à loué un scooter à 300 B la journée, le compte est vite fait
* Donc on s’installe, enchanter par les lieux. Et on va passer la soirée à CR. Pas d’excentricité après le voyage : on fait le tour du night bazar et on tente notre première expérience culinaire dans un resto très agréable. Les tables occupent une place de la ville paisible, avec une scène de spectacle où les musiciens et les danseuses se succèdent. L’ambiance est très paisible ; il n’y a pratiquement pas de touristes. Idéale pour s’immerge et se laisser porter par l’ambiance. Avec le recul, c’est en fait la seule fois du voyage ou nous avons vu si peu de touristes et ou l’atmosphère était si… sereine est l’adjectif qui semble convenir.
* le lendemain, location d’un scoot 125 pour partir le sur lendemain sur les route du nord. Pour aujourd’hui, visite du temple blanc, qui n’est pas sur les guides, mais qui vaut vraiment le déplacement (env. 15 km au sud de CR). Là encore, pas de touristes et une ambiance mystique, idéale pour me remettre de ma grosse gamelle en scoot. Je m’explique : on a pris un scoot pour 2 et c’est bien sur Julien qui conduit. Mais bien sur encore, il faut absolument de j’essaie d’en faire toute seul. Ce que je fais sur un petit chemin un peu avant d’arriver au temple. Et bien sur encore, je ne manque pas de me prendre une grosse gamelle à dix km/h. C’est le premier jour et j’ai déjà les genoux en sang ! Avec la douleur, la chaleur et le décalage horaire, je suis à deux doigts de tomber dans les vapes. Mais c’est incident est aussi pour moi l’occasion de découvrir la légendaire amabilité des Thais. Alors que mon compagnon pour et se moque allégrement de moi (ce en quoi il n’a pas tout à fais tord…), une vielle dame sort de chez elle pour voir comment je me porte. Elle me propose de venir boir un coup pour me remettre. D’autre personne arrivent et tous se soucis de moi. Ils sont extrêmement gentil (on peu pas en dire autant de tout le monde, l’intéressé se reconnaitra !!!). Par la suite, on c’est arrêté à un petit poste de police, où ils m’ont badigeonné de mercurochrome. C’est donc avec les genoux rouges et l’estomac retourné qu’on découvre la splendeur du temple blanc. Là encore, pas de touristes et toujours cette atmosphère sereine. Je goute mon 1er thé glacé au jasmin. Puis retour à CR et découverte du marché de jour. C’est extraordinaire toutes ces couleurs et ces odeurs.
* Départ pour notre road trip. On laisse les gros sacs à Naga Hill en prévoyant notre retour 3 jours plus tard. Etape 1 : CR > Mae Salong. Avec une première halte à qq km de CR, chez ‘le peintre », conseillée par notre hôte, mais qui n’est pas indiqué dans les guides. C’est un endroit très chouette : il s’agit d’un immense terrain, en accès libre, ou un artiste construit des maisons, du traditionnel Thai à l’art contemporain… Il y a des bâtisses énormes, d’autres qui sont très étonnantes ; l’ensemble est vraiment à voir si vous passez dans la région. Au continu en direction de MS. Plus on monte, plus les paysage son magnifique ; nous avons fait la toute dernière montée avant d’arrivée au village avec le couché du soleil sur les montagnes et les couleurs étaient sublimes. Arrivé à MS, on est bien fatigué et on choisi une chambre donnant sur « la place » du village qui nous parait correcte (on n’avait pas envie de trop chercher). Avant la nuit, on va visite le temple au dessus du village, exceptionnel. MS a été l’étape des expériences culinaires désastreuse : vers 18h, l’heure de l’apéro, j’achète un sachet de choses frites, ressemblant à des chips… je ne sais tjrs pas exactement ce que c’était, mais ça avait un goût d’ammoniaque frit, vraiment terrible. On passe une très mauvaise sur le matelas durs, et on se fait réveiller à 5h du mat par les échoppes qui ouvrent avec la musique à fond, et on nous offre un petit dej à base de soupe de riz, oignons et champignons locaux + un fruit orange dont j’ai oublié le nom que j’ai trouvé infâme. Bref, idéal pour démarre la journée !! Etape 2 : MS > Doi Tung >Chiang Siean > Chiang Kong Belle étape et jolis payasge. Mais si c’était à refaire, je ne referais pas tant de route pour le Doi Tung ; on n’a fait que les jardins, le reste ne nous disait rien ; il y avait bcp de touristes thaï (un peu notre Versailles national). Autre regret, nous n’avons pas traversé la frontière pour le Laos. On était un peu pressé puisqu’on voulait le faire en 3 jours ; 4 auraient été mieux… derniers regerts : après avoir fait tous ces kilomètres pour vous le Mékong, plus de batterie dans l’appareil !!! Dommage, la vue du temple qui surplombe le fleuve est somptueuse. Elle restera gravée dans nos mémoires. Nuit à CK dans une chambre bien propre avec grande terrasse et vue sur le fleuve (300 b, la moins cher de notre séjour). Pour la trouver, nous avons longé plusieurs fois la rive en scoot et choisi les terrasses qui nous plaisaient le mieux. Etape 3 : CK > Puchi Fa > Chiang Rai On nous à conseiller d’aller jusqu’à puchi fa, un sommet où la vue, paraît-il est magnifique. La route l'est vraiment en effet, mais une fois au point nomé, avec la brume, ça nous a bcp rappeler nos chères Alpes, donc… Mais le décor pour y aller est vraiment chouette, et on à bien rigoler sur les routes de montagne avec des dénivelés vertigineux !
Bilan du road trip : 600 km en trois jours. Des rencontres, des payases et des souvenirs plein la tête ; on est rentré épuisés, mais comblés. Tout ça vaut bien une tête dans la super piscine de Naga Hill. A posteriori, cette escapade a été le meilleur moment de notre voyage ; c’est vraiment dommage qu’on n’est pas pris 4 jours pour mieux savourer !
A ce stade de mon récit, je raccourcis un peu, sinon, je n’arriverai jamais au bout, et vous non plus !!!
* Descente vers Sukhothai. En car ; ne croyez pas le Routard, il faut bien 9h pour y aller, l’enfer, avec la chaleur, et la frustration de perdre tout ce temps ! Super Guest (dans le guide, un nom avec orchidée) avec piscine très apprécié, car il fait de plus en plus chaud. Visite du parc le lendemain, avec un scoot (perso, j’ai trouvé plus approprié que le vélo avec cette chaleur et ces longues distances). Ca vaut vraiment le coup de se lever tôt pour la visite car la lumière est bien plus belle le matin. On finit vers 14h, puis bus pour Pitsanoluk. On a pas de résa pour le train et on flippe un peut de ne pas avoir de place pour descendre cette nuit à Bgkk. Finalement, on trouve qq chose, mais pas de couchette, et on arrive à 3h du mat, c’est déjà ça !
* Arrivée à 3h à Bgk, on n’a pas dormi dans le train, et visiblement, le chauffeur de taxi qui nous conduit à l’aéroport non plus, il s’endort carrément sur la route, le gros flippe ! On prend notre avion pour Phuket et de là, un taxi pour Kaho Lak (1200 B, cher mais rapide et confortable après 1 nuit blanche)
* Douche froide : Kao Lak est un autre monde ! Des farangs de partout, c’est la côte d’Azur… On s’en fout, on ai là pour notre open water, alors on s’y met à fond ; et on attaque par un dvd de 4h en anglais (je vous rappelle, que nous n’avons tjr pas dormi, dur, dur). Le soir, un cocktail et au lit ! La guest est bien : happy bungalow à 700B. C’est l’une des moins cher. Confortable, simple etsuper cocktail au bar. Encore une journée de cour et on part plonger aux Similan
* Iles Similan : plage magnifique : ici, la nature est reine. Jour 1 : 2 plongée moyennes à 12m. je suis déçu par la visibilité, l’eau est trouble. Et bien sur plage… On a pris le bungalow le plus cher, avec "sea view", et franchement, ça vaut pas le coup. On voit pas la mer, ils sont pas très propre, et on se sent couper de l’ambiance « camp de vacance » avec les tentes... Jour 2 : plongée à 18m, bcp plus sympa (tortues, murènes, poissons scorpion, etc) On a choisit de rester une nuit de plus pour profiter de la plage, mais on regratte ; on a trouver que c’était un peu long… En tout cas ça y est, nous sommes de vrais divers, avec diplôme en poche et tout et tout. Retour à Kao Lak, et décente à Phuket. On a voulu passer la soirée à Patong, histoire de voir ce que c’est, mais les taxis nous on déconseillé, et on a finement dormi tranquillement dans la vieille ville.
* Descente vers Lipe : bateau pour KPP. Puis Lanta. Puis Lipe (on a eu de la chance, c’était les derniers jours de circulation de la bateau qui relie Lanta à Lipe. Merci Thanh pour ce précieux tuyau!). Arrivé le soir. On a fuit Pattaya et filé vers Sunligth Beach. A mon sens, le plus beau coin de l’île. On trouve un bungalow direct sur la plage. Il a l’air très simple, mais superbement situé. On est fatigué, on se prend pas trop la tête. Après un soiré karaoké très sympa avec les touristes thai, on rentre se coucher. Et là, on prend toute la mesure de la modestie de notre bungalow : pas de moustiquaire, jour de 3 cm entre les plache du mur, salle de bain infame et donc des dizaines de petit compagnons volant et rampant. On trouve même une grenouille orange et vert fluo dans la salle de bain. Finalement, on sera mieux sur des transats sur la plage ! Donc le lendemain, changement de chambre. On va un peu plus loin sur la plage au Montain Resort, bcp plus classe et aseptisé. La vue est splendide de là haut, le bar sur la plage est aussi très sympa (certainement plus que ceux de Pattaya). Commence alors nos 3 jours de reposette/bronzette. Entre 2 séances, on découvre l’île. Il y a 3 chemins de terre qui relient les 3 plages, et au milieu, le village des gitans de la mer. Entre leur village, et les « villages de touriste », il y a un faussé. Ils vivent au milieu des ordures, c’est assez terribles de les voir comme ça. C’est vraiment étrange d’ailleurs ce petit sentier qui traverse leur village, sur lequel chemine les touristes : 2 mondes qui se croisent mais qui ne se mélange pas. Ca me laisse une impression étrange. Je vous déconseille aussi sunlight Beach, très sale et isolée. Pattaya est agréable pour y passer la soirée et rentrer tranquillement le soir boire un dernier verre au bar du montain. On a tenté aussi une excusions en snork un peu raté. Si vous y aller, demander bien qu’on vous conduise à l’^le avec les petits galets ; une des plus intéressante pour ça. Bilan : trois jousr extrêmement agréables ; plage somptueuse (autant, si ce n’est plus qu’au Similan), bcp de touristes Thai et Chinois. On voulait d’ailleurs aller à Tarutao, mais on n’a pas réussi à trouver un logement, faute de résa. Donc si vous partez fin mars, pensez à faire le nécessaire.
* Koh Bulon. Lipe > Pak Bara > Bulon. A Pak Barra, on a tenté d’aller sur Ko Lidi, mais il n’y a pas de bungalow là-bas, il faut amener une tente, donc on a laissé tomber à regret (attention, si vous y aller, ce n’est pas le même port d’embarquement) Donc direction Bulon ; on perd une journée dans le transfert… Bulon est très calme, bcp plus que Lipe. C’est idéale pour les familles, les personnes en mal de repos et de plage (mais elles sont poins belles qu'a Lipe). Nous n’y avons passé qu’une journée, donc j’ai bcp apprécié. Plus, ça aurait été trop. La guest : je ne me rappelle plus le nom (c’est celle du Routard, dans les un peu chic) D’ailleur, leur commentaire est faux : c’est une super adresse. On avait réservé, alors on a eu un bungalow littéralement les pieds dans l’eau (je vous mens pas, à 10 pas). 1500b avec petit dej en buffet ; pour le sud, c’est très correct. Ne pas se laisser emporter pas sa première impression sur l’ile, car avec les marées, son visage change du tout au tout d’heure en heure.
* Bulon > Pak Bara > Hat Yai > Bgk
* Bgk est loin d’être mon étape préférée… nous y avons passé 3 jours, c’est peut-être un peu long pour ceux qui ne sont pas fan des grandes métropoles. Jour1 : palais royal + Wat po : un monde fou et un chaleur accablante. Les temples sont entassés les un sur les autre ; aucun recul pour les admirer. Khoa san et shopping. Le soir, on est allé au marché de Patpong : détestable. Les prix sont 10 fois plus élevés qu’à Khao San et des rabatteurs tout les 2 mètre pour un « ping-pong show »… l’angoisse totale, on est plus du tout dans la Thaïlande de nos 1ers jours. Jour 2 : shopping center. Le soir, on a diner an haut de la plus haute tour. La vue vaut la peine. Jour 3 : Il faut qu’au sorte de cette ville de fou ! On se lève donc à 6h30 pour aller à Ayuthya/ Mais il fait chaud et on est fatigué. On n’apprécie pas trop la visite, qui nous parait d’ailler bien pale après Sukhothai. De plus, ca commence à nous gonfler sérieux de payer un droit d’entrée systématiquement 3 fois plus élevé que les Thais (on visite quand même des monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité, et je trouve cette discrimination très limite d’un point de vue déontologique)
* Voilà, c’est la fin du voyage !!! N’hésitez pas si vous avec des questions et encore mille mercis à tout ceux qui m’ont aidé à faire ce fabuleux voyage.
