Books, films and documentaries · Mali
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

CH
Choucarde 6 years ago
Africa Mia
C'est l'histoire d'un groupe de jeunes musiciens du Mali qui, en 1964, fut envoyé à Cuba pour faire partie d'une formation musicale qui donnera des représentations un peu partout sur l'île. Ce groupe s'appelle Las Maravillas de Mali , et à l'époque il connait un certain succès en Afrique.

Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎

https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali

Bande-annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
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TA
Taamaden 7 years ago
Le Sahel: politique municipale au Burkina Faso, au Mali et au Niger
Analyse de la communalisation au Sahel

« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.

Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.

L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.

L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)

Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.

Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

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Taamaden 9 years ago
Documentaire "Autoportrait du Mali sur les obstacles à la paix"
Bonjour,

je vous signale deux vidéos susceptibles de vous intéresser :

Documentaire intitulé "Autoportrait du Mali sur les obstacles à la paix" réalisé par l’Institut Malien de Recherche – Action pour la Paix (IMRAP)* entre octobre 2013 et maars 2015 en collaboration avec INTERPEACE. Il résulte surtout de consultations menées dans tout le pays et dans les camps de réfugiés. Les Maliennes et Maliens de toutes les régions et toutes couches sociales prennent la parole sur les obstacles à la paix de leur point de vue. Cette recherche se veut avant tout qualitative et entend utiliser les résultats des consultations comme un instrument de dialogue et de réflexion prospective. Les idées reprises dedans doivent être comprises comme émanant des groupes construits au nom de la diversité et de la représentativité. Elles reflètent l’image actuelle du Mali telle que perçue par les différents groupes de Maliens consultés. Cet Autoportrait repose sur le fait qu’il démontre que les Maliennes et Maliens sont bel et bien en état de faire le diagnostic de leur propre situation et d’offrir une version des obstacles à la paix ancrées dans les réalités maliennes, leurs nuances et leurs interconnexions. D’une durée de 56 mn :

https://www.youtube.com/watch?v=-kMhwzcdxKQ

Au surplus, un extrait vidéo de ce documentaire produit par IMRAP en mars 2015 et diffusé en direct sur la chaîne nationale ORTM. D’une durée de 16 mn :

https://vimeo.com/148500223

En prime, la "Lettre ouverte à Emmanuel Macron", par Mme Adame Ba Konaré (Ecrivaine, Historienne, Ancienne Première Dame du Mali), 24 mai 2017 :

http://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-professeur-adame-ba-konare-2273102.html

Vive le Mali !

Bien amicalement.

Hery

*https://www.insightonconflict.org/fr/conflicts/mali/peacebuilding-organisations/interpeace-imrap/
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TA
Taamaden 9 years ago
Un pionnier de l'étude des traditions orales africaines est mort (Guinée, France)
« Les paroles très anciennes, c’est comme les graines : tu les sèmes avant les pluies, la terre est chauffée par le soleil, la pluie vient les mouiller, l’eau de la terre pénètre dans les graines, les graines se changent en herbe, puis deviennent des épis de mil. Ainsi toi à qui je viens de dire la parole très ancienne, tu es la terre, j’ai semé en toi la graine de la parole, il faut que l’eau de la vie pénètre en la graine pour que la germination de la parole ait lieu. » (un griot ; rec. par Sory Camara)*

Sory Camara

Auteur de "Gens de la parole" (et de bien d’autres ouvrages souvent cités dans les études sur le monde Mandé), essayiste et éminent professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université de Bordeaux 2 Victor Segalen, Sory Djadjé Camara est décédé avant-hier, jeudi, 4 mai 2017. Il avait 78 ans...

Dans son chef-d’œuvre, une analyse littéraire-sociologique, précisément intitulée "Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké", Sory Camara explique la complexité du monde griotique qui se trouve localisé dans le sud et l’est du Mali, au Sénégal, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, dans le nord de la Côte-d’Ivoire et au Burkina Faso. Il nous informe sur la signification sociale des rôles (fonctions) du griot, sur le symbolisme des instruments et du vocabulaire, la hiérarchie sociale (c.à.d. la structuration verticale de la société en formations sociales) et les distinctions entre les griots : exclus à jamais de la 'caste' des nobles (hɔrɔn en bambara), les griots en deviennent les témoins et porte-paroles. Avec un art transmis de génération en génération, ils utilisent la parole, chantée ou non, la musique et la danse, ils font fonction de médiateurs sociaux et politiques. N’ayant pas des producteurs de biens matériels (comme d’autres 'castes' à l'intérieur du système) mais des producteurs de paroles, et c’est en tant que tels que Sory Camara les a situés dans l’ensemble social. Finalement, Camara démontre l’indispensable présence du griot (jeli en bambara) pour la survie de ces sociétés castées** et hiérarchisées. Cette position centrale du griot dans la communication s’est maintenue à travers l’histoire au Manden car les règles de communication n’ont pas été modifiées. Nous voyons donc, il faut que ces "gens de la parole" (formule heureuse !) soient des hommes aux multiples talents. Ils dérivent leurs diverses compétences de la connaissance intime qu’ils ont de leurs proxènes. Ils sont musiciens, chroniqueurs et même historiens. Toujours grâce à leurs connaissances des événements dans leur sous-région, les griots peuvent remplir avec succès leur mission de diplomate et d’arbitre dans les conflits opposant les individus, les clans ou les familles... (cependant, à dire vrai, leur polyvalence les rend aussi ambigus. S’ils sont à même de restaurer la paix, ils peuvent aussi troubler celle-ci en poussant leurs 'employeurs', les hɔrɔn, à des actes violents. Mais bon, passons, c’est une autre histoire😉).

Pour cet immense essai anthropologique, l’Association des écrivains de langue française lui a accordé le prestigieux Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1977.

Un grand Merci pour les savoirs transmis en fin des années 70 pour comprendre mieux le monde Mandé en général, le Mali et toute cette région fascinante en Afrique de l‘Ouest en particulier. Ta mémoire et ton œuvre littéraire démeurent éternellement et survivent comme source d’inspiration nouvelle et vibrante pour les générations à venir. Repose en paix, ka hinɛ i la, k’i dayɔrɔ suma !

Ouvrages : - Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT, Karthala, SAEC. (1976/1992) - Paroles très anciennes ou le mythe de l’accomplissement de l’homme. Grenoble : La Pensée sauvage. - "Femmes africaines, polygamie et autorité masculine", Ethnopsychologie. Revue de Psychologie des peuples, tome 33, vol.1, janvier-mars 1978 : 43-53.

Hery

*http://llacan.vjf.cnrs.fr/fichiers/ParolesAfrique_guide.pdf **les sociétés au Manden se caractérisent par une hiérarchie tripartite (hɔrɔn / ɲamakala / jɔn). Mais considérer les chaînes de ces sociétés comme étant des sociétés à caste, il en faut faire attention. Vu ce que nous savons des castes indiennes (ces soi-disant "intouchables"), il faut prendre distance quant à l’application de ce terme au système social duquel je parle en haut mais préférer plutôt le terme "casté" pour indiquer l’appartenance d’un individu au groupe des hɔrɔn, ɲamakala etc. ...
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TA
Taamaden 10 years ago
Décès: le chroniqueur du Mali libre
"Il a donné la plus belle image d'une Afrique pleine d'espoir"

Disparition d'un grand humaniste avec appareil photo

Un pionnier de la photographie en Afrique est mort. Le célèbre photographe malien Malick Sidibé, né en 1935 dans une famille peule à Soloba, petit village au cercle de Yanfolila (région de Sikasso dans le sud du Mali), s'est éteint à Bamako le 14 avril des suites d'un cancer. Il avait 80 ans. Ses photos tiennent l'euphorie d'une époque révolue : en 1957, trois ans avant l'indépendance de son pays, il est le seul reporter de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties. Cinq ans plus tard, le "Studio Malick" ouvre ses portes à Bagadadji, quartier central dans la capitale malienne. Malick Sidibé a photographié les nuits chaudes à Bamako, les fêtes et les joies où la jeunesse découvrait les danses modernes venues d'Europe et de Cuba, en s'habillant à la mode occidentale...

Dans son œuvre, Sidibé a immortalisé un Mali d'une époque plus joyeuse et insouciante, les années 1960, dans ses premières années après l'indépendance et avant le premier coup d'Etat en 1968, lorsque la jeunesse de Bamako (comme celle dans toutes les grandes villes africaines) était encore pleine d'optimisme et avait foi en un brillant avenir, une époque où le sentiment d'être déconnecté du reste du monde, n'était pas encore aussi répandu qu'il le fut plus tard. Bref, à travers les photos prises dans son studio au cours des années '50 et '60, il avait livré un travail remarquable sur "une période importante de l'histoire africaine, qui fut une étape d'émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d'espoir pour l'avenir", avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009. Pas du tout le seul prix concédé à lui : l'œuvre de Malick Sidibé avait été récompensée de surcroît par le Lion d'Or à la Biennale de Venise, les prix Hasselblad, très prestigieux (il est le premier Africain à recevoir cette récompense), et du Centre International de la Photographie, New York.

Ce qui caractérise son travail de cette époque-là, ce sont ses photos de portrait : dans l'entourage privé, aux parties des jeunes gens épris de musique, dans le cercle d'amis où les photographiés prenaient des poses tout exprès. C'est prinicipalement la vie des gens simples qu'il a conservée, d'un regard des faits, presque affectueux et toujours plein de beauté...

Malick Sidibé, surnommé "l'œil de Bamako", est un des photographes maliens les plus connus à l'étranger, avec Seydou Keïta, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du 20e siècle, premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu'en juillet.

"Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable", a rappelé Samuel Sidibé, directeur du Musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l'artiste avait été mis en l'honneur dès la première édition de l'événement, en 1994...

Il y a quelques années déjà, Malick Sidibé a abandonné la photographie à cause de sa maladie. Pendant cinq années, il a lutté contre le cancer. Le jeudi passé, Sidibé est décédé à l'hôpital Gabriel Touré à Bamako... Paix à son âme !

Hery

www.gallery51.com/...9&fotograafid=47

www.artnet.com/artists/malick-sidibe/

owning-my-truth.com/...-sidib%C3%A9-b-19356

www.theguardian.com/...936-2016-in-pictures
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TA
Taamaden 10 years ago · Assigué
Une musique en temps de crise & Le dilemme des Touaregs: deux nouvelles émissions radio (Mali)
Pour les mélomanes de la musique malienne, pour les intéressés (de toute nature) du Mali !!!

Je vous signale une nouvelle émission radio, accessible sur le web et portant sur la musique malienne en temps de crise (Growing Into Music in 21st Century Bamako). Produite par Afropop dans le cadre de ses séries “Hip Deep”, elle est accompagnée d'interviews avec Lucy Durán (ethnomusicologue, maître de conférences en musique africaine, SOAS Université de Londres) et Gregory Mann (professeur d'histoire à Columbia University, New York), d’un blog (Bamako Photo Essay) et de deux clips vidéo (You Gotta See These Kids!) pour nous présenter trois des plus talentueux enfants griots en ville, de 7 à 12 ans, pratiquer la musique :

http://www.afropop.org/29167/hip-deep-in-mali-growing-into-music-in-21st-century-bamako/

Une deuxième émission sur “la situation actuelle des Touaregs” (The Tuareg Predicament) propose des interviews avec Susan Rasmussen (professeure d’anthropologie à l’Université de Houston) et Andy Morgan (journaliste anglais et spécialiste de musique touarègue ; voir aussi http://www.andymorganwrites.com/) :

http://www.afropop.org/28431/hip-deep-in-mali-the-tuareg-predicament/

Toutes les deux émissions sont en anglais.

Bonne écoute, bonne lecture, enjoy the videos !

Hery
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TA
Taamaden 10 years ago
L'initiative "Timbuktu Renaissance" (Mali)
Faire revivre une ville "réelle" et "mythique"

Timbuktu, Timboctú, Timbuctoo, Tinbuctu, Tombouctou, Tombutu, Tumbuto ou Tumutu ?! Peu importe comment il s'orthographie, ce nom est une maxime, une formule rituelle, pour une fois entendu, jamais plus oublié...

Il y a deux Tombouctous : l'une est le centre administratif de la 6e région de la République du Mali, dans le nord-ouest du pays, une ville de caravanes assez calme, située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara, une ville sans ombre et d'un climat d��sertique chaud à saison hivernale, à l'époque une métropole commerciale célèbre au Soudan, un grand trafic inter-africain et un centre financier en direction de Fez, Kaïrouan, le Fezzan, Le Caire et même en dehors de l'Afrique, à Vénise, à Genève..., une ville abritant plusieurs sites déclarés patrimoine mondial, un endroit dont la réalité quotidienne est déjà décrite dans le journal Voyage à Tombouctou et à Jenné par le Français René Caillié ayant voyagé jusqu'à Tombouctou de 1824 à 1828, de caravane en caravane, déguisé en Arabe, converti à l'islam et le pratiquant scrupuleusement, une ville qui a connu à son apogée une véritable industrie du livre avec de nombreux ateliers de sélection des manuscrits de scribes et calligraphes, de correcteurs, de relieurs et de recherche, un foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle qui était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan (aujourd'hui encore, la localité recèle d'importantes collections de documents écrits par des natifs de la ville de Tombouctou), la "ville des 333 saints", bref, un fief de l'érudition islamique pendant des siècles... On ne peut pas finir sans parler de ce vieil adage du 16e siècle qui campe sur le vif cette ville : "Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud et l'argent des pays des Blancs ; mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les contes jolis, on ne les trouve qu'à Tombouctou". Ce sont toutes ces particularités réunies qui ont fait de Tombouctou la ville mystérieuse qui, en plus des chercheurs musulmans et des curieux de toutes les nations, a attiré beaucoup de célèbres Européens dont les maisons de passage sont aujourd'hui monuments historiques ; il s'agit de l'Anglais Laing (1826), du Français Caillié (1828), de l'Allemand Barth (1853), de l'Autrichien Lenz (1880), de l'Américain Berky (1912)...

