Bonjour,
Nous partons bientôt faire un tour de l'asie du sud-est et on aimerait bien acheter une petite moto/scooter 125cc pour parcourir le Laos et le Cambodge.
Des personnes l'on déjà fait? Si oui, dans quel sens? Cambodge --> Laos ou Laos --> Cambodge
Des idées d'itinéraires?
Ou est-ce le plus simple d'acheter une petit moto? J'ai lu qu'a Krong Preah Sihanouk c'était assez répandu? Quid au Laos?
Apparemment ce sont souvent des moteurs chinois pas très fiable? Une astuce pour trouver des motos fiables mais pas trop cher?
Merci d'avance pour vos réponses
Nico
Motorcycle travel · Asie du Sud-Est
Rubrique dédiée aux voyageurs à moto. Suggestions d'itinéraires, location, achat, passage des frontières, etc.
Showing 361–390 of 1,056 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Bonjour,
Avant de poser la question, j'ai bien sûr effectuer des recherches sur le forum, mais la dernière réponse date de 2009 et je souhaiterais des infos plus "fraîches":
A ceux qui y ont séjourné récemment, je voudrais savoir s'il est facile de louer un scooter (pas moto) dans les grandes villes de Malaisie. Et si oui, quelles sont les formalités et les tarifs par jour ? Sur la toile, peu d'infos ou alors je me suis mal débrouillé..ce qui est fortement probable.
Les avertissements quant à la circulation, les mises en garde, les conseils, les astuces sont aussi les bienvenues.
Grands merci d'avance.
Avant de poser la question, j'ai bien sûr effectuer des recherches sur le forum, mais la dernière réponse date de 2009 et je souhaiterais des infos plus "fraîches":
A ceux qui y ont séjourné récemment, je voudrais savoir s'il est facile de louer un scooter (pas moto) dans les grandes villes de Malaisie. Et si oui, quelles sont les formalités et les tarifs par jour ? Sur la toile, peu d'infos ou alors je me suis mal débrouillé..ce qui est fortement probable.
Les avertissements quant à la circulation, les mises en garde, les conseils, les astuces sont aussi les bienvenues.
Grands merci d'avance.
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, etc. entre Chau Doc et Saigon. Pour le Vietnam du Sud, voir le poste « 16 jours entre Chau Doc et Saigon ».
Opinions émises sur cette discussion SUBJECTIVES, donc les commentaires courtois et des infos complémentaires sont les bienvenus : un beau pays aux gens très souriants et aimables, trop plat à mon goût comparé à « mes » montagnes de 2000-3000 m du nord du Vietnam et, du moins dans la partie que j’ai faite, aux paysages souvent monotones (essayer la route Phnom Penh-Siem Reap !). On se régale au Cambodge, dans toutes les gammes gastronomiques et à prix très raisonnables. Seul point (très) noir : la pauvreté du petit peuple, scandaleuse quand on sait combien le pays s’enrichit ; tous ces enfants qui mendient dans la rue ou travaillent au lieu d’aller à l’école, et je ne préfère pas parler du reste !
A noter que j’y étais en pleine Haute saison, donc beaucoup de touristes.
PHNOM PENH
Phnom Penh pas prévu au départ, mais on ne peut pas louer de moto à Siem Reap, donc… Arrivée à l’aéroport vers 22h et, première agréable surprise, le tuk-tuk de l’hôtel, que j’avais prévenu des 2 heures de retard de l’avion, était là tout souriant. Pour votre info, ce ne sont pas les horribles teuf-teufs bruyants et polluants de Thaïlande, mais des « carrioles » confortables et peu bruyantes vu que ce sont en fait des « remorques » à 2 roues attachées à l’arrière d’une moto (au 1er virage, on se demande si ça ne va pas partir dans l’autre sens, mais on s’y fait vite). Arrivée au Narin GH, sur la très calme 125 St, que je connaissais avant. Grande surprise : refait à neuf, avec belles chambres et toujours le patron super sympa et la grande terrasse pour les petits déjeuners et autres repas (on y mange d’ailleurs bien). 12$ avec ventilo, 17$ avec clim. Attention, dans les guides-papier, il est question d’un Narin 2 ; il a changé de nom car vendu par le proprio du Narin, et est moins bien car pas de terrasse. Si le Narin est complet, le TAT juste à côté est sympa aussi, également avec terrasse, et moins cher (8-15$) ; en fait, il y a au moins 5 GH dans la rue.
Le lendemain matin, direction le loueur de motos Bike’s Shop du français Bernard. Je savais déjà par des commentaires du Voyage Forum qu’il était mal-aimable, mais je vous passe les grossièretés auxquelles j’ai eu droit à propos des « …. de Routards fauchés qu’il ne veut pas chez lui » et des « …. de français » (paf dans le nez ! J’ai failli lui répondre qu’il l’était lui-même) ; bref, j’ai fui et suis allé ailleurs, chez le très gentil Mister Lee de Lucky Moto 143 Monivong (coin de la 184 St) ; beaucoup de choix donc on peut sélectionner une moto OK pour 6$ automatique (louées uniquement sur PP) et 8$ manuel ; pas eu un seul petit problème en 16 jours avec la mienne !
Après, j’ai appris ma leçon, jamais vu un bazar comme les rues de PP : à part sur les grandes avenues –et encore ! aucun panneau à l’intersection des rues, on ne sait jamais à la hauteur de laquelle on est (d’autant plus que ça ne se suit pas toujours, on peut passer allègrement de la 144 à la 182 ; elles sont où, les 146 à 180 ?) ; Si on ajoute à ça que la plupart des conducteurs de tuk tuk n’ont aucune idée du No de la rue à 2 rues d’où ils sont …. De plus, au Vietnam, au moins, chaque magasin a son adresse sur son auvent ; à PP, pas tous donc voilà la manœuvre répétée 10 fois par jour pendant 6 jours : quand on PENSE être au croisement de la bonne rue, on rentre dans la rue transversale pour trouver une adresse de magasin ; évidemment, c’est pas la bonne rue, donc demi-tour et on recommence ! Ca fait bien rigoler les locaux et les expats à qui on raconte ça. Et c’est pas fini : Vous êtes finalement dans la bonne rue et vous avez un No d’immeuble ; too bad ! Les numéros ont changé donc vous cherchez le Frangipani Hotel au 27 rue 51 ; vous arrivez devant le No 27, pas de bol, un terrain vague. Evidemment le bon numéro 27 est à l’autre bout de la rue, qui doit bien faire 2 km de long. En plus, il y a les bâtiments qui n'ont que l'ancien No, ceux qui ont les deux, et ceux qui ont donné comme adresse l'un des deux mais vs avez besoin de l'autre pour trouver. La prochaine fois, j’essaie l’ile de Ko Dach, ça peut pas être plus compliqué !
Remarquable à PP, le nombre de belles villas transformées par des français en « boutique-hôtels » de luxe, avec piscine et tout et tout ; évidemment, il y a le célèbre Pavillon, un peu trop grand à mon goût pour ce genre d’établissement (pour 22$, on vient vous chercher à l’aéroport en grosse Jag XJ6 ). J’en ai visité 3 autres : sur la 306 St, la Villa Srey et la Villa Samnang, toutes deux très élégantes (la Srey n’a pas de resto, donc vs allez au resto de la Samnang, qui est juste en face - ou on vous livre), et, au coin de la 19 St et de Sihanouk Boulevard, la Villa Borang (même proprio que les 2 autres) ; et pas si cher que ça : 55-70$ (la Borang est plus cher).
Côté restaurant, frustré à Hanoi de bonne cuisine française pas hors de prix, je me suis régalé au Tamarind, d’autant plus que, mystère et boule de gomme, la patronne-cuisinières Viet fait de l’excellente cuisine marocaine (essayer les tajines) ; elle a même installé une tente berbère sur le toit en terrasse, en plus des tables, pour famille et petit groupe. Je me suis également régalé Chez Bernard, un petit bistro comme on en fait plus, 75 rue 15 (entre la 144 et la 148 St, la 146 étant aux abonnés absents) ; c’est tout petit et on mange très bien + d’excellents vins français au verre). Evidemment, un diner au FCC, égal à lui-même (pour déjeuner, je m’arrête dans une bonne pâtisserie et à moi les tartelettes etc. !).
Revisité tout ce qu’il y a à voir à PP (sauf le centre de tortures de l’horrible Duch, le musée des Crimes de guerre de Saigon m’a suffit !). Je me suis décidé à aller aux « Killing Fields » de Choeung Ek, pas vus en 2006 ; quelle horreur, ça prend à la gorge. Attention : à la sortie de Phnom Penh, au bout du Bvld Monireth, le chemin pour y aller, un grand pont est en construction + la route après aussi ; rarement vu des embouteillages pareils, j’ai failli faire demi-tour avant le pont, mais j’ai repéré sur mon plan un détour qui permet de contourner une partie des embouteillages : Sihanouk Boulevard, la 199 St avant Monireth, à droite au bout de la 199 et on retombe sur Monireth mais après les gros embouteillages ; ça m’a tout de même pris 2 heures pour les 30 km AR, et en me faufilant en moto entre les camions et les bulldozers. Noter qu’après le pont en construction, vous arrivez à une grande fourche sans panneau indicateur de direction, il faut prendre à gauche.
KOMPONG CHAM
Le premier jour de crapahutage en moto n’a pas été un cadeau. Je voulais prendre la route qui, sur la carte, suit le Mékong. Donc je traverse le pont et prend plein nord, à travers une horrible banlieue et soudain, pouf, ma belle route goudronnée fait place à une large route en latérite (l’ancienne route est en voie d’élargissement sur une bonne centaine de km) avec une telle poussière rouge que certains véhicules roulaient tous phares allumés. Après une demi-heure de cet enfer, j’ai finalement repéré une petite route à droite et me suis retrouvé sur les bords du fleuve ; on traverse un tas de petits villages sympas ; à mi-chemin entre PP et Kompong Cham, on arrive sous un grand pont tout neuf non marqué sur ma carte et personne autour ne parle anglais pour me dire où ça conduit (J’ai eu plus tard comme l’impression que la route du pont rejoint KC en diagonale) ; je suis donc passé dessous et re-route en latérite. Bref, une journée pour faire PP-Khompong Cham ; arrivé couvert de poussière rouge ; rarement pris une douche aussi agréable !
J’ai bien aimé KC, assoupie le long du Mékong. Pas mal de Routards qui continuent ensuite sur Kratié. Couché au Mekong Sunrise, face au fleuve (les propriétaires français sont partis, remplacés par un cambodgien tout souriant parlant bien anglais) et diné au Lazy Mekong Daze, adjacent au Mekong Sunrise, tenu par un Breton sympa et son amie locale (bon repas sur la terrasse). De l’autre côté du Sunrise, le tout nouveau Khmer Food Restaurant est impec, avec une jolie décoration intérieure, une petite terrasse bien sympa, et d’excellents plats bien servis. Il y a aussi un grand resto récent sur la rivière, le River Wind Place, très fréquenté par le « Tout Kompong Cham » et un peu trop guindé à mon goût.