Nous sommes partis en Thaïlande du 6 au 29 mars 2008 pour un voyage de noce en sac à dos. Les conseils des nombreux VFistes mon été précieux (un grand merci à Thanh, Barbo, etc) et je tenais à mon tour à faire part de notre expérience afin d’ajouter ma petite pierre à l’édifice. Vous excuserez je l’espère le style d’écriture minimaliste … mais fonctionnel ! Soyez aussi indulgent sur l’orthographe… Je suis à votre disposition pour infos et photo
* Départ de Lyon en train pour Paris Charles de Gaulle. Vol avec Gulf Air ; aucun problème de retard, mais les escales de 5 h à Bahreïn ont été longues… * Arrivé pile à l’heure à Bkk. Parfait ! On a le temps de choper de vol de la Thai pour Chiang Rai. Nous sommes ravis car, à défaut, on aurait été à Chiang Mai, ce qui nous plaisait moins. * Donc arrivée dans l’après midi à CR. On choisit la guesth du Routard « Naga Hill » qu’on nous annonce confortable, idéale pour se remettre du voyage. Taxi pour y aller de l’aéroport à 200b. A notre arrivée, nous ne sommes pas déçu. L’endroit est vraiment charmant, l’accueil parfait et super sympa. Il y a une 20aine de bungalow dans un grand parc, mais seulement 3 sont occuper. La salle de bain est ouverte sur l’extérieur, elle n’a pas de tout. Les chambres sont simples mais très typique, les bungalows isolée les un des autre et donc aucun vis-à-vis, il y a une grande piscine, un resto et bar excellent (comme il y avait peu de monde, le service était vraiment sympa ; on a bien discuté à l’équipe d’accueil qui nous a conseiller sur les coins à voire… et qui excellait dans les cocktails !). Bref, assez d’éloge sur Naga Hill, vous comprendrez qu’on a adoré : c’est le meilleur endroit qu’on est trouve de notre séjour. Ah, oui, j’oubliais… important, le prix : 800 B la nuit le bungalow le moins cher (c’est juste pas qu’il a une douche au lieu d’une baignoire, donc il est très bien). Aller, une petite critique quand même : la chambre est assez éloignée du CM (env. 15 min). Donc obliger de prendre un tuc-tuc pour y aller, à 400 B AR, ça fait vite grimper de budget. C’est ce qu’on a fait le 1er jour. Après, on à loué un scooter à 300 B la journée, le compte est vite fait
* Donc on s’installe, enchanter par les lieux. Et on va passer la soirée à CR. Pas d’excentricité après le voyage : on fait le tour du night bazar et on tente notre première expérience culinaire dans un resto très agréable. Les tables occupent une place de la ville paisible, avec une scène de spectacle où les musiciens et les danseuses se succèdent. L’ambiance est très paisible ; il n’y a pratiquement pas de touristes. Idéale pour s’immerge et se laisser porter par l’ambiance. Avec le recul, c’est en fait la seule fois du voyage ou nous avons vu si peu de touristes et ou l’atmosphère était si… sereine est l’adjectif qui semble convenir.
* le lendemain, location d’un scoot 125 pour partir le sur lendemain sur les route du nord. Pour aujourd’hui, visite du temple blanc, qui n’est pas sur les guides, mais qui vaut vraiment le déplacement (env. 15 km au sud de CR). Là encore, pas de touristes et une ambiance mystique, idéale pour me remettre de ma grosse gamelle en scoot. Je m’explique : on a pris un scoot pour 2 et c’est bien sur Julien qui conduit. Mais bien sur encore, il faut absolument de j’essaie d’en faire toute seul. Ce que je fais sur un petit chemin un peu avant d’arriver au temple. Et bien sur encore, je ne manque pas de me prendre une grosse gamelle à dix km/h. C’est le premier jour et j’ai déjà les genoux en sang ! Avec la douleur, la chaleur et le décalage horaire, je suis à deux doigts de tomber dans les vapes. Mais c’est incident est aussi pour moi l’occasion de découvrir la légendaire amabilité des Thais. Alors que mon compagnon pour et se moque allégrement de moi (ce en quoi il n’a pas tout à fais tord…), une vielle dame sort de chez elle pour voir comment je me porte. Elle me propose de venir boir un coup pour me remettre. D’autre personne arrivent et tous se soucis de moi. Ils sont extrêmement gentil (on peu pas en dire autant de tout le monde, l’intéressé se reconnaitra !!!). Par la suite, on c’est arrêté à un petit poste de police, où ils m’ont badigeonné de mercurochrome. C’est donc avec les genoux rouges et l’estomac retourné qu’on découvre la splendeur du temple blanc. Là encore, pas de touristes et toujours cette atmosphère sereine. Je goute mon 1er thé glacé au jasmin. Puis retour à CR et découverte du marché de jour. C’est extraordinaire toutes ces couleurs et ces odeurs.
* Départ pour notre road trip. On laisse les gros sacs à Naga Hill en prévoyant notre retour 3 jours plus tard. Etape 1 : CR > Mae Salong. Avec une première halte à qq km de CR, chez ‘le peintre », conseillée par notre hôte, mais qui n’est pas indiqué dans les guides. C’est un endroit très chouette : il s’agit d’un immense terrain, en accès libre, ou un artiste construit des maisons, du traditionnel Thai à l’art contemporain… Il y a des bâtisses énormes, d’autres qui sont très étonnantes ; l’ensemble est vraiment à voir si vous passez dans la région. Au continu en direction de MS. Plus on monte, plus les paysage son magnifique ; nous avons fait la toute dernière montée avant d’arrivée au village avec le couché du soleil sur les montagnes et les couleurs étaient sublimes. Arrivé à MS, on est bien fatigué et on choisi une chambre donnant sur « la place » du village qui nous parait correcte (on n’avait pas envie de trop chercher). Avant la nuit, on va visite le temple au dessus du village, exceptionnel. MS a été l’étape des expériences culinaires désastreuse : vers 18h, l’heure de l’apéro, j’achète un sachet de choses frites, ressemblant à des chips… je ne sais tjrs pas exactement ce que c’était, mais ça avait un goût d’ammoniaque frit, vraiment terrible. On passe une très mauvaise sur le matelas durs, et on se fait réveiller à 5h du mat par les échoppes qui ouvrent avec la musique à fond, et on nous offre un petit dej à base de soupe de riz, oignons et champignons locaux + un fruit orange dont j’ai oublié le nom que j’ai trouvé infâme. Bref, idéal pour démarre la journée !! Etape 2 : MS > Doi Tung >Chiang Siean > Chiang Kong Belle étape et jolis payasge. Mais si c’était à refaire, je ne referais pas tant de route pour le Doi Tung ; on n’a fait que les jardins, le reste ne nous disait rien ; il y avait bcp de touristes thaï (un peu notre Versailles national). Autre regret, nous n’avons pas traversé la frontière pour le Laos. On était un peu pressé puisqu’on voulait le faire en 3 jours ; 4 auraient été mieux… derniers regerts : après avoir fait tous ces kilomètres pour vous le Mékong, plus de batterie dans l’appareil !!! Dommage, la vue du temple qui surplombe le fleuve est somptueuse. Elle restera gravée dans nos mémoires. Nuit à CK dans une chambre bien propre avec grande terrasse et vue sur le fleuve (300 b, la moins cher de notre séjour). Pour la trouver, nous avons longé plusieurs fois la rive en scoot et choisi les terrasses qui nous plaisaient le mieux. Etape 3 : CK > Puchi Fa > Chiang Rai On nous à conseiller d’aller jusqu’à puchi fa, un sommet où la vue, paraît-il est magnifique. La route l'est vraiment en effet, mais une fois au point nomé, avec la brume, ça nous a bcp rappeler nos chères Alpes, donc… Mais le décor pour y aller est vraiment chouette, et on à bien rigoler sur les routes de montagne avec des dénivelés vertigineux !
Bilan du road trip : 600 km en trois jours. Des rencontres, des payases et des souvenirs plein la tête ; on est rentré épuisés, mais comblés. Tout ça vaut bien une tête dans la super piscine de Naga Hill. A posteriori, cette escapade a été le meilleur moment de notre voyage ; c’est vraiment dommage qu’on n’est pas pris 4 jours pour mieux savourer !
A ce stade de mon récit, je raccourcis un peu, sinon, je n’arriverai jamais au bout, et vous non plus !!!
* Descente vers Sukhothai. En car ; ne croyez pas le Routard, il faut bien 9h pour y aller, l’enfer, avec la chaleur, et la frustration de perdre tout ce temps ! Super Guest (dans le guide, un nom avec orchidée) avec piscine très apprécié, car il fait de plus en plus chaud. Visite du parc le lendemain, avec un scoot (perso, j’ai trouvé plus approprié que le vélo avec cette chaleur et ces longues distances). Ca vaut vraiment le coup de se lever tôt pour la visite car la lumière est bien plus belle le matin. On finit vers 14h, puis bus pour Pitsanoluk. On a pas de résa pour le train et on flippe un peut de ne pas avoir de place pour descendre cette nuit à Bgkk. Finalement, on trouve qq chose, mais pas de couchette, et on arrive à 3h du mat, c’est déjà ça !
* Arrivée à 3h à Bgk, on n’a pas dormi dans le train, et visiblement, le chauffeur de taxi qui nous conduit à l’aéroport non plus, il s’endort carrément sur la route, le gros flippe ! On prend notre avion pour Phuket et de là, un taxi pour Kaho Lak (1200 B, cher mais rapide et confortable après 1 nuit blanche)
* Douche froide : Kao Lak est un autre monde ! Des farangs de partout, c’est la côte d’Azur… On s’en fout, on ai là pour notre open water, alors on s’y met à fond ; et on attaque par un dvd de 4h en anglais (je vous rappelle, que nous n’avons tjr pas dormi, dur, dur). Le soir, un cocktail et au lit ! La guest est bien : happy bungalow à 700B. C’est l’une des moins cher. Confortable, simple etsuper cocktail au bar. Encore une journée de cour et on part plonger aux Similan
* Iles Similan : plage magnifique : ici, la nature est reine. Jour 1 : 2 plongée moyennes à 12m. je suis déçu par la visibilité, l’eau est trouble. Et bien sur plage… On a pris le bungalow le plus cher, avec "sea view", et franchement, ça vaut pas le coup. On voit pas la mer, ils sont pas très propre, et on se sent couper de l’ambiance « camp de vacance » avec les tentes... Jour 2 : plongée à 18m, bcp plus sympa (tortues, murènes, poissons scorpion, etc) On a choisit de rester une nuit de plus pour profiter de la plage, mais on regratte ; on a trouver que c’était un peu long… En tout cas ça y est, nous sommes de vrais divers, avec diplôme en poche et tout et tout. Retour à Kao Lak, et décente à Phuket. On a voulu passer la soirée à Patong, histoire de voir ce que c’est, mais les taxis nous on déconseillé, et on a finement dormi tranquillement dans la vieille ville.
* Descente vers Lipe : bateau pour KPP. Puis Lanta. Puis Lipe (on a eu de la chance, c’était les derniers jours de circulation de la bateau qui relie Lanta à Lipe. Merci Thanh pour ce précieux tuyau!). Arrivé le soir. On a fuit Pattaya et filé vers Sunligth Beach. A mon sens, le plus beau coin de l’île. On trouve un bungalow direct sur la plage. Il a l’air très simple, mais superbement situé. On est fatigué, on se prend pas trop la tête. Après un soiré karaoké très sympa avec les touristes thai, on rentre se coucher. Et là, on prend toute la mesure de la modestie de notre bungalow : pas de moustiquaire, jour de 3 cm entre les plache du mur, salle de bain infame et donc des dizaines de petit compagnons volant et rampant. On trouve même une grenouille orange et vert fluo dans la salle de bain. Finalement, on sera mieux sur des transats sur la plage ! Donc le lendemain, changement de chambre. On va un peu plus loin sur la plage au Montain Resort, bcp plus classe et aseptisé. La vue est splendide de là haut, le bar sur la plage est aussi très sympa (certainement plus que ceux de Pattaya). Commence alors nos 3 jours de reposette/bronzette. Entre 2 séances, on découvre l’île. Il y a 3 chemins de terre qui relient les 3 plages, et au milieu, le village des gitans de la mer. Entre leur village, et les « villages de touriste », il y a un faussé. Ils vivent au milieu des ordures, c’est assez terribles de les voir comme ça. C’est vraiment étrange d’ailleurs ce petit sentier qui traverse leur village, sur lequel chemine les touristes : 2 mondes qui se croisent mais qui ne se mélange pas. Ca me laisse une impression étrange. Je vous déconseille aussi sunlight Beach, très sale et isolée. Pattaya est agréable pour y passer la soirée et rentrer tranquillement le soir boire un dernier verre au bar du montain. On a tenté aussi une excusions en snork un peu raté. Si vous y aller, demander bien qu’on vous conduise à l’^le avec les petits galets ; une des plus intéressante pour ça. Bilan : trois jousr extrêmement agréables ; plage somptueuse (autant, si ce n’est plus qu’au Similan), bcp de touristes Thai et Chinois. On voulait d’ailleurs aller à Tarutao, mais on n’a pas réussi à trouver un logement, faute de résa. Donc si vous partez fin mars, pensez à faire le nécessaire.
* Koh Bulon. Lipe > Pak Bara > Bulon. A Pak Barra, on a tenté d’aller sur Ko Lidi, mais il n’y a pas de bungalow là-bas, il faut amener une tente, donc on a laissé tomber à regret (attention, si vous y aller, ce n’est pas le même port d’embarquement) Donc direction Bulon ; on perd une journée dans le transfert… Bulon est très calme, bcp plus que Lipe. C’est idéale pour les familles, les personnes en mal de repos et de plage (mais elles sont poins belles qu'a Lipe). Nous n’y avons passé qu’une journée, donc j’ai bcp apprécié. Plus, ça aurait été trop. La guest : je ne me rappelle plus le nom (c’est celle du Routard, dans les un peu chic) D’ailleur, leur commentaire est faux : c’est une super adresse. On avait réservé, alors on a eu un bungalow littéralement les pieds dans l’eau (je vous mens pas, à 10 pas). 1500b avec petit dej en buffet ; pour le sud, c’est très correct. Ne pas se laisser emporter pas sa première impression sur l’ile, car avec les marées, son visage change du tout au tout d’heure en heure.
* Bulon > Pak Bara > Hat Yai > Bgk
* Bgk est loin d’être mon étape préférée… nous y avons passé 3 jours, c’est peut-être un peu long pour ceux qui ne sont pas fan des grandes métropoles. Jour1 : palais royal + Wat po : un monde fou et un chaleur accablante. Les temples sont entassés les un sur les autre ; aucun recul pour les admirer. Khoa san et shopping. Le soir, on est allé au marché de Patpong : détestable. Les prix sont 10 fois plus élevés qu’à Khao San et des rabatteurs tout les 2 mètre pour un « ping-pong show »… l’angoisse totale, on est plus du tout dans la Thaïlande de nos 1ers jours. Jour 2 : shopping center. Le soir, on a diner an haut de la plus haute tour. La vue vaut la peine. Jour 3 : Il faut qu’au sorte de cette ville de fou ! On se lève donc à 6h30 pour aller à Ayuthya/ Mais il fait chaud et on est fatigué. On n’apprécie pas trop la visite, qui nous parait d’ailler bien pale après Sukhothai. De plus, ca commence à nous gonfler sérieux de payer un droit d’entrée systématiquement 3 fois plus élevé que les Thais (on visite quand même des monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité, et je trouve cette discrimination très limite d’un point de vue déontologique)
* Voilà, c’est la fin du voyage !!! N’hésitez pas si vous avec des questions et encore mille mercis à tout ceux qui m’ont aidé à faire ce fabuleux voyage.
From: mdclw@hotmail.com Sent:Wed 27/05/09 06:12To:
Je me suis inscrite comme volontaire pour enseigner l'anglais avec Open Mind Project qui m'ont envoye' au nord-est de la thailande bordant le Mekong d’ou’ je regarde tous les matins, en buvant mon café’, la brume matinale devoiler les montagnes boise’es du laos. Elles sont toutes proches, je pourrais presque les toucher. Il fait chaud et 100% humide. Apres les pluies et les orages tropicales tous les après-midi, le paysage brille comme une emeraude. Il y a beaucoup d’arbres fruitiers autour de moi et les manguiers sont lourds de leurs dons. C’est tres rural et tres paisible ici.
