Popular discussions · Niger
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

ZE
Zezettedez 6 years ago · Poticar
Réflexion sur les ONG au Mali (et au Niger; NDLR)
Des humanitaires tues lors d un safari..... Quelle ironie, meme si j ai beaucoup de peine pour eux et leurs familles. les reactions ne sont elles pas exacerbees parce qu ils etaient"benevoles" et non de stupides touristes a qui on avait dit de ne pas aller au Mali? Apparemment, quand on est ONG, on peut faire n importe quoi, et on n est pas si benevoles que ca. Engagez vous comme disait l autre. Valerie
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MA
Magalie 11 years ago · Pat01255
Traversée Algérie-Niger?
Bonjour, Je souhaite effectuer une traversée du sud algerien jusqu'au Niger au mois d'Aout, je cherche des contacts pour des transports ainsi que pourquoi pas un compagnon de voyage... voici mon mail:sonnevillemagalie@yahoo.fr mon blog:mangalina.skyblog.com
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TA
Taamaden 12 years ago · Djalma
Un anthropologue analyse la situation au Niger (janvier 2015)
Article tout actuel de l'anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan (Niamey, Marseille) qui pourrait vous intéresser. Olivier de Sardan vit et travaille la plupart du temps au Niger, à Niamey, où il a cofondé le LASDEL, Laboratoire d'Études et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local :

Bonjour

Veuillez trouver ci-joint, écrite en réponse à divers amis qui m’ont demandé des infos sur la situation au Niger, une analyse qui n’engage que moi, après ces deux journées terribles, marquée par des manifestations très violentes à Zinder puis Niamey contre la « une » de Charlie-Hebdo, au cours desquelles des églises (ou temples) et des bars ont été particulièrement ciblés (le siège d’Orange et le centre culturel français de Zinder ont été aussi brûlés)

1. Si la « une » de Charlie Hebdo était compréhensible et défendable dans un contexte très « parisien », elle constituait évidemment une provocation délibérée et grave vue depuis le monde musulman (toutes tendances confondues, et même si on peut penser que ce dessin ne méritait pas une telle réaction). Autrement dit les conséquences actuelles était entièrement prévisibles, et il me semble très irresponsable de la part de l’équipe de Charlie-Hebdo de ne pas en voir tenu compte.

2. Bien évidemment, l’ampleur des manifestations à Niamey ne peut s’expliquer seulement par cette « une ». Celle-ci a constitué une occasion en or (ou un prétexte) pour que s’exprime une tendance intégriste en progression constante au Niger, plus ou moins sympathisante de Boko Haram.

3. Mais Boko-Haram (qui reste encore très lié au contexte spécifique du Nord-Est du Nigéria, et maintenant du Nord Cameroun) ne fait pas (encore ?) du Niger une terre de combat, et n’était sans doute pas directement à la manoeuvre ; la manif n’était pas dirigée par ses membres. C’est là essentiellement la première apparition publique importante d’une idéologie « pro-Boko Haram », certes floue, et n’impliquant pas nécessairement un ralliement, qui est interne à la société « nigérienne »

4. Cette idéologie s’est manifestée de façon évidente dans le fait de prendre pour cible des églises et des bars. C’est la première fois au Niger que la religion chrétienne est attaquée de façon violente, meurtrière. Beaucoup d’entre nous sommes atterrés.

5. Cette même idéologie s’est aussi développée indépendamment de Boko Haram depuis deux décennies, à travers l’emprise croissante du fondamentalisme intolérant et du wahabisme, promus par l’Arabie saoudite et le Qatar, à coups de financements, de formations de clercs et de propagande. On a eu ainsi le rejet du code de la famille, les attaques contre les festivals de modes, ou encore des jeunes filles parfois molestées au marché pour leurs tenues trop occidentales. Les milieux populaires sont particulièrement touchés par cette idéologie : jeunes chômeurs ou demi-chômeurs surtout, mais aussi au-delà, écoliers, élèves coraniques, étudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple)

6. Evidemment, la question est alors de savoir pourquoi l’extrémisme jihadiste séduit autant de Nigériens, malgré sa folie meurtrière. Bien sûr c’est d’abord parce que Boko Haram attaque l’Occident. Le sentiment anti-français persiste, avec les comptes non soldés de la colonisation et de la Françafrique (d’où l’attaque d’Orange et du centre culturel français). Mais il est relayé par un sentiment anti-occidental plus général, qui est alimenté par la morgue américaine, comme par la morgue des experts et des donneurs de leçons du développement, et la dépendance/mendicité envers l’Occident (d’où, à l’époque, l’approbation populaire assez large de l’attentat du 11 septembre)

7. Mais Boko Haram attaque aussi l’Etat national et la nomenklatura musulmane : ceci aussi séduit au Niger. où le rejet de la classe politique nigérienne est massif et profond, lié à la corruption croissante, à l’enrichissement débridé des élites, à l’importance du chômage, à l’échec de l’école occidentale

8. Au bout du compte c’est Boko Haram qui empoche la mise et devient le réceptacle de toutes les frustrations, car seul il s’attaque à l’ensemble des élites en place, et seul porte un changement radical. Il joue en un sens le même rôle au Nord Nigéria, au Nord Cameroun et au Niger que l’extrême droite en Europe (de même que les jihadistes au Mali).

9. En termes gramsciens, l’idéologie extrémiste a donc désormais une implantation populaire (tout en restant largement minoritaire) et gagne continuellement des points dans la bataille idéologique, dans le cadre d’une configuration générale de l’arène religieuse nigérienne qui est de plus en plus favorable aux versions salafistes de l’Islam, ceci d’autant plus que les versions modérées de l’Islam, bien que majoritaires, se taisent, plus ou moins apeurées et débordés par les surenchères, et ne mènent pas vraiment la bataille idéologique.

10. Une preuve évidente de cette démission de l’islam modéré comme de la classe politique est qu’il n’y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face à Boko Haram. Il est très grave qu’aucune manifestation n’ait jamais été organisée à Niamey en soutien aux victimes nigérianes de Boko Haram, que ce soit pour les lycéennes enlevées, ou après l’attentat contre la mosquée de Kano, par exemple. Personne n’a bougé, ce qui contraste évidemment tristement avec la réaction française face aux attentats contre Charlie Hebdo et la supérette kasher.

11. Même après ces deux jours, et les 10 morts et les églises et les bars incendiés, on attend toujours une condamnation claire et ferme par les partis ou les associations islamiques. La bataille idéologique n’est pas menée.

12. Aujourd’hui, le plus gros danger serait que les partis d’opposition soufflent sur les braises, et tentent d’instrumentaliser cet islamisme pro-Boko Haram pour déstabiliser le régime. Beaucoup d’analystes nigériens le pensent, et c’est ce que dit le gouvernement. Pour certains, ces manifestations auraient été plus ou moins organisées en sous-main par l’opposition. L’ennemi principal serait donc pour les partis d’opposition le pouvoir actuel, et ils seraient prêts à s’allier contre lui avec les extrémistes musulmans (autrement dit avec le diable). Evidemment, l’ennemi principal aujourd’hui au Niger est Boko Haram, bien plus dangereux pour nous que le Sud de la Lybie ou le Nord du Mali (et bien plus dangereux que Charlie-Hebdo, ajouterai-je !!)

13. Espérons que des leaders des partis d’opposition démentiront de tels soupçons et dénonceront les meurtres et les incendies d’églises et de bars.

Rêvons un peu : Et si, demain, une grande manif se déroulait à Niamey, avec toute la classe politique, contre Boko Haram, pour la tolérance religieuse, avec des pancartes portées par des imams « je suis chrétien » ?
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SK
Skippy690 13 years ago · Missy86
Voyage à vélo: Niger ou Nigeria?
Bonjour à tous,

J'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: traverser l'Afrique à Vélo. Cependant il y a un léger problème pour passer de l'Afrique de l'ouest à l'Afrique centrale. Si je m'en tiens aux informations disponibles sur le site des ambassades de France, une escorte policière est obligatoire au Niger (indispensable ?), et indispensable au Nigeria, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais qu'en est-il dans la réalité ? Que me conseillez-vous à part prendre l'avion ? Sachant que je suis un homme, 28 ans, grand et très courtois, avec un certain humour.

