Bojour à tous,
comme est dit dans le titre je cherche à prendre des cours d'anglais (anglais de conversation - de voyage quoi 😛) - de préférence le matin, mais on va pas faire le dficille non plus !
Si quelqu'un à des infos je suis preneur.
Cordialement
World languages
Discussions sur les langues étrangères, suggestions de méthodes linguistiques, suggestions d'organismes ou de particuliers offrant des cours de langues, etc.
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bonjour, je suis a la recherche d'un traducteur de langue😉, tout en sachant que je ne connais pas l'anglais et que tout ce que je trouve dans le commerce on comme base l'anglais je suis allée sur le site ectaco il y as pas mal de traducteur mais je pense, si j'ai bien compris qu'il sont tous de base pour les anglais ne connaissant cette l'angue, pouvez vous si vous avez un ectaco que ce soit le petit model ou le gros me dire si on peut les programmer en francais comme langue de base, je veut bien metre le prix.
car j'aimerai avoir la traduction de l'anglais, hongrois, thai, chinois russe ect et plus si possible je sais que dans la marque ectaco cela es possible ils ons plein de langues.
, pas de souci si je peut acheter des cartes sd compatibles pour les langues qui ne serais pas de base et pouvez vous me dire si oui ou non il y as quelqu'un qui connais un site pour téléchargé des traduction pour cette appareil , maintenant si vous en cannaissez un meilleur, ou un autre que celui dont je parle , et vocale de préférence merci de me tenir au courant bon voyage a tous et toutes😎merci d'avance
Hello,
Pour mon premier message sur voyageforum je viens chercher l'aide pour une traduction d'un menu.
Nous sommes dans une résidence à Kathu où pratiquement personne ne parle bien anglais, la page "Thai Special Food" est en thaï et je ne comprends pas encore le thaï.
Est-ce que quelqu'un serait capable de me traduire le nom de plats afin que je puisse profiter de la cuisine thaï au moins les soirs de fatigue ?
En vous remerciant par avance, Max.
En vous remerciant par avance, Max.
Mboté !!
Est ce que quelqu'un peut me traduire en lingala ceci : " j'hesite à répondre à tes appels car tu chercheras a me récuperer et pour ça il est trop tard ! "
merci à vous ....🙂
merci à vous ....🙂
Hello, qui pourrait me traduire cette image en tibetain svp...
Merci d'avance 😉
Merci d'avance 😉
Bonjour,
Mon grand père m'a donné une chevalière qui porte un sigle chinois.
Vous serez-t-il possible de m'en donner la signification
Merci d'avance
Cordialement
TSR
bonsoir,
voila je viens vers vous car je souhaiterai traduire un proverbe en ecriture tibetaine cursive horizontale classique et je ne la trouve pas il est tres difficile de trouver les ecriture en horizontal!voici le proverbe: jamais un échec, toujours une leçon si quelqu un peu m aider merci d avance🙂
Bonjour ,
quelqu'un peut-il me traduire cette phrase thaïe car le google traducteur me joue des tours; merci par avance 🙂
quelqu'un peut-il me traduire cette phrase thaïe car le google traducteur me joue des tours; merci par avance 🙂
Salut est-ce que quelqu'un peut me dire comment on dit je t'aime en créole guadeloupéen? Mon rêve c'est de danser un jour du zouk avec une antillaise et en profiter pour lui draguer
Bonjour,
Je suis carrément désespérée. Je veux traduire une citation de Bouddha en birman (l'écriture). La citation est ''Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde''.
Merci infiniment à celui qui me répondra.
Je suis carrément désespérée. Je veux traduire une citation de Bouddha en birman (l'écriture). La citation est ''Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde''.
Merci infiniment à celui qui me répondra.
Bonsoir !
Je voudrais me faire tatouer "le pardon" ("forgiveness") de préférence dans une autre langue, et comme j'adore l'écriture cursive en tibétain je me demandais si quelqu'un pouvait me le traduire !?
Merci d'avance ! 🙂
Claire.
Merci d'avance ! 🙂
Claire.
Bonjour quelqu'un pourrait il me donner la traduction du prénom ' Tristan ' en tibétain ? Style cursive ..
Ce serait pour un tatouage au poignet donc si vous avez d'autres idées d'écriture qui irait mieux ( car je ne connais pas les écritures tibétaines ) ce serait vraiment génial.
Merci à vous :))))
Merci à vous :))))
J'adore une chanson iranienne que s'appel 'Baran' de Omid, je voudrais comprendre ce qui raconte
j'espere que un iranien sympa puisse m'aider avec la traduction
Merci en avance
UN SAC DE PIMENTS
KÈLÈKÈLÈBÒRÈ
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Kèlèkèlèbòrè
Nin tun ye cè fila ye. K’u bè taa dògò jò. Fali fila b’u bolo. Kelen ka fali ko la, kèlèkèlèbòrè b’o la. Dòin, o ta ye kògòbòrè ye. Ayiwa, u ye sira minè sa sògòmada joona fè. Kògòtigi, o ka fali taara, ayiwa, forontobòrè bè min ka fali kò la, o ka fali dèsèra ka taa. Fali y’i bugubègè k’i da dugu ma. Ayiwa, musokòròba dò ka doni b’a kun, o nana se o ma. A ko : – Èe ! N denkè ! Ko a kèra di ? – Aa ! Musokòròba, ne ka fali banna ka taa dè ! – Èe ! Ko mun de bè fali kò la n’o bannen bè ka taa n’o ye ? – Ko kèlèkèlèbòrè don. – Èe ! Fali ka ban kèlèkèlèbòrè b’o kò la ? – Aa ! Ko o kòni banna ! – Ko aa ! I b’a lajè i bè tanna kè fali ku kòrò. A y’i bolo fa kèlèkèlè la k’o firi fali ku kòrò. Fali taara shwè !!! Ka ale yèrè jòlen to yen. Fali ye bòrè fili ka taa ka ale yèrè jòlen to yen. Ayiwa, mògò wèrè nana. – Ko èe ! N ka cè ! A kèrà di ? – Aa ! Musokòròba dò y’i kanto ne ma ko ne ka kèlèkèlè tanna kè fali ku kòrò. Ko yaasa a bè se ka teliya. Aa ! a ko fali dun taara. – Ò ! I tè tanna kè i yèrè ku kòrò ? A y’i bolo fa k’o kè a yèrè ku kòrò. A taara tèmè fali la fo ka dògò bèè don nyògòn na.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Un sac de piments
C’est l’histoire de deux garçons qui voulaient aller au marché, chacun avec son âne. Un des ânes avait sur le dos un sac de piments, l’autre un sac de sel. De bonne heure, on se prépara. L’âne chargé de sel partit, mais celui qui portait le piment refusa d’avancer, et se laissa tomber sur le sol. Une bonne vieille qui passait là, sa charge sur la tête, s’approcha... – Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? – C’est mon âne qui refuse de partir ! – Qu’est-ce qu’il a donc sur le dos pour refuser de partir ? – Un sac de piments. – Un sac de piments ? Et il refuse de partir ? – Pour refuser, il refuse ! – Eh bien, mets-lui voir cinqante francs de piments sous la queue ! Le garçon prit une bonne poignée de piments qu’il mit sous la queue de l’âne : l’âne démarra comme un bolide, laissant sur place le garçon... et le sac de piments avec ! Un homme qui passait là s’approcha... – Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? – Une bonne vieille m’a dit de mettre cinquante francs de piments sous la queue de mon âne qui ne voulait pas partir. Pour sûr, ça l’a fait démarrer comme un bolide ! – Eh bien ! Tu n’as qu’à t’en mettre la même quantité au même endroit ! Le garçon prit une bonne poignée de piments qu’il se mit au même endroit. Alors il démarra comme un bolide, dépassa son âne et vint mettre tout le marché sens dessus dessous...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Kèlèkèlèbòrè kèlèkèlè-bòrè piment-sac Un sac de piments
Nin tun ye cè fila ye. nin / tun / ye / cè / fila / ye ce / PAS / EQ / homme / 2 / EQ Il était une fois deux garçons
K’u bè taa dògò jò. Fali fila b’u bolo. ka / u / bè / taa / dògò jò / fali / fila / bè / u / bolo CONV / ils / INAC / partir / faire le marché / âne / 2 / SIT / ils / à qui voulaient aller au marché. Ils avaient deux ânes.