Pas de bars a’ musique ou’ des vieux papis rencontrent des “ dames” thailandaise, pas de cybercafe’, de pizzeria, ni de voyageurs tatoue’es et chevelus comme on voit beaucoup au sud de la thailande. L’autre jour, un petit thailandais s’est mis a’ pleure’ et courir se refugier dans les jupes de sa maman lorsque je lui ai sourit. C’est pour vous dire comme je suis loin du circuit touristique typique de la thailande mais cela’ me plait. Il y a peu de distractions a’ part aller au temple, observer les chiens se poursuivre pour des calins canins et regarder les pecheurs voguer sur le Mekong. Peu de villageois se deplacent pour aller a’ la ville la plus proche qui est a’ 120km d’ici. Pour eux c’est bien trop loin.
Ce matin nous sommes alle’s au temple pour porter a’ manger aux moines et payer nos respect au Buddha. Ils sont tres genereux ces thailandais dans les region rurales car ils sont convaincus que les moines ont une influence auspicieuse sur la vie des villageois. C’est tres touchant de voir des femmes courbe’es en 2 par la vieillesse, se prosterner et rester assise pendant ce que dure le ritual d’offrir a’ manger aux moines. Elles s’occupent d’orner la salle de fleurs, d’encens et de bougies. Elles s’occupent aussi de re-distribuer ce que les moines n’ont pas consomme’, aux plus demunis du village et mm plus loin s’il le faut. Pok sait qui a des difficulte’s financieres, les vieilles personnes maladies qui n’ont personne pour s’occuper d’eux ( souvent des hommes), elle sait qui de ses voisines a un mari alcoolique et qui souffre en silence. Elle m’en parle avec compassion et leur porte de l’aide comme elle peut. Ce matin, une paysanne, aux dents noircies ( une coquetterie locale) est venu conter a’ Po, le papa, sa mesaventure avec ses buffles qui ont envahis les champs du voisin et ont detruit plusieurs arbres. Elle va devoir vendre 2 buffles (300 euros chaque) pour payer les degats. Po est alle’ avec elle au commissariat pour parler au chef de police . En tant qu’ enseignants, ils sont souvent sollicite’s par les villageois . En echange, ils recoivent des dons de la part des parents d’eleves car les enseignants sont tres respecte’s et apprecie’s ici. On a recu plus de 30 kg mangues en 3 jours que nous avons re-distribuee’s a’ quelques enfants qui sont venus collecter les bouteilles de plastic pour les revendre . Souvent les vieilles personnes demandent de l’aide pour ce qui touché a’ l’ administratif car souvent ils ne savant ni ecrire ni lire. Le lendemain, la dame aux dents noires nous a’ apporte’ a’ manger pour remercier Po de l’avoir aide’ au commissariat. On avait beaucoup de salade de papaya et de soupe au poulet, ce jour-la’ alors Pok en a fait porter, par ses enfants, au paysan qui s’occupe de leur jardin et lui a’ son tour a donne’ un paquet de friandises aux enfants. La tradition de l’echange est tres fort ici. C’est le fil qui tapisse la communaute’ rurale thai.
Le matin on va, sans casque et cheveux au vent en velomoteur a’ l’ecole. Nos 2 chiens nous accompagnent et le plus jeune, un Labrador de 4 mois me suit en classe et se plante sous le ventilateur. J’ai des photos pour le prouver…L’autre retourne a’ la maison mais vient nous chercher a’ 4h. je vous assure, il sait quand il est 4 heures
Notre ecole longe du fleuve. Aux heures creuses, je m’installe sur une petite plateforme en bois qui surplomb le Mekong, je vois la vegetation sauvage qui recouvre les montagnes laotiennes. Pas d’habitation, pas de temples, rien. On dirait que le rivage oppose’ est desert. Je ne vois ni route ni poteaux electriques. Personne ne traverse le fleuve sauf de temps en temps une petite embarquation de pecheur, longue et etroite silencieusement laisse des traces sur ces eaux qui viennent de si loin.
Mon premier jour, a’ l’ecole etait de me presenter, comme nouveau volontaire devant les eleves au microphone en thai. C’etait un peu anxiogene!
2 eleves sont choisis pour lever le drapeau durant l’antheme national et les elevent chantent en choeur. Apres cela’, ils se tournent vers le Buddha et le remercient de leur donner les outils pour bien apprendre. Devant ce Buddha, j’ai vu des objets bizarres comme offrandes. Des cd rom et des disquettes. Peut-etre qu’ils associent l’informatique a’ la connaissance!!!. Apres la leve’e du drapeau et la priere a’ Buddha, il y a 5 minutes de morale et puis c’est l’heure du nettoyage de la cour par les enfants, avec de la musique pop thailandaise bien fort pour les distraire en ce faisant.
Les cheveux longs ne sont pas permis a’ l’ecole. La tete doit etre presque rase’e pour les garcons et au carre’, plutot court, pour les filles. Sinon le surveillant passe et fait des entailles dans les cheveux et les eleves se font couper les cheveux le soir-meme. C’est une methode plutot barbare, je pense. La discipline est stricte dans les ecoles thailandaises. Les jeunes sont formate’s pour devenir des adultes obeissants qui ne poseront pas de questions lorsqu’ils seront grands. Le gouvernement mene ce pays avec une poigne plutot dure, ou’ l’individu n’est pas encourage' a' penser ni s’exprimer.
Les eleves ne parlent pas l’anglais. Ils ont appris le peu qu’ils connaissent par memorisation. Leur enseignants ne savant pas tres bien le parler et ne connaissent pratiquement pas la grammaire anglaise. Mais je me suis rendu compte au fil des jours, que les eleves ne savant pas non plus leur alphabet. Ce qui ralenti enormement l’apprentissage. J’ai ete’ un peu decourage’e les premiers jours car j’etais venu prepare’e avec des notions plus approfondis d’anglais. Alors il faut reprendre depuis le debut. La pronunciation est catastrophique. Les S les R les T sont un vrai probleme. Je leur fais la dicte’e en epellant moi-meme les mots! Peut-etre qu’a’ force de repetitions, on y arrivera. J’enseigne 4 heures dans des classes qui vont de l’age de 10 ans a’ 15 ans au meme niveau d’anglais. Je devrais passer une anne’e entiere ici. Et me concentrer sur les petits dans le primaire car ils apprennent tres vite.
Tous les matins, lorsque j’arrive a’ l’ecole, les petits thais comme les plus age's me font le "wai" respectueux et les filles lorsque je leur signe leur cahiers me font une petite reverence en plus du "wai". Lorsque Pok et moi allons faire quelques emplettes au village, apres l'ecole, nos eleves continuent a' nous saluer ainsi. Je n'ai jamais connu autant de consideration qu'ici. Mon age y est pour quelque chose. Les thais veulent toujours savoir l' age pour savoir de combien il doivent, par respect, baisser la tete et lever les mains jointes vers le front. Pok, la maman m'a appris a' le faire correctement et j'essaye de le faire gracieusement.
J’etais dans la bibliotheque de l’ecole, l’autre jour et je vois s’approcher de moi un lezard gros et long. Il m’a donne’ une petite frayeur. Et hier, entre les sandales au bas de notre escalier, un serpent d’un metre mais pas tres gros se frayait un passage. Ouh! Je n’aime vraiment pas ces bestioles. Certains serpents sont tres tres venimeux. Il faut se faire hospitaliser vite vite. Et certaines araigne’es aussi sont tres dangereuses. Avec la pluie, il y a une invasion de bestioles qui volent a’ travers le grillage. Elles ne piquent pas mais se posent sur nos cheveux, notre visage et sur la nourriture. Dans mon lit, j’ai recu la visite d’une colonie de fourmis rouges, minuscules mais qui piquaient fort. Bon, on s'y fait.
Ma famille thai d’adoption est simplement adorable. Pok, la maman est toujours souriante et son mari, tres beau est plutot timide et ne parle pas beaucoup l’anglais . Quelquefois j’ai l’impression qu’il ne comprend pas ce que je lui dit, mais par politesse, il sourit. Ils ont 2 filles de 17 et 10 ans qui sont adorables avec qui je discute avec le peu d’anglais qu’elles connaissent. Ils habitant dans une belle maison nouvellement construite avec les epargnes du papa qui a beaucoup travaille’ a’ Bankok pour offrir a’ sa petite famille ce cadeau. Ils ont un grand verger avec des manguiers, papayers, guaviers ) et du riz. Pour complementer leur revenue, ils ont 3 vaches et plante’ des palmiers pour le bio-fuel.
Hier c'etait le jour du buddha. Pok a change' le bouquet d'orchide's devant l'image du buddha et a accroche' une guirlande de jasmin autour de son cou. des batonnets d'encens ont ete' allume's et la famille s'est recueilli devant l'autel. Ils ont aussi pense' a' la mere de Pok et celle de Po, defuntes. Un bouquet de fleurs et un verre d'eau pour chacune d'elles.
J'ai appris que les enfants de Pok et Po dorment avec leurs parents jusqu'a' l'age de 17 ans. Ils ont pourtant 4 chambres mais elles ne sont pas occupe’es. Bien qu'ils vivent dans une maison moderne, ils vivent comme lorsqu'ils logeaient dans leur maison traditionnelle en bois qui etait compose'e d'une grande piece ou' l'on mangeait a’ mm le sol ( les bols de curry et de soupes sont etale's autour du fameux rice-maker) ou' l'on s'etalait pour dormir sur des nattes, ou' l'on regardait la television et on recevait ses visites. Les salles de bain sont avec wc moderne mais on se rince apres chaque visite avec un jet d'eau ( le clito recoit un petit frisson a' chaque fois) et l'eau pour la toilette sort d'un robinet a' part avec lequel on remplit une grande bassine et avec un bol, on verse l'eau dans la toilette.
Le matin et le soir, nous dinons par terre sur un carrelage plutot dure. Mes jambes ont du mal a’ rester plie’es car ils n’ont pas l’habitude mais je m’y fait graduellement. Il ne faut surtout pas tendre les pieds vers quelqu’un car ce serait une grande impolitesse. Po, le papa, quand il tend la main vers quelque chose, et si je me trouve devant lui, il se courbe, pour que sa tete ne depasse pas la mienne, par respect. C'est vraiment tres different de chez nous. Le respect des personnes plus age'es est extremement important dans la tradition thai. Ils ont meme un nom different pour la soeur, le frere aine' ou benjamin. Et bien sur les grands parents sont tres respecte's.
Tous les soirs, a' 8 heures, la tele' thai presente les nouvelles de la famille royale avec beaucoup de respect. Ici le roi et la reine sont aime's tandis que les 3 princesses le sont moins ( sauf une qui fait beaucoup pour les demunis) et le prince heritier encore moins car il mene une vie desolute. On raconte, mais on ne commente pas, qu'il aurait des problemes de sante' et je peux bien le croire car il a mauvaise mine pour quelqu'un de 55 ans. Son tres jeune fils serait le vrai prince heritier.
On dort beaucoup. Chez nous, les week-ends, après le petit dejeuner, vers 8 heures, tout le monde se recouche jusqu’a’ 10 heures. Ici, les gens ne se pressent pas. Il n’y a’ aucune urgence dans leur vie quotidienne. On dort, on mange ( sans arret ) et on s’occupe de planter, de semer, de recolter, de pomper l’eau du fleuve ou de vendre des produits de la grande ville. Je commence a’ prendre le rythme de cette vie paisible et je me pose plus la question “ devrais-je m’occuper a’ quelque chose? Quand je vois le pecheur dans sa barquette, regarder les moustiques se faire happer par les poissons, ou l’epiciere dormir sur le comptoir de sa boutique, je me dis qu’il n’est pas necessaire de s’agiter….
Voila' pour cette premiere semaine au village Isan. Elle m'a enchante'. J'ai ete' acueillie avec beaucoup de sourires, de gentillesse et de generosite'.
Je me suis inscrite comme volontaire pour enseigner l'anglais avec Open Mind Project qui m'ont envoye' au nord-est de la thailande bordant le Mekong d’ou’ je regarde tous les matins, en buvant mon café’, la brume matinale devoiler les montagnes boise’es du laos. Elles sont toutes proches, je pourrais presque les toucher. Il fait chaud et 100% humide. Apres les pluies et les orages tropicales tous les après-midi, le paysage brille comme une emeraude. Il y a beaucoup d’arbres fruitiers autour de moi et les manguiers sont lourds de leurs dons. C’est tres rural et tres paisible ici.
Pas de bars a’ musique ou’ des vieux papis rencontrent des “ dames” thailandaise, pas de cybercafe’, de pizzeria, ni de voyageurs tatoue’es et chevelus comme on voit beaucoup au sud de la thailande. L’autre jour, un petit thailandais s’est mis a’ pleure’ et courir se refugier dans les jupes de sa maman lorsque je lui ai sourit. C’est pour vous dire comme je suis loin du circuit touristique typique de la thailande mais cela’ me plait. Il y a peu de distractions a’ part aller au temple, observer les chiens se poursuivre pour des calins canins et regarder les pecheurs voguer sur le Mekong. Peu de villageois se deplacent pour aller a’ la ville la plus proche qui est a’ 120km d’ici. Pour eux c’est bien trop loin.
Ce matin nous sommes alle’s au temple pour porter a’ manger aux moines et payer nos respect au Buddha. Ils sont tres genereux ces thailandais dans les region rurales car ils sont convaincus que les moines ont une influence auspicieuse sur la vie des villageois. C’est tres touchant de voir des femmes courbe’es en 2 par la vieillesse, se prosterner et rester assise pendant ce que dure le ritual d’offrir a’ manger aux moines. Elles s’occupent d’orner la salle de fleurs, d’encens et de bougies. Elles s’occupent aussi de re-distribuer ce que les moines n’ont pas consomme’, aux plus demunis du village et mm plus loin s’il le faut. Pok sait qui a des difficulte’s financieres, les vieilles personnes maladies qui n’ont personne pour s’occuper d’eux ( souvent des hommes), elle sait qui de ses voisines a un mari alcoolique et qui souffre en silence. Elle m’en parle avec compassion et leur porte de l’aide comme elle peut. Ce matin, une paysanne, aux dents noircies ( une coquetterie locale) est venu conter a’ Po, le papa, sa mesaventure avec ses buffles qui ont envahis les champs du voisin et ont detruit plusieurs arbres. Elle va devoir vendre 2 buffles (300 euros chaque) pour payer les degats. Po est alle’ avec elle au commissariat pour parler au chef de police . En tant qu’ enseignants, ils sont souvent sollicite’s par les villageois . En echange, ils recoivent des dons de la part des parents d’eleves car les enseignants sont tres respecte’s et apprecie’s ici. On a recu plus de 30 kg mangues en 3 jours que nous avons re-distribuee’s a’ quelques enfants qui sont venus collecter les bouteilles de plastic pour les revendre . Souvent les vieilles personnes demandent de l’aide pour ce qui touché a’ l’ administratif car souvent ils ne savant ni ecrire ni lire. Le lendemain, la dame aux dents noires nous a’ apporte’ a’ manger pour remercier Po de l’avoir aide’ au commissariat. On avait beaucoup de salade de papaya et de soupe au poulet, ce jour-la’ alors Pok en a fait porter, par ses enfants, au paysan qui s’occupe de leur jardin et lui a’ son tour a donne’ un paquet de friandises aux enfants. La tradition de l’echange est tres fort ici. C’est le fil qui tapisse la communaute’ rurale thai.