Un truc stupéfiant : le pont en bambou de l’ile de Koh Paen ; au début de la saison sèche, les locaux construisent tout à la main un très long pont en bambou pour relier l’île à la ville, avec une structure de support incroyablement complexe ; et c’est du solide, les voitures passent sans problème ; pont re-démonté à la fin de la saison. J’ai découvert – trop tard vu qu’il n’y a qu’une petite pancarte à l’entrée du pont – qu’un petit malin avait construit dans l’île une guesthouse de huttes au bord du fleuve, la Mekong Bamboo Hut ; pas visité mais les critiques du Trip Advisor sont très élogieuses (2$ le hamac, 5$ le lit). Visité le temple Wat Nokor : c’est OK mais rien ne vaut les temples d’Angkor.
KOMPONG THOM
Quel bled ! Rien de rachetable, du moins à mes yeux : hôtels lambda (j’ai couché au mieux que j’ai trouvé : le Mittapheap, au coin nord du pont ; la patronne parle très bien français) , le grand restaurant de l’hôtel Arunras est à fuir, le service est ignoble (en fait, je n’y ai pas mangé ; je me suis pointé à 19h, assis, au bout de 10 mn, levé pour prendre le menu vu que personne ne voulait se déplacer ; fais signe ensuite aux serveurs en train de bavarder dans un coin, en brandissant montrant le menu, ils ont détourné la tête donc je suis parti). Il y avait un américain qui avait ouvert l’American Restaurant ; parti ! J’ai fini par diner au Stung Sen, la cantine à midi car les minibus partent de là dans la journée ; on mange OK avec un service attentif et souriant. J’ai découvert trop tard qu’une resort avec piscine venait d’ouvrir, le Sambor Village (mais critiques plutôt négatives sur le Trip Advisor).
Bouffé de la poussière et perdu 10 fois en moto dans un dédale de pistes sablonneuses pour arriver aux temples de Sambor. Bof ! 3 tours en brique au milieu d’une belle forêt ; et il faut voir la « réhabilitation » : pour supporter les linteaux des portes de chaque tour, des colonnes lisses en béton ; ça gâche la photo ! A voir à mi-chemin entre Kompong Thom et Siem Reap, le pont pré-angkorien de Kompong Day¸ qui date du XIe (panneau « Khmer Bridge » au milieu du village) ; il en reste très peu ; très curieux avec ses arches en arcs brisés (et oui, après vérification, ça s‘appelle comme ça).
SIEM REAP
Toujours aussi sympa (au centre, parce que ça bétonne dur en périphérie). Après m’être perdu sans arrêt dans Phnom Penh, même chose dans le dédale de ruelles du côté de Pub St, surtout quand il s’agit de trouver un resto dont la seule adresse est « Off Pub St » ).
Même chose qu’à Phnom Penh avec les villas-hôtels ; une très chouette (mais pas cadeau), la Maison 557 (au 557 Wat Bo St), ex Ombrelle et Kimono, tenue par un écossais super sympa . Mon petit hôtel préféré ? Le Neth Socheata, dans une ruelle donnant sur Thnou St près du marché ; belles chambres, patron sympa parlant très bien anglais et, en face, excellent petit restau, le Socheata 2 (même propriétaire). Après, la Ivy Guesthouse avec son petit jardin, mais c’est souvent le temps complet « tout le temps » au dire du patron. En très chic relativement pas cher, une excellente adresse : le Pavillon Indochine, au grand calme dans une petite rue en terre battue sur la route de l’aéroport, encore tenu par des français, apparemment beaucoup plus actifs au Cambodge qu’au Vietnam (il faut dire que les salades de visas doivent être plus simples, ce qui n’est pas difficile) ; élégant, un souci exceptionnel de la décoration partout, restaurant en terrasse, jardin, piscine, etc. tout pour plaire pour 70$ avec pt déj et un tuk-tuk pour la journée (60$ en basse saison). Repéré une auberge de jeunesse pour Routards, le Angkor Thom Hostel, avec petits dortoirs de 6 lits 4$ avec ventilo, 6$ avec clim (18 Wat Bo St).
Côté restos, que du bonheur ! J’ai continué ma cure de bons petits plats français au Kanell, extraordinaire : une grande maison en bois et derrière, un très grand jardin ; au lieu d'y mettre des tables en terrasse, le proprio, un français très cool (sa femme aussi), a construit des petites pergolas avec une table chacune ; c'est vraiment très chouette romantique et tout et tout (plus, au fond, piscine cachée par une haie acceptant gratuitement les gens de l'extérieur mais ils doivent consommer et manger pour 5$ per personne ; tout est pensé, un vrai pro ! ). Cuisine absolument délicieuse. Me suis régalé aussi 3 fois au Barrio, également dans un très joli cadre, avec un patron aussi sympa et une excellente cuisine française plus « bistro » qu’au Kanell (à moi l’andouillette de Troyes et les moules marinières, les 2 introuvables à Hanoi). Les 2 servent aussi de la cuisine locale. Pour changer, ai fait 2 excellents diners à l’italien Il Forno du côté de Pub St. Et un bon déjeuner au Tigre de Papier sur la même rue.
Si vous traversez la Tigre de Papier, vous tombez sur une petite ruelle et, juste en face, un truc super : Body & Soul, un spa-salon de massages tenu par un français, avec un gros plus : cours de massage pour touristes d’une demi e et une journée. Très populaire donc résa un jour à l’avance indispensable.
LES TEMPLES D’ANGKOR
Bon, je ne vais pas faire le guide. Seulement quelques choses :
- - Auparavant, si mes souvenirs de 2006 sont bons, 15 km avant Siem Reap sur la route de PP, il y avait une grande pancarte « Roluos » sur la gauche, indiquant la direction pour le groupe de temples du même nom ; c’était clair, ça ne l’est plus ; la pancarte en arrivant de PP indique «Prea Koh » , et en arrivant de SR, «Bakong », les noms de deux des temples du groupe du Roluos (ou le contraire, je ne souviens plus).
- - La foule à Angkor Vat, au Banyon et au Ta Phrom. Facile à éviter ; vous y aller entre midi et 14h.
- - Pour déjeuner justement, la foule s’agglutine dans la bonne centaine de baraques à boustifaille lambda face à Angkor Vat. Vous, vous allez à Angkor Thom, après les superbes temples de Preh Rup, jusqu’au petit bassin de Sras Srang ; au bord du bassin, plusieurs restos avec terrasses vue sur le bassin au 1er étage, et pas de foule. Après, passer de l’autre côté du bassin ; vous tomberez dans la campagne avec des villages sympas où les habitants semblent vivre comme du temps de la splendeur des temples (on évalue leur nombre à cette époque à entre 600 000 et 800 000, en fait la plus grande ville du monde).
- - Pas grimpé sur le Phnom Bakheng pour le fameux coucher de soleil ; la foule est telle que c’en est complètement ridicule ; je parie qu’une fois en haut, en fait de coucher de soleil sur Angkor Vat ou la campagne environnante, on a droit à la vue des têtes et épaules qui vous entourent ; en tout cas, c’est pas pour moi. J’y suis monté dans la journée en 2006, la vue est superbe.
- - Il y a un tas de petits temples que les gens ne visitent guère, et ils ont bien tort. Parmi mes favoris : le Thommanon, le Neak Pean, le Ta Som et le Pre Rup, étonnant complexe en briques de 14 tours.
ANGKOR PLUS LOIN !
Le merveilleux temple de Bantey Srei. Un bijou ! Pas trouvé où était le bas-relief raflé par Malraux dans les années 20 (pour la petite Histoire, ce qu’il venait faire en Indochine était connu comme le loup Blanc mais les autorités françaises de Saigon, qui le détestaient à cause de ses opinions gauchistes, avaient décidé de le laisser faire et de le prendre la main dans le sac, ce qui a parfaitement réussi ; pas de taule uniquement parce que toute l’intelligentsia gauchiste de St Germain, Sartre, la Grande Sartreuse et Cie, ont crié au scandale, alors que le scandale, c’était le pillage).
30 km d’excellente route goudronnée plus au nord, un coin super : le massif de Khulen et la rivière aux Mille lingas (à un moment, vous arrivez à un T, il faut prendre à gauche). Au bord de la route au pied du massif, sur votre droite, il y a un grand resto, le Bourey Sovann (où on mange très bien) ; la piste pour aller à la rivière prend sur la gauche juste avant. Attention : il y a 2 sites de rivières aux milles lingas. L’un est accessible par une route privée, donc 20$ de péage, où il faut arriver avant 11h car après, la route étant étroite, la circulation va dans le sens de la descente. Pourquoi payer alors que la piste de gauche, gratuite, vous emmène en 30 mn de grimpette très agréable à une autre portion de la rivière avec des tas de sculptures ? En haut, il y a des surveillants en uniformes qui proposent de vous emmener dans un dédale de gros rocs pour voir d’autres sculptures ; évidemment, ils attendent une « petite pièce » mais ça vaut le coup de les suivre.
Le Bantey Srey + la rivière aux Mille lingas, ça fait une super journée. Ca peut se faire en tuk-tuk , mais ça fait long (possibilité aussi de faire l’excursion en minibus de groupe organisé, déjeuner au Bourey Sovann inclus - Il y a un français qui organise également cette excursion, et il a construit un petit restau à côté du BS, mais c’était fermé quand j’y étais, il n’ouvre que lorsqu’il a des clients). En moto ou voiture, si vous décollez de bonne heure de Siem Reap, vous pouvez même y ajouter au retour le temple de Beng Melea, donc itinéraire triangulaire SR-BS-Khulen-BM-SR (ou le contraire). Pas fait car je ne décolle pas de bonne heure et j’aime bien prendre tout mon temps en route, surtout quand il s’agit d’admirer les superbes sculptures du Bantey Srei).
LE TONLE SAP
Il y a un village flottant, Chong Khneas, où je ne suis pas allé car il parait que c’est la grande foule. Par contre, j’ai beaucoup aimé le village sur pilotis (et non « flottant » comme il est écrit parfois) de Kampong Phluk, beaucoup moins fréquenté (et ils sont hauts, les pilotis : 4 m et plus, à cause des crues). Pour y aller, vous continuez la route du groupe de Roluos et arrivez à un grand parking, d’où vous prenez un bateau qui descend la rivière, vous arrête à cet étonnant village pour s’y balader, et vous emmène ensuite jusqu’au Tonle Sap, une véritable mer intérieure ; on longe à un moment une forêt inondée que l’on peut parcourir en petite barque. Au coin de la rivière et du Tonle Sap, 3 restos flottants bien sympas.
PREAH VIHAR
Plus de soldats des 2 côtés depuis la signature de la nouvelle convention de novembre 2013 entre le Cambodge et la Thaïlande (qui est plutôt gonflée de réclamer les temples après avoir signé il y a plus de 20 ans une convention internationale reconnaissant que PV est cambodgien) …. jusqu’à la prochaine fois, vu que le Gouvernement Thaï utilise cette salade de Preah Vihear thaïlandais pour « noyer le poisson » à chaque fois qu’il a un gros problème de politique intérieure.