Et puis, il y a une Tombouctou imaginaire, une ville mythique dans une Arcadie, une Fata Morgana antipodale, une ville qu'associent les Européens avec le fin fond du monde connu ("Tinbuctu, l'autre bout du monde !")... ou une "blague stupide", veut dire que la Tombouctou des touristes et voyageurs de passage, lesquels sont souvent déçus par la ville tout en se posant en place deux questions seulement : "Où recevoir le plus vite possible un drink ?" et "Pourquoi suis-je vraiment ici ?" Néanmoins, les mêmes "peuvent toujours affirmer qu'ils y sont rendus parce que ce lieu a colonisé notre imaginaire, celui des Occidentaux, à tel point que Tombouctou a encore suffisamment de force pour donner naissance à des suggestions de post- ou pseudo-explorateurs" (Marco Aime 2009: 514).

Malheureusement, depuis 2012, la ville de Tombouctou rappelle aussi la menace destructive de l’extrémisme religieux. Des groupes armés, y compris des jihadistes liés à Al Qaïda, ont envahi le pays et opprimé la population locale, circulant en moto, un mégaphone à la main pour ânonner leurs lois et procédant à des flagellations ou à des amputations, endommageant des mausolées et autres lieux saints, détruisant des œuvres d'art à la kalachnikov, incendiant des milliers de manuscrits, interdisant les livres, le sport, la danse et la musique. Une coalition de forces a libéré Tombouctou et chassé les terroristes, mais la paix demeure jusqu'ici fragile. L’économie – essentiellement basée sur l’artisanat, le commerce, et le tourisme – a dépéri depuis complètement.

En alliance avec la Brookings Institution et le Gouvernement à Bamako, Timbuktu Renaissance est une plateforme qui vise à s’appuyer sur la riche culture et l’héritage du Mali, notamment celui de Tombouctou, pour promouvoir la tolérance et faire démarrer la création de richesse et la résilience. L’initiative cherche non seulement à booster les industries créatrices du Mali telles que le tourisme, la littérature, l’architecture, la musique, le film et l’art, mais également à mobiliser l’investissement pour le développement économique durable dans des domaines comprenant l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les ressources naturelles.

Visitez et goûtez le site Timbuktu Renaissance : http://www.timbukturenaissance.org/fr/

Hery
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Taamaden 11 years ago
Livre: "Le Mali contemporain"
Pour tous les amoureux & amoureuses du MALI !

Le site Malilink signale en une page la parution de l'ouvrage sur "Le Mali contemporain" présenté comme "une importante contribution des chercheurs".

Vous trouverez cette page ici ...

Bonne lecture, Hery

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Taamaden 11 years ago
Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée)
De la plus tendre enfance

Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...

Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.

Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots

Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.

Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.

Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...

Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu

Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.

D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.

Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...

>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html

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Bibliographie :

• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.

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Vidéo tɛgɛrɛ tulon :

https://vimeo.com/73866734
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Taamaden 11 years ago
Mali: divers documents 2015
Le Mali : divers documents 2015

Amis et amoureux du Mali,

veuillez trouver, ci-joints, divers documents susceptibles de vous intéresser.

Je vous signale aussi A) le débat du 26 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Younouss Hameye Dicko (Président du RSD, majorité présidentielle), Ismael Sacko (Président du PDSA, majorité présidentielle), Tieble Drame (Président du PARENA, opposition), Amadou Koita (Président PS, Yelen Koura) : http://www.mali-info.net/#!La-majorit%C3%A9-affronte-lopposition-en-d%C3%A9bat-contradictoire-/c8b8/5519c97f0cf2aa18116e02e7 (sur l’accord d’Alger, le débat commence au début de la seconde heure de l’émission), et B) celui du 22 mars 2015, dirigé par Sékou Tangara, et auquel participaient Etienne Fakaba Sissoko, Adam Thiam, Alexis Kalambry et Serge Daniel, que vous trouverez ici : http://www.maliweb.net/video-du-jour/le-debat-du-dimanche-du-22-mars-2015-mali-suite-processus-dalger_arrestations-complices-attentat-877762.html

A lier au surplus un fichier : Un atelier organisé par l'association "Alliance pour la Démocratie au Mali" (A.DE.MA) avait pour thème "Quelle stratégie de défense et de sécurité pour les régions du Nord Mali ?" Synthèse compte-rendu et annexes, pdf hébergé sur Hightail : https://www.hightail.com/download/UlRRT0NTZ2dwaFNxV2NUQw

Voici les documents :

1) Equipe Modibo Kéita : un gouvernement de combat avec 6 rentrants dont Choguel, Ag Erlaf et Dramane Dembélé ; 8 départs dont les ministres à scandales : http://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/actualite_de_la_nation_malienne/120633-equipe-modibo-keita-un-gouvernement-de-combat-avec-6-rentrants-d.html

2) Decret N°2015-0004/P-RP du 10 janvier 2015 portant nomination des membres du gouvernement : http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/120629-la-composition-du-gouvernement-modibo-keita-devoilee.html

3) Human Rights Watch : rapport 2015 – Mali : http://www.hrw.org/fr/world-report/2015/country-chapters/132202

4) Human Rights Watch : effondrement de l'Etat, conflit et atrochités au Mali. Recueil de documents publiés par HRW sur le conflit armé de 2012-13 et ses conséquences : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=EFFONDREMENT+DE+L%E2%80%99%C3%89TAT%2C+CONFLIT+ET+ATROCIT%C3%89S+AU+MALI+human+rights+watch > télécharger le pdf

5) Le Monde Diplomatique : Philippe Leymarie, En Afrique, d’autres foyers du djihadisme (fév. 2015) : https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=En+Afrique%2C+d%E2%80%99autres+foyers+du+djihadisme > télécharger le pdf

6) Programme de la Rentrée Littéraire du Mali 2015 : Bamako, 24-27 février 2015. Thème général : "Osons réinventer l'avenir": https://www.google.de/?gws_rd=ssl#q=Th%C3%A8me+g%C3%A9n%C3%A9ral+:+%C2%AB+Osons+r%C3%A9inventer+l%27avenir+%C2%BB > télécharger le pdf

http://www.institutfrancaismali.org/bamako/rentree-litteraire-du-mali/

http://niarela.net/societe/education/rentree-litteraire-2015-lexigence-de-qualite-monte

http://fr.africatime.com/mali/articles/mali-litterature-une-rentree-entre-fanon-et-audace

7) Groupe u.r.d. : Etude sur les zones à faible densité : le cas de "Mali" : http://www.urd.org/Etude-sur-la-gouvernance-dans-les,1819

A télécharger en bas de page le document pdf !!!

8) Accord pour la paix et la reconciliation au Mali. Issu du processus d'Alger : www.journaldumali.com/files/communiques/241.pdf

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/01/accords-de-paix-d-alger-une-derniere-chance-pour-le-mali_4585406_3212.html#

9) Friedrich-Ebert-Stiftung/Bureau Bamako : Mali - Mètre : enquête d'opinion : "Que pensent les Maliens?" Numéro spécial pour Gao, Kidal, Ménaka ; janvier/février 2015 : http://library.fes.de/pdf-files/bueros/mali/10100/ > télécharger le pdf/2015

10) Note du Cerfa 119 : Tobias Koepf/Comité d'études des relations franco-allemandes – "L'Allemagne à la recherche d'une stratégie de politique africaine" : https://www.ifri.org/fr/publications/enotes/notes-cerfa/lallemagne-recherche-dune-strategie-de-politique-africaine > télécharger le pdf

11) Middle East Eye, 16 mars 2015 : Laurence Aïda Ammour "Dialogue inter-libyen : une délicate mission pour Alger". http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/dialogue-inter-libyen-une-d-licate-mission-pour-alger-211014076

12) Groupe de Suivi Budgetaire (GSB) Mali : rapport évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par le GSB de janvier 2012 à octobre 2014 : http://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-du-groupe-de-suivi-budgetaire-gsb-difficultes-de-mise-en-oeuvre-de-certaines-recommandations-formulees-de-janvier-2012-octobre-2014-815942.html

13) 20minutes.fr : Mali : un projet d'"attentat de grande envergure" découvert à Bamako : http://www.20minutes.fr/monde/1579303-20150403-mali-projet-attentat-grande-envergure-decouvert-bamako

http://www.rfi.fr/afrique/20150404-explosion-maison-bamako-soupcons-projet-attentat-terrorisme/

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Taamaden 11 years ago
Mali: livres nouveautés 2014-2015
Ouvrages sur le MALI (2014–2015)

Les livres listés ici sont classés par ordre alphabétique des auteurs. Divers types d'ouvrages et catégories sont présentés : belles-lettres, proverbe, policier, linguistique, politique actuelle (crise malienne et opération Serval surtout), musique, archéologie, histoire, religion, photographie, voyage, guide etc. La liste compte plus de 80 ouvrages au total (et n'a pourtant aucune prétention à l'exhaustivité).

Voici la liste d'ouvrages contre l'oubli d'un pays blessé ...

Ag Erless, Mohamed (2014). Proverbes dictons touaregs. Préface d'Odile Dayak, illustrations de Michel Damblant. Brest : Géorama.

Bamba, Habi (2014). Koulouba – La colline du pouvoir. Histoire d'amour dans un Mali en pleine révolte. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Barrera, Bernard (2015). Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013. Préface de Henri Bentégeat. (Documents). Paris : Editions du Seuil. (à paraître le 7 mai 2015)

Baumgardt, Ursula / Diallo, Abdourahmane (éds.) (2014). La transmission culturelle. L'exemple du peul. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Bengaly, Abraham (2015). La protection juridictionnelle des droits de l'homme au Mali. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Blaise, Mario (2015). Histoires de Migrants. Africains de l'Ouest, Domiens et Haïtiens. (Les Impliqués). Paris : Editions L'Harmattan.

Bombaert, Patrick (2015). Le pays dogon / Mali : la région est un vaste plateau s'élevant progressivement depuis le fleuve jusqu'à la falaise. (Calvendo Places). Unterhaching : Calvendo Verlag GmbH. (calendrier !)

Bondaz, Julien (2014). L'exposition postcoloniale : musées et zoos en Afrique de l'Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso). Paris : Editions L'Harmattan.

Boukari-Yabara, Amzat (2014). Mali. (Monde arabe/Monde musulman). Louvain-la-Neuve, Paris : De boeck Sup.

Brunet-Jailly, Joseph / Charmes, Jacques / Konaté, Doulaye (sous la direction de) (2015). Le Mali contemporain. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (voir la couverture en bas)

Camara, Mandjan (2015). Les larmes du cœur. Recueil de poèmes. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Casajus, Dominique (2015). L'alphabet Touareg : Histoire d'un vieil alphabet africain. (Le passé recomposé). Paris : Editions du CNRS. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article672&lang=fr)

Chêne-Sanogo, Alima (2014). Enjeux fonciers et développement durable au Mali (tome 1). PAF (Presses Académiques Francophones).

Cissé, Samba (2014). Le curriculum de l'enseignement fondamental au Mali – enjeux, défis et perspectives pou run enseignement de masse et de qualité : l'école fondamental Nioro I du CAP de Nioro. Sarrebruck (Saarbrücken) : Editions Universitaires Européennes.

Collectif (Boubacar Keita, Daniel Rondeau, Wanda Diebolt, Vincent Berjot) (2014). Mali, post-crise. De nouvelles perspectives pour le patrimoine, Séminaire du 23 juin 2014. Paris : Riveneuve Editions.

Commission de la défense (2014). Rapport d'information sur l'opération Serval. Paris : Assemblée nationale – Bibliothèque parlementaire. (Format Kindle)

Contamin, Laurent (2015). Sténopé. Une annonciation. (Théâtre des cinq continents). Paris : Editions L'Harmattan.

Corlan-Ioan, Simona (2014). Invention de Tombouctou. Histoires des récits occidentaux sur la ville pendant les XIXe–XXe siècles. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.

Coulibaly, Chéibane (2015). Politiques agricoles et stratégies paysannes au Mali de 1910 à 2010. Mythes et réalités à l'Office du Niger. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Dabo, Sadibou (2014). Musique traditionnelle et civilisation orale chez les Manding. Paris : Editions L'Harmattan.

Daniel, Serge (2014). Les mafias du Mali. Trafics et terrorisme au Sahel. Paris : Descartes & Cie.

De Grunne, Bernard (2014). Djenné-jeno : 1000 ans de sculpture en terre cuite au Mali. Bruxelles : Fonds Mercator.

Delorca, Frédéric (2015). Au cœur des mouvements anti-guerre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Ukraine...). Témoignage sur quinze ans d'engagement. (Frontières). Paris : Editions du Cygne.

De Vathaire, Albert (2014). Tombouctou. La vie d'un jeune officier de l'artillerie coloniale 1926–1928. (Mémoires du XXe siècle). Paris : Editions L'Harmattan.