Le matin on va, sans casque et cheveux au vent en velomoteur a’ l’ecole. Nos 2 chiens nous accompagnent et le plus jeune, un Labrador de 4 mois me suit en classe et se plante sous le ventilateur. J’ai des photos pour le prouver…L’autre retourne a’ la maison mais vient nous chercher a’ 4h. je vous assure, il sait quand il est 4 heures
Notre ecole longe du fleuve. Aux heures creuses, je m’installe sur une petite plateforme en bois qui surplomb le Mekong, je vois la vegetation sauvage qui recouvre les montagnes laotiennes. Pas d’habitation, pas de temples, rien. On dirait que le rivage oppose’ est desert. Je ne vois ni route ni poteaux electriques. Personne ne traverse le fleuve sauf de temps en temps une petite embarquation de pecheur, longue et etroite silencieusement laisse des traces sur ces eaux qui viennent de si loin.
Mon premier jour, a’ l’ecole etait de me presenter, comme nouveau volontaire devant les eleves au microphone en thai. C’etait un peu anxiogene!
2 eleves sont choisis pour lever le drapeau durant l’antheme national et les elevent chantent en choeur. Apres cela’, ils se tournent vers le Buddha et le remercient de leur donner les outils pour bien apprendre. Devant ce Buddha, j’ai vu des objets bizarres comme offrandes. Des cd rom et des disquettes. Peut-etre qu’ils associent l’informatique a’ la connaissance!!!. Apres la leve’e du drapeau et la priere a’ Buddha, il y a 5 minutes de morale et puis c’est l’heure du nettoyage de la cour par les enfants, avec de la musique pop thailandaise bien fort pour les distraire en ce faisant.
Les cheveux longs ne sont pas permis a’ l’ecole. La tete doit etre presque rase’e pour les garcons et au carre’, plutot court, pour les filles. Sinon le surveillant passe et fait des entailles dans les cheveux et les eleves se font couper les cheveux le soir-meme. C’est une methode plutot barbare, je pense. La discipline est stricte dans les ecoles thailandaises. Les jeunes sont formate’s pour devenir des adultes obeissants qui ne poseront pas de questions lorsqu’ils seront grands. Le gouvernement mene ce pays avec une poigne plutot dure, ou’ l’individu n’est pas encourage' a' penser ni s’exprimer.
Les eleves ne parlent pas l’anglais. Ils ont appris le peu qu’ils connaissent par memorisation. Leur enseignants ne savant pas tres bien le parler et ne connaissent pratiquement pas la grammaire anglaise. Mais je me suis rendu compte au fil des jours, que les eleves ne savant pas non plus leur alphabet. Ce qui ralenti enormement l’apprentissage. J’ai ete’ un peu decourage’e les premiers jours car j’etais venu prepare’e avec des notions plus approfondis d’anglais. Alors il faut reprendre depuis le debut. La pronunciation est catastrophique. Les S les R les T sont un vrai probleme. Je leur fais la dicte’e en epellant moi-meme les mots! Peut-etre qu’a’ force de repetitions, on y arrivera. J’enseigne 4 heures dans des classes qui vont de l’age de 10 ans a’ 15 ans au meme niveau d’anglais. Je devrais passer une anne’e entiere ici. Et me concentrer sur les petits dans le primaire car ils apprennent tres vite.
Tous les matins, lorsque j’arrive a’ l’ecole, les petits thais comme les plus age's me font le "wai" respectueux et les filles lorsque je leur signe leur cahiers me font une petite reverence en plus du "wai". Lorsque Pok et moi allons faire quelques emplettes au village, apres l'ecole, nos eleves continuent a' nous saluer ainsi. Je n'ai jamais connu autant de consideration qu'ici. Mon age y est pour quelque chose. Les thais veulent toujours savoir l' age pour savoir de combien il doivent, par respect, baisser la tete et lever les mains jointes vers le front. Pok, la maman m'a appris a' le faire correctement et j'essaye de le faire gracieusement.
J’etais dans la bibliotheque de l’ecole, l’autre jour et je vois s’approcher de moi un lezard gros et long. Il m’a donne’ une petite frayeur. Et hier, entre les sandales au bas de notre escalier, un serpent d’un metre mais pas tres gros se frayait un passage. Ouh! Je n’aime vraiment pas ces bestioles. Certains serpents sont tres tres venimeux. Il faut se faire hospitaliser vite vite. Et certaines araigne’es aussi sont tres dangereuses. Avec la pluie, il y a une invasion de bestioles qui volent a’ travers le grillage. Elles ne piquent pas mais se posent sur nos cheveux, notre visage et sur la nourriture. Dans mon lit, j’ai recu la visite d’une colonie de fourmis rouges, minuscules mais qui piquaient fort. Bon, on s'y fait.
Ma famille thai d’adoption est simplement adorable. Pok, la maman est toujours souriante et son mari, tres beau est plutot timide et ne parle pas beaucoup l’anglais . Quelquefois j’ai l’impression qu’il ne comprend pas ce que je lui dit, mais par politesse, il sourit. Ils ont 2 filles de 17 et 10 ans qui sont adorables avec qui je discute avec le peu d’anglais qu’elles connaissent. Ils habitant dans une belle maison nouvellement construite avec les epargnes du papa qui a beaucoup travaille’ a’ Bankok pour offrir a’ sa petite famille ce cadeau. Ils ont un grand verger avec des manguiers, papayers, guaviers ) et du riz. Pour complementer leur revenue, ils ont 3 vaches et plante’ des palmiers pour le bio-fuel.
Hier c'etait le jour du buddha. Pok a change' le bouquet d'orchide's devant l'image du buddha et a accroche' une guirlande de jasmin autour de son cou. des batonnets d'encens ont ete' allume's et la famille s'est recueilli devant l'autel. Ils ont aussi pense' a' la mere de Pok et celle de Po, defuntes. Un bouquet de fleurs et un verre d'eau pour chacune d'elles.
J'ai appris que les enfants de Pok et Po dorment avec leurs parents jusqu'a' l'age de 17 ans. Ils ont pourtant 4 chambres mais elles ne sont pas occupe’es. Bien qu'ils vivent dans une maison moderne, ils vivent comme lorsqu'ils logeaient dans leur maison traditionnelle en bois qui etait compose'e d'une grande piece ou' l'on mangeait a’ mm le sol ( les bols de curry et de soupes sont etale's autour du fameux rice-maker) ou' l'on s'etalait pour dormir sur des nattes, ou' l'on regardait la television et on recevait ses visites. Les salles de bain sont avec wc moderne mais on se rince apres chaque visite avec un jet d'eau ( le clito recoit un petit frisson a' chaque fois) et l'eau pour la toilette sort d'un robinet a' part avec lequel on remplit une grande bassine et avec un bol, on verse l'eau dans la toilette.
Le matin et le soir, nous dinons par terre sur un carrelage plutot dure. Mes jambes ont du mal a’ rester plie’es car ils n’ont pas l’habitude mais je m’y fait graduellement. Il ne faut surtout pas tendre les pieds vers quelqu’un car ce serait une grande impolitesse. Po, le papa, quand il tend la main vers quelque chose, et si je me trouve devant lui, il se courbe, pour que sa tete ne depasse pas la mienne, par respect. C'est vraiment tres different de chez nous. Le respect des personnes plus age'es est extremement important dans la tradition thai. Ils ont meme un nom different pour la soeur, le frere aine' ou benjamin. Et bien sur les grands parents sont tres respecte's.
Tous les soirs, a' 8 heures, la tele' thai presente les nouvelles de la famille royale avec beaucoup de respect. Ici le roi et la reine sont aime's tandis que les 3 princesses le sont moins ( sauf une qui fait beaucoup pour les demunis) et le prince heritier encore moins car il mene une vie desolute. On raconte, mais on ne commente pas, qu'il aurait des problemes de sante' et je peux bien le croire car il a mauvaise mine pour quelqu'un de 55 ans. Son tres jeune fils serait le vrai prince heritier.
On dort beaucoup. Chez nous, les week-ends, après le petit dejeuner, vers 8 heures, tout le monde se recouche jusqu’a’ 10 heures. Ici, les gens ne se pressent pas. Il n’y a’ aucune urgence dans leur vie quotidienne. On dort, on mange ( sans arret ) et on s’occupe de planter, de semer, de recolter, de pomper l’eau du fleuve ou de vendre des produits de la grande ville. Je commence a’ prendre le rythme de cette vie paisible et je me pose plus la question “ devrais-je m’occuper a’ quelque chose? Quand je vois le pecheur dans sa barquette, regarder les moustiques se faire happer par les poissons, ou l’epiciere dormir sur le comptoir de sa boutique, je me dis qu’il n’est pas necessaire de s’agiter….
Voila' pour cette premiere semaine au village Isan. Elle m'a enchante'. J'ai ete' acueillie avec beaucoup de sourires, de gentillesse et de generosite'.
Retour de SIEM REAP ANKOR début Février 2008 voici les renseignements pratiques :
AEROPORT VISA TRANSFERT en Ville Visa sur place pour 20 $ : Si vous ne voulez pas faire > 30 min de queue vous pouvez vous procurer avant votre départ un E-Visa pour 25$ http://evisa.mfaic.gov.kh/...x.php?language=fr_FR Taxe de sortie de 25$ à la sortie Attention à y penser N'acceptent pas les Riels, Euros ou Billets dollars trop vieux. Transfert en ville : Dans le prix de votre hébergement est compris le transfert depuis l'aéroport. Votre chauffeur vous attendra à la sortie.
ARGENT : le dollar est roi, même les petites vendeuses au bord de la route utilisent les dollars, tous le prix en dollar. Sinon 1$ = 3900 Riels Inutile de changer vos dollars on vous rendra la monnaie en RIELS si < 1$ DAB Distributeurs de billets (en dollar) partout mais CB acceptée dans grand hôtels ou quelques magasins pour touristes.
ANGKOR A 10-15 km de SIEM REAP Un moyen de locomotion est indispensable. Le site s'étend sur plusieurs dizaines de km. PASS : Pas de photos nécessaire : ils disposent de caméra numériques Tarif 20$/un jour - 50$ 3 jours - 60$ pour 7 jours Valable sur tous les temples y compris les "extérieurs" : Groupe ROLUOS (BAKONG); BANTEY SREI & KBAL SPEAN
DEPLACEMENTS Louer une Moto MAIS code de la route inconnu Les véhicules ne connaissent pas la priorité, on coupe les carrefours à gauche, pas d'assurance accident, ni vol etc VELO en location mais il fait chaud... TUK TUK : Une moto + une cariole à 2, 3 ou 4 places 20 km/h courant d'air rafraichissant 12$/j MOTO TAXI Si vous êtes seul assis derrière le chauffeur Moins confortable mais plus rapide (40 Km) Pour ces 2 derniers moyens le chauffeur vous conduit toute la journée, vous aide dans votre itinéraire, dans vos démarches, dans le choix des restaurants, dans vos achats etc Mais ce n'est pas un guide : il n'est pas autorisé à vous accompagner dans l'enceinte des temples. Chauffeur TUK-TUK ou MOTO TAXI FRANCOPHONE : KOSAL : tel 851 295 31 52 Mail : kosarito@yahoo.com DUREE des trajets Siem-Reap - ANGKOR = 25 minutes Siem-Reap Bantey Srei = 50 Min + 20 min pour KBAL SPEAN Siem Reap- Roluos = 30 Min Siem Reap - Embarcadère du Tonlesap = 40 minutes en saison seche
CHAUSSURES : Nu-pieds ou chaussures fermée Sauf KBAL SPEAN : nécessité de chaussures fermées pour une marche de 45 min par un sentier non aménagé en pleine forêt = grimpette ( je n'ose pas imaginer en saison des pluies !)
TOILETTES : présentes sur tous les sites Rarement payantes Sinon il n'y a que des arbres dans la forêt...
REPAS Des restaurants/Gargote partout sur le site Compter 3-4$ pour un copieux plat de riz + Viande + légumes ; 1$ le jus de fruit frais pressé. Penser à emmener son litre d'eau quotidien. HAMACS pour faire la sieste
HEBERGEMENT Pour les francophones PHNOM BOK HOTEL tel/fax +855 (0) 12 821 183 Mail : htb@free.fr Site http://phombok.free.fr Propriétaires FRANCAIS vous conseillerons et aiderons dans vos démarches SDB CLIM PISCINE 12-15$ Chambre avec PDJ INTERNET WI-FI Avantage/inconvénient : N'est pas au centre mais sur la N6 proche de la route d'ANGKOR . Prendre un TUK-TUK pour aller au centre de Siem reap.
INTERNET Haut débit : présent à SIEM REAP de 0.5 à 2$ de l'heure
ARNAQUE Visite du village flottant de pêcheurs sur le TONLESAP : Si vous n'êtes pas en groupe organisé : au milieu de la digue d'accés au lac un poste de péage 15$ pour 1.5 heure de navigation : A l'embarcadere vous ne choisissez pas votre embarcation. petit tour autour des maisons-bateau puis on vous dépose sur un ponton où sont élevés 3 crocodiles et 2 carpes. Vous êtes assaillis par les enfants mendiants et les touristes. et c'est tout = 55 minutes. Pour éviter accédez au lac par la route de ROLUOS avec des moto Taxi (seuls praticables) et louez directement une pirogue sur place doc.Bedel
AEROPORT VISA TRANSFERT en Ville Visa sur place pour 20 $ : Si vous ne voulez pas faire > 30 min de queue vous pouvez vous procurer avant votre départ un E-Visa pour 25$ http://evisa.mfaic.gov.kh/...x.php?language=fr_FR Taxe de sortie de 25$ à la sortie Attention à y penser N'acceptent pas les Riels, Euros ou Billets dollars trop vieux. Transfert en ville : Dans le prix de votre hébergement est compris le transfert depuis l'aéroport. Votre chauffeur vous attendra à la sortie.
ARGENT : le dollar est roi, même les petites vendeuses au bord de la route utilisent les dollars, tous le prix en dollar. Sinon 1$ = 3900 Riels Inutile de changer vos dollars on vous rendra la monnaie en RIELS si < 1$ DAB Distributeurs de billets (en dollar) partout mais CB acceptée dans grand hôtels ou quelques magasins pour touristes.
ANGKOR A 10-15 km de SIEM REAP Un moyen de locomotion est indispensable. Le site s'étend sur plusieurs dizaines de km. PASS : Pas de photos nécessaire : ils disposent de caméra numériques Tarif 20$/un jour - 50$ 3 jours - 60$ pour 7 jours Valable sur tous les temples y compris les "extérieurs" : Groupe ROLUOS (BAKONG); BANTEY SREI & KBAL SPEAN
DEPLACEMENTS Louer une Moto MAIS code de la route inconnu Les véhicules ne connaissent pas la priorité, on coupe les carrefours à gauche, pas d'assurance accident, ni vol etc VELO en location mais il fait chaud... TUK TUK : Une moto + une cariole à 2, 3 ou 4 places 20 km/h courant d'air rafraichissant 12$/j MOTO TAXI Si vous êtes seul assis derrière le chauffeur Moins confortable mais plus rapide (40 Km) Pour ces 2 derniers moyens le chauffeur vous conduit toute la journée, vous aide dans votre itinéraire, dans vos démarches, dans le choix des restaurants, dans vos achats etc Mais ce n'est pas un guide : il n'est pas autorisé à vous accompagner dans l'enceinte des temples. Chauffeur TUK-TUK ou MOTO TAXI FRANCOPHONE : KOSAL : tel 851 295 31 52 Mail : kosarito@yahoo.com DUREE des trajets Siem-Reap - ANGKOR = 25 minutes Siem-Reap Bantey Srei = 50 Min + 20 min pour KBAL SPEAN Siem Reap- Roluos = 30 Min Siem Reap - Embarcadère du Tonlesap = 40 minutes en saison seche
CHAUSSURES : Nu-pieds ou chaussures fermée Sauf KBAL SPEAN : nécessité de chaussures fermées pour une marche de 45 min par un sentier non aménagé en pleine forêt = grimpette ( je n'ose pas imaginer en saison des pluies !)
TOILETTES : présentes sur tous les sites Rarement payantes Sinon il n'y a que des arbres dans la forêt...
REPAS Des restaurants/Gargote partout sur le site Compter 3-4$ pour un copieux plat de riz + Viande + légumes ; 1$ le jus de fruit frais pressé. Penser à emmener son litre d'eau quotidien. HAMACS pour faire la sieste
HEBERGEMENT Pour les francophones PHNOM BOK HOTEL tel/fax +855 (0) 12 821 183 Mail : htb@free.fr Site http://phombok.free.fr Propriétaires FRANCAIS vous conseillerons et aiderons dans vos démarches SDB CLIM PISCINE 12-15$ Chambre avec PDJ INTERNET WI-FI Avantage/inconvénient : N'est pas au centre mais sur la N6 proche de la route d'ANGKOR . Prendre un TUK-TUK pour aller au centre de Siem reap.
INTERNET Haut débit : présent à SIEM REAP de 0.5 à 2$ de l'heure
ARNAQUE Visite du village flottant de pêcheurs sur le TONLESAP : Si vous n'êtes pas en groupe organisé : au milieu de la digue d'accés au lac un poste de péage 15$ pour 1.5 heure de navigation : A l'embarcadere vous ne choisissez pas votre embarcation. petit tour autour des maisons-bateau puis on vous dépose sur un ponton où sont élevés 3 crocodiles et 2 carpes. Vous êtes assaillis par les enfants mendiants et les touristes. et c'est tout = 55 minutes. Pour éviter accédez au lac par la route de ROLUOS avec des moto Taxi (seuls praticables) et louez directement une pirogue sur place doc.Bedel
Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°3
Ce POST fait suite aux 2 précédents sur le même sujet :
Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°1
Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°2 BA BE
Le LAC DE BA BE
Ou LOGER ? Prix des nuits chez l’habitant : 50.000 VD/Nuit/personne soit environ 3 $ ou 2 €
ROUTE BA BE à HA GIANG Quand vous regardez la carte, entre ces 2 villes la route (279), la plus courte fait 170 Km. Mais cette route serait complètement défoncée et impraticable pour des véhicules autres que tous-terrains.
Vous avez donc 2 possibilités : Soit reprendre la RN 3 jusqu’à THAÏ NGUYEN puis la RN 2 jusqu’à HA GIANG. C'est un périple de 450 km qui s’effectuera en environ 8 heures de route. Cette route serpente entre les collines le long de la rivière LO, un affluent du fleuve rouge. Elle est d’une couleur jaune tellement elle charrie de limon arraché aux pentes montagneuses. Vous pouvez aussi passer une nuit du coté de TUYEN QUANG à mi-parcours. Soit reprendre la 279 à travers CHO RA, puis à HA HIEU, au carrefour avec la 212, remonter au nord sur 60 km, pour rejoindre la N34 qui vous emmènera par TINH TUC, BAO LAC, BAC ME, jusqu’à HA GIANG. Il parait que cela peut se faire en 8-10 heures (au 05/2009).
Un petit mot sur les routes empruntées au Nord Vietnam : Le revêtement est en très mauvais état et les nids de poule (ou d’autruches plutôt) abondent. Ce qui explique sans doute, les chantiers de réfection des routes tous les 30 km. Il faut alors rouler sur des pistes et quand il a plu, slalomer entre les fondrières. Mais les chauffeurs sont doués. Quand il n’y a pas de travaux, même les nationales sont étroites, il y a rarement la place pour se croiser, il faut se déporter, sur les bas cotés. Comme il y a beaucoup de motos, mobylettes, scooter qui occupent toute la largeur, le klaxon est en action répétée (mais plus personne n’y fait attention !) et c’est à celui qui aura le plus peur et s’écartera en premier. En général c’est le 2 roues. Conclusion : n’espérez pas faire plus de 30km/heure de moyenne et dans les véhicules essayer d’éviter de vous asseoir à l’arrière si vous souffrez du dos.
Le tour HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC Des montagnards dans les nuages
HA GIANG Cette ville moderne est bâtie au fond de la vallée, de part et d’autre de la rivière torrentueuse et est entourée de montagnes. Le site est bien agréable. Vous y trouverez nombre d’hôtels mais pas de restaurants autres que les COM PHO. Sur la place principale une statue d’HO CHI MIN qui étend ses bras protecteurs sur les épaules des enfants des minorités locales. Ha Giang est la porte d’entrée et de sortie obligée de la boucle de l’extrême nord. « Obligée » car vous devez vous procurer auprès de la police une « autorisation » et ne pouvez y accéder qu’accompagné d’un guide officiel. Donc vous êtes obligés de passer par une agence de tourisme. Il parait qu’il en existe d’efficace sur place.
LA PORTE DU PARADIS Dés que vous quittez la ville en direction du nord, vous attaquez une route qui s’accroche à la montagne. Le paysage se transforme alors que la vallée était couverte de rizières et de terrasses, les pentes se recouvrent ensuite de cultures de Maïs. Les H’MONGS ont succédé aux THAI et aux DZAOS. Les maisons sur pilotis ont cédées la place à celles construites directement sur le sol. Vers 1500 mètres d’altitude vous atteignez le col de QUAN BA « la porte du paradis ». Halte obligatoire : plaque signalant les efforts héroïques des peuples et de minorités locales qui ont réussi à tailler cette route dans ces montagnes afin de permettre le désenclavement de cette région. Bon si vous ne l’avez pas encore compris, il semble bien que tout a été fait pour faciliter les accès à cette région, peuplées de H’MONGS, (l’équivalent de nos Harkis ?) qui conservent farouchement leur culture, perchés dans des montagnes difficilement accessibles, et qui plus est à quelques km d’un gigantesque voisin, ennemi héréditaire depuis 2200 ans. Il fallait donc construire ces routes vertigineuses de désenclavement.
Après le col la route redescend au fond des vallées jusqu’à la ville de YEN MINH. Il est temps d’y faire une pause.
La BOUCLE MEO VAC à DONG VAN
C’est l’embranchement de la boucle vers DONG VAN et MEO VAC. Notre chauffeur avait choisi de redescendre par MEO VAC car avec des travaux dans la montée et la pluie, il n’était pas sur d’y arriver et ne voulait pas prendre de risque de glissades sur les routes bordant les précipices. Je manque de mots pour décrire ce parcours. Alternance de verdoyantes montagnes, parfois avec des forets de pins, et de pentes dénudées, revenues à la jachère après 2-3 ans de cultures de maïs. Des glissements de terrain argileux. Des rizières en étroites terrasses en fond de vallée. En grimpant vers MEO VAC, après LUNG PHIN, la route croise une mine d’antimoine. La cheminée de l’usine surplombe la ville, les femmes cherchent dans les terrils des restes de minerai qui seront vendus en chine parait il. NB l’antimoine est un métal qui est cancérigène.
A l’approche de MEO VAC le paysage se transforme : la montagne est une succession de rochers noirs entre lesquels le moindre espace est planté de maïs.
En fait ce n’est pas du granit mais du calcaire blanc recouvert d’une pellicule de lichen noir. Ce calcaire karstique ne retient pas l’eau. Chaque dépression présente un gouffre par où s’évacue l’eau. Il n’y a pas de ruisseaux. Vu l’altitude, les nuages et la bruine apportent l’humidité. Les habitations sont pauvres et rares.
Toutes les pentes sont cultivées au delà des 45 degrés, jusqu'à 60 degrés j’estime même !
Comment les H’Mongs arrivent ils à cultiver de telles surfaces de maïs ? Mystère.
Après MEO VAC, la route est taillée à flanc de falaise et domine, tout là bas, au fond la rivière NHO QUE qui fait frontière avec la chine. La route est à une seule voie, heureusement il y a pratiquement pas de circulation et notre chauffeur conduit prudemment. Mais il ne faut pas avoir le vertige !
DONG VAN Une petite ville, une seule rue longée de maisons « à la vietnamienne » soit construites toute en hauteur 2-3 hôtels seulement, il est sans doute prudent de retenir. 2 salles Internet envahies par la jeunesse locale qui s’agrippe aux jeux en ligne. La ville présente en elle-même 3 points d’intérêt peu signalés dans ce forum :
1-Le café PHO CO en haut de la place du marché, une bâtisse restaurée en brique. C’est en fait une maison de style chinois construite au XIXe siècle, qui comporte une sorte d’atrium avec des galeries en bois autour. Vous pouvez y boire du thé ou café, c’est le lieu de RDV de la jeunesse dorée du village.
2- L’escalade d’un des 2 pitons calcaires dominant la ville. Pour y accéder prenez à droite de la façade du café Pho Co sur une centaine de mètres. A gauche vous trouverez un chemin bien pavé qui monte entre des maisons. Il y a une pancarte « VUN CAM No admittance » En 10 minutes de grimpette vous atteindrez les restes d’un fort de la période coloniale. Le panorama sur la vallée vous récompensera de votre effort et vous fera comprendre le pourquoi de l’emplacement de ce fortin.
3-Le Marché La ville est si petite que vous ne pouvez le manquer. Il semble fonctionner chaque matin, c’est un régal de couleurs : toutes les femmes H’Mongs, hotte d’osier au dos, viennent vendre leur production. Quelques hommes, béret sur la tête les accompagnent.
SA PHIN
30 minutes après avoir repris la route de HA GIANG, vous visiterez le « palais d’un roi H’Mong » C’est une belle demeure de style chinois avec 3 cours successives et des pièces et galeries en bois autour. C’est un ensemble qui comporte aussi des étables, des réserves d’eau, un mur d’enceinte etc. En fait ce « roi H’Mong » avait bâti sa richesse et sa puissance sur la production locale d’opium organisée par les autorités coloniales françaises. Bien entendu cette production a totalement cessée dans la région……………
RETOUR VERS HA GIANG
Même si vous reprenez l’itinéraire de l’aller, vous ne serez pas déçus, vous aurez un angle de vu différent. Vous traverserez des paysages abrupts, parfois couverts de pins et vous ne manquerez pas de vous arrêter dans les villages H’Mongs ou DZAOS aux étonnantes coutumes. : Il est très bien vu de conserver sous l’auvent de la maison des cercueils pour les personnes âgées. C’est un signe d’amour filial, qu’elles apprécient. Ne vous étonnez pas de l’abondance des chiens………….qui ne servent pas qu’a garder les maisons. Ne vous choquez pas des questions indiscrètes sur vous, qui est votre conjoint ? Si vous êtes un homme, ne vous formalisez pas de l’admiration des femmes devant votre pilosité méditerranéenne « mon marri n’a pas de poils ».
vous pourrez voir les travaux des champs, labourage au buffle, repiquage du riz, sarclage du maïs. Tous ces travaux sur un mode d’entraide collective.
Les MARCHÉS DE BAC HA
La suite dans quelques jours
SAPA
La suite dans quelques jours
Quand LAI CHAU s'appelait TAM DUONG
Les LU et les DZAO à sapèque
Pour s'y retrouver dans le nom des villes qui ont changé de nom Avant 2005-- Aprés 2005
BINH LU -- TAM DUONG TAM DUONG -- LAI CHAU LAI CHAU -- MUONG LAY La suite dans quelques jours
Décevante BAIE D’ HA LONG
La suite dans quelques jours
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Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°1
Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°2 BA BE
Le LAC DE BA BE
Ou LOGER ? Prix des nuits chez l’habitant : 50.000 VD/Nuit/personne soit environ 3 $ ou 2 €
ROUTE BA BE à HA GIANG Quand vous regardez la carte, entre ces 2 villes la route (279), la plus courte fait 170 Km. Mais cette route serait complètement défoncée et impraticable pour des véhicules autres que tous-terrains.
Vous avez donc 2 possibilités : Soit reprendre la RN 3 jusqu’à THAÏ NGUYEN puis la RN 2 jusqu’à HA GIANG. C'est un périple de 450 km qui s’effectuera en environ 8 heures de route. Cette route serpente entre les collines le long de la rivière LO, un affluent du fleuve rouge. Elle est d’une couleur jaune tellement elle charrie de limon arraché aux pentes montagneuses. Vous pouvez aussi passer une nuit du coté de TUYEN QUANG à mi-parcours. Soit reprendre la 279 à travers CHO RA, puis à HA HIEU, au carrefour avec la 212, remonter au nord sur 60 km, pour rejoindre la N34 qui vous emmènera par TINH TUC, BAO LAC, BAC ME, jusqu’à HA GIANG. Il parait que cela peut se faire en 8-10 heures (au 05/2009).
Un petit mot sur les routes empruntées au Nord Vietnam : Le revêtement est en très mauvais état et les nids de poule (ou d’autruches plutôt) abondent. Ce qui explique sans doute, les chantiers de réfection des routes tous les 30 km. Il faut alors rouler sur des pistes et quand il a plu, slalomer entre les fondrières. Mais les chauffeurs sont doués. Quand il n’y a pas de travaux, même les nationales sont étroites, il y a rarement la place pour se croiser, il faut se déporter, sur les bas cotés. Comme il y a beaucoup de motos, mobylettes, scooter qui occupent toute la largeur, le klaxon est en action répétée (mais plus personne n’y fait attention !) et c’est à celui qui aura le plus peur et s’écartera en premier. En général c’est le 2 roues. Conclusion : n’espérez pas faire plus de 30km/heure de moyenne et dans les véhicules essayer d’éviter de vous asseoir à l’arrière si vous souffrez du dos.
Le tour HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC Des montagnards dans les nuages
HA GIANG Cette ville moderne est bâtie au fond de la vallée, de part et d’autre de la rivière torrentueuse et est entourée de montagnes. Le site est bien agréable. Vous y trouverez nombre d’hôtels mais pas de restaurants autres que les COM PHO. Sur la place principale une statue d’HO CHI MIN qui étend ses bras protecteurs sur les épaules des enfants des minorités locales. Ha Giang est la porte d’entrée et de sortie obligée de la boucle de l’extrême nord. « Obligée » car vous devez vous procurer auprès de la police une « autorisation » et ne pouvez y accéder qu’accompagné d’un guide officiel. Donc vous êtes obligés de passer par une agence de tourisme. Il parait qu’il en existe d’efficace sur place.
LA PORTE DU PARADIS Dés que vous quittez la ville en direction du nord, vous attaquez une route qui s’accroche à la montagne. Le paysage se transforme alors que la vallée était couverte de rizières et de terrasses, les pentes se recouvrent ensuite de cultures de Maïs. Les H’MONGS ont succédé aux THAI et aux DZAOS. Les maisons sur pilotis ont cédées la place à celles construites directement sur le sol. Vers 1500 mètres d’altitude vous atteignez le col de QUAN BA « la porte du paradis ». Halte obligatoire : plaque signalant les efforts héroïques des peuples et de minorités locales qui ont réussi à tailler cette route dans ces montagnes afin de permettre le désenclavement de cette région. Bon si vous ne l’avez pas encore compris, il semble bien que tout a été fait pour faciliter les accès à cette région, peuplées de H’MONGS, (l’équivalent de nos Harkis ?) qui conservent farouchement leur culture, perchés dans des montagnes difficilement accessibles, et qui plus est à quelques km d’un gigantesque voisin, ennemi héréditaire depuis 2200 ans. Il fallait donc construire ces routes vertigineuses de désenclavement.
Après le col la route redescend au fond des vallées jusqu’à la ville de YEN MINH. Il est temps d’y faire une pause.
La BOUCLE MEO VAC à DONG VAN
C’est l’embranchement de la boucle vers DONG VAN et MEO VAC. Notre chauffeur avait choisi de redescendre par MEO VAC car avec des travaux dans la montée et la pluie, il n’était pas sur d’y arriver et ne voulait pas prendre de risque de glissades sur les routes bordant les précipices. Je manque de mots pour décrire ce parcours. Alternance de verdoyantes montagnes, parfois avec des forets de pins, et de pentes dénudées, revenues à la jachère après 2-3 ans de cultures de maïs. Des glissements de terrain argileux. Des rizières en étroites terrasses en fond de vallée. En grimpant vers MEO VAC, après LUNG PHIN, la route croise une mine d’antimoine. La cheminée de l’usine surplombe la ville, les femmes cherchent dans les terrils des restes de minerai qui seront vendus en chine parait il. NB l’antimoine est un métal qui est cancérigène.
A l’approche de MEO VAC le paysage se transforme : la montagne est une succession de rochers noirs entre lesquels le moindre espace est planté de maïs.
En fait ce n’est pas du granit mais du calcaire blanc recouvert d’une pellicule de lichen noir. Ce calcaire karstique ne retient pas l’eau. Chaque dépression présente un gouffre par où s’évacue l’eau. Il n’y a pas de ruisseaux. Vu l’altitude, les nuages et la bruine apportent l’humidité. Les habitations sont pauvres et rares.
Toutes les pentes sont cultivées au delà des 45 degrés, jusqu'à 60 degrés j’estime même !
Comment les H’Mongs arrivent ils à cultiver de telles surfaces de maïs ? Mystère.
Après MEO VAC, la route est taillée à flanc de falaise et domine, tout là bas, au fond la rivière NHO QUE qui fait frontière avec la chine. La route est à une seule voie, heureusement il y a pratiquement pas de circulation et notre chauffeur conduit prudemment. Mais il ne faut pas avoir le vertige !DONG VAN Une petite ville, une seule rue longée de maisons « à la vietnamienne » soit construites toute en hauteur 2-3 hôtels seulement, il est sans doute prudent de retenir. 2 salles Internet envahies par la jeunesse locale qui s’agrippe aux jeux en ligne. La ville présente en elle-même 3 points d’intérêt peu signalés dans ce forum :
1-Le café PHO CO en haut de la place du marché, une bâtisse restaurée en brique. C’est en fait une maison de style chinois construite au XIXe siècle, qui comporte une sorte d’atrium avec des galeries en bois autour. Vous pouvez y boire du thé ou café, c’est le lieu de RDV de la jeunesse dorée du village.
2- L’escalade d’un des 2 pitons calcaires dominant la ville. Pour y accéder prenez à droite de la façade du café Pho Co sur une centaine de mètres. A gauche vous trouverez un chemin bien pavé qui monte entre des maisons. Il y a une pancarte « VUN CAM No admittance » En 10 minutes de grimpette vous atteindrez les restes d’un fort de la période coloniale. Le panorama sur la vallée vous récompensera de votre effort et vous fera comprendre le pourquoi de l’emplacement de ce fortin.
3-Le Marché La ville est si petite que vous ne pouvez le manquer. Il semble fonctionner chaque matin, c’est un régal de couleurs : toutes les femmes H’Mongs, hotte d’osier au dos, viennent vendre leur production. Quelques hommes, béret sur la tête les accompagnent.
SA PHIN
30 minutes après avoir repris la route de HA GIANG, vous visiterez le « palais d’un roi H’Mong » C’est une belle demeure de style chinois avec 3 cours successives et des pièces et galeries en bois autour. C’est un ensemble qui comporte aussi des étables, des réserves d’eau, un mur d’enceinte etc. En fait ce « roi H’Mong » avait bâti sa richesse et sa puissance sur la production locale d’opium organisée par les autorités coloniales françaises. Bien entendu cette production a totalement cessée dans la région……………RETOUR VERS HA GIANG
Même si vous reprenez l’itinéraire de l’aller, vous ne serez pas déçus, vous aurez un angle de vu différent. Vous traverserez des paysages abrupts, parfois couverts de pins et vous ne manquerez pas de vous arrêter dans les villages H’Mongs ou DZAOS aux étonnantes coutumes. : Il est très bien vu de conserver sous l’auvent de la maison des cercueils pour les personnes âgées. C’est un signe d’amour filial, qu’elles apprécient. Ne vous étonnez pas de l’abondance des chiens………….qui ne servent pas qu’a garder les maisons. Ne vous choquez pas des questions indiscrètes sur vous, qui est votre conjoint ? Si vous êtes un homme, ne vous formalisez pas de l’admiration des femmes devant votre pilosité méditerranéenne « mon marri n’a pas de poils ».
vous pourrez voir les travaux des champs, labourage au buffle, repiquage du riz, sarclage du maïs. Tous ces travaux sur un mode d’entraide collective.Les MARCHÉS DE BAC HA
La suite dans quelques jours
SAPA
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Quand LAI CHAU s'appelait TAM DUONG
Les LU et les DZAO à sapèque
Pour s'y retrouver dans le nom des villes qui ont changé de nom Avant 2005-- Aprés 2005
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Décevante BAIE D’ HA LONG
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VOYAGER AU NORD VIETNAM à 60 ans
A 60 ans, on a envie de voyager mais pas forcément en « voyage organisé » de type « le Vietnam du Nord au Sud en 15 jours, pour 2000 €». Si le voyage « sac au dos » laisse beaucoup de liberté, il a l’inconvénient de créer beaucoup de « galères » avec les difficultés de la méconnaissance de la langue, les pertes de temps à organiser les transports, choisir les hôtels etc. Nous avions donc élaboré un compromis : vol « sec » ; réservation hôtelière à l’arrivée par Internet, agence locale de voyage pour certains trajets compliqués, auto organisation pour les circuits plus facile.
Notre séjour du 20 Avril au 12 Mai 2009 ; s’est basé sur les « post » de LARSAY Voir : http://voyageforum.com/v.f?post=1735102&idl=364827&idl2=852453&idl3=86197155210& Qu'il soit une nouvelle fois remercié.
Nous ne reprendrons donc pas les descriptifs mais nous contenterons de signaler quelques détails supplémentaires et quelques appréciations personnelles.
NB la difficulté principale est de ne pas comprendre le vietnamien et l’inconnu sur les tarifs non affichés. Il est souvent possible de contourner ces 2 obstacles grâce à l’accueil de votre hôtel. Il y aura toujours au moins une personne parlant anglais. Il vous donnera tous les renseignements nécessaires à vos sorties, vous pourrez lui demander le prix approximatif d’un taxi pour telle destination, le prix de telle marchandise … Vous aurez ainsi des bases pour le marchandage inévitable. SAISON et METEO pour des rizieres vertes
Du 20 avril au 12 Mai Températures supportables pour un méditerranéen : max 34° Mais pluies fines souvent qui limitent la vision des paysages sans vraiment abaisser la température. Nous avions choisi cette saison pour pouvoir bénéficier de la couleur verte des rizières. En fait des différences selon les régions ; Dans le delta du fleuve rouge (2 récoltes) le riz allait du vert cru avec ses nuances jusqu’au jaunissant avec les premières moisson mi-mai. Dans les montagnes du Nord-ouest, (une seule récolte) seules les pépinières de riz étaient vertes, et les rizières en terrasse commençaient seulement à être repiquées.
CHOIX d’une AGENCES DE VOYAGE Locale
Je ne sais si ce forum accepte que nous citions les noms des agences de voyage ?
Nous avons eu affaire avec 2 agences locales
Pour le Circuit Hanoi BA BE et NORD OUEST (11jours) nous avions défini le circuit approximatif et avons contacté 7 ou 8 agences locales, citées sur ce forum.
Nous avons “in fine” retenu l’agence ASIATICA TRAVEL Co A 1203 Building M3 M4 Nguyen Chi Thanh HANOI info@asiaticatravel.com Tel 84 4 2 66 28 16 fax 84 4 2 66 28 18 www.asiatica-travel.com
Les prestations furent à peu prés conformes au contrat de départ, pas de dysfonctionnements majeurs. DONC agence « RECOMMANDABLE »
MAIS : La qualité du guide est fondamentale : Malheureusement je ne suis pas sur que l’on puisse obtenir des renseignements préalables. J’ai pu comparer 3 ou 4 guides différents entre les 3 pays de l’ex Indochine : Ce qui les différencient c’est leur séjour ou non en pays francophone, qui leur permet outre la qualité de leur élocution, la confrontation à notre culture et permet donc des « ponts » avec la culture de leur pays.
Il semble que pour être guide officiel, au Vietnam, il faille, outre la connaissance d'une langue étrangère, suivre 3 mois de stage dans une école de guide ou on leur enseigne " à bien présenter la (supériorité ? de la ) culture (et du régime ?) vietnamienne".
Le programme annoncé est toujours alléchant ….et Flou. Vous y retrouverez des phrases du genre « après le petit déjeuner nous prenons la route pour HA GIANG . Arrêt en cours de route pour admirer de beaux paysages et pour des rencontres avec les DZAOS à longue tunique, des TAY, des NUNGS, des San Chi… » En fait ce sont des « Copier Coller » qui ne correspondent pas à la réalité. Vous ne rencontrerez ces ethnies que si votre guide vous emmène dans les marchés ou leurs villages. La secrétaire à Hanoï, n’a pas la connaissance du terrain qui lui permette d’afficher un programme réaliste pour le guide.
AGENCE HAI YEN TRAVEL 19 Hang Giay (quartier ancien) HANOI Tel 39 28 35 15 ou 39 27 49 22 Mobile 091 358 3350 hayentravel@hn.vnn.vn www.hayentravel.com
Cette petite agence se trouve dans le centre historique du vieil Hanoï. On y parle le français et est « RECOMMANDABLE » : Nous avions organisé une prestation de 3 jours mais un dysfonctionnement nous a obligé à réduire à 2 jours. L’agence a correctement remboursé les prestations non effectuées sans difficultés. Comme quoi les règles commerciales peuvent aussi fonctionner correctement au Vietnam, contrairement à ce que l’on peut lire parfois sur ce forum.HANOI
HOTELS CITY GATE HOTEL à déconseiller 10 Thanh Ha street citygatehotel@gmail.com http://www.citygatehotel.vn/ Cet hôtel est cité dans le lonely planet comme calme et ayant un ascenseur. Pour l'ascenseur c'est un plus quand il faut monter au 6e étage Pour le calme, ce n’est pas exactement le cas : car à proximité immédiate du grand boulevard, on obtient le calme seulement en laissant les fenêtres fermées. Il donne aussi dans une ruelle de commerces de viande, poissons etc. pas très ragoûtants. Prix des chambres 20-25 $ Un peu excentré du « vieux Hanoï » Hôtel a déconseiller : Il y a toujours quelque chose qui dysfonctionne : soit la réservation de la chambre n’a pas été effectuée soit l’électricité n’est pas branchée par mesure d’économie etc. etc. Le patron est plus intéressé par vendre des services d’agence de voyage que d’assurer une gestion « normale » de son Hôtel. Le THEATRE DES MARIONNETTES SUR L EAU :
Un spectacle à ne pas manquer (Water Pupets show) à l'extrémité Nord du petit lac (de l'épée) Spectacle d’une heure, pour un prix modique (2$) un spectacle de qualité qui n’est pas destiné qu’aux enfants. TAM COC ou la BAIE D’HA LONG TERRESTE
En fait « TAM COC » désigne seulement la rivière et ses 3 tunnels. L’embarcadère, et les hôtels restaurants, se trouvent dans le village de VAN LAN situé à 7 Km de la ville de NINH BINH. C’est là, à proximité de l’embarcadère qu’il vaut mieux loger et pas à NINH BINH
Y ALLER depuis Hanoï : Le plus simple est de demander à hôtel où vous logez, de vous organiser le voyage, Vous serez inclus, dans un groupe visitant le site en une journée, mais vous négocierez que le minibus vous dépose à votre hôtel à TAM COC, et vienne vous rechercher quelques jours plus tard. Départ de Hanoi 8 h Retours les jours suivants vers 15-16h de Tam Coc Prix (05/2009) 14 $ A/R HEBERGEMENTS
Fournissent vélo, Motos, Internet.
LANGVIETCO Nulle part n’est cité cette possibilité d’hébergement très originale et confortable : à droite de l ‘embarcadère, dans un musée des maison historiques du Vietnam, déplacées ici, sont aménagées de très belles chambres avec tout le confort d’un 3 étoiles vietnamien et ceci pour 20 $/chambre avec PDJ. Tel 030 3591 718 Mobile : 0913 340 135 fax 030 3618811 Langvietco@gmail.com http://www.langvietco.com/
Les francophones auront aussi le choix de 2 autres hôtels cités par LARSAY
1-DUC TUAN HOTEL booking@ductuanhotel.com Tel 0303 618 024 mobile 0915 460 813 et 0942 987 801 www.ductuanhotel.com (Non cité par LARSAY) Très grandes chambres pour 20 $ Où le fils parle le français et vous aidera dans vos parcours. Nous aurons même des accompagnateurs dans nos excursions proches.
La spécialité culinaire locale est la viande chèvre (celles qui paissent sur les pitons calcaires …) Difficile d’éviter d’y goûter. Mais pas convainquant du tout ; la viande, même découpée en lamelles est dure à mastiquer.
L'autre spécialité (comme dans tout le Vietnam) c'est l'alcool de riz qu'il faut boire "cul sec" Le patron est spécialiste, une verre ça va ! 12 verres, bonjour les dégâts !
2-CHEZ LOAN A environ 1 km de l’embarcadère, sur la route de la pagode de BICH DONG Voir les coordonnées sur les Posts de LARSAY Un mauvais numéro de téléphone (ou une vil arnaque de notre hôtel à Hanoï) ne nous a pas permis d'y séjourner. Dommage, nous y aurions sans doute rencontré "Monsieur Jacques" qui, je l'appris plus tard, y séjournait. QUOI FAIRE ?
Ballade sur la rivière TAM COC ; Inutile de décrire l’enchantement que vous trouverez dans tous les « post » de ce site En principe seulement 2 passagers par barque, mais nous étions 3 et n’avons pas eu de supplément. On prend le ticket, à prix fixe, une guérite sur l'embarcadère et on vous désigne une barque. A 8 h le matin le batelier était seul, sans accompagnatrice, et n’a pas trop insisté pour nous vendre sa marchandise. Nous avons pu faire une pause après le 3e et dernier tunnel et savourer un thé sans horde de touristes. Manifestement le batelier attends un pourboire qui paraît justifié compte tenu de l’effort, et du faible pourcentage du ticket qu’il perçoit.
Promenades à Vélo : Si vous en avez la possibilité préférez les VTT, cela sera plus confortable pour circuler dans les chemins et les sentiers sur les digues.
1- pagode de BICH DONG Vous pouvez aller vers le sud-Ouest vers la pagode de BICH DONG à 15 minutes, A 100 mètres avant la pagode une route goudronnée pars sur la gauche. Suivez la sans souci ; Elle fait une boucle de 2-3 Km (chemins) en cours de travaux. Vous ne pouvez pas vous perdre toutes les vallées adjacentes sont en cul de sac. Au bout d’une digue, au milieu d’un enclos à buffles, nous avons même découvert une pagode rurale sommaire en cours de restauration.
2- Temple DE THAI VI A droite de l’embarcadère, suivez le chemin qui enjambe le passage des barques sur TAM COC, vous aboutirez à 1 Km à un temple qui semble très fréquenté. Un vieil homme vous y fera une démonstration de cet instrument de musique uni corde. N’oubliez pas de prendre le chemin à droite de l’entrée du temple, il vous mènera à un embarcadère sur la rivière, mais aussi à un temple (?) Grotte gardée par 2 personnes âgées. Si vous prenez le temps de profiter de la fraîcheur de la grotte et de brûler un bâton d’encens (après obole), vous vous verrez offrir un thé Vous pouvez aussi vous promener sur les chemins et digues sans risque de vous perdre (ou plutôt prenez le risque de vous perdre...) la vallée est en cul de sac.
3 HANG MUA Au cours de votre balade sur la rivière, vous aurez remarqué, après le premier tunnel, à droite, la silhouette d’un Dragon épousant la crête. Vous pouvez y accéder en vélo. C’est une ballade de 2-3 heures. Prenez la route de NINH BINH et après 1, 5 km, après un édifice public sur la gauche avec une inscription « XA NINH THANG », prés d’un gros banian, empruntez une rue perpendiculaire, mal goudronnée, sur environ 2 km. Vous apercevrez alors, sur votre gauche le sentier des 500 marches accédant au sommet de la crête. Au pied vous traversez un jardin aquatique avec pont de bambou, statues colorées, théâtre de marionnettes sur l’eau (abandonné ?) et n’oubliez pas non plus la grotte qui traverse la falaise vers la rivière.
4- HOA LU à 18 km pour les plus courageux.
5-Village Historique des Maisons vietnamiennes:
Entrée à droite de l’embarcadère Là ont été déplacées et reconstruites une vingtaine de maisons traditionnelles du Nord Vietnam datant du XVIIIe siècle. Le tout agencé en un village au pied d’un piton calcaire. Les maisons servent aussi de musée et présentent des tissus, poteries etc. Chaque maison dispose d’une ou deux chambres hôtel (langvietco.com)
LAC BA BE Musée Ethnographique de THAI NGUYEN
LARSAY http://voyageforum.com/v.f?post=1714413&idl=364827&idl2=852453&idl3=86197155210& Musée Ethnographique de THAI NGUYEN
LARSAY recommande, à juste titre de visiter ce musée des minorités ethniques du Vietnam. N’ayant pas visité celui de HANOI, je ne puis faire de comparaison, mais en tous cas celui de la ville de THAI NGUYEN mérite bien un aménagement du programme habituel vers le lac de BA BE Comptez 2 à 3 heures de visite pour les plus passionnés. Dommage que le musée ne dispose pas d’une librairie.
ORGANISATION PRATIQUE : Les horaires d’ouverture du musée imposent une organisation horaire particulière si vous voyagez en véhicule privé et si vous voulez atteindre BA BE le même jour : Sachez que THAI NGUYEN est à environ 2 h de route de HANOI Le musée est fermé (outre le lundi) entre 11h30 et 13h30. Comptez 4 heures de route entre THAI NGUYEN et le lac de BA BE Donc si vous voulez atteindre le lac à une heure raisonnable, il vous faudra partir très tôt de HANOI ex 7h le matin ce qui vous laissera le temps de visiter le musées le matin et dans l’après midi d’atteindre BA BE avant la nuit.
THAI NGUYEN est une ville moderne dédiée à la sidérurgie, mais les environs ne sont pas dénués de charme. On y trouve sur les collines, dans la campagne environnante, les premières plantations de Thé. Un lac artificiel, le réservoir de NUI COC, peut constituer une halte intéressante à 25 km à l’Ouest de THAI NGUYEN. Le LAC DE BA BE
La suite dans quelques jours Le tour HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC
Des montagnards dans les nuages La suite dans quelques jours Les MARCHÉS DE BAC HA
La suite dans quelques jours SAPA
La suite dans quelques jours Quand LAI CHAU s'appelait TAM DUONG
Les LU et les DZAO à sapèque
Pour s'y retrouver dans le nom des villes qui ont changé de nom Avant 2005-- Aprés 2005
BINH LU -- TAM DUONG TAM DUONG -- LAI CHAU LAI CHAU -- MUONG LAY La suite dans quelques jours
Décevante BAIE D’ HA LONG
La suite dans quelques jours
La suite : Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°2 Le Lac de BA BE : CLIQUEZ ICI
A 60 ans, on a envie de voyager mais pas forcément en « voyage organisé » de type « le Vietnam du Nord au Sud en 15 jours, pour 2000 €». Si le voyage « sac au dos » laisse beaucoup de liberté, il a l’inconvénient de créer beaucoup de « galères » avec les difficultés de la méconnaissance de la langue, les pertes de temps à organiser les transports, choisir les hôtels etc. Nous avions donc élaboré un compromis : vol « sec » ; réservation hôtelière à l’arrivée par Internet, agence locale de voyage pour certains trajets compliqués, auto organisation pour les circuits plus facile.
Notre séjour du 20 Avril au 12 Mai 2009 ; s’est basé sur les « post » de LARSAY Voir : http://voyageforum.com/v.f?post=1735102&idl=364827&idl2=852453&idl3=86197155210& Qu'il soit une nouvelle fois remercié.
Nous ne reprendrons donc pas les descriptifs mais nous contenterons de signaler quelques détails supplémentaires et quelques appréciations personnelles.
NB la difficulté principale est de ne pas comprendre le vietnamien et l’inconnu sur les tarifs non affichés. Il est souvent possible de contourner ces 2 obstacles grâce à l’accueil de votre hôtel. Il y aura toujours au moins une personne parlant anglais. Il vous donnera tous les renseignements nécessaires à vos sorties, vous pourrez lui demander le prix approximatif d’un taxi pour telle destination, le prix de telle marchandise … Vous aurez ainsi des bases pour le marchandage inévitable. SAISON et METEO pour des rizieres vertes
Du 20 avril au 12 Mai Températures supportables pour un méditerranéen : max 34° Mais pluies fines souvent qui limitent la vision des paysages sans vraiment abaisser la température. Nous avions choisi cette saison pour pouvoir bénéficier de la couleur verte des rizières. En fait des différences selon les régions ; Dans le delta du fleuve rouge (2 récoltes) le riz allait du vert cru avec ses nuances jusqu’au jaunissant avec les premières moisson mi-mai. Dans les montagnes du Nord-ouest, (une seule récolte) seules les pépinières de riz étaient vertes, et les rizières en terrasse commençaient seulement à être repiquées.
CHOIX d’une AGENCES DE VOYAGE Locale
Je ne sais si ce forum accepte que nous citions les noms des agences de voyage ?
Nous avons eu affaire avec 2 agences locales
Pour le Circuit Hanoi BA BE et NORD OUEST (11jours) nous avions défini le circuit approximatif et avons contacté 7 ou 8 agences locales, citées sur ce forum.
Nous avons “in fine” retenu l’agence ASIATICA TRAVEL Co A 1203 Building M3 M4 Nguyen Chi Thanh HANOI info@asiaticatravel.com Tel 84 4 2 66 28 16 fax 84 4 2 66 28 18 www.asiatica-travel.com
Les prestations furent à peu prés conformes au contrat de départ, pas de dysfonctionnements majeurs. DONC agence « RECOMMANDABLE »
MAIS : La qualité du guide est fondamentale : Malheureusement je ne suis pas sur que l’on puisse obtenir des renseignements préalables. J’ai pu comparer 3 ou 4 guides différents entre les 3 pays de l’ex Indochine : Ce qui les différencient c’est leur séjour ou non en pays francophone, qui leur permet outre la qualité de leur élocution, la confrontation à notre culture et permet donc des « ponts » avec la culture de leur pays.
Il semble que pour être guide officiel, au Vietnam, il faille, outre la connaissance d'une langue étrangère, suivre 3 mois de stage dans une école de guide ou on leur enseigne " à bien présenter la (supériorité ? de la ) culture (et du régime ?) vietnamienne".
Le programme annoncé est toujours alléchant ….et Flou. Vous y retrouverez des phrases du genre « après le petit déjeuner nous prenons la route pour HA GIANG . Arrêt en cours de route pour admirer de beaux paysages et pour des rencontres avec les DZAOS à longue tunique, des TAY, des NUNGS, des San Chi… » En fait ce sont des « Copier Coller » qui ne correspondent pas à la réalité. Vous ne rencontrerez ces ethnies que si votre guide vous emmène dans les marchés ou leurs villages. La secrétaire à Hanoï, n’a pas la connaissance du terrain qui lui permette d’afficher un programme réaliste pour le guide.
AGENCE HAI YEN TRAVEL 19 Hang Giay (quartier ancien) HANOI Tel 39 28 35 15 ou 39 27 49 22 Mobile 091 358 3350 hayentravel@hn.vnn.vn www.hayentravel.com
Cette petite agence se trouve dans le centre historique du vieil Hanoï. On y parle le français et est « RECOMMANDABLE » : Nous avions organisé une prestation de 3 jours mais un dysfonctionnement nous a obligé à réduire à 2 jours. L’agence a correctement remboursé les prestations non effectuées sans difficultés. Comme quoi les règles commerciales peuvent aussi fonctionner correctement au Vietnam, contrairement à ce que l’on peut lire parfois sur ce forum.HANOI
HOTELS CITY GATE HOTEL à déconseiller 10 Thanh Ha street citygatehotel@gmail.com http://www.citygatehotel.vn/ Cet hôtel est cité dans le lonely planet comme calme et ayant un ascenseur. Pour l'ascenseur c'est un plus quand il faut monter au 6e étage Pour le calme, ce n’est pas exactement le cas : car à proximité immédiate du grand boulevard, on obtient le calme seulement en laissant les fenêtres fermées. Il donne aussi dans une ruelle de commerces de viande, poissons etc. pas très ragoûtants. Prix des chambres 20-25 $ Un peu excentré du « vieux Hanoï » Hôtel a déconseiller : Il y a toujours quelque chose qui dysfonctionne : soit la réservation de la chambre n’a pas été effectuée soit l’électricité n’est pas branchée par mesure d’économie etc. etc. Le patron est plus intéressé par vendre des services d’agence de voyage que d’assurer une gestion « normale » de son Hôtel. Le THEATRE DES MARIONNETTES SUR L EAU :
Un spectacle à ne pas manquer (Water Pupets show) à l'extrémité Nord du petit lac (de l'épée) Spectacle d’une heure, pour un prix modique (2$) un spectacle de qualité qui n’est pas destiné qu’aux enfants. TAM COC ou la BAIE D’HA LONG TERRESTE
En fait « TAM COC » désigne seulement la rivière et ses 3 tunnels. L’embarcadère, et les hôtels restaurants, se trouvent dans le village de VAN LAN situé à 7 Km de la ville de NINH BINH. C’est là, à proximité de l’embarcadère qu’il vaut mieux loger et pas à NINH BINH
Y ALLER depuis Hanoï : Le plus simple est de demander à hôtel où vous logez, de vous organiser le voyage, Vous serez inclus, dans un groupe visitant le site en une journée, mais vous négocierez que le minibus vous dépose à votre hôtel à TAM COC, et vienne vous rechercher quelques jours plus tard. Départ de Hanoi 8 h Retours les jours suivants vers 15-16h de Tam Coc Prix (05/2009) 14 $ A/R HEBERGEMENTS
Fournissent vélo, Motos, Internet.
LANGVIETCO Nulle part n’est cité cette possibilité d’hébergement très originale et confortable : à droite de l ‘embarcadère, dans un musée des maison historiques du Vietnam, déplacées ici, sont aménagées de très belles chambres avec tout le confort d’un 3 étoiles vietnamien et ceci pour 20 $/chambre avec PDJ. Tel 030 3591 718 Mobile : 0913 340 135 fax 030 3618811 Langvietco@gmail.com http://www.langvietco.com/
Les francophones auront aussi le choix de 2 autres hôtels cités par LARSAY
1-DUC TUAN HOTEL booking@ductuanhotel.com Tel 0303 618 024 mobile 0915 460 813 et 0942 987 801 www.ductuanhotel.com (Non cité par LARSAY) Très grandes chambres pour 20 $ Où le fils parle le français et vous aidera dans vos parcours. Nous aurons même des accompagnateurs dans nos excursions proches.
La spécialité culinaire locale est la viande chèvre (celles qui paissent sur les pitons calcaires …) Difficile d’éviter d’y goûter. Mais pas convainquant du tout ; la viande, même découpée en lamelles est dure à mastiquer.
L'autre spécialité (comme dans tout le Vietnam) c'est l'alcool de riz qu'il faut boire "cul sec" Le patron est spécialiste, une verre ça va ! 12 verres, bonjour les dégâts !
2-CHEZ LOAN A environ 1 km de l’embarcadère, sur la route de la pagode de BICH DONG Voir les coordonnées sur les Posts de LARSAY Un mauvais numéro de téléphone (ou une vil arnaque de notre hôtel à Hanoï) ne nous a pas permis d'y séjourner. Dommage, nous y aurions sans doute rencontré "Monsieur Jacques" qui, je l'appris plus tard, y séjournait. QUOI FAIRE ?
Ballade sur la rivière TAM COC ; Inutile de décrire l’enchantement que vous trouverez dans tous les « post » de ce site En principe seulement 2 passagers par barque, mais nous étions 3 et n’avons pas eu de supplément. On prend le ticket, à prix fixe, une guérite sur l'embarcadère et on vous désigne une barque. A 8 h le matin le batelier était seul, sans accompagnatrice, et n’a pas trop insisté pour nous vendre sa marchandise. Nous avons pu faire une pause après le 3e et dernier tunnel et savourer un thé sans horde de touristes. Manifestement le batelier attends un pourboire qui paraît justifié compte tenu de l’effort, et du faible pourcentage du ticket qu’il perçoit.
Promenades à Vélo : Si vous en avez la possibilité préférez les VTT, cela sera plus confortable pour circuler dans les chemins et les sentiers sur les digues.
1- pagode de BICH DONG Vous pouvez aller vers le sud-Ouest vers la pagode de BICH DONG à 15 minutes, A 100 mètres avant la pagode une route goudronnée pars sur la gauche. Suivez la sans souci ; Elle fait une boucle de 2-3 Km (chemins) en cours de travaux. Vous ne pouvez pas vous perdre toutes les vallées adjacentes sont en cul de sac. Au bout d’une digue, au milieu d’un enclos à buffles, nous avons même découvert une pagode rurale sommaire en cours de restauration.
2- Temple DE THAI VI A droite de l’embarcadère, suivez le chemin qui enjambe le passage des barques sur TAM COC, vous aboutirez à 1 Km à un temple qui semble très fréquenté. Un vieil homme vous y fera une démonstration de cet instrument de musique uni corde. N’oubliez pas de prendre le chemin à droite de l’entrée du temple, il vous mènera à un embarcadère sur la rivière, mais aussi à un temple (?) Grotte gardée par 2 personnes âgées. Si vous prenez le temps de profiter de la fraîcheur de la grotte et de brûler un bâton d’encens (après obole), vous vous verrez offrir un thé Vous pouvez aussi vous promener sur les chemins et digues sans risque de vous perdre (ou plutôt prenez le risque de vous perdre...) la vallée est en cul de sac.
3 HANG MUA Au cours de votre balade sur la rivière, vous aurez remarqué, après le premier tunnel, à droite, la silhouette d’un Dragon épousant la crête. Vous pouvez y accéder en vélo. C’est une ballade de 2-3 heures. Prenez la route de NINH BINH et après 1, 5 km, après un édifice public sur la gauche avec une inscription « XA NINH THANG », prés d’un gros banian, empruntez une rue perpendiculaire, mal goudronnée, sur environ 2 km. Vous apercevrez alors, sur votre gauche le sentier des 500 marches accédant au sommet de la crête. Au pied vous traversez un jardin aquatique avec pont de bambou, statues colorées, théâtre de marionnettes sur l’eau (abandonné ?) et n’oubliez pas non plus la grotte qui traverse la falaise vers la rivière.
4- HOA LU à 18 km pour les plus courageux.
5-Village Historique des Maisons vietnamiennes:
Entrée à droite de l’embarcadère Là ont été déplacées et reconstruites une vingtaine de maisons traditionnelles du Nord Vietnam datant du XVIIIe siècle. Le tout agencé en un village au pied d’un piton calcaire. Les maisons servent aussi de musée et présentent des tissus, poteries etc. Chaque maison dispose d’une ou deux chambres hôtel (langvietco.com)
LAC BA BE Musée Ethnographique de THAI NGUYEN
LARSAY http://voyageforum.com/v.f?post=1714413&idl=364827&idl2=852453&idl3=86197155210& Musée Ethnographique de THAI NGUYEN
LARSAY recommande, à juste titre de visiter ce musée des minorités ethniques du Vietnam. N’ayant pas visité celui de HANOI, je ne puis faire de comparaison, mais en tous cas celui de la ville de THAI NGUYEN mérite bien un aménagement du programme habituel vers le lac de BA BE Comptez 2 à 3 heures de visite pour les plus passionnés. Dommage que le musée ne dispose pas d’une librairie.
ORGANISATION PRATIQUE : Les horaires d’ouverture du musée imposent une organisation horaire particulière si vous voyagez en véhicule privé et si vous voulez atteindre BA BE le même jour : Sachez que THAI NGUYEN est à environ 2 h de route de HANOI Le musée est fermé (outre le lundi) entre 11h30 et 13h30. Comptez 4 heures de route entre THAI NGUYEN et le lac de BA BE Donc si vous voulez atteindre le lac à une heure raisonnable, il vous faudra partir très tôt de HANOI ex 7h le matin ce qui vous laissera le temps de visiter le musées le matin et dans l’après midi d’atteindre BA BE avant la nuit.
THAI NGUYEN est une ville moderne dédiée à la sidérurgie, mais les environs ne sont pas dénués de charme. On y trouve sur les collines, dans la campagne environnante, les premières plantations de Thé. Un lac artificiel, le réservoir de NUI COC, peut constituer une halte intéressante à 25 km à l’Ouest de THAI NGUYEN. Le LAC DE BA BE
La suite dans quelques jours Le tour HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC
Des montagnards dans les nuages La suite dans quelques jours Les MARCHÉS DE BAC HA
La suite dans quelques jours SAPA
La suite dans quelques jours Quand LAI CHAU s'appelait TAM DUONG
Les LU et les DZAO à sapèque

Pour s'y retrouver dans le nom des villes qui ont changé de nom Avant 2005-- Aprés 2005
BINH LU -- TAM DUONG TAM DUONG -- LAI CHAU LAI CHAU -- MUONG LAY La suite dans quelques jours
Décevante BAIE D’ HA LONG
La suite dans quelques jours
La suite : Voyager au Nord Vietnam à 60 ans N°2 Le Lac de BA BE : CLIQUEZ ICI
La « Balinaise » vous salue et vous souhaite de trouver quelques informations utiles dans son carnet de voyage.
Ven 08 et Sam 09/08 : Pour vous résumer mes 3 avions avec en total 20 heures de vol, je ne dirai qu’un seul mot turbulences ! Le vol Frankfort-Singapour a été assez épique avec tout de même 2 alertes ou nous étions tous scotchés au siège avec des trous d’air qui font monter la tension ! A part ça, le service à bord fut impeccable et les sièges spacieux en économique bien confortables. A Singapour, pendant 2h j’ai eu le temps de faire un peu de shopping et surtout de me trouver un nouvel appareil photo. Le dernier vol m’a semblé bien long car j’étais déjà à saturation. Ensuite, un long cheminement avant d’arriver jusqu’à l’hôtel : atterrissage, douane, récupération des bagages, change des devises et pour finir prendre un taxi avec un compteur pour éviter de se faire avoir dès la première heure... Après des bouchons entre l’Aéroport et Kuta et oui c’est saturday night live, j’arrive enfin a mon hôtel à 23h30. Apres mon check in j’appelle ma copine Nora qui est déjà là depuis 1 mois. Elle me dit qu’elle arrive d’ici 1 heure et je me prépare à sortir car en ayant vue l’animation dehors j’avais envie d’enchainer. La Miss me rejoint et m’emmène ensuite dans un des club qui se trouve à 10mn sur la plage, le Beach club. J’aime beaucoup l’endroit c’est très animé. Nora me présente des néo zéolandais bâtis comme des armoires à glace ! Je profite bien de ma première Party et me couche à 4H du mat, faut le faire tout de même pour quelqu’un qui vient de se taper une journée entière de voyage !
Dim 10/08 Je me lève à 8H. Vers 9h15 je me fais faire un massage de 1H à l’Hôtel juste à côté de la piscine trop cool, tout ça pour moins de 7 euros, massage dynamique avec pieds, doigts et cervicales qui craquent, ça tue ! Ensuite, je fais un tour du quartier avec les échoppes où tout le monde veut te vendre quelque chose. Et plus tard, Nora m’emmène dans les rues où il y a des boutiques de marque genre sportswear et qui ne soit pas de la contrefaçon. Soir : diner dans un warung avec 1 copine a Nora, Nadine de Munich et Olivier mon compagnon de voyage trouvé dans voyage Forum.
Lundi 11/08 On démarre les choses sérieuses avec visites de 2 temples magnifiques le Pura Tanah Lot et le Pura Taman Ayun, le 1er étant situé sur la mer et accessible a marée basse. Nous avons aussi visité un endroit ou il ya que des singes en liberté, la Kedaton forest mais bon là c’était moyens à part qu’il y avait plein des bébés singes et que j’ai fait quelques photos d’eux sympas. Pour finir nous sommes allés à Jimbaran, un village de pêcheur là aussi j’ai trouvé ça moyen mais j’ai entendu beaucoup d’échos positifs alors faut croire qu’on nous a pas emmener dans le bon endroit. Soir : diner avec Nora au Maccaroni, resto super agréable et très bon + Night Club en bord de mer.
Mardi 12/08 Visite de la Peninsule de Bukit avec le Temple Pura Ulu Watu situé sur une falaise avec présence des singes. Dreamland plage avec de grandes vagues et les surfeurs qui vont avec. Un autre Temple tout petit le Pura Mas suka avec établissement privé qui surplombe une superbe baie. Puis Baignade à la Plage Padang Padang : trop bien l’Océan indien. Un peu frais mais on se met facilement dans l’eau. Le soleil tape ici très fort, il est limite agressif, faut bien se protéger.
Soir : diner au Ocean Beach Club avec 2 séries de spectacles à la clef, tout ça pour une poigné de figues. Voila mercredi on part pour l’ile paradisiaque de Gili Trawangan.
Ven 08 et Sam 09/08 : Pour vous résumer mes 3 avions avec en total 20 heures de vol, je ne dirai qu’un seul mot turbulences ! Le vol Frankfort-Singapour a été assez épique avec tout de même 2 alertes ou nous étions tous scotchés au siège avec des trous d’air qui font monter la tension ! A part ça, le service à bord fut impeccable et les sièges spacieux en économique bien confortables. A Singapour, pendant 2h j’ai eu le temps de faire un peu de shopping et surtout de me trouver un nouvel appareil photo. Le dernier vol m’a semblé bien long car j’étais déjà à saturation. Ensuite, un long cheminement avant d’arriver jusqu’à l’hôtel : atterrissage, douane, récupération des bagages, change des devises et pour finir prendre un taxi avec un compteur pour éviter de se faire avoir dès la première heure... Après des bouchons entre l’Aéroport et Kuta et oui c’est saturday night live, j’arrive enfin a mon hôtel à 23h30. Apres mon check in j’appelle ma copine Nora qui est déjà là depuis 1 mois. Elle me dit qu’elle arrive d’ici 1 heure et je me prépare à sortir car en ayant vue l’animation dehors j’avais envie d’enchainer. La Miss me rejoint et m’emmène ensuite dans un des club qui se trouve à 10mn sur la plage, le Beach club. J’aime beaucoup l’endroit c’est très animé. Nora me présente des néo zéolandais bâtis comme des armoires à glace ! Je profite bien de ma première Party et me couche à 4H du mat, faut le faire tout de même pour quelqu’un qui vient de se taper une journée entière de voyage !
Dim 10/08 Je me lève à 8H. Vers 9h15 je me fais faire un massage de 1H à l’Hôtel juste à côté de la piscine trop cool, tout ça pour moins de 7 euros, massage dynamique avec pieds, doigts et cervicales qui craquent, ça tue ! Ensuite, je fais un tour du quartier avec les échoppes où tout le monde veut te vendre quelque chose. Et plus tard, Nora m’emmène dans les rues où il y a des boutiques de marque genre sportswear et qui ne soit pas de la contrefaçon. Soir : diner dans un warung avec 1 copine a Nora, Nadine de Munich et Olivier mon compagnon de voyage trouvé dans voyage Forum.
Lundi 11/08 On démarre les choses sérieuses avec visites de 2 temples magnifiques le Pura Tanah Lot et le Pura Taman Ayun, le 1er étant situé sur la mer et accessible a marée basse. Nous avons aussi visité un endroit ou il ya que des singes en liberté, la Kedaton forest mais bon là c’était moyens à part qu’il y avait plein des bébés singes et que j’ai fait quelques photos d’eux sympas. Pour finir nous sommes allés à Jimbaran, un village de pêcheur là aussi j’ai trouvé ça moyen mais j’ai entendu beaucoup d’échos positifs alors faut croire qu’on nous a pas emmener dans le bon endroit. Soir : diner avec Nora au Maccaroni, resto super agréable et très bon + Night Club en bord de mer.
Mardi 12/08 Visite de la Peninsule de Bukit avec le Temple Pura Ulu Watu situé sur une falaise avec présence des singes. Dreamland plage avec de grandes vagues et les surfeurs qui vont avec. Un autre Temple tout petit le Pura Mas suka avec établissement privé qui surplombe une superbe baie. Puis Baignade à la Plage Padang Padang : trop bien l’Océan indien. Un peu frais mais on se met facilement dans l’eau. Le soleil tape ici très fort, il est limite agressif, faut bien se protéger.
Soir : diner au Ocean Beach Club avec 2 séries de spectacles à la clef, tout ça pour une poigné de figues. Voila mercredi on part pour l’ile paradisiaque de Gili Trawangan.
Allez donc faire un petit tour sur mon carnet de route (blog) j'étais en malaisie en mars dernier
bonne lecture et je suis là pour répondre à vos questions😉
http://malaisiemerevoilou.blogs-de-voyage.fr/
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