Mon thermometre medical m'indique : 40 * ! Ca a l'air d'etre serieux, que faire ? Direction l' de Chiang Rai.
Je trouve vite le guichet des "entrees" : ca ne traine pas, me voici pourvu d'une carte avec mon nom, mon numero d'idendification. Ou dois je me rendre ? Salle 47 ! Pour de problemes pour s'y diriger, des sihouettes d'infirmieres aux sourires publicitaires tendent le bras pour montrer la voie.
La salle 47 est immense, haut de plafond. Sur le cote gauche, il y a la pharmacie, la caisse, le laboratoire, et sur les trois autres cotes s'ordonnent les diverses consultations. Au centre, la tour de controle, un guichet qui forme un carre, ou sont dument verifiees, completees, toutes les fiches des visiteurs.
Il est environ 15 h. Peu de monde. Le personnel feminin a du style, avec le petit calot sur la tete, les cheveux courts ou ramenes en un chignon strict ; elles arborent leurs badges sur une blouse ou un ensemble chemise-pantalon d'un blanc irreprochable.
Je m'avance pres du guichet et tend ma carte a une infirmiere qui, aussitot, la remet a une des infirmieres plus agees qui occupent l'interieur du carre. Ensuite, elle me demande la raison de ma presence. Je lui explique, et elle note tout cela sur un bloc notes de papier, comme une serveuse de restaurant prend la commande des plats desires par ses clients. Une fois termine, elle me met en main un thermometre medical et me designe mon aisselle...je m'execute derechef. Une minute plus tard, confirmation : 39, 5 degres ! Maintenant elle m'invite a monter sur une balance : 62 kg. Enfin prise de tension : 9 ! Tous ces renseignements sont couches sur ma fiche.
Enfin, on me conduit devant un cabinet de consultation. Je m'assois sur sur un siege baquet en plastique. A ma grande surprise, le medecin pratique la porte coulissante ouverte ! Il est relativement jeune, en bras de chemise, cravate, lunettes a monture metallique. Tout a l'air de se derouler par le dialogue car il ne quitte pas son fauteuil place face a son bureau ; la patiente est assise sur une chaise, contre le mur, sur le cote gauche : je les vois donc ainsi de profil. La femme sourit, salue le docteur respectueusement, et voici qu'elle sort toute fiere, toujours souriante, se voit pris en charge par une infirmiere qui vient d'entrer et de prendre sans doute l'ordonnance ; toutes les deux se dirigent vers la caisse et la pharmacie devant lesquelles la consultante trouvera les memes sieges en plastique.
L'assistante de mon medecin designe, l'infirmiere la plus enveloppee, la plus maquillee, dont les cheveux teints en cuivre et sa machoire inferieure qui s'active pour macher un chewing, son parfum qui me donne d'emblee l'envie de me sauver, contribuent a la cataloguer comme l'infirmiere la plus vulgaire de la salle 47, vient vers moi et m'invite a entrer.
Bonjour, asseyez vous ! Il ajuste la monture de ses lunettes, jette un coup d'oeil sur ma fiche, et nous entamons un dialogue, ce qui m'oblige a inventer une nouvelle langue : l'anglothai ! Pendant tout l'entretien, comme avec la precedente, il ne se levera, ne me prendra le pouls pour verifier de lui meme, ni n'ecoutera mon rythme cardiaque. Ce qui ne l'empechera pas de me prescrire un medicament et une prise de sang. (pendant la consultation, porte ouverte, l'assistante a lu un manga).
Je dois revenir le lendemain matin.