Diallo, Bakary (2014). Au delà des frontières. Rungis : La Doxa Editions.

Diango, Sirafily (2014). Il pleut sur le Nord. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne.

Diarisso, Dianguina (2014). Et les oiseaux chantaient l'aurore. Préface de Gaoussou Diawara. Roman. Paris : Editions L'Harmattan.

Diarra, Facoh Donki (2014). La colère du prince. Roman historique. Bamako : Cauris Livres.

Dicko, Younouss Hamèye (2010/14). Anaïssoune ou Au temps de la baraka. Bamako : Editions Jamana. (Format Kindle, 2014)

Dilley, Roy (2015). Henri Gaden à travers l'Afrique de l'Ouest (1894–1939). Fils de Bordaux, aventurier africain. Traduit par Jean-Louis Balans. (Connaissance des hommes). Paris : Editions L'Harmattan.

Eyema, Rodrigue Magloire (2015). Le rescapé du Bouéta. Roman. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Favreau, Amaëlle (2014). Un art de la fête au Mali - Masques et marionnettes dans le théâtre traditionnel des peulpes bamana, malinké et bozo. (Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre). Paris : RMN (Réunion des Musées Nationaux).

Goundiam, Séga (2014). Mali. Réflexions sur un enchaînement de crises. De l'écroulement à l'émergence. (Regards sur une crise). Bamako : Editions La Sahélienne (coédition aves les Presses Universitaires du Sahel).

Gout, Frédéric (2015). Retour du Mali. Paris : Editions Tallandier.

Gout, Frédéric (2015). Libérez Tombouctou ! Journal de guerre au Mali. (Témoignage). Paris : Editions Tallandier.

Groupe Synopsis / Hanne, Olivier (dir.) (2014). Mali, une paix à gagner – Analyses et témoignages sur l'opération Serval. Préface de Jean-Paul Laborde. Panazol : Editions Lavauzelle.

Guy, Jacques (2015). Les Saharas cachés. Une méharée imaginaire. Paris : Société des Ecrivains.

Holder, Gilles / Sow, Moussa (sous la direction de) (2014). L'Afrique des laïcités, Etat, religion et pouvoirs au sud du Sahara. Bamako : IRD et Editions Tombouctou. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article200&lang=fr)

Jolly, Eric (2014). Démasquer la société dogon. Sahara–Soudan, janvier–avril 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article465&lang=fr)

Kedzierska-Manzon, Agnieszka (2014). Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest. Paris : Editions Karthala.

Keita, Naffet / Magassa, Seydou / Sangaré, Boukary (2015). Téléphonie et mobilité au Mali. Etats-Unis : Langaa RPCID (online store).

Keita, Seydou (2014). (Photographies de) Seydou Keita. Avant-propos de Youssouf Tata Cissé. (Photo poche). Paris : Centre national de la photographie.

Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.1) – Un peuple, un but, une fois. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Alfa Oumar (2015). Nous ferons le Mali (vol.2) – Forgeons le bien commun. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Alfa Oumar (2015). La bataille du souvenir. Bamako : Cauris Livres.

Konaré, Katiatou (2014). Guide du Manden – Guide culturel et touristique. Du Mali à la Guinée. (Cauris guides). Bamako : Cauris Livres, L'Oiseau Indigo diffusion.

Konaté, Moussa (2014). Meurtre à Tombouctou. (Noir). Paris : Métailié.

Ladislas, Nze Bekale (2014). Introduction aux finances des collectivités territoriales d'Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Sénégal). (Recherches). Paris : Publibook.

Lazarevic, Serge (2015). 1111 jours otage au Mali. (Histoires authentiques). Le Chesnay : Editions Jean-Pierre Otelli.

Lemaire, Marianne (éd.) (2014). Celles qui passent sans se rallier. La mission Paulme–Lifchitz, janvier–octobre 1935. (Les Carnets de Bérose). Lahic / DPRPS-Direction des patrimoines. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article508&lang=fr)

Le Roux, Hubert / Sabbagh, Antoine (2015). Paroles de soldats – Les français en guerre, 1983–2015 (Liban, Koweït, Bosnie, Rwanda, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique). Paris : Editions Tallandier.

Lessana, Marie-Magdeleine (2014). Un théâtre de l'émotion au Mali. Récit. Paris : Editions L'Harmattan.

Maiga, Aboubacar (2014). Nation en sommeil : suivi de nouvelles du Mali. Préface d'Alassane Souleymane. (édition française). Bamako : Editions La Sahélienne. (Format Kindle)

Maïga, Mahmoud-Alpha Boncaneya (2014). Mali : le chaos généralisé. Raccourci d'un journal de voyage. Brazzaville, Paris : Editions Paari – Makitec Sarl.

Mathias, Gregor (2014). Les guerres africaines de François Hollande. Préface de Jean-Louis Triaud. (L'urgence de comprendre). La Tour d’Aigues : Editions de l'Aube.

Meillassoux, Claude (2015). Bamako. Urbanisation d'une communauté africaine. Préface de Jean Copans, introduction par Moussa Sow et Jean-Paul Colleyn. Editions de Tombouctou, avec le concours de l'IRD et de l'IMAF, Bamako (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article641&lang=fr)

Monteleone, Marcello (2014). Le culte de la terre au pays dogon (Mali). Entre coutumes foncières et décentralisation. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Nencini, Robert (2015). Mali : Livre photographique. Editions Corridor Elephant. (Format Kobo Edition, eBook)

Ngono, Emmanuel (2015). Le Président Amadou Toumani Touré et l'expérience malienne du consensus. Paris : Editions L'Harmattan.

Notin, Jean-Christophe (2014). La guerre de la France au Mali. Paris : Editions Tallandier.

Olivier de Sardin, Jean-Pierre / Ridde, Valéry (dir.) (2014). Une politique publique de santé et ses contradictions. La gratuité des soins au Burkina Faso, au Mali et au Niger... (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.

Orsenna, Eric (2015). Mali ô Mali. (Littérature & Documents). Paris : Le Livre de Poche.

Paul, Elisabeth (2014). Les tribulations d'une coopérante belge au Mali. carpe (per)diem. Récit romanesque. (Rue des écoles). Paris : Editions L'Harmattan.

Paulme, Denise / Lifchitz, Deborah (2015). Lettres de Sanga. Editées par Marianne Lemaire. Paris : CNRS Editions. (http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article653&lang=fr)

Pelizzari, Elisa / Sylla, Omar (sous la direction de) (2014). Enfance et sacrifice au Sénégal, Mali, Gabon. Ecoles coraniques. Pratiques d'initiation. Abus et crimes rituels. Turin : Editions L'Harmattan Italia.

Perret, Thierry (2014). Mali. Une crise au Sahel. (Terrains du siècle). Paris : Editions Karthala.

Salvaing, Bernard / Kounta, Albakaye O. (2014). Instituteur des sables : Bocar Cissé, témoin du Mali. Brinon-sur-Sauldre : Editions Granvaux. (http://editionsgrandvaux.free.fr/spip.php?article532)

Sangaré, Yacouba (2014). Les sanctions en droit du travail – Etude comparative entre le droit français et le droit africain du travail : cas du Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).

Scarpa, Rémi / Barrera, Bernard (sous la direction de) (2015). Offensive éclair au Sahel : La Brigade Serval au combat. Villers sur Mer : Pierre de Taillac Editions.

Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Héros et personnages du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Seydou, Christiane (traductrice et éditrice scientifique) (2014). Les guerres du Massina. Récits épiques peuls du Mali. (Tradition orale). Paris : Editions Karthala.

Sidibé, Sékou Assane (2015). Vision d'un Mali nouveau – "Nos jeunes ont besoin de racines pour se développer et des ailes pour voler". Suresnes : LEN (Les Editions du Net).

Siméant, Johanna (2014). Contester au Mali. Formes de la mobilisation et de la critique à Bamako. (Les Afriques). Paris : Editions Karthala.

Soumaoro, Soumaïla (2014). L'identité des Soumaoro-Kanté. (Hors collection). Bamako : Editions La Sahélienne.

Sow, Fanta (2014). La filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali – les stratégies de développement de la filière du miel en milieu rural du Sénégal, Guinée, Mali. PAF (Presses Académiques Européennes).

Sy, Jacques Habib (éd.) (2014). L'Afrique, berceau de l'écriture. Et ses manuscrits en péril. Volume 2 : Contenus et défis de la conservation (Caméroun, Maghreb, Mauritanie, Tombouctou). Sous la direction de Jacques Habib Sy. Paris : Editions L'Harmattan.

Temedt Association "Justice–Paix–Développement" (2014). Esclavage au Mali. Des victimes témoignent. Paris : Editions L'Harmattan.

Tiquet, Père Jean / Bailleul, Charles / Meynet, Pierre (2015). Espèces arbustives spontanées du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal... 260 espèces avec leurs caractéristiques en photos. (Hommes et Sociétés). Paris : Editions Karthala.

Tounkara, Aly (2015). Femmes et discriminations au Mali. (Etudes africaines). Paris : Editions L'Harmattan.

Traoré, Adama Fankele (2014). Le rôle des agents de base sur le développement en Afrique : cas du Mali. Paris : Editions L'Harmattan.

Traoré, Amadou Ousmane (2014). Elevage de poules pondeuses en milieu tropical. Production, gestion économique, audit vétérinaire. Bamako : Editions L'Harmattan Mali.

Traoré, Aminata Dramane / Diop, Boubacar Boris (2014). La gloire des imposteurs. Lettres sur le Mali et l'Afrique. Paris : Philippe Rey.

Traoré, Cheick Oumar (2014). Les télécentres communautaires au Mali – Les pilotes comme agents de changement dans les télécentres communautaires au Mali. PAF (Presses Académiques Francophones).

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Taamaden 12 years ago · Anusara
Livre: "Chasseurs mandingues. Violence, pouvoir et religion en Afrique de l'Ouest" (Mali...)
Les chasseurs mandingues

"Chez les Mandingues, les chasseurs (donsow) sont considérés comme des héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l’Ouest. Devins et guérisseurs, ils détiennent de nombreuses connaissances secrètes. Ils sont chargés d’apporter la nourriture indispensable à la survie de leur communauté mais aussi de veiller à son intégrité en administrant des soins et en la protégeant des ennemis visibles et invisibles, ce qui leur confère autorité et pouvoir au sein de la société. Cet ouvrage décrit tout d’abord la pratique des chasseurs en considérant son évolution historique et ses aspects sociaux et symboliques. Il présente leur organisation (donsoton) et sa participation à l’exercice du pouvoir politique et rituel, ainsi qu’à la gestion de la violence dans l’aire culturelle mandingue, notamment au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Suivent l’étude de l’habitus des chasseurs, des techniques du corps qu’ils mobilisent et de la maîtrise de soi dont ils doivent faire preuve, ainsi que l’examen des relations qu’ils entretiennent avec la brousse et le gibier. Cette analyse révèle la résonance érotique de la chasse dans l’imaginaire mandingue et la dimension spirituelle et rituelle de cette activité, la rapprochant d’une pratique religieuse. L’auteur observe enfin l’impact des mutations socio-économiques contemporaines (notamment l’urbanisation, la croissance démographique et la déforestation qui ont entraîné la raréfaction du gibier) sur la pratique des chasseurs et s’interroge sur leur capacité à exercer aujourd’hui le pouvoir coercitif et rituel dont ils revendiquent l’héritage." (Karthala.fr ; 2014)

La zone mandingue fait partie de l'aire culturelle (et linguistique) qui correspond à une vaste étendue d'Afrique de l'Ouest : une grande partie du Mali, le nord-est de la Guinée, le nord de la Côte d'Ivoire, le sud-est du Burkina Faso, une partie de l'est du Sénégal, une fraction de la Gambie et même une petite portion du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée-Bissau. Les populations qui habitent ces régions ont, malgré leurs spécificités culturelles, conscience d'appartenir à une même unité de civilisation, et ce par un ensemble de croyances, de valeurs et de pratiques, au premier chef desquelles se trouve la langue. Le mandingue est d'abord une famille, un continuum de parlers suffisamment apparentés pour qu'existe entre leurs locuteurs une large intercompréhension (du moins au niveau d'une communication élémentaire) : les principales langues qui composent cette sous-famille – chacune d'elles très dialectisée – sont le bambara (Mali, Côte d'Ivoire, Burkina Faso), le maninka (Mali, Guinée, Sierra Leone, Liberia) et le dioula (Burkina Faso, Côte d'Ivoire). Au-delà, toutes les sociétés mandingues s'apparentent par leur organisation sociale, leurs activités, leurs principaux rituels et leurs traditions orales.

La communauté mandingue, de tradition guerrière (au cours de l'histoire, elle a donné matière à l'avènement de prestigieux empires et royaumes), reste essentiellement une communauté à orientation agricole et ses membres participent majoritairement à cette activité. En outre, les Mandingues partagent très largement les mêmes coutumes alimentaires et vestimentaires, le même système d'alliance ainsi que tous les rituels liés aux grandes étapes de la vie (naissance, baptême, circoncision/excision, mariage, funérailles).