Kelen ka fali kò la, kèlèkèlèbòrè b’o la. kelen / ka / fali / kò / la / kèlèkèlè-bòrè / bè / o / la 1 / CONN / âne / dos / à / piment-sac / SIT / DET / à Sur le dos de l’un se trouve un sac de piments,
Dòin, o ta ye kògòbòrè ye. dòin / o / ta / ye / kògò-bòrè / ye autre / DET / part / EQ / sel-sac / EQ l’autre âne portait un sac de sel sur le dos.
Ayiwa, u ye sira minè sa sògòmada joona fè. ayiwa / u / ye / sira / minè / sa / sògòmada / joona / fè INTJ / ils / AC / chemin / prendre / donc / début de matinée / tôt / à Alors, ils se mettent en route le matin de bonne heure :
Kògòtigi, o ka fali taara, kògò-tigi / o / ka / fali / taa-ra sel-propriétaire / DET / CONN / âne / partir-AC l’âne avec le sel est parti.
ayiwa, forontobòrè bè min ka fali kò la, ayiwa / foronto-bòrè / bè / min / ka / fali / kò / la INTJ / piment-sac / SIT / REL / CONN / âne / dos / à mais celui qui portait le sac de piments sur le dos,
o ka fali dèsèra ka taa. o / ka / fali / dèsè-ra / ka / taa DET / CONN / âne / manquer-AC / CONV / partir refusait d’avancer.
Fali y’i bugubègè k’i da dugu ma. fali / ye / i / bugubègè / ka / i / da / dugu / ma âne / AC / REF / se coucher paresseusement / CONV / REF / se mettre / terre / à L’âne s’est couché paresseusement par terre.
Ayiwa, musokòròba dò ka doni b’a kun, o nana se o ma. ayiwa / muso-kòrò-ba / dò / ka / doni / bè / a / kun / o / na-na / se / o / ma INTJ / femme-vieille-très / une / CONN / charge / SIT / sa / tête / DET / venir-AC / entrer / DET / à Alors, une vieille femme, sa charge sur la tête, s’est approchée :
A ko : Èe ! N denkè ! Ko a kèra di ? a / ko / èe / n / den-kè / ko / a / kè-ra / di elle / dire / INTJ / mon / enfant-masc. / que / il / faire-AC / comment Elle a dit : « Eh bien, mon garçon, que s’est passé-t-il ? »
Aa ! Musokòròba, ne ka fali banna ka taa dè ! aa / muso-kòrò-ba / ne / ka / fali / ban-na / ka / taa / dè INTJ / femme-vieille-très / moi / CONN / âne / refuser-AC / CONV / partir / EXCL « Ah ! Madame, c’est mon âne qui refuse de partir. »
Èe ! Ko mun de bè fali kò la n’o bannen bè ka taa n’o ye ? èe / ko / mun / de / bè / fali / kò / la / ni / o / ban-nen / bè / ka / taa / ni / o / ye INTJ / que / quoi / FOC / SIT / âne / dos / à / si / DET / refusé / INAC / CONV / partir / avec / DET / à « Eh bien, qu’est-ce qu’il a donc sur le dos pour refuser d’avancer ? »
Ko kèlèkèlèbòrè don. ko / kèlèkèkè-bòrè / don que / piment-sac / PRES « Un sac de piments. »
Èe ! Fali ka ban kèlèkèlèbòrè b’o kò la ? èe / fali / ka / ban / kèlèkèlè-bòrè / bè / o / kò / la INTJ / âne / CONT / refuser / piment-sac / SIT / DET / dos / à « Eh, il refuse parce à cause du sac de piments sur son dos ? »
Aa ! Ko o kòni banna ! aa / ko / o / kòni / ban-na INTJ / que / DET / quant à / refuser-AC « Ah oui, c’est la raison pourquoi il refuse de partir. »
Ko aa ! I b’a lajè i bè tanna kè fali ku kòrò. ko aa / i / bè / a / lajè / i / bè / tanna / kè / fali / ku / kòrò INTJ / tu / INAC / le / essayer / tu / INAC / pour 50 francs / mettre / âne / queue / sous « Eh bien, mets-lui voir 50 francs de piments sous sa queue. »
A y’i bolo fa kèlèkèlè la k’o firi fali ku kòrò. a / ye / i / bolo / fa / kèlèkèlè / la / ka / o / firi / fali / ku / kòrò il / AC / sa / main / remplir / piment / à / CONV / DET / renverser / âne / queue / sous Il a pris une poignée de piments pour la mettre sous la queue de l’âne.
Fali taara shwè !!! Ka ale yèrè jòlen to yen. fali / taa-ra / shwè / ka / ale / yèrè / jòlen / to / yen âne / partir-AC / rapide / CONV / lui / -même / resté / laisser / là-bas L’âne a démarré comme un bolide, abandonnant le garçon...
Fali ye bòrè fili ka taa ka ale yèrè jòlen to yen. fali / ye / bòrè / fili / ka / taa / ka / ale / yèrè / jò-len / to / yen âne / AC / sac / jeter / CONV / partir / CONV / lui / -même / resté / laisser / là-bas Démarrant, l’âne a abandonné le sac avec le garçon là-bas.
Ayiwa, mògò wèrè nana. ayiwa / mògò / wèrè / na-na INTJ / homme / autre / venir-AC Alors, un autre homme est venu :
Ko èe ! N ka cè ! A kèrà di ? ko èe / n / ka / cè / a / kè-ra / di INTJ / mon / CONN / homme / il / faire-AC / comment « Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? »
Aa ! Musokòròba dò y’i kanto ne ma aa / muso-kòrò-ba / dò / ye / i / kanto / ne / ma INTJ / femme-vieille-très / une / AC / REF / s’adresser / moi / à « Ah ! Une vielle femme m’a dit
ko ne ka kèlèkèlè tanna kè fali ku kòrò. ko / ne / ka / kèlèkèlè / tanna / kè / fali / ku / kòrò que / moi / INJ / piment / pour 50 francs / mettre / âne / queue / sous de mettre 50 francs de piments sous la queue de l’âne
Ko yaasa a bè se ka teliya. Aa ! a ko fali dun taara. ko / yaasa / a / bè / se / ka / teliya / aa / a / ko / fali / dun / taa-ra que / afin que / il / INAC / pouvoir / CONV / accélérer / INTJ / elle / dire / âne / quant à / partir-AC afin qu’il puisse se dépêcher. Ah ! Elle a dit que l’âne ira donc partir. »
Ò ! I tè tanna kè i yèrè ku kòrò ? ò / i / tè / tanna / kè / i / yèrè / ku / kòrò alors / tu / INACnég / pour 50 francs / mettre / ton / même / bout / sous « Alors, n’as-tu pas mis 50 francs de piments au même endroit ? »
A y’i bolo fa k’o kè a yèrè ku kòrò. a / ye / i / bolo / fa / ka / o / kè / a / yèrè / ku / kòrò il / AC / sa / main / remplir / CONV / DET / mettre / son / même / bout / sous Il a pris une poignée de piments pour la mettre au même endroit.
A taara tèmè fali la fo ka dògò bèè don nyògòn na. a / taa-ra / tèmè / fali / la / fo / ka / dògò / bèè / don / nyògòn / na il / partir-AC / dépasser / âne / à / jusqu’à / CONV / marché / tout / mettre / les uns les autres / à Il a dépassé l’âne et a mis tout le marché sens dessus dessous.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONT = marque de prédication énonciative, de valeur affirmative accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DET = déterminant de valeur anaphorique ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXCL = exclamation d’intensité ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INTJ = interjection; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Kèlèkèlèbòrè
Nin tun ye cè fila ye. K’u bè taa dògò jò. Fali fila b’u bolo. Kelen ka fali ko la, kèlèkèlèbòrè b’o la. Dòin, o ta ye kògòbòrè ye. Ayiwa, u ye sira minè sa sògòmada joona fè. Kògòtigi, o ka fali taara, ayiwa, forontobòrè bè min ka fali kò la, o ka fali dèsèra ka taa. Fali y’i bugubègè k’i da dugu ma. Ayiwa, musokòròba dò ka doni b’a kun, o nana se o ma. A ko : – Èe ! N denkè ! Ko a kèra di ? – Aa ! Musokòròba, ne ka fali banna ka taa dè ! – Èe ! Ko mun de bè fali kò la n’o bannen bè ka taa n’o ye ? – Ko kèlèkèlèbòrè don. – Èe ! Fali ka ban kèlèkèlèbòrè b’o kò la ? – Aa ! Ko o kòni banna ! – Ko aa ! I b’a lajè i bè tanna kè fali ku kòrò. A y’i bolo fa kèlèkèlè la k’o firi fali ku kòrò. Fali taara shwè !!! Ka ale yèrè jòlen to yen. Fali ye bòrè fili ka taa ka ale yèrè jòlen to yen. Ayiwa, mògò wèrè nana. – Ko èe ! N ka cè ! A kèrà di ? – Aa ! Musokòròba dò y’i kanto ne ma ko ne ka kèlèkèlè tanna kè fali ku kòrò. Ko yaasa a bè se ka teliya. Aa ! a ko fali dun taara. – Ò ! I tè tanna kè i yèrè ku kòrò ? A y’i bolo fa k’o kè a yèrè ku kòrò. A taara tèmè fali la fo ka dògò bèè don nyògòn na.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Un sac de piments
C’est l’histoire de deux garçons qui voulaient aller au marché, chacun avec son âne. Un des ânes avait sur le dos un sac de piments, l’autre un sac de sel. De bonne heure, on se prépara. L’âne chargé de sel partit, mais celui qui portait le piment refusa d’avancer, et se laissa tomber sur le sol. Une bonne vieille qui passait là, sa charge sur la tête, s’approcha... – Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? – C’est mon âne qui refuse de partir ! – Qu’est-ce qu’il a donc sur le dos pour refuser de partir ? – Un sac de piments. – Un sac de piments ? Et il refuse de partir ? – Pour refuser, il refuse ! – Eh bien, mets-lui voir cinqante francs de piments sous la queue ! Le garçon prit une bonne poignée de piments qu’il mit sous la queue de l’âne : l’âne démarra comme un bolide, laissant sur place le garçon... et le sac de piments avec ! Un homme qui passait là s’approcha... – Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? – Une bonne vieille m’a dit de mettre cinquante francs de piments sous la queue de mon âne qui ne voulait pas partir. Pour sûr, ça l’a fait démarrer comme un bolide ! – Eh bien ! Tu n’as qu’à t’en mettre la même quantité au même endroit ! Le garçon prit une bonne poignée de piments qu’il se mit au même endroit. Alors il démarra comme un bolide, dépassa son âne et vint mettre tout le marché sens dessus dessous...
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Kèlèkèlèbòrè kèlèkèlè-bòrè piment-sac Un sac de piments
Nin tun ye cè fila ye. nin / tun / ye / cè / fila / ye ce / PAS / EQ / homme / 2 / EQ Il était une fois deux garçons
K’u bè taa dògò jò. Fali fila b’u bolo. ka / u / bè / taa / dògò jò / fali / fila / bè / u / bolo CONV / ils / INAC / partir / faire le marché / âne / 2 / SIT / ils / à qui voulaient aller au marché. Ils avaient deux ânes.
Kelen ka fali kò la, kèlèkèlèbòrè b’o la. kelen / ka / fali / kò / la / kèlèkèlè-bòrè / bè / o / la 1 / CONN / âne / dos / à / piment-sac / SIT / DET / à Sur le dos de l’un se trouve un sac de piments,
Dòin, o ta ye kògòbòrè ye. dòin / o / ta / ye / kògò-bòrè / ye autre / DET / part / EQ / sel-sac / EQ l’autre âne portait un sac de sel sur le dos.
Ayiwa, u ye sira minè sa sògòmada joona fè. ayiwa / u / ye / sira / minè / sa / sògòmada / joona / fè INTJ / ils / AC / chemin / prendre / donc / début de matinée / tôt / à Alors, ils se mettent en route le matin de bonne heure :
Kògòtigi, o ka fali taara, kògò-tigi / o / ka / fali / taa-ra sel-propriétaire / DET / CONN / âne / partir-AC l’âne avec le sel est parti.
ayiwa, forontobòrè bè min ka fali kò la, ayiwa / foronto-bòrè / bè / min / ka / fali / kò / la INTJ / piment-sac / SIT / REL / CONN / âne / dos / à mais celui qui portait le sac de piments sur le dos,
o ka fali dèsèra ka taa. o / ka / fali / dèsè-ra / ka / taa DET / CONN / âne / manquer-AC / CONV / partir refusait d’avancer.
Fali y’i bugubègè k’i da dugu ma. fali / ye / i / bugubègè / ka / i / da / dugu / ma âne / AC / REF / se coucher paresseusement / CONV / REF / se mettre / terre / à L’âne s’est couché paresseusement par terre.
Ayiwa, musokòròba dò ka doni b’a kun, o nana se o ma. ayiwa / muso-kòrò-ba / dò / ka / doni / bè / a / kun / o / na-na / se / o / ma INTJ / femme-vieille-très / une / CONN / charge / SIT / sa / tête / DET / venir-AC / entrer / DET / à Alors, une vieille femme, sa charge sur la tête, s’est approchée :
A ko : Èe ! N denkè ! Ko a kèra di ? a / ko / èe / n / den-kè / ko / a / kè-ra / di elle / dire / INTJ / mon / enfant-masc. / que / il / faire-AC / comment Elle a dit : « Eh bien, mon garçon, que s’est passé-t-il ? »
Aa ! Musokòròba, ne ka fali banna ka taa dè ! aa / muso-kòrò-ba / ne / ka / fali / ban-na / ka / taa / dè INTJ / femme-vieille-très / moi / CONN / âne / refuser-AC / CONV / partir / EXCL « Ah ! Madame, c’est mon âne qui refuse de partir. »
Èe ! Ko mun de bè fali kò la n’o bannen bè ka taa n’o ye ? èe / ko / mun / de / bè / fali / kò / la / ni / o / ban-nen / bè / ka / taa / ni / o / ye INTJ / que / quoi / FOC / SIT / âne / dos / à / si / DET / refusé / INAC / CONV / partir / avec / DET / à « Eh bien, qu’est-ce qu’il a donc sur le dos pour refuser d’avancer ? »
Ko kèlèkèlèbòrè don. ko / kèlèkèkè-bòrè / don que / piment-sac / PRES « Un sac de piments. »
Èe ! Fali ka ban kèlèkèlèbòrè b’o kò la ? èe / fali / ka / ban / kèlèkèlè-bòrè / bè / o / kò / la INTJ / âne / CONT / refuser / piment-sac / SIT / DET / dos / à « Eh, il refuse parce à cause du sac de piments sur son dos ? »
Aa ! Ko o kòni banna ! aa / ko / o / kòni / ban-na INTJ / que / DET / quant à / refuser-AC « Ah oui, c’est la raison pourquoi il refuse de partir. »
Ko aa ! I b’a lajè i bè tanna kè fali ku kòrò. ko aa / i / bè / a / lajè / i / bè / tanna / kè / fali / ku / kòrò INTJ / tu / INAC / le / essayer / tu / INAC / pour 50 francs / mettre / âne / queue / sous « Eh bien, mets-lui voir 50 francs de piments sous sa queue. »
A y’i bolo fa kèlèkèlè la k’o firi fali ku kòrò. a / ye / i / bolo / fa / kèlèkèlè / la / ka / o / firi / fali / ku / kòrò il / AC / sa / main / remplir / piment / à / CONV / DET / renverser / âne / queue / sous Il a pris une poignée de piments pour la mettre sous la queue de l’âne.