En attendant, direction le labo, pres de la caisse, accompagne par une infirmiere plus avenante, qui passera le relais a celle qui doit me faire le prelevement. J'entre dans une grande piece, une dame tout de blanc vetue me designe une chaise devant un bureau sur lequel repose un coussinet - qu'est-ce que ca fait la ? Au fond, derriere un vitrage, je vois le laboratoire. Je m'assois et observe avec quelques apprehensions l'infirmiere qui ouvre les tiroirs d'un meuble haut et etroit, en sort des tubes, une seringue emballe, prepare son materiel devant moi, puis, elle m'invite a poser mon coude sur le coussinet, a tendre le bras. Pas de garrot ? m'etonne-je. Elle desinfecte le creux du coude, une veine affleure a peine, et l'aiguille penetre...incroyable, je n'ai rien senti ! Prelevement termine, juste une goutelette de sang, meme pas besoin de recouvrir d'un pansement - la, je me revois a Paris en train de me faire charcuter par une infirmiere badigeonner de parfum, les poignets et les doigts envahis de bijoux "ethniques", qui devait penser a son prochain week-end !
Je regle ma visite a la caisse, un pas de cote et me voici devant la pharmacie ou l'on me remet l'exacte prescription, dans un sachet en plastique qui se ferme par pression, avec une etiquette ou je lis le nom du medicament et le nombre de prises,
Je jette un coup d'oeil a la facture, et je comprends pourquoi j'avais pense au livre de Edward Bheer , quand j'ai vu que le medecin laissait la porte ouverte, comme un professeur americain qui recoit une etudiante dans son bureau.
THE OVERBROOK HOSPITAL
THE FOUNDATION OF CHURCH OF CHRIST IN THAILAND
FOUNDED EN 1903
Le lendemain matin
Le peuple ! A croire que tout le monde est malade ce matin ! Une multitude d'infirmieres s'informent aupres des visiteurs, toujours avec leur bloc notes : et pour vous, se sera quoi ? Une prise de sang ? Une radiographie ?
En ce qui me concerne, memes operations que hier apres midi. Moins de fievre, et je pese cette fois ci...58 kg ! J'ai perdu quatre kilos en 24 h ! Bon, il est vrai que hier, a la pesee, je portais un pantalon, un blouson, des baskets et mon sac a dos, et qu'aujourd'hui je suis en tongs, tee-shirts, short, mais quoi, on ne va pas s'embeter avec de si petits details !
On me replace devant le cabinet du medecin, toujours porte ouverte. Il est en consultation, mais avec cette distance maintenue entre lui et le malade. Voici enfin mon tour. Vous allez bien ? Ca s'ameliore un peu, alors les resultats de l'analyse de sang ? Aille ! Il les a devant lui, et, avec son stylo de prix, il coche des lignes -ouh la, ca annonce rien de bon.
- Nous avons cherche toutes les maladies que l'on peut attraper en Thailande, me dit-il, et nous n'avons rien trouve.
Dans son sourire, je lis comme une pointe de deception, en tous les cas je n'en eprouve aucune ! C'est alors, qu'a ma plus grande surprise, il prend son sthethoscope ! Non? Et, tout en restant assis, sans me demander d'enlever mon teeshirt, il se plie en deux, tend son bras au maximum, et se met a ecouter mon rythme cardiaque, oh pas longtemps, faut pas exagerer ! Ensuite, il me fait une nouvelle ordonnance - pourtant, je n'ai rien !
Revenez dans cinq jours !
Caisse, pharmacie... qu'est-ce que je fais ? Je suis la prescription ou je jette ca dans une poubelle ?
J'ai suivi la prescription : trois jours k.o., sonne pour le compte.
Derniere visite, cinq jours plus tard
Je vais faire en sorte que cela se passe rapidement. Devant le medecin, je reponds toujours positivement...oui, oui, pas de problemes, tout va bien, mais j'ai une question qui me brule les levres, allez, tant pis, je la pose :
- Puisque les analyses ont ete negatives, pourquoi m'avoir prescrit un antibiotique et un traitement preventif contre la malaria.
- Empiric treatement, me repond-t-il.
Devant mon air interloquer, il prend un papier et m'ecrit noir sur blanc ce que j'avais compris :
- empiric treatment !
Je ne lui ai pas demande combien d'annees d'etude de medecine il a du se coltiner pour soigner ainsi un malade, non, la meilleure chose etait de sortir au plus vite, de prendre la moto, et de partir sur la route, en dehors de Chiang Rai.
Original post
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley












I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:










Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