Dans la société mandingue, on distingue généralement deux grandes sortes de chasse : d'une part, celle qui est pratiquée par les profanes et qui, ouvert à tous et lié à aucun rituel particulier, peut donc concerner tous les membres de la société ; et d'autre part, celle qui est organisée dans le cadre d'une association aux activités et aux rites fermés à ceux qui lui sont extérieurs. Le premier type de chasse revêt deux formes : a. la chasse au petit et moyen gibier dans la brousse proche du village, souvent menée en groupe et accompagnée par leurs chiens, b. la chasse collective (donsofèlè) pour attraper essentiellement le petit gibier (lièvres, agoutis ...). Elle mobilise environ une centaine de personnes équipées de bâtons, machettes, etc. Toutes les autres formes de chasse sont le monopole des spécialistes de la chasse, les donso (en général, le mot bambara pour "chasseur") et se pratiquent, depuis déjà fort longtemps, au fusil (marifa), l'arme de prédilection du donso. Les donso portent dans l'exercice de la chasse un costume spécifique, le soi-disant serebu (vêtement de cotonnade composé d'un pantalon, serré ou bouffant, et d'une blouse ample de couleur brun rouge ; voir la photo en bas). Eux aussi exercent plusieurs types de chasse dont a. la chasse menée en petit groupe qui a lieu loin du village et qui est une chasse de longue durée (peut varier entre une semaine et plus d'un mois). On y recherche surtout le gros gibier. b. la chasse qui consiste à traquer un animal en suivant sa trace. c. la chasse où le chasseur se met à l'affût pour tirer le gibier, après avoir répéré son passage. Outre ces formes traditionnelles, les donso peuvent aussi pratiquer la chasse de nuit à la lampe et la chasse au piège. La chasse, comme activité spécialisée, occupe donc une fonction importante dans la société mandingue, même si aujourd'hui des règles gouvernementales très strictes la limitent dans beaucoup d'Etats ouest-africains. Et pourtant, malgré la chasse moins pratiquée de nos jours, les chasseurs sont toujours des membres très respectés de la communauté, par des raisons surtout historiques (l'origine de Soundjata, le héros par excellence des sociétés mandingues, est elle-même, depuis le 13e siècle, liée à l'histoire de la chasse), fonctionnelles (le chasseur est pourvoyeur de viande que la communauté assigne au chasseur) et spirituelles-rituelles, donc celles qui concernent leurs connaissances magiques (secrets de chasse, techniques de chasse, rituels de chasse, etc.).

Tout donso, donc tout chasseur qui exerce son activité en spécialiste, doit obligatoirement entrer dans une confrérie, dénommée donsotòn, qui existe dans toutes les régions mandingues. Cette association détient un rôle très important : elle est à la fois un cadre d'apprentissage tout au long de sa vie et un espace social de solidarité et d'entraide. Dans plus ou moins toutes les sociétés mandingues, la donsotòn intègre ses membres sans considération d'appartenance à une famille, à une caste, à une religion ou à une ethnie, et le sexe même n'est pas gênant ; il y a bien des donsomusow (femmes-chasseurs), p.ex. chez les Maninka en Guinée, qui ne sont pas des épouses de chasseurs mais des femmes membres de la confrérie. D'ailleurs, partout peut devenir chasseur qui veut. Il suffit de se liguer avec un maître (karamògò) parmi les sinbon, les "maîtres-chasseurs, chasseurs de grande réputation", de la confrérie. Dans toutes les donsotòns, c'est juste ce maître qui apprend à son disciple les techniques et les codes de la chasse. Outre les techniques et les codes de la chasse, le maître initie son disciple à la connaissance de la flore (surtout ds plantes médicinales) ainsi qu'aux pratiques magiques propres au chasseur. Par cet enseignement qui dure de 5 à 10 ans, l'apprenti-chasseur pourra franchir les différentes étapes de la confrérie, organisée partout de la même manière : au bas de l'hierarchie se trouvent les donsoden, les "éleves-chasseurs". Après l'acquisition d'une certaine expériences, ils deviennent donsokamalen, "jeunes chasseurs". Puis, après avoir fait preuve de suffisamment de qualités et de respect des règles, ils deviennent donsoba, "grands chasseurs". Et à chaque grade correspondent la capacité supposée et par conséquent l'autorisation de s'attaquer à certains types d'animaux. Au sommet de l'hiérarchie se trouve le donsokuntigi, le "chef des chasseurs" qui est garant et ordonnateur des biens du groupe. De plus le donsokuntigi a la responsabilité de régler les rituels et cérémonies qui se rapportent à l'univers de la chasse. Ils sont fort nombreux ...

(j'arrête)

Lien : http://www.karthala.com/hommes-et-societes-anthropologie/2819-chasseurs-mandingues-violence-pouvoir-et-religion-en-afrique-de-l-ouest-9782811111502.html

Hery
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Taamaden 12 years ago
Polar posthume de Moussa Konaté: "Meurtre à Tombouctou" (Mali)
Paru : quatrième polar de Moussa Konaté

(d'abord un GRAND MERCI à un ami de Savoie, lui aussi un passionné du MALI, qui m'a remis cette nouvelle ce matin)

L'écrivain, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté s'est éteint le 30 novembre 2013 à Limoges (France), à l'âge de 62 ans. Meilleur représentant de la littérature moderne de son pays natal, Moussa Konaté s'est aussi fait un nom par ses policiers autour de son commissaire Habib, assisté par son adjoint Sosso. Après L'Assassin du Banconi (2002), L'Empreinte du renard (2005) et La Malédiction du Lamantin (2009), les Editions Métailié (Paris) ont publié le 3 avril 2014 son quatrième polar, intitulé Meurtre à Tombouctou ... Et selon l'hebdomadaire Jeune Afrique, un cinquième, L'Affaire des Coupeurs de têtes, va paraître également chez Métailié en 2014 ...

Sa maison d'édition (Editions Métailié) écrit sur son site :

"Une enquête du commissaire Habib

Un jeune Touareg est retrouvé mort au pied d’un figuier, non loin de Tombouctou. Quelques heures plus tard, devant un hôtel de la ville, un cavalier enturbanné de noir tire trois coups en l’air en proférant : »Sales mécréants de Français, vous allez tous mourir. Qu’Allah vous maudisse !« Branle-bas de combat : les terroristes sont à nos portes ! Il n’en faut pas plus pour que Bamako dépêche sur place le commissaire Habib, flanqué de son adjoint Sosso et d’un agent du Renseignement français, Guillaume. À Tombouctou on a le sang chaud, et la famille a tôt fait d’accuser un clan rival et néanmoins parent, tandis que tout le monde tente d’écarter Habib de l’enquête : les notables lui conseillent fermement de repartir chez lui sans faire de vagues, le gouverneur lui propose de confier l’enquête à un marabout-devin très puissant. Guillaume, lui, voit des terroristes partout, quand il ne tombe pas amoureux de chaque Tombouctienne qui passe. Avec son copain Sosso, ils écument les rues de la ville et découvrent fascinés quelques-unes des étranges coutumes du coin. Mais Habib est un vieux sage, pas du genre à se laisser impressionner ; entre le silence des uns et les mensonges des autres, il se fraye le seul chemin valable : celui de la vérité.

Juste avant la guerre, aux portes du désert malien, Moussa Konaté met en scène un peuple fier, qui défend farouchement ses traditions ; loin des clichés sur l’Afrique mystérieuse ou l’islamisme rampant, il livre un roman policier efficace et juste, où l’on découvre que, dans les tribus touaregs, les femmes ne disent rien mais n’en pensent pas moins."

Le livre : Moussa Konaté (2014). Meurtre à Tombouctou. Broché. Paris : Editions Métailié.

Bonne lecture, Hery
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Taamaden 12 years ago · Assigué
Youssouf Tata Cissé: mort d'un grand savant (Mali)
Youssouf Tata Cissé s'en est allé

Youssouf Tata Cissé, né en 1935 à San (région de Ségou), était un puits de science : il a consacré une grande partie de sa vie à la découverte, à l'étude et à la préservation du savoir transmis par la tradition orale en Afrique de l'Ouest. Le 10 décembre 2013, cet ethnologue, historien et écrivain est mort à Paris, à l'âge de 78 ans, des suites de maladie, a annoncé Radio Mali. Quelle perte que sa mort, pour le Mali et pour l'Afrique.

Ingénieur agronome qu'il était d'origine, sa rencontre avec Emile Leynaud, son co-auteur dans "Paysans malinké du Haut-Niger", l'a transmis à se passionner pour l'étude de son propre peuple ; il a su tirer beaucoup d'érudition de la riche éducation traditionnelle qu'il avait absorbée, tant à Kita que dans la région de San et dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Depuis plusieurs décennies, Youssouf Tata Cissé s'était installé en France où il était chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et enseignait à la Sorbonne et à l'Institut des Hautes Etudes Sociales de Paris. Spécialiste de la littérature orale, des mythes et légendes du Mali et auteur de nombreux ouvrages portant sur ce sujet, il occupe aujourd'hui le même rang et jouit la même renommée que d'autres maîtres : soit Ahmadou Kourouma (Côte d'Ivoire), soit Cheick Hamidou Kané (Sénégal) ou Djibril Tamsir Niane (Guinée).

En 1973 il a soutenu à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (Paris) une thèse dirigée par l'ethnologue Germaine Dieterlen, intitulée "Un récit initiatique de chasse: Boli-Nyanan ou les exploits d'un chasseur légendaire".

Il a aussi contribué à l'exhumation et la vulgarisation de la Charte du Mandé ou Charte de Kurukan Fuga, texte oral majeur à la valeur juridique et à la portée universelle confirmée ("La Charte de Kurukan Fuga : aux sources d'une pensée politique en Afrique"). La Charte de Kurukan Fuga est considérée comme l'une des plus anciennes sources des droits de l'homme. Elle est reconnue comme telle par les Nations Unies et est inscrite depuis 2009 par l'UNESCO à son Patrimoine immatériel.

Parmi l'ensemble de ses publications, ce sont surtout les deux ouvrages de référence qui figurent comme les plus connus et les plus cités : "La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire" (1988) et "Soundiata, la gloire du Mali", publiés aux Editions Karthala (voir en bas).

Avec sa mort, c'est un baobab géant du Monde Mandé qui s'écroule : Ala ka hinè a la !

Hery

Ouvrages :

– "Notes sur les sociétés de chausseurs malinké", in: Journal de la Société des Africanistes (1964), tome 34/fasc.2, pp.175–226. – (et Germaine Dieterlen). Les Fondements de la société d'initiation du Komo. Paris, La Haye : Mouton et Cie., 1972. – La notion de personne en Afrique. Paris : Editions du CNRS, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (1). Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1975. – (et Wâ Komissoko). L'Empire du Mali (2). L'enfance, l'exil, le testament et les funérailles de Maghan Sondyata, les Peuls du Manding. Un récit de Wâ Kamissoko de Krina ; enregistré, transcrit, traduit et annoté par Youssouf Tata Cissé. Paris : SCOA, 1977. – (et Emile Leynaud). Paysans malinké du Haut Niger : tradition et développement rural en Afrique Soudanaise. Bamako : Imprimerie populaire du Mali, 1978. – (et Wâ Komissoko). La grande geste du Mali. Des origines à la fondation de l'empire. Paris : Karthala-ARSAN, 1988/2007. – (et Wâ Komissoko). Soundiata, la gloire du Mali. Paris : Karthala-ARSAN, 1991. – La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara : mythes, rites et récits initiatiques. Ivry : Nouvelles du Sud & Paris : ACCT, 1994. – (et André Magnin). Seydou Keïta. Zurich/Berlin/New York : Scalo, 1997. – Tyiwara. Paris : Galerie Ratton-Hourdé, 2001. – La charte du Mandé et autres traditions du Mali. Paris : Albin Michel, 2003.

Film :

– Sogow, masques bambara. Acmé Films, Centre de l'audiovisuel (CBA), RTBF (réalisateurs : Y.T. Cissé, Jean-Paul Colleyn).

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Taamaden 13 years ago
Film et livre: "The Masons of Djenné" (Mali)
"All art worthy the name is the energy – neither of human body alone, nor of the human soul alone, but of both united, one guiding the other: good craftsmanship and work of the fingers, joined with good emotion and work of the heart." (John Ruskin, 1859)

A tous les amis du MALI et de la ville de Djenné,

le film "The Masons of Djenné/Les Maçons de Djenné", sous-titré en français, a été créé pour l'exposition MUD MASONS OF MALI au Musée National d'Histoire Naturelle de l'Institution Smithsonian, Washington DC. Les maçons parlent de l'histoire de leur ville, de leur métier, et des défis et des transformations culturelles auxquels ils sont confrontés de nos jours. Un film produit et réalisé par l'anthropologue Trevor H.J. Marchand (de la SOAS, Université de Londres) :

http://www.youtube.com/watch?v=WPi2ZnqOArk

++++++++++++++

Voici le livre de Trevor Marchand qui met le travail de retour sur le terrain, avec de la saleté encore sous les ongles. Pour en apprendre les processus de construction, Marchand lui-même devient apprenti des maçons de Djenné, en échangeant son travail pour l'apprentissage.

La ville de Djenné inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, a été un carrefour pour le commerce des marchandises, des personnes, des idées et des technologies depuis des millénaires. Par invention locale et intégration des méthodes et styles, les bâtiments de Djenné et notamment la Grande Mosquée, le plus grand édifice du monde en banco, sont des avatars d'une telle architecture appropriée. Autrement dit, ils sont accordés avec les particularités des matériaux locaux, les climats, les cosmologies et les sens esthétiques qui subsument des facteurs à la fois pratiques et "idéationnels".

Par sa description élégante et entraînante, Marchand redonne vie aux structures merveilleuses de Djenné : le travail peut être la joie, est une leçon en soi et une prière encore plus profonde. La vitalité des processus de construction est assurée par des serments, des trucs magiques et des interventions spirituelles qui protègent les maçons musulmans profondément respectueux de leur métier pouvant être dangereux, tout en assurant le succès de leurs efforts. En effet, dans un des passages les plus saisissants du livre, Marchand révèle comment des dimensions mystiques répondent aux réalités de la construction : une façade s'est effondré juste là où les enfants passent, mais personne ne se blesse. "'Ce n'est pas possible, ' Bamoy muttered breathlessly, shaking his head in disbelief. 'Ce n'est pas possible.' Yappi turned to me, slightly shocked, and said that he had never seen this happen before. Quickly regaining composure, Bamoy interjected that accidents like this can and do happen from time to time. He paused, and then exclaimed with grand confidence that effaced any trace of shaken nerves: 'No one was injured, of course, because I made proper benedictions this morning before work.' The whole assembly, nevertheless, had to be rebuilt. The palm trunk was salvaged from the street and hauled back to the roof, but the bricks had shattered and would be recycled as mortar. ..." (p.217).

Dans la partie 2 du livre, "Portraits of Life and Work in Djenné", nous rencontrons aussi des personnalités plus grandes que la vie, dont le "Michel-Ange de Djenné" (Al-Hajji Kouroumansé*), pas du tout une exagération, vu la capacité et la créativité extraordinaires de cet homme. Finalement, ce qu'est le plus convaincant de cette étude, c'est sentir et vivre la passion des maçons de Djenné qu'ils développent pour leur travail, et le lecteur est disposé à partager la passion de Trevor Marchand pour avoir pu collaborer avec eux. De nombreuses magnifiques photos en noir et blanc augmentent la qualité et après tout la valeur de cet ouvrage. A lire absolument ...

Marchand, Trevor H.J. (2009). The Masons of Djenné. Bloomington-Indianapolis : Indiana University Press, 352 pages, bibl.

Hery

*dans ce nom de famille, une famille de maçons installée depuis longtemps à Djenné, "se cache" la phrase verbale bambara Kurun ma se ("la pirogue n'est pas arrivée"). Plus qu'une indication aux Bozo comptant parmi les anciennes familles de maçons en ville. Aujourd'hui, environ 20% de la population de Djenné sont Bozo. Ils résident surtout à Djoboro, un des plus anciens quartiers ...









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Taamaden 13 years ago · Atila
Poème d'Albakaye Ousmane Kounta: "Madiba est parti" (Mali)
Bonsoir !

Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :

Bamako, le 6 déc. 2013.

Madiba est parti

C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme

Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant

Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa

Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses

Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla

Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !

On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.

Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent

Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."

+++++++++++++++++++++

Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...

Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.

Bonne lecture, Hery

Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
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Taamaden 13 years ago
Moussa Konaté: mort d'un grand écrivain et intellectuel (Mali)
"Maa*, toi le génie des eaux, je viens te voir au nom du pacte qui lie mon peuple à toi. Bientôt, les Bozos devront affronter les terribles hommes crocodiles. Parce que je sais que nous sommes liés pour l'éternité, toi et nous les Bozos, j'ai décidé de les affronter en comptant sur ton soutien." (M. Konaté, La malédiction du Lamantin, p.55)

Moussa Konaté nous a quittés

Le romancier, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté, surtout connu est estimé par ses policiers du "commissaire Habib", est décédé samedi dernier à Limoges (France). Il avait 62 ans seulement.

Né en 1951 à Kita, au Mali, cet intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l'étranger, diplômé en lettres de l'ENSup de Bamako, a enseigné la littérature pendant plusieurs années avant de se consacrer à une carrière comme écrivain libre. En 1997, il a fondé les éditions Le Figuier, devenant ainsi le premier écrivain-éditeur du Mali, de plus, il était co-directeur du Festival Etonnants Voyageurs de Bamako.

Au début des années '80, il a publié son premier roman, en français ; outre le français, il a publié des ouvrages en langues maliennes dont en peul, en soninké et surtout en bambara : Jakuma kegunnin (Le petit chat rusé), Aladen ni jinèmori lanpan (Aladin et la lampe merveilleuse), Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè (Ali Baba et les quarante voleurs), Baru n'a basinamuso jugu (Barou et la méchante co-épouse), Sitan dennin faratilen (La fille Sitan en danger) etc., afin de s'adresser surtout à un public juvénile au Mali. Cependant, il s'est fait un nom surtout comme écrivain de policiers pour explorer son pays natal : par les enquêtes de son commissaire fêtiche, Habib. Considéré comme le meilleur représentant de la littérature moderne de son pays, ce Malien a mis en scène son alter ego Habib au pays Dogon (L'Empreinte du renard), dans la capitale malienne (L'Assassin du Banconi) et dans la société bozo le long du fleuve Niger en mettant par écrit le mythe du lamantin et l'histoire des Bozo (La malédiction du Lamantin). Moussa Konaté était toujours un fervent préconiseur du policier : "Je ne vois pas de différence entre le roman policier, et le roman en général. Le roman policier a toute sa place dans la littérature". Que c'est vrai !

Moussa Konaté était aussi essayiste et polémiste, à l'image d'un de ses derniers ouvrages intitulé L'Afrique noire est-elle maudite ? D'une rigueur intellectuelle rarement égalée sur le continent africain, Moussa Konaté s'est fait remarquer aussi comme voix importante contre la dictature de Moussa Traoré (Mali: ils ont assassiné l'espoir. Réflexion sur le drame d'un peuple, en 1990). Depuis samedi dernier, cette voix s'est arrêtée mais il nous reste une vingtaine de livres pleins de l'intelligence d'une grande finesse ayant dévoilé – surtout dans ses policiers – un Mali "écartelé entre modernité et respect de la tradition" ...

Ala ka hinè i la, k’i dayòrò suma !

Hery

Autres ouvrages de cet auteur :

Khasso. Editions théâtrales. 2005. L'Honneur des Kéita. Gallimard, 2002. Un appel de nuit. Lansman, 1995 (rééd. 2004). Chronique d'une journée de répression. L'Harmattan, 1989. Fils du chaos. L'Harmattan, 1986. L'Or du Diable. L'Harmattan, 1985. Une aube incertaine. Présence africaine, 1985. Le Prix de l'âme. Présence africaine, 1981.

*en bozo(-sorogaama), maa veut dire "lamantin" (lat. Trichechus senegalensis)

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GE
Gertbrigitte 13 years ago · Taamaden
Histoire du Balafon
L’histoire du balafon Avec la découverte et l’utilisation du fer il ya 2500 ans, l’organisation sociale des sociétés africaines change. De nombreux habitants, nomades depuis la nuit des temps, deviennent sédentaires. Des castes se forment, et parmi celles des artisans, le forgeron devient le centre de toutes les activités. Il gagne un pouvoir énorme. Sans lui, il n’y a pas d’armes de chasse, ni d’outils agricoles, ni d’ustensiles de cuisine. Il est le maître du feu, donc celui du bois et c’est lui qui, traditionnellement, sculpte les futs de djembé ou les lames de balafon. Or, on remarque que le geste du balafola est le même que celui du forgeron – la mailloche adopte le mouvement du marteau et la lame remplace l’enclume. Tout laisse donc à croire que les premiers joueurs de balafon étaient des forgerons. Dans l’un des mythes cosmogoniques des Mandingue, le premier habitant sur terre descendu du ciel était un forgeron. Et ce n’est sûrement pas par hasard que le balafon joue un rôle aussi important dans l’histoire de l’avènement du royaume du Mali au 13ième siècle. Cette histoire, chantée et racontée depuis 800 ans par les jelis, est décrite dans une véritable épopée comparable au Mahabarata de l’Inde ou à la chanson des Nibelungen en Germanie. En voici le résumé. A la fin du 12ième siècle, Nare Maghann Konate règne sur le pays mandingue, région qui englobait à l’époque le sud-est du Mali et le nord de la Guinée d’aujourd’hui. Ce roi a deux fils, Soundiata Keita avec une première épouse et Dankaran Touman avec sa deuxième femme. Lorsqu’il meurt, c’est son second fils Dankaran Touman qui, poussé par sa mère, prend le pouvoir à la place de son ainé, qui était pourtant l’héritier légitime. Soundiata part en exil avec sa mère et quelques fidèles et voyage à travers tout le pays, forgeant des alliances avec des chefs de clans. Son père, le roi, qui avait pressenti cette situation, a, juste avant sa mort, nommé Bala Faseke, fils de son propre jeli, jeli de Soundiata, afin que, grâce à ses conseils avisés, celui-ci puisse reprendre un jour le pouvoir usurpé par son demi- frère. Au sud, se trouve le royaume des Sosso, gouverné d’une main de fer par le forgeron Soumaoro Kante, qui annexe un petit royaume après l’autre, jusqu’à menacer aussi son voisin, le pays mandingue, dont il convoite les gigantesques ressources en or. Le jeune roi mandingue Dankaran Touman envoie alors à la cour de l’insatiable roi des Sosso le jeli de Soundiata , Bala Faseke, qui était resté au pays, avec pour mission une médiation entre les deux royaumes. Mais le roi Soumaoro le fait prisonnier, violant ainsi la coutume ancestrale de respect du jeli. Un jour, Bala Faseke pénètre dans la chambre secrète où se trouve le balafon magique donné à Soumaoro par les dondori. Enfreignant ainsi la loi sacrée, selon laquelle seul Soumaoro a le droit d’utiliser ce balafon, Bala Fakese se met à jouer de l’instrument. Bien que loin en brousse et en train de chasser, Soumaoro entend tout de même le son du balafon. Il rentre chez lui à toute allure et découvre Bala Faseke en train de jouer. Fou de rage, il s’apprête à le tuer, mais Bala Faseke entame des louanges à l’honneur de Soumaoro et joue tellement bien que celui-ci se laisse envouter par la musique. Il le nomme même son propre jeli. Désormais, une guerre entre Soundiata Keita et Soumaoro Kante devient inévitable. Après plusieurs batailles sans vainqueur ni vaincu, vient la bataille de Kirina en 1235. Le matin avant le début des hostilités, Bala Faseke réussit à s’enfuir et à revenir auprès de son maître originel, Soundiata Keita. Grâce au soutien retrouvé de son jeli, Soundiata gagne la guerre et devient le premier « mansa », roi du Mali. Son règne est le début d’ une longue période de prospérité, du 13ième au 16ièmesiècle. C’est l’apogée du balafon! Chaque roi ou chef de village, chaque noble a son jeli qui peut exercer sa fonction et développer son art sans souci matériel. Après la défaite de Soumaoro Kante, Bala Faseke a encore joué longtemps de ce balafon magique lors des grandes cérémonies. Soundiata le baptisa Bala Faseke Kouyaté et fonda ainsi une ligne de griots, les Kouyatés. Les descendants de Bala Faseke sont toujours les gardiens de ce balafon appellé le Sosso-Balafon.Il se trouve de nos jours à Niagassolo dans le nord de la Guinée. En 2004, L’UNESCO l’a ajouté à la liste de l’héritage culturel universel mondial.

Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
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Taamaden 13 years ago
Bibliographie "Contes, proverbes, devinettes bambara" (Mali)
Bibliographie "Contes, proverbes, devinettes bambara"

Le MALI est un pays où nombreuses ethnies se côtoient, s’interpénètrent, vivent dans un mélange continu des cultures. De la région de Gao et de Ménaka à la région de Kayes et de Bafoulabé, de la région de Tombouctou à la région de Sikasso, se rencontrent peul, sonraï, touareg, bambara, sénoufo, khassonké, arabe hassani, soninké, bozo, dogon, maninka, bobo, kagoro, samogo, miniyanka... etc. Tous ces groupes ethniques ont des traits communs, mais se distinguent aussi par des spécificités culturelles. Ce fait se reflète bien dans les contes, les récits et les proverbes, surtout dans le cadre de la thématique. L’objectif avoué du conte et de la devinette est bien de distraire, d’amuser, donnant ainsi à l’esprit, hakili en bambara, de la nourriture pour stimuler l’imagination. Les contes et les proverbes rendent compte de la vie quotidienne, qu’ils tentent de diriger, d’orienter, de donner des simples conseils, de résoudre des problèmes de croyance ou de philosophie, etc. etc. De tous les genres littéraires maliens, les contes (nsiirin) sont sans aucun doute les plus connus. C’est à eux – et je me répète, pardon – que l’on fait toujours référence. D’où l’importance de collecter, de transcrire, de conserver et sauvegarder, et de les offrir aux nouvelles générations qui naissent et grandissent dans les temps modernes.

Voici un choix pour toutes et tous qui souhaitent jouir de la lecture par contes (nsiirin), proverbes (nsana, ntalen), histoires/épopées (maana), poèmes (poyi), chants (dònkili), devinettes (ntèntèn) bilingues bambara-français et monolingues bambara, complétés par une poignée de petits textes non-littéraires. Cependant, les récits épiques des chasseurs bambara (Thoyer 1978, 1979 etc.) et les fameuses chroniques écrites (Dombrowsky-Hahn 2001, Dumestre 1979, Dumestre/Kesteloot 1975, Johnson 1986, Kesteloot 1973, 1978, Konare 1987, Traoré 1998, etc.) sont, à peu d’exceptions près, exclus de cet inventaire. En règle générale, j’ai traduit les titres monolingues bambara en français (en guillemets, dans la ligne cursive au-dessous du titre) pour donner une idée modérée de ce dont traite le livre cité. Les ouvrages recensés se montent à 160 titres ...

Les orthographes (parfois très fautives) sont conservées ; cependant, sont rétablies a) les majuscules initiales pour les titres, les noms de lieu d’édition et d’auteurs, b) la graphie ny de la nasale palatale, et c) les graphies è et ò des voyelles semi-ouvertes (antérieure et postérieure) ...

Ouvrages bilingues bambara-français (à moins qu’ils ne soient décrits autrement) :

001 | (1998 env.). Apprendre par le texte et le jeu / Kalan ni nisòndiya. Bamako : Tagouna Edition.

002 | Baa, Myeru / Sunbunu, Mahamadu Lamini (1987). La geste de Fanta Maa : archétype du chasseur dans la culture des Bozo. Récits de Myeru Baa & Mahamadu Lamini Sunbunu. Traduits et édités par Shekh Tijaan Hayidara. Niamey : CELHTO.

2 récits oraux sur Fanta Maa, l'"aïeul" de tous les chasseurs du peuple pêcheur bozo.

003 | Bagayoko, Yirité (1984). "Proverbes et devinettes bambara", dans : Notre Librairie 75/76 (Littérature malienne) : 63–65.

004 | Bailleul, Charles (1972). Contes. Faladié.

005 | Bailleul, Charles (1980). "Chants de Trompes de Faladyè", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT. Paris : ACCT.

006 | Bailleul, Charles (1972). Nyinènin / La petite souris qui a perdu son enfant. Bamako : Editions Donniya.

007 | Bailleul, Charles (1974). Choix de proverbes et dictons. Falajè : .

008 | Bailleul, Charles (1997). Dinyèkòròba / Vieux comme le monde. Bamako : Editions Donniya.

Note : Baabilen ou aussi Nco Kulubali est le nom bambara du Père blanc Charles Bailleul.

009 | Bailleul, Charles (1997). Na magosa / Monsieur Déchéance. Bamako : Editions Donniya.

010 | Bailleul, Charles (2000). Taa teri nyini / Fais-toi des amis. Bamako : Editions Donniya.

011/12 | Bailleul, Charles (2002). Sabu ka furuko / Le Mariage de Sabou. 2 fascicules. Bamako : Editions Donniya.

013 | Bailleul, Charles (2005). Sagesse Bambara – Proverbes et sentences. Bamako : Editions Donniya.

Cet ouvrage présente par thèmes près de 4.500 proverbes avec leur traduction en français, leur sens principal et leur emploi courant. Tous les curieux et intéressés de la riche culture bambara sont bienvenus à se plonger dans la sagesse vraie et mise à la terre du peuple bambara !

014 | binndi e jande (1980/1981). "San kelen bi...", dans : binndi e jande 4/5 : 15–16.

"Une année maintenant...".

015 | binndi e jande (1981). "Bèè ka na n’i dalakan ye", dans : binndi e jande 6 : 7–8.

"Que tous apportent leur langue".

016 | binndi e jande (1983). "Faantanw ka kèlè nafalan kura", dans : binndi e jande 9/10 : 5.

"Nouveau secours pour les impuissants".

017 | Diakité, Maliki / Huet, Marie-Paule (2000). Famori et sa mère la sorcière. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.

018-20 | Diarra, Oumar Nianankoro / Fenayon, Antoine (2011). Le tam-tam qui parle : contes du Mali. Paris : Association Donniyakadi.

Cet ouvrage contient 2 contes, 'Dununba kumata / Le tamtam qui parle' et 'Juguya sara / Le prix de la méchanceté'. Le livre existe en 3 versions, en bambara, français et allemand. Magnifiquement illustré.

021 | Dumestre, Gérard (1971). "Un conte bambara : le baptême du lionceau", dans : AnUA/D 4 : 121–131.

Note : à trouver aussi dans son livre 'La Pierre barbue et autres contes du Mali'. Voir en bas. AnUA/D = Annales de l’Université d’Abidjan, Série D, Lettres.

022 | Dumestre, Gérard (1980). "L’élection de Mamari Biton Koulibali ; fragment d’un texte recueilli après du griot Taïrou Bambéra", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.19–34. Paris : ACCT.

023 | Dumestre, Gérard (1981). "Binba, une chanson de coquine de Bamako", dans : Mandenkan 2 : 85–86.

024 | Dumestre, Gérard (1989). La Pierre barbue et autres contes du Mali. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Edition bilingue bambara-français. Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.

025 | Ebermann, Erwin (1989). Gundofen – Die geheimen Dinge. Bilingue bambara-allemand. Wien : Afro-Pub.

"Les choses secrètes". Cet ouvrage parle de sociétés initiatiques, de leurs fonctions et importance pour la société traditionnelle bambara.

026 | Fané, N. (1980). "La pêche de Falaby, marigot sacré de Farako". MS. Bamako : ENSUP.

Textes bambara, traduits en français.

027/28 | Görög, Veronika / Diarra, Abdoulaye (1979). Mali bamanan nsiirinw / Contes bambara du Mali. 2 volumes. Paris : Publications Orientalistes de France.

029 | Görög-Karady, Veronika (1980). "Les deux filles", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.18–33. Paris : ACCT.

030 | Görög-Karady, Veronika / Meyer, Gérard (1984). L’enfant rusé et autres contes bambara : Mali, Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef.

031 | Jara, Minabè (1974). "Waraba ni turaw / Le lion et les trois taureaux, Basa kèlè / La bataille des margouillats", dans : Sankoré 4 (spécial linguistique) : 130–137.

032/33 | Jara, Usumani (1997). Baganw ka minnògòlaminè taamajan / La longue marche des animaux assoiffés. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier & Ville d’Angers : Bibliothèque municipale.

034/35 | Jarasuba, Caka (1984/1991). Burahima n’a fa / Birama et son père. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.

036/37 | Jarasuba, Caka (1991/1992). Ngolo ka kegunya / Une ruse de N’golo. Texte et dessins : Fayida et Sidibe Drissa. Adapation : Chiaka Diarassouba. 2 fascicules. Bamako : Editions Fayida.

038 | Kastenholz, Raimund (1988). "Jara ka du / Jara’s Compound", dans : Afrikanistische Arbeitspapiere 14 : 5–61 (Köln).

"La concession de Diarra". Texte ethnographique, retranscrit, retraduit et reédité. Bilingue bambara-anglais.

039/40 | Konate, Musa (1997). Nuguma saba ka maana / Les Trois Gourmands. 2 fascicules. Bamako : Le Figuier.

041 | Kòne, Kassim Gausu (1995). Mande Zana ni Ntalen Wa ni kò : bamanankan ni angilèkan na. West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.

"Plus de mille proverbes mandé en bambara et anglais". Ouvrage bilingue bambara-anglais.

042 | Kone, Kassim (1995). Bamanan nzirin Bamanankan ni Angilèkan na (Bamanan tales in Bambara and English). West Newbury, Mass. : Mother Tongue Editions/An fasokan.

"Contes bambara en bambara et anglais".

043 | Labouret, Henri / Travélé, Moussa (1927). "Quelques aspects de la magie africaine", dans : BCEHS 10,3 : 477–545.

Note : quelques textes bambara, traduits en français ; BCEHS = Bulletin du Comité des Etudes Historiques et Scientifiques de l’Afrique Occidentale Française. Paris : Larose.

044 | Luneau, René (1980). "Chansons d’excision bambara", dans : Recueil de Littérature Manding, édité par ACCT, p.54–65. Paris : ACCT.

045 | Maïga, Ismaël (2001). Parlons bambara : langue et culture bambara. Paris : Harmattan.

Cet ouvrage comprend aussi 6 textes non-littéraires ainsi que 6 textes de chants populaires dont 5 du chanteur Salif Keïta ('Manju / Mandjou', 'Yèlè n na / Souris-moi Chérie' etc.) et 1 de la chanteuse Ami Koïta ('Jarabi / L’amour'). Tous les textes en bambara, et traduits en français.

046 | Meyer, Gérard (1978). Devinettes bambara. Avec la collaboration de Jean-Pierre Onattara et d’Issa Diarra. Paris : Harmattan.

047 | Molin, (1960). Recueil de proverbes bambaras et malinkés. Issy-les-Moulineaux : Presses Missionnaires.

048 | Sallée, Aliette / Rolland, Denis (1995). Téné. Bilingue bambara-français. Série "Contes des quatre Vents". Paris : Harmattan.

049 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : L’arbre et l’enfant et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.

050 | Soumaré, Penda et al. (1996). Contes du Mali : La femme-sorcière et autre conte trilingue. Trilingue français-bambara-soninké. Coll. "La légende des mondes". Paris : Harmattan.

051 | Thoyer, Annik (1982). Contes bambara du Mali. Paris.

052 | Thoyer-Rozat, Annik (1981). Le riche et le pauvre, conte bambara du Mali par Tayiru Banbera. Paris.

053 | Thoyer-Rozat, Annik (1997). Le riche et le pauvre : et autres contes bamanan du Mali. Bilingue français-bambara. Paris : Harmattan.

054 | Toulet (Père). 1920. "Proverbes bambara", dans : BCEHS 3 : 346–347.

Petit nombre de proverbes bambara, écrits en bambara et traduits en français.

055 | Tounkara, H. (1978). "La légende de Narenkossila, récit chanté par le griot Fadigi Cissoko". MS. Bamako : ENSUP.

056 | Touré, Mohamed (1996). Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung = Chrestomatie Bambara / Kalanjè gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe.

"Chrestomathie Bambara. Textes originaux Bambara avec traductions allemandes et françaises". Cet ouvrage s’adresse d’abord aux étudiants désireux d’apprendre le bambara, mais aussi à toute personne qui aimerait s’informer sur l’histoire, la géographie et les mœurs et coutumes du Mali.

057 | Traoré, El Hadj Sadia (1989). Sentences et proverbes bamanan (expliqués en bamanan et en français). Bamako : Editions Jamana.

058 | Traoré, Karim (2000). Le jeu et le sérieux. Essai d’anthropologie littéraire sur la poésie épique des chasseurs du Mande (Afrique de l’Ouest). Köln : Köppe.

En annexe, on a reproduit les deux textes de chanson d’Oumou Sangaré 'Bi furu / Le mariage aujourd’hui' et 'Sigikurunnin / Le petit siège' de son cd 'Ko sira ', World Circuit WCD036 (1993).

059 | Travélé, Moussa (1923). Proverbes et contes bambara (accompagnés d’une traduction française et précédés d’un abrégé de droit coutumier). Bambara et Malinke. Paris : Geuthner.

060 | Zeutschel, Monika (1996). Chansons de jeunes filles bambara du Mali. 2 volumes : vol.1 (analyse), vol.2 (textes des chansons et traduction). Mémoire de maîtrise (dir. Jean Derive). Litt. gén. et comp., Paris III. Paris : .

Ouvrages monolingues bambara :

061 | . An benbaw maanaw no.2. Ntonimba : CFC.

"Récits sur nos ancêtres". Livre d’histoire, concernant Ségou, le Kaarta, le Kènèdougou, le Maassina.

062 | . Geseda falentan. : .

"Le grand fil de trame sans fil de chaîne". 3 contes philosophiques.

063 | . Jègèmònbaarada. : .

"La pêche". Livre de lecture pour débutants.

064 | (1966). Dauda ni a ta saga. Korhogo, Côte d’Ivoire : Mission Baptiste.

"David et son mouton". Livre pour la jeunesse.

065 | (1979). Sèbèn ko nyuman. Bamako : Bènba Kan Dungew.

"Bien écrire". 14 leçons pour bien écrire le bambara. Exemples et textes.

066 | (1981). Bamanan ntalenw kalan ko. : Centre de Littérature Evangélique.

"Lecture des contes bambara".

067 | (1981). An ka jamana baro n’a nsiiri n’a maana dow. Bamako : Mali Kalanso Minisiriso.

"Quelques récits, contes et histoires de notre pays". Livre de lecture pour la 3e année.

068 | (1989). Bani nyènèma. Bamako : Balikukalan baarakèda.

Récits de chasse de Bantoma Sanogo.

069 | (1990). Natalenw, donkiliw bee la duman. Bamako : CDCL.

"Chants, les meilleurs contes". Contes et chants religieux.

070 | Bailleul, Charles . Bambara. Contes 1. : .

23 contes bambara de la région de Faladyè.

071 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série A. 1er livret. Faladjè : .

11 contes bambara dont le conte no.10 uniquement est traduit en français. Pour l’apprentissage du bambara

072 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série B. 1er livret. Falajè : .

5 contes bambara.

073 | Bailleul, Charles alias Nco Kulubali (1975). Contes Bambaras. Série C. 1er livret. Falajè : .

2 contes bambara.

074 | Bailleul, / Dumestre, / Vydrine, (1992). Npogotigiw ni bilisiw. Sankiti-Peterburgu : Gafedilanso Eropukènè.

"Les filles et les diables". Conte repris de Charles Bailleul "Bambara. Contes 1".

075 | Berete, Hamidu (1996). Fèn bèè fan. Bamako : Editions Jamana.

"L’œuf de toutes sortes de choses" ; livre d’enfant.

076 | Coulibaly, Fatoumata (2007). Musow ni Wale. Bamako : Editions Donniya.

"Les femmes et l’action" ; cet ouvrage est le premier roman-photo réalisé et produit en Afrique de l’Ouest en langue bambara.

077 | Coulibaly, Yoro (1986). Zankolon. Bamako : DNAFLA.

"Nzankolon".

078 | Doumbia, Siyaka / Sangaré, Bakary (1996). An ka yèlè dòònin. Bamako : Editions Jamana.

"Rions un peu". Contes amusants et joyeux.

079 | Dumestre, Gérard / Maïga, Ismaël (1993). Baabu ni baabu. Paris : Editions du MRAP/Différences.

Recueil de 46 textes de lecture sur des sujets variés et provenant à la fois de genres traditionnels (contes, proverbes, fragments d’épopée, théâtre kotèba) et modernes (poèmes, articles de journaux...) : éléments de vocabulaire et questions sur le texte.

080 | Dunbiya, Siyaka (1997). Walenyumandonbaliya : . Bamako : Editions Jamana.

"Ingratitude : ".

081 | Ecole ouverte des Bourseaux, Saint-Ouen-l’Aumone (1998). Lambidou et autres contes bilingues. Texte en français, en bambara, en wolof. Coll. "Jeunesse l’Harmattan". Paris : Harmattan.

082 | Jaabi, Musa (1992). Maraka Madi ni Bamanan Madi. Raconté par Jeli Baba Susoko. Bamako : DNAFLA.

"Le Maadi soninké et le Maadi bambara". Une épopée.

083 | Jaabi, Musa (1993). Ntèntènw n’u Jaabiw : nin gafe in dilanna balikukalan baarada ni "OCED" ka jèkabaara kònò. . : DNAFLA & OCED.

"Devinettes et leurs réponses". Cahier comprenant 100 devinettes, figure aussi sous le titre 'ntèntèn ntènmasa e ko di ?' ; voir la photo en bas.

084 | Jaabi, Musa (2000). Ngonikoro bama : conte bambara. Transcrit et traduit par Moussa Diaby. Coll. "Epopée". : Editions Jamana.

"Le crocodile de Ngonikoro". Une épopée.

085 | Jakite, Baba (1992). Nsiirinw ni ntalenw. Bamako : .

"Contes et proverbes". 5 contes et 4 proverbes, repris de l’ouvrage 'Baabu ni Baabu'.

086 | Jakite, Famusa (2000 env.). Bi ni masakè denkè. : Le figuier.

"Bi et le fils du roi". Adaptation de 'L’Histoire du Caneton laid'.

087 | Jara, Bubakar (1985). Afiriki ka hadamaden ni fasojamaw ka josariyasun. Niamey : OUA-CELHTO.

Note : traduction de la 'Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples'.

088 | Jara, Bukari (1996). Poyi. : UNESCO & Bamako : Ministère de l’Education de Base.

"Poèmes".

089 | Jara, Yakuba (1997). Nasunba ni kòmò. : Le Figuier.

"Nasunba et l’association de kòmò". Bande dessinée ; le kòmò est une des institutions initiatiques bambara ; bande dessinée.

090 | Jarasuba, Caka (1991). Koorokaara y’a ta juru sara cogo min suruku la. Bamako : Editions Fayida.

"Comment la tortue se venge sur l’hyène".

091 | Jarasuba, Caka (2000 env.). Diden, lakalilen denmisènninw ye. Bamako : Editions Fayida.

"L’abeille, racontée aux enfants". Livre spécialisé sur l’abeille pour la jeunesse.

092 | Jarasuba, Caka / Nyakate, Mamadu (1991). Bènkè dononkòrò tòr’a ka yèrèfo la. Bamako : Editions Fayida.

093 | Jarasuba, Siyaka (1984). Munna ntori bè balo ji kònò. Bamako : Editions Fayida.

"Pourquoi la grenouille vit-elle dans l’eau ?". Livre pour la jeunesse.

094 | Jigifa, T.D. (1973). Miiri de bè nyò kè dòlò ye (nsiirinw). Siri 1. Bamako : .

"C’est l’esprit qui transforme le mil en bière (contes)".

095 | Jigifa, T.D. (1976). Poyiw. Bamako : .

"Poèmes".

096 | Jiyono, Zan (1992). Jirituruzan. : OAPF-DNAFLA.

"Jean le planteur d’arbres", d’après le texte de Jean Giono.

097 | Kamara, Idirisa (1996). Donon kasira : poyi. : La Sahélienne.

"Le coq chanta : poèmes".

098 | Kane, Kako (1998). Nansaaratile tun y’a danmako ye. Bamako : Le Figuier.

"L’Epoque européenne était une exception". ??

099 | Keyita, Gabukòrò (1979). Sunjata Keyita ka maana. Bamako : E.D.I.M.

"Histoire de Soundjata Keïta". Récit recueilli auprès de Gassiré Keïta, chef de village de Soso (nord de Bamako), par son fils.

100 | Konare, Alifa Umaru / Konare, Adamu Ba et al. (1997). Mali donbaw. Bamako : Editions Jamana.

"Grandes dates du Mali". Traduction de l’édition française (Bamako : Imprimeries du Mali, 1983). Avec indexe bambara-français.

101 | Konare, Dènba / Jaabi, Musa / Sanogo, Amadu (1989). Masalabolow. Poyiw. Bamako : DNAFLA.

"Textes. Poèmes".

102 | Konate, Musa (1996). Jakuma kegunnin. Bamako : Le Figuier.

"Le petit chat rusé".

103 | Konate, Musa (1996). Aladen ni jinèmori lanpan. Traduit par Basiriki Ture. : Le Figuier.

"Aladin et la lampe merveilleuse". Adaptation bambara.

104 | Konate, Musa (1996). Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.

"Ali Baba et les quarante voleurs". Adaptation bambara.

105 | Konate, Musa (1996). Baru n’a basinamuso jugu. Bamako : Le Figuier.

"Barou et la méchante belle-mère".

106 | Konate, Musa [1996]. Kònòninbulama. Bamako : Le Figuier.

"Petit oiseau bleu".

107 | Konate, Musa [1996]. Surukuba ni Fafa kegunman. Traduit par Basiriki Ture. Bamako : Le Figuier.

"La grande hyène et Fafa, le rusé".

108 | Konate, Musa (1997). Sitan dennin faratilen. Bamako : Le Figuier.

"La fille Sitan en danger". Adaptation bambara du conte 'Le Petit Chaperon rouge et le Loup'.

109 | Kònè, Alikawu / Ture, Musa (1989). Cèmandali Babilen. Bamako : Editions Jamana.

"Bablé de Tièmandali". Récit épique écrit par Musa Ture.

110 | Kònè, Kassim (1995). Bèlèdugu Jamana. West Newbury : Mother Tongue Editions/An fasokan.

"Le pays de Bèlèdougou".

111 | Koné, Yacouba / Konaté, N’Golo (2003). Sinbon : récit de chasseur. Cape Town : Centre for Advanced Studies of African Society.

"Le grand chasseur".

112 | Konta, Mahamadou (1994). Npalan. Bamako : Librairie Traoré.

"Sacoche". Livre de poèsie.

113 | Kulibali, Adama Jokolo / Wulale, Berehima / Berete, Adama (1994). Nsiirin : nin kèra kungosogow ye. Bamako : La Sahélienne.

"Conte : il était une fois des animaux sauvages".

114 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Denmisènnin-Tulonw. Bamako : Editions Donniya.

"Jeux d’enfants". Livre d’enfant, illustré.

115 | Kuyate, Jabate Orokiatu (2008). Mali Nsiirinw. Bamako : Editions Donniya.

"Contes du Mali". Livre d’enfant, illustré.

116 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : Dugutaa dògòjòmòbili la. Bamako : Editions Donniya.

"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le voyage en bachée".

117 | Maloka Ture, Basiriki (1999). Tijani ni Jènèba ka kabakomaanaw : jinèmorikè ka warabilen. Bamako : Editions Donniya.

"Histoires étonnantes de Tidiane et Djeneba : le singe du magicien".

118 | Nyakate, Mamadu / Jakite, Baba (1991). Kalanjè ni sèbènni. San filanan. Bamako : IPN.

"Lecture et écriture. 2e année". 68 textes de lecture, suivis d’explications et de questions.

119 | Nyakate, Mamadu (1992). Nsiirin : Surukuba tun b’a fè ka Ala ye. Bamako : .

"Conte : la vieille hyène qui voulait voir Dieu".

120 | Nyakate, Mamadu / Jarasuba, Caka (1999). Koorokaara sera ka Wagadugu masakè denmuso furu cogo min. Bamako : Editions Fayida.

"Comment la tortue a réussi à se marier avec la fille du roi de Ouagadougou".

121 | OHCHR (1996-2005). Hadamaden josiraw dantigèkan, 1948. http://www.ohchr.org.

Version bambara de la "Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948)". Voir ici : http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Documents/UDHR_Translations/bra.pdf (en PDF).

122 | Pomerantz, Charlotte (1992). Faamamuso ani jikan sòròdasinyèmògò. Traduit par Dramane Dembele. Bamako : Project ABEL/MEN-USAID.

"La princesse et l’amiral". Livre pour la jeunesse.

123 | Sanogo, Amadu (1986). Tunga. Bamako : Balikukalan baarada gafedilanyoro.

"Exode". Bande dessinée en bambara.

124 | Sèn Tègiziperi, Antuwani De (1989). Masadennin : Bubakari Jara y’a bayèlèma. Traduit par Boubacar Diarra. Bamako : Editions Jamana.

"Le petit Prince". Traduction du livre d’Antoine de Saint-Exupéry.

125 | Sidibe, Tumani Yalam (1982). Misikunkolo. Bamako : Imprimérie.

"Tête de vache".

126 | Sidibe, Tumani Yalam (1992/1996). Cè jalamugufintigi (oroman tila 2 kònò). Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.

"L’homme au turban noir (roman en 2 parties)". Nouvelle : un quartier de la ville est menacé de destruction.

127 | Sidibe, Tumani Yalam (2000). Basa ku n’a ka dingèda. Bamako : CMDT & Imprimérie Kibaru & Librairie Traoré.

"La queue du margouillat et l’entrée de son trou" ??.

128 | Sisòkò, Jeli Baba . Basajalan-Zanbilen. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : DNAFLA.

"Zan le rouge". Long récit du Diéli Baba Cissoko.

129 | Sisòkò, Jeli Baba (1977). Daa ka kòrè kèlè. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : Editions Populaires.

"La guerre de Korè de Daa". Long récit sur la rivalité entre Ségou et Korè.

130 | Sisòkò, Jeli Baba (1986). Lamidu Soma Nyakate. Transcrit et traduit par Kalilou Téra. Bamako : E.D.I.M.

"Soma Nyakaté de Lamidou". Long récit sur la belle Nyagaté Tarawélé.

131 | Sisòkò, Kabinè / Kesteloot, Lilyan / Dumestre, Gérard / Tarawele, Jean-Baptiste (1979). Jònkolonin kèlè. Bamako : E.D.I.M.

"La prise de Dionkoloni".

132 | Sogoba, Salif et al. (2000). Nsiirinw ! Nsanaw ! Ntèntènw ! Bamako : Société Malienne d’Edition.

"Contes ! Proverbes ! Devinettes !". Collection de contes, proverbes, devinettes et calembours. Ses auteurs viennent du programme rural d’alphabétisation du CALAN-Mali, organisation non-gouvernementale. Cet ouvrage fait une partie du projet pour promouvoir les langues africaines comme langues d’instruction. Les contes et proverbes sont éducatifs, les calembours permettent aux enfants de pratiquer la prononciation de la langue ; CALAN (Kalan) = Club des amis des langues nationales du Mali.

133 | Susòkò, Mariyan-Madi (1988). Wagadu fo Sudan. Bamako : Editions Jamana.

"Du Wagadou au Soudan". Les grands chapîtres de l’histoire du Mali, de l’Empire du Ghana à la conquête coloniale.

134 | Tangara, Isebere Jahara (2005 env.). Terimuso saba. : Kalan Diya.

"Trois Amies".

135 | Tarawele, Dafidi (1981). Ala ye muso ke fenba ye. : Balikukalan Baarada.

"Dieu a fait de la femme une créature importante". Enseignement dispensé lors de la réunion des chrétiennes de Kolokani.

136 | Tarawele, Daramani (1991). Fasoko. Bamako : Balikukalan Baarada.

"La Patrie". Poèmes.

137 | Tarawele, Daramani (1994). Maana ncinin nyògòndan sèbènni bamanankan na : (1993 san nyògòndan). Bamako : Editions Jamana.

138 | Tarawele, Daramani (1994). Hakilimaya. Bamako : Librairie Traoré.

"Intelligence".

139 | Tarawele, Daramani (1994). Warabilen ni ba ka teriya. Bamako : Librairie Traoré.

"L’amitié entre le singe et la chèvre".

140 | Tarawele, Daramani (1995). Tarikuw : Kaarata bamananw, Segu bamananw, Masina fulaw. Bamako : Librairie Traoré.

"Histoire du royaume bambara du Kaarta, du royaume bambara de Ségou et du royaume peul du Macina".

141 | Tarawele, Daramani (1996). Nsiirin : N y’a ta nin na k’a bila nin na. Bamako : Editions Jamana.

"Conte : Prendre et laisser". ??

142 | Tarawele, Daramani (1996). N y’a da surukuba la : (nsiiringafe). Bamako : E.D.I.M.

"Il était une fois une grande hyène : (recueil de contes)".

143 | Tarawele, Daramani (1998). Manden fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.

"L’Empire du Mali : (histoire du Mali)". Livre d’histoire.

144 | Tarawele, Daramani (1998). Kòròbòròjamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.

"L’Empire Sonraï (histoire du Mali)". Livre d’histoire.

145 | Tarawele, Daramani (1998). Kènèdugu fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.

"Le Royaume du Kénédougou (histoire du Mali)". Livre d’histoire.

146 | Tarawele, Daramani (1998). Soninkejamana fanga (Mali tariku). Bamako : Kalan Diya.

"Le Royaume de Jaara (histoire du Mali)". Livre d’histoire.

147 | Tarawele, Daramani (2000). Bakarijan, muso fila jèden : maana. : Kalan Diya.

"Le Grand Bakari, enfant de deux femmes : une histoire".

148 | Tarawele, Daramani (2000). Hadamadenya taabolow : ladilikanw. Bamako : Kalan Diya.

"Les principes de l’humanité : conseils". Divers contes pour connaître et comprendre l’humanité.

149 | Tarawele, Daramani (2000 env.). Balimamusoden. : Kalan Diya.

"L’enfant de la sœur".

150 | Tarawele, Daramani (2001). Fasoko 1. : Kalan Diya.

"Géographie locale 1".

151 | Tarawele, Daramani (2002). Mara walawalanni : Fasoko 3. : Kalan Diya.

"Développer les régions : géographie locale 3".

152 | Tarawele, Daramani (2003). Kukalatigi. : Kalan Diya.

"La femme avec queue".

153 | Tarawele, Daramani (2003). Npogotigininw. : Kalan Diya.

"Filles".

154 | Tarawele, Sumayila Sanba (1989). Maya ni Taya. : Sahélienne/Jamana.

"Maïa et Taïa".

155 | Tarawele, Sumayila Sanba (1996). Kuruma tariki. Bamako : La Sahélienne.

156 | Tera, Jòb (199?). Karimu ni Kaja. Bamako : La Sahélienne.

"Karim et Katia".

157 | Tera, Kalilu . Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.

"Contes et histoires".

158 | Tunkara, Seku (1981). Nsiirinw ni maanaw. Bamako : E.D.I.M.

"Contes et histoires".

159 | Wulale, Burehima (1994). Sirabara. Bamako/West Newbury : Mother Tongue Editions.

"Tabatière".

160 | Wulale, Burehima (1995). Kalanjè ni degeliw. Bamako : La Sahélienne.

"Lecture et Exercises". Textes.

161 | Wulale, Burehima (1995). Kèko ye fòko ye. Bamako : La Sahélienne.

"Faire et Dire". Récits autour de l’histoire de Ségou, ainsi que sur les animaux et les villages de la région ségovienne.

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Amusez-vous bien avec la lecture bambara. Une aventure, un enrichissement sans limites, promis !

Hery

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SO
Songhai73 13 years ago
Livre de Shindouk Ould Najim "Je reviendrai à Tombouctou"
bonjour info sur ce livre , dont je suis en pleine lecture ! " Ce document porte un regard inédit sur le conflit et donne , pour la première fois , la parole à un chef Touareg . il a accepté de raconter son histoire étonnante et de partager son sentiment sur les événements ..." co-écrit avec Laurence Aïda Ammour et JL Peduzzi bonne lecture en espérant la paix dans ce pays ! francia
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TA
Taamaden 13 years ago · Lapirogue
Tombouctou dans la tourmente (Mali)
Petits films : "Tombouctou dans la tourmente"

Chers amis de la ville de Tombouctou,

pour votre information, l'IRIN (service d'information de l'office des Nations Unies pour la coordination des activités humanitaires) a posté sur Youtube neuf petits films tournés à Tombouctou depuis le départ des groupes armés. Les sous-titres en détail sont : Le Guide touristique – Le Boucher – Les Soldats – Le Maire – Les Déplacés – Les Imams – L'Humanitaire – La Griotte – L'Enquêteur. Durées entre 2 et 11 minutes ...

Pour y accéder, voici le lien :

http://www.youtube.com/watch?v=GyJlM8XULjk&list=PLN9lQ3MisbfG8QxbT4FaAnUB0aEV3eqig

Bien amicalement, Hery
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TA
Taamaden 13 years ago · Khalem
Contes du Mali (en bambara/français): "La pierre barbue"
Contes du Mali

Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.

Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).

La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...

Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :

FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE

– Texte en bambara :

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.

– Texte en français :

Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.

– Traduction interlinéaire :

Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.

Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :

Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air

ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.

Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement

ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.

Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !

Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.

Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :

Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.

O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,

ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.

Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?

Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.

Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.

Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.

a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.

Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.

Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle ��� partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.

Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?

Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?

Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?

Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?

Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !

Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !

Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !

Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...

Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.

I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !

Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !

Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – cè – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !

Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.

Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )

Bonne lecture !

Herbert

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CH
Cherokee2007 13 years ago · Kola
Un roman qui se passe au Mali
Présentation de Terminus Paradis Une Afrique authentique, concrète, la vie quotidienne dans un hôtel de luxe décati, où l’on trouve des paumés du bout du monde, Moïse le voyageur, Zakif le tenancier du bar, Ibrahim le fils du pays et le consul de France, en panne lui aussi, qui passent leurs nuits à boire en dissertant sur une liberté qu’aucun d’eux ne semble pratiquer. Cela se passe à Gao, la grande ville du Nord, au Grand Hôtel Terminus Paradis avec ses habitués qui trafiquent au milieu des touristes en groupe organisé, et au bar à Zakif où la clientèle est moins raffinée. Des relations troubles se nouent entre les riches et les pauvres, entre les étrangers et les seigneurs du désert, entre Moïse et la belle Antinéa, mais aussi entre les vivants et leurs disparus. Quelle vieille histoire lie tous ces gens qui prétendent ne pas se connaître ? Il n’y a pas : pour sortir de l’impasse, il faudra raconter, il faudra remonter les années, revivre l’affaire qui entoure la naissance de Moïse. Le seul survivant d’autrefois.

Roman africain, roman exotique, roman initiatique, roman parodique ou roman d’aventure, autant de catégories dans lesquelles on ne saurait classer Terminus Paradis qui, au-delà de toutes ces facettes et facéties, avec son exotisme et son lot d’aventure, parle d’un voyage plus essentiel, plus universel, parce que simplement humain. Derrière les histoires, c’est un livre qui parle de la peur, de toutes les peurs. Les pirates du désert s’emparent des voitures et laissent leurs passagers dans le sable, l’incident de parcours devient le déclencheur d’une descente aux enfers, car le vrai voyage, celui qui vaut la peine d’être tenté, c’est celui qu’on entreprend immobile. D’un monde à l’autre, un voyage qui tourne mal, une expédition qui se perd et qui survit en autarcie, une petite société coupée des hommes et qui refait le monde selon ses principes. Une Afrique mythique, où le désert est une allégorie du monde, le grand vide où l’imagination prend le relais de la vérité. C’est un lieu absolument pur où chacun devient exactement ce qu’il choisit (saint ou sainte, prophète, mère, amant, ivrogne, écrivain et peintre) et peut expérimenter ses phantasmes jusqu’au bout et sans limite. On ne connaît plus ni loi ni respect mais la surenchère dans la folie que les uns appellent absolu et les autres frénésie. Le désert ne vous laisse rien et vous donne en échange tout ce que vous voulez : secte, oasis inconnue, trésor inépuisable, concupiscence et jalousie, tous les ingrédients d’un roman d’aventure s’y trouvent réunis. L’humour accompagne toujours la narration, certains personnages tendent vers la caricature, ailleurs ce sont des notes plus discrètes qui établissent une distance complice avec des personnages très humains.

D’un monde à l’autre, un fils et son père qui ne se connaîtront jamais, un fils ne voulant pas de son père ni de l’histoire familiale qui le tue. Angelo et Satamon sont très jeunes, à peine des adultes et ils ont à lutter contre leurs compagnons d’infortune pour défendre leur amour et leur enfant.

francoise.rullier@gmail.com
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TA
Taamaden 13 years ago · Kola
Recherche: le livre "Chansons de jeunes filles bambara du Mali"
Bonjour !

Je suis à la recherche d’un mémoire de maîtrise sous forme de volume (siiiii ça existe, mais j’ai des doutes de plus en plus). Voici les données disponibles à moi ...

MONIKA ZEUTSCHEL ; dir. Jean Derive

"Chansons de jeunes filles bambara du Mali"

2 volumes : vol.1 (analyse ; 98p.), vol.2 (textes des chansons et traductions ; 85p.)

Mémoire de maîtrise : Littérature générale et comparée : Paris III, 1996.

Monika Zeutschel est Allemande et ancienne élève de Gérard Dumestre, professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue (bambara) à l’Institut national des Langues et Civilisations orientales à Paris (Langues'O, Paris VII), entre-temps en retraite.

Dernière question (par sage précaution) : en France, les universités entretiennent-elles des services (payants) pour demander des travaux scientifiques en copies (mémoires, dissertations etc.) ?! En Angleterre, ça va bien.

Merci d’avance !

Herbert
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TO
Toy56 15 years ago · Audrey499
Livre "De Gao à Goa" de Maryse Herman
bonjour, J'aimerais vous signaler la parution d'un livre passionant à lire avant ou pendant le voyage."De Gao à Goa" de Maryse Hermann. C'est un roman, mais tous les faits et annecdotes sont vraies et vécues par l'auteur qui a parcouru entre autre l'afrique et l'Inde où se passe l'histoire.Très bons moments de lecture qui donne aussi à réflechir... IL faut le commander chez L'Harmattan,

Bonnes lectures (les bénéfices serviront pour un projet "humanitaire" cher à l'auteur que je connais de longue date)
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HE
Hery 16 years ago · Songhai73
Tombouctou et son patrimoine écrit (Mali)
« The manuscripts reveal that black Africa had literacy and intellectualism – thus going beyond the mere notion of Africa as a continent of ‹song and dance›» (John O. Hunwick)

LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU

«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...

Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...

Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.

On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.

Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.

Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.

Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...

Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.

La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...

Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.

Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...

YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)

YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu

Timbuktu Manuscripts Project

hgb
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TH
Thierry8334 16 years ago · Arlisane
Le Mali à l'antenne... pour les nostalgiques
🙂Bonjour à tous, Hier soir sur ARTE HD je suis tombé par hasard sur un très beau documentaire avec de magnifiques images sur le fleuve Niger, qui m’a fait retourner sur les lieux de mon voyage au MALI en septembre ; SEGOU, DJENNE, MOPTI, LE LAC DEBO …

Ce reportage intitulé « Niger, fleuve génie » qui s’inscrit dans la thématique d'une série de documentaires sur les : « fleuves du monde » (tournée en HD), est désormais visible sur le site de ARTE et sera rediffusé le 03/08.

Pour les amoureux du MALI et des voyages, si vous n’êtes pas à l’autre bout du monde à ce moment là, L’émission « faut pas rêver » sur France 3, sera également entièrement consacrée au MALI ce vendredi 30/07 à 20h35… à vos télécommandes !!! 🙂
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MV
Mvbergen 17 years ago
Guide Bradt Mali (troisième édition): errata Ségou
Revenu depuis peu d’un voyage au Mali, j’ai utilisé la nouvelle édition du Bradt.

Si globalement, il est tout à fait adéquat et à l’avantage (contrairement à plusieurs autres titres que des voyageurs utilisent là-bas) de ne consacrer sa pagination qu’uniquement à cette destination, il y a quelques coquilles concernant Ségou.

Le Grand Hôtel de France a peut-être été « Grand » et « de France » mais à l’heure actuelle, depuis le décès du proprio, il fait office de bordel. Il n’est bien évidement pas complet (…) et les chambres ont des occupantes « particulières »

Une possibilité d’hébergement « alternatif » (en plus des hôtels plus classiques) est de loger au CNAR (prononcez Cénar) situé à une petite centaine de mètres du Soleil de Minuit mais LA solution tant du point de vue budget que (surtout) du point de vue tranquillité (échapper à toute cette faune de « guides » de tous poils) est de dormir au Centre Gabriel Cissé. Il ne fait pas partie à proprement parler de la mission catholique mais est bien un lieu tenu par les religieuses qui acceptent d’héberger des voyageurs.

Comme pour toutes les missions, ce n’est pas un hôtel et les possibilités éventuelles d’hébergement ne sont pas orientés en priorités vers les touristes. Il n’est dès lors pas garanti que vous y trouviez un toit mais cela vaut toujours la peine d’essayer.

Comme il se doit, les rabatteurs de tous poils vont (comme partout) vous préciser que la mission est fermée. Sauf exception (pour travaux ou rénovations), cela n’est bien évidement pas vrai…

La taxe touristique mentionnée à 500CFA pour les villages avoisinants (dont Ségoukoro et les villages de pécheurs) est montée à 2500CFA et il y a un accord (au moins tacite) entre piroguiers pour interdire la traversée aux touristes avec les pirogues qu’empruntent les habitants et villageois des alentours.

Il ne vous reste comme solution que l’affrètement d’une pirogue à un tout autre tarif…

Seul point positif à Ségou, l’excellent petit restaurant d’un ancien aide cuisinier du Djoliba, il se trouve en face de celui-ci, dans la rue (en terre battue) qui longe le supermarché. Excellente cuisine et tarifs amicaux. C’est une « paillotte » ou un kiosque mais comme vous vous y arrêterez pour y manger, seul ce qui est servi dans l’assiette compte. Si c’est le décor qui vous importe, allez ailleurs mais vous aurez tord !

Michel
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