Fali taara shwè !!! Ka ale yèrè jòlen to yen. fali / taa-ra / shwè / ka / ale / yèrè / jòlen / to / yen âne / partir-AC / rapide / CONV / lui / -même / resté / laisser / là-bas L’âne a démarré comme un bolide, abandonnant le garçon...
Fali ye bòrè fili ka taa ka ale yèrè jòlen to yen. fali / ye / bòrè / fili / ka / taa / ka / ale / yèrè / jò-len / to / yen âne / AC / sac / jeter / CONV / partir / CONV / lui / -même / resté / laisser / là-bas Démarrant, l’âne a abandonné le sac avec le garçon là-bas.
Ayiwa, mògò wèrè nana. ayiwa / mògò / wèrè / na-na INTJ / homme / autre / venir-AC Alors, un autre homme est venu :
Ko èe ! N ka cè ! A kèrà di ? ko èe / n / ka / cè / a / kè-ra / di INTJ / mon / CONN / homme / il / faire-AC / comment « Eh bien, mon garçon, que s’est-il passé ? »
Aa ! Musokòròba dò y’i kanto ne ma aa / muso-kòrò-ba / dò / ye / i / kanto / ne / ma INTJ / femme-vieille-très / une / AC / REF / s’adresser / moi / à « Ah ! Une vielle femme m’a dit
ko ne ka kèlèkèlè tanna kè fali ku kòrò. ko / ne / ka / kèlèkèlè / tanna / kè / fali / ku / kòrò que / moi / INJ / piment / pour 50 francs / mettre / âne / queue / sous de mettre 50 francs de piments sous la queue de l’âne
Ko yaasa a bè se ka teliya. Aa ! a ko fali dun taara. ko / yaasa / a / bè / se / ka / teliya / aa / a / ko / fali / dun / taa-ra que / afin que / il / INAC / pouvoir / CONV / accélérer / INTJ / elle / dire / âne / quant à / partir-AC afin qu’il puisse se dépêcher. Ah ! Elle a dit que l’âne ira donc partir. »
Ò ! I tè tanna kè i yèrè ku kòrò ? ò / i / tè / tanna / kè / i / yèrè / ku / kòrò alors / tu / INACnég / pour 50 francs / mettre / ton / même / bout / sous « Alors, n’as-tu pas mis 50 francs de piments au même endroit ? »
A y’i bolo fa k’o kè a yèrè ku kòrò. a / ye / i / bolo / fa / ka / o / kè / a / yèrè / ku / kòrò il / AC / sa / main / remplir / CONV / DET / mettre / son / même / bout / sous Il a pris une poignée de piments pour la mettre au même endroit.
A taara tèmè fali la fo ka dògò bèè don nyògòn na. a / taa-ra / tèmè / fali / la / fo / ka / dògò / bèè / don / nyògòn / na il / partir-AC / dépasser / âne / à / jusqu’à / CONV / marché / tout / mettre / les uns les autres / à Il a dépassé l’âne et a mis tout le marché sens dessus dessous.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONT = marque de prédication énonciative, de valeur affirmative accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DET = déterminant de valeur anaphorique ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXCL = exclamation d’intensité ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INTJ = interjection; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
Bonjour à tous ! :-)
Je suis à la recherche d'une personne qui parlerait couramment le kinyarwanda ainsi que le français et qui pourrait m'éclairer en vue d'un travail que j'effectue sur cette langue et sa prononciation.
Voila voila ! Dans l'espoir d'obtenir une réponse rapidement, merci à tous !
Voila voila ! Dans l'espoir d'obtenir une réponse rapidement, merci à tous !
Devinettes bambara
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
bonjour je recherche désespérement la traduction en caligraphie tibetaine du prenom de ma fille " lilou" que je souhaiterais me faire tatouer dans le dos .....
SVP quelqu'un peut il m'aider ?
Grand merci d'avance .
Emilie
Nouveau dictionnaire bambara-français
Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Le bambara (bamanankan) – la langue la plus parlée au Mali – fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés pami les langues mandé de souche mandé-ouest. En ce qui est la classification externe des langues mandé, elles appartiennent à la famille Niger-Congo. Sous ses variantes proches, le bambara est aussi parlé au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Comme langue maternelle, et aussi, et de très loin, comme langue seconde, les trois quarts environ de la population malienne l’utilisent aujourd’hui, et on peut sans doute compter actuellent entre 15 et 20 millions de locuteurs. Plusieurs facteurs ont joué et continuent de jouer en sa faveur : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion de la religion musulmane, l’essor du commerce, et enfin l’utilisation du bambara croissante sur les marchés ou dans les cours d’écoles. Le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national. Si le français est la langue de la modernité et de l’écrit, le bambara, par rapport aux langues locales liées à l’oral et à la tradition, figure comme une autre langue d’accès à la modernité. La langue de l’ancien colonisateur, seule langue officielle de l’Etat malien à ce jour, mais très peu maîtrisée par et à peine intégrée dans la population malienne, et le bambara occupent une position privilégiée et progressent en se complétant plus qu’en se concurrençant : l’administration est en français, mais le fonctionnaire est l’ambassadeur et le cheval de Troie du bambara, en s’exprimant en bambara et non en français pour se faire comprendre. Ainsi, le bambara est, en quelque sorte, la seconde langue du pouvoir. Et n’oublions pas que les Maliens et Maliennes attachent beaucoup d’importance à leur histoire : le bambara est l’emblème d’un empire très connu encore aujourd’h ui, à savoir l’empire de Sunjata Keïta au XIIe siècle que la tradition orale manding – à travers ses griots – ne cesse de raconter et transmettre de génération en génération. Le bambara est ainsi le représentant direct de la grandeur du passé, et en garde le prestige incontestée. Il est donc à la fois une langue véhiculaire (lingua franca) et une langue de prestige et de culture. Ces deux fonctions lui attribuent un statut particulier, de plus, le bambara permet la promotion sociale ou individuelle, la langue de la ville, la langue de la radio (depuis 1991, le développement des radios privées s’est aussi beaucoup fait en faveur du bambara) et de la télévision.
Ce nouveau dictionnaire bambara-français est fondé sur le bambara standard, donc celui des villes (surtout Bamako et Ségou). Il est très complet, de presque 1.200 pages. Son introduction, très précise (60 pages), indique de manière claire comment utiliser le dictionnaire et donne la liste des sources utilisées (33o sources différentes en total) : écrites et orales, anciennes et actuelles, en bambara standard et en bambara local, publiées et inédites, telles que lexiques et dictionnaires, manuels et grammaires du bambara en français et en bambara, travaux de description linguistiques, textes littéraires de griots et de conteurs, récits cynégétiques, recueils de proverbes, romans et nouvelles, pièces de théâtre, émissions de radio, informations recueillies auprès de locuteurs ailleurs qu’à Dougoukouna, textes enregistrés auprès de personnes âgées du village de Dougoukouna (village situé à 10 kms de Ségou, en plein milieu de l’ancien Royaume bambara de Ségou), littératures ethnologique et historique, journaux et revues, brochures de post-alphabétisation, brochures religieuses musulmanes et chrétiennes, documents pédagogiques pour les écoles en bambara, ouvrages et articles scientifiques, etc. etc. etc. Précisément, les sources les plus utilisées sont les suivantes : les enquêtes de longue haleine à Dougoukouna, les dictionnaires du Père Charles Bailleul ("Dictionnaire bambara-français", 3e édition corrigée ; voir la note 1 en bas de page), le recueil de proverbes du même auteur ("Sagesse bambara, proverbes et sentences" ; voir la note 2 en bas de page) et le "Kibaru", premier et principal journal en bambara, qui, depuis 1972, fournit une documentation abondante : à ce jour près de 500 numéros, soit environ 5.000 pages de texte.
Donc, la quasi-totalité de cet ouvrage est consacrée à la partie principale, les entrées présentées dans l’alphabet officiel (1.000 pages). A la fin de l’ouvrage, on trouve un index abrégé français-bambara (120 pages). En ce qui est l’entrée bambara dans le détail, sa présentation suit selon plusieurs différentes rubriques : 1. d’abord, l’entrée lexicale est présentée en gras et en notation des tons, suivie éventuellement d’indications phonétiques entre crochets sur la prononciation du terme ; 2. l’appartenance grammaticale (indiquée en italiques) ; 3. l’origine empruntée ; 4. l’étymologie (entre barres obliques) ; 5. la glose ; 6. les exemples (phrase ou expression, suivie de deux lettres majuscules ou d’un nombre indiquant la source de référence, puis la traduction) ; et 7. les remarques diverses.
Quant à la notation des tons (qui n’apparaissent pas dans l’écriture officielle), il faut dire que si l’entrée est de schème H(aut), c.à.d. comportant une succession ininterrompue de tons hauts (notés par l’accent aigu), seul le premier ton est indiqué : súruku "hyène" (= tous les trois voyelles portent le ton haut) ; si l’entrée est de schème A(scendant), c.à.d. comportant un ou plusieurs tons bas (notés par l’accent grave) suivis d’un ou plusieurs tons hauts, seules les syllabes basses qui précèdent la ou les syllabes hautes sont notées : mùso "femme" (= la voyelle o porte aussi le ton bas), làtàràsàji "parfum liquide utilisé par les marabouts" (= tous les voyelles a portent le ton bas mais la voyelle finale i porte le ton haut), fèlèfala "balancer, faire balancer, osciller" (= les voyelles e portent le ton bas, les voyelles a portent le ton haut). Ces deux configurations tonales H et A (nommées schèmes majeurs) regroupent une large majorité des entrées, qu’il s’agisse de mots simples ou de mots complexes. Au cas où une entrée n’appartiendrait pas à l’un de ces deux schèmes majeurs, c.à.d. dans tous les autres cas, les tons sont indiqués sur chacune des voyelles : kólókòtó "qui ne recule devant rien, malfrat", tàrétàré "félicitations, hourrah, enthousiasme", dàmájìrá "faire le maximum, faire tout son possible ; maximum" ...
Au fond, cet ouvrage volumineux excelle par l’immense nombre de ses entrées et des exemples fournis et fera sans doute date dans l’histoire de la langue bambara.
Si on veut adresser une petite critique, une toute petite seulement, c’est donc la suivante : chez Bailleul, les morphèmes des mots dérivés et composés sont séparés par un point (et leur traduction en dessous du mot bambara) pendant que la césure entre ces morphèmes n’est pas indiquée par Dumestre (et leur traduction, à droite du mot bambara, succède à l’appartenance grammaticale, se trouvant entre barres obliques, les termes correspondant aux composants reliés entre eux par des tirets). Exemple :
Bailleul (p.153) : gàlò.mà.jira : n. "signe de malheur" (malheur.qui a.montrer)
Dumestre (p.361) : gàlòmàjira : n.compl. /malheur-qual.-montrer/ • "signe de mauvais augure, porte-malheur"
Chez Bailleul, même un débutant dans l’apprentissage de la langue bambara reconnaît à première vue que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments différents qui sont sans aucun doute : le nom gàlò "malheur", le suffixe de dérivation nominale -ma "qui a" et le verbe jira "montrer". En comparaison, chez Dumestre, c’est la rubrique ‘étymologie’ (entre barres obliques) seulement qui indique que le mot gàlòmàjira consiste en trois éléments dont le sens est "malheur", "qualif." (c.à.d. suffixe nominale de valeur qualificative) et "montrer". De plus, on peut certes reconnaître que ce mot composé figure sous l’entrée gàlò, mais on ne peut reconnaître la césure de ce qui reste, et ce, majira. Est-ce ma + jira ou plutôt maji + ra ou ... ? Bien sûr, c’est évident pour moi ou toute personne qui est familière avec le bambara, mais pour un débutant, ce n’est pas forcément évident. Dans ce cas, Bailleul est à mon avis plus clair dans l’information fournie.
Autre petit regret : chez Bailleul, on est informé sur la valence de tout verbe, c.à.d. si le verbe est transitif, intransitif ou réfléchi (par les sigles v.i, v.t et v.réf), chez Dumestre, on est informé qu’il s’agit d’un verbo-nominal (noté par v-n.) correspondant au fait que les verbes bambara ont, à un degré plus ou moins fort, l’aptitude à être employés comme des noms. Exemple :
Bailleul (p.27) : bàna n. "maladie" bàna v.i "tomber malade" bàna v.t "rendre malade"
Dumestre (p.83) : bàna v-n. • "être malade, rendre malade ; blesser, faire mal ; maladie"
Chez Bailleul, il apparaît clairement que le mot bàna peut être employé comme nom (bana juguyara "la maladie a empiré"), verbe transitif (sabara in bè n sen bana "ces chaussures me font mal aux pieds") ainsi que verbe intransitif (a banana kosèbè "il est tombé gravement malade"), par contre, chez Dumestre, le mot bàna est un verbo-nominal (v-n.), c.à.d. il peut être employé comme nom et comme verbe, mais si le verbe est transitif et/ou intransitif, on ne l’apprend pas. Cependant, pour un débutant et autres aussi, juste une telle information est très serviable.
Ce ne sont que détails. Toutefois, les mêmes ne diminuent en aucune manière la très bonne qualité de cet ouvrage qui est à recommander chaudement à tous ceux et celles qui veulent apprendre le bambara. Donc, je conseille à tout débutant de se procurer non seulement ce Dumestre mais aussi les deux Bailleul (1). Les deux ouvrages sont ainsi complémentaires ... et le fin du fin en ce qui est la langue bambara, sans aucun doute ! Un graaaaaand merci à toi, Gérard !
Dumestre, Gérard. 2011. Dictionnaire bambara-français, suivi d’un indexe abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. (disponible aussi en format ebook)
http://www.karthala.com/2466-dictionnaire-bambara-francais-suivi-d-un-index-abrege-francais-bambara-9782811105426.html
Le prix : 54 euros (en France), 67 euros (en Allemagne).
Gérard Dumestre, professeur émérite, a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. De 1976 à 2010, Dumestre a enseigné le bambara à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Il a publié Le bambara du Mali : Essais de description linguistique (1994) et une Grammaire fondamentale du bambara (2003), descriptions les plus détaillées et les plus complètes de cette langue, et deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances, chroniques maliennes, 2007). Il est aussi l’auteur, dans la série des "Classiques Africains", de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, épisode de l’épopée bambara, 1975 ; La geste de Ségou racontée par des griots bambara, 1979 ; Des bêtes et des hommes, chants des chasseurs mandingues, 2000). Un grand nombre de ses articles sur le bambara ont été publiés dans la revue Mandenkan.
VIVE LE BAMBARA !!!
Herbert
(1) Bailleul, Charles. Dictionnaire bambara-français. Troisième édition corrigée. Bamako, Editions Donniya, 2007, 476pp. Charles Bailleul. Dictionnaire français-bambara. Réimpression en août 2006. Bamako, Editions Donniya, 2006, 377pp. (2) Bailleul, Charles. Sagesse bambara, proverbes et sentences. Bamako, Editions Donniya, 2005, 463pp.

Bonjour a tous,
j'aimerais savoir si quelqu'un connait un endroit pour aller faire une immersion en espagnol pour une duree d'un mois et demi ou deux mois... Ce que je recherche c'est un endroit a bon prix evidemment mais qui me permettrait vraiment d'augmenter mes connaissances grammatical ainsi que de conversation. Pour ce qui est de la comprehension je n'ai pas trop de probleme mais je tiens vraiment a devenir fluide dans cette langue. De plus j'aimerais habite dans une famille histoire d'etre vraiment dans leur culture.
Merci a l'avance de votre aide!!!!
j'aimerais savoir si quelqu'un connait un endroit pour aller faire une immersion en espagnol pour une duree d'un mois et demi ou deux mois... Ce que je recherche c'est un endroit a bon prix evidemment mais qui me permettrait vraiment d'augmenter mes connaissances grammatical ainsi que de conversation. Pour ce qui est de la comprehension je n'ai pas trop de probleme mais je tiens vraiment a devenir fluide dans cette langue. De plus j'aimerais habite dans une famille histoire d'etre vraiment dans leur culture.
Merci a l'avance de votre aide!!!!
bonjour, j'ai trouvé 2 pièces du cambodge avec des écritures en khmer, quelqu'un pourrais me les traduire?
Merci d'avance
Merci d'avance
bonjour, je voulais savoir si quelqu'un pouvait me traduire le mot "bonheur" en tibétain (écriture verticale). Merci d'avance!! :)
Bonsoir voila je souhaiterais me faire tatouer le prénom de mon pére(hervé) en arabe quelqu'un pourrait il m'aider a trouver la traduction?merci d'avance
j'aimerais avoir la traduction en tibétain des mots 'amour espoir & liberté' svp
c'est pour un tatouage qui me tien à coeur 😉
bonjour et merci d'avance à tous ceux qui pourront me donner la traduction du mot "poulet" et "poulet roti" dans toutes les langues !!!!!
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Les proverbes ici retenus ont été ramassés au Bèlèdugu, région historique du Mali précolonial (Kolokani, son chef-lieu, Banamba, Komi, Nossombougou, Didiéni, Falajè, Fassa, ...), au « cœur du pays bambara », au nord de Bamako, capitale du Mali. Ladite région est rattachée à la 2ième région administrative de Koulikoro. Les proverbes et sentences y sont compris, et beaucoup d’entre eux y sont utilisés, sinon tels quels, du moins dans l’une ou l’autre variante très proche.
Ces proverbes démontrent la sagesse d’un peuple, sa manière de concevoir la condition humaine et les relations sociales, son code de l’honneur et de sa morale. Ils sont un des supports de l’éducation de base traditionnelle ...
1 : Kamalen nyuman bèè tè dugutigi den ye. jeune homme / beau / tous / EQnég / chef de village / enfant / EQ Tous les beaux jeunes gens ne sont pas descendants du chef de village.
= La position sociale n’est pas gage de noblesse, il y a beaucoup de nobles gens qui ne sont pas fil(le)s de riches.
2 : Hakè dègè ka kumu. péché / dèguè / DES / aigre La bouillie du péché devient aigre.
= Toute faute sera punie un jour ou l’autre.
(dègè = mets consistant en une céréale pilée non tamisée, légèrement passée à la vapeur, étendue d’eau ou de lait ; « farine de petit mil bluté cuite à la vapeur d’eau et additionnée de sel, piment et lait »)
3 : I teri fa, o ye i fa ye. ton / ami / père / celui / EQ / ton / père / EQ Le père de ton ami, c’est ton père.
= On considère son ami comme un vrai frère, on respecte une personne qu’un ami respecte.
4 : Baladen bèè tè fò su kelen. balafon-morceau / tous / INACnég / jouer (de la musique) / soir / 1 On ne joue pas de toutes les lames du balafon le même soir.
= On ne doit pas nécessairement tout dire au même moment.
5 : Mògò ni i kònò tè kèlè. homme / et / sa / pensée/ INACnég / battre On ne se dispute pas avec ses pensées.
= Le fait de garder ses secrets ne cause aucun dommage, autrement dit, et tout le monde le sait : « La parole est d’argent, le silence est d’or » (en allemand « Reden ist Silber, Schweigen ist Gold ».)
(ici, le pronom personnel i "tu, te, toi ; ton, ta, tes" fait fonction d’un pronom de reprise de mògò. Par conséquent, je l'ai traduit par "sa" et non par "ta". Voir aussi le proverbe no.23)
6 : Kun tè diyanye la. raison / SITnég / amour / SIT L’amour ne s’explique pas.
= Quand on aime quelqu’un, c’est sans cause, sans raison.
7 : Sabu de bè juru se kòlòn na. méthode / FOC / INAC / corde / faire arriver / puits / à C’est la méthode qui fait arriver la corde au fond du puits.
= L’intelligence et la réflexion (nous) permettent de trouver de bonnes solutions.
8 : Kumakan tè kòrò. parole / INACnég/ vieillir La parole ne vieillit pas.
= Les calomnies, les médisances, les insultes, on peut les pardonner mais on ne peut les oublier.
9 : Mògòkòròkan ye fura ye. homme-vieux-langue / SIT / médicament / SIT Les paroles de vieux sont (comme) des remèdes.
= L’expérience est bonne conseillère, elle est toujours profitable.
10 : Tinyè bèè tè fòta ye. vérité / toute / SITnég / dire-ce qui est à faire / SIT Toute vérité n’est pas bonne à dire.
= Il faut s’abstenir de dire certaines vérités pour ne pas se créer de problèmes.
11 : Daga bèè ni a galama don. marmite / toute / et / sa / louche / PRES Chaque marmite a sa petite louche.
= A chaque village ses coutumes, à chaque famille ses coutumes.
12 : Cèkòròba ka fisa a sòngò ye. homme vieux / DES / meilleur / son / prix / que Un vieux vaut mieux que sa valeur marchande.
= Un vieux n’a pas de prix, il est précieux par son expérience et sa sagesse.
13 : Jamana bèè ni a ka laada don. pays / tous / et / sa / CONN / coutume / PRES A chaque pays ses coutumes.
= Tout pays a ses coutumes particulières. (voir aussi le proverbe no.11, même sens !)
14 : Ko bèè ni a sababu don. action / toutes / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
15 : Nataba ni sugu lamini. cupide / et / marché / entourer Le cupide fait le tour du marché.
= Le cupide pense toujours trouver quelque chose de meilleur.
16 : Kami bè a nyèmògò tòn filè. pintade / INAC / son / patron / nuque / regarder La pintade regarde la nuque de celle qui la précède.
= Les enfants regardent et imitent leurs parents, leurs aînés, pour le bien ou pour le pire.
17 : Faama bè kòròfò a kò. puissant / INAC / réprimander / lui / derrière C’est en son absence qu’on dénigre le puissant.
= Le souverain a le pouvoir et il fait ce qui lui plait.
18 : Fiyen tè miseli tòmò. aveugle / INACnég / aiguille / ramasser L’aveugle ne peut ramasser une aiguille.
= Qui n’a pas étudié ne peut devenir savant, à moins d’avoir un maître qui l’initie.
19 : Wari bè wari nyini. argent / INAC / argent / chercher L’argent recherche l’argent.
= Plus on en a, plus on en veut.
20 : Muso tè dòn kaban. femme / INACnég / connaître / déjà On ne peut pas connaître parfaitement une femme.
= Il ne faut se fier à la femme, elle dissimule facilement ce qu’elle pense ou veut.
21 : N tè ji min nu fè ! je / INACnég / eau / boire / nez / par Je ne bois pas l’eau par le nez !
= Manière de dire « Je ne suis pas un imbécile ! »
22 : Diya tè kèlè sa. plaisir / INACnég / querelle / mourir L’amour n’empêche pas les disputes.
= Dans toute amitié, il y a des moments de tension.
23 : Mògò kana i bolo don jiri ni a fara cè. homme / PROH / sa / main / mettre / arbre / et / son / écorce / entre Il ne faut pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce.
= Il est indiqué de ne pas s’immiscer dans les querelles entre amis.
24 : Cè minbali tè tinyè fò. homme / boire-sans / INACnég / vérité / parler Un homme qui n’a pas bu d’alcool ne dit pas la vérité.
= Celui qui a bu de l’alcool dit la vérité sans se préoccuper des conséquences.
25 : Mògò tè se hakili dan na. homme / INACnég / arriver / intelligence / limite / à On ne peut atteindre les limites de l’intelligence.
= On ne peut ni tout savoir ni réaliser tous ses idées et projets.
26 : Tulo bè dènè kun. oreille / SIT / mur / avec Les murs ont des oreilles.
= Avertissement de prudence donné aux médisants, aux rapporteurs, aux étourdis ...
27 : Nyininkalikèla tè fili. qqn qui demande / INACnég / se tromper Celui qui interroge ne risque pas de se tromper.
= Tant qu’on demande des renseignements, on a de bonnes chances de ne pas faire d’erreurs.
28 : Fali ye tulo sòrò, a ko "Binyè". âne / AC / oreille / recevoir / il / dire / corne L’âne a été doté d’oreilles, il réclame des cornes.
= Plus on reçoit, plus on demande. Conseil : Il faut être content de ce qu’on a.
29 : Cènyè tè dumuni sa. beauté / INACnég / repas / empêcher La beauté n’empêche pas de manger.
= Mieux vaut la bonne santé que la beauté.
30 : Bolokòni bèè ni a dayòrò don. doigt / chaque / et / sa / emplacement / PRES A chaque doigt son emplacement.
= Chaque individu a une place, un rôle à jouer dans la société. Ce proverbe sert à montrer l’importance de la solidarité !
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Les proverbes ici retenus ont été ramassés au Bèlèdugu, région historique du Mali précolonial (Kolokani, son chef-lieu, Banamba, Komi, Nossombougou, Didiéni, Falajè, Fassa, ...), au « cœur du pays bambara », au nord de Bamako, capitale du Mali. Ladite région est rattachée à la 2ième région administrative de Koulikoro. Les proverbes et sentences y sont compris, et beaucoup d’entre eux y sont utilisés, sinon tels quels, du moins dans l’une ou l’autre variante très proche.
Ces proverbes démontrent la sagesse d’un peuple, sa manière de concevoir la condition humaine et les relations sociales, son code de l’honneur et de sa morale. Ils sont un des supports de l’éducation de base traditionnelle ...
1 : Kamalen nyuman bèè tè dugutigi den ye. jeune homme / beau / tous / EQnég / chef de village / enfant / EQ Tous les beaux jeunes gens ne sont pas descendants du chef de village.
= La position sociale n’est pas gage de noblesse, il y a beaucoup de nobles gens qui ne sont pas fil(le)s de riches.
2 : Hakè dègè ka kumu. péché / dèguè / DES / aigre La bouillie du péché devient aigre.
= Toute faute sera punie un jour ou l’autre.
(dègè = mets consistant en une céréale pilée non tamisée, légèrement passée à la vapeur, étendue d’eau ou de lait ; « farine de petit mil bluté cuite à la vapeur d’eau et additionnée de sel, piment et lait »)
3 : I teri fa, o ye i fa ye. ton / ami / père / celui / EQ / ton / père / EQ Le père de ton ami, c’est ton père.
= On considère son ami comme un vrai frère, on respecte une personne qu’un ami respecte.
4 : Baladen bèè tè fò su kelen. balafon-morceau / tous / INACnég / jouer (de la musique) / soir / 1 On ne joue pas de toutes les lames du balafon le même soir.
= On ne doit pas nécessairement tout dire au même moment.
5 : Mògò ni i kònò tè kèlè. homme / et / sa / pensée/ INACnég / battre On ne se dispute pas avec ses pensées.
= Le fait de garder ses secrets ne cause aucun dommage, autrement dit, et tout le monde le sait : « La parole est d’argent, le silence est d’or » (en allemand « Reden ist Silber, Schweigen ist Gold ».)
(ici, le pronom personnel i "tu, te, toi ; ton, ta, tes" fait fonction d’un pronom de reprise de mògò. Par conséquent, je l'ai traduit par "sa" et non par "ta". Voir aussi le proverbe no.23)
6 : Kun tè diyanye la. raison / SITnég / amour / SIT L’amour ne s’explique pas.
= Quand on aime quelqu’un, c’est sans cause, sans raison.
7 : Sabu de bè juru se kòlòn na. méthode / FOC / INAC / corde / faire arriver / puits / à C’est la méthode qui fait arriver la corde au fond du puits.
= L’intelligence et la réflexion (nous) permettent de trouver de bonnes solutions.
8 : Kumakan tè kòrò. parole / INACnég/ vieillir La parole ne vieillit pas.
= Les calomnies, les médisances, les insultes, on peut les pardonner mais on ne peut les oublier.
9 : Mògòkòròkan ye fura ye. homme-vieux-langue / SIT / médicament / SIT Les paroles de vieux sont (comme) des remèdes.
= L’expérience est bonne conseillère, elle est toujours profitable.
10 : Tinyè bèè tè fòta ye. vérité / toute / SITnég / dire-ce qui est à faire / SIT Toute vérité n’est pas bonne à dire.
= Il faut s’abstenir de dire certaines vérités pour ne pas se créer de problèmes.
11 : Daga bèè ni a galama don. marmite / toute / et / sa / louche / PRES Chaque marmite a sa petite louche.
= A chaque village ses coutumes, à chaque famille ses coutumes.
12 : Cèkòròba ka fisa a sòngò ye. homme vieux / DES / meilleur / son / prix / que Un vieux vaut mieux que sa valeur marchande.
= Un vieux n’a pas de prix, il est précieux par son expérience et sa sagesse.
13 : Jamana bèè ni a ka laada don. pays / tous / et / sa / CONN / coutume / PRES A chaque pays ses coutumes.
= Tout pays a ses coutumes particulières. (voir aussi le proverbe no.11, même sens !)
14 : Ko bèè ni a sababu don. action / toutes / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
15 : Nataba ni sugu lamini. cupide / et / marché / entourer Le cupide fait le tour du marché.
= Le cupide pense toujours trouver quelque chose de meilleur.
16 : Kami bè a nyèmògò tòn filè. pintade / INAC / son / patron / nuque / regarder La pintade regarde la nuque de celle qui la précède.
= Les enfants regardent et imitent leurs parents, leurs aînés, pour le bien ou pour le pire.
17 : Faama bè kòròfò a kò. puissant / INAC / réprimander / lui / derrière C’est en son absence qu’on dénigre le puissant.
= Le souverain a le pouvoir et il fait ce qui lui plait.
18 : Fiyen tè miseli tòmò. aveugle / INACnég / aiguille / ramasser L’aveugle ne peut ramasser une aiguille.
= Qui n’a pas étudié ne peut devenir savant, à moins d’avoir un maître qui l’initie.
19 : Wari bè wari nyini. argent / INAC / argent / chercher L’argent recherche l’argent.
= Plus on en a, plus on en veut.
20 : Muso tè dòn kaban. femme / INACnég / connaître / déjà On ne peut pas connaître parfaitement une femme.
= Il ne faut se fier à la femme, elle dissimule facilement ce qu’elle pense ou veut.
21 : N tè ji min nu fè ! je / INACnég / eau / boire / nez / par Je ne bois pas l’eau par le nez !
= Manière de dire « Je ne suis pas un imbécile ! »
22 : Diya tè kèlè sa. plaisir / INACnég / querelle / mourir L’amour n’empêche pas les disputes.
= Dans toute amitié, il y a des moments de tension.
23 : Mògò kana i bolo don jiri ni a fara cè. homme / PROH / sa / main / mettre / arbre / et / son / écorce / entre Il ne faut pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce.
= Il est indiqué de ne pas s’immiscer dans les querelles entre amis.
24 : Cè minbali tè tinyè fò. homme / boire-sans / INACnég / vérité / parler Un homme qui n’a pas bu d’alcool ne dit pas la vérité.
= Celui qui a bu de l’alcool dit la vérité sans se préoccuper des conséquences.
25 : Mògò tè se hakili dan na. homme / INACnég / arriver / intelligence / limite / à On ne peut atteindre les limites de l’intelligence.
= On ne peut ni tout savoir ni réaliser tous ses idées et projets.
26 : Tulo bè dènè kun. oreille / SIT / mur / avec Les murs ont des oreilles.
= Avertissement de prudence donné aux médisants, aux rapporteurs, aux étourdis ...
27 : Nyininkalikèla tè fili. qqn qui demande / INACnég / se tromper Celui qui interroge ne risque pas de se tromper.
= Tant qu’on demande des renseignements, on a de bonnes chances de ne pas faire d’erreurs.
28 : Fali ye tulo sòrò, a ko "Binyè". âne / AC / oreille / recevoir / il / dire / corne L’âne a été doté d’oreilles, il réclame des cornes.
= Plus on reçoit, plus on demande. Conseil : Il faut être content de ce qu’on a.
29 : Cènyè tè dumuni sa. beauté / INACnég / repas / empêcher La beauté n’empêche pas de manger.
= Mieux vaut la bonne santé que la beauté.
30 : Bolokòni bèè ni a dayòrò don. doigt / chaque / et / sa / emplacement / PRES A chaque doigt son emplacement.
= Chaque individu a une place, un rôle à jouer dans la société. Ce proverbe sert à montrer l’importance de la solidarité !
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Bonjour à tous,
Etant passionée par la Thailande, je suis en apprentissage de la langue.
Comme je suis en France actuellement j'aurais besoin d'aide pour me traduire une citation en thailandais ainsi qu'un petit texte... (phonétique et lettres thai).
- " Suis ton coeur aussi longtemps que tu vis ".
- " Que tes ennemis fuient loin de toi Que les biens que tu acquières soient tiens à jamais Ta beauté sera celle d'Apsara Où que tu ailles, nombreux seront ceux qui t'assisterons, te servirons et te protègeront. "
Merci d'avance aux personnes qui prendrons le temps de me répondre. Toutes réponses sont les bienvenues.
- " Suis ton coeur aussi longtemps que tu vis ".
- " Que tes ennemis fuient loin de toi Que les biens que tu acquières soient tiens à jamais Ta beauté sera celle d'Apsara Où que tu ailles, nombreux seront ceux qui t'assisterons, te servirons et te protègeront. "
Merci d'avance aux personnes qui prendrons le temps de me répondre. Toutes réponses sont les bienvenues.
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Tout est dans le titre. Voici le mot:
อนงค์สยาม ประชุมศรี
merci de votre aide
merci de votre aide
Hier midi, dans un supermarché, je vois une famille aux traits indiens... Je ne suis pas très loin, et essaye de savoir quelle langue parlent ils... (la curiosité n'est pas un vilain défaut!!!)
Ils regardent un gros paquets d'oeufs en chocolats...
J'entends "Ek kilo panch euros"...😏😏😏
Je répète devant une des deux fillettes "ek kagi panch euro"
Elle me regarde et me sourit toute étonnée...
Je continue mes courses... M'arrête... Ouvre mon sac, sors une de mes belles cartes de visite indienne, avec un beau Ganesh dessus ainsi que mon tel et mon mail, et retourne les voir...
"Excuse me, do you speak hindi? Yes. "Moudjé hindi sikni hai"
Bref, je propose que l'un d'eux m'enseigne l'hindi et en échange je pourrais enseigner le français?
Le père me réponds dans un bon français que sa femme est intéressée!
Je suis ravie, mais bon, on verra bien... Pourvu qu'ils me téléphonent!!!!
.../...
Ce soir Marie (laptitmarie) est venue me préparer des moules 😛
Pendant le délicieux repas, mon tel sonne.
"Bonjour Madame... 🤪 euh bonjour Monsieur?
"Nous nous sommes rencontrés hier au supermarché...."
Yeah!!!!😎
TOUTOUBIDOU youpie!!!!! 😎😎😎
On commence lundi!
Je suis aux anges....
Tout ca pour ca pour vous demander...
Si j'ai le choix, quel alphabet choisir? L'occidental ou le devanagari?
Merci 🙂
Tout ca pour ca pour vous demander...
Si j'ai le choix, quel alphabet choisir? L'occidental ou le devanagari?
Merci 🙂
Bonjour,
J'ai jeté un coup d'oeil à un cours d'espéranto il y a un peu plus d'un an (je m'ennuyais au boulot ^^), et contre toute attente, j'ai poursuivi son étude. En effet, en découvrant la grammaire, j'étais de plus en plus intéressé en voyant les astuces qui permettent de communiquer avec une précision comparable aux langues nationales, tout en étant beaucoup plus vite apprise (de l'ordre de 10 fois).
Mais pourquoi je vous raconte ma vie sur voyageforum...et bien parce que l'espéranto, en plus d'être amusant en soi, m'a donné des buts de voyages, et j'aimerais vous en faire profiter également. Ok, il est improbable de croiser un espérantiste dans la rue. Mais, en planifiant ses vacances en fonction, vous pouver loger gratuitement chez un espérantiste dans presque toute les villes du monde (principe équivalent à couchsurfing), ou participer à un semaine ou un we espéranto (rencontre internationale organisée par un pays, avec visite de villes, sports, musique, alcool...entre gens du même age et de tous les pays du monde, dans une ambiance très particulière). Le temps d'apprentissage requis pour avoir un niveau suffisant pour profiter de cela dépend des personnes et des langues que vous parlez...mais c'est de l'ordre de quelques dizaines d'heures uniquement, et durant lesquelles le "par cœur" est rarement requis, de par la régularité des règles.
Je me considère comme quelqu'un d'assez rationnel, et du coup je sais que l'idée d'apprendre l'espéranto pour ça semble ne pas l'être pour la plupart des gens. Je sais aussi que personne ne va décider d'apprendre l'espéranto en lisant ce message. Ceci dit, j'espère que les plus curieux d'entre vous jetteront un coup d’œil à un cours d'espéranto (disons un quart d'heure) pour voir si l'étude de cette langue les amuserait autant que ça m'a amusé. Si vous aimez la linguistique et/ou la logique, cela devrait être le cas. Si quelqu'un se prête au jeu, je serais ravi de discuter du sujet avec lui...j'espère que quelqu'un aura un quart d'heure pour ça :)
Cédric
Liens : excellent site de cours : http://fr.lernu.net/ video de cours que je viens de faire (pour ceux qui ont - de temps, et en anglais) : http://www.youtube.com/watch?v=RnCxBvUCFTg&context=C4f914acADvjVQa1PpcFNE07uo1Ds7sA7z-hZRICUSubiz8WGbyvo=
J'ai jeté un coup d'oeil à un cours d'espéranto il y a un peu plus d'un an (je m'ennuyais au boulot ^^), et contre toute attente, j'ai poursuivi son étude. En effet, en découvrant la grammaire, j'étais de plus en plus intéressé en voyant les astuces qui permettent de communiquer avec une précision comparable aux langues nationales, tout en étant beaucoup plus vite apprise (de l'ordre de 10 fois).
Mais pourquoi je vous raconte ma vie sur voyageforum...et bien parce que l'espéranto, en plus d'être amusant en soi, m'a donné des buts de voyages, et j'aimerais vous en faire profiter également. Ok, il est improbable de croiser un espérantiste dans la rue. Mais, en planifiant ses vacances en fonction, vous pouver loger gratuitement chez un espérantiste dans presque toute les villes du monde (principe équivalent à couchsurfing), ou participer à un semaine ou un we espéranto (rencontre internationale organisée par un pays, avec visite de villes, sports, musique, alcool...entre gens du même age et de tous les pays du monde, dans une ambiance très particulière). Le temps d'apprentissage requis pour avoir un niveau suffisant pour profiter de cela dépend des personnes et des langues que vous parlez...mais c'est de l'ordre de quelques dizaines d'heures uniquement, et durant lesquelles le "par cœur" est rarement requis, de par la régularité des règles.
Je me considère comme quelqu'un d'assez rationnel, et du coup je sais que l'idée d'apprendre l'espéranto pour ça semble ne pas l'être pour la plupart des gens. Je sais aussi que personne ne va décider d'apprendre l'espéranto en lisant ce message. Ceci dit, j'espère que les plus curieux d'entre vous jetteront un coup d’œil à un cours d'espéranto (disons un quart d'heure) pour voir si l'étude de cette langue les amuserait autant que ça m'a amusé. Si vous aimez la linguistique et/ou la logique, cela devrait être le cas. Si quelqu'un se prête au jeu, je serais ravi de discuter du sujet avec lui...j'espère que quelqu'un aura un quart d'heure pour ça :)
Cédric
Liens : excellent site de cours : http://fr.lernu.net/ video de cours que je viens de faire (pour ceux qui ont - de temps, et en anglais) : http://www.youtube.com/watch?v=RnCxBvUCFTg&context=C4f914acADvjVQa1PpcFNE07uo1Ds7sA7z-hZRICUSubiz8WGbyvo=
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