bonjour à tous,
après un mois passé en inde du nord, de retour en france, j'aimerais échanger avec des personnes qui sont parties en inde.
Avec une question : comment vivez vous votre retour d'inde...
avez vous l'impression d'avoir évolué personnellement après ce séjour ?
qu'est ce qui a changé dans votre quotidien ?
quel regard portez-vous sur la vie en france ?
à bientôt j'espère
Magalie
Travelers' reflections · Inde
Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Showing 31–45 of 45 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Il faut croire que le lancer de chaussure(s), ce geste de colère rendu célèbre par le journaliste irakien Mountazer Al-Zaïdi qui les avait jetées dans la direction de l'ancien président étatsunien Bush, ce geste donc, pourrait bien devenir une sorte de tradition en Inde...
Après Palaniappan Chidambaram, ministre indien de l'Intérieur, qui a évité de justesse une chaussure lancée par un journaliste manifestement mécontent de l'absence de réponse du ministre à une de ses questions, c'est Lal Krishna Advani, candidat BJP au poste de Premier Ministre, qui est passé tout près de se prendre une pompe en pleine face... Et, last but not least, le Premier Ministre, Manmohan Singh himself, a lui aussi été victime d'un attentat à la godasse...
Alors, aux grands maux, les grands remèdes. Les militants sont invités à se déchausser lors des meetings, et, si cela ne suffit pas, des filets anti-lancer de chaussures ont été installés...
On notera au passage qu'aucune "victime" n'a été touchée par une chaussure. Soit ces messieurs ont de très bon réflexes, soit les lanceurs manquent singulièrement de précision. Ce qui, au pays du cricket, fait un peu désordre...
Alors, aux grands maux, les grands remèdes. Les militants sont invités à se déchausser lors des meetings, et, si cela ne suffit pas, des filets anti-lancer de chaussures ont été installés...
On notera au passage qu'aucune "victime" n'a été touchée par une chaussure. Soit ces messieurs ont de très bon réflexes, soit les lanceurs manquent singulièrement de précision. Ce qui, au pays du cricket, fait un peu désordre...
Bonjour
Sur VF, un grand nombre de personnes ont une relation tres forte avec l'Inde, passion, tres grande attirance....
Moi meme je suis alle en Inde du Sud, 5 semaines dont 3 semaine dans un village perdu, c'est pas beaucoup mais ce n'est pas rien non plus. et bien sur ce pays est facsinant, mais je ne comprends pas pas pourquoi les personnes ont une relation aussi forte avec l'Inde ? Quel est le plus de ce pays ? l
Donc voila, je fais appelle a vous😉
Greg
Sur VF, un grand nombre de personnes ont une relation tres forte avec l'Inde, passion, tres grande attirance....
Moi meme je suis alle en Inde du Sud, 5 semaines dont 3 semaine dans un village perdu, c'est pas beaucoup mais ce n'est pas rien non plus. et bien sur ce pays est facsinant, mais je ne comprends pas pas pourquoi les personnes ont une relation aussi forte avec l'Inde ? Quel est le plus de ce pays ? l
Donc voila, je fais appelle a vous😉
Greg
Midnight Express pour un Belge en Inde
(15/03/2008)
© DH
À Arthur Road Jail, à 190 dans une cellule de 50, à manger du riz sec et à dormir en étages empilés l'un sur l'autre...
BRUXELLES La famille Vandelanotte, du photographe de mode belge Gaëtan Vandelanotte ayant notamment travaillé pour Vogue, Elle, La Redoute, Marie Claire, demande l'intervention de la Belgique.
Danièle Vandelanotte, soeur du photographe, est fortement inquiète de l'état de faiblesse extrême de son frère. Notre compatriote est détenu depuis le 12 janvier dans une des prisons les plus épouvantables d'Inde, Bombay Central Prison, déjà dénoncée par Amnesty International pour la pratique de la torture.
Selon Danièle Vandelanotte qui se trouve à Mombay (ex-Bombay), le Belge, qui est nourri de riz sec, souffre de la faim. Construite en 1926 pour 1.074 prisonniers, Mombay Central Prison, aussi connue sous le nom d'Arthur Road Jail, héberge trois mille détenus dans des conditions rappelant celles de Sagmalcilar en Turquie dans le film Midnight Express. On parle d'humiliations, viols, coups et mauvais traitements à la lathis (sorte de longue matraque) assez généralisés. Le Belge de 51 ans partage avec 190 prisonniers une cellule de 200 m2 prévue pour max. 50 détenus, avec trois trous pour sanitaires. Ils dorment à terre sur des paillasses sans couverture dans un courant d'air glacial. Le manque d'espace les force à dormir en étages empilés l'un sur l'autre. C'est le royaume de toutes les maladies, HIV et tuberculose en tête.
Le Belge, qui pèse encore 60 kg, s'alimente grain sec de riz par grain sec de riz. Sa soeur sur place reçoit l'aide du consul belge et Vandelanotte a pu recevoir cette semaine du jus d'orange et un peu de charcuterie, pas trop pour éviter la jalousie des codétenus affamés. On tue pour moins que cela.
Pour justifier l'arrestation du Belge, les premières dépêches de Bombay parlaient de photos d'enfants nus des rues que Gaëtan aurait attirés en leur promettant du chocolat : c'était faux. Le photographe de mode est en prison pour des photos dévêtues de deux adultes de 29 et 32 ans, prises à leur demande et avec leur accord, selon notre compatriote qui voulait les aider à les lancer comme modèles.
La mentalité Bollywood ne fait pas du tout l'unanimité en Inde. Dans une société religieuse stricte, le Belge risque 5 ans d'enfermement. Selon sa soeur, Vandelanotte craint qu'à travers cette affaire, l'Inde ne veuille lancer un avertissement à valeur d'exemple pour le tourisme occidental. Le procès d'abord fixé au 25 janvier est constamment reporté. Tout traîne désespérément en longueur. Mercredi, devant la High Court of Justice, il manquait encore une signature. Il a droit à deux visites/semaine. La procédure est terrible. Depuis la matinée, les familles attendent l'ouverture des portes à 15 h 30. Chacun est appelé à son tour par son nom. Une visite, qui nécessite une journée, ne permet d'approcher le prisonnier, maintenu à plusieurs mètres derrière les barreaux, que 5 à 10 minutes. Il faut hurler pour se faire comprendre.