Merci d'avance pour vos réponses !
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CH
Choucarde 14 years ago · Macknill
Vie à Niamey au Niger
Bonjour,

Je voudrais savoir comment c'est la vie à Niamey en famille... Coût de la vie, activités, ballades aux alentours, sécurité, école (primaire)...etc...

Merci!
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MU
Mumi 15 years ago · Amashegh
Tamasheq (langue touareg)
Bonjour

J'aimerais trouver des cours de tamasheq (Niger) même par correspondance ou des livres. Je vais voir des amis dans le sahara libyen régulièrement. Nous avons commencé un lexique mais lorsque je reviens en France je ne peux continuer. Je sais qu'il y a parfois des differences d'un pays à l'autre c'est pourquoi j'ai précisé le tamasheq utilisé au Niger. Merci pour votre aide.
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MO
Momo0142 16 years ago · Chllam05
Traversée Algérie-Niger?
bonsoir à tous qqun a des infos récentes sur cette traversé algerie niger et les contraintes qu'on peut avoir?
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PE
Pedrialib 17 years ago · Taloa
Itinéraire du Niger vers le Cameroun?
Bonjour à tous

mon projet est de me rendre en Afrique du sud en 2CV. Je pars de France fin novembre et compte passer par le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, Le Mali, la Guinée, peut être le Benin, le Togo le Ghana et la Cote d'Ivoire. Ensuite viendront le Niger le Tchad ou le nord Nigeria le Cameroun le Gabon, le Congo, l'Angola, la Namibie et enfin l'Afrique du Sud. Si j'y arrive !

j'ai un problème d'itinéraire. Je me demande si pour rejoindre le Cameroun depuis le Niger, il vaut mieux passer par le Tchad (piste avec beaucoup de sable) ou traverser le Nigéria soit par Maradi, Kano, Yola, soit par Diffa et Maiduguri. merci d'avance pour vos réponses. Dans le cas où je passerai par le Nigeria, où prendre le visa ?

Si certains d'entre vous souhaitent me rencontrer au cours de ce voyage et partager un verre, ce sera volontiers (dans ce cas j'enverrais un message quelques jours avant pour confirmer ou infirmer mon passage)

Prenez soin de vous et pour ceux qui le peuvent: bon voyage
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EL
Elaudy76 17 years ago · Ferdinant
France-Niger en voiture au mois de juin 2009: dangereux?
Voila j'envisage de partir au mois de juin en voiture jusqu'au Niger nous sommes deux et nous nous demandons si c'est risqué ou pas?? y'aurait il des gens qui partent en voiture en Afrique au meme moment??la traversée de la Mauritanie est dangeureuse faut il partir a plusieurs voitures?? Peut on passer en Mauritanie au Mali et au Burkina librement enfin sans trop de probleme??? J'attend votre avis avec impatience
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IS
Issaminio 17 years ago · HamadouBA
Recherche d'associations pour un voyage humanitaire au Niger ou autres pays de l'Afrique
Bonjour à tous,

C'est mon premier messages sur le forum. J'ai pu voir plusieurs des discussions concernant des voyages humanitaires en Afrique mais j'espère trouver plus de conseils et de propositions avec ce message.

Je viens de terminer mes études dans l'informatique (en attente des résultats...) et je voudrais m'engager pour des missions humanitaire dans n'importe quel domaine afin d'aider au maximum... "besoin de visiter l'afrique pour écraser mon ego..."

Je possède une énorme motivation et je voudrais vraiment m'investir pour aider et c'est pour cela que je vous demande de l'aide afin de donner et de consacrer une très grande partie de mon temps pour les autres.

Je vous remercie d'avance pour vos réponses et je suis vraiment ouvert à toute propositions pour cet été et après.

Cordialement, a très bientôt
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AU
Audadou 17 years ago · Vavoute
Travailler en développement humanitaire au Niger ou en Afrique
Coucou, ça y'est je viens d'avoir ma soutenance de Master 2 et je pense que je vais avoir mon DESS ( ça c'est super bien passé avec le jurry ) donc maintenant c'est le monde du travail qui s'ouvre à moi. Future diplomée d'un Master 2 Coopération Internationale Action Humanitaire et Politiques de développement ( DESS) à la Sorbonne je veux partir vivre en Afrique pour y travailler dans le domaine du développement ou de la coopération. J'ai effectué mon stage de fin d'étude au Niger de mai à octobre 2008 avec le GRET uen association de solidarité internationale et je souhaite y repartir pour m'y installer et travailler mais je ne suis pas réticente à vivre dans d'autres pays d'Afrique. Je recherche donc un emploi au Niger et en Afrique donc si vous avez des contacts, des sites ou tout autres propositions qui puissent m'aider dans mes démarches ça m'intéresse particulièrement. Merci d'avance
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TH
Thouz 18 years ago · Antouria
Libye-Niger ou Algérie-Niger par voie terrestre
j'ai le projet d'aller au Niger par l'Algérie ou la Lybie et je cherche des informations pour savoir quelle sera la solution la moins compliquée au niveau des formalités !... Je suis intéressé par l'expérience de ceux qui ont fait récemment ce parcours (l'un ou l'autre): difficultés administratives (invitation, changements des plaques, taxes diverses, etc...) et difficultés des pistes. Merci d'avance pour vous conseils !
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AZ
Azth 18 years ago · Moniclau
Coupeurs de route sur la route Cotonou-Niamey?
Salut, je pars pour Cotonou dans quelques jours, j'y passe 2 semaines et puis je voudrais aller sur Niamey. Je pensais prendre la route, j'ai appris dans ce forum même qu'il y a des bus qui font ce trajet, notamment la SNTV. Mais comme le voyage a lieu la nuit et qu'il est assez long, des amis me l'ont déconseillés en disant qu'il ya des brigands sur le chemin. Est-ce vrai?
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SC
Scourtoi 18 years ago · Archimade
En route pour Agadez! (Aïr, Niger)
Salut à tous ! Voici une tranche de vie, une tranche d'attente entre Timia et Agadez. Trois semaines pour faire 220 km... C'est une bonne moyenne 😉 Sam

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Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.

Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.

Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.

Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.

En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.

Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.

Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.

La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.

A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.

La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.

Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.

Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
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OL
Olivier75019 19 years ago · Comete07
Parc national du W (Niger)
Bonjour,

Mon ami et moi nous projetons cet hiver (fevrier 2007) d'aller au Niger afin de visiter le parc du W et de naviguer sur le fleuve Niger. J'aimerai avoir des renseignements et des avis sur ce parc( ex: nbre de jours, quels animaux peut-on voir, meilleure periode pour visiter...) et sur la navigation sur le Niger. J'ai aussi entendu parler d'une résèrve ou on peux voir des giraffes, est ce que cela vaut le coup?

Merci d'avance pour tous les informations et renseignement pratiques que vous pourrez me communiquer.

Olivier
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TA
Tabalot 20 years ago · Honnete
Mort au Niger dans l'air
le 1/12/05 mon frere est mort dans l'air à 60 km au nord d'agadez sur la route timia - agadez, en allant vers agadez dans une voiture 4x4; nous etions 6 dans la voiture avec le chauffeur et sans voir les meurtriers nous avons reçu 5 ou 6 balles par le coté droit; mon frere, le seul touché, a ete tué sur le coup, nous ne nous sommes pas arrétés et avons continué jusqu'à l'hopital d'agadez en 2heures 30; nous avons juste eu le temps de voir 2 ou 3 agresseurs armés au moment des tires, c'est tout: pas de barrage, pas de sommation; tirs de survenu brutale, sans prevenir; touaregs rebelles? bandits venus du djado ?, quel but ?? casser le tourisme ?? rivalités entre touaregs ou restes des années de rebellion de 1989 à 2000 ? personne ne sait; N'ALLEZ PLUS AU NIGER DANS LE TENERE ET L'AIR!!!! ET QUE TOUT LE MONDE LE SACHE !!!! OLivier
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