Bon, pas fait PV, et je le regrette fort. La raison : « on » m’avait expliqué que le seul hôtel du coin était une resort de luxe avec des chambres à 80$ et plus la nuit, le Preah Vihar Boutique Hotel ; pas mon truc en pleine campagne ! En fait, j’ai découvert trop tard qu’il y avait plusieurs guesthouses dans le village de SA AEM (où est également la Resort – 30 km au sud de PV). Donc, en moto au départ de PP, l’itinéraire que j’ai repéré est PP-Kompong Thom le 1er jour, le 2e KT-Tean Mean Chey par la No. 64 puis bifurquer Ouest sur Kulen et Nord sur Sa Aem ; PV le 3e jour, et le 4e jour, PV-Anlong Ven-(est-ouest)-SR (plein Sud) par la 67 ; ça doit pas être du gâteau, mais c’est prévu à mon prochain programme. De Siem Reap, ça ferait la 67 Nord jusqu’à Along Vang puis la transversale Est jusqu’à Sa Aem (1 long jour), retour à SR par Kulen et le temple de Koh Ker. Je ne connais pas les heures de trajet, j’espère que quelqu’un qui connait va commenter tout ça.
Evidemment, il y a la solution de la voiture avec chauffeur SR-PV aller et retour, mais c’est pas bon marché !
RETOUR A PHNOM PENH ET PASSAGE AU SUD DU VIETNAM
Comme j’avais prévu 15 jours au moins dans le delta du Mékong entre Chau Doc et Saigon, j’ai zappé Battambang etc. N’ayant aucune envie de me retaper la poussière de la route SR-PP, j’ai tout simplement mis la moto sur un bus de la bonne compagnie Rith Monty (résa dans leur bureau de SR sur la petite place au début du boulevard Sivatha – 10$ pour la moto et 6$ pour moi), connu aussi sous le nom de Paramount ; leurs bus s’arrêtent sur la 136 St en plein milieu de PP. Je signale l’existence de l’excellent transporteur Grand Ibis, avec de gros bus modernes partant toujours à l’heure, ce qui n’est pas le cas des autres (15$ pour SR-PP – Départs 7h45, 8h45, midi - 6h de trajet) ; ils ont aussi des bus SR-Bangkok (13h de trajet pour 20$ le départ à 7h, 25$ départ 20h, 21h et minuit), Poipet (10$) et Battambang (8$). Nuit à PP et le lendemain matin, bateau rapide PP-Chau Doc avec la compagnie Hang Chau (achat du billet la veille recommandé – 24$ - à votre hôtel ou au port - et on vient vous chercher à votre hôtel en tuk-tuk pour vous amener au port). Départ de PP à midi, arrivée Chau Doc vers 16h. C’est très agréable et rapide ; un matelot prend vos passeports pour la sortie côté cambodgien, vous allez à l’immigration vous-même côté viet ; le tout prend 15-20 mn). La navigation n’est pas sur le Mékong, mais sur le Bassac jusqu’à la frontière et ensuite un large canal N-S jusqu’à Chau Doc (l’arrivée est très chouette).
Dans le sens Chau Doc-PP, le bateau part de Chau Doc à 7h30. Je vous rappelle que vous ne pouvez pas rentrer au Vietnam par Chau Doc avec un visa à l’arrivée, valable uniquement si vous entrez au Vietnam par un vol international. Il vous faut un visa à l’avance par un consulat.
Voilà !
Opinions émises sur cette discussion SUBJECTIVES, donc les commentaires courtois et des infos complémentaires sont les bienvenus : un beau pays aux gens très souriants et aimables, trop plat à mon goût comparé à « mes » montagnes de 2000-3000 m du nord du Vietnam et, du moins dans la partie que j’ai faite, aux paysages souvent monotones (essayer la route Phnom Penh-Siem Reap !). On se régale au Cambodge, dans toutes les gammes gastronomiques et à prix très raisonnables. Seul point (très) noir : la pauvreté du petit peuple, scandaleuse quand on sait combien le pays s’enrichit ; tous ces enfants qui mendient dans la rue ou travaillent au lieu d’aller à l’école, et je ne préfère pas parler du reste !
A noter que j’y étais en pleine Haute saison, donc beaucoup de touristes.
PHNOM PENH
Phnom Penh pas prévu au départ, mais on ne peut pas louer de moto à Siem Reap, donc… Arrivée à l’aéroport vers 22h et, première agréable surprise, le tuk-tuk de l’hôtel, que j’avais prévenu des 2 heures de retard de l’avion, était là tout souriant. Pour votre info, ce ne sont pas les horribles teuf-teufs bruyants et polluants de Thaïlande, mais des « carrioles » confortables et peu bruyantes vu que ce sont en fait des « remorques » à 2 roues attachées à l’arrière d’une moto (au 1er virage, on se demande si ça ne va pas partir dans l’autre sens, mais on s’y fait vite). Arrivée au Narin GH, sur la très calme 125 St, que je connaissais avant. Grande surprise : refait à neuf, avec belles chambres et toujours le patron super sympa et la grande terrasse pour les petits déjeuners et autres repas (on y mange d’ailleurs bien). 12$ avec ventilo, 17$ avec clim. Attention, dans les guides-papier, il est question d’un Narin 2 ; il a changé de nom car vendu par le proprio du Narin, et est moins bien car pas de terrasse. Si le Narin est complet, le TAT juste à côté est sympa aussi, également avec terrasse, et moins cher (8-15$) ; en fait, il y a au moins 5 GH dans la rue.
Le lendemain matin, direction le loueur de motos Bike’s Shop du français Bernard. Je savais déjà par des commentaires du Voyage Forum qu’il était mal-aimable, mais je vous passe les grossièretés auxquelles j’ai eu droit à propos des « …. de Routards fauchés qu’il ne veut pas chez lui » et des « …. de français » (paf dans le nez ! J’ai failli lui répondre qu’il l’était lui-même) ; bref, j’ai fui et suis allé ailleurs, chez le très gentil Mister Lee de Lucky Moto 143 Monivong (coin de la 184 St) ; beaucoup de choix donc on peut sélectionner une moto OK pour 6$ automatique (louées uniquement sur PP) et 8$ manuel ; pas eu un seul petit problème en 16 jours avec la mienne !
Après, j’ai appris ma leçon, jamais vu un bazar comme les rues de PP : à part sur les grandes avenues –et encore ! aucun panneau à l’intersection des rues, on ne sait jamais à la hauteur de laquelle on est (d’autant plus que ça ne se suit pas toujours, on peut passer allègrement de la 144 à la 182 ; elles sont où, les 146 à 180 ?) ; Si on ajoute à ça que la plupart des conducteurs de tuk tuk n’ont aucune idée du No de la rue à 2 rues d’où ils sont …. De plus, au Vietnam, au moins, chaque magasin a son adresse sur son auvent ; à PP, pas tous donc voilà la manœuvre répétée 10 fois par jour pendant 6 jours : quand on PENSE être au croisement de la bonne rue, on rentre dans la rue transversale pour trouver une adresse de magasin ; évidemment, c’est pas la bonne rue, donc demi-tour et on recommence ! Ca fait bien rigoler les locaux et les expats à qui on raconte ça. Et c’est pas fini : Vous êtes finalement dans la bonne rue et vous avez un No d’immeuble ; too bad ! Les numéros ont changé donc vous cherchez le Frangipani Hotel au 27 rue 51 ; vous arrivez devant le No 27, pas de bol, un terrain vague. Evidemment le bon numéro 27 est à l’autre bout de la rue, qui doit bien faire 2 km de long. En plus, il y a les bâtiments qui n'ont que l'ancien No, ceux qui ont les deux, et ceux qui ont donné comme adresse l'un des deux mais vs avez besoin de l'autre pour trouver. La prochaine fois, j’essaie l’ile de Ko Dach, ça peut pas être plus compliqué !
Remarquable à PP, le nombre de belles villas transformées par des français en « boutique-hôtels » de luxe, avec piscine et tout et tout ; évidemment, il y a le célèbre Pavillon, un peu trop grand à mon goût pour ce genre d’établissement (pour 22$, on vient vous chercher à l’aéroport en grosse Jag XJ6 ). J’en ai visité 3 autres : sur la 306 St, la Villa Srey et la Villa Samnang, toutes deux très élégantes (la Srey n’a pas de resto, donc vs allez au resto de la Samnang, qui est juste en face - ou on vous livre), et, au coin de la 19 St et de Sihanouk Boulevard, la Villa Borang (même proprio que les 2 autres) ; et pas si cher que ça : 55-70$ (la Borang est plus cher).
Côté restaurant, frustré à Hanoi de bonne cuisine française pas hors de prix, je me suis régalé au Tamarind, d’autant plus que, mystère et boule de gomme, la patronne-cuisinières Viet fait de l’excellente cuisine marocaine (essayer les tajines) ; elle a même installé une tente berbère sur le toit en terrasse, en plus des tables, pour famille et petit groupe. Je me suis également régalé Chez Bernard, un petit bistro comme on en fait plus, 75 rue 15 (entre la 144 et la 148 St, la 146 étant aux abonnés absents) ; c’est tout petit et on mange très bien + d’excellents vins français au verre). Evidemment, un diner au FCC, égal à lui-même (pour déjeuner, je m’arrête dans une bonne pâtisserie et à moi les tartelettes etc. !).
Revisité tout ce qu’il y a à voir à PP (sauf le centre de tortures de l’horrible Duch, le musée des Crimes de guerre de Saigon m’a suffit !). Je me suis décidé à aller aux « Killing Fields » de Choeung Ek, pas vus en 2006 ; quelle horreur, ça prend à la gorge. Attention : à la sortie de Phnom Penh, au bout du Bvld Monireth, le chemin pour y aller, un grand pont est en construction + la route après aussi ; rarement vu des embouteillages pareils, j’ai failli faire demi-tour avant le pont, mais j’ai repéré sur mon plan un détour qui permet de contourner une partie des embouteillages : Sihanouk Boulevard, la 199 St avant Monireth, à droite au bout de la 199 et on retombe sur Monireth mais après les gros embouteillages ; ça m’a tout de même pris 2 heures pour les 30 km AR, et en me faufilant en moto entre les camions et les bulldozers. Noter qu’après le pont en construction, vous arrivez à une grande fourche sans panneau indicateur de direction, il faut prendre à gauche.
KOMPONG CHAM
Le premier jour de crapahutage en moto n’a pas été un cadeau. Je voulais prendre la route qui, sur la carte, suit le Mékong. Donc je traverse le pont et prend plein nord, à travers une horrible banlieue et soudain, pouf, ma belle route goudronnée fait place à une large route en latérite (l’ancienne route est en voie d’élargissement sur une bonne centaine de km) avec une telle poussière rouge que certains véhicules roulaient tous phares allumés. Après une demi-heure de cet enfer, j’ai finalement repéré une petite route à droite et me suis retrouvé sur les bords du fleuve ; on traverse un tas de petits villages sympas ; à mi-chemin entre PP et Kompong Cham, on arrive sous un grand pont tout neuf non marqué sur ma carte et personne autour ne parle anglais pour me dire où ça conduit (J’ai eu plus tard comme l’impression que la route du pont rejoint KC en diagonale) ; je suis donc passé dessous et re-route en latérite. Bref, une journée pour faire PP-Khompong Cham ; arrivé couvert de poussière rouge ; rarement pris une douche aussi agréable !
J’ai bien aimé KC, assoupie le long du Mékong. Pas mal de Routards qui continuent ensuite sur Kratié. Couché au Mekong Sunrise, face au fleuve (les propriétaires français sont partis, remplacés par un cambodgien tout souriant parlant bien anglais) et diné au Lazy Mekong Daze, adjacent au Mekong Sunrise, tenu par un Breton sympa et son amie locale (bon repas sur la terrasse). De l’autre côté du Sunrise, le tout nouveau Khmer Food Restaurant est impec, avec une jolie décoration intérieure, une petite terrasse bien sympa, et d’excellents plats bien servis. Il y a aussi un grand resto récent sur la rivière, le River Wind Place, très fréquenté par le « Tout Kompong Cham » et un peu trop guindé à mon goût.
Un truc stupéfiant : le pont en bambou de l’ile de Koh Paen ; au début de la saison sèche, les locaux construisent tout à la main un très long pont en bambou pour relier l’île à la ville, avec une structure de support incroyablement complexe ; et c’est du solide, les voitures passent sans problème ; pont re-démonté à la fin de la saison. J’ai découvert – trop tard vu qu’il n’y a qu’une petite pancarte à l’entrée du pont – qu’un petit malin avait construit dans l’île une guesthouse de huttes au bord du fleuve, la Mekong Bamboo Hut ; pas visité mais les critiques du Trip Advisor sont très élogieuses (2$ le hamac, 5$ le lit). Visité le temple Wat Nokor : c’est OK mais rien ne vaut les temples d’Angkor.
KOMPONG THOM
Quel bled ! Rien de rachetable, du moins à mes yeux : hôtels lambda (j’ai couché au mieux que j’ai trouvé : le Mittapheap, au coin nord du pont ; la patronne parle très bien français) , le grand restaurant de l’hôtel Arunras est à fuir, le service est ignoble (en fait, je n’y ai pas mangé ; je me suis pointé à 19h, assis, au bout de 10 mn, levé pour prendre le menu vu que personne ne voulait se déplacer ; fais signe ensuite aux serveurs en train de bavarder dans un coin, en brandissant montrant le menu, ils ont détourné la tête donc je suis parti). Il y avait un américain qui avait ouvert l’American Restaurant ; parti ! J’ai fini par diner au Stung Sen, la cantine à midi car les minibus partent de là dans la journée ; on mange OK avec un service attentif et souriant. J’ai découvert trop tard qu’une resort avec piscine venait d’ouvrir, le Sambor Village (mais critiques plutôt négatives sur le Trip Advisor).
Bouffé de la poussière et perdu 10 fois en moto dans un dédale de pistes sablonneuses pour arriver aux temples de Sambor. Bof ! 3 tours en brique au milieu d’une belle forêt ; et il faut voir la « réhabilitation » : pour supporter les linteaux des portes de chaque tour, des colonnes lisses en béton ; ça gâche la photo ! A voir à mi-chemin entre Kompong Thom et Siem Reap, le pont pré-angkorien de Kompong Day¸ qui date du XIe (panneau « Khmer Bridge » au milieu du village) ; il en reste très peu ; très curieux avec ses arches en arcs brisés (et oui, après vérification, ça s‘appelle comme ça).
SIEM REAP
Toujours aussi sympa (au centre, parce que ça bétonne dur en périphérie). Après m’être perdu sans arrêt dans Phnom Penh, même chose dans le dédale de ruelles du côté de Pub St, surtout quand il s’agit de trouver un resto dont la seule adresse est « Off Pub St » ).
Même chose qu’à Phnom Penh avec les villas-hôtels ; une très chouette (mais pas cadeau), la Maison 557 (au 557 Wat Bo St), ex Ombrelle et Kimono, tenue par un écossais super sympa . Mon petit hôtel préféré ? Le Neth Socheata, dans une ruelle donnant sur Thnou St près du marché ; belles chambres, patron sympa parlant très bien anglais et, en face, excellent petit restau, le Socheata 2 (même propriétaire). Après, la Ivy Guesthouse avec son petit jardin, mais c’est souvent le temps complet « tout le temps » au dire du patron. En très chic relativement pas cher, une excellente adresse : le Pavillon Indochine, au grand calme dans une petite rue en terre battue sur la route de l’aéroport, encore tenu par des français, apparemment beaucoup plus actifs au Cambodge qu’au Vietnam (il faut dire que les salades de visas doivent être plus simples, ce qui n’est pas difficile) ; élégant, un souci exceptionnel de la décoration partout, restaurant en terrasse, jardin, piscine, etc. tout pour plaire pour 70$ avec pt déj et un tuk-tuk pour la journée (60$ en basse saison). Repéré une auberge de jeunesse pour Routards, le Angkor Thom Hostel, avec petits dortoirs de 6 lits 4$ avec ventilo, 6$ avec clim (18 Wat Bo St).
Côté restos, que du bonheur ! J’ai continué ma cure de bons petits plats français au Kanell, extraordinaire : une grande maison en bois et derrière, un très grand jardin ; au lieu d'y mettre des tables en terrasse, le proprio, un français très cool (sa femme aussi), a construit des petites pergolas avec une table chacune ; c'est vraiment très chouette romantique et tout et tout (plus, au fond, piscine cachée par une haie acceptant gratuitement les gens de l'extérieur mais ils doivent consommer et manger pour 5$ per personne ; tout est pensé, un vrai pro ! ). Cuisine absolument délicieuse. Me suis régalé aussi 3 fois au Barrio, également dans un très joli cadre, avec un patron aussi sympa et une excellente cuisine française plus « bistro » qu’au Kanell (à moi l’andouillette de Troyes et les moules marinières, les 2 introuvables à Hanoi). Les 2 servent aussi de la cuisine locale. Pour changer, ai fait 2 excellents diners à l’italien Il Forno du côté de Pub St. Et un bon déjeuner au Tigre de Papier sur la même rue.
Si vous traversez la Tigre de Papier, vous tombez sur une petite ruelle et, juste en face, un truc super : Body & Soul, un spa-salon de massages tenu par un français, avec un gros plus : cours de massage pour touristes d’une demi e et une journée. Très populaire donc résa un jour à l’avance indispensable.
LES TEMPLES D’ANGKOR
Bon, je ne vais pas faire le guide. Seulement quelques choses :
- - Auparavant, si mes souvenirs de 2006 sont bons, 15 km avant Siem Reap sur la route de PP, il y avait une grande pancarte « Roluos » sur la gauche, indiquant la direction pour le groupe de temples du même nom ; c’était clair, ça ne l’est plus ; la pancarte en arrivant de PP indique «Prea Koh » , et en arrivant de SR, «Bakong », les noms de deux des temples du groupe du Roluos (ou le contraire, je ne souviens plus).
- - La foule à Angkor Vat, au Banyon et au Ta Phrom. Facile à éviter ; vous y aller entre midi et 14h.
- - Pour déjeuner justement, la foule s’agglutine dans la bonne centaine de baraques à boustifaille lambda face à Angkor Vat. Vous, vous allez à Angkor Thom, après les superbes temples de Preh Rup, jusqu’au petit bassin de Sras Srang ; au bord du bassin, plusieurs restos avec terrasses vue sur le bassin au 1er étage, et pas de foule. Après, passer de l’autre côté du bassin ; vous tomberez dans la campagne avec des villages sympas où les habitants semblent vivre comme du temps de la splendeur des temples (on évalue leur nombre à cette époque à entre 600 000 et 800 000, en fait la plus grande ville du monde).
- - Pas grimpé sur le Phnom Bakheng pour le fameux coucher de soleil ; la foule est telle que c’en est complètement ridicule ; je parie qu’une fois en haut, en fait de coucher de soleil sur Angkor Vat ou la campagne environnante, on a droit à la vue des têtes et épaules qui vous entourent ; en tout cas, c’est pas pour moi. J’y suis monté dans la journée en 2006, la vue est superbe.
- - Il y a un tas de petits temples que les gens ne visitent guère, et ils ont bien tort. Parmi mes favoris : le Thommanon, le Neak Pean, le Ta Som et le Pre Rup, étonnant complexe en briques de 14 tours.
ANGKOR PLUS LOIN !
Le merveilleux temple de Bantey Srei. Un bijou ! Pas trouvé où était le bas-relief raflé par Malraux dans les années 20 (pour la petite Histoire, ce qu’il venait faire en Indochine était connu comme le loup Blanc mais les autorités françaises de Saigon, qui le détestaient à cause de ses opinions gauchistes, avaient décidé de le laisser faire et de le prendre la main dans le sac, ce qui a parfaitement réussi ; pas de taule uniquement parce que toute l’intelligentsia gauchiste de St Germain, Sartre, la Grande Sartreuse et Cie, ont crié au scandale, alors que le scandale, c’était le pillage).
30 km d’excellente route goudronnée plus au nord, un coin super : le massif de Khulen et la rivière aux Mille lingas (à un moment, vous arrivez à un T, il faut prendre à gauche). Au bord de la route au pied du massif, sur votre droite, il y a un grand resto, le Bourey Sovann (où on mange très bien) ; la piste pour aller à la rivière prend sur la gauche juste avant. Attention : il y a 2 sites de rivières aux milles lingas. L’un est accessible par une route privée, donc 20$ de péage, où il faut arriver avant 11h car après, la route étant étroite, la circulation va dans le sens de la descente. Pourquoi payer alors que la piste de gauche, gratuite, vous emmène en 30 mn de grimpette très agréable à une autre portion de la rivière avec des tas de sculptures ? En haut, il y a des surveillants en uniformes qui proposent de vous emmener dans un dédale de gros rocs pour voir d’autres sculptures ; évidemment, ils attendent une « petite pièce » mais ça vaut le coup de les suivre.
Le Bantey Srey + la rivière aux Mille lingas, ça fait une super journée. Ca peut se faire en tuk-tuk , mais ça fait long (possibilité aussi de faire l’excursion en minibus de groupe organisé, déjeuner au Bourey Sovann inclus - Il y a un français qui organise également cette excursion, et il a construit un petit restau à côté du BS, mais c’était fermé quand j’y étais, il n’ouvre que lorsqu’il a des clients). En moto ou voiture, si vous décollez de bonne heure de Siem Reap, vous pouvez même y ajouter au retour le temple de Beng Melea, donc itinéraire triangulaire SR-BS-Khulen-BM-SR (ou le contraire). Pas fait car je ne décolle pas de bonne heure et j’aime bien prendre tout mon temps en route, surtout quand il s’agit d’admirer les superbes sculptures du Bantey Srei).
LE TONLE SAP
Il y a un village flottant, Chong Khneas, où je ne suis pas allé car il parait que c’est la grande foule. Par contre, j’ai beaucoup aimé le village sur pilotis (et non « flottant » comme il est écrit parfois) de Kampong Phluk, beaucoup moins fréquenté (et ils sont hauts, les pilotis : 4 m et plus, à cause des crues). Pour y aller, vous continuez la route du groupe de Roluos et arrivez à un grand parking, d’où vous prenez un bateau qui descend la rivière, vous arrête à cet étonnant village pour s’y balader, et vous emmène ensuite jusqu’au Tonle Sap, une véritable mer intérieure ; on longe à un moment une forêt inondée que l’on peut parcourir en petite barque. Au coin de la rivière et du Tonle Sap, 3 restos flottants bien sympas.
PREAH VIHAR
Plus de soldats des 2 côtés depuis la signature de la nouvelle convention de novembre 2013 entre le Cambodge et la Thaïlande (qui est plutôt gonflée de réclamer les temples après avoir signé il y a plus de 20 ans une convention internationale reconnaissant que PV est cambodgien) …. jusqu’à la prochaine fois, vu que le Gouvernement Thaï utilise cette salade de Preah Vihear thaïlandais pour « noyer le poisson » à chaque fois qu’il a un gros problème de politique intérieure.
Bon, pas fait PV, et je le regrette fort. La raison : « on » m’avait expliqué que le seul hôtel du coin était une resort de luxe avec des chambres à 80$ et plus la nuit, le Preah Vihar Boutique Hotel ; pas mon truc en pleine campagne ! En fait, j’ai découvert trop tard qu’il y avait plusieurs guesthouses dans le village de SA AEM (où est également la Resort – 30 km au sud de PV). Donc, en moto au départ de PP, l’itinéraire que j’ai repéré est PP-Kompong Thom le 1er jour, le 2e KT-Tean Mean Chey par la No. 64 puis bifurquer Ouest sur Kulen et Nord sur Sa Aem ; PV le 3e jour, et le 4e jour, PV-Anlong Ven-(est-ouest)-SR (plein Sud) par la 67 ; ça doit pas être du gâteau, mais c’est prévu à mon prochain programme. De Siem Reap, ça ferait la 67 Nord jusqu’à Along Vang puis la transversale Est jusqu’à Sa Aem (1 long jour), retour à SR par Kulen et le temple de Koh Ker. Je ne connais pas les heures de trajet, j’espère que quelqu’un qui connait va commenter tout ça.
Evidemment, il y a la solution de la voiture avec chauffeur SR-PV aller et retour, mais c’est pas bon marché !
RETOUR A PHNOM PENH ET PASSAGE AU SUD DU VIETNAM
Comme j’avais prévu 15 jours au moins dans le delta du Mékong entre Chau Doc et Saigon, j’ai zappé Battambang etc. N’ayant aucune envie de me retaper la poussière de la route SR-PP, j’ai tout simplement mis la moto sur un bus de la bonne compagnie Rith Monty (résa dans leur bureau de SR sur la petite place au début du boulevard Sivatha – 10$ pour la moto et 6$ pour moi), connu aussi sous le nom de Paramount ; leurs bus s’arrêtent sur la 136 St en plein milieu de PP. Je signale l’existence de l’excellent transporteur Grand Ibis, avec de gros bus modernes partant toujours à l’heure, ce qui n’est pas le cas des autres (15$ pour SR-PP – Départs 7h45, 8h45, midi - 6h de trajet) ; ils ont aussi des bus SR-Bangkok (13h de trajet pour 20$ le départ à 7h, 25$ départ 20h, 21h et minuit), Poipet (10$) et Battambang (8$). Nuit à PP et le lendemain matin, bateau rapide PP-Chau Doc avec la compagnie Hang Chau (achat du billet la veille recommandé – 24$ - à votre hôtel ou au port - et on vient vous chercher à votre hôtel en tuk-tuk pour vous amener au port). Départ de PP à midi, arrivée Chau Doc vers 16h. C’est très agréable et rapide ; un matelot prend vos passeports pour la sortie côté cambodgien, vous allez à l’immigration vous-même côté viet ; le tout prend 15-20 mn). La navigation n’est pas sur le Mékong, mais sur le Bassac jusqu’à la frontière et ensuite un large canal N-S jusqu’à Chau Doc (l’arrivée est très chouette).
Dans le sens Chau Doc-PP, le bateau part de Chau Doc à 7h30. Je vous rappelle que vous ne pouvez pas rentrer au Vietnam par Chau Doc avec un visa à l’arrivée, valable uniquement si vous entrez au Vietnam par un vol international. Il vous faut un visa à l’avance par un consulat.
Voilà !
Est ce que par hasard sur une de ces 2 villes il est plus facile d'acheter une moto d'occasion 125 ou +
c'est à dire avoir un meilleur choix, de plus faciles négociations, prendre une assurance...pour traverser le pays sur plusieurs semaines dans tous les sens. et ensuite passer au Laos ou Cambodge @+
c'est à dire avoir un meilleur choix, de plus faciles négociations, prendre une assurance...pour traverser le pays sur plusieurs semaines dans tous les sens. et ensuite passer au Laos ou Cambodge @+
Question technico-légal qui a son importance: puis-je conduire un scooter en Thaïlande avec un permis du Québec classe 5
et en demandant un permis international au CAA ????
Combien de temps à moto pour faire cette route ? combien de km ?
merci beaucoup
Finalisant mon itinéraire pour janvier prochain, je compte rallier Krabi a Talan pier en moto. Est-ce possible de traverser le scooter de Talan pier a Koh ai noi????? comment sont les bateaux? (petits ou assez gros?) Est-ce conseillé et sécuritaire de le faire? durée et horaire de la traversée?
Un scooter sera-t-il utile sur l'ile?
Aussi, j'ai lu quelque part que l'on pouvait coucher dans un village de pecheurs. Avez-vous une adresse pratique?
Bref, toutes informations du genre me sera tres précieuse.
Merci a tous , de ce site si utile.
Pour ceux qui connaissent le coin, je suis a préparer mon prochain séjour en Thaïlande.
Voici mes questionnements: J, aimerais louer un scooter a Krabitown et partir visiter Phang Nga et Laem Sak.
Quelle distance et comien de temps en scooter ? (je compte coucher là-bas et revenir le lendemain).
Que faire et que voir (a ne pas manquer) dans ce coin?
J'ai déjà fouillé sur le forum, et j'ai déjà une ébauche, mais les infos datent un peu.
Merci de partager vos expériences dans cette région.
Bonjour
Ou je peux louer un scooter a Nong Khai ? il y a 3 ans je crois que j avais louer a un gars dans la rue sur une petite place a cote de Mut Mee guesthouse. Il est toujours la ? Sinon d autres endroits ?
Merci
Ou je peux louer un scooter a Nong Khai ? il y a 3 ans je crois que j avais louer a un gars dans la rue sur une petite place a cote de Mut Mee guesthouse. Il est toujours la ? Sinon d autres endroits ?
Merci
Bonjour. Connaissez-vous une (ou plusieurs) bonne(s) adresse(s) où l'on peut louer un scooter (sans conducteur).
J'ai cru lire dans VF qu'il y en avait un sur la place proche du marché (marché dans le dos, côté gauche).
Merci à vous.
Bonjour à tous tout d'abord :)
je serais en asie durant le mois de novembre et parmis les choses que j'aimerais faire cette fois, il se trouve qu'il y'a un trip à moto.
j'ai jamais rallier luang prabang depuis Vientiane en moto avec mon amie comme passagère.
ne connaissant que très mal le laos mais ne désirant pas faire de tours accompagné si possible, je me permet de venir ici poser quelques questions.
1) je pense que la mousson devrait vraisemblablement être terminée depuis quelques semaines quand j'y serais en novembre, mais est-ce une bonne saison pour faire mon trip (état des routes, temperatures)???
2) j'ai trouvé quelques loueurs de bécanes sur Vientiane, mais il semble que seul Jules classic Rentals permette de prend la moto à Vientiane et la render à Luang prabang (moyennement finance bien entendu)???
3) ayant une passagère, une 250 cm2 est-elle suffisante ou vaut-il mieux prendre quelque chose comme une 400cm2? (j'ai lu que certains l'ont fais en scooter?)
4) est-ce indispensable de louer un GPS, ou avec une carte papier les indigenes peuvent nous aider facilement à s'y retrouver lorsque l'on se perd??
5) y'a-t-il des zones à ne pas traverser en moto (vestiges de conflits ou autre)? quelle est l'attitude des indigènes à l'égard des étrangers traversant leur si beau pays (du moins semble-t-il en photo) à moto???
6) je ne veux pas faire un "rush", alors 7 jours semblent-ils raisonnable pour ce trip? des idées d'itinéraires? d'hébergements? des endroits à ne pas manquer??
En tout cas merci à tous pour votre aide précieuse!
En tous cas merci à tous
1) je pense que la mousson devrait vraisemblablement être terminée depuis quelques semaines quand j'y serais en novembre, mais est-ce une bonne saison pour faire mon trip (état des routes, temperatures)???
2) j'ai trouvé quelques loueurs de bécanes sur Vientiane, mais il semble que seul Jules classic Rentals permette de prend la moto à Vientiane et la render à Luang prabang (moyennement finance bien entendu)???
3) ayant une passagère, une 250 cm2 est-elle suffisante ou vaut-il mieux prendre quelque chose comme une 400cm2? (j'ai lu que certains l'ont fais en scooter?)
4) est-ce indispensable de louer un GPS, ou avec une carte papier les indigenes peuvent nous aider facilement à s'y retrouver lorsque l'on se perd??
5) y'a-t-il des zones à ne pas traverser en moto (vestiges de conflits ou autre)? quelle est l'attitude des indigènes à l'égard des étrangers traversant leur si beau pays (du moins semble-t-il en photo) à moto???
6) je ne veux pas faire un "rush", alors 7 jours semblent-ils raisonnable pour ce trip? des idées d'itinéraires? d'hébergements? des endroits à ne pas manquer??
En tout cas merci à tous pour votre aide précieuse!
En tous cas merci à tous
Bonjour à tous,
Ma compagne et moi partons en Birmanie en février 2015. J'ai réussi à la convaincre de faire un roadtrip à moto mais je crains certaines complications sur place.
J'aimerais beaucoup faire le triangle Mandalay, Bagan, Lac Inle en moto.
Mes questions sont les suivantes :
- Peut-on louer une moto sans guide pendant une dizaine de jour ? (je parle bien d'une moto pas d'un scooter) - Qu'en est-il point de vue permis ? - Comment sont les routes entre ces trois sites ? (Il semblerait qu'elles soient praticables en voiture) - Le port de casque est obligatoire. Pouvons-nous en louer ou sommes nous dans l'obligation d'en acheter ? - Est-il facile de se procurer de l'essence ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas
Ma compagne et moi partons en Birmanie en février 2015. J'ai réussi à la convaincre de faire un roadtrip à moto mais je crains certaines complications sur place.
J'aimerais beaucoup faire le triangle Mandalay, Bagan, Lac Inle en moto.
Mes questions sont les suivantes :
- Peut-on louer une moto sans guide pendant une dizaine de jour ? (je parle bien d'une moto pas d'un scooter) - Qu'en est-il point de vue permis ? - Comment sont les routes entre ces trois sites ? (Il semblerait qu'elles soient praticables en voiture) - Le port de casque est obligatoire. Pouvons-nous en louer ou sommes nous dans l'obligation d'en acheter ? - Est-il facile de se procurer de l'essence ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas
Bonjour,
Nous partons en couple 1 mois en Août 2015
Destination Bankok / Chiang Mai / Pai / Mae hong Son / Mae Sariang / Mae Sot / (Birmanie)/ Tak / Chiang Mai Jomtien / Rayong / Chanthaburi /Trat
Réservation de la moto faite.
Merci de me donner des infos sur des endroits insolites en moto sur Chiang Mai
Merci d'avance
Céline et Jean-Marc
Destination Bankok / Chiang Mai / Pai / Mae hong Son / Mae Sariang / Mae Sot / (Birmanie)/ Tak / Chiang Mai Jomtien / Rayong / Chanthaburi /Trat
Réservation de la moto faite.
Merci de me donner des infos sur des endroits insolites en moto sur Chiang Mai
Merci d'avance
Céline et Jean-Marc
Bonjour,
Je serai à Bali avec mon compagnon fin août et nous pensions partir découvrir une partie de l'est en scooter. Je pensais faire deux boucles : - Tirtagangga et boucle Amed-Kusamba par les terres puis par la côte - Besakih et peut-être le lac du Mont Batur
Ces deux circuits vous paraissent-ils possible à faire en scooter? Pas de soucis de concernant le trafic? A priori les Indonésiens ont une conduite assez particulière et pour autant nous ne sommes pas du tout des habitués du 2 roues
Merci d'avance, Linou
Je serai à Bali avec mon compagnon fin août et nous pensions partir découvrir une partie de l'est en scooter. Je pensais faire deux boucles : - Tirtagangga et boucle Amed-Kusamba par les terres puis par la côte - Besakih et peut-être le lac du Mont Batur
Ces deux circuits vous paraissent-ils possible à faire en scooter? Pas de soucis de concernant le trafic? A priori les Indonésiens ont une conduite assez particulière et pour autant nous ne sommes pas du tout des habitués du 2 roues
Merci d'avance, Linou
Bonjour,
Nous aimerions effectuer un circuit au départ de Chiang mai et se rendre à Phuket en motobyke en longeant la frontière birmane, en 14 étapes. Problème, est t'il possible de faire expédier un motobyke de Phuket vers Chiang mai.
Merci pour vos réponses. Voyage prévu en Décembre 2015.
Patou34300
bonsoir à tous
je souhaiterai rejoindre Umphang en scooter depuis Kamphaeng Phet mais lorsque je calcul l'itinéraire sur google, il me fait passer par Mae sot
il n'y a pas d'autre façon d'aller à Umphang ? il n'y a qu'une route ?
avis aux connaisseurs !!!!
merci de prendre le temps de me répondre
Murielle
Bonjour,
Si quelqu'un a utilisé les services de ce loueur de motos à Bangkok, peut-il me donner son avis ?
Merci
Si quelqu'un a utilisé les services de ce loueur de motos à Bangkok, peut-il me donner son avis ?
Merci
Bonjour tout le monde !
Je vais arriver à Sapa dans quelques jours et aimerai faire une boucle à moto d'au moins une semaine dans le Nord est du Vietnam, proche de la frontière avec la Chine.
J'aurais donc voulu savoir si vous aviez des conseils sur des endroits où s'arrêter, où faire de beaux treks, des routes où passer, etc...
Merci d'avance pour vos réponses ! 🙂
Je vais arriver à Sapa dans quelques jours et aimerai faire une boucle à moto d'au moins une semaine dans le Nord est du Vietnam, proche de la frontière avec la Chine.
J'aurais donc voulu savoir si vous aviez des conseils sur des endroits où s'arrêter, où faire de beaux treks, des routes où passer, etc...
Merci d'avance pour vos réponses ! 🙂
bonjour,
pour cette été, notre destination sera Java, une boucle entre Jakarta , Jojarkarta et retour à Jakarta. Le trajet exacte n'est pas encore défini et dépendra un peu de vos réponses.
Savez vous où on peut louer des scooter sur l'Ile de Java ? Je cherche 3 ou 4 points de chute à partir desquels il est possible de rayonner en scoot.
D'avance merci de vos réponses
Manu
Bonjour pour ceux qui sont intéressés par cette région....
Avant d’affronter les multiples pagodes et bouddhas, nous voulons découvrir une Birmanie encore protégée qui risque d’être trop envahie parles touristes . En attendant la poussière des routes birmanes, petite étape à Pyin oo lwin pour nous régaler de son jardin botanique. !!!!

Puis, un peu masos, nous prenons ce fameux train birman…aux roues carrées (comme nous l’avait précisé Michel il y a 11 ans) Eh bien elles sont toujours carrées !! On y est toujours autant trimbalés dans tous les sens, et cette fois ce n’est pas son sandwich que Pat s’est écrasé surla figure mais son crayon pour les mots croisés qu’il s’est planté dans lestrous de nez ! il faut dire que qu’à 15 Km/h il a le temps d’en faire !!! Au passage nous avons admiré le viaduc de Gokteik (1899) construit par les GB etencore debout ! Certains touristes prennent le train à Mandalay à 4h dumatin et retour à 23h rien que pour le photographier ! Chacun ses gouts, moi ce n’est pas mon truc !

ce qui nous attire à Kyaukme c’est le trek à moto sur la route de Mogok, à travers de fabuleuxpaysages de montagnes où les villages sont accrochés à leurs flans.Où lesmaisons sont de bambous ou de bois, et le « supermarché » est une moto enrubannée.. ce sont ses grands-mèresPalaungs qui s’occupent de leurs petits-enfants ou qui préparent les offrandespour le nouvel an chinois.

ce sont tous ces sourires d’enfants sur les chemins de terre (en très mauvais état) qui jouentavec des pneus, ou qui travaillent à ramasser du bois en riant…. cesont ces femmes qui travaillent …pendant que les hommes refont le monde !!!Et puis elles ne travaillent pas qu’à Kyaukme car, sur notre route du retour, nousavons été émerveillés par ces nones qui bâtissaient leur future maison. Nous avons vraiment passé 3 jours fabuleux, (6h de moto le 1°jour, 6h de marche le 2°, moitié-moitié le 3°) loin du monde civilisé. Pat m’abluffé en conduisant d’une main de maitre sa moto sur des routes EPOUVANTABLES !!!Et John (il parait que c’est un prénom Shane !!) a été un guide trèssympathique… Mais enfin nous sommes bien content de rentrer, car 3 jours de « noddle » au 3 repas cela suffit , et nous allons troquer avec joiele plancher et sa natte ( et non Nat) pour un bon lit…hélas de courte durée cardemain nous partons pour 20h de bus pour Mrauk-U Les autres photos sont sur notre blog.....A bientôt de Birmanie peut être

Puis, un peu masos, nous prenons ce fameux train birman…aux roues carrées (comme nous l’avait précisé Michel il y a 11 ans) Eh bien elles sont toujours carrées !! On y est toujours autant trimbalés dans tous les sens, et cette fois ce n’est pas son sandwich que Pat s’est écrasé surla figure mais son crayon pour les mots croisés qu’il s’est planté dans lestrous de nez ! il faut dire que qu’à 15 Km/h il a le temps d’en faire !!! Au passage nous avons admiré le viaduc de Gokteik (1899) construit par les GB etencore debout ! Certains touristes prennent le train à Mandalay à 4h dumatin et retour à 23h rien que pour le photographier ! Chacun ses gouts, moi ce n’est pas mon truc !

ce qui nous attire à Kyaukme c’est le trek à moto sur la route de Mogok, à travers de fabuleuxpaysages de montagnes où les villages sont accrochés à leurs flans.Où lesmaisons sont de bambous ou de bois, et le « supermarché » est une moto enrubannée.. ce sont ses grands-mèresPalaungs qui s’occupent de leurs petits-enfants ou qui préparent les offrandespour le nouvel an chinois.

ce sont tous ces sourires d’enfants sur les chemins de terre (en très mauvais état) qui jouentavec des pneus, ou qui travaillent à ramasser du bois en riant…. cesont ces femmes qui travaillent …pendant que les hommes refont le monde !!!Et puis elles ne travaillent pas qu’à Kyaukme car, sur notre route du retour, nousavons été émerveillés par ces nones qui bâtissaient leur future maison. Nous avons vraiment passé 3 jours fabuleux, (6h de moto le 1°jour, 6h de marche le 2°, moitié-moitié le 3°) loin du monde civilisé. Pat m’abluffé en conduisant d’une main de maitre sa moto sur des routes EPOUVANTABLES !!!Et John (il parait que c’est un prénom Shane !!) a été un guide trèssympathique… Mais enfin nous sommes bien content de rentrer, car 3 jours de « noddle » au 3 repas cela suffit , et nous allons troquer avec joiele plancher et sa natte ( et non Nat) pour un bon lit…hélas de courte durée cardemain nous partons pour 20h de bus pour Mrauk-U Les autres photos sont sur notre blog.....A bientôt de Birmanie peut être
Salut,
nous sommes un couple actuellement dans le nord du vietnam pour un trip à moto avec une honda win. Nous devrions arriver à SAPA le 30/04, et notre visa touchera à sa fin 5jours plus tard. Nous voulons passez la frontiere du cambodge avec la moto et nous recherchons un moyen de nous rendre le plus rapidement possible et à moindre frais de Sapa à Ho Chi Minh avec la moto avant le 04 mai. Auriez vous des conseils et des infos sur les tarifs. Pour le moment nous pensons faire Sapa (Lao Cai)-Hanoi en train, puis Hanoi-Saigon en bus.
MErci
nous sommes un couple actuellement dans le nord du vietnam pour un trip à moto avec une honda win. Nous devrions arriver à SAPA le 30/04, et notre visa touchera à sa fin 5jours plus tard. Nous voulons passez la frontiere du cambodge avec la moto et nous recherchons un moyen de nous rendre le plus rapidement possible et à moindre frais de Sapa à Ho Chi Minh avec la moto avant le 04 mai. Auriez vous des conseils et des infos sur les tarifs. Pour le moment nous pensons faire Sapa (Lao Cai)-Hanoi en train, puis Hanoi-Saigon en bus.
MErci
Je recherche des infos sur le sud du Cambodge: autres que les grands classiques dans les guides.
Par exemple: le "secret lake", le barrage au Bokkor (après l'aéroport), les environs de Kompong Trach ou toutes ballades en moto intéressantes. Merci beaucoup.
Je recherche des infos sur les ballades en moto dans la zone du Phu Chi Fa: itinéraires (à partir de Chiang Rai), logements (même camping), carnets de voyage, ... Voyage prévu début décembre. Merci à vous.
Il faut toujours un permis (220 000 dong) pour aller à Dong Van et Meo Vac, mais maintenant, plus besoin d'aller à l'immigration à Ha Giang ; le permis s'achète au poste de police de Dong Van si on arrive par Ha Giang ou de Meo Vac si on arrive par l'est.
Certaines personnes ont parfois demandé s'il fallait un permis juste pour coucher à Ha Giang ou à Bao Lac sans aller à Dong Van/Meo Vac. La réponse est "Non".
Et la région est toujours aussi fantastique 🙂
Certaines personnes ont parfois demandé s'il fallait un permis juste pour coucher à Ha Giang ou à Bao Lac sans aller à Dong Van/Meo Vac. La réponse est "Non".
Et la région est toujours aussi fantastique 🙂
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en tour du monde depuis six mois et j'ai décidé de me poser quatre semaines à Koh samui à partir du 28 avril.
Je suis à la recherche d'un logement (chambre en guest house ou auberge de jeunesse, studio, ...) pas chère plus près possible de Lamai ainsi qu'une location de scooter pour quatre semaines aussi.
Des idées des plans des conseils?
Merci d'avance!
Marion
Bonjour à tous
Et pardon car cette question a déja été traitée mais j'avoue que ce n'est pas tres clair.
D'abord pour un voyage de mini trois mois, je pense que le mieux est d'acheter une moto à l'arrivée à bangkok.
Autour de 1000 euros, c'est correct? Une cross pour les pistes est elle obligatoire? Une marque locale fiable?
Est ce possible, s&ns etre résident? Un permis international suffit? D'autres papiers obligatoires, mis à part assurance?
Une fois que c'est fait, comment se déroule le passage des frontieres et les formalités pour ces 4 pays : thailande, laos, cambodge, vietnam?
Question subsidiaire : coût moyen de la vie? Entre 20 et 30 euros/jour? En mode routard, biensur, je ne recherche pas le luxe. Le prix de l'essence, d'une biere?
Merci d'avance pour tous ceux qui veulent bien consacrer un peu de temps à me répondre.
bonjour
est-il possible de louer un scooter a koh dach (ile de le soie) ou faut-il que je le loue a phnom pehh et traversser avec en ferry?
merci pour vos réponses
Le permis international est il désormais reconnu ?
ou le sera t-il prochainement ?
De retour d’un périple de 34 jours : 18 jours en moto de location et bus entre Phnom Penh et Siem Reap + les magiques temples d’Angkor et autres + le bateau rapide Phnom Penh-Chau Doc, et 16 jours entre en moto de location, bus, taxi (quand j’en avais marre de trainer mes sacs), et ferries entre Chau Doc et Saigon. A chaque étape, location de moto pour explorer tous les environs. Pour la Cambodge, voir le poste « 18 jours entre Phnom Penh et Siem Reap ».
Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.
Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.
D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.
CHAU DOC
J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).
Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.
Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.
Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).
Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !
Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.
Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.
Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :
SADEC
Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.
Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.
Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.
CAN THO
La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.
Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !
Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).
Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).
VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH
Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.
J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.
Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.
CAI BE
Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.
SAIGON
Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.
Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.
Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….
TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI
Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.
A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).
Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).
FINI !
Evidemment, tout cela est subjectif, donc les opinions contraires courtoises sont les bienvenues.
Bon, je ne vais pas le cacher, je n’ai pas complètement changé d’avis sur le delta du Mékong. C’est sympa, mais c’est plus un art de vivre (très agréable d’ailleurs) que de beaux paysages comme ceux du Nord ; en fait, j’ai fini par trouver le tout assez monotone ; en plus, comme tout est rizières, marécages, large fleuves et canaux et qu’il y vit des millions de gens, les routes sont généralement bordées d’habitations de chaque côté, donc on ne voit que des maisons quand on visite le delta par la route, sauf rares exceptions. Pour apprécier les paysages, il faut faire des portions en bateau mais ça finit pas coûter cher.
D’un autre côté, grande - et TRES agréable surprise - les gens sont souriants (et calmes), peu d’arnaques, peu de kamikaze sur une moto, pas de concerts de klaxons continus ni de haut-parleurs gouvernementaux beuglant au petit matin, des rues propres, et tout cela Saigon inclus. Cerise sur le gâteau (c’est le cas de le dire !) : on y mange beaucoup mieux que dans le Nord, et pour moins cher.
CHAU DOC
J’ai donc commencé par prendre le bateau rapide de Phnom Penh à Chau Doc. Super ! Le billet s’achète dans le port de Phnom Penh (ou à votre hôtel - Préférable l’acheter au moins la veille) et on vient vous chercher en tuk-tuk à l’hôtel. Chouette bar-restaurant en terrasse sur le fleuve pour attendre le départ. Environ 5 heures de trajet (départ PP 13h, arrivée Chau Doc vers 17h30) et les employés de l’opérateur s’occupent de l’immigration côté cambodgien ; vous devez aller vous-mêmes à l’immigration viet ; le tout prend 15-20 mn. On ne descend pas le Mékong, mais son grand affluent le Bassac, passe au Vietnam au nord de Chau Doc et ensuite grand chenal N-S pour Chau Doc (l’arrivée à Chau Doc est très chouette). Il y a aussi un bateau lent à 12$, mais ça prend 7 heures (7h30-14h30).
Je rappelle que vous ne pouvez pas entrer au Vietnam par voie terrestre, fluviale ou maritime avec la lettre d’invitation pour visa à l’arrivée, valable seulement si vous rentrez par un vol international. Et noter les horaires dans le sens Chau Doc-PP : départ à 7h30, arrivée vers 12h30.
Chau Doc un peu décevant. Petite ville assoupie sans charme, à part le coin du très actif marché. Nombreux hôtels complètement décrépits ; heureusement, il y a le tout nouveau tout beau Trung Nguyen, au coin du marché, avec des chambres avec balcon le dominant : 14$ la single, 16$ la double, 20$ la twin. 86 Bac Dang St – 076 356 1561 ; location de bicyclettes 2$ et de motos 8$ ; la réceptionniste parle un anglais impec. Il y a bien le 3 étoiles Chau Pho, mais le quartier est horrible. Si ça vous dit, vous pouvez toujours aller au Victoria Chau Doc, superbement placé sur la rivière ; je ne vous fatiguerai pas avec les prix des chambres, il suffit de savoir que le petit déj est à 424 000 D. Pour manger, c’est moins reluisant : La « cantine » est le Lam Hung Ky, 71 Chi Lang, à quelques minutes à pied du Trung Nguyen, correct et service souriant.
Dans Chau Doc, le marché est intéressant et il y a quelques mosquées Cham (et d’autres hors de la ville). Vous êtes dans le fief des Hoa Hao, une secte religieuse créée du temps des français, sorte de bouddhisme rénové comme le protestantisme l’a été par rapport au catholicisme. Ils ont fini par contrôler des millions de nha que dans l’immense région entre Chau Doc et Can Tho. Ça s’est mal terminé : Le créateur de la secte, Huynh Phu So, un mystique surnommé «Le Bonze Fou » par les français, on se demande bien pourquoi vu qu’il était très intelligent, a été arrêté et exécuté par le Vietminh en 1947 (une belle bêtise, toute la secte est passée du côté français) et lui ont succédé de véritables bandits dont le célèbre Ba Cut, qui a rallié et trahi les français 5 fois, à chaque fois en assassinant les officiers français qui aidaient l’armée privée de la secte à combattre le Vietminh (la 5e fois, on l’a guillotiné, ça faisait vraiment trop de trahisons et de sous-off français bousillés) et l’ineffable Nam Lua (« 5 feux »), célèbre pour ses grandes moustaches à la gauloise ; une brute épaisse ancien rabatteur de bus, complètement illettré (mais lui et sa redoutable mégère savaient très bien compter, ils nous ont coûté cher !) ; pour le remercier de ses bons services anti-vietminh, les autorités françaises l’ont nommé général de brigade et le grossier se retrouvait inviter à toutes les grandes réceptions de Saigon ; l’histoire de la guerre d’Indo, c’est tout un poème ! J’ai essayé de retrouver la maison natale du bonze Fou, mais j’ai confondu sur la carte Phu Tanh (avec un « h ») et Phu Tan, donc pas réussi (manque de chance, l’un est plein Nord et l’autre plein Sud). Les Hoa Hao, on les repère tout de suite : pas de portrait du père Ho Chi Minh dans le salon de leur maison, mais un grand portrait de Huynh Phu So, un jeune homme très beau avec des yeux hypnotiques. Les autorités et les membres de la secte se supportent, mais pas un millimètre de plus. Toujours est-il que, voyant un grand portrait du Bonze dans une maison, je m’arrête et boum, on m’invite à rentrer ; comme la bande a vu que je connaissais bien l’histoire des Hao Hao, j’ai eu droit aux égards de rigueur (y compris le meilleur thé au jasmin que j’ai jamais bu).
Tiens, en parlant de boire, en 16 jours, j’ai très rarement vu des viets boire de l’alcool de riz, ce n’est pourtant pas le riz qui manque !
Visité le mont Sam (Nui Sam) en moto de location. On arrive à la grande pagode au pied du mont et « on » vous explique qu’on ne peut pas monter au sommet because route interdite sauf aux xe ôm locaux ; évidemment, c’est une belle salade ; vous prenez à gauche pour contourner le mont et à droite sur une petite route qui grimpe sec en lacets. Vues extras de l’Ouest jusqu’au Cambodge et de l’Est à perte de vue. Ou alors, grimpette d’1h15 à pied par un sentier qui prend derrière la pagode au pied du mont. Ca vaut le coup si vous avez du temps.
Hélas hélas, pas pu aller trainer au sud de Chau Doc du côté du parc aux Oiseaux de Tra Hien et sur la côte (Ha Tien etc.), la moto que j’avais louée étant une relique avec starter électrique cassé et moteur s’arrêtant à chaque arrêt. Ca sera pour la prochaine fois, avec Phu Quoc et Con Dao.
Gare de bus pour l’étape No. 2 derrière la petite pagode à côté du marché. Pour la première fois depuis que je suis sur ce forum, je ne parlerai pas de ladite étape No. 2 ; je tiens à garder pour moi le petit paradis que j’y ai découvert. Donc, étape d’après (No. 3) :
SADEC
Quelle déception ! Comme me l’a dit un français de Can Tho, « Sans Marguerite Duras, personne n’y mettrait les pieds ». Je m’attendais à une jolie ville « coloniale » ; c’est moche et il n’y a rien à voir à part deux choses : la belle maison de l’Amant (maison de Huynh Thuy Lê) - située au milieu de magasins boutiques de pompes électriques, tuyaux en plastic et autres, 255 quai Nguyen Hue ; le film de J.J Arnaud n’a pas été tourné là car d’après la guide, la maison était occupé par les flics jusqu’en juin 2006 ; ils ne s’embêtaient pas, les flics locaux !) ; entrée 20 000 D et accueil par 2 guides francophones en ao dai. On peut même y dormir mais au prix qu’ils font payer (55$), ils pourraient arranger les chambres ! A voir aussi, très belle à l’intérieur, la pagode Kien An Cung (Chua Ong Quach), ancienne maison de mandarin de 1916 ; les descendants y habitent encore. On parle aussi des jardins d’horticulteurs de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Tân Quy Dông à gauche du pont ; sympa avec ses petites maisons avec des tas de fleurs en pots devant.
Bon, j’ignorais que la ville n’avait rien d’excitant, donc passé une nuit au bon hôtel Thao Ngan, 02 An Duong Vuong. Patrons très très sympas polis et tout, et vélos à 2$. La catastrophe pour manger ! Une « cantine » en face de l’école de la mère Duras, le restaurant Thuy (439 Hung Vuong), correct sans plus et qui ferme à 20h ; le soir, grandes alignées de tables sur le large trottoir le long de la rivière, mais uniquement des fondues viets ou des brochettes de cuisses et ailes de poulet + de tripes caoutchouteuses immangeables. Bref, le désert gastronomique.
Ma conclusion (subjective of course) : Sadec ne vaut définitivement pas d’y passer une nuit ; en 2-3 heures, vous avez tout vu.
CAN THO
La « petite ville coloniale » a fait place à du béton partout en tant que « capitale » du delta. Le seul coin vraiment sympa que je connaisse est l’esplanade au bord du Mékong, la rue Hai Ba Trung. J’ai dormi au Xuan Mai 1 sur Dien Bien Phu , très décrépit ; j’ai découvert ensuite qu’ils en avaient 2 autres impec à côté, le Xuan Mai No 2 et le No 3 (60 et 94 rue Nguyen An Ninh ) ; 15-20$ pt déj inclus. Location de motos (7-8$). En plus chic, l’élégant 3 étoiles Kim Tho, sur l’Esplanade (40-50$) et, même propriétaire, le Anh Dao, aussi élégant mais moins cher (35-45$) car sur une grande avenue. Il y a une maison d’hôtes dans la banlieue, la Nature Mékong, tenue par un français et sa femme viet ; bonjour pour trouver, leur site web n’a ni adresse, ni carte d’accès et ni …. No. de téléphone ; il n’y a bien que des hommes d’affaires français pour pondre un site web pareil ! J’ai le No. et l’adresse email, mais je ne vous les donnerai pas car les deux proprios sont parfaitement désagréables, du moins au téléphone.
Je me suis bien régalé sur l’esplanade, au Phuong Nam(48 HBT) et au Nam Bo (à côté du premier, plus cher, mais cuisine plus élaborée). Ce dernier est au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe, le Nam Bo aussi, avec des suites à + ou - 3 millions de D (et au 4e, un restau français, l’Escale, avec des plats entre 200 000 et 400 000 D) ; les 2 Nam Bo appartiennent au français gentleman de grande classe, avec qui j’ai passé une heure très intéressante, un vrai tycoon local qui a construit les 3 bateaux Bassac qui font en 2 jours le trajet Can Tho-Cai Be et vice-versa ; cher mais exceptionnel !
Visité la très belle maison du mandarin Binh Thuy. Reçu par une toute menue ancêtre viet délicieuse comme on en fait plus : la grande classe complètement francophone, parlant un français absolument parfait et d’une remarquable culture ; une aristocrate dans toute sa splendeur, avec laquelle j’ai bavardé pendant plus d’une heure, un régal ! Une scène du film de JJ Arnaud « l’Amant » y a été tournée. C’est impossible à trouver ; il faut sortir de Can Tho vers le village de Binh Thuy (la route prend devant l’hôtel Victoria et en fait, les maisons sont alignées sans discontinuer, donc plus de « village ») ; faubourgs interminables et, comme d’habitude, il faut demander son chemin à 10 viets avant d’en trouver un qui sait de quoi il s’agit ; à un moment, vous aurez sur votre droite un grand complexe avec de hauts murs et une pagode en béton, ce n’est pas ça, mais après ; repérer à gauche à un grand panneau Khu Vuc Van Hoa – Khu Yuc 3 ; vous êtes dans la rueBui Huu Nghia et la maison est sur votre droite, avant une paillotte-galerie de pentures - No. 26 de la rue (notez le nom de la rue avant de partir et montrez-le si vous êtes perdu, vous finirez bien par trouver un pélerin local qui sait où est la rue – pas la maison, apparemment personne ne connait).
Evidemment, je suis allé au marché flottant de Cai Rang ; très curieux ; je pensais que ça consistait en un tas de petites barques avec de tout ; en fait, c’est un groupe compact de dizaines de grosses jonques qui vendent des légumes et des fruits en gros, et les détaillantes (où sont les hommes ?) viennent faire leur marché en petite barque ; sympa mais ça ne prend pas 3 heures comme souvent écrit. On se balade là-dedans en longue barque avec chaises, mais je ne voulais pas me retrouver avec un groupe donc je suis allé un peu plus loin que l’embarcadère et ai loué une petite barque à moteur (10$ pour une heure).
VINH LONG ET L’ILE DE AN BINH
Pris le bus de Can Tho à Vinh Long. RAS à Vinh Long à part une grande pagode. Vous prenez le ferry pour l’ile de An Binh et là, c’est vraiment la vie délicieuse dans les petites îles du delta, où on plante quelque chose et après on le regarde pousser, on va à la pêche et on bavarde avec les ami(e)s. En fait, ce sont 4 iles, au confluent du Mékong et de la rivière Co Chien, An Binh, Hoa Binh, Dong Phu et Binh Hoa Phuoc, reliées par des ponts, entre Vinh Long au sud et Cai Be au nord (c’est la pointe extrême-ouest de la grande île de Ben Tre). Le ferry de Vinh Long atterrit à An Binh.
J’ai passé 3 nuits dans une belle maison d’hôtes où on se régale (et petite attention bien agréable ; si vous restez 2 ou plusieurs nuits, le menu change chaque jour juste pour vous) ; Ngoc Phuong Homestay 118C, Binh Luong ; si c’est complet, même proprio à la maison Ngoc Sang juste à côté. On se balade dans les 4 îles en vélo mais ça finit par être monotone car beaucoup de la végétation originelle a été coupée pour faire place à des vergers.
Visitez la jolie pagode Chua Tiên Chaû, près de l’embarcadère de Anh Binh ; passez derrière ; grand hangar où les moines font pousser des centaines d’orchidées et, au fond, une tour avec 5 beaux bas-relief en cuivre repoussé.
CAI BE
Du groupe d’îles An Binh, etc., une navette ferry part de l’ile de Binh Hoa Phuoc (vs prenez une moto-taxi de An Binh au ferry – 10 km entre les 2). J’ai bien aimé Cai Bé. Petite ville fluviale sans trop de béton, une élégante église, un office du tourisme où, tenez-vous bien, 2 employées en ao dai parlent un français impec et, pour dormir, des maisons d’hôtes exceptionnelles, les fameuses « Maisons anciennes » du quartier de Dong Hoa Hiep. La plus belle (1838) est celle de Ong Kiet, où l’on se régale, mais 2 problèmes : pas bon marché (40$ par personne) et surtout, comme c’est la plus belle, les groupes en excursions organisées en bateau commencent à débarquer dans la maison à 9h pour la visiter et ça n’arrête pas de la journée. Donc, préférer celle d’avant, la maison Vo Van Vo, moins belle à l’intérieur, mais 15$ seulement. Pour ceux qui n’aiment pas les maisons d’hôtes, il y a l’ancienne maison de Ong Ba (1938), avec des vraies chambres (mais sanitaires communs) et une vaste terrasse restau (on se régale aussi !) ; juste à côté, un petit hôtel 2 étoiles tout neuf avec terrasse resto, ouvert par une écossaise habitant en Thaïlande, le Sao Mai (15$ - saomaicbeahoo.com), les 2 sur une rivière.
SAIGON
Alors là, je fais mon mea culpa ! J’ai craché sur Saigon dans le forum pendant des années car j’avais détesté en 2006 ; ça a énormément changé et ça m’a beaucoup plu : locaux sympas, circulation fluide et assez disciplinée, pas de concerts de klaxons, pas de haut-parleurs gouvernementaux au coin des rues (ou alors on ne les entend pas), des rues propres, et pas de problèmes pour trouver des petits restos à la cuisine délicieuse et pas trop chère ; on y trouve en particulier de vrais petits bistros comme en France à pas cher, alors qu’à Hanoi … Après un mois de cuisine locale, je me suis régalé 5 soirs de suite à La Niçoise, une institution de Saigon (le proprio est né à Hanoi en 1938) ; c’est vraiment délicieux et servi plus que copieusement.
Le fameux quartier des Routards, ça devient un peu la zone le soir, un petit Khao San avec des centaines de touristes agglutinés comme des sardines aux terrasses devant un verre de bière, surtout dans la rue Bui Vien, avec ses Girl Bars au bout – C’est libéré, Saigon !!!! La foule en boites, c’est pas mon truc, donc, pas dormi dans le quartier des Routards, mais à 10 mn à pied du quartier, dans de minuscules ruelles très calmes entre le 171 Co Ba et le 168 Co Giang, où j’ai découvert un petit trésor, le Ngoc Hué : Tout neuf, chambres très confortables pour 12$ Sgle, 13 double et 14$ twin, et surtout, au rez-de-chaussée, un mini-market « de luxe » (ils ont même du beurre de Normandie et du chocolat suisse en plus d’une belle collection de marques de bière occidentales), avec 2 tables à l’intérieur et 3 en terrasse et un service restauration (salades, viandes, poissons, spaghettis et pizzas) bon, très copieux et pas cher ; du coup, j’y ai pris tous mes déjeuners.
Visité un tas de belles choses. A Cho Lon, entre autres, la jolie église, le grand marché Binh Tây, mon temple préféré dans le quartier, celui de Tam Son Hoi, à mon humble avis plus intéressant que le célèbre Thien Hau) ; dans Saigon même, j’ai bien aimé la pagode de l’Empereur de jade en ville, avec toutes ses énormes statues en bois ; retour aux « Musée des Horreurs » (celui des « Vestiges de la guerre », ex « musée des Crimes de guerre américains » ; toujours aussi instructif ! Heureusement, les fœtus déformés en bocal de la salle de l’Agent Orange ont disparu (mais les murs ont été peints orange), ça faisait vraiment trop. J’ajouterais bien quelque chose sur le sujet des crimes de guerre, mais ….
TAY NINH ET LES TUNNELS DE CU CHI
Passé 2 jours en moto entre les deux ; la messe des Cao Dai à Tay Ninh, c’est vraiment magique. Pour manger et coucher, c’est une autre histoire : l’hôtel Hoa Binh est une horreur-relique en béton, et au grand resto à droite de l’hôtel, c’est la seule fois où on a essayé de m’arnaquer en 16 jours : menu sans prix et quand j’ai demandé le prix des crevettes grillées et de l’anguille, réponse « On sait pas » ; je sais trop ce que ça veut dire pour un touriste étranger, donc je me suis retrouvé au coin du petit parc sur la même rue chez 3 vielles rigolardes qui font des soupes délicieuses sur le trottoir.
A 6 km de Tay Ninh, le fameux Mont Ba (Nui Ba), vénéré par les bouddhistes, donc c’est devenu le Disneyworld superbement organisé pour soutirer le max aux pélerins : 12 000 D pour se garer, 20 000 pour entrer, 20 000 AR pour arriver aux gondoles (évidemment à au moins un kilomètre de l’entrée donc les gens paient pour le petit train électrique qui fait la navette entre les 2) et 150 000 D pour les gondoles ; si on ajoute les offrandes, ça fait pas un pèlerinage bon marché pour les pauvres viets (à moins de faire tout ça à pied).
Belle route de campagne entre Tay Ninh et les tunnels, qui n’ont pas changé ; toujours aussi effrayants, avec la collection habituelle d’occidentaux se baladant là-dedans avec des T-shirts « Good Morning Vietnam » (c’est malin !) et tirant à la Kalach ou M 16 à 30 000D la balle (plus cher pour tirer avec une mitrailleuse), tout ça est d’une classe quand on pense à ce qui s’est passé dans tout le coin (arrêtez-vous à l’immense cimetière de Cu Chi avant d’arriver aux tunnels, ça vous met tout de suite dans l’ambiance!).
FINI !
Bonjour,
Je viens de finir un séjour à Phuket. J'ai loué un scooter à Nina's cars.
C'est un Français établi là depuis longtemps. Ses prix sont très corrects, ses scooters en très bon état et il est un des seuls à proposer une assurance valable. Il donne de bons conseils pour la visite ce l'île. Ça fait plaisir de louer sans craindre une arnaque.
Je viens en Thaïlande depuis des années, j'ai loué des dizaines de scooters mais c'est la première fois que je trouve un tel service. C'est ce qui m'a donné envie le signaler.
Pour le trouver tapez nina's cars sur google
Recommended for you
Snorkeling en Asie du Sud-EstFR
Sumatra, Java et Bali: 3 semaines, 3 îlesFR
Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
Ici et là, dans l'est de la Thaïlande et le sud du LaosFR
Carnet de voyage Siargao/Cebu aux PhilippinesFR
Les 10 plats thaïs préférés des touristesFR
Quelle tenue pour visiter les temples d'AngkorFR