Mercredi, Danièle parlait à son frère de la santé de leur père qui est âgé de 82 ans et souffre d'un cancer avancé. À Arthur Road Jail, Gaëtan Vandelanotte ne pense jamais qu'il le reverra vivant.
Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2008
© DH
À Arthur Road Jail, à 190 dans une cellule de 50, à manger du riz sec et à dormir en étages empilés l'un sur l'autre...
BRUXELLES La famille Vandelanotte, du photographe de mode belge Gaëtan Vandelanotte ayant notamment travaillé pour Vogue, Elle, La Redoute, Marie Claire, demande l'intervention de la Belgique.
Danièle Vandelanotte, soeur du photographe, est fortement inquiète de l'état de faiblesse extrême de son frère. Notre compatriote est détenu depuis le 12 janvier dans une des prisons les plus épouvantables d'Inde, Bombay Central Prison, déjà dénoncée par Amnesty International pour la pratique de la torture.
Selon Danièle Vandelanotte qui se trouve à Mombay (ex-Bombay), le Belge, qui est nourri de riz sec, souffre de la faim. Construite en 1926 pour 1.074 prisonniers, Mombay Central Prison, aussi connue sous le nom d'Arthur Road Jail, héberge trois mille détenus dans des conditions rappelant celles de Sagmalcilar en Turquie dans le film Midnight Express. On parle d'humiliations, viols, coups et mauvais traitements à la lathis (sorte de longue matraque) assez généralisés. Le Belge de 51 ans partage avec 190 prisonniers une cellule de 200 m2 prévue pour max. 50 détenus, avec trois trous pour sanitaires. Ils dorment à terre sur des paillasses sans couverture dans un courant d'air glacial. Le manque d'espace les force à dormir en étages empilés l'un sur l'autre. C'est le royaume de toutes les maladies, HIV et tuberculose en tête.
Le Belge, qui pèse encore 60 kg, s'alimente grain sec de riz par grain sec de riz. Sa soeur sur place reçoit l'aide du consul belge et Vandelanotte a pu recevoir cette semaine du jus d'orange et un peu de charcuterie, pas trop pour éviter la jalousie des codétenus affamés. On tue pour moins que cela.
Pour justifier l'arrestation du Belge, les premières dépêches de Bombay parlaient de photos d'enfants nus des rues que Gaëtan aurait attirés en leur promettant du chocolat : c'était faux. Le photographe de mode est en prison pour des photos dévêtues de deux adultes de 29 et 32 ans, prises à leur demande et avec leur accord, selon notre compatriote qui voulait les aider à les lancer comme modèles.
La mentalité Bollywood ne fait pas du tout l'unanimité en Inde. Dans une société religieuse stricte, le Belge risque 5 ans d'enfermement. Selon sa soeur, Vandelanotte craint qu'à travers cette affaire, l'Inde ne veuille lancer un avertissement à valeur d'exemple pour le tourisme occidental. Le procès d'abord fixé au 25 janvier est constamment reporté. Tout traîne désespérément en longueur. Mercredi, devant la High Court of Justice, il manquait encore une signature. Il a droit à deux visites/semaine. La procédure est terrible. Depuis la matinée, les familles attendent l'ouverture des portes à 15 h 30. Chacun est appelé à son tour par son nom. Une visite, qui nécessite une journée, ne permet d'approcher le prisonnier, maintenu à plusieurs mètres derrière les barreaux, que 5 à 10 minutes. Il faut hurler pour se faire comprendre.
Mercredi, Danièle parlait à son frère de la santé de leur père qui est âgé de 82 ans et souffre d'un cancer avancé. À Arthur Road Jail, Gaëtan Vandelanotte ne pense jamais qu'il le reverra vivant.Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2008
Chitisinghpura est un village de la vallée himalayenne du Cachemire, habité par majoritairement par des sikhs. Dans la soirée du 20 mars 2000, 17 hommes en treillis, venus d'on ne sait où, ordonnèrent à tous les hommes de sortir de leurs maisons et de s'aligner devant le gurdawa (lieu de culte sikh) pour un contrôle d'idendité. Bien qu'habitués à ce genre d'opérations en cette période mortifère, certains habitants eurent comme un mauvais pressentiment et se terrèrent chez eux ; les autres, une fois le contrôle effectué à la lumière des torches électriques, furent abattus par armes à feu. Après cette tuerie innommable, le commando des 17 assassins s'enfuirent dans la nuit, laissant derrière lui les cadavres de 39 sikhs, achevés d'une balle dans la tête.
Ce massacre précéda de deux heures la visite de Bill Clinton en Inde, l'Inde qui venait de porter au pouvoir le B.J.P., un parti ultra nationaliste. Pour le B.J.P. et les folliculaires de New Delhi les coupables étaient tous désignés : les musulmans de la guérilla du Cachemire. Bien entendu, Clinton condamna le massacre sans toutefois affubler le Pakistan de ql'étiquette "état terroriste", en raison de son soutien à une partie de la guérilla cachemerie, au grand dam du pouvoir indien. D'ailleurs, les journalistes du Washington Post et du New York Times, qui couvraient la visite présidentielle, doutèrent fort de la version indienne. En effet, quel intérêt politique, pour la guérilla du Cachemire, de perpétrer une telle tuerie deux heures avant la visite de Clinton ?
En lisant le chapître "Le Cachemire : le coût du nationalisme", tiré du livre "Désirs d'Occident" (Buchet Chastel) du formidable écrivain indien (famille brahmane) Pankaj Mishra, vous comprendrez que le massacrre de Chitisingppura fut un crime d''état, un crime de l'état Indien !
Vous lirez ce qui s'ensuivit deux jours après, la disparition de villageois musulmans, aux alentours de Chitisinghpura, le courage stupéfiant de leurs familles respectives qui vont demander des comptes aux redoutables services spéciaux indien, ainsi qu'à la police, la plupart du temps en vain car les Indiens ne font pas de procès comme les chinois, dernièrement au Tibet, non, les INdiens, eux, torturent et liquident tous ceux qui passent entre leurs mains !
"Pratiquemment aucune famille, au sein d'une population de 4 millions d'habitants, n'a été épargné."
Aujord'hui, avez vous des nouvelles du Cachemire ? Que s'y passe-t-il? Il me semble que c'est toujours le black out ttotal. Par contre, nous savons que les élites indiennes font peu de cas de la vie humaine.
"Le massacre de trois mille sikhs à Delhi, orchestré par les dirigeants du parti du Congrès (c'est moi qui souligne), après l'assassinat d'Indira Gandhi en 1984, fut l'aboutissement logique du climat de xénophobie encouragé par cette dernière"
Alors, Robert Ménard, pourquoi ne pas protester à propos du Cachemire où les journalistes occidentaux n'ont jamais été les bienvenus ces dernières années ? Mais où sont donc les belles âmes, les défenseurs des droits de l'homme et des peuples opprimés ? Pankaj Mishra ne le sait que trop bien :
"Il y a peu de chances que l'Union Européenne et les Etats Unis courent le risque de déplaire à l'Inde avec ses marchés lucratifs, ses ressources et son semblant de démocratie, en défendant la cause du Cachemire"
VIVEMENT LES J.O. A NEW DELHI !
Il faut offrir aux Cachemeris, qui souffrent sous la botte indienne, une formidable caisse de résonnance afin qu'ils clament :
VIVE L'INDEPENDANCE DU CACHEMIRE !!!!
Nous venons de là.
.. Aucun argument n'étant offert (1) pour donner un début d'explication à cette cabale montée contre Alain Daniélou, alors qu'il venait d'être qualifié de grand indologue français, il a fallu que je frise l'insulte pour que philipfrench daigne nous donner quelques arguments, qui pourraient faire sourire s'ils ne mettaient pas en doute l'honnêteté intellectuelle de très nombreux historiens et autres scientifiques de différents pays...
(1) habitude un peu agaçante chez les experts des forums d'affirmer sans prouver.
il n'est pas issu du milieu universitaire, c'est un autodidacte ; il était anticolonialiste et a milité pour l'indépendance de l'Inde. Dans les années 40 c'était mal vu et même risqué ; il était homosexuel et ne s'en cachait pas ; il avait rompu avec sa famille bourgeoise et avec la bigoterie catholique de sa mère ; il vivait à Bénarès (encore colonie anglaise) à la manière indienne et avait adopté la religion shivaïte.
Bref, beaucoup de choses qui le rendaient infréquentable pour le milieu universitaire installé.
Stalingrad, un autre membre de Vf, d'ajouter : Son "Histoire de l'Inde" qui laisse entendre que les indo-européens sont des barbares par rapport aux populations qu'ils ont envahies il y a 1500 ans, en l'occurrence les ancètres des dravidiens, n'est pas non plus pour plaire à l'histoire universelle écrite par les Européens qui se sont toujours pensés supérieurs aux peuples noirs (cf. le choc provoqué par la découverte que la haute Egypte était une civilsation africaine noire).
A mon avis ce sont les véritables raisons de l'ostracisme dans lequel a été tenu Alain Daniélou.
Un lien pour relire brièvement l'histoire de l'Inde ancienne puis un autre pour une petite enquête et une conclusion.
(1) habitude un peu agaçante chez les experts des forums d'affirmer sans prouver.
il n'est pas issu du milieu universitaire, c'est un autodidacte ; il était anticolonialiste et a milité pour l'indépendance de l'Inde. Dans les années 40 c'était mal vu et même risqué ; il était homosexuel et ne s'en cachait pas ; il avait rompu avec sa famille bourgeoise et avec la bigoterie catholique de sa mère ; il vivait à Bénarès (encore colonie anglaise) à la manière indienne et avait adopté la religion shivaïte.
Bref, beaucoup de choses qui le rendaient infréquentable pour le milieu universitaire installé.
Stalingrad, un autre membre de Vf, d'ajouter : Son "Histoire de l'Inde" qui laisse entendre que les indo-européens sont des barbares par rapport aux populations qu'ils ont envahies il y a 1500 ans, en l'occurrence les ancètres des dravidiens, n'est pas non plus pour plaire à l'histoire universelle écrite par les Européens qui se sont toujours pensés supérieurs aux peuples noirs (cf. le choc provoqué par la découverte que la haute Egypte était une civilsation africaine noire).
A mon avis ce sont les véritables raisons de l'ostracisme dans lequel a été tenu Alain Daniélou.
Un lien pour relire brièvement l'histoire de l'Inde ancienne puis un autre pour une petite enquête et une conclusion.
Suite et fin de - Amarkantak, l'Indologue et la cabale - Inde
Je dois avoir vu pas loin de 1000 noms cités, certains plusieurs fois, comme références dans les ouvrages que je lis sur l'histoire de l'Inde, sur ses religions, son architecture, ses arts. Des ouvrages écrits par des auteurs de différents pays, France, Allemagne, Angleterre, mais aussi Inde....
J'ai trouvé une fois le nom de Alain Daniélou, dans - Early India from the origins to AD 1300 - de Romila Thapar (Penguin Books India 2003), page 535, dans - Some sources in translation - à propos du chapitre 10. Elle cite la traduction d'une légende tamoule faite par Alain Daniélou : Manimekkalai (New Delhi, 1993). Cette grande historienne indienne, roulée en permanence honteusement dans la boue par le maigre mais très actif contingent des tenants de l'hindutva (les plus virulents de ces extrémistes hindous appartiennent le plus souvent à la diaspora), tolère donc les homosexuels ayant rompu avec leur bigotte de mère, adopté le shivaïsme, et non issu du milieu universitaire ? Cette promiscuité me fait frémir (ça va, je blague).
Etrange cet ostracisme international... Mondiale la cabale tout compte fait ! Inquiet devant ce côté sombre de l'histoire de Alain Daniélou je me suis permis de poser la question à certains de nos enseignants, français ou indiens. Pourquoi Alain Daniélou... Ce qui en ressort : Il peut être considéré comme un indologue en tant que voyageur qui s'est immergé profondément dans la culture indienne mais pas comme un historien. Ses écrits sur l'histoire de l'Inde présentent des erreurs et ne peuvent pas être qualifiés de de scientifiques...De plus il ne prend aucune distance, il s'approprie certaines visions de l'histoire de l'Inde proches ou identiques à celles des nationalistes hindous. Il a écrit des choses intéressantes sur les temples et sur la musique. Mais si vous citez le fait qu'il a été récompensé en tant que musicologue par l'Unesco je peux vous dire que beaucoup de musicologues experts en musique classique indienne ne se réclament pas de lui. Si vous prenez cette référence certains vous diront que l'Unesco aussi a ses préférences...
Pas d'enthousiasme pour Alain Daniélou. A la limite de l'indifférence. Je me dois de parler de cette nouvelle camarade de classe qui se serait fait saquer dans son ancienne faulté par un enseignant indien pro-Daniélou ? Pourquoi tant de haine de ce côté ? Bonne question. Oui, des intellectuels, indiens qui plus est, se réclament de Daniélou. Oui de la haine car l'histoire ancienne est celle d'aujourd'hui. Et elle provoque, justifie pour certains les violences d'aujourd'hui (peut-on toujours parler tranquillement en France de la guerre d'Algérie ? Une loi serait sur le point d'être discutée en Espagne au sujet du franquisme, loi qui inquiète beaucoup de monde...).
Je m'explique. Quand vous subissez autant de centaines d'années de colonisation vous avez envie de trouver une raison d'être fier de votre pays. Certains vont faire de leur mieux pour trouver un avenir à leur pays. D'autres s'en vont à la recherche de la gloire passée quitte à refaire, quitte à maquiller l'histoire. Tout les moyens sont bons. Au retour d'un séjour en Inde j'avais parlé de ces scientifiques indiens qui, ayant relevés les positions des étoiles et les descriptions de la personnalité de Krishna au temps du Mahabharata, avaient trouvé la date de naissance de celui-ci grâce à de savants calculs par ordinateur.
Lorsque des historiens étrangers écrivent que votre civilisation ancienne était la plus "belle" mais qu'elle a été écrasée, pervertie par de vilains musulmans bons qu'à faire couler des flots de sang, puis par des barbares d'anglais (là on peut en rediscuter après le match de rugby de dimanche) ces gens-là boivent du petit lait. Et bien c'est ce qui se passe. Les extrémistes hindous sont très heureux d'être soutenus en tout ou partie par un étranger comme Alain Daniélou qui leur sert une histoire partisane qui leur permet de se servir à la carte en prenant les bouts qui les arrangent. Mais souvent le même écrivain ne parlera pas trop des horreurs des sacrifices védiques (pour lui le brahmane sacrificateur n'est pas un tueur. Ah ? Himsa ?) ni des flots de sang et des déplacements de population causés par Ashoka (qui s'est repenti, il est vrai, mais après avoir adopté le boudhisme).
Conclusion : Alain Daniélou est ignoré par le plus grand nombre d'historiens. Les raisons principales en seraient son manque de rigueur et son manque de distance.
Lisez l'histoire avec circonspection (quelques livres ici). Celle de l'Inde est brûlante. Des factions existent prêtes à en découdre, voire physiquement. Je vous offre un divertissement à ce propos. Là.
Je dois avoir vu pas loin de 1000 noms cités, certains plusieurs fois, comme références dans les ouvrages que je lis sur l'histoire de l'Inde, sur ses religions, son architecture, ses arts. Des ouvrages écrits par des auteurs de différents pays, France, Allemagne, Angleterre, mais aussi Inde....
J'ai trouvé une fois le nom de Alain Daniélou, dans - Early India from the origins to AD 1300 - de Romila Thapar (Penguin Books India 2003), page 535, dans - Some sources in translation - à propos du chapitre 10. Elle cite la traduction d'une légende tamoule faite par Alain Daniélou : Manimekkalai (New Delhi, 1993). Cette grande historienne indienne, roulée en permanence honteusement dans la boue par le maigre mais très actif contingent des tenants de l'hindutva (les plus virulents de ces extrémistes hindous appartiennent le plus souvent à la diaspora), tolère donc les homosexuels ayant rompu avec leur bigotte de mère, adopté le shivaïsme, et non issu du milieu universitaire ? Cette promiscuité me fait frémir (ça va, je blague).
Etrange cet ostracisme international... Mondiale la cabale tout compte fait ! Inquiet devant ce côté sombre de l'histoire de Alain Daniélou je me suis permis de poser la question à certains de nos enseignants, français ou indiens. Pourquoi Alain Daniélou... Ce qui en ressort : Il peut être considéré comme un indologue en tant que voyageur qui s'est immergé profondément dans la culture indienne mais pas comme un historien. Ses écrits sur l'histoire de l'Inde présentent des erreurs et ne peuvent pas être qualifiés de de scientifiques...De plus il ne prend aucune distance, il s'approprie certaines visions de l'histoire de l'Inde proches ou identiques à celles des nationalistes hindous. Il a écrit des choses intéressantes sur les temples et sur la musique. Mais si vous citez le fait qu'il a été récompensé en tant que musicologue par l'Unesco je peux vous dire que beaucoup de musicologues experts en musique classique indienne ne se réclament pas de lui. Si vous prenez cette référence certains vous diront que l'Unesco aussi a ses préférences...
Pas d'enthousiasme pour Alain Daniélou. A la limite de l'indifférence. Je me dois de parler de cette nouvelle camarade de classe qui se serait fait saquer dans son ancienne faulté par un enseignant indien pro-Daniélou ? Pourquoi tant de haine de ce côté ? Bonne question. Oui, des intellectuels, indiens qui plus est, se réclament de Daniélou. Oui de la haine car l'histoire ancienne est celle d'aujourd'hui. Et elle provoque, justifie pour certains les violences d'aujourd'hui (peut-on toujours parler tranquillement en France de la guerre d'Algérie ? Une loi serait sur le point d'être discutée en Espagne au sujet du franquisme, loi qui inquiète beaucoup de monde...).
Je m'explique. Quand vous subissez autant de centaines d'années de colonisation vous avez envie de trouver une raison d'être fier de votre pays. Certains vont faire de leur mieux pour trouver un avenir à leur pays. D'autres s'en vont à la recherche de la gloire passée quitte à refaire, quitte à maquiller l'histoire. Tout les moyens sont bons. Au retour d'un séjour en Inde j'avais parlé de ces scientifiques indiens qui, ayant relevés les positions des étoiles et les descriptions de la personnalité de Krishna au temps du Mahabharata, avaient trouvé la date de naissance de celui-ci grâce à de savants calculs par ordinateur.
Lorsque des historiens étrangers écrivent que votre civilisation ancienne était la plus "belle" mais qu'elle a été écrasée, pervertie par de vilains musulmans bons qu'à faire couler des flots de sang, puis par des barbares d'anglais (là on peut en rediscuter après le match de rugby de dimanche) ces gens-là boivent du petit lait. Et bien c'est ce qui se passe. Les extrémistes hindous sont très heureux d'être soutenus en tout ou partie par un étranger comme Alain Daniélou qui leur sert une histoire partisane qui leur permet de se servir à la carte en prenant les bouts qui les arrangent. Mais souvent le même écrivain ne parlera pas trop des horreurs des sacrifices védiques (pour lui le brahmane sacrificateur n'est pas un tueur. Ah ? Himsa ?) ni des flots de sang et des déplacements de population causés par Ashoka (qui s'est repenti, il est vrai, mais après avoir adopté le boudhisme).
Conclusion : Alain Daniélou est ignoré par le plus grand nombre d'historiens. Les raisons principales en seraient son manque de rigueur et son manque de distance.
Lisez l'histoire avec circonspection (quelques livres ici). Celle de l'Inde est brûlante. Des factions existent prêtes à en découdre, voire physiquement. Je vous offre un divertissement à ce propos. Là.
Hello Ji :)
La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère"
Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en ordre, carte visa en poche, la vie est belle. A Goa, il se blesse au pied. Rien de grave, il se rétabli. Enfin, il a une grosse douleur au pied de temps à autre, il retourne donc à l'hosto. Un mois après, il tel à sa soeur... "Viens me chercher"!!! Sa soeur arrive, et deux jours après, Erwin ferme les yeux et meurt. Il s'était chopé une infection au pied, qui s'est généralisée. Les autorités n'ont RIEN fait!!! Allant même jusqu'a dire "Vous ne feriez pas bruler son corps? cela prend moins de place dans les bagages"... Finalement, ce sont les pompes funebres du village ou habite la famille d'Erwin qui ont avancer les sous pour le rapatriement...
Bref, l'assurance santé "normale" ne couvre que 3 mois, l'ambassade, le consul là bas avaient d'autres choses à faire, et n'en n'ont rien eu à faire, pas question d'avancer les sous pour un quelconque rapatriement, vivant ou mort...
C'est affolant... Ca aurait pu être moi...
La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère"
Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en ordre, carte visa en poche, la vie est belle. A Goa, il se blesse au pied. Rien de grave, il se rétabli. Enfin, il a une grosse douleur au pied de temps à autre, il retourne donc à l'hosto. Un mois après, il tel à sa soeur... "Viens me chercher"!!! Sa soeur arrive, et deux jours après, Erwin ferme les yeux et meurt. Il s'était chopé une infection au pied, qui s'est généralisée. Les autorités n'ont RIEN fait!!! Allant même jusqu'a dire "Vous ne feriez pas bruler son corps? cela prend moins de place dans les bagages"... Finalement, ce sont les pompes funebres du village ou habite la famille d'Erwin qui ont avancer les sous pour le rapatriement...
Bref, l'assurance santé "normale" ne couvre que 3 mois, l'ambassade, le consul là bas avaient d'autres choses à faire, et n'en n'ont rien eu à faire, pas question d'avancer les sous pour un quelconque rapatriement, vivant ou mort...
C'est affolant... Ca aurait pu être moi...
Pour le voyageur en Inde, triste sort : il n'a de contact, en general, qu'avec des hommes ! Dans les restaurants, les trains, les bus, il n'y aura d'indiennes pour vous servir, pour vous vendre un billet de transport ; dans les hotels, meme punition ! Exceptionellement, une femme vous prepare le the au lait derriere ses marmittes (dans un bled, a 15 klm de Mamallapuram), mais allez acheter une patisserie... oh madre de dios ! Encore et toujours des hommes ! Par moments, j'ai l'impression d'etre dans le Magrheb !
Non, non, me dit un expatrie, mariee avec une tamoule, dans le Tamil Nadu, la femme est presente, elle travaille dans les marches, commerces - souvent en couple, d'ailleurs - D'accord, mais cette clientele est quasiment qu'indienne ! C'est vrai, allez, je t'explique pourqoi tu ne verras une tamoule travailler dans un restaurant : elle ne veut pas se compremettre en servant des hommes, elle a peur de ne pas trouver de mari, alors pense servir un blanc ! Elle nous considere comme des barbares, comme des gens qui veulent tripoter ! Pour la femme tamoule, sa maison, sa famille, c'est le centre du monde : elle a de quoi s'occuper, elle travaille toute la matinee, et l'apres midi, elle se repose, discute avec ses voisines ... et elles jouent ensemble a une sorte de jeu dl'oie qu'elles ont elles memes fabriquer, oui, je vois ca tous les jours dans le quartier des pecheurs ! Tu enchantes mes oreilles de mediteraneen, dis-je !
Alors, jeune forumeur, ne te trompes pas de pays d'asie, si tu cherches une compagne - ah la beaute des femmes tamoules, leur port de tete altier, leur elegance innee, leurs dents magnifiques a se faire par la fenetre un dentiste occidental ! E toi, cousin d'amerique, mon tchum, laisse ta blonde qui te tanne, qui veut se realiser et qui a un plan de carriere ou tu ne figures que pour sa libido maitrisee, vient dans le Tamil Nadu, vient rencontrer une femme une vraie ! Elle restera a la maison et elle s'occupera de tes affaires !
Decidement, l'homme indien a beaucoup a nous apprendre, nous autres les occidentaux !
Je pense que nous etions nombreux a regarder "envoyé spécial" ce soir ; et particulierement ce reportage sur la "récolteé des cheveux en Inde.
J'aimerais avoir des precisions, des vues sur ce commerce de la part de ceux qui connaissent l'Inde.
Ma réaction, pour l'instant, est un profond dégout, avec un souvenir de nazisme !!!
Quand est il ?
On m'a souvent dit que l'Inde est un choc, un monde a part... Mais cela justifie t'il ce commerce immonde ?
A quand le commerce de graisse humaine, de peau, d'organes humains au nom de la mode???
🙂 " Apres un voyage en Inde, on aurait tendance à dire : j'ai vu l'Inde, alors que c'est elle qui vous a vu"
henri Michaux
henri Michaux
Bonjour,
Quand je passe 41 jours a Jaisalmer au milieu de "ma famille" je n'envisage pas pretendre un seul instant aimer Jaisalmer. J'apprecie la vie a Jaisalmer, c'est tout.
Quand, en Inde, je me chamaille avec un ami de droite a propos des methodes du Shiv Sena, en me melant de ce qu'un touriste n'a pas a se meler, je commence a envisager la possibilite que j'aime l'Inde.
Quand je prends une inscription a l'Inalco pour suivre des cours d'Hindi en auditeur libre, que par esprit de competition je decide de suivre le cursus normal avec toutes les valeurs a acquerir, que je prends un plaisir immense a suivre les cours d'histoire et de civilisation*, que je fouine un peu partout pour trouver encore plus d'informations sur l'Inde, j'ai la fierte de dire que je commence a ne plus seulement apprecier l'Inde mais a l'aimer.
Aimer c'est aussi et surtout comprendre l'autre (de la part d'un intransigeant comme moi...).
Je sais que peu d'entre vous ont les disponibilites, le temps et l'argent pour envisager une telle demarche. Loin de moi l'idee de reprocher quoi que ce soit a qui que ce soit.
Mais quand je parle** d'un sujet aussi dramatique que le sex-ratio hommes / femmes en Inde, de la decision pour raison financiere de ne pas donner le droit a la vie de plus 25 millions de petites filles, du refus des peres (les meres "suivent") de proceder a un transplant d'organe parce que l'enfant est une fille, les seules reponses "publiques" que je recois me signifient qu'il ne faut troubler la paisibilte du forum. Je n'avais certes pas envisager l'intervention du mediateur officiel. Mais je pensais que, par soucis de ne pas se mettre en avant, ne nous faisons pas d'ennemis, certains, et surtout certaines, m'auraient repondu en prive.
Une telle communion dans le silence est plus que ne peuvent en supporter les tympans de mon ame. Oui, je suis au regret d'te dir' que je m'en vais.
* Si vous le pouvez allez a Dauphine ecouter Monsieur Eric Meyer quand il donne son cours de civilisation ASU007. Vous allez commencer a aimer l'Inde.
* * << Entre deux voyages => Carnets de voyages, textes de voyageurs => Inde du Nord-Ouest Ete 2004 => Ujjain : revue de presse
De l’utilisation des statistiques sur le recensement 2001 / Le 8 septembre 2004) et Le 17 septembre les reponses des specialistes des transplants d'organe pour les enfants.
Quand je passe 41 jours a Jaisalmer au milieu de "ma famille" je n'envisage pas pretendre un seul instant aimer Jaisalmer. J'apprecie la vie a Jaisalmer, c'est tout.
Quand, en Inde, je me chamaille avec un ami de droite a propos des methodes du Shiv Sena, en me melant de ce qu'un touriste n'a pas a se meler, je commence a envisager la possibilite que j'aime l'Inde.
Quand je prends une inscription a l'Inalco pour suivre des cours d'Hindi en auditeur libre, que par esprit de competition je decide de suivre le cursus normal avec toutes les valeurs a acquerir, que je prends un plaisir immense a suivre les cours d'histoire et de civilisation*, que je fouine un peu partout pour trouver encore plus d'informations sur l'Inde, j'ai la fierte de dire que je commence a ne plus seulement apprecier l'Inde mais a l'aimer.
Aimer c'est aussi et surtout comprendre l'autre (de la part d'un intransigeant comme moi...).
Je sais que peu d'entre vous ont les disponibilites, le temps et l'argent pour envisager une telle demarche. Loin de moi l'idee de reprocher quoi que ce soit a qui que ce soit.
Mais quand je parle** d'un sujet aussi dramatique que le sex-ratio hommes / femmes en Inde, de la decision pour raison financiere de ne pas donner le droit a la vie de plus 25 millions de petites filles, du refus des peres (les meres "suivent") de proceder a un transplant d'organe parce que l'enfant est une fille, les seules reponses "publiques" que je recois me signifient qu'il ne faut troubler la paisibilte du forum. Je n'avais certes pas envisager l'intervention du mediateur officiel. Mais je pensais que, par soucis de ne pas se mettre en avant, ne nous faisons pas d'ennemis, certains, et surtout certaines, m'auraient repondu en prive.
Une telle communion dans le silence est plus que ne peuvent en supporter les tympans de mon ame. Oui, je suis au regret d'te dir' que je m'en vais.
* Si vous le pouvez allez a Dauphine ecouter Monsieur Eric Meyer quand il donne son cours de civilisation ASU007. Vous allez commencer a aimer l'Inde.
* * << Entre deux voyages => Carnets de voyages, textes de voyageurs => Inde du Nord-Ouest Ete 2004 => Ujjain : revue de presse
De l’utilisation des statistiques sur le recensement 2001 / Le 8 septembre 2004) et Le 17 septembre les reponses des specialistes des transplants d'organe pour les enfants.
Je m'appelle Shashi. Je suis chauffeur de taxi et j'attends à l'aéroport de Trivandrum un groupe de quatre touristes français. La poussière brouille la cohue, mais je pense deviner que mes clients sont là : ils se disputent, un bagage doit manquer. Je tends ma pancarte encore une fois. C'est bon.
Ils ne sont que trois, un homme et deux femmes. Lui avance, chemise pas fraiche, la machoire serrée : « c'est vous qui nous emmenez alors prenez les valises » Il fait un signe aux deux femmes.
Elles se trainent, épaules découvertes et pantalons courts. J'ai honte de marcher devant eux. J'évite de regarder mes amis rickshaws et taxis qui se poussent du coude.
L'homme monte à mes cotés, les femmes à l'arrière. Dans mon rétroviseur, je vois le maquillage des lèvres qui coule et leur odeur est forte. Mais je démarre et l'air brulant pénètre dans la voiture noyant la lourdeur de leur respiration.
L'homme me demande si je vis à l'ashram. Je lui dis que non. Il ne sait évidemment pas que nous travaillons tous pour l'ashram mais que nous ne sommes pas autorisés à vivre à l'intérieur. Il me dit que pour les femmes c'est la première visite au Maitre.
Tous ces occidentaux qui viennent adorer, en aveugle, un homme ordinaire qui n'a eu que le charme d'avoir été beau à 30 ans lorsqu'une anglaise traversait son village. Maintenant, ils sont beaucoup, de tous les pays, achetant des terrains, construisant des maisons et des écoles dans lesquelles nous ne pouvons que les servir. Le Maitre est vieux et malade. Son urine est analysée tous les matins et distribuée aux plus chanceux....Sa femme tient les comptes....Son fils attend la suite.....
Vous aussi ? alors à suivre
Ils ne sont que trois, un homme et deux femmes. Lui avance, chemise pas fraiche, la machoire serrée : « c'est vous qui nous emmenez alors prenez les valises » Il fait un signe aux deux femmes.
Elles se trainent, épaules découvertes et pantalons courts. J'ai honte de marcher devant eux. J'évite de regarder mes amis rickshaws et taxis qui se poussent du coude.
L'homme monte à mes cotés, les femmes à l'arrière. Dans mon rétroviseur, je vois le maquillage des lèvres qui coule et leur odeur est forte. Mais je démarre et l'air brulant pénètre dans la voiture noyant la lourdeur de leur respiration.
L'homme me demande si je vis à l'ashram. Je lui dis que non. Il ne sait évidemment pas que nous travaillons tous pour l'ashram mais que nous ne sommes pas autorisés à vivre à l'intérieur. Il me dit que pour les femmes c'est la première visite au Maitre.
Tous ces occidentaux qui viennent adorer, en aveugle, un homme ordinaire qui n'a eu que le charme d'avoir été beau à 30 ans lorsqu'une anglaise traversait son village. Maintenant, ils sont beaucoup, de tous les pays, achetant des terrains, construisant des maisons et des écoles dans lesquelles nous ne pouvons que les servir. Le Maitre est vieux et malade. Son urine est analysée tous les matins et distribuée aux plus chanceux....Sa femme tient les comptes....Son fils attend la suite.....
Vous aussi ? alors à suivre
Je reprend, habilement hors de leur contexte, des phrases qui me donnent à réfléchir
J'y ai trouvé mon role de femme et ma verticalité d'etre humain
Verticalité, le terme est parfait.
L'être humain a besoin de se trouver une place dans un groupe, ainsi il acquiert une identité. L'individu finit par chérir l'ordre qui lui donne une place précise avec des droits et devoirs particuliers à son rang*. Il espère, lui-même, au travers de sa progéniture ou par la transmigration gravir les échelons de la hiérarchie. Il peut aussi tourner son regard vers le bas : même parmi les hors-castes il y a sous-castes.
* Vais-je me faire étriper par les féminites ? Il est souvent reproché aux femmes battues (il en existe en Inde aussi, l'une a eu le courage de me le dire, son homme boit, et il en a beaucoup) de ne pas couper les ponts et d'éventuellement retourner vers ou accueillir à nouveau son tortionnaire. Comment le lui reprocher si une structure ne lui est pas offerte ou n'est pas assez accueillante ? La liberté, la notion que chacun en a s'il en a une précise, est difficile à acquérir, surtout quand on est seul(e).
Ce n'est pas pour rien que naturellement les immigrés se retrouvent entre eux et créent des communautés dans ou hors la ville. Ainsi la peur du rejet des autres s'atténue et l'individu peut se trouver une place.
Le pouvoir a compris tout celà qui en joue avec ruse. Il sait aussi que plus la hiérarchie est structurée plus l'individu sans place est dangereux car récupérable par d'autres pouvoirs. Les crises économiques dans tous les pays du monde ont toujours créé des factions, nous avons eu notre lot en France, les SA de Hitler savaient où recruter, le Shiv Sena (où êtes-vous Shiva-Ji ? Ne regardez pas surtout celà !) de Bal Thackeray à Mumbai a pris le contrôle de la ville ainsi. Avec les mêmes méthodes dans tout pays, des points dans chaque quartier pour accueillir les laissés pour compte et les embrigader.
L'homme est un loup pour l'homme... surtout s'il a faim...
c'est que le peuple indiens semble denué d'agressivité justement. et ceci partout dans le monde.
Le rejet de l'autre existe partout. Présenter un look différent** des locaux n'est pas sans danger. Ainsi un ami japonais égaré dans la campagne de l'US profond entrant dans un bar... ainsi cet étranger noir de peau (peut-être français pur et dur, mais qu'importe !) voulant demander sa route dans un petit café de la campagne du Loiret... ainsi, en 1995, cet ami si gentil de 19 ans orignaire du Kenya qui, par le sang indien qui coulait dans ses veines, offrait un look, indien certes mais bien peu kéralais, se faisant bousculer le soir sur les chemins sombre à Kovalam, qui avait peur de sortir non accompagné.
Froid dans le dos.
* * Que serait notre 18ème sans toutes ces différences ?
Un peu de vécu ?
Seul la nuit, un piège vous est tendu, quatre hommes arrivent brusquement. Vous savez qu'il faut vous protéger (essayez de sentir ces situations, ça peut servir). Vous vous mettez en boule par terre. Vous recevez les coups de pieds les bras bien autour de votre tête. Il faut rester lucide. Une acalmie, courons hors du village ! Sautons les barbelés, cachons-nous derrière ce buisson ! Les voitures commencent à tourner les phares éclairant la campagne. Les chiens aboient au loin. Mon dieu, pourvu qu'ils ne possèdent pas un chien ! Ouf, le silence. Trois jours sans pouvoir sourire ni parler. J'avais 20 ans, les cheveux longs. C'était en Bretagne. J'aime la Bretagne.
En Inde, pendant les périodes d'élections je prend les rues calmes; quand les voitures tournent pour parler des derniers évènements (Ayodhya) je rentre discrètement. J'aime l'Inde.
Cette naïveté que l'on perd ici en occident. " le rêve occidentale n'est qu'un leurre".
Non, il ne faut pas être naïf, il faut seulement l'être au bon moment et savoir alors en profiter à plein. Et là, j'aime les boliviens, les bretons, les indiens...
J'y ai trouvé mon role de femme et ma verticalité d'etre humain
Verticalité, le terme est parfait.
L'être humain a besoin de se trouver une place dans un groupe, ainsi il acquiert une identité. L'individu finit par chérir l'ordre qui lui donne une place précise avec des droits et devoirs particuliers à son rang*. Il espère, lui-même, au travers de sa progéniture ou par la transmigration gravir les échelons de la hiérarchie. Il peut aussi tourner son regard vers le bas : même parmi les hors-castes il y a sous-castes.
* Vais-je me faire étriper par les féminites ? Il est souvent reproché aux femmes battues (il en existe en Inde aussi, l'une a eu le courage de me le dire, son homme boit, et il en a beaucoup) de ne pas couper les ponts et d'éventuellement retourner vers ou accueillir à nouveau son tortionnaire. Comment le lui reprocher si une structure ne lui est pas offerte ou n'est pas assez accueillante ? La liberté, la notion que chacun en a s'il en a une précise, est difficile à acquérir, surtout quand on est seul(e).
Ce n'est pas pour rien que naturellement les immigrés se retrouvent entre eux et créent des communautés dans ou hors la ville. Ainsi la peur du rejet des autres s'atténue et l'individu peut se trouver une place.
Le pouvoir a compris tout celà qui en joue avec ruse. Il sait aussi que plus la hiérarchie est structurée plus l'individu sans place est dangereux car récupérable par d'autres pouvoirs. Les crises économiques dans tous les pays du monde ont toujours créé des factions, nous avons eu notre lot en France, les SA de Hitler savaient où recruter, le Shiv Sena (où êtes-vous Shiva-Ji ? Ne regardez pas surtout celà !) de Bal Thackeray à Mumbai a pris le contrôle de la ville ainsi. Avec les mêmes méthodes dans tout pays, des points dans chaque quartier pour accueillir les laissés pour compte et les embrigader.
L'homme est un loup pour l'homme... surtout s'il a faim...
c'est que le peuple indiens semble denué d'agressivité justement. et ceci partout dans le monde.
Le rejet de l'autre existe partout. Présenter un look différent** des locaux n'est pas sans danger. Ainsi un ami japonais égaré dans la campagne de l'US profond entrant dans un bar... ainsi cet étranger noir de peau (peut-être français pur et dur, mais qu'importe !) voulant demander sa route dans un petit café de la campagne du Loiret... ainsi, en 1995, cet ami si gentil de 19 ans orignaire du Kenya qui, par le sang indien qui coulait dans ses veines, offrait un look, indien certes mais bien peu kéralais, se faisant bousculer le soir sur les chemins sombre à Kovalam, qui avait peur de sortir non accompagné.
Froid dans le dos.
* * Que serait notre 18ème sans toutes ces différences ?
Un peu de vécu ?
Seul la nuit, un piège vous est tendu, quatre hommes arrivent brusquement. Vous savez qu'il faut vous protéger (essayez de sentir ces situations, ça peut servir). Vous vous mettez en boule par terre. Vous recevez les coups de pieds les bras bien autour de votre tête. Il faut rester lucide. Une acalmie, courons hors du village ! Sautons les barbelés, cachons-nous derrière ce buisson ! Les voitures commencent à tourner les phares éclairant la campagne. Les chiens aboient au loin. Mon dieu, pourvu qu'ils ne possèdent pas un chien ! Ouf, le silence. Trois jours sans pouvoir sourire ni parler. J'avais 20 ans, les cheveux longs. C'était en Bretagne. J'aime la Bretagne.
En Inde, pendant les périodes d'élections je prend les rues calmes; quand les voitures tournent pour parler des derniers évènements (Ayodhya) je rentre discrètement. J'aime l'Inde.
Cette naïveté que l'on perd ici en occident. " le rêve occidentale n'est qu'un leurre".
Non, il ne faut pas être naïf, il faut seulement l'être au bon moment et savoir alors en profiter à plein. Et là, j'aime les boliviens, les bretons, les indiens...
namasté,
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !



