La première bouffée d’air, dès que les portes de l’avion se sont ouvertes, sentait… Je ne sais pas très bien quoi mais ça sentait ! Parfois bon, parfois mauvais. Les odeurs d’encens ou d’épices sont très agréables, seulement parfois elles se mélangent aux odeurs de j'sais pas quoi mais des odeurs bien moins agréable que le jasmin...
Dans un état d’épuisement total, je suis dans le bus qui se dirige vers le centre ville. On traverse des bidonvilles, les vieilles baraques de bois partout, une crasse et une poussière incroyable, et puis des indiennes en saris ! Qu’est ce qu’elles sont belles et élégantes… Je flashe au maximum sur les couleurs, rose vif, rouge vermillon, bleu roi ou vert, nous sommes toujours si gris en Europe à côté…
Dans le bus, je fais la connaissance de Luc, un belge de Ciney (bourgade célèbre pour sa bière !) chouette, ce n’est pas son premier voyage en Inde, nous passons la journée ensemble et il m’aide pour l’achat d’un ticket de train qui part le soir même pour Hospet, près d’Hampi dont j’ai entendu beaucoup de bien. Après qu’il ait déposé son sac à son hôtel, nous sommes partis visiter la ville, la fameuse «Gateway Of India», les rues pleines de monde, des mendiants partout, et les autres qui passent indiffèrent...
Le look des gens est incroyable… Ce n’est que mon premier jour et je n’arrête pas d’écarquiller les yeux!
Nous mangeons d’un simple mais bon p’tit plat, et je me retrouve déjà dans le train.
Les couchettes sont déjà installées, deux autres touristes voyageurs au-dessus de moi se sont réveillés, je m’installe en faisant le moins de bruit possible, mais je ne m’endors pas facilement…
Au matin je descends à Guntakal, et je reprends un autre train pour Hospet. Je papote avec une anglaise qui retourne demain chez elle, la pauvre, quelle horrible météo en Angleterre…
La gare grouille encore de monde. Je m’achète un chaï, le thé indien aux épices, mon premier chaï est un délice, j’aime beaucoup 🙂
J’observe les coolies, ils font partie de l’image classique de l’Inde, ne portant qu’un pagne, maigres mais superbes, ils représentent toute la misère et la pauvreté du sous continent.
Encore quelques heures de train, et j’arrive enfin à Hospet. Je prends un rickshaw, ces taxis à trois roues comme les tuk tuk thaïlandais, et me voilà à Hampi.
"Hello postcards? Books? Hello Guest House?" me demandent les gosses...
Je traverse le village, et me dirige vers la rivière, passe à côté d’un grand temple ressemblant à ceux que j’ai vu dans des livres de photos d’Inde, des statues de la mythologie Hindoue sculptées sur toutes les parois, les femmes en saris multicolores, des mômes sales et des hommes habillés un peu à l’européenne y entrent et sortent. Les rues sont en terre battue, la vie à l’air bien calme ici…
Comme me l’avait conseillé l’Anglaise rencontrée à la gare, je vais chercher un guest house de l’autre côté de la rivière.
J’attends la drôle de petite barque ronde en bambou, elle ne m’a pas l’air très solide et surtout pas très étanche… Mais ça à l’air d’aller! Les orteils sont bien un rien mouillés, je tiens mon sac sur mes genoux, accroupie, comme la dizaine d’autre personne dans la barque. Une fois cette traversée effectuée, je prends le petit chemin de gauche, à travers la campagne extraordinairement belle…
Je croise une magnifique indienne vendant des pommes qu’elle porte dans un panier d’osier sur sa tête. "Namasté" me dit-elle, je ne résiste pas et lui en achète une. Sous le ciel bleu, sur ce chemin de terre rouge, mon sac est léger sur le dos. Je croque à pleine dent dans cette succulente pomme, je profite de tous mes sens de cet instant… Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau.
Après avoir visité quelques guest houses, je choisis le mignon "Roots n’Rock". La région d'Hampi est entouré de gros ou gigantesques rochers, c'est super joli.
Au "Roots n’ Rock" je demande une chambre, et avant que je ne m’installe, comme la pièce n’était pas très clean, je dois attendre un moment qu’on la nettoie…
Alors je prends une douche, bois un "mango lassi", boisson lactée à base de mangue, et papote avec d’autres voyageurs…
Quand on vient m’annoncer que c’est prêt, je vois les murs recouverts de brun… Et voilà qu’on me dit que ça écarte les mouches… Après quelques secondes, je comprends que c’est de la bouse de vache!!!
Comme mon budget ne me permet pas un hôtel à étoiles (d’ailleurs il n’y en a pas dans ce bled), je paie 10 jours 7 $, et installe mes affaires en prenant bien soin de ne pas toucher les murs encore frais de leur "peinture" locale…
Une vache pointe son museau par la fenêtre toujours ouverte "Bonjour sacrée vache, si tu veux te lacher n'hésites pas...🤪"
25/11
Hier soir j’ai trouvé que les insectes faisaient un boucan d’enfer dans ma chambre, mais ce matin, j’ai trouvé trois grosses grenouilles ou crapauds, je ne suis pas experte en batracien, dont un juste à côté de mon oreiller !!!
P’tit dèj’ pancake, café et salade de fruits du coin, c’est à dire banane, mangue et ananas et je m’en vais au village… Reprends le petit chemin de terre rouge bordé de palmiers de toutes sortes, la barque trop marante, et me voilà dans la rue principale.
Installée à la terrasse d’un bui bui, je commande un lassi spécial, et rêve devant la vie de ce village… J’adoooore regarder la vie très colorée des indiens… Les rickshaws jaunes et noirs, les bus brinque ballants couverts de déités peintes à la main de couleurs vives, les gens vivant comme dans un autre siècle, les singes partout courant de toit en toit, les vaches se baladant comme de rien n’était, les enfants n’arrêtent pas de demander des "school pen", les mendiants n’arrêtent pas de mendier, et les vendeurs de toutes sortes d’essayer de vendre. "Banana? Good Banana!"
Je rencontre deux Français arrivant directement de Manali, petite ville tout au nord de l’Inde, quel bien fou de parler à nouveau sa langue maternelle… Ils cherchent un sympa guest house au calme, alors je leurs conseille là où je suis. On mange un thali, papotons encore et nous dirigeons vers la rivière. On s’est payé de ces fous rires dans la barque, et comme c’est contagieux, tous les passagers nous ont imités, ne comprenant rien au français, mais le rire de Françoise est décidément trop cocasse.
Le lendemain, je me décide d’aller voir les temples parsemés dans la campagne avoisinante, une joli chemin rocailleux mène au « Vittala Temple » datant du début du 16ème siècle.
Ce temple est le plus important et le mieux conservé, de plus ses colonnes merveilleusement sculptées sont creuses et chacune d’elles émet une note !
Dans la cour où je suis, se trouve le petit temple en forme de char, très connu et très photographié.
Je prends des heures pour écrire car cet endroit, ce temple, est tellement beau que je relève tout le temps la tête pour rêver devant ces beautés… J’attends que le ciel se dégage pour prendre des photos, guettant chaque rayon de soleil…
Je m’extasie en observant la nature, j’écoute les cris d’oiseaux parfois très étranges, et suis transportée dans un monde si serein et si relax par un vol de perroquet passant à quelques mètres au-dessus de ma tête. Je reste là à rêver pendant des heures et des heures…
…/… Je suis revenue au village avec trois Italiens avec qui j’avais papoté un moment au temple, et c’est tant mieux, car à ce qu’il paraît, en fin de journée les chemins ne sont pas très surs pour une voyageuse solo.
28/11
La saison touristique commence petit à petit, de plus en plus de voyageurs arrivent des quatre coins du monde, et Hampi est un passage obligé dans cette partie de l’Inde. Beaucoup de voyageurs ont toujours un instrument de musique avec eux, un bel israélien joue de la guitare, un charmant italien ne quitte jamais son didgeridoo, et Olivier, le copain de Françoise joue des petites percussions. L’ambiance est souvent très très chouette. Les shiloms tournent, j’observe toujours les beautés de la nature, les papillons multicolores, les oiseaux jaunes et verts à taches blanches et aux longs becs, une grande abeille jaune et noire au corps très mince. L’espèce de gros choucas fait un boucan d’enfer pendant de longues minutes, il s’est installé dans le palmier où j’ai attaché mon hamac, dans lequel j’écris. Je ne l’oublie jamais sous les tropiques, je le trouve trop indispensable! Mais quand même après avoir "bien" déjeuné, j’ai loué un vélo, et suis partie me faire des muscles et perdre des kilos sur les chemins d’Hampi.
Il fait super chaud et humide, la mousson n’est pas encore terminée, mais c’est un endroit tellement superbe, on trouve de grosses statues de Ganesh ou de Shiva au croisement d’un petit chemin, ou des adorables petits temples au milieu de bananeraies ou palmeraies, vraiment splendides comme moments.
Un petit écureuil crie comme un fou, peut être crie-t-il après sa dulcinée ? Les oiseaux chantent à cœur joie, époustouflants de beautés. J’observe ce que je pense être un pivert, ensuite mon regard s’arrête sur des petits perroquets, et sur d’autres sublimes oiseaux dont je n’ai pas la moindre idée du nom. L’écureuil n’a pas bougé, moi non plus d’ailleurs, j’écoute le vent frapper les feuilles de bananiers les unes contre les autres. Le ciel est tout bleu avec quelques tous petits nuages, et je suis installée à l’ombre, sur des grosses pierres de ce petit temple tout perdu. J’ai quasi fini ma bouteille d’eau, je vais devoir penser à bouger…../...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
J'ai beaucoup aimé le nettoyage de la chambre.
Ma femme qui n'est pas chaude pour aller en Inde l'est encore moins maintenant.
Pour ma part, j'ai encore plus envie d'y aller, merci.
Ah Parvat, toujours les bons mots pour retranscrire ces impressions toujours vivantes.
Et puis comble de bonheur, tes derniers posts font reference a des endroits que je viens de visiter. Donc je veux la suite de ton sejour a Hampi, le quartier Royal, queen bath et tout le reste.
Descends donc de ton hamac, et fais nous encore rever !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Queen bath? quartier royal? Je ne me souviens plus...
C'était en 97... Mais voilà la suite :)
Bonne lecture! :)
"Malgré la chaleur et les litres de sueurs s’évaporant aussitôt perdus, je profite du vélo pour me balader encore autour du village. Je voudrais que le temps s’arrête tellement je suis bien, tellement la nature, le paysage, est magnifique.
Je rencontre Meera, ou Michèle il y a longtemps, une Belge vivant en Inde depuis 20 ans. Elle m’a offert un café dans un chouette bui bui, et je l’ai accompagné chez elle sur la colline. Dans une petite maison de bois à côté d’une jolie rivière, elle a arrangé un petit chez elle vraiment adorable. J’ai passé une bien belle fin d’après midi avec elle.
Le lendemain, rebalade dans la campagne autour d’Hampi, visites d’autres temples, je dégouline encore sur ce vieux vélo inconfortable, mais quelle liberté, quel beau pays… La philosophie de vie des indiens est tellement différente de la nôtre, si cette vie ci n’est pas facile, la prochaine sera mieux ! En attendant faut bien faire avec, à quoi ça sert de s’énerver ? Shanti, comme on dit ici… Relax… Et pour être relax, comme je le suis… Enfin, quand il n’y a pas des vendeurs de toutes sortes me harcelant, mais ça n’arrive pas partout… Je me trouve encore une fois dans un petit temple qui semble oublié de tous… J’aime rester dans des endroits comme celui ci pendant des heures… J’adore la solitude, bien que j’aimerais tant une de mes amies ou le prince charmant près de moi, mais bon, être seule fait du bien aussi.
Sur le chemin du retour, je m’arrête souvent pour prendre des photos tellement la lumière est monumentale.
Au village, je rends le vélo, et dîne d’un fried rice vegetable. Je vais admirer le coucher de soleil, encore une fois sensationnel, et je rentre dormir.
Mais qu’est ce que j’ai mal dormi… Le repas d’hier soir est passé bien difficilement… Ca devait m’arriver… J’ai une bonne tourista… Je reste dans mon hamac toute la journée, ne faisant rien du tout. Demain, Françoise et Olivier partent pour un petit village au bord de la mer à 8h de bus d’ici. Ils me disent que si je veux venir avec eux je suis la bienvenue, et avec tous les « ercefurils » que je me suis avalée, je devrais être plus ou moins ok demain…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Lundi 1/12
Après avoir traîné toute la journée, nous avons presque raté le dernier bus pour Hospet. Le délire !
Le bus était complet, et le toit était presque rempli de bagages, mais aussi de passagers !
Une allemande qui s’installe et le bus qui avance, on crie, tape sur la carrosserie pour que le conducteur stoppe, je grimpe à toute vitesse avec mon sac par le petit escalier à l’arrière, puis Olivier, mais ensuite le bus redémarre et n’a pas l’air de vouloir à nouveau s’arrêter pour que Françoise puisse monter. Enfin après plein de cris à nouveau, le voilà qui s’arrête une dernière fois. Françoise toute essoufflée s’assied à côté de moi. Je lui annonce un « Welcome on board »! Le coucher de soleil du toit de ce bus indien est le plus folklorique que j’ai jamais vu ! Il fallait faire attention aux branches d’arbres, et se baisser souvent. Les Indiens n’aiment pas trop que les occidentaux voyagent sur les toits, c’est les places les plus mortelles en cas d’accident…
Arrivés à Hospet, on s’est trouvé un petit hôtel, Françoise à ronflé toute la nuit…Levé à 4h 30, je suis dans un état second…
Le bus de 06h n’est jamais venu, Shanti... Celui de 9 heures non plus…. Shanti… 11h, un bus part pour Hubli, nous le prenons, il est presque vide, je ne parviens pas à dormir bien sur, ce n’est pas un bus à étoiles et fauteuils inclinables, mais avec l’Indien et sa poule ficelée dans un sac d’osier hurlant des cot cot non-stop, c’est très typique, authentique comme dirait un guide de voyage… Vive les voyages… Je suis crevée, épuisée…
On s’engueule avec un coolie à l’arrivée à Hubli, mais on oublie vite et allons dans un resto air conditionné se rafraîchir. Quel pied l’air con après un voyage en bus indien ! Une heure après on reprend à nouveau un bus pour Gokarna, destination finale.
On y arrive vers 20h.
En descendant du bus, vêtue d’une panjabi dress si pratique, je vois une femme qui me regarde d’un sourire, et me fait un « Namasté » en joignant ses mains paume contre paume…
Je suis sidérée… Je lui réponds pareil avec un très grand sourire… Quel accueil !!! Autre chose qu’à Hampi…
Grâce à une coupure de courant, pour toute lumière brillent des centaines de petites bougies aux devantures des échoppes ou dans les maisons, l’atmosphère est grandiose… Les gens nous sourient et ne nous harcèlent pas.
Nous rencontrons Marcel, que Françoise et Olivier ont croisés à Manali, et il nous indique un mignon petit guest house au bord de la plage du village. Seulement il ne reste qu’une chambre, demain une autre se libère, alors j’installe mon hamac entre deux piliers de la terrasse. J'entends le doux son de la mer, des vagues se jetant sur le sable, mais il fait nuit noire, je ne vois rien de la plage ou de la mer. Je m’endors comme un bébé…
3/12
Et bien j’ai délicieusement dormi ! Je vais prendre une douche dans la cabane de bois au milieu de la cocoteraie du jardin, pour être rudimentaire, elle est rudimentaire… Un robinet d’eau froide, un sceau, et voilà la douche… Je me savonne et me jète les sceaux d’eau froide, waouh, quel réveil tonique!
Je n’ai encore fait que quelques pas dans ce village que mon impression d’hier n’a pas changé. Les gens sont souriants et accueillants, Gokarna est un village de Bhramane, la caste la plus haute, beaucoup d’hommes portent une cordelette blanche en travers du torse signifiant qu’ils sont devenus Bramine accompli. Quel calme…
Je m’extasie devant un passant au parapluie noir contre le soleil, et ses énormes montures de lunettes, devant une vache qui passe nonchalamment, je contemple encore les saris multicolores des « belles » Indiennes, le temps est splendide, le vent de la mer est léger et délicieux… Je viens de terminer un muesli avec des fruits frais, et je termine mon mango lassi. Qu’est ce que je me sens bien ici…
Ce matin, à la sortie du hamac, j’ai été regarder les pêcheurs tirant leur gigantesque filet, et j’ai médité quelques instants. Ensuite j’ai enfilé mon maillot, et je me suis laissé bercer par le gré des flots dans la mer merveilleusement calme comme une piscine. Quel bien fou, quel bonheur !"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
ahhh Gokarna, mon coup de coeur de la semaine derniere.
Des que j'ai un peu de temps, j'ecrirais la version mousson-mer dechainee. Je n'ai donc pas eu la chance du hamac et bain de mer/soleil au reveil. Ce sont deux manieres de vivre un meme village paisible et tranquille.
La suite du voyage, c'est nord vers Goa ou sud vers Mangalore??
Attendons donc pour voir...
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
La suite du voyage??? 😏😏😏
héhéhé... J'envie de te le dire mais non... surprise ;)
"Jeudi 4/12. J’ai encore dormi dans mon hamac cette nuit, tout comme Olivier et Françoise qui ne parvenaient pas à dormir dans leur chambre à cause de la chaleur. Encore une fois quel bonheur de se réveiller et de voir la mer, la plage et ses cocotiers…
Nous partons déjeuner dans un petit resto au bord de la plage, mais quand nous étions en train de manger, un mort est passé à côté de nous sur un brancard porté par deux hommes, "encore un noyé" nous dit le patron...
Nous laissons là le p’tit dèj’, et terminons notre café. Je laisse Françoise et Olivier faire leur petit tour en amoureux, et je vais me balader seule. Je suis un peu cafardeuse aujourd’hui, j’adore les voyages, mais seule est parfois fort seule… Qu’est ce que j’aimerais que mon bel australien soit près de moi… Notre histoire en Birmanie et Thaïlande ne date que d’un an, et depuis nous n’avons pas arrêté de nous écrire. D’ailleurs je lui ai donné l’adresse de la poste restante à Hampi, je devrais y retourner pour y chercher mon courrier en espérant qu’une lettre de lui m’attend…
J'ai essayé de dormir dans ma nouvelle chambre, mais il y faisait bien trop chaud, alors je suis revenue dans mon hamac. Je n’ai pas encore été déjeuné, je regarde une petite barque voguant pas trop loin du rivage, sans doute des pêcheurs tardifs…
De temps en temps, des passants se promènent sur la plage, soit des femmes dans leurs beaux saris, soit des enfants habillés de rose flashant, de vert pomme ou de jaune pétant. Les hommes portent toujours le longhi traditionnel noué de diverses manières, soit en caleçon comme Gandhi, soit en jupette, soit long. Et puis il y a toujours les vaches déambulant nonchalamment… Certaines ont leurs cornes peintes en roses, rouges ou oranges, leurs fronts aussi sont parfois peinturlurés… Quand on voit comment elles vivent, il vaut parfois mieux être une vache qu’un humain de basse caste dans ce pays…
6/12 Joyeuse St Nicolas! Mon hamac est mort cette nuit, je m’en suis offerte un nouveau, un très grand, 3 mètres sur 2m 50, en coton naturel très épais. Je l’ai déjà essayé bien sur, quel pied… Il est hyper confortable je n’en ai jamais eu de tel…
7/12, j’ai super bien dormi, le ciel est tout gris…
8/12, le ciel est toujours tout gris, et bien gris. Il a commencé à tomber des cordes à trois heures du mat’. Olivier, Françoise et moi avons du décrocher nos hamacs en 4éme vitesse et rentrer faire la chasse aux tiques qui ont envahi les chambres…
9/12, il tombe encore des cordes, des trombes d’eau plutôt, l’orage d’hier après midi est passé vraiment tout près. Il a craqué et déferlé sa puissance pendant de longues heures, et il pleut toujours… On attend la prochaine accalmie pour aller déjeuner. Aretha Franklin à fond dans les haut-parleurs… Le bonheur…
Même s’il pleut dehors, qu’est ce que je suis bien...
La porte de cette petite chambre est ouverte et les flaques, très rouge par l’argile de la terre, deviennent des mares de plus en plus grandes. Allongée sur le fin matelas, point de vue confort, l’Inde, c’est pas trop ça comme on peut s’y attendre, mais bon, tant que je ne me chope rien et que je reste propre moi-même...
Ah, on dirait que la pluie se calme, pour combien de temps ? On verra bien. Je vais aller déjeuner dans le bon et mignon petit resto tibétain à 150 mètres d’ici.
10/12
Merci Bouddha et Shiva et tous vos potes, le soleil est revenu !!! Déjà hier soir la pluie s’est arrêtée juste pour le petit concert de tablas, harmonium et chants pour l’anniversaire d’un homme important du village. Cinq minutes c’était très bien, mais après 20 minutes… Je suis partie prendre ma revanche de Backgammon contre Eric, un Français qui est arrivé la semaine dernière. Et j’ai perdu !!! Mais bon, je manque de pratique…
11/12
Eric est parti hier en fin de journée 2, 3 jours à Om et Paradise beach.
Je termine le livre « les fourmis » que Bertrand m’a prêté. Gravos…Hamac toute la journée.
12/12
Il faisait trop chaud pour rester dormir dans la chambre. J’ai encore super bien dormi dans mon hamac.
Eric est repassé. P’tit dèj’ ensemble au tibétain. Ensuite nous sommes allés à la plage d'à côté, à Kudli beach. Qu'est ce que je souffre de coups de soleil !!!
13/12
Super gros fruit muesli au tibétain. Hamac, lessive, un coup de balai dans la chambre, hamac… Je m’écoute la Dernière Tentation du Christ de P. Gabriel. Coooool…
Malgré la musique dans les oreilles, un grand singe fait un boucan d’enfer en sautant et courant sur le toit de paille juste au-dessus de ma tête.
14/12
Coucher sur la mer, de la presque pleine lune toute orange vers 6-7h du matin, superbe… Hamac toute la journée...
15/12
Coucher de la pleine lune 7h du mat’ hallucinant de beauté.
J’ai commencé « les fourmis n°2 »../...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Mon imprimante n'en peut plus de me restituer tes posts qui défilent à une allure vertigineuse depuis ce matin !!!Je n'ai pas le temps d'en lire un que déjà le suivant arrive... Quel souffle ! et qu'elle souffle elle aussi, celle qui écrit si joliment ces souvenirs d'une autre planète.
Et puis, non, ne souffle pas, continue... viiiiiiiiiiiiiite !!!
Merci, Déesse, à bientôt (caresse Kali de ma part et un bisou sur son petit nez)...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
quel grand bonheur de te lire encore une fois ! tes recits ainsi que ceus de douya sont toujours si precis et si pres de ce que j ai deja vecu il y si longtemps et si peux de temps aussi! comme tu peux le voir j ai changer de pseudo avec l autre je n arrivais pas a repondre ou a ecrire sur vf chaque fois l autorisation m etait refuser donc j ai pris un buffallo par les cornes!!! lol!moi ça fait 20 ans que je n avais pas remis les pieds a hampi (84) mais a ce que je vois en 95 ça n avait pas beaucoup changer a part qu a l epoque ont pouvaient vivre dans les temples de l autre cotèe de la riviere!! merci encore pour tes recits et continu a nous prommener en inde pendant que nous sommes en europe a faire des sous pour repartir cet hivers! jp
"16/12
Ce fruit muesli à 15 roupettes est un régal. Journée courrier, il faut que je poste mes lettres. …/…
Sur le retour je papote avec Cesca, une Australienne dont son copain anglais (black) est en tôle ici...
J’explique. Une moppet a roulé sur le pied de son copain, et le conducteur indien a bien rigolé.
Lui, a vu rouge et l’a poussé. Il est tombé. Mais fracturé au poignet, les flics sont venus… Et le voilà en prison jusqu'à ce qu’il paie une grosse amende...
Françoise et Bertrand ont été à Margao changer des tunes. Ils ont fait le plein pour moi, sympa! Je suis tranquille jusqu’après Noël.
Je suis impatiente d’aller à Hampi pour y chercher mon courrier. Garry doit m’avoir répondu, mais il doit encore être trop tôt pour la recevoir.
17/12
Eric est revenu d’Om beach, nous partageons toujours une chambre, mais avons pris une plus grande qui vient de se liberer. Le couple de chouettes autrichiens est parti. Celle qu’on a maintenant est beaucoup plus clean que l’autre. Enfin, il ne faut pas trop regarder le mur, mais déjà on a un toit de tuiles, sans paille qui tombe tout le temps et puis 10 000 fois moins d’insectes aussi ! Le pied quoi ! Eric a du café et des filtres, et Marcel un chauffe-eau électrique, alors on vient de faire du bien bon café. Quelle foire pour le faire ! Mais Eric est ingénieux. Comme je me rends compte qu’il préfère rester seul (et sage !) j’ai arrêté de fantasmer sur lui, il est très chouette, très marrant, (très mignon et pas con) mais bon, tant pis (pour lui, comme pour moi! ;)) …/…
La mer est super calme cet après-midi, j’ai été m’allonger longtemps sur son dos, les ondulations des vagues futures me transportaient allègrement, les bras en croix, l’eau ne venait pas déranger mon visage, et essayer de pénétrer dans mes narines, au gré des flots, je me laissais flotter sur son dos, quel bonheur ! Merci Bouddha, Ganesh, Krishna… !
Après ce délicieux moment de bien être, Eric et moi avons commencé une partie d’échecs, mais nous l’avons terminé après le repas du soir. Cette fois ci, je me suis offerte un pasta tomato sauce & cheese chez Prasad.
J’adore la cuisine indienne, mais qu’est ce que c’est bon de retrouver un semblant de cuisine européenne parfois… De retour aux échecs, j’ai gagné !!! Ca fait plaisir quand même, c’est rare…
J’ai porté mon film à développer, je suis bien impatiente… J’ai fais pas mal de photos du village cette après midi. J’ai aussi acheté de quoi décorer ma chambre, de grands tissus avec Ganesh, Krishna, et Kali. Je n’ai évidemment pas pu résister à un super joli bracelet en argent ciselé, décoré de turquoises et de lapis-lazuli. Bref, j’en ai dépensé des sous aujourd’hui… Une dernière partie de backgammon et dodo.
18/12
Réveil café, mer, nage et flottaison sur les flots tout calmes. Encore une bien belle journée qui commence...
J'ai été chercher mes photos, mais je suis décue, le tirage est vraiment pas génial du tout... j'attendrai pour les prochains dévelopements...
Avant de rentrer, je me prends encore un petit bain de mer, ensuite une douche, et Françoise arrive avec un shilom. "Nous ne sommes que trois ? J’en ai fait un bien chargé, je pensais qu’on était cinq". Elle l’allume, tire, me le passe, je tire comme Françoise m'a montré, avec le bout de chiffon humide contre mes lèvres, et j’ai à peine le temps de le donner à Eric que je sens ma tension chuter…
Ca va, je suis assise…
Boum Craaac!!! Ou je suis??? Je viens de tomber de ma chaise, la tête sur les graviers! La chaise en plastique éclatée! Encore heureux que je ne me sois pas blessée, j’aurais pu tomber sur les grosses pierres et me faire bien mal. Françoise a flippé, et cru que je faisais une crise d’épilepsie, elle m’a alors aspergé d’eau, pendant qu’Eric était mort de rire!
Je me suis installée dans mon hamac et j’ai dormi jusqu’au matin...
19/12
Réveil tôt, pas trop bien dormi.
Super dèj’ au bon petit resto des deux sœurs très mignonnes. Muesli fait maison, fruits frais (banane, ananas, papaye) lait, yoghourt et coffee shake. Le meilleur que j’ai jamais mangé !!!
J’écoute Charlelie Couture, "Quand les feuilles tombaient le jardinier les remontait, quand les feuilles s'envolaient le jardinier les recollait… "
J’adore… Je continue à chanter sur les flots, heureuse… "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Parvat, tu racontes si bien : on te suit dans tes journées de farniente, au bord de l'océan indien, avec des potes plus ou moins recommandables (!)... Si ta maman t'avait vue tomber la tête sur le gravier ?
Bon. Passons. (c'est une maman qui t'écrit, pardon, mais les mères poules tremblent toutes pour leurs poussins).
Faire développer ses photos sur place, en Inde, il y a déjà quelques années, c'était prendre des risques. Leurs techniques ont dû s'améliorer depuis...
Ton post hier, plus les 6 pages de Douya ce matin : lectures qui me réjouissent et dont je profite à plein, car imprimées pour ne pas en perdre une miette !
Merci, Déesse, à bientôt la suite, je t'embrasse !
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
"22/12 je crois…
Certains jours, la solitude et la tristesse m’envahit… Cette foutue mélancolie de je ne sais quoi…
La solitude dans les grandes villes, on peut comprendre, mais sur une plage tropicale, comment être triste ? Triste d’être seule, de ne pas pouvoir donner un amour qui déborde, autrement que par un grand sourire, ne pas pouvoir partager tendrement de si beaux paysages….
Et puis, je n’ai pas beaucoup de sous, comment vais-je tenir le coup?
Je n’ai personne qui peut m’héberger quand je reviendrai au pays, si ce n’est quelques jours chez une amie, quelques jours chez une autre… On s’adore, mais je ne veux pas abuser, elles m’ont déjà hébergé tant de fois entre deux voyages…
Il n’y a pas grand monde sur la plage, irais-je encore nager ?
S’il était possible de faire l’amour avec la mer, je rentrerais dans les ordres des Océans…
Elle est trop belle, fascinante, comme une piscine en ce moment, mais toujours dangereuse. C’est peut être juste une question de l’apprivoiser?
Je sais qu’elle sent que je l’aime.
J’aimerais bien y terminer mes jours d’humain, et renaître en dauphin… Mais qui sait ce que me réserve encore cette vie? Peut être, j’espère, des milliers d’aventures délirantes et bien belles?
Ou peut être pas belles du tout, alors autant en profiter!
Pour me consoler j’ai encore été me laisser flotter sur l’océan, encore et toujours… J’y suis trop bien…
24 décembre !
Petit dèj chez sister Souvarna, qui tient le délicieux «Mahalakshmi ice cream and cold drink» près du temple de Mahabaleswar, interdit aux non hindous car beaucoup trop sacré.
Ce temple abrite le lingam que Ganesh a récupéré de Ravana, le roi de Lanka qui l’avait reçu de Shiva, en espérant ainsi avoir ses divins pouvoirs.
Mais Shiva lui avait donné à condition qu’il rentre directement, et qu’il bâtisse un temple pour le lingam. Ravana ne put donc s’arrêter et déposer le lingam en chemin pour se reposer, sous peine de ne plus pouvoir le soulever.
Les dieux, inquiets du pouvoir qu’aurait Râvana avec le Lingam, invoquèrent Ganesh, qui suggéra d’envoyer Varuna, le dieu des eaux, dans le ventre de Râvana, lui causant de petits problèmes…
Ravana arriva à Gokarna, et comme son ventre le tordit de douleur, il demanda à un jeune brahmane qui passait par-là, qui n’était autre que Ganesh, de lui garder le Lingam quelques instants sans le déposer par terre. Mais il fut trop lourd pour lui, alors il rappela Râvana qui ne l’entendit pas, et déposa le Lingam au sol.
Quand Râvana revient, comme il ne put soulever le Lingam, il piqua une de ses colères devant le pauvre garçon qui se changea en Ganesh. Celui ci expédia l’affreux Râvana d’un coup de pied dans les airs vers le Lanka.
Et le Lingam est toujours ici, impossible à déplacer...
Sister Souvarna me raconte tout ça avec délice… Souvarna veut dire « sourire d’or », et ce prénom lui va comme un gant !!!
Quand son p’tit resto est calme, nous papotons beaucoup de tout et de rien.
Je l’ai fait rire aux éclats en lui disant que je ne tue aucun animal sauf… Les moustiques. Je suis bien désolée car elles m’aiment beaucoup ces bestioles, mais ce n’est pas réciproque…
Ensuite rebalade dans le village, un petit chaï dans un bui bui du village… Qu’est ce que j’aime regarder la vie, la rue, les gens, le ciel bleu, les palmiers aux branches toutes vertes qui ont l’air de danser aux rythmes du vent…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Dieu que c'est bon Parvat, de te lire, à travers tes posts, je suis en Inde, je retrouve certaines émotions, je suis sur cette terre tant aimée, merci, merci !!!
J'aime énormement tes texte, mais alors la le momant de solitude du début du dernier message, tellement réalistepour seux qui voyage seul !!!, le regrette tu honnètement ???
Bas ouais je suis jeune moi encore (remarque les ames n'nt pas d'ages) et bien qu'aimant tracer ma route seul, je me pose des question tant qu'as ma solitude en voyage (si tu préfert tu peut répondre en privée ...)
Philo
"J'ai refait tous les calculs, notre projet est irréalisable, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, le réaliser". Latecoere
dyslexique
Merci encore à vous...😊🙂
Philo, jamais je n'ai eu à regretter un voyage! :) Et la solitude en voyage me tombait, de temps à autre, dessus quand je voyageais de longs mois. Mais heureusement ces moments de déprime ne duraient jamais longtemps, souvent, après deux ou trois mois toute seule je rencontrai quelqu'un... Attend la suite! 😏
Ou alors je me reprennais vite, les rencontres en voyages sont peut être courtes, mais tellement intenses et riches!!! 🙂
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Et bien vous êtes gâtés aujourd'hui! Après Fabricia, merveilleuse en Rickshaw dans les rues de Delhi, me voilà toujours sur la plage de Gokarna...
"Une Ambassador blanche passe, c’est rare de voir une voiture dans ce village. Des touristes en descendent, paient le chauffeur, et viennent vers moi avec un grand sourire. « Hello, do you know a nice guest house around here ? » Comme je reconnais l’accent français, je leur réponds que là où je suis, chez « Mabla », est très sympa, sur la plage même de Gokarna. Et je rentre avec Souad, jolie métis franco-tunisienne, et son copain Pierre.
Après s’être installés, ils partent à Kudli beach passer l’après midi, je les accompagne.
Là bas nous rencontrons un couple d’israélien, Eran et Dalhia. Il y a plein d’occidentaux sur cette plage, tranquille pour bronzer à l’aise en bikini.
Sur la plage de Gokarna, la bronzette j’oublie, car de temps en temps vient se balader un groupe de touristes indiens, et ils adorent regarder les occidentales se baigner…
Parfois ils restent plus d’une demi-heure sur la plage, espérant que je vais sortir de l’eau, ils pourront ainsi me voir en maillot… Mais j’adore l’eau, et reste en général bien plus d’une heure à me laisser flotter sur l’océan… Alors ils en ont marre de m’attendre et s’en vont… Parfois, voyant que je m’apprête à ressortir, ils courent en sens inverse, mais trop tard… Je suis déjà « chez moi » :o)
De toute façon je mets un sarong autour de moi pour traverser la plage, mais une fois que je sors, l’effet sarong mouillé doit leur faire pareil qu’un tee shirt mouillé…
Kudli beach est pleine d’occidentaux. J’en vois au bout de plage, à poil, faire du yoga… D’autres se fabriquent un maillot/string avec un bout de tissu… Je termine mon banana shake et je rejoins Souad et Pierre au soleil…/…
De retour au guest, je pensais dîner d’un thali ou massala dosa comme tous les soirs, mais Eric et Marcel ont rapporté une tonne de fruits du marché ! Nous fêtons Noël sous les palmiers. Dino, Francisco, Marcel, Eric, Françoise, Bertrand, Souad, Pierre et moi ! Au menu : Ananas, bananes, pastèques, figues, papayes, petits pains au beurre de noix de cajou et beurre de cacahouètes… Rzzzz…
25/12 : Joyeux Noël !!!
Souad me montre ses achats, dont un sari vert qu’elle me fait essayer… C’est super confortable, en plus d’être très élégant et féminin, mais le vert avec ma peau blanche ne me va pas. Et je n’oserais jamais porter. Ensuite j’essaie la panjabi dress, ou salwar kemiz. Cet ensemble pantalon robe et foulard, a l’air bien plus adapté à une voyageuse seule, et tout aussi confortable, si pas plus. Souad me laisse le porter le reste de la journée. Je m’en achèterai deux à Hospet, sur le chemin vers Hampi, départ demain à 7h du mat’, chercher mon courrier et je reviens.
Garry doit m'avoir répondu!!! Qu'est ce que je suis impatiente de lire ses mots... Plus d'un an que nous nous sommes quittés, et je rêve toujours de lui comme une ado rêve de son prince charmant...
Ce soir, c’est soirées un peu partout. Françoise et Bertrand s’en vont à Goa comme beaucoup d’autres, ils y resteront jusqu’après la nouvelle année.
Mabla a fait venir des musiciens, c’est très sympa, mais assez endormant comme musique…
26/12 Dino me réveille avec un p’tit dèj’ assez spécial… Des boulettes de charas que Marcel à préparé avec du miel, noix de coco et sésame. J’irai à Hampi demain… Je rate le bus…
Nathalie, une chouette corse, copine de Marcel, et moi, allons chercher de l’eau à la source, sur la colline qui faut traverser pour rejoindre la plage de Kudli.
Nous nous arrêtons au retour, et allons jouer dans les vagues…
Je traîne dans mon hamac le reste de la journée…
Wailin, un maltais, est arrivé ce matin avec son didjouridou, Dino joue de la mandoline, Franciso de la guitare, et Vishu, copain indien à Marcel, joue des tablas… Dommage que je ne sache pas enregistrer, avec les oiseaux, les vagues se jetant sur le sable, c’est grandiose… Gananpaya, 6 ans, le fils de la maison, et sa sœur Smita, 5 ans, tapent dans leurs mains et rient de bonheur. Quelle chouette atmosphère…
27/12, 7h du mat'... J’attends le bus, bois un chai et déjeune d’un paquet de biscuit « Parle- G » un genre de petit beurre que je trempe dans le thé. Ca fait un délicieux petit en cas."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Que de mélancolie dans ces derniers récits...malgré tes sourires que l'on devine quelquefois, tu semblais triste à cette époque ; j'espère que ça ne durera pas et nous attendons la suite avec impatience !
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
"Hampi, 13 heures de bus plus tard…
Le trajet fut bien long, mais très chouette! J’ai pas arrêté d’écouter mon walkman, la tête en dehors de la fenêtre, me régalant du paysage, les cheveux dans le vent. Pendant la moitié du trajet, le bus fut à moitié vide, j’avais toute la place pour allonger mes jambes.
Installé dans mon hamac sur la terrasse d’un guest house du village, je viens d’aller dîner d’un veg’ thali. Je regarde les couleurs pastel du ciel, où quelques étoiles scintillent déjà. Demain c’est dimanche, je dois attendre lundi pour avoir mon courrier. Tant pis, j’irai à Hospet m’acheter une ou deux salwar kemiz…
Dimanche 28. Quelle chouette journée!
J’ai pris le bus pour Hospet à une heure d’ici, cette fois il n’était pas complet, je n’ai pas pu aller sur le toit, dommage, c’était bien comique la dernière fois avec Françoise et Bertrand.
Arrivée dans la petite ville, je me suis perdue sur les chemins de terre rouge, visité quelques boutiques, et j’ai rencontré un couple habitant à Hampi.
La femme m’a aidé à choisir mes salwar kemiz, nous avons pris un chaï et une samosa, et nous sommes rentrés en rickshaw tous les trois jusque Hampi. Ils n’ont pas voulu que je paie ma place!!! Ils sont trop adorables ces indiens, quelle chouette voyage de retour.
Lundi… YOUPIIIIIE ! J’ai reçu une lettre de Jeanique, et une de Garry!!! Toujours aussi cool et adorable. Il va passer Noël chez ses parents à Brisbane, ce n’est plus cette année que je le reverrai…
Après un copieux banana pancake, je suis dans un temple tout mignon. Un voyageur me dépasse, un indien lui demande « Which country ? » Je l’entends répondre « Belgium, Francorchamps » !!! Ca alors !!! On a longtemps papoté Daniel et moi. Il va à Gokarna après la nouvelle année, mais en Enfield… Mmmh, j’dirais pas non pour une place sur sa moto…
Mardi 30. J’ai dormi dans mon hamac cette nuit, sous les millions d’étoiles.
Je me suis réveillée super tôt, loué un vélo et je visite à nouveau les superbes temples disséminés dans la campagne.
J’ai mon walkman qui gueule, comme ça les Indiens me laissent tranquille avec leurs which country incessants… Les temples et la campagne sont incroyables de beauté, mais c’est parfois pénible d’être accostée sans arrêt dans les temples les plus visités.
Une heure après, j’éteins mon walkman, j’écoute et regarde de tous mes sens la nature si magnifique.
Il doit être midi, je n’ai pas de montre, et suis installée dans un minuscule petit temple, sans grandes décorations et qui semble être oublié de tous.
J’observe un bananier, dont l’énorme fleur, toute mauve, donne naissance à un régime d’une centaine de petites bananes encore vertes…
Toujours des écureuils un peu partout, le soleil tape, je retrousse mon pantalon, m’installe sous les rayons chauds et fais une petite sieste…
Plus tard, à la sortie du Temple des Eléphants, je recroise Daniel, le Belge sur son Enfield. On s’est donné rendez-vous pour dîner ensemble ce soir.
Je continue ma balade sur ces chemins de terre rouge, bordés de palmiers, de gros rochers, pas un seul nuage n’est présent dans l’immensité du ciel, il fait chaud… Je m’arrête pour m’acheter de l’eau, remonte sur le vélo… Et cent mètres plus loin je stoppe net!
Un drôle d’animal, une espèce de lézard, qui avance comme d’avant en arrière… Mais qu’est ce que c’est que ça? Un caméléon??? Mais oui!!! Waouuuuuh!!! Je sors mon appareil, viiite! Je ne veux pas le louper!!! Chouette, j’en ai pris deux, si elles sont réussies, ce sera le pied avec ce ciel tout bleu derrière, le beau vert des palmiers, le rouge de la terre…
J’hallucine, qu’est ce que cette nature est belle…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Hampi ! Si Allah, Brahma ou n'importe qui d'autre le veut bien, j'irai enfin visiter cette ville fantastique, et la belle région que je ne connais pas encore.
Mais combien de temps a donc duré ce 1er voyage ? On a l'impression que tu as toute la vie devant toi, allongée dans un hamac, à attendre les lettres de ton prince charmant ?
C'est enchanteur. Merci, Déesse !
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
"Hampi, 13 heures de bus plus tard… Le trajet fut bien long, mais très chouette ! J’ai pas arrêté d’écouter mon walkman, la tête en dehors de la fenêtre, me régalant du paysage, les cheveux dans le vent. Pendant la moitié du trajet, le bus fut à moitié vide, j’avais toute la place pour allonger mes jambes.
Installé dans mon hamac sur la terrasse d’un guest house du village, je viens d’aller dîner d’un veg’ thali. Je regarde les couleurs pastel du ciel, où quelques étoiles scintillent déjà. Demain c’est dimanche, je dois attendre lundi pour avoir mon courrier. Tant pis, j’irai à Hospet m’acheter une ou deux salwar kemiz…
Dimanche 28. Quelle chouette journée !
J’ai pris le bus pour Hospet à une heure d’ici, cette fois il n’était pas complet, je n’ai pas pu aller sur le toit, dommage, c’était bien comique la dernière fois avec Françoise et Bertrand.
Arrivée dans la petite ville, je me suis perdue sur les chemins de terre rouge, visité quelques boutiques, et j’ai rencontré un couple habitant à Hampi. La femme m’a aidé à choisir mes salwar kemiz, nous avons pris un chaï et une samosa, et nous sommes rentrés en rickshaw tous les trois jusque Hampi. Ils n’ont pas voulu que je paie ma place !!! Ils sont trop adorables ces indiens, quelle chouette voyage de retour.
Lundi… YOUPIIIIIE ! J’ai reçu une lettre de Jeanique, et une de Garry !!! Toujours aussi cool et adorable. Il va passer Noël chez ses parents à Brisbane, ce n’est plus cette année que je le reverrai…
Après un copieux banana pancake, je suis dans un temple tout mignon. Un voyageur me dépasse, un indien lui demande « Which country ? » Je l’entends répondre « Belgium, Francorchamps » !!! Ca alors !!! On a longtemps papoté Daniel et moi. Il va à Gokarna après la nouvelle année, mais en Enfield… Mmmh, j’dirais pas non pour une place sur sa moto…
Mardi 30. J’ai dormi dans mon hamac cette nuit, sous les millions d’étoiles. Je me suis réveillée super tôt, loué un vélo et je visite à nouveau les superbes temples disséminés dans la campagne. J’ai mon walkman qui gueule, comme ça les Indiens me laissent tranquille avec leurs which country incessants… Les temples et la campagne sont incroyables de beauté, mais c’est parfois pénible d’être accostée sans arrêt dans les temples les plus visités.
Une heure après, j’éteins mon walkman, j’écoute et regarde de tous mes sens la nature si magnifique. Il doit être midi, je n’ai pas de montre, et suis installée dans un minuscule petit temple, sans grandes décorations et qui semble être oublié de tous.
J’observe un bananier, dont l’énorme fleur, toute mauve, donne naissance à un régime d’une centaine de petites bananes encore vertes… Toujours des écureuils un peu partout, le soleil tape, je retrousse mon pantalon, m’installe sous les rayons chauds et fais une petite sieste…
Plus tard, à la sortie du Temple des Eléphants, je recroise Daniel, le Belge sur son Enfield. On s’est donné rendez-vous pour dîner ensemble ce soir.
Je continue ma balade sur ces chemins de terre rouge, bordés de palmiers, de gros rochers, pas un seul nuage n’est présent dans l’immensité du ciel, il fait chaud… Je m’arrête pour m’acheter de l’eau, remonte sur le vélo… Et cent mètres plus loin je stoppe net ! Un drôle d’animal, une espèce de lézard, qui avance comme d’avant en arrière… Mais qu’est ce que c’est que ça ? Un caméléon ??? Mais oui !!! Waouuuuuh !!! Je sors mon appareil, vite ! Je ne veux pas le louper !!! Chouette, j’en ai pris deux, si elles sont réussies, ce sera le pied avec ce ciel tout bleu derrière, le beau vert des palmiers, le rouge de la terre… J’hallucine, qu’est ce que cette nature est belle…
De retour dans la rue principale du village, je m’arrête pour un banana lassi au Ravi resto. Et, décidément, je rencontre à nouveau un belge ! Alain est de Ciney, c’est aussi son premier voyage en Inde. On se donne également rendez-vous ce soir, il fera connaissance de Daniel, trois compatriotes ensemble, c’est si rare…
Je rentre prendre une douche, faire un break sieste hamac sur la terrasse…
Au soir, retrouvaille avec Alain et Daniel, qui raconte son précédent voyage…
Il est parti de Belgique en mobil home avec un copain. Après quelques mois ils sont arrivés au Turkménistan. Là ils ont revendu le mobil home, et pris l’avion jusqu’en Iran. Ensuite le bus, puis le train jusqu’en Inde. Ils se sont alors séparés, et Daniel a acheté une Enfield. Ne voulant pas se séparer de ce bel engin anglais datant des années 50, il l’a envoyé en Belgique, et on peut parfois l’apercevoir du côté de Vielsalm…
Alain lui a une autre folie. Alors qu’il n’a quasi jamais fait de vélo, il veut s’en acheter un pour visiter l’Inde !!! Demain il ira voir à Hospet…
31 décembre.
En musique de fond pour décrire cette dernière journée de l’an 1997 : Dick Annegarn ‘Sacré Géranium’… « Ah ce qu’on est bien, dans ces jardins, loin des engins, hein ? Pas besoin de sous pour être bien, pas besoin de vin, pour être saoul…. »
Quelques sceaux d’eau froide pour me réveiller, et je pars rejoindre Alain et Daniel pour un p’tit dej’. Alain est tout fou d’aller s’acheter un vélo ! Et moi, je ne sais pas ce qui me prend mais je lui dis ‘Et bien, si tu m’en offre un, je vais avec toi !’ ‘Chiche ?’ Qu’il me répond… Euh… Chiche !
Et nous voilà partis tous les trois, sur l’Enfield jusqu'à Hospet.
Daniel conduit, je suis derrière lui, et Alain est derrière moi… Quel pied la moto ! On traverse des paysages merveilleux, des villages minuscules ou les paysans ouvrent des yeux démesurés en me voyant en sandwich sur la moto… On rigole comme des fous !!!
Dans un autre petit village, on s’arrête et buvons un chai à une roupie. Ce pays est vraiment magique… Ces habitants n’ont rien, mais pourtant ils ont un sourire incroyable, tellement communicatif. J’admire cette douceur de vivre…
Arrivés à Hospet, au deuxième magasin de vélo, Alain trouve son bonheur. Mais rien pour moi… On cherche, on cherche mais sans succès. Tant pis on reviendra.
Alain enfourche son vélo, Daniel et moi la moto, et nous repartons pour Hampi.
Break douche sieste, et je rencontre Irit, jolie Israélienne qui loue la chambre à côté de la mienne.
Le petit guest house ou je suis dispose de quatre chambres, toutes disposées sur le toit de la maison, avec une gigantesque terrasse et une douche à partager. La famille brahmane propriétaire des lieux est extraordinaire de gentillesse, et les deux filles aînées, Nitra et Citra, sont très belles, étonnantes de serviabilité et de politesse. Il y en a toujours une des deux qui vient de temps à autre, s’assurer que tout va bien, nous proposer un chaï ou un café. Au réveil du hamac, c’est un délice de les voir…
Irit était installée dans mon hamac quand je suis arrivée, elle a bien eu raison d’en profiter tant que je n’y suis pas. Alain vient me chercher, et j’emmène Irit chez Daniel.
La soirée s’annonce bien… On boit l’apéro avec un chouette couple de français, et un autre d’allemand. Alain a du rhum, d’autres de la bière, après un petit repas pour nous remonter, hop tournée de bang lassi dans un sympa petit jardin sous les palmiers d’Hampi.
Alain, qui à un moment donné nous avait quittés pour papoter avec d’autres, revient complètement disjoncté. En pleine crise de parano, flippé comme tout ! Je l’ai accompagné à la porte de son hôtel tant bien que mal, et je suis retournée retrouver Irit, Daniel et compagnie.
Ils iront ensemble à moto jusque Gokarna, et moi à vélo avec Alain ??? 350 bornes ?
Je le croirai quand j’aurai le vélo…
Je suis rentrée m’installer dans mon cher hamac. Irit m’a rejoint peu après, quel cool moment avec elle, assises dans le hamac, papoter et s’émerveiller devant le ciel tout étoilé, le soleil va bientôt se réveiller, quelques pétards explosent encore de ci de là, et autant de petits feux d’artifices… C’est toujours un spectacle fabuleux un lever de soleil, mais alors derrière les montagnes d’Hampi… Youpie !!! Rzzz… On rentre s’écrouler dans les bras de Morphée."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"1 janvier 98
Plus de rêve bizarre comme l’année dernière au Cambodge. Etrange, j’ai vraiment cru que 97 sera ma dernière année en cette vie… ‘Fin bon.
Quel génial début d’année mes aïeux !!! Waouh !
Vers midi Irit est venue me réveiller avec des croissants de la ‘German Bakery’ et des couques suisses assez bien réussies. Avec le café de Nitra et son sourire prodigieux, mmmmh… Happy New year !
Daniel est arrivé peu après, nous annoncer qu’Alain avait plié bagage et disparu… Peut être le reverra-t-on dans le courant de la journée ? J’espère seulement qu’il va bien, et s’est remis de sa crise de parano…
Pour le délirant trip à vélo, tant pis, c’est que ça ne devait pas se faire…
La journée s’est passée tranquille, Daniel et Irit sont partis à Hospet, acheter de quoi fixer le sac à dos d’Irit sur la moto.
Je traîne et j’écris, le cahier sur les genoux, repliée dans le hamac, j’écoute Tangerine Dream…
Un groupe de singe s’approche…
J’aime les observer, mais ne leur veux aucun mal… Par contre eux me semblent un rien agressif… Je range mes affaires, sors doucement du hamac car celui qui à l’air du chef de la bande arrive au bout de la terrasse…
Ses copains fouillent ma poubelle, et grignotent le reste de pastèque…
Je recule, et rentre dans ma chambre. Le gros malabar se tient à un mètre de moi, la porte de la chambre ouverte, et me regarde en grognant, montrant ses dents… Puis observe le hamac, et tout d’un coup il saute dedans, et prend ma banane avec mon passeport, billet d’avion, et le peu de sous qu’il me reste !
Ah non, pas ça ! Je sors en lui gueulant dessus, "Ma banane!!!!!" Il continue à grogner ! Je m’en fou ! Mais comme il s’enfuit je ramasse une petite noix de coco, et lui lance dessus ! Bien visé ! Il est fâché et grogne de plus belle, mais le choc lui fait lâcher sa prise, et je grimpe sur les toits des maisons voisines, rechercher mon précieux bien… Enfoiré de singe !"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Je suis toujours émerveillée de tes récits ! j'adore te lire et te relire... en attendant de se voir le 17 !
Je ne m'en lasse pas chaque mot est un régal, un délice je n'en perd pas une miette ... pfffff... je pense que je me serais fais caca dessus en voyant ce singe à ma porte ! Quel courage et présence d'esprit de lui balancer cette noix de coco !!!
Encore Parvat... dis raconte !!!
Bisous
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
"2/1
J’ai quasi plus de voix… La faute à Irit qui n’arrête pas de remplir des shiloms, et je ne sais pas dire non…
Ils préparent leurs affaires, et s’apprêtent pour la route jusque Gokarna, à moto.
Paul, un anglais qui est parti hier pour le sud, a oublié son footprint (guide sur l’Inde), une brique bien lourde, mais bien complète. Je suis ravie de sa distraction, je n’avais aucun guide jusqu'à présent, je regardais dans ceux des autres voyageurs pour des infos…
Bon, je range mes petites affaires, et je prends le bus pour Hospet. Là j’attrape tout de suite un bus pour Hubli. 4h de voyage relativement vite passé. J’hallucine encore devant la beauté des paysages, les bus plus colorés les uns que les autres qui nous dépassent en faisant hurler leurs klaxons, l’horrible état de la route, Daniel ne doit pas avoir facile…
Je change de bus à Hubli et au premier arrêt pause pipi, en papotant avec le chauffeur et le conducteur je leur demande, avec un grand sourire bien sur, si je peux monter sur le toit du bus pour le reste du voyage…
Je dois pas beaucoup insister ! Héhé, j’suis toute contente ! Quelle jubilation de pouvoir grimper et m’installer relax, tranquille, seule allongée sur le ventre, sur le toit de ce bus indien !
Voilà comment je passe les quatre dernières heures qui me séparent de Gokarna. Avec ma crève, c’est pas très malin, mais j’ai mis mon gros foulard autour du cou. Et puis, quel bonheur de visiter 160 km de route en hauteur, les cheveux au vent, le paysage à 360 degrés. Les têtes des gens qui m’aperçoivent valent tous les trésors du monde, le coucher de soleil sur les rizières en arrivant vers la côte également…
J’observe et me délecte de regarder ces vieux bus peints religieusement qui nous dépassent, ou vice versa.
Sur certains sont inscrits des ‘Hare Krishna’, sur d’autres ‘Om Nama Shiva’ ou encore ‘God Bless You’… Accompagnés de peintures de leur dieu favori. Grâce à ces divines protections, ils peuvent rouler comme des fous, rien ne leur arrivera !
Les dix derniers kilomètres ont été dangereux, vraiment. Les lignes électriques passaient parfois honnêtement à 20 cm au-dessus de ma tête… Je pouvais facilement être décapitée ou en tout cas, être éjectée du toit de ce vieux bus…
Enfin, je suis bien arrivée, malgré que je n’ai plus de voix du tout…
Le guest house de Mabla est complet, j’installe mon hamac sous la terrasse.
Daniel et Irit ne sont pas encore arrivés, Françoise, Bertrand et Eric ne sont pas là. Je me demande si les deux motards vont arriver aujourd’hui… Je dis bonjour à Marcel, Nathalie, Dino et Francesco, achète une tola, et vais dîner d’un thali.
3/1, grasse mat’ du tonnerre, j’ouvre les yeux vers 10h 30!
P’tit dèj’ comme d’hab chez l’adorable sister Souvarna, muesli fruit frais et coffee shake puis, je retourne chez Mabla et m’installe dans une chambre qui vient de se libérer. Celle que j’ai à présent est vraiment cool, avec un petit bureau. J’ai mis mon batik de danseuse au mur, plus les tissus de Ganesh, Krishna et Rada. Mes livres sur l’étagère, des nattes par terre, et le matelas recouvert d’un joli tissu. Ca devient mignon.
Je pars nager, encore et encore faire la planche sur les flots en chantant, ensuite je reviens me sécher, prendre une douche, rêver devant la mer, et rebelotte dans les flots.
Souad, Pierre, Sylvie et Max viennent de rentrer de Goa où ils ont été à des party non stop. Ils ont croisé Françoise et Bertrand. Avec Wailin, Nathalie, Marcel, Dino et Francesco, nous partons dîner tous ensemble. Nous avons l’impression d’être des amis de longues dates, c’est génial!"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Tandis que tu roulais sur le toit du bus, j'étais sur le dos d'un éléphant à Amber... Amusante coïncidence : nous avons écrit au même moment, aujourd'hui, nos souvenirs indiens.
La différence d'âge explique nos choix de transport... tout aussi pittoresque l'un que l'autre... J'en ai vus de ces bus bringueballants surmontés de joyeux passagers secoués dans les cahots et les ornières des routes défoncées !
Mais j'avais moins de temps que toi, il fallait brûler les étapes afin d'en voir un max : on y est retourné encore, dans ce si beau pays... plusieurs autres fois un peu partout !
Merci, Parvat, pour tes récits hauts en saveurs et en péripéties diverses ...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
C'est vrai que j'aime beaucoup moi aussi nos differences dans notre façon de voyager. Et la différence est enrichissante :)
Ce voyage là j'avais le temps, mais ensuite j'y suis retournée chaque fois un seul petit mois...
Mais dieu que c'est bon!!! 😄
"4/1 Pfff quelle nuit. Je me suis faite attaquée par je ne sais combien de moustiques ! J’ai compté 10 piqûres, rien que sur la joue gauche !!! Et je n’ai toujours pas retrouver ma voix.
Marcel et Nathalie sont en sacré froid. Elle me demande de partager ma chambre quelques jours.
Daniel et Irit arrivent avec l’Enfield pétaradante, ils prennent la dernière chambre de libre.
Ce matin en allant vendre mon Pentax chez le photographe du coin, j’ai revu Randi et Christine que j’avais rencontré dans l’avion il y a plus d’un mois et demi. J’ai l’impression que cela fait des mois et des mois… Randi est indien, et Christine française. Ils se connaissent depuis 8 ans, elle est enceinte de 7 mois et demi ! Ils descendent vers le Kerala, où les parents de Randi ont une grande maison près de Cochin. Comme ils restent quelques jours à Gokarna, nous nous recroiserons, c’est bien petit comme endroit. Je commence à adorer de plus en plus ce petit village. Les habitants que je croise dans la rue, certains m’ont déjà vue, nous nous disons de bien sympathiques ‘Namaskar’, avec un grand sourire comme il se doit.
J’ai réussi à avoir 8000 roupies de mon Pentax, le pied, comme je dépense à peine 100 roupies par jour, j’ai encore deux mois devant moi. Mon moral remonte en flèche ! Ca devenait pénible ce problème de pognon. Toujours devoir faire hyper gaffe, dîner au resto indien le moins cher du village… Mais ça va, je me débrouille bien. Ma chambre coûte 40 roupies que je partage souvent avec l’un ou l’une autre voyageuse, et se nourrir est très bon marché… 13 roupies pour un thali, 25 pour le muesli et le coffee shake du matin, 2 roupies le chaï…
Nathalie dort déjà, je vais aller la rejoindre…
5/1 Vu que Nathalie a pris toute la place, au milieu de la nuit je suis partie regagner mon hamac.
Wailin a veillé bien tard, jouant de son didjouridou sur la terrasse, Dino l’accompagnait à la mandoline, et Vanesh aux tablas. Je n’ai presque pas dormi.
Je somnole toute la journée, dans mon hamac comme sur les flots, comme d’habitude, une bien belle habitude…
Au soir, Christine est arrivée, me proposant de m’emmener demain vers Mysore en passant par Jog Falls. Ils ont loué une voiture, et sont donc tout à fait libres dans leur déplacement. Waouh, je suis ravie, mais je ne peux accepter d’aller à Mysore, une ville coûte plus cher qu’un village, et je dois faire trop attention à mes sous. Par contre Jog Falls, à 80 km d’ici me tente bien, je pourrais y dormir une nuit ou deux, et revenir en bus par la suite…
6/1 Réveil à 10h, j’en avais besoin. Christine est venue me chercher, j’ai pris deux, trois affaires, et nous avons rejoint Randi pour le petit dèj’. Vers midi nous nous sommes mis en route. Quand Randi ne roule pas, c’est moi qui roule, Christine conduit. Le paysage est extraordinairement beau… Je suis bien confortable sur la banquette arrière, et en prends plein les yeux et le cœur…
Des paysannes plantent le riz, le dos courbé, les jambes dans l’eau, qu’est ce qu’elles travaillent dur… L’une d’elle a le visage tout ridé, mais quel corps musclé ! Je réalise mon bonheur de ne pas devoir travailler aussi durement… Quand elles ont fini aux champs, elles doivent s’occuper de leurs maris et enfants, entretenir la maison, et ne pas avoir une minute à elles…
6 janvier, le soleil tape par les fenêtres grandes ouvertes de la voiture, qu’est ce que je suis heureuse encore une fois… Je pense à mes amies en Belgique, elles doivent avoir bien froid…
Arrivés à Jog falls, je m’offre un chicken curry ! Première fois que je mange de la viande depuis que je suis en Inde.
On cherche un guest house et trouvons une chambre chez l’habitant. L’acceuil n’est pas le top, un indien accompagné de deux femmes blanches dont une enceinte… Ils ont beau dire qu’ils sont mariés, (et je suis la sœur de Christine ;)) les couples mixtes ne sont pas bien vu…
On nous montre la chambre à 150 roupies, une pièce meublée juste de trois grands lits, la salle de bain se partage avec la famille. Rzzz…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"7/1
Tranquille pépère, œufs sur le plat, jus d’orange frais et chaï dans un sympa petit resto surplombant les chutes ou un bel arc-en-ciel se dessine. On rêve en écoutant l’eau tomber, les oiseaux chanter et d’autres animaux dont je ne sais le nom.
Cet endroit à l’air perdu dans la jungle, la rivière Sarasvatî, avant de déverser ses flots par dessus les rochers, dans le bassin à 300 mètres plus bas, se sépare en quatre cascades, dénommées Rani, Raja, Roarer et Rocket. La nature est féerique, la forêt prodigieuse, et les chants des oiseaux magiques…
Après une petite balade, on se dit au revoir, Christine et Randy continuent leur route vers Cochin en passant par Mysore. Ils m’ont invité chez eux dans le Kerala, le frère de Christine arrive de France pour cinq semaines, ils vont louer un house boat, et visiter les backwaters durant 2 jours… A ce qu’il paraît, c’est de toute beauté… J’aimerais accepter leur invitation, mais je suis trop serrée point de vue sous, et ne veux pas compter sur eux pour quoi que ce soit… On s’échange les adresses, et on espère à bientôt…
Je redemande un café, papote avec une australienne et un néo zélandais, et nous décidons de descendre les 1200 marches vers le joli bassin en bas des chutes ou déjà deux trois autres voyageurs se baignent.
La descente n’en finit pas, la chaleur est écrasante d’humidité et la végétation luxuriante.
Ce que j’aime donc les voyages! Nous nous rapprochons du joli bassin ou bientôt je vais pouvoir me rafraîchir dans l’eau limpide. Quel magnifique endroit, paradisiaque.
Trois jeunes hommes sont en train de jouer, trois occidentaux bien bronzés, pas plus de 25 ans. L’un d’eux m’envoie un de ces sourires… Un peu à la Jack Nicholson (j’adore Nicholson ;)).
On rentre dans l’eau, fraîche juste comme il faut, et commence à se lancer tous de l’eau les uns sur les autres comme des gosses :o)
L’après midi se passe tranquille, heureuse comme un poisson dans l’eau, et j’attrape le bus de 17h pour Honavar, et de là un autre pour Gokarna.
Quel trajet affreux !!! Bus complet et pas moyen d’aller sur le toit déjà bourré de sacs de toutes formes et de caisses de toutes grandeurs, donc j’ai du rester debout jusqu'à Honavar… mais bon, le bus pour Gokarna était quasi vide…
9/1 Qu’est ce que j’ai le moral à plat depuis hier… Terrible. (désolée cher carnet, j’t’ai oublié hier, hamac et farniente toute la journée)
J’ai commencé à me poser de drôles de questions, style ‘ Pourquoi je vis ? Je pense à avoir une belle vie et puis après ? Qu’est ce que je fais d’intéressant ? Voyager est enrichissant, mais ne rapporte qu’à moi…’
Voilà une idée de mes états d’âmes…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
... Comment as-tu pu "survivre" à la vente de ton cher Pentax ?... J'en ai eu de la peine pour toi à l'idée de se séparer d'un objet si cher aux voyageurs... N'y avait-il aucun généreux mécène pour te prêter un peu de fric ? Bon, je te sais très philosophe, ces récits ont déjà largement prouvé ta sagesse.
Les belles chutes d'eau : tu les décris tellement bien que j'ai l'impression d'avoir été là, avec toi. Très vivant, ton carnet de bord, au jour le jour, avec des moments si gais, suivis de longues plages de déprime... Solitude, éloignement de ton pays et de tous ceux que tu aimes...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Oh, en effet avec ce carnet-là nous n'avons pas la même façon de voyager ma tite Parvat...mais quelle sensibilité au bout de tes mots !
Parfois... par tes phrases, la gaieté, la bonne humeur... tu t'es réveillée sans te poser de question... tu profites des moments sans penser à autre chose...
Et... il y a les mots, ceux qui s'étranglent dans le gosier, les oups de remake... les sempiternels mots étouffés :
J’ai commencé à me poser de drôles de questions, style ‘ Pourquoi je vis ? Je pense à avoir une belle vie et puis après ? Qu’est ce que je fais d’intéressant ? Voyager est enrichissant, mais ne rapporte qu’à moi…’
Voilà une idée de mes états d’âmes…"
Ceux qui te font prendre conscience qu'il y a autre chose... qu'il y a d'autres pensées... qu'il y a aussi la nostalgie... la remise en question ! Tes mots suivent le rythme de tes émotions... tu sais nous faire rire et nous émouvoir aussi !
Tu as le vague à l'âme... viens faire un tit tour vers les cigales... viens visiter la Sainte Baume... entends le chant... ksss ksss ksss !
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
Très chères Lotus et Fabricia, vos mots me scient...
Merci tout plein...
Pour le Pentax, non cela ne m'a pas fait mal de le vendre car c'est un pote qui me devait des sous, à la place du cash il m'a donné cet appareil lourd et puis j'avais mon petit minolta qui me satisfaisait.
Des sous à prêter? Oh non, comment aurais je pu les rembourser? Pas de domicile (ni même à Bxl), ni d'assurance santé, ni de compte en banque, partie avec 400$... Je ne voyagerais plus comme ca maintenant, mais je ne le regrette pas du tout! :)
V'là la suite, bonne lecture :)
"Je réponds à ce cher Garry si loin de mes yeux, mon dieu comme il me manque…
Il est bon quand même de voyager avec un amoureux. Parfois, comme tout à l’heure pendant que je nageais, un couple s’engueule, alors je me dis que c’est tout aussi difficile de vivre à deux que seule.
11/1. Mais qu’est ce que je suis distraite !!! J’ai voulu aller à la poste, bien évidemment c’est fermé, nous sommes dimanche… N’empêche qu’il n’est pas facile de reconnaître un dimanche d’un mercredi ici…
Hier, Françoise et Bertrand sont rentrés de Goa. Je suis toute contente de les retrouver !
Lundi 12 janvier 98.
"Parvat ? Have you seen you pictures in the newspaper?"
"Hein? What?" Francisco me réveille…
Je suis encore dans les bras de Morphée qui me retient.
"Have you seen your pictures in the newspaper ?"
"What ?" "Have you… Wait"
Il revient avec un journal du coin, et une photo de moi dans mon hamac en grand sur le 3eme page… ???
Je me souviens qu’il y a 15 jours, un couple de journaliste sont venus. Je n’avais pas vraiment fait attention à eux, ils papotaient avec Mabla. Et quand ils m’ont demandé s’ils pouvaient prendre une photo de moi, je n’ai pas été contre. Mais là c’est trop fort! Ce journal est en alphabet Kannada, la langue de l’état du Karnataka dans lequel se situe le village. Je suis sciée ! C’est trop gag! Je ne me trouve pas géniale dessus, mais comme la qualité n’est vraiment pas terrible, ca va, on ne me reconnaît pas trop ;o)
En tout cas, c’est la nouvelle du jour qui fait le tour du village! Quand je rentre chez sister Souvarna, j’ai encore droit à quelques rires avec cette histoire ! Ils ont noté sous la photo "A Brezilian beauty, in her hamac in Kudlee beach" D’abord ils sont sourds, je leur ai dit Belgium, et pas Brazil, ensuite aveugle, une beauté brésilienne à côté de moi, euh… C’est pas vraiment pareil… :o) Et puis, je ne suis pas sur la plage de Kudlee, mais sur celle de Gokarna.
L’article n’est pas flatteur du tout pour les voyageurs sac à dos… Il explique que nous ne dormons pas dans les hôtels, mais dans nos hamacs, ils ont fait des photos d’occidentaux autour d’un feu, et disent que nous ne mangeons pas dans les restos du coin, bref que nous n’aidons en rien l’économie du coin… "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Pour fêter ça, nous décidons de faire vraiment un souper sur la plage, Pierre, Bertrand, Francisco, et Marcel s’occupe du bois pour le feu, Souad, Sylvie, Françoise, Nathalie et moi partons faire les courses. Plein de légumes et fruits en quantité pas possible.
Au bout de la plage, les hommes ont fait le feu, et nous nous sommes tous mis à la pâte pour le souper. Ensuite, comme Bertrand a acheté quelques petites choses à Goa, il fait la distribution, et avec la mini chaîne hi-fi de Marcel, nous improvisons une petite party…
Danser les pieds dans l’eau, nager avec la musique, nous rigolons comme des malades et faisons les zouaves.
Au milieu de la nuit les pêcheurs reviennent. Pierre achète un gros poisson et le grille sur les braises. J’ai plus envie d’aller m’écrouler sur mon petit matelas que de manger du poisson…
14/1 Hier je me suis réveillée vers midi !!! Mabla m’a sorti su sommeil en m’apportant une lettre de ma chère Camille! J’ai passé l’après midi à lui répondre, et ce matin, je veux aller à la poste, mais c’est jour férié, j’irai demain. Je me replonge dans "Les fourmis n°2"…
15/1. Courrier envoyé. En me baladant dans le village, je vois une espèce de minuscule bijouterie…
Je me demande combien cela reviendrait de me faire percer le nez… Ma curiosité est trop grande, je rentre…
Le bijoutier n’est plus tout jeune, il papote avec un autre vieil homme. Ils ne parlent quasi pas l’anglais, et ne répondent pas à ma question mais m’invitent à m’asseoir.
La boutique est faiblement éclairée par deux petites lampes à huile, les murs sont en bois, quelques petites étagères ou sont dispersés des pots en argent ciselé, ou une balance.
On me montre deux ou trois différentes "noze ring" en or et en argent, le choix n’est pas énorme mais si j’en prends une, c’est en argent.
J’en choisi une, voudrais savoir à combien elle est, mais je n’ai pas le temps d’insister, je me retrouve assise sur ce petit banc de bois, un de deux vieils hommes me prenant le nez d’une main, le bijou de l’autre, et hop en deux secondes il me perce le nez! Comme ca sans machine, ni rien, juste un bout de chiffon imbibé d’acool pour désinfecter, et on y va! Ca m’a fait un peu mal quand même, une larme a coulé, je ne pouvais pas l’empêcher.
Mais je venais pas pour ca, moi! Je voulais juste savoir combien ca revenait!
Bon, ca ne ma va pas si mal après tout… Combien? 120 roupies, ca ne crève pas mon budget…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Mon rêve : un petit (tout petit) diam dans la narine... Mais je n'ai jamais osé, et pourtant je trouve ça ravissant. Les jeunes femmes indiennes en portent moins, surtout celles de la classe moyenne, qui n'ont plus qu'une idée, ressembler aux américaines de leurs magazines de mode... Se faisant couper leurs superbes cheveux, abandonnant le sari ou le salwar-kamiz, les anneaux de cheville, les guirlandes de jasmin...
Ainsi, tu as eu les honneurs de la presse ? As-tu gardé la photo de la "Brezilian beauty" dans son hamac ?
Une anecdote de plus dans cette aventure de tes jeunes années. Puis-je me permettre de demander des nouvelles de Gary ?...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
T'as tout à fait raison Fabricia, certaines jeunes filles indiennes veulent ressembler à des américaines des feuilletons télé. Dommage, c'est tellement joli :) Je ne mets ni bracelet ni bindi (ca m'ennuie) mais j'aime beaucoup me décoré les pieds de bagues et de bracelets aux chevilles...
J'ai bien sur toujours le journal en joli alphabet Kannada, je devrais penser à acheter un scanner...
Des nouvelles de Garry? Tu vas en avoir, attends la suite! ;) Mais je peux te dire qu'il est venu en Belgique en aout 99... :)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
J'l'oublierai pas tout à l'heure 😉
Patience chère Fabricia...
"Samedi 17
Hier soir j’étais invitée à un mariage entre une allemande et un kashmiri, très simple, mais très sympa. Le whisky coke tournait à flot… J’ai beaucoup papoté avec Latif, frère du marié, point de vue philosophie.
Il tient un magasin de bijoux et autres souvenirs pour occidentaux dans un coin reculé du village, et vient d’arriver des montagnes.
Souad et Pierre sont partis pour Cochin ce matin, et Sylvie et Vincent pour Goa puis Benares.
J’ai retrouvé ma chambre, mon bureau, j’en profite, c’est bien cool le hamac, mais l’intimité d’une chambre, c’est bien aussi…
Je vais préparer mon courrier pour lundi…
Dimanche 18. Tu parles, j’ai quasi rien fait… La faute à "Crazy Lazy" la chanson de Beverley Jo Scott.
Dans l’après midi je crois Latif et vais boire un thé chez lui. Waouh, quelle caverne d’Ali Baba… Je flashe sur les statues en bronze de Bouddha, Tara, et autres déités, sur les bijoux, les colliers de turquoises et de corail et bagues ou broches assorties… Son kashmiri chaï est un délice, je lui emprunte une dizaine de shiloms pour essayer de les vendre avec un bénéfice, et je vais à Kudlee beach.
…/…
Mardi 20. Toutoubidou ! J’en ai vendu 8! Je me suis fait 1100 roupies de bénéf.!!! Le pied. Je suis retournée chez Latif hier, j’en ai repris une dizaine et lui ai filé les sous de ceux que j’ai vendu.
J’m'écoute une cassette de Om chanting, je viens d’aller méditer et remercier les dieux de la terre au petit temple qui surplombe la plage. Il est tout petit ce temple mais je l’adore, peu de visiteurs s’y rendent.
La vue sur l'immensité de la mer y est sublime...
Le brahmane gardien du temple commence à me connaître, il ne me pose plus les sempiternelles questions et me laisse à mes rêveries…
Mercredi. Ce matin j’ai revu deux des mignons jeunes hommes qui se baignaient à Jog Falls. Adam est australien et son ami Craig, avec qui il voyage, est celui au sourire à la Jack Nicholson... Il vient de Durban en Afrique du Sud.
Nous prenons notre petit dèj’ chez la sister ensemble, et je leur propose de venir voir s’il reste des chambres chez Mabla. "../...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Celle juste à côté de moi est libre. Ils installent leurs affaires dans la petite chambre, et déplient leurs hamacs, quasi à côté du mien. La terrasse devient un peu comme un arbre de Noël avec tous ces hamacs qui pendent un peu partout. Déjà ceux de Françoise et Bertrand en plus du mien, et maintenant ceux de Craig et Adam, c’est vraiment gag à voir. Le mien est blanc - crème, mais d’autres sont bicolores orange et bleu ou vert et jaune. Nous sommes tous totalement relax dans nos jolis hamacs.
Craig regarde dans ma direction. Me demandant à qui est ce qu’il peut bien faire ces doux yeux, ce ravissant regard et ce merveilleux sourire, je me retourne…
Mais… Il n’y a personne derrière moi !!! Quoi ? C’est à moi qu’il adresse tout ça ? Mais il doit arrêter, J’ai 31 ans, lui 24 et ressemble à Brad Pitt comme deux gouttes d’eau…
Un peu déconcertée, je pars prendre une douche… A peine de retour dans ma petite chambre, Craig vient me rejoindre…
Vendredi 30. Je ne sais par où commencer… La tête dans les vapeurs de… tendresse… Je ne vais pas détailler mes journées et nuits du début à la fin parce que bon quand même… ;o)
(Il faudra attendre que mon livre paraisse Inch’Allah… :o))
Mais qu’est ce que j’aime la vie !!!! WAAAAAAOUH !!!
Parfois nous nous réveillons au milieu de la nuit, et profitons de la mer tiède pour un bain sous les étoiles alors que tout le monde dort… On se câline et rêve devant le soleil qui pointe le bout de son nez, dans un dégradé pastel bleu orangé de toute beauté.
D’autres fois, nous nous enfonçons dans la campagne et revenons rouge de terre des pieds à la tête… Ce n’est pas une belle histoire d’amour, mais une belle histoire de fesses… (et quelles fesses :o))
Adam est parti ce matin, Craig et lui pensaient continuer leur route ensemble, mais Craig préfère rester quelques temps de plus ici… Inutile de dire que je suis ravie !!! Aux anges !!! Le Nirvana n’est pas loin !
Il y a quelques jours, Giovanni est arrivé. Il enseigne le yoga depuis plus de 10 ans chez lui en Italie. En passant devant sa chambre, on le voit généralement dans des positions assez rocambolesques…
Craig lui a demandé de lui donner cours de yoga, et hier nous avons commencé dès le réveil. Ca fait un bien fou. Encore ce matin pendant deux heures où Francisco et Wailin nous ont rejoint.
Je suis à Kudlee beach en train de me faire dorer, je temps à autre je pratique l’un ou l’autre ‘asana’ (position de yoga).
Tout à l’heure, sur le chemin pour venir à Kudlee, je m’étais arrêtée pour me restaurer, et je revois Trévor, que j’avais rencontré à Phnom Penh l’année passée !!! Trop délirant, qu’est ce que le monde est petit… J’adore cette ambiance, comme si nous étions tous frères et sœurs membres d’une même famille, la famille humaine..."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
L'article avec la photo de notre Parvat, brezilian beauty in ze hamac....🙂 vous n'aviez qu'à venir à Bruxelles ce WE !!!! 😉 et toc !
Parvat, ça y est je viens de rattraper mon retard sur ton carnet, je lis ça differement puisqu'on se connait un peu maintenant, je t'imagine mieux dans ce 1er voyage...
j'attends la suite avec impatience...
"Craig est parti à Margao aujourd’hui, changer des tunes. Je m’écoute une cassette de Om Chanting et suis sur un nuage, je plane, heureuse… En plus j’ai reçu une lettre de ma chère Jeanique ! Je m’empresse de lui répondre… J’espère que la vie est aussi belle pour elle que pour moi ! Elle me raconte l’anniversaire de son p’tit bout qui vient d’avoir 7 ans, et demain, c’est l’anniversaire de Panangaya, le fils de la maison qui lui aussi a 7 ans. Avec Françoise, Irit et Nathalie on fait une collecte, et nous allons au village chercher de quoi lui offrir des petits cadeaux.
Ca change des courses habituelles, les commerçants sont tout plein de gentillesse quand on leur dit à qui on destine tout ça. Nous achetons une grande boite de crayons de couleurs avec du papier, une nouvelle balle de criquet, une casquette, et une balle magique. En rentrant nous faisons semblant de rien, et lui est tout fou en pensant à sa journée de demain… Sa sœur Smita a un an de moins, nous ne l’avons pas oubliée et bien que ce ne soit pas son anniversaire, nous lui avons acheté un costume pour sa poupée.
Ils ont encore une petite sœur, Spourti, mais elle est encore trop petite pour sortir au soleil, c’est rare quand nous l’a voyons.
…/… Je sors d’un petit bain de mer. Je chantonnais Stairway to Heaven, nageant au loin et me laissant revenir sur la plage, shanti shanti avec la marée, toujours flottant sur le dos…
3/2 Dès que nous avons fini nos deux heures de yoga quotidien et que nous avons vu Gananpaya, nous lui avons tous chanté un Happy Birthday en lui offrant les cadeaux bien emballés de papier coloré. Il était vraiment ému, tout mignon.
Craig est rentré hier soir, belle surprise, je ne pensais le voir qu’aujourd’hui. Il m’a réveillée je vous dis pas comment…
Il m’a fait de jolis compliments, sur mes formes, mon visage, j’ai fondu ! ;o) Moi qui suis parfois stupidement mal dans mon corps, qu’est ce que c’est agréable de recevoir de tels gentils mots par un superbe jeune homme… C’est vrai qu’en deux mois, j’ai pris de jolies couleurs et perdu qques kilos, toutoubidou :o)
6/2. Nous sommes souvent collés l’un à l’autre donc j’oublie un peu mon journal… Mais les journées se passent, se ressemblent mais ne sont jamais les mêmes. Après un café, Giovanni nous enseigne tous les jours le yoga pendant au moins deux heures, ensuite nous attendons un peu avant de prendre une douche, un bain de mer ou le p’tit dèj’ chez Sister Souvarna, le temps pour nos corps de se reposer. Enfin, entre les douches, les visites chez Souvarna et les bains de mer, nos corps n’ont pas fini de bouger… En plus Craig, chez lui à Durban faisait du Kick boxing, et comme l’entraînement lui manque le voilà pas qu’il m’a demandé hier soir de faire du kick boxing avec lui !!! Il est fou !!! Il a pas voulu que je dise non ! Et pas 5 minutes, bien une heure !!! Ensuite bain de mer, waouh… Ca crève cette kick boxing… Et lui est toujours en forme ! Je ne vais pas m’en plaindre mais bon…
Trévor, l’australien rencontré à Phnom Penh et revu la semaine passée, vient de passer me dire bonjour… Il était tout gentil adorable. Et Craig est tout calme…
8/2. Emma, une chouette anglaise installée à Kudlee depuis deux mois, est venue hier après midi et a passé la nuit ici.
On vient de finir nos cours de yoga… Je suis naze… Entre le Yoga, Craig, les bains de mer et le kick boxing, comme mon corps se donne à fond, pas étonnant que je sois crevée…
J’écoute Gananpaya réciter ses leçons avec son grand-père, qui est bien sévère avec lui ! Pas question de se laisser distraire s’il veut devenir un bon Brahmane. L’est marrant le grand père… Tout maigrelet, sa cordelette de Brahmane bien visible autour du torse, les cheveux bien blancs, courts et aussi nombreux que ses rides sur son visage dur et basané. Il habite une petite maison dans la rue principale du village, alors que sa femme est toujours chez leur fils. La grand mère est toujours pieds nus le dos courbé, son sari mis n’importe comment, elle s’en fout de laisser entrevoir ses seins plus vraiment fermes du tout… Pour voir quelque chose, elle est obligée de porter une affreuse paire de lunettes à verres aussi épais qu’un pare brise. Mais c’est rare quand elle les porte…
Je viens de recevoir une lettre de Garry, il me dit que je suis toujours la bienvenue chez lui quand je le désire, et qu’il espère vraiment m’accueillir. Il me raconte ses balades dans la féerique nature autour de Cairns, dans la ‘tropical rainforest’, et je lui raconte l’anniversaire de Gananpaya, ma photo dans le journal etc…
Craig est parti quelques jours à Om beach, après Kudlee.
Je vais aller me chercher un banana pineappleshake chez Sister Souvarna…"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Souvarna et moi devenons vraiment de chouettes copines ! Elle me gâte et me fait goûter ses crèmes à la glace toutes fraîches qu’elle fait elle-même, certaines agrémentées de noix de cajou, d’autres de morceaux d’ananas…
On papote, elle me raconte que d’un côté, sa famille la presse pour qu’elle accepte un des nombreux prétendants qui viennent la demander en mariage, d’un autre, elle gagne bien sa vie avec le petit resto, et aide financièrement sa famille. De plus, elle n’a pas trop envie de se caser tout de suite, elle aime son indépendance, et son sourire d’or (la signification de son prénom), est ravageur et fait marcher la boutique du tonnerre !
Je reste souvent plus d’une heure ou deux, j’adore cet endroit, j’adore Souvarna.
L’intérieur est petit, deux fenêtres et juste quelques tables de bois, deux bancs et 6, 7 chaises. Dehors, un genre de banc en béton est soudé au mur du resto. J’aime beaucoup y rêver, la vie qui passe est fabuleuse…
Une paysanne d’une tribu particulière déambule sur la terre rouge du chemin, elle porte un fin sari vert aux bordures dorées, d’une manière très typique, accroché par un collier raz du cou, ce qui laisse les épaules, les bras, et le dos nus. Elle doit sans doute avoir autour de 40 ans et ses muscles sont fermes, sous sa peau bronzée on les voit distinctement travailler sous l’effort. Ses seins sont à peine recouverts du sari. Elle porte un énorme panier d’osier sur sa tête, qu’elle retient d’une seule main. Sa démarche est belle et élégante… Quel corps musclé…
9/2. Hier soir alors que je jouais dans les vagues, je me suis chopée je ne sais quoi dans l’oreille, elle bourdonne sans arrêt, pas cool, tant pis, ça passera bien petit à petit.
…/… Je reviens de chez le toubib, je ne peux plus mettre ma tête dans l’eau… Mert’ alors moi qui n’arrête pas de faire la planche sur l’océan tellement j’aime ça…
Kate et Phil, un couple d’irlandais arrivé la semaine passée, me font flipper… Il n’y a plus de place sur l’Europe par Koweit Airlines avant deux ou trois mois !!! Mais comment vais-je faire ???
Trévor me dit de téléphoner à Mac à Phnom Penh, c’est un ami commun et il a peut être du boulot pour moi dans son resto. Nous allons donc dans un phone shop, et je tel à Mac….
J’essaie toujours de porter une salwar kemiz quand je vais au village. J’aime ressentir le respect des indiens, c’est tellement différent que quand je porte des vêtements occidentaux !
L’homme qui tient le phone shop est lui aussi adorable. Chaque fois que je passe dans la rue et qu’il me voit, nous nous adressons un respectueux ‘Namaskar’. Parfois j’oublie que j’ai la peau blanche tellement les habitants sont accueillants !
…/…
Toutoubidou !!! Mac m’accueille quand je veux, et bien sur qu’il a du boulot pour moi ! Je suis aux anges !!! Faut plus que je me trouve de quoi m’acheter un aller simple pour le Cambodge… J’ai encore un peu de sous, mais vraiment un peu…
10/2. Réveillée par Craig ! « Hello Bokkie, come with me to Om Beach, it’s like a paradise… »
Je termine le café qu’il m’apporte au lit, fait un p’tit sac avec deux ou trois sarongs, ma brosse à dent, savon, un tee shirt, et hop on est parti.
Om beach se trouve à 2h de marche d’ici. Nous ne passons par la plage de Kudlee, mais nous traversons des sortes de dunes, empruntons un petit chemin à travers des champs de maïs, de coton, des rizières pas très vertes à cause du manque de pluie.
Au détour du petit chemin, un chaï shop semble perdu au milieu de nulle part. On s’arrête et buvons un chaï… Deux indiens papotent et fument des beedies à l’ombre de la petite échoppe tout en bois. Nous arrivons à Half Moon beach, déserte, juste une maison vide et cadenassée est cachée sous les palmiers. Un petit break dans l’eau, nus comme des vers, dieu ce que j’aime l’océan… Et encore mieux avec un bel homme prés de moi, personne d’autre que nous sur cette jolie plage de sable fin… Nous continuons notre chemin vers Om beach derrière la colline…"
Photos attachées:
Sister Souvarna m'apportant un fruit muesli :)
La paysanne qui passe en sari vert
Le guest house ou je suis depuis début décembre, vue de la mer...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
... et des glaces parfumées au fruit de la passion ?
Toutes ces choses ont un goût de paradis, Parvat : le Jardin des Délices... et les si jolies Indiennes dans leurs beaux saris, même les plus simples ont une allure royale.
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Oh que oui c'était pour moi, un jardin des délices...🙂
"Nous traversons une forêt de pin, d’eucalyptus et de je ne sais quoi.
Le minuscule chemin n’est pas évident du tout. Nous faisons hyper gaffe pieds nus dans nos flip flaps.
Qu’est ce que c’est beau !!! La mer entre les branches d’arbres de toutes sortes, le soleil qui tape entre les feuilles, le cris des oiseaux et d’un groupe de singes, dont je ne suis pas à l’aise de traverser et qui nous barre la route. Craig me prend par la main et les éloigne de son bâton.
Un peu après nous arrivons enfin à Om beach, elle est bien comme son nom l’indique, en forme d’un joli Om… Magnifique… Je trouve pas de mots. Un petit resto a été construit récemment où un seul robinet distribue de l’eau douce pour toute la plage. Craig a la cabane d’un copain qui vient de partir, il l’a fabriquée en branches de palmiers et bouts de bois. Le sable est recouvert d’une bâche, ainsi que les feuilles formant le toit. Ce n’est pas bien grand, mais nous n’avons pas besoin d‘un château non plus, le ciel est notre toit ! Le monde est notre château…
Nous ne sommes pas plus d’une dizaine ici. La plage descend bien vite dans la mer, et à marée haute, les vagues sont énormes et peuvent être dangereuses… Prés des rochers tout à l’heure, je n’étais pas trop à l’aise quand même…
La soirée se passe autour d’un grand feu sur la plage… Wailin est là, toujours avec son didjouridou, et il n’est pas le seul, deux autres voyageurs sont accompagnés de leur "didj’", ça donne un super génial petit concert improvisé…
Craig et moi nous nous éclipsons dans la hutte, collés l’un à l’autre, son sac de couchage comme matelas et des sarongs au dessus de nous, je m’endors divinement dans ses bras, en regardant les milliards d’étoiles…
15 février. De retour au guest house de Mabla sur la plage de Gokarna. Nous retrouvons notre train train quotidien. Le yoga avec Giovanni le matin, et après un bain de mer, une douche; le traditionel fruit muesli de Sister Souvarna.
Deux petites jeunes espagnoles de 20 ans craquent comme des folles sur Craig, ça le fait sourire, moi aussi. C’est vrai qu’il est très bel homme, un corps de rêve, très doux, des grands yeux forts bleus, ses cheveux blonds comme les blés, et son sourire Jack Nicholson… Je me demande toujours ce qu’il préfère chez une femme de 30 ans à une jeune de 20… Elles sont quand même plus jolies, et tout et tout, mais bon, je ne cherche pas à comprendre…
Nous avons passé 4 jours superbes à Om beach, tout comme ici d’ailleurs mais c’est cool de changé de paysage un petit temps.
J’ai perdu une flip flap dans la mer à Om beach, j’en ai trouvé une autre, mais c’est pas évident de marcher avec deux sandales différentes. J’ai encore halluciné sur le chemin du retour… Les paysans travaillaient dans les rizières devenues bien vertes par la petite pluie que nous avons eu droit une nuit (on a pas beaucoup dormi dans cette hutte cette nuit là !), les cocotiers un peu partout, le ciel tout bleu… J’ai ai encore pris plein les yeux… Je me régale d’observer la nature, les paysages merveilleux, si différents du pays du j’ai grandi… "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
9/7/11 Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" " euh... two! " Les portes de l'avion s’ouvrent... Il…
11/11/2011 Enfin, c'est le jour J! Cette fois je pars avec ma meilleure amie Christine, une super voisine France, et sa meilleure amie Sarah. Aucune des trois…
L’été dernier j’ai fait un très beau voyage en Inde du Nord avec retour au Rajasthan où je n’avais pas mis les pieds depuis...2003 pour le faire découvrir à ma…
Ca doit être mon quinzième voyage en Inde si je ne me trompe pas. J'emmène ma tante / marraine adorée: Anne. Nous n'avons que neuf ans de différence et…
Les portes de l'avion s'ouvrent, je respire, hume l'air, mais Goa n'est pas une grande ville aux milles odeurs pas toujours les meilleures. Il est encore tôt,…
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous empêche